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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Novembrrrfest 2015 - 152 - The Shortcut (2009)

Publié le 13 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Jeunesse

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Shortcut :

Fraîchement arrivé en ville, Derek (Andrew Seeley) fait la connaissance de Lisa (Shannon Woodward) et de Mark (Dave Franco), un duo de lycéens sarcastiques et sympathiques, ainsi que de Christy (Katrina Bowden), une jolie blonde dont il s'entiche. Rapidement, cependant, il apprend l'existence d'une légende locale, celle d'un raccourci dans les bois où sévirait un psychopathe, lorsque son petit frère Tobey (Nicholas Elia) y découvre un chien massacré, et est alors poursuivi par un vieil homme menaçant (Raymond J. Barry). Avec l'aide de Lisa, de Mark et d'un de leurs amis, Derek va alors mener l'enquête sur le secret du raccourci...

Un film d'horreur tous publics (initialement écrit pour être interdit aux moins de 17 ans non-accompagnés, le métrage a dû être recalibré juste avant le tournage pour être visible par tous) produit par Happy Madison (la boîte de production d'Adam Sandler, dont le frère a co-écrit le film en s'inspirant d'une légende urbaine de leur enfance), renommé pour l'occasion Scary Madison.

The Shortcut s'est unanimement fait descendre à sa sortie, à la fois pour son association avec Sandler (tête de turc de la critique US), et pour son horreur très minimaliste, discrète, et simple : à vrai dire, si ces critiques sont tout à fait compréhensibles, elles ne sont pas forcément justifiées, tant ce Shortcut boxe délibérément (après avoir été recalibré avant tournage) dans la catégorie "horreur pour jeunes adolescents", avec ce que ça comporte de limites et d'impératifs.

Les fans de gore et de slashers sanguinolents pourront donc passer leur chemin, même si le film reste tout à fait regardable, pour peu qu'on ait conscience de ces limites sus-mentionnées : le récit parvient à développer son atmosphère, la structure en flashbacks est relativement efficace (bien que pas forcément totalement utile), les personnages sont crédibles et sympatoches (malgré un abus de sarcasme, le duo Franco/Woodward est assez attachant ; Bowden, par contre, ne sert pas à grand chose), et les effets gores, s'ils sont rares, ne sont pas mauvais du tout.

On regrettera donc le recalibrage forcé pré-tournage (nul doute que le script devait être plus percutant dans sa forme originelle), ainsi qu'un récit qui tente un double twist dans son dernier quart, double twist malheureusement assez prévisible et logique (ce qui n'est pas forcément un défaut, dans l'absolu, mais peut agacer).

3/6 + 0.25 pour Woodward (forcément) = 3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 151 - Dark Mirror (2007)

Publié le 13 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Dark Mirror :

En visitant une maison en vente, Deborah (Lisa Vidal), une photographe et mère de famille, tombe sous le charme des jeux de lumière qui se produisent dans celle-ci. Après s'être installée avec son époux Jim (David Chisum) et leur fils Ian (Joshua Pelegrin), Deborah commence à assister à des phénomènes étranges, notamment lorsqu'elle prend des clichés de personnes qui décèdent peu après. Et lorsqu'elle découvre un carnet dissimulé dans la cheminée, c'est tout le sinistre passé de la maison qui lui est révélé...

Un petit film indépendant intéressant, bien qu'un peu confus et brouillon sur ce qu'il tente réellement d'accomplir : en mélangeant film de maison hantée, film de possession, film de miroirs maléfiques, film de folie, etc, le métrage perd de sa force et de son impact, ce qui est dommage, puisqu'il n'est pas mal filmé du tout, et assez correctement interprété (du moins pour ses rôles principaux).

Mention spéciale (inévitable) à Christine Lakin, amusante en voisine actrice-chanteuse-mannequin ultra-vaniteuse et se pavanant constamment en petite tenue, et ce même si son personnage, au final, est un peu trop caricatural pour vraiment s'intégrer dans l'univers du film, ou servir à grand chose.

Un DTV honorable, pas particulièrement marquant ni ultra-original, mais qui n'est pas non plus ennuyeux ni incompétent. Ce qui, dans l'univers des DTV, devient rare.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 150 - Bait (2012)

Publié le 13 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie, Australie, Singapour

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Bait (Bait 3D) :

Lorsqu'un tsunami frappe une petite ville côtière australienne, un groupe hétéroclite de survivants se retrouve pris au piège dans une superette submergée par les flots. Mais ils n'y sont pas seuls, puisque des requins tueurs, déplacés par la vague, sont enfermés avec eux... et ces prédateurs des océans meurent de faim.

Un navet pas possible, dans la droite lignée des téléfilms de monstres Syfy, mais sans l'humour involontaire ni la décomplexion de ces derniers.

Ici, on se retrouve avec une coproduction australo-singapourienne - ce qui dans les faits, se traduit par un certain nombre d'acteurs asiatiques dans des rôles secondaires et qui se font dévorer -, co-écrite par Russell Mulcahy, et qui n'est ni bien jouée (Julian McMahon est possiblement le moins mauvais de tout ce cast), ni bien filmée (non seulement le rendu visuel est laid, mais en plus les quelques effets de réalisation et de suspens tombent systématiquement à plat), ni bien rythmée (20 minutes de mise en place avant le tsunami, presque le double avant l'arrivée des requins), avec des personnages antipathiques (assez mal post-synchronisés), de l'humour pas drôle (le couple et leur chien) et des effets numériques piteux (tant dans la 3D qu'au niveau des requins tueurs).

Bref, on se demande comment ça a bien pu sortir au cinéma...

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 149 - Big Monster on Campus (2000)

Publié le 12 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

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Big Monster on Campus (aka Teen Monster, aka Boltneck) :

Obsédé par l'idée de ramener les morts à la vie, Frank Stein (Matthew Lawrence) est le fils d'une chercheur spécialisé dans l'étude du cerveau. Un soir de fête, il assiste à la mort d'un lycéen gothique timide, Karl (Ryan Reynolds), dans un accident provoqué par les brutes de l'école. N'écoutant que son instinct, Frank récupère alors le cadavre de Karl, et lui transplante un cerveau volé dans le laboratoire de son père... un cerveau ayant autrefois appartenu à un tueur en série. Et tandis que Karl, ramené à la vie, devient progressivement agressif, assuré, sarcastique et incontrôlable, Frank connaît un regain de popularité qui, à l'approche d'Halloween, attire sur lui l'attention de la jolie Macy (Christine Lakin)...

