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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #215 : San Andreas (2015)

Publié le 11 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

San Andreas :

Alors que la faille de San Andreas entre enfin en activité et détruit San Francisco et la Californie, un sauveteur (Dwayne Johnson) tente de rejoindre son ex-femme (Carla Gugino) et sa fille (Alexandra Daddario), prises dans la tourmente.

San Andreas, c'est ce qui se passe lorsque des producteurs veulent faire du Roland Emmerich, mais avec un script encore plus cliché et mal écrit que du Roland Emmerich, des effets spéciaux encore plus approximatifs, dénués de poids, et à la physique improbable (et ce dès la première scène !) que du Roland Emmerich, des personnages encore plus caricaturaux que du Roland Emmerich, et des péripéties encore plus improbables que du Roland Emmerich.

Autant dire que c'est mauvais de bout en bout, avec des personnages en carton-pâte recyclant les pires clichés du genre, un rythme bancal, et un récit des plus stupides qui singe les films-catastrophes made in Emmerich de la pire des manières.

Heureusement que dans ce cartoon involontaire, il reste un trio de tête sympathique en la personne de The Rock, de Carla Gugino et d'Alexandra Daddario qui, s'ils forment une famille moyennement crédible (le père métis, la mère caucasienne, et la fille-de-20-ans-qui-semble-en-avoir-25-30 qui n'a absolument rien pris du père), portent néanmoins le métrage sur leurs épaules, qu'elles soient littérales et musclées comme celles de Dwayne, ou plus métaphoriques et pleines de courbes tressautantes comme celles des deux actrices.

2/6 (pour le trio, et parce qu'on ne s'ennuie pas trop malgré la durée abusive)

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Un film, un jour (ou presque) #214 : Une Ombre sur le Mariage (2014)

Publié le 10 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Policier, Hallmark, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Une Ombre sur le Mariage (Wedding Planner Mystery) :

Carnegie Kincaid (Erica Durance) est une organisatrice de mariage impertinente et séduisante qui décroche le contrat de ses rêves, pour les noces de la belle héritière Nicky Parrys (Chelan Simmons). Mais bien vite, ce rêve se transforme en cauchemar lorsqu'un cadavre est découvert pendant la réception, que Carnegie est accusée à tort, qu'un journaliste agaçant se mèle de tout ça, et que Nicky finit par être enlevée... à Carnegie de découvrir le vrai responsable avant qu'il ne soit trop tard.

Une pseudo "comédie policière" signée Hallmark, adaptée d'un roman, et qui échoue sur tous les plans.

Le script est affreusement plat et soporifique (j'ai déjà à moitié oublié les motivations des criminels, alors que je viens de finir de regarder le film), la réalisation est basique et assez laide, la musique (supposément) légère est envahissante et agaçante, la voix off qui narre le récit par intermittence est inutile, et tout le monde est légèrement en surjeu, probablement à cause d'une direction d'acteurs inexistante.

Résultat, ce n'est ni drôle, ni léger, ni prenant, ça n'a pas le moindre suspense ni mystère (ce qui, pour une comédie policière, est problématique), et ça se paie tous les clichés des romances Hallmark, de la meilleure copine black à la love story improbable. J'ai beau avoir de la sympathie pour Durance et Simmons, là, je passe.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #213 : Les Pingouins de Madagascar (2014)

Publié le 9 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Jeunesse, Dreamworks, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Pingouins de Madagascar (Penguins of Madagascar) :

Skipper, Kowalski, Rico et P'tit Gars, les quatre pingouins de Madagascar, doivent faire équipe avec le Vent du Nord, un groupe d'espions surentraînés, pour lutter contre Dave (John Malkovich), un poulpe jaloux des pingouins, et décidé à transformer tous les animaux mignons en monstres hideux.

Un film d'animation Dreamworks assez générique et décevant, avec son action incessante et frénétique, sa musique générique au possible (Lorne Balfe n'est décidément pas un compositeur très mémorable), et son script basique.

Ça fonctionne par moments, mais le tout reste beaucoup trop inégal pour convaincre.

Un très petit 3/6.

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Un film, un jour (ou presque) #212 : Les Prisonnières (2015)

Publié le 8 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Télévision, Lifetime, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Prisonnières (Kept Woman) :

Après avoir subi un cambriolage particulièrement violent, Jess Crowder (Courtney Ford), une conceptrice graphique de talent, déménage de la ville pour s'installer en banlieue avec son fiancé Evan (Andrew W. Walker). Ils font aussitôt la connaissance de leur nouveau voisin, Simon (Shaun Benson), un universitaire très conservateur, tant dans ses opinions que dans ses choix vestimentaires. Bientôt, Jess attire l'attention de Simon, qui s'avère un dangereux psychopathe, et kidnappe Jess pour l'enfermer dans son sous-sol : là, elle passe ses journées cloîtrée dans un décor en carton-pâte typé années 50, en compagnie de Robin (Rachel Wilson), une précédente victime de Simon, à l'esprit brisé et reformaté par le maniaque...

Un thriller Lifetime supposément inspiré par une histoire vraie et qui, sur un postulat intéressant et bien interprété, reste assez capillotracté, tirant un peu en longueur, en dépit de quelques ellipses pourtant présentes.

Rien de forcément mauvais, dans l'absolu, mais rien de vraiment mémorable non plus, si ce n'est le tueur, qui ressemble beaucoup au catcheur Rockstar Spud avec son style rétro-hipster, et est donc assez difficile à prendre au sérieux par moments...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #211 : Une Affaire de Coeur (2004)

Publié le 7 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Une Affaire de Coeur (Laws of Attraction) :

Audrey Woods (Julianne Moore) et Daniel Rafferty (Pierce Brosnan) sont les deux meilleurs avocats de New-York en matière de divorce, et tout les oppose : elle est froide, distante, légèrement maniaque et particulièrement coincée ; lui est gouailleur, charmeur, irrésistible, et totalement décomplexé. Pourtant, ils sont implacablement attirés l'un par l'autre, et cette relation à la fois conflictuelle et passionnée culmine lors d'un séjour professionnel en Irlande, dans le château d'une star du rock (Michael Sheen) en instance de divorce avec son épouse créatrice de mode (Parker Posey).

Une comédie romantico-légale assez classique et convenue, malgré sa structure un peu inhabituelle, et qui s'inspire de Madame porte la culotte (1949) sans réellement parvenir à s'en rapprocher.

À vrai dire, le métrage serait totalement oubliable, si ce n'était pour sa distribution impeccable : Moore & Brosnan forment un couple particulièrement attachant, Sheen et Posey leur équivalent totalement déjanté, et ensemble, ils apportent au tout une jolie énergie qui sauve le tout.

