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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #166 : The Last of Robin Hood (2013)

Publié le 6 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Last of Robin Hood :

Alors qu'il commence à vieillir, Errol Flynn (Kevin Kline), le sulfureux playboy du Hollywood des années 50, s'entiche de la jeune Beverly (Dakota Fanning), 15 ans. Avec l'accord tacite de Florence (Susan Sarandon), la mère ambitieuse de Beverly, le couple va bientôt occuper le feu des projecteurs, et faire l'objet de toutes les rumeurs et de tous les scandales...

Un biopic au sujet potentiellement sulfureux, mais qui malheureusement s'avère, dans les faits, un métrage terne, flasque et particulièrement inerte.

Kline et Sarandon sont comme toujours excellents, mais Dakota Fanning est effacée et transparente, à l'image de tout le film, qui manque de cachet visuel, d'énergie, de punch, et se refuse à aborder la moindre controverse, préférant rester plutôt en retrait et à la surface de cette relation étrange et peu commune.

Une belle occasion manquée.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #165 : Parallels (2015)

Publié le 3 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Netflix, Fantastique, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Parallels :

Ronan (Mark Hapka), sa soeur (Jessica Rothe) et leur voisin pot-de-colle (Eric Jungmann) se rendent à un rendez-vous fixé par leur père dans un immeuble étrange, en centre ville. Quelques instants après y être entrés, une machinerie étrange se déclenche, et transporte l'immeuble et ses trois occupants dans une dimension parallèle, où ils rencontrent Polly (Constance Wu), qui leur explique la situation : l'immeuble relie toutes les dimensions parallèles existantes, et bascule de l'une à l'autre toutes les 36 heures...

Concept de série télévisée produit par l'un des showrunners de The Lost Room pour Fox Digital, et transformé en cours de route en long-métrage de 83 minutes diffusé sur Netflix, long-métrage qui se termine forcément en queue de poisson, dans l'attente d'une suite éventuelle qui ne viendra probablement jamais.

Et ce n'est pas très étonnant, à vrai dire, puisque cette combo pilote + premier épisode n'est qu'une grossière resucée de Sliders, avec malheureusement une distribution globalement insipide et transparente, qui interprète ses personnages (déjà pas très malins ou intéressants) sans finesse aucune (exception faite de Constance Wu, amusante en glisseuse sarcastique, désabusée et blasée).

Rien de mémorable, et assez mauvais si on le juge en tant que film à part entière. En tant que pilote de série tv, ce n'est pas terrible non plus, et clairement pas inspiré, mais ça reste regardable, donc :

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #164 : The Last Five Years (2014)

Publié le 2 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Last Five Years : 

Les hauts et les bas de la relation de Cathy (Anna Kendrick), une actrice en quête de succès, et de Jamie (Jeremy Jordan), un auteur publié et très occupé, qui vivent à New York...

Un spectacle scénique de Broadway, adapté ici par le scénariste de The Fisher King de Gilliam, et de PS I Love You, et avec Anna Kendrick et Jeremy Jordan, qui font un couple sympathique et talentueux ; passé le fait que toutes les scènes sont chantées avec plus ou moins de succès (frôlant parfois le style "on parle de manière vaguement musicale" de Sondheim, avec le risque de fatiguer très rapidement le spectateur), la forme globale est intéressante, puisqu'elle suit l'histoire de la relation sous deux points de vue opposés :  celui de Cathy, qui remonte le temps depuis la dépression post-rupture jusqu'à l'époque de la romance, et celui de Jamie, qui fait l'inverse, de la romance à la rupture.

Cette structure en flashbacks/flashforwards est intéressante, oui, et c'est très bien joué... mais dans l'absolu, je suis tout de même resté assez indifférent face à cette comédie musicale douce-amère qui souffre de mélodies un peu faiblardes et inégales. Pas forcément mauvais, mais à réserver à un public "averti" (façon de parler).

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #163 : Écho (2014)

Publié le 1 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Jeunesse, Found Footage, Fantastique, Science-Fiction, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Écho (Earth to Echo) :

Peu de temps après qu'un chantier routier soit inauguré près de chez eux, les téléphones portables de Tuck (Brian Bradley), Alex (Tea Halm) et Munch (Reese C. Hartwig) se mettent à afficher d'étranges messages codés. Ceux-ci les mènent, en pleine nuit, jusqu'à Echo, un petit extraterrestre mécanique aux allures de chouette, écrasé sur Terre, et qui tente désespérément de rejoindre son peuple...

Un found-footage pour enfants qui lorgne très fortement sur (pour ne pas dire repompe allègrement) tous les films Amblin des années 80, les oeuvres qui leur rendent hommage comme Super 8, ainsi que quelques autres références évidentes (Bubo du Choc des Titans).

En l'état, ce n'est pas désagréable à regarder, mais malheureusement, l'interprétation est très inégale, la mise en scène found footage fait parfois cache-misère, et le tout est finalement trop peu inspiré pour vraiment marquer les esprits (la fin, notamment, semble catapultée et n'a pas de réel impact).

