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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #283 : Le Retour d'Aladin (1964)

Publié le 31 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Retour d'Aladin (The Brass Bottle) :

Harold Ventimore (Tony Randall), un architecte venant de faire l'acquisition d'une bouteille antique, découvre qu'elle abrite un génie nommé Fakrash (Burl Ives), qui, reconnaissant d'avoir été libéré, s'efforce alors de faciliter la vie d'Harold. Mais Fakrash n'est pas habitué au monde moderne, et ses efforts se retournent souvent contre Harold, notamment en ce qui concerne sa petite-amie Sylvia (Barbara Eden)...

Une comédie fantastique des 60s, assez amusante, et qui donne parfois l'impression de regarder un épisode de Ma Sorcière Bien-Aimée, tant au niveau du ton que de la musique, des effets visuels, ou encore des bruitages.

Pas forcément surprenant, puisque le film date de l'année du lancement de cette série, et que ce Retour d'Aladin a directement inspiré la série Jinny de mes rêves (1965), dont la tête d'affiche était justement Barbara Eden (ici dans le rôle de la petite amie du héros).

Ce métrage, donc, adapté d'un roman du début du 20ème siècle, s'avère sympathique, bien qu'un peu mollasson dans son premier tiers, et souffrant d'une post-synchro très hasardeuse pour certains personnages (clairement redoublés en studio, parfois par des personnes ne sachant pas jouer la comédie).

Une fois ce cap franchi, cependant, le tout fonctionne plutôt bien, grâce à un protagoniste principal décontracté et flegmatique, et à un génie finalement très attachant. Dommage que le passage du temps au fil du récit ne soit pas particulièrement bien géré.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #178 : Et (beaucoup) plus si affinités (2013)

Publié le 22 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Et (beaucoup) plus si affinités (What If, aka The F Word) :

Cynique et désabusé par l'amour, l'ancien étudiant en médecine Wallace (Daniel Radcliffe) croise, à l'occasion d'une soirée organisée son colocataire Allan (Adam Driver), l'adorable et timide Chantry (Zoe Kazan), une animatrice en couple depuis des années avec Ben (Rafe Spall), un avocat. Wallace et Chantry s'entendent aussitôt parfaitement, et l'attraction est évidente, mais le duo décide alors de rester bons amis... jusqu'à ce que Ben parte passer six mois à l'étranger, loin de Chantry.

Une comédie romantique canadienne qui repose beaucoup sur le charme de Kazan et Radcliffe, et c'est tant mieux, car sous ses atours de rom-com décalée et indie, What If s'avère un métrage assez classique et prévisible. La distribution, cependant, sauve le tout, que ce soit au niveau des leads, que des seconds rôles (Oona Chaplin, Megan Park, Meghan Heffern...).

Néanmoins, le film n'évite pas les écueils habituels du genre, ainsi que des problèmes un peu plus inhabituels, comme un ton qui alterne parfois entre précieux, forcé, et du slapstick soudain et improbable, qui contraste un peu trop violemment avec l'ambiance générale du récit.

Et puis le métrage souffre d'une tendance à rallonger la sauce à plusieurs reprises, de manière totalement inutile : les retrouvailles au retour de Dublin, notamment, qui auraient été le climax d'une rom-com classique, donnent ici lieu à une dispute qui relance le film pour 20 minutes, et paraît assez agaçante et artificielle, au point de rendre les personnages soudain un peu antipathiques et capricieux...

Et dans le montage américain, le film repart à nouveau, après la scène du baiser (qui pourtant fait une fin parfaite) pour un épilogue "18 mois plus tard", afin d'expliquer tout ce que le montage original résumait dans le générique de fin animé.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #123 : DUFF - le Faire-Valoir (2015)

Publié le 6 Mai 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

DUFF - le Faire-Valoir (The DUFF) :

Rebelle, non conventionnelle et ringarde, Bianca (Mae Whitman) découvre qu'au sein de son groupes d'amies lycéennes, elle est la DUFF ("Designated Ugly Fat Friend", la "grosse moche de service"), celle qui est supposée rendre ses amies plus séduisantes par comparaison. Bien décidée à changer son image, elle se tourne vers son voisin sportif et "frenemy" d'enfance, Wesley (Robbie Amell), et le convainc de l'aider à changer en échange de cours particuliers essentiels à ses études. Mais la jalouse et malfaisante Madison (Bella Thorne), ex de Wesley, est bien décidée à leur ruiner la vie à tous les deux...

Un teen movie américain adapté (en très édulcoré) d'un livre à succès, et qui bénéficie d'une distribution très sympathique, que ce soit au niveau des rôles principaux ou des rôles secondaires (Allison Janney, Ken Jeong, etc). Mae Whitman, notamment, compose un personnage très sympathique et attachant... nettement plus que tous les autres personnages féminins, soit dit en passant, ce qui rend assez comique et paradoxal le postulat de départ du métrage.

M'enfin ce n'est pas forcément une grande surprise, à vrai dire, car de manière assez similaire, le récit est, quant à lui, globalement tellement balisé et prévisible qu'on peut presque en lister tous les rebondissements plus d'une demi-heure à l'avance.

Autant dire que le projet repose totalement, au final, sur les épaules de Whitman & co, ce qui permet au film de rester agréable à suivre ; mais malheureusement, ça ne suffit pas pour faire de ce métrage quelque chose de particulièrement mémorable.