Une relecture teen-horror-comedy de Frankenstein qui serait tout à fait honorable et anodine si elle ne souffrait pas d'un rythme mollasson, et d'un acteur principal (Matthew Lawrence) affreusement peu captivant et charismatique (pour ne pas dire qu'il est parfois un peu sinistre).

Résultat : ce métrage à l'humour un peu lourd se traîne gentiment, reposant entièrement sur un Ryan Reynolds cabotin en sociopathe réanimé, et sur quelques seconds rôles sympathiques (Shelley Duvall, Richard Moll, Bianca Lawson, Judge Reynolds, Christine Lakin) globalement tous sous-exploités.

Un bon gros bof, donc.

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 148 - Eddie (2012)

Publié le 12 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada, Danemark

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Eddie (Eddie, the Sleepwalking Cannibal) :

Célèbre peintre en très sérieuse panne d'inspiration depuis un accident grave, Lars Olafssen (Thure Lindhardt) arrive dans une petite bourgade canadienne, pour y enseigner dans une école d'art au budget microscopique. Là, il rencontre la jolie Lesley (Georgina Reilly), une enseignante, et fait la connaissance d'Eddie (Dylan Scott Smith), un élève muet et autiste, neveu de la mécène finançant l'école. Afin d'assurer le maintien du budget de l'école, Lars accepte d'héberger un temps Eddie ; rapidement, il découvre qu'Eddie est somnambule et que, dans cet état, il est un dangereux cannibale dévorant hommes et bêtes... étrangement, cependant, Lars retrouve l'inspiration dans le spectacle de ces morts sanguinolentes, et il décide d'exploiter l'état d'Eddie pour relancer sa carrière, tout en se débarrassant des personnes antipathiques de son entourage...

Une comédie horrifique canado-danoise, assez décalée et amusante, et à l'humour noir qui fait mouche.

"Eddie" est convaincant (et étrangement attachant), Georgina Reilly adorable, Lindhardt parvient à composer un personnage d'artiste à la dérive qui évite de justesse d'être totalement antipathique, et le récit reste suffisamment rythmé et dynamique pour ne pas être trop prévisible ou convenu (il l'est néanmoins légèrement, ce qui empêche le métrage d'être plus que "sympatoche").

Une bonne surprise gentiment sanglante, mais qui évite de verser dans des débordements gores inutiles.

4/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 147 - Terreur sous la Mer (2004)

Publié le 12 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Comédie

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Terreur sous la Mer (Blue Demon) :

Un couple de scientifiques (Dedee Pfeiffer et Randall Batinkoff) ont mis au point des requins génétiquement modifiés, capables de nager en eaux douces et en eaux salées, et de protéger le pays contre d'éventuelles attaques terroristes aquatiques. Mais lorsque les requins finissent par s'échapper après un sabotage ennemi, et que le plus intelligent de ces animaux reçoit pour mission de faire exploser le Golden Gate Bridge, c'est la panique générale...

Un navet de la pire espèce, qui, malgré son pitch laissant augurer d'un Deep Blue Sea au rabais, se trouve être une pseudo-comédie ne prenant jamais son sujet au sérieux.

Et comment prendre un tel sujet au sérieux, à vrai dire, tant rien dans ce métrage ne tient la route : les requins sont absolument inefficaces, inoffensifs (le nombre de morts se compte sur les doigts d'une main), et surtout affreusement laids, car faits en images de synthèse ratées ; les deux personnages principaux, supposément scientifiques géniaux, sont de parfaits abrutis qui passent plus de temps à s'envoyer des vacheries qu'à être scientifiques ou à gérer la crise en cours ; Jeff Fahey se croit dans un cartoon, et nous joue un militaire digne d'un mauvais sketch ; en plus d'être ultra-dérivatif, le film est écrit avec les pieds, échouant à créer la moindre tension ; le rendu visuel est télévisuel au possible et fauché ; et la musique est risible, envahissante, et digne d'un mauvais téléfilm allemand, ou d'un dessin-animé des années 70.

Ajoutez à cela un humour de bas-étage, des personnages qui parlent tous de dangers "nuculaires" (au lieu de nucléaires), un générique final téléfilmesque façon "best-of des scènes du film avec noms des acteurs en surimposition sur leurs visages", et l'on a là un navet total et improbable qui n'aurait même pas sa place au milieu des films Asylum de SyFy.

1/6 (pour Fiona Gubbelmann et Christine Lakin en bikinis dans leurs scènes respectives)

(d'ailleurs, ça m'a donné envie d'aller voir si Lakin a joué dans d'autres films d'horreur, elle m'a toujours été sympathique, cette demoiselle, et ce depuis Notre Belle Famille)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 146 - Inhuman Resources (2012)

Publié le 11 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Australie, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Inhuman Resources (aka Redd Inc.) :

Pris en quasi-flagrant délit après le meurtre de nombreux chefs d'entreprise, Thomas Reddmann (Nicholas Hope), dit "le chasseur de têtes", est présumé mort dans l'incendie mystérieux de l'hôpital psychiatrique où il est enfermé. Mais en vérité, il est bien vivant, et, traumatisé par les expériences scientifiques subies durant sa captivité, il enlève mes six personnes directement responsables de son internement : enfermés dans une salle, menottés à une table équipée d'ordinateurs, ces six captifs vont devoir passer au crible les documents relatifs au procès afin de prouver l'innocence de Reddmann. Et s'ils échouent dans leur tâche, le psychopathe va les exécuter sur place...

Continuons dans l'esprit d'entreprise avec ce long-métrage australien aux effets spéciaux (efficaces) de Tom Savini (qui se paie même un petit caméo bodybuildé amusant), et au concept de base intéressant.

D'ailleurs le métrage est assez bien joué, plutôt réussi dans sa mise en images et dans son ambiance... MAIS il souffre d'un problème de taille : son ambition.

