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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2016 - 100 - Blood Punch (2014)

Publié le 26 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Nouvelle-Zélande

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Blood Punch :

Jeune chimiste envoyé en centre de désintoxication pour avoir fabriqué de la méthamphétamine, Milton (Milo Cawthorne, de Deathgasm) y rencontre Skyler (Olivia Tennet), une jeune femme séduisante, cynique, désabusée et manipulatrice, qui lui propose aussitôt de l'aider à s'évader du centre s'il leur fabrique, à elle et à son compagnon Russell (Ari Boyland), suffisamment de méth pour les rendre tous riches. Épris de la jeune femme, Milton accepte, mais une fois arrivé dans un chalet forestier en plein territoire indien (où Skyler et Russell ont établi leur camp de base), Russell s'avère instable et violent. Et lorsque le sang commence à couler, Milton réalise soudain que le trio est pris dans une boucle temporelle de 24 heures, qui se répète sans cesse... et c'est alors que commence le carnage.

Une comédie horrifique indépendante tournée par des néo-zélandais avec un budget minimal (ça s'entend à certains moments, au niveau des voix-offs et des bruitages), mais qui malgré cela s'avère très réussie, sorte de croisement entre Triangle, Timecrimes et Un Jour Sans Fin, mais avec trois tonnes de mises à mort plus grotesques les unes que les autres et un humour noir assez sympathique.

Comme, en plus, le trio d'acteurs principaux (tous trois - ainsi que Rose McIver, qui produit le film - en provenance d'une version récente des Power Rangers, RPM, tournée en Nouvelle-Zélande ^^) est attachant et convaincant, voici donc une très bonne surprise, dans le genre.

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 99 - Instinct de Survie (2009)

Publié le 25 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Instinct de Survie (The New Daughter) :

Lorsqu'il hérite de la garde de sa fille adolescente, Louisa (Ivana Baquero), et de son frère cadet, Sam (Gattlin Griffith), après un divorce conflictuel, John James (Kevin Costner), un romancier à succès, ne sait pas sur quel pied danser. D'autant que lorsqu'il s'installe avec ses enfants dans une nouvelle maison de campagne, Louise commence à changer du tout au tout, étrangement fascinée par un tumulus ancien, qui se trouve au fond de leur jardin...

Un film d'horreur qui ne semble pas totalement assumer sa condition avant son dernier quart, et qui, dans l'intervalle, se contente d'accumuler pas mal de poncifs et de grosses ficelles du genre (rien que la métaphore de la fourmilière, bien soulignée tout au long du film... *soupir*).

Si ce n'était pour sa distribution plutôt convaincante, ce métrage assez anémique (mais relativement soigné, visuellement) aurait tout à fait eu sa place sur SyFy aux alentours d'Halloween, entre son final souterrain assez économique, et ses créatures au design banal et peu mémorable.

2.5/6 (le seul vrai intérêt du film, c'est Costner)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 98 - La Féline (1982)

Publié le 25 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Féline (Cat People) :

Lorsqu'elle arrive à la Nouvelle-Orléans pour faire la connaissance de Paul (Malcolm McDowell), son frère qu'elle n'a jamais rencontré, Irena (Nastassia KInski) découvre vite que sa famille cache un sombre secret : Paul et elle se transforment en panthères meurtrières, et son frère semble persuadé que seule leur union incestueuse pourra les guérir de cet état...

C'est amusant de découvrir ce remake à la réputation sulfureuse plus de 30 ans après sa sortie, tant il a à la fois plutôt bien vieilli (la Nouvelle Orléans étant assez intemporelle, ça aide), tout en étant typiquement de son époque (musique de Moroder et Bowie, coiffures, effets... et McDowell :p ).

Cela dit, je ne peux pas vraiment dire que j'aie été particulièrement convaincu par le film : il est certes carré, professionnel, compétent, mais je l'ai trouvé assez mal rythmé, dans l'ensemble, avec une mise en place beaucoup trop longue, et une gestion assez peu satisfaisante du personnage de McDowell, justement, ainsi que de l'évolution de l'héroïne.

Bon, et puis, pour être franc, malgré la réputation de film d'horreur plus ou moins érotique que possède ce métrage, j'ai trouvé le tout assez faiblard sur ces deux aspects : l'horreur est assez limitée, et l'érotisme... mouais. Nastassia Kinski se promène toute nue, et ça se limite à ça.

Pour les 80s, c'est globalement assez commun, et honnêtement, je n'ai de toute façon pas trouvé Kinski très intéressante, comme protagoniste, lui préférant nettement Annette O'Toole.

3/6 (ça se regarde, sans plus)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 97 - The Rocky Horror Picture Show : Let's Do The Time Warp Again (2016)

Publié le 25 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Fox, Halloween, Comédie, Musique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Rocky Horror Picture Show  - Let's Do The Time Warp Again :

Aaaah, le RHPS, ce film culte de 1975, adaptation cinématographique de cette comédie musicale underground et corrosive, hommage à tout un pan du cinéma de genre, dans laquelle un couple de jeunes WASPs bien pensants typiques des années 50 se voient corrompus et dévergondés par des extraterrestres pan-sexuels menés par le Dr Frank-n-Furter, un travesti à la fois séduisant, dangereux, dévorant et complexe.

Un show - qu'il soit scénique ou cinématographique - tellement provocant, culte, transgressif et avant-gardiste, que chacune de ses représentations donne désormais lieu à un véritable spectacle participatif sur scène, à l'écran et dans la salle... une comédie musicale irrémédiablement marquée par son esthétique proto-punk androgyne, kitsch et déjantée, conséquence d'un budget limité, par l'interprétation et le charisme de Tim Curry, et par certaines images indélébiles, comme cette paire de lèvres rouges qui ouvrent le métrage.

Autant dire qu'en annonçant un remake télévisé, la chaîne Fox tendait largement le bâton pour se faire battre, surtout qu'elle s'était déjà plantée en adaptant aseptisant le RHPS dans un épisode de Glee.

Et plus les informations arrivaient sur ce remake télévisé, plus  l'on pouvait craindre le pire : si à la limite, choisir Victoria Justice et Ryan McCartan (deux acteurs connus pour leurs carrières Disney et Nickelodeon) pour interpréter les niais Brad et Janet était assez logique (voire même approprié et pertinent), le choix de Laverne Cox (actrice transexuelle n'ayant jamais fait ses preuves dans le milieu de la comédie musicale) pour interpréter le personnage de Frank-n-Furter (un mâle travesti) laissait dubitatif, et semblait indiquer que les exécutifs de la Fox ne savaient pas trop où ils mettaient les pieds, ou voulaient simplement faire le buzz.

Et puis ensuite, on a découvert que le téléfilm serait réalisé par Kenny Ortega, réalisateur des High School Musical, chefs-d'oeuvre de subversion et de décadence s'il en est (oui, c'est de l'ironie). Et enfin, histoire de conclure en beauté, on nous a expliqué que le film jouerait la carte du méta-discursif : plutôt que d'enregistrer le show en live sur une scène, comme les autres succès d'audience US récents en matière de comédie musicale télévisée (et comme il aurait été pertinent de le faire pour une comédie musicale reposant à ce point sur l'interaction avec le public), ce RHPS16 allait être filmé de manière traditionnelle, avant d'être encadré par des segments montrant le film "diffusé" dans une salle fictive emplie d'un public fictif (aux déguisements improbables), qui interagirait ainsi avec le métrage pendant sa diffusion (spoiler : ça n'apporte rien, et ça sort systématiquement du métrage à chaque fois que le réalisateur décide de montrer ces réactions).

Sur papier, le tout était donc très casse-gueule. Et dans les faits, toutes les craintes (ou presque) que l'on pouvait avoir se sont réalisées. Oui, le RHPS sur la Fox est surproduit, surbudgeté, tout est poli, propre, artificiel : des décors, aux costumes, à l'interprétation, en passant par toutes les réorchestrations musicales, tout sonne forcé et lissé. À l'image des numéros musicaux, tellement surchorégraphiés qu'ils en perdent paradoxalement tout rythme et toute énergie : le Time Warp est anémique, l'entrée de Frank-N-Furter n'a pas le moindre impact, Touch Me perd toute transgression et sexualité, ou encore, I'm Going Home, chanson touchante dans la version originale, est ici plombée par tout un appareillage scénique et par une Laverne Cox beaucoup trop radieuse et triomphante, façon Diva à la Whitney ou Mariah Carey.

