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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Novembrrrfest 2015 - 202 - S.O.S Fantômes (1984) & S.O.S Fantômes 2 (1989)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

S.O.S Fantômes (Ghostbusters) :

Lorsque Peter Venkman (Bill Murray), Ray Stantz (Dan Aykroyd) et Egon Spengler (Harold Ramis), trois chercheurs en parapsychologie, se font renvoyer de l'Université de Columbia, NYC, ils sont contraints de s'établir à leur propre compte, et de devenir les Ghostbusters, un trio de chasseurs de fantômes à l'équipement révolutionnaire mais destructeur. Alors qu'ils reçoivent l'aide de Winston Zeddmore (Ernie Hudson), et doivent résister aux pressions de l'agaçant agent gouvernemental Walter Peck (William Atherton), les trois chercheurs doivent résoudre le mystère des manifestations surnaturelles hantant l'immeuble où vit la séduisante Dana (Sigourney Weaver), et l'excentrique Louis Tully (Rick Moranis), des manifestations à l'intensité croissante, et qui préfigurent l'avènement de Gozer, une déité antédiluvienne prête à détruire la planète...

Un classique du cinéma fantastique des années 80, et qui, à par certains effets et l'illustration musicale FM, n'a pas trop vieilli. Le score d'Elmer Bernstein est excellent, le script est direct et sans fioritures, et contrairement à beaucoup d'autres comédies, si le film fonctionne, c'est qu'il est très premier degré dans son traitement : les personnages sont naturels et crédibles (le seul qui semble caricatural, c'est Moranis, une fois qu'il est possédé... ce qui est assez normal), et l'univers est réaliste, malgré la présence du surnaturel.

Espérons que le remake féminin à venir saura éviter de sombrer dans la parodie ou la version longue du sketch du SNL, mais vu les actrices choisies, et le passif du réalisateur... j'ai de sérieux doutes.

5/6

S.O.S Fantômes 2 (Ghostbusters II) :

Cinq ans après leur combat contre Gozer, les Ghostbusters sont devenus la risée de la ville, interdits d'exercer suite aux dégâts colossaux provoqués par cet affrontement. Venkman (Bill Murray) est devenu animateur tv, Ray (Dan Akroyd) et Zeddemore (Ernie Hudson) animent des anniversaires d'enfants, et Egon (Harold Ramis) continue ses expériences dans un cadre universitaire. Mais lorsque le fils de Dana (Sigourney Weaver) devient la cible de Vigo le Carpathien (Wilhelm von Homburg), un sorcier médiéval à l'âme enfermée dans un tableau, et de Janosz Poha (Peter MacNicol), son sbire, les Ghostbusters doivent se reformer afin d'éviter, une fois de plus, que New York ne soit réduit en miettes...

La suite du précédent opus, et une suite qui souffre du syndrôme "séquelle mise en branle pour des raisons financières et pas créatives".

Résultat, le film se calque systématiquement sur son modèle, en en suivant la structure et les rebondissements, mais en nettement moins bien rythmé et dynamique, la faute à un côté romance un peu trop présent.

À l'identique, là où le premier opus n'avait que Moranis dans le rôle du clown de service, ici, on a aussi MacNicol, qui en fait trois tonnes : tout cela (ainsi qu'une volonté très claire d'adoucir le récit, notamment dans l'apparence des esprits, ou dans ce final un peu guimauve) a pour effet de rendre le film nettement moins percutant, pas aidé par un score assez oubliable de Randy Edelman.

Heureusement, le capital sympathie de la franchise demeure, et les effets spéciaux sont aussi nettement meilleurs. Au final, une suite honorable, mais qui donne un peu l'impression d'être en pilotage automatique, ça et là. Mais... VIGO !

3.75/6

(je lui préfère le jeu vidéo Xbox/Playstation sorti en 2009, et qui fait une excellente suite - bien qu'un peu trop courte et facile - à la franchise, mêlant continuité, fanservice, et efficacité de manière très réussie.)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 201 - Zombies (2006)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Zombies (Wicked Little Things) :

Karen Tunny (Lori Heuring), une jeune veuve, s'installe avec ses deux filles, Sarah (Scout Taylor-Compton) et Emma (Chloë Moretz) dans un chalet de montagne dont elle a hérité à la mort de son mari. Mais sous les roches de cette montagne, et sous les fondations de ce chalet, se trouve d'anciennes mines où, au début du siècle, de nombreux enfants ont trouvé la mort, exploités par le cruel propriétaire de ces lieux.  Et ces enfants sont revenus d'entre les morts, bien décidés à se repaître de la chair des vivants...

Un film de zombies qui a le mérite d'avoir de jolis décors naturels (ce qui donne lieu à des plans sympathiques, pleins de brouillard et de silhouettes menaçantes qui lorgnent beaucoup sur le Fog de John Carpenter), et de mettre en avant des enfants zombies assez sanguinaires.

Malheureusement, ce métrage est le fruit des efforts conjugués d'un scénariste/producteur d'une tonne de navets Nu Image, d'un scénariste d'Entourage, et du réalisateur des Vampires du Désert et de 8MM 2 : autant dire qu'avec de tels cadors aux commandes, cette histoire d'esprits vengeurs affamés s'avère particulièrement médiocre, plate et générique au possible.

La faute au script dérivatif, au rythme anémique, à une distribution pas forcément très juste (Ben Cross reste cependant efficace, et Moretz était à l'époque suffisamment jeune pour ne pas encore avoir attrapé de mauvaises habitudes de jeu), à des mini-zombies qui font des bruits de cochons risibles, à un méchant très caricatural, et à des personnages principaux pas du tout attachants, car assez criards et têtes à claques. À oublier rapidement.

1.75/6 (principalement pour la photographie assez réussie)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 200 - June (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

June :

June (Kennedy Brice), une orpheline de neuf ans, abrite dans son corps un esprit surnaturel et ancien, Aer, qu'elle peine à contrôler, notamment lorsque enfants et adultes la maltraitent. Malgré cet état inhabituel, Lily finit par s'attacher à ses nouveaux parents adoptifs, Lily (Victoria Pratt) et Dave (Casper Van Dien) ; cependant, les manifestations d'Aer se font de plus en plus menaçantes, et la sinistre vérité finit par ressurgir...

Un thriller surnaturel au concept intéressant (un film d'enfant maléfique dans lequel l'enfant n'est pas vraiment maléfique, et tente de contrôler sa possession) et relativement bien filmé (bien qu'un peu trop passe-partout, stylistiquement parlant)... mais qui s'avère très bancal sur tous les autres plans.

Le film souffre notamment d'une interprétation et d'effets numériques très inégaux, mais aussi et surtout, d'un script particulièrement maladroit et caricatural, qui passe 20 minutes à raconter les origines de June (et son précédent foyer d'adoption redneck, rempli de caricatures ambulantes) avant son arrivée dans sa nouvelle famille, qui téléphone sérieusement tous ses rebondissements et ses mystères, et qui semble, pour résumer, tout simplement assez amateur (le film est tourné et co-écrit par le réalisateur de Copiii : The First Entry/The Devil Incarnate, déjà une belle bouse de compétition).