3/6 (avec une distribution plus quelconque, ça aurait été plus près de 2/6)

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Un film, un jour (ou presque) #205 : Bad Teacher (2011)

Publié le 28 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Bad Teacher :

Arriviste et sans-gêne, Elizabeth (Cameron Diaz) est prête à tout pour se trouver un mari aisé, et néglige totalement son poste d'enseignante ; lorsque son fiancé la plaque après avoir découvert ses manigances et ses habitudes déplorables, Elizabeth est contrainte de se rabattre sur Scott (Justin Timberlake), un jeune enseignant remplaçant, héritier d'une famillle fortunée. Mais elle a de la compétition, car Amy (Lucy Punch), une collègue bien sous tous rapports, a elle aussi des vues sur Scott, et n'apprécie pas du tout les méthodes "alternatives" d'Elizabeth.

Avant la série tv, il y avait Bad Teacher, le film, une comédie signée Jake Kasdan, et écrite par deux scénaristes de The Office US et de Hello Ladies.

Seul problème, si la distribution du métrage est particulièrement sympathique (principalement tous les seconds rôles, de Lucy Punch à Kaitlyn Dever, en passant par Timberlake, Smith, Higgins, Segel, Munck, ou encore Lennon), ce métrage gentiment vulgaire et trashouille manque cruellement de punch, et ne parvient jamais à vraiment décoller.

La faute au script, beaucoup trop inégal, à un montage par moments un peu bancal et abrupt, et à Cameron Diaz qui, si elle fait preuve d'une belle énergie, et se donne à fond dans un personnage pourtant pas très attachant, ne convainc pas toujours dans ce rôle de super-canon irrésistible, mangeuse d'hommes, et au sex-appeal absolu.

Certes, c'est une question de goûts personnels, mais bon... en ce qui me concerne, Ari Graynor était nettement plus convaincante dans l'adaptation tv. Enfin bref, passons.

Pour résumer, une comédie très inégale, au script un peu trop léger et au rythme mollasson, mais qui évite le naufrage complet grâce à l'énergie de ses acteurs, en particulier une Lucy Punch exemplaire.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #208 : Drôles d'Oiseaux (2011)

Publié le 2 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Drôles d'Oiseaux (The Big Year) :

Dans l'univers impitoyable des ornithologues amateurs, une année parfaite est l'objectif de tous les amateurs d'oiseaux : réussir à voir le plus grand nombre de volatiles possibles en moins de 365 jours. Cette année, trois hommes sont en compétition : Kenny (Owen Wilson), l'actuel détenteur du record, Stu (Steve Martin), un riche homme d'affaires fraîchement retraité, et Brad (Jack Black), un trentenaire divorcé sans perspective d'avenir. S'engage alors un combat de chaque instant entre les trois compétiteurs...

Casting particulièrement prestigieux (outre les trois acteurs principaux, on a  Rashida Jones, Anjelica Huston, Jim Parsons, Rosamund PIke, Joel McHale, Corbin Bernsen, Kevin Pollak, etc, etc, etc) pour cette comédie narrée en voix-off par John Cleese, sur un un sujet des plus improbables.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend jamais, et le film est beaucoup trop inégal pour fonctionner : les gags sont rares, le film est assez mal rythmé, les intrigues parallèles ne sont pas assez abouties, et le tout ronronne très rapidement, manquant d'énergie et de dynamisme, ce qui s'avère assez rédhibitoire.

Reste le fond gentillet du film (il faut suivre ses rêves, connaître ses priorités, trouver un sens à sa vie, blablabla), et des paysages assez jolis, mais bon, c'est franchement trop peu. Et donc franchement dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #223 : Témoin à louer (2015)

Publié le 26 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Témoin à louer (The Wedding Ringer) :

Doug Harris (Josh Gad), un avocat fiscaliste rondouillard à la vie sociale inexistante, est sur le point d'épouser Gretchen (Kaley Cuoco), une superbe blonde clairement hors de sa catégorie. Seul problème : il n'a pas de témoins de mariage, et doit donc se tourner vers Jimmy Callagan (Kevin Hart), un "témoin professionnel" qui gagne sa vie en remplaçant au pied levé les témoins absents lors des cérémonies. Et tandis que Jimmy met sur pieds une équipe de faux témoins, progressivement, Doug commence à s'attacher à lui...

Une comédie façon bromance qui est affreusement plate, avec un script qui aurait aussi bien pu être tourné avec Kevin Hart et Adam Sandler, ou bien Jon Favreau et Vince Vaughn.

Passons sur le traditionnel couple improbable "petit gros insipide et timide + grande blonde sexy et extravertie" typique de ce genre de film (qui ici, pour une fois, il connaît une fin logique), et concentrons-nous sur le reste du film, qui se contente de dérouler son postulat improbable à grand coup de slapstick, de véritable émotion profonde sur le besoin d'avoir un ami©® et de clichés prévisibles.

Pour faire simple, tout le monde semble en pilotage automatique, le film est un peu longuet, et l'humour ne fonctionne pas particulièrement bien (notamment dans les moments graveleux), ce qui donne rapidement envie de passer à autre chose (j'ai ainsi eu fortement envie de jeter l'éponge dès la première moitié du métrage).

Heureusement, le capital-sympathie de la distribution (surtout les seconds-rôles, malheureusement quasiment tous sous-exploités) sauve un peu les meubles. Mais pas beaucoup.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 29 - S.O.S. : Save Our Skins (2014)

Publié le 1 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Science-Fiction, UK

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

S.O.S. - Save Our Skins :

En voyage à New York pour se rendre à une convention de pop culture, deux geeks anglais, Ben (Nat Saunders) et Stephen (Chris Hayward), s'aperçoivent un matin qu'ils sont seuls sur Terre, et que tout le monde a disparu. Problème : le duo est particulièrement stupide, et en réalité, il n'est pas seul, puisqu'une force étrange est responsable de cette situation...