Dommage, parce que la bestiole est tout à fait réussie dans le genre, grâce à des effets spéciaux plutôt convaincants et à un design attachant.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #162 : Destination Hawaï (2008)

Publié le 29 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Thriller, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Destination Hawaï (Special Delivery) :

Maxine (Lisa Edelstein), une spécialiste en transport privé réputée, reçoit pour nouvelle mission l'escorte d'une adolescente de 14 ans, Alice (Brenda Song), depuis la Chine jusqu'en Amérique. Et non seulement la jeune fille est insupportable et caractérielle, mais de mystérieux assaillants s'en prennent au duo sur le chemin du retour...

Un téléfilm Lifetime qui tente d'être tant de choses à la fois qu'il finit par s'y perdre. Ça commence comme une road-trip comedy, ça continue comme un thriller, ça vire ensuite au chick flick sur les liens entre une mère divorcée qui a perdu sa fille adolescente et une adolescente rebelle qui n'a jamais connu sa mère, puis ça revient à un téléfilm romantique, puis à un drame familial, etc, le tout saupoudré d'un peu de film de Noël, parce que pourquoi pas, tant qu'on y est. ^^

Le résultat est un métrage qui manque d'homogénéité, de punch, et ne fonctionne que ponctuellement, malgré le capital sympathie d'Edelstein et de Song, toujours adorable même lorsqu'elle joue les pimbèches (London Tipton n'est pas loin, d'ailleurs). M'enfin ça se laisse regarder, et les paysages hawaïens sont ensoleillés, joyeux, et agréables (tout le contraire de l'affiche du film, donc).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #161 : Time Lapse (2014)

Publié le 28 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Time Lapse :

Trois colocataires, Callie (Danielle Panabaker), Finn (Matt O'Leary) et Jasper (George Finn) découvrent, chez un voisin décédé, une mystérieuse machine braquée sur leur appartement et qui, tous les jours, produit une photo du futur, 24 heures plus tard. Immédiatement, le trio commence à l'exploiter pour s'enrichir, mais lorsqu'il comprend que le futur ne peut être changé, les ennuis commençent...

Un film clairement inspiré d'un épisode de la Quatrième Dimension (avec son appareil photo prédisant le futur), et qui repose sur un paradoxe temporel et causal pas inintéressant.

Malheureusement, je dois bien dire que le film m'a progressivement perdu, jusqu'à ce que je bascule en mode totalement passif et désintéressé, à approximativement la moitié du film. La faute à un trio de personnages principaux peu attachants : l'un est un artiste torturé, l'autre un glandeur sarcastique, la troisième une fille un peu agaçante... et ensemble, ils passent tout le film à prendre les pires décisions imaginables.

Ajoutez à cela des grosses ficelles improbables (le bookmaker criminel qui travaille avec les russes et comprend instantanément que sa silhouette floue, de dos et en contre jour dans un coin d'un polaroid signifie voyage temporel !), et vous finissez avec un film qui ne parvient pas à exploiter son concept initial de manière satisfaisante, et s'avère finalement assez laborieux.

Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #160 : Pompéi (2014)

Publié le 27 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Drame, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pompéi (Pompeii) : 

L'histoire d'amour impossible entre Milo (Kit Harington), esclave celte devenu gladiateur, et Cassia (Emily Browning), la fille d'un riche marchant de Pompéi, alors que le Vésuve est sur le point d'entrer en éruption, et que le maléfique sénateur Corvus (Kiefer Sutherland) tente de faire sienne Cassia au plus vite. 

Un film catastrophe qui a tout du nanard, tourné par un Paul Anderson qui se prend pour Roland Emmerich.

On se retrouve donc avec un film qui commence en repompant Conan le Barbare, puis devient un clone de la série Spartacus, mâtinée de Gladiator, avant de continuer en photocopie de Titanic, entre la catastrophe inévitable, l'amour impossible entre les deux classes sociales, le fiancé rival et machiavélique, etc...

Bref, le script est insipide, la musique est insipide (et lorgne sur du sous-Zimmer), la distribution est insipide (Harington a beau faire de la musculation, il n'est pas un instant menaçant, badass ou charismatique ; Browning est ici trop maigrichonne pour être séduisante ; Sutherland nous fait Evil Jack Bauer avec un accent), les combats sont insipides (et accélérés artificiellement), les personnages sont insipides (et épais comme du papier à cigarette)...

Ne reste que l'explosion du Vésuve, spectaculaire, mais qui frôle régulièrement le too much, avec des rebondissements, des cascades et des effets improbables et irréalistes.

1.75/6 (pour les effets spéciaux)

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Un film, un jour (ou presque) #159 : The Details (2011)

Publié le 26 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Details :

La découverte de ratons-laveurs dans le jardin de la famille Lang va s'avérer le détonateur d'une suite d'événements improbables dans le voisinage, et dans la vie de Jeff (Tobey Maguire) & Nealy (Elizabeth Banks)...

