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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Halloween Oktorrorfest 2017 - 36 - Le Fantôme de Canterville (2016)

Publié le 11 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Comédie, France, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Le Fantôme de Canterville :

Hanté par le fantôme belliqueux d'Aliénor de Canterville (Audrey Fleurot) et de son stupide serviteur Gwilherm (Michael Youn), le château ancestral des Canterville accueille un beau jour de nouveaux propriétaires, la famille Otis (Michèle Laroque, Lionnel Astier, Mathilde Daffe, etc). Malheureusement pour Aliénor, maudite, elle doit faire fuir ces nouveaux locataires qui, radicalement modernes et zens, sont tout sauf impressionnés par ces esprits. Mais Virginia, adolescente bien décidée à retourner vivre à Paris, décide alors de coopérer avec Aliénor, et de l'aider à effrayer sa famille...

Une comédie fantastique franco-belge qui adapte Le Fantôme des Canterville d'Oscar Wilde, par voie de Beetlejuice, en tournant le tout dans un château belge, supposé représenter la Bretagne, et avec une femme dans le rôle du fantôme... pourquoi pas, mais... non, en fait.

Ça ne fonctionne vraiment pas.

Entre les vannes & gags répétitifs, éculés et téléphonés, la diction ampoulée typiquement française de ces acteurs qui sur-articulent leurs lignes de dialogue, les personnages insipides (Fleurot tente de composer un personnage, en vain, Youn fait du Youn, Laroque du Laroque, Astier du Astier, et tous les enfants sont quelconques, voire mauvais pour les plus jeunes), le score musical peu inspiré de Matthieu Gonet (ex-directeur musical de la StarAc), la bluette adolescente laborieuse et les péripéties génériques aux effets numériques basiques et aux zombies qui dansent (forcément)...

... on est vraiment là dans le divertissement familial médiocre et anémique, dans la droite lignée du précédent film de fantômes du réalisateur, Fantômes et Cie/The Great Ghost Rescue, sans le charme anglo-saxon, et avec des erreurs techniques en plus, dès les deux premières minutes de film (paf, le beau problème de continuité sur le champ/contre-champ lors de la première apparition d'Audrey Fleurot). 

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 49 - C'est La Fin (2013)

Publié le 20 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

C'est la Fin (This Is The End) :

Alors qu'il rend visite à son ami Seth Rogen, à Los Angeles, l'acteur canadien Jay Baruchel finit chez James Franco, où se tient une fête colossale regroupant de nombreuses stars hollywoodiennes, de Jonah Hill à Michael Cera, en passant par Rihanna, Emma Watson, ou encore Craig Robinson. Mais ce soir là, c'est aussi le soir du Jugement Dernier, et pendant que la majeure partie de la planète est dévorée par les flammes ou monte au Paradis, les quelques acteurs survivants se retranchent dans la demeure de Franco, pour tenter de survivre à l'Apocalypse...

Une comédie horrifique écrite et produite par la bande de Seth Rogen, avec d'innombrables apparitions de tous les compères de ces derniers, généralement victimes de sorts peu enviables lorsque se déclenche l'Apocalypse.

Et c'est bien là que se trouve l'intérêt principal du film : dans ses caméos, et dans les effets spéciaux utilisés pour mettre en scène la fin du monde, à base de démons en tous genres, de flammes, de séismes, de chiens démoniaques, et de pénis gigantesques en lave fumante...

Parce qu'à côté, on est clairement dans un film typique de cette petite bande, avec tout ce que ça comporte de défauts : improvisation constante, humour graveleux, drogues, rythme bancal (facilement 15 minutes de trop, et un rythme en dents-de-scie, avec un gros ventre mou passée la première demi-heure) et acteurs en roue libre.

Sans compter le budget (32 millions !) apparemment pas si confortable que ça, qui fait que le film se transforme rapidement en film de siège/huis-clos de studio un peu redondant, aux décors extérieurs un peu fauchés (dès qu'un personnage ouvre une porte pour sortir de la maison, on n'y croit plus).

Dans l'ensemble, cependant, on ne s'ennuie pas trop, pour peu que l'on ne soit pas trop allergique à cette bande de potes qui ont clairement conçu ce métrage lors d'une soirée ganja, et l'ont tourné pour se faire plaisir.

Ça ronronne souvent, c'est plus ou moins amusant, et ça ne marquera pas forcément les esprits... mais ce n'est pas forcément désagréable. Comme Votre Majesté, en fait.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #535 : Baby Boss (2017)

Publié le 13 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Dreamworks, Comédie, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Baby Boss (The Boss Baby) :

Débordant d'imagination, Tim (Miles Christopher Bakshi) est un garçon  âgé de 7 ans, et parfaitement content d'être fils unique. Il voit donc d'un oeil particulièrement sombre l'arrivée d'un petit frère (Alec Baldwin), qu'il perçoit aussitôt comme le nouveau patron de la maisonnée, faisant se plier leurs parents (Lisa Kudrow, Jimmy Kimmel) à ses moindres désirs. D'autant que dès qu'ils ont le dos tourné, ce mini-boss est capable de parole, et semble avoir des objectifs mystérieux et sinistres...

Un dessin animé Dreamworks adapté d'un livre pour enfants, et qui trahit assez vite ses origines, avec un scénario au fil conducteur assez malingre et télégraphié, et une direction artistique particulièrement simpliste et colorée, à la limite du fluorescent.

Le film se regarde assez tranquillement, en partie parce qu'il a bon fond, mais aussi parce que Baldwin assure le doublage de son personnage, et qu'il y a occasionnellement des idées plutôt amusantes, qui font sourire ; mais sur la longueur, malheureusement, ça rame un peu à maintenir le rythme et l'intérêt, et ça opte pour du slapstick, des blagues pipi-caca-prout (inhérentes aux bébés, je suppose) et de l'émotion facile, alors que le script aurait mérité un peu plus de profondeur.

On pense en effet régulièrement à d'autres métrages pour enfants ou personnages (Comme Chiens et Chats, par exemple, ou Baby Herman), l'illustration musicale est assez décousue et fainéante (Zimmer et son sbire semblent incapables d'opter pour un style ou un autre, et on a droit à pas mal de recyclage, notamment de Holst), et la métaphore principale sur laquelle est bâtie le film finit par tourner à vide, et par dégénérer en une grande poursuite inaboutie et un peu creuse.