D'ailleurs, attardons-nous sur l'interprétation : tout le monde surjoue un peu (problème de direction), mais dans l'ensemble, ça chante à peu près juste, et Justice et McCartan s'en sortent plutôt bien ; Annaleigh Ashford, dans le rôle de Columbia, est tout à fait dans le ton, tout comme Staz Nair, en Rocky (qui troque son slip moulant lamé or pour un caleçon nettement moins apte à choquer la ménagère) ; en Frank-N-Furter, Laverne est très inégale, juste et convaincante dans ses dialogues et réactions (malgré son accent bancal), un peu moins dans ses chansons, chorégraphies, et tout simplement dans sa présence : en effet, en faisant de Frank-N-Furter une femme à la poitrine pigeonnante et aux tenues spectaculaires (à la Beyonce ou Lady Gaga), le métrage perd complètement le malaise et le trouble créés par un Tim Curry carnassier en bas résilles. Ce qui m'amène à Adam Lambert, le chanteur actuel de Queen, un talent vocal ultra-flamboyant et ouvertement gay, qui aurait été parfait en Frank-N-Furter, mais se contente ici d'une brève apparition en Eddie (le personnage initialement interprété par Meat Loaf).

Enfin, mention spéciale à Riff-Raff (Reeve Carney) et Magenta (Christina Milian) : si le premier fonctionne moyennement tant il essaie d'imiter Richard O'Brien, la seconde est tout simplement calamiteuse, avec un accent ridicule, et un timing déplorable.

Apparaît aussi, en tant que narrateur, ce pauvre Tim Curry, qui se remet de son attaque cérébrale, et qui a tout de même bien souffert...

Avec une telle distribution, et une telle surproduction, à la limite, un bon réalisateur aurait pu sauver les meubles, et pondre quelque chose de rythmé. Hélas, ce n'est pas le cas : la réalisation d'Ortega est basique, simpliste, le montage (avec plans de coupes sur figurants, danseurs, choristes, orchestres, spectateurs dans la salle, etc) casse le rythme des chansons, et le film se traîne mollement jusqu'à la ligne d'arrivée, pas aidé par une aseptisation certaine du propos (moins de sexe, moins de violence, moins de cannibalisme, etc).

Au final, alors que l'original était "sale", osé, décadent et débordait d'énergie, ce remake Fox est (comme on pouvait s'y attendre) trop propre et appliqué pour faire illusion, ne serait-ce qu'un seul instant, et ce malgré les efforts de (quasiment) toute la distribution. On se demande donc qui était le public visé : les fans ne pouvaient que détester un tel projet faiblard et bancal, et les spectateurs lambda sont probablement passés à côté d'une partie du film, tant il repose sur une connaissance du métrage/spectacle original pour comprendre les blagues, les références, les rebondissements, le faux public, etc. 

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 96 - Dream House (2011)

Publié le 24 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Dream House :

Will Atenton (Daniel Craig), un éditeur new-yorkais, vient juste de quitter son travail, une somme conséquente en poche, pour s'installer dans sa nouvelle maison de Nouvelle-Angleterre, en compagnie de sa femme Libby (Rachel Weisz) et de leurs deux fillettes. Rapidement, cependant, des événements étranges se multiplient autour de leur demeure, dont ils apprennent qu'elle a été le lieu d'un triple meurtre par un père de famille, qui a tué les siens. C'est alors que tout bascule pour Will et ses proches...

Le problème avec un titre comme Dream House (avec cette orthographe particulière, à double sens), c'est qu'il abat ses cartes très rapidement... un spectateur attentif peut ainsi avoir une idée, dès le titre, de ce qu'il peut attendre du métrage. Et donc, forcément, quand après 45 minutes d'un métrage étrangement plat et décousu, qui échoue à instaurer la moindre atmosphère de mystère, le script tente le retournement de situation à la Les Autres (mâtiné de Shutter Island), difficile d'éprouver la moindre surprise.

(spoilers)

Oui, depuis 45 minutes, Craig vit bien dans une version imaginaire de sa maison, une "dream house", avec sa femme et ses filles qu'il a supposément tuées, et qu'il est le seul à voir. Ce qui ferait un twist acceptable à un moyen-métrage plus sombre, façon Contes de la Crypte (le tueur psychopathe qui perd la mémoire en tentant de massacrer sa famille, et finit sa vie hanté par leur souvenir), si Dream House ne ratait pas totalement son effet de révélation, avec notamment toute une séquence de vidéos de surveillance qui cachent délibérément le visage du tueur, de manière assez maladroite - ce qui téléphone aussitôt que le tueur est Daniel Craig, au cas où on en douterait encore.

Pire : comme le film continue encore pendant 45 minutes, on devine rapidement que Craig est innocent du crime dont on l'accuse... reste alors à trouver le responsable, et vu que les seuls deux autres personnages masculins louches du film - Koteas et Csokas - sont délibérément tenus à l'écart des personnages principaux pendant le plus gros du métrage, il ne faut pas longtemps pour que les 45 minutes suivant le twist de mi-film s'avèrent cousues de fil blanc.

Ce n'est donc pas sur le plan du script que ce Dream House fonctionne, ni sur celui de la réalisation (fonctionnelle, mais décousue/assez bordélique, avec des plans d'insert manquants, des transitions étranges, un manque de structure flagrant), ou de la musique (le score de John Debney est sympathique... mais semble régulièrement hors-sujet, comme s'il avait été composé pour une version totalement différente du script).

L'ambiance hivernale est loin d'être désagréable, cela dit, et l'interprétation est honorable, même si Daniel Craig et sa musculature découpée de James Bond, dans le rôle d'un ancien patient psychiatrique tout juste sorti de l'asile, et qui passe ses journées à errer dans une maison décrépie, c'est assez limite niveau crédibilité.

Dans l'ensemble, un thriller quasi-fantastique (ou pas) à peine digne d'un DTV malgré son casting, et dont on se demande ce qui s'est passé durant la production pour que le produit fini soit aussi bancal.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 95 - Black Mountain Side (2014)

Publié le 24 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Black Mountain Side :

Quelque part dans le nord du Canada, un groupe de chercheurs et de techniciens (Shane Twerdun, Michael Dickson, Carl Toftfelt, Timothy Lyle, Marc Anthony Williams, Andrew Moxham, Steve Bradley) découvrent, enfouie dans le sol, une étrange structure vieille de plusieurs dizaines de milliers d'années. Intrigués, ils tentent alors d'en comprendre l'origine, alors même qu'au sein de leur camp de base, l'isolement croît de plus en plus, ainsi que les tensions, la paranoïa, et les morts tragiques... tout cela, sous l'influence énigmatique d'une entité qui semble vivre là.

Ah là là là, avec un concept comme celui-ci, marchant à ce point dans les traces de Carpenter et de Lovecraft, j'aurais tant aimé tomber sur une petite perle de tension méconnue, un film indépendant captivant et pesant de bout en bout, frôlant l'horreur cosmique comme Big John a su le faire à tant de reprises... mais en l'état, ce Black Mountain Side ne parvient pas à transcender son côté dérivatif grâce à son récit, ou même à sa facture technique.

Pourtant, les extérieurs et les décors naturels sont assez beaux, les effets sont assez réussis, et sur papier, il n'y a rien de vraiment mauvais dans le script. Sauf que le réalisateur/scénariste ne parvient pas vraiment à gérer sa tension, à mettre de la pression, et à créer une ambiance nerveuse et paranoïaque telle que la vivent supposément ses personnages.

C'est à la fois un manque d'ambiance sonore (The Thing, par exemple, avait constamment un vent glacial qui soufflait dans les hauts-parleurs, en arrière-plan), un manque de rythme, mais aussi une question de budget (la voix de l'entité est à ce titre assez fauchée, ce qui enlève toute aura imposante et mystique à cette créature énigmatique).

Enfin, la toute fin est assez téléphonée, dans le genre, pour qui a prêté attention au film.

Dommage.

Un minuscule 3/6 (pour les intentions, le concept, les mutations, etc)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 94 - Constantine (2005)

Publié le 24 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Action

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Constantine :

Condamné à l'Enfer après s'être suicidé et avoir été ramené à la vie, John Constantine (Keanu Reeves) est par ailleurs atteint d'un cancer des poumons fulgurant, à l'issue fatale. Détective privé spécialisé dans le surnaturel, il tente désespérément de trouver une issue à son destin funeste en faisant le bien sur Terre, et en renvoyant les démons et autres esprits maléfiques en Enfer... en vain. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'une inspectrice de police, Angela (Rachel Weisz), à la soeur jumelle décédée dans des circonstances mystérieuses : John se trouve alors embarqué dans une sombre affaire paranormale qui implique le Paradis et l'Enfer, et qui pourrait bien changer la face du monde...

