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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Catch Review : WWE Elimination Chamber (31/05/2015)

Publié le 1 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

La carte le laissait fortement pressentir : prise de risque zéro sur ce PPV qui n'est disponible que pour les abonnés au Network, et donc qui devrait s'avérer sans le moindre changement de titre, ou enjeu sérieux.

WWE Elimination Chamber 2015 :

- Tag Team Elimination Chamber, Tag titles. Une EC qui favorise les champions en titres dès le début, puisqu'ils sont à trois dans leur cellule... et un match plutôt fun et acrobatique (bien que bordélique, un poil trop long et sans vrai suspense), avec un ou deux catcheurs qui se croient dans un Ultimate X et font de la grimpette. Sans surprise, la tag division ouvre le PPV avec un match réussi, et Cesaro est awesome.

- Nikki Bella vs Paige vs Naomi, Divas Title. Là aussi, un match solide et assez athlétique, mais sans la moindre surprise. Le mot d'ordre, ce soir, c'est "status quo".

- Cena vs Kevin Steen. Très bon match, bien que typique de Cena (tout le monde se dégage des finishers de tout le monde), et une victoire somme toute logique, puisque le titre de Cena n'était pas en jeu. Content de voir que Steen a droit à son moment de gloire (quand bien même ce serait sur un PPV limité au Network, et même si Steen va certainement retourner à NXT après avoir fait le job pour Cena au prochain PPV), et une bonne promo post-match.

- Neville vs Bo Dallas. Un match basique, routinier et assez plat. Bof.

- IC Elimination Chamber. Mini botch avec la cellule de Mark Henry qui s'ouvre prématurément, et déséquilibre tout le reste du match, d'autant qu'ils avaient visiblement prévu (?) un truc avec Sheamus coincé dans sa cellule. Bref, un beau bordel pas très intéressant, manquant de star power, et avec un déroulement quelconque. (quant au vainqueur, téléphoné vue la présence de Dbry en bord de ring, car ils sont meilleurs potes IRL.) M'enfin les lutteurs ont fait de leur mieux.

- Promo backstage bien cheesy et apprise par coeur par Ambrose.

- Rollins vs Ambrose, HW title. Un bon match, techniquement parlant, mais tellement surbooké, et avec un finish tellement prévisible (status quo !) que j'ai vraiment eu du mal à m'y intéresser.


Un PPV assez solide, je dois dire, pour de la WWE. Les enjeux de tous les matches étant nuls et non avenus, les bookers ont laissé les lutteurs faire leur truc, et ça s'est bien passé pour la plupart : la première moitié était très bonne, la seconde nettement plus moyenne, mais dans l'ensemble c'était honorable. Dans deux semaines, Money in the Bank, et des rematches probables.

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Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - troisième partie (2x05-06)

Publié le 12 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Jeunesse, Netflix

La seconde saison des Orphelins Baudelaire continue, avec des défauts et des qualités toujours identiques, et un ton étrangement plus chargé en sous-entendus graveleux, principalement dans la bouche du Comte Olaf...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Vile Village (2x05-06) :

Les Baudelaire sont confiés aux habitants d'un village excentrique passionné par les oiseaux, et refusant d'utiliser tout objet mécanique. Mais rapidement, Olaf et ses sbires les retrouvent, Jacques sur leurs talons ; et lorsque ce dernier est assassiné par Olaf, les enfants se retrouvent accusés du meurtre par Olaf, déguisé en Inspecteur, et par Esmé, qui se fait passer pour le nouveau chef de la police locale...

À nouveau, la première chose qui saute aux yeux devant ce double épisode, c'est le changement total d'environnement par rapport aux précédents, et l'excellente direction artistique. Je ne le dirai jamais assez : c'est vraiment là le point fort de la série, réussir à créer un univers à la fois crédible et factice, simultanément réaliste et théâtral : typique de Sonnenfeld, à nouveau à la réalisation.

Le problème, cependant, c'est que cet univers décalé ne facilite pas les choses quand vient le moment d'instaurer des enjeux plus sérieux que la moyenne ; déjà que le format et les fréquentes interruptions de Lemony Snicket ont tendance à étouffer dans l’œuf le moindre semblant de tension ou d'énergie... ça rend les choses difficiles à vraiment prendre au sérieux.

En l'occurrence, la mort subite, hors-champ, de Jacques. Une mort qui arrive après un premier épisode d'autant plus intrigant qu'il abordait frontalement les rapports de Jacques et d'Olaf, leur ancienne amitié, etc, ce qui apportait une dynamique toute autre à la série. Et une mort qui n'a pas grand poids, ni n'est suffisamment marquante vue la folie de tout le reste du programme.

Jacques est donc évacué (Nathan Fillion me manquera), et il faut alors remplir le reste de ces deux épisodes atteignant à peine les 40-43 minutes chacun. Ce qui, Daniel Handler à l'écriture oblige, implique pas mal de remplissage - tout ce qui concerne la demeure volante, le grand final du second épisode, etc - et quelques ficelles un peu voyantes - les feuilles du carnet, et le départ des Quagmire, qui n'auront servi que de MacGuffins, le temps d'une scène et demi.

(heureusement, pas de sous-entendus graveleux, cette fois-ci, ou alors plus discrets)

Le second épisode s'avère ainsi un peu statique, avec des Baudelaire pris au piège dans une cellule, et NPH & Lucy Punch qui font leur grand numéro. Pourquoi pas (et le caméo de Mindy Sterling & compagnie en Anciens du village est sympathique), mais dans l'ensemble, le deuxième épisode ne s'avère pas vraiment à la hauteur du premier, plus intéressant dans ce qu'il sous-entendait du passé d'Olaf... 

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02 ; 2x03-04)

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Christmas Yulefest 2018 - 02 - L'Homme qui inventa Noël (2017)

Publié le 2 Décembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Biographie, Histoire, Comédie, Drame, Angleterre

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Homme qui inventa Noël (The Man Who Invented Christmas - 2017) :

En panne d'inspiration, et de plus en plus endetté, Charles Dickens (Dan Stevens) décide soudain, à deux mois de Noël 1843, d'écrire une histoire de fantômes de Noël, et de l'auto-publier. Mais il n'a pas la moindre inspiration, et lorsque son père ruiné s'installe sans prévenir chez lui, Dickens choisit de s'inspirer de ses proches et de ses amis pour écrire Un Conte de Noël, et exorciser les démons de son passé...

C'est amusant : en découvrant ce métrage pseudo-biographique retraçant la création de A Christmas Story, je n'ai pu m'empêcher d'avoir le sentiment mitigé de me trouver devant une origin story superhéroïque, tant le film en reprend les codes, notamment au niveau du fanservice, et de tous les moindres détails de la nouvelle, ici expliqués à grands renforts de clins d'oeil et de références supposées flatter le spectateur averti dans le sens du poil.

Sauf que ce qui ne passe pas du tout dans un Solo hyper-sérieux et académique, par exemple, fonctionne nettement mieux dans le cadre de cette comédie dramatique plus comique que vraiment dramatique.