Une comédie d'horreur/sf anglaise lorgnant sur Paul (et un peu sur Shaun of The Dead), et initialement produite sous la forme d'une websérie de 13 épisodes, puis rapiécée pour en faire un long-métrage cinéma, écrit et interprété par Saunders & Hayward, deux scénaristes de sitcoms britanniques.

Sans surprise, le résultat est très très épisodique, haché et inégal, avec un enchaînement de mini-segments de 5 à 7 minutes, qui fonctionnent tous sur le même mode : glande à base de références geeks, un peu de tourisme, rencontre de quelqu'un ou de quelque chose d'étrange (un monstre, un cannibale, une folle, etc), disparition de la chose/personne en question, et passage à autre chose.

Autant dire que selon les rencontres, ce road-movie est plus ou moins intéressant, et surtout plus ou moins drôle (plutôt moins que plus, en fait, vu que les dialogues/vannes à base de name-dropping geek lassent très rapidement et que la scène de vomi est naze, mais certains moments absurdes ne fonctionnent tout de même pas trop mal), ce qui donne au final une comédie assez oubliable, d'autant qu'elle souffre d'un budget ultra-limité, et d'un rendu visuel plutôt laid.

Cela dit, j'ai bien aimé l'alien doublé par Peter Serafinowicz.

Un tout petit 2.5 ou 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 39 - Dark Space (2013)

Publié le 6 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Dark Space :

Partis en navette pour passer du bon temps sur Centari 5, une planète touristique, un groupe de six jeunes fêtards s'écrase sur un astre inconnu. Là, ils découvrent rapidement qu'ils ne sont pas seuls, et qu'ils sont pris entre deux feux, à savoir la population indigène, et une escouade armée jusqu'aux dents qui les traque.

Un survival de SF au budget microscopique (produit par un studio dont l'ordre de marche est habituellement de singer au maximum les techniques de The Asylum afin de produire des mockbusters encore plus ratés) et qui transpose ici dans l'espace un bon vieux slasher des familles, avec ces jeunes délurés qui tombent en panne au milieu de nulle part et doivent survivre aux maychants autochtones psychopathes qui vivent dans les bois.

Tout est ultra fauché (si Survivor souffrait d'un budget limité, ici, ça semble avoir été tourné avec 1€50), les personnages sont des stéréotypes ambulants (hippie, nerd, sportive, bro, mec bien, parano) assez mal joués et globalement à baffer, et passée l'intro aux effets numériques potables, on se retrouve dans la nature californienne, où les protagonistes doivent survivre contre des singes extraterrestres, et contre des soldats en armure de Halo.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire ici : c'est mauvais, cheap, mal joué et mal rythmé, et il n'y a même pas une tête connue qui pourrait permettre au film de passer sur Syfy.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #231 : Electric Boogaloo (2014)

Publié le 19 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Histoire, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Horreur, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Electric Boogaloo (Electric Boogaloo: The Wild, Untold Story of Cannon Films) :

Dans les années 80, Menahem Golan et Yoram Globus, deux immigrés israéliens installés aux USA et passionnés de cinéma, décident de faire des films. Ensemble, ils prennent la tête du studio Cannon, qui devient rapidement réputé pour ses séries Z opportunistes, ses films d'action produits à la chaîne, et son érotisme racoleur. Mais bien vite, la paire Golan-Globus commence à avoir la folie des grandeurs, et à vouloir conquérir le monde tout en acquérant une certaine respectabilité : une ambition qui va mener Cannon à sa perte.

N'importe quel cinéphile digne de ce nom et ayant grandi dans les années 80 savait à quoi s'attendre lorsque le logo de Cannon apparaissait à l'écran : un plaisir déviant et coupable, du mauvais cinéma pop-corn, bien souvent cependant assez hilarant, que ce soit volontairement ou non.

Et ce documentaire énergique et passionné fait vraiment un tour d'horizon complet du phénomène Cannon et de ses failles incurables, à grands renforts d'entretiens avec toutes les personnes concernées, acteurs, employés, techniciens, etc.

Tout le monde... ou presque, puisque manquent quelques noms importants (comme Chuck Norris ou Van Damme), ainsi que les principaux intéressés, Golan & Globus... qui ont préféré mettre en chantier leur propre documentaire pour tenter de prendre de vitesse ce métrage-ci.

On ne se refait pas !

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 58 - Puffball (2007)

Publié le 15 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller, UK, Irlande

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Puffball - The Devil's Eyeball :

Liffey (Kelly Reilly), une jeune architecte ambitieuse, s'installe dans un vieux cottage irlandais pour le remettre à neuf. L'ancienne propriétaire de la maison, la vieille Molly (Rita Tushingham) habite désormais de l'autre côté de la forêt, non loin de sa fille Mabs (Miranda Richardson), de son mari Tucker (William Houston) et de leurs trois filles. Mais Mabs veut un nouvel enfant, un garçon, et pour ce faire, elle se tourne vers la magie noire, pour réactiver la fertilité du couple. Et quand Liffey tombe enceinte après une brève aventure avec Tucker, Mabs et Molly sont bien décidées à mettre un terme à cette grossesse, quitte à avoir, de nouveau, recours à des forces surnaturelles...

Un long-métrage principalement irlandais, adapté d'un roman par Nicolas Roag (Don't Look Now), et qui traite du problème de la maternité et de ses conséquences et ses enjeux, sur un mode semi-fantastique. Je dis "semi-fantastique" car franchement, à regarder la première heure de ce métrage au style très vieillot, on a plutôt l'impression que le sujet du film, c'est la vie sexuelle maladroite et embarrassante des paysans irlandais, telle que filmée dans les années 70.

