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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2016 - 25 - Home (2016)

Publié le 1 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Home :

Carrie (Kerry Knuppe), fortement croyante et pratiquante, est contrainte d'emménager un temps avec sa mère Heather (Heather Langenkamp), qui a quitté son père missionnaire religieux, pour épouser une autre femme, Samantha (Samantha Mumba), elle-même mère d'une fillette surexcitée, Tia (Alessandra Shelby Farmer). En opposition avec cette nouvelle famille, Carrie doit cependant mettre de côté ses préjugés lorsqu'une force surnaturelle s'en prend à la maisonnée...

Visiblement, les thèmes de l'homosexualité/homoparentalité et de la religion intéressent le réalisateur/scénariste de ce métrage, à en juger par sa filmo. Et pour un peu, j'aurais presque cru que ce Home était en fait un film prosélyte et anti-LGBT, avec ce foyer homoparental à qui il arrive malheur, et au sein duquel seul la foi de la croyante de service ("Carrie", humour volontaire, j'espère) peut sauver la situation... et puis en fait, non, puisque tous les problèmes de ce foyer arrivent finalement par la faute de Carrie, de son fondamentalisme, de sa rébellion, et de son recours à un exorcisme religieux pour purifier la maison.

Reste que les intentions sont assez brouillonnes, à l'image du reste du métrage dans son ensemble. C'est très amateur, très très médiocre, il ne se passe absolument rien pendant 70 minutes, et lorsque les manifestations surnaturelles se produisent, sur la fin, c'est cheap au possible, et ça repose sur un twist éventé assez honteux.

Comme en plus, l'interprétation est très inégale (Langenkamp et Mumba s'en sortent avec les honneurs, Knuppe et Aaron Hill aussi, mais le voisin envahissant/conseiller d'éducation est calamiteux au possible), l'écriture très faible, et la jaquette totalement mensongère (mais paradoxalement hilarante dans son photoshoppage abusif), il n'y a rien à retenir de ce Home plutôt raté.

1.5/6 (pour la réalisation, relativement compétente)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 24 - They're Watching (2016)

Publié le 30 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

They're Watching :

Des mois après avoir trouvé pour Becky (Brigid Brannagh) une vieille chaumière quasi-abandonnée dans les bois de Moldavie, l'équipe d'une émission tv américaine de décoration/aménagement revient sur les lieux du tournage pour découvrir le résultat des rénovations. Mais rapidement, la rigide Kate (Carrie Genzel), le sarcastique Alex (Kris Lemche), le sensible et réservé Greg (David Alpay), et la séduisante Sarah (Mia Faith) découvrent que la population locale est étrangement hostile, toujours hantée par le souvenir d'une légende locale parlant d'une sorcière habitant ces lieux...

Un found-footage présenté comme étant une comédie d'horreur, et une satire de la tv réalité et du sous-genre horrifique des "Américains en vacances en Europe de l'Est" : de quoi m'intéresser, à la base.

Sauf qu'en fait le film se plante sur tous les fronts, sauf peut-être celui de l'interprétation (et encore, c'est débatable selon les interprètes).

Sur le plan du found footage, c'est un format qui ne fonctionne pas, puisqu'on a droit à de la (mauvaise) musique de suspense et de tension, à des angles impossibles, et à des caméras qui sont omniprésentes sans raison ; du coté de la satire, pas mieux, puisque les personnages sont tellement creux et caricaturaux que ça tire constamment à blanc, et que le tout est assez vide ; niveau humour, c'est l'encéphalogramme plat, avec à peine quelques remarques sarcastiques, ici ou là, trop détachées pour faire mouche ; et sur le front de l'horreur, c'est encore pire, puisqu'il faut attendre une bonne heure avant qu'il ne commence enfin à se produire quelque chose.

Mais pire encore, après un twist éculé au possible (Brannagh, l'actrice à la carrière la plus importante de la distribution, est quasi-invisible durant tout le film, et se comporte bizarrement dans la majorité de ses scènes... je me demande bien pourquoi, ouhlàlà, quel mystère...), le métrage bascule dans un déluge d'effets spéciaux numériques particulièrement fauchés qui transforment le film en ersatz de Charmed, mal éclairé et gentiment risible, alors que la sorcière se débarrasse des paysans locaux à grand coups de pouvoirs magiques, de boules de feu, et autres effets ratés.

Bref, c'est assez médiocre sur tous les plans, notamment l'écriture, et c'est assez agaçant, parce que j'étais vraiment enthousiaste en commençant le visionnage.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 23 - The Witch : A New England Folktale (2016)

Publié le 30 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The VVitch - A New England Folktale :

En 1630, en Nouvelle Angleterre, une famille religieuse rejetée par ses pairs s'installe en bordure de forêt dans une ferme isolée, et tente d'y survivre. Mais rapidement, à mesure qu'une influence maléfique les menace et coûte la vie de leur bébé, les esprits s'échauffent et se radicalisent, tandis que les maléfices d'une Sorcière s'emparent d'eux.

Alors visiblement, il y a très clairement deux écoles dominantes quant à la réception publique et critique de ce VVitch : d'un côté, ceux qui adorent, qui considèrent que c'est le film le plus effrayant de ces dix dernières années, un chef d'oeuvre, un film tellement profond et complexe que "90% du public est trop stupide pour le comprendre" (pour citer Brian Keene, auteur d'horreur réputé) ; et de l'autre, il y a ceux qui restent totalement à la porte du métrage, et restent perplexe devant la réputation glorieuse et unanime de cette oeuvre.

Malheureusement pour moi, je fais partie de cette seconde catégorie. Est-ce c'est parce que je fais partie de ces 90% d'idiots qui ne comprennent pas la profondeur métaphorique supposément exceptionnelle de The VVitch ? Non, je ne crois pas. J'ai très bien saisi les métaphores et autres thématiques sur l'obscurantisme religieux, l'émancipation, la sexualité, blablabla... à l'identique, je reconnais que le tout est très bien joué (à déconseiller sans sous-titres ou en VF pure), globalement bien filmé et très travaillé au niveau du son, et que pour un premier film, c'est plus qu'honorable.

Et pourtant, je me suis ennuyé comme un rat mort. Une partie du problème, c'est que tout ce travail technique effectué sur le film aboutit à des partis-pris qui ne m'ont pas parlé : visuel terne, gris et austère, bande originale bruitiste, rythme monotone (pas vraiment de montée en puissance), déroulement évident...

The VVitch repose ainsi totalement sur son ambiance pesante, sur sa forêt sombre, sur ses dialogues archaïques marmonnés par des interprètes (parfois presque trop) habités et sur quelques images vaguement grotesques (sur la fin) pour tenir 90 minutes... mais si on n'accroche pas dès le début à cette ambiance, alors il n'y a pas la moindre peur ou tension à trouver ici, dans ce qui est pourtant vendu partout comme un "nouveau classique du cinéma de genre, à ranger aux côtés de Shining et de l'Exorciste".

:ninja:

 

Autrement dit, si je devais noter le film, je serais probablement sévère ; je pense cependant qu'il est préférable que je m'abstienne : je vois en effet les qualités du métrage, je comprends pourquoi il peut plaire, et pourquoi on pourrait avoir envie de lui mettre une très bonne note, surtout en ces temps de médiocrité ambiante du cinéma d'horreur, où dominent les found footages et autres production Blumhouse produites à la chaîne.

Mais The VVitch n'est tout simplement pas pour moi (et c'est dommage, parce que sur le papier, le sujet du film me plaisait beaucoup).

?/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 22 - Bleed (2016)

Publié le 29 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Bleed :

Sarah (Chelsey Crisp) et Matt (Michael Steger) sont heureux : ils viennent d'emménager dans une nouvelle maison à la campagne, et ils attendent un bébé. Pour pendre la crémaillère, ils invitent leur amie Bree (Brittany Ishibashi), qui vient accompagnée de Dave (Elimu Nelson), son petit ami ; sans prévenir, Eric (Riley Smith), le frère de Sarah, s'invite lui-aussi, accompagnée de Skye (Lyndon Smith), sa conquête du moment. Et à l'initiative de ces deux derniers, apprentis-chasseurs de fantômes, le petit groupe décide de visiter les ruines d'une prison abandonnée, située dans la région...

Une bonne surprise. Enfin, façon de parler.

Je m'attendais à un navet intégral de plus, et en fait, les vingt/trente premières minutes m'ont agréablement surpris : présentation compétente des personnages, distribution sympathique, léger malaise ambiant suffisamment subtil, rythme approprié... d'ailleurs, de manière générale, ce métrage reste intéressant.

