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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1469 : CYCLE SCI-FI - L'Agence (2011)

Publié le 25 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Agence (The Adjustment Bureau - 2011) :

Sur le point de gagner un siège au Sénat américain, et de se lancer dans une carrière spectaculaire menant vers la Présidence des États-Unis, David Norris (Matt Damon) tombe amoureux d'une danseuse, Elise Sellas (Emily Blunt). Mais bien vite, il s'avère que cette relation est rendue impossible par l'intervention incessante d'hommes mystérieux, des agents du Destin qui semblent avoir décidé que ce couple ne devait pas être. Contre toute attente, et avec l'aide de l'un de ces agents (Anthony Mackie), Norris décide de se battre contre ces forces impossibles...

Une adaptation très libre d'une nouvelle de Philip K. Dick, ici transformée en quelque chose de plus romantique et sentimental, aux multiples rebondissements plutôt agréables à suivre.

Je crois que c'est ça le fin mot de ce film : ce n'est pas forcément une excellente adaptation, cela souffre ponctuellement de trous de logique et de maladresses d'écriture (le monologue de Terence Stamp), la bande originale de Thomas Newman est assez générique, le message et la métaphore sont assez évidents, mais ça se suit plutôt tranquillement, principalement parce que Damon et Blunt ont une bonne alchimie, et que le métrage reste dynamique.

Dans l'ensemble, donc, un film de quasi-science-fiction (on est plus dans de la théologie et de la philosophie, à vrai dire) romantique pas désagréable du tout, à défaut d'être un chef-d'œuvre du Septième Art.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1468 : CYCLE SCI-FI - After Earth (2013)

Publié le 24 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

After Earth (2013) :

Dans un futur lointain où la Terre polluée a été abandonnée, Cypher Raige (Will Smith), ranger spatial réputé pour ne pas connaître la peur, embarque avec son fils Kitai (Jaden Smith) pour sa dernière mission. Mais un accident les fait s'écraser sur Terre : blessé et perdant lentement son sang, Raige ne peut que guider à distance son fils sur cette planète désormais sauvage et hostile, pour l'amener jusqu'à une balise potentiellement capable d'appeler les secours...

On pourrait en dire, des choses, sur cet After Earth, un vanity project de la famille Smith, bien décidée à imposer ses deux enfants comme des stars en devenir, et de Shyamalan, qui a vu là l'occasion de se relever du piètre Le dernier maître de l'air.

On pourrait critiquer la simplicité du script, un bête survival qui suit, pendant près de 100 minutes, le fiston Smith qui court dans la nature avec une même expression paniquée sur le visage. On pourrait critiquer la sous-exploitation de Will Smith, dont le personnage à l'agonie passe tout le film assis et/ou en voix off, avec une grimace constipée sur les traits. On pourrait reprocher au métrage ses effets numériques tour à tour génériques et approximatifs ; ses discours bourrés de platitudes pseudo-profondes et philosophes, façon "speech motivationnel de développement personnel" ; son trauma basique et peu inspiré ; ou encore son score peu mémorable de James Newton Howard.

Mais en fait, le film n'est pas si mauvais que ça : se limitant ici au poste de réalisateur (et à la co-écriture), Shyamalan rend une copie propre et bien finalisée, à défaut d'être particulièrement intéressante. C'est mollasson, c'est générique, c'est cousu de fil blanc, mais ça se regarde.

Mollement. Mais au moins ça ne m'a pas frustré ou énervé comme d'autres ratages de ce cycle Sci-Fi.

3/6 (j'ai failli enlever un demi-point pour le nom risible du personnage principal)

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Un film, un jour (ou presque) #1467 : CYCLE SCI-FI - La Stratégie Ender (2013)

Publié le 23 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Stratégie Ender (Ender's Game - 2013) :

Dans un futur proche, la race des Formics a attaqué la Terre, mais a été repoussée par le sacrifice improbable du pilote Mazer Rackham (Ben Kingsley). Pour préparer l'humanité à une nouvelle guerre, le Colonel Graff (Harrison Ford) et l'armée recrutent désormais d'innombrables jeunes soldats, pour les former à un conflit imminent. Parmi eux, Ender Wiggin (Asa Butterfield), un jeune garçon très intelligent, souffre-douleur de sa famille et des autres recrues. Mais au fil du temps, l'esprit stratégique et calculateur d'Ender va finir par faire de lui l'unique espoir de l'humanité...

Un film qui m'avait laissé très mitigé à mon premier visionnage, et qui ne s'est pas amélioré entretemps. Le souci, en fait (et c'est un souci aussi inhérent au roman original), c'est que cette version d'Ender's Game donne l'impression de regarder un Starship Troopers (même schéma global, même ton militariste, même thématiques du leadership, du sacrifice, mêmes ennemis, même indoctrination, etc) dépourvu de son recul et de sa satire, et passé au filtre du cinéma young adult formaté par Harry Potter et tous les autres récits mettant en scène un Élu.

Résultat, on passe les 3/4 du métrage à suivre le parcours d'un jeune sociopathe froid et manipulateur (mais pas trop, parce qu'il doit rester un héros auquel le jeune spectateur peut s'identifier), qui se fait hurler dessus par des militaires, qui prend part à des batailles rangées en zéro G, et à des simulations virtuelles de batailles spatiales...

Ce qui, honnêtement, est assez peu palpitant, et imprégné d'une froideur et d'une distance un peu hypocrites (façon "la guerre ce n'est pas bien, ça déshumanise, mais regardez, des vaisseaux qui se tirent dessus et explosent, c'est badass !") renforcées par le score musical générique au possible de Jablonsky ; difficile alors de rester passionné par le métrage jusqu'à la fin, même lorsque Ben Kingsley débarque en Maori tatoué (mouarf), que le script tente des rebondissements éventés depuis longtemps, ou quand Ender développe soudain une conscience, de manière vraiment peu naturelle.

À trop hésiter entre les clichés habituels des récits YA, et la dureté militaire du roman original, le film se retrouve le postérieur entre deux chaises, jamais convaincant d'un côté comme de l'autre, à la fois trop dérivatif et trop rigide (surtout si, comme moi, on a beaucoup de mal avec le côté Full Metal Jacket du métrage), et jamais suffisamment spectaculaire ou impressionnant, visuellement parlant, pour justifier tout ça.

Bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1466 : CYCLE SCI-FI - Minuit dans l'univers (2020)

Publié le 22 Juin 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Minuit dans l'univers (The Midnight Sky - 2020) :

Alors que la Terre est ravagée par une catastrophe planétaire, Augustine Lofthouse (George Clooney), un scientifique malade et en fin de vie, reste terré, résigné, dans une base éloignée de l'Arctique. Pour seule compagnie, il ne peut compter que sur une fillette muette (Caoilinn Springall) qui a échappé à l'évacuation de la base. Mais quand Augustine réalise qu'un vaisseau spatial, l'Aether, est toujours actif et de retour de mission, le chercheur comprend qu'il doit les avertir de la catastrophe récente - pour cela, une seule solution : braver les éléments pour rejoindre une autre base plus au nord, équipée d'un émetteur suffisamment puissant...

Un long-métrage assez sombre et dépressif, adapté d'un roman par George Clooney, devant et derrière la caméra pour ce film sorti en salles et sur Netflix, et qui, malheureusement, n'est pas particulièrement convaincant.

Le problème ne vient pas de Clooney, ni de la fillette, ou de l'équipage de l'Aether (dont Felicity Jones), mais bien de la structure même du récit, une structure qui dépeint, en parallèle, l'aventure éprouvante d'Augustine et de sa compagne de voyage, et le quotidien de l'Aether et de son équipage, un quotidien tour à tour monotone et chaotique.

Il y aurait eu de quoi donner là du rythme et de l'énergie au film, en alternant fréquemment les deux points de vue... mais non, le film souffre d'un étrange déséquilibre sur ce plan, un peu comme si, en cours de route, Clooney s'était désintéressé de la partie terrestre, introspective, au milieu du froid, des éléments, et de la neige, pour se concentrer nettement plus sur la partie spatiale, qui n'est pas sans rappeler Gravity.

Une impression de deux films différents qui cohabitent assez mal, le souci étant que la partie spatiale est loin d'être captivante ; certes, en comparaison de la partie terrienne, froide et contemplative, les pluies de météores et les sorties spatiales sont plus dynamiques, mais le tout reste trop déséquilibré et les personnages trop quelconques pour que la mayonnaise prenne.

Plus embêtant, cette mayonnaise (enfin, cette alternance) est principalement là pour donner corps à un twist final (que n'aurait pas renié Tyler Durden) qui lie plus directement les personnages et les deux pans du récit, mais que le spectateur avisé voit venir TRÈS tôt dans le film. Et comme ce rebondissement final est supposé porter (à l'aide de la bande originale envahissante de Desplat) toute la charge émotionnelle du métrage, lorsqu'il tombe gentiment à plat, il entraîne dans sa chute le reste du récit...