Rien que l'interprétation frénétique de Stevens permet de donner un ton plus léger à l'ensemble, et de rendre ces 100 minutes assez agréables à suivre.

Ce qui n'empêche pas le métrage d'avoir des défauts évidents : si l'interprétation est globalement très bonne, et le script n'est pas désagréable, il a des problèmes de rythme évidents (le film tire à la ligne dans sa dernière ligne droite, alors qu'il se fait plus sérieux et mélodramatique), et surtout, la réalisation et la direction artistique sont assez moyennes et passe-partout.

On est ainsi plus souvent près d'un téléfilm de luxe que d'un long-métrage cinématographique digne de ce nom, notamment lors des apparitions des "spectres" (très basiques), ou dans la manière dont quasiment toutes les fenêtres de la demeure de Dickens sont occultées pour cacher l'extérieur (que l'on devine moderne ou de studio) : cela donne l'impression d'une pièce de théâtre filmée, assez étriquée visuellement, et plutôt terne.

Rien de rédhibitoire, mais couplé à des effets de réalisation faiblards (les flashbacks, par exemple), cela tire le film vers le bas, plutôt que de l'aider. Au final, un film assez agréable à suivre, comme je l'ai dit, mais qui ne s'élève ni ne transcende jamais son sujet, malgré les efforts de sa distribution (Stevens, Christopher Plummer, et Jonathan Pryce en tête).

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Youth & Consequences, saison 1 (2018)

Publié le 22 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Drame, Comédie, YouTube

Série dramatique pour ados en 8x25-30 minutes, diffusée en exclusivité sur YouTube Red, la plate-forme payante du diffuseur de contenu...

Youth & Consequences, saison 1 :

À Central Rochester High, Farrah Cutney (Anna Akana) est la reine incontestée du lycée, manipulatrice et rusée, entourée de ses amies & sous-fifres Sara (Katie Sarife), Jayne (Kara Royster)  et Jane (Sophie Reynolds). Mais si elle fait la pluie et le beau temps au lycée, c'est parce qu'elle connaît l'identité du responsable de The Crotch, le site de gossip particulièrement puissant de l'établissement : Colin (Sean Grandillo), le fils asocial du proviseur (Marcia Cross), qui en pince pour elle...

Allergiques aux comédies dramatiques et autres séries lycéennes façon Gossip Girl, passez votre chemin : ici, on est vraiment dans quelque chose de balisé au possible, pour ne pas dire de dérivatif, avec le parcours de cette diva de lycée, manipulatrice et bitchy, qui progressivement finit par se faire rattraper par le monde qui l'entoure, et par s'effondrer.

Tous les clichés du genre y passent, de l'ancienne meilleure amie (Savannah Jayde) devenue ennemie jurée suite à une trahison, à la création (Grace Ho) qui finit par remplacer sa créatrice, en passant par les problèmes familiaux justifiant le caractère (faussement) froid et manipulateur de l'héroïne, le shipping de l'héroïne et du nerd asocial pour lequel elle a un faible, les jalousies, les coups de couteau dans le dos, le mystérieux maître-chanteur qui menace l'héroïne et ses secrets, la clique de Farrah vêtue et stylée de manière tout sauf adolescente ou lycéenne, etc, etc, etc.

On a droit à toutes ces ficelles plutôt convenues, saupoudrées d'une bonne couche de justice sociale estampillée millennial et post-millennial (malgré son caractère froid et manipulateur, Farrah est de toutes les grandes causes, et on passe donc par la défense de l'égalité des sexes, des droits LGBTQ, par les problèmes de commotions cérébrales sportives...), et d'une héroïne qui déclame tout à fait sérieusement, en voix off, que la génération actuelle de lycéens a une vie bien plus dure, compliquée et sous pression que toutes les générations précédentes, principalement à cause des réseaux sociaux.

(ce à quoi on a envie de leur répondre qu'ils feraient mieux de sortir un peu leur bulle... m'enfin bon)

Youth & Consequences est une série assez frustrante, puisqu'elle est produite de manière compétente, assez bien interprétée, que le casting est réussi, et que les huit épisodes forment un ensemble assez dynamique pour que l'on ne s'ennuie pas trop devant... mais voilà : tout ça, c'est du déjà vu, c'est de l'éventé, et ça n'apporte vraiment pas grand chose au genre.

Vraiment rien de neuf sous le soleil des high schools américaines.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Un film, un jour (ou presque) #812 : Ant-Man & La Guêpe (2018)

Publié le 29 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Ant-Man & La Guêpe (Ant-Man & the Wasp) :

Encore secoué par les événements de la "Guerre Civile" entre super-héros, Scott Lang (Paul Rudd) a mis son identité d'Ant-Man de côté, et peine à concilier sa vie de père divorcé assigné à résidence avec son métier de conseiller en sécurité, en compagnie de ses amis Luis, Kurt et Dave (Michael Peña, Tip "T.I." Harris & David Dastmalchian). Lorsque Hope (Evangeline Lilly) et Hank Pym (Michael Douglas) viennent le chercher pour qu'il les aide à pénétrer dans la dimension quantique, afin de retrouver Janet (Michelle Pfeiffer), la mère de Hope, Scott n'hésite pourtant pas... mais entre le FBI (Randall Park), la pègre (Walton Goggins), et un mystérieux antagoniste capable de passer au travers des murs, le Fantôme (Hannah John-Kamen), Ant-Man aura fort à faire pour réussir sa mission.

Suite du premier opus de 2015, un premier opus qui a mis un certain temps à me convaincre totalement (voir ma critique originale ici, et sa révision de février dernier ici), et qui arrive avec la lourde tâche de passer après Avengers : Infinity War, et sa fin sans appel.

Autant dire que la pression était importante sur les épaules de Paul Rudd et compagnie, qui n'avaient que deux choix s'offrant à eux : soit prendre le pari de faire encore plus épique, encore plus spectaculaire et encore plus dramatique qu'Avengers (une mission clairement impossible), soit partir dans une direction opposée, et livrer un métrage léger, amusant et décontracté, servant de pause estivale dans un univers en plein tourment.

Par chance, on se retrouve donc ici avec l'option b, un Ant-Man 2 mieux rythmé (malgré encore quelques scories dans sa première moitié), plus inventif, plus dynamique, plus décomplexé et drôle que son prédécesseur ; un film qui fonctionne très bien en tant que préquelle à l'Infinity War (qu'elle rejoint dans ses scènes post-générique), et qui apporte au prochain Avengers des pistes intéressantes pour vaincre Thanos ("vortex temporel", hmmmm).

Bref, un bon moment à passer en salles, et un Marvel mineur mais rafraîchissant, qui prépare le terrain pour la suite tout en se payant le luxe d'avoir une intrigue bouclée, sans grand méchant connaissant une mort atroce, et avec un protagoniste plus libre dans la comédie qu'il ne l'était dans le premier épisode, où l'on sentait Paul Rudd un peu gêné aux entournures de son personnage de superhéros Marvel.

