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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #91 : Dear White People (2014)

Publié le 23 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dear White People :

Au sein de la prestigieuse Université Winchester, principalement peuplée d'étudiants blancs, Sam White (Tessa Thompson), une animatrice radio militante aux origines métissées, n'hésite pas à provoquer la controverse en soulignant les inégalités de traitements entre blancs et noirs. Elle prend bientôt la tête de la maison Armstrong/Parker, seule confrérie afro-américaine du campus : de quoi attirer l'attention d'une émission de télé réalité, au grand dam de Coco Conners (Teyonah Parris), jalouse. Et lorsque Lionel Higgins (Tyler James Williams), un jeune étudiant noir homosexuel, est recruté par le journal de l'école pour couvrir ces évènements sous une perspective afro-américaine, il voit là une chance inespérée de trouver sa place sur le campus... 

Avec un titre comme ça, ce métrage avait de quoi interpeller. Voyons de quoi il en retourne exactement :

"L'oeuvre d'un nouveau talent émergent digne de Spike Lee, ce film satirique partiellement crowdfundé aborde le problème des relations raciales aux USA sous un angle comique et authentique, et fait l'unanimité critique." 

Du moins, c'est comme ça que le film est vendu un peu partout. Problème : j'ai trouvé ça assez raté, en fait.

La comédie est globalement absente (c'est un métrage relativement sérieux et didactique), la satire est simpliste, et le film n'apporte pas grand chose de nouveau à la discussion raciale aux USA, en plus d'être formellement très statique et de manquer cruellement d'énergie.

Énorme bof, donc, et j'ai failli arrêter à plusieurs reprises au cours des 110 minutes du métrage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #90 : Une Merveilleuse Histoire du Temps (2014)

Publié le 20 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Une Merveilleuse Histoire du Temps (The Theory of Everything) :

À Cambridge, dans les années 60, Stephen Hawking (Eddie Redmayne), un étudiant en physique surdoué, tombe amoureux de la jolie Jane Wilde (Felicity Jones), alors même qu'il apprend être atteint d'une maladie dégénérative ne lui laissant plus que deux ans à vivre. Contre toute attente, et malgré sa santé déclinante, Hawking va survivre plusieurs décennies, cloué à un fauteuil roulant, et va devenir l'un des plus grands cerveaux de notre planète...

Oscar du meilleur acteur amplement mérité pour Redmayne, dans ce biopic romantique très bien interprété de bout en bout.

C'est formellement réussi (hormis quelques scènes "à filtres" pas très jolies), la performance de Redmayne est magistrale, et l'histoire est touchante, d'autant qu'elle ne se contente pas de raconter la vie de Hawking, mais aussi celle de sa femme, le tout sans prendre trop de gants.

J'aurais peut-être aimé en savoir un peu plus sur le côté médical de la chose, mais bon, c'est du pinaillage.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #89 : Temps Nuageux Avec Risque d'Amour (2015)

Publié le 19 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Temps Nuageux Avec Risque d'Amour (Cloudy With A Chance of Love) :

Météorologue studieuse travaillant sur sa thèse à San Diego, Deb (Katie Leclerc) découvre les joies de la popularité lorsqu'elle remplace au pied levé une présentatrice météo de la chaîne de tv locale, et devient aussitôt la favorite des spectateurs. Pour ne rien gâcher, son patron, Quentin (Michael Rady) est séduisant et assez sympathique... mais bien vite, tiraillée entre sa carrière académique et cette nouvelle carrière télévisée, Deb va se laisser entraîner dans la spirale implacable de la célébrité.

Un téléfilm Hallmark qui, au premier abord, n'a rien de très original : on a la nerd rendu "laide" par des grosses lunettes, une queue de cheval, et des vêtements moches, mais qui soudain se révèle dans toute sa beauté ; sa meilleure amie ethnique ; son autre amie/conseillère elle aussi ethnique ; le quiproquo qui provoque une rupture temporaire avec son petit ami ; le maychant manipulateur ; la rivale ; la musique envahissante et agaçante...

Mais étrangement, ici, ça fonctionne, car en lieu et place d'un triangle amoureux entre deux hommes (généralement le riche carriériste et le terre à terre passionné) et l'héroïne, compliqué par une rivale superficielle, ici, on a droit à un triangle "professionnel", avec une héroïne tiraillée entre sa passion (ses études de météorologie) et une carrière rentable à la télévision, avec comme rivale une rivale professionnelle.

Autrement dit, en faisant glisser le schéma habituel des romances Hallmark vers un domaine professionnel et intellectuel, qui assume que l'héroïne soit une étudiante douée et intelligente, et que ce sont ces caractéristiques qui propulsent le récit plus que la romance (finalement très secondaires), ce téléfilm sort un peu du lot des rom-coms de la chaîne, et se fait remarquer en bien.

De plus, ça aide que les acteurs soient tous plutôt sympathiques, que le récit soit suffisament rythmé, et que le tout se déroule dans un domaine intéressant, qui permet d'éviter les clichés habituels du retour à la campagne, et de la petite ville idéalisée où tout le monde est gentil.

Bref, bonne surprise.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #88 : L.A. Bare (2014)

Publié le 18 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

L.A. Bare :

Documentaire signé Joe & Nick Manganiello, et qui plonge dans les coulisses du L.A. Bare, le club de strip-tease masculin le plus populaire de la planète, situé au Texas.