Une adaptation très très libre de Hellblazer, avec un Keanu Reeves impassible pendant 75% du métrage, confondant nonchalance/cynisme/détachement avec absence d'expression et de vie dans le regard.

Lorsque j'avais vu le film pour la première fois, il y a plus de dix ans, je lui avais mis un 2.5/6, étant resté à peu près aussi indifférent devant ce récit assez mal rythmé (et clairement trop long) que Constantine devant tous les événements surnaturels du film.

Et pourtant, tout n'est pas à jeter dans ce polar noir surnaturel typiquement urban horror/fantasy : la photographie et la réalisation de Francis Lawrence, notamment, sont plutôt réussies, et parfois même assez inventives.

De plus, l'univers, ses protagonistes, les choix de casting faits pour Gabriel et Lucifer, sont autant de points positifs de ce métrage ; les effets spéciaux, eux, sont nettement plus mitigés (disons qu'on sent bien les 10 années qui se sont écoulées depuis...), la bande originale de Brian Tyler est assez anecdotique dans le film, Shia Labeouf ne sert à rien, et le script est relativement bancal, compliquant inutilement certaines sous-intrigues, sans raison.

Bref, au final, un métrage mi-figue-mi-raisin, qui arrive à peine à la moyenne. Cela dit, le film a vraiment une esthétique et un univers que j'apprécie, donc...

3/6 (avec un autre acteur principal, ça aurait probablement reçu une note un peu meilleure)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 93 - Le Maître des Illusions : Director's Cut (1995)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Maître des Illusions (Lord of Illusions - Unrated Director's Cut) :

À peine sorti d'une affaire éprouvante d'exorcisme, le détective privé Harry D'Amour (Scott Bakula) part pour Los Angeles pour le compte de la belle Dorothea Swann (Famke Janssen), afin de protéger son mari, le célèbre illusioniste Philip Swann (Kevin J. O'Connor) de dangereux cultistes, adeptes du mystérieux Nix (Daniel Von Bargen). Car Nix détient des pouvoirs surnaturels incroyables, et c'est à ses côtés que Philip Swann a tout appris... avant de trahir son maître et de l'enterrer vivant dans un lieu que lui seul connaît.

Un film fantastique signé Clive Barker, et même si son nom n'était pas inscrit au générique, sa patte est là instantanément reconnaissable : locaux poisseux, visuels écorchés, objets métalliques étranges, surnaturel urbain, imagerie fétichiste à tendance gay, masochisme, poses masculines lascives, etc ; on est en plein dans du Barker, et le tout s'avère assez fascinant et captivant, surtout en Director's Cut.

Ce n'est cependant pas pour autant un chef d'oeuvre, et le film en rebutera certainement plus d'un : Barker n'est pas un grand réalisateur, il n'a pas un sens très affuté du rythme et de la structure cinématographique, et les effets spéciaux ont très mal vieilli depuis 1995.

Néanmoins, le film reste clairement une oeuvre unique, dans le genre, plutôt bien interprétée et originale, et vaut donc très clairement le coup d'oeil, surtout si l'on apprécie le monde de la magie.... et de Barker, donc.

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 92 - Summer Camp (2015)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Espagne

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Summer Camp :

Dans un camp de vacances espagnol en langue anglaise, quatre moniteurs - Christy la pimbêche (Jocelin Donahue), Antonio le séducteur (Andrés Velencoso), Michelle la sportive extrovertie (Maiara Walsh), et Will l'apprenti-vétérinaire (Diego Boneta) - sont confrontés à une épidémie d'un virus étrange, similaire à la rage, qui contamine tous les humains présents...

Quelle déception...  au vu du pitch initial, je m'attendais à une sorte de version espagnole du Cooties américain de 2015, avec des hordes d'enfants enragés. Mais en fait, pas du tout : les enfants n'arrivent que dans les deux dernières minutes de film, et dans l'intervalle, on a droit à un film d'infectés tout ce qu'il y a de plus banal, prenant place entre les murs d'une ferme en piteux état, et ayant pour protagonistes les quatre moniteurs, et une poignée de squatteurs drogués vivant non loin (et servant de chair à canon).

Le vrai problème étant que dès le générique de début, on nous explique en voix off qu'aucun des moniteurs n'a été retrouvé en vie, ce qui limite déjà les enjeux du film, et son intérêt... d'autant plus que ces quatre moniteurs sont particulièrement stupides et caricaturaux, tant dans leurs réactions que dans leurs actions, au point que le film ressemble régulièrement à une parodie.

Mention spéciale, notamment, au personnage de Jocelin Donahue, qui du début à la fin du film est joyeusement détestable, couard, strident, etc (ce qui est assez problèmatique lorsque l'on doit s'inquiéter de sa survie et de celle de Mr. "je fais des études vétérinaires, je sais de quoi je parle, laissez-moi rentrer dans la cage de ce chien enragé, mon t-shirt me protègera").

Le pire, c'est qu'on sent qu'un soin particulier a été apporté à d'autres aspects de ce script produit par Jaume Balaguero : l'infection est temporaire (ce qui est assez original), le scénario multiplie les fausses pistes (le pseudo-slasher du début, les différentes hypothèses quant à l'origine de l'épidémie), et feinte à droite et à gauche... mais au final, à trop vouloir feinter, on en devient bien trop prévisible (la souche d'arbre).

Et pour ne rien arranger, le rendu visuel est assez médiocre : avec sa photographie très sombre, le film n'est qu'un enchaînement de scènes tremblotantes, où la caméra est secouée de droite à gauche, et fait même parfois des micro zooms/dézooms pour donner l'impression d'action et d'intensité, et pour cacher l'absence de gore, qui est le plus souvent hors-champ.

Bref, un énième film d'infectés, aux personnages antipathiques (malgré une distribution agréable), qui se termine là où il devrait commencer, et dont les quelques bonnes idées ne suffisent pas à compenser les nombreux problèmes.

2.25/6 (vraiment, j'ai rarement eu autant envie de voir les personnages se faire massacrer le plus vite possible, d'autant qu'au bout d'un moment, les infectés qui hurlent en boucle, ça fatigue)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 91 - S.O.S. Fantômes (2016)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Comédie, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

S.O.S. Fantômes (Ghostbusters) :

Récemment renvoyée de son poste universitaire, la physicienne Erin Gilbert (Kristen Wiig) est contrainte de s'associer à une ancienne collègue, Abby (Melissa McCarthy), et à l'excentrique Jillian Holtzmann (Kate McKinnon), deux scientifiques parapsychologues enquêtant sur l'existence des fantômes à New York. Bientôt rejointes par Patty (Leslie Jones), une employée des transports en commun, les trois femmes vont alors découvrir les plans machiavéliques du maléfique Rowan (Neil Casey), qui a prévu de libérer dans la ville tous les esprits tourmentées du passé de New York...

Petit rappel des faits : après des décennies de stagnation d'un éventuel Ghostbusters 3, Sony voit le succès de Mes Meilleures Amies, comédie de Paul Feig avec un casting intégralement féminin. Aussitôt, les exécutifs du studio décident de confier à Feig le reboot de la franchise Ghostbusters, avec pour seule idée motrice "un casting entièrement féminin".

Une idée à l'opportunisme commercial tellement transparent que le débat fait aussitôt rage sur le web, se cristallisant tour à tour sur la distribution hautement prévisible, sur les défauts habituels des films du réalisateur, et, oui, sur le sexe des actrices, un point de contention particulièrement inadmissible pour une poignée d'abrutis du web à tendance trollesque.

Et malheureusement, c'est autour de cette minorité particulièrement bruyante que tout le projet Ghostbusters 2016 et sa promo finissent par s'articuler, pas aidés par une première bande-annonce objectivement ratée, et devenue la cible d'une campagne pas si organisée que ça de commentaires négatifs.

Immédiatement, la presse et les chevaliers blancs du web sont passés à l'assaut, trop contents d'avoir une bande de boulets sexistes à pourfendre de leur plume vertueuse, et il n'a pas fallu longtemps pour que les publicistes et l'équipe du film sautent sur l'occasion : en quelques mois, toute critique (légitime ou non) faite à l'égard du projet s'est vue automatiquement classée dans la case "sexisme réactionnaire", et le débat ultra-polarisé est devenu un échange d'insultes et de raccourcis hâtifs, aggravés par une production jouant la carte de la victimisation à outrance (tout en en rajoutant une nouvelle couche à chaque intervention, ainsi que dans l'écriture du film).