Particulièrement bordélique et mal construit, certes, mais on ne peut pas dire qu'il manque d'idées : des fantômes, une prison hantée, une secte satanico-païenne, des rednecks sanguinaires et pédophiles, de la réincarnation, un tueur en série aux faux-airs de Rob Zombie, des bois hantés, l'antéchrist, des visions, un bébé élu, une prophétie, un complot des autorités, etc.

Oui, des idées, il y en a à la pelle.

Trop, en fait, puisque le tout finit par donner un gros gloubiboulga brouillon et mal exploité.

Mais c'est assez dommage, car le cast principal est efficace, et que visuellement, malgré des effets de transition et de montage parfois agaçants, ça tient relativement la route.

Ça aurait pu être pire, en fait. Ce qui, dans le domaine des films d'horreur à petit budget, est déjà un beau compliment.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 21 - The Dead Room (2015)

Publié le 29 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Nouvelle-Zélande

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Dead Room :

Deux chercheurs cyniques (Jed Brophy & Jeffrey Thomas) et une jeune médium (Laura Petersen) sont envoyés par une compagnie d'assurance dans une maison fraîchement abandonnée, afin d'y enquêter sur les allégations de hantise de la famille qui y vivait.

Un bon gros ratage néozélandais, probablement tourné avec un budget minimaliste (à en juger par la qualité de certains effets), et qui peine à susciter le moindre frisson, la moindre angoisse, ou à créer la moindre atmosphère.

Çà et là, on se dit "ah, tiens, ça pourrait déboucher sur quelque chose d'intéressant", et puis non, le soufflé retombe presque aussitôt, principalement parce qu'un film d'épouvante qui repose sur trois acteurs, et sur un esprit invisible, cela implique que les acteurs en question soient compétents.

Ici, si les deux hommes sont acceptables (pas exceptionnels, mais suffisants dans leurs rôles), la demoiselle pseudo-gothique est tout simplement fausse 85% du temps. Et comme c'est à travers ses descriptions et ses réactions que le spectateur est supposé avoir peur et s'imaginer l'esprit, ça tombe constamment à plat.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 20 - Docteur Frankenstein (2015)

Publié le 28 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Aventure, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Docteur Frankenstein (Victor Frankenstein) :

Alors qu'il tente de trouver des morceaux d'animaux pour ses expériences dans un cirque londonien, Victor Frankenstein (James McAvoy) tombe sur un jeune bossu, souffre-douleur du cirque, et pourtant doué d'un sens incroyable de l'anatomie et de la médecine. Il en fait aussitôt son assistant, le baptise Igor et, après l'avoir guéri de sa bosse, il en fait son partenaire dans une expérience révolutionnaire : ramener les morts à la vie...

Le dernier film écrit par Max Landis, American Ultra, parvenait à faire d'une histoire de stoner découvrant soudain qu'il est un super-agent des services secrets désactivé et traqué par tous quelque chose de laborieux, de soporifique, et que j'avais fini par abandonner en cours de visionnage (chose qui ne m'arrive quasiment jamais). C'était brouillon, c'est très mal rythmé, et ça n'avait, en fin de compte, pas grand intérêt.

Ici, ce Victor Frankenstein est déjà nettement plus maîtrisé, en cela qu'il se regarde sans problèmes, et n'ennuie jamais le spectateur. Malheureusement, c'est à peu près tout l'intérêt de ce métrage.

En effet, une fois que l'on passe outre la direction artistique assez réussie et chatoyante, les effets spéciaux convaincants et les multiples caméos d'acteurs de la série Sherlock (dont le réalisateur est ici à l'oeuvre), on se retrouve avec une redite de l'histoire de Frankenstein, version bromance, qui peine vraiment à convaincre.

La faute au script, qui échoue à donner de l'épaisseur à la majorité des personnages (la trapéziste, notamment, est totalement inexistante, et son actrice n'a pas une once de charisme), et à la distribution, qui semble laissée en roue libre : McAvoy cabotine totalement, et éclipse le falot Radcliffe, générant pourtant avec lui plus d'alchimie et de tension (sexuelle ou non, à vous de voir) qu'il n'en existe entre Igor et sa belle ; "Moriarty" en fait lui aussi trois tonnes ; et la Créature, qui apparaît à la toute fin... est malheureusement bien décevante, et très caricaturale.

C'est vraiment dommage, car çà et là surnagent des idées et des approches sympathiques de personnages pourtant surexploités, mais elles sont noyées dans un tout qui échoue à trouver une direction et un ton homogènes, et finit par partir dans toutes les directions possibles et imaginables, de la bromance au Sherlock Holmes de Guy Ritchie (surtout au début du film, qui tranche radicalement avec le reste et fait un peu tâche), en passant par le film fantastique répugnant, la romance, l'enquête, etc.

Avec plus de structure, plus de rigueur, et une vision artistique plus appuyée, ça aurait pu fonctionner.

Un très petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 19 - Pas un Bruit (2016)

Publié le 28 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Pas un Bruit (Hush) :

Maddi (Kate Siegel), une jeune femme sourde-muette, vit seule dans une maison en pleine forêt, où elle travaille à l'écriture de son prochain roman ; un soir, cependant, elle devient la cible d'un psychopathe masqué armé d'une arbalète, qui décide de s'occuper d'elle après avoir éliminé sa voisine et meilleure amie...

Moi qui ne suis pas trop fan du genre slasher, j'ai été agréablement surpris par celui-ci.

D'autant plus surpris, en fait, que même si j'ai de la sympathie pour le réalisateur Mike Flanagan depuis Absentia, son Oculus était déjà un peu plus mitigé et brouillon, et que les retours que j'avais eus de ce Hush étaient encore plus mitigés.

Mais en fin de compte, le tout fonctionne bien, reste assez tendu et prenant tout du long, et s'avère suffisamment brutal pour convaincre, d'autant que c'est globalement bien filmé et interprété (principalement par l'épouse du réalisateur).

Personnellement, j'aurais peut-être conservé un peu plus longtemps le masque sur le visage du tueur (car ce masque est franchement assez efficace, dans le genre), mais ce n'est que du pinaillage de ma part.

Un slasher qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui est suffisamment bien mené pour emporter l'adhésion.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 18 - Orgueil et Préjugés et Zombies (2015)

Publié le 27 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Histoire, Romance

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Orgueil et Préjugés et Zombies (Pride and Prejudice and Zombies) :

Dans un 19è siècle alternatif, une épidémie étrange et inexpliquée transforme les morts en zombies contagieux, et oblige toute la population à prendre les armes, et à apprendre à se battre. Ainsi, Elizabeth (Lily James), l'une des filles de la famille Bennet et une combattante fière et aguerrie, croise le chemin du ténébreux et arrogant Mr. Darcy (Sam Riley) : elle ne lui est pas insensible, mais son comportement l'horripile... jusqu'à ce que le duo soit embarqué côte à côte dans un combat sans merci contre l'armée des morts, qui menace de conquérir tout le pays...

À la base, le problème d'un pastiche tel que Pride & Prejudice & Zombies, c'est que le succès littéraire de l'oeuvre était principalement dû au caractère particulièrement passionné du fandom de Jane Austen, et à la mode des zombies, deux univers radicalement différents, mais qui partageaient un point commun : les fans d'Austen, comme ceux des zombies, sont prêts à acheter tout et n'importe quoi qui appartienne à leur domaine de prédilection.

La combinaison était donc irrésistible, avec les fans de Jane Austen qui achetaient le livre, puis le prêtaient à leurs compagnons ou à leurs amis masculins (avec le prétexte du "il y a des zombies"), ou vice-versa avec les fans de zombies, et leurs proches de sexe féminin, plus portées sur le côté "drame romantique en costume".

Malheureusement, au cinéma, tout n'est pas aussi simple, et le concept y souffre d'un problème très prévisible : si l'on n'est pas du tout familier de (et intéressé par) l'oeuvre de Jane Austen, on s'y ennuie cordialement. Car malgré un ton relativement léger, et l'insertion des zombies dans cet univers, force est d'avouer que c'est clairement le livre d'Austen qui se taille la part du lion.

Ce qui impose des handicaps certains au métrage : non seulement les zombies sont absolument anecdotiques (ils ne sont jamais menaçants, effrayants, ou dangereux, puisqu'ils se font tuer par paquets de douze par des héros nonchalants et surentraînés), mais en plus, le récit ne prend jamais la peine de développer ses personnages, comptant sur la familiarité du spectateur avec l'oeuvre originale pour combler les trous.

