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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2015 - 49 - Blackwood (2014)

Publié le 11 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, UK

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Blackwood :

Suite à une dépression nerveuse, l'universitaire et présentateur Ben Marshall (Ed Stoppard) s'installe à la campagne avec son épouse Rachel (Sophia Myles) et leur fils Harry (Isaac Andrews). Mais alors que la vie semble de nouveau lui sourire, Ben commence à se sentir mal à l'aise dans sa nouvelle maison, et bientôt, il est hanté par des visions fantômatiques qui l'amènent à enquêter sur un mystère local, et à mettre sa famille en danger...

Une ghost story à l'anglaise, qui malheureusement se contente de photocopier The Shining dans ses moindres détails, avec ce père de famille instable qui arrive dans un endroit reculé pour retrouver un peu de tranquillité, a des visions, perd progressivement les pédales, et finit par se la jouer boogeyman psychopathe qui tente de tuer sa femme dans les couloirs de sa demeure.

Comme dans The Shining, d'ailleurs, ça se finit sur un cadre accroché au mur, et sur lequel figure un personnage important ; comme dans The Shining, on a un jeu de temporalité décalée, avec des manifestations surnaturelles qui n'appartiennent pas à la même époque que les protagonistes ; comme dans The Shining, on a droit à un acteur principal assez peu sympathique et qui, dès le début, paraît totalement déséquilibré, colérique et impulsif, ce qui n'aide pas vraiment à ménager le suspense. Mais, contrairement au film de Kubrick, cet acteur est ici particulièrement figé, assez moyen dans son interprétation, et manque de charisme.

On se retrouve donc ici devant un récit ultra-balisé, assez bien filmé visuellement, mais qui ne convainc jamais : les clichés du genre sont tous présents, on comprend bien vite que l'enquête du héros ne va pas aboutir, et si l'on ne devine pas forcément tous les détails du rebondissement final (on peut avoir quelques soupçons, mais le fait que certaines manifestations se produisent du point de vue de l'enfant vient semer la zizanie dans la logique interne du récit), on n'est jamais vraiment surpris par ce script ultra-balisé, aux personnages assez basiques, et qui repose donc sur les épaules d'un acteur pas forcément totalement à la hauteur.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 48 - Black Butler (2014)

Publié le 10 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Japon

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Black Butler (Kuroshitsuji) :

En 2020, dans un pays à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident, des meurtres étranges ont lieu : plusieurs personnalités politiques importantes sont retrouvées mortes et momifiées, avec pour seule indice une carte de tarot représentant Satan. Pour résoudre ces crimes mystérieux, le Chien de Garde de la Reine, Shiori Genpō (Ayame Gôriki) est choisie pour mener l'enquête ; riche héritière orpheline se faisant passer pour un homme afin d'assurer sa place dans sa dynastie, Shiori peut heureusement compter sur Sebastian (Hiro Mizushima), son fidèle majordome aux pouvoirs surhumains... en réalité un démon des enfers ayant passé un pacte avec Shiori, et ayant accepté, en échange de son âme, de la servir et de la protéger jusqu'à ce qu'elle parvienne à venger ses parents...

Je vais être franc : je n'ai jamais lu ni vu l'oeuvre originale dont ce film est l'adaptation, et j'ai uniquement regardé ce long-métrage sur la base de l'affiche et de la combo "majordome démoniaque + meurtres sataniques" qui pouvait laisser présager de quelque chose d'original et d'intéressant.

Pas de bol, on est en plein dans l'adaptation bancale de manga, avec tout ce que ça comporte de clichés du genre (mélange bâtard et superficiel d'Occident et d'Orient, utilisation décomplexée de la religion catholique, héroïne impassible et colérique, caricatures ambulantes, hommes androgynes, surjeu, scènes d'action ultra-stylisées mais improbables et creuses) qui m'horripilent.

Ajoutés à cela, un récit apparemment totalement réinventé par rapport au manga, avec des personnages différents, et une période temporelle nettement moins intéressante (l'époque victorienne remplacée par une époque pseudo-contemporaine et moderne) ; un film longuet (2h) et mal rythmé ; et surtout une écriture assez piteuse, à base de scènes d'exposition lourdes, pataudes et maladroites (l'héroïne qui parle soudain en voix off après une heure de film ; le méchant qui raconte son plan en tuant tout le monde...), de flashbacks à gogo, et de rebondissements capillotractés.

Bref, je n'ai pas vraiment aimé, j'ai trouvé ça basique et cliché, assez confus et éparpillé, bref, un bon gros bof, même si ce n'est pas trop mal filmé et que certains plans sont réussis.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 47 - Dark Floors (2008)

Publié le 10 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Musique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Dark Floors :

De passage à l'hôpital pour le scanner de sa fille Sarah (Skye Bennett), autiste, Ben (Noah Huntley) est confronté à une panne de courant inattendue. Décidant de quitter l'établissement, il prend l'ascenseur en compagnie de sa fille, d'une infirmière séduisante (Dominique McElligott), d'un agent de sécurité (Leon Herbert), d'un SDF (Ronald Pickup) et d'un homme d'affaires agaçant (William Hope). Mais lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrent à nouveau, le groupe est pris dans une boucle temporelle, et doit trouver un moyen de sortir de cet hôpital soudain de plus en plus décrépit, hanté par des créatures démoniaques et meurtrières. 

Un film d'horreur finlandais financé et construit autour du groupe de hard rock Lordi, dont les membres tiennent là le rôle des monstres hantant l'hôpital. Et de la même manière qu'en 1978, KISS avait joué dans un film à leur gloire, KISS Meets the Phantom of the Park, ici, c'est Lordi qui fait son show, et il ne faut donc pas s'attendre à un long-métrage d'horreur 100% sérieux et terrifiant.

D'ailleurs, conscient de cette optique décomplexée et auto-promotionnelle du film, j'avais dit cela en 2009, lorsque j'avais vu le film pour la première fois :

J'ai bien aimé. En même temps, je partais sans aucune attente, ayant déjà goûté aux films-véhicules-pour-groupe-de-rock-en-costumes, et compte tenu du budget limité du métrage. Et au final, on se retrouve avec un Silent Hill-like, qui réussit à instaurer une ambiance presque plus efficace que le film de Gans, avec un budget plus de dix fois moindre.

Alors d'accord, le rythme est assez lent, se prêtant clairement plus à un visionnage sur téléviseur qu'en festival, et pour le coup, les costumes de Lordi & co auraient pu bénéficier d'un petit ravalement de façade avant de passer à l'écran. Mais bon, je ne me suis pas ennuyé, c'est visuellement réussi, les acteurs sont au pire moyens, et les idées du scénario (boucle temporelle, nombre de survivants qui décroit en même temps que le nombre d'étages, etc) sont plutôt sympas.