Dommage, parce que Clooney fait un beau travail derrière la caméra.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1465 : CYCLE SCI-FI - Oblivion (2013)

Publié le 21 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Oblivion (2013) :

En 2077, la Terre a été victime d'une attaque extraterrestre, et les Humains l'ont évacuée pour se réfugier sur Titan. Resté sur Terre, Jack Harper (Tom Cruise) gère l'entretien d'une station de surveillance, aux côté de Vica (Andrea Riseborough), sa compagne, et de multiples drones automatisés. Mais bien vite, entre deux réparations et deux attaques de "Skavs", Jack va réaliser qu'il n'est pas ce qu'il pense être, et que sa réalité tient plutôt d'un véritable cauchemar...

Un film de science-fiction réalisé par Joseph Kosinski (Tron Legacy), qui parvient à exploiter au maximum son budget de 120 millions de dollars pour produire un métrage à la direction artistique et au visuel spectaculaires. Malheureusement, c'est aussi un film avec Tom Cruise, qui joue son personnage habituel, de manière habituelle (compétente, mais très calculée), et peine à injecter une véritable émotion ou de la chaleur dans ce récit.

Ce qui, en temps normal, ne poserait pas forcément de problème... mais ici, compte tenu du côté stérile de l'environnement où évaluent les personnages (les extérieurs islandais, c'est beau, mais ce n'est pas très joyeux), et de la distance et de la solitude que le récit impose à ceux-ci, cela ne fait que s'ajouter à une espèce de froideur globale (pas aidée par la bande originale très électronique de Trapanese et M83), qui empêche le métrage de véritablement fonctionner (surtout qu'une grosse partie du récit est centrée sur la relation Jack/Julia).

Ajoutez à cela un récit qui évoque forcément d'autres œuvres dans ses rebondissements (Moon de Duncan Jones n'est pas loin), des personnages secondaires globalement sous-développés, et voilà : un résultat assez mitigé, malgré des qualités formelles certaines (les effets numériques sont notamment impeccables).

3.25/6

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Les bilans de Sygbab : CYCLE SCI-FI - Andromeda, saison 2 (2001)

Publié le 20 Juin 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Andromeda

À l'instar du reste du blog, pendant quelques semaines, Sygbab est lui aussi en plein cycle science-fiction, avec la suite de son intégrale Andromeda...

Andromeda, saison 2 (2001) :

Si l’Histoire est un éternel recommencement, c’est également le cas des fins de saison : la conclusion de cette seconde année applique ainsi le même schéma que celle de la première avec une invasion du vaisseau de guerre. Pour donner le change, cela se déroule alors que Dylan et son équipage reçoivent d’éminents représentants des 50 mondes qui ont déjà signé un traité pour rejoindre le Commonwealth. Apparemment, cette nouvelle civilisation ne plaît pas à tout le monde, mais est-ce réellement étonnant ?

Cela veut-il dire que la série s’est enfin recentrée sur ce dont elle est censée parler ? Le générique remanié semble aller en ce sens (bien que le changement de voix-off, qui n’est plus assurée par Kevin Sorbo, donne un aspect trop formel), mais le statut héroïque du capitaine Hunt y est également mis en avant. Et malheureusement, c’est surtout cet aspect qui est retenu, au grand dam des téléspectateurs espérant assister à la reconstruction d’un Univers plongé dans le chaos.

Il y a bien quelques missions qui ont pour but de nouer des relations avec certains mondes, mais la diplomatie fait bien trop souvent la place à l’ingérence de Dylan, avec des méthodes peu subtiles. Ce ne sont malheureusement pas ses subordonnés qui peuvent le tempérer, quand on connaît leur passif.

D’un personnage principal qui devrait faire preuve de sagesse et de finesse, c’est finalement un homme qui agit avant de réfléchir qui nous est proposé. Le fait que Kevin Sorbo fasse partie des producteurs exécutifs n’y est certainement pas étranger, notamment à cause des scènes d’action bourrées de cascades câblées qui ne sont pas sans rappeler Hercules

Cette direction prise est aussi la conséquence d’une incapacité chronique à donner corps à cet univers. Au bout de deux saisons, la seule chose que l’on connaît de la plupart des peuples qui le constituent, c’est leur nom. Le contexte géopolitique est inexistant et il n’y a quasiment aucun effort pour développer les différentes cultures, à l’exception des Nietzchéens. Leur fonctionnement par castes en fait un peuple désuni, chacune d’entre elles pouvant représenter soit un ennemi dont il faut se méfier, soit un allié dont il faut se méfier. Mieux vaut ne pas leur faire confiance, donc !

Les Magogs, quant à eux, sont tout simplement présentés comme les ennemis jurés à combattre depuis la résolution du final de la saison précédente et l’apparition de l’entité nommée The Abyss, qui n’est autre que leur Dieu. Un manichéisme bien commode pour faire peser une menace importante, et en faire la principale raison de ralliement derrière la bannière du Commonwealth. Fainéantise, quand tu nous tiens…

Le constat n’est pas plus reluisant du côté des personnages. Par exemple, dans une tentative désespérée de mettre Harper en avant, l’idée de génie des scénaristes consiste à ce qu’il soit infecté par des larves de Magogs qui peuvent éclore à tout moment. Peine perdue : il est tellement insupportable qu’il n’y aucune empathie pour sa condition.

Le fait de l’en débarrasser devient pourtant l’enjeu principal du 2.12 Ouroboros, dans lequel on apprend le départ inattendu de Rev dont la foi a été ébranlée en découvrant avec horreur que son Dieu est une entité malfaisante. Dommage, les contrepoints philosophiques qu’il apportait étaient pourtant appréciables, et constituaient autant de moments qui avaient un tant soit peu d’intérêt…

Cet épisode tente de relier plusieurs fils de l’intrigue avec un concept de distorsions temporelles qui ne tient pas vraiment debout et dont l’unique but est de justifier un changement radical concernant Trance. En effet, une version future de cette dernière fait son apparition avec une apparence complètement différente, et doit faire face au choix suivant : rétablir le cours normal des choses en laissant Harper mourir, ou le sauver et ainsi effacer l’autre version d’elle-même. Elle privilégie son ami à un enjeu plus important, ce qui ne manque pas d’étonner dans la mesure où de nombreux indices ont été disséminés pour laisser entendre qu’elle est un être mystique, que l’on aurait pensé faire preuve de plus de discernement.

En mission pour empêcher le futur dont elle provient, elle ne pouvait pas mieux s’y prendre en révélant dans le final que les évènements qui s’y déroulent en font justement partie. Bien entendu, aucune explication n’est donnée quant au fait qu’elle n’en ait pas parlé avant, car il vaut mieux instaurer un suspense factice plutôt que de s’assurer que ce qui nous est narré tient debout. Difficile de voir où tout ça va mener, mais à partir du moment où de telles méthodes sont utilisées, c’est qu’il y avait au préalable un problème de caractérisation.

La fameuse quête d’humanité chère à Roddenberry avec Data ou Seven of Nine comme représentants emblématiques dans Star Trek est également présente car la version androïde d’Andromeda se questionne régulièrement sur les sentiments qui l’habitent, mais ce n’est pas prépondérant et le thème n’est pas forcément abordé de la meilleure des manières en se focalisant sur l’attachement qu’elle a envers Dylan. C’est trop classique, mais il y a peu de chances de voir quelque chose qui sort des sentiers battus.

En revanche, même si le jeu de Keith Hamilton Cobb est souvent douteux, c’est finalement Tyr qui s’en sort le mieux car ses constantes contradictions ainsi que ses agissements qui vont toujours dans le sens de sa survie le rendent plus intéressant à suivre.

Le fait qu’il apprenne l’existence d’un fils qui semble être la réincarnation de Drago Museveni - soit le Messie de son peuple - est une situation qui offre du potentiel, mais la gestion des intrigues jusqu’à présent ne permet pas de s’enthousiasmer à ce sujet.

Tout ça sonne assez creux, et il n’y a pas beaucoup d’éléments qui permettent d’envisager que les ambitions soient revues à la hausse - d’autant que le budget semble rachitique. Plutôt que de prendre la trajectoire de The Next Generation ou Deep Space Nine dont les deux premières saisons étaient une lente montée en puissance avant de se bonifier de la meilleure des manières, il semble qu’on soit ici plus proche d’Earth Final Conflict, qui n’a cessé de s’enfoncer au fur et à mesure.

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Les bilans de Lurdo : CYCLE SCI-FI - Final Space, saison 2 (2019)

Publié le 19 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction, Adult Swim, Final Space

Chroniqués en ces pages la semaine dernière, les 10 épisodes de la première saison de Final Space, série comique d'aventures spatiales produite par Conan O'Brien, m'avaient laissé mitigé, partagé entre, d'un côté, une appréciation pour le rendu visuel du programme et son ambition, et de l'autre, un doute certain devant le rythme frénétique typiquement "Youtubesque" de la série, et sa tendance à vouloir concilier un humour parfois absurde et puéril à de l'émotion très appuyée.

La série a cependant été renouvelée pour deux autres saisons, dont cette seconde année de 13 épisodes...

Final Space, saison 2 (2019) :

Gary et ses compères reçoivent une mission capitale de Bolo, le Titan enfermé dans une autre dimension : ils doivent trouver les cinq cristaux temporels qui, avec l'aide de Mooncake, pourront libérer Bolo de sa prison, pour lui permettre d'affronter ses congénères maléfiques. Mais sur leur chemin se dresse Sheryl, la mère de Gary...