Résultat, hormis les deux ou trois personnages principaux (et les personnages ouvertement comiques, pour lesquels ce sont leurs interprètes - Sally Phillips et Matt Smith - qui font tout le travail), tous les autres protagonistes sont des personnages-fonctions totalement transparents (les soeurs Bennet, notamment, sont quasiment interchangeables) pas aidés par un casting peu inspiré, surtout du côté masculin (où c'est comme si tout le monde, de Darcy à sa nemesis, faisait un concours d'insipidité).

En résumé, on regarde le tout de manière très très passive, en attendant vaguement les attaques de zombies pour retrouver un semblant d'intérêt, et en soupirant devant les quelques bonnes idées gâchées par des rebondissements prévisibles, ou par un script qui préfère les laisser en friche et inexploitées.

Et pourtant... je n'ai pas détesté. La bande originale est honorable, c'est globalement bien joué, les effets sont généralement réussis, et hormis quelques moments un peu trop forcés et poseurs dans la mise en images, le tout reste assez fonctionnel et regardable.

Je suppose que c'est déjà bien, compte tenu du concept de base (et ce n'est ni pire, ni meilleur que Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires, adapté du même auteur, Seth Grahame-Smith).

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 17 - Dummie la Momie 2 : Dummie et le Sphinx de Shakaba (2015)

Publié le 27 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Jeunesse, Hollande, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Dummie la Momie 2 - Dummie et le Sphinx de Shakaba (Dummie de Mummie en de Sfinx Van Shakaba) :

Habitant toujours chez Gus (Julian Ras), Dummie (Yahya Gaier) la momie égyptienne comprend un jour qu'il ne grandira jamais, et connaît alors une crise existentielle qui l'amène à se remettre en question. Dummie décide alors de devenir célèbre, quoi qu'il en coûte, et choisit de participer à un concours de peinture. Parallèlement, Dummie, Gus et leurs proches découvrent l'existence d'une statuette antique contenant une huile aux pouvoirs merveilleux, capable de guérir toutes les blessures, et de rendre son apparence humaine à Dummie : ils partent alors à sa recherche, espérant la retrouver à temps pour que Dummie devienne humain avant de devenir célèbre...

Suite directe du précédent Dummie the Mummy, chroniqué ici, et qui était un film fantastique néerlandais pour enfants gentillet, sur la momie d'un jeune égyptien qui, revenu à la vie par magie, finissait par s'installer dans la ferme d'un petit garçon, et par aller à l'école avec lui.

L'année dernière, lorsque j'ai regardé le premier épisode, c'était pour me laver le cerveau après une suite de navets horrifiques, dans le cadre de l'Oktorrorfest 2015. Je fais donc de même cette année, même si, je dois bien l'avouer, nous sommes encore assez tôt dans cette saison 2016 (ce qui n'augure pas forcément du meilleur pour les semaines à venir...).

Malheureusement, comme souvent lorsqu'une suite est mise en production de manière précipitée, moins d'un an après le film original, le résultat n'est pas à la hauteur du premier épisode.

Ici, on a beau reprendre les mêmes et recommencer, on se retrouve devant un film pour enfants assez décousu, qui ressemble à une suite de mésaventures et d'épisodes mis bout à bout de manière un peu anarchique, sans avoir le charme scolaire ou musical du premier opus.

Assez dommage, je dois dire, puisque le premier film avait un capital sympathie certain (sans être pour autant un chez d'oeuvre, loin de là), alors qu'ici, c'est simplement quelconque (à l'image des rêves animés des protagonistes, laids, simplistes, et nettement en dessous des flashbacks animés du premier opus).

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 16 - Cabin Fever (2016)

Publié le 26 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Cabin Fever :

Une bande d'étudiants arrive dans un chalet en pleine forêt, sans savoir que la région est contaminée par un virus nécrosant qui va bientôt les décimer un à un...

Le premier Cabin Fever ne s'était fait remarquer, en 2002, que pour sa nature bancale, à moitié film d'horreur gore au concept fort, et à moitié comédie noire et absurde, avec bon nombre de scènes qui n'avaient pas grand sens. Le problème étant, à l'époque, que le film n'était paradoxalement pas assez drôle, pas assez absurde, pas assez gore et pas assez effrayant/tendu pour convaincre, quelle que soit la catégorie.

Néanmoins, la recette très particulière du métrage, et le sens très prononcé du buzz d'Eli Roth, avaient fait que le film avait connu son petit succès, visiblement suffisant pour lancer un remake quatorze ans plus tard.

Et là, on se demande vraiment "pourquoi ?", vu que ce remake est tourné à partir du même script, utilise bon nombre des mêmes angles de caméra et des mêmes scènes, et, pour faire simple, est une photocopie de l'original. Mais une photocopie délavée, avec une distribution encore plus insipide, un humour absurde encore moins présent, du gore à peine plus appuyé, une réalisation encore plus laborieuse, et un rythme encore plus médiocre.

C'est donc totalement redondant et superflu, et totalement dénué du moindre intérêt intrinsèque.

Quant à l'hommage à The Shining, en ouverture, il fait plus pitié qu'autre chose.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 15 - Holidays (2016)

Publié le 26 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Holidays :

Anthologie d'horreur en huit segments, qui prennent tous place à une période festive de l'année, avec une musique d'ouverture rétro-Carpenterienne, et quelques visages familiers - entre autres, Seth Green, Clare Grant, la femme d'Eli Roth, le mec d'Epic Meal Time, et la fille de Kevin Smith, dont le papa réalise justement son segment.

# Valentine's Day (par Dennis Widmyer et Kevin Kölsch, réalisateurs de Starry Eyes)

Maxine (Madeleine Coghlan), une adolescente complexée et martyrisée, imagine que son professeur de natation (Rick Peters), malade du coeur, est amoureux d'elle, ce qui fait d'elle la risée de ses semblables. Lorsque le coach la prend en pitié et lui offre une carte de St Valentin, Maxine retrouve du courage, et décide alors de se venger de celles qui la tourmentent.

Un segment assez joliment filmé, avec des choix esthétiques affirmés qui sont assez intéressants. Le tout est un peu surjoué, cela dit, et la chute est beaucoup trop prévisible pour convaincre. 3/6

# St. Patrick's Day (par Gary Shore, réalisateur de Dracula Untold)

Désireuse d'avoir un enfant à tout prix, une institutrice (Ruth Bradley) attire l'attention de l'une de ses élèves (Isolt McCaffrey) qui, à l'approche de la Saint Patrick, use de sorcellerie pour exaucer le souhait de son enseignante. Mais celle-ci n'est pas forcément enceinte d'un petit bébé humain...

Un segment qui souffre particulièrement d'une forme aux effets de style ultra-nombreux (jump cuts, avances rapides, etc) qui finissent par donner une impression globale de décousu et de brouillon, voire même, sur la fin, de grand n'importe quoi kitchouille et risible. C'est dommage, parce que l'approche "rituels païens" à la Wicker Man avait du potentiel, et la scène de l'accouchement n'était pas désagréable (même si elle ne reposait que sur des effets de style, justement). À trop vouloir faire décalé et wtf, cependant, ça finit par être assez lassant et agaçant. 2/6 (nan, mais le serpent géant mi-CGI mi-caoutchouc, franchement...)

# Easter (par Nicholas McCarthy, réalisateur de The Pact, et de At The Devil's Door).

À la veille de Pâques, au moment de se coucher, une fillette s'interroge sur la signification de cette fête, et sur les rapports entre Jésus Christ, et le Lapin de Pâques.

Alors là, coup de coeur. C'est probablement le concept le plus simple du lot (une fillette surprend le Lapin de Pâques en pleine nuit, pendant sa tournée), mais ce Lapin-Jésus-Christ-Pinhead stigmatisé, qui pond des poussins par la paume de ses mains en sang, et fait de la fillette sa remplaçante, ce Lapin, donc, est une réussite, à la fois glauque, malsain, et fascinant. D'autant que le sort réservé à la fillette est intelligemment réservé à un jeu d'ombres d'autant plus efficace. Mon préféré de toute cette anthologie. 4.5/6

# Mother's Day (par Sarah Adina Smith, réalisatrice de... euh... pas grand chose)

Kate (Sophie Traub), une jeune femme ultra-fertile qui tombe enceinte après chaque rapport sexuel, même protégé, se rend chez un médecin pour subir un énième avortement, mais celle-ci la redirige dans le désert, au sein d'un culte féminin de fertilité, qui l'incite à mener sa grossesse à terme.