Bref : tout ce qui a entouré la genèse de ce Ghostbusters 2016 n'était qu'un cercle vicieux, une tornade d'excréments supposée créer un buzz, mais qui en réalité a eu l'effet inverse : SOS Fantômes 2016 s'est tout simplement vautré au box-office, handicapé par des critiques et un bouche à oreille très mitigés, et par cette polémique, qui a tout simplement fini par donner une très mauvaise image de marque à la franchise et au film.

Et quand on voit enfin ce dernier, on se dit "tout ça pour ça" ?

Car tous les défauts de ce film étaient prévisibles dès son annonce, tant ils sont endémiques au cinéma de Feig.

À l'époque de l'annonce du projet, avec Feig aux commandes, et ces quatres actrices, voilà ce que l'on pouvait redouter :

- un film trop long, et assez mal rythmé.

- une comédie jamais effrayante, semi-improvisée, avec des pets, du vomi, du caca et des vannes lourdes et peu subtiles, comme tous les Feig, dont seulement un gag sur deux ou trois fonctionne.

- une réalisation fonctionnelle mais ultra-basique et plate.

- un pseudo-remake/décalque du premier Ghostbusters, et qui, comme bon nombre de remakes, abuse du fanservice, et ne fonctionne réellement que lorsqu'il ose se détacher de son modèle.

- une sorte de version longue d'une parodie du Saturday Night Live, dans laquelle Melissa McCarthy est "la grosse, victime de slapstick mal cablé/doublé, avec option répartie cinglante", Leslie Jones "l'afro-américaine urbaine à grande gueule et à attitude", Kristen Wiig "l'héroïne guère mémorable", et Kate McKinnon "l'excentrique à l'accent/la diction bizarre, qui en fait constamment trois tonnes, et qui fait plein de grimaces et de mouvements bizarres dans chaque scène".

Et sans surprise, c'est exactement ce que l'on retrouve ici : une comédie inerte, bourrée de références aux premiers films, d'humour lourdingue, de scènes de dialogues plates qui durent trop longtemps, et de raccourcis narratifs problématiques.

Un film tellement concerné par son féminisme supposé qu'il fait de tous les personnages mâles des antagonistes, des idiots, des incapables ou des caricatures (Chris Hemsworth dont le personnage est tellement stupide qu'il se couvre les yeux quand il y a un bruit fort, parce qu'il pense que ce sont ses oreilles) ; qu'il place une ou deux piques anti-internet au passage, via des commentaires YouTube repris IRL ; et qu'il affronte le grand méchant en l'émasculant littéralement à coups de blasters...

Un métrage bourré de pseudo-jargon technique qui ne sert absolument à rien, à l'illustration musicale contre-productive (l'excellent score de Tim Shapiro est ici complètement noyé dans le reste), aux idées amenées avec la finesse d'un tractopelle (le logo, notamment) ou inutiles (toute la fin avec le saut en rappel dans le vortex), et qui a troqué tous les bruitages emblématiques de la saga (la sirène d'Ecto 1, l'allumage des packs à protons....) contre des sons passe-partout et instantanément oubliables.

Tout n'est cependant pas à jeter, dans ce remake, à commencer (comme je l'ai déjà mentionné) par le score de Ted Shapiro ; les effets spéciaux sont un peu trop axés "fantômes Disney et Scooby Doo" pour être satisfaisants, mais assurent tout de même, de par leur nombre et leur ampleur, le quota de spectacle ; Chris Hemsworth se donne à fond dans un rôle pourtant outrancier, stupide et caricatural ; et la chasse aux fantômes, en soi, est visuellement plutôt réussie, ce que l'on doit sans doute au réalisateur de seconde équipe, et aux studios d'effets spéciaux.

Tout cela n'est cependant pas suffisant pour contrer les énormes problèmes de rythme et de script du film, ainsi que son manque total de subtilité ou de demi-mesure (McKinnon est la coqueluche des critiques, mais je l'ai trouvé complètement hors-sujet). Le pire étant tout de même que l'échec retentissant de ce Ghostbusters 2016 met probablement un terme à tout espoir de franchise SOS Fantômes, qui va donc retourner au placard pendant quelques décennies...

2.25/6 (une sorte de Pixels-bis... mais avec le handicap de manquer totalement d'originalité ou de fraîcheur)

 

EDIT : et la version longue (un quart d'heure de plus) est totalement inutile, réintégrant la scène de danse du générique de fin dans le métrage, rajoutant de multiples scènes d'improvisation et de dialogues qui n'ajoutent pas grand chose au métrage, un peu plus de slime/vomi, ainsi qu'un peu de développement du personnage de Wiig... qui reste très anecdotique.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 90 - The Ones Below (2015)

Publié le 22 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Ones Below :

Lorsqu'elle fait la connaissance de Theresa (Laura Birn), sa nouvelle voisine, enceinte comme elle, Kate (Clémence Poésy) est ravie de trouver là une nouvelle amie. Mais bien vite, il apparaît que Jon (David Morrissey) et son épouse ont un comportement étrangement intense et compétitif, notamment au sujet de leur futur enfant. La situation se complique alors pour Kate et son époux Justin (Stephen Campbell Moore) lorsque Theresa perd son bébé chez eux, dans un accident que Jon reproche aussitôt au couple...

Un thriller ultra-balisé dont on devine tous les rebondissements au moins une demi-heure à l'avance, et qui en plus se permet un ultime flashback récapitulatif pour tout réexpliquer une nouvelle fois, au cas où le spectateur serait vraiment trop bête pour comprendre un tel script cousu de fil blanc.

D'autant plus que la réalisation, très calculée et clinique, ne fait jamais dans la subtilité, à grands renforts de gros plans en contre-plongée sur Theresa et Jon, et de pseudo-contemplation qui se veut sinistre, à l'image de cette photographie délavée et terne qui fatigue très rapidement.

Une photographie délavée et terne qui se marie à merveille avec Clémence Poésy, pâle, épuisée, jamais maquillée, et ce dès le tout début du film, avant même que sa grossesse n'ait eu le temps de la fatiguer. En face, Morrissey pousse une ou deux gueulantes, Campbell Moore n'a pas grand charisme ni grande alchimie avec Poésy, et Laura Birn pose problème, tant on sent dans son jeu qu'elle ne travaille pas dans sa langue natale, et en fait donc un peu trop pour être convaincante dans certaines scènes.

En résumé, un thriller médiocre, prévisible de bout en bout, et donc hautement dispensable.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 89 - Hellmouth (2014)

Publié le 22 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

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Hellmouth :

Gardien de cimetière atteint d'une maladie incurable ne lui laissant que deux ans à vivre, et pressé de partir les passer en Floride dès son départ en retraite imminent, Charlie (Stephen McHattie) est contraint d'aller remplacer un collègue disparu, dans un autre cimetière à la sinistre réputation. En approchant du cimetière, cependant, il rencontre Faye (Siobhan Murphy), une auto-stoppeuse mystérieuse dont il s'éprend aussitôt... mais bien vite, lorsqu'elle disparaît, Charlie réalise que son nouveau lieu de travail est à deux doigts de se faire engloutir par l'Enfer, et que s'il veut sauver Faye, il doit la retrouver dans l'au-delà, et confronter celui qui l'y retient en otage...

En voilà une surprise agréable.

Film indépendant canadien, financé en partie via indiegogo, et réalisé/écrit par les responsables de The Hexecutioners (et de Pontypool), ce métrage entièrement tourné sur fonds verts pourrait être résumé à une sorte de Sin City/Captain Sky macabre et horrifique, qui commence comme un film des années 50 en noir et blanc, évolue comme un Dellamorte Dellamore, et bascule progressivement dans une fresque épique façon Orphée aux Enfers, avec carte parcheminée, talisman, démons, monstres, montagnes sinistres, passeur du Styx, choeurs religieux, et langages inventés.

Un métrage expérimental et surprenant, donc, très bien interprété par Stephen McHattie, mais qui divisera très certainement de par la force de ses partis-pris visuels et narratifs : si l'on n'accroche pas au tout CGI, il est probable qu'on s'ennuie parfois à mourir, et qu'on se demande comment un tel OFNI a pu être produit.

Par contre, si l'on adhère à l'esthétique particulière du film, ainsi qu'à sa narration, alors c'est, comme je le disais, une bonne surprise (parfois un peu brouillonne dans ses enjeux et ses objectifs, mais bon).

