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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 1 (première partie)

Publié le 14 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

1x01-02 - The Caretaker :

mouais. À chaque fois que je le revois (et je l'ai revu un paquet de fois, ce pilote, puisque ce fut à l'époque la première - et longtemps unique - VHS de Voyager en ma possession), de nouveaux défauts me sautent aux yeux, entre la mise en place du show somme toute précipitée et manichéenne (il faut protéger les gentils zelfes innocents des maychants klingons 2.0 !!!), les détails très rapidement oubliés par la suite (et qui ne sont pas très logiques : les Kazons qui ont des vaisseaux spatiaux puissants... mais pas d'eau, l'intégration catapultée du Maquis à l'équipage, qui plus est en uniforme, la manière dont Janeway oublie la Prime Directive, etc), la reproduction holographique du Kentucky par le Caretaker (WTF !?) et les personnages qui ne servent déjà à rien (dédicace à Kim). Bref, sans être nécessairement mauvais, ça ne vole pas très haut, et j'ai toujours un peu de mal à finir ce pilote d'une traite.

1x03 - Parallax :

Un Torres-centric = je suis client, mais bon... le reste du script, c'est du trek ultra-basique, avec cette anomalie spatio-temporelle qui confronte le Vgr à son double décalé dans le temps, du techno-babble creux, et le tout ronronne gentiment sans aller nulle part d'original. Niveau acting, Beltran a parfois un peu de mal à affirmer son autorité de manière naturelle et à débiter les dialogues formels inhérents au rôle de Chakotay, et Kes... hum... no comment, mais tout ça devrait se tasser rapidement...

1x04 - Time and Again :

Waouh, ils font fort : deuxième "vrai" épisode, deuxième histoire d'anomalie temporelle basique et quelconque blindée de techno-babble vide. Et cette fois-ci, c'est sans le développement intéressant d'un seul perso secondaire. C'est ce qu'on appelle un bon départ. Ou pas. Bref... Janeway semble soudain se rappeler que la Prime Directive existe, et qu'il faut l'appliquer de temps en temps (et tant pis si dans le pilote, elle est passée à l'as, cette directive), Kes continue de surjouer, la mécanique temporelle n'est pas forcément très limpide, et à la fin, zou, reboot. C'était bien utile.

1x05 - Phage :

Un peu de meublage à mi-épisode, mais un tout pas désagréable, même si à nouveau, l'application de la Prime Directive (et le sens de la justice de Janeway) est assez discutable... "messieurs les Viidiens, vous volez les organes vitaux d'autres espèces pour assurer votre survie et vous avez attaqué mon équipe... ce n'est pas bien, allez, filez, et qu'on ne vous y reprenne pas, vous avez de la chance que je sois une femme sensible, au bord des larmes et à la voix tremblotante.". Sans oublier la jalousie de Neelix envers Paris, qui ne donne pas trop envie de voir le Talaxien s'en sortir.

1x06 - The Cloud :

Bon, on passe sur le scénar über-basique à base de bestioles spatiales malencontreusement dérangées par le Voyager, ainsi que sur les maladresses toujours évidentes de l'écriture ("chez Sandrine" et ses clichés franchouillards en carton, au secours !!) et du jeu (même Mulgrew surjoue ponctuellement), et attardons nous sur un point plus sympathique : les interactions entre personnages, assez réussies, notamment Neelix qui trouve que l'équipage du Voyager est composé de boulets qui réagissent en dépit du bon sens et font trouzemille détours inutiles et dangereux. Cépafo.

1x07 - Eye of The Needle :

C'est quand même dommage d'utiliser le gimmick du "le Voyager trouve un moyen de rentrer à la maison, mais ça foire au dernier moment" si tôt dans la série, tant ça enlève beaucoup de l'intérêt et du suspens du récit... d'autant plus dommage que le reste de l'épisode (les espoirs de l'équipage, le développement de l'holodoc) est assez réussi. Par contre, la décision de l'équipage de ne pas tenter de rentrer dans le quadrant Alpha "parce qu'on risque d'influencer la timeline", blablabla, est particulièrement idiote et non-sensique.

1x08 - Ex Post Facto :

Arg, le coup récurrent du membre d'équipage accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, sur une planète étrangère... du recyclage médiocre. Avec une espèce alienne (et son chihuahua "extraterrestre" :facepalm: ) particulièrement cheap et honteuse.

1x09 - Emanations : ZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZ

zzzzzzzzzzzzLarésurrectionduKimZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz

ZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBragazzzzzzzzzzzzZZZZZZZzzzzz

1x10 - Prime Factors :

Voilà pourquoi les scénaristes n'auraient pas dû placer Eye of the Needle si tôt dans la saison : là, lorsqu'arrive cette nouvelle technologie pouvant ramener le Voyager à la maison en un clin d'oeil, ça fait déjà redite. D'autant plus embêtant que l'épisode est assez sympa, avec un semblant de mutinerie à bord quand vient le moment de décider quoi faire de la technologie, et un Tuvok assez surprenant en prime, sans oublier les tensions Maquis/Fédération qui ressurgissent (encore une belle occasion ratée d'avoir un arc narratif consistant, tiens). Bien entendu, tout cela n'aura aucune conséquence à long-terme, et l'équipage du Voyager sucks at diplomacy, mais on ne peut pas tout avoir.

(à suivre)

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 17 - The Sacrament (2013), Scarecrow (2013) & Hurt (2009)

Publié le 7 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Télévision, SyFy, Thriller

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Sacrament :

Accompagné par une équipe de documentalistes de l'agence Vice, un photographe de mode part dans un pays exotique à la recherche de sa soeur, qui vit dans une communauté religieuse dirigée par l'étrange "Père"...

Après ses deux précédents films, techniquement et formellement réussis, mais souffrant de problèmes identiques (une volonté de faire "rétro" à la limite de la pose hipster, et un rythme mollasson jusqu'au dernier quart d'heure), Ty West remet le couvert avec ce found-footage qui fonctionne sur les mêmes principes.

Au programme, donc, style documentaire gonzo à la Cannibal Holocaust (double caution "hipster" donc, avec en prime l'emploi de la compagnie documentaire Vice, typiquement "milieu culturel hipster newyorkais"), utilisation des potes du réalisateur dans les rôles principaux, et rythme problématique, bien que les problèmes soient différents de ceux de  House of the Devil et de The Inkeepers.

Car l'essence de ce Sacrament, c'est de photocopier intégralement l'affaire Jim Jones, et le déroulement du massacre de Jonestown, via le point de vue de l'équipe de Vice. Ce qui ne fonctionne pas pour plusieurs raisons, à commencer par la structure du métrage (première heure, montée de la tension ; ensuite, massacre), qui est affreusement contre-productive.

De par ses connaissances éventuelles sur le déroulement du massacre de Jonestown, le spectateur a en effet deux longueurs d'avance sur les personnages, ce qui, plutôt que d'aider à faire monter la tension, place le spectateur en position ultra-passive, à attendre que l'intrigue avance un peu ; et quand vient le massacre, c'est pire, puisque je cherche toujours l'intérêt à voir le massacre aussi détaillé, étendu en longueurs pendant 20 minutes, etc, alors que la réalité dépasse toujours la fiction.

Pour ne rien arranger, en étendant à ce point la partie "massacre & survival" West abat toutes ses cartes, et dévoile les faiblesses de son film. En lieu et place d'un found-footage crédible, on perçoit alors les problèmes de logique du script (qui est-ce qui a récupéré toutes les bandes pour monter le film, et rajouter les timecodes à l'écran ? Pourquoi la musique d'ambiance ? Pourquoi les effets sonores numériques sur la bande-son ?) et on s'aperçoit que le métrage n'avait nulle autre ambition que de montrer le massacre de manière gratuite et facile, ce qui n'a, en soi, aucun intérêt.

Et puis si la forme est, comme toujours chez West, assez réussie, il en va tout autrement de l'interprétation des personnages principaux. Pas le "Père", excellent, mais le photographe de mode, et son pote journaliste : deux amis de West, aux dons de comédiens particulièrement discutables... Notamment AJ Bowen, qui interprète tout le film avec un ton monocorde et récitatif, qui empêche de trouver son personnage crédible. Embêtant, lorsque l'on est le rôle principal du film...

Bref, comme je l'ai dit plus haut, je cherche toujours l'intérêt de ce métrage. Autant regarder un documentaire sur le véritable massacre de Jonestown, ça sera nettement plus glaçant. Ou bien, il aurait fallu ajouter un argument fantastique à la fin du métrage, histoire de l'écarter un peu de la photocopie pure et simple des évènements réels.

Quoiqu'il en soit, malgré ses talents techniques, West continue d'avoir des problèmes avec les autres aspects de son cinéma, et en retour, je m'ennuie toujours autant devant ses productions.

2/6

Scarecrow (2013) :

À l'occasion du centième "Festival de l'épouvantail" de la ville, un instituteur (Robin Dunne) emmène un groupe d'élèves punis dans une vieille ferme appartenant à l'une de ses amies (Lacey Chabert), pour aider à sa remise en état. Mais à leur arrivée, ils découvrent que l'épouvantail de légende à l'origine de toutes les festivités est une créature surnaturelle et meurtrière bien réelle, et qu'elle vient d'être réveillée par du sang frais...

Un monster movie made in Syfy, ce qui veut logiquement dire que le scénario, le budget et la qualité ne sont pas nécessairement au rendez-vous. Surtout lorsque le scénariste fait des choix étranges, comme celui de bourriner non-stop du début à la presque fin du métrage : à peine Scarecrow commencé, les premiers meurtres commencent... et une fois le carton-titre affiché, il ne faut même pas dix minutes pour que les protagonistes se retrouvent déjà dans une position que l'immense majorité des films du genre met généralement 45-50 minutes à atteindre.

Ce qui a deux effets contradictoires : d'un, pas le temps de vraiment s'ennuyer, on enchaîne les morts à base d'effets honorables pour un budget DTV, et le récit avance bien ; mais de deux, on se contrefiche malheureusement de tous ces meurtres, puisque les personnages ont l'épaisseur de papier à cigarette, et qu'ils meurent tous les uns après les autres dans une indifférence totale.

Ajoutez à cela des acteurs très inégaux (malgré le décolleté de Lacey Chabert, qui fait de son mieux pour retenir l'attention du spectateur), des manques évidents dans le scénario, et l'absence très claire (et inévitable, vu le script) de montée en puissance, et on se retrouve devant un énième Syfy movie, un peu mieux filmé que la moyenne, et avec une créature intéressante, mais dont les 80-85 minutes de métrage ne laisseront pas du tout un souvenir impérissable.