Une comédie noire très peu convaincante, et qui agace plus qu'elle ne fonctionne, la faute à une musique excentrique très envahissante et omniprésente, et à une écriture assez quelconque. Dommage, parce que la distribution est sympathique (Laura Linney, Maguire, Banks, Liotta, Washington) bien qu'elle cabotine beaucoup.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #158 : Big Man Japan (2007)

Publié le 24 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Drame, Japon, Comédie, Documentaire, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Big Man Japan (Dai Nippon-Jin) :

Dai Sato (Hitoshi Matsumoto) est un quadragénaire paumé, au père souffrant de la maladie d'Alzheimer, et à la vie familiale en lambeaux ; pour ne rien arranger, il est capable de se transformer, avec l'aide d'un courant électrique, en humanoïde géant, qui repousse alors les invasions de monstres difformes et grotesques. Mais malgré ses actes héroïques, Sato n'est pas populaire auprès des Japonais, et il peine à répondre aux exigences de son agente...

Un mockumentaire japonais improbable, grotesque et absurde, dont le concept est clairement original, mais pas forcément totalement maîtrisé.

Par moments, en effet, le métrage délaisse son côté mockumentaire pour céder au spectaculaire et à un POV omniscient, ce qui affablit un peu la forme du récit ; de plus, le récit est tellement doux-amer et mélancolique que les ruptures de ton sont assez brutales entre le désespoir du protagoniste, et le nawak des monstres et des affrontements.

Dommage donc que le tout ne soit pas mieux rythmé et manque à ce point de cohésion et de punch, parce que sinon, on tenait là un film instantanément culte (quoique, dans le genre culte, le finish non-sensique en mode sentai fauché au symbolisme politique évident se pose là ; déjà que les effets spéciaux primitifs donnent un cachet certain au métrage dans son ensemble).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #157 : Comment Tuer son Boss 2 (2014)

Publié le 23 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Comment tuer son boss 2 (Horrible Bosses 2) : 

Las de toujours devoir travailler aux ordres de quelqu'un d'autre, Nick (Jason Bateman), Dale (Charlie Day) et Kurt (Jason Sudeikis) décident de devenir leurs propres patrons, et de commercialiser une invention révolutionnaire. Celle-ci attire l'attention des Hanson, Rex (Chris Pine) et son père Bert (Christoph Waltz), qui décident cependant d'arnaquer le trio, et de mettre ce dernier sur la paille. Les trois incapables n'ont alors plus qu'une solution pour s'en sortir : kidnapper Rex en échange d'une rançon...

Aucun souvenir de l'original, et en voyant ce second film, je comprends mieux pourquoi : c'est insipide, ça confond "chaos organisé" et "bordel général et improvisé", et ça tourne clairement à vide, faisant ouvertement basculer le trio de personnages principaux du statut de "pieds nickelés maladroits" à "abrutis finis dont on se demande comment ils parviennent à rester en vie au quotidien".

Les personnages sont gueulards (Charlie Day est insupportable), insupportables (Pine semble s'amuser, cela dit), le tout est hystérique et manque de structure, bref, ça m'a plus agacé qu'autre chose (et le bêtisier est plus drôle que le film).

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #156 : Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec (2010)

Publié le 22 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, France, Fantastique, Aventure, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec :

Alors qu'un ptérodactyle menace Paris, Adèle Blanc-Sec (Louise Bourgoin) tente de ramener une momie égyptienne à la vie pour aider à soigner sa soeur malade...

Si je devais résumer ce film en un mot, ce serait : bancal. Allez, un autre mot : décousu.

Car c'est clairement le problème de ce métrage de Besson, et ce à tous les niveaux : c'est affreusement inégal. Les effets spéciaux sont inégaux (les momies sont réussies, le volatile nettement moins, surtout dans les plans où Adèle le chevauche), le rythme est inégal (ça oscille entre dynamique et soporifique, avec des scènes très réussies, et d'autres tout à fait inutiles), les maquillages sont inégaux (à la fois techniquement, mais aussi au niveau de leur intérêt intrinsèque : ils ne servent à rien), l'humour est inégal (globalement, ça ne fonctionne pas, sauf pour les momies), le scénario est inégal (l'intrigue du ptéro est bouclée à mi-film, et laisse place à celle des momies de manière tout à fait forcée) et l'interprétation est inégale (Bourgoin n'est pas mauvaise, mais est assez monotone et quelconque, d'autres sont meilleurs) ; ajoutez à cela une réalisation de Groluc assez passe-partout, et une narration d'ouverture en voix-off totalement inutile, et on se retrouve avec un film bâtard, jamais vraiment mauvais, mais jamais vraiment convaincant non plus.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #155 : Girlfriend (2010)

Publié le 20 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Girlfriend :

À la mort de sa mère, Evan (Evan Sneider), un jeune vingtenaire trisomique, se retrouve seul au domicile familial ; il décide alors de devenir le "petit-ami" de Candy (Shannon Woodward), une jeune divorcée paumée tiraillée entre son ex violent et colérique, et son amant marié, père de l'enfant dont elle fait payer la pension alimentaire à son ex.