Ça n'est pas catastrophique (les dix premières minutes sont très sympathiques, et il y a suffisamment de bons moments pour donner envie d'être indulgent), mais ça ne rentrera pas vraiment dans les mémoires non plus.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 57 - Sundown : La Guerre des Vampires (1989)

Publié le 26 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Western

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Sundown : La Guerre des Vampires (Sundown - The Vampire in Retreat) :

Menés par leur leader, Mardulak (David Carradine), un groupe de vampires paisibles est parti s'isoler dans la petite ville de Purgatory, au milieu du désert, où ils ne se nourrissent plus que d'un substitut artificiel de sang. Mais l'usine de sang connaît des problèmes, et Mardulak fait alors venir l'ingénieur de l'usine, David Harrison (Jim Metzler) et sa famille, pour tenter d'y remédier. Mais rapidement, les choses se compliquent lorsqu'un clan de vampires rivaux décide de détruire Mardulak et les siens, et que Robert Van Helsing (Bruce Campbell) arrive en ville...

Une comédie-western horrifique réalisée par Anthony "Hellraiser III & Waxwork" Hickox, et qui mélange vampires pacifistes, musique orchestrale façon western de Richard Stone, atmosphère ensoleillée et étouffante, chauves-souris vampires bavardes en stop-motion miteuse, Dracula, Bruce Campbell chasseur de vampires avec une moustache risible, fusillades, duels singuliers, et vampires qui s'affrontent en plein soleil ou à dos de cheval.

Pas inintéressant, en théorie, mais dans les faits, le tout est bien trop bordélique et décousu (ainsi qu'assez mal joué par la moitié de la distribution) pour vraiment convaincre : reste alors une comédie bancale, parfois amusante, typiquement 80s dans son approche décomplexée du genre, mais globalement assez inégale, et avec un petit quart d'heure de trop.

Un petit 3/6 (en étant généreux)

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Un film, un jour (ou presque) #572 : Cars (2006)

Publié le 3 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, Sport, Pixar, Disney, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cars :

Alors qu'il voyage jusqu'en Californie, pour y remporter la course la plus importante de la Piston Cup, Lightning McQueen (Owen Wilson), une voiture de course arrogante et ultra-talentueuse, se perd en route, et finit par avoir un accident dans la petite ville endormie de Radiator Springs. Contraint d'y rester le temps d'avoir réparé les dégâts qu'il y a provoqués, McQueen finit par sympathiser avec les nombreux habitants de la ville, au nombre desquelles la belle Sally (Bonnie Hunt), le campagnard Mater (Larry the Cable Guy), et Doc Hudson (Paul Newman), un ancien pilote. Mais la compétition n'attend pas...

L'un des rares Pixar auxquels je ne me sois jamais intéressé, pour la simple et bonne raison qu'il cumule de nombreux thèmes et sujets qui ne me parlent guère : les courses de voiture, qui plus est le Nascar & co ; les voitures qui parlent ; le côté country/Americana omniprésent, avec sa nostalgie des petites villes oubliées par le progrès et la modernité ; les accents du Sud des USA ; la musique de Randy Newman ;  etc...

Et effectivement, maintenant que j'ai vu le film, je peux dire que mon instinct ne m'avait pas trompé : je me suis ennuyé.

Certes, certains personnages, certaines scènes et certains gags fonctionnent ; certes, au niveau technique, c'est impeccable et très bien produit (forcément, c'est du Pixar) ; certes, vers la toute fin, ça fonctionne à peu près ; mais près de deux heures d'une variation officieuse de Doc Hollywood (1991, avec Michael J Fox) avec des voitures, c'est beaucoup trop long pour ce que ça raconte, et je suis resté constamment de marbre devant cet univers, son ambiance très particulière, son récit initiatique assez convenu, et son rythme nonchalant.

C'est clairement un projet qui tenait à coeur à Lasseter (surtout vu que le film a eu deux suites - d'ailleurs, curieux de voir ce qu'ils ont fait du 2), mais comme je m'y attendais, ça ne m'a pas du tout parlé.

3/6, pour la technique.

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Un film, un jour (ou presque) #576 : Cars 2 (2011)

Publié le 9 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Animation, Thriller, Pixar, Disney, Jeunesse, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Cars 2 :

Alors que Lightning McQueen (Owen Wilson) s'engage dans un Grand Prix automobile aux quatre coins du monde, pour promouvoir un carburant écologique produit par Sir Miles Axlerod (Eddie Izzard), Mater (Larry the Cable Guy) se retrouve embarqué dans une conspiration à l'échelle mondiale, qui vise à saboter le Grand Prix. Pris pour un espion par Finn McMissile (Michael Caine) et Holley Shiftwell (Emily Mortimer), deux agents secrets anglais, le voilà contraint de les aider à déjouer les plans d'une mystérieuse organisation criminelle...

C'est amusant comme le domaine de la critique cinématographique peut être subjectif : de l'avis général, Cars (premier du nom) était un Pixar mineur, mais honorable et nostalgique (pour beaucoup, c'était même un excellent cru) ; ce Cars 2, cependant, est (toujours selon l'avis général) une bouse infâme, indigne de Pixar, et uniquement produite pour extorquer un peu plus d'argent aux parents des enfants amateur du premier film.

Mais paradoxalement, alors que j'étais resté nettement mitigé devant le premier volet, j'ai trouvé ce second opus beaucoup plus amusant et enthousiasmant, mieux rythmé (1h40 à peine, contre les deux heures du premier), plus dynamique, plus fluide, et plus abouti.

D'un autre côté, autant la nostalgie américano-américaine d'une époque automobile révolue ne me parle pas du tout, autant l'énergie des Grands Prix Internationaux façon La Coccinelle à Monte-Carlo, Speed Racer, Grand Prix, La Grande Course Autour du Monde, etc, et l'hommage aux films d'espionnage des 60s, j'accroche tout de suite beaucoup plus, et cela me rend ce métrage (même s'il n'est pas forcément plus original que le premier volet) beaucoup plus sympathique.

Et comme en plus Michael Giacchino remplace Newman à la musique, que Bruce Campbell a un petit rôle vocal (parmi de nombreux autres caméos vocaux), que la réalisation technique est toujours impeccable (Londres, à la fin du film, est bluffante), et que Mater, malgré son humour "un redneck à l'étranger" peu subtil, est finalement plus attachant que Lightning ne pouvait l'être dans le premier... j'ai donc préféré ce second numéro au Cars original. 