Parce que bon, entre ses scènes de sexe à la fois tous publics, et volontairement tout sauf glamour ; ses effets visuels ridicules et datés (la surimposition d'un foetus sur un champignon, dès le premier quart d'heure, donne tout de suite le ton : ensuite, c'est pire) ; ses acteurs en roue libre (j'aime bien Kelly Reilly, habituellement, mais là tout le monde surjoue, avec une mise en scène et une interprétation globalement maniérées) ; son script volontairement abscons, et souffrant d'un symbolisme pataud ; et sa musique immonde (de par son hors-sujet), façon easy listening celtique totalement déplacé...

... on se retrouve devant un métrage imbitable et imbuvable, qui ne donne qu'une envie : qu'il se termine rapidement. Pas de bol, le film fait près de 2 heures.

1.25/6

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Critique éclair : Deadbeat, saison 2

Publié le 24 Mai 2015 par Lurdo dans Télévision, Critiques éclair, Review, Comédie, Sitcom, Fantastique, Hulu

RIP : Fauchés et sans repos (Deadbeat), saison 2 :

Kevin Pacalioglu (Tyler Labine) est un stoner/slacker new-yorkais, bon à rien sans avenir, et qui n'a qu'un seul talent : celui de voir et de parler aux esprits ne parvenant pas à trouver la paix dans l'au-delà. Face à lui, Camomile White (Cat Deeley), une fausse médium médiatisée, qui est bien décidée à exploiter les dons de Kevin à son propre bénéfice...

Peu de nouveautés dans cette saison 2 : un générique animé assez amusant, et un personnage supplémentaire, celui d'un nain, sidekick du pote dealer du héros.

Le reste est dans la continuité directe de la saison 1, avec des problèmes intrinsèques qui continuent d'être présents ; l'humour slacker/marijuana/pipa/caca/vomi/foutre est lourd, à la longue ; le format "ghost of the week" finit par être mécanique et formulaïque jusqu'à l'écoeurement, un souci d'autant plus notable que le show est présenté en mode binge-watching par Hulu ; les personnages sont presque tous des connards, que ce soit le lead, l'antagoniste, le nain, et même la fantômette dès lors qu'elle se rapproche de sa copine fantôme ouvrière ; et il y a une fâcheuse tendance à désamorcer le moindre cliffhanger ou la moindre évolution dès la scène suivante, ce qui est assez agaçant.

Après, le duo principal "slacker & sa copine fantôme" ne fonctionne pas trop mal, et le développement de sa relation fonctionne plutôt bien, même si le tout est ultra-prévisible. D'ailleurs, dans le registre "prévisible" la première moitié de cette saison de 13 épisodes s'avère assez quelconque, et enchaîne les épisodes basiques ; il faut attendre la seconde moitié pour que les scénaristes se lâchent un peu, avec en prime quelques guests sympatoches (Danny DeVito, Fred Armisen, ou encore James Franco en pervers exhibitionniste, et Zachary Levi en Abraham Lincoln), et des épisodes qui donnent plus dans la parodie ouverte de genres (théâtre, film de casse, buddy cop movie des 80s, épisode de Noël) que dans le GOTW. D'ailleurs, ce n'est pas surprenant de voir que le show commence à se lâcher dès qu'il met de côté l'antagoniste du héros, et dès qu'il fait revenir le blob en plastique.

Mais quand l'antagoniste revient, dans le dernier épisode, ça retombe assez à plat. Donc une saison 2 assez bipolaire, très moyennement convaincante, mais finalement, comme je le disais plus haut, dans la continuité de la saison précédente, pour le meilleur et pour le pire.

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 80 - Projet 666 (2015)

Publié le 26 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Projet 666 (Backmask, aka Exeter, aka The Asylum) :

Une bande de jeunes débiles va faire la fête dans un asile abandonné, en cours de rénovation par un prêtre, Père Conway (Stephen Lang). Mais bien vite, les choses dégénèrent, et une entité surnaturelle se manifeste...

J'ai rarement détesté un film d'horreur à ce point. Je ne sais pas ce que Marcus Nispel avait en tête avant d'entamer ce métrage, s'il visait un grand nawak à la Sam Raimi ou Mike Mendez, ou bien si les contraintes budgétaires l'ont obligé à partir dans cette direction, mais le fait est que ce métrage est tout simplement insupportable.

C'est un film débile, avec des jeunes débiles qui font des trucs débiles, lisent des trucs débiles, ingèrent des trucs débiles, et vont sur le web pour lire des trucs débiles... ce qui pourrait donner quelque chose de drôle ou de décalé, mais la moindre tentative de second degré ou de décalage assumé est tout simplement plombée par un montage et une réalisation cache-misère qui ruinent totalement tous les effets.

Bon, en plus, le script est creux et prévisible au possible, ce qui n'aide pas, et le film n'a ni structure ni rythme, juste des moments et des scènes stupides montés bout à bout sur un très vague semblant de récit.

Il ne reste alors qu'une poignée de scènes gores pas désagréables, mais bon, c'est très peu.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 96 - Mimic 3 : Sentinel (2003)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Mimic 3 - Sentinel :

Survivant de l'épidémie virale ayant mené à la création des insectes Judas, Marvin (Karl Geary) a désormais une vingtaine d'années et, hypersensible à d'innombrables facteurs biologiques et environnementaux, il passe le plus clair de son temps dans sa chambre, cloîtré, à observer les autres habitants de l'immeuble au travers de l'objectif de son appareil photo. Parmi ceux-ci, Carmen (Rebecca Mader), une jolie voisine, et "l'éboueur" (Lance Henriksen), un nouvel arrivant étrange et secret, dont les déplacements nocturnes correspondent étrangement à des disparitions inexpliquées dans le quartier. Avec l'aide de sa soeur Rosy (Alexis Dziena) et de Carmen, Marvin va mener l'enquête, et découvrir que les Judas n'ont pas tous été exterminés.