1.75/6

Hurt :

À la mort de Robert, le père de la famille Coltrane, son épouse Helen (Melora Walters) et ses deux enfants Conrad (Jackson Rathbone) et Lenore (Johanna Braddy) abandonnent leur mode de vie privilégié pour trouver refuge chez l'oncle Darryl (William Mapother), dans le désert de l'Arizona. Mais lorsqu'arrive Sarah (Sofia Wassilieva), une orpheline apparemment adoptée par Robert, les choses se compliquent...

Plus qu'un film d'horreur, un thriller (type Lifetime & compagnie) cousu de fil blanc, pas très bien écrit, dont on devine tous les rebondissements et les fausses pistes une demi-heure à l'avance ; en théorie, un film de ce genre n'a qu'une seule chance de s'élever au-dessus de la moyenne : des personnages attachants, et une interprétation solide.

Seul problème : ici, ceux-ci ne sont pas à la hauteur, et suscitent globalement l'antipathie. La mère de famille ? Névrosée et assez mal jouée ; la soeur ? Distante, hostile et glaciale ; le fils ? Dans sa bulle ; l'oncle ? Obsédé par la mère, caractériel et bercé d'illusions...

Reste la demoiselle psychopathe (la même jeune actrice que dans les deux Éloise), assez convaincante, mais aux motivations un peu légères. Bref, un tout assez médiocre et oubliable, qui se regarde d'un oeil TRÈS distrait.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : The Haunting of Hill House (2018)

Publié le 9 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Netflix, Les bilans de Lurdo, Drame

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

The Haunting of Hill House (2018) :

En 1992, alors qu'ils vivent dans la Hill House, un manoir racheté par leurs parents (Carla Gugino & Henry Thomas) pour le rénover et le revendre, les enfants Crain (Paxton Singleton, Lulu Wilson, Julian Hilliard, Mckenna Grace, Violet McGraw) sont traumatisés par des phénomènes surnaturels qui s'amplifient, et qui culminent par une tragédie coûtant la vie à leur mère. 25 ans plus tard, désormais adultes (Michiel Huisman, Elizabeth Reaser, Oliver Jackson-Cohen, Kate Siegel, Victoria Pedretti), ils restent tous marqués à vie par leur expérience. Et bientôt, leur passé se rappelle à eux, alors qu'une nouvelle tragédie les force à retourner une dernière fois à Hill House...

Je l'ai suffisamment mentionné sur ce blog, à l'occasion de ses nombreux films - Absentia, The Mirror, Pas un bruit, Ne t'endors pas, Ouija - Les Origines ou encore Jessie - mais cela mérite d'être répété : année après année, film après film, Mike Flanagan se fait lentement, mais sûrement, une place au panthéon des réalisateurs marquants de l'horreur cinématographique.

Pas tant pour d'éventuels chefs d’œuvre incontournables du genre, mais plus par sa capacité à produire des films réussis, d'une qualité assez homogène, à la réalisation et à l'écriture maîtrisées, et qui ne déçoivent jamais vraiment.

Flanagan est un artisan du genre, et s'il continue ainsi, il ira probablement loin... mais pour le moment, il est sur Netflix.

Et après un Jessie/Gerald's Game plutôt convaincant, Flanagan s'est essayé pour Netflix à un exercice inédit pour lui (la série télévisée), en se mesurant au roman de 1959 de Shirley Jackson, pour en livrer une nouvelle adaptation.

Adaptation très libre, il faut bien l'avouer, et qui n'a pas énormément non plus en commun avec l’œuvre originale (ou avec ses adaptations précédentes, de 1963 et de 1999) : ici, Flanagan (à la réalisation de tous les épisodes, à l'écriture de certains, et au poste de showrunner) ne garde principalement que le cadre (la maison) et certains événements, pour construire et déconstruire 10 épisodes de 50-55 minutes, centrés autour du thème du deuil et du traumatisme.

Le traumatisme de ces enfants devenus adultes dysfonctionnels, incarnant chacun l'un des fameux stages du deuil - le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation - et de leur père, témoin d'événements des plus improbables, des événements narrés au travers de deux chronologies principales qui s'entremêlent et se répondent tout au long de la série.

À Hill House, le présent et le passé sont en effet intrinsèquement liés, et s'influencent directement : visions, fantômes, actions et conséquences, les deux époques présentées à l'écran se déroulent de manière volontairement déstructurée, révélant progressivement leurs secrets aux yeux d'un spectateur parfois déboussolé par ces transitions et ces sauts temporels constants.

C'est clairement voulu par Flanagan, qui place ainsi le spectateur dans la même position que ses personnages : confrontés à des éléments qu'ils ne comprennent pas, à des échos du passé, à des mystères qui se dévoilent petit à petit...

D'ailleurs, formellement, le tout est particulièrement maîtrisé de bout en bout, que ce soit à l'écran, ou sur le papier. Outre la structure probante du scénario (chacun des premiers épisodes est consacré à l'un des enfants Crain, qui se retrouvent ensuite et retournent au manoir en fin de saison), Flanagan se refuse aux effets les plus faciles du genre : ici, pas de terreur alimentée à grands coups de jump scares et autres déchaînements de gore, mais plutôt une approche minimaliste de l'horreur, entièrement basée sur la suggestion et sur l'ambiance pesante du manoir (et de son architecture).

Partout, dans chaque épisode, des silhouettes menaçantes se trouvent en arrière-plan, floues et mal cadrées : statues parfois mobiles, fantômes observant les occupants de la maison, membres blanchâtres ne semblant pas avoir de corps, Flanagan ne souligne jamais tous ces effets (qui échapperont probablement à la plupart des spectateurs au premier visionnage), et il en résulte une ambiance de menace constante. Comme les protagonistes, le spectateur ne sait jamais vraiment s'il a bien vu ce qu'il a vu, et reste donc constamment sur ses gardes : simple mais efficace pour imposer de la tension.

Mais tous ces efforts ne seraient rien sans la distribution de la série, qui est son plus grand succès : tous les personnages sont bien interprétés, le plus souvent attachants (les enfants, notamment, sont impeccables), et cela permet de rendre leurs problèmes relationnels (qui constituent une grande partie de la série) compréhensibles et touchants.

La série fonctionne donc très bien dans son ensemble, et s'avèrerait une réussite incontestable à ajouter au CV de Flanagan... sauf qu'elle s'essouffle un peu sur la fin de saison.

C'est le problème Netflix, une fois de plus : les cinq premiers épisodes sont intéressants, le sixième est une performance technique (l'heure de métrage se compose de quatre ou cinq plans séquences... et c'est tout) qui voit les frères et sœurs se retrouver enfin, mais ensuite, la série freine des quatre fers sur ses quatre derniers épisodes, des épisodes qui auraient facilement pu être résumés en deux heures de métrage (pour une saison de 8 épisodes, à l'anglaise).

Une surabondance de temps d'antenne qui amène Flanagan à succomber occasionnellement à un travers de sur-écriture de ses dialogues : ses personnages ont ponctuellement tendance à se lancer dans des tirades assez verbeuses, bien écrites, mais presque trop littéraires et désuètes pour vraiment fonctionner en tant que dialogues modernes.

Peut-être un parti-pris de Flanagan, pour renvoyer aux origines littéraires du récit, allez savoir.

Et puis il faut bien avouer que plus la série s'approche de son dernier épisode, plus elle a tendance à se montrer démonstrative, une tare que Flanagan avait plus ou moins su éviter jusque là. La série a une conclusion assez développée, qui rentre dans les détails du pourquoi et du comment, et cela tranche relativement avec la subtilité et la mesure du reste de la saison.

Cela dit, ces défauts sont loin d'être rédhibitoires, et dans l'ensemble, The Haunting of Hill House est une réussite pour Netflix, l'une de ses productions récentes les plus homogènes et maîtrisées, et une œuvre dans la droite continuité de ce que Mike Flanagan produit habituellement au cinéma : ce n'est pas parfait, mais il y a là de quoi être largement satisfait.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x07 & The Orville 1x07

Publié le 4 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, Comédie, CBS, Fox, Orville

Après son meilleur épisode, The Orville a pris une semaine de pause, mais était de retour le 26/10 dernier ; Discovery, elle, continue son petit bonhomme de chemin, s'approchant de plus en plus de sa pause de mi-saison, sans réellement avancer...

​Star Trek Discovery 1x07 :

Le Discovery est pris dans une boucle temporelle de trente minutes manipulée par Mudd, qui s'infiltre à bord en se cachant dans le ventre d'une baleine spatiale et massacre l'équipage pour voler le navire ; la seule manière de résoudre cette situation, c'est pour Burnham d'avouer ses sentiments à Ash Tyler, pour le convaincre de l'aider.

:ninja:

Ce qui est bien avec ce photocopillage de Cause and Effect (STTNG 5x18) le format boucle temporelle à la Un Jour Sans Fin, c'est que ça permet d'imposer un rythme et une dynamique artificielle au récit, une sorte de compte à rebours forcé qui cache de manière bien pratique tous les problèmes du scénario, et ses grosses ficelles maladroites.

Par exemple, assez symptomatique : chacune des boucles temporelles présentées ici résulte en la mort de tout l'équipage. Et à aucun moment, le spidey sense de Saru ne se déclenche. Oups.

Autre exemple : toute cette situation se déclenche lorsque Mudd s'introduit à bord, caché dans une baleine de l'espace que le Discovery recueille. On peut se demander pourquoi, à aucun moment, les officiers conscients du problème ne tentent d'empêcher la boucle temporelle en laissant la baleine de l'espace à sa place, sans l'amener à bord.

Ou encore le fait que les personnages passent la moitié de leurs boucles temporelles à parler sentiments et à flirter plutôt qu'à demander leur avis au capitaine et à Saru.

Ou encore, le fait que l'épisode tente une fin semi-ironique et comique, à la TOS, avec Mudd, sa femme et son beau-père, alors qu'on vient de passer 40 minutes à transformer le Mudd rondouillard et roublard mais inoffensif de TOS, en Mudd grimdark impitoyable, qui a massacré plus de cinquante fois tout l'équipage sans le moindre remords, pour mettre la main sur le vaisseau. Forcément, tout de suite, le ton léger passe nettement moins bien, d'autant que le Mudd repart en connaissant le secret du Discovery (et celui des cristaux temporels magiques/de l'espèce inconnue qui les maîtrise), et que ça n'a pas l'air d'émouvoir qui que ce soit.