On y fait la connaissance de son patron russe (louche), de ses vétérans, de ses débutants, de son DJ, on découvre qui a inspiré quel personnage du film Magic Mike, et l'on y assiste à la soirée "débutants", un passage assez hilarant et décalé.

Plutôt agréable bien qu'anecdotique, le documentaire prend un tournant plus sombre lorsqu'il aborde le meurtre de l'un des danseurs, un danseur qui, apparemment, était promis à un avenir éblouissant, et était considéré par tous comme le meilleur strip-teaseur de la planète.

Tout ce passage humanise grandement les protagonistes, et redonne de la substance et de l'énergie à un film qui, comme le milieu qu'il décrit, avait jusque là un peu tendance à faire dans la mise en scène (quelques scènes semblent un peu forcées), et à rester très superficiel et léger.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #87 : Romance Irlandaise (2012)

Publié le 17 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Romance Irlandaise (Chasing Leprechauns) :

Spécialiste en résolution de problèmes d'entreprise, Michael Garrett (Adrian Pasdar) est envoyé par son patron en Irlande, pour assurer la signature d'un contrat et l'ouverture du chantier d'une nouvelle usine. Seul problème : l'usine est apparemment sur un terrain occupé par des leprechauns, et tant qu'une experte (Amy Huberman) n'a pas donné son accord pour la construction, celle-ci ne pourra avoir lieu. Garrett doit alors composer avec la jeune femme et avec les traditions locales s'il veut espérer mener sa mission à son terme...

Un téléfilm Hallmark de Saint Patrick, assez divertissant et léger, et tourné sur place, en Irlande, alors couverte de neige. C'est d'ailleurs assez amusant de voir Pasdar et les autres acteurs lutter contre les éléments locaux, la vraie neige, le vrai vent, le vrai froid, etc...

En fait, c'est tout le métrage qui s'avère amusant, entre Pasdar qui prend un malin plaisir à jouer les américains frustrés et fonceurs tentant de s'intégrer, les habitants locaux à la limite du cliché parodique (mais qui évitent de tomber dans ce piège), les leprechauns invisibles qui sabotent tous les efforts de Pasdar (une idée qui ajoute une dose de fantaisie sympathique au téléfilm), la météo, les accents, et le ton globalement peu sérieux du tout.

En plus, le métrage ne perd pas la moindre seconde, puisque le postulat de départ est posé en moins d'une minute, que Pasdar arrive en Irlande trente ou quarante secondes plus tard, et qu'il rencontre l'experte moins de cinq minutes après le début du programme... le revers de la pièce étant que le film peine un peu à maintenir ce rythme ensuite, même s'il parvient tout de même à ne pas trop ressembler aux rom-coms habituelles de la chaîne.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #86 : Hector et la Recherche du Bonheur (2014)

Publié le 16 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Aventure, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hector et la Recherche du Bonheur (Hector and the Search for Happiness) :

Las de son quotidien routinier et soporifique, Hector (Simon Pegg), un psychiatre encroûté décide de tout plaquer, et de s'élancer - au grand dam de sa compagne névrosée (Rosamund Pike) - dans une aventure tout autour du monde, pour tenter de comprendre enfin ce que sont le bonheur et la satisfaction d'une vie bien remplie.

Moui.

Encore un long-métrage à tendance clip musical d'agence de voyage, qui rappelle très fortement le remake de La Vie Rêvée de Walter Mitty (2013) de Ben Stiller, les images léchées en moins.

Idem, on a droit au protagoniste blanc privilégié, malheureux dans sa vie occidentale, et qui va faire le tour du monde pour découvrir la vraie vie (avec pléthore de clichés sur les africains, les moines bouddhistes, les chinois et leur pègre, etc) et se révéler un héros aventurier (ou presque) avant de revenir bien au chaud chez lui pour profiter de ses privilèges, le tout sur fond de platitudes pseudo-motivantes sur la vie, l'amour, le bonheur, la sagesse, etc...

De quoi bien agacer, d'autant que malgré une distribution sympathique, il se dégage cette même atmosphère de carnet de voyages décousu et un peu poseur, qui empêche le script de jamais paraître sincère.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #85 : Faults (2014)

Publié le 13 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Religion, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Faults :

Ansel Roth (Leland Orser) est un spécialiste en déprogrammation cérébrale, en manipulation, et un expert dans le domaine des sectes, mais il connaît actuellement une passe difficile, et doit énormément d'argent à quelqu'un de louche. Heureusement pour lui, les parents de Claire (Mary Elizabeth Winstead) l'approchent un jour avec une proposition très rémunératrice : leur fille est sous l'emprise d'une secte étrange, Faults, et ils veulent l'en sortir. Ansel accepte sans hésiter, et s'enferme pendant cinq jours dans une chambre d'hôtel avec Claire, pour entamer le processus de déprogrammation.

Un film indépendant, premier long-métrage de son réalisateur-scénariste, et ça se sent.

Les acteurs sont bons, mais pas toujours dirigés avec suffisamment de subtilité ; l'écriture est intéressante, mais téléphone largement les rebondissements et autres twists du récit ; la mise en images est maîtrisée... sauf lorsqu'elle ne l'est plus ; la tonalité du film est sérieuse... sauf lorsqu'il donne dans l'humour noir, ou s'éparpille en frôlant le fantastique ou le polar ; le film est bien rythmé et passe très vite... peut être un peu trop, d'ailleurs, car lorsque la fin arrive, on se dit "tout ça pour ça ?".