Un drame indépendant constamment sur le fil du rasoir, tant il aborde des sujets sensibles et potentiellement particulièrement glauques. Et c'est probablement là qu'il faut chercher le rejet viscéral de bon nombre de critiques, qui, malgré les récompenses décernées en festival, ont descendu le métrage en flammes.

Pourtant, le film parvient à éviter bon nombre de pièges et de problèmes potentiels, en opposant à Evan des personnages multi-dimensionnels et faillibles : même Russ, le "bad guy", a une motivation très humaine, celle de connaître la paternité réelle de son enfant.

Bref, un métrage assez touchant et réussi, en ce qui me concerne, bien qu'il n'évite pas quelques facilités. En tout cas, Shannon Woodward est excellente dans son rôle constamment à fleur de peau, et Evan, lui, est parfaitement à l'aise dans le sien.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #154 : Votre Majesté (2011)

Publié le 19 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Votre Majesté (Your Highness) :

Le Prince Thadeous (Danny McBride) est un glandeur qui préfère passer son temps à fumer de la marijuana plutôt que marcher dans les pas de son frère aîné, le brave et héroïque Prince Fabious (James Franco). Lorsqu'un sorcier maléfique (Justin Theroux) enlève la promise de Fabious (Zooey Deschanel), cependant, Thadeous n'a pas d'autre choix que de prendre part à la quête de son frère, accompagné de son fidèle page (Rasmus Hardiker) et d'une aventurière aussi séduisante que coriace (Natalie Portman)...

À sa sortie, en 2011, j'étais resté assez mitigé devant ce film :

On ne peut pas dire, en voyant le métrage, avec ses créatures animatroniques, ses sfx et ses décors, bref, son apparence globale, que les 50 M de dollars du budget aient été forcément gâchés. Le film applique à la lettre la formule Pineapple Express, se présentant comme une parodie vaguement stoner, pleine de vannes de cul et d'humour bien bas de plafond, pour finir par embrasser totalement les conventions du genre parodié, et conclure (quasiment) au premier degré, avec duel sur fond de déluge d'effet spéciaux, etc...

Mais quand même : 50 millions de dollars. Là où ça coince, pour moi, c'est que le film a les mêmes problèmes que Pineapple Express : à savoir que, lorsque c'est relativement premier degré, ça fonctionne assez bien (la poursuite en calèche, les combats contre les monstres, la bataille finale pleine de sfx). Mais le tout est globalement parasité par des vannes ultra-graveleuses, une tendance à systématiquement opter pour la facilité de la vanne de cul (oh, un yoda marionnette... pédophile et pervers ; oh, un minotaure... qui se prend pour Harvey Keitel dans Bad Lieutenant et tente de se taper le page qui ne sert à rien), et un rythme défaillant (ça se déroule plutôt bien, et puis là, paf, un couloir d'au moins 10 minutes de dialogues sans intérêt, par exemple).

C'est nettement moins stoner movie que Pineapple (heureusement), même si Franco joue le premier tiers du film dans un état pas très net, à essayer de tenir son accent d'une bouche pâteuse ; le reste du cast fait son truc (comprendre que Portman est en mode jeu limité, que Theroux cabotine, que McBride fait du McBride, et que Deschanel doit avoir 10 ou 15 lignes de dialogue dans tout le film, en surjeu) ; certains choix de réals sont hasardeux, m'enfin rien de bien dommageable... et comment terminer sans mentionner le score honteux (mais paradoxalement totalement mémorable) de Jablonsky, photocopié de Transformers et de Pirates des Caraibes, ainsi que du Zimmer synthétique des années 80.

Bref, pas terrible : j'ai passé plus de temps à lever les yeux au ciel qu'à me marrer, donc 2 ou 3/6... allez, 2.5/6.

Et après avoir revu le film, je dois bien avouer que je suis fortement tenté de revoir mon avis à la hausse. Car si tous les défauts mentionnés ci-dessus sont bel et bien présents, ils s'effacent un peu une fois que l'on sait à quoi s'attendre.

Certes, tout ce qui est vannes sexuelles et graveleuses reste affreusement déplacé, et semble rajouté à l'arrache pour justifier un classement "film pour plus de 17 ans" ; certes, Franco, Deschanel et Portman se font littéralement bouffer par McBride, son page et Theroux ; et certes, en coupant 5 ou 10 minutes de dialogues, le film serait mieux équilibré... mais sous ses atours de pantalonnade décérébrée écrite sous influence narcotique, on finit par percevoir un pastiche sincère et nostalgique des films de quête, plutôt très bien maîtrisé formellement.

Donc je remonte ma note à

3.5/6 (sans l'humour graveleux et en dessous de la ceinture, ça aurait été > 4/6)

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Un film, un jour (ou presque) #153 : Mad Max - Fury Road (2015)

Publié le 17 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Mad Max - Fury Road :

Dans un futur post-apocalyptique ou le pétrole et l'eau sont les seules ressources de valeur, Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne) conserve la main mise sur les populaces suvivantes en contrôlant ces deux ressources hors de prix. Mais lorsque Imperator Furiosa (Charlize Theron) se rebelle, et organise la fuite des cinq concubines de Joe, elle est contrainte de s'allier à Max Rockatansky (Tom Hardy), un loup solitaire qui vient d'échapper aux troupes d'Immortan. Lancés dans une course poursuite en plein désert, au volant d'un énorme semi-remorque, Max et Furiosa vont tout faire pour échapper à Immortan Joe et à ses mutants...