Et puis ça m'a frappé en regardant cet épisode, mais Burnham est vraiment écrite comme Seven of Nine dans Voyager : distante, torturée, victime de sa réputation et de son passé, peu à l'aise au sein de la société humaine et de l'équipage, qui tente de s'intégrer, etc... sauf que SMG n'a pas un tiers du charisme de Jeri Ryan, pas la moitié de son talent d'actrice (et je ne parle même pas du sex appeal, qui n'entre pas vraiment en ligne de compte ici), et qu'en plus, elle et Tyler ont une alchimie négative.

(ah, et j'ai failli oublier Lorca, capitaine d'un vaisseau scientifique, qui, confronté à une forme de vie extraterrestre rarissime, répète encore et encore qu'il n'en a absolument rien à foutre :pouce: )

Mais bon, si on enrobe tout ça de beer pong sur fond de Fugees remixant les Bee Gees, et de caméra penchée, ça fait visiblement illusion, à en juger par l'accueil enthousiaste de bon nombre de fans...

The Orville 1x07 - Majority Rule :

Lors d'une mission sur une planète très similaire à la Terre du 21ème siècle, où le vote populaire fait force de loi par le biais des médias et des réseaux sociaux, LaMarr commet un impair en public, et est arrêté. À l'équipage de le tirer de là avant qu'il ne soit lobotomisé...

Seth MacFarlane de retour au scénario, et on retombe immédiatement dans des sentiers bien arpentés par les franchises Trek (Wesley Crusher dans l'épisode Justice, STTNG 1x08), Sliders, mais aussi par Black Mirror et Community (MeowMeowBeenz) : on a donc droit à un script melting-pot qui recycle tout ça en une sorte de satire inégale de la société américaine moderne, de la vindicte populaire, etc.

Rien de bien original, le traitement est très simpliste, ça repompe à droite et à gauche, et ça permet d'économiser du budget en tournant à 90% dans une ville contemporaine, mais ça pourrait presque fonctionner si LaMarr n'était pas un boulet insupportable, si l'équipage n'était pas composé de bras cassés (qui se contentent de tout observer depuis l'orbite sans rien tenter pendant 95% de l'épisode), et si le script ne manquait pas à ce point de profondeur et de rigueur : par exemple, on ne nous explique jamais à quoi servent les upvotes ; Alara est obligée de se déguiser à l'arrache, alors que dans l'épisode précédent, deux membres d'équipage changeaient complètement d'apparence pour s'infiltrer, sans problème ; l'équipage arrive sur place en touriste, sans rien connaître de la planète, pas même son fonctionnement basique, alors même que des anthropologues de l'Union envoyaient supposément des rapports détaillés et réguliers depuis sa surface ; le dispositif de camouflage de la navette sort de nulle part, et y retourne tout aussi vite...

Bref, un épisode tout à fait regardable, mais ultra-dérivatif, et donc typique de ce qu'est The Orville sous la plume de MacFarlane.

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 10

Publié le 5 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Action, Télévision, Lifetime

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Vampirella (1996), de Jim Wynorski :

Une vampirette extra-terrestre venue de la planète Drakulon arrive sur Terre à la poursuite de ses ennemis jurés...

Très vague adaptation du comic-book, un DTV kitschissime, anti-sexy au possible et cabotin, avec un Daltrey en roue libre, une Talisa Soto qui joue faux, et du grand nawak dans tous les coins, sans parler d'un scénario bancal, bourré de trous improbables, et extrêmement mal construit.

0.25/6, mais un bon 6/6 pour Daltrey qui est à fond dedans, et court dans tous les sens en agitant sa petite cape.

The Road (2009), de John Hillcoat :

L'épopée d'un père et de son fils, sans-abris dans un futur post-apocalyptique...

Glauque, désespéré, déprimant, visuellement très réussi et crédible, et très bien interprété, mais le tout manque un peu de rythme pour emporter totalement l'adhésion. La faute à trop de flashbacks, peut-être.

4/6

Freakdog / Red Mist (2008), de Paddy Breathnach :

Une bande de jeunes internes/étudiants en médecine provoque accidentellement le coma d'un épileptique un peu autiste. Prise de remords, l'une des  internes décide alors d'injecter au patient une drogue expérimentale de son invention, avant qu'il ne soit débranché par les autorités... mais au lieu de reprendre connaissance, le comateux se trouve soudain capable de projection astrale, une projection astrale qui peut prendre possession de n'importe qui, et qui veut se venger.

Un métrage qui prend tranquillement son temps à se mettre en place, avant de virer au slasher assez basique et pas très inspiré.

2.25/6 pour son cast sympatoche (Andrew Lee Potts, Sarah Carter, l'asiatique de Doctor Who 6x07, mais aussi Squirrel Kebbel, et un clone de Keira Knightley). 

L'Esprit d'une Autre (Secrets In The Walls - 2010), de Christopher Leitch :

Une mère et ses deux filles s'installent dans une nouvelle demeure, pour y recommencer leur vie. Mais les murs de la bâtisse cachent un sinistre secret...

Un DTV / téléfilm Lifetime, avec ce que ça implique de clichés, de scènes familiales, de terreur-gentillette-et-inoffensive et de récit convenu rythmé par les coupures pubs.

Bref, ça ne vaut pas grand chose en soi, mais c'est un peu sauvé par l'interprétation honorable de Jeri Ryan, de Peyton R. List, et de la frangine Panabaker.

À part ça, pas grand chose à signaler tant c'est balisé. Et ici ou là, il y a quelques trous dans le scénario, qui n'aident pas, d'autant que le script, en lui-même, souffre déjà d'un meublage certain, et d'une illustration musicale un peu forcée.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - seconde partie

Publié le 21 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fantastique, Horreur, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x13 : Une guitare maudite qui donne du talent à son possesseur, mais qui est jalouse : classique, mais efficace, avec en plus Jim Byrnes en guest.

1x14 : Une mère voit les membres de sa famille être remplacés un à un par d'autres personnes, après qu'elle ait fait le voeu "j'aimerais une autre famille". Basique, et pas terrible, surtout que le twist "Sims-like" est foireux au possible. La gamine de la série Poltergeist a bien grandi, par contre.

1x15 : Usher en flic qui tue un pimp pour protéger une prostituée, mais le pimp revient le hanter. Sans intérêt.

1x16 : Jake Busey en paumé au fond du trou, qui se voit offrir une nouvelle vie par des prédicateurs étranges, alors qu'autour de lui tout son entourage se laisse un à un convaincre par ces hommes bizarres, et qu'une crise internationale est provoquée par plusieurs satellites tombant en panne. Plutôt amusant, mais même problème que le 1x02 de MoSF : à trop essayer de nous convaincre que ce sont des aliens, on se doute bien que c'est l'autre hypothèse la bonne.

1x17 : Greg German teste un jeu vidéo érotique (Jaime Pressly), lequel dépasse sa programmation, et tombe amoureux de lui, jusqu'à en devenir jaloux. Le twist de fin façon provoc' se voit venir, mais German porte l'épisode à lui tout seul, donc c'est fun.

1x18 : Dans un futur ultrapacifié, une créature monstrueuse, violente et barbare, qu'on croyait éteinte, rôde. Et Scott Barstow part en mission avec son commando pour la buter. Un survival médiocre, et oui, le monstre est effectivement ce à quoi on pense tout de suite : un humain du 21è siècle.

1x19 : Un employé de bureau reçoit de son patron insupportable un bobblehead parlant qui décide de prendre la destinée de son propriétaire en main. Plutôt drôle et sans prétention.

1x20 : Une métaphore du Jardin D'Eden, et du Serpent tentateur, pas finaude pour un sou, avec Rob Estes et Elizabeth Berkley... "le téléphone portable, c'est Satan"...

1x21 : Un père de famille échange, via une société spécialisée, sa vie contre celle d'un milliardaire... et forcément, ça tourne mal. Pas génial, parce que ça aurait été plus à sa place dans un Contes de la Crypte.

1x22 : Une histoire de deuxième chance sans grand intérêt, avec Brian Austin Green qui découvre que des objets de son passé refont surface, remontant à une époque où un choix effectué a changé toute sa vie, et l'a rendu ultra-riche...

(à suivre...)

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - Marvel's Agents of SHIELD & The Michael J. Fox Show

Publié le 26 Septembre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, NBC, ABC, Marvel, MCU, Action, Science-Fiction, Fantastique, Drame, Thriller

Marvel's Agents of SHIELD 1x01 :

Mouais.

Mouais mouais mouais.

Un peu ce que je craignais, en fait. Les personnages sont trop caricaturaux à mon goût (le maychant torturé qui est une victime de la société, l'asiat qui fait du kung-fu, l'agent de terrain à la mâchoire carrée sans une once de charisme, le duo de jeunes geeks excentriques, surexcités et fringués n'importe comment, la jolie super-hackeuse sarcastique typiquement made in Whedon... et Coulson, dont la probable nature de Live Model Decoy est sous-entendue avec d'énormes sabots) ; la réalisation est parfois trop appuyée (Whedon tente les images icôniques ou stylées, mais elles ne sont jamais amenées organiquement) ; le cas de la semaine était... convenu et noyé dans l'exposition et la mise en place ; le score musical m'a déçu ; le speech final de Gunn façon "message social ultra finaud devant une fresque de Martin Luther King & compagnie", c'est du Whedon en mode pataud ; et plusieurs trucs m'ont un peu ennuyé (le rendu visuel manquant d'ampleur, les dialogues un peu forcés, les sfx parfois mal conçus - rien que le sauvetage de l'immeuble en feu, il se termine par une pose "classieuse" de Gunn avec la fille dans ses bras... sauf que la pose en question se traduirait immédiatement, IRL, par une nuque brisée pour la demoiselle, après un coup du lapin fatal - , le shipping entre la hackeuse agaçante et l'agent de terrain transparent me fait déjà grincer des dents, alors que le show commence à peine)...

Après, quelques-unes des vannes whedoniennes faisaient mouche (le coup de Coulson qui sort de l'ombre, notamment) et le toutéliage à l'univers des films (via les acteurs ou certaines références) fonctionnait plutôt bien, mais... le show a intérêt à rapidement trouver un ton plus solide, parce que pour l'instant, bof.