Le film tente en effet de manger à tous les râteliers, ce qui lui confère une tonalité particulièrement volatile : tout commence comme un torture porn à la Saw, avec huis-clos, captifs ligotés et torturés, gros plans sadiques sur les blessures, environnement glauque et rouillé, etc... puis ça rajoute une couche de satire sur la vie de bureau, et d'humour noir (avec ce patron dérangé qui continue de débiter des platitudes de chef d'entreprise, ou encore le moment "on se défend avec des fournitures de bureau" vers la fin du film).... puis on a tout un aspect thriller/enquête, puis un côté slasher/giallo sur la fin, etc...

En fin de compte, le tout ne parvient jamais à être totalement homogène et cohérent, victime de ce ton très aléatoire, de certains choix rythmiques discutables, et pas aidé par un récit régulièrement un peu prévisible (le dernier quart du film, notamment est affreusement téléphoné dans tous ses rebondissements).

Bon, cela dit, ça reste assez regardable, et pas forcément désagréable à suivre, donc ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 145 - Bloodsucking Bastards (2015)

Publié le 11 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Bloodsucking Bastards :

Evan Sanders (Fran Kranz), un employé de bureau modèle et zélé, travaille aux côtés de sa petite amie Amanda (Emma Fitzpatrick) et de son compère glandeur Tim (Joey Kern) dans une entreprise peu engageante. Mais alors qu'Evan attend une promotion, il découvre avec horreur que son patron a préféré donner ce poste à Max (Pedro Pascal), le rival absolu d'Evan. Pire encore : à peine Max arrivé, les cadavres commencent à s'empiler, vidés de leur sang... Il n'y a qu'une seule conclusion à en tirer : Max est un vampire, et Evan doit l'arrêter avant qu'il ne soit trop tard.

Une comédie satirique lorgnant sur un Office Space en mode vampire, avec un ton ouvertement moqueur et acerbe, et un point de vue critique sur la vie moderne des employés de bureau et des entreprises.

Le seul problème étant que le film ne fonctionne réellement qu'une fois le conflit entre humains et vampires réellement engagé... soit dans la dernière demi-heure.

Avant, le métrage se traîne, tourne en rond et exploite sa satire de manière anémique ; mais quand ça démarre enfin, soudain, le film devient drôle, dynamique, et bénéficie d'une approche du gore dans la droite lignée d'un Brain Dead ou Evil Dead (comprendre : on verse des litres de sang sur les acteurs).

Dommage que le script ne soit pas plus équilibré et maîtrisé, et qu'au final, ce Bloodsucking Bastards ressemble plus à un moyen-métrage artificiellement étiré, plutôt qu'à un véritable long.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 144 - La Patrouille Fantôme (2002)

Publié le 11 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Comédie, Disney

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Patrouille Fantôme (The Scream Team) :

À la mort de leur grand-père inventeur, Ian (Mark Rendall) et sa soeur aînée, la sarcastique Claire (Kat Dennings), doivent aider leur père à faire le tri des biens du défunt. Mais rapidement, il apparaît que l'esprit du vieillard rôde toujours dans sa maison, prisonnier du maléfique Zachariah Kull (Kim Coates), un fantôme pyromane aux méfaits historiquement célèbres. Les deux adolescents doivent alors faire équipe avec trois fantômes maladroits (Tommy Davidson, Kathy Najimy, Eric Idle) afin de sauver leur grand-père, et de chasser à jamais le sinistre Kull...

Un téléfilm Disney d'Halloween, diffusé en 2002, et qui se regarde ma foi assez tranquillement, malgré un rythme assez inégal : pendant 25 minutes, les trois fantômes "stars" sont en effet absents, et le récit se concentre principalement sur les deux enfants, leur deuil, et leurs rapports avec leur père.

Ce qui fonctionne plutôt bien, étonnamment, d'autant que dès que le trio de fantômes apparaît, accompagné d'un au-delà très dérivatif et inspiré de Beetlejuice, le métrage connaît un coup de mou, le temps que les trois acteurs fassent chacun leur numéro (sans surprise, Naimy et Idle assurent, le troisième larron est plus caricatural).

Heureusement, le récit reprend du poil de la bête dans son dernier tiers, alors qu'un rebondissement inattendu s'invite, et que la fin ne tombe pas dans les clichés attendus.

Quant à l'interprétation du duo principal, elle est plutôt convaincante : Dennings fait du Dennings (déjà sarcastique et impassible à 16 ans à peine), et Mark Rendall est efficace.

En résumé, une D-Com sympatoche, qui remplit bien son office, et bénéficie d'effets visuels assez réussis pour son budget.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 143 - R.I.P.D. : Brigade Fantôme (2013)

Publié le 10 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Action

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

R.I.P.D. - Brigade Fantôme :

Assassiné par son partenaire corrompu (Kevin Bacon), Nick Walker (Ryan Reynolds), un officier de police de Boston, reçoit une seconde chance dans l'au-delà : on lui propose de rejoindre le RIPD et de devenir le nouveau partenaire du cow-boy Roy Pulsifer (Jeff Bridges), afin d'aider le département à arrêter les âmes renégades et autres fantômes refusant de rejoindre l'Outre-Monde...

Une adaptation de comic-book particulièrement insipide et mollassonne, qui manque cruellement de rythme et d'énergie.

Outre le côté redite particulièrement prononcé, que ce soit de Men In Black, de Ghostbusters ou de Dead Like Me (les avatars humains, notamment), j'ai trouvé que le tout était affreusement plat, quelconque et cousu de fil blanc : ça se contente d'enchaîner les péripéties creuses, en pilotage automatique, sans jamais être intéressant, créatif ou original.

Pour ne rien arranger, les effets spéciaux sont constamment assez laids (le rendu et l'animation de toutes les doublures numériques fait très mal à voir...), la musique (générique au possible) lorgne parfois sur le X-men 2 de John Ottman, la réalisation est médiocre (les zooms numériques récurrents sont vraiment agaçants), et les acteurs sont en pilotage automatique (sauf Bridges qui en fait vraiment trois tonnes, totalement sur une autre longueur d'onde que le reste du cast).

Quelques moments fonctionnent bien dans le tas, mais c'est trop peu.