Et là, première déconvenue : de l'aveu même d'Olan Rogers (fervent utilisateur de Reddit et du web, ainsi que d'un verbiage 2.0 qui ressurgit çà et là dans les épisodes de cette saison), cette saison 2 est le produit de l'influence prononcée d'Adult Swim (nouvelle chaîne de diffusion de la série) et des cadres de la maison-mère, la Warner, qui ont apparemment demandé à Rogers d'orienter la série vers quelque chose de différent de la s1.

À priori, en voyant cette saison 2, on devine que ce "quelque chose" avait pour titre "un simili-Gardiens de la Galaxie", tant dans le ton que dans l'ampleur : la saison lorgne ainsi fortement vers le pan spatial de l'univers Marvel, avec l'équipage de Gary qui doit retrouver cinq pierres mystiques éparpillées dans la galaxie, et plein d'autres moments qui renvoient directement à la franchise du MCU (je pense notamment à un certain sacrifice nécessaire pour obtenir la dernière pierre, ou à un certain épisode de voyage temporel, etc).

À l'identique, autre impératif du studio, les épisodes se voient désormais dotés d'un pré-générique souvent absurde et hystérique, qui montre par exemple l'équipage s'uriner dessus afin de marquer leur territoire à bord de leur nouveau vaisseau, faire une chorégraphie sur Footloose ou encore fouetter à tour de rôle l'un des leurs pour lui faire retrouver la mémoire. L'humour général du programme continue donc de plus en plus dans cette direction immature, parfois très Rick et Morty (Adult Swim, on vous dit), amplifiée par l'ajout de plusieurs membres d'équipages sortis de nulle part, dont Clarence, doublé par Conan O'Brien.

Clarence, accompagné de ses "enfants" Ash (qui lorgne fortement sur une pseudo Raven de Teen Titans) et Fox, prennent ainsi beaucoup de place dans la saison, tout en étant paradoxalement sommairement développés - pas forcément surprenant, puisque la chaîne a exigé du programme un format moins sérialisé.

Le fil conducteur des cristaux temporels à récupérer devient ainsi prétexte à une suite d'épisodes semi-indépendants vaguement reliés par des sous-intrigues de remplissage, ce qui n'aide pas le programme à éviter l'impression de précipitation qui dominait déjà en saison 1.

Pendant une bonne moitié de cette saison 2, Final Space peine ainsi à convaincre, s'éparpillant dans de nombreuses directions, délaissant ce qui faisait le succès de la saison 1 (la relation Gary/Mooncake, notamment), donnant l'impression que Rogers ne sait pas vraiment où il va (le sort d'Avocato en est un bon exemple - il est mort, on le ramène à la vie, on le re-tue, on le ramène à nouveau), et préfère se rabattre sur de la science-fiction déglinguée et décomplexée plutôt que de développer plus avant le ton et l'atmosphère si particuliers de la première fournée d'épisodes.

Ça reste ponctuellement amusant, mais il faut bien avouer que le tout est aussi assez frustrant, les quelques moments réussis étant fréquemment éclipsés par des sous-intrigues inutiles, uniquement là pour donner quelque chose à faire aux personnages secondaires délaissés (honnêtement, je ne supporte plus Tribore et sa flamboyance efféminée ultra-forcée).

Et puis la série tente aussi de rejouer la partition des daddy issues de Gary, mais avec sa mère (Claudia Black) : pas certain que cela fonctionne vraiment, même si le personnage devient une part importante de la fin de saison.

Une fin de saison (enfin, une seconde moitié) qui reprend un peu de poil de la bête, en se concentrant de nouveau sur sa mythologie, et sur ses enjeux.

Bon, il reste toujours des épisodes filler (Clarence et la reine poulpe, une sous-intrigue clairement imposée par les exécutifs de la chaîne), qui n'apportent rien à l'intrigue générale, et certaines pistes sont totalement bâclées (Oreskis, le rival de Bolo, qui affirme à Sheryl que Bolo est maléfique) mais le tout prend progressivement de l'ampleur, tant visuellement que thématiquement, pour se terminer sur un cliffhanger efficace et intrigant.

Reste que voilà : la série est encore plus inégale qu'en saison 1, tiraillée entre sa mythologie épique, ses sentiments sincères, et son côté déconne immature et random lolmdr.

Le plus frustrant reste tout de même le fait que cette série a, en son cœur, quelque chose d'unique et d'attachant. Malheureusement, c'est trop souvent éclipsé par un manque de maîtrise ou, dans le cas de cette saison 2, par l'influence directe du network.

Espérons que la saison 3 en sera libérée, et que Olan Rogers pourra produire quelque chose de plus conforme à sa vision...

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Un film, un jour (ou presque) #1464 : CYCLE SCI-FI - Chaos Walking (2021)

Publié le 18 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction, Western

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Chaos Walking (2021) :

En 2257, sur une planète lointaine, les femmes ont disparu et les hommes vivent seuls, atteints d'un mal étrange, le Bruit, qui matérialise autour d'eux leurs pensées intimes. Todd (Tom Holland) découvre un jour un vaisseau écrasé, dont émerge une jeune femme, Viola (Daisy Ridley) : à la fois paniqué et attiré par Viola, Todd va devoir tout faire pour éviter que celle-ci ne tombe aux mains des hommes du maire de la ville, David Prentiss (Mads Mikkelsen)...

Doug Liman aux commandes d'un film en chantier depuis 2011, lorsque la tendance des films dits "young adult" battait encore son plein : car oui, Chaos Walking est clairement une adaptation de roman young adult, et ne s'en cache jamais, enchaînant les clichés et les ressorts narratifs habituels de ce genre - univers quasi-post-apocalytique, jeune héros qui découvre que son monde est un mensonge, couple en fuite, romance balbutiante, pseudo-métaphores sur la toxicité masculine, sur le fanatisme religieux, sur la difficulté de maîtriser ses pensées et émotions lorsque l'on est un adolescent, blablabla...

Allergiques au genre s'abstenir, d'autant qu'il ne faut pas pour autant s'attendre à ce que la présence de Liman aux commandes élève le tout : le réalisateur semble en effet en pilotage automatique, et non seulement le film est assez plat et terne, visuellement et musicalement, mais son univers de néo-western empêche toute fantaisie visuelle ou toute originalité (idem pour la brève apparition d'un extraterrestre natif de la planète, équivalent des Indiens américains massacrés par les colons européens : le character design est générique au possible).

Bref, c'est un peu mollasson, pas très inspiré, et hormis un ou deux moments où le film joue avec le concept des projections mentales comme autant d'hologrammes trompeurs, c'est aussi vite oublié que vu.

2.5 - 0.5 pour la brutalité et la méchanceté envers les animaux, assez gratuites = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1463 : CYCLE SCI-FI - Timecop 2 : La décision de Berlin (2003)

Publié le 17 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

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Timecop 2 - La décision de Berlin (Timecop 2 - The Berlin Decision - 2003) :

Pour éviter tout débordement de la TEC, qui police les couloirs du temps, une agence parallèle, la Société pour l'Authenticité Historique, a été créée, mais Brandon Miller (Thomas Ian Griffith), l'un de ses agents, est passé à l'ennemi : désormais persuadé qu'en changeant l'Histoire, il serait possible d'éviter bien des souffrances à l'Humanité, il a décidé de remonter le temps, et d'éliminer tous les agents du TEC avant qu'ils ne deviennent policiers, pour avoir enfin le champ libre... et par la même occasion, se venger de Ryan Chan (Jason Scott Lee), un agent du TEC qui l'a empêché de tuer Hitler, et qu'il rend responsable de la mort de sa femme.

Une vraie bonne surprise, avec cette suite DTV du Timecop de JCVD qui s'avère bien meilleure que son modèle, et ce sur tous les plans : Jason Scott Lee est meilleur acteur que Van Damme, ses aptitudes martiales sont bien mieux mises en valeur (par Steve Boyum, un ancien cascadeur devenu réalisateur), le postulat de la police du temps est nettement mieux exploité (avec une course-poursuite entre les époques), le bad guy plus charismatique (en plus d'avoir des motivations plus nuancées - et justifiables), et les personnages secondaires existent un peu plus.

Et comme en prime le scénario joue avec la notion de modification du continuum espace-temps, en en présentant explicitement les dangers, les enjeux, et en présentant plusieurs variations du "présent" en fonction des actes de Miller, ça fonctionne clairement mieux, avec un rythme plus soutenu.

Après, ça reste du DTV, avec ce que ça entraîne de moyens limités, de seconds rôles peu mémorables et de fin un peu précipitée, mais en comparaison du premier volet de cette franchise, c'est un bon cran au-dessus, et c'est nettement plus agréable à regarder.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1462 : CYCLE SCI-FI - Looper (2012)

Publié le 16 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Looper (2012) :

En 2077, la pègre contrôle les voyages temporels, et a pris l'habitude d'envoyer les personnes dont elle veut se débarrasser 30 ans dans le passé, pour qu'elles y soient abattues dès leur arrivée par des Loopers, des tueurs à gages spécialement formés ; ces derniers, à la fin de leur carrière, sont eux-mêmes renvoyés dans le passé, pour y être tués par leur version plus jeune, et ainsi faire disparaître toute trace de leur existence. Cependant, l'un des Loopers, Joe Simmons (Bruce Willis), est bien décidé à ne pas se laisser abattre et à changer le cours du temps : lorsqu'il est renvoyé en 2047, il parvient à échapper à sa version plus jeune (Joseph Gordon-Levitt), qui le prend en chasse... 