Absolument aucun intérêt que ce segment assez redondant avec St Patrick's Day, et qui consiste uniquement à des femmes pseudo-hippies qui dansent nues, se baignent ensemble, communient, et se disputent... franchement, il suffit de rajouter une ou deux célébrités, un ou deux groupes à la mode, et voilà, c'est Burning Man ou Coachella. 0/6

# Father's Day (par Anthony Scott Burns, un illustre inconnu)

Carol (Jocelyn Donahue), une enseignante, reçoit le jour de la Fête des Pères une boîte contenant un magnétophone et une cassette audio, sur laquelle la voix de son père décédé se fait entendre. Suivant les instructions de celle-ci, Carol part dans un jeu de piste étrange, pour retrouver son géniteur qu'elle croyait disparu.

Un segment très atmosphérique, sobre et formellement plutôt réussi, avec une très jolie montée en tension passant uniquement par le son... mais dont la résolution est malheureusement particulièrement éventée et prévisible, ce qui affaiblit considérablement le tout. Dommage. 3.5/6

# Halloween (par Kevin Smith, qu'on ne présente plus)

Un groupe de cam-girls (dont Harley Quinn Smith) vit et travaille sous la coupe de Ian (Harley Morenstein), un manager violent, agressif et qui les exploite sans broncher. Le soir d'Halloween, cependant, elles décident de se venger.

Pas de surprise, on est devant du Kevin Smith, c'est très bavard, ça commence dans une superette, c'est gentiment vulgaire et graveleux... et c'est aussitôt totalement raté.

Pas forcément à cause de l'interprétation (Harley Quinn Smith n'est pas exceptionnelle, mais ça passe ; Morenstein surprend car il est excellent), mais plutôt à cause du concept en lui-même : les filles se vengent en assommant Ian, en le mettant en slip devant une webcam, avec un vibromasseur dans le fondement (fondement scellé avec de la super-glue, et vibromasseur branché, via une rallonge, sur une batterie de voiture et une télécommande), et elles l'obligent - via le chat de la web-cam - à se castrer en direct avec un couteau, ou à subir des vibrations insupportables dans l'arrière-train.

Soit. On voit là tout le niveau de ce segment, mais à la limite, pourquoi pas... sauf que tout ce segment s'effondre à partir du moment où l'on réalise qu'avec un couteau en main, Ian n'a qu'à couper la rallonge du vibromasseur pour mettre un terme à toute cette histoire. *soupir* 0/6

# Christmas (par Scott Stewart, réalisateur de Dark Skies, de Priest et de Legion)

Bien décidé à offrir un casque de réalité virtuelle révolutionnaire à son fils pour Noël, Pete Gunderson (Seth Green) est prêt à tout pour l'obtenir, même à l'arracher aux mains d'un homme agonisant. Mais rapidement, ce casque s'avère peser lourd sur la conscience de Pete, et lorsqu'il le met, ses instincts les plus sombres se révèlent à lui. Jusqu'à ce que sa femme Sara mette à son tour le casque...

Un petit segment très anecdotique et plat, qui manque cruellement de punch, et avec une fin que l'on voit venir à vingt kilomètres. Pas très drôle, pas très sanglant, pas très effrayant, pas très stylisé, vraiment très médiocre. 1.5/6

# New Year's Eve (par Adam Egypt Mortimer, réalisateur de Some Kind of Hate)

Lors du Nouvel An, un tueur en série (Andrew Bowen) habitué à massacrer toutes ses ex-compagnes, rencontre une nouvelle victime potentielle (Lorenza Izzo) grâce à un site de rencontres, et finit la nuit chez elle. Mais elle s'avère plus surprenante que prévu...

Un segment à l'interprétation assez juste, mais visuellement très quelconque, et qui ne va nulle part. L'espace d'un instant, on se dit que l'on assiste peut-être à un Mr et Mrs Smith en mode serial-killer, et qu'ils vont finir en sang, mais heureux ensemble... et non, c'est juste trente secondes d'affrontement entre psychopathes, avant une fin de segment précipitée et sans intérêt. Bof. 2/6

Alors voilà. Encore une nouvelle saison de l'horreur, encore une nouvelle anthologie horrifique, encore une nouvelle déception, avec ce Holidays qui échoue quasi-systématiquement dans son entreprise, Easter excepté. Vraiment décevant, tout ça...

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 14 - Les Copains et la Légende du Chien Maudit (2011)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Disney

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Les Copains et la Légende du Chien Maudit (Spooky Buddies) :

Dans la ville de Fernfield, le jour d'Halloween, Warwick (Harland Williams) le sorcier maléfique est malencontreusement réveillé par une bande d'enfants accompagnés de leurs chiots, les Copains. Il n'a alors qu'une seule idée en tête : sacrifier les âmes de plusieurs chiots appartenant à la même portée, afin d'invoquer le Chien Maudit, et d'ouvrir la porte menant à l'Outre-Monde....

Honnêtement, quand je me mets devant une production Disney estampillée Halloween, je sais d'avance qu'il ne faut pas que je place la barre trop haut, ou que je juge un tel film familial avec les mêmes critères scénaristiques que j'appliquerais au travail d'un réalisateur réputé, à l'oeuvre sur un blockbuster à plusieurs centaines de millions de dollars de budget.

Généralement, je garde toujours à l'esprit que la cible première d'un tel DTV Disney, ce sont de jeunes enfants peu exigeants, d'autant plus lorsque le film en question met en scène des chiots qui parlent. Ici, avec cette énième déclinaison de la franchise des Copains (les Air Buddies, franchise elle-même déclinée du film Air Bud et de ses suites), je ne m'attendais qu'à une ou deux choses : un minimum d'ambiance automnale et "halloweenesque", des enfants qui ne jouent pas trop mal, quelques visages familiers, et des chiens sympathiques.

Et franchement, je n'ai pas été déçu sur ces points précis, et je dirais même plus que j'ai été très agréablement surpris par la direction artistique et le rendu visuel, globalement très réussis, et quasiment dignes d'une production cinéma pour enfants.

L'ambiance d'Halloween "à l'américaine" est omniprésente, envoûtante, elle dégouline de chaque image, le score est ample et orchestral, et le film aurait probablement récolté un 3/6 indulgent de ma part... s'il n'était pas un plagiat éhonté de Hocus Pocus : Les Trois Sorcières.

Parce que forcément, qui dit Halloween et Disney, dit forcément Hocus Pocus.

Et visiblement, c'est aussi ce que s'est dit le scénariste, puisque ce Spooky Buddies reprend toutes les grandes lignes du film de 1993, ainsi que bon nombre de ses scènes :

- on se retrouve ainsi dans une petite bourgade américaine de la côte Est, où une légende locale veut qu'un sorcier ait été vaincu par les villageois après qu'il ait pratiqué une série de sacrifices sur les chiots locaux ;

- ce même sorcier est ramené à la vie par de jeunes maladroits qui se sont introduits dans sa maison abandonnée, un soir d'Halloween, pendant la tournée du Trick Or Treat. Le sorcier a alors jusqu'à l'aube pour mettre la main sur son grimoire, dérobé par les enfants, et pour terminer le rituel interrompu, s'il ne veut pas retourner au néant.

- les héros sont accompagnés et aidés par l'esprit d'une des victimes sacrifiées par le sorcier, esprit qui prend l'apparence d'un animal domestique parlant ;

- ils sont un temps poursuivis par un semi-zombie obéissant au sorcier, et qui les chasse jusqu'à la salle des fêtes du village, où tous les parents sont réunis pour un bal costumé, tandis que sur scène, un groupe maquillé de manière sinistre reprend une chanson connue à la thématique appropriée (ici, ce n'est pas I Put A Spell on You, mais le Monster Mash) ;

- ces mêmes parents ne croient pas leurs enfants quand ceux-ci interrompent le bal pour les prévenir, et retournent à leur concours de costumes, appréciant notamment au passage la qualité du "costume" du zombie... avant de, plus tard, finir par être tous hypnotisés par le sorcier.

- le sorcier, justement, n'est pas très doué, est effrayé par les costumes des enfants qu'il croise dans la rue ("des démons !"), les imite en frappant à certaines portes, et prend les adultes déguisés qui lui répondent pour des forces surnaturelles.

- on a droit à un face à face dans un cimetière, forcément.

- et n'oublions pas deux autres enfants de la ville, les brutes de service, qui sont capturés par le sorcier, et finissent par aider certains des héros à s'échapper des griffes du malfaisant...