Ne manquait peut-être qu'une scène d'action supplémentaire à base de fourmis afin de rythmer encore un peu plus le tout, et ça aurait été nettement supérieur au premier épisode. Là, en l'état, c'est tout juste au-dessus.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Humour, sitcom et... 6 - Mike & Molly, big big love

Publié le 8 Janvier 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, CBS, Romance

Au programme, une critique éclair particulièrement rapide...parce que pour être franc, il n'y a pas grand chose à dire de Mike & Molly, qui a entamé sa troisième saison fin septembre.

Ou plutôt, si : parlons CBS.

De manière générale, et sans vouloir se montrer insultant ou méprisant, les sitcoms CBS sont généralement vues comme les plus "généralistes" du paysage télévisuel américain, pour ne pas dire les plus populaires.

La subtilité et la finesse d'esprit, on ne connaît pas vraiment, sur CBS, et l'humour y est souvent cliché, basique, et convenu. On a ainsi droit à Mon Oncle Charlie (très orienté mâle de 18-34 ans), 2 Broke Girls (avec ses clichés ethniques à la limite du racisme, et ses vannes sur le viol), The Big Bang Theory (et ses archétypes nerds tout droit sortis des années 80), Rules of Engagement (et son recyclage éhonté de tout ce qui existe dans le genre sitcom de couple) ou, encore plus récemment Partners (un recyclage d'un pilote Fox d'il y a 15 ans, remis au goût du jour en le "gayifiant" de manière pesante).

Autant de sitcoms de studio, avec rires enregistrés, blagues souvent éventées, et, plus bas dénominateur commun oblige, à l'assez beau succès public pour la majorité de ces programmes (encore une fois, éteindre son cerveau devant un programme tv n'est pas un crime... pour peu qu'on ait tout de même conscience de la qualité réelle de ce que l'on regarde). Longtemps, seule How I Met Your Mother a semblé faire de la résistance sur la grille de programmes de la chaîne, tant dans sa forme, plus inventive, que dans son écriture... mais même dans ce cas, la série a fini par lentement se désagréger, par devenir redondante, et par se "simplifier".

Bref, en voyant débarquer, en 2010, Mike & Molly, du créateur de Mon Oncle Charlie, on pouvait craindre le pire, une première impression qui ne faisait que s'amplifier à mesure que les premiers épisodes étaient diffusés : une sitcom sur un couple d'obèses, avec des blagues sur les gros, un meilleur pote black et flic, histoire de cumuler les clichés sur les noirs et les policiers, une soeur aîné nympho, et des mères acariatres... bref, le potentiel pour un beau désastre.

Et pourtant, la série évite au final de sombrer dans les pires clichés, en choisissant de se concentrer non pas sur le surpoids de ses personnages, mais sur leur romance : Mike & Molly, c'est une comédie romantique au format sitcom, entre deux personnages qui sont amoureux, et qui se trouvent être gros.

C'est bien là ce qui sauve le show, en réalité. Car si bon nombre de ses épisodes sont assez routiniers et basiques, les personnages secondaires étant là pour assurer le quota de vannes prévisibles et autres grosses ficelles, reste toujours un fond sentimental qui fonctionne bien, tant la relation entre Mike et Molly est traîtée avec une certaine justesse. Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est de la must-see TV, loin de là.

En bref : Mike & Molly est globalement très anecdotique, et finalement peu mémorable. Mais malgré les vannes obligatoires sur les gros, le coeur de la série bat plutôt bien, et empêche le programme de n'être qu'un show CBS de plus, le rendant au contraire un peu plus attachant que la moyenne.

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Catch Review : WWE United Kingdom Championship Special (19/05/2017)

Publié le 27 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, WWE, UK

La WWE est bien décidée à dominer l'industrie du catch, partout autour de la planète, et cela passe par tous les styles régionaux : suite au succès de l'United Kingdom Championship Tournament de janvier dernier (cf ici et ), la compagnie se prépare à lancer une émission dédiée à la scène UK (un peu comme ce qu'ils ont fait pour 205 Live/les cruiserweights), et fait donc monter la pression avec cet épisode spécial de 90 minutes, en direct de Norwich, en Angleterre, commenté par Jim Ross et Nigel McGuinness.

WWE United Kingdom Championship Special :

- Wolfgang vs Joseph Conners.

Un affrontement méthodique, pépère, pas particulièrement mémorable, mais pas forcément mauvais pour autant, notamment parce que le selling de Wolfgang était consistant. Wolfgang et Conners ont cependant des apparences trop génériques pour vraiment marquer les esprits.

- Rich Swann & Dan Moloney vs TJP & Brian Kendrick.

Je ne suis pas certain de ce que ce match fait là, on n'est pas dans un 205 Live Special, mais bon... pas de surprise, un tag match solide, avec TJP & Kendrick qui jouent les super-heels, Moloney le favori du public, et Swann qui est de plus en plus un R-Truth 2.0. Solide, donc, mais pas exceptionnel ni mémorable, à nouveau.

- Trent Seven vs Pete Dunn, #1 Contender for the UK Title.

Dunn fait vraiment un méchant formidable, sadique et brutal, qui torture le bras blessé et les articulations de Seven avec un rictus sadique sur le visage. Un très bon match, plein de suspense, malgré les (ou grâce aux) limites imposées par le booking et la blessure de Seven.

- Tyler Bate vs Mark Andrews, UK Title match.

Un très bon match, tour à tour technique, dynamique, acrobatique, etc. Ça prouve encore une fois que s'il reste en bonne santé et évite les blessures, Tyler Bate devrait aller très loin dans ce business, possiblement même jusqu'à un ou plusieurs titres de la WWE. Et ça prouve aussi que la TNA a vraiment gâché le potentiel de Mandrews. 

 

Deux premiers matches anecdotiques, qui servaient de tour de chauffe pour le public anglais (très bruyant, mais aussi très dissipé), et deux matches finaux mettant la barre très haut, 24 heures avant NXT Takeover - Chicago. Les Anglais sont motivés, et si la WWE voulait bien les intégrer au roster principal, nul doute que Tyler Bate et Pete Dunn auraient une carrière en or, jusqu'aux sommets de leur profession.

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Un film, un jour (ou presque) #608 : L'Apprenti Sorcier (2010)

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Jeunesse, Disney, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Apprenti Sorcier (The Sorcerer's Apprentice) :

Depuis des siècles, Balthazar Blake (Nicolas Cage), un sorcier formé par Merlin l'enchanteur, affronte les forces du mal, incarnées par les disciples de Morgane la Fée (Alice Krige), au nombre desquels Maxim Horvath (Alfred Molina) et Drake Stone (Toby Kebbell). Mais il recherche par ailleurs le futur héritier de tous les pouvoirs de Merlin : ce sera Dave (Jay Baruchel), étudiant en physique épris de la belle Becky (Teresa Palmer), et qui devient malgré lui le nouvel apprenti du Sorcier...

Je continue mon micro-cycle "Nicolas Cage a des pouvoirs improbables dans des films fantastiques à la qualité débatable", avec ce Sorcerer's Apprentice, vaguement inspiré de Fantasia (d'où le passage avec les balais), et qui n'a pas connu un grand succès au box-office.