Revisionnage de ce métrage signé Rian Johnson (Star Wars : The Last Jedi, Knives Out) et qui, avec ce thriller de science-fiction, offre probablement à Bruce Willis l'un de ses derniers rôles probants - ou du moins, pour lequel l'acteur s'implique un minimum.

Honnêtement, pendant près d'une heure, le métrage s'avère un bon thriller, inventif, nerveux et original, qui propose une version intéressante du voyage temporel, et une scène assez glaçante durant laquelle la version jeune d'un Looper est torturée tandis que son double futur voit ses membres et autres appendices lui être amputés un à un, alors qu'il tente de s'enfuir.

On pourrait grincer un peu des dents devant le maquillage de Gordon-Levitt, supposé le rapprocher physiquement de Willis mais un peu trop artificiel, ou devant les problèmes logiques de cette vision du voyage temporel (Rian Johnson ne s'embarrasse jamais trop de logique dans ses films, et c'est à nouveau le cas ici), mais techniquement, le film fonctionne et est agréable à regarder... jusqu'à un certain point.

Ce point, c'est à mi-chemin, lorsque les enjeux du film changent, et que Joseph Gordon-Levitt se retrouve dans une ferme paumée : soudain, le métrage devient une resucée de "It's a Good Life", avec un enfant aux pouvoirs télékinétiques tout-puissants et au caractère difficile (le petit acteur est d'ailleurs excellent), sa mère dépassée par les événements (Emily Blunt), et, histoire de rattacher le tout au reste du film, Bruce Willis qui tente de tuer l'enfant avant qu'il ne devienne un dictateur incontrôlable dans son futur.

Passons sur le fait que tout ce côté "télékinésie" semble vraiment provenir d'un autre script, et ce dès sa vague mention dans la première demi-heure de Looper... le problème, à vrai dire, c'est que le film freine subitement des quatre fers à l'arrivée dans la ferme, alors que Joe tombe amoureux, se rapproche de l'enfant, etc.

Le métrage bascule ainsi dans une toute autre direction à laquelle je n'ai pas accroché, d'autant qu'elle met encore plus en évidence les problèmes et paradoxes inhérents à la vision du voyage temporel de Rian Johnson (un Rian Johnson qui évacue toute tentative d'explication d'un revers goguenard de la main, sans surprise, par un Bruce Willis qui dit quasiment qu'il est préférable d'éteindre son cerveau plutôt que de tenter de comprendre les règles de ce voyage temporel).

Une première heure à 4/6, une deuxième heure à 2.5/6, pour un total frustrant, à

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1461 : CYCLE SCI-FI - Timecop (1994)

Publié le 15 Juin 2021 par Lurdo dans Science-Fiction, Action, Cinéma, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Timecop (1994) :

Recruté par la Time Enforcement Commission, qui régule les voyages temporels, Max Walker (Jean-Claude Van Damme) accepte ce poste après que son épouse (Mia Sara) ait été assassinée par de mystérieux agresseurs. Désormais flic temporel, il passe d'époque en époque, traquant les criminels qui tentent d'exploiter leur connaissance du futur pour influencer le passé et changer le cours de l'Histoire. Mais bien vite, Walker va réaliser que le Senateur Aaron McComb (Ron Silver), qui supervise le programme gouvernemental et décide de son financement, a des intentions sinistres...

On ne présente plus ce Timecop de Peter Hyams, adapté d'un comic-book Dark Horse, et qui a acquis, bizarrement, un statut de film culte au fil des ans, principalement sur la force de son postulat de départ, et sur une production assurée par Sam Raimi et Bob Tapert, à partir de designs du mythique Syd Mead (Blade Runner, Aliens, Tron, Johnny Mnemonic, Elysium, etc).

Pourtant, au revisionnage, force est de constater que ce Timecop prend l'eau de partout. Passons sur l'esthétique très 90s du tout (JCVD avec son bomber, les véhicules, le look des sbires des méchants), assez logique et attendue - le vrai problème se trouve ailleurs.

Notamment dans la réalisation particulièrement plate de Hyams, incapable de mettre en valeur les capacités martiales de Van Damme. Ah, ça, pour filmer une scène de sexe gratuite au possible moins de dix minutes après le début du film, il y a du monde, mais dès qu'il s'agit de laisser l'artiste martial faire son boulot sans couper et changer d'angle deux fois par seconde, il n'y a plus personne.

En même temps, à part lever la jambe, faire le grand écart sauté, et donner deux-trois coups, JCVD passe le plus clair du métrage à tirer lors de fusillades mollassonnes, et à jouer (très moyennement) les veufs éplorés.

Ajoutez à cela des voyages temporels aux règles pas très cohérentes (ils partent et reviennent en véhicule temporel, mais se retrouvent à pied à l'arrivée) et au postulat finalement sous-exploité, un rythme inégal, des rebondissements catapultés (la trahison de la fliquette qui survient 10 minutes à peine après sa présentation), des bruitages et une post-synchro au mixage approximatif, et un grand final frustrant, car intégralement filmé en pleine nuit, sous la pluie, et dans le noir... et voilà, un film d'action/S-F qui a très mal vieilli, jamais particulièrement convaincant dans son action, dans sa science-fiction ou dans son interprétation.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1460 : CYCLE SCI-FI - Elysium (2013)

Publié le 14 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Afrique du sud, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Elysium (2013) :

En 2154, la Terre est divisée en deux classes sociales : les nantis, qui vivent sur Elysium, une station spatiale rutilante équipée des dernières technologies médicales capables de tout soigner, et les autres, qui vivent dans la pauvreté et la crasse sur une Terre polluée. Lorsque Max (Matt Damon), un ancien détenu tentant de se réinsérer, subit un accident ne lui laissant que 5 jours à vivre, il décide alors de tenter le tout pour le tout : prendre d'assaut le transport d'un habitant d'Elysium, et accéder à la station...

Second film de Neill Blomkamp après District 9, Elysium ne m'avait pas laissé grand souvenir à sa sortie, et ce revisionnage a rapidement souligné le pourquoi du comment : Elysium est un gros bordel sous-développé qui, passée sa première heure, perd vraiment en intérêt.

Le concept de base est intéressant, pourtant, et l'on retrouve les préoccupation sociales de Blomkamp, tendance déjà présente dans District 9 : lutte des classes, sécurité sociale privatisée, immigration clandestine... le réalisateur/scénariste a des choses à dire sur ces sujets, mais force est de constater qu'une heure cinquante, tout compris, c'est peut-être un peu juste pour y parvenir sans sacrifier quoi que ce soit.

Le résultat, c'est un film au message et aux thématiques particulièrement simplistes, avec des méchants très très méchants (je sais qu'il a ses fans, mais Sharlto Copley est insupportable, dans ce métrage, avec son accent sud-africain clairement repensé en post-synchro), de grosses facilités scénaristiques (les flashbacks sur l'enfance des personnages), et des personnages assez peu intéressants (Max, sa copine latina à la fillette malade, etc).

C'est frustrant, car les effets spéciaux et l'action sont plutôt réussis, comme toujours chez Blomkamp (léger bémol sur les androïdes en motion-capture, aux mimiques et micro-mouvements parfois bien trop humains), et la première heure de métrage fonctionne assez bien (même si Matt Damon et son physique bodybuildé façon deux heures par jour à la salle de sport s’accommodent assez mal du quotidien miteux et routinier du personnage dans son bidonville)... mais non, trop ambitieux pour sa durée et pour son écriture (ça ressemble plus à un premier jet de scénario qu'à une version définitive), Elysium perd progressivement en intérêt, trop manichéen et basique pour se terminer de manière convaincante, et succombant progressivement à de l'émotion facile et pataude.

D'un bon 4/6, le film redescend ainsi lentement en dessous de la moyenne, pour se terminer par un 2.5/6 agaçant et frustrant.

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Les bilans de Sygbab : CYCLE SCI-FI - Andromeda, saison 1 (2000)

Publié le 13 Juin 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction, Andromeda

À l'instar du reste du blog, pendant quelques semaines, Sygbab entame lui aussi un cycle science-fiction, avec les débuts d'une intégrale Andromeda...

Andromeda, saison 1 (2000) :

Dans la famille des séries posthumes de Gene Roddenberry, voici le second opus qui demande une sacrée suspension d'incrédulité. Et pour cause : après avoir été emprisonné pendant 300 ans au sein d'un trou noir, Dylan Hunt (Kevin Sorbo) revient à la vie lors d'une tentative de sauvetage de son vaisseau et se retrouve dans un univers où la plus grande civilisation dont il faisait partie – la Fédération le Commonwealth - a disparu. Il se fait donc un devoir de le remettre sur pieds à tout prix, en engageant ceux qui ont voulu le tuer...

L'idéalisme a parfois du bon, mais imaginer qu'il soit possible de reconstruire un système de valeurs en étant le seul à y croire avec un équipage de 5 individus confine à la folie. Au moins les scénaristes en sont-ils conscients puisque les tensions entre les membres du vaisseau sont apparentes dans les premiers épisodes. Hunt est sans cesse remis en question, que ce soit par Tyr (Keith Hamilton Cobb) ou Beka (Lisa Ryder), et ce questionnement permanent sur les chances de réussite de cette mission sont étonnamment fort à propos.