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 142 - Hysteria (2014)

Publié le 10 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller, Drame

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Hysteria (Stonehearst Asylum, aka Eliza Graves) :

À l'aube du 20ème siècle, diagnostiquée comme étant hystérique, Eliza Graves (Kate Beckinsale) est enfermé dans l'asile Stonehearst. Quelques mois plus tard, le Dr Newgate (Jim Sturgess) arrive à l'Asile en provenance d'Oxford pour étudier des cas cliniques dans un environnement contrôlé. Là, il retrouve Eliza Graves au nombre des patients, et rapidement, au contact du personnel dirigé par le Dr. Silas Lamb (Ben Kingsley), il comprend bien vite que quelque chose ne tourne pas rond en ces lieux...

Malgré sa popularité parmi les amateurs de genre, Brad Anderson n'a jamais vraiment réussi à concevoir un métrage qui soit totalement convaincant. La plupart du temps, l'idée de départ de ses films est forte et intéressante, mais le traitement, malheureusement, pêche toujours à un moment ou un autre.

Ici, pour cette adaptation très libre de Poe, le problème est le même. En construisant un scénario avec plusieurs révélations/twists progressifs, Anderson et son scénariste tentent de construire une intrigue à tiroirs, imposant dès le début un style gothique et une tension qui laissent augurer du meilleur. 

Malheureusement, le film dure près de deux heures, et abat la majorité de ses cartes dès la barre des trente minutes. Ce qui aurait pu fonctionner si le métrage était ensuite rythmé, et que les twists secondaires étaient à la hauteur. Mais là aussi, problème, puisque le récit se met très rapidement à ronronner, et n'a rien de vraiment solide à proposer d'autre qu'un thriller peu palpitant, mollasson, et aux rebondissements éventés (certains même dès les premières scènes du film).

Reste que le tout est bien interprété et bien filmé, comme toujours... mais en lieu et place d'un film ayant totalement sa place au sein de l'Oktorrorfest, je me suis retrouvé avec un film de genre malheureusement en-deça de mes attentes, et qui n'aurait pas dépareillé aux côtés de Shutter Island. Peut-être qu'avec 30 minutes de moins, le tout serait nettement mieux passé.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 141 - Shutter Island (2010)

Publié le 10 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Shutter Island :

Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio), un US Marshall enquêtant sur l'évasion improbable d'une meurtrière d'enfants, arrive avec son nouveau partenaire (Mark Ruffalo) à l'Hôpital Ashecliffe, un asile d'aliénés situé sur une île reculée, où de dangereux criminels sont soignés. Mais rapidement, alors que Teddy mène l'enquête, il s'aperçoit que les apparences sont trompeuses, et que tout n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît sur cet îlot battu par les éléments.

Le problème avec les films se déroulant dans les hôpitaux psychiatriques, et narrés du point de vue du personnage principal, c'est que le spectateur avisé se méfie toujours de tout ce qu'il voit à l'écran. Il est ainsi à l'affût du moindre détail suspect, du moindre dialogue sibyllin, et du moindre indice susceptible de révéler un éventuel retournement final changeant la donne.

Résultat : le script d'un tel métrage se doit d'être absolument sans faille, bien rythmé, et/ou de multiplier les fausses pistes, de manière à faire oublier ses soupçons au spectateur.

Malheureusement, ici, ce n'est pas vraiment le cas. Dès les premières minutes, on comprend que quelque chose ne tourne pas rond (musique envahissante et assez particulière, ambiance étrange, dialogues suspects, réactions légèrement décalées de tous les interlocuteurs, rendu visuel parfois un peu artificiel), et l'on est aussitôt aux aguets, guettant le moindre détail étrange, et additionnant tous ces détails pour rapidement parvenir à percer le mystère du script.

Le script - pas forcément toujours très subtil, notamment sur la fin - tente pourtant la fausse piste (un complot paranoïaque qui se prête très bien à l'époque du récit), mais là encore, le tout est un peu trop grossier pour être totalement crédible, et peine à captiver, souffrant un peu d'un rythme mollasson.

C'est d'autant plus dommage que l'interprétation et le rendu visuel sont excellents, et parviennent presque à porter le film sur leurs épaules, à eux seuls. Mais, à quelques scènes près (dont la fin, joliment ambiguë), le scénario est étrangement balisé, et digne de n'importe quel thriller de genre basique que n'aurait pas renié un Shyamalan fatigué. Un thriller de genre basique réalisé par Scorsese, certes, mais un thriller de genre basique tout de même.

Ce qui fait du scénario le véritable point faible du film, malheureusement.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 140 - La Momie d'Halloween (1997)

Publié le 9 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Disney

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Momie d'Halloween (Under Wraps) :

À l'approche d'Halloween, Marshall (Mario Yedidia), Gilbert (Adam Wylie) et Amy (Clara Bryant), trois enfants de douze ans, découvrent un sarcophage égyptien dans le sous-sol d'une maison abandonnée. Rapidement, cependant, ils s'aperçoivent que la momie (Bill Fagerbakke) contenue dans le tombeau est bien vivante, et totalement inoffensive... mais alors qu'ils lui font découvrir le monde moderne, et qu'un groupe de malfrats se lancent à leurs trousses, ils apprennent que la momie doit retrouver son sarcophage avant minuit, le 31 Octobre, sous peine de disparaître à jamais...

Une D-Com d'Halloween gentillette, absolument inoffensive, et totalement générique et oubliable, sur laquelle il n'y a vraiment pas grand chose à dire, si ce n'est que l'époque des téléfilms d'Halloween annuels de Disney me manque un peu.

En résumé, c'est un peu Harry et les Henderson, mais avec une momie à la place de Bigfoot dans le rôle du géant maladroit, attardé et muet qui découvre le monde moderne.

Très convenu, donc, avec des gags assez peu originaux, vendus par l'énergie des gamins (excellent Adam Wylie, le petit frère de Picket Fences) et de l'interprète de la Momie.

Ah, et la musique lorgne très fortement du côté du thème des Goonies par Dave Grusin.

3/6 pour le semblant de sous-texte sur le passage à l'âge adulte, l'amour et le divorce...

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 139 - Pod (2015)

Publié le 9 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Pod :

Inquiets pour leur frère mentalement déséquilibré, Lyla (Lauren Ashley Carter) et Ed (Dean Cates) partent pour le chalet familial où Martin (Brian Morvant) s'est cloîtré, persuadé d'avoir capturé un monstre extraterrestre, enfermé dans la cave, et d'être le victime d'une obscure conspiration gouvernementale...