Bref, pas mémorable pour un sou, mais sympatoche.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #210 : Vive les Vacances (2015)

Publié le 4 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Vive les Vacances (Vacation) :

Parce qu'il se souvient avec nostalgie de ses vacances familiales à Wally World, Rusty Griswold (Ed Helms) décide de faire une surprise à sa femme (Christina Applegate) et à ses deux fils, en organisant un road-trip à travers le pays jusqu'au parc d'attraction. Malheureusement, la malchance des Griswold rattrape rapidement la famille de Rusty, et le voyage se transforme en cauchemar...

Un reboot/suite de Bonjour les Vacances (1983, de Harold Ramis et de John Hughes) qui tente de moderniser le récit original, en le mettant au goût du jour avec un humour plus graveleux, vulgaire et agressif (le petit frère qui passe tout le film à essayer de tuer son aîné... okay).

Si la distribution est sympathique, le tout manque cependant cruellement du charme, de l'humour, et de la sensibilité des Vacation originaux, et finit par s'avérer un métrage très générique, globalement éclipsé par le récent Les Miller, une famille en herbe (2013), plus amusant dans le genre road trip familial catastrophique.

Sans même oublier un côté très racoleur (Liz Gillies qui ne sert qu'à débiter quelques dialogues dans un bikini minimaliste) et bancal (certains gags, comme la scène des agents de police à la frontière, tombent totalement à plat, et sont interminables), et un Chevy Chase qui n'a qu'une scène et demi, mais qui parvient à en faire trois tonnes, jusqu'à faire oublier son personnage par son surjeu : on ne voit plus Clark Griswold, mais Chase qui tente de voler la vedette aux autres acteurs parce qu'il n'a qu'une scène à l'écran.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #209 : H8RZ (2015)

Publié le 3 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

H8RZ :

Après qu'un incendie mystérieux ait ravagé un lycée, et coûté la vie à plusieurs étudiants, l'avocate de l'école (Abigail Spencer) interroge l'unique témoin des événements, Alex, qui se lance alors dans un récit mélangeant harcèlement, corruption, détournement de fonds, triche et chantage... mais les apparences ne sont pas ce qu'elles semblent être...

Attention, spoilers :

Déception notable pour ce qui était l'un des scripts de la fameuse Liste Noire des scripts les plus en vue à Hollywood, et qui ne s'avère, au final, qu'une photocopie éhontée et quasi-mécanique d'Usual Suspects, transposée dans un lycée.

Dans l'absolu, il ne fallait pas attendre grand chose d'autre de la part du scénariste et réalisateur de La Famille Jones (2009), une comédie dramatique bancale avec David Duchovny, Demi Moore et Amber Heard, qui finissait par rapidement tourner à vide malgré une idée de base intéressante ; mais tout de même, quand un film repose à ce point sur son twist final, il est préférable de se débrouiller pour qu'il ne soit pas éventé dès la première scène.

Ou plutôt la deuxième, dès l'instant où Alex est interrogé dans la salle de classe : on repère tout de suite que quelque chose cloche dans l'apparence du "garçon", et dès qu'il lève la tête pour parler, ses yeux et ses traits trahissent aussitôt le fait que c'est Eliza Bennett déguisée en lycéen.

Et à partir de là, puisque tout le film est raconté par elle, on retombe aussitôt dans Usual Suspects, et ce à tous les niveaux. On ne croit plus rien de ce qui nous est montré, et on attend avec une frustration croissante que le film fasse preuve de la moindre originalité, et surprenne.

D'autant plus agaçant que Bennett et les autres acteurs (les autres ados, mais aussi Jeremy Sisto, Cary Elwes et Abigail Spencer) font de leur mieux avec le script... en vain.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #208 : Drôles d'Oiseaux (2011)

Publié le 2 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Drôles d'Oiseaux (The Big Year) :

Dans l'univers impitoyable des ornithologues amateurs, une année parfaite est l'objectif de tous les amateurs d'oiseaux : réussir à voir le plus grand nombre de volatiles possibles en moins de 365 jours. Cette année, trois hommes sont en compétition : Kenny (Owen Wilson), l'actuel détenteur du record, Stu (Steve Martin), un riche homme d'affaires fraîchement retraité, et Brad (Jack Black), un trentenaire divorcé sans perspective d'avenir. S'engage alors un combat de chaque instant entre les trois compétiteurs...

Casting particulièrement prestigieux (outre les trois acteurs principaux, on a  Rashida Jones, Anjelica Huston, Jim Parsons, Rosamund PIke, Joel McHale, Corbin Bernsen, Kevin Pollak, etc, etc, etc) pour cette comédie narrée en voix-off par John Cleese, sur un un sujet des plus improbables.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend jamais, et le film est beaucoup trop inégal pour fonctionner : les gags sont rares, le film est assez mal rythmé, les intrigues parallèles ne sont pas assez abouties, et le tout ronronne très rapidement, manquant d'énergie et de dynamisme, ce qui s'avère assez rédhibitoire.

Reste le fond gentillet du film (il faut suivre ses rêves, connaître ses priorités, trouver un sens à sa vie, blablabla), et des paysages assez jolis, mais bon, c'est franchement trop peu. Et donc franchement dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #207 : Love & Mercy, la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys (2014)

Publié le 1 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Love & Mercy, la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys :

Dans les années 60, le chanteur et compositeur Brian Wilson (Paul Dano) connaît un succès sans précédent avec son groupe, les Beach Boys. Mais progressivement, il commence à exhiber les symptômes d'un déséquilibre mental croissant, qu'il parvient un temps à canaliser dans sa musique visionnaire, mais qui finissent par le rattraper... Dans les années 80, Brian Wilson (John Cusack) n'est plus qu'un homme perdu et à la dérive, sous le contrôle médicamenté de son médecin, Eugene Landy (Paul Giamatti). Mais sa rencontre avec Melinda Ledbetter (Elizabeth Banks) va lui permettre de retrouver un peu d'espoir, et de retrouver le chemin de la guérison...

Un biopic musical particulièrement réussi, qui alterne les années 60 et 80 au travers de flashbacks pertinents, en gardant toujours comme ligne directrice la lente descente aux enfers de Wilson.

Le produit fini est un métrage mélancolique et doux-amer, qui réussit à être à la fois captivant et touchant, notamment lors des sessions d'enregistrement des hits du groupe, et dont la durée extensive (plus de deux heures, qui auraient peut-être pu être raccourcies de 10 minutes, notamment dans les années 80, un peu en demi-teinte en comparaison des scènes des années 60) permet au script de rester nuancé et subtil, et d'illustrer de manière créative (notamment d'un point de vue auditif) les hallucinations et problèmes mentaux du musicien.