Ça ne révolutionnera pas le genre, et l'absence d'explications à la fin (même si on peut sans problème échafauder des théories à partir des infos données dans le film) en agacera plus d'un, mais moi ça ne m'a pas dérangé.  Zou, 4/6

Avec un peu de recul, cependant, je me dois de revoir cet avis à la baisse. Les paragraphes ci-dessus restent tout à fait valables à mes yeux, l'ambiance et le rendu visuel étant deux des points forts du métrage, mais... le film n'est que moyen.

Je placerais ainsi un bémol rétro-actif sur l'interprétation des acteurs, assez inégaux : si le père de famille est un peu transparent, mais correct, que Bennett est toujours mimi tout plein dans un rôle peu évident, et que tant le SDF que l'homme d'affaires sont bien interprétés, l'infirmière et le garde de sécurité sont assez faux, de manière consistante. Assez dommage, à vrai dire, et l'on peut se demander si ce n'est pas le fait d'un tournage anglophone, dirigé par un réalisateur finlandais.

Et c'est cette interprétation (ainsi que les costumes de Lordi, qui auraient vraiment eu besoin d'une upgrade) qui tire cette maison hantée de fête foraine vers le bas.

Dommage, parce qu'en revoyant le film avec en mémoire quelques scènes, on parvient un peu plus à deviner le pourquoi du comment, entre la fillette coincée dans cette boucle, et qui ne parvient pas à s'en défaire, choisissant toujours le crayon rouge au lieu du bleu ; tout le symbolisme, et les échanges entre le SDF et la fillette ; l'autisme de celle-ci, inhérent à son don ; le renvoi de la scène du parking à un conte finlandais ; la mort finale de la petite, qui lui permet de chasser les ténèbres et de redémarre la boucle une nouvelle fois, en faisant cette fois-ci les bons choix, etc... il y a de quoi interpréter le métrage, qui joue vraiment la carte des sous-entendus.

Mais bon... ça ne révolutionnera effectivement pas le genre : les ambitions créatives sont là, l'efficacité et l'envergure probablement pas. Reste que je ne me suis toujours pas ennuyé.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 46 - Blood Shot (2013)

Publié le 9 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Thriller, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Blood Shot :

Policier à Los Angeles, Rip (Brennan Elliott) n'est pas un flic comme les autres. Persuadé de l'existence des vampires, il en traque un en particulier (Michael Bailey Smith), qu'il retrouve toujours sur le lieu de massacres de criminels. Car le Vampire travaille en fait pour une branche du gouvernement dirigée par Sam (Lance Henriksen) et obéissant directement au Président des USA (Christophe Lambert) : sur les ordres de ceux-ci, le Vampire assassine les ennemis de la nation, et sa nouvelle cible, le terroriste arabe Bob (Brad Dourif), semble bien décidé à détruire la ville avec un explosif révolutionnaire...

En temps normal, j'aurais probablement détesté un métrage aussi caricatural, cliché, et limite débile, avec ses Arabes très maychants, son flic très rebelle, ses monstres moches, son montage et sa réalisation bancals, etc...

Mais en fait, une fois que l'on comprend que ce Blood Shot (adapté d'un court-métrage, apparemment) s'inscrit dans la droite lignée d'un Flic ou Zombie, et est donc une buddy-cop-comedy surnaturelle totalement décomplexée, et tout droit inspirée des années 80 (avec ce que ça comporte de clichés et de préjugés honteux), on ne peut que s'amuser.

Forcément, entre le concept de base, totalement comic-book, les caméos de Lance Henriksen, de Christophe Lambert (en président des USA ^^ ), et de Brad Dourif & du nain de Pirates des Caraïbes (tous les deux peints en marron pour faire "arabe", comme la moitié des acteurs jouant les terroristes ! ^^ ), les vannes incessantes entre le vampire et le flic, les one-liners, le cercueil mobile souterrain du vampire, les bagarres et autres fusillades incessantes, la transformation du vampire en djinn bleu en caoutchouc, et le climax un peu longuet et totalement téléphoné, mais assumé, on est en plein n'importe quoi.

Et pour peu qu'on le prenne ainsi et qu'on soit dans le bon état d'esprit, on risque de passer un bon moment. Ce n'est pas vraiment bon, c'est souvent con, mais qu'est-ce que c'est fun.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 45 - Toxin (2015)

Publié le 9 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Toxin :

Un groupe d'amis (Taylor Handley, Margo Harshman, Beverley Mitchell, Ryan Pinkston, Tiffany Hines et Leebo Freeman) rendent visite à la grand-mère de l'un des leurs, pour l'aider à déménager. Mais sans le savoir, ils tombent au beau milieu d'une conspiration gouvernementale impliquant un dangereux virus mortel, qui les contamine un à un.

Un DTV bancal et particulièrement médiocre, dans lequel Danny Glover, Vinnie Jones et C.S. Lee cachetonnent de manière éhontée.

Ça commence comme un Cabin Fever au rabais et tous publics, ça continue comme un film de siège improbable, et ça finit comme un mélange de Alerte ! et d'un techno-thriller conspirationniste, le tout avec des effets discounts, une réalisation molle, un rythme quelconque, et des acteurs soit totalement transparents (le héros "militaire traumatisé"), soit mal dirigés & écrits, ce qui fait qu'ils ne sonnent jamais justes (par exemple Glover ou Harshman, pourtant habituellement de solides interprètes).

Bref, c'est très mauvais, c'est très mal écrit (les one-liners du héros sont affreux), c'est parfois risible (le suicide face caméra de Beverley Mitchell) et ça n'a aucun intérêt.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 44 - Sexe, Vengeance et Séduction (2009)

Publié le 8 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween, Horreur, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Sexe, Vengeance et Séduction (Homecoming) :

Manipulatrice, déséquilibrée, et obsédée par Mike (Matt Long), son ex-petit-ami de lycée et une star locale de football, Shelby (Mischa Barton) tente de le séduire lorsqu'il repasse en ville. Mais celui-ci est accompagné de sa compagne actuelle, Elizabeth (Jessica Stroup), dont il est éperdument amoureux : jalouse, Shelby décide alors de se débarrasser de sa rivale et, suite à un accident de voiture fortuit, elle fait d'Elizabeth sa captive, clouée au lit avec une cheville cassée, tandis qu'elle tente de séduire Mike...

Un remake (officieux) pour djeuns de Misery, qui n'a absolument aucun intérêt intrinsèque, puisqu'il se contente de singer le film original en faisant de Jessica Stroup la victime en lieu et place de James Caan.