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #666 : Little Nicky (2000)

Publié le 9 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Romance, Religion, Horreur

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Little Nicky :

Little Nicky (Adam Sandler) est le fils du Diable (Harvey Keitel) et d'un Ange (Reese Witherspoon), et il se fait constamment maltraiter par ses deux demi-frères, Adrian (Rhys Ifans) et Cassius (Tommy "Tiny" Lister Jr.). Lorsque le Diable, plutôt que de choisir un successeur parmi ses trois fils, décide de rempiler pour 10000 ans, Adrian et Cassius s'échappent des Enfers pour aller semer le chaos sur Terre, et rallier au passage suffisamment de disciples pour pouvoir détrôner leur père. Nicky n'a alors d'autre choix que de tenter de les arrêter, avant qu'il ne soit trop tard, et que leur père ne disparaisse à jamais...

Critique numéro 666 ! Autrement dit, pour fêter cette occasion unique, je ne pouvais que m'intéresser à un film des plus diaboliques... mais comme je voulais éviter d'empiéter sur le terrain de l'Oktorrorfest et de de son festival de films horrifiques en tous genres, direction Adam Sandler, et sa comédie satanique improbable, métalleuse et totalement barrée : Little Nicky !

Une comédie très peu appréciée des critiques (ce qui n'est pas surprenant) mais aussi des amateurs de Sandler, qui lui reprochent généralement son côté ouvertement fantastique, bas-de-plafond et déglingué... alors que c'est justement tout ce qui fait son charme absurde.

Alors certes, c'est bancal, décousu, plein d'idées débiles, de personnages inutiles, de caméos des potes de Sandler (Regis Philbin, Ozzy Osbourne, Dan Marino, Henry Winkler, Rob Schneider, Carl Weathers, Jon Lovitz, Tarantino, Clint Howard, Rodney Dangerfield, Kevin Nealon, Dana Carvey, Patricia Arquette, Peter Dante, Allen Covert, Jonathan Loughran, Michael McKean et Robert "Triumph the Insult Comic Dog" Smigel dans le rôle d'un chien... entre autres) qui n'apportent rien au tout, d'humour stupide, de post-synchro inégale, et dans l'ensemble, ce n'est pas vraiment un bon film...

... mais je n'arrive pas à le détester.

    666/6

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    Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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    Halloween Novembrrrfest 2015 - 136 - 48 Heures Chrono (2012)

    Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

    Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

    48 Heures Chrono (The Factory) :

    À Buffalo, l'inspecteur Mike Fletcher (John Cusack) et sa partenaire Kelsey Walker (Jennifer Carpenter) enquêtent sur un tueur en série (Dallas Roberts) qui enlève des prostituées, et qui parvient constamment à échapper aux forces de l'ordre. BIentôt, Abby (Mae Whitman), la fille de Mike, est enlevée à son tour, et la vie de Mike bascule dans le cauchemar...

    Un thriller de 2008, qui a mis près de quatre ans à sortir (mais uniquement en dvd) et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi.

    Outre la mise en scène et la photographie assez quelconques (tout est poisseux et affreusement générique), le script est particulièrement peu inspirant : ça se traîne totalement en longueur, ça enchaîne les coïncidences et idées improbables et incohérentes, c'est plat, et ça se paye un twist final tellement débile que ça rend le film presque fascinant, à postériori :

    Attention Spoilers

    Jennifer Carpenter et le psychopathe sont amants, et s'il capture, viole et engrosse des prostituées dans sa cave, c'est pour fonder une famille avec elle...

    Non seulement ce retournement final est à moitié téléphoné (le seul trait distinctif de Kelsey, celui qu'on nous rabâche tout au long du film, c'est qu'elle ne peut pas avoir d'enfants, et que ça la traumatise) et nous est infligé via un bon vieux flashback récapitulatif pour spectateurs débiles (®©™), mais en plus il est prétexte à tellement de moments glauques et gratuits qu'on ne peut que se dire que les intentions derrière ce film étaient de marcher sur les plates-bandes de Saw (en moins gore), et de montrer le plus possible de femmes torturées, humiliées, et souffrant le martyr.

    Bref... un récit quelconque, dérivatif et générique, un twist débile, de l'exploitation gratuite et racoleuse, des personnages sous-écrits (Sonya Walger, Mae Whitman, Jennifer Carpenter...), un Cusack en pilotage automatique les 3/4 du métrage... à oublier très vite.

    1.5/6

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    Un film, un jour (ou presque) #320 : Gatsby le Magnifique (2013)

    Publié le 23 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Musique, Romance

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

    Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) :

    Lorsqu'il arrive à New York en 1922, Nick Carraway (Tobey Maguire), un apprenti-auteur, s'installe sur les rives d'une baie, dans le voisinage de sa cousine Daisy (Carey Mulligan), mariée à Tom (Joel Edgerton), infidèle. Bientôt, cependant, il fait la connaissance du mystérieux Gatsby (Leonardo DiCaprio), un millionnaire mystérieux et fantasque, autrefois épris de Daisy, et prêt à tout pour la reconquérir...

    Pour une raison que je ne m'explique pas, je n'avais pas réalisé, avant de regarder ce Gatsby, que ce métrage était signé Baz Luhrmann. Je n'ai habituellement rien contre Luhrmann, et j'ai même une certaine affection pour Moulin Rouge, l'une des rares comédies musicales cinématographiques modernes que j'apprécie... mais là... hum. On va dire que je suis resté à la porte de cette grande fête improbable, clinquante et tapageuse jusqu'à l'écoeurement.

    En fait, ce Gatsby m'a fait l'effet d'un Moulin Rouge sous amphétamines, à la limite de l'auto-parodie, avec plus de romance tragique, plus de visuels exubérants et too much, plus d'effets de caméra numériques, plus de jeu théâtral et forcé, plus de tout, jusqu'à l'overdose.

    Et paradoxalement, le film a aussi nettement moins de charme - les musiques modernes r'n'b & hip-hop font tache, la distribution est particulièrement inégale (et se fait largement dominer par un DiCaprio excellent comme toujours), les effets visuels sont si nombreux que les moins réussis se remarquent tout de suite en se détachant du lot - et nettement moins de rythme, le récit se perdant en digressions pas toujours utiles, et le mystère Gatsby ne suffisant pas à porter ces 2h20 de métrage.