Une course poursuite apocalyptique de deux heures, sans vrai temps mort, pilotée de main de maître par un George Miller toujours vaillant malgré son âge. C'est épique, bourré d'imagination et de plans splendides, ça dépote constamment, c'est la bonne manière de faire du girl power, c'est une expérience sensorielle épuisante, et malgré mes doutes initiaux, Tom Hardy compose un Max bestial et en retenue, assez intéressant.

Toute aussi intéressante, l'absence complète d'arc romantique entre Max et Furiosa, ce qui aurait pu s'avérer ultra-cliché.

Alors tout n'est pas parfait, la musique est trop présente et trop peu inspirée, et j'aurais clairement préféré le voir en VO, mais pour peu qu'on adhère à l'esprit décomplexé et assumé du métrage, à son univers déglingué et à ses parti-pris esthétiques plus que narratifs (qui ne plairont clairement pas pour tout le monde), ce n'est que du bonheur.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #152 : La Fille de l'Ascenseur (2010)

Publié le 16 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Fille de l'Ascenseur (Elevator Girl) :

Totalement dévoué à son travail et particulièrement rangé et routinier, Jonathan McIntyre (Ryan Merriman), un avocat de Boston, est célibataire, malgré tous les efforts de ses collègues pour le caser ; Liberty Taylor (Lacey Chabert), elle, papillonne de métier en métier sans jamais se fixer ni s'engager réellement, totalement spontanée et aventureuse. Leur rencontre dans un ascenseur en panne est alors le début d'une relation improbable, rendue difficile par leurs conceptions radicalement différentes de la vie et du succès...

Rom-com Hallmark de 2010 avec une Lacey Chabert souriante, face à un Ryan Merriman terne et insipide au possible, dans un récit cousu de fil blanc, qui souffre de montages musicaux très peu inspirés (sur tous les plans, tant au niveau de la musique que de la mise en scène), et d'un script guère motivant.

Pour ne rien arranger, la bande originale est assez envahissante et agaçante, ce qui n'aide pas du tout. (Amusant cela dit de voir passer Joey King, excellente comme toujours dans un petit rôle anecdotique... )

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #151 : Let's Kill Ward's Wife (2014)

Publié le 14 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Let's Kill Ward's Wife : 

Stacy (Dagmara Dominczyk), la femme de Ward (Donald Faison), est une mégère insupportable, que tout le monde déteste parmi ses amis, et qui ruine la vie du jeune père de famille. Un jour, cependant, alors que tous rèvent de la voir passer l'arme à gauche, elle a un "accident" tragique : soulagée de ce poids improbable, la bande va s'efforcer de dissimuler cette mort inattendue, et de profiter au maximum de ce répit imprévu.

Une comédie noire à la distribution sympathique (Faison, Amy Acker, James Carpinello, Greg Grunberg, Patrick Wilson), mais qui s'écroule tout simplement sous le poids d'une direction plate, générique, et d'un rythme anémique, qui tue tout semblant d'humour et d'intérêt.

Il y a bien quelques réactions amusantes de l'un ou l'autre des personnages durant le quart d'heure qui suit le décès, mais ensuite, ça tourne totalement à vide, jusqu'à cette fin plate et quelconque.

Dommage d'avoir gâché cette distribution avec un script si anémique.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #150 : La Jeune Fille aux Fleurs (2009)

Publié le 13 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Jeune Fille aux Fleurs (Flower Girl) :

La jolie Laurel (Marla Sokoloff), une fleuriste attachante et désespérément romantique, est célibataire depuis si longtemps qu'elle redoute de finir vieille fille. Mais malgré l'insistance de ses amies et de sa grand-mère Rose (Marion Ross), elle n'est pas totalement convaincue par le Dr. Evan Cooper (Terry Maratos), qui a pourtant tout du prétendant idéal, étant stable, doux, inoffensif, galant, et possédant une formation de botaniste. D'autant qu'en parallèle, elle s'est entichée de Stephen (Kieren Hutchison), un auteur mystérieux, imprévisible, spontané, et tempérament impertinent...

Un téléfilm Hallmark ultra-générique et basique, en plus d'être longuet, mollasson, et dégoulinant de bons sentiments.

D'autant plus dommage qu'il commençait assez bien, par un montage musical d'ouverture d'une durée de plusieurs minutes, qui présentait les personnages simplement et efficacement, avec en prime un soupçon de nostalgie plutôt bienvenu.

Mais j'ai beau trouver Marla positivement adorable, et être prêt à tout lui pardonner, là, il ne faut pas abuser : entre les platitudes et les conseils pourris de la meilleure copine ethnique, les personnages masculins affreusement insipides, le récit assez improbable dans sa chronologie, la nature désespérée de l'héroïne, et son comportement assez discutable (elle fréquente en parallèle les deux hommes qui lui plaisent, sans leur dire la vérité, le temps de faire son choix entre les deux : inversez les sexes, et le film se transformerait en portrait d'un dragueur sans états d'âme, ni romantique ni attachant), il y a vraiment de quoi trouver le métrage agaçant, et assez lassant.