Autrement dit, vous prenez Hocus Pocus, vous remplacez les trois sorcières par un sorcier cabotin, ses victimes canines par des enfants, vous remplacez le chat parlant par un chien parlant, et le trio de protagonistes par une demi-douzaines d'enfants (chacun avec son chien attitré), et voilà, à un ou deux menus détails près, vous vous retrouvez avec ce Copains et la Légende du Chien Maudit.

Autant dire que, malgré ses qualités de production, ce DTV Disney est particulièrement frustrant, pour ne pas dire énervant... d'autant plus qu'il est assez décousu dans sa narration (probablement rythmée de manière à accommoder les coupures de pub de Disney Channel), et que le Chien Maudit du titre finit par être vaincu... par un pet.

3/6 - 1.5 de pénalité pour le plagiat = 1.5/6 pour la direction artistique et l'ambiance.

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Critiques éclair - Pilotes en vrac (2016) - The Good Place

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Comédie, Sitcom, Religion

The Good Place 1x01-02 :

Sitcom NBC du créateur de Parks & Rec et de Brooklyn 99, sur Kristen Bell (en mode Amy Schumer - injures, alcool, fêtarde, sexe, etc) qui se réveille au Paradis, où elle est coachée par Michael (Ted Danson), et est l'installée dans une petite communauté idyllique, où elle rencontre son âme soeur (un jeune professeur de morale et d'éthique d'origine africaine). Sauf que la présence de Kristen Bell au Paradis est une erreur administrative, et que ses mauvaises habitudes détraquent immédiatement son environnement.

Alors une vision excentrique de l'Au-delà, pourquoi pas, dans l'absolu, mais étrangement, ma première réaction face à cette vision de la vie et de la mort affreusement formatée et américaine, où tout le monde est surveillé en permanence de son vivant, où seuls les plus vertueux d'entre tous finissent dans la "Good Place", où tout y est Stepford Wifisé à outrance, mielleux, et écoeurant... ça a été de trouver ça assez sinistre, en fait.

Et si le tout est assez léger et amusant (mais probablement très coûteux, vus les effets spéciaux), je ne suis pas certain que les scénaristes ont pleinement conscience du caractère "malsain" de ce Paradis aseptisé où quelques milliers de personnes vivent en perpétuelle béatitude, pendant que le reste de l'humanité brûle dans les feux de la Bad Place. Par moments, on a pourtant l'impression que le personnage de Bell est là pour s'indigner contre ce système, pour en montrer les failles, et pour apporter un peu de mordant... et puis ces brefs moments qui vont à contre-courant sont rapidement éclipsés par la narration, par la sérialisation, par des effets spéciaux et par des vannes ou des images absurdes, qui font sourire, et recadrent rapidement les ambitions du show.

Bref, sur la forme, pourquoi pas, tout le monde est plutôt compétent, et ça se regarde tranquillement (même si je ne donne pas cher de la peau de la série sur le long-terme) ; sur le fond, je suis nettement plus dubitatif.

 

EDIT

1x03 :

cet épisode donne une impression beaucoup plus claire de ce que le show veut être, et ça fonctionne un peu mieux, notamment avec son retournement final, qui montre que les showrunners n'ont pas peur d'abattre leurs cartes rapidement, et que tout n'est pas aussi manichéen que le pilote le laissait sous-entendre (Danson, notamment, est ici un peu plus excentrique et détendu que dans les deux premiers chapitres).

Néanmoins, je reste dubitatif sur la durée de vie de la série, trop excentrique pour convaincre un large public, même sur NBC.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 13 - Le Dernier Chasseur de Sorcières (2015)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Aventure, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Dernier Chasseur de Sorcières (The Last Witch Hunter) :

Dans un monde très similaire au nôtre, les sorcières existent, et vivent parmi nous, cachées, un traité de paix garantissant leur cohabitation harmonieuse avec le reste de l'humanité. Pour faire respecter ce traité, Kaulder (Vin Diesel) le Chasseur traque les sorciers et sorcières renégats et maléfiques, assisté d'un ordre de prêtres et de centaines d'années d'expérience. Car Kaulder est immortel depuis qu'il a tué la Reine des Sorcières (Julie Engelbrecht), qui l'a maudit avant de s'éteindre. Mais lorsque le bras droit de Kaulder, le 36ème Dolan (Micheal Caine), est assassiné, Kaulder découvre que quelqu'un veut ramener la Reine à la vie, et se venger du Chasseur : épaulé par le 37ème Dolan (Elijah Wood) et par une sorcière (Rose Leslie), Kaulder tente alors d'empêcher le pire...

Honnêtement, j'aime bien Vin "Baboulinet" Diesel.

C'est un ancien nerd qui s'est construit un corps de catcheur, et vit désormais ses rêves de gosse en incarnant des personnages cinématographiques tout droit sortis de campagnes de rôlistes et de fantasmes d'ados, que ce soit Riddick, Dominic Toretto, Xander Cage, ou ce Witch Hunter. Le problème étant... que ces personnages sont, pour la plupart, tous semblables, à savoir qu'ils sont l'image badass, stoïque et idéalisée que Vin a de lui-même.

Ce qui, parfois, dans certaines circonstances, suffit pour que le personnage fonctionne (Riddick, notamment)... mais le plus souvent, malheureusement, j'ai toujours l'impression que Vin se force à prendre la pose, qu'il se force à débiter des one-liners, et qu'il se force à jouer le badass... par conséquent, j'ai parfois énormément de mal à le prendre au sérieux, ou à le trouver crédible dans son jeu monolithique.

Dans les Riddick, ça passe ; dans F&F, aussi ; XXX ou ce Witch Hunter, par contre, ça coince.

La distribution du film est sympathique, ses effets visuels sont spectaculaires (tout en étant inégaux), sa direction artistique est travaillée, le script n'est pas désagréable (notamment dans son approche de la création d'un monde crédible et détaillé) bien qu'imparfait (la caractérisation des personnages, et leur évolution, laissent à désirer, et le postulat rappelle parfois Van Helsing, avec ce héros immortel chasseur de monstres, épaulé par un prêtre débutant), la musique est dérivative mais remplit son office, et la réalisation est relativement compétente (Breck Eisner est un faiseur honorable, même s'il peine toujours à insuffler du rythme et de l'énergie à ses films), bref, Le Dernier Chasseur de Sorcières avait de quoi être un métrage d'urban horror-fantasy assez satisfaisant (faute d'être mémorable ou excellent)... si quelqu'un d'autre que Vin avait tenu le rôle principal.

Parce qu'une fois le métrage repassé dans l'ère moderne, Vin est en mode plus minimaliste que jamais, Vin est surpuissant, Vin démolit tout le monde sans effort, Vin est mono-expressif, Vin a une voiture de luxe, bref, Vin n'est pas intéressant pour un sou, et son interprétation ne permet jamais à son personnage d'exister au delà du mur impassible qu'il incarne sans broncher.

Résultat, bon nombre de ses scènes sonnent tout simplement faux, que ce soit parce que Vin surjoue soudain une émotion (le contraste avec son impassibilité perpétuelle est alors ultra-brutal), parce que les dialogues sont bancals et maladroits, ou parce que la mise en scène simpliste de ces scènes et de ces dialogues favorise les poses caricaturales adoptées par le héros.

Mais encore une fois, je ne jette pas forcément la pierre à Vin Diesel, qui a besoin d'un bon réalisateur et directeur d'acteurs pour ne pas se laisser dévorer par ses tics de jeu (un peu comme Nicolas Cage, bien qu'ils évoluent dans des catégories totalement différentes).

Ici, il n'était pas forcément épaulé par un cador de la discipline, et si l'on ajoute à cela un script parfois mal équilibré (le personnage d'Elijah Wood est tellement inutile durant tout le film que son importance finale en devient télégraphiée), et qui aurait fait un bien meilleur pilote de série tv, tout cela finit par tirer ce métrage pourtant divertissant vers le bas.

Pas sûr que ça mérite la moyenne, mais bon, je mets tout de même un minuscule 3/6, pour le spectacle, pour l'ambiance et pour Rose (mais pas pour Vin).

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 12 - Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension (2015)

Publié le 24 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension (PA - The Ghost Dimension) :

Alors qu'ils se préparent à fêter Noël dans leur nouvelle demeure, Ryan (Chris J. Murray), son épouse Emily (Brit Shaw) et leur fillette Leila (Ivy George) font l'expérience de phénomènes paranormaux, déclenchés par la découverte d'une caméra mystérieuse dans la maison. Rapidement, alors que le comportement de Leila commence à changer, Ryan découvre que la caméra permet de filmer les forces surnaturelles à l'oeuvre dans leur demeure...