Et tout le problème du métrage se résume à ça, puisqu'en lieu et place de Kathy Bates, on se paie une Mischa Barton au jeu inexpressif, forcé, et faux, que le suspense est inexistant, l'écriture laborieuse, les exactions de Barton génériques et inoffensives, et que Matt Long est tout simplement transparent.

1.5/6 (dont 1.5 pour Stroup, qui fait de son mieux avec un personnage très limité et moulé dans un débardeur blanc particulièrement cliché - mais pas forcément désagréable à l'oeil)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 43 - The Sisterhood of Night (2014)

Publié le 8 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Drame, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Sisterhood of Night :

Dans la petite ville où Emily (Kara Hayward) vit, c'est le scandale : grâce au blog de la jeune adolescente, tous les secrets de la Sororité de la Nuit, un groupe de lycéennes étranges se réunissant la nuit dans les bois, ont été rendus publiques. Rituels de sorcellerie, magie sexuelle, violence et attouchements forcés : toutes ces pratiques secrètes font soudain les gros titres des médias, et déclenchent une véritable chasse aux sorcières à l'issue dramatique pour les trois fondatrices de la Sororité, Mary (Georgie Henley), Christina (Willa Cuthrell) et Lavinia (Olivia DeJonge).

Hier, pour The Harvest, je parlais de téléfilm Lifetime deluxe, vendu sous l'apparence d'un film d'horreur, alors que pas vraiment. Ici, à l'identique, on a un film indépendant vendu comme un succédané de Dangereuse Alliance, sur un couvent de jeunes sorcières qui crée le chaos dans une ville... mais là, pour le coup, on est vraiment dans le téléfilm Lifetime, puisque ça n'a absolument rien de surnaturel, de fantastique ou d'horreur.

En lieu et place de tout ça, on a un teen drama indépendant partiellement financé via Kickstarter, et qui marche dans les traces de Les Sorcières de Salem (The Crucible), en racontant comment la jalousie et le mensonge d'une adolescente déclenchent une chasse aux sorcières dramatique dirigée contre un groupe d'adolescentes pas à l'aise dans leur peau, qui se réunissent autour d'un feu de camp pour partager leurs problèmes.

Alors oui, pour une première réalisation adaptée d'une brève nouvelle de 1994, c'est honorable, bien remis au goût du jour ; c'est plutôt bien casté, avec des filles qui ressemblent à des ados normales et imparfaites (et pas à des apprenties mannequins à la beauté glacée) et des parents suffisamment sympathiques pour ne pas sombrer dans la caricature ; et c'est globalement bien joué... mais reste que le tout est ultra-balisé et inoffensif.

Qui plus est, je ne suis pas certain que certains choix (comme de présenter une partie du film en mode documentaire, avec interviews face caméra de certains des protagonistes, ou encore de développer à ce point les dix dernières minutes, qui survolent la mort d'un protagoniste sans lui donner suffisamment de poids, pour ensuite tente de finir sur une touche positive et heureuse) soient particulièrement pertinents, utiles ou convaincants.

Dommage, parce que le script parvient néanmoins à construire un peu de tension, et à donner des motivations crédibles à tout le monde, évitant ainsi le manichéisme de rigueur dans les histoires de ce type, et conférant une certaine sincérité au récit.

3/6 (pas vraiment mauvais, et efficace dans ce que ça raconte, mais pas franchement intéressant ou original pour un sou)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 42 - The Harvest (2015)

Publié le 7 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller, Horreur, Drame

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Harvest :

À la mort de ses parents, la jeune Maryann (Natasha Calis) est contrainte de s'installer chez ses grands-parents ; bientôt, en explorant les environs, elle fait la connaissance d'Andy (Charlie Tahan), un adolescent maladif, pâle et cloué dans un fauteuil roulant, car trop faible pour marcher ; il vit chez lui, sous la garde de ses parents - une mère froide, possessive et autoritaire (Samantha Morton), médecin qui le bourre de médicaments, et un père réservé et soumis (Michael Shannon), qui obéit, et se charge d'obtenir les dits médicaments de manière illégale. Rapidement, cependant, Maryann et Andy s'aperçoivent que la famille de ce dernier n'est pas aussi normale qu'il n'y paraît, et à mesure que les deux nouveaux amis se rapprochent et s'épanouissent, la colère de la mère d'Andy se fait de plus en plus menaçante...

Affiche un peu à côté de la plaque (voire mensongère dans les codes visuels employés) pour ce thriller (très vaguement) horrifique de John McNaughton (Sexcrimes, Henry, Portrait d'un serial-killer) qui ressemble un peu à une version deluxe de ce que pourrait produire la chaîne Lifetime, dans le genre.

Et par deluxe, j'entends qu'ici, l'interprétation est excellente de bout en bout (que ce soit au niveau des adolescents, impeccables, de Morton, glaçante en mère hystérique et brutale, ou de Shannon, surprenant dans un rôle à contre-emploi, tout en mesure et en regards fuyants), la réalisation est assurée, la pression monte agréablement, et l'ambiance sinistre et pesante fait que le tout est nettement au-dessus d'un thriller téléfilmique lambda.

Mais... le scénario n'est, finalement, pas bien plus original.

On devine très rapidement que quelque chose cloche dans l'état de santé du gamin (personnellement, j'ai eu mes premiers doutes durant le premier quart d'heure), jamais particulièrement précisé ou défini, et pour peu que l'on comprenne le titre et que l'on réunisse les indices laissés çà ou là, on a facilement de très grandes longueurs d'avance sur le script. Reste que les personnages ne sont pas manichéens dans leur horreur, ce qui est toujours appréciable.

Pas mauvais, mais pas non plus forcément très mémorable.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 41 - War of the Dead (2011)

Publié le 7 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, USA, Lituanie, Italie, Finlande, Guerre, Histoire

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

War of the Dead :

En mars 1942, le Capitaine Martin Stone (Andrew Tiernan) prend la tête d'une escouade américaine envoyée détruire un bunker ennemi en territoire russe, mais se trouve contraint d'intégrer à son équipe des soldats d'élite finlandais, afin d'affronter des sodats nazis revenus d'entre les morts...

Aouch. Entre Outpost et Dead Snow, les films de zombies nazis sont presque devenus un sous-genre à part entière du cinéma d'horreur. Et franchement, lorsque l'on arrive après la bataille comme ce War of the Dead (huit ans de gestation !), mieux vaut apporter quelque chose de neuf ou d'original si l'on veut sortir du lot.