À zapper.

1.75/6 (dont 1.5 pour Marla)

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Un film, un jour (ou presque) #149 : Concrete Blondes (2013)

Publié le 12 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Concrete Blondes :

Trois amies entrent accidentellement en possession d'une énorme somme d'argent, et doivent alors faire face aux conséquences de leurs actes...

Une crime comedy à la distribution sympathique (Diora Baird, Carly Pope, Samaire Armstrong, John Rhys-Davies), mais qui souffre de son déroulement assez convenu et prévisible : les filles sont stupides, les méchants très méchants, les rebondissements sont soit téléphonés, soit improbables (Carly Pope qui se transforme en super tueuse badass sous un prétexte gentiment capillotracté), et la construction en actes et en flashbacks a beau donner un peu de rythme, elle est gentiment superflue, et passe totalement à la trappe dans le dernier tiers du film, qui connaît un traitement trop premier degré pour convaincre.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #148 : Kung Fury (2015)

Publié le 10 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, Suède, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kung Fury :

Dans le Miami des années 80, Kung Fury (David Sandberg) est un super-flic héritier d'une tradition ancestrale et doté de super-pouvoirs martiaux, avec lesquels il fait régner la loi et l'ordre en ville, au prix de beaucoup de casse. Mais lorsque Adolf Hitler (Jorma Taccone), le Kung Führer, traverse les couloirs du temps et abat tous les collègues de Kung Fury, ce dernier décide alors de remonter le temps jusqu'aux années 40, afin de tuer Hitler...

Un moyen-métrage/fanfilm suédois totalement nawak, financé via Kickstarter, et qui combine, dans une ambiance ultra-référentielle et décalée, toutes les influences cinématographiques, vidéoludiques, musicales et télévisuelles des enfants ayant grandi dans les années 80-90.

Le résultat est absurde, hilarant, spectaculaire, et totalement décomplexé, tout en étant assez maîtrisé techniquement. Certains détesteront, et parleront de fan-service creux, mais moi, j'ai adoré.

5/6

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Un film, un jour (ou presque) #147 : Die Hard - Belle journée pour mourir (A Good Day to Die Hard - 2014)

Publié le 9 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Die Hard - Belle journée pour mourir :

Afin d'aider son fils Jack (Jai Courtney) à éviter la prison, John McClane (Bruce Willis) doit se rendre en Russie, où il se trouve bien vite embarqué dans un sinistre complot politico-terroriste...

Die Hard 4 était décevant, mais regardable, et parfois même sympathique. Ce Die Hard 5 ? Une purge immonde. Vraiment. Je m'attendais à quelque chose du niveau du 4, au pire... mais non. Ce tâcheron de John Moore, associé à un Skip Woods tout aussi incapable, nous livrent ici un film en pilotage automatique intégral, où tout pue l'amateurisme et le je-m'en-foutisme.

Le script ? Il enchaîne les clichés, les raccourcis hasardeux, les dialogues foireux, et les personnages en carton-pâte. La mise en images ? C'est confus, baclé, terne et laid, avec un montage qui plombe toute narration, et une caméra portée tremblotante et inutile. L'interprétation ? Le "fils de McClane" est inexistant, et Willis est devenue une caricature de lui-même (comme McClane, d'ailleurs), un absolu de non-jeu et de glande qui rivalise avec les pires Steven Seagal. Les effets spéciaux ? À peu près aussi crédibles que dans une production Asylum.

Reste alors l'action. Et là, oui, ça pête dans tous les sens. Jusqu'au point de non-retour, qui transforme le tout en parodie de Die Hard, avec un McClane tank humain qui traverse sans broncher et sans la moindre égratignure des scènes d'action illisibles, amorphes et dépourvues du moindre rythme.

Bref, A Good Day To Die Hard, c'est un peu Le Police Academy à Moscou de la franchise Die Hard... en pire.

0.5/6 (dont un point pour le caméo de Mary Elizabeth Winstead... et un demi-point en moins pour l'avoir totalement coupé au montage de la version longue du film !)

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Un film, un jour (ou presque) #146 : The Anomaly (2014)

Publié le 8 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Science-Fiction, Action, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Anomaly :

Dans un futur proche, Ryan (Noel Clarke) se réveille à l'arrière d'un camion, amnésique, avec un jeune garçon menotté. Rapidement, ils parviennent à s'évader, mais bien vite, Ryan est propulsé dans un autre endroit, à un autre moment : il est en effet la victime d'expériences scientifiques illégales pratiquées par un médecin (Brian Cox) et son fils (Ian Somerhalder), et ne dispose que de brèves tranches de 9 minutes 47 secondes pour résoudre le mystère de l'Anomalie...