Un film à la mise en images plutôt réussie et contemplative, avec beaucoup de plans esthétiquement assez beaux de la nature et de l'environnement des personnages... mais un film qui ne fonctionne pas. Du tout.

Déjà, premier problème, le film, qui dure environ 70 minutes, en passe une bonne vingtaine à se mettre en place... puis encore 25 minutes à se limiter à un huis-clos entre les trois personnages principaux qui se disputent. Car voilà, les personnages, s'ils sont plutôt bien joués, sont aussi particulièrement horripilants, toujours à s'envoyer des critiques et des insultes au visage, à hausser le ton, et à réagir de manière forcée.

Et si, à la limite, ça peut être supportable dans un premier temps, cela finit par s'avérer rédhibitoire : Brian Morvant est laissé en roue libre, et lorsque son personnage finit par se calmer (malgré lui), c'est Carter qui pête un cable, et termine tout le film en mode hystérique.

Alors comme en plus le film souffre par moments d'une illustration musicale électro-dubsteb bruyante, d'un montage tout en jump cuts et jump scares, d'un dernier tiers qui se limite à de la shakycam dans une cave sombre avec un figurant déguisé en alien, et d'une conclusion pitoyable... mieux vaut éviter de perdre du temps avec ce métrage.

1.5/6 (principalement pour l'interprétation, et pour le fait que ce ne soit pas un found footage)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 138 - Cheap Thrills (2013)

Publié le 9 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Cheap Thrills :

Craig (Pat Healy), un père de famille récemment mis au chômage et menacé d'expulsion, croise dans un bar un ami d'enfance (Ethan Embry), magouilleur et criminel à la petite semaine. Rapidement, les deux hommes font la connaissance d'un couple (David Koechner et Sara Paxton) aux finances apparemment inépuisables, qui les embarque dans une suite de défis toujours plus sinistres, avec une énorme somme d'argent à la clef...

Un métrage qui commence comme un thriller à l'humour noir, et finit en torture porn sanglant rappelant fortement un Would You Rather fonctionnant un peu sur une tonalité similaire (entre autres métrages de ce style... d'ailleurs, je me demande s'il n'y a pas eu un épisode des Contes de la Crypte fonctionnant sur un principe similaire...).

Dommage alors que l'interprétation plutôt convaincante dans son ensemble (Paxton est ici un peu trop transparente à mon goût, cela dit) soit desservie par une réalisation perpétuellement flottante, et par un script qui semble souvent mener à un retournement final qui n'arrive jamais, mais qui aurait pourtant apporté quelque chose de plus à la conclusion un peu plate.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 137 - Lost After Dark (2014)

Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

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Lost After Dark :

Adrienne (Kendra Leigh Timmins) et ses amis de lycée - Jamie (Elise Gatien), Marilyn (Eve Harlow), Heather (Lanie McAuley), Sean (Justin Kelly), Johnnie (Alexander Calvert), Wesley (Stephan James) et Toby (Jesse Camacho) - décident de passer un peu de temps dans un chalet plutôt que de se rendre au bal du lycée. Ils "empruntent" ainsi un bus scolaire pour s'y rendre, mais lorsque celui-ci tombe en panne, ils se retrouvent en proie à un tueur sanguinaire...

Un film vendu comme un hommage aux slashers 80s, mais qui malheureusement, alors qu'il se voudrait en être un pastiche affectueux, frôle à plusieurs reprises le stade de la mauvaise parodie, voire de la copie frelatée, et manque de tout ce qui faisait le charme des films de l'époque : ici, on a droit à des meurtres décevants, fauchés et peu mémorables ; à un tueur générique et sans le moindre charisme ; à une ambiance 80s qui se limite à des coupes de cheveux et une moustache démodée ; à un récit mou et sans énergie qui met trois plombes à démarrer ; à une musique quelconque ; et, pire que tout pour les fans du genre, le tout s'avère particulièrement prude (!).

Histoire d'en rajouter une couche, le film tente aussi de jouer la carte Grindhouse au point de vue du visuel, avec une image parfois usée, un peu de faux grain, et une bobine manquante... qui ne servent vraiment à rien, puisque tout cela est beaucoup trop anecdotique, et jamais exploité de manière constructive ou homogène.

Alors comme en plus les personnages sont transparents (les acteurs font de leur mieux, mais certains sont parfois presque trop compétents pour "un slasher des années 80", notamment Robert Patrick, amusant en proviseur parano fraîchement revenu de la guerre du Vietnam), et le récit basique au possible (les quelques surprises du script, notamment la final girl, n'en sont pas vraiment, puisque Elise Gatien est la seule actrice un minimum connue de la distribution), le film finit par n'être jamais convaincant.

Parfois, le spectateur se demande si tous ces défauts ne sont pas volontaires, comme histoire de se moquer sarcastiquement d'un genre aux nombreux défauts, mais les créateurs du film le répètent partout : ce film est un hommage sincère au genre, qui tente d'imiter au mieux les films réussis de l'époque, et est dénué du moindre cynisme. Malheureusement, tout ce que l'on retient de ce métrage, c'est qu'il a autant d'intérêt que les innombrables mauvais slashers fauchés des années 80... pari semi-réussi, alors ?

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 136 - 48 Heures Chrono (2012)

Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

48 Heures Chrono (The Factory) :

À Buffalo, l'inspecteur Mike Fletcher (John Cusack) et sa partenaire Kelsey Walker (Jennifer Carpenter) enquêtent sur un tueur en série (Dallas Roberts) qui enlève des prostituées, et qui parvient constamment à échapper aux forces de l'ordre. BIentôt, Abby (Mae Whitman), la fille de Mike, est enlevée à son tour, et la vie de Mike bascule dans le cauchemar...

Un thriller de 2008, qui a mis près de quatre ans à sortir (mais uniquement en dvd) et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi.

Outre la mise en scène et la photographie assez quelconques (tout est poisseux et affreusement générique), le script est particulièrement peu inspirant : ça se traîne totalement en longueur, ça enchaîne les coïncidences et idées improbables et incohérentes, c'est plat, et ça se paye un twist final tellement débile que ça rend le film presque fascinant, à postériori :

Attention Spoilers

Jennifer Carpenter et le psychopathe sont amants, et s'il capture, viole et engrosse des prostituées dans sa cave, c'est pour fonder une famille avec elle...