Ici, pas de chance, c'est tout le contraire, puisque le métrage est absolument générique et dérivatif au possible, avec des personnes creux et interchangeables, un carton-titre long et maladroit en début de film et de l'action non-stop pendant 90 minutes... mais malheureusement, c'est de l'action brouillonne et mal filmée, puisque 80% du film se passent de nuit, et les 20% restants dans des couloirs souterrains sombres.

Autrement dit, on ne voit pas grand chose, et de toute façon, à la 25ème attaque de zombies identique aux autres, on finit par ne plus en avoir grand chose à faire. Hénaurme bof.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 40 - Blood Diner (1987)

Publié le 6 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Blood Diner :

Inspirés et manipulés par l'esprit d'Anwar (Drew Godderis), leur oncle mort, deux frères cannibales, Michael (Rick Burks) et George (Carl Crew), décident de tenter de ramener à la vie la déesse lumérienne Sheetar (Tanya Papanicolas). Pour cela, ils doivent reconstituer le corps de celle-ci à partir de morceaux prélevés sur de nombreuses femmes, puis organiser un dîner rituel durant lequel sera sacrifié une vierge. Pour assurer leur anonymat, les deux frères incapables deviennent restaurateurs, mais cela n'empêche pas deux agents de police (LaNette LaFrance et Roger Dauer) de mener l'enquête, et de se rapprocher du duo de tueurs sanguinaires...

Une série Z volontairement grand-guignolesque et stupide, tout droit sortie de la fin des années 80.

Alors honnêtement, c'est fauché, daté, mal joué, assez mal écrit, mal rythmé, les dialogues et la prise de son sont calamiteux, il y a deux séquences musicales ridicules (avec déguisements en prime), et ça racole comme ce n'est pas permis, avec un ratio de seins/minute de film assez mémorable... MAIS étrangement, le tout est tellement débile et grotesque (il y a même un match de - mauvais - catch contre un nazi moustachu !) que ça en devient marrant à regarder.

Bon, c'est objectivement du 0/6, mais du 0/6 amusant, surtout vu le final bordélique, nonsensique et décomplexé.

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 39 - Dark Space (2013)

Publié le 6 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Dark Space :

Partis en navette pour passer du bon temps sur Centari 5, une planète touristique, un groupe de six jeunes fêtards s'écrase sur un astre inconnu. Là, ils découvrent rapidement qu'ils ne sont pas seuls, et qu'ils sont pris entre deux feux, à savoir la population indigène, et une escouade armée jusqu'aux dents qui les traque.

Un survival de SF au budget microscopique (produit par un studio dont l'ordre de marche est habituellement de singer au maximum les techniques de The Asylum afin de produire des mockbusters encore plus ratés) et qui transpose ici dans l'espace un bon vieux slasher des familles, avec ces jeunes délurés qui tombent en panne au milieu de nulle part et doivent survivre aux maychants autochtones psychopathes qui vivent dans les bois.

Tout est ultra fauché (si Survivor souffrait d'un budget limité, ici, ça semble avoir été tourné avec 1€50), les personnages sont des stéréotypes ambulants (hippie, nerd, sportive, bro, mec bien, parano) assez mal joués et globalement à baffer, et passée l'intro aux effets numériques potables, on se retrouve dans la nature californienne, où les protagonistes doivent survivre contre des singes extraterrestres, et contre des soldats en armure de Halo.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire ici : c'est mauvais, cheap, mal joué et mal rythmé, et il n'y a même pas une tête connue qui pourrait permettre au film de passer sur Syfy.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 38 - Starry Eyes (2014)

Publié le 5 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Starry Eyes :

Sarah Walker (Alexandra Essoe), une jeune actrice instable de Los Angeles, est désespérée, et prête à tout pour décrocher un rôle. Lorsqu'elle se présente à un casting pour le rôle principal d'un film d'horreur mystérieux de la célèbre maison de production Astraeus Pictures, les méthodes peu académiques des responsables de casting la perturbent, mais elle finit par décrocher un rendez-vous avec le responsable d'Astraeus (Lou Deszeran) ; celui-ci lui fait alors comprendre que pour avancer dans sa carrière, une actrice doit parfois faire des sacrifices, et conclure un pacte avec le malin afin d'en être transformée...

Un film d'horreur indépendant, partiellement financé via Kickstarter, et qui est auréolé d'une très bonne réputation, principalement gagnée en festival. Et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi : satire du monde du spectacle hollywoodien, actrice qui se donne corps et âme à son rôle, gore et body horror, style affirmé... de quoi satisfaire les amateurs du genre.

Malheureusement, je n'ai pas accroché.

Principalement parce que l'absence totale de subtilité du métrage m'a rapidement fatigué, entre les personnages secondaires assez caricaturaux, l'héroïne instable qui s'arrache les cheveux, les directeurs de casting satanistes, etc ; l'idée de base du métrage ("Hollywood, ça corrompt, on en revient changé, et il faut vendre son âme au diable pour avoir du succès") traitée ultra-littéralement de bout en bout, tant visuellement que dans les dialogues (qui finissent par être redondants) ; et la forme, à base d'hallucinations et autres jump cuts, alternées avec des scènes du quotidien assez génériques, avant de virer à l'horreur pure et directe dans la dernière demi-heure, donnant l'impression de quelque chose de très inégal, qui aurait bénéficié de coupes afin d'alléger le tout.

Reste que la performance de l'actrice principale est remarquable (même si elle frôle parfois le surjeu, la faute à une direction d'acteurs, là encore, peu subtile), et que la bande-originale rétro est très agréable.

Deux éléments vraiment positifs qui s'ajoutent à un métrage techniquement bien mené, ça donne un film qui m'a laissé de marbre, mais qui reste honorable. D'autres apprécieront probablement plus que moi.

3.25/6 (content de voir passer Amanda Fuller et, plus anecdotique, le fils de Gene Simmons)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 37 - Cub (2014)

Publié le 5 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Belgique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Cub (Welp) :

Sam (Maurice Luitjen), douze ans, est issu d'une famille troublée, et n'a pas plus de chance avec ses collègues scouts : il est en effet le souffre-douleur de toute la troupe, et nottamment de Peter (Stef Aerts), le leader, qui prend un malin plaisir à l'humilier. Mais lorsque la troupe de louveteaux part en excursion dans des bois supposément hantés par Kai (Gill Eeckelaert), un être de légende, Sam est le seul à être attentif à son environnement... et c'est lui qui, le premier repère Kai lorsque ce dernier passe à l'assaut...

Un peu frustrant que ce survival belge assez basique, mal rythmé, et pas forcément très subtil ou imprévisible, mais qui a pour grande qualité de ne pas y aller de main morte sur la violence pratiquée par et sur des enfants.