Bon, on va faire simple. PA 1 et 2 n'étaient pas terribles, mais ils se valaient à peu près, pour des raisons différentes (du 3/6 très relatif, noté en comparaison des suites, et qui serait nettement plus bas en notation absolue) : PA 3 tentait d'épaissir la mythologie de la saga, sans parvenir à être convaincant ou réussi (2/6) ; PA 4, lui, continuait sur la pente descendante de la saga, toujours plus faible et soporifique (1.5/6) : PA 4.5 (The Marked Ones) était une déclinaison latino qui continuait toujours sur la même lancée (1.25/6) ; et donc, ce PA 5, l'ultime épisode de la saga, qui se veut une conclusion définitive à la franchise, en apportant des réponses aux questions que les fans se posaient.

Pour être franc, ces réponses, je n'y ai pas prêté attention tant ce sous-Poltergeist échoue à créer le moindre suspense, à donner lieu à la moindre jump scare un tant soit peu efficace et surprenante, ou à intéresser le spectateur à son histoire ou à ses personnages.

Débarrassé de son gimmick 3D, le film est un vide intersidéral au rythme haché, qui repose vaguement sur les images numériques d'un démon ressemblant à Venom/au symbiote de Spider-man, et l'on se dit qu'il était plus que temps d'enterrer cette franchise bien faisandée, qui a fait, de par son influence, beaucoup de mal au genre.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 11 - La Forêt (2016)

Publié le 24 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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La Forêt (The Forest) :

Lorsque Jess, sa soeur jumelle vivant au Japon, cesse de donner de ses nouvelles, Sara (Natalie Dormer) est bien décidée à découvrir ce qui lui est arrivé. Persuadée qu'elle est toujours en vie, Sara part alors pour le Japon, où elle apprend que Jess a disparu dans la forêt maudite d'Aokigahara, lieu de tous les suicides et de tous les mauvais esprits. Accompagnée par Aiden (Taylor Kinney), un autre occidental vivant en terre nippone, elle s'enfonce donc dans ces bois sinistres, à la recherche de sa soeur...

Un film produit et conçu par David Goyer (avec trois autres scénaristes. Trois !) après qu'il ait découvert l'existence de la forêt d'Aokigahara en lisant sa page Wikipedia, ce qui en dit long sur la genèse du projet.

Mais bon, de toute façon, ça ne change pas grand chose au résultat final : on a en effet constamment l'impression, en regardant ce métrage, de faire un saut dans le passé, dix ou quinze ans en arrière, quand c'était la grande mode des remakes américains médiocres et estampillés j-horror.

Résultat : on se paie ici tous les clichés de l'Américaine qui arrive en Asie (enfin, en Serbie, là où a été tourné le plus gros du film), découvre les traditions exotiques et bizarres du pays, et est confrontée à des phénomènes surnaturels inexplicables.

Le tout façon "les scénaristes ont lu la page wiki et ont vu un reportage sensationnaliste, dont ils intègrent les anecdotes au script", mis en image de manière ultra-insipide et plate (les jump-scares sont anémiques et prévisibles au possible), sans le moindre frisson au rendez-vous, et avec une héroïne ignorante, pas très maligne, et assez agaçante (malgré la sympathique Natalie Dormer dans le rôle principal).

Un bon gros flop qui arrive une décennie trop tard, qui n'a rien appris de ses aînés, et qui n'a pas grand intérêt.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 10 - Up All Night : The Friday Download Movie (2015)

Publié le 23 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Jeunesse, UK, Halloween, Fantastique

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Up All Night - The Friday Download Movie :

Alors que Dionne, Shannon, Bobby, George, et Richard - les animateurs du show Friday Download, sur la CBBC - prennent des vacances bien méritées, leur van tombe en panne en pleine campagne anglaise, non loin d'un manoir menaçant. Dans celui-ci vivent Caleb (Tyger Drew-Honey) et Clara (Louisa Connolly-Burnham), un frère et une soeur particulièrement sinistres, qui semblent indifférents aux nombreuses manifestations surnaturelles qui hantent leur demeure, et acceptent d'héberger le petit groupe pour la nuit. Bien vite, il apparaît que Caleb et Clara sont sur le point de perdre leur maison familiale, s'ils ne réunissent pas une somme considérable pour payer un promoteur immobilier. Les jeunes animateurs tv décident alors d'organiser un concert caritatif sur les terres du manoir, afin de réunir des fonds. Mais Fraser (Ethan Lawrence), un chasseur de fantômes maladroit, mène l'enquête sur les véritables motifs de Caleb et Clara...

Une comédie anglaise à destination du public de la CBBC, dont on retrouve par ailleurs deux des acteurs de Wolfblood (Bobby Lockwood et Louisa Connolly-Burnham), et qui rappelle un peu ce que Nickelodeon ou Disney Channel peuvent faire aux USA : un film à la gloire des vedettes de leur chaîne, et qui se finit en chansons, avec des groupes populaires du moment.

Autant dire qu'en théorie, l'intérêt est théoriquement assez limité pour quiconque est âgé de plus de 14 ans, d'autant que les personnages principaux sont à peine caractérisés, et que la dernière demi-heure est à 50% musicale... mais - et c'est là qu'on reconnait le savoir-faire anglais - je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par le métrage dans son ensemble : visuellement, il est assez crédible, les acteurs sont solides pour leur âge, c'est dynamique, et surtout, l'histoire de fond est toujours prise au sérieux, même lorsque le ton se fait un peu plus léger et décalé.

Bref, ça ne prend pas ses spectateurs pour des attardés (contrairement à ce que l'on peut faire par chez nous lorsque l'on fait une comédie familiale), ça parvient presque à créer de la tension lors des premiers moments de hantise, et ça se regarde sans aucune difficulté, allant même jusqu'à faire de son personnage le plus pitoyable - le chasseur de fantômes - le véritable gagnant de cette histoire. En résumé : ça aurait pu être bien pire.

Objectivement, pas plus de 3/6, sauf si l'on est dans la catégorie démographique ciblée.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 09 - JeruZalem (2015)

Publié le 23 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

JeruZalem :

En vacances en Israel et armées d'une paire de Google Glass, Sarah (Danielle Jadelyn) et son amie Rachel (Yael Grobglas), deux jeunes américaines, croisent le chemin de Kevin (Yon Tumarkin), un specialiste en histoire antique, qui ne laisse pas Sarah indifférente. Elles l'accompagnent jusqu'à Jesuralem, alors même que Yom Kippur approche, et qu'une menace surnaturelle plane sur la ville...

Un found-footage assez typique du genre, tant dans sa forme que dans son intérêt, mais qui bénéficie clairement de son thème original, et de tout l'environnement (Jerusalem, les conflits de religion, etc) qui l'accompagne.

Ici, pas de zombies, mais des Nephilims gigantesques (brièvement aperçus, à la Cloverfield) et des démons ailés contagieux, aux silhouettes menaçantes et plus intéressantes que de simples morts-vivants basiques ; à l'identique, l'utilisation des Google Glass en guise de caméra omniprésente est bien justifié par le récit, et plutôt bien employé à l'écran.

Le film est donc assez agréable et intrigant à regarder, malgré une mise en place assez longue (mais là encore, Jerusalem fait une toile de fond qui reste intéressante), une héroïne un peu agaçante (j'ai préfèré sa copine fêtarde, nettement plus décomplexée) et un final caverneux un peu trop sombre et agité pour son propre bien.

3.5/6 (dont 0.5 rien que pour le plan de fin, qui a de la gueule)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 08 - Freaks of Nature (2015)

Publié le 22 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Freaks of Nature :

Dans l'étrange petite ville de Dillford, zombies, vampires et humains cohabitent plus ou moins en paix, chacun à sa place dans l'ordre des choses. Une situation encore plus tranchée au lycée où va Dag (Nicholas Braun), un humain discret, Petra (Mackenzie Davis), fraîchement transformée par un vampire dont elle était éprise, et Ned (Josh Fadem), un nerd génial las d'être ignoré par sa famille, et qui décide de laisser un zombie le mordre. Anciens amis, ces trois adolescents évoluent désormais dans des castes sociales différentes... mais lorsque des aliens tentaculaires envahissent la ville, l'ordre social s'effondre, une guerre ouverte éclate entre les trois races, et la survie de l'espèce humaine ne dépend plus que de ces trois lycéens, qui doivent mettre de côté leurs différences avant qu'il ne soit trop tard...