The Michael J Fox Show 1x01-02 :

Content de revoir Katie Finneran et MJF, dans ce show gentillet au format Modern Family, avec interviews face caméra... problème : ce n'est pas vraiment drôle. C'est un peu le même genre de show que Go On, qui jouait des problèmes réels de son acteur principal (ici, Parkinson) pour tenter une fusion de la comédie avec un fond plus sérieux... et ça ne marche pas vraiment.

La comédie est souvent quelconque, et la personnage de MJF n'est ni vraiment drôle, ni vraiment touchant, malgré le gros capital sympathie de l'acteur. Bof, donc, pour l'instant. Et le ton est tellement différent entre les deux épisodes (le premier est gentillet et méta, le deuxième nettement plus sitcom avec des vannes sur les lesbiennes, une voisine sexy, des vannes sur la vie sexuelle des parents, le vieux gimmick du sugar high, etc), qu'on peut se demander dans quelle direction ils veulent aller... reste à voir si ça s'améliore.

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Catch Review : Chikara - 14x02 - Quantum of Solace (21/06/2014)

Publié le 10 Août 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, Chikara

Malgré mon indifférence globale devant le précédent show de la compagnie, You Only Live Twice, servant de reprise après son année de hiatus, je continue cette saison en cours, avec un nouveau show intitulé d'après un James Bond, QoS.

- Submission Squad vs The Throwbacks. Un match match gentillet, sans plus. De l'ouverture de carte honorable.

- Heidi Lovelace vs Ophidian. Un match mixte assez méthodique et semi-technique, qui ne passe malheureusement jamais la seconde, et se contente d'enchaîner des tentatives de tombé, des kicks et des transitions travaillées mais relativement lentes. Pas forcément mauvais, mais les commentateurs décrivant le match comme un affrontement épique et hors-du-commun finissent par être contre-productifs.

- Quack dans le ring au micro, pour passer un peu de brosse à reluire communautariste à ses fans-qui-sont-les-meilleurs-du-monde blablabla.

- Baltic Siege (Latvian Proud Oak & Lithuanian Snow Troll) vs Block Party (Mr Azerbaijin & Prakash Sabar). Un comedy match tout droit sorti des promotions dérivées de la Chikara, avec des visages connus sous des masques improbables. Autrement dit, c'est de la pantalonnade amusante, mais finalement assez peu mémorable, notamment vu le finish en queue de poisson.

- deviANT vs Worker Ant. Un semi-brawl/semi-match-stratégique assez moyen, sans rien de particulièrement original ou spectaculaire.

- Pieces of Hate (Shard & Jigsaw) vs AC/DC. Tag match tranquille, avec passage en slo-mo obligatoire pour Corben, qui se transforme alors en John Cena. Pour être franc, la slo-mo commence à devenir un peu clichée systématique, mais elle fonctionne tout de même, principalement parce que les fans et les commentateurs jouent le jeu à 200%.

- Proletariat Boar of Moldova vs Estonian Thunderfrog. Encore un match made in WiF, encore un match moyennement sérieux, et encore un affrontement assez rapidement oubliable, d'autant que le Boar est un lutteur mollasson, hésitant et peu convaincant.

- Blaster McMassive & Oleg the Usurper & Jaka vs Spectral Envoy. Trios match assez classique pour le Spectral Envoy, qui maîtrise parfaitement le genre. En face, on est assez désordonné, et nettemment moins rodé au genre, donc un affrontement assez inégal, avec des problèmes de placement occasionnels.



Bref, deux heures assez quelconques, voire médiocres, et l'impression de voir un show de Wrestling is Fun plutôt que de la Chikara. C'est particulièrement anodin, plat et oubliable, tout ça.

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Halloween Septembrrrfest 2014 - 11 - Haunt (2013) & Under The Skin (2013)

Publié le 29 Septembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Haunt :

Malgré la réputation sinistre de leur nouvelle demeure, la famille Asher emménage dans l'ancienne maison des Morello, où sévit une force étrange et maléfique ; bien vite, des phénomènes mystérieux se produisent, et Evan (Harrison Gilbertson), le fils adolescent de la famille Asher, décide de mener l'enquête en compagnie de sa charmante voisine, Sam (Liana Liberato)...

Un film de maison hantée ultra-basique et convenu, dont on devine tous les rebondissements longtemps à l'avance, et qui donne l'impression au spectateur d'avoir déjà vu ce récit des dizaines de fois. Qui plus est, le métrage souffre un peu de nombreuses idées laissées sans explications (la petite soeur, la boîte), de dialogues assez moyens, et d'une montée en puissance faiblarde, qui donne l'impression que le récit ne démarre que dans son dernier tiers.

Bref, ce n'est pas très maîtrisé niveau écriture, ce qui peut se comprendre vue l'inexpérience relative du scénariste et du réalisateur.

Néanmoins, la facture technique assez solide du métrage, ainsi que la relation naissante entre les deux adolescents empêchent le tout de sombrer totalement, en donnant notamment au film un semblant d'intérêt, et une tonalité proche du film fantastique pour ados. M'enfin ça reste peu.

2/6

Under The Skin :

En Écosse, une séduisante inconnue (Scarlett Johansson) charme les hommes qui croisent son chemin, pour les emmener dans son antre, et les faire disparaître à jamais. Mais une rencontre inattendue va troubler cette prédatrice extraterrestre, et lui faire reconsidérer sa place dans l'univers...

Une expérience sensorielle et un exercice filmique assez fascinants et déstabilisants, qui suit donc l'éveil aux sens humains d'une extra-terrestre venue parmi nous récolter des humains.

Un métrage par moments à la limite de l'expérimental et de l'hermétisme, mais qui paradoxalement reste assez clair : certes, on ne connaîtra pas la raison exacte de la présence des aliens sur Terre, ni pourquoi ils récoltent des hommes (pour utiliser leur peau et se fondre parmi nous ?), mais le métrage est suffisamment explicite pour comprendre les tenants et aboutissants de chaque scène sans dialogues, par le seul pouvoir de l'image.

Une image d'ailleurs particulièrement travaillée, ce qui permet au film de mêler onirisme visuel avec un réalisme absolu, qui décrit de manière crue l'Écosse la plus populaire, aux accents parmi les plus incompréhensibles.

Scarlett se donne ainsi totalement à ce rôle, qui lui permet d'interpréter un personnage à l'opposé de Lucy : d'alien froide qui fait semblant d'être humaine, elle se "réchauffe" progressivement, et prend petit à petit conscience de son humanité. Ce qui ne donne pas forcément lieu à des performances inoubliables, mais plutôt à un jeu nettement plus subtil et nuancé (d'aucuns diront impassible et inexpressif, mais bon)...

Mentionnons aussi le score musical, assez hypnotique et lancinant, et son motif de la "chasse", qui est ainsi détourné lorsque la situation de l'héroïne est renversée, et qu'elle passe de prédatrice à proie...

Bref, une ambiance unique, des choix radicaux et, à mon sens, une réussite globale.

4.5/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 2

Publié le 22 Octobre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Religion, Anthologie, Comédie

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre est le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Creepshow (1982), de Romero & King :

Anthologie d'horreur réalisée par George Romero et écrite par Stephen King, constituée de cinq segments, encadrés et reliés entre eux par un récit en partie animé.

Un film qui a assez mal vieilli, mine de rien, et qui est, tant dans son ton que dans son visuel et son intérêt, plutôt inégal.

Dans l'ordre :

- Un premier sketch largement trop surjoué et caricatural. Dommage.

- Stephen King en roue libre dans un second sketch assez vain.

- Un troisième segment plus sérieux, avec Leslie Nielsen en tueur en série. Pas désagréable.

- Un segment très sympathique sur "La Caisse". Un peu long, peut-être.

- Le déjeuner des cafards sur un vieux aigri. Pourquoi pas, mais un peu trop anecdotique pour convaincre.

3/6

Creepshow 2 (1987), de Michael Gornick :

On prend les mêmes, et on recommence, pour une suite écrite par Romero, et basée sur du King : trois segments, encadrés par un récit animé.

Un métrage plus sympathique que l'original, et qui laisse l'occasion de mieux respirer à ses récits.

Dans l'ordre :

- L'indien en bois. Mise en place réussie, mais ça se perd un peu en longueur lorsque l'indien s'anime.

- The Raft. Moyennement bien joué, mais bon, ça reste relativement efficace et marquant.

- L'autostoppeur : une musique calamiteuse (du disco que l'on croirait tout droit sorti de la série CHIPS), des monologues agaçants de l'actrice principale, et un récit maintes fois pillé depuis, mais ça reste regardable.

3.5/6

Creepshow 3 (2007), de Dudelson & Clavell :

Suite opportuniste faite par un studio préoccupé par la perte imminente de leurs droits sur la franchise, et sortie directement en dvd, sans l'aval de King ou Romero : cinq sketches dont les personnages se croisent.

Très mauvais. Non seulement les histoires sont peu inspirées, et prévisibles, mais en plus c'est fauché, et assez mal joué.

Dans l'ordre :

- Un segment tout droit sorti d'un mauvais épisodes de Fais moi peur & co, sur une télécommande magique. Médiocrement joué et bancal.

- Une radio qui discute avec son propriétaire. Assez bof, et interminable.

- Une prostituée tueuse en série rencontre un client serial-killer. Rebondissement éventé par le récit, qui s'avère sans intérêt et affreusement prévisible.

- Deux étudiants tentent de percer le mystère de la nouvelle épouse de leur professeur, une Stepford Wife parfaite. Là aussi très prévisible.

- L'autostoppeur, le quasi remake. Sans intérêt.

1.5/6

The Rite (2011), de Mikael Hafstrom :

Supposément basé sur une histoire vraie, un récit d'exorcisme et de jeune femme possédée, qu'Anthony Hopkins et son assistant sceptique vont devoir aider.

Un film d'exorcisme basique, qui accumule les clichés du genre, et qui ne vaudrait pas grand chose sans son Hopkins cabotin et possédé (toujours très amusant à regarder), et son score musical pas mauvais.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #941 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015)

Publié le 16 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, DC, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (Justice League : Attack of the Legion of Doom - 2015) :

Lex Luthor (John DiMaggio), Black Manta (Kevin Michael Richardson) et Sinestro (Mark Hamill) décident d'unir leurs forces pour vaincre la Justice League, en recrutant des méchants à droite et à gauche : rapidement, cette Legion of Doom, parrainée par Darkseid (Tony Todd), parvient à faire tomber la Ligue dans ses filets, et, avec l'aide d'un Martian Manhunter (Dee Bradley Baker) fraîchement libéré et ignorant dans quel camp se ranger, elle ruine l'image des héros, contraints de s'exiler. Seul reste Cyborg (Khari Payton), le plus jeune des membres de la League, qui réalise que quelque chose ne tourne pas rond...