Écrit et réalisé par JT Petty, (scénariste/réalisateur de The Burrowers & de Hellbenders), cette seconde suite de Mimic lorgne très fortement (et de manière totalement assumée) sur Fenêtre sur Cour d'Hitchcock, dont elle reprend de nombreux éléments.

En comparaison de Mimic 2, ce troisième opus est ainsi nettement plus réussi, et presque aussi bon que l'original, en ce qui me concerne, tant Mimic 3 reste condensé (moins de 75 minutes), va droit au but, et sait garder ses créatures dans les ténèbres afin de ne pas dévoiler son budget limité.

C'est plutôt bien joué (même si Dziena peut agacer par moments, elle reste globalement sympathique), c'est court, direct, sans fioritures, et c'est suffisamment maîtrisé au niveau technique pour convaincre.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #165 : Parallels (2015)

Publié le 3 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Netflix, Fantastique, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Parallels :

Ronan (Mark Hapka), sa soeur (Jessica Rothe) et leur voisin pot-de-colle (Eric Jungmann) se rendent à un rendez-vous fixé par leur père dans un immeuble étrange, en centre ville. Quelques instants après y être entrés, une machinerie étrange se déclenche, et transporte l'immeuble et ses trois occupants dans une dimension parallèle, où ils rencontrent Polly (Constance Wu), qui leur explique la situation : l'immeuble relie toutes les dimensions parallèles existantes, et bascule de l'une à l'autre toutes les 36 heures...

Concept de série télévisée produit par l'un des showrunners de The Lost Room pour Fox Digital, et transformé en cours de route en long-métrage de 83 minutes diffusé sur Netflix, long-métrage qui se termine forcément en queue de poisson, dans l'attente d'une suite éventuelle qui ne viendra probablement jamais.

Et ce n'est pas très étonnant, à vrai dire, puisque cette combo pilote + premier épisode n'est qu'une grossière resucée de Sliders, avec malheureusement une distribution globalement insipide et transparente, qui interprète ses personnages (déjà pas très malins ou intéressants) sans finesse aucune (exception faite de Constance Wu, amusante en glisseuse sarcastique, désabusée et blasée).

Rien de mémorable, et assez mauvais si on le juge en tant que film à part entière. En tant que pilote de série tv, ce n'est pas terrible non plus, et clairement pas inspiré, mais ça reste regardable, donc :

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #187 : La Ligue des Justiciers - Dieux et Monstres (2015)

Publié le 4 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, Fantastique, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Ligue des Justiciers - Dieux et Monstres (Justice League - Gods & Monsters) :

Dans un univers parallèle plus sombre et violent, Superman (Benjamin Bratt) se nomme Hernan Guerra, fils de Zod recueilli, à son arrivée sur Terre, par des immigrés mexicains ; Batman (Michael C. Hall) est Kirk Langstrom, un savant devenu vampire après avoir tenté de se débarrasser de son cancer ; et Wonder Woman (Tamara Taylor) est Bekka, autrefois fiancée au Néo-Dieu Orion. Ensemble, ils font respecter la loi et l'ordre sur Terre, malgré la méfiance du gouvernement et des citoyens... jusqu'au jour où de célèbres savants sont tués selon des méthodes qui semblent pointer la Ligue des Justiciers du doigt : à eux de prouver leur innocence avant qu'il ne soit trop tard...

Un long-métrage animé du DCU qui a fait l'événement, car il signe le retour de Bruce Timm aux commandes de cet univers. Et c'est donc un choix assez étrange de faire de ce grand retour un métrage se déroulant dans un univers alternatif, une sorte de gros What If sorti de nulle part (j'ai toutefois cru comprendre que Timm voulait initialement adapter The Authority, mais a dû se rabattre là-dessus), et qui a de quoi déstabiliser les fans de la Justice League.

Cela explique probablement les nombreuses réactions indignées des fans et des critiques, qui ont fait un rejet en bloc du film... moi-même, je n'étais pas très chaud, d'autant qu'il faut bien l'admettre, le design des trois personnages principaux est particulièrement insipide, pour ne pas dire mauvais.

Et puis finalement, petit à petit, j'ai fini par me prendre au jeu de ces versions différentes des héros DC, aux origines narrées en flashback, dans un script assez classique, mais qui fonctionne.

Reste néanmoins des problèmes de casting (Paget Brewster en Lois ne fonctionne pas du tout pour moi) ou d'intérêt global (le tout est assez convenu), mais je ne me suis pas ennuyé, et ça fait toujours plaisir de retrouver un style visuel plus classique et efficace, qui change des mochetés auxquelles le DCU nous avait habituées.

3.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 122 - La Malédiction des Whateley (1967)

Publié le 3 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Lovecraft, Drame

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Malédiction des Whateley (The Shuttered Room) :

Adoptée après une enfance tragique, Susannah (Carol Lynley) apprend un jour que ses parents biologiques ne sont plus, et qu'elle vient d'hériter de leur propriété, sur l'île de Dunwich, au large du Massachusetts. Accompagnée par son époux Mike (Gig Young), elle part alors pour Dunwich, où elle découvre une communauté hostile et ignorante, aux moeurs arriérées. Et tandis que le couple s'intéresse à un vieux moulin, ils sont prévenus par la tante excentrique de Susannah, Agatha (Flora Robson), de ne pas s'en approcher, car quelque chose d'étrange hante les parages...

Moui.

Je ne sais pas trop ce à quoi je m'attendais avant d'attaquer cette adaptation d'un récit de Lovecraft/Derleth... mais une chose est sûre, je ne m'attendais pas à ça.