Pour être franc, j'ai forcément été déçu par le film, puisqu'au vu de l'affiche et du pitch, je m'attendais à quelque chose de potentiellement plus mystérieux, surnaturel et inquiétant.

En fait, on a le droit à un bon vieux boogeyman invulnérable (un ouvrier constructeur de bus qui construit des pièges dans les bois), et à son jeune sidekick revenu à l'état sauvage : à partir de là (un postulat déjà éventé dès la première scène d'ouverture en forme de flashforward), toute la première heure s'avère assez quelconque, s'éparpille, avec quelques éclairs de violence concernant le jeune héros, qui ne laissent aucun doute sur l'avenir de celui-ci (la scène du chien télégraphiant facilement celle de la cuisinière, et Kai servant, de manière évidente, de reflet maléfique au garçon).

Reste que la dernière demi-heure, lorsque le tueur commence à dégommer tout le monde, est plutôt sympathique, et que la fin en queue de poisson n'est pas dommageable au récit.

Pas un chef d'oeuvre, loin de là, un peu trop de clichés et de rebondissements prévisibles, mais la volonté de brutaliser un peu ces têtes blondes traditionnellement intouchables au cinéma n'est pas désagréable (j'ai pensé un temps à 36.15 Père Noël, dans le genre)...

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 36 - Monsters : Dark Continent (2014)

Publié le 4 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Halloween, Horreur, Fantastique, Guerre

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Monsters - Dark Continent :

Dix ans après leur arrivée sur Terre, les Monstres se sont répandus un peu partout à la surface de la planète, et en particulier au Moyen-Orient. En Jordanie, les troupes américaines doivent affronter ainsi les créatures extra-terrestres, tout en contenant la rebellion d'une population locale qui n'apprécie guère les troupes de l'Oncle Sam, et se livre à des actes de terrorisme sur les soldats...

Un film particulièrement frustrant, puisqu'en lieu et place d'une suite pertinente construisant sur les bases du premier (qui ne m'avait pas forcément convaincu - 3/6 - mais qui avait le mérite d'avoir un point de vue original), le réalisateur décide de partir dans une direction totalement différente, à savoir une chronique de guerre anti-interventionniste, façon "les difficultés de la guerre américaine au Moyen Orient", très très vaguement agrémentée de monstres, ça et là, en toile de fond.

Et c'est là que le bât blesse, puisque le film est long, très long (2h), et que les 3/4 du temps, ce n'est qu'un film de guerre basique, comme Hollywood en a produit tant ces dernières décennies (Jarhead, The Hurt Locker, etc): tous les clichés sont là, la leçon de morale aussi, les métaphores sont pataudes, etc.

Autant dire qu'on s'ennuie ferme, malgré la réalisation assez inspirée, et la photographie crédible et compétente. C'est d'autant plus frustrant, en fait, que techniquement, le film est donc très réussi (malgré un abus de scènes "naturalistes", avec pléthore de ralentis sur l'environnement des personnages), mais que seuls les rares moments mettant en scène des monstres parviennent à surprendre et à convaincre (aidés par des effets spéciaux remarquables).

Un long-métrage compétent, donc, mais en partie hors-sujet, qui donne l'impression d'un script sur la guerre en Irak ou Afghanistan, auquel on aurait greffé à l'arrache des monstres pour le rattacher à la franchise.

C'est longuet, c'est cliché, c'est très dérivatif, et ça n'atteint que trop rarement son objectif ; dommage, car il y a là de bonnes choses, trop diluées dans un océan de choix créatifs génériques au possible.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 35 - Survivor (2014)

Publié le 4 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Action, Science-Fiction

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Survivor :

Après des décennies passées dans l'espace, à la recherche d'une planète habitable, Kate (Danielle Chuchran) s'écrase en compagnie des autres passagers de son navire sur un planétoïde apparemment accueillant. Mais là, séparée des autres survivants, elle doit survivre à cette nature hostile, en évitant des hordes de créatures sanguinaires, ainsi qu'une population autochtone étrange et incompréhensible.

Pas vraiment de l'horreur, mais un survival de SF par la même équipe qu'Orc Wars/Dragonfyre, The Crown and the Dragon, Dawn of the Dragonslayer, la série des Mythica et SAGA, dont on retrouve les maquillages de gobelins du Seigneur des Anneaux (ici modifiés pour faire des mutants difformes) et la même interprète principale, la jolie et convaincante Danielle Chuchran.

Convaincante, car athlétique, dynamique, et réalisant ses cascades elle-même, qu'il s'agisse de chevaucher, de se battre à mains nues, de tirer à l'arc, etc.

Et puis pour être franc, elle est nettement plus agréable à regarder que Jaden Smith dans ce qui s'avère être une version indépendante et à petit budget de After Earth : même concept de base, mêmes discussions à distance avec le mentor blessé, même affrontement avec un gloumoute en CGI (assez réussi, malgré le budget microscopique et Kickstarterisé), même balise de secours à déclencher, et même personnage principal qui court (beaucoup) pour rejoindre un point éloigné.

Sauf que là, le personnage qui court, ce n'est pas Jaden Smith, mais une jolie blonde athlétique en pantalon moulant, ce qui est tout de suite nettement plus sympathique.

D'ailleurs, pour une production indépendante, il n'y a vraiment que quelques fonds verts, le dialecte et les costumes risibles des autochtones post-apo, et le rythme bancal du tout (93 minutes, mais beaucoup de meublage à base de course à pied et à cheval) qui fassent vraiment tache.

Le reste est à peu près honorable (sans forcément s'élever au-dessus de la moyenne), les paysages sont jolis, la scène du cheval est amusante, Sorbo cachetonne (mais fait toujours plaisir à voir), la musique est "adéquate" (bien que gentiment répétitive), et le retournement final est über-prévisible (ils sont sur Terre ! Surprise !), mais finalement tellement assumé et passé sous silence que ça fonctionne plus ou moins, d'autant que le film enchaîne aussitôt sur autre chose, pour devenir brièvement un monster movie dans des grottes sombres.

Ce n'est pas vraiment bon, mais ce n'est pas pire que le Shyamalan, donc :

2.5/6 (même si je suis tenté de mettre un 3/6 pour les beaux yeux de l'actrice principale)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 34 - Backcountry (2014)

Publié le 3 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

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Backcountry :

Alex (Jeff Roop) et sa compagne Jenn (Missy Peregrym) arrivent dans les grandes étendues forestières du Canadien pour y camper quelques jours. Alex est confiant, et prétend avoir campé là à de multiples reprises ; Jenn, elle est une citadine détestant la nature, et dubitative des affirmations d'Alex. Rapidement, cependant, le couple va avoir d'autres chats à fouetter, puisqu'ils se retrouvent sur le terrain de chasse d'un ours noir affamé, et particulièrement mécontent.