Une réussite, donc, très bien interprétée et dirigée, et qui réconcilie avec le genre parfois pataud du biopic.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #206 : Furious 7 (2015)

Publié le 31 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Furious 7 :

Après avoir triomphé d'Owen Shaw (Luke Evans), Dominic Toretto (Vin Diesel), Brian O'Conner (Paul Walker) et toute leur équipe sont retournés à une vie plus normale. Mais Deckard Shaw (Jason Statham), agent spécial invisible et le frère aîné d'Owen, est décidé à venger le terroriste international. Dom et compagnie n'ont alors plus d'autre choix que de s'associer avec un agent gouvernemental (Kurt Russell) pour récupérer un système informatique révolutionnaire qui leur permettrait de retrouver Deckard et de l'éliminer pour de bon...

Dès la première apparition de Statham, le ton est donné : une scène au chevet de son frère, jouée des plus platement par Statham, et qui laisse craindre le pire... jusqu'à ce qu'on découvre le reste de l'hôpital, ravagé et en flammes, plein de cadavres et réduit en miettes par la seul force de Statham.

Et là tout est dit : c'est gentiment con-con, c'est simpliste au possible, c'est du comic-book live, et à partir de là, il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'un gros cartoon géant avec des voitures et des mecs chauves qui se mettent sur la tronche avec un jeu d'acteur minimal.

Dans cette catégorie, il faut bien avouer qu'il est difficile de faire plus efficace que les derniers Fast & Furious, qui assument totalement leur côté débile, fantaisiste et décomplexé (dans le précédent film, le mélange n'était pas totalement homogène, ce qui créait un effet de rupture lors du sauvetage impossible de Michelle Rodriguez par Dom en plein saut motorisé), et en mettent plein la vue (malgré quelques moments qui font lever les yeux au ciel, que ce soit des cascades aux effets numériques sans poids réel, ou bien des accélérations de l'image trop visibles pendant les poursuites).

Cet opus est, en plus, doté d'une certaine charge émotionnelle, mort de Walker oblige, qui hante tout le script, jusqu'à des adieux franchement réussis, et même touchants (ce qui était loin d'être gagné vu le niveau bourrin et bas de plafond de la franchise).

À noter aussi que James Wan nous livre ici un métrage plutôt bien filmé, notamment dans ses combats, dotés d'effets de réalisation intéressants, et souvent filmés en plans larges, ce qui fait un bien fou, et rend le tout toujours très lisible et efficace.

Bref, c'est très très bête (le pitch même du film n'a aucun sens : Dom accepte d'aider les militaires pour obtenir un système lui permettant de retrouver Deckard... mais à chaque étape du film, c'est Deckard qui les traque et se présente toujours où ils sont.), très très bourrin, mais on en a pour son argent, ce qui est suffisamment rare pour être mentionné.

4/6 (sur l'échelle des Fast & Furious, qui est, convenons-en, une échelle bien à part)

(par contre, l'interprétation en pilotage automatique de Baboulinet commence vraiment à faire tache)

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Un film, un jour (ou presque) #205 : Bad Teacher (2011)

Publié le 28 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Bad Teacher :

Arriviste et sans-gêne, Elizabeth (Cameron Diaz) est prête à tout pour se trouver un mari aisé, et néglige totalement son poste d'enseignante ; lorsque son fiancé la plaque après avoir découvert ses manigances et ses habitudes déplorables, Elizabeth est contrainte de se rabattre sur Scott (Justin Timberlake), un jeune enseignant remplaçant, héritier d'une famillle fortunée. Mais elle a de la compétition, car Amy (Lucy Punch), une collègue bien sous tous rapports, a elle aussi des vues sur Scott, et n'apprécie pas du tout les méthodes "alternatives" d'Elizabeth.

Avant la série tv, il y avait Bad Teacher, le film, une comédie signée Jake Kasdan, et écrite par deux scénaristes de The Office US et de Hello Ladies.

Seul problème, si la distribution du métrage est particulièrement sympathique (principalement tous les seconds rôles, de Lucy Punch à Kaitlyn Dever, en passant par Timberlake, Smith, Higgins, Segel, Munck, ou encore Lennon), ce métrage gentiment vulgaire et trashouille manque cruellement de punch, et ne parvient jamais à vraiment décoller.

La faute au script, beaucoup trop inégal, à un montage par moments un peu bancal et abrupt, et à Cameron Diaz qui, si elle fait preuve d'une belle énergie, et se donne à fond dans un personnage pourtant pas très attachant, ne convainc pas toujours dans ce rôle de super-canon irrésistible, mangeuse d'hommes, et au sex-appeal absolu.

Certes, c'est une question de goûts personnels, mais bon... en ce qui me concerne, Ari Graynor était nettement plus convaincante dans l'adaptation tv. Enfin bref, passons.

Pour résumer, une comédie très inégale, au script un peu trop léger et au rythme mollasson, mais qui évite le naufrage complet grâce à l'énergie de ses acteurs, en particulier une Lucy Punch exemplaire.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #204 : L'Entremetteur (1997)

Publié le 27 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

L'Entremetteur (The Matchmaker) :

Désireuse de faire réélire le Sénateur John McGlory (Jay Sanders), son assistante Marcy Tizard (Janeane Garofalo) part pour l'Irlande, à la recherche des origines du politicien. Mais en arrivant dans la bourgade côtière de Ballinagra, elle découvre que c'est "la saison des entremetteurs", durant laquelle célibataires de tous bords se retrouvent au village pour trouver l'âme soeur, et confient leurs services à plusieurs entremetteurs ; prise dans la tourmente de cette tradition, Marcy tente alors d'accomplir sa mission, tout en esquivant les innombrables prétendants qui la trouvent très à leur goût...

Pas mal de clichés sur l'Irlande dans cette comédie romantique en partie scriptée par Graham Linehan (Father Ted), et datant de 1997, une époque à laquelle Janeane Garofalo était encore une tête d'affiche crédible pour des films de ce genre.

À l'époque, Garofalo était à la fois adorable et approchable, avec un immense sourire lumineux particulièrement mémorable... mais les impératifs de l'industrie étant ce qu'ils sont, rapidement, les démons de l'actrice ont pris le dessus : complexes physiques (dans une industrie où il faut être grande, sexy et mince, difficile d'être une petite brune à la bouille ronde qui aime les tatouages), troubles psychologiques (anxiété, phobies, dépression), engagement politique agressif et refus du compromis, caractère rebelle et sarcastique qui n'a fait que se renforcer de plus en plus, alcoolisme... Garofalo a progressivement coupé les ponts avec les studios, fait des choix de carrière regrettables, et a abandonné cette carrière de tête d'affiche pourtant prometteuse pour se consacrer au stand-up et à des seconds rôles jamais pérennes.