Et franchement, c'est assez dommage, ce plantage, parce que le film est plutôt sympathique à suivre.

Alors oui, le métrage a les tares habituelles des productions Bruckheimer : réalisation passe-partout (Turteltaub est un faiseur au sens le plus basique du terme), Nicolas Cage en vedette (encore qu'il s'en sort relativement bien et est assez sobre, malgré une apparence improbable), musique calamiteuse au possible (franchement, Trevor Rabin devrait pointer à l'ANPE avec ses synthétiseurs pourris, et éviter de photocopier le Hans Zimmer de Pirates des Caraïbes), scénario simpliste (on comprend tous les enjeux et le déroulement du film au bout de 10 minutes, et le reste est en pilotage automatique)...

Sauf que pour une fois, le déluge habituel d'effets spéciaux de ce genre de blockbuster décérébré est plutôt judicieux, et approprié au métrage : sorts, boules de feu, éclairs, balais dansants, aigles de fer, dragons, pentagrammes géants, miroirs ensorcelés, voitures qui se métamorphosent, etc, tout ça n'arrête pas, et assure le spectacle.

À se demander s'il y avait un quota de 50M$ assigné aux effets de chaque demi-heure de métrage, ce n'est pas possible autrement. En tout cas, ça en jette, et ça fonctionne.

Le script, lui, est plutôt amusant (pas l'histoire, hein, mais le script), il y a un énormément d'idées très sympathiques et drôles (Drake, le faire-valoir de Molina, est un Criss Angel à 2€50), les acteurs tiennent bien leur rôle (on me rétorquera que Baruchel interprète toujours le même personnage depuis 10 ans, et je suis d'accord, mais il le tient bien et est un protagoniste attachant), et ça aurait peut-être été l'un de mes films de chevet si je l'avais découvert enfant, dans les années 80, comme un certain Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (même si, c'est une évidence, les deux films ne jouent pas dans la même cour).

Reste que c'est du Bruckheimer, comme je le disais au début de cet avis, et que par conséquent, le potentiel certain du métrage est régulièrement tiré vers le bas par les tares du film, et par 10 bonnes minutes de trop. Et comme en plus, c'est clairement un film d'hiver, visuellement parlant (New-York, la nuit, les ruelles sombres, etc), je ne suis pas surpris que le film se soit planté au box-office avec une sortie en plein été.

Un gentil 4/6, pour le spectacle.

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Un film, un jour (ou presque) #583 : Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (2017)

Publié le 18 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (King Arthur - Legend of the Sword) :

À la mort de son père, Uther Pendragon (Eric Bana), le jeune Arthur (Charlie Hunnam) est élevé dans une maison close de Londres, tandis que son oncle, le maléfique Vortigen (Jude Law) fait rêgner la terreur depuis Camelot. Jusqu'à ce que Arthur finisse par retirer Excalibur de la pierre, devenant anisi le meneur de la résistance contre le sorcier qui exploite le royaume... 

Par la barbe de Merlin, quelle merde ! Pourtant, généralement, je suis assez client des films de Guy Ritchie (du moins, de ses films de pègre anglaise, voire même du premier Sherlock), mais là, on touche le fond. 

Ce Roi Arthur, c'est ce qui se produit quand les effets de manche récurrents de Guy Ritchie - dialogues populaires, personnages décomplexés, montage nerveux, effets de style à gogo, et surtout, narration déstructurée, façon "scène de dialogue entre plusieurs personnages, entrecoupée d'un montage en flashback ou en accéléré montrant justement ce dont discutent les personnages, de manière à installer un décalage comique" - sont répétés toutes les cinq minutes, pendant deux heures de film.

Au cinéma et à la télévision, on dit souvent qu'une oeuvre réussie doit "montrer, pas expliquer verbalement" ("show, don't tell"), car ce sont des médias visuels, et le langage de l'image doit être suffisant pour faire passer les informations au spectateur. Guy Ritchie, lui, montre ET explique verbalement, voir même répète et montre ses explications à plusieurs reprises, jusqu'à l'écoeurement. 

Alors quand cette narration décousue est ainsi utilisée de manière systématique et mécanique, au service de personnages interchangeables et sous-développés, d'un rendu visuel grisâtre dégueulasse, et d'un récit qui repompe ses idées à droite et à gauche (Robin des Bois, Arthur, etc, une bonne dose de photocopillage du Death Dealer de Frazetta pour le boss final, une touche d'Assassin's Creed pour les plans panoramiques de Camelot survolé par l'aigle lié télépathiquement à la mage encapuchonnée, un Burly Brawl 2.0 aussi moche et raté techniquement que celui de Matrix Reloaded, il y a près de 15 ans, des Oliphants évadés du Seigneur des Anneaux, etc, etc, etc, sans oublier bien sûr l'influence évidente du cinéma de gangster de Ritchie lui-même, et des jeux vidéo du genre God of War), on se retrouve avec un Guy Ritchie qui se parodie involontairement, et un film totalement à côté de la plaque, dont je me suis progressivement désintéressé en cours de route, et qui a fini par m'agacer plus que je ne l'aurais cru possible.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #399 : Ninja Turtles 2 (2016)

Publié le 7 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Aventure, Fantastique, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ninjas Turtles 2 (Teenage Mutant Ninja Turtles - Out of the Shadows) :

Lorsque Shredder (Brian Tee) s'évade de prison, et s'associe au maléfique Général Krang (Brad Garrett), une créature étrange venue d'un autre univers, à Baxter Stockman (Tyler Perry), un savant dérangé, et à Bebop et Rocksteady (Gary Anthony Williams & Sheamus), deux voyous transformés en créatures mutantes, les Tortues doivent passer à l'action. Avec l'aide d'April (Megan Fox), de Vernon (Will Arnett) et de Casey Jones (Stephen Amell), un officier de police devenu justicier, les quatre ninjas mutants n'ont d'autre choix que de se révéler au grand public s'ils veulent sauver le monde...

Tous comptes faits, j'avais bien aimé le premier opus de ces nouvelles Tortues Ninjas, malgré tous ses défauts intrinsèques, son script semi-improvisé, ses changements de scénario de dernière minute, et son humour assez lourd : l'action était très solide, les effets spéciaux remarquables, et finalement, c'était assez proche du dessin animé des années 80-90.

Ici, visiblement, la décision a été prise d'aller encore plus dans cette direction, et de jouer à fond la carte du fanservice, avec Krang, Baxter, Bebop, Rocksteady, le Technodrome, Casey Jones, le van, etc.

Malheureusement, comme dans le premier opus, c'est le casting humain qui, la plupart du temps, s'avère le talon d'achille du métrage : si Arnett assure, et que Megan Fox semble un peu moins botoxée que dans le premier film (sans faire pour autant une bonne April - Lauren Cohan aurait été très bien, par exemple), Stephen Amell est absolument insipide en Casey Jones, Tyler Perry fait peur, les figurantes asiatiques (uniquement présentes pour faire plaisir aux investisseurs chinois) n'ont pas une ligne de dialogue, et moins compréhensible encore, Johnny Knoxville a été remplacé au doublage de Leonardo - ce qui rend le personnage ultra-fade et transparent dans ce second opus.