Particulièrement décevant, compte tenu de la note élevée obtenue par le film sur Rotten Tomatoes, de ses récompenses obtenues, et de certaines critiques parlant d'un film réussissant à faire pour les forêts et les ours ce que Les Dents de la Mer avaient accompli pour les océans et les requins.

Alors qu'en fait, pas du tout.

Ça n'en a ni le talent, ni l'ambition, et c'est immédiatement évident, dès que l'on commence ce film : sur les 90 minutes du métrage, 60 sont consacrés à de la mise en place. Pas à la montée en puissance de la tension, non, à de la mise en place.

Présentation du couple-vedette (elle, citadine et raleuse ; lui, idiot et agaçant, du genre à jeter sa seule carte dans la rivière sur un coup de colère... si l'on était dans Blair Witch) ; vieux garde forestier qui les met en garde (mais est bien entendu joyeusement ignoré) ; visite de la forêt ("tiens, regarde chérie, ça, ce sont des baies machintruc, elles sont comestibles et particulièrement nourrissantes, tu pourras les manger dans une heure de métrage, lorsque je serai mort, et que tu devras survivre seule dans la forêt sans provisions") et actions stupides(les chaussettes pleines de sang ^^) ; campeur irlandais menaçant (le film tente de nous la jouer slasher, à ce moment là, mais personne n'y croit ; d'autant que cinq secondes avant, le scénariste téléphonait toujours des éléments de scénario de manière maladroite : "- Si tu es du coin, tu dois probablement connaître la cascade de machintruc. De quel côté doit-on la descendre ? - Par la droite. - Effectivement, il n'y a que les touristes pour la descendre par la gauche, c'est trop dangereux. - Tu t'en souviendras, chérie, dans une demi-heure de film, lorsque je serai mort, et que tu devras descendre la cascade pour échapper à l'ours ?") ; et finalement, arrivée de Nounours.

Enfin, je devrais dire "quelques images de l'ours arrivent" puisque aussitôt, le film se transforme en survival féminin basique, débordant de shaky cam médiocre et d'effets de style clairement là pour camoufler le fait qu'un ours, c'est compliqué à utiliser au cinéma lorsque l'on n'a pas de budget CGI.

Bref, après une heure d'un script ultra-cliché et téléphoné, voilà qu'on se retrouve devant Missy Peregrym (qui n'a pas à rougir de sa prestation, cela dit) qui court/boîte/se traîne dans la forêt, avec gros plans sur les branches et les arbres (parce que c'est stylé), pour échapper à un ours qui, finalement, ne réapparaîtra pas pour un ultime face à face, laissant se film se dégonfler de la pire des manières : sans intérêt.

Bref, c'est monotone, prévisible, décevant, et c'est particulièrement balisé, sans jamais parvenir à instaurer la moindre tension ou peur. Pfff.

1.5/6

(si par contre les promenades dans les bois vous font peur, alors les 45 premières minutes, c'est du 6/6 cash)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 33 - OuiJa (2014)

Publié le 3 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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OuiJa :

Lorsque sa meilleure amie Debbie (Shelley Hennig) meurt dans des circonstances mystérieuses peu de temps après avoir joué avec une planche de OuiJa, Laine (Olivia Cooke) décide de mener l'enquête, et de contacter son amie dans l'au-delà en utilisant l'objet. Mais elle entre alors en contact avec un esprit beaucoup plus agressif, qui va s'en prendre à Laine et à ses proches.

Un film d'horreur tous publics, quasi-aseptisé, et ultra-générique, produit par Hasbro, avec l'asthmatique de Bates Motel dans le rôle principal d'un récit sans le moindre intérêt intrinsèque, qui se contente d'aligner les clichés des films de ce genre, avec des effets visuels honorables mais guère inspirés.

Alors c'est à peu près bien filmé, niveau photographie, mais c'est bien le seul point sur lequel dire du bien du film, tant tout le reste répond à un cahier des charges mécanique et sans intérêt : c'est creux, des personnages au casting en passant par les rebondissements et les jump scares.

D'ailleurs pour être franc, à partir de la moitié du film, j'ai fini par ne plus suivre le métrage que d'un oeil (histoire d'avoir le fin mot - prévisible - de l'histoire) tant le récit était peu intéressant. Et malgré tout cela, ça a fait un carton au box-office américain, à sa sortie.

Comme quoi, à Halloween, on peut mettre n'importe quel pseudo-film d'horreur dans les salles américaines, et c'est le succès assuré.... *soupir*

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 32 - The Sacred (2012)

Publié le 2 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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The Sacred :

Auteur de romans d'horreur à succès, Jessie (Heather Roop) est en panne d'inspiration, et décide d'aller se ressourcer dans le chalet forestier de sa tante, où elle a passé son enfance. Mais sur place, elle rencontre Leah (Brighid Fleming), une petite fille étrange, ainsi qu'un gardien mystérieux (Jeff Fahey), et des villageois méfiants. Et rapidement, entre les manifestations bizarres et les rêves torrides, Jessie comprend qu'elle n'est pas seule...

Un navet horrifique qui dévoile son jeu dès la barre des 20 minutes franchie, avec une scène de nudité de l'héroïne sous la douche totalement gratuite et inutile, d'autant plus qu'elle est montée à base de jump-cuts.

Et tout le reste est du même acabit : un enchaînement de poncifs éventés, une scène de sexe onirique entre filles (joli full frontal d'une des frangines McCord, cela dit), encore des clichés, un montage musical risible, un jeu assez médiocre de tout le monde, un film qui se transforme en film de "jeunes fêtards dans un chalet" dans le dernier quart d'heure (avec alcool, beuh et sexe), une poupée maléfique, et le cachetonnage de Fahey et de Sid Haig dans deux scènes et demi, histoire de dire.

Ah, et n'oublions pas un "hommage" au genre, avec un "- I will swallow your soul ! - Swallow this !" tout droit repompé sur Evil Dead.