Franchement dommage, car non seulement elle est ici très attachante, mais en plus elle apporte au film une attitude et du répondant qui font par ailleurs défaut à ce dernier. Car le reste du métrage est particulièrement routinier dans le genre "comédie romantique en terre étrangère"... pire : il est même assez mal rythmé et peu intéressant, des problèmes qui s'ajoutent à un manque crucial d'alchimie entre Garofalo et l'acteur masculin principal, David O'Hara, qui n'a pas le moindre charme, et souffre d'un personnage particulièrement peu attirant (une sorte d'équivalent au Gerard Butler de certaines rom-coms récentes, mais sans le charisme et la virilité barbue).

Bref, entre cette romance qui ne fonctionne pas, le rythme mollasson, les chansons pop-rock locales et envahissantes, et le récit ultra-balisé, le tout s'avère globalement plat et décevant. Heureusement qu'il y a Garofalo, quelques seconds rôles bien castés, et les paysages irlandais pour éviter un naufrage complet.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #203 : Entourage (2015)

Publié le 26 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Entourage :

Las de sa carrière d'acteur, Vince Chase (Adrian Grenier) accepte pourtant le rôle principal d'un film offert par Ari Gold (Jeremy Piven), nouveau dirigeant de studio, à la condition expresse qu'il puisse aussi réaliser le métrage, et que son frère Drama (Kevin Dillon) y tienne un rôle essentiel. Mais lorsque le budget du métrage est dépassé, les choses commencent à se compliquer pour Vince et son entourage, notamment quand le fils d'un investisseur (Haley Joel Osment) décide de reprendre en mains la production du film, et d'évincer les frères Chase...

Une adaptation cinématographique dans la droite lignée de la série tv, ce qui rend donc le film assez prévisible : c'est creux, superficiel, poseur et blindé de guests stars, mais ça se regarde aussi très facilement, à défaut d'être particulièrement captivant.

Il est vrai que c'est de plus en plus difficile de s'intéresser aux déboires de ces personnages toujours plus riches, populaires et célèbres. C'est peut-être pour ça que l'intrigue la plus intéressante (ou la moins inintéressante, c'est selon le point de vue) reste celle de Turtle, puisqu'elle tourne autour de sa tentative de séduction de Ronda Rousey (qui n'est d'ailleurs pas mauvaise dans son rôle) : c'est du déjà vu, certes, et ça ne va pas bien loin, mais c'est une situation (un ancien gros essaie de séduire une fille qui n'est pas dans sa catégorie) à laquelle il est plus simple de s'identifier qu'à celle de Vince, acteur-réalisateur-artiste milliardaire qui refuse toute concession et qui voit son chef d'oeuvre torpillé par un financier jaloux de voir Vince coucher avec une top-modèle ultra-célèbre.

En résumé, Entourage, le film, c'est une grosse extension de la série, ni meilleure ni pire que celle-ci... mais c'est tout de même particulièrement dispensable, et la happy end générale reste assez forcée.

3/6, pour peu qu'on ne soit pas allergique à la flambe prétentieuse et au bling typiques d'Entourage.

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Un film, un jour (ou presque) #202 : X-men : Days of Future Past - The Rogue Cut (2014)

Publié le 25 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Action, Marvel, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

X-men : Days of Future Past - The Rogue Cut :

Dans les années 70, inquiet de l'avènement de la menace mutante, le Dr. Bolivar Trask (Peter Dinklage) met au point les Sentinelles, d'énormes géants robotiques programmés pour traquer et annihiler les mutants. Mais bien des décennies plus tard, les Sentinelles sont devenues des machines de mort ayant anéanti la plupart des mutants, et transformé la planète en désert apocalyptique. Pour empêcher ce futur désastreux de ce produire, le Professeur Xavier (Patrick Stewart) et Magneto (Ian McKellen) associent leurs forces et réunissent les derniers mutants survivants pour soutenir un dernière siège contre les robots. Leur objectif : renvoyer l'esprit de Wolverine (Hugh Jackman) dans le passé, afin d'empêcher le lancement des Sentinelles...

J'ai un rapport assez étrange aux films de Bryan Singer : en salle, je les apprécie vraiment ; ensuite, ils vieillissent assez mal dans ma mémoire, et je commence ne me souvenir que de leurs défauts (bien souvent, les quelques choix artistiques toujours kitchouilles que Singer fait çà et là) ; et puis quand je me décide à les revoir en dvd, je les apprécie de nouveau.

Ici, c'est la même chose : j'avais le souvenir d'une double intrigue temporelle confuse, qui faisait entrer au forceps un maximum de personnages et de visages familiers de la série dans ce métrage, et qui traînait un peu la patte sur la distance.

Et puis en fait, revoir le film en dvd (et en version longue, pas forcément totalement indispensable, mais néanmoins très satisfaisante) m'a rassuré.

Le script est très solide, privilégiant toujours la caractérisation de ses personnages à l'action pétaradante et décérébrée de beaucoup de films super-héroïques ; la mise en scène, le montage et les transitions entre le présent et le futur sont souvent excellentes, dans un mouvement et une continuité visuelle subtile et maîtrisée ; l'interprétation est convaincante de bout en bout ; et si X-men : Le Commencement était un Magneto begins à peine voilé, ici, c'est à un Charles Xavier begins qu'on a droit, avec un McAvoy excellent.

Bref, un passage de flambeau très réussi, qui met un terme aux aventures du cast des premiers X-men, et passe officiellement le relai à ceux de X-men : Le Commencement ; on pourra juste regretter le traitement de Logan dans cet épisode : oui, Wolverine est la figure phare de la saga, et le studio n'allait pas laisser un film X-men se passer de lui, mais il aurait dû soit être plus utilisé durant les scènes d'action (Wolverine vs une Sentinelle, bon sang !), soit cantonné dans le futur, comme dans le comic-book.

M'enfin c'est du pinaillage, d'autant que Hugh Jackman est, comme toujours, à fond dans son personnage.

4.5/6

(et revoir ce film après avoir subi Les 4 Fantastiques fait assez mal, qualitativement parlant)

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Un film, un jour (ou presque) #201 : Sunset Strip (2012)

Publié le 24 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Sunset Strip :

Un documentaire de 2012 sur le Sunset Strip, ces deux kilomètres de route mythiques entre Beverly Hills et les studios d'Hollywood, lieu de toutes les fêtes et de toutes les débauches, depuis les années 20 et leurs acteurs, aux années 80 et leurs métalleux, en passant par les hippies, les punks, les gangsters, etc...

Plutôt intéressant (en ce qui me concerne les périodes 1920-1950 et post-80 m'ont particulièrement intéressé, plus que les années 60-70, pourtant assez fournies en sexe, drogues et rock'n'roll), et regorgeant d'images d'archive et de témoignages de stars plus ou moins connues, mais là se trouve probablement aussi le point faible du métrage : on sent bien que certains des témoignages et des interviews ne sont intégrés au documentaire que par copinage, tant ils n'apportent rien de pertinent, voire même ne sont là que pour apparaître 3 secondes et demi dans le film.