Le désavantage, c'est qu'il est compliqué de s'attacher à des personnages qui ne s'apprécient pas vraiment, et qui n'ont pas d'alchimie entre eux. Leurs interactions sont rapidement limitées car elles n'évoluent pas, chacun restant attaché à son mode de pensée, et chaque protagoniste est développé de manière assez sommaire.

Que sait-on d'eux au bout d'une saison ? Trance (Laura Bertram) possède visiblement un don de précognition jamais réellement exploité, Harper (Gordon Woolvett) est une sorte de Mac Gyver de l'espace sans la bonhomie qui va avec tant il est tête à claques, Beka est issue d'une famille d'escrocs, Rev (Brent Stait) est un repenti Magog - une race peu fréquentable - dont la ferveur religieuse dirige les actions, et Tyr est un Nietzschéen trahi par les siens. Un background loin d'être fouillé.

Cela rend d'autant plus ennuyeux les épisodes qui leur sont consacré, qui sont malheureusement légion et dont la médiocrité est presque une constante. Exceptés les premiers, plutôt bien construits, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pire encore, le fil rouge de la série passe complètement au second plan car il n’est qu'évoqué, et pas aussi souvent qu’on pourrait le penser. Quelques races sont prêtes à signer un traité avec Dylan, mais leurs motivations ne sont jamais exprimées et ça tombe souvent comme un cheveu sur la soupe.

Les éléments constituant l'Histoire de cet univers sont également assez épars : la guerre contre le Commonwealth a coûté énormément aux Nietzchéens, les Magogs ont envahi la Terre, les Restoriens sont le produit d'un mouvement écoterroriste fondé par une intelligence artificielle, etc'est le chaos. Difficile d'établir clairement le contexte politique, ce qui ne favorise pas la série au regard de ses ambitions initiales.

La série souffre également d'un criant manque de budget. Il ne faut pas souffrir de claustrophobie, car les scènes ne se déroulent quasiment jamais en extérieur. Toute l'action est confinée dans des endroits clos, sauf quand il s'agit de batailles spatiales. Mais c'est assez rare et c'est tant mieux : les effets spéciaux sont très moches... Ce qui ne serait pas aussi rédhibitoire si le fond ne sonnait pas aussi creux.

Le jeu des acteurs n'aide pas non plus : malgré toute la sympathie dont bénéficie Kevin Sorbo, il n'est pas très crédible dans le rôle d'un capitaine. Quant à ses compères, ils sont rarement bons - pour ne pas dire mauvais la plupart du temps - et ne donnent pas l'impression d'y croire.

Heureusement, l'avatar d'Andromeda est présent... Non pas en raison des qualités intrinsèques de Lexa Doig, mais surtout grâce à son physique avantageux qui est bien évidemment mis en valeur pour appâter le chaland. Un procédé qui pourrait rappeler Seven of Nine dans Star Trek Voyager, à la grande différence que son traitement est inexistant. En terme de quête d'humanité, c'est assez pauvre, et ce n'est pas en la faisant tomber amoureuse de l'avatar du vaisseau Balance of Judgment que cela y change quelque chose.

Le final se charge de rappeler combien il serait facile d'envahir Andromeda (le vaisseau, pas son avatar), et à quel point il va être compliqué de maintenir un intérêt déjà fort amoindri sans user de subterfuges.

L'apparition d'une sorte d'entité supérieure dirigeant les Magogs semble déjà en être un, histoire de compliquer la tâche de Dylan. Il reste à espérer que cela ne va pas se transformer en une énième lutte entre le Mal et le Bien - on pourrait dire ici l'Ordre et le Chaos - alors qu'il y aurait des sujets plus intéressants à approfondir sur le thème de la constitution d'une nouvelle civilisation.

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Les bilans de Lurdo : CYCLE SCI-FI - Final Space, saison 1 (2018)

Publié le 12 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, TBS, Final Space

Série d'animation en deux saisons de 10 et 13 épisodes de 25 minutes (une troisième saison a entamé sa diffusion il y a quelques semaines, à la fin du mois de mars), Final Space est produite par Conan O'Brien (Andy Richter double d'ailleurs un personnage très énervé, vers la fin de cette première saison), et chapeautée par Olan Rogers, un comique et animateur qui se charge du plus gros de la production du programme : réalisation, scénarisation, doublage...

Final Space, saison 1 (2018) :

Astronaute incapable et vantard, Gary Goodspeed (Olan Rogers) termine sa peine d'emprisonnement à bord du vaisseau Galaxy One lorsqu'il croise le chemin d'un adorable extraterrestre, qu'il surnomme Mooncake et qui devient son animal de compagnie. Mais Mooncake est aussi une arme au potentiel destructeur incroyable, traquée par Lord Commander (David Tennant), un cruel despote interstellaire...

Olan Rogers donc, qui, d'un début de web-série, devenu pilote diffusé sur YouTube en 2016, a eu la chance de pouvoir produire son programme pour TBS, et de développer ainsi les bases présentée dans ce court-métrage : les aventures de Gary, un bon à rien qui doit sauver la galaxie.

Avec du recul, cette saison 1 de la série ressemble un peu à un programme se trouvant à mi-parcours entre Futurama (arrivé bien avant), Rick et Morty (idem) et Star Trek : Lower Decks (arrivé bien après) : une approche de l'aventure spatiale assez inégale, parfois décousue et brouillonne, parfois frénétique et gueularde, mais (heureusement) avec plus de fond et de sincérité que Lower Decks, par exemple.

C'est d'ailleurs l'un des points sur lesquels je reste partagé : cette volonté de produire une série comique où la moitié des personnages sont à baffer (honnêtement, je crois n'avoir pas souri une seule fois aux pitreries de KVN le robot déglingué, ou de Tribore l'alien aux six yeux) et où le protagoniste principal est un croisement de Starlord et de Gob Bluth, tout en conférant aux événements une charge émotionnelle appuyée, avec ralentis dramatiques, musique mélancolique, et traumatismes bouleversants.

Ponctuellement, ça fonctionne : l'introduction de chaque épisode, façon compte à rebours solitaire alors que Gary est sur le point de mourir, est plutôt réussie ; idem pour les liens entre lui et Mooncake. Et la fin de saison est très spectaculaire et explosive. À d'autres moments, ça tombe à plat - le trauma paternel du héros, le sort d'Avocato, l'illustration musicale, le destin de certains personnages dans le final, etc...

Et c'est cette ambivalence qui m'a laissé un peu dubitatif au terme de cette saison 1, même si la lente évolution du programme vers quelque chose de plus sérieux et épique (voire même de Lovecraftien, par certains aspects) peut donner quelque chose d'intéressant pour la suite.

Du moins, pour peu que l'écriture fasse preuve d'un peu plus de rigueur : trop fréquemment, au fil de la saison, j'ai eu l'impression d'un programme abrégé, en avance rapide, assez typique de l'ère YouTube, préférant passer au plus vite d'un rebondissement à un autre, d'un lieu à un autre, sans s'embarrasser de fioritures narratives, avant de freiner des quatre fers pour un moment émouvant pas totalement mérité ni bien amené par l'écriture.

Un problème qui ne dérangera pas forcément tous les spectateurs, mais qui m'a un peu frustré. On verra bien si la suite s'avèrera plus maîtrisée.

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Un film, un jour (ou presque) #1459 : Le Swap (2016)

Publié le 11 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Télévision, USA

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Le Swap (The Swap - 2016) :

Ellie O'Brien (Peyton List), une gymnaste lycéenne, tente de concilier sa vocation et les dynamiques changeantes de son cercle d'amies ; Jack Malloy (Jacob Bertrand), lui, s'efforce de se montrer à la hauteur de la réputation de ses frères hockeyeurs, et de son père autoritaire. Jusqu'au jour où les deux lycéens se retrouvent l'un dans le corps de l'autre, de quoi leur donner une toute autre perspective sur leur vie...

Adaptation Disney d'un livre pour enfants, ce Swap est... euh... une histoire d'échange de corps assez basique, dans la droite lignée de Freaky Friday : dans la peau de ma mère et compagnie, mais entre deux adolescents de sexe opposé.

Et puis voilà, ça s'arrête à peu près là. Les jeunes acteurs y mettent une jolie énergie, l'écriture ne se prend pas vraiment au sérieux, mais dans l'ensemble, c'est du déjà vu, à réserver aux plus jeunes : ce n'est pas très rythmé, c'est très basique, et visuellement, c'est particulièrement télévisuel et générique (en même temps, c'est une production Marvista, donc il ne fallait pas s'attendre à autre chose).

3/6 (en étant gentil)

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Un film, un jour (ou presque) #1458 : Malavita (2013)

Publié le 10 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Thriller, USA

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Malavita (The Family - 2013) :

En 1995, Fred Manzoni (Robert de Niro), un ancien mafieux repenti, est placé sous protection du FBI (Tommy Lee Jones) dans un petit village de Normandie, où il doit se réinventer une nouvelle vie avec sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer), son fils Warren (John D'Leo) et sa fille Belle (Dianna Agron). Mais les habitudes américaines ont la vie dure, et rapidement, les ennuis s'invitent dans le quotidien des "Blake", lorsque la mafia les retrouve...