Entre sa réalisation télévisuelle assez pataude (c'est le premier long-métrage de David Greene, réalisateur tv anglais) et datée, son interprétation très inégale, sa musique free jazz & percussions qui détruit la moindre tentative d'ambiance ou de suspense, et son script tout simplement plat et insipide, à base de paysans arriérés et de secret de famille tragiquement réaliste et quelconque, ce long-métrage est d'un ennui confondant.

Tout le mystère, l'étrange et le surnaturel de la nouvelle originelle sont ici aux abonnés absents, et avec eux, c'est tout l'intérêt du film qui s'est fait la malle.

Énorme bof, donc, pour un film qui n'est jamais à la hauteur de la nouvelle d'origine, ou même de son titre français.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 129 - La Maison des Ombres (2011)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Drame, Fantastique, Halloween

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La Maison des Ombres (The Awakening) :

Dans le Londres des années 1920, Florence Cathcart (Rebecca Hall) est une sceptique troublée et amère qui compense la mort de son bien-aimé lors de la guerre en chassant les fantômes, et en démasquant à tour de bras les pseudos-médiums et arnaqueurs en tous genres. Un jour, cependant, Robert Mallory (Dominic West), le proviseur d'un pensionnat pour jeunes garçons, vient la trouver, pour lui demander de mener l'enquête sur la mort récent d'un de ses élèves, décédé après avoir apparemment vu un fantôme...

Un long-métrage anglais qui bénéficie d'une jolie atmosphère, d'une réalisation soignée, et d'une interprétation convaincante (notamment de Rebecca Hall)... mais qui souffre malheureusement d'un problème de taille : il donne longtemps l'impression d'avoir été vu et revu des centaines de fois, et d'être particulièrement générique, y compris au niveau de ses personnages et de leurs motivations.

Pire : arrivé aux 3/4 du film, le métrage décide d'abattre ses cartes, et d'enchaîner les rebondissements improbables, révélant ainsi des choses au sujet de l'enfant fantôme, mais aussi du passé de l'héroïne... et là, honnêtement, ça ne fonctionne pas vraiment pour moi.

C'est un toutéliage trop capillotracté, trop brouillon, et la fin too much n'aide vraiment pas à digérer le tout. D'autant qu'en prime, la musique se fait parfois un peu trop dramatique, ce qui a un effet contre-productif sur ce qu'elle illustre.

Dommage donc que le film soit en grande partie prévisible, peu effrayant et donc aussi plat, car il y avait là le potentiel de quelque chose de plus satisfaisant.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 131 - Area 51 (2015)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Science-Fiction

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Area 51 :

Après avoir été enlevé, une nuit de fête, par une force qu'il ne comprend pas, Reid (Reid Warner) se prend de passion pour le phénomène extraterrestre, et décide de s'introduire dans la fameuse Zone 51. Pour cela, il réquisitionne l'aide de ses deux meilleurs amis, Darrin (Darrin Bragg) et Ethan (Ben Rovner), et grâce aux informations fournies par Jelena (Jelena Nik), la fille d'un ancien employé de la base, et aux cartes d'accès d'un homme de ménage, il se lance à l'assaut de Groom Lake, sans jamais cesser de filmer cette mission suicide.

Oren Peli - réalisateur et scénariste du médiocre Paranormal Activity, scénariste de ses médiocres suites, de la médiocre série tv The River, du médiocre Chroniques de Tchernobyl, et producteur des très très inégaux Insidious - remet ici le couvert derrière la caméra et au scénario (co-écrit avec l'acteur Christopher Denham) en mettant le genre found-footage à la sauce extraterrestre.

Et c'est un splendide navet qu'il nous sert ici, un navet qui passe près de la moitié de sa durée à filmer (sans véritable justification, d'ailleurs) la préparation de la mission de ces protagonistes dude-bros, insipides et jamais vraiment convaincants ; un navet plat, générique, sans la moindre inspiration, qui rajoute au film une visite dans un strip-club qui n'a d'autre intérêt que de montrer pendant quelques instants des fesses et des seins en vue subjective, et qui, lorsque vient le moment d'investir la Zone 51, se dégonfle comme une belle baudruche faute de tension ou d'idées originales (et ce ne sont pas les quelques effets spéciaux fauchés qui changent quoi que ce soit au bilan) ; un navet qui a été tourné en 2009, et qui ne sort qu'aujourd'hui, pour des raisons on-ne-peut-plus évidentes, parmi lesquelles de nombreux problèmes de logique interne (la combinaison isotherme magiquement à la taille et aux formes de la demoiselle qui s'invite pourtant sans prévenir, par exemple) et de structure (le film finit par séparer le groupe en deux unités une fois dans la Zone 51, et par passer de l'une à l'autre, ce qui empêche la moindre montée en tension et en puissance du récit).

Même dans un genre pourtant largement nivelé par le bas, et avec une barre à franchir qui est à ras de terre, ce métrage est une belle perte de temps assez agaçante. À éviter.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 134 - Teddy, la mort en peluche (1981)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

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Teddy, la mort en peluche (The Pit) :

Jeune garçon de douze ans un peu autiste et maltraité par tout son entourage, Jamie (Sammy Snyders) a deux secrets : le premier, c'est qu'il parle à Teddy, son ours en peluche... et que celui-ci lui répond. Le second, c'est qu'il a découvert, au fond des bois, un puits où vivent des créatures difformes et agressives. Suivant les conseils de Teddy, Jamie va alors commencer à se débarrasser de tous ceux qui lui font du mal, en les jetant un à un dans le puits...

Un petit film d'horreur canadien méconnu et assez fauché, mais qui s'avère étrangement réussi.