Quatrième volet des aventures Lego/DC, avec ici, à nouveau, un long-métrage de 70 minutes, une fois encore écrit par Jim Krieg.

Ce qui, malheureusement, se solde par un métrage qui tente de s'inscrire dans la continuité du précédent, voire même pousse le bouchon encore plus loin dans sa direction : on se retrouve ainsi avec un ton vraiment plus parodique, avec des punchlines constantes, énormément de slapstick (le recrutement des super-méchants en mode Wipeout), du mickeymousing audio, des personnages tous plus stupides et maladroits les uns que les autres, beaucoup de remplissage, bref, on a ici quelque chose de nettement plus enfantin et puéril, même en comparaison des jeux vidéo de la franchise.

À cela, se rajoute un casting vocal pas inintéressant (Mark Hamill est là, notamment, mais aussi Tony Todd), pas toujours très bien exploité (Captain Cold est un ratage, le Manhunter ne convainc pas), et une histoire centrée sur Cyborg, qui tente de s'intégrer et de trouver sa place au sein de la Ligue.

Mais comme le ton du métrage est nettement plus parodique que d'habitude, le Cyborg que l'on a là est clairement le Cyborg des Teen Titans Go, immature, caricatural, passant son temps à danser, avec un humour à base de pet, la voix de Khary Payton, et des "Booya !" à gogo : pas de problème dans sa série originale, où tout le monde est comme ça, mais ici, il dénote un peu, et est probablement la raison pour laquelle tout ce téléfilm semble avoir des traits à ce point forcés.

Résultat : bien que le tout soit une origin story pas désagréable pour le Manhunter (avec un vague propos sur le racisme), et que le parcours de Cyborg soit pertinent, je n'ai pas vraiment accroché à ce Justice League : Attack of the Legion of Doom, trop bas de plafond et simpliste pour moi. En plus, pour ne rien arranger, j'ai eu l'impression que l'animation et les décors avaient été simplifiés, comme pour faire des économies...

Dommage.

2.5/6  

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Catch Review : WWE Royal Rumble 2015 (25/01/2015)

Publié le 26 Janvier 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

TLC n'avait pas convaincu, et cette année, le Rumble semble tout miser sur son match-titre et sur son match de championnat, puisque le reste de la carte n'est composé que de matches par équipe sans intérêt...

Royal Rumble 2015 :

- New Age Outlaws vs The Ascension. Les NAO qui font leur routine habituelle, l'Ascension qui a toujours l'air ridicule, et une récap de Raw, durant lequel tous les vieillards ont apparemment humilié l'Ascension à tour de rôle, parce qu'à la WWE, on ne va pas promouvoir les nouveaux talents de la NXT de manière correcte, il ne faut pas déconner. Un match de merde, mou et sans intérêt. Ça commence mal.

- Miz & Mizdow vs Usos. Tag titles. Tout le monde se contrefout des Usos, tout le monde adore Mizdow, bref, la routine, à nouveau. Et comme d'habitude, le tout n'est pas particulièrement logique, avec Miz le maychant qui fait tout le boulot dans le ring en quasi-handicap plutôt que de laisser "sa doublure" faire tout le match (même les commentateurs ne peuvent s'empêcher de le faire remarquer...). M'enfin bon, un autre tag match quelconque.

- Les sbires de Rollins font de la promo pour le jeu vidéo Immortals, et Rollins n'est pas content.

- Bellas vs Natalya & Paige. Un tag match maladroit et très laborieux.

- Pauvre pauvre Cody Rhodes... m'enfin cela dit, les autres n'étaient pas forcément meilleurs dans ces promos backstage...

- Cena vs Lesnar vs Rollins, HW Title match. Cena hué par le public de Philly, Lesnar adulé, Rollins au milieu, c'était prévisible mais amusant. Le match était épique, du moins jusqu'à ce que le surbooking ne manque de le tuer à petit feu (à partir du moment où le brancard arrive), et que la fin télégraphiée n'arrive. M'enfin c'était probablement du MOTY pour la WWE.

- Une récap sans intérêt du Rumble.

- Rumble match. Bubba Ray qui se pointe en troisième position (pas de surprise, je m'y attendais clairement), et finit par se faire éliminer comme une merde par les Wyatts ; DDP qui fait un caméo le temps de placer trois Cutters ; Bryan éliminé à mi-parcours (huhuhuhu, le public qui se met aussitôt à siffler le show non-stop) ; Reigns se pointe, élimine plein de monde sous les huées du public ; le match se met à mourir à petit feu, à mesure que tous les favoris se font éliminer ; et un finish pitoyable, avec Show et Kane contre Ambrose et Reigns, toujours sous les huées du public. Ce serait hilarant si ce n'était pas aussi déprimant.

- The Rock en post-match pour sauver Reigns d'un passage à tabac. LMAO.

- Retour surprise de Rusev, qui se fait éliminer en trente secondes chrono par Reigns, sous les huées de tout le stade.

 


Un PPV à la première heure sans intérêt, et au match-titre tout aussi médiocre (mais qui, comme l'année dernière, vaut surtout le coup pour les réactions du public). Reste uniquement le Triple Threat pour sauver le show du naufrage complet. Lulz.

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Christmas Yulefest 2018 - 06 - The Holiday Calendar (2018)

Publié le 5 Décembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Yulefest, Netflix

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Holiday Calendar (2018) :

Abby (Kat Graham), une jeune photographe tentant de vivre de sa passion, reçoit de son grand-père un calendrier de l'avent ancien, supposément magique, qui chaque jour la guide en direction de celui qu'elle pense être l'élu de son coeur, Ty (Ethan Peck), un séduisant médecin célibataire. Mais rapidement, Abby réalise que son meilleur ami Josh (Quincy Brown) pourrait bien être celui qui est vraiment fait pour elle...

Rom-com Netflix à tendance afro-américaine, mais qui a le bon goût de proposer, dans un premier temps, une romance racialement mixte, chose rarissime dans le genre aux USA.

Malheureusement, rapidement, les grosses ficelles de ce métrage apparaissent, et on comprend rapidement que (attention spoiler ^^) le meilleur ami de l'héroïne (musicien/acteur au look assez ridicule) est son âme sœur, et que cette romance mixte n'est qu'une diversion temporaire. D'ailleurs, elle est évacuée dès le deuxième tiers du métrage, laissant 40 minutes à ce dernier pour... euh... pour que l'héroïne (une Kat Graham au demeurant sympathique) rattrape péniblement tout le retard qu'elle a sur le spectateur, et comprenne le pourquoi du comment de toutes les sous-intrigues de ce Holiday Calendar.

Bref : rythme bancal (tout le dernier tiers se traîne gentiment, d'autant que le fameux quiproquo/obstacle final au couple vedette est ici vraiment forcé) et énergie mollassonne, script et rebondissement vraiment cousus de fil blanc (et dérivatifs de nombreux autres téléfilms du genre, comme ceux centrés autour des 12 Cadeaux de l'Avent ou du Secret Santa, etc), placement produit Netflix gentiment forcé, tout ça pour un métrage qui n'aurait pas dépareillé sur Hallmark (du moins, sur Hallmark version 2018, puisque avant de se faire rappeler à l'ordre par le web et les millenials, la chaîne ne faisait habituellement pas vraiment dans les romances afro-américaines, afin de ne pas repousser les spectatrices blanches chrétiennes bien-pensantes qui ont voté Trump et qui constituent une part énorme du public de la chaîne).

L'interprétation (et la distribution) sont tout à fait honorables, mais bon... bof.

2.75/6 (il aurait fallu plus d'originalité et de rythme pour atteindre la moyenne)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Tourist Trap, saison 1 (2018)

Publié le 26 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, UK, BBC, Documentaire

Comédie semi-improvisée en 6 épisodes d'une petite demi-heure produite par la BBC Wales, Tourist Trap adopte un format des plus familiers aux amateurs de comédie télévisée : celui du mockumentaire, un mockumentaire centré sur une équipe d'employés gouvernementaux incapables, menés par une responsable pleine de bonne volonté, mais pas très douée...

Tourist Trap, saison 1 (2018) :

Responsable du projet Wow Wales, Elaine Gibbons (Sally Phillips), une Anglaise inexpérimentée, a pris la tête de l'Office du Tourisme du Pays de Galles, avec pour projet de faire de la région le nouveau spot touristique à la mode... plus facile à dire qu'à faire, surtout compte tenu de l'équipe de bras-cassés qui l'entoure (Elis James, Mali Ann Rees, Mike Bubbins, Mari Beard, Leroy Brito, Tom Price, Remy Beasley, Sara Gregory, Tudur Owen, Sion Pritchard...).

Sans surprise, on pense immédiatement à The Office, et pour être plus précis, on pense aussi et surtout à Parks and Recreation, tant ce Tourist Trap semble modelé sur la série américaine : même type d'environnement, même type d'organisation, même type de distribution, même format - tout évoque clairement les mésaventures de Leslie Knope et de sa petite bande de bras-cassés, mais avec une bonne dose d'humour gallois/anglais en prime.

En lieu et place d'Amy Poehler, on trouve Sally Phillips, figure incontournable de la scène comique télévisée britannique, et ce depuis Smack The Pony - elle incarne ici une responsable de projet assez inefficace, bien qu'enthousiaste. Autour d'elle, de nombreux personnages excentriques, qui occupent tous les postes de cet office du tourisme gallois : un couple de cadres à la libido surdéveloppée, un trio de jeunes responsables du marketing, un responsable TI syndicaliste, les trois préposés au kiosque de l'Office du Tourisme, un agent de contact rural, une handicapée tentant de piéger les hôtels locaux pour s'assurer qu'ils sont aux normes, une jeune employée sarcastique d'un centre d'appel, etc...

Une belle gallerie de personnages improbables, plutôt bien interprétés, qui apportent au programme une bonne dose de folie et de décalage... une dose malheureusement insuffisante pour rendre ce Tourist Trap vraiment attachant. La série n'est pas mauvaise, en soi, mais elle est globalement bien trop anecdotique pour fonctionner.

La faute, principalement, à des épisodes qui s'éparpillent, sans réel début ni fin, sans structure vraiment travaillée, et à l'intérêt très inégal : le tout donne une impression de brouillon inabouti, manquant d'unité au sein de ses épisodes, et finissant par ressembler à une succession de mini-sketches sans continuité ni transitions.