Amusante teen comedy horrifique écrite par le scénariste de 22 Jump Street, dont le défaut principal est de manquer cruellement de rythme et de style : la réalisation est transparente, le montage mollasson, et même au cours des scènes d'action blindées d'effets spéciaux, le tout manque de dynamisme.

Et c'est franchement dommage, puisque globalement, le film remplit son office de spectacle décalé et gentiment référentiel, avec des effets spéciaux convaincants, une écriture satisfaisante (même si elle télégraphie beaucoup trop la nature réelle de son héros), de l'humour absurde, de la comédie physique qui fait plaisir (tout ce qui à trait aux zombies), et des acteurs investis (le trio de tête est très attachant, et les innombrables caméos - Joan Cusack, Bob Odenkirk, Keegan-Michael Key, Patton Oswalt, Denis Leary, Mae Whitman, "Werner Herzog"... - font plaisir).

Vraiment dommage que Sony ait perdu toute confiance en ce film, et l'ait sorti en douce à Halloween dernier dans un nombre limité de salles. J'ai trouvé ça nettement plus sympa que le graveleux et con Manuel de Survie à l'Apocalypse Zombie, par exemple.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 07 - The Boy (2016)

Publié le 22 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Boy :

Jeune américaine fuyant une vie de femme battue, Greta (Lauren Cohan) arrive en Angleterre, pour servir de gouvernante à un jeune garçon de huit ans, Brahms, qui vit avec ses parents vieillissants, les Heelshire (Jim Norton & Diana Hardcastle), dans un manoir reculé. À son arrivée, cependant, Greta découvre que Brahms est en fait une poupée de porcelaine à l'effigie du fils décédé des Heelshire, poupée que ces derniers traitent comme un enfant réel. Contrainte de jouer le jeu, et d'obéir à des règles très strictes en l'absence des Heelshire, Greta découvre bien vite que la poupée semble prendre vie, et qu'elle est très capricieuse...

Quelle déception, à nouveau... pourtant, tout était réuni : une actrice principale attachante et adorable, un manoir sinistre, une poupée tout aussi menaçante, et une ambiance assez réussie, pour un postulat de départ absolument pas original, mais qui fait toujours son petit effet.

Et pendant un bon moment, le film se regarde d'ailleurs très facilement, réussissant à poser son atmosphère, et à faire craindre pour le sort de l'héroïne.

Bon, certes, le spectateur avisé verra venir bon nombre des rebondissements de cette intrigue dérivative (encore plus s'il a récemment vu Housebound), s'imaginera des directions potentielles bien plus intéressantes que celle finalement choisie par le film, et la bande originale de Bear McCreary est beaucoup trop discrète et oubliable pour vraiment porter le métrage... mais pendant un temps, donc, The Boy fait illusion.

Et puis, avec l'arrivée (télégraphiée) de l'ex, le film bascule dans le slasher bas-de-gamme, tout aussi prévisible qu'avant, mais nettement moins intéressant et maîtrisé, jusqu'à faire totalement décrocher le spectateur tant ces dix dernières minutes sont balisées et clichées.

D'un pot-pourri relativement bien mené, on passe aussitôt à un bout de pellicule sans intérêt et assez agaçant, qui laisse le spectateur sur une très mauvaise impression.

2.25/6 (1.25 pour le film et 1 point pour Lauren)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 06 - The Veil (2016)

Publié le 21 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Veil :

Dans les années 80, Jim Jacobs (Thomas Jane), le gourou d'une secte étrange appelée Heaven's Veil, a emporté avec lui tous les membres de sa communauté lorsqu'il s'est donné la mort au terme de nombreuses expérimentations visant à séparer l'âme humaine de son enveloppe corporelle. 25 ans plus tard, Maggie (Jessica Alba), la fille d'un agent du FBI ayant découvert les cadavres de Jacobs et de ses adeptes, décide de réaliser un documentaire sur la tragédie, en ramenant la seule survivante de celle-ci, Sarah (Lily Rabe), sur les lieux du suicide collectif. Mais sur place, ils s'aperçoivent bien vite que les expérimentations de Jacobs ont peut-être bien porté leurs fruits...

Une production Blumhouse ultra-frustrante puisque son fond est totalement desservi, pour ne pas dire saboté, par sa forme particulièrement médiocre et laide.

Le fond, c'est, pour faire simple, encore une nouvelle relecture fictive du massacre de Jonestown qui avait déjà donné naissance, en 2013 et 2014, à The Sacrament et à Apocalyptic, deux found-footages aux réussites diverses et inégales.

Ici, cependant, le script a la bonne idée de faire de cette relecture (attention SPOILERS) une histoire intéressante de secte menée par un gourou charismatique (excellent Thomas Jane, pourtant en roue libre et relooké à la Jim Morrison) doté de pouvoirs réels, et capable de ramener les morts à la vie, mais qui voit le rituel de renaissance de ses fidèles interrompu par le FBI juste après leur suicide collectif, et meurt donc sans avoir le temps de ressusciter ses disciples.

Et donc, 25 ans plus tard, ces disciples, réduits à l'état d'esprits furieux, prennent possession, un à un, de l'équipe de tournage du documentaire, pour exercer la vengeance de Jacob en levant une armée de possédés.

Un concept pas dénué de défauts (toute la structure du film, en flashbacks/images d'archive, ne fait que rappeler que le métrage était, initialement, conçu pour être lui aussi un found footage ; les personnages ont des réactions souvent stupides et improbables, sont tous interchangeables, et ont une caractérisation inexistante), mais qui serait resté intrigant si les choix du réalisateur ne le tiraient pas constamment vers le bas.

Ainsi, visuellement, tout est gris, monochrome, désaturé et sans contraste, au point que l'on ne fasse pas la différence entre les flashbacks des années 80 et les scènes du présent ; histoire de rajouter une couche de médiocrité inutile, le tout est régulièrement filmé avec une caméra à la limite du fish-eye, ce qui implique une distorsion visible de l'image sur ses côtés ; le rythme est assez pépère, pas aidé par des jump scares téléphonées au possible, et donc, par ces personnages génériques et sous-exploités (Alba est tout simplement inexistante dans le rôle principale, voire même en devient antipathique tant ses motivations sont mal définies, alors que Shannon Woodward n'a absolument rien à faire, si ce n'est débiter les clichés habituels du personnage de la fille prudente et peureuse qui veut partir de là au plus vite, mais que personne n'écoute).

En somme, le potentiel du récit est totalement gâché par sa mise en images particulièrement plate et insipide, et l'on finit par regretter qu'un autre réalisateur ne se soit pas chargé du même script, quitte à garder Alba en rôle principal.

2.25/6 pour la trame de fond et pour Jane.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 05 - Ava's Possessions (2015)

Publié le 21 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ava's Possessions :

Après avoir été possédée pendant 28 jours par un démon et exorcisée, Ava (Louisa Krause) doit désormais faire face aux conséquences des exactions de l'entité : sa famille (William Sadler Deborah Rush, Whitney Able, Zachary Booth) lui cache des choses, tout le monde la fuit, la Justice lui en veut, et Ava doit désormais assister aux réunions des Possédés Anonymes, qui doivent l'aider à retrouver une vie normale. Mais un mystère obsède Ava : pourquoi et comment a-t-elle été initialement possédée ?

Au premier abord, une comédie noire et horrifique plutôt intéressante, qui s'intéresse à l'après-possession, et traite cette dernière comme une addiction, dans un univers décalé et pas totalement réaliste.

Malheureusement, le film a un sérieux problème de ton qui l'empêche d'exploiter pleinement cette approche relativement inédite : sur le plan de la comédie noire, le film n'est pas très drôle, seulement un peu décalé, et avec une interprète principale qui prend le tout très au sérieux ; sur le plan de l'horreur, ça ne fait pas peur, ni ne fait monter la tension, puisque le film est tellement stylisé (néons et couleurs fluorescentes omniprésentes, caméras penchées, etc) que le tout ressemble plus à un clip vidéo ou à un cartoon qu'à quelque chose d'angoissant ; sur le plan de l'enquête "policière" de l'héroïne (façon film noir, avec saxophone lancinant en guise de bande son), c'est plutôt mou, et globalement cousu de fil blanc (bien que le scénario semble persuadé que le spectateur ait besoin d'une fin à rallonge qui, paradoxalement, explique un peu plus le pourquoi du comment... tout en le rendant plus confus).