Autre changement notable, la bande originale : exit Tyler, enter Jablonsky, en pilotage automatique (comme toujours depuis Transformers), qui a cela dit le mérite d'utiliser ici de vrais cuivres pour ses thèmes (dérivatifs), et pas ses samples habituels.

En ce qui concerne le reste, la réalisation n'est pas forcément moins bonne que celle de Liebesman, dans le premier ; les sfx sont toujours aussi réussis et impressionnants (merci ILM), et les scènes d'actions avec les Tortues sont mémorables (l'avion !) ; quant au script, c'est un peu le même problème qu'avec le premier film : il y a des trous, des raccourcis constants, des facilités énormes, c'est décousu, et le climax du récit s'avère, en fin de compte, assez décevant. 

Un petit 3/6 (c'est ultra-fidèle au cartoon, le fanservice fait très plaisir, mais est parfois poussé un peu trop loin, et les choix créatifs de ce second opus le rendent moins attachant que son prédécesseur)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 123 - Teen Witch (1989) & L'Initiation de Sarah (2006)

Publié le 2 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, ABC Family, Comédie, Thriller, Fantastique, Halloween, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Teen Witch :

Lycéenne timide et complexée, Louise (Robyn Lively) découvre qu'elle possède des pouvoirs magiques qu'elle pourra utiliser dès le jour de ses 16 ans. Aussitôt, elle les exploite pour obtenir ce qu'elle a toujours désiré : être populaire au lycée, et conquérir le coeur de Brad (Dan Gauthier), le sportif le plus populaire de l'établissement. Mais bien vite, son comportement se retourne contre elle...

Spin-off officieux de la série des Teen Wolf (le film a été conçu comme une déclinaison féminine des deux Teen Wolf, avant d'être transposé des garous aux sorcières), ce métrage est tellement daté "années 80" qu'il en est devenu involontairement culte ; générique de début périmé, histoire insipide grandement calquée sur les Teen Wolf (avec Jean-Pierre Stevens dans le rôle du père, et Zelda Rubinstein dans celui d'une voyante), passages musicaux involontairement hilarants (des rap battles épiques !) et à la chorégraphie bancale, tenues improbables, bande originale au saxophone, bref : c'est objectivement calamiteux, mais subjectivement, c'est tellement kitsch que ça en devient incontournable... au second degré.

1.5/6

L'Initiation de Sarah (The Initiation of Sarah) :

Deux soeurs, Sarah (Mika Boorem) et Lindsay (Summer Glau), arrivent à l'université, et sont impatientes d'intégrer Alpha Nu, une sororité à laquelle leur mère (Morgan Fairchild) appartenait autrefois, et qui est désormais dirigée par Corrine (JoAnna Garcia). Mais en parallèle, Eugenia Hunter (Jennifer Tilly) gère la sororité Pi Epsilon Delta, et elle aussi est intéressée par les deux arrivantes : en effet, Sarah et Lindsay ont des pouvoirs inexplicables, et le campus va bientôt se transformer en champ de bataille lors d'un affrontement de sorcières et de maisons rivales...

Remake d'un téléfilm de 1978, ce téléfilm ABCfamily vaut surtout pour sa distribution sympathique (même si Boorem et Glau n'auront jamais l'air de soeurs, ni d'être les filles de Fairchild) ; car s'il a beau être très regardable, bénéficier d'un budget confortable, et ne pas être trop mal écrit, il souffre aussi d'un énorme coup de mou une fois la première heure passée, et reste donc extrèmement anecdotique et dispensable.

(reste toujours la curiosité de voir une Summer Glau bimbo-ifiée, ce qui est toujours amusant)

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #410 : Hors Contrôle (2016)

Publié le 10 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hors Contrôle (Mike and Dave Need Wedding Dates) :

Fêtards invétérés et immatures, Mike (Adam Devine) et son frère Dave (Zac Efron) sont mis au pied du mur par leurs proches : s'ils ne trouvent pas deux jeunes femmes bien sous tous rapports pour les accompagner au mariage de leur soeur (Sugar Lyn Beard), à Hawaii, leur famille remettra de l'ordre dans leur vie, de gré ou de force. Mike et Dave passent donc une annonce sur Craigslist, et finissent par rencontrer Alice (Anna Kendrick) et Tatiana (Aubrey Plaza), d'apparence parfaite et sérieuse... mais une fois à Hawaii, ces deux inconnues s'avèrent des fêtardes droguées, trashy et alcooliques, pires que leurs deux cavaliers.

Une comédie écrite par les scénaristes des deux Nos Pires Voisins, inspirée de leur vie réelle... et qui n'est rien de plus qu'un film "de vacances" pour le cast, comme c'est de plus en plus commun dans le monde de la comédie US : on prend une vague idée de base, qui justifie d'envoyer le cast au Mexique, à Hawaii, ou dans une destination similaire ; on sélectionne plusieurs acteurs au capital sympathie éprouvé, et qui s'entendent bien dans la vie (Devine/Efron, dans Nos Pires Voisins ; Efron/Plaza dans Dirty Papy ; Kendrick/Devine dans The Hit Girls ; Kendrick/Plaza dans Life after Beth) ; on saupoudre généreusement de vulgarité, d'un peu de nudité comique, et de beaucoup d'improvisation ; on lâche les acteurs en roue libre, et on espère que le résultat sera drôle.

Problème : cette tendance ne donne que rarement de bons films, les métrages de ce type souffrant souvent d'un ratio 1 vanne drôle/ 3 ou 4 qui tombent à plat assez problématique.

Ici, c'est un peu le cas. Efron et Devine incarnent toujours les mêmes personnages, de film en film ; Aubrey Plaza nous refait son personnage de Dirty Papy, à savoir la fille rebelle à grande gueule qui passe son temps en bikini sexy ; Kendrick est vulgaire, mais pas trop, et cache un bon fond timide et sincère ; et les seconds rôles font leur numéro habituel.

Autant dire qu'il n'y a pas grand chose à en retenir, que tout est ultra balisé dans le genre comédie un peu trash mais finalement assez inoffensive.

2/6 + 0.75 pour la distribution sympathique, et parce que ça a le bon goût de ne pas durer 2 heures, comme trop de comédies de nos jours = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #416 : Bad Moms (2016)

Publié le 18 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Bad Moms :

Débordée par ses deux enfants exigeants, son travail envahissant, son mari glandeur, et sa vie de parent d'élève, Amy (Mila Kunis) est au bout du rouleau. Lorsqu'elle découvre que son mari la trompe, elle plaque tout, et fait la connaissance de Carla (Kathryn Hahn), une mère de famille décomplexée et fêtarde, ainsi que de Kiki (Kristen Bell), plus coincée et soumise. Ensemble, les trois mères vont apprendre à se libérer, et vont s'opposer à Gwendolyn (Christina Applegate), la mère de famille richissime qui domine l'école...