Bref, il y avait des idées et du potentiel, mais au final, on se retrouve devant l'équivalent d'un mauvais téléfilm Syfy, plat et décevant.

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 199 - Les Dossiers Secrets du Vatican (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Les Dossiers Secrets du Vatican (The Vatican Tapes) :

Une force maléfique possède Angela Holmes (Olivia Dudley), une jeune femme fille d'un militaire (Dougray Scott). Rapidement, le Vatican est alerté, et trois religieux - le Cardinal Bruun (Peter Andersson), le Vicaire Imani (Djimon Hounsou) et le Père Lozano (Michael Peña) - se chargent d'exorciser la pauvre victime...

À la base, les films d'exorcisme sont déjà tous redondants et dérivatifs de leur modèle, le film de Friedkin, au point que le genre même de la possession démoniaque soit probablement aussi aujourd'hui éventé et périmé que celui du found footage ou des enfants maléfiques.

Mais quand en plus un film d'exorcisme se paie une distribution terne au possible, une réalisation moderne (à base de caméra à l'épaule et d'angles très laids) qui échoue pourtant à insuffler la moindre énergie à son film, un script encore plus balisé et générique que la moyenne, et une mise au placard de plus de 2 ans entre la fin de son tournage et sa sortie... c'est qu'il y a un problème.

Pas étonnant donc que le métrage de Neveldine (l'un des "génies" derrière Ghost Rider 2, Hyper Tension 1 & 2, et Ultimate Game) se vautre lamentablement, et ce dès ses premières images façon "compilation d'images d'archive et de news", qui échouent totalement à convaincre, et ce sur tous les plans.

Le pire étant que le film en lui-même n'est pas trop mal interprété (la possédée manque cruellement de charisme, mais bon, on fait avec)... mais le tout est tellement soporifique (ce qui est assez paradoxal, vue la personne qui tient la caméra) et convenu que ça ne mérite à peine qu'un :

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 198 - Evil Ground (2007)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Télévision, Syfy

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Evil Ground (Hallowed Ground) :

Lorsqu'elle tombe en panne dans une petite ville étrange, Liz Chambers (Jaimie Alexander) rencontre aussitôt la journaliste Sarah Austin (Hudson Leick), qui lui explique les raisons de sa présence ici : elle enquête sur le passé sanglant de la ville, lorsque Jonas (Nick Chinlund), un prêcheur dérangé, a amené ses ouailles à sacrifier certains des leurs en les crucifiant dans les champs afin de chasser les forces du mal, avant d'être à son tour sacrifié par des paysans furieux. Liz accompagne alors Sarah dans les champs, pour aider cette dernière à prendre des photos... mais lorsqu'un épouvantail s'anime et tue Sarah, Liz s'enfuit en courant, et tente d'avertir la communauté : le prêcheur est de retour, et bien décidé à se venger...

Un DTV diffusé sur SciFi Channel, et qui enchaîne tous les clichés du genre, lorgnant très fortement sur la franchise des Children of the Corn, mais sans les enfants tueurs. À la place, on a des paysans fanatiques qui suivent une prophétie générique, et une héroïne badass mais traumatisée qui tente de leur échapper pour ne pas devenir la poule pondeuse d'un esprit réincarné, et qui finit par protéger une orpheline innocente, façon Ripley/Aliens. Avec en prime des corps réanimés, de la possession, des corbeaux tueurs, etc...

Voilà, voilà...

La logique du tout est très moyenne, l'écriture est maladroite et pataude (la scène d'exposition dans le diner est interminable), les frissons sont aux abonnés absents, l'épouvantail-tueur est trop peu marquant ou présent, et le générique de début (à base d'animation et d'arrêts sur image multicolores dignes des 60s/70s) est très médiocre.

Reste une interprétation plutôt bonne de tout ce petit monde, notamment les seconds rôles (Hudson Leick n'est pas là très longtemps, mais elle fait toujours aussi forte impression ; Ethan Phillips n'est pas forcément crédible en prêtre fanatique pervers ; et Chloë Moretz a un petit rôle dans le dernier tiers du film).

Mais bon, c'est tout de même un fourre-tout très médiocre et brouillon, tout ça.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 197 - Gravy (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Gravy :

La veille d'Halloween, trois criminels en costumes (Jimmi Simpson, Michael Weston et Lily Cole) s'introduisent dans un restaurant mexicain, et prennent le personnel (Sutton Foster, Gabourey Sidibe, Lothaire Bluteau, Paul Rodriguez, Molly Ephraim, Gabriel Luna) et un client (Ethan Sandler) en otage, afin de les forcer à se livrer à une nuit de jeux et de cuisine... une cuisine très particulière... car les otages sont au menu.

Une comédie horrifique typique de son réalisateur/scénariste, James Roday.

Quiconque a déjà vu la série Psych connaît parfaitement le ton et l'écriture que Roday affectionne : du décalage, de l'humour référentiel, de la nostalgie et de la musique années 80 (Tears For Fears, Katrina & The Waves, etc), des caméos (ici, Sarah Silverman, Roday & Dulé eux-mêmes, etc), un peu de catch, et du n'importe quoi rythmé (notamment dans les dialogues), le tout enrobé d'une énorme passion pour le cinéma de genre.

C'est donc exactement ce que l'on trouve dans ce Gravy, une comédie décalée et très sanglante, dans laquelle tout ce cast hétéroclite (dont pas mal de têtes familières aux fans de Psych) semble s'en donner à coeur joie.

Ce n'est pas forcément totalement parfait ou maîtrisé, cela dit, puisque le film échappe régulièrement à son réalisateur/scénariste, qui pêche par trop plein d'enthousiasme : trop de bruitages débiles, trop d'accompagnement musical pop, trop d'hystérie, trop de références... et pourtant, quand les otages décident enfin de se rebeller, et que le film se transforme soudain en bagarre générale avec cascadeurs évidents, prises de catch, musique improbable, etc, soudain, le film parvient exactement à trouver le ton qu'il cherchait depuis le début. Et on rigole franchement.

Autrement dit, un film relativement inégal, qui ne fonctionne vraiment qu'à moitié... mais cette moitié, pour le coup, est franchement enthousiasmante (le chef français, huhuhuhu).

Probablement qu'en coupant ça et là dix/quinze minutes d'improvisations et de vannes foireuses, le tout aurait été plus homogène et maîtrisé, et qu'avec un oeil extérieur ou des contraintes plus présentes pour recadrer un peu le tout, Roday aurait accouché d'un métrage moins bordélique.