Non seulement ce retournement final est à moitié téléphoné (le seul trait distinctif de Kelsey, celui qu'on nous rabâche tout au long du film, c'est qu'elle ne peut pas avoir d'enfants, et que ça la traumatise) et nous est infligé via un bon vieux flashback récapitulatif pour spectateurs débiles (®©™), mais en plus il est prétexte à tellement de moments glauques et gratuits qu'on ne peut que se dire que les intentions derrière ce film étaient de marcher sur les plates-bandes de Saw (en moins gore), et de montrer le plus possible de femmes torturées, humiliées, et souffrant le martyr.

Bref... un récit quelconque, dérivatif et générique, un twist débile, de l'exploitation gratuite et racoleuse, des personnages sous-écrits (Sonya Walger, Mae Whitman, Jennifer Carpenter...), un Cusack en pilotage automatique les 3/4 du métrage... à oublier très vite.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 135 - The Occupants (2014)

Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller

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The Occupants :

Jeune mariée et jeune maman, Lucy (Cristin Milioti) fait l'expérience, peu après avoir emménagé dans une nouvelle maison luxueuse, de phénomènes et d'apparitions étranges, que son époux Wade (Michael Rady) voit lui aussi. Assistante sociale, la jeune femme décide alors de comprendre et d'aider les esprits à l'origine de ces phénomènes surnaturels... mais ceux-ci n'ont aucune envie de se laisser faire.

Un film indépendant roublard, à très petit budget, écrit et réalisé par le scénariste de Fourmiz, et qui repose globalement sur la prestation convaincante de Milioti.

Dommage alors que le reste du film la desserve un peu : la musique est envahissante et omniprésente, l'écriture est assez peu subtile (le twist final est bien amené, mais est rendu pénible par les micro-flashbacks fréquents et par le basculement un peu trop prononcé et rapide de l'héroïne dans une hystérie parano très intense, qui met la puce à l'oreille), les effets assez médiocres, et le rendu global est assez médiocre, ce qui n'aide guère.

Quand au retournement de situation final que j'ai mentionné ci-dessus, qui fait basculer le film de "ghost movie" à "thriller psychologique diffusé sur Lifetime", il amène avec lui de multiples problèmes de cohésion interne et de vraisemblance qui nuisent un peu à son efficacité. Sur le moment, cependant, il ne fonctionne pas trop mal, malgré des flashbacks à nouveau surexplicatifs.

En somme, avec un peu plus de budget, et dans les mains d'un scénariste/réalisateur plus expérimenté, il y aurait probablement eu là un thriller psychologique convaincant et surprenant à la Identity.

En l'état, cependant, c'est un peu trop faible et fauché pour vraiment fonctionner complètement.

Un minuscule 3/6 (pour la prestation de Milioti)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 134 - Teddy, la mort en peluche (1981)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

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Teddy, la mort en peluche (The Pit) :

Jeune garçon de douze ans un peu autiste et maltraité par tout son entourage, Jamie (Sammy Snyders) a deux secrets : le premier, c'est qu'il parle à Teddy, son ours en peluche... et que celui-ci lui répond. Le second, c'est qu'il a découvert, au fond des bois, un puits où vivent des créatures difformes et agressives. Suivant les conseils de Teddy, Jamie va alors commencer à se débarrasser de tous ceux qui lui font du mal, en les jetant un à un dans le puits...

Un petit film d'horreur canadien méconnu et assez fauché, mais qui s'avère étrangement réussi.

Certes, tout n'est pas très bien joué ou très crédible, et le film s'éparpille, ne sachant pas s'il veut raconter l'histoire de Jamie, psychopathe en puissance, qui a des rapports étranges avec les femmes et avec sa mère ; celle des créatures du puits, qui s'échappent dans le dernier quart d'heure, et sont traquées par les autorités ; ou celle de Teddy, un ours vraisemblablement possédé, qui bouge même lorsque personne n'est la pièce avec lui (et qui bizarrement, passe un peu à la trappe au cours du récit, comme oublié par le scénariste au profit des monstres du puits).

Mais en ne se prenant pas trop au sérieux, le film parvient paradoxalement à créer de vrais moments glauques et pesants, lorsque Jamie laisse s'exprimer son côté pervers et ses hormones en folie (le jeune acteur est d'ailleurs plutôt convaincant).

On regrettera cependant que les vingt dernières minutes se fassent sans le garçon, accusant ainsi une sérieuses baisse d'intérêt, mais heureusement, Jamie refait surface pour la dernière scène, assez savoureuse.

Une bonne petite surprise, pour peu que l'on n'ait pas d'attentes démesurées.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 133 - Harbinger Down (2015)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Harbinger Down :

À bord du Harbinger, un navire de pêche navigant sur la mer de Bering sous les ordres du Capitaine Graff (Lance Henriksen), trois jeunes étudiants en océanographie découvrent une capsule soviétique engloutie, avec à son bord les résultats d'une expérience spatiale sur des tardigrades : désormais mutantes, les créatures ont appris à fusionner avec l'être humain, et à adopter des formes toujours plus indescriptibles...

Petit retour en arrière : en 2011, le remake/préquelle de The Thing faisait parler de lui en remplaçant, en plein tournage, la grande majorité de ses effets pratiques par des effets numériques, au grand dam des fans d'horreur, et de l'équipe technique du studio ADI.

En 2013, suite à la popularité de leurs vidéos-démonstrations publiées sur youtube, Alec Gillis et Tom Woodruf, d'ADI, décident de lancer un Kickstarter pour financer Harbinger Down, un film-hommage à The Thing & autres films de monstres des années 80, et qui bénéficierait d'effets 100% pratiques pour ses créatures.

Une mobilisation de 400000$ (et une participation, à hauteur, d'un producteur saoudien) plus tard, et voici ce Harbinger Down qui sort enfin, un Harbinger Down qui semble en effet sortir tout droit des années 80 : budget ultra-limité oblige, l'interprétation est très inégale (Henriksen domine aisément le tout), le script est particulièrement basique et dérivatif, et les effets sentent souvent bon le bricolage et le trompe-l'oeil en carton-pâte...

...MAIS le métrage renforce une vérité dont tous les amateurs de cinéma d'horreur ou de fantastique ont conscience : les effets pratiques ont une réalité, une corporalité et une matérialité qui fait défaut à la plupart des effets numériques et qui, instinctivement, leur permettent d'atteindre notre subconscient de manière beaucoup plus puissante.