Mais sinon, cela reste tout de même une tranche d'histoire fascinante, en particulier si l'on est intéressé par l'évolution de la musique populaire du siècle dernier.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #200 : The Infinite Man (2014)

Publié le 21 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Fantastique, Science-Fiction, Australie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Infinite Man :

Dean (Josh McConville), un scientifique au comportement obsessif et maniaque, est bien décidé à revivre à l'identique les vacances parfaites qu'il avait connues l'année précédente avec sa compagne Lana (Hannah Marshall). Mais cette tentative tombe à l'eau lorsque Terry (Alex Dimitriades) s'invite, provoquant la séparation du couple. Dean passe alors douze mois à construire une machine à voyager dans le temps, afin de remonter dans le passé et d'éviter cet incident regrettable...

Un long-métrage australien qui est plus prometteur qu'intrinsèquement réussi, et qui pourtant reste tout à fait intéressant.

Le vrai problème, en fait, c'est que le tout manque un peu de rigueur et de polissage : les personnages ne sont guère plus que des archétypes, l'interprétation est parfois un peu trop caricaturale (McConville semble par moments être dans une comédie burlesque et cartoonesque), et le script finit par tellement brouiller les pistes que, lorsque Lana tourne les talons en s'exclamant "Tu m'as perdue, je ne comprends absolument rien à ce qui se passe !", le spectateur n'est pas loin de partager cet avis.

Non pas que le script soit particulièrement complexe, mais il manque en fait un certain dégrossage du métrage dans son ensemble, histoire d'évacuer les scènes inutiles et certains choix de réalisation maniérés, de mieux définir le ton du film, de rendre les tenants et aboutissants un peu plus limpides, et le personnage de Dean moins geignard, plaintif et antipathique.

Au final, ce film n'est donc pas du tout désagréable, mais échoue à vraiment convaincre, car il finit par succomber au point de son ambition.

Ça reste cependant un premier essai de long-métrage honorable... même s'il aurait probablement été nettement meilleur en moyen-métrage, justement.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #199 : En Taule - Mode d'Emploi (2015)

Publié le 20 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Get Hard :

Lorsque James (Will Ferrell), un investisseur-trader richissime, à la vie rêvée et à la fiancée splendide (Alison Brie), est inculpé de fraude, et condamné à des années de prison, il a un mois pour mettre ses affaires en ordre. Désespéré, il a alors recours aux conseils de Darnell (Kevin Hart), un afro-américain au bagoût imparable, qui lui fait croire qu'il est un ancien détenu, et qu'il peut aider James à se préparer à la vie en prison...

Une comédie ferrellienne typique et assez générique, qui ressemble un peu à ce qui aurait pu être fait dans les années 80, avec Eddie Murphy : c'est cliché, vulgaire, absolument pas finaud, Hart fait son numéro, et Will Ferrell est en pilotage automatique du début à la fin.

Heureusement qu'Alison Brie y est en lingerie semi-transparente dès les dix premières minutes, histoire d'appâter le chaland...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #198 : L'Affaire Lizzie Borden (2014)

Publié le 19 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Thriller, Lifetime, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Lizzie Borden Took an Ax :

En 1892, au Massachusetts, Mr et Mme Borden sont mystérieusement assassinés à leur domicile à grands coups de hache. Rapidement, les soupçons se portent sur Lizzie (Christina Ricci), la fille cadette de la famille, vieille fille un peu rebelle et au comportement suspect. S'engage alors un procès de longue haleine opposant Lizzie, aidée de sa soeur Emma (Clea DuVall) et de son avocat (Billy Campbell), à la vindicte populaire et à l'état...

Un téléfilm Lifetime retraçant l'un des crimes les plus célèbres de l'histoire des USA, qui ici devient du grand n'importe quoi bâtard et brouillon, qui ne sait jamais sur quel pied danser.

Le métrage, pourtant bien filmé et visuellement crédible, ainsi que bénéficiant d'une atmosphère pesante assez réussie, tente en effet d'être tout et son contraire : drame judiciaire, enquête policière, drame psychologique (avec des flashbacks sanglants), biopic, film gothique (avec des visions oniriques), slasher, histoire de femme, etc.

Le récit passe ainsi d'un genre à un autre sans réelle finesse ou subtilité (notamment lorsqu'il tente d'être un film d'horreur, et se paie des entrées dans le champ d'une Ricci sinistre, aux grands yeux ronds, accompagnée de motifs musicaux dignes de Psychose), pas aidé par un accompagnement musical assez improbable (du rock et de la pop moderne !?).

On se retrouve donc avec un métrage étrange et peu captivant, car ne semblant pas savoir ce qu'il veut être, ni porter le moindre jugement sur le personnage de Borden jusqu'à la fin  du récit ; dans l'intervalle, elle est présentée tour à tour comme innocente, coupable, folle, immature, victime d'inceste, lesbienne refoulée, ou femme libérée en avance sur son temps.

Les acteurs sont logés à la même enseigne, jamais vraiment sur la même longueur d'onde, avec une DuVall à fond dans son rôle de soeur dévouée et éplorée, et une Ricci qui oscille entre grands yeux de biche et voix innocente, et réactions surjouées de psychopathe déséquilibrée (au point qu'on se demande si, dans certaines scènes, son jeu forcé est voulu pour indiquer que Borden ment, ou si la scène est tout simplement surjouée).

Pas vraiment convaincant, donc, mais étrangement, ça a connu un tel succès outre-Atlantique d'une suite existe, sous forme de (mini ?) série, diffusée cette année. Mwé.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #197 : As Cool As I Am (2013)

Publié le 18 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

As Cool As I Am :

Adolescente précoce, intelligente, et passionnée de cuisine, Lucy (Sarah Bolger) vit dans une petite bourgade inanimée, où elle s'ennuie à mourir. Mais à mesure qu'elle grandit et découvre les choses de l'amour avec son meilleur ami Kenny (Thomas Mann), elle s'aperçoit que le mariage de ses parents bat de l'aile, alors que son père colérique (James Marsden) est toujours absent, et que sa mère Lainee (Claire Danes) prend un amant (Jeremy Sisto) et flirte à droite et à gauche...

Je crois qu'il n'y a rien de pire que de regarder un film que l'on est persuadé d'avoir déjà vu, mais dont on ne garde aucun souvenir, hormis une impression/une image ou deux. On passe alors son temps à avoir (justement) un sentiment de déjà-vu, ce qui a tendance à gâcher le film, en en faisant d'autant plus ressortir les défauts.

Ici, ça a été le cas pour moi, avec cette comédie dramatique sur le passage à l'âge adulte du personnage interprété par la toujours sympathique Sarah Bolger : le script, déjà bien générique et balisé (bien qu'adapté d'un roman), m'a paru d'autant plus quelconque que je suis certain d'avoir déjà vu ce métrage (ou au minimum une partie du film) de par le passé.