M'enfin pour un premier long, ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 196 - R.L. Stine's Monsterville : Le Couloir des Horreurs (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Jeunesse

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

R.L. Stine's Monsterville : Le Couloir des Horreurs (Cabinet Of Souls) :

Lorsqu'une foire étrange arrive soudain en ville à l'approche d'Halloween, quatre amis lycéens (Dove Cameron, Braeden Lemasters, Tiffany Espensen et Caset Dubois) décident d'y passer un peu de bon temps, totalement sous le charme de l'ambiance macabre des lieux, et du réalisme des nombreux monstres employés par le mystérieux Dr. Hysteria (Andrew Kavadas). Mais bien vite, il s'avère que les monstres sont réels, et que le Dr Hysteria capture les âmes des jeunes visiteurs de sa foire, pour en faire ses employés permanents... Aux adolescents d'éviter de tomber dans le piège du sorcier, et de ne pas succomber au charme des mystérieux Hunter (Ryan McCartan) et Lilith (Katherine McNamara)...

Que se passe-t-il lorsque R.L. Stine décide de lancer encore une nouvelle série de téléfilms, mais à destination d'un public plus âgé que d'habitude ?

Et bien il recrute chez Disney et Nickelodeon, et il produit un téléfilm mollasson qui ressemble à une comédie télévisée Disney moderne, insipide et générique, lorgnant très fortement sur La Foire des Ténèbres (1983) de Bradbury/Disney, et totalement plombé par un script plus intéressé par les relations amoureuses contrariées de ses protagonistes que par son sujet ou son ambiance.

Ça meuble donc énormément (comme dans toute DCOM moderne, on a droit à une séquence musique/danse moins de 6 minutes après le début du téléfilm ; le script donne vraiment l'impression d'avoir été artificiellement rallongé, pour passer de 30 minutes à près de 90), et ça souffre énormément d'une distribution terne et sans le moindre charisme (le cast masculin est vraiment transparent au possible ; le cast féminin s'en sort un peu mieux, même si la production a tellement "gothifié" McNamara qu'on ne la reconnaît presque plus).

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 195 - Blood Moon (2004)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Western

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Blood Moon :

En 1887, dans le Colorado, une caravane et ses passagers sont rejoints par un étrange cowboy, Calhoun (Shaun Dooley), peu de temps avant d'être attaqués par deux bandits de grand-chemin, les frères Norton (Raffaello Degruttola & Corey Johnson) ; rapidement, ceux-ci prennent alors tous les civils en otage, et se cloîtrent dans la ville désertée de Pine Flats. Mais peu de temps après leur arrivée, ils découvrent que la bourgade est la proie d'une malédiction, une malédiction aux crocs et aux griffes acérés, et qui rôde autour des maisons lorsque tombe la nuit...

Un film de garou se déroulant au Far-West, ou plutôt, pour être précis, se déroulant (involontairement) en Angleterre, puisque filmé en Angleterre par des Anglais avec des acteurs anglais.

Et tout de suite, on comprend bien que ce "western" a bien du mal à être convaincant, malgré les efforts certains des acteurs pour adopter des accents appropriés.

Blood Moon se contente en effet de singer les westerns américains, de recopier les archétypes de ce genre, sans jamais se les approprier, ou dépasser le stade de l'imitation un peu trop appuyée.

Ce qui aurait pu ne pas être trop gênant si le récit, en soi, était rythmé et palpitant.

Malheureusement, ici, tout est assez plat et générique, pour ne pas dire sans énergie, et les limites évidentes du budget, notamment au niveau du garou (très rare dans le film et souvent hors-champ), se rappelent très (trop) régulièrement au spectateur, qui n'est jamais convaincu par ce qu'il a sous les yeux.

Dommage, parce que les intentions étaient bonnes.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 194 - Kids vs Monsters (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Jeunesse

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Kids vs Monsters :

Les six individus les plus riches de la planète (parmi lesquels, entre autres, Adrian Paul et Armand Assante) sont immondes et odieux, et ils ont une chose en commun : ils ont tous des enfants insupportables. Il y a Avatara (Taylor Stammen), une ado 2.0 fille de l'inventeur du web ; Bobby (Jesse Camacho), un gros mangeur obèse héritier d'une famille de magnats du fitness ; Candy (Francesca Eastwood), une reine de beauté vaniteuse fille de chirurgien ; Oliver (Daniel David Stewart), un punk rebelle fils d'une politicienne internationale ; et enfin Molly (Sydney Endicott), la fille timide d'une vendeuse de fourrure, et David (Bridger Zadina), un ado normal, généreux et attentionné. Tous ces jeunes vont alors se retrouver confrontés à leurs pires cauchemars lorsque Heinrich (Lance Henriksen), un démon travaillant pour le Boss (Malcolm McDowell) propose à leurs parents de les enfermer dans une vieille bâtisse, et de les confronter à tout un assortiment de monstres improbables (un insecte extraterrestre, un loup-garou, un yéti québéquois, une chanteuse cthuloïde, un homme betterave, une femme chat, un robot tueur machine à café) jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun survivant...

Que se passe-t-il lorsqu'un émir - pardon, un Sultan -, producteur aux finances illimitées, décide de s'improviser réalisateur, et commande un script de comédie fantastique pour enfants à la scénariste de Lord of Tears (dont l'écriture était déjà médiocre au possible), avant d'engager des vieux noms du cinéma de genre (outre McDowell & Henriksen, citons aussi Richard Moll et Keith David), qui viennent ici cachetonner sans la moindre vergogne ?

Et bien on obtient un navet de compétition, particulièrement mal écrit, structuré, rythmé, et à l'humour de cour de récréation ; un métrage qui lorgne beaucoup sur un Charlie et la Chocolaterie "horrifique" où tous les protagonistes seraient des ados, mais où, pourtant, tout le monde surjoue comme dans un cartoon pour enfants de moins de 6 ans (à vrai dire, même le moindre téléfilm Disney est plus subtil et drôle).

Que retenir alors de ce désastre industriel ? Les jeunes acteurs ne sont pas du tout mauvais, contrairement aux adultes ; la mélodie façon pseudo-Elfman qui revient dans les moments intimistes n'est pas désagréable, bien que dérivative ; certains des monstres et créatures sont assez réussis ; et le film finit par trouver un ton "Abbott & Costello" pas très convaincant, mais qui au moins n'est pas totalement honteux.

Mais sinon, c'est sans le moindre intérêt (hormis Anna Akana en femme-chat), c'est téléphoné et insipide au possible, et mention spéciale aux flashbacks animés immondes et primitifs servant à expliquer le background de chacun des monstres...

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 193 - Hidden (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Drame

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Hidden :

Depuis qu'une épidémie mystérieuse a ravagé la surface de la Terre, Ray (Alexander Skarsgard), Claire (Andrea Riseborough) et leur fille Zoe (Emily Alyn Lind) vivent cloîtrés dans la terreur, des mètres sous la surface, dans un bunker aux vivres limités. Depuis 300 jours, ils tentent désormais d'échapper aux Respirateurs, des êtres menaçants qui arpentent le monde du dessus...