Ou, pour faire plus simple, même si elle n'est pas plus réelle que son équivalent en CGI, une créature tentaculaire et visqueuse en latex provoquera un mouvement de recul instinctif que ne suscitera jamais une image de synthèse...

Rien que pour ça, et pour les intentions ayant mené à cette production, j'ai envie d'être indulgent avec ce film.

3/6 (même si, pour être franc, ça ne les vaut pas du tout, qualitativement parlant)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 132 - The Gallows (2015)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur, Jeunesse

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Gallows :

Vingt ans après qu'un tragique accident ait coûté la vie à Charlie (Jesse Cross), un jeune acteur, sur la scène d'un lycée du Nebraska, le département théâtral de l'établissement a décidé de remonter cette même pièce, avec une toute nouvelle distribution. Bientôt, cependant, Reese (Reese Mishler), l'acteur principal, commence à avoir le trac, et son meilleur ami Ryan (Ryan Shoos) le convainc de s'introduire dans l'amphithéâtre en pleine nuit pour saboter le décor, et empêcher la représentation. Mais l'esprit de Charlie rôde...

Au crédit de ce The Gallows, on peut tout de même citer son thème (le département théâtral d'un lycée, et les coulisses de son spectacle annuel) : c'est le genre de sujet trop peu fréquemment traité au cinéma, alors qu'une hantise dans les coulisses d'une pièce de théâtre, façon Fantôme de l'Opéra, c'est pourtant un sujet au potentiel certain.

Malheureusement, The Gallows est un found footage, un de plus, avec ses plans au camescope et en vision nocturne, majoritairement commentés en voix-off par le personnage de Ryan, un connard sarcastique et tête à claques qui s'avère très rapidement insupportable.

Non pas que les trois autres personnages principaux soient plus attachants et sympathiques, loin de là.

Et comme en plus tout le film prend place dans un lycée affreusement cliché, avec ses cliques, ses nerds à lunettes, ses jocks débiles, ses cheerleaders bimbos, ses théâtreux complexés, etc... et que le métrage ne fait tout simplement jamais peur (en partie parce qu'il est téléphoné et prévisible au possible), on se retrouve donc devant un flop mollasson qui n'apporte rien au genre, et s'avère une perte de temps pure et simple.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 131 - Area 51 (2015)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Science-Fiction

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Area 51 :

Après avoir été enlevé, une nuit de fête, par une force qu'il ne comprend pas, Reid (Reid Warner) se prend de passion pour le phénomène extraterrestre, et décide de s'introduire dans la fameuse Zone 51. Pour cela, il réquisitionne l'aide de ses deux meilleurs amis, Darrin (Darrin Bragg) et Ethan (Ben Rovner), et grâce aux informations fournies par Jelena (Jelena Nik), la fille d'un ancien employé de la base, et aux cartes d'accès d'un homme de ménage, il se lance à l'assaut de Groom Lake, sans jamais cesser de filmer cette mission suicide.

Oren Peli - réalisateur et scénariste du médiocre Paranormal Activity, scénariste de ses médiocres suites, de la médiocre série tv The River, du médiocre Chroniques de Tchernobyl, et producteur des très très inégaux Insidious - remet ici le couvert derrière la caméra et au scénario (co-écrit avec l'acteur Christopher Denham) en mettant le genre found-footage à la sauce extraterrestre.

Et c'est un splendide navet qu'il nous sert ici, un navet qui passe près de la moitié de sa durée à filmer (sans véritable justification, d'ailleurs) la préparation de la mission de ces protagonistes dude-bros, insipides et jamais vraiment convaincants ; un navet plat, générique, sans la moindre inspiration, qui rajoute au film une visite dans un strip-club qui n'a d'autre intérêt que de montrer pendant quelques instants des fesses et des seins en vue subjective, et qui, lorsque vient le moment d'investir la Zone 51, se dégonfle comme une belle baudruche faute de tension ou d'idées originales (et ce ne sont pas les quelques effets spéciaux fauchés qui changent quoi que ce soit au bilan) ; un navet qui a été tourné en 2009, et qui ne sort qu'aujourd'hui, pour des raisons on-ne-peut-plus évidentes, parmi lesquelles de nombreux problèmes de logique interne (la combinaison isotherme magiquement à la taille et aux formes de la demoiselle qui s'invite pourtant sans prévenir, par exemple) et de structure (le film finit par séparer le groupe en deux unités une fois dans la Zone 51, et par passer de l'une à l'autre, ce qui empêche la moindre montée en tension et en puissance du récit).

Même dans un genre pourtant largement nivelé par le bas, et avec une barre à franchir qui est à ras de terre, ce métrage est une belle perte de temps assez agaçante. À éviter.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 130 - Extinction (2015)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Extinction :

Après une apocalypse zombie ayant ravagé l'humanité, Patrick (Matthew Fox), Jack (Jeffrey Donovan) et Lu (Quinne McColgan), la fille de ce dernier, ont trouvé refuge dans la ville enneigée d'Harmony. Pendant neuf ans, ils y vivent ainsi, loin de tout, de tout zombie et de tout autre survivant, Patrick se laissant aller, et Jack s'efforçant, dans la maison voisine, d'offrir la meilleure éducation possible à sa fille, compte tenu des circonstances. Mais voilà que, au cours d'une sortie de ravitaillement, Patrick découvre que les morts-vivants ont évolué en une menace encore plus dangereuse qu'aurapavant...

Un film de zombies assez frustrant, car finalement pas si loin d'être relativement réussi.

Dès le début, on pense un peu à 30 Jours de Nuit pour  son environnement enneigé, et pour son sentiment d'isolation ; les personnages ne sont pas désagréables (Fox et Donovan s'en tirent bien, la fillette - qui rappelle fortement Stefania Owen, et apparaissait déjà dans Wally Lamb's Wishin' and Hopin' - est vraiment excellente), le postulat de départ est intéressant, et le parti-pris de s'attarder sur les personnages (et sur leur quotidien) plutôt que sur les zombies donne lieu à quelque chose d'un peu différent (on pense notamment à Je suis une légende).