Une comédie... médiocre (pour être gentil), qui appartient au genre de ces métrages reposant entièrement sur des personnages se comportant comme des frat-boys immatures, vulgaires et dégénérés, à grand renfort d'alcool, d'insultes et de sexe.

On pourrait citer Mes Meilleures Amies (ainsi que toute l'oeuvre de Melissa McCarthy, et toutes les oeuvres dérivatives ayant découlé de Bridesmaids), Bad Santa, Bad Teacher, Bad Words, The Bronze, Bad Grandpa, Dirty Papy, Very Bad Trip, etc, etc, etc, soit autant de films reposant sur les mêmes ressorts lassants et épuisants, qui finissent par tomber à plat.

Ici, même combat, avec ces trois mères de famille (sans le moindre problème d'argent, c'est pratique pour embaucher des nounous) qui laissent tomber toutes leurs responsabilités pour faire la fête... ce qui aurait pu être amusant et pertinent, notamment dans l'optique d'une rébellion contre le patriarcat et les dictats de la société américaine.

Malheureusement, ce film est écrit et réalisé par des hommes (déjà responsables des Very Bad Trips, d'Échange Standard, et des très moyens Hanté par ses ex et Tout... sauf en famille) ; on a donc droit à de l'humour de frat-boys, à des digressions (qui durent) sur la circoncision, à énormément de lourdeur, à des personnages masculins tous caricaturaux au possible, et à un script ultra-dérivatif et générique, qui finit par un happy end général pour tout le monde. Youpi.

D'autant que le tout est assez plat, bourré de chansons pop insipides, et que visuellement, le film est régulièrement filmé en soft focus, comme pour cacher les rides et flatter le physique de ses actrices (sauf Kunis et Bell, étrangement).

Pour résumer, tout est tellement caricatural qu'en fait, même une comédie romantique Hallmark a des personnages plus subtils et crédibles...

2 + 0.25 pour le générique de fin (les actrices interviewées avec leurs mères) + 0.25 pour la petite Oona Laurence, excellente) = 2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 27 - Les Cinq Légendes (2012)

Publié le 14 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Animation, Dreamworks, Jeunesse, Aventure

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les Cinq Légendes (Rise of the Guardians) :

Lorsque le Croquemitaine (Jude Law) resurgit, et menace de faire sombrer le monde dans les ténèbres en privant les enfants de la Terre de tout espoir et de toute joie de vivre, le Père Noël (Alec Baldwin), la Fée des Dents (Isla Fisher), le Lapin de Pâques (Hugh Jackman) et le Marchand de Sable recrutent Jack Frost (Chris Pine) pour les assister dans leur combat contre le Mal...

Lorsque, durant la Christmas Yulefest 2013, j'avais découvert (et sommairement passé en revue) ce film, j'en étais ressorti assez mitigé-positif (3.75/6). Néanmoins, la bonne expérience Arthur Christmas m'a donné envie de retenter ma chance avec cette adaptation très libre de l'univers de William Joyce, supervisée et produite par Guillermo Del Toro pour Dreamworks.

Malheureusement, ici, le miracle Arthur Christmas ne s'est pas produit, et je garde toujours un avis très similaire sur ces Cinq Légendes : c'est très regardable, mais inégal au possible.

Inégal au niveau esthétique, tout d'abord : autant tout ce qui a trait à l'univers et aux personnages de Santa Claus, du Marchand de Sable et du Lapin de Pâques est très réussi, inventif et fascinant (j'adore les yétis et les lutins/Minions du Père Noël), autant Jack Frost et Pitch Black (le méchant) sont tous deux visuellement insipides, tandis que la Fée des Dents reste trop en retrait, pas assez développée, et limitée à "elle ressemble à un colibri".

Inégal au niveau technique, ensuite : les environnements fourmillent de détails et de textures, tandis que certains personnages, eux, semblent encore en chantier, lisses et manquant de détails.

Inégal au niveau musical : Alexandre Desplat est compétent, c'est évident, et ses thèmes ne sont pas mauvais... ils sont simplement en retrait, jamais employés au bon moment, ou avec suffisamment de poids et d'émotion pour vraiment totalement fonctionner.

Inégal au niveau du doublage : Baldwin et Jackman sont impeccables ; Isla Fisher est compétente ; par contre, Pine est beaucoup trop âgé pour son rôle.

Inégal au niveau du scénario, enfin, puisque comme je le disais en 2013, certaines péripéties débordent d'inventivité, tandis que d'autres moments tombent vraiment à plat tant ils sont basiques et prévisibles.

En fin de compte, si ces Cinq Légendes assurent le spectacle, et ne laissent pas le temps de s'ennuyer, ce métrage donne aussi l'impression d'avoir été "créé par comité" (pour utiliser un anglicisme sauvage), et d'être une synthèse pas toujours réussie de plusieurs morceaux d'idées et de plusieurs directions qui étaient en compétition.

Dommage, parce qu'avec un peu plus d'audace (notamment au niveau de Jack Frost, tellement calibré pour plaire à un certain public qu'il en devient agaçant) et un peu moins d'éparpillement, le film aurait pu lancer une franchise des plus intéressantes.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #437 : Les Espions d'à Côté (2016)

Publié le 26 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Action, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Les Espions d'à Côté (Keeping Up With the Joneses) :

Jeff et Karen Gaffney (Zach Galifianakis & Isla Fisher) ont une vie de famille bien rangée dans leur petite banlieue, jusqu'à ce que leurs nouveaux voisins, les Jones (Jon Hamm & Gal Gadot), s'installent dans le quartier. Rapidement, Karen se méfie de ces arrivants trop beaux et parfaits pour être sincères, et lorsqu'elle découvre que ce sont des espions, les Gaffney se retrouvent embarqués dans une spirale infernale dont il ne ressortiront pas indemnes.

Et encore une comédie d'action/espionnage qui marche sur les plates-bandes de La Totale, True Lies, Mr & Mme Smith, etc, avec une dose de Les Banlieusards en prime... et encore un résultat ultra-générique et assez insipide.

Ici, les problèmes sont multiples, à commencer par une écriture tout sauf inspirée et originale : c'est plat, basique, dérivatif, et on a déjà tout vu des dizaines de fois, que ce soit au cinéma ou à la télévision.

Ce qui fait donc reposer tout le poids du film sur les épaules de la distribution : et là, ça ne fonctionne qu'en partie. Jon Hamm fait du Jon Hamm, ni plus ni moins, tout comme Galifianakis : de ce côté là on sait à quoi s'attendre, donc pas de surprise ; du côté des femmes, par contre, ça coince un peu plus.

Déjà, parce que le script (comme tout le reste d'Hollywood, d'ailleurs) tente désespérément d'établir Gal Gadot comme un sex symbol, en l'habillant n'importe comment, en la mettant en lingerie, en lui faisant embrasser Fisher, etc... or Gadot est grande, certes, mais elle a un physique et une posture que je qualifierais de "porte-manteau de podium" : elle est grande, très mince, assez plate, longiligne, bref, elle a le physique d'un mannequin de haute-couture, et pas d'un mannequin Victoria's Secret. Et la production, ici, ne semble pas le comprendre.