Un film bancal, adaptation d'un roman français par Luc Besson, avec une distribution de poids (De Niro, Pfeiffer, Tommy Lee Jones) mais qui peine à convaincre devant les choix artistiques faits par le réalisateur : photo jaunâtre dégueulasse, rythme bien trop nonchalant, clichés à gogo (les Français sont tous des connards méprisants, le lycée qui fonctionne par cliques comme dans tous les teen movies américains), personnages qui parlent tous anglais (y compris tous les voisins et les habitants du petit village normand), virage actioner sur la toute fin... ça ne marche pas vraiment.

Et puis la durée de près de 2 heures ne se justifie pas, honnêtement.

Un bon gros bof regardable, mais totalement oubliable, dont on se demande fréquemment si Besson ne l'a pas tourné pour l'argent, et pour le plaisir cinéphile de tourner avec de Niro, Pfeiffer et Jones.

2.75 ou 3/6 (selon votre tolérance pour les clichés des fils de gangsters, et pour les gros clins d'œil cinéphiles appuyés)

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Un film, un jour (ou presque) #1457 : Breaking News in Yuba County (2021)

Publié le 9 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, USA

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Breaking News in Yuba County (2021) :

Femme au foyer timide, réservée et un peu paumée, Sue Buttons (Allison Janney) décide de reprendre sa vie en main lorsque son mari Karl (Matthew Modine) décède d'une crise cardiaque en pleins ébats avec sa maîtresse. Rapidement, Sue fait disparaître le corps, et fait passer sa disparition pour un enlèvement, afin d'attirer sur elle l'attention des médias et de la communauté. Mais entre les forces de police dubitatives (Regina Hall), la demi-sœur journaliste de Sue (Mila Kunis), la maîtresse de Karl (Bridget Everett) et des criminels (Awkwafina, Clifton Collins Jr.) liés à son époux et au frère de celui-ci (Jimmi Simpson), la situation dépasse rapidement les attentes de Sue...

Une comédie noire écrite par une scénariste de sitcom, et dont le script est apparemment longtemps resté sur la Black List des scripts les plus en vogue à Hollywood : une nouvelle preuve, s'il en fallait une, que la Black List n'a pas grande valeur, ou plutôt qu'un script très apprécié de l'industrie ne donne pas forcément un très bon film.

En effet, s'il dispose d'une distribution excellente, ce film s'avère particulièrement frustrant, tant la mayonnaise ne prend pas, à mi-chemin entre histoire criminelle, satire des médias, et critique sociale : les personnages sont tous étrangement abrasifs, antipathiques et idiots, leurs actions sont capillotractées et parfois incohérentes, et le récit, qui se voudrait corrosif et moqueur, finit par paraître gratuitement cynique et méchant, surtout dans ses moments les plus sanglants et violents.

Pourtant, Allison Janney fait de son mieux pour donner vie à son personnage, et tant Wanda Sykes (en apprentie criminelle enthousiaste) qu'Awkwafina (en fille de mafieux voulant faire ses preuves) donnent du peps à leurs scènes respectives.

Mais le tout manque vraiment d'énergie, de recul et de cohésion pour être agréable et amusant à suivre.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1456 : Le beau rôle (2020)

Publié le 8 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Thriller, USA, Romance

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Le beau rôle (The Stand In - 2020) :

Actrice comique à succès, Candy Black (Drew Barrymore) s'écroule totalement, incapable de faire face à son succès sans sombrer dans la drogue et l'alcool. Recluse pendant des années, elle a alors l'idée d'engager Paula (Drew Barrymore), sa doublure lumière, pour se rendre en cure de désintoxication à sa place : rapidement, Paula commence alors à la remplacer dans tous les aspects de sa vie, entamant une campagne de réhabilitation publique... et se prenant au jeu de la célébrité.

Une comédie dramatique diffusée par chez nous sur Netflix, signée de la réalisatrice de But I'm a Cheerleader et d'un scénariste de comédie anglais, et qui, malheureusement, ne décolle jamais.

Peut-être est-ce le côté méta du tout, façon "Drew Barrymore s'inspire un peu d'Adam Sandler pour composer un double personnage et exprimer ses doutes et ses problèmes vis à vis de la célébrité, de la solitude, etc" ; peut-être est-ce l'approche J.F. partagerait appartement du tout, jamais très convaincant, et qui place le métrage au carrefour du drame pas assez dramatique, de la comédie pas assez drôle, et du thriller pas vraiment tendu ; ou peut-être est-ce tout simplement que, malgré tous les efforts de Drew Barrymore dans un double rôle antipathique, il n'y a pas ici grand chose à se mettre sous la dent.

Et il n'y a donc pas grand chose à dire sur le film : c'est très quelconque, la romance avec Michael Zegen (de la série Mme Maisel) est gentillette (sans plus), et le tout s'avère très prévisible dans l'ensemble.

Bof, donc.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1455 : Ma vie de chat (2016)

Publié le 7 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

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Ma vie de chat (Nine Lives - 2016) :

Égocentrique et plongé dans son travail, Tom Brand (Kevin Spacey), a oublié d'acheter à sa fille (Malina Weissman) le cadeau d'anniversaire de ses rêves : un chat. Au dernier moment, en plein orage, il se précipite dans la boutique de l'étrange Felix Perkins (Christopher Walken), et en ressort avec un félin. Mais un accident va plonger Brand dans le coma, et le faire se réveiller dans la peau du matou. De quoi lui permettre de passer un ultime moment en famille, et de découvrir cette dernière sous un autre jour...

Tout de suite, je vais donner les deux qualités principales de ce film : Malina Weissman et Jennifer Garner se donnent à fond dans leurs rôles, et le chat principal est plutôt adorable (quand il n'est pas numérique).

À part ça, le film est un ratage total. Pourtant, Barry Sonnenfeld est aux commandes de cette coproduction franco-américano-chinoise (ce même Barry Sonnenfeld qui réutilisera Malina Weissman dans Les Orphelins Baudelaire), et l'on devine, ici ou là, un côté plus stylisé, saturé et surréaliste que l'on pouvait percevoir dans Pushing Daisies et dans les autres films récents du réalisateur.

Mais non, on devine, à tous les niveaux de cette production Europa, que le film a été tourné pour profiter d'une quelconque subvention, pour justifier un investissement, ou simplement pour remplir un fond de catalogue, tant rien ici n'est particulièrement bien travaillé, finalisé ou abouti.

Le script est basique au possible (c'est du niveau d'un téléfilm Disney Channel), le casting est assez improbable (on ne croit jamais à la famille formée par Spacey, antipathique, Garner et Weissman), les effets spéciaux et les incrustations sont souvent approximatifs, les bruitages agaçants au possible (tous les miaulements du chat - et ils sont nombreux, car il ne se tait jamais - semblent bruités à la bouche par Spacey ou par un autre doubleur) et, parmi les cinq scénaristes à l'origine du script, il doit y en avoir un qui déteste les chats, puisque le film les présente comme fainéants, égoïstes, froids et distants, et explique, dès son introduction, que leurs maîtres sont (pour faire simple) stupides et manipulés.

Alors dans l'absolu, ce n'est pas non plus totalement faux de décrire ces chers félins ainsi, mais le tout donne l'impression d'un certain mépris des scénaristes pour ce qu'ils écrivent, un script alimentaire rédigé en pilotage automatique, sous-développé, et qui se termine de manière assez bâclée.

Un ratage, donc.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : The Nevers, saison 1 - première partie (2021)

Publié le 6 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Thriller, Télévision, USA, HBO

Nouvelle série HBO diffusée en 2 fournées de 6 épisodes, The Nevers était supposée être le grand retour télévisé de Joss Whedon, qui a créé le show, showrunné la première moitié de la saison, et réalisé quelques épisodes.

Sauf que #MeToo, Ray Fisher, Snyder Cult, Charisma Carpenter, la COVID et tout et tout : mis en face de ses actes (des actes qui ne surprendront personne de familier avec la carrière du bonhomme, tant il était de notoriété publique, chez les fans de Whedon, que le bonhomme avait parfois un caractère de control freak et de petit chef autoritaire et abrupt sur les plateaux de tournage) et de conditions de production intenables pour lui, le créateur a préféré rendre les armes, et a laissé cette série fantastique aux atours steampunk à d'autres personnes, considérées moins toxiques que lui.

The Nevers, saison 1 - première partie (1x01 à 1x06 - 2021) :

En 1899, après qu'un étrange aéronef ait survolé le ciel de Londres, de nombreuses personnes (en majorité des femmes) entrent en contact avec une force surnaturelle. Possédant désormais des dons uniques et incroyables, ces "Touchés" font l'objet du mépris de leurs semblables... mais Amalia True (Laura Donnelly), elle aussi touchée d'un don de précognition, s'est associée à Penance Adair (Ann Skelly), inventeuse géniale désormais capable de percevoir les flux électriques, pour ouvrir un orphelinat, où elle accueille les Touchées dans le besoin, pour les prendre sous leur aile. Face à elles, Maladie (Amy Manson), une criminelle folle, et de multiples complots qui se nouent et se dénouent, au grand dam des Touchées innocentes...