Mais cela dit, je ne suis pas vraiment surpris de n'en garder aucun souvenir, tant à part Bolger (vraiment juste et impeccable) et Marsden (à la présence minimale, mais dans un rôle plus violent et sombre que d'habitude), il n'y a là rien de vraiment mémorable.

Et notamment pas Danes, en pilotage automatique dans le rôle agaçant de la mère indigne et insupportable, ou Mann, dont le personnage débite des platitudes pseudo-intellectuelles comme autant de pensées prémâchées et creuses, avant d'être évacué du film sans sommation.

Le tout est donc globalement bien interprété, mais cousu de fil blanc, avec quelques ficelles narratives discutables (le viol), et ça se contente un peu trop d'être une tranche de vie paresseuse pour convaincre.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #196 : Trance (2013)

Publié le 17 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Trance :

Simon (James McAvoy), un commissaire-priseur, prend part au vol d'un tableau rarissime de Goya, en compagnie de la bande de Franck (Vincent Cassel). Mais après avoir reçu un coup sur la tête durant le casse, Simon se réveille en ayant perdu tout souvenir de l'endroit où il a dissimulé le tableau volé : bien décidé à le faire parler, Franck essaie la menace et la torture, en vain. Finalement, il se tourne vers la sublime Elizabeth (Rosario Dawson), une hypnothérapeute qui plonge dans les méandres de l'esprit de Simon, avec à la clef des résultats particulièrement inattendus...

Un thriller made in Danny Boyle, qui se prend là pour Christopher Nolan, et tente de marcher sur les plates-bandes d'Inception, avec différents niveaux de réalité constants. Le film commence ainsi comme un film de casse fun, dynamique et bien filmé, avant de se transformer en quelque chose de plus manipulateur, et (volontairement) de plus confus, avec une narration fragmentée.

Malheureusement, le script est bien moins malin qu'il ne pense l'être, et pour peu que le spectateur soit attentif aux nombreux indices laissés (de manière pas très subtile) durant le film, il n'aura pas grande difficulté à deviner le gros des révélations et des retournements du métrage.

Ce qui rend alors la grande séquence de l'explication finale assez pataude et agaçante, puisque l'on a alors quelques bonnes longueurs d'avance sur les personnages (et ne parlons pas de la scène improbable qui constitue le climax du film, avec voiture enflammée, etc : franchement too much, à la limite du cartoon).

Reste que malgré cette narration un peu trop transparente à mon goût, et quelques longueurs inutiles, le film est bien interprété, et loin d'être désagréable. Et, bien sûr, la fameuse scène de Rosario ne gâche rien.

3.5/6

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Critique éclair : Wet Hot American Summer (2001) & Wet Hot American Summer : First Day of Camp (2015)

Publié le 16 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Comédie, Netflix

Wet Hot American Summer :

En 1981, les vacances d'été touchent à leur fin au Camp Firewood, et pour tous les moniteurs et les employés, le moment est venu de faire le bilan, et de mettre en ordres leurs affaires afin de quitter la colonie de vacances...

Plus vraiment besoin de présenter cette glorieuse parodie des summer camps movies des années 80, au casting cinq étoiles (Janeane Garofalo, David Hyde Pierce, Molly Shannon, Paul Rudd, Christopher Meloni, Michael Showalter, Marguerite Moreau, Zak Orth, A.D. Miles, Ken Marino, Joe Lo Truglio, Michael Ian Black, Bradley Cooper, Amy Poehler, Elizabeth Banks, Judah Friedlander), et à l'humour absurde tout droit issu des esprits décalés de la troupe comique The State, aka David Wain, Michael Ian Black & Michael Showalter.

C'est totalement décalé, volontairement forcé et improbable, avec des acteurs tous castés dans des rôles totalement trop jeunes pour eux, des montages musicaux débiles au possible, et un jusqu'au-boutisme qui fonctionne à 200% pour peu qu'on sache à quoi s'attendre avant.

Une véritable comédie culte s'il en est.

Dé à 20 faces/6

Wet Hot American Summer - First Day Of Camp :

En 1981, les vacances d'été commencent tout juste au Camp Firewood, et pour tous les moniteurs et les employés, le moment est venu de faire connaissance avec leurs nouveaux collègues, et avec les enfants qu'ils doivent surveiller...

Alors que je n'avais pas du tout prévu de le faire à ce rythme, j'ai fini par enchaîner les épisodes de cette préquelle juste après avoir revu le film, et contrairement à ce que je redoutais suite à certains avis critiques lus ici ou là, je n'ai pas vraiment perçu de problème de rythme dans la série, si ce n'est un petit coup de mou durant l'avant-dernier épisode.

Alors il est vrai que contrairement au film, où c'était un ratio gag & absurdité par minute de film assez élevé, la série est nettement moins percutante. Limite c'est à peu près le même nombre de gags et de scènes absurdes, mais sur une durée double, donc forcément, c'est dilué. Et tous les gags ne font pas mouche, tout comme ils ne faisaient pas tous mouche dans l'original.

Mais entre les nombreux caméos, le toutéliage ultra-poussé (d'innombrables détails anecdotiques - le téléphone de la cuisine - trouvent en fait leur justification dans des scènes du film ; les punks dans la superette qui sont le groupe de nerds qui dévient le satellite dans le film, mais avec 15 ans de plus ; Meloni qui, lorsqu'il poursuit Ken Marino, ne parvient pas à sauter au-dessus d'une souche, comme Lo Truglio dans une situation similaire du film, etc, etc, etc) et certains moments d'anthologie (nan mais le Captain Kirk, sérieux :mrgreen:), j'étais dedans de bout en bout, et je ne regrette pas qu'ils aient fait cette préquelle-suite-nawak, presque aussi réussie que le film. Les fans seront aux anges.

(Meloni est franchement impérial)

(et le coup de DJ Skimask pour camoufler l'absence de Bradley Cooper dans les deux derniers épisodes, c'est :pouce: )

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Un film, un jour (ou presque) #195 : Les 4 Fantastiques (2015)

Publié le 14 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Marvel, Fantastique, Science-Fiction, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les 4 Fantastiques (Fant4stic):

Suite à l'essai d'un téléporteur révolutionnaire, quatre amis obtiennent des pouvoirs surnaturels improbables : Reed Richards (Miles Teller) devient capable d'allonger et de distordre son corps à volonté, Ben Grimm (Jamie Bell) devient une énorme créature rocailleuse à la force considérable, Johnny Storm (Michael B. Jordan) peut désormais voler et transformer son corps en torche humaine, et sa soeur Sue (Kate Mara) peut devenir invisible. Ensemble, le quatuor doit apprendre à maîtriser ses nouveaux pouvoirs afin d'empêcher Doom (Tony Kebbell) de détruire la Terre...