1.25/6 (dont la moitié pour LA scène)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 31 - Frankenstein contre la Momie (2015)

Publié le 2 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Action, Fantastique

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Frankenstein vs. the Mummy :

Le Dr. Victor Frankenstein (Max Rhyser) est un jeune enseignant en médecine qui, la nuit, tente de réanimer des cadavres afin de vaincre l'ultime frontière : la mort. La journée, cependant, il fréquente la séduisante égyptologue Naihla Khalil (Ashton Leigh), qui travaille au sein de la même université, et qui, de son côté, étudie une momie récemment ramenée d'Égypte. Mais cette momie (Brandon deSpain) est maudite et revient bientôt à la vie, alors même que Victor parvient à réanimer un cadavre, et à donner ainsi naissance à une créature brutale mais intelligente (Constantin Tripes). La collision entre ces deux forces surnaturelles est désormais inévitable, et le couple d'humains est pris entre deux feux...

Une autre bonne surprise dont je n'attendais pourtant rien.

Pensez donc, avec un titre pareil, une sortie DTV, et des critiques globalement négatives, car reprochant au film sur son absence de confrontation entre les deux créatures avant les dernières minutes du film. Et il est certain que, si l'on s'attend à un match de catch non-stop entre les deux monstres, on sera bien déçu, et on criera probablement à l'arnaque.

Mais en fait, le film s'avère tout à fait intéressant de par son approche et son rendu de qualité : en lieu et place d'un réel affrontement, on a plutôt un hommage contemporain à The Mummy & Frankenstein, qui retrace la genèse de ces deux monstres avec des origin stories parallèles et modernisées.

Et c'est justement là que ça fonctionne, puisque les acteurs jouent bien (pour la plupart), les monstres sont réussis visuellement, le film est suffisamment sanglant pour plaire, et l'ambiance est réussie.

Quant au script, il est plutôt intelligement mené... mais (car il y a toujours un mais), il est un peu tiré vers le bas par la durée abusive du métrage, qui approche les deux heures.

Le même film avec dix minutes de moins, et l'on tenait un vrai succès. En l'état, c'est seulement un

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 30 - Juan Of The Dead (2010)

Publié le 1 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Cuba, Espagne

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Juan of the Dead (Juan de Los Muertos) :

Quadragénaire cubain glandeur, Juan (Alexis Diaz de Villegas) passe ses journées à ne rien faire en compagnie de son meilleur ami Lazaro (Jorge Molina). Il tente en vain de se faire accepter de sa fille Camila (Andrea Duro), tandis que de son côté, Lazaro essaie de s'habituer à son fils américanisé, Vladi (Andros Perugorria) ; jusqu'au jour où Cuba est envahi par les zombies : Juan, Lazaro et leurs proches doivent alors s'organiser pour survivre et, si possible, profiter financièrement de cette crise improbable.

Une formidablement bonne surprise que cette co-production cubaine et espagnole, qui s'impose sans effort comme un pendant ensoleillé, décomplexé et inventif à Shaun of The Dead.

C'est à la fois satirique, mélancolique, politique et comique, c'est bien interprété, c'est plein d'idées idiotes mais amusantes (le harpon au travers du zombie et de sa femme, le running gag du harpon, la drag queen et son copain gigantesque, la salsa avec la drag queen, les magouilles en tous genres, etc), et surtout, ça reste toujours crédible visuellement, malgré une budget microscopique de moins de 3 millions de dollars.

Comme quoi, et même si le film a déjà 5 ans, cela prouve bien (avec des films comme Wyrmwood) que le genre du film de zombie est, comme son sujet, toujours vivant.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 29 - S.O.S. : Save Our Skins (2014)

Publié le 1 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Science-Fiction, UK

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

S.O.S. - Save Our Skins :

En voyage à New York pour se rendre à une convention de pop culture, deux geeks anglais, Ben (Nat Saunders) et Stephen (Chris Hayward), s'aperçoivent un matin qu'ils sont seuls sur Terre, et que tout le monde a disparu. Problème : le duo est particulièrement stupide, et en réalité, il n'est pas seul, puisqu'une force étrange est responsable de cette situation...

Une comédie d'horreur/sf anglaise lorgnant sur Paul (et un peu sur Shaun of The Dead), et initialement produite sous la forme d'une websérie de 13 épisodes, puis rapiécée pour en faire un long-métrage cinéma, écrit et interprété par Saunders & Hayward, deux scénaristes de sitcoms britanniques.

Sans surprise, le résultat est très très épisodique, haché et inégal, avec un enchaînement de mini-segments de 5 à 7 minutes, qui fonctionnent tous sur le même mode : glande à base de références geeks, un peu de tourisme, rencontre de quelqu'un ou de quelque chose d'étrange (un monstre, un cannibale, une folle, etc), disparition de la chose/personne en question, et passage à autre chose.

Autant dire que selon les rencontres, ce road-movie est plus ou moins intéressant, et surtout plus ou moins drôle (plutôt moins que plus, en fait, vu que les dialogues/vannes à base de name-dropping geek lassent très rapidement et que la scène de vomi est naze, mais certains moments absurdes ne fonctionnent tout de même pas trop mal), ce qui donne au final une comédie assez oubliable, d'autant qu'elle souffre d'un budget ultra-limité, et d'un rendu visuel plutôt laid.

Cela dit, j'ai bien aimé l'alien doublé par Peter Serafinowicz.

Un tout petit 2.5 ou 3/6

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 28 - Suburban Gothic (2014)

Publié le 30 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Suburban Gothic :

Diplômé sans travail, Raymond (Matthew Gray Gubler) est contraint de s'installer chez ses parents, au grand bonheur de sa mère surprotectrice (Barbara Niven), mais à l'agacement de son père autoritaire (Ray Wise). Maniéré, décalé et fermement convaincu de l'existence du paranormal, Raymond sympathise avec Becca (Kat Dennings), une barmaid gothique et sarcastique. Ensemble, ils vont alors devoir faire face à un esprit vengeur déterré dans le jardin de Raymond...

Ce n'est qu'après avoir terminé de regarder cette comédie horrifique affreusement plate et bancale que j'ai réalisé que je connaissais le nom de son réalisateur-scénariste. Et pour cause, puisque j'avais visionné son premier long-métrage, Excision, dans le cadre de l'Oktorrorfest 2012. Et à l'époque, j'avais trouvé cela gentiment creux, trashouille et pseudo-arty, avec la lourdeur d'un film plus racoleur qu'autre chose. 

C'est donc sans surprise que ce Suburban Gothic s'avère dans la directe continuité du précédent film, avec cependant, en lieu et place de la sexualité et du gore racoleur d'Excision, une tendance à l'humour graveleux et bas-de-plafond, qui ne fonctionne quasiment jamais.

Et c'est bien là le problème, puisque le film semble vouloir adopter un ton "John Waters du pauvre", sans le mordant ou la maîtrise, et le tout enrobé d'une sorte de détachement ironique très hipster dans l'âme, avec des personnages qui assistent aux événements sans jamais paraître particulièrement affectés par ceux-ci, et en conservant toujours une petite réplique cynique en réserve.