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 88 - The Spider Labyrinth (1988)

Publié le 22 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Italie

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The Spider Labyrinth (Il Nido Del Ragno) :

Jeune archéologue, Alan Whitmore (Roland Wybenga) est envoyé à Budapest pour enquêter sur le silence étrange du Professeur Roth, un collègue qui, comme plusieurs autres membres d'un projet international, travaillait à l'étude de manuscrits et inscriptions anciennes. Mais une fois arrivé sur place, Whitmore découvre rapidement que la situation est plus complexe qu'il n'y paraît, et que Roth est devenu la victime d'un culte religieux ancien, bien décidé à garder secrète l'existence de sa déité, une araignée aux pouvoirs surnaturels...

Un film italien de la fin des années 80, et qui affiche clairement ses influences, empruntant çà et là au giallo, à Lovecraft, et au cinéma de genre de l'époque (coucou, Argento), avec ce que ça a de qualités (esthétique, ambiance, inventivité) et de défauts (acteurs mal redoublés en studio, interprétation inégale, et rendu très très daté, notamment dans certains effets).

Néanmoins, quelque chose fonctionne indubitablement dans l'enquête surnaturelle de ce héros un peu distant et cassant, au sein d'une petite communauté de personnages étranges, tous cultistes, et qui observent fixement le moindre de ses mouvements...

Rien de révolutionnaire, ou d'exceptionnel, mais c'est loin d'être une perte de temps.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 87 - ABCs of Death 2.5 (2016)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, USA

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ABCs of Death 2.5 :

Une sorte de bonus spécial pour patienter jusqu'à la sortie d'un éventuel ABCs of Death 3, et qui réunit 26 des courts-métrages finalistes d'une compétition organisée pour figurer dans les ABCs of Death 2, à la lettre M... 26 finalistes qui, donc, n'ont pas été sélectionnés.

Traduction :  le travail de ces 26 candidats n'était pas assez bon pour apparaître dans ABCs 2, une anthologie qui, je le rappelle, était très moyenne (3/6 - ce qui était toujours mieux que le premier opus2/6). Et comme le court-métrage gagnant (M is for Masticate) était en soi des plus médiocres et décevants (2.75/6), autant dire que ça laisse augurer du pire pour ce métrage-ci...

M is for Magnetic Tape : un nanard façon Troma, sur un responsable de vidéo-club qui se transforme en super-guerrier en armure VHS pour lutter contre des braqueurs. Très très con, fauché, mal sonorisé, mais assez amusant. Sauf que ça n'appartient pas vraiment au genre de l'horreur ou du gore. 3/6, mais limite hors-sujet pour cette anthologie.

M is for Maieusiophobia : de la stop-motion sur une alcoolique qui boit pour oublier qu'elle est enceinte, et qui finit par se faire une césarienne improvisée. Assez repoussant, visuellement parlant, ce qui fonctionne plus ou moins vu le sujet, mais est un peu trop vague et brouillon pour convaincre. 2.5/6

M is for Mailbox : un métrage en langue espagnole, sur une petite vampirette qui frappe à une porte le soir d'Halloween, bien décidée à massacrer la famille qui vit là. Plutôt sympathique et direct, j'ai bien aimé. 3.5/6

M is for Make Believe : des fillettes déguisées en fées découvrent un homme agonisant dans les bois, lui-même déguisé en fée, et elles tentent de le soigner avec les moyens du bord. Très moyen et superficiel. 2.25/6

M is for Malnutrition : la survie impossible d'une femme seule en quête de nourriture durant une apocalypse zombie. Assez réussi, bien filmé, de bons maquillages. 4/6

M is for Manure : le fils d'un redneck meurtrier utilise des morceaux de cadavres et du fumier pour fabriquer un golem vengeur. Pas très bien filmé ni interprété, un bon gros bof. 1.5/6

M is for Marauder : un gang de bikers post-apocalyptiques s'en prend à une femme seule sur la route. Amusant, puisque le gang et la victime sont en tricycles, et que le tout est une grosse parodie rigolarde. 3.75/6

M is for Mariachi : un concert de Death Metal est interrompu par l'irruption de Mariachis vengeurs et meurtriers. Assez basique, mais pas désagréable, sans plus. Un très petit 2.5/6.

M is for Marriage : un thérapeute et sa patiente tentent d'extraire les pensées négatives de cette dernière, qui se manifestent sous forme de tumeurs hideuses. Visuellement assez réussi, bien interprété, mais par contre, je ne sais si j'ai aimé ou non la fin. 3.5/6

M is for Martyr : choisi pour être le martyr d'une communauté, un homme apparemment immortel est ligoté et, chaque jour, blessé et tué d'une manière toujours plus horrible. Intrigant et maîtrisé. 3.5/6

M is for Matador : un matador psychopathe organise des simulacres de corrida afin de mettre à mort de jeunes captives portant une tête de taureau. Mwé. Pas exceptionnel, et beaucoup trop de hors-champ. 2.75/6

M is for Meat : à nouveau de la stop-motion, sur un homme fait de viande, qui sert de repas à une cuisse de poulet carnivore. Étrange, mais techniquement réussi. 3.5/6

M is for Mermaid : un duo de pêcheurs capture une sirène, et décide de l'épargner. Amusant, sans plus, car trop prévisible. 3/6

M is for Merry Christmas : Krampus déprime, las de son quotidien et de sa mission, et il décide d'apporter joie et bonheur aux enfants, avec l'aide de l'un de ses esclaves. Très amateur, se limite à deux acteurs qui discutent avec un accent anglais, et c'est à peu près tout. 1.75/6

M is for Mess : un homme rondouillard a un problème : il défèque par le nombril. Un court brésilien très axé scato, et donc assez peu à mon goût. 1/6

M is for Messiah : un culte primitif tente de sacrifier une vierge, mais celle-ci se rebelle, avec des conséquences inattendues. Assez basique, mais la fin est sympathique. 3/6

M is for Mind Meld : dans un laboratoire, un cobaye s'auto-mutile de nombreuses manières différentes... mais ne ressent aucune douleur. Pas désagréable, même si le titre téléphone beaucoup la révélation finale. 3/6

M is for Miracle : sur le point de se suicider, un homme reçoit une boîte en carton étiquetée Miracle Box, et sa vie change alors du tout au tout. Pas très clair ni intéressant. 2.25/6

M is for Mobile : un homme de main torture un otage sur les ordres de son commanditaire, avec qui il échange par texto. Décevant, car on voit venir la chute à des kilomètres, et que le gore n'est que suggéré. 1.5/6

M is for Mom : dans un monde post-apocalyptique, un petit garçon zombie aperçoit une fillette humaine, et en tombe amoureux. Plutôt mignon, même si encore une fois, le titre téléphone la chute. 4/6

M is for Moonstruck : de l'animation cartonnée, plutôt réussie, sur un homme qui vient se recueillir sur la tombe de sa femme. Ça manque peut-être un peu de clarté pour totalement fonctionner, mais c'est honorable. 3.5/6

M is for Mormon Missionaries : deux missionnaires mormons qui font du porte à porte décident d'imposer leur religion par la force. Techniquement assez compétent, et le twist final fonctionne à peu près. 3.5/6

M is for Mother : deux jeunes femmes sont confrontées à une araignée géante. Un court très réussi visuellement... mais qui se résume à son pitch, et ne propose rien d'autre, en une minute et quelques. 3/6

M is for Muff : dans un motel, un grand-père reçoit la visite d'une call-girl obèse, qui a un accident malencontreux. De l'humour assez bas de plafond, et un segment qui dure un peu trop longtemps. 2/6

M is for Munging : deux hommes déterrent un cadavre, et s'essaient au munging. Inutile et creux. 1/6

M is for Mutant : en Australie, une infection virale transforme les humains en mutants ailés carnivores. Un court filmé en pseudo plan séquence, avec des bestioles en latex assez laides... et malheureusement, un segment qui ne va nulle part. 2/6

Une anthologie qui se finit donc avec une note moyenne de 2.75/6, soit juste en dessous de l'épisode 2. Néanmoins, il faut bien avouer que bon nombre des courts proposés ici sont nettement meilleurs que celui qui a remporté le concours, et qui a été intégré à la version finale de l'anthologie.

En effet, rappelons nous que M is for Masticate (visible sur YouTube, au besoin), reposait entièrement sur son aspect visuel, et sur l'humour qui se dégageait supposément de son gros psychopathe poilu et en slip qui courait dans une rue, berserk, et s'attaquait vaguement à quelques passants. Le tout avec un rendu visuel de clip musical, car filmé en ultra-ralenti HD.

Mais visiblement, les gros poilus au ventre qui tremblote, ça semble parler aux votants du concours....