Bref, un métrage en huis-clos, qui lorgne fortement sur la pièce de théâtre, et qui finit par avoir constamment le cul entre deux chaises, ce qui forcément déçoit un peu. Ambitieux et prometteur, mais pas franchement exceptionnel.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #84 : Kingsman - Services Secrets (2015)

Publié le 12 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kingsman - Services Secrets (Kingsman - The Secret Service) :

Gary "Eggsy" Unwin (Taron Egerton) est un banlieusard anglais vivant dans un immeuble londonien avec sa mère et sa petite soeur. Un jour, Harry Hart (Colin Firth), un super-espion toujours sur son 31, approche Eggsy pour lui révéler que son père était lui-même un espion, et qu'il a un avenir potentiel dans l'organisation gouvernementale des Kingsmen. Commence alors un entraînement épique, tandis qu'en face, le maléfique Richmond Valentine (Samuel L. Jackson) prévoit de déclencher un plan d'éradiction de l'espèce humaine...

Un film qui s'est avéré sans surprises pour moi.

Je ne parle même pas de surprises au niveau du scénario (qui est assez cousu de fil blanc, au point d'être régulièrement téléphoné : la scène de la chute libre, tout ce qui a trait au chien, le parcours d'Eggsy, l'affrontement lame au pied, etc...), mais bien de manière globale, compte tenu des antécédents des personnes s'occupant de ce film.

Mark Millar est le spécialiste des concepts provocants et post-modernes, cyniques, violents, ultra-référentiels et assez immatures dans leur rebellion, pour ne pas dire vulgaires : sans surprise, donc, on se retrouve avec un pastiche de film d'espionnage qui tente d'être à la fois sérieux et parodique, avec des affrontements et de la violence graphique, de l'humour vulgaire (le bad guy qui vomit, la princesse qui donne dans l'anal), du cynisme et du sarcasme, un peu de rebellion (le côté "lutte des classes"), le tout photocopié sur le cheminement narratif de Wanted (déjà de Millar) : un jeune sans avenir se découvre des origines prestigieuses, est recruté par l'organisation à laquelle appartenait son père, et après un entraînement draconien, devient un super-badass séducteur  invincible et classieux. Typique, donc, sauf qu'ici, le protagoniste est dans le camp des gentils.

Matthew Vaughn, lui, est spécialiste du "cool". Ses films doivent être constamment "cools". Chaque scène, chaque plan doit avoir quelque chose de "cool", que ce soit visuellement, musicalement, ou dans l'écriture. Donc ici... tout est bourré de gimmicks cools. Les Kingsmen sont cools. Le méchant est cool (bien que ridicule avec son zozotement). La méchante est cool. Le héros est cool. Les combats sont cools (avec ralentis, accélérés, effets spéciaux, blablabla... la routine habituelle de Vaughn, qui trouve ici ses limites). La musique est cool. Etc...

On se retrouve donc avec un pastiche de James Bond & de Chapeau Melon et Bottes de Cuir, calqué sur Wanted, et avec le style de Kick-Ass. Pas toujours une combinaison très heureuse, à vrai dire, car si certains moments fonctionnent bien (je pense notamment à l'explosion de cerveaux sur Pump & Circumstances... là aussi très cool), d'autres sont tellement balisés et faussement impertinents qu'ils se regardent alors d'un oeil très distrait.

D'autant que formellement, comme mentionné plus haut, le style de Vaughn trouve parfois ses limites, et fait occasionnellement ressembler le film à une suite de vignettes jamais vraiment abouties (je pense notamment à la scène de parkour, terminée avant d'avoir commencé, ou d'avoir apporté quoi que ce soit au film), qui s'accumulent pour donner un film trop long pour son propre bien.

Sans avoir détesté, je n'ai donc pas totalement convaincu, pas plus que je ne l'avais été en leur temps par Layer Cake, Kick-Ass, ou dans une moindre mesure, Stardust et X-men : le commencement.

3.75/6 (car niveau parodie/hommage aux classiques des spy movies, il y a bien pire, et qu'un film qui parvient à faire de Colin Firth un combattant crédible, viril et impressionnant mérite bien un peu d'indulgence)

 

(mis à jour le 15/08/2016)

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Un film, un jour (ou presque) #83 : The Voices (2014)

Publié le 11 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Fantastique, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Voices :

Jerry (Ryan Reynolds) est un ouvrier particulièrement perturbé, qui depuis le "suicide" de sa mère, durant son enfance, entend désormais des voix : il parle ainsi à son chien, sympathique et bon-vivant, et à son chat, acariâtre et hostile. Et progressivement, alors qu'il s'intéresse de plus en plus à ses charmantes collègues, les troubles mentaux de Jerry commencent à prendre le dessus, et à l'entraîner dans une spirale meurtrière et sans issue.

Un métrage hybride signé de la réalisatrice/scénariste de Persepolis, et qui se trouve à mi-chemin de la comédie, du drame et du thriller, un mélange de ton particulièrement acrobatique, mais qui fonctionne ici plutôt bien, et s'avère assez fascinant dans ses variations tonales.

Le film ne serait cependant rien sans l'interprétation habitée de Reynolds, qui porte le film sur ses épaules, en jouant à la fois le personnage principal, et en doublant "les voix".

Au final, il ressort de ce métrage une atmosphère pesante et captivante, à la fois sanglante, triste, glauque et grotesquement drôle, qui ne fonctionne pas forcément à tous les coups, mais suffisamment pour que l'on ne décroche jamais de cet ofni meurtrier (le générique de fin = WTF).