Et puis il reste ce problème d'interprétation : car autant l'héroïne et un ou deux personnages secondaires sont justes, autant l'immense majorité des autres acteurs sont vraiment médiocres, peinant à donner vie à des dialogues bancals, et à être crédibles.

En résumé, entre l'illustration musicale débattable, la direction artistique très polarisante, l'interprétation inégale, et le script balisé, on regrette franchement que ce postulat très sympathique soit exploité de manière aussi laborieuse et inégale. Dommage.

Un minuscule 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 04 - Pandemic (2016)

Publié le 20 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage, Fantastique

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Pandemic :

Dans un futur très proche, alors qu'un virus dévastateur a ravagé l'humanité, transformant ses victimes en créatures agressives et sanguinaires, des chercheurs tentent désespérément de trouver un remède à cette maladie. Lauren (Rachel Nichols) est l'une de ces spécialistes, et après avoir assisté à la destruction de New York, elle rejoint Los Angeles où, au sein d'une équipe composée de personnalités disparates, elle va tenter de secourir un maximum de survivants... parmi lesquels, peut-être, sa fille.

Un film de zombies qui n'a, pour seule originalité, que de tenter de battre Hardcore Henry à son propre jeu, en se présentant comme étant filmé à 80-90% en vue subjective, à partir des caméras portées par ses protagonistes.

Malheureusement, le gimmick lasse très rapidement, d'autant qu'il n'est jamais totalement assumé, et est souvent entrecoupé de plans d'ensemble, de vidéos de surveillance, et de points de vue omniscients, qui ne sont justement pas filmés par l'équipe.

Autre problème, le budget minimaliste (tout l'argent est passé dans le salaire des acteurs, très inégaux - Nichols et Missi Pyle sont très bien, même si NIchols fait un peu trop jeune pour être mère d'une adolescente de cet âge ; Alfie Allen et Mekhi Phifer sont nettement moins convaincants) fait que tout est particulièrement cheap : les effets visuels, les décors, le maquillage des figurants (qui d'ailleurs sont en nombre ultra-limités), le bus aux vitres opaques dans lequel les personnages passent le premier tiers du film, leurs combinaisons, le sang numérique...

Bref, entre le gimmick first person survival horror limité, le budget inexistant, le suspense anémique, l'interprétation inégale, et l'écriture particulièrement générique, prévisible et quelconque, pas grand chose à se mettre sous la dent avec ce DTV à la limite du téléfilm SyFy, dont le pitch aurait pourtant pu donner quelque chose d'intéressant, de déjanté, ou de tendu, avec quelqu'un de plus compétent derrière la caméra.

2/6 (pour quelques scènes, et pour les efforts des actrices)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 03 - Emelie (2015)

Publié le 20 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween, Horreur

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Emelie :

Lorsque Dan (Chris Beetem) et Joyce (Susan Pourfar) décident de sortir un soir pour fêter leur anniversaire de mariage, le couple a recours à une babysitter qu'ils ne connaissent pas, mais dont ils ont entendu le plus grand bien. Rapidement, cependant, Emelie (Sarah Bolger) fait preuve de méthodes assez étranges et laxistes pour s'occuper des trois enfants... des méthodes qui finissent par prendre un tournant particulièrement sadique et sinistre.

Un métrage reposant entièrement sur l'excellente Sarah Bolger, et sur trois enfants acteurs convaincants, enfermés avec elle dans ce thriller assez tendu et pesant, plutôt réussi. Du moins, pendant une bonne moitié de film.

Pendant cette moitié, on observe ainsi avec une certaine fascination cette baby-sitter prédatrice tisser lentement sa toile, et prendre son temps, à l'instar du réalisateur, qui ne cède pas aux sirènes du jump scare et autres effets faciles : la tension monte lentement, le rythme est délibérément calculé pour créer une atmosphère menaçante, et l'on se demande jusqu'où Emelie (jouée par une Sarah Bolger qui a la bonne idée d'interpréter alors son rôle avec beaucoup de retenue, tout en sachant laisser paraître, çà et là, quelques aperçus de la folie qui l'habite) est prête à aller, et surtout pourquoi.

Si le film avait su continuer sur cette lancée, en faisant monter la pression jusqu'à virer dans l'horreur, ça aurait été une excellente surprise. Malheureusement, à la moitié du film, les motivations d'Emelie sont révélées (au travers d'un conte de fées pas forcément idiot), ses objectifs aussi, et aussitôt, le récit perd grandement de son intérêt... principalement parce que toutes ces révélations sont particulièrement convenues et prévisibles.

Le film peine alors véritablement à monter en tension, le jeu du chat et de la souris s'engageant finalement entre le fils aîné et Emelie étant sérieusement handicapé par une mise en scène plaçant le tout dans l'obscurité, pendant près de 25 minutes. Ce qui, plutôt que de renforcer le suspense et l'angoisse, désamorce le tout, puisqu'on passe plus de temps à se demander ce qui se passe à l'écran qu'à s'immerger dans le récit.

Sans oublier le fait que le métrage prend, sur sa fin, de faux airs d'un Maman, j'ai raté l'avion plus sérieux, avec le jeune héros qui aveugle la babysitter avec des feux d'artifice, et l'achève en prenant le volant de la voiture de son père, un casque vissé sur la tête.

D'ailleurs, cette voiture est, justement, symptomatique des problèmes d'une écriture qui prend un peu trop le principe du fusil de Tchekhov au pied de la lettre : le jeune voisin, les talkies-walkies, la cabane, la voiture, etc, autant d'éléments amenées de manière un peu trop voyante en cours de récit, clairement pour préfigurer leur retour ultérieur.

Et paradoxalement, cette même écriture brouille un peu trop les pistes avec la scène de la sex-tape du père de famille - le script explique texto que la femme sur la vidéo n'est pas la mère des enfants, Emelie force ces derniers à regarder la vidéo, un sourire aux lèvres, on se dit qu'il y a peut-être là un rebondissement de scénario à venir.... mais non, c'était une piste qui ne débouche sur rien, et qui a clairement troublé plus d'un spectateur, à en juger les retours critiques lus sur le web.

Bref, un film qui, plutôt que de finir de manière explosive, préfère se conclure dans un quasi-murmure frustrant, succombant en plus au syndrome du "le bad guy n'est pas mort, il s'est échappé", totalement inutile.

Vraiment dommage que l'essai ne soit que partiellement transformé.

3 + 0.25 pour Sarah = 3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 02 - La Horde (2009)

Publié le 19 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique, France

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Horde :

Dans une banlieue française, un groupe de policiers pas très nets décide de venger la mort de l'un des leurs aux mains d'un gang dirigé par Markudi (Doudou Masta). Mais alors qu'ils tentent un assaut frontal sur l'immeuble où vit ce dernier, tout tourne mal pour les policiers, qui finissent dans les griffes de leur cible, alors même que leur escouade est décimée durant la fusillade. Prisonniers, les flics doivent alors s'allier à leurs geôliers lorsque les morts reviennent soudain à la vie, et que leur horde s'en prend aux survivants...

Un film de genre français, co-réalisé par Yannick Dahan et Benjamin Rocher, et co-écrit par Yannick Dahan, Stéphane Moïssakis, et Arnaud Bordas, tous trois anciens journalistes de Mad Movies, dont c'était là leur premier film.

Et pour un premier film... quel plantage splendide.

Un film calamiteux sur tous les plans, trop référentiel/dérivatif et sans originalité, joué "à la française" (soit ça joue faux/surjoue, soit ça sur-articule tous les dialogues de manière appliquée et scolaire), réalisé de manière très médiocre (les effets cache-misères de réalisation et de montage lors des scènes d'actions sont très très laids), et écrit avec les pieds : outre les dialogues qui tentent de donner dans l'argot et dans le populo (mais finissent par tous paraître forcés et artificiels), ainsi que les personnages tous antipathiques et idiots, le film souffre d'un rythme particulièrement bancal.

Il passe ainsi plus d'une vingtaine de minutes à tenter de mettre en place une ambiance sérieuse de polar français contemporain, avant de prendre un virage film de zombies qui ne convainc jamais vraiment, faute de budget ou de talent, et d'hésiter ensuite constamment entre suspense inexistant et humour décalé et faiblard (le pépé).

En résumé, un premier métrage raté, inepte et poseur qui semble plus préoccupé par l'idée de paraître "badass" (pour utiliser un terme cher à Dahan) plutôt que d'essayer d'être un bon film, bien construit et interprété.

0.5/6

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