    C'est clairement un film qui a demandé beaucoup de travail technique et créatif... mais rien dans ce film n'a malheureusement réussi à me transporter ou même à susciter chez moi autre chose qu'un intérêt poli. Une jolie coquille un peu creuse.

    3/6

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    Un film, un jour (ou presque) #813 : Vinyl (2012)

    Publié le 30 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, UK, Review, Musique

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    Vinyl :

    Durant l'âge d'or du punk rock anglais, les Weapons of Happiness dominaient les charts, menés par Johnny Jones (Phil Daniels). Désormais rangés et has-been, les musiciens composent néanmoins une chanson un soir de beuverie, et, persuadés de détenir un hit, tentent alors de convaincre les maisons de disque et les radios d'en faire la promotion... en vain. Pour diffuser leur musique, Johnny a alors l'idée de monter un groupe de toutes pièces, les Single Shots, en recrutant des adolescents photogéniques et dynamiques, plus faciles à vendre et à promouvoir...

    Une comédie anglaise sympatoche, mais plutôt inégale.

    Le premier tiers, concentré sur ces anciens punks qui continuent de se rebeller contre le système, bien qu'ils en fassent totalement partie, est assez brouillon, manquant de cohésion et de direction. Le second tiers (le canular en lui-même) est nettement plus réussi, avec une énergie certaine apportée par les jeunes acteurs, et par le contraste de ces derniers avec les vieux punks. Malheureusement, le dernier tiers retombe dans les travers d'une dramédie convenue, avec paternité, problèmes de famille et de responsabilité, etc...

    Au final, ce film n'est pas désagréable (d'autant qu'étant inspiré de l'histoire vraie du chanteur du groupe The Alarm, il bénéficie de la musique punk de cette formation), mais qui, pour un récit mettant en avant l'énergie et l'attitude punk, manque cruellement de punch, et s'avère bien trop gentillet et prévisible.

    Dommage.

    3/6

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    Un film, un jour (ou presque) #215 : San Andreas (2015)

    Publié le 11 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

    San Andreas :

    Alors que la faille de San Andreas entre enfin en activité et détruit San Francisco et la Californie, un sauveteur (Dwayne Johnson) tente de rejoindre son ex-femme (Carla Gugino) et sa fille (Alexandra Daddario), prises dans la tourmente.

    San Andreas, c'est ce qui se passe lorsque des producteurs veulent faire du Roland Emmerich, mais avec un script encore plus cliché et mal écrit que du Roland Emmerich, des effets spéciaux encore plus approximatifs, dénués de poids, et à la physique improbable (et ce dès la première scène !) que du Roland Emmerich, des personnages encore plus caricaturaux que du Roland Emmerich, et des péripéties encore plus improbables que du Roland Emmerich.

    Autant dire que c'est mauvais de bout en bout, avec des personnages en carton-pâte recyclant les pires clichés du genre, un rythme bancal, et un récit des plus stupides qui singe les films-catastrophes made in Emmerich de la pire des manières.

    Heureusement que dans ce cartoon involontaire, il reste un trio de tête sympathique en la personne de The Rock, de Carla Gugino et d'Alexandra Daddario qui, s'ils forment une famille moyennement crédible (le père métis, la mère caucasienne, et la fille-de-20-ans-qui-semble-en-avoir-25-30 qui n'a absolument rien pris du père), portent néanmoins le métrage sur leurs épaules, qu'elles soient littérales et musclées comme celles de Dwayne, ou plus métaphoriques et pleines de courbes tressautantes comme celles des deux actrices.

    2/6 (pour le trio, et parce qu'on ne s'ennuie pas trop malgré la durée abusive)

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    Un film, un jour (ou presque) #566 : Beverly Hills 90210 - l'histoire interdite (2015)

    Publié le 26 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Biographie, Comédie, Drame, Lifetime

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    Beverly Hills 90210 : l'histoire interdite (The Unauthorized Beverly Hills 90210 Story) :

    La création et le succès international de la série Beverly Hills 90210, ainsi que l'ascension et la célébrité mondiale de ses interprètes, Jason Priestley (Max Lloyd-Jones), Luke Perry (Jesy McKinney), Shannen Doherty (Samantha Munro), Jennie Garth (Abby Cobb), Gabrielle Carteris (Michele Goyns), Brian Austin Green (Ross Linton), Ian Ziering (David Lennon), et Tori Spelling (Abby Ross).

    Lifetime continue ses téléfilms nostalgiques façon "les coulisses de...", mais cette fois-ci, à contrario des opus consacrés à Sauvés par le Gong et à La Fête à la Maison, ce 90210 a parfaitement conscience de l'absurdité de son existence, et par conséquent, le script délaisse tout premier degré, et traite son sujet de manière presque parodique.

    Musique cartoonesque, acteurs à l'interprétation improbable (le père et la fille Spelling sont assez mauvais), vannes foireuses et références méta (Sharknado...), tout est réuni pour que l'on ne puisse pas prendre ce métrage au sérieux.

    Et ce dès le casting : si "Jennie Garth" et "Shannen Doherty" sont parfaites dans leurs rôles respectifs (et ressemblent vraiment à leurs modèles), on ne peut que se gausser devant une Tori Spelling séduisante (!), intelligente, perspicace, douce, généreuse, innocente, etc... une Tori Spelling qui est clairement épargnée par le script, puisque présentée comme à l'origine de toutes les bonnes idées, depuis la genèse du show jusqu'à son casting. On y croit à fond.

    (gros moment de rigolade lorsque "Tori" se plaint auprès de son père que personne ne lui donne sa chance, que le monde est trop injuste... et que son paternel ferait bien de concevoir des projets pour jeunes, afin qu'elle ait enfin une chance de briller).

    À l'inverse, le film fait de Shannen Doherty sa grande méchante, et aurait pu s'intituler "Shannen : grandeur et décadence", tant elle est présentée sous un mauvais jour.

    Bref, on n'apprend pas forcément grand chose (si ce n'est que tout le monde couchait avec tout le monde), et ce n'est pas forcément très bien rythmé, mais paradoxalement, c'est probablement le plus regardable et amusant des trois téléfilms de ce genre que j'ai chroniqués jusqu'à présent.

    Il y a donc du progrès !