Qu'est-ce que l'on obtient lorsque l'on combine un jeune réalisateur fragile, qui accepte mal la critique, et qui n'est pas taillé pour travailler au sein du système des studios hollywoodiens ; un studio interventionniste qui est bien décidé à garder coûte que coûte les droits d'une franchise, et qui place le jeune réalisateur en question aux commandes de l'un de ses blockbusters en espérant le manipuler à volonté, pour s'apercevoir ensuite que c'était la pire décision possible ; une franchise déjà au fond du trou, et qui ne bénéficie, aux yeux du grand public, d'aucune indulgence ; un conseiller artistique/producteur immature et cynique, qui n'a que peu d'affection pour la franchise adaptée, et qui préfèrerait autant que ce soit sa propre version "modernisée" et "rajeunie" qui fasse l'objet d'un film ; et un projet qui, dès le stade du script et les premières images, n'a été accueilli qu'avec dérision et hostilité par les fans ?

Un plantage mémorable.

La Fox peut bien jouer autant qu'elle le désire la carte du "réalisateur incontrôlable et immature", et Trank celle du "studio insupportable et interventionniste", reste que ce projet était condamné d'entrée. La vision du film est très claire à ce sujet : même en mettant de côté les évidents remontages et autres coupes sauvages effectuées par le studio, le script et les choix artistiques faits à l'époque de l'écriture (notamment l'idée - controversée - d'une famille recomposée biraciale, potentiellement intéressante, mais qui, comme tout le monde l'avait prédit, n'a aucune fonction intrinsèque si ce n'est celle du politiquement correct) sont faisandés au possible, et amènent progressivement le film jusqu'à un point de non-retour.

Ce point de non-retour, c'est lorsque le spectateur s'aperçoit qu'à force de "réalisme", de "sobriété", et de "dark & gritty" (moins de trois minutes après le début du film, on apprend que la catchphrase de la Chose, "it's clobbering time", était celle de son frère qui le martyrisait et le battait... W.T.F.), anti-spectaculaire, on se retrouve avec un long-métrage qui parvient presque à être pire que les deux précédents films de la franchise, pourtant déjà bien gratinés.

Pendant la première heure du film, ça fait pourtant presque illusion, malgré des problèmes aberrants de script (le "Clobbering time", donc), d'exécution (Reed, Grimm et Sue qui se rencontrent durant la foire scientifique du lycée, à l'âge de 17 ans, sans que le moindre effort soit fait pour rajeunir les acteurs qui ont la trentaine ; des effets spéciaux assez ratés, comme le chimpanzé), et de caractérisation ; et puis, progressivement, le script se désagrège, le film devient plein de trous, des scènes sont manquantes, les reshoots sont évidents (Sue qui se retrouve affublée d'une perruque blonde à 2€50 dans certaines scènes), et Doom, méchant iconique de la franchise, est une fois de plus totalement ridicule (et vaincu en 10 minutes chrono).

Bref, entre son approche sombre et froide, son récit totalement déséquilibré et bavard (une seule scène d'action !?), ses choix créatifs inexplicables, sa réalisation plate et impersonnelle, et sa direction d'acteurs à côté de la plaque (la moitié du cast est insipide et en retrait, comme Mara, impassible et froide, tandis que l'autre moitié sonne faux, comme par exemple mini-Reed qui semble lire ses dialogues sur des cartons tenus hors-caméra), il y a de quoi vraiment se poser la question : si la Fox et Trank ne voulaient pas adapter les Quatre Fantastiques (possiblement le comic-book le plus familial, coloré et dynamique possible, plein d'aventures extraordinaires et de personnages mémorables), et avaient honte de faire un comic-book movie, pourquoi se forcer ?

(la réponse étant, bien entendu, l'argent...)

1.25/6 (de son côté, Marvel doit bien rigoler, et attendre impatiemment de récupérer les droits)

 

EDIT du 15/08/2016 : Un an après, je me suis aperçu que je ne gardais absolument aucun souvenir de ces Quatre Fantastiques et, étant actuellement en pleine phase de lectures superhéroïques, je me suis dit que j'allais laisser une nouvelle chance à cette adaptation ratée.

De plus, histoire d'être relativement objectif, j'ai pris la peine de ne pas relire mon avis passé... mais c'est peine perdue : en effet, si je suis tenté de remonter un peu la note finale à un 2.25/6 (pour sa première heure qui, malgré des choix créatifs et visuels très très discutables, ressemble néanmoins à quelque chose de regardable), la rupture qui se produit après cette première heure de film est vraiment trop brutale et évidente, et le film finit par perdre toute cohésion, toute structure et tout intérêt (rien que les motivations de Doom changent d'une scène à l'autre, sans explication) en retombant dans une confrontation finale baclée et précipitée.

Toujours très frustrant, d'autant que Marvel n'a toujours pas récupéré les droits des FF, et que Doom reste, encore et toujours, l'un des méchants Marvel les plus maltraités à ce jour au cinéma.

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Un film, un jour (ou presque) #194 : Welcome Back (2015)

Publié le 13 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Romance, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Welcome Back (Aloha) :

Spécialiste indépendant fraîchement assigné par l'armée à Hawaii, Brian Gilcrest (Bradley Cooper) retrouve là son ex-compagne, Tracy (Rachel McAdams), mère de deux enfants, et désormais mariée à un ami de Brian, John (John Krasinski). Toujours épris l'un de l'autre, Brian et Tracy s'efforcent de résister à la tentation, d'autant que la paternité réelle de la fille aîné de Tracy est un secret de polichinelle. Heureusement, Brian a de quoi s'occuper, puisqu'il doit négocier les modalités du lancement d'un satellite privé avec les autorités locales et tribales... tout en gérant son attirance croissante pour l'énergique Allison Ng (Emma Stone), une jeune pilote originaire de l'île, et qui l'épaule durant sa mission...

Un film de Cameron Crowe qui cadre de bien belle manière les paysages hawaïens splendides... mais se vautre totalement sur tout le reste. En effet, le métrage ne sait jamais ce qu'il veut être  : une dramédie familiale sur Brian, Tracy et John ; une comédie romantique basique sur Brian et Allison ; un film de vacances sur la beauté et la magie d'Hawaï : une conspiration techno-politique sur Bill Murray en milliardaire qui veut installer des bombes atomiques dans l'espace ; ou bien tout à la fois, en 1h45 de temps ?

Résultat, rien ne fonctionne vraiment, narrativement parlant, si ce n'est l'espace d'une scénette ou deux (la conversation silencieuse entre Cooper et Krasinski ; la scène finale entre Brian et sa fille, tout simplement superbe).