Reste que ces six premiers épisodes ont été produits sous la supervision de Whedon, et qu'on y retrouve partout ses empreintes... pour le meilleur et pour le pire.

Car honnêtement, dès le pilote (écrit et réalisé par Whedon) et pendant toute la demi-saison, on retrouve bon nombre de figures et de ficelles habituelles du bonhomme, au point que ça en devient un peu gênant : entre l'héroïne bagarreuse (Laura Donnelly est excellente dans le rôle, mais j'avoue avoir eu du mal à me défaire de l'impression que Whedon aurait bien voulu avoir Krysten Ritter, et s'est rabattu sur sa doublure lumière), entourée de tout un groupe de jeunes femmes aux pouvoirs improbables (la saison 7 de Buffy n'est pas loin, avec toutes les Potentielles réunies autour de Buffy, Willow et compagnie), le conseil d'hommes misogynes qui décide de l'avenir du monde et de la société (le conseil des observateurs), la bricoleuse rousse qui s'éprend d'un mec british un peu coincé (coucou Kaylee et Simon, coucou Wesley), le cliché du Kill your darlingss (avec une certaine mort surprise qui intervient dès l'épisode 3), la méchante pâle et totalement folle qui ressemble comme deux gouttes d'eau à cette chère Drusilla, et dont l'amante finit par rejoindre le camp des gentils comme Spike en son temps - et j'en passe et des meilleures - on est en terrain très familier.

Trop, probablement, pour qui est habitué au travail de Whedon et à ses multiples inspirations issues du monde du comic-book, et notamment des X-men (mais aussi de Rising Stars de J.M. Straczynski), en plus de l'habituelle métaphore "féministe" littérale du girl power que Joss ressort à chaque projet.

Ajoutez à cela de la nudité gratuite et racoleuse made in HBO (en même temps, pour le moment, le personnage de Swann, sorte de Littlefinger victorien, semble n'être là que pour ça) et une écriture assez inégale, et l'on comprend vite que ces six premiers épisodes ne m'ont pas vraiment convaincu. Ça ne partait pourtant pas trop mal, une fois abstraction faite de cette impression de déjà vu : The Nevers est plutôt bien produit, bien interprété, la direction artistique est convaincante et les effets spéciaux tout a fait honorables.

Mais dès le troisième épisode (le premier à n'avoir pas été écrit par Whedon ou par Jane Espenson, mais par un scénariste relativement débutant sous contrat avec HBO et ayant fait ses armes sur Lovecraft Country), l'ennui pointe le bout de son nez, avec un rythme qui s'étire (forcément, avec des épisodes qui dépassent l'heure de métrage), et des digressions pas très intéressantes.

Trop de sous-intrigues éparpillées, trop de personnages sous-développés, trop de factions nébuleuses, on devine rapidement que la production de la série, en pleine pandémie et effectuée avec une équipe de scénaristes sous-expérimentés (à part Espenson et Whedon, tous les scénaristes de la série sont débutants), a été compliquée. Comme le prouvent rapidement les grosses ficelles employées çà et là, culminant en un épisode 5 (filmé par Whedon) qui a failli être, pour moi, l'épisode de la rupture.

Ellipse temporelle d'un mois depuis l'épisode précédent, personnages, relations et termes sortis de nulle part sans avoir jamais été expliqués au spectateur, on en vient à se demander si cet épisode 5 est un gros ratage d'une écriture se voulant délibérément déconstruite et mystérieuse (mais confrontée aux impératifs d'un tournage en pleine pandémie), ou si c'est le résultat d'un épisode manquant, éliminé lors de la production pour une raison ou une autre (la pandémie, à nouveau ?). 

(et puis je ne parle même pas de son twist final façon Keyser Söze du pauvre, à la fois totalement prévisible - tant par la réalisation de Whedon au moment de l'exécution, toute en plans très larges et très louches, que par l'insertion au forceps dans le récit du personnage de cette journaliste suspecte, clairement délibérément sous-maquillée et affublée, de manière visible, d'une perruque - et manquant d'impact, car arrivant à cinq épisodes à peine du début du programme)

Et puis la demi-saison se termine en tirant toutes ses cartouches et en jouant son va-tout dans un ultime épisode de toutéliage signé Espenson, qui centre tout son récit sur Amalia, et en profite pour nous faire des révélations à son sujet. Des révélations qui lorgnent très fortement, une nouvelle fois, sur les X-men (Bishop n'est pas loin, Days of Future Past non plus) ou sur bien d'autres récits utilisant le même ressort narratif : "Amalia" (en fait, "Zephyr", interprétée par Claudia Black) est un soldat qui vient du futur pour sauver le passé (on pouvait s'en douter au vu de ses dialogues cryptiques dans les épisodes précédents), et elle a été transportée dans le corps de la véritable Amalia au moment du suicide de cette dernière...

Pas désagréable, en soi, et ça reste bien interprété, mais il est difficile, à nouveau, de ne pas être directement renvoyé aux influences évidentes du programme, des mutants de Marvel au futur dystopien de Dollhouse, en passant par Rising Stars ou les 4400, pour ce qui finit par être un gloubiboulga de voyage temporel, d'extraterrestres, super-pouvoirs, etc... et c'est bien ce qui finit par tuer cette première demi-saison de The Nevers.

Trop familier, trop décousu, pas assez développé, maîtrisé ou structuré (Est-ce la faute du départ de Whedon ? De la pandémie ?), le programme peine donc à emporter l'adhésion - nul doute qu'il se trouvera une fanbase dévouée, comme toutes les séries de genre (et d'autant plus les séries de Whedon), mais pour ma part, la recette est un peu trop réchauffée pour me plaire, et je ne suis pas certain de remettre le couvert pour la suite de la saison (qui, rappelons-le, se déroulera sous la direction de Philippa Goslett, la nouvelle showrunneuse).

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Les bilans de Lurdo : M.O.D.O.K. saison 1 (2021)

Publié le 5 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction, Romance

Série d'animation Marvel initialement conçue pour faire part d'une flopée de shows d'animation diffusés sur Hulu et mis en chantier en 2016, M.O.D.O.K. est l'ultime survivant de ces programmes de Marvel TV, avant que ce studio ne soit fermé et que la production des programmes tv de la marque ne revienne à Kevin Feige.

Au programme, une comédie supervisée par le studio Stoopid Monkey (les créateurs de Robot Chicken), par l'acteur Patton Oswalt et par Jason Blum (American Dad!), qui s'intéresse à l'un des super-méchants improbables de l'univers Marvel.

M.O.D.O.K., saison 1 (2021) :

Super-méchant aux commandes d'AIM, MODOK (Patton Oswalt) tente tant bien que mal de conquérir le monde et de vaincre les Avengers, malgré ses disputes constantes avec Monica (Wendi McLendon-Covey), son bras droit de génie, et ses subordonnés incapables. D'autant qu'en parallèle, la famille de MODOK bat de l'aile : la carrière médiatique de Jodie (Aimee Garcia), son épouse auteur, décolle en flèche, le petit Lou (Ben Schwartz) veut devenir magicien, et Melissa (Melissa Fumero) est une adolescente qui se rebelle. Et lorsque AIM est partiellement racheté par GRUMBL, une multinationale dirigée par Austin (Beck Bennet), un vingtenaire insupportable, la vie professionnelle de MODOK s'écroule au moment même où sa vie privée se met à vaciller...

Une série animée en stop-motion qui repose donc sur un gag principal : et si MODOK, ennemi difforme et machiavélique des Avengers, était à la fois un patron d'entreprise incapable et un père de famille de sitcom, dépassé par ses enfants et par son épouse ?

Le tout porté par l'interprétation habitée de Patton Oswald en MODOK, et par un humour forcément très Robot Chicken ; de quoi séduire la critique américaine, ravie de trouver là une série mêlant humour absurde et sentimentalisme familial.

Mais c'est peut-être aussi là que la série a peiné un peu à me convaincre : MODOK est une série animée amusante, mais inégale. Et pour mieux comprendre les raisons de mon ambivalence vis à vis du programme, il faut bien comprendre ses quatre axes principaux : 1) les interactions de MODOK avec le reste de l'univers Marvel, 2) ses problèmes familiaux et ses relations difficiles avec sa femme et ses deux enfants, 3) une comédie de bureau classique avec MODOK en Michael Scott maléfique mais totalement incapable et balbutiant, et enfin 4), en filigrane, une double intrigue de fond, cumulant la menace du Comité de direction de GRUMBL, et celle d'un double temporel de MODOK voulant détruire son pathétique moi futur.

Et le souci, c'est que toutes ces directions ne sont pas traitées ne manière égale, et n'ont donc pas un intérêt égal.

Le showrunner de la série vient d'American Dad!, et ça se sent : l'accent est fortement mis sur les relations familiales de MODOK, plus ou moins réussies, et qui ont tendance à prendre le dessus sur tout le reste - divorce, garde des enfants, jalousies, réconciliation, etc, etc, etc.

Ensuite vient la comédie de bureau, gentillette, mais pas forcément ultra-originale (ce qui n'aide pas, c'est qu'on pense fortement aux Venture Bros à certains niveaux). Puis les sous-intrigues de fond, qui consistent, la plupart du temps, en des scénettes de fin dans lesquelles l'un ou l'autre des méchants teasent des actions menaçantes (pas très intéressant, tout ça).

