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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Christmas Yulefest 2016 - 05 - Love The Coopers (2015)

Publié le 3 Décembre 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Comédie, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Love The Coopers :

C'est Noël, et Sam Cooper (John Goodman) et sa femme Charlotte (Diane Keaton) s'apprêtent à accueillir quatre générations de leur famille, du grand-père Bucky (Alan Arkin), au petit dernier, en passant par tout le reste du clan, qu'ils soient de la famille ou des amis (Ed Helms, Olivia Wilde, Marisa Tomei, Amanda Seyfried, Alex Borstein, Juen Squibb, Jake Lacy, etc). Mais comme à chaque réunion de famille, les vieilles rancoeurs et les tensions inattendues refont surface...

Un exemple typique de ce genre de films collégiaux (généralement américains) qui profitent d'une fête ou d'un événement familial (mariage, enterrement, etc) pour présenter tous les membres d'une famille forcément dysfonctionnelle, qui vont régler leurs comptes et s'avouer leurs quatre vérités à l'occasion de cette réunion.

Des films qui ont donc, la plupart du temps, une distribution nombreuse et assez prestigieuse, et qui ont tendance à se structurer d'une manière toujours assez similaire, croisant et entre-croisant des sous-intrigues disparates, qui finissent toujours par entrer en collision dans le dernier acte du métrage.

Love The Coopers voyage donc sur un chemin des plus balisés, et c'est peut-être là son plus gros problème : il n'y a là rien de vraiment intéressant ou innovant, que ce soit au niveau de la description des problèmes de chacun, de l'écriture des personnages, ou même de la mise en image de cette histoire. Tout est posé, lent, laborieux, jamais très drôle ou très dramatique, et en fin de compte, le script sous-exploite grandement ses acteurs, pourtant très sympathiques : il y a trop de personnages, trop de sous-intrigues, pas assez de cohésion, de rythme et de sincérité, et la seule sous-intrigue qui finit par survivre à tout ce bazar, c'est celle d'Olivia Wilde et de Jake Lacy, alias la Démocrate paumée mais prétentieuse et critique, et le Républicain militaire humble et discret.

Une sous-intrigue qui semble tout droit sortie d'une comédie romantique basique (littéralement, d'ailleurs : voir par exemple Hitched for the Holidays/Le Pacte de Noël, qui repose sur le même concept de base), et qui fonctionne parce que les deux acteurs ont une bonne alchimie (il ne faut pas compter sur l'écriture, en effet, car celle-ci a tendance à en faire un peu trop, et à rendre Olivia Wilde trop hautaine pour son propre bien).

Tout le reste du film est, au mieux, déjà vu (beaucoup de clichés), et au pire, assez bancal (la relation bizarre de Arkin et Seyfried, qui ne fonctionne jamais vraiment), pas aidé par une réalisation qui privilégie les effets de manche (innombrables flashbacks fugaces qui n'apportent rien, split-screens, montages musicaux, etc) à la substance d'un script bien écrit. 

Bref, on finit par s'ennuyer ferme, et par avoir l'impression que le film dure plus de deux heures ; et pour ne rien arranger, on doit subir une narration en voix off signée Steve Martin, omniprésent, qui débite des platitudes, et surtout, participe au spectaculaire et inattendu twist final du film : Steve Martin est le chien de la famille Cooper, qui narre donc le film depuis le début, comme un observateur impartial.

Whouhou, c'est super. Ou plutôt, comme le dit Martin pour conclure : Wouf.

2/6 (ça ne fonctionne que trop rarement pour mériter plus)

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