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #82 : Nanny Cam (2014)

Publié le 10 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Lifetime, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Nanny Cam :

Linda (Laura Allen) a une vie parfaite, un job publicitaire très bien payé, un mari séduisant et athlétique, Mark (Cam Gigandet), et une fille de 8 ans adorable, Chloe (Farrah Mackenzie). Mais lorsque la babysitter vieillissante de Chloe provoque un accident, celle-ci doit être remplacée par Heather (India Eisley), une jeune adolescente apparemment parfaite... mais Heather a des intentions particulièrement sinistres...

Un téléfilm Lifetime particulièrement creux et cliché de bout en bout, avec une India Eisley en mode sinistre, psychotique et maigrichonne, qui dès le début du film en fait trois tonnes, pas aidée par la réalisation pataude, par une écriture guère plus inspirée (roh, les rebondissements successifs vers la fin, bon gros facepalm), et par une Laura Allen qui n'est pas forcément plus modérée dans l'interprétation d'un personnage caricatural.

Et puis le côté "femme victime et martyrisée dont le foyer est détruit par une autre femme, et par son mari faible et infidèle" typique des prods Lifetime, combiné à une condamnation à peine voilée de l'avortement et de l'abandon ("ça te hantera toute ta vie et ruinera ton existence !!!"), ça ne mérite qu'un bon gros soupir.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #81 : Le Chaos (Left Behind - 2014)

Publié le 9 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Chaos (Left Behind) :

L'heure du jugement dernier est arrivée, et toutes les âmes pures sont soudain emportées au Paradis, laissant le reste du monde dans le chaos. À bord d'un avion de ligne, Ray Steele (Nicolas Cage), le pilote, doit ainsi gérer la crise en cours, ainsi que le fait de n'avoir pas été jugé digne du Paradis...

Seconde adaptation d'une série de romans chrétiens fondamentalistes / évangéliques, déjà adaptés en une série de DTVs avec Kirk Cameron (laule), en jeux vidéo et maintenant ré-adapté au cinéma avec Nicolas Cage (laule bis).

Sans surprise, ce film est inepte de bout en bout : la musique est hors-sujet, c'est mal filmé, mal dirigé, mal joué (même si pour une fois, Nic Cage est sobre), mal rythmé, ça se transforme en film de catastrophe aérienne insipide, et surtout, d'un point de vue idéologique, ça pue tellement la bouse infâme d'une certaine droite conservatrice born-again américaine que ça en devient vite nauséabond.

Parce que souvenez-vous, les copains : lorsque viendra le moment de l'ascension céleste, si vous n'êtes pas chrétien évangélique américain pratiquant, c'est direction l'enfer ! Adieu, les athées, les musulmans, les juifs et tous les autres pêcheurs en tous genres ! Et adieu aussi, les gens bien, mais qui ne croient pas assez fort ! Direction l'enfer ! Our god is the only way !

0/6

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Un film, un jour (ou presque) #80 : Les Pierrafeu & WWE - Stone Age Smackdown ! (2015)

Publié le 6 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Catch, Review, Animation, Jeunesse, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Pierrafeu & WWE - Stone Age Smackdown ! (The Flintstones & WWE - Stone Age Smackdown !) :

Lorsque Fred Pierrafeu gaspille toutes les économies de sa famille, il décide de mettre sur pied un spectacle de catch avec l'aide d'un collègue, John Cenastone, et de ses amis musclés, Rey Mysteriopal et l'Undertaker. Mais le maléfique CM Punkrock et son sbire Marble Henry ont une autre idée en tête...

Après le crossover Scooby-Doo/WWE, la Warner remet ça, avec une autre franchise Hanna-Barbera, les Pierrafeu. Et si je n'avais pas été particulièrement convaincu par le Scooby, ici... c'est bien pire. En fait, pour faire simple, on se retrouve ici face à un produit fainéant et médiocre, à la publicité mensongère.

Parce que vous voyez ce superbe poster, là, au-dessus ? Avec Daniel Bryan en plein match contre l'Undertaker, encadrés par les Bellas ? Pas de chance, Bryan n'est pas dans le film. Enfin si, dans une scène de 25 secondes. Et il y apparaît ridiculisé et aussitôt évacué du métrage par Cena.

Et toujours sur le poster, vous voyez le grand antagoniste du film, le catcheur le plus présent du métrage et mentionné explicitement dans le résumé, à savoir un certain CM Punk ? Ah, ben non, c'est vrai, il ne faudrait pas lui faire de la publicité maintenant qu'il est en procès avec la compagnie.

(ah, et les Bellas doivent être dans quatre ou cinq scènes, et elles n'ont rien à faire - comme dans la vie réelle, en fait - à part être sexy, et débiter des platitudes sur leur sex-appeal)

Bref.

Faisons abstraction de cette publicité mensongère, et concentrons-nous sur ce dessin-animé de 50 minutes.

Déjà, premier problème, 50 minutes, c'est beaucoup trop long pour ce que ça raconte, à savoir : rien. L'écriture est affreusement plate et mécanique, sans la moindre inspiration (rien que les noms préhistoriques des catcheurs, au secours) ; l'animation est très inégale, avec un character design moderne et simpliste, qui ne convainc pas vraiment ; le doublage est encore plus frustrant, avec un Punk qui cabotine et s'amuse, pendant que d'autres catcheurs et doubleurs sont en pilotage automatique ; et le film réussit le double exploit de ne rien comprendre au monde du catch (le combat final est un match handicap... dans lequel les deux maychants se font dominer par cinq héros !?), tout en prenant ses fans pour des idiots (le mot "catch" n'est jamais prononcé de tout le film, systématiquement remplacé par "divertissement sportif", conformément aux lubies révisionnistes de Vince). Forcément.