Des atours de film d'horreur post-apocalyptique pour un métrage qui s'avère un quasi-drame familial en huis-clos ne justifiant son argument fantastique que dans son dernier quart, à grands renforts de flashbacks surexplicatifs.

Enfin, quand je dis "à la toute fin", ce n'est pas tout à fait exact, puisque le spectateur perspicace se sera douté du "gros twist" de ce film, un retournement de situation qui, de mon côté, m'est venu à l'esprit dès la première mention du mot "Breathers".

Probablement parce que ce twist en question est très dérivatif de ce qui a déjà été fait dans La Quatrième Dimension ou dans Au-delà du Réel (sans même mentionner tous les Fais-moi peur et autres Chair de Poule, habitués aux retournements de ce genre)...

D'ailleurs, c'est peut-être bien ce qui m'a empêché de vraiment adherer au film : l'impression constante d'être devant un épisode d'anthologie fantastique artificiellement rallongé pour tenir 1h25, sans que le récit ou les interactions entre les personnages ne le méritent vraiment.

Non pas que ces derniers soient mal joués, loin de là (Emily Lind s'est d'ailleurs un peu calmée depuis Dear Dumb Diary, même si elle a toujours tendance à en faire un peu trop).

Mais le script peine à captiver, et certaines scènes forcées (je pense notamment à la scène de la poupée qui parle alors que les Breathers sont au-dessus du sas : un moment totalement artificiel, uniquement là pour ajouter du suspense cliché, sans la moindre finesse ; ou encore le deus ex Skarsgard, de trop) font que ce métrage reste très regardable, mais finalement assez moyen.

Un petit 3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 192 - Tremors 5 : Bloodlines (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Tremors 5 - Bloodlines :

Désormais star de son propre show de docu-réalité, Burt Gummer (Michael Gross) part pour l'Afrique du Sud en compagnie de son nouveau camérama Travis (Jamie Kennedy), afin d'y traquer un ass-blaster particulièrement agressif. Mais sur place, ils découvrent l'existence d'une race de vers souterrains locaux, plus dangereux et polyvalents que les Tremors auxquels ils sont habitués...

Tremors part en Afrique pour cet opus finalement pas désagréable, bien que flirtant beaucoup avec du meublage touristique évident (en début de film, 35 bonnes minutes sans bestiole), et avec un script assez basique, puéril (de l'humour pipi-caca récurrent), et un peu téléphoné (outre des personnages assez clichés, le récit fait énormément de mise en place évidente et surlignée pour son climax).

Mais les Graboïdes 2.0 sont visuellement très réussis (la magie des effets numériques !) et le film est donc tout à fait regardable, même s'il est toujours symptomatique de cette course en avant perpétuelle de la franchise, qui affaiblit un peu plus son postulat de départ à chaque fois qu'elle rajoute une nouvelle mutation ou une nouvelle forme à ses créatures.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 191 - The Messenger (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Drame, UK

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Messenger :

Aux yeux du reste du monde, Jack (Robert Sheehan) est dérangé. Apparemment déséquilibré, Jack parle dans le vide, noie son quotidien dans les drogues, les médicaments et l'alcool, et erre dans les rues, perdu. Mais en réalité, Jack est un médium qui parle aux morts, lesquels lui demandent constamment de l'aide, jusqu'à devenir insupportables et envahissants : de quoi faire basculer le jeune homme, qui avait coupé les ponts avec sa soeur Emma (Lily Cole) et sa famille. Mais lorsqu'il s'intéresse d'un peu trop près à Sarah (Tamzin Merchant), une présentatrice tv récemment devenue veuve dans des circonstances étranges, Jack attire sur lui une attention qui va sceller son destin...

Un long-métrage fantastique anglais qui, contrairement à ce que laisse présager sa jaquette, sa classification ou même son résumé, n'a absolument rien d'un film d'horreur.

On a en effet plutôt droit, ici, à un drame psychologique assez intrigant, principalement filmé du point de vue de Jack, et qui, en guise de structure, alterne flashbacks sur son enfance, événements présents, et sessions psychiatriques avec Joely Richardson, sessions filmées de manière assez inhabituelle, avec Jack qui parle seul tout en errant dans la nature.

Je pense que ce film devrait s'avérer assez polarisant pour ses spectateurs : ceux qui s'attendent à quelque chose de carré, avec une enquête solide, un mystère, du surnaturel, etc, en seront probablement pour leurs frais, voire même détesteront cette approche centrée sur Jack, et sur sa dépression.

La réalisation elle-même divisera, tant elle est tour à tour stylisée, expérimentale, ou réaliste, sans jamais être particulièrement facile d'accès. Reste alors l'interprétation, qui devrait cependant faire l'unanimité, car Sheehan est excellent dans son rôle.

En résumé, un drame psychologique teinté de surnaturel (le script tente de ménager l'ambiguité quant à la réalité du don de Jack, mais honnêtement, le spectateur n'est jamais dupe), qui n'est pas forcément à conseiller à tout le monde, mais qui n'est pas inintéressant pour autant.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 190 - Mirrors 2 (2010)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Mirrors 2 :

Traumatisé par sa responsabilité dans l'accident de voiture qui a coûté la vie à sa fiancée, Max (Nick Stahl) peine à retrouver une vie normale. Lorsque son père rénove et ouvre le Grand Magasin Mayflower, à la Nouvelle Orléans, Max y récupère un emploi d'agent de sécurité, mais s'aperçoit bien vite que l'esprit d'une ancienne employée (Stephanie Honoré) hante les miroirs de l'établissement, et en massacre un à un les employés. Max n'a d'autre solution que de faire équipe avec Elizabeth (Emmanuelle Vaugier), la soeur de la défunte, pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à celle-ci...

Une suite soporifique et générique du Mirrors de 2008, qui n'a quasiment rien en commun avec celui-ci et n'a pas la moindre énergie.

C'est très mal écrit, et est étrangement mal dirigé (les scènes du point de vue de l'esprit, au secours), notamment au niveau de l'interprétation, perpétuellement forcée et maladroite.

Du DTV médiocre au possible, donc, qui se paie même une scène de nu ultra-gratuite d'une ex-Disney Girl siliconée, et un duo de flics incapables totalement hors-sujet.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 189 - The Visit (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Found Footage, Halloween, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Visit :

Tyler (Ed Oxenbould) et sa soeur aînée Becca (Olivia DeJonge) sont envoyés par leur mère chez leurs grands-parents, qu'ils n'ont jamais connus, pour y passer une semaine. Là, les deux adolescents font donc la connaissance de Nana (Deanna Dunagan) et de Pop pop (Peter McRobbie), qui les accueillent à bras ouverts, mais qui, progressivement, paraissent de plus en plus bizarres. Heureusement, Becca est une apprentie réalisatrice, et avec l'aide de son frère, elle va filmer sa famille pour tenter de percer à jour le secret de ses hôtes...