Le mélodrame familial est téléphoné au possible, et n'a donc pas grand intérêt (même si McAdams est, comme toujours, ravissante), la comédie romantique est plombée par une Emma Stone qui, dès sa première scène, en fait trois tonnes (elle n'a pas dû être briefé sur le genre exact du film, car son interprétation de la militaire zélée est plus proche d'une parodie à la Police Academy que d'un film comme Aloha), le film de vacances est saboté par des choix créatifs improbables (le cast principal est intégralement blanc, y compris le personnage d'Allison Ng, d'origine asiatique et hawaïenne, et ici interprété par une Emma Stone blonde), et le techno-thriller fait tellement pièce rapportée qu'il ressemble à un mauvais pitch griffonné à la va-vite sur un coin de table, un soir de beuverie.

Ce problème de tonalité et d'approche qui hante tout le film donne l'impression d'un métrage baclé, qui aurait connu bien des problèmes de production et des réécritures. Or à priori, ce n'est pas le cas, et Crowe nous ayant habitué à bien plus maîtrisé, on se demande toujours ce qui a bien pu se produire pour que cet Aloha soit aussi creux, décousu, et se retrouve à ce point le cul entre deux (ou trois) chaises.

2.5/6 pour la distribution, la photographie, et la réalisation.

(si tout le film avait eu la force de la scène finale, ça aurait probablement été un chef d'oeuvre)

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Un film, un jour (ou presque) #193 : Exodus - Gods & Kings (2014)

Publié le 12 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Histoire, Religion, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Exodus - Gods and Kings :

Moise (Christian Bale) et Ramses (Joel Edgerton) sont deux princes élevés à la cour du Pharaon. Mais lorsque Ramses prend la place de son père sur le trône, il décide de bannir Moïse dans le désert en apprenant ses origines juives. Celui-ci finit cependant par revenir de son exil et, guidé par la parole divine, il va alors tenter de libérer le peuple juif de son esclavage...

Dès l'ouverture du film, avec ses cartons d'exposition, ses juifs opprimés, et ses esclaves hébreux construisant les pyramides, j'ai tout de suite compris qu'on était mal barrés avec ce métrage. Déjà qu'avec sa distribution d'acteurs tous caucasiens, ça n'augurait pas du meilleur...

Et la suite n'a fait que confirmer mes craintes, en montrant, à chaque instant, les signes d'un film typique du Ridley Scott moderne, qui est incapable de faire un bon film de moins de 180 minutes.

Ici, tout est gris, plat, terne : un parti pris "réaliste" qui tue tout semblant d'ampleur et d'épique, pour renforcer la douleur du peuple hébreu, et donner toujours plus de poids aux interminables dialogues du film.

Résultat, le métrage se traîne lamentablement, échouant à susciter la moindre empathie du spectateur pour ses acteurs, qui évoluent dans une histoire tellement balisée et connue que le soufflé global ne monte jamais, même quand Ridley Scott déchaîne les effets spéciaux comme Dieu les plaies sur l'Égypte, ou que la musique tente d'être à la hauteur des événements qu'elle illustre.

M'enfin bon, au moins ce n'est pas trop mal filmé.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #192 : Terminator Genisys (2015)

Publié le 11 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Terminator Genisys :

Lorsque John Connor (Jason Clarke), le meneur de la résistance contre Skynet et son armée de machines, envoie Kyle Reese (Jai Courtney) en 1984 pour protéger sa mère Sarah Connor (Emilia Clarke) d'un robot assassin, il crée sans le vouloir une réalité parallèle inattendue. Dans celle-ci, Sarah est une combattante éprouvée entraînée depuis son plus jeune âge par "Pops" (Arnold Schwarzenegger), un androïde envoyé depuis le futur pour la protéger...

C'est désormais une évidence : la franchise Terminator est un tel bordel improbable, avec des interprètes et des chronologies différentes (pleines de trous et de paradoxes temporels) que les détenteurs des droits ont tout simplement jeté l'éponge, et décidé de tout rebooter.

On les imagine très bien regardant les Star Trek de JJ Abrams, et se disant "voilà ce qu'il faut faire avec Terminator : rebooter la franchise depuis le premier épisode, avec une nouvelle distribution, et l'icône de la franchise pour assurer la transition".

Dont acte. Ils ont tout rebooté, ils ont tout recasté (et quel casting foireux ! Clarke fait un Connor calamiteux, Courtney est transparent au possible, et Emilia Clarke semble trop douce et inoffensive pour être crédible dans son rôle), et ils se sont tourné vers deux scénaristes d'anthologie - Patrick Lussier (auteur de Dracula 2001 et de ses suites) et Laeta Kalogridis (scénariste des séries Bionic Woman et Les Anges de la Nuit) ! - pour rédiger leur script-reboot...

Sans surprise, le résultat final s'avère être un feu d'artifice de fan-service recyclant allègrement les scènes et les moments anthologiques de la saga, sans réellement rien leur apporter d'intéressant (en cela, le film ressemble assez à Jurassic World, y compris au niveau de la réception du film par le grand public des "casuals", qui n'ont que faire de la qualité intrinsèque d'un métrage tant qu'ils ont leur quota de références et de situations familières - la seule différence, ici, étant le fait que Terminator est une franchise sur le déclin, vieillissant en même temps que sa superstar-titre, et naturellement moins fédératrice que "des gros dinosaures s'attaquent aux humains"). Il n'y a qu'à voir les nombreux avis extatiques et les notes globales reçues par ces deux films sur imdb pour comprendre le gouffre entre fans et critiques.

Reste que ce Terminator est bien un métrage au script plein de trous et de zones d'ombre jamais expliquées, qui peine à maintenir sa cohésion interne, et qui frôle même parfois la parodie des deux premiers films de la saga... d'autant que, ce qui n'aide pas, le métrage souffre d'une musique zimmerienne fade et générique au possible, ainsi que de sfx très inégaux (la doublure numérique de Young Schwarzy est impeccable, les poursuites en hélico numériques nettement moins), de scènes d'action semi-numériques qui manquent d'impact, d'un script répétitif (qui enchaîne les situations dramatiques systématiquement désamorcées par un Deus-Ex-Schwarzenegger) et d'une réalisation en pilotage automatique.

Sans oublier, pour achever le tout, un Schwarzy encore humanisé de manière abusive, et qui continue d'être une punchline ambulante (ici sur son âge) plus qu'un robot-tueur iconique et impressionnant.

Je n'ai donc pas vraiment apprécié cette "Genisys" (mon dieu, qui est-ce qui a pondu ce titre stupide...?) particulièrement creux, et qui n'avait comme unique objectif que de poursuivre, jusqu'à l'épuisement, l'exploitation d'une franchise qui aurait probablement mieux fait de s'arrêter avec son second opus.

2/6

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