Il manque probablement une véritable vision créative derrière Tourist Trap pour que la série trouve son ton et son rythme de croisière : en l'état, le programme est tout à fait regardable, mais il ne marque absolument pas les esprits (surtout dans ce genre de mockumentaire tv jalonné d'incontournables), et est tout aussi rapidement oublié qu'il aura été visionné.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018)

Publié le 25 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy : De Sang et de Fer (Hellboy Animated : Blood & Iron - 2007) :

De nos jours, alors que Hellboy, Liz, Abe et les agents du BPRD passent une nuit dans un manoir hanté, Broom (lui aussi présent) se remémore un combat sanglant qu'il avait mené, en 1934, contre la Comtesse Ondrushko, une vampire...

On continue avec la même équipe, et dans la droite lignée des deux productions précédentes, pour ici quelque chose de plus agréable à regarder, car très gothique, mais aussi très inspiré, à certains moments, du style Mignola (ombres très prononcées, couleurs unies, etc).

Cela élève un peu cette histoire de maison hantée somme toute assez classique, et pas très bien structurée (les flashbacks sur Broom vs la Comtesse semblent parfois placés un peu n'importe comment dans le récit, sans queue ni tête) : c'est dommage que l'écriture ne soit pas plus assurée, car le tout reste très agréable à regarder, et le duel final entre Hellboy et la déesse Hécate est plutôt réussi.

On a même droit à une séance de torture d'Abe aux mains des harpies d'Hécate, ce qui reste assez surprenant dans une production animée de ce type.

Une chose est sûre : même si ça n'atteint pas forcément des sommets, j'ai tout de même préféré ce Blood & Iron au premier Hellboy Animated.

3.5/6

Hellboy - The Troll Witch (2018) :

Hellboy se rend en Norvège, pour s'entretenir avec une sorcière qui détient les secrets de toute une série de meurtres sanglants...

Court-métrage d'animation 2D, produit par des fans de manière tout à fait professionnelle, visible sur YouTube, et qui ne dépasse pas les quelques minutes dans son adaptation du récit de Mignola.

À nouveau, difficile de critiquer un tel projet, surtout à la durée si limitée, mais dans l'ensemble, c'est très stylisé, et plutôt maîtrisé, même si le doublage est plutôt inégal (surtout Hellboy, en fait, qui fait toujours un choc lorsque l'on est habitué à entendre Ron Perlman).

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Les bilans de Lurdo - Psych : The Movie (2017)

Publié le 6 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Policier, USA

Épisode-revival de la série Psych : Enquêteur Malgré Lui, ce téléfilm de 90 minutes a été diffusé durant les fêtes de Noël 2017 sur la chaîne USA, réunissant à cette occasion toute l'équipe de la série, y compris Tim Omundson (pourtant récemment touché par une attaque cérébrale).

Psych - The Movie :

Désormais installés à San Francisco, Shawn Spencer (James Roday), Burton Guster (Dulé Hill) et Juliet O'Hara (Maggie Lawson) tentent de découvrir qui a abattu Sam (Sam Huntington), le nouveau partenaire de Juliet, alors même que les fêtes de fin d'année battent leur plein autour d'eux, et qu'un mystérieux criminel (Zachary Levi) tente de faire chanter l'inspectrice...

Un épisode spécial qui, malgré ses nombreux bons côtés, m'a tout de même un peu déçu, ou plutôt, m'a laissé assez mitigé : d'un côté, ces retrouvailles font toujours plaisir, et l'on se trouve ici dans la directe continuité de la série ; mais de l'autre, cette continuité se fait aussi pour le meilleur et pour le pire, puisque Roday et Steve Franks ont décidé de lier directement le scénario de ce spécial à une certaine intrigue récurrente de la série - pas forcément celle qui me passionnait le plus à l'époque.

Résultat : cela confère à ces 90 minutes un ton plus sérieux que prévu, surtout pour un épisode spécial diffusé à Noël. Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais ça déstabilise un peu, sur le coup. Néanmoins, la folie habituelle de Psych reste tout de même présente, et a de multiples occasions de s'exprimer, ne serait-ce qu'au travers de la nouvelle romance de Gus (interprétée par la fiancée de Dulé Hill IRL), ou du rêve improbable de Shawn.

Oui, il y a des longueurs - principalement des scènes qui, dans le cadre d'un épisode au format normal, auraient probablement été montées de manière plus nerveuse et raccourcies de moitié ; oui, il y a un bon paquet de caméos inutiles et gratuits, qui semblent parfois là pour placer un maximum de visages familiers et d'amis de la production (Cena, Macchio, Simpson...) ; oui, certaines sous-intrigues sont gentiment sous-développées (la fille de Karen)...

Mais dans l'ensemble, on passe néanmoins un très bon moment à retrouver toute la petite bande, d'autant que l'on ne peut que se montrer indulgent quand on connaît les conditions de production chaotique du métrage : lorsque Tim Omundson (qui a d'ailleurs une petite scène touchante, par smartphone interposé) est tombé malade, l'écriture était déjà terminée, et le tournage sur le point d'entamer sa phase principale.

Il a donc fallu tout réécrire en pleine production, ce qui explique bien des soucis de script, et des raccourcis un peu voyants.

Au final, ce Psych - Le Film n'est ni véritablement un film à proprement parler, ni un épisode spécial de Noël, mais plutôt une sorte d'épisode spécial XXL de la série, avec ses qualités habituelles et ses défauts.

Ça n'incitera pas forcément de nouveaux spectateurs à découvrir la série, mais ça devrait permettre aux fans d'avoir une dose suffisante de Shawn & Gus pour tenir jusqu'au prochain téléfilm, qui devrait arriver un de ces jours (si je devais parier, je prédirais un épisode spécial Halloween...)

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 17 - La Malédiction de la Dame Blanche (2019)

Publié le 9 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

La Malédiction de la Dame Blanche (The Curse of La Llorona - 2019) :

À Los Angeles, dans les années 70, Anna (Linda Cardellini), une assistante sociale mère de deux enfants, Chris (Roman Christou) et Samantha (Jaynee-Lynne Kinchen), découvre les conditions étranges dans lesquelles l'une des femmes dont elle s'occupe (Patricia Velasquez) s'occupe de sa propre progéniture, paniquée à l'idée que La Llorona, un esprit vengeur, ne vienne s'emparer de ses deux garçons. Mais bien vite, Anna doit se rendre à l'évidence : la malédiction de la Llorona a été transmise à sa famille, et elle doit désormais protéger Chris et Sam d'une menace surnaturelle et incompréhensible...

Pseudo spin-off de la franchise Conjuring (après Conjuring 1 & 2, Annabelle 1 & 2, The Nun... les liens se limitent à la brève présence d'un certain prêtre, et à l'apparition éclair de la poupée Annabelle dans un flashback de ce dernier), ce La Llorona prend place dans les années 70 (ça n'apporte absolument rien au film, et pire : l'époque n'est jamais bien retranscrite à l'écran), et nous déroule une histoire de fantôme vengeur particulièrement banale et soporifique, pas aidée par une bande son inexistante (quasi-littéralement, d'ailleurs, puisque énormément de scènes sont dépourvues d'accompagnement musical, et se contentent d'un silence plus ou moins pesant).

Le vrai problème du film, c'est qu'à être trop balisé, à être trop basique, à se reposer trop souvent sur un script cousu de fil blanc, et téléphonant tous ses rebondissements (le shampooing, la poupée, l'arme à feu, le crucifix pointu...), La Llorona perd tout intérêt, toute efficacité de ses jump scares, et en devient presque risible, par moments.

Ce n'est pas la faute de ses interprètes principaux : les enfants sont très bien, et ça fait plaisir de revoir Linda Cardellini dans un film plus commercial/grand public (quand bien même son personnage serait limité à paraître fébrile, angoissée et éplorée pendant tout le film).

Mais le film n'a aucune énergie, son exposition est laborieuse, le fantôme est vraiment générique (visuellement parlant et dans son comportement), et l'exorciste stoïque interprété par Raymond Cruz ne convainc pas vraiment.

1.25 + 0.5 pour le trio principal = 1.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - quatrième partie (2x07-08)

Publié le 19 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Jeunesse, Netflix

La seconde saison des Orphelins Baudelaire continue, avec des défauts et des qualités toujours identiques (les problèmes de rythme sont notamment toujours présents, malgré des épisodes plus courts qu'en saison 1) et de jeunes Baudelaire qui commencent à peine à exister en tant que personnages...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Hostile Hospital (2x07-08) :

En fuite, les Baudelaire se réfugient dans un hôpital en construction où, après avoir esquivé Babs (Kerri Kenney-Silver), l'administratrice de l'établissement, ils rencontrent Hal (David Alan Grier), responsable de l'immense salle des archives. Celui-ci leur fait confiance, et les enfants décident d'en profiter pour tenter de trouver une pellicule liée à Snicket et au VFD, mais Olaf, Esmé et leur bande arrivent alors, et sont prêts à tout pour éliminer les Baudelaire...

Un double épisode qui a reçu un accueil critique plus positif que certains précédents, mais qui, étrangement, m'a gentiment déçu. Probablement parce que les décors et l'environnement de l'hôpital décrépi ne sont pas particulièrement intéressants, visuellement parlant, et tout juste bons à servir à des fins de parodie de The Shining... et probablement aussi parce qu'au final, on retombe à nouveau dans le schéma narratif habituel, qui ronronne rapidement.

Cela dit, il faut souligner que, pour le meilleur ou pour le pire, depuis la mort de Jacques, les scénaristes semblent décidés à rappeler que Olaf n'est pas qu'un bouffon déguisé. Ça ne fonctionne pas totalement (la rupture est quand même brutale), mais la menace Olaf se précise, et les scénaristes profitent du milieu hospitalier pour placer Violet et Klaus en véritable danger de mort.

Certes, on se doute bien que personne ne va y passer, mais c'est plus sombre, agressif et direct que d'habitude, et ça apporte un ton un peu plus adulte et mordant à la série (comme la tenue de Lucy Punch, d'ailleurs).

Après, si ces épisodes sont plus courts (moins de 37 minutes pour le second, à peine plus pour le premier), ils n'en sont pas pour autant dénués des problèmes habituels de la série : rythme en dents de scie, interruptions superflues de Snicket, personnages secondaires prétextes, et grosses ficelles assez agaçantes, à la longue (révélations interrompues in extremis, décisions improbables uniquement là pour prolonger l'intrigue...).