Nouveau film de Shyamalan, qui a permis à ce dernier de retrouver des critiques à peu près bonnes (sans être extatiques pour autant)... mais à vrai dire, c'est toujours aussi médiocre, et ce pour de multiples raisons.

Tout d'abord, parlons du postulat de départ : pour faire simple, si le résumé ci-dessus ressemble à celui de multiples épisodes de Fais-moi peur ou de Chair de Poule ("Comment tuer un monstre", par exemple), c'est parce que c'est exactement ça. The Visit est une histoire basique, filmée du point de vue des enfants, et avec un twist après 65 minutes de film, histoire d'apporter une caution Shyamalanesque au tout... malheureusement, c'est aussi le plus gros problème de cette oeuvre.

Car un épisode de Chair de Poule fonctionne principalement parce que le jeune spectateur s'identifie immédiatement au(x) protagoniste(s) : or ici, The Visit vise un public adulte. Et il faut bien admettre que la jeune Becca - qui passe le premier tiers du film à débiter des généralités agaçantes d'étudiant en cinéma aux prétentions de réalisateur de documentaire - et son frère - le pseudo rappeur jamais drôle - sont tout sauf attachants.

Un problème d'autant plus évident que le gimmick du found footage impose une distance encore plus grande avec les évènements et les personnages : lorsque Shyamalan tente l'émotion en face caméra, ça semble forcé ; lorsqu'il joue la carte du suspense, ça tombe à plat ; et lorsqu'il tente de nous montrer à quel point les grands-parents sont bizarres, tout ce que l'on voit, ce sont deux personnes âgées à la lisière de la sénilité et/ou de la dépression.

La majeure partie des problèmes du film provient en effet de son écriture, puisque pendant une bonne heure, le film n'est jamais suffisamment drôle, jamais suffisamment inquiétant, jamais suffisamment mystérieux, jamais suffisamment subtil (les phobies des personnages, amenées de manière pataude, et uniquement là pour que les personnages en triomphent dans le climax), bref, jamais suffisamment intéressant (sans même parler de toutes ces fausses pistes que Shyamalan insère dans le script, comme pour se moquer de son propre style cinématographique).

Puis arrive le "retournement de situation" (qui manque pas mal de punch dans sa mise en images, puisque la réaction initiale de la mère semble étrangement faiblarde), et là, le film commence enfin à décoller un peu, dans ses 20 dernières minutes.

Mais il est probablement trop tard, d'autant que le métrage se termine sur un monologue bien pataud typique de Shyamalan, et sur un autre rap du gamin... autant dire que l'impression finale n'est pas particulièrement bonne.

Et d'un point de vue purement technique ? L'interprétation est convaincante, la perruque de grand-mère pas terrible, et le format found-footage n'apporte rien, ou aurait pu au moins être partiellement remplacé par un format plus traditionnel et omniscient : les plans sont tous parfaitement éclairés, les angles de caméra tous bien choisis, la caméra ne manque aucun moment important, et le tout est tellement professionnel et carré que ça détruit gentiment le postulat d'un "documentaire" filmé par deux amateurs paniqués (un problème récurrent de ce format, et rendu encore plus évident par la maîtrise technique habituelle de Manoj).

En résumé, on a un réalisateur réputé pour ses talents de réalisation et de mise en scène, qui les met de côté pour tourner un found footage plat et générique, au scénario digne d'un épisode de Chair de Poule, en moins rocambolesque et drôle. Oui, c'est mieux que ses derniers films récents, mais bon...

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 188 - Invoked (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage

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Invoked :

Un groupe de cinq jeunes irlandais (Patrick Murphy, Ciara Rose Burke, Lynn Larkin, Craig Grainger et Aaron Gibson) décide de partir en week-end, pour Halloween, sur une petite île irlandaise, où se trouve une vieille auberge de jeunesse abandonnée. Mais peu de temps après leur arrivée, ils découvrent que de nombreux cadavres de criminels ont été enterrés sur l'île. Curieux et imbibés, les touristes tentent alors d'entrer en contact avec les esprits de ces derniers, ce qui se termine mal pour eux...

Un found-footage supposément tourné en 4 jours pour 2000€, selon le réalisateur (un réalisateur brésilien de courts-métrages et d'épisodes tv, et qui ici est à tous les postes de la production, ou presque) qui fait le tour des critiques négatives du web pour défendre son film et lui faire de la publicité.

Et honnêtement, je veux bien le croire, tant ce métrage est un navet insupportable, à la qualité d'image et au cadrage médiocres au possible, et dont les 30 premières minutes sont entièrement meublées par ces jeunes qui discutent et font les cons, sans qu'il ne se produise la moindre chose un tant soit peu intéressante.

Il faut alors attendre la barre des 53 minutes pour qu'il commence à se produire quelque chose (et ce quelque chose consiste, jusqu'à la fin du film, moins de trente minutes plus tard, en des "fantômes" qui se précipitent en courant vers la caméra pendant une fraction de seconde, et en des effets spéciaux After Effects miteux).

Bref, c'est plat, c'est générique, c'est insipide, c'est inutile, et surtout, c'est particulièrement énervant.

0.25/6 (parce que les acteurs font de leur mieux)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 187 - Navy Seals vs. Zombies (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Navy Seals vs. Zombies :

Alors que le vice-président des USA (Rick Fox) effectue un discours en Louisiane, une invasion de zombies se déclenche en ville. Aussitôt, le gouvernement dépèche une escouade de Navy Seals surentraînés (parmi lesquels Ed Quinn et Chad "Gunner" Lail) pour le secourir, lui, son équipe, et une journaliste (Stéphanie Honoré) prise au piège avec eux... mais bien vite, un objectif secondaire s'ajoute à leur mission, avec peut-être à la clef une solution à cette épidémie meurtrière.

Un DTV assez nanardesque, première réalisation d'un cascadeur devenu réalisateur, et qui cumule les tares d'un premier long-métrage (qui plus est écrit par un scénariste/producteur assez médiocre) : la réalisation est plate et molle, la mise en scène risible, le rythme inexistant, le budget est microscopique sur tous les plans (le maquillage des zombies est ultra-sommaire ; les images d'archive et de promotion de l'armée et de la navy se succèdent ; les tirs et explosions sont majoritairement numériques), et le tout sent l'amateurisme à 20 kilomètres (hormis Gunner, qui a sacrifié sa carrière à la TNA pour ce film et a un rôle un minimum étoffé, quasiment aucun des autres "seals" ne semble savoir ce qu'il fait là).