Un long-métrage d'anticipation signé Noel Clarke, qui co-écrit, produit, réalise et joue dans le film, tout en exhibant volontiers ses muscles et ses fesses de façon gratuite, et pas du tout vaniteuse. Du tout.

Le métrage dans son ensemble est, de la même manière, un showcase Noel Clarke, dans lequel il joue (mal) la confusion et le trouble, dans lequel il couche avec Alexis Knapp (en prostituée au grand coeur), et dans lequel il se bat au ralenti de manière répétitive, superflue, et assez mal chorégraphiée (les ralentis à gogo façon bullet time, c'est sympathique, sauf lorsqu'il devient évident que tous les mouvements ont été répétés jusqu'à plus soif, et sont tous télégraphiés et contrés avant même d'être lancés).

Au final, le tout est ultra-dérivatif, plat, et générique, avec une illustration musicale techno/électro insipide, et un script brouillon qui mange à tous les rateliers, desservi par une réalisation quelconque au possible.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #145 : The Rewrite (2014)

Publié le 6 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Rewrite :

Scénariste cynique et en perte de vitesse, Keith Michaels (Hugh Grant) est contraint de prendre un job de professeur universitaire pour boucler les fins de mois, et enseigner l'art du scénario cinématographique. Là, seul à l'autre bout du pays, il doit faire face à une enseignante en littérature huppée (Allison Janney), et il entreprend de choisir ses futures élèves en fonction de leur physique, et de leur potentiel amoureux. Lorsqu'il croise le chemin d'une mère célibataire (Marisa Tomei) qui tente d'obtenir son diplôme tout en menant de front ses carrières et sa famille, cependant, Keith commence à revoir ses priorités...

Une comédie avec un Hugh Grant en pilotage automatique, face à une Marisa Tomei adorable comme toujours, mais dont le personnage reste générique.

D'ailleurs, c'est un peu le problème avec l'intégralité du métrage, à vrai dire : ses personnages secondaires sont très clichés, et tout s'oublie tout aussi vite que ça se regarde, malgré une distribution assez sympathique.

Reste le recul du personnage de Hugh Grant, assez agréable puisqu'il a totalement conscience de ses défauts et les assume frontalement tout au long du film.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #144 : Veronica Mars (2014)

Publié le 5 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Drame, Policier, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Veronica Mars :

Sur le point de tourner définitivement la page sur son passé de détective privé afin de devenir avocate à New York, Veronica Mars (Kristen Bell) reçoit alors un appel de Logan (Jason Dohring), son ex-petit-ami de lycée, accusé de meurtre. Avec réticence, Veronica retourne donc à Neptune, dans sa ville natale, à l'occasion du dixième anniversaire de sa promotion scolaire, et avec une seule idée en tête : innocenter Logan.

On ne présente plus Veronica Mars, la série, ou encore la genèse improbable de ce long-métrage, très bien narrée dans le sympathique making of du film, intitulé By The Fans. Revenons cependant sur le titre de ce making of : "Par les fans, pour les fans".

Dans ce titre est contenu tout le problème de ce film Veronica Mars.

Financés par les fans, Rob Thomas et compagnie se sont sentis obligés de jouer au maximum la carte du fanservice, ce qui se traduit, au final, par un film très très moyen, blindé de références et de caméos en tous genres, et qui sert la soupe aux shippers Logan/Veronica (en évacuant Piz de manière sèche et brutale, sans le moindre remords) quitte à faire passer son héroïne pour une femme volage et infidèle.

Pour être clair, je n'ai pas détesté le film, ça fait toujours plaisir de retrouver tous ces personnages et leur univers, mais... il faut bien avouer que le métrage n'est pas un très bon film de cinéma, en soi.

Il ne fait nul doute à mes yeux que le film aurait probablement été meilleur s'il avait été ouvertement conçu pour la télévision : au lieu d'un long-métrage de 100+ minutes, au rythme bancal, et à la structure trop épisodique (on a l'impression que Rob Thomas recycle toutes les idées d'épisodes et de sous-intrigues qu'il a eues ces dernières années, et tente de les lier de façon à former un long métrage), on aurait probablement eu un téléfilm-anniversaire de 84 minutes, nettement plus élagué de son superflu, et rythmé par les coupures pub obligatoires... ce qui aurait probablement mieux fonctionné.

D'autant que Veronica Mars, dans sa forme actuelle, est finalement très inégal : on sent que tous les ingrédients sont présents, mais que la mayonnaise ne prend pas toujours. Les références méta à la grossesse de Bell, au spin-off avorté de Veronica au FBI, etc, sont plutôt sympathiques, tout comme les guests stars (pas forcément toujours indispensables : autant j'ai souri en voyant Eden Sher, Justin Long, ou Dax Shepard débarquer, autant j'aurais pu me passer sans problème du caméo d'un James Franco comme toujours défoncé) mais ça et là, étrangement, on sent que Bell a trop répété son texte, que certaines scènes manquent de spontanéité, ou auraient nécessité quelques prises supplémentaires (que ne pouvait pas se permettre la production, compte tenu des conditions de tournage), ou encore que personne n'a voulu dire à Rob Thomas que les morceaux pop/rock de la soundtrack commençaient à être envahissants.