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 86 - The Fear Of Darkness (2014)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Australie, Horreur, Fantastique, Halloween

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The Fear of Darkness :

Sarah Faithfull (Maeve Dermody), une psychologue, reçoit pour mission de gérer le cas de Skye Williams (Penelope Mitchell), une jeune femme accusée du meurtre de son compagnon suite à l'ingestion d'une drogue psychotrope. Mais Skye affirme qu'elle est innocente, et que depuis qu'elle a pris cette drogue, elle est hantée par une présence maléfique qu'elle est la seule à voir, qui a tué son petit-ami, et qui vit dans les ténèbres. Dubitative, Sarah finit cependant par changer d'avis à mesure que les expériences étranges se produisent autour d'elle...

Un thriller horrifique australien pas très convaincant, pour de multiples raisons : le rythme, assez mollasson ; le script, plutôt bavard, et qui ne s'embarrasse pas de vraisemblance (le moment où Skye fait un arrêt cardiaque en pleine séance de régression hypnotique, et où Sarah décide de la réanimer... en lui parlant et en la sortant de sa transe, mérite tous les facepalms du monde) ; l'interprétation, très inégale ; la photographie, qui ressemble fortement à de la DV HD, occasionnellement assez moche ; et tout ça, sans oublier le retournement final, qui se prend les pieds dans le tapis en tentant de nous faire une combinaison de Identity et de Normal Again (de Buffy), sans jamais vraiment apporter de réponse quand à la réalité du phénomène surnaturel.

Bref, ça ne marche pas vraiment, ça n'exploite pas vraiment son sujet (la nyctophobie), mais au moins les Aussies tentent des choses...

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 85 - Green Room (2015)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

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Green Room :

Un jeune groupe de punk rock indépendant (Anton Yelchin, Alia Shawkat, Joe Cole, Callum Turner) est amené à donner un concert dans une salle occupée par un groupuscule de skinheads. Mais alors qu'ils remballent leurs instruments, ils assistent, bien malgré eux, à un meurtre. Retranchés dans la pièce où le crime a eu lieu, en compagnie d'Amber (Imogen Poots), témoin du meurtre, le groupe est alors assiégé par Darcy Banker (Patrick Stewart), le propriétaire du club, et par ses sbires, bien décidés à ne pas laisser de survivants...

Un survival/semi-film de siège bénéficiant d'une réputation élogieuse, notamment en festival, et qui pourrait presque être résumé à punks vs skinheads. Et je peux comprendre pourquoi le film plaît : la violence est âpre et sans concession, le cast est bon et compétent, l'ambiance est pesante et crédible, bref, ça a de quoi séduire.

Sauf que, malheureusement, ce film possède aussi des personnages principaux particulièrement antipathiques, le genre de personnages à trouver que de chanter Nazi Punks Fuck Off des Dead Kennedys en ouverture d'un concert payé donné dans une salle de néo-nazis, c'est trop drôle et trop rebelle, mais que faire sa promo sur les réseaux sociaux, c'est contraire à l'esprit de la musique qui doit rester pur et vivant.

Alors je sais que ça participe à l'esprit punk, que c'est cohérent avec les personnages et leur musique, etc... mais je n'y peux rien, instantanément, ça m'a fait lever les yeux au ciel, et j'ai pris les protagonistes en grippe (ce qui n'aide pas à s'inquiéter pour leur sort, et à se sentir concerné par ce qui leur arrive).

À partir de là, ce sont principalement les défauts du film qui m'ont sauté aux yeux : les réactions assez bizarres et autres décisions étranges des personnages, qu'ils soient héros ou antagonistes ; le rythme particulièrement inégal qui fait qu'il y a un manque cruel de tension dans bon nombre de scènes ; la caractérisation assez légère de part et d'autre, qui, cumulée à un nombre de personnages secondaires élevé, fait qu'on finit par confondre un peu ces derniers ; la fin du film assez peu satisfaisante et cathartique ; des skinheads trop maladroits et balbutiants pour vraiment présenter un danger totalement crédible ; ou encore le fait que, finalement, malgré des tentatives de détournement des codes du genre, le script est ultra-balisé, avec des morts qui se produisent exactement dans l'ordre auquel on pouvait s'attendre, et des survivants finaux qui sont exactement ceux que l'on pouvait prévoir.

Bref, j'ai eu un ressenti totalement opposé à celui de la majorité des critiques, et je ne peux pas dire que j'aie vraiment apprécié le tout.

Rien de mauvais, mais trop de moments où je me suis dit "bizarre, comme choix créatif, et pas forcément optimal".

Un tout petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 84 - My Boyfriend's Back (1993)

Publié le 20 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

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My Boyfriend's Back :

Bien décidé à séduire l'élue de son coeur, Missy (Traci Lind), le jeune Johnny Dingle (Andrew Lowery) fait preuve d'un peu trop de courage, et est abattu durant le braquage d'une épicerie. Mais à sa grande surprise, voilà que Johnny revient à la vie peu de temps après son enterrement, et reprend le cours normal de son existence, comme si de rien n'était : Missy se jette à son coup, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes... si Dingle ne se décomposait pas : pour survir, il risque bien de devoir dévorer de la chair humaine...

J'avais trouvé Parents (déjà de Bob Balaban) assez indigeste, et je n'avais pas du tout accroché à son ambiance bizarre et étrangement caricaturale.

Malheureusement pour moi, ce My Boyfriend's Back est exactement dans sa continuité : même atmosphère, même ton, même décalage ironique improbable (ici, tout le monde trouve qu'un zombie, c'est normal, et tout le film repose sur ce décalage), même style de réalisation et d'interprétation outrancières, bref, un ensemble qui ressemble plus à une grosse farce surnaturelle (ou au détournement par Balaban d'un script basique de teen comedy de l'époque) qu'à autre chose.

Et c'est bien là le problème, puisque cette teen comedy tente tellement d'être décalée, elle traite son sujet de manière tellement désinvolte (et ce du début à la fin) que lorsqu'elle tente de donner un minimum de corps à ses enjeux (très superficiel : allez au bal de promo), on a du mal à les prendre au sérieux.

Mais contrairement à Parents, ici, le tout est un peu plus structuré et maîtrisé, avec des transitions façon comic book, un rythme honorable, des caméos amusants (Matthew Fox, Philip Seymour Hoffman, Matthew McConaughey, Mary Beth Hurt...) et une progression narrative qui fonctionne plus ou moins, à défaut d'être particulièrement originale.

Malheureusement, les problèmes du style Balaban font qu'il est peu probable d'accrocher totalement au film, si l'on est réfractaire à ce style semi-parodique, avec bruitages de cartoon, gags idiots, hallucinations débiles et réactions totalement absurdes de tous les protagonistes.

Bref, pour résumer, c'est plus efficace que Parents, mais ça reste toujours très (trop) particulier et excentrique, avec bien plus de scènes ratées que de moments qui fonctionnent.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 83 - Choose (2011)

Publié le 20 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

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Choose :

Étudiante en journalisme, Fiona Wagner (Katheryn Winnick) se remet péniblèment du suicide de sa mère, trois ans plus tôt, un sujet qu'elle n'aborde pas vraiment avec son père, Tom (Kevin Pollack), inspecteur de police. Bien vite, cependant, père et fille se retrouvent embarqués dans la traque d'un tueur en série particulièrement cruel, qui impose des choix cornéliens à ses victimes avant de décider de leur sort, et qui semble particulièrement intéressé par la belle Fiona...

Un thriller écrit par les scénaristes d'Apparitions (Dragonfly, avec Kevin Costner), d'une rom-com de Jennifer Aniston, et de la série John Doe, et réalisé par un réalisateur apparemment débutant (ou bien est un cousin d'Alan Smythee ?), ce Choose aurait, honnêtement, pu être diffusé quasiment tel quel sur la chaîne Lifetime, tant il est médiocre, mal filmé/cadré, inoffensif et instantanément oubliable.

Ce n'est pas la faute de Winnick, charismatique et charmante comme à son habitude, ou de Pollack, efficace, mais tout ce qui les entoure est tout simplement médiocre : la réalisation, donc, mais aussi la bande originale, pataude et envahissante ; l'écriture, maladroite et téléphonée ; la structure, mollassonne, dérivative et basique ; et tout simplement la résolution de toute cette affaire, qui se conclue par un affrontement baclé et plat, suivi par un twist de fin de trois secondes et demi, particulièrement forcé et inutile.

Et comme en prime le film - qui a probablement été vendu à ses investisseurs comme un Saw-bis, vu le concept sur lequel repose le tueur - refuse systématiquement de vraiment s'engager sur le terrain de l'ultra-violence et du sanglant, et abandonne son concept de choix dans le dernier tiers, c'est vraiment un gros ratage qui ne mérite vraiment rien d'autre que sa sortie DTV.