Pour résumer : ce n'est pas bien animé, ce n'est pas bien doublé, ce n'est pas bien écrit, et ce n'est pas honnête avec ses spectateurs. Ah, et bien sûr, Cenawinslol.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #79 : Le Labyrinthe (2014)

Publié le 5 Mars 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame, Science-Fiction, Action, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Labyrinthe (The Maze Runner) :

Thomas (Dylan O'Brien), un adolescent, se réveille dans une clairière, au coeur d'un labyrinthe géant, entouré de nombreux autres garçons de son âge, tout comme lui amnésiques. Tant bien que mal, il s'intègre au groupe, et commence à explorer le labyrinthe... jusqu'à ce que Teresa (Kaya Scodelario) arrive un beau jour, avec un message sinistre dans ses mains. Et bientôt, l'équilibre précaire de la communauté s'effondre...

Au premier abord, un film qui inquiète un peu, avec encore une adaptation de young adult novel dystopienne, avec encore une histoire d'ado qui arrive dans une nouvelle communauté de gens de son âge, et doit choisir quelle caste intégrer, etc.... et puis en fait le postulat du labyrinthe s'avère plus intéressant que prévu.

Du moins, tant qu'il donne l'impression d'être exploité, parce que finalement, ce labyrinthe n'a pas grand chose d'un labyrinthe : ils en ont déjà les plans, ils s'y déplacent sans problème, il n'y a pas tant d'obstacles que ça... bref, c'est assez décevant sur ce plan. Tout aussi décevant, l'acteur principal, affreusement terne et transparent. Ou encore les rebondissements du métrage, assez prévisibles pour qui a un minimum d'imagination.

Reste alors des effets spéciaux très honorables, qui maintiennent l'intérêt jusqu'au bout, jusqu'à cette fin en suspens pas totalement convaincante, et à nouveau assez frustrante, d'autant que les événements d'un potentiel second film ne donnent pas vraiment envie, de ce qu'on en devine. Bilan très mitigé, donc.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #78 : La Planète des Singes - L'Affrontement (2014)

Publié le 4 Mars 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Action, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Planète des Singes - L'Affrontement (Dawn of the Planet of the Apes) :

Dix ans après les événements du premier film, César (Andy Serkis) et ses innombrables compagnons singes prospèrent au sein d'une colonie établie dans les bois, à l'extérieur de San Francisco. Mais lorsqu'un petit groupe de survivants humains y refait surface, César doit jongler entre la protection de sa communauté, son désir de communiquer avec les humains, et les jeux de pouvoir de l'un de ses rivaux...

Le premier film m'avait laissé très dubitatif (3/6), surtout compte tenu de l'emballement médiatique et critique : si la performance capture et l'exploit technique étaient au rendez-vous, principalement sur la fin du film, et sur le personnage de César (au point parfois de le rendre beaucoup trop humain, et de perdre la vraisemblance et le réalisme du singe qu'il était supposé être), tout le reste était particulièrement basique et quelconque.

Le scénario était convenu au possible, les personnages humains de vraies caricatures ambulantes, la moitié du récit était digne d'un mauvais téléfilm de prison, les coupes étaient flagrantes, et toute la première partie du film souffrait d'une animation des singes virtuels assez médiocre, avec des animaux sans poids ni déplacements réalistes.

Cette fois-ci, si l'animation des singes est nettement plus maîtrisée (bien que toujours imparfaite, avec un léger sentiment d'apesanteur lors des sauts), le film a toujours des problèmes similaires : le scénario est toujours cousu de fil blanc (une double opposition cow-boys/indiens, Malcolm X/Martin Luther King), les humains sont toujours insipides au possible, et le rythme est toujours très inégal (2h10, c'est inutile).

Pire, ce métrage est à l'origine d'un sérieux paradoxe décuplant les soucis du premier film : les effets spéciaux et la performance capture ont fait des bons de géant en quelques années à peine... ce qui, d'un côté, permet d'avoir des primates parfois sublimes et photoréalistes, comme les orang outans, les gorilles, et les chimpanzés les plus vieillis et distincts (Koba)... mais de l'autre, provoque un constant gouffre qualitatif entre ces singes, et la majorité des autres chimpanzés, que ce soit la masse informe (régulièrement assez moyennement incrustée et/ou finie, comme souvent dès que Weta doit traiter des tonnes de personnages) ou les chimpanzés principaux, supposés parler, interagir et exprimer des émotions.

Car ces derniers singes (dont César/Andy Serkis), sont justement le vrai problème du film. D'un plan à l'autre, selon le degré de finition, ils paraissent tour à tour réels ou factices ; d'une scène à l'autre, ils sont totalement crédibles et subtils, ou trop humains et trop expressifs pour que l'on oublie l'acteur derrière les capteurs (gorilles et outans n'ont pas ce problème, puisque leurs visages sont plus épais, plus figés, et moins enclins à la manipulation numérique).

Bref, le film passe son temps à souffler le chaud et le froid sur un plan technique, alternant plans superbes, et scènes ratées parce qu'ils en font trop, trop de capture, trop d'expression, trop de photo-réalisme, trop de singes qui sautent... qui font que ces personnages quittent alors le règne animal pour retomber dans le personnage d'animation peu crédible.