Certes, tout n'est pas très bien joué ou très crédible, et le film s'éparpille, ne sachant pas s'il veut raconter l'histoire de Jamie, psychopathe en puissance, qui a des rapports étranges avec les femmes et avec sa mère ; celle des créatures du puits, qui s'échappent dans le dernier quart d'heure, et sont traquées par les autorités ; ou celle de Teddy, un ours vraisemblablement possédé, qui bouge même lorsque personne n'est la pièce avec lui (et qui bizarrement, passe un peu à la trappe au cours du récit, comme oublié par le scénariste au profit des monstres du puits).

Mais en ne se prenant pas trop au sérieux, le film parvient paradoxalement à créer de vrais moments glauques et pesants, lorsque Jamie laisse s'exprimer son côté pervers et ses hormones en folie (le jeune acteur est d'ailleurs plutôt convaincant).

On regrettera cependant que les vingt dernières minutes se fassent sans le garçon, accusant ainsi une sérieuses baisse d'intérêt, mais heureusement, Jamie refait surface pour la dernière scène, assez savoureuse.

Une bonne petite surprise, pour peu que l'on n'ait pas d'attentes démesurées.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #705 : André le Géant (2018)

Publié le 3 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Biographie, HBO, WWE, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

André le Géant (Andre the Giant) :

Très bon documentaire HBO/WWE sur la vie d'André Roussimoff, plus connu sous le nom d'André le Géant, figure incontournable du monde du catch dans les années 70-80, et en grande partie responsable de la montée en puissance de la WWF, sous l'égide de Vince McMahon.

Alors sans surprise (c'est du catch, après tout), le documentaire triche un peu sur certains faits historiques, et sur la véritable dimension mythologique d'André, mais c'est néanmoins très bien produit, et le métrage s'avère même particulièrement touchant.

À la fois touchant par l'histoire qu'il retrace, mais aussi touchant parce qu'il ne dissimule pas les épreuves tant morales que physiques qu'André a dû endurer, et qui ont fini par lui coûter la vie.

Et aussi, plutôt touchant par les témoignages nostalgiques de l'équipe du film Princess Bride, et par ceux, émus et quasi-larmoyants, de certaines figures incontournables du milieu, qui semblent vraiment tous n'avoir que du positif à dire sur André (voir Vince McMahon au bord des larmes car il regrette la manière dont il a parfois traité André, et dont les choses se sont terminées entre eux, ça a quelque chose de troublant).

On pourra regretter une mise en avant un peu trop prononcée de Hogan (documentaire WWE oblige) qui manque de phagocyter une partie du récit, ainsi qu'une vraie tendance à avoir la main lourde sur l'illustration musicale, pour rythmer le tout et rendre les témoignages toujours plus émouvants à base de violons tire-larmes... mais bon, rien de bien méchant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #840 : Operation Odessa (2018)

Publié le 19 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Thriller, Policier, Showtime, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Opération Odessa :

Au début des années 90, trois compères - un mafieux russe surnommé Tarzan, un businessman douteux de Miami, et un criminel cubain à ce jour toujours recherché par les autorités - décident de s'associer pour acheter des hélicoptères de l'ancienne Union Soviétique, et les revendre à divers trafiquants en tous genres. Mais en chemin, cette opération évolue, et les trois hommes (devenus richissimes et imprudents) finissent par tenter de revendre un sous-marin nucléaire russe à des Colombiens...

Un documentaire de la même équipe que celle de The Seven Five, dont Opération Odessa partage le même sens du rythme, la même énergie et le même dynamisme : c'est coloré, le montage est astucieux, et ça permet de donner vraiment vie à ce qui ne serait, sans cela, qu'un enchaînement d'interviews face caméra, entrecoupées de photos d'archive.

Ici, c'est vivant, drôle et ça permet de donner corps à une histoire des plus improbables, celle de trois bras cassés pas particulièrement futés, mais qui pourtant ont plus ou moins réussi leur coup, puisqu'ils sont tous en liberté, et qu'ils témoignent tous dans le documentaire (ainsi que des représentants des forces de l'ordre, etc).

Bien entendu, il arrive par moments que la forme l'emporte un peu sur le fond, et ces criminels ne peuvent s'empêcher de faire preuve de prétention et de se donner des airs de caïds, mais on suit néanmoinscette affaire étrange avec beaucoup de plaisir et d'intérêt, tout en poussant occasionnellement de profonds soupirs atterrés par cette époque et cet environnement décidément des plus déglingués.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 16 - Mayhem (2017)

Publié le 10 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Mayhem - Légitime Vengeance :

Lorsqu'un virus désinhibant ceux qui en sont infectés se répand dans l'immeuble d'une firme d'avocats sans scrupules, tous les employés perdent pied et commencent à s'entretuer. Derek Cho (Steven Yeun), récemment renvoyé, décide d'en profiter pour se venger de ses patrons, avec l'aide d'une ex-cliente (Samara Weaving) : commence alors une suite d'affrontements sanglants et brutaux opposant le duo à toute la hiérarchie de l'entreprise...

On pense forcément à The Belko Experiment en découvrant ce métrage signé Joe Lynch (Everly, Détour Mortel 2, Chillerama), tant les deux postulats ont des similarités. 

Mayhem, cependant, est nettement plus percutant et rythmé que le film de McLean : avec sa réalisation dynamique et assez ludique, et son propos décomplexé et ultra-bourrin, on se prend plus rapidement au jeu du film de Lynch, et au parcours de son protagoniste.

Malheureusement, l'énergie du métrage ne tient pas la distance, et une fois la moitié du film écoulée, Mayhem commence à devenir un peu répétitif, et à tourner en rond (comme Everly avant lui). L'interprétation en roue libre de tout le monde n'aide pas forcément non plus : à petites doses, ou plus maîtrisé, un tel jeu exubérant peut fonctionner. Sur 90 minutes, c'est plus compliqué.