    2.5/6

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    Halloween Novembrrrfest 2015 - 144 - La Patrouille Fantôme (2002)

    Publié le 11 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Comédie, Disney

    Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

    La Patrouille Fantôme (The Scream Team) :

    À la mort de leur grand-père inventeur, Ian (Mark Rendall) et sa soeur aînée, la sarcastique Claire (Kat Dennings), doivent aider leur père à faire le tri des biens du défunt. Mais rapidement, il apparaît que l'esprit du vieillard rôde toujours dans sa maison, prisonnier du maléfique Zachariah Kull (Kim Coates), un fantôme pyromane aux méfaits historiquement célèbres. Les deux adolescents doivent alors faire équipe avec trois fantômes maladroits (Tommy Davidson, Kathy Najimy, Eric Idle) afin de sauver leur grand-père, et de chasser à jamais le sinistre Kull...

    Un téléfilm Disney d'Halloween, diffusé en 2002, et qui se regarde ma foi assez tranquillement, malgré un rythme assez inégal : pendant 25 minutes, les trois fantômes "stars" sont en effet absents, et le récit se concentre principalement sur les deux enfants, leur deuil, et leurs rapports avec leur père.

    Ce qui fonctionne plutôt bien, étonnamment, d'autant que dès que le trio de fantômes apparaît, accompagné d'un au-delà très dérivatif et inspiré de Beetlejuice, le métrage connaît un coup de mou, le temps que les trois acteurs fassent chacun leur numéro (sans surprise, Naimy et Idle assurent, le troisième larron est plus caricatural).

    Heureusement, le récit reprend du poil de la bête dans son dernier tiers, alors qu'un rebondissement inattendu s'invite, et que la fin ne tombe pas dans les clichés attendus.

    Quant à l'interprétation du duo principal, elle est plutôt convaincante : Dennings fait du Dennings (déjà sarcastique et impassible à 16 ans à peine), et Mark Rendall est efficace.

    En résumé, une D-Com sympatoche, qui remplit bien son office, et bénéficie d'effets visuels assez réussis pour son budget.

    3.5/6

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    Halloween Novembrrrfest 2015 - 148 - Eddie (2012)

    Publié le 12 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada, Danemark

    Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

    Eddie (Eddie, the Sleepwalking Cannibal) :

    Célèbre peintre en très sérieuse panne d'inspiration depuis un accident grave, Lars Olafssen (Thure Lindhardt) arrive dans une petite bourgade canadienne, pour y enseigner dans une école d'art au budget microscopique. Là, il rencontre la jolie Lesley (Georgina Reilly), une enseignante, et fait la connaissance d'Eddie (Dylan Scott Smith), un élève muet et autiste, neveu de la mécène finançant l'école. Afin d'assurer le maintien du budget de l'école, Lars accepte d'héberger un temps Eddie ; rapidement, il découvre qu'Eddie est somnambule et que, dans cet état, il est un dangereux cannibale dévorant hommes et bêtes... étrangement, cependant, Lars retrouve l'inspiration dans le spectacle de ces morts sanguinolentes, et il décide d'exploiter l'état d'Eddie pour relancer sa carrière, tout en se débarrassant des personnes antipathiques de son entourage...

    Une comédie horrifique canado-danoise, assez décalée et amusante, et à l'humour noir qui fait mouche.

    "Eddie" est convaincant (et étrangement attachant), Georgina Reilly adorable, Lindhardt parvient à composer un personnage d'artiste à la dérive qui évite de justesse d'être totalement antipathique, et le récit reste suffisamment rythmé et dynamique pour ne pas être trop prévisible ou convenu (il l'est néanmoins légèrement, ce qui empêche le métrage d'être plus que "sympatoche").

    Une bonne surprise gentiment sanglante, mais qui évite de verser dans des débordements gores inutiles.

    4/6

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    Christmas Yulefest 2015 - 05 - Mon Ange de Glace (2015)

    Publié le 2 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

    Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

    Mon Ange de Glace (Ice Sculpture Christmas) :

    À peine sortie d'une école de cuisine, Callie (Rachel Boston) est heureuse de faire la plonge sous les ordres du Chef Gloria (Brenda Strong), qui travaille pour le country club où le père de Callie, Frank (Paul McGillion), organise les festivités de fin d'année. Là, Callie doit faire face à la rivalité de Jen (Leanne Lapp), et retrouve un ami d'enfance, David (David Alpay), un riche héritier qui s'éprend d'elle, et tente de la convaincre de participer à un grand concours de sculpture sur glace, auquel prend déjà part le Chef Gloria...

    Comédie romantique Hallmark de 2015 qui se veut une relecture moderne et culinaire de Cendrillon (c'est cité à plusieurs reprises dans les dialogues, mais en vérité, la comparaison est très superficielle et anecdotique), mais finit par n'être qu'un récit assez plat et générique, pas aidé par un script un peu condensé, qui fait qu'on a du mal à croire à ces relations et à ces enjeux un peu trop forcés : Callie et David se sont croisés 35 secondes à l'âge de neuf ans, et 10 minutes de film plus tard, ils sont déjà à se faire des confidences profondes sur leurs aspirations et leurs souhaits, et à prendre des décisions l'un pour l'autre.

    David, notamment, est assez peu engageant (et légèrement trop pressant), un problème qui rejoint le casting assez moyen de certains des rôles très secondaires (les autres plongeurs ou employés sont ainsi un peu raides et maladroits dans leur interprétation).

    Au crédit de ce métrage, cependant, la décision de faire de Aliyah O'Brien la meilleure amie de David, sans la transformer en petite-amie jalouse, ou de bonne copine qui aurait des sentiments inavoués. Bon, on ne se refait pas, et on a quand même droit à un quiproquo assez pataud sur sa relation avec David, mais ça aurait pu être pire. Par exemple, la "rivale", Jen (interprétée par Leanne Lapp, déjà dans The Christmas Secret), est absolument caricaturale, au point d'en être ridicule.

    Bref, une cuvée assez quelconque, pas très bien écrite, et qui fonctionne principalement sur le sourire de Rachel Boston, qui parvient presque à lui valoir la moyenne. Presque.

    2.75/6

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    Halloween Novembrrrfest 2015 - 183 - Horreur à Volonté (1970)

    Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Lovecraft

    Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

    Horreur à Volonté (The Dunwich Horror) :

    Expert occultiste, le Dr. Henry Armitage (Ed Begley) se rend au vieux manoir Whateley, à Dunwich, pour tenter d'y retrouver la jeune Nancy Wagner (Sandra Dee), une étudiante qui a disparu la veille. Accompagné d'Elizabeth (Donna Baccala), une amie de Nancy, Armitage tombe face à face avec Wilbur (Dean Stockwell), l'héritier de la famille Whateley, un puissant sorcier qui tient Nancy sous sa coupe, et qui veut la sacrifier aux Anciens Dieux exilés...