Malheureusement, petit à petit, les défauts se font de plus en plus présents, et le film se retrouve, de plus en plus, à marcher sur les traces d'autres oeuvres plus réussies : les flashbacks sont évidents et prévisibles, les rebondissements assez convenus (comme par hasard, une survivante ; comme par hasard, un sacrifice, etc), et le rythme insuffisant plombe clairement ce film trop long (près de deux heures), qui finit par manquer de punch et d'impact.

Ce manque de punch se retrouve d'ailleurs dans la réalisation des scènes d'action, assez brouillonnes, et manquant cruellement de tension, y compris lors du siège final par les créatures.
D'ailleurs, ces créatures sont elles-aussi dérivatives, mais on saluera le fait qu'elles soient, la plupart du temps, "réelles", et pas des effets numériques (ce qui n'est pas plus mal, vu que les effets numériques sont assez moyens dans ce film).

Bref : globalement bien interprétée, cette approche intéressante du film de zombies finit par n'être qu'un métrage de plus dans le genre, prévisible et balisé. Dommage.

Un petit 3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 129 - La Maison des Ombres (2011)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Drame, Fantastique, Halloween

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Maison des Ombres (The Awakening) :

Dans le Londres des années 1920, Florence Cathcart (Rebecca Hall) est une sceptique troublée et amère qui compense la mort de son bien-aimé lors de la guerre en chassant les fantômes, et en démasquant à tour de bras les pseudos-médiums et arnaqueurs en tous genres. Un jour, cependant, Robert Mallory (Dominic West), le proviseur d'un pensionnat pour jeunes garçons, vient la trouver, pour lui demander de mener l'enquête sur la mort récent d'un de ses élèves, décédé après avoir apparemment vu un fantôme...

Un long-métrage anglais qui bénéficie d'une jolie atmosphère, d'une réalisation soignée, et d'une interprétation convaincante (notamment de Rebecca Hall)... mais qui souffre malheureusement d'un problème de taille : il donne longtemps l'impression d'avoir été vu et revu des centaines de fois, et d'être particulièrement générique, y compris au niveau de ses personnages et de leurs motivations.

Pire : arrivé aux 3/4 du film, le métrage décide d'abattre ses cartes, et d'enchaîner les rebondissements improbables, révélant ainsi des choses au sujet de l'enfant fantôme, mais aussi du passé de l'héroïne... et là, honnêtement, ça ne fonctionne pas vraiment pour moi.

C'est un toutéliage trop capillotracté, trop brouillon, et la fin too much n'aide vraiment pas à digérer le tout. D'autant qu'en prime, la musique se fait parfois un peu trop dramatique, ce qui a un effet contre-productif sur ce qu'elle illustre.

Dommage donc que le film soit en grande partie prévisible, peu effrayant et donc aussi plat, car il y avait là le potentiel de quelque chose de plus satisfaisant.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 128 - La Hantise d'Enfield (2015)

Publié le 5 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Halloween, Fantastique, Drame, SkyTV

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Hantise d'Enfield (The Enfield Haunting) :

Durant l'été 1977, dans la banlieue de Londres, la famille Hodgson - la mère (Rosie Cavaliero), sa fille aînée Margaret (Fern Deacon), la cadette Janet (Eleanor Worthington Cox), et le benjamin Billy (Elliot Kerley) - est soudain en proie à des phénomènes surnaturels qui semble se concentrer autour Janet. Bien vite, deux enquêteurs - l'auteur Guy Playfair (Matthew Macfadyen) et Maurice Grosse (Timothy Spall), père de famille ayant perdu sa fille - investissent les lieux, et tentent de rendre sa tranquillité au foyer Hodgson...

L'affaire d'Enfield - l'une des plus célèbres "histoires vraies" de fantômes du Royaume Uni -  n'est pas particulièrement nouvelle ou inédite au cinéma/à la télévision. En 1992, le mockumentaire Ghostwatch (inspiré par Enfield) avait fait sensation sur la BBC, provoquant bon nombre de réactions paniquées du public persuadé de la réalité des faits... et en 2016, la suite de The Conjuring sera consacrée à cette affaire.

Autant dire que l'affaire d'Endfield est désormais assez connue et balisée... tout comme l'est le fait qu'elle est réputée pour avoir été un canular.

Mais pour une raison ou une autre, Sky TV a décidé, en 2015, de prendre The Conjuring 2 de vitesse, et de consacrer trois épisodes de 45 minutes à une reconstitution des "faits". Je mets des guillemets à "faits" car la chaîne a choisi de traiter Enfield comme une véritable affaire surnaturelle : dès les premières scènes, on assiste ainsi aux phénomènes surnaturels d'un point de vue objectif, ce qui supprime aussitôt le moindre doute, et éloigne progressivement la mini-série des événements réels.

Soit. C'est une approche comme une autre. Mais elle demande alors d'assurer une représentation de la menace surnaturelle qui soit particulièrement percutante et forte, si l'on veut jouer sur le terrain des films d'horreur. Problème : ici, non seulement les manifestations surnaturelles sont assez quelconques (un vieux grand-père fantômatique, dans un premier temps, qui évolue vers quelque chose de plus générique encore ensuite, à mesure que le poltergeist devient un cas de hantise), voire même parfois risibles (surtout dans le troisième épisode, avec la médium, la possession, l'"exorcisme", la horde de fantômes, etc), mais en plus, le scénariste et les acteurs semblent plus intéressés par Grosse et son travail de deuil.

Du premier au troisième épisode, tout tourne autour de ce personnage, de son incapacité à faire son deuil de sa fille et de la relation qui se noue entre lui et la petite Janet.

Là aussi, c'est une approche différente et louable (d'autant que Spall et la petite Eleanore Worthington Cox sont excellents), mais qui sabote régulièrement le côté surnaturel du tout, passé au second plan, et éclipsé par les relations de Grosse avec sa femme, qui n'apportent pas forcément grand chose à cette histoire.

Dommage, donc, que ce métrage finisse par avoir le postérieur entre deux chaises, alors que visuellement, il était très réussi, et que l'interprétation était globablement au diapason.

Mais non : jamais effrayante, jamais surprenante (on comprend très rapidement où le scénariste veut en venir avec cette histoire de deuil non achevé), et jamais vraiment émouvante, la mini-série finit par être assez quelconque et oubliable.

Heureusement que les acteurs sont là pour assurer un minimum d'intérêt.

Un petit 3/6

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