Reste que si l'on fait abstraction de ce niveau de finition très variable et frustrant, le film est un peu meilleur que le premier opus, et bénéficie d'une musique intéressante de Michael Giacchino.

Ça aurait pu être pire, au moins il n'y avait pas James Franco.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #77 : Une Maison pour Deux (2015)

Publié le 3 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Une Maison pour Deux (All of My Heart) :

Employée d'un traiteur (Paul McGillion) et future chef, Jenny (Lacey Chabert) vient de se séparer de son petit-ami carriériste (Greyston Holt) lorsqu'elle hérite soudain d'une maison à la campagne... en co-propriété avec Brian, un trader de Wall Street obsédé par son métier (Brennan Elliott). Ayant tout plaqué pour recommencer sa vie à la campagne, Jenny n'a d'autre choix que de partager cette demeure le temps de la restaurer, et s'accommoder de ce colocataire abrasif, au charme duquel elle n'est cependant pas totalement insensible.

À nouveau un téléfilm Hallmark très classique et prévisible, avec toujours la même opposition "vie campagnarde et travail manuel peu rémunérateur mais aux valeurs de vie saines et honnêtes" vs "vie citadine et travail intellectuel et rémunérateur, sans aucune valeurs éthiques", et toujours le même problème de casting : malgré Lacey, Ed Asner (à la présence toujours appréciable) et un Daniel Cudmore en plombier-homme à tout faire barbu, géant et laconique (réminiscent du Luke de Gilmore Girls), le reste de la distribution masculine est transparente et insipide au possible.

Ici, que ce soit Greyston Holt ou Brennan Elliott (qui a l'air nettement plus âgé que Chabert), ils sont tous deux particulièrement génériques, et sans la moindre alchimie avec l'héroïne (et ce même si Elliott se décoince un peu au bout d'un moment, ce qui améliore un peu les choses, sans plus). Une héroïne qui, en plus, est un peu trop impulsive et intransigeante (elle plaque son compagnon en trois secondes chrono lorsque celui-ci lui annonce qu'il a décroché un nouveau job, alors qu'elle attendait une demande en mariage ; elle plaque son job pour s'installer dans cette maison en ruines sans même réfléchir...) pour être totalement attachante.

Cela dit, malgré le caractère particulièrement routinier du métrage, il reste assez regardable, principalement parce qu'il ne se prend pas trop au sérieux, et qu'il y a une chèvre amusante.

Ouaip. Une chèvre. On se contente de peu, parfois.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #76 : Birdman (2014)

Publié le 2 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

"Birdman" ou "la surprenante vertu de l'ignorance" ("Birdman" or "The Unexpected Virtue of Ignorance") :

Ex-star du cinéma superhéroïque, Riggan Thomson (Michael Keaton) tente une reconversion à Broadway, en adaptant une pièce risquée et profonde. Mais alors que la première approche, le stress et les événements commencent à rattraper Riggan : il s'imagine avoir des super-pouvoirs et parler à son double super-héroïque, Birdman, il est contraint de remplacer l'un de ses comédiens par un acteur égocentrique, prétentieux et difficile (Edward Norton), et il doit gérer, en parallèle de sa pièce, tous ses proches, plus difficiles les uns que les autres.

Un long-métrage étouffant sur le monde du théâtre et le mal-être d'un acteur, qui prend la forme d'une grande pièce de théâtre filmée en une prise (pas vraiment, en fait, mais la technique s'efforce de nous faire croire à cette caméra unique, qui crée une réalité dans laquelle entrent et sortent les seconds rôles, comme autant de personnages qui entrent et sortent sur une scène), avec des acteurs (excellents) qui déclament des dialogues et des répliques tour à tour emphatiques, théâtrales et torturées, pour un tout qui ne peut s'empêcher d'être parfois assez pontifiant et pédant dans ses réflexions sur le métier d'acteur/comédien, ainsi que sur le milieu du théâtre et ses rapports avec la critique et le cinéma blockbuster.

Néanmoins, il faut bien reconnaître que l'exercice formel est réussi, et l'intégration des hallucinations de Keaton dans les plans tournés en quasi-continu est une jolie idée. Avec en prime, l'interprétation impeccable du cast, il y a de quoi rafler les récompenses.

Dommage que, pour ma part, ce métrage m'ait autant laissé passif et froid.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #75 : Cops, les forces du désordre (2014)

Publié le 27 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Policier, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Cops, les forces du désordre (Let's Be Cops) :

Deux trentenaires de Los Angeles à la vie médiocre assistent à leur réunion universitaire en costume de policiers... sur le chemin du retour, ils sont pris pour de véritables officiers et, en découvrant les regards appréciateurs des femmes, ils décident, sur un coup de tête, de s'improviser gardiens de la loi et de l'ordre en ville. Mais la pègre locale n'est pas très contente de voir débarquer ces "justiciers" à l'attitude exécrable...

Comédie qui repose intégralement sur le charisme des deux acteurs principaux, Jack Johnson & Damon Wayans Jr de la sitcom New Girl, et sur le capital sympathie du cast secondaire (dont Rob Riggle, Nina Dobrev, Keegan-Michael Kay, Andy Garcia, etc).