    Une production Roger Corman qui adapte "L'abomination de Dunwich" de Lovecraft, dans un film typiquement 70s, avec des cultistes hippies gentiment ridicules, et des effets visuels psychédéliques.

    Franchement pas un métrage très convaincant, pour de nombreuses raisons, à commencer par l'interprétation de deux des personnages principaux : Nancy, faible, sans défense, et sans la moindre présence à l'écran, et Wilbur, interprété par un Dean Stockwell apparemment dans un état second, comme sous tranquillisants (ou sous substances illicites).

    Et cette anémie étrange se répercute dans tout le reste du film, qui s'avère affreusement lent et soporifique.

    On notera un générique de début animé, assez joli (mais assez déplacé), et des matte paintings et autres décors plutôt réussis, ce qui assure au film un certain cachet visuel. Malheureusement, ça s'arrête là, et cette Dunwich Horror s'avère un portage à l'écran raté de plus au catalogue des adaptations cinématographiques de Lovecraft.

    1.75/6

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    Halloween Novembrrrfest 2015 - 197 - Gravy (2015)

    Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

    Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

    Gravy :

    La veille d'Halloween, trois criminels en costumes (Jimmi Simpson, Michael Weston et Lily Cole) s'introduisent dans un restaurant mexicain, et prennent le personnel (Sutton Foster, Gabourey Sidibe, Lothaire Bluteau, Paul Rodriguez, Molly Ephraim, Gabriel Luna) et un client (Ethan Sandler) en otage, afin de les forcer à se livrer à une nuit de jeux et de cuisine... une cuisine très particulière... car les otages sont au menu.

    Une comédie horrifique typique de son réalisateur/scénariste, James Roday.

    Quiconque a déjà vu la série Psych connaît parfaitement le ton et l'écriture que Roday affectionne : du décalage, de l'humour référentiel, de la nostalgie et de la musique années 80 (Tears For Fears, Katrina & The Waves, etc), des caméos (ici, Sarah Silverman, Roday & Dulé eux-mêmes, etc), un peu de catch, et du n'importe quoi rythmé (notamment dans les dialogues), le tout enrobé d'une énorme passion pour le cinéma de genre.

    C'est donc exactement ce que l'on trouve dans ce Gravy, une comédie décalée et très sanglante, dans laquelle tout ce cast hétéroclite (dont pas mal de têtes familières aux fans de Psych) semble s'en donner à coeur joie.

    Ce n'est pas forcément totalement parfait ou maîtrisé, cela dit, puisque le film échappe régulièrement à son réalisateur/scénariste, qui pêche par trop plein d'enthousiasme : trop de bruitages débiles, trop d'accompagnement musical pop, trop d'hystérie, trop de références... et pourtant, quand les otages décident enfin de se rebeller, et que le film se transforme soudain en bagarre générale avec cascadeurs évidents, prises de catch, musique improbable, etc, soudain, le film parvient exactement à trouver le ton qu'il cherchait depuis le début. Et on rigole franchement.

    Autrement dit, un film relativement inégal, qui ne fonctionne vraiment qu'à moitié... mais cette moitié, pour le coup, est franchement enthousiasmante (le chef français, huhuhuhu).

    Probablement qu'en coupant ça et là dix/quinze minutes d'improvisations et de vannes foireuses, le tout aurait été plus homogène et maîtrisé, et qu'avec un oeil extérieur ou des contraintes plus présentes pour recadrer un peu le tout, Roday aurait accouché d'un métrage moins bordélique.

    M'enfin pour un premier long, ça aurait pu être bien pire.

    3.5/6

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    Halloween Novembrrrfest 2015 - 199 - Les Dossiers Secrets du Vatican (2015)

    Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

    Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

    Les Dossiers Secrets du Vatican (The Vatican Tapes) :

    Une force maléfique possède Angela Holmes (Olivia Dudley), une jeune femme fille d'un militaire (Dougray Scott). Rapidement, le Vatican est alerté, et trois religieux - le Cardinal Bruun (Peter Andersson), le Vicaire Imani (Djimon Hounsou) et le Père Lozano (Michael Peña) - se chargent d'exorciser la pauvre victime...

    À la base, les films d'exorcisme sont déjà tous redondants et dérivatifs de leur modèle, le film de Friedkin, au point que le genre même de la possession démoniaque soit probablement aussi aujourd'hui éventé et périmé que celui du found footage ou des enfants maléfiques.

    Mais quand en plus un film d'exorcisme se paie une distribution terne au possible, une réalisation moderne (à base de caméra à l'épaule et d'angles très laids) qui échoue pourtant à insuffler la moindre énergie à son film, un script encore plus balisé et générique que la moyenne, et une mise au placard de plus de 2 ans entre la fin de son tournage et sa sortie... c'est qu'il y a un problème.

    Pas étonnant donc que le métrage de Neveldine (l'un des "génies" derrière Ghost Rider 2, Hyper Tension 1 & 2, et Ultimate Game) se vautre lamentablement, et ce dès ses premières images façon "compilation d'images d'archive et de news", qui échouent totalement à convaincre, et ce sur tous les plans.

    Le pire étant que le film en lui-même n'est pas trop mal interprété (la possédée manque cruellement de charisme, mais bon, on fait avec)... mais le tout est tellement soporifique (ce qui est assez paradoxal, vue la personne qui tient la caméra) et convenu que ça ne mérite à peine qu'un :

    1/6

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    Halloween Novembrrrfest 2015 - 176 - Visions (2015)

    Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Thriller

    Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

    Visions :

    Encore traumatisée par un accident de voiture durant lequel le bébé d'un autre couple a trouvé la mort, Julia (Isla Fisher) et son époux David (Anson Mount) décident de changer d'environnement, et d'acheter un vignoble californien. Mais rapidement, alors que Julia tombe elle-même enceinte, elle commence à avoir des visions étranges et inexpliquées. Bien vite, malgré les explications rationnelles de son époux, de son médecin (Jim Parsons), et de sa nouvelle amie (Gillian Jacobs), la future maman se persuade qu'un sort funeste attend son couple...