1.5/6 (pour Winnick)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 82 - Viral (2016)

Publié le 20 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Viral :

Emma (Sofia Black D'Elia) et sa soeur Stacey (Analeigh Tipton) sont des adolescentes américaines radicalement différentes, mais lorsqu'une épidémie parasitaire étrange commence à se propager dans le monde (puis dans leur bourgade), elles sont contraintes de se serrer les coudes, et de faire face à une menace toujours croissante.

Ouhlà, la bonne grosse bouse signée Blumhouse Productions, et réalisée par les co-réalisateurs des Paranormal Activity 3 et 4...

Je ne sais pas trop par où commencer, à vrai dire : en théorie, c'est supposé être un film d'épidémie et d'infectés, mais en réalité, c'est un film pour adolescents blindé de rebondissements téléphonés au possible (le foreshadowing, c'est sympa, mais quand systématiquement, on devine ce qui va se produire ultérieurement, c'est que l'écriture est mauvaise et transparente) ; ajoutez à cela un rythme et une tension tout simplement inexistants, des personnages clichés et têtes à claques (la petite soeur studieuse et timide, la grande soeur rebelle et sarcastique, le copain fumeur et glandeur, le nouveau voisin attirant et serviable), en plus d'être assez stupides (systématiquement, ils prennent les pires décisions du monde : que ce soit se rendre à une fête ouverte à tous alors que la ville est en quarantaine, cacher son infection, tenter d'extraire un parasite inconnu armé d'une pince à épiler et de vagues notions de SVT...), des enjeux assez vagues (les tenants et aboutissants de la maladie ne sont jamais clairement exposés, et sont totalement aléatoires : on passe d'un petit parasite inoffensif étudié à l'étranger, à des zombies agressifs qui vomissent du sang, qui semblent aveugles, ont un compteur geiger, sont reliés télépathiquement et ont des vers en CGI de deux mètres de long qui leur sortent des oreilles), et on se retrouve avec un gros navet plat comme ce n'est pas permis, qui marche un peu sur les plates-bandes de The Bay, mais qui n'ose jamais être vraiment un film d'infectés, ou faire peur.

Il faut en effet 30 minutes avant que le premier infecté n'apparaisse réellement, puis on en voit brièvement passer un deuxième au bout d'une heure, puis la soeur est malade (mais guère menaçante)... et enfin, dans les 5 dernières minutes, on voit enfin un "nid" d'infectés... prestement détruit par l'armée, au cours d'un final explosif, et pourtant totalement plat, et dénué de la moindre énergie visuelle ou narrative.

On sent qu'il y a là un semblant de fond et d'idées, notamment au niveau de la relation entre les deux soeurs, mais le tout semble avoir été tellement baclé (comme la fin, honteuse) qu'on ne peut que regretter d'avoir perdu 90 minutes devant un tel gâchis.

1/6 (pour les actrices qui assurent un minimum)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 81 - Parents (1989)

Publié le 19 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Parents :

Dans les années 50, la famille Laemle emménage dans une nouvelle maison, typique des banlieues de cette époque. Vue de l'extérieur, la famille semble idyllique : Nick (Randy Quaid) et Lily (Mary Beth Hurt), les parents, s'entendent parfaitement, et leur fils Michael (Brian Madorsky) et particulièrement sage. Trop, peut-être, puisque le garçon devient rapidement persuadé que ses parents sont de dangereux cannibales, et qu'il tente alors d'obtenir l'aide de sa conseillère d'orientation (Sandy Dennis)...

Une comédie très noire et très très étrange signée Bob Balaban, qui mise tout sur son atmosphère bizarre, très caricaturale et kitsch, encore renforcée par une mise en images et une interprétation volontairement très outrées.

Et c'est bien là que le bât blesse, parce qu'autant je comprends totalement qu'on puisse adhérer à 200% à cette approche, à ce style, etc, autant j'ai trouvé le tout trop décousu, trop forcé et trop... hum... creux pour pouvoir adhérer au métrage.

Et comme en plus l'aspect technique du film est parfois défaillant - non seulement le jeune héros est un autiste tête à claques qui murmure toutes ses lignes de dialogue sans la moindre expression, mais en plus la prise de son sur ce film est tout simplement calamiteuse, avec des dialogues étouffés, des sons parasites omniprésents, etc ; tout le sang du film ressemble à du mauvais ketchup trop clair ; le rythme et l'énergie du film sont assez faibles -, j'ai vraiment eu du mal avec cette oeuvre, au point de mettre plusieurs jours à terminer son visionnage (et ce malgré sa durée somme toute limitée).

Je crois que le vrai problème, c'est que le film ne sait jamais trop sur quel pied il veut danser, et qu'au final, il semble manquer de direction : ce n'est jamais suffisamment mordant pour être une bonne satire, jamais suffisamment drôle ou macabre pour être une bonne comédie noire, jamais assez sérieux ou travaillé, thématiquement parlant, pour servir de métaphore pertinente sur quoi que ce soit, et enfin, vraiment jamais assez sanglant, effrayant ou rebutant pour fonctionner en tant que film d'horreur... ou même en tant que pamphlet végétarien !

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 80 - Restoration (2016)

Publié le 19 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Restoration :

Todd Jordan (Adrian Gaeta) et son épouse, Rebecca (Emily Roya O’Brien), s'installent dans une nouvelle maison, où ils découvrent un ours en peluche caché dans un mur, avec en son sein, le journal intime d'une fillette disparue. Rapidement, Todd et Rebecca s'aperçoivent alors qu'une force surnaturelle hante leur demeure, et tente de les amener à résoudre le mystère de ce journal intime...

Film d'horreur indépendant signé Zack Ward, qui tient par ailleurs ici le rôle du voisin un peu collant, ce Restoration n'est pas forcément désagréable à regarder : l'interprétation est solide, et la réalisation est assez compétente, avec quelques plans assez réussis... du moins jusqu'à la dernière partie du film, où tout se délite notablement.

Le script, tout d'abord, a tendance à abattre un peu trop tôt ses cartes, et par conséquent, le spectateur attentif aura vite fait de deviner, à mi-film, les tenants et aboutissants du récit : difficile, dans ce cas, de rester particulièrement passionné ou surpris par ses rebondissements.

D'autant que sur la fin, Zack Ward se laisse un peu aller à tout et n'importe quoi, au niveau réalisation, avec notamment une mini-scène de bagarre gratuite et risible : le film perd ainsi pas mal de son énergie et de son intérêt à mesure qu'il approche de sa fin, une fin qui, pour ne rien arranger, est plutôt prévisible (cf La Porte des Secrets).

Un essai qui n'est pas transformé, en somme, et un petit

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 79 - Les Ailes de la Nuit (1997)

Publié le 19 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

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Les Ailes de la Nuit (The Night Flyer) :

Journaliste de tabloïd hargneux et amer, Richard Dees (Miguel Ferrer) n'apprécie guère que son patron le mette en concurrence avec Katherine Blair (Julie Entwisle), une jeune reporter naïve et débutante, sur une affaire des plus sanglantes : un pilote privé, qui ne vole que la nuit, laisse derrière lui une traînée de cadavres exsangues, marqués de tous les signes du vampirisme. À bord de son avion personnel, Richard fait alors tout son possible pour traquer le tueur, qu'il a baptisé le Night Flyer...

Adaptation de Stephen King particulièrement marquée années 90s dans son style, sa réalisation et ses effets, ce métrage vaut principalement pour l'interprétation et le charisme de Ferrer, qui parvient à intéresser le spectateur malgré un personnage assez antipathique, et une intrigue globalement assez peu palpitante ou rythmée.

Ajoutez à cela des effets assez inégaux, un dernier quart qui tire franchement à la ligne (voire même frôle le ridicule dans sa dernière séquence à la mise en images ultra-mélodramatique, qui pourtant arrive après une scène de vision hallucinatoire très réussie) et une interprétation à l'identique (Entwisle est très moyenne), et on se retrouve avec un long métrage pas désagréable, mais plutôt anecdotique.

Heureusement que la créature est assez réussie, visuellement, dans la scène où elle se dévoile.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 78 - Nina Forever (2015)

Publié le 18 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, UK

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Nina Forever :

Après la mort de sa petite-amie Nina (Fiona O'Shaughnessy) dans un accident de voiture, Rob (Cian Barry), suicidaire et un peu dépressif, finit par retrouver goût à la vie dans les bras d'une collègue, Holly (Abigail Hardingham), jeune femme de 19 ans qui se cherche, aime le danger, et possède une part d'ombre qu'elle n'assume pas vraiment. Mais alors que Rob et Holly passe à l'acte, Nina revient d'entre les morts, sarcastique, démembrée et ensanglantée, pour les hanter et se moquer d'eux dès qu'elle en a l'occasion...