M'enfin bon, rien de forcément rédhibitoire, dans l'absolu. C'est juste qu'avec moins de fanservice, le film aurait probablement été bien meilleur, et aurait peut-être pu être autre chose qu'un simple bonus pour les fans. Dommage.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #143 : Chappie (2015)

Publié le 3 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Thriller, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Chappie : 

Dans un futur proche, les forces de police d'Afrique du Sud reçoivent l'aide d'une armée de robots-policiers faisant respecter la loi et l'ordre. Un jour, cependant, alors que Deon Wilson (Dev Patel), l'inventeur de ces robots, teste un prototype d'intelligence artificielle dans l'un des modèles mis au rebut, un couple de petits criminels (Die Antwoord) dérobe la machine. Baptisé Chappie (Sharlto Copley), le robot va alors prendre vie et, élevé comme un enfant par le duo, il va découvrir le monde ultra-violent de Johannesburg. Mais Vincent Moore (Hugh Jackman), un concurrent de Deon, est bien décidé à imposer son propre prototype de robot, en lieu et place de Chappie et de ses semblables...

Dernier métrage de Neill Blomkamp, Chappie fait preuve des mêmes défauts et qualités que ses oeuvres précédentes, en peut-être plus exacerbés. D'ailleurs, on a presque l'impression de voir une suite directe à District 9 ou Elysium, tant visuellement, on est dans le même univers : un peu de diversité et de renouvellement ne ferait pas de mal, même si en contrepartie, cet univers familier permet à Blomkamp d'assurer des effets spéciaux excellents de bout en bout.

Reste que le film, un peu longuet, paraît aussi assez brouillon : il y a là plusieurs idées fortes qui évoluent chacune de leur côté, comme autant de moyen-métrages intéressants (une relecture de Robocop vs ED209, un propos sur l'intelligence artificielle, Chappie élevé par deux criminels qui deviennent soudain parents, l'impact d'une force policière robotisée, etc) qui peinent à vraiment se développer et coexister en harmonie. D'autant que Blomkamp ne fait pas forcément dans la subtilité ou dans l'absence de manichéisme (les antagonistes sont ainsi très simplistes et basiques).

Paradoxalement, Die Antwoord s'avèrent plutôt convaincants dans leurs rôles respectifs, et si Chappie est toujours parfaitement crédible visuellement... malheureusement, on ne peut pas en dire autant de Sharlto Copley, qui le double et l'a motion-capturé. Dès que Sharlto ouvre la bouche, Chappie sonne "faux". Il sonne trop humain, il sonne trop comme Sharlto forçant son accent, et pas comme un robot qui découvre le langage humain... très rapidement, malgré les sfx superbes, on peine à considérer Chappie comme un personnage à part entière, on n'entend plus que Sharlto, on ne voit plus que la gestuelle exagérée de Sharlto, et finalement, on peine à accrocher au parcours émotionnel du personnage.

Reste cependant que le spectacle est au rendez-vous, et que l'on ne s'ennuie pas. Mais malgré tous les efforts techniques, Chappie ne convainc pas vraiment, et échoue à créer un véritable lien émotionnel avec le spectateur... ce qui est d'autant plus problématique que c'est tout l'enjeu du film.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #142 : Projet Almanac (2015)

Publié le 2 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Science-Fiction, Found Footage, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Projet Almanac (Project Almanac) :

Jeune lycéen séduisant, sportif, et passionné de sciences, David (Jonny Weston) a pour rêve d'entre au MIT. Pour décrocher cette place, il a besoin d'un projet hors-norme, et il fouille donc dans les archives de son père, où il découvre des plans pour une machine à voyager dans le temps. Avec ses amis, et sa soeur, David va alors construire la machine en question, et exploiter ses pouvoirs pour son profit personnel... ce qui n'est pas sans conséquences.

Généralement, il est impossible pour moi de détester un film de voyage temporel, tant le concept en lui-même est suffisamment fort pour rendre le plus mauvais métrage supportable. Mais là... on n'est pas passé loin du rejet pur et simple.

La faute à un métrage au format found-footage particulièrement inutile, implausible, et agaçant (surtout vers la fin, lorsque la caméra est abimée, et que l'image est blindée de faux parasites numériques), qui met en scène un protagoniste peu attachant (le personnage ne pense qu'à lui de bout en bout), dans un récit balisé et dérivatif qui est particulièrement mal rythmé.

En fait, c'est bien simple, rien que le premier quart d'heure de mise en place semble en durer le triple, et lorsqu'ensuite les protagonistes commencent à remonter le temps pour jouer au loto, faire la fête, triompher en classe, ou assister à un concert, c'est rapidement l'encéphalogramme plat chez le spectateur.

Bref, un film mou, agaçant, à la logique interne et à la continuité bancales (les cercles concentriques sur le tableau noir ne sont pas identiques au sein d'une même scène, par exemple), et qui tente de faire une version "pour les nuls et pour les jeunes" de nombreux autres films de sf bien plus réussis, rigoureux et intéressants.

1.5/6

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