Résultat, qu'elle soit vêtue ou dévêtue, ici, elle a toujours l'air de porter des vêtements mal ajustés, ce qui casse un peu l'illusion de la super-espionne au sex-appeal dévorant. Une illusion déjà pas aidée par le jeu monocorde et mono-expressif de Gadot, qui n'augure pas du meilleur pour Wonder Woman, et par la présence d'Isla Fisher dans le rôle de "la mère de famille qui se néglige"... ou du moins, c'est ce dont le script tente de nous convaincre.

Car Isla Fisher se donne en effet tellement à son personnage qu'elle éclipse littéralement Gadot dès qu'elles sont ensemble à l'écran, et ce que ce soit par son jeu, ou par son physique (Fisher porte quelques tenues... mémorables, dirons-nous). 

Au point qu'on en vient à se dire que Hamm/Fisher auraient fait un couple d'espions nettement plus glamour que celui formé avec Gadot.

Mais bon, peu importe : de toute façon, le film n'aurait pas plus survécu au gros coup de mou dont il souffre à mi-parcours. Un coup de mou dont il ne se remet jamais vraiment, même lorsque l'action démarre sérieusement, que les deux couples font équipe malgré eux, et que Patton Oswald débarque en bad guy.

1.75/6 + 1 point rien que pour Isla = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #454 : Premier Contact (2016)

Publié le 20 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Premier Contact (Arrival) :

Lorsque des vaisseaux extraterrestres arrivent sur Terre et se positionnent, immobiles, en 12 points du globe, l'humanité s'inquiète. Aux USA, Louise Banks (Amy Adams), spécialiste en linguistique, est choisie par l'armée pour accompagner le physicien Ian Donnelly (Jeremy Renner), et tenter de communiquer avec les aliens, d'apparence pacifique. Mais tous les pays du monde ne sont pas aussi confiants, et les tensions géopolitiques menacent de faire échouer ce premier contact...

Une adaptation d'une nouvelle de SF par Denis Villeneuve qui, sous sa forme filmique, souffle un peu le chaud et le froid.

Pas tant sur un plan technique, puisque Amy Adams est impeccable, que la réalisation est sobre, intimiste, et lorgne parfois sur du Terrence Malick, que le score est pesant et discordant (ce qui rajoute beaucoup à l'ambiance particulière du métrage), et que les effets spéciaux sont tout à fait honorables.

Non, là où le film pêche un peu plus, c'est dans son écriture, fruit du travail du scénariste des remakes de Freddy - Les Griffes de la Nuit et de The Thing, ainsi que de Destination Finale 5 et de Dans le Noir. Pas vraiment des chefs-d'oeuvre d'écriture, et on retrouve en effet ici une certaine propension aux grosses ficelles narratives et à l'absence de subtilité : je pense notamment à toute la situation géopolitique décrite dans le script (les gentils Occidentaux, les méchants Russes et Chinois tous belliqueux, les militaires vs les scientifiques), ainsi qu'à l'embryon maladroit de romance entre Adams et un Jeremy Renner totalement sous-développé (pour ne pas dire inexistant).

À l'identique, tout le concept des flashbacks-qui-n'en-sont-pas est intéressant, mais pas si compliqué que ça à comprendre (une fois que l'on a assimilé le fait que les aliens pensent circulairement, on commence déjà à avoir une assez bonne idée du pourquoi et du comment des visions de l'héroïne). Et pourtant, le script insiste très lourdement dessus, même une fois qu'il a explicité son concept, jusqu'à ce que ces dialogues et ces scènes deviennent redondantes, et forcent une résolution à base de tension et de suspense un peu artificiels.

Bref, le film aurait mérité un scénariste un peu plus affûté et aguerri, et aurait probablement dû éviter de faire basculer le tout dans un sentimentalisme larmoyant (à grands renforts de violons) sur la toute fin.

Mais bon, dans l'ensemble et malgré ses défauts d'écriture, ce métrage est tout à fait regardable, et son approche plus littéraire de la SF ne fait pas de mal dans le paysage cinématographique actuel.

Un petit 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #455 : Mr. Wolff (2016)

Publié le 21 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mr. Wolff (The Accountant) :

Autiste particulièrement doué pour les mathématiques, Christian Wolff (Ben Affleck) a, dès son plus jeune âge, été entraîné par son père militaire à se défendre seul contre toute adversité. Désormais adulte, il travaille régulièrement comme comptable pour les organisations criminelles les plus dangereuses. Et tandis que les agents du Trésor Public (J.K. Simmons & Cynthia Addai-Robinson) mènent l'enquête à son sujet, Christian est engagé par une firme de robotique dirigée par Mr. Blackburn (John Lithgow) pour étudier des irrégularités budgétaires découvertes par Dana (Anna Kendrick), une comptable de l'entreprise. Bien vite, cependant, un groupe de mercenaires menés par Braxton (Jon Bernthal) tente de faire disparaître Christian et Dana, et le comptable n'a d'autre choix que d'éliminer cette menace tout en protégeant la jeune femme...

Un thriller mollasson et longuet, dans lequel Ben Affleck joue (enfin... "non-joue") un croisement entre Jason Bourne et Rain Man, qui démolit des mercenaires à tour de bras, tout faisant des calculs mentaux improbables.

Et sorti de ce postulat de départ, il n'y a pas grand chose à ajouter au métrage, qui s'avère assez brouillon, et se prend particulièrement au sérieux. En fait, on a un peu l'impression que le script était suffisamment long pour remplir trois heures de film, et qu'il a fallu tailler dans la masse pour arriver à deux heures de métrage ; par conséquent, aucune des intrigues secondaires n'est satisfaisante, que ce soit l'enquête inintéressante du Trésor Public, uniquement là pour permettre à J.K. Simmons de débiter des kilomètres d'exposition en voix off sur des flashbacks, ou la sous-intrigue d'Anna Kendrick, qui disparaît du film aussi vite qu'elle est arrivée.

Peut-être plus gênant, la dernière demi-heure du film (et la confrontation Affleck/Bernthal) tombe joliment à plat, couronnée par des twists ultra-prévisibles, qui tiennent plus des coïncidences fortuites et improbables que du rebondissement crédible.

Et pourtant, malgré tous ces défauts d'écriture, le tout se regarde plutôt facilement, c'est assez bien filmé, les scènes d'action sont honorables, et c'est globalement bien joué (même si encore une fois, le non-jeu volontaire d'Affleck ne demande pas trop d'effort, et Anna Kendrick se contente de jouer Anna Kendrick).

C'est générique, peu mémorable, bordélique, et ça demande énormément de suspension d'incrédulité (pour être gentil, on va dire que c'est capillotracté), mais ça se regarde.