Le postulat de départ est sympa, et ça se regarde tranquillement, mais le script est un peu faiblard, à vrai dire, et les impros inégales, ce qui donne un rythme trop fluctuant pour vraiment convaincre.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #74 : Elle s'appelle Ruby (Ruby Sparks - 2012)

Publié le 26 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame, Romance, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Elle s'appelle Ruby :

Calvin Weir-Fields (Paul Dano), jeune auteur à succès un peu paumé, est confronté au syndrôme de la page blanche : dans le cadre d'une thérapie, il décide alors d'écrire au sujet de Ruby (Zoe Kazan), une jeune femme imaginaire qui, à sa grande surprise, prends corps et s'installe chez lui, devenant ainsi sa petite-amie. Mais cette relation s'avère plus complexe que prévue, d'autant que l'écriture de Calvin lui permet de contrôler à volonté le comportement de Ruby...

Une comédie dramatique indépendante écrite et produite par le couple Dano/Kazan, réalisée par les réals de Little Miss Sunshine, et qui s'avère une jolie réussite, tant thématique que formelle.

Sous des atours de romance, ce métrage s'avère en réalité le portrait sans concessions d'un auteur égocentrique, qui tente perpétuellement de remodeler ses proches en fonction de l'image qu'il a d'autrui, et qui possède une capacité énorme à l'auto-destruction.

Ce control-freak est ainsi confronté à ses propres défauts au travers du personnage de Ruby, instantanément sympathique, et qui subit, dans un moment clé du film, une suite d'humiliations assez marquantes. Guère surprenant de voir ainsi pas mal de spectateurs s'indigner de la fin du métrage, alors que celle-ci est totalement cohérente avec le propos du film : Calvin pousse l'expérience au delà de ses limites logiques, jusqu'à l'auto-destruction, et une fois celle-ci effectuée, il peut se reconstruire en repartant de zéro. Ses attentes ont changé, sa perception du monde, de ce qu'il cherche chez une femme, ont changé, il a grandi intérieurement, il a évolué.

Ajouté à cela, un propos assez métadiscursif sur ce type de comédie romantique indépendante (avec une manic pixie dream girl, forcément), et l'on obtient un long-métrage réussi, plus intelligent que la moyenne, et qui, s'il n'évite pas un univers un peu hipster new-yorkais, reste un moment très agréable (qui rappelle, par moments, la narration du plus récent Her).

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #73 : Foxcatcher (2014)

Publié le 25 Février 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Foxcatcher :

Lorsque l'excentrique milliardaire John du Pont (Steve Carell) décide de monter sa propre équipe de lutte olympique, il recrute le médaillé d'or Mark Schultz (Channing Tatum), et l'installe dans son immense domaine, Foxcatcher. Là, cependant, l'influence de du Pont commence à se faire de plus en plus oppressante sur le lutteur, qui sombre inexorablement ; d'autant que le mécène est bien décidé à recruter Dave (Mark Ruffalo), le charismatique frère de Mark, dans l'ombre duquel ce dernier vit depuis toujours.

Un métrage "inspiré de faits réels", et qui adopte une forme particulièrement lente et contemplative pour raconter cette histoire dramatique.

Une forme qui est à la fois une force et une faiblesse, puisque si la langueur globale et les innombrables non-dits silencieux parviennent à créer une atmosphère hypnotique et captivante, le rythme en pâtit néanmoins notablement.

Car autant la prestation des trois acteurs principaux, toute en travail sur les postures, les attitudes, les mouvements, est remarquable (ils habitent littéralement ces personnages tous bousillés psychologiquement), autant le film aurait clairement bénéficié de quinze/vingt minutes en moins, pour dynamiser le tout.

En l'état, cependant, ce n'est qu'un film intéressant mais inégal, qui repose fortement sur les épaules de sa distribution.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #72 : Une Semaine Ordinaire (2014)

Publié le 24 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Une Semaine Ordinaire (The Longest Week) :

Riche héritier désoeuvré, Conrad Valmont (Jason Bateman) passe ses journées dans l'immense hôtel particulier de ses parents, à Manhattan... jusqu'au jour où, en l'espace d'une même semaine, il est expulsé, déshérité, et tombe amoureux.

Une comédie romantique assez volontairement décalée et stylisée, pas loin d'un Wes Anderson hipster/bourgeois mâtiné de Woody Allen, et à l'ambition démesurée.

Ça se veut en effet la satire d'un univers pseudo-intellectuel, où évoluent des personnages creux, pompeux et prétentieux, mais malheureusement, ça n'a ni le décalage nécessaire pour amener le public dans cette satire, ni l'humour suffisant pour la rendre intéressante.

Résultat, il se dégage du métrage une atmosphère forcée et antipathique, et rien ne permet au spectateur d'éprouver le moindre intérêt pour ces pantins friqués (pourtant interprétés par des acteurs sympathiques) qui ont des problèmes de coeur. Assez agaçant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #71 : Un Mariage Sans Fin (2015)

Publié le 22 Février 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un Mariage Sans Fin (I Do, I Do, I Do) : 

Se trouvant subitement fiancée à son compagnon Peter (Antonio Cupo), un spécialiste en bien-être et en conseils psychologiques égocentrique, Jaclyn (Autumn Reeser) est rapidement dépassée les événements, d'autant que son futur époux ne lui laisse que quelques jours pour se préparer au mariage, et qu'il l'emmène immédiatement rencontrer sa famille envahissante. Là, elle fait la connaissance du séduisant et athlétique Max (Shawn Roberts), le frère de Peter, qu'elle finit par embrasser... et bientôt, là voilà contrainte de revivre ce jour chaotique encore et encore, jusqu'à ce qu'elle finisse par prendre une décision, et par choisir entre son fiancé prévisible et rangé, et son beau-frère dynamique et surprenant.