L'interprétation, d'ailleurs, est très inégale (mention spéciale à Gunner, justement, qui n'est pas calamiteux, mais nous place des pauses aléatoires à la William Shatner dans ses dialogues), pas aidée par des dialogues bancals et peu inspirés, et les quelques caméos - l'olympienne Lolo Jones, Michael Dudikoff, Molly Hagan - n'apportent pas forcément grand chose au film, si ce n'est un peu d'expérience et de crédibilité, pour ces deux derniers.

Du métrage digne de Syfy, en somme.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 186 - 13 Morts et demi (1981)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

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13 Morts et demi (Student Bodies) :

Sur le campus de Lamb High sévit un tueur mystérieux, qui enferme les garçons dans des sacs poubelles, et massacre les filles avec des armes toujours plus improbables. Un tueur pervers, à la respiration haletante et lourde, à l'humour très pesant, et dont l'identité inconnue fait jaser : qui est-il ? Tout le monde est suspect.

Une parodie de slasher datant de l'époque la plus fertile pour le genre, et qui est un peu (et même beaucoup) un précurseur de la série des Scary Movie. Ce qui souligne bien tout le problème de ce Student Bodies : c'est parfois drôle, mais malheureusement, ça tourne TRÈS rapidement à vide.

À vrai dire, si le film démarre plutôt bien, de manière amusante et décalée, il s'essoufle très vite. Je n'ai pas regardé exactement ma montre, mais passé le premier tiers du métrage, celui-ci s'écroule net.

L'humour (déjà en soi très inégal selon les scènes, tour à tour original, lourd, ou inspiré) devient quasi-inexistant, et progressivement, le film se laisse emporter par sa nature de slasher, qui devient plus sérieuse et prépondérante. Non pas que Student Bodies devienne un slasher effrayant et premier degré ; mais comme les blagues récurrentes cessent de fonctionner (car épuisées), que les autres tombent à plat, et que l'humour passe donc en retrait, le sérieux prend le dessus... et avec lui, l'ennui profond et indubitable.

Le tout se finit d'ailleurs par un gros bordel final surréaliste, qui souligne un défaut étrange du film : passé ses premières minutes, ce qui fait le plus rire, ce ne sont pas les séquences ou les gags parodiant les films d'horreur et les slashers, mais plutôt les moments absurdes, lorgnant sur des parodies à la ZAZ, et qui auraient tout aussi bien pu se trouver dans un tout autre film.

Dommage, donc, mais une chose est sûre : les défauts de la franchise Scary Movie étaient déjà bien présents dans cette parodie anémique, pourtant contemporaine d'un genre bien balisé, et facile à parodier.

2.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 185 - La Nuit des Sangsues (1986)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

La Nuit des Sangsues (Night of the Creeps) :

Dans les années 50, un extraterrestre se débarrasse en urgence d'une expérience scientifique illégale : des sangsues agressives qui peuvent prendre le contrôle des corps dans lesquels elles s'introduisent. Une trentaine d'années plus tard, sur un campus, deux étudiants (Jason Lively et Steve Marshall) dégèlent par erreur un cadavre abritant les sangsues, et celles-ci commencent à envahir le campus...

Un film de créatures/zombies du réalisateur Fred Dekker, qui voulait réaliser là un pur hommage au genre, comme le prouvent notamment tous les noms des personnages, références à tous les réalisateurs de genre des décennies passées.

Malheureusement, malgré sa réputation de perle méconnue des années 80 et sa popularité certaine parmi les amateurs de genre, Night of the Creeps s'avère un film relativement décevant ; en effet, c'est un film que j'avais déjà vu, mais dont je ne conservais quasiment aucun souvenir, et pour cause : il est très oubliable.

Oui, l'introduction à base d'aliens déjantés puis façon drive-in movie des années 50 est intéressante, et les effets ne sont pas mauvais du tout... mais une fois dans les années 80, les personnages sont quasiment tous transparents au possible, le rythme est faiblard, et le métrage n'est ni vraiment drôle, ni vraiment amusant, ni vraiment effrayant...

Enfin, plus rédhibitoire encore, Night of the Creeps se termine lorsqu'il devrait plutôt commencer, alors que tous les éléments finissent par être en place pour donner quelque chose de fun : les quelques sangsues survivantes se faufilent dans un cimetière, prêtes à ranimer les cadavres du coin, et les aliens sont de retour afin de les arrêter. C'est ce film-là que je voudrais voir, moi, pas celui dans lequel des étudiants transparents et génériques tentent de survivre tant bien que mal à quelques zombies...

Dommage que le script se soit arrêté là.

2.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 184 - Last Shift (2014)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Last Shift :

Jessica Loren (Juliana Harkavy), une fliquette débutante, reçoit sa première mission : monter la garde pendant une nuit entière dans un ancien commissariat sur le point de fermer ses portes, en attendant qu'une équipe vienne débarrasser les lieux des dernières preuves biologiques restant encore en stock. Mais malheureusement pour la jeune femme, les esprits d'un dangereux gourou sanguinaire et de ses victimes hantent encore les lieux...

Un film d'horreur indépendant qui reprend un peu Assaut de John Carpenter, pour en faire un film de fantômes et d'apparitions plutôt efficace, un huis-clos porté à bout de bras par l'interprétation toujours convaincante de Juliana Harkavy.

De plus, si le film semble initialement progresser dans une direction assez redondante (après les premiers bruits et les premières visions cauchemardesques, on se dit que ça va vite devenir répétitif), le script a la bonne idée de faire intervenir d'autres esprits plus "protecteurs", qu'ils aient une forme physique (le collègue du père) ou uniquement vocale (le père, justement) : ça donne un peu de variété et d'originalité au déroulement du métrage, et ça étoffe un peu le background du récit, sans trop verser dans l'exposition forcée.

Le film a néanmoins ses limites, et elles sont celles du budget : les maquillages et les effets gores ne sont pas forcément ultra-convaincants ou réalistes, et le huis-clos finit par épuiser toutes les techniques et astuces du réalisateur (déjà à l'oeuvre sur Dread, l'adaptation de Clive Barker), ce qui laisse très nettement apparaître les faiblesses du métrage dans son dernier quart, assez brouillon et bordélique.

Reste que le concept est intéressant, l'interprétation impeccable, et que le film n'est jamais trop long ou trop mou pour ennuyer. Sympathique, donc.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 183 - Horreur à Volonté (1970)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Lovecraft

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Horreur à Volonté (The Dunwich Horror) :

Expert occultiste, le Dr. Henry Armitage (Ed Begley) se rend au vieux manoir Whateley, à Dunwich, pour tenter d'y retrouver la jeune Nancy Wagner (Sandra Dee), une étudiante qui a disparu la veille. Accompagné d'Elizabeth (Donna Baccala), une amie de Nancy, Armitage tombe face à face avec Wilbur (Dean Stockwell), l'héritier de la famille Whateley, un puissant sorcier qui tient Nancy sous sa coupe, et qui veut la sacrifier aux Anciens Dieux exilés...