Mais bon, à ce point de la série, ce n'est plus surprenant, et il ne sert plus à grand chose de s'en plaindre. Plus que deux épisodes...

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02 ; 2x03-04 ; 2x05-06)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 06 - Mom and Dad (2018)

Publié le 3 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Comédie, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Mom and Dad :

Sans raison, tous les parents habitant une petite banlieue paisible deviennent ultra-violents, et s'en prennent à leurs enfants. Carly (Anne Winters) et son petit frère Josh (Zackary Arthur) doivent ainsi trouver un moyen d'échapper à leurs géniteurs Brent (Nicolas Cage) et Kendall (Selma Blair), avant que ces derniers ne les punissent... pour de bon.

Nicolas Cage en roue libre dans un rôle de psychopathe cherchant à tuer ses enfants, dans une sorte de Cooties inversé et plus ciblé, le tout sous la direction de Brian Taylor (Hyper Tension 1 & 2, Ghost Rider 2, Gamer), ça laissait augurer de quelque chose de déjanté, d'implcabale et de brutal... et en fait, pas tant que ça.

En effet, de par sa structure (une bonne moitié de mise en place, une bonne moitié de huis clos), sa mise en images (la caméra portée et tremblotante est omniprésente), son illustration musicale (quelques moments décalés fonctionnent, mais le plus clair du temps, c'est du sound design bruitiste et agaçant) et son rythme artificiel (imposé par le montage), le film paraît étrangement bâclé, ou du moins, relativement décousu.

Alors certes, quand Cage s'énerve un peu, c'est amusant, et certains moments fonctionnent à peu près dans le dernier quart d'heure (même si les conséquences de l'arrivée des grands-parents sont téléphonées au possible), mais dans l'ensemble, le film ne fait jamais vraiment peur, il n'est jamais vraiment stressant, et à l'opposé, il ne pousse jamais vraiment le bouchon suffisamment loin pour virer ouvertement et durablement à la comédie noire.

On finit donc par se retrouver devant un film assez quelconque et étrangement timide (le plus gros des actes de violence est hors-champ), qui déçoit forcément au final (surtout avec cette conclusion en queue de poisson), et n'exploite jamais complètement son postulat de départ pourtant percutant, préférant se perdre dans des flashbacks inutiles cherchant à humaniser les personnages adultes - comprendre : à donner à Cage et à Blair une raison d'accepter ces rôles et une occasion de jouer autre chose que des psychopathes décérébrés le temps d'une scène ou deux.

2 + 0.5 pour Olivia Crocicchia (aperçue dans L'amour par accident, Men, Women & Children, At The Devil's Door, et Teacher of the Year), Lance Henriksen et Grant Morrison (?!) dans de petits rôles =

2.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #884 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Three Summers (2017) & Que s'est-il passé cette nuit-là ? (2017)

Publié le 11 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Romance, Thriller, Télévision, Lifetime, Australie, UK, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Three Summers (2017) :

Trois années de suite, durant le festival musical annuel Westival, en Australie, deux musiciens irlandais - Roland (Robert Sheehan), prétentieux et élitiste joueur de thérémine, et Keevy (Rebecca Breeds), une joueuse de violon folk terre-à-terre et enthousiaste - se croisent et se rapprochent, alors qu'autour d'eux s'animent diverses communautés et autres groupes musicaux toujours plus excentriques...

Une comédie romantique écrite et réalisé par Ben Elton, légende de la télévision comique anglaise (Mr. Bean, Mr. Fowler brigadier-chef, Blackadder, The Young Ones)... et qui, en regard des antécédents de son créateur, s'avère étrangement décevante et plate.

Le problème, c'est que, plutôt que de faire un métrage purement romantique, Elton a choisi de faire de ce film une comédie collective, avec bon nombre de personnages secondaires et de moments récurrents, au sein desquels Sheehan (parfait en musicien méprisant et hautain) et Breeds évoluent et se disputent, avant de se retrouver.

Résultat, entre moments de revendication politique aborigène, chansons vaguement décalées, seconds rôles excentriques, plaidoyer pour le vivre-ensemble, humour australo-britannique, etc, la romance évolue mollement, sans vraiment passionner, et ce bien que le couple principal soit agréable.

Ce n'est pas calamiteux, c'est simplement assez quelconque.

3/6

Que s'est-il passé cette nuit-là ? (The Wrong Bed : Naked Pursuit - 2017) :

Peu de temps après avoir été renvoyée d'une compagnie d'assurance, Stella (Jewel Staite) se réveille un beau matin dans une chambre d'hôtel, nue et menottée à un séduisant pompier, Owen (Corey Sevier). Ni Stella ni Owen ne se souviennent comment ils sont arrivés là, ni qui est l'autre, mais progressivement, alors qu'ils se rapprochent, ils comprennent qu'ils sont embarqués dans une histoire de conspiration pharmaceutique qui les dépasse, et qui les oblige à fuir constamment de l'avant..

Pas vraiment une comédie romantique, puisqu'on est ici dans un téléfilm Lifetime façon thriller miteux, mais dans lequel la romance joue tout de même un rôle important (car récit adapté d'un roman Harlequin).

Adapté à quatre mains, ce téléfilm s'avère ainsi un métrage assez bâtard, bourré de choix créatifs contre-productifs (dès que le récit s'éloigne du couple principal, ça patauge) qui semblent uniquement là pour remplir un peu les 85 minutes du programme.

Ce n'est donc pas très intéressant, malgré le capital sympathie du couple principal et les paysages canadiens enneigés, et sur la fin, ça vire même au ridicule, avec ce grand méchant surjoué, qui nous fait son monologue avant de tuer les héros.

2/6

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Automne (2016)

Publié le 25 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x04 - Fall :

Signé de la main d'Amy Sherman-Palladino, ce final représente pour elle une chance d'apporter une conclusion - même si une suite est tout à fait envisageable - à cette fresque vivante, car elle n'en avait pas eu l'occasion en quittant la série originelle à la fin de la saison 6. Et elle s'en acquitte de fort belle manière, en bouclant la boucle.

La scène où Lorelai appelle Emily pour lui raconter une anecdote à propos de son défunt père - celle qu'elle aurait dû évoquer lors de ses funérailles - est vraiment pleine d'émotion et met en route un processus de réconciliation qui apporte une certaine satisfaction. Après tant de tumultes, il était temps que leur relation s'apaise, et il aura fallu la perte de Richard pour les rapprocher. C'est écrit avec justesse, comme aux plus beaux jours de la série.

Au final, le voyage introspectif de Lorelai lui aura servi, même s'il n'a même pas commencé la randonnée qu'elle envisageait. Elle met tout en place pour résoudre tous les problèmes qu'elle rencontre, et décide de se marier pour de bon avec Luke (leur mariage est féérique et magique comme on on aurait pu l'attendre dans cette série), et de demander de l'argent à sa mère pour trouver un nouvel endroit où agrandir le Dragon Fly. Histoire de conserver Michel avec elle, mais pas Sookie qui fait pourtant une petite apparition. Outre l'aspect physique de Melissa McCarthy qui a bien changé, c'est surtout sa voix qui choque au départ. Son timbre n'est plus tout à fait le même, et ça modifie un peu la vision du personnage.

Les avantages que présentaient le concept ont également quelques inconvénients puisque les évènements sont très condensés, mais Chris et Dean sont aussi de passage. L'hommage rendu par Rory à ce dernier est poignant, et rappelle qu'il était effectivement le petit ami parfait. C'est ce que je trouve assez réussi dans cette mini-série : faire appel à la mémoire des téléspectateurs pour se souvenir des bons moments et instaurer une douce nostalgie, tout en faisant avancer les personnages. Les prétextes amenant à certains caméos sont parfois bien commodes, mais c'est inhérent à la volonté de faire apparaître tous les personnages.

Cet épisode propose également une mise en abîme intéressante par le biais de Rory. D'abord avec le livre qu'elle tente d'écrire et qu'elle nomme comme la série - à l'exception du The que sa mère lui conseille d'enlever, ensuite avec l'annonce de sa grossesse, qui la met en position de devoir élever un enfant seule, tout comme Lorelai. Une parfaite manière de boucler la boucle, finalement.

Malgré certains défauts, cette mini-série offre une conclusion plus que satisfaisante si l'on devait en rester là. Elle ouvre également des perspectives intéressantes si l'aventure devait continuer. Il n'était pas évident de proposer une suite en ne jouant pas uniquement sur la nostalgie, et pourtant le pari est réussi. Un seul mot à dire : bravo.

 

Retrouvez l'intégrale des bilans Gilmore Girls de Sygbab en cliquant ici.

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Blog Update ! - Juin 2017

Publié le 1 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Les bilans de Lurdo

​Le mois de Juin est terminé, l'été est là, les vacances ne sont pas loin... j'ai donc enfin un peu de temps à consacrer aux Téléphages Anonymes, et notamment à l'administration du blog : de quoi me permettre de mettre en place des bilans mensuels faisant le point sur tous les films visionnés durant le mois précédent, afin d'en tirer des tendances, et de mettre en valeur un ou plusieurs films m'ayant vraiment plu...

​Je vais donc reprendre, en quelque sorte, le format que j'utilise déjà en fin d'année, que ce soit pour l'Halloween Oktorrorfest, le Christmas Yulefest, ou pour le bilan annuel, à commencer par une liste récapitulative de tous les films visionnés durant ce mois de Juin : 

#527 : Le Labyrinthe - La Terre Brûlée 1.5/6

#528 : Breathe In 2.25/6

#529 : Brother Nature 2/6

#530 : Un Été Secret 2.25/6

#531 : Celluloid Closet 4/6

#532 : Railroad Tigers 2.25/6

#533 : Pirates des Caraïbes 5 - La Vengeance de Salazar 3.25/6

#534 : Free Fire 2.5/6

#535 : Baby Boss 3/6

#536 : Louis Theroux - My Scientology Movie 3/6

#537 : Paganini, le Violon du Diable 2.75/6

#538 : Wonder Woman 3/6

#539 : CHIPS 1.5/6

#540 : L'Appel du Devoir 1.75/6

#541 : Dans l'ombre de mon mari 3/6

#542 : Becoming Bond 2.75/6

#543 : Power Rangers 3.25/6

#544 : C'était à Rome 2.5/6

#545 : Bleeding Heart 1.5/6

#546 : John Tucker Doit Mourir 3/6

#547 : La Résurrection de Jake The Snake 4/6

#548 : La Momie 2/6

Un mois somme toute assez peu productif, à tous les niveaux.