    Une thriller fantastique apparemment resté sur le banc de touche pendant un an suite aux mauvais retours de projections-tests, ce Visions s'avère effectivement assez quelconque, dans le genre.

    Pas forcément calamiteux - l'interprétation est compétente, et la réalisation honorable - mais le plus gros du métrage ronronne particulièrement, répétant le "schéma enquête de Julia/vision accompagnée d'un gros-jump-scare-qui-fait-peur/proches de Julia qui tentent de la rassurer" jusqu'à l'écoeurement. Ce qui est d'autant plus agaçant qu'on voit venir les jump scares à trois kilomètres, et que ceux-ci deviennent rapidement énervants et saoulants.

    Ajoutez à cela un Anson Mount absolument pas charismatique ou attachant dans le rôle du mari, des visages connus qui n'apportent rien à leurs rôles secondaires (Parsons, Longoria, DeLancie), et une fin un peu catapultée, qui fait suite à un double twist de fin pas désagréable, bien que dérivatif (le premier twist, notamment, a eu la malchance d'arriver juste après que j'aie vu The Diabolical, au postulat assez similaire), et l'on se retrouve avec un thriller très oubliable, malgré son interprète principale toujours sympathique.

    2.25/6

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    Christmas Yulefest 2015 - 16 - La Nativité (2006)

    Publié le 6 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Drame, Histoire, Religion, Fantastique

    Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

    La Nativité (The Nativity Story) :

    Fiancée à Joseph (Oscar Isaac), bien plus vieux qu'elle, Marie (Keisha Castle-Hughes) est supposée rester vierge pendant encore un an, conformément à la tradition ; mais lorsqu'elle reçoit la visite nocturne de l'ange Gabriel (Alexander Siddig), Marie tombe enceinte, et apprend qu'elle va devenir la mère du fils de Dieu. Chargés d'une mission divine de la plus haute importance, Marie et Joseph doivent désormais rejoindre Bethléhem pour prendre part au recensement imposé par l'Empire Romain, en évitant les hommes du Roi Hérode (Ciarán Hinds), obsédé par une prophétie ancienne annonçant sa chute et l'avénement du futur Roi des Juifs...

    La reconstitution d'une histoire désormais connue de tous, par la future réalisatrice de Twilight.

    Si le résultat est visuellement très joli, et bien interprété, il est aussi un peu trop pontifiant et illustratif, avec facilement 15-20 minutes de trop (notamment après la naissance de Jesus).

    Néanmoins, le tout fonctionne assez bien, grâce à une musique sublime de Mychael Danna, et à une histoire de base toujours efficace, traitée ici au premier degré.

    La volonté de faire le plus crédible possible et d'éviter au maximum les clichés hollywoodiens en faisant très couleur locale est aussi appréciable.

    On regrettera donc la durée du film, son aspect un peu trop didactique, ainsi que la présence trop limitée de Rois Mages pourtant assez mémorables.

    3.5/6 

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    Christmas Yulefest 2015 - 22 - La Mission de Chien Noël (2010)

    Publié le 8 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Jeunesse, Disney, Musique, Fantastique

    Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

    La Mission de Chien Noël (The Search for Santa Paws) :

    Lorsque Santa Claus (Richard Riehle) est renversé par un taxi new-yorkais, il perd la mémoire, et se fait voler le cristal magique qui le rend immortel ; derrière lui, il laisse Chien Noël (Zachary Gordon), un chien en peluche devenu réel grâce à la magie du cristal. À Paws de se débrouiller désormais pour retrouver son maître, et pour sauver Noël...

    Préquelle de "Les Copains fêtent Noël", et spin-off de la franchise des Air Bud/Air Buddies, Santa Paws est un DTV de Noël Disney typique, avec son arsenal habituel de nains déguisés en lutins, de rouge, de vert, de sapins et de neige.

    Après un début en chansons, qui fait un peu peur, et la découverte du visage de Santa, qui fait encore plus peur, le film se dirige rapidement vers des animaux qui parlent et chantent, et vers la traque de Santa Paws, le chien du Père Noël amnésique, sur fond de reprise réticente d'un magasin de jouet new-yorkais par le fils du fondateur, et d'orphelinat dirigé par une mégère.

    Un gros gloubiboulga d'intrigues en tous genres et de chansons insipides, pour un tout clairement destiné aux plus jeunes, qui fermeront sans doute les yeux sur le rythme anémique, et sur l'intérêt assez limité du tout.

    1.75/6 (pour les spectateurs adultes)

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    Christmas Yulefest 2015 - 30 - Family Man (2000)

    Publié le 10 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Fantastique, Comédie, Drame

    Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

    Family Man (The Family Man) :

    Jack (Nicolas Cage), un businessman à la carrière florissante, est célibataire et ravi de l'être. Le soir de Noël, alors qu'il tente d'empêcher le braquage d'une épicerie, il est assommé, et se réveille en banlieue, allongé auprès de Kate (Tea Leoni), la femme qu'il fréquentait à l'université, 13 ans plus tôt : le voilà désormais père de famille, avec une carrière miteuse, et une voiture défectueuse. Jack va pourtant apprendre à apprécier cette nouvelle vie, et il va devoir faire un choix entre cette existence familiale, et sa carrière professionnelle initiale...

    À nouveau, un succédané de La Vie est Belle mâtiné de Un Conte de Noël, mais ici, aux commandes de Brett Rattner, et avec Nicolas Cage en premier rôle.

    Autrement dit, la subtilité n'est pas du tout au rendez-vous, et le script ne présente pas la moindre dose d'originalité : c'est cliché, dérivatif, interminable (plus de deux heures !), en résumé, c'est particulièrement quelconque, avec un scénario qui charge vraiment la mule sur Jack (alors que Kate reste totalement exempte du moindre effort à fournir), une musique de Danny Elfman honorable (mais peu marquante), et une fin assez... discutable (la Kate de la fin du film est à l'image du Jack original...).

    Si l'on découvre ce type de récit de Noël à la Capra avec ce film, pourquoi pas ;  mais quitte à choisir une alternative plus légère à La Vie est Belle, 12 jours avant Noël, avec Steven Webber, est beaucoup plus amusant et attachant.