Sans oublier la fin un peu précipitée, et qui tombe à plat.

J'ai nettement préféré à Belko (le duo principal de Mayhem, notamment, est assez sympathique), mais ce n'est pas exceptionnel pour autant.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 19 - Le Petit Vampire 3D (2017)

Publié le 12 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse, Allemagne, Hollande, UK, Danemark

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Le Petit Vampire (The Little Vampire 3D) :

Le clan de Rudolph (Rasmus Hardiker), un petit vampire semblant avoir 13 ans, est menacé par un chasseur maléfique, Rookery (Jim Carter). Jusqu'à ce que Rudolph fasse la connaissance de Tony (Amy Saville), un garçon américain du même âge que lui, en vacances en Europe centrale, et qui est passionné par tout ce qui est macabre : aussitôt, les deux nouveaux amis décident de mettre leurs talents en commun pour sauver les proches de Rudolph, avant qu'il ne soit trop tard...

Une adaptation animée des romans d'Angela Sommer-Bodenburg, qui tient en fait beaucoup plus du remake du film de 2000 (on en retrouve les grandes lignes, la vache-vampire, et Jim Carter + Alice Krige au doublage) que d'une adaptation à proprement parler des livres d'origine.

Et malheureusement, on se trouve ici dans un film animé assez quelconque, et plutôt limité, techniquement parlant : si les décors sont assez réussis, les personnages sont particulièrement lisses, la direction artistique peu mémorable, et l'animation, dans son ensemble, assez inégale et limitée selon les personnages et leur importance.

Au niveau histoire, c'est un peu la même chose, avec un script qui passe beaucoup trop de temps sur Rookery, le méchant, et sur son acolyte, et qui néglige de développer les vampires, leurs personnalités diverses, etc.

Résultat, comme tout cela se combine à beaucoup de poursuites et de slapstick, on se retrouve devant un film d'animation un peu raide, un peu vide, et à réserver aux plus jeunes.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 36 - 10x10 (2018)

Publié le 22 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Thriller, UK

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10x10 :

D'apparence ordinaire, Lewis (Luke Evans) est obsédé par l'idée de se venger de Cathy (Kelly Reilly) : il la kidnappe ainsi sur un parking, et la ramène chez lui, où il l'enferme dans une cellule isolée, et tente de lui faire avouer un secret qu'elle est la seule à connaître...

Un thriller anglais écrit par Noel Clarke (Mickey de Doctor Who, décidément un scénariste assez médiocre, cf The Anomaly et Storage 24), se déroulant quasi-intégralement entre les quatre murs d'une maison, voire entre ceux d'une cellule, et qui repose intégralement sur l'interprétation très solide de Luke Evans et de Kelly Reilly...

Et ça s'arrête plus ou moins là, puisque dans l'absolu, le tout manque cruellement de subtilité et de vraisemblance, comme par exemple dans la manière dont cette prisonnière d'1m65, les mains ligotées, parvient à plusieurs reprises à prendre physiquement le dessus sur son ravisseur d'1m85, et est régulièrement sur le point de s'échapper ou de le tuer, avant d'être reprise in extremis...

Une fois, ça passe ; deux fois, à la limite ; mais quand ça se répète à de multiples reprises jusqu'à la fin, ça coince.

La crédibilité n'est donc pas forcément le point fort du film, d'autant que l'on devine très rapidement les tenants et les aboutissants de l'intrigue, et de ses rebondissements tous très prévisibles (la porte du garage, un fusil de Tchekhov vraiment trop surligné)...

La grande explication des raisons de cet enlèvement, notamment, semble clairement conçue pour faire basculer le film, et faire changer le spectateur de camp ; elle arrive cependant bien trop tard, et la caractérisation pataude des personnages fait que le film a beau s'énerver à l'écran, avec du sang et des cris, ça laisse globalement de marbre.

Pas grand chose à retenir, donc, si ce n'est l'interprétation des deux acteurs principaux.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 42 - Hostile (2017)

Publié le 24 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, France, Science-Fiction, Romance, Drame

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Hostile :

Dans un futur post-apocalyptique proche, Juliette (Brittany Ashworth) traverse les étendues désertiques au volant de son véhicule, à la recherche de provisions et de réserves, lorsqu'un accident la prend au piège sous son véhicule endommagé. Et tandis qu'elle tente de se dégager, et d'échapper aux créatures mutantes qui arpentent le désert la nuit, Juliette se souvient de sa vie d'avant, et de sa romance avec Jack (Grégori Fitoussi), un propriétaire de galerie d'art...

Un long-métrage post-apocalyptique et horrifique français, produit par Xavier Gens, réalisé par Mathieu Turi, et tourné en anglais, avec Brittany Ashworth (déjà aperçue dans The Crucifixion de Gens, et dans Accident Man) dans le rôle principal.

Et dans l'ensemble, c'est assez inégal, puisque articulé en deux récits parallèles, qui ne sont pas sans rappeler la structure des épisodes de Lost, et que ces deux récits sont assez déséquilibrés : le film passe ainsi énormément de temps sur ses flashbacks, pour établir la relation amoureuse de Jack & Juliette, et s'avère finalement assez léger en action et en tension.

Les moments survival sont présents, mais ils n'ont pas forcément l'impact nécessaire, puisqu'à chaque fois, on repart en flashbacks, et que c'est souvent assez basique de ce côté là.

Ajoutez à cela des créatures moins impressionnantes que sur l'affiche, et une fin "à twist" qui ne fonctionne pas vraiment, à la fois trop forcée, artificielle et prévisible pour être totalement sincère, et on se retrouve avec un film qui a de bonnes intentions, mais ne parvient pas à totalement les concrétiser, principalement à cause de son écriture.

Dommage.

2.5/6

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