Une production Roger Corman qui adapte "L'abomination de Dunwich" de Lovecraft, dans un film typiquement 70s, avec des cultistes hippies gentiment ridicules, et des effets visuels psychédéliques.

Franchement pas un métrage très convaincant, pour de nombreuses raisons, à commencer par l'interprétation de deux des personnages principaux : Nancy, faible, sans défense, et sans la moindre présence à l'écran, et Wilbur, interprété par un Dean Stockwell apparemment dans un état second, comme sous tranquillisants (ou sous substances illicites).

Et cette anémie étrange se répercute dans tout le reste du film, qui s'avère affreusement lent et soporifique.

On notera un générique de début animé, assez joli (mais assez déplacé), et des matte paintings et autres décors plutôt réussis, ce qui assure au film un certain cachet visuel. Malheureusement, ça s'arrête là, et cette Dunwich Horror s'avère un portage à l'écran raté de plus au catalogue des adaptations cinématographiques de Lovecraft.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 182 - Hellions (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Hellions :

Dora (Chloe Rose), une adolescente totalement normale, découvre le jour d'Halloween qu'elle est enceinte de quatre semaines. Paniquée, elle rentre chez elle et, tandis que sa mère et son frère vont faire la tournée des maisons pour récolter des bonbons, elle reste seule. Bien vite, cependant, des enfants étranges et menaçants viennent frapper à sa porte, avec une seule demande : le bébé de Dora, qui grandit de manière précipitée et surnaturelle dans son ventre...

Un long-métrage canadien (du réalisateur de l'intéressant Pontypool) particulièrement frustrant et décevant, pour une raison toute simple : pour chaque bonne idée ou image marquante, il y a là une mauvaise idée et une image ratée.

Pour faire simple, ce Hellions marche directement dans les traces de l'excellent Trick'r'Treat, mais en adoptant une approche particulièrement onirique et... hum... psychédélique.

Il en résulte un film d'Halloween plutôt réussi visuellement, musicalement (l'ambiance sonore est excellente, notamment grâce à la bande originale composée de choeurs enfantins sinistres chantant des gnagnagnagnagnagnaaaaa entêtants), et finalement assez fascinant... mais aussi bourré de défauts très évidents.

Commençons par le plus évident : en s'ouvrant sur Dora dans un hôpital, affaiblie et malade, et s'approchant de la fenêtre de la maternité, les enjeux de tout le métrage tombent immédiatement à l'eau, puisqu'on comprend aussitôt que Dora va survivre à tout ce qui pourra arriver ensuite. D'autant que, pour en rajouter une couche, le film insiste régulièrement et très lourdement sur le fait que tout pourrait bien n'être qu'un rêve de Dora, une hallucination, bref, une grosse métaphore de ses peurs et de ses craintes vis à vis de sa maternité imprévue.

On se retrouve donc avec des scènes oniriques à répétition, des réveils en sursaut, des illusions et autres hallucinations, qui imposent une distance sérieuse entre le spectateur et ce que l'on voit à l'écran : puisque l'on ne peut rien prendre pour argent comptant - et surtout pas la menace des diablotins -, et puisque l'on s'attend constamment à découvrir que l'on regarde une séquence onirique, impossible d'éprouver la moindre peur ou angoisse pour les protagonistes du récit.

Ces problèmes de structure et de choix narratifs handicapent donc sérieusement ce Hellions, tout comme le filtre rosâtre assez laid utilisé pour 70% des images du film, servant à illustrer le caractère onirique des scènes, et, plus prosaïquement, à cacher le fait que la majeure partie du métrage a été tournée en nuit américaine.

Idem pour les nombreux effets de montage, de flou, d'accéléré, de colorisation, etc, qui appuient encore le surréalisme de cette oeuvre, mais finissent par ressembler à des techniques de meublage pour un récit qui perd rapidement en cohérence et en intérêt.

(accessoirement, ce manque de structure et ces effets visuels permettent au réalisateur de ne pas trop se soucier de la continuité et des détails, comme par exemple l'empreinte sanglante laissée sur la robe de Dora en début de film, et qui n'est jamais deux fois la même en fonction des scènes ; erreur de continuité, ou manifestation délibérée du caractère irréel du récit, le résultat est le même : ça se remarque.)

Et si l'on finit par se laisser un peu emporter par le métrage, c'est bien en dépit de son script, et de ses personnages sous-développés (mention spéciale à Robert Patrick, uniquement là pour servir de vecteur d'exposition à mi-film, et qui repart aussitôt).

Pire : de temps en temps, de très mauvaises idées surgissent, et arrachent le spectateur à cette ambiance étrange et malgré tout prenante. Ici, quelques images d'une ferme d'alpagas dans la campagne ; là, des images pseudo-échographiques du bébé monstrueux qui grandit dans le ventre de Dora ; là encore, une course dans un champ de citrouilles qui explosent dans des détonations numériques immondes ; ou encore un reflet dans un miroir, qui mange un foetus en plastique au bout d'une fourchette...

C'est d'autant plus frustrant que le film regorge d'idées visuelles et de plans splendides typiques d'Halloween, et que les diablotins ont un design et une présence indubitablement réussis et marquants (même si l'un d'entre eux lorgne très fortement sur le Sam de Trick 'r' Treat).

Mais tout cela est dilué dans cette overdose de surréalisme et d'onirisme sibyllin, qui finit par être épuisant pour le spectateur, et dans laquelle le récit se perd jusqu'à n'aller nulle part, sa conclusion énigmatique achevant de frustrer et d'agacer.

Le même soin apporté au visuel, avec un script plus fort, et on tenait là un nouveau classique d'Halloween. Là, malheureusement, c'est un coup pour rien.

2.5/6 (principalement pour l'ambiance et pour la direction artistique - teinte rosâtre exceptée)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 181 - Pay The Ghost (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Fantastique, Halloween, Drame

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Pay The Ghost :

Le soir d'Halloween, alors qu'il se promène avec son fils dans une foire de rue new-yorkaise célébrant l'événement, le professeur de littérature Mike Lawford (Nicolas Cage) lâche la main de son enfant pendant une fraction de seconde, et s'aperçoit alors que ce dernier a disparu. Désespéré, et rendu responsable de cet enlèvement impossible par sa femme (Sarah Wayne Callies), Mike va alors tout faire pour retrouver son fils, mettant en péril sa carrière et sa santé mentale, pour mener une enquête dans le passé de la ville, et s'intéresser aux superstitions celtes les plus obscures...

Un thriller surnaturel assez dérivatif, plat et convenu, ce qui fait de Pay The Ghost un métrage parfait pour une soirée d'Halloween où l'on est plus occupé à creuser sa citrouille et à calmer ses enfants surexcités qu'à suivre un film compliqué.

