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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Christmas Yulefest 2016 - 64 - Un Amour d'Hiver (2014)

Publié le 1 Janvier 2017 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Drame, Fantastique, Romance

Noël est passé, 2017 est là, mais jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest annuelle continue sur le blog des Téléphages Anonymes...

Un Amour d'Hiver (Winter's Tale) :

Orphelin abandonné aux eaux de New York, Peter (Colin Farrell) est un miraculé, qui grandit sous la protection de Pearly Soames (Russell Crowe), un démon violent ayant pris forme humaine, et régnant sur New York sous la supervision de Lucifer (Will Smith). En 1915, néanmoins, Peter rencontre Beverly (Jessica Brown Findlay), une riche héritière tuberculeuse et à l'agonie, et c'est le coup de foudre. Mais cette relation bénie du ciel déplaît à Pearly, qui est prêt à tout pour empêcher un miracle de se produire entre les deux amants ; en 2014, Peter est toujours vivant, amnésique, lorsqu'il croise le chemin de Virginia (Jennifer Connelly), une mère célibataire d'une petite fille cancéreuse...

Ouhlà, je crois que je n'ai jamais vu un tel plantage, ou du moins, de manière aussi spectaculaire.

Adaptation d'un roman produite, écrite et réalisée par Akiva Goldsman (pourtant oscarisé... même s'il est aussi responsable de Batman et Robin et de Lost in Space ^^), ce métrage fantastico-historico-romantique se veut une grande fresque surnaturelle et magique ayant New York en toile de fond, un conte d'hiver (comme l'indique le titre original) aux ambitions importantes... et il se plante sur tous ces aspects, ou presque.

En effet, si la photographie est compétente, enneigée et froide, comme il se doit, rien ne fonctionne sur les autres plans. Le contenu surnaturel, déjà : l'univers du film (des anges, des démons, des miracles, des chevaux qui volent, des étoiles magiques, Lucifer, etc) demande une énorme suspension d'incrédulité, mais soit : bien présenté, de manière claire, cela ne poserait pas de problème. Hors ici, il faut attendre près d'une heure de film pour que les enjeux réels (anges contre démons) soient expliqués ; dans l'intervalle, le spectateur est supposé tout prendre pour argent comptant, sans réelle explication autre qu'une voix off débitant des platitudes pseudo-profondes et philosophiques.

Et ça, c'est un premier problème, qui fait que dès les premières minutes du métrage, on ne croit pas vraiment à ce qu'on voit à l'écran. De manière générale, l'écriture de tout le film est problématique, d'ailleurs : dialogues ampoulés, transitions hâtives, structure bancale (plus de 75 minutes avant le passage au présent, ce qui laisse le personnage de Jennifer Connelly affreusement sous-développé, et toute cette section particulièrement creuse et superficielle), etc.

Ce qui n'aide pas une romance déjà bien bancale à exister : Findlay est loin d'être l'actrice la plus charismatique au monde, et malgré tous les efforts de Farrell, la relation existant entre les deux tombe souvent à plat, faute d'alchimie.

Alors si un tel film ne peut compter sur son script ou sur son couple vedette, sur quoi se reposer ? Sur les autres acteurs ? Will Smith est un Lucifer improbable, mais Crowe est tout simplement très mauvais dans ce Javert-bis qui roule des épaules et fronce les sourcils. Sur la musique ? Ultra-mélodramatique et forcée. Sur les effets visuels ? Systématiquement kitschs, un peu risibles et simplistes. Sur la réalisation ? Scolaire et appliquée.

Pas la peine de développer plus avant : ce Winter's Tale est un plantage, qui ne vaut un coup d'oeil, à la limite, que pour son atmosphère et ses images d'un New York perpétuellement sous la neige. Le reste ? Tout simplement mauvais.

1.25/6

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