Et enfin, seulement, les interactions de MODOK avec l'univers Marvel. C'est d'ailleurs bien dommage que ces éléments soient à ce point limités, puisque le meilleur épisode de la saison (ou du moins, le plus drôle à mes yeux), était justement celui de la visite de MODOK à Asgard, et de sa participation à une guerre contre les Kobolds, aux commandes d'un char tiré par deux chèvres idiotes.

C'était déjanté, réussi, et il en va de même pour les scènes de MODOK et d'Iron Man (Jon Hamm), ou encore pour cet épisode centré sur les seconds-seconds-couteaux que MODOK recrute après avoir perdu le contrôle d'AIM.

Le reste de la saison, par contre, finit par être plus inégal, trop centré sur les émotions et le couple de MODOK pour vraiment être efficace. Certes, cela donne lieu à un caméo de Nathan Fillion en Wonder Man (un rôle qu'il "tenait" déjà chez James Gunn) en rival amoureux de MODOK, mais cela apporte aussi des longueurs et des platitudes au récit.

La fin de saison, notamment, après le passage chez Arcade, est assez quelconque, la série tentant de résoudre toutes ses sous-intrigues et de ramener un status-quo logique, mais pas très captivant.

Dans l'ensemble, le programme reste cependant divertissant, et techniquement maîtrisé, tout en étant bourré de fanservice à l'intention des fans de Marvel (sans toutefois atteindre les excès d'un Star Trek : Lower Decks pour la franchise Star Trek).

Et il faut bien reconnaître que certains des éléments plus sentimentaux et familiaux fonctionnent, comme ils peuvent aussi fonctionner ponctuellement dans une sitcom lambda.

De là à encenser la série comme bon nombre de médias outre-atlantique l'on fait... mouais. Le tout était malheureusement trop inégal pour vraiment me convaincre.

Mais peut-être qu'une saison 2, si elle a lieu (c'est loin d'être sûr au moment où j'écris ces lignes), parviendra à un meilleur équilibre entre les différentes facettes de son approche...

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Un film, un jour (ou presque) #1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019)

Publié le 4 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Russie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mon chat, l'elfe malicieux et moi (The House Elf / Domovoy - 2019) :

Lorsqu'elles s'installent avec leur chat dans un appartement luxueux de Moscou, Vika (Yekaterina Guseva) et sa fille Alina (Aleksandra Politik) se réjouissent de la bonne affaire qu'elles viennent de conclure. Mais elles ignorent que l'appartement est occupé (pour ne pas dire hanté) par un Domovoy (Sergey Chirkov), un elfe de maison agressif et hostile, prêt à tout pour expulser les nouvelles occupantes de sa demeure. Et pour ne rien arranger, une sorcière (Olga Ostroumova-Gutshmidt) et son fils incapable (Olga Ostroumova-Gutshmidt) ont des vues sur le bâtiment, qui abrite dans ses murs un trésor...

Une comédie familiale russe assez classique dans sa construction (façon hantise et poltergeist) et qui souffre de problèmes habituels au genre et à la production cinématographique russe (rythme bancal, slapstick parfois méchant, côté superstitieux très appuyé, casting parfois compliqué, etc) mais en a aussi certaines qualités (la bande originale symphonique, les effets spéciaux, l'approche un peu différente et sentimentale du genre).

Après, je l'ai vu en français, donc avec un doublage inégal, et les décors de l'appartement font fréquemment très "tournage en studio", mais globalement, ça se regarde sans trop de problèmes. En fait, je n'ai pas grand chose à dire sur ce métrage : ça occupera les plus jeunes, et ça ne donnera pas aux adultes envie de se défenestrer, ce qui est déjà bien.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1453 : Magic Camp (2020)

Publié le 3 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Magic Camp (2020) :

Magicien en perte de vitesse, Andy (Adam Devine) accepte l'invitation de son ancien mentor Roy Preston (Jeffrey Tambor) à rejoindre le temps d'un été l'Institut de la magie, un camp de vacances où les enfants apprennent à devenir des magiciens. Sur place, il retrouve Kristina Darkwood (Gillian Jacobs), sa grande rivale et ancienne partenaire, qui s'occupe d'un autre groupe : bien décidé à la vaincre lors du spectacle annuel opposant les apprentis illusionnistes, Andy va tout faire pour transformer les enfants dont il a la charge...

Un long-métrage de Mark Waters (qui a fait ses preuves dans le genre comédie Disney familiale et a un CV long comme le bras) tournée en 2016-2017, et à la sortie suspendue jusqu'en 2020, sur Disney +. Traduction : Disney n'allait pas se risquer à un flop en salles, et a préféré sauver les meubles en prétendant que ce film avait été spécialement tourné pour sa plateforme de VOD naissante.

Et honnêtement, on peut les comprendre : Magic Camp n'est pas honteux, mais c'est clairement d'un calibre télévisuel, une production qui aurait été à sa place sur Disney Channel à l'époque des D-coms en tous genres, une histoire ultra-générique (Rock Academy, mais dans le monde de l'illusion) pleine de bons sentiments calibrés, avec un Adam Devine qui fait son numéro habituel (même s'il a une bonne alchimie avec Gillian Jacobs), un Jeffrey Tambor qui cachetonne mais s'amuse, et des enfants inégaux (Isabelle Crovetti est excellente, cela dit).

Ajoutez à cela une bonne dose d'illusion "cinématographique" (comprendre que les tours de magie, lorsqu'ils ne sont pas aidés par des effets numériques, sont assez mal filmés), et voilà, un film totalement anecdotique, et qui, effectivement, remplira le fond de catalogue de Disney +... mais pas beaucoup plus.

2.75/6 (le public-cible du métrage et les parents seront probablement plus indulgents)

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Un film, un jour (ou presque) #1452 : Buddy Games (2020)

Publié le 2 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Buddy Games (2020) :

Plusieurs années après que l'un d'entre eux aient subi une blessure scrotale traumatisante lors des Buddy Games, une compétition amicale de défis physiques et mentaux stupides, un groupe de compères (Josh Duhamel, James Roday, Kevin Dillon, Dan Bakkedahl, Dax Shepard, Nick Swardson) se réunit et remet le couvert, avec 150 000 $ à la clef.

Une coproduction WWE Films et Saban, coécrite par Josh Duhamel, avec de multiples visages familiers à la distribution (Olivia Munn, James Roday, Kevin Dillon, Daw Shepard, Nick Swardson, Neal McDonough, Jensen Ackles, Sheamus, etc) et dont le ton est donné dès la première scène, avec des bros immatures de 45 balais qui se tirent dans les bollocks avec des billes de paintball, se frappent au visage avec leurs testicules moites et nous refont Jackass, au travers de concours de nourriture, de cascades approximatives, etc...

Voilà voilà... tout ça pour réaffirmer leur virilité, pour célébrer la masculinité fraternelle des mecs, les vrais, ceux qui s'électrocutent entre eux, qui se tirent dessus avec de véritables flèches, et qui se disent leurs quatre vérités en avalant des Pina coladas au sperme, car il n'y a que comme ça que l'on peut grandir intérieurement et avancer dans la vie.

Vu que c'est inspiré de la vie de Duhamel et de ses amis, on se dit que ce film de potes plaira bien à un certain public... en tant que tel, cela dit, et en ce qui me concerne, ça a un intérêt proche du néant.

1.25/6 (pour certains des acteurs que j'apprécie)

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Un film, un jour (ou presque) #1451 : Mortal (2020)

Publié le 1 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Romance, Norvège

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Mortal (Torden - 2020) :

Alors qu'il tente de se cacher dans les étendues sauvages de Norvège, Eric (Nat Wolff), un Américain d'origine norvégienne, coûte malencontreusement la vie à un jeune un peu agressif : détenteur de pouvoirs incontrôlables et meurtriers, le voyageur est rapidement pris en charge par Christine (Iben Arkelie), une jeune psychologue qui va rapidement s'éprendre d'Eric, et tenter de résoudre le mystère de l'origine de ses pouvoirs...

Un énorme bof que ce nouveau métrage du réalisateur norvégien de The Troll Hunter, de The Jane Doe Identity et de Scary Stories, un réalisateur pourtant habitué aux métrages de genre et aux ambiances pesants, mais qui ici semble incapable de développer autre chose qu'une origin story super-héroïque locale, qui semble persuadée que la transposition des mythes nordiques à l'ère moderne est quelque chose d'original (The Almighty Johnsons, c'était en 2011, par exemple).

Le problème, c'est que pour qu'un tel récit fonctionne, il faut des effets spéciaux spectaculaires (c'est plus ou moins le cas, dans une poignée de scènes) et une distribution charismatique. Là, malheureusement, c'est l'échec, puisque Nat Wolff et Iben Arkelie sont assez insipides, que l'interprétation est toute en retenue et en intériorisation, et que le film, dans son ensemble est particulièrement frustrant.

Après, les paysages norvégiens sont, comme souvent, bien mis en valeur, et il y a une ébauche d'idée intéressante à 15-20 minutes de la fin, lorsque Eric devient une sorte de Messie nordique... mais comme la fin en question est délibérément en queue de poisson, cela rend ce Mortal encore plus frustrant et agaçant.

2/6

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