Encore une variation made in Hallmark du désormais classique Jour Sans Fin, qui reprend ici plusieurs acteurs du quelconque La Parade de Noël, et les lance dans un récit tout aussi basique et peu inspirant.

Non pas que ce soit particulièrement mauvais dans le genre, mais le tout manque tellement d'énergie (la première itération de la boucle temporelle - celle où tout est "normal" - prend un temps fou - 30 minutes - à se mettre en place, sans folie ni rythme) qu'on finit par s'ennuyer gentiment devant le film, d'autant que la distribution masculine est particulièrement générique et insipide.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #70 : Ma Pire Journée (2015)

Publié le 20 Février 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Disney, Comédie, Policier, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ma Pire Journée (Bad Hair Day) :

Une adolescente intelligente, belle, populaire et sarcastique (Laura Marano) se lève le matin de son bal de promo pour découvrir que tout ce qu'elle avait prévu à cette occasion est tombé à l'eau. Tentant désormais de sauver cette soirée, elle trouve sur son chemin une ex-inspectrice de police perspicace mais malchanceuse (Leigh-Allyn Baker), sur la piste d'un voleur de bijoux (Christian Campbell), responsable de la perte de son job.

Une D-com assez peu intéressante, malgré les efforts de Marano (Austin et Ally) et de Baker (Bonne Chance Charlie), qui se donnent à 100%.

Un peu trop, en fait, puisque le métrage, dans un premier temps, frôle l'hystérie agaçante, avant de trouver son rythme, un rythme malheureusement peu captivant. L'histoire en elle-même, de toute façon, est assez quelconque, et tout l'intéret du film repose sur le charisme de ses deux interprètes... un charisme un peu gaspillé par des personnages particulièrement clichés : le personnage de Marano est assez MarySue-esque et creux (malgré ses mommy issues), et Baker, elle, semble avoir choisi de singer Melissa McCarthy dans Les Flingueuses, adoptant le même look, la même attitude, et le même côté abrasif-mais-qui-a-bon-fond.

Pas particulièrement intéressant, donc, même si les quelques moments de second degré sauvent le tout d'un échec total.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #69 : The Pretty One (2013)

Publié le 19 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Pretty One :

Contrairement à sa soeur jumelle Audrey (Zoe Kazan), populaire et heureuse, Laurel, complexée et timide, vit une vie médiocre chez ses parents... mais la mort de sa soeur dans un accident de voiture va lui permettre de prendre la place de cette dernière et de vivre son existence, trouvant par là-même un sens à sa propre vie...

Une comédie dramatique qui repose intégralement sur le capital sympathie de Zoe Kazan, qui fait de son mieux dans un rôle étrangement assez caricatural. En effet, il ne faut pas forcément compter sur le pitch, assez classique, ou sur la mise en image (et en musique) clairement typiquement indie/hipster, pour élever cette histoire assez prévisible et basique, qui en prime finit par placer son héroïne en position de "méchante", obligée de s'excuser auprès de tout le monde dans la dernière demi-heure du film.

Pas sûr que cela ait été le meilleur choix scénaristique à adopter, déjà que le personnage était à la limite de l'agaçant de par son impuissance, sa timidité maladive, et son attitude globalement maniérée et excentrique. M'enfin bon. Un peu déçu, je dois dire.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #68 : Vous descendez ? (2014)

Publié le 18 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Vous descendez ? (A Long Way Down) :

Le soir du Nouvel An, quatre étrangers suicidaires (Pierce Brosnan, Toni Collette, Imogen Poots et Aaron Paul) se rencontrent au bord d'un toit, alors qu'ils sont sur le point de mettre fin à leurs jours...

Une comédie noire, adaptée d'un roman à succès, sur le suicide, la solitude, et le besoin de se trouver une nouvelle famille. Et je dois dire qu'en dépit de l'accueil particulièrement froid et hostile de bon nombre de critiques, j'ai vraiment apprécié ce métrage, qui fonctionne assez bien grâce à sa distribution, s'avère assez drôle, et voire même assez touchant par moments, malgré quelques errances occasionnelles.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #67 : Dangerous Housewife (2015)

Publié le 17 Février 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dangerous Housewife (Home Sweet Hell) :

Vendeur de meubles possédant sa propre entreprise, Don Champagne (Patrick Wilson) semble avoir une vie parfaite. Mais en vérité, sa femme Mona (Katherine Heigl) est froide, distante, calculatrice, autoritaire, monomaniaque et bourrée d'obsessions et de tics, sa vie sexuelle est inexistante, sa fille commence à se calquer sur sa mère, et sa nouvelle employée (Jordana Brewster) lui fait de l'oeil. Et lorsque celle-ci tombe enceinte de lui, et décide de le faire chanter, Mona prend les choses en main, et emmène le couple dans une spirale meurtrière improbable...

Une comédie noire qui manque notablement de punch et de structure, ainsi que de logique interne : en effet (spoiler alert), tout le métrage repose sur le meurtre de Brewster par Mona & Don, afin de mettre un terme à son chantage... sauf qu'à ce point du métrage, puisque Mona est déjà au courant, le chantage en question n'a plus aucun poids, et le meurtre aucun intérêt pour le couple. Et toute la suite du film découlant de cette décision initiale bancale, le récit s'en trouve particulièrement affaibli.

Cela dit, Heigl joue bien les femmes frigides psychopathes, et Wilson les maris émasculés ; dommage que tout le reste du cast ne fasse que de la figuration, et que le film soit à ce point prévisible.

2.5/6

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