Sans grande surprise, c'est la catégorie Documentaire qui obtient la note la plus élevée de ce mois de juin, avec le métrage Celluloid Closet, sur la représentation de l'homosexualité dans l'histoire du cinéma américain, à égalité avec La Résurrection de Jake the Snake, sur la rédemption et la désintoxication du célèbre catcheur.

Du 4/6 gentillet, qui ne sera égalé par aucun autre film, ce mois-ci, et certainement pas par les sorties 2017 : parmi ces dernières, c'est encore Wonder Woman et Power Rangers qui s'en sortent le mieux (plus parce que ces deux films évitent d'être des bouses intégrales, que parce que ce sont réellement de bons films), ainsi que le dernier volet des Pirates des Caraïbes, qui remonte un peu le niveau par rapport à l'opus précédent.

Tout le reste est, au mieux, anecdotique, et il reste à espérer que l'imminent Spider-man : Homecoming va remonter le niveau d'un été assez mal parti.

 

Film du mois : comme mentionné ci-dessus, Celluloid Closet, un passage en revue intéressant et instructif du cinéma hollywoodien vu par le prisme (souvent tabou) de l'homosexualité.

Flop du mois : à égalité, CHIPS, une bonne grosse bouse qui rate totalement sa cible, et, malgré sa note nettement meilleure, My Scientology Movie de Louis Theroux, qui nous avait habitués à beaucoup mieux.

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Blog Update ! - Mi-Septembre 2017 - Halloween Oktorrorfest 2017

Publié le 17 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Oktorrorfest, Halloween, Les bilans de Lurdo, Horreur

La mi-septembre est arrivée sur le blog des Téléphages Anonymes et le moment est venu de faire un bilan partiel de cette rentrée, avant de céder la place, dès lundi, à l'Halloween Oktorrorfest 2017...

#594 : Peep World 2.5/6

#595 : Batman et Harley Quinn 2.5/6

#596 : Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie 4.25/6

#597 : Baywatch - Alerte à Malibu 1/6

#598 : My Favorite Wedding 2.5/6

#599 : La Femme du Diplomate 1.5/6

#600 : Rivales 1.5/6

#601 : 626 Evolution 1.5/6

#602 : Cars 3 3/6

#603 : Rats 1/6

 

Un demi-mois peu productif, avec une jolie déception (Batman et Harley Quinn, qui ne sait jamais sur quel pied danser, et quel public viser), un bon documentaire (Films of Fury) à recommander à tous les passionnés de films d'arts martiaux, et énormément de médiocrité sans grand intérêt.

Film du "mois" : Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie, très instructif.

Flop du "mois" :  Sans la moindre hésitation, Baywatch - Alerte à Malibu, une comédie lourde, mal foutue et graveleuse, qui passe totalement à côté de son sujet et se vautre totalement, de manière particulièrement énervante (même si l'on n'a qu'une vague tolérance au programme original).

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Mini-bilan TV :  pas grand chose à dire au niveau sériel, en ce début de mois - j'ai terminé Star Trek Voyager, juste à temps pour pouvoir passer à la nouvelle incarnation de la franchise Trek ; et Sygbab a terminé ses bilans Zorro, juste à temps... pour pouvoir prendre quelques vacances (il reviendra courant octobre).

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Dans moins de deux semaines, le mois d'Octobre arrive, et avec lui, son cortège de feuilles mortes, de citrouilles, et d'esprits maléfiques : c'est l'heure de l'Halloween Oktorrofest 2017, sur le blog des Téléphages Anonymes !

Avec, cette année, jusqu'au 12 novembre 2017, un programme un peu différent de celui des éditions précédentes :

- deux critiques de films de genre (fantastique/horreur) par jour.

- le week-end, un ou plusieurs bilans portant sur des séries appartenant elles-aussi aux genres fantastique/horreur.

- et le dimanche, une chronique Un film, un jour... ou presque, qui mettra en avant certains métrages n'appartenant pas totalement au genre de l'horreur pure, et donc tangentiellement liés à l'Oktorrorfest 2017. À commencer, dès cet après-midi, par A Cure For Life, un thriller fantastico-gothico-horrifique signé Gore Verbinski.

- Sans oublier, ponctuellement, quelques critiques éclair et premières impressions laissées par certains des nouveaux pilotes de séries de la rentrée 2017-2018, parmi lesquelles Star Trek Discovery...

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 73 - The Sound (2017) et I Wish : Faites un Voeu (2017)

Publié le 7 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

The Sound (aka Lower Bay) :

Kelly (Rose McGowan) ne croit pas au surnaturel, et passe son temps à enquêter sur toutes les manifestations paranormales qu'on lui envoie, et dont elle chronique les explications sur son blog et dans ses livres. Jusqu'au jour où elle arrive dans une station de métro abandonnée et réputée hantée, dans laquelle elle s'aventure seule...

Un film indépendant écrit/réalisé par une actrice, et reposant entièrement sur la performance très inégale d'une Rose McGowan ayant bien souffert, arborant une perruque immonde (ou bien ayant été massacrée par un coiffeur psychopathe), et étant plongée dans la pénombre pendant 93 minutes.

Occasionnellement, un personnage secondaire croise son chemin, que ce soit Richard Gunn, Michael Eklund ou Christopher Lloyd ; de temps à autre, il se produit quelque chose de vaguement paranormal ; mais la plupart du temps, on a simplement McGowan (seule avec son téléphone et son ordinateur magiques à batteries inépuisables et qui captent parfaitement le Wi-Fi et la 4G même 50 mètres sous terre) qui live-tweete son enquête avec des hashtags dignes d'une ado de 16 ans.

Alors certes, l'ambiance sonore de tout le métrage est plutôt réussie et intéressante, mais tout le reste est plat et laborieux au possible, et lorsque l'on retombe dans une histoire de vieil asile, de station construite sur une fosse commune, d'esprits qu'il faut libérer, et de traumatismes du passé, on ne peut que pousser un grand soupir et passer à autre chose.

2/6

I Wish - Faites un Voeu (Wish Upon) :

Lorsque son père (Ryan Phillippe) offre à Clare (Joey King) une vieille boîte à musique asiatique trouvée dans une poubelle, la jeune fille découvre vite que l'objet peut exaucer sept vœux. Mais en échange, l'objet semble coûter la vie aux proches de Clare, et l'adolescente doit trouver au plus vite un moyen de se débarrasser de l'antiquité, et de la malédiction qui l'accompagne...

Un métrage de teen horror insipide, du réalisateur d'Annabelle, et qui se contente d'enchaîner les clichés les plus éculés du genre, de sous-exploiter les quelques visages familiers de la distribution (Phillippe, Elisabeth Röhm, Shannon Purser, Sherilyn Fenn, Jerry O'Connell) en leur offrant des personnages peu intéressants ou sympathiques, et de placer des scènes de mises à mort improbables lorgnant sur un Destination Finale du pauvre.

Une perte de temps pour quiconque n'est pas une adolescente de 15 ans, et encore...

(sur une note plus superficielle, Joey King a vraiment de la chance d'être une bonne actrice, et d'avoir fait preuve de son talent durant son enfance, car avec son physique de moins en moins conventionnel à mesure qu'elle vieillit, elle aurait facilement pu être reléguée aux rôles de "bonne copine" dans de tels films, plutôt que d'en décrocher la tête d'affiche)

1.25/6

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Catch Review : TNA Impact (24/06/2015)

Publié le 25 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après quelques Impacts médiocres, la semaine dernière remontait un peu la pente, sans plus. Et cette semaine, pour une raison inexplicable, une hype énorme de dernière minute a commencé à se faire, à quelques heures de l'enregistrement du show, avec notamment des dirt sheets parlant de show historique dans l'histoire de la compagnie... restons méfiants, mais gardons espoir.

Impact du 24/06/2015 :

- EC3 confiant backstage.

- Angle dans le ring, attend son adversaire ; EC3 meuble un peu, et finit par répliquer en annonçant l'adversaire de Kurt, Matt Hardy. Mwé, pas vraiment de quoi trembler dans ses bottes.

- Low Ki vs Grado vs Tigre Uno, Elimination X-Div Title. Josh Matthews qui survend la popularité de Grado = :( ; Low Ki qui élimine Grado rapidement = :) ; pas un match formidable, mais bon au moins Grado n'a pas gagné, et Tigre est champion.

- Bram backstage, attend son prochain adversaire, et Vader (?) semble répondre à l'appel. Mwé.

- The Dollhouse se dispute backstage. Mwé. Toujours très cheap et cheesy.

- Velvet vs Angelina. Aucune surprise vue la stipulation "si Velvet gagne, elle retrouve sa place au sein du roster". Mwé. Générique et quelconque.

- Les Dirty Heels sont confiants.

- À nouveau une vidéo teaser de la nouvelle KO, qui visiblement ne fera pas d'apparition ce soir.

- MVP shoote un peu sur les dirt sheets, et est confiant (décidément).

- Dirty Heels vs Wolves, match 4 sur 5, Full Metal Mayhem. Pas mal de meublage, pour ce qui est probablement le match le plus faible de la série. Ce qui ne veut pas dire que c'était mauvais, mais simplement un peu décousu.

- Hardy s'explique.

- Jarrett dans le ring pour faire la pub de sa fédération, et annoncer qu'il va participer au King of the Mountain à Slammy = mwé. Long, larmoyant, et inutile.

- Bram vs Vader. Vader n'était pas mauvais, pour son âge et son état physique. À part ça, bof. Et Matt Morgan qui se pointe en post-match, encore moins enthousiasmant.

- EY vs Melendez. Médiocre, mais pas trop long.

- BDC et Rising se battent, Hernandez se pointe, attend maladroitement au bord du ring, et rejoint le BDC. De moins en moins motivant.

- Angle vs Matt Hardy. À peu près ce à quoi on pouvait s'attendre. Pas mauvais mais rien de forcément génial ou mémorable. Ec3 attaque Angle en post-match, mais se fait contrer.

 

Plutôt que de se tourner vers le futur, apparemment, TNA a décidé de se tourner vers le passé, avec Jarrett, Velvet, Morgan, Hernandez, Vader, les Hardyz, le KOTM. Je ne peux pas vraiment dire que cela me plaise beaucoup, d'autant que cela se fait souvent au détriment des nouveaux talents, qui voient leur temps d'antenne diminué ou servent de faire valoir.

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