Autant dire qu'hormis quelques moments amusants et relativement originaux, visuellement parlant (les premières manifestations surnaturelles dans la chambre, notamment), le tout paraît forcé, décousu et bordélique, avec des acteurs qui surjouent volontairement, et quelques moments qui rappellent fortement d'autres films (le tentacule ectoplasmique qui guide brièvement le héros dans son investigation semble tout droit sorti de Donnie Darko).

Ce n'est pas drôle, ça ne fait pas peur, et ça rate trop souvent sa cible pour être intéressant.

1.75/6 (parce que la distribution est plus sympathique que celle d'Excision)

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 27 - GirlHouse (2014)

Publié le 30 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Drame, Thriller

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GirlHouse :

À la recherche d'une source supplémentaire de revenus afin de pouvoir poursuivre ses études, Kylie (Ali Cobrin) emménage dans la GirlHouse, une immense demeure surprotégée où cohabitent de nombreuses cam-girls qui se produisent sur le web. Mais bientôt, un psychopathe surnommé Loverboy (Slaine) localise la demeure, et, obsédé par Kylie et à ses collègues, décide de rendre une petite visite à celles-ci, pour les punir de leurs actions sous le regard voyeur des clients du site...

Un slasher qui se veut particulièrement old-school (à quelques détails près, comme la technologie ultra-moderne, ou le "Hugh Hefner du 21è siècle" qui s'avère être gay), au croisement d'un film de dortoir et d'un techno-slasher sur les dangers de l'interwebz.

Les intentions de l'équipe derrière "Jack Brooks : Monster Slayer" sont bonnes, les clichés sont nombreux (mais volontaires et jamais trop pris au sérieux), le flashback de début de métrage est efficace, Ali Cobrin est toujours adorable, et le film ne lésine pas sur la nudité gratuite et les scènes de mise à mort joyeusement gores, mais...

... car il y a toujours un mais.

Mais le problème du film, c'est tout ce qui parasite l'intrigue principale.

Il faut attendre la moitié du film pour que le tueur passe enfin à l'action, qu'il y ait un minimum de suspense, et en attendant, on doit se farcir une intrigue parallèle en forme de romance entre l'héroïne et un ami d'enfance, qui n'a d'autre utilité que de mettre en route l'arrivée des secours dans le dernier tiers du film.

Dommage, car avec dix minutes en moins (et peut-être une meilleure gestion de la non-nudité maladroite de Cobrin), le métrage aurait probablement été plus mémorable.

3/6

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 26 - Twixt (2011)

Publié le 29 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Twixt :

Auteur en perte de vitesse, Hall Baltimore (Val Kilmer) visite une petite ville perdue dans le cadre d'une tournée de dédicaces ; là, il est abordé par un shérif excentrique (Bruce Dern), qui l'incite à venir jeter un coup d'oeil au cadavre d'une jeune fille, à la morgue avec un pieu dans le coeur. Bientôt, Hall reçoit dans son sommeil la visite d'un esprit, celui de V (Elle Fanning), qui lui rappelle sa propre fille décédée, et qui est bizarrement liée aux jeunes gothiques (surnommés "Vampires") vivant de l'autre côté du lac bordant la ville. Aussitôt, Hall décide d'écrire un nouvel ouvrage, inspiré par le destin tragique de V... mais dans cette bourgade étrange, les apparences sont trompeuses, et le monde des rêves va permettre à l'auteur de mieux comprendre le manque d'inspiration dont il est victime...

Un film expérimental de Francis Ford Coppola, qui se fait plaisir, s'inspire de l'un de ses songes et exorcise certains de ses démons au travers de cette oeuvre bordélique, onirique et très moyennement convaincante ; il y traite de la culpabilité et du deuil d'un père pour son enfant, de la recherche d'inspiration, des origines de la créativité, de diverses influences du genre fantastique gothique, etc, mais malheureusement, le tout est structurellement beaucoup trop confus et décousu pour donner lieu à un métrage cohérent.

De plus, pour ne rien arranger, les changements de tonalité sont fréquents, et visuellement parlant, c'est affreusement inégal, avec des plans très réussis, qui cotoient des split-screens immondes, des intérieurs fauchés, et une représentation du monde du rêve assez laide, à base de fonds verts, d'étalonnages numériques, d'angles et de contrastes très souvent peu inspirés.

Reste une distribution plutôt agréable, et qui semble croire à ce qu'elle fait, dans un film bancal qui ne restera pas dans les mémoires.

2.25/6

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 25 - Behind The Wall (2008)

Publié le 29 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Drame, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Behind The Wall :

Traumatisée par le massacre de sa mère dans le sous-sol du phare gardé par sa famille, et par l'arrestation de son père, accusé du meurtre, Katelyn Parks (Lindy Booth) a quitté la ville côtière de Harrison Bay, pour ne jamais y remettre les pieds. Vingt ans plus tard, néanmoins, la bourgade connaît des difficultés financières, et décide de rénover le phare à des fins de tourisme... en dépit des avertissements du Père Hendry (Lawrence Dane), autrefois en charge de cette paroisse ; à cette occasion, Katelyn reçoit une invitation à revenir au pays, et malgré ses réticences, la jeune femme confronte les démons de son passé... et l'entité maléfique bien réelle vivant sous le phare.

Première réaction, avant même de démarrer le film : "par le scénariste de Poltergeist", en gros sur l'affiche du film = bonne grosse rigolade... puisque le "scénariste" en question n'est ici que l'un des cinq ou six producteurs, rien de plus. Ah, ces bonnes vieilles jaquettes racoleuses de films d'horreur indépendants fauchés...

Enfin bref : une co-production canadienne aux allures de téléfilm, à l'écriture et à la réalisation peu inspirées (pas aidées par une caméra portée récurrente, au tangage assez agaçant), mais qui bénéficie de paysages naturels brumeux assez jolis et mystérieux (mais très mal filmés, donc).

Le tout est affreusement plat et fade, avec une grosse majorité d'acteurs insipides (Lindy Booth est ici en mode trauma, donc rarement intéressante ou captivante), la musique est digne d'une série télévisée des années 80, les effets sont inexistants, et le récit n'a, tout simplement, aucun véritable sens de la structure ou du suspense.

On se retrouve donc devant un produit médiocre au possible, au budget d'à peine 1.2 millions de dollars (soit un quart d'un pilote de série tv actuel), qui aimerait bien conjurer la même ambiance que The Fog de John Carpenter, mais n'en a ni les moyens, ni le talent.

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