Ici, tout est en effet assez prévisible et mécanique : le script se déroule sans surprises, les jump scares sont souvent téléphonées, l'écriture est un peu simpliste et maladroite (les grosses séquences d'exposition - dont une faite par une institutrice païenne qui célèbre des rituels celtes en ville... mwé - sont gentiment forcées), et il n'y a vraiment rien de mémorable dans tout cela.

Mais comme Cage se donne à fond (ce qui fonctionne assez bien ici, bien qu'il soit en terrain connu), et qu'il y a quelques images et idées intéressantes, ne soyons pas trop durs avec ce Pay The Ghost...

2.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 180 - Une Nuit Infernale (1981)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Une Nuit Infernale (Hell Night) :

Avant de pouvoir rejoindre la confrérie Alpha Sigma Rho et sa sororité jumelle, quatre jeunes étudiants (Linda Blair, Vincent Van Patten, Peter Barton et Suki Goodwin) doivent passer une nuit complète dans le manoir Garth, où la légende veut que toute la famille Garth ait été massacrée par l'un des leurs. Mais alors que les responsables de la fraternité pensent pouvoir terroriser les quatre candidats grâce aux nombreux effets spéciaux installés par leurs soins dans le manoir, il s'avère que la famille Garth n'a pas été totalement massacrée, et qu'un représentant particulièrement agressif hante les couloirs du manoir familial...

Un slasher typiquement 80s, sorti quelques années après le Halloween de Carpenter, en plein boom du slasher movie, qui ici est marié à une ambiance pseudo-gothique, dûe à la présence du manoir et des tenues anachroniques des protagonistes (qui lui donnent d'ailleurs un air d'Halloween sans l'être).

Bien qu'étant assez joliment filmé et mis en images, le film en lui-même n'est pas très intéressant : lent, partiellement censuré, et moyennement interprété, il souffre d'une Linda Blair au personnage particulièrement passif et inintéressant, malgré le capital sympathie de l'actrice.

Pire, certaines scènes frôlent le ridicule, et deviennent même comiques sans le vouloir, comme cette escalade interminable et ultra-dramatique de la grille du manoir.

Malgré cela, le film est devenu culte auprès d'un certain public, et a même inspiré d'autres métrages, dont le récent Ghost Squad, qui en est un peu son pendant familial.

En ce qui me concerne, cependant, Hell Night est trop long pour son propre bien, pas assez marquant ou original, et tout simplement pas franchement convaincant, donc, même pour son époque.

2/6 (principalement pour la photographie, les décors et l'atmosphère du tout)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 179 - Some Kind of Hate (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Some Kind of Hate :

Métalleux-gothique-émo maltraité par son père biker et par des lycéens de son établissement, Lincoln (Ronen Rubinstein) finit par se rebeller, et par être envoyé à la Mind's Eye Academy, un camp de redressement pour adolescents difficiles, situé en plein désert et dirigé par un gourou excentrique (Michael Polish). Là, Lincoln sympathise avec Isaac (Spencer Breslin), s'entiche de Kaitlin (Grace Phipps), et s'attire l'hostilité de Willie (Maestro Harrell), qui le harcèle alors. Mais Lincoln est un pacifiste, et malgré les encouragements de Kaitlin, il refuse de se défendre : sa souffrance et sa colère vont alors s'accumuler, jusqu'à ramener à la vie Moira (Sierra McCormick), l'esprit vengeur d'une pensionnaire instable et suicidée...

Un film assez générique et médiocre, qui prend le sujet du harcèlement chez les adolescents, pour en faire un drame surnaturel gentiment racoleur, sans la moindre tension ni le moindre rythme (la première manifestation fantomatique ne se produit qu'au bout d'une bonne demi-heure).

Il y a bien des meurtres (très) sanglants dans le dernier tiers du film, mais le tout manque tellement d'énergie, d'intérêt (notamment au niveau de son acteur principal, une sorte de Jon Snow grand, athlétique, dépressif et rasé de près, mais qui joue assez moyennement et n'est pas un instant crédible en ado harcelé ; et de son esprit vengeur, qui est plus larmoyant et geignard que menaçant), et est tellement pataud sur tous les plans (la scène de mutilation semi-saphique, :soupir: ; le fait d'utiliser l'auto-mutilation et le suicide comme des gimmicks gratuits dans un film frôlant l'exploitation, idem ; Moira qui avance au ralenti parmi les cadavres sur fond de musique classique, encore pire) qu'en moins de 80 minutes, on a pourtant le temps de s'ennuyer.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 178 - Cooties (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Cooties :

Lorsqu'une intoxication alimentaire transforme tous les enfants d'une école en zombies sanguinaires, les professeurs survivants (Alison Pill, Elijah Wood, Rainn Wilson, Nasim Petrad, Jack McBrayer...) doivent unir leurs forces pour résister à cet assaut... et pour ne pas s'entretuer pour des mesquineries.

Assez déçu par cette comédie horrifique qui avait pourtant un certain potentiel, et qui possède une distribution franchement sympathique.

Et c'est ce cast sympathique qui, paradoxalement, est l'une des premières raisons de ma déception : tous les personnages sont des caricatures éculées et évidentes, surtout le bedonnant Rainn Wilson en prof de sport loser qui sort avec l'adorable Alisson Pill. D'un côté, on sent que le personnage était initialement écrit pour un acteur athlétique et séduisant, du genre d'un James Marsden ou Channing Tatum, et de l'autre, on sent aussi que Rainn Wilson a sérieusement influencé le métrage en cours de tournage, au point d'en devenir la vraie star, et de totalement éclipser Elijah Wood.

Problème, donc, quand en lieu et place d'un personnage crédible, on ne voit plus que Wilson, ainsi que l'arrogance et la vantardise de son personnage de The Office, mâtiné de Kenny Powers...

Cela dit, même sorti des personnages, le script reste assez décevant, car très balisé et basique, notamment dans les interactions des protagonistes, dans les événements, et dans les dialogues : on se retrouve donc devant un métrage assez prévisible, avec des personnages quelconques, et dont le rythme est très inégal ; pire, le concept de départ, se prêtant assez bien à un court métrage (voire à un moyen métrage, ou à une comédie délirante à la Poultrygeist), finit par s'épuiser, et les dix dernières minutes semblent alors vraiment de trop, comme rajoutées à l'arrache pour prolonger un peu le tout de manière totalement superflue.

En résumé, un film qui n'est pas forcément suffisamment drôle pour être une comédie mémorable, pas forcément suffisamment gore et corrosif pour être un film d'horreur mémorable, pas forcément suffisamment bien rythmé pour être un film (tout court) mémorable, et ce malgré une distribution attachante (mais jamais très bien exploitée).

Et pourtant... je ne me suis pas vraiment ennuyé, ni n'ai trouvé le tout insupportable. C'est tout simplement une comédie d'horreur assez moyenne et oubliable, qui manque de punch et de mordant (sans mauvais jeu de mots) et ça, c'est vraiment dommage.

3.25/6

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