    2/6

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    Christmas Yulefest 2015 - 34 - Le Grinch (2000)

    Publié le 12 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Jeunesse, Fantastique, Comédie

    Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

    Le Grinch (Dr. Seuss' How the Grinch Stole Christmas) :

    À Chouville, une petite ville festive nichée au coeur d'un flocon de neige, les Choux adorent célébrer Noël... mais ils le font sans modération aucune, au grand dam de la petite Cindy Lou Chou (Taylor Momsen), qui est persuadée que ses semblables ont perdu le véritable sens des fêtes de fin d'année. Et au sommet de la montagne qui surplombe Chouville, le Grinch (Jim Carrey), une créature maléfique, poilue et verte, a décidé que cette année, il allait ruiner Noël pour tous les Choux...

    Contrairement aux USA, les livres du Dr. Seuss n'ont pas vraiment le statut de classiques, par chez nous, et c'est probablement pour cela que j'ai une certaine sympathie pour ce film, malgré ses défauts évidents (alors qu'outre Atlantique, le film est vivement critiqué, et détesté, par les amateurs de Seuss).

    Ici, on sent que tout le monde s'est amusé à donner vie à ces personnages, le récit est beaucoup moins niais qu'on veut bien le croire (la key party échangiste dans le flashback, huhuhu), l'énergie et la silhouette en caoutchouc de Jim Carrey portent tout le métrage sur leurs épaules, et on finit par croire à ce monde étrange, biscornu et improbable.

    D'autant que la musique de James Horner (bien que rappelant parfois très fortement Elfman) soutient cet univers fantastique et enguirlandé de manière très efficace.

    Dans l'absolu, ce n'est pas forcément un chef d'oeuvre, et il est difficile de revoir le métrage sans regretter la déchéance ultérieure de Taylor Momsen (tombée dans la drogue, la provoc' et la pseudo-rebellion arty), mais en tant que film de Noël, ça reste tout à fait recommandable.

    4/6

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    Christmas Yulefest 2015 - 40 - Animation en vrac (1)

    Publié le 14 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Télévision, Animation, Dreamworks, ABC, NBC, Fox, Comédie

    Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

    Joyeux Noël Shrek ! (Shrek the Halls - 2007) :

    Shrek veut fêter Noël en famille, mais l'âne et tous ses amis lui rendent la vie impossible et viennent saboter ses projets.

    Un court-métrage spécial de moins d'une demi-heure diffusé en prime time sur ABC, et qui a réuni près de 21 millions de spectateurs lors de sa première diffusion, et 9 de plus lors de sa rediffusion, quelques jours plus tard. 

    Avec évidemment tous les acteurs des films qui reprennent leurs rôles au doublage, c'est sympathique, c'est mignon, c'est typiquement Noël à l'américaine, et c'est cent fois plus réaliste et expressif que n'importe quel Beowulf, sorti à la même période.

    Joyeux Noël Madagascar (Merry Madagascar - 2009) :

    Le Père Noël s'écrase sur l'île de Madagascar, et tous les animaux tentent de sauver Noël à bord d'un traîneau désormais tiré par les quatre pingouins dopés à la poudre magique...

    Dreamworks continue ses mini-épisodes de Noël dérivés de ses succès, avec ici un Merry Madagascar diffusé sur NBC en 2009, et depuis multi-rediffusé chaque année.

    Plutôt amusant, notamment au niveau de la rivalité Pôle Nord/Pôle Sud entre les rennes et les pingouins.

    L'Âge de Glace fête Noël (Ice Age : A Mammoth Christmas - 2011) :

    Lorsque Sid détruit malencontreusement le Rocher de Noël de Manny, il finit sur la liste des enfants méchants du Père Noël, et part pour le Pôle Nord afin d'arranger les choses... mais il ne fait qu'empirer la situation.

    Court-métrage de Noël diffusé sur la Fox en 2011 et assez sympathique, principalement pour ses intermèdes centrés sur Scrat, et mis en musique sur Casse-Noisette et compagnie.

    Pas forcément exceptionnel, mais agréable à regarder, et suffisamment court pour ne pas s'éterniser, contrairement à certains des volets de l'Âge de Glace.

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    Un film, un jour (ou presque) #372 : Le Monde Fantastique d'Oz (2013)

    Publié le 1 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Disney, Fantastique, Jeunesse, Aventure

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

    Le Monde Fantastique d'Oz (Oz, The Great and Powerful) : 

    Lorsque Oscar Diggs (James Franco), un illusionniste à la petite semaine dans un cirque du Kansas, est aspiré par une tornade jusqu'au pays merveilleux d'Oz, il se retrouve embarqué dans les jeux de pouvoir de trois sorcières, Theodora (Mila Kunis), Evanora (Rachel Weisz), et Glinda (Michelle Williams), qui voient en lui un héros légendaire, dont la venue avait été prédite il y a bien longtemps. Uniquement intéressé par la fortune, le pouvoir et la célébrité, Oscar décide alors de jouer le jeu...

    Déjà vu (et très moyennement apprécié) à l'époque de sa sortie (alors un petit 3/6), le revisionnage n'est pas tendre avec ce métrage signé d'un Sam Raimi en pilotage automatique, dévoré vivant par tout le dispositif technique du film, entre gimmick 3D inutile, incrustations ratées, et fonds verts voyants.

    D'autant qu'à la base, le script est tout sauf intéressant, une quête banale au possible, une histoire d'élu, le tout modelé sur Evil Dead 3 - L'armée des ténèbres (parfois au plan près), mais sans que James Franco n'ait un dixième du charisme, du talent et de l'énergie d'un Bruce Campbell, indispensables pour que l'on s'attache à son personnage de baratineur/vantard/séducteur/aventurier malgré lui.

    Franco est terne, insipide, antipathique, et il aurait fallu quelqu'un comme Robert Downey Junior (initialement engagé dans ce projet) ou Jeremy Piven pour convaincre dans la peau de ce bateleur de bas-étage promu Sorcier suprême... et il aurait fallu une actrice plus aguerrie que Mila Kunis (que j'apprécie pourtant habituellement mais qui ici semble perdue dans les écrans verts) pour rendre cette histoire crédible.

    Il reste bien quelques moments amusants, lorsque Raimi se souvient qu'il est Raimi, et le personnage de la poupée de porcelaine est réussi (tant visuellement qu'au niveau de l'interprétation de Joey King), mais dans l'ensemble, c'est mou, c'est assez moyen visuellement et musicalement (Elfman est en pilotage automatique, avec son thème à mi-chemin entre "O Canada" et "Plaisir d'amour"), et c'est tellement quelconque que j'ai peiné à dépasser la première heure de métrage lors de ce revisionnage.

    2/6

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