Une comédie noire anglaise très bien accueillie par la critique, et qui ressemble un peu à une version plus sombre, malsaine et sexuelle du Burying the Ex de Joe Dante, avec en prime une touche de réalisme populaire typiquement anglais.

Nina Forever s'avère un métrage relativement intéressant, surtout pour un premier film, mais le tout donne tout de même une impression d'inabouti : la faute à un propos fondamental - la métaphore au coeur même du film et de son concept, et qui fait de Nina la manifestation physique de la culpabilité, des insécurités, et des problèmes psychologiques des protagonistes - pertinent, mais bien trop délayé, et un peu répétitif au final, avec un schéma un peu trop basique dans sa narration.

À l'identique, les effets de style et de montage prennent parfois le pied sur la limpidité et l'efficacité du récit, et ce dernier en perd alors notablement en puissance et en intérêt, malgré des interprètes particulièrement motivés.

Un film imparfait, donc, mais, pour un premier film, encore une fois, c'est tout à fait honorable, et ça augure du meilleur pour la suite de la carrière des frères Blaine.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 77 - Night of the Living Deb (2015)

Publié le 18 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

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Night of the Living Deb :

À l'occasion du 4 Juillet, Deb (Maria Thayer), une camérawoman pour une chaîne de tv locale, se réveille dans l'appartement de Ryan (Michael Cassidy), un séduisant inconnu avec qui elle a passé la nuit. Mais lorsque vient le moment de s'éclipser discrètement pour rentrer chez elle, Deb découvre que la ville est désormais envahie par des zombies, et qu'elle va devoir assumer son aventure d'un soir pour survivre aux côtés de Ryan, et de sa famille assez particulière...

Une rom-zom-com à très petit budget, puisque financée via Kickstarter... et ça se voit tout de suite : le métrage fait en effet assez cheap, avec bon nombre de figurants clairement pas professionnels, des zombies et des effets assez fauchés, l'utilisation de témoignages vidéos de fans (clairement des donneurs), et dans l'ensemble, un métrage qui, sur un plan technique, aurait bénéficié d'un plus gros budget (pour faire des prises supplémentaires, pour arranger un peu l'aspect visuel, pour retravailler un peu le scénario, etc).

Ce n'est pas pour autant amateur et honteux, mais ça aurait mérité un peu plus de travail. Parce qu'au final, ce genre de films - si on retire les zombies, on se retrouve avec une énième variante de Two Night Stand ou de #Stuck - repose fortement sur sa distribution, et sur son écriture.

Autrement dit, ici, sur Maria Thayer (sympathique, mais un peu saoulante, et donnant ici directement, par moments, l'impression de marcher dans les pas de la Kimmy Schmidt d'Ellie Kemper) et Michael Cassidy (pas désagréable, mais pas totalement juste, et manquant un peu de personnalité), et sur un script un peu pataud, qui tente d'être à moitié parodique, et à moitié sérieux, mais ne finit que par fonctionner à moitié, à l'image de sa fin, presque baclée et plate.

Pas forcément désagréable à regarder, mais pas non plus particulièrement mémorable ou original, une comédie zombiesque qui sera tout aussi vite oubliée qu'elle a été regardée.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 76 - The Conjuring 2 (2016)

Publié le 18 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Conjuring 2 :

En 1977, alors qu'ils se remettent tout juste d'une affaire éprouvante à Amityville, le couple d'enquêteurs du paranormal formé par Ed et Lorraine Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga) sont mis au courant d'une affaire toute aussi étrange : à Enfield, en Angleterre, la famille Hodgson est victime de phénomènes surnaturels, centrés autour de la plus jeune des enfants...

Je crois que c'est sans appel : j'ai vraiment énormément de mal avec le cinéma de James Wan.

Insidious et The Conjuring, premiers opus de leurs séries respectives, m'avaient laissé plutôt de marbre à un moment ou deux près (mais l'exorcisme braillard du premier Conjuring m'avait bien agacé), et ce tout en leur reconnaissant une forme particulièrement travaillée et intéressante.

Ce Conjuring 2, lui, m'a mis sur la piste d'une explication.

Une explication à mon rejet du style de Wan, au fait que je ne ressente rien devant ses films, bref, pourquoi est-ce que, malgré son évident sens du cadre et de l'image efficace, les films de Wan finissent par me laisser à leur porte : c'est peut-être bien parce qu'il souffre du syndrôme Michael Bay.

Non pas qu'il mette des explosions partout, mais bien qu'il ne pose jamais sa caméra. La caméra bouge quasi-constamment, d'un plan à l'autre, d'une scène à l'autre, elle virevolte, elle tourne, se met de biais, se redresse, pivote vers un autre personnage, se rapproche, s'éloigne, avance, recule, etc. Ce qui ne se remarque pas forcément trop dans un film d'action made in Bay, tant le rythme fait que ces mouvements participent à l'énergie du tout... mais dans un film d'horreur, il en va autrement, puisque ces mouvements permanents, s'ils peuvent occasionnellement aider à instaurer une certaine tension, ou à "attirer" le spectateur dans l'image, peuvent malheureusement aussi finir par le distraire, la lenteur du rythme et des plans faisant que le spectateur a plus de temps pour les remarquer. Et une fois qu'on remarque cette tendance, on ne voit plus que ça...

Quoiqu'il en soit, même sans ce problème de réalisation, reste que ce Conjuring 2 arrive un peu trop tard, puisqu'en 2015, le cas Enfield avait été traité sous forme de mini-série par la chaîne anglaise SkyTv ; une mini-série assez moyenne et oubliable, qui préférait faire passer le côté surnaturel de son récit au second plan, derrière les problèmes de ses personnages, en particulier ceux de Maurice Grosse, l'un des enquêteurs, véritable protagoniste principal du programme.

Entre cette mini-série et les documentaires concernant le cas Enfield, donc, l'histoire commence à être connue par coeur, déjà qu'à la base, elle n'est pas particulièrement originale ou palpitante.

Ici, Wan choisit en prime de la lier aux deux Warren, et de rajouter, en prime, toute une histoire secondaire de nonne démoniaque qui hante Lorraine, et qui est liée à Amityville. Le film tente donc d'en faire beaucoup trop, sans parvenir à instaurer de vraie tension ou de vraie terreur : la première heure consiste ainsi entièrement en une alternance des deux intrigues principales (les Warren et le cas Enfield), des intrigues qui prennent beaucoup trop leur temps, d'autant qu'elles abattent rapidement leurs cartes respectives : le cas Enfield en montrant son fantôme (celui d'un vieux pépé ronchon qui veut regarder la tv en paix, et qu'on cesse de l'importuner : pas vraiment de quoi trembler) et les Warren en faisant de même, avec la nonne maléfique bien moins effrante qu'il n'y paraît, surtout lorsqu'elle court, un peu ridicule, en tenant un cadre de portrait en guise de visage.

La tension ne règne donc pas vraiment, malgré les efforts tourbillonnants de James Wan. À partir de l'heure de métrage, les deux intrigues commencent enfin à se rencontrer, mais le tout ne fonctionne que très ponctuellement : en effet, le script commence très rapidement à ronronner, et on commence à sentir les 120+ minutes du film.

Pire, certains effets sont tellement téléphonés qu'ils tombent à plat, ou ne fonctionnent tout simplement pas : l'apparition du Crooked Man avait du potentiel, par exemple, mais le recours à la transformation numérique et l'effet de ralenti ont tendance à tuer la tension et la frayeur de cette première apparition (la seconde fonctionne un peu mieux).

Reste alors l'affrontement final, et la conclusion de toute cette affaire... mwé. Là aussi, le fait que le démon travesti en nonne ne fasse pas peur du tout (en même temps, les habits de nonne, c'est quitte ou double : soit on a peur, soit on rit), et son exorcisme en trois minutes chrono font que la fin ne convainc pas non plus totalement.

Mais le tout reste néanmoins relativement bien filmé, bien joué (même si Farmiga est comme toujours à la limite du surjeu caricatural... mais bon, c'est son style), et je suppose que c'est efficace, pour peu que l'on accroche aux techniques de Wan.

Même ressenti que le premier = même note.

2.5/6, mais la note serait probablement plus élevée si je n'étais pas tant gêné par le style Wan.

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