3.25/6

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Printemps (2016)

Publié le 11 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Critiques éclair, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x02 - Spring :

Comme pressenti, l'épisode est rythmé par la thérapie de Lorelai et sa mère, ce qui nous offre de longues scènes de silence avant qu'Emily revienne sur le ressentiment qu'elle a depuis toujours à propos du départ soudain de sa fille alors qu'elle était enceinte. Les séances sont parfois hallucinantes, et la pauvre psy qui s'occupe de leur cas est parfois désespérée d'être confrontée à ces deux phénomènes.

Le traitement est en accord avec la relation compliquée qui unit les deux femmes, qui même encore maintenant ne profitent pas de cette opportunité pour dissiper les malentendus en s'enfermant dans certains non-dits ou en ressassant le passé sans avancer. Cela s'inscrit dans la continuité de leurs difficultés à communiquer, c'est donc raccord avec ce qu'on sait des deux personnages.

Le parallèle établi entre Paris et Rory est lui aussi plutôt bien vu. Outre leurs interventions aux styles diamétralement opposés à Chilton - l'occasion de revoir le directeur, et de retourner sur un lieu qui a marqué les premières saisons -, Paris a totalement réussi sa vie professionnelle alors que Rory est complètement perdue. Au moins, ce qui avait été ébauché dans la saison 7 de la série originelle n'est pas oublié.

En revanche, leurs vies personnelles sont chaotiques. Entre une Paris en plein divorce avec Doyle et qui perd toute confiance en elle en apercevant brièvement Tristan et une Rory qui a un petit-ami qu'elle délaisse au profit d'un Logan fiancé, il n'y a pas de quoi se vanter.

Un peu moins de Stars Hollow, mais ça vaut tout de même le coup avec un conseil de ville dont l'ordre du jour concerne la gay pride avec un Taylor un peu dépité de devoir annuler car il n'y a pas assez d'homosexuels dans la ville, et le second court-métrage de Kirk qui est tout aussi barré que le premier.

On sent quand même la volonté de revenir aux sources, avec une multitude de références aux premières saisons, que ce soit en terme de dialogues ou au niveau des caméos (celui de Francie est très amusant, par exemple). Sans aller jusqu'à penser que c'est une façon d'expier certains choix des dernières saisons, il faut bien avouer qu'il n'y avait plus le même esprit.

Cette tentative de raviver la flamme est suffisamment intelligente pour que le tout reste crédible et que le téléspectateur puisse de nouveau se laisser emporter par la fraîcheur qui a toujours fait la force du show. La seule réserve concerne le retour de Rory dans la maison maternelle : cela souligne un peu trop la nécessité de relancer une dynamique entre les deux femmes.

L'essai n'est pas encore transformé, mais il est évident que cette mini-saison a été pensée à la fois pour faire plaisir à ceux qui ont suivi la série depuis ses débuts et pour faire évoluer les personnages. Pas forcément dans le bon sens, mais il y a une certaine cohérence.

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Catch Review : TNA Impact (26/08/2015)

Publié le 29 Août 2015 par Lurdo dans Catch, Review, Critiques éclair, Télévision, TNA

Cinq semaines avant Bound For Glory...

Impact Wrestling 26/08/2015 :

- Les Hardys dans le ring, Jeff Hardy au micro, pour encourager son frère, et le soutenir dans son push. Matt passe de la brosse à reluire à l'IZ, pense être l'homme providentiel qui propulsera la TNA vers un futur radieux (mwé, non), et demande un match de championnat. EC3 se pointe, les trolle, et accepte le title shot, si Jeff devient son assistant perso en cas de défaite de Matt. EC3 était bon, les Hardys étaient en mode Cena (les faces qui se plaignent, se font battre proprement et exigent un autre match, et profitent de leur popularité pour forcer la main du heel). Mwé.

- EY s'énerve backstage. Il s'en donne du mal pour un feud plat contre Melendez.

- Melendez vs EY. Un match éclair qui n'a pour objet que de faire durer un peu plus encore le feud, et pour insister un peu plus sur la méchanceté de EY, qui n'en a pas vraiment besoin.

- Sonjay vs Tigre vs DJZ. XDiv title match. Un peu brouillon, et assez générique dans le genre 3-way X-division. Sonjay a bien ralenti, au fil des ans.

- Storm kickbanne officiellement Shera de la Revolution, et remotive son équipe.

- Revolution vs Wolves, tag titles. RAS, pas de surprise au programme, y compris au niveau des interventions de Shera et de Storm.

- Les Hardys de retour au micro, pour annoncer qu'ils acceptent l'offre d'EC3. Pas franchement utile.

- Récap de GFW/TNA.

- Velvet vs Brooke, KO Title match. Match totalement générique et quelconque (bien qu'honorable pour un match de Velvet), interrompu par la Dollhouse, qui met un terme au match pour passer Velvet à tabac, avec l'aide de Rebel, qui fait un heel turn totalement gratuit et inutile. Ça ne va pas faire remonter le niveau de la division, tout ça.

- Promos de Roode et de Galloway. Je crois. J'avoue, j'étais un peu absent (physiquement et/ou mentalement) pendant ce gros quart d'heure.

- Lashley vs Storm vs Anderson vs Roode, #1 contender for the GFW title. Un bon 4-way qui n'aurait pas été déplacé sur une carte de PPV, avec cinq minutes de plus.

- EC3 content de la décision de Matt.

- 15 minutes de Dixie/Jarrett, qui se passent de la brosse à reluire, jusqu'à ce que Jarrett et Karen, forcément, fassent un heel turn, et déclarent la guerre à Dixie et Galloway (qui s'est aperçu que JJ est un fourbe grâce à des vidéos de surveillance, lulz). Gros brawl entre les deux compagnies. ZzzzZ.

 

Et voilà, on retombe dans le néant créatif, entre EY/Melendez qui tourne à vide, les tag champs qui n'ont pas de compétition, les KOs qui n'ont aucune direction et dont le niveau continue à chuter, le push des Hardys, et cette invasion en carton, tellement télégraphiée que même le fan le plus aveugle l'avait vue venir.

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Christmas Yulefest 2015 - 03 - Un Noël à la Maison (2015)

Publié le 1 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël à la Maison ('Tis The Season For Love) :

Passionnée de théâtre, Beth Baker (Sarah Lancaster) décide un jour de tout quitter - y compris son petit-ami - pour tenter sa chance à New-York, sur Broadway. Mais 10 ans plus tard, sa carrière peine vraiment à décoller, et lorsqu'elle rentre dans sa ville natale pour passer les fêtes de fin d'année, avec sa mère, Beth est plus ou moins déprimée. D'autant que ses anciens amis ont tous réussi leur vie... heureusement, ses retrouvailles avec Dean (Brendan Penny), le frère de son ex-petit-ami, et l'organisation du spectacle de Noël des enfants de la ville redonnent un sens à la vie de Beth : entre cette existence radicalement différente, et la possibilité d'un rôle à Broadway, la jeune femme doit choisir...

Un téléfilm Hallmark de Noël qui, d'une manière assez amusante, s'avère une sorte de reflet déformé du précédent film de cette saison, Family for Christmas, avec quelques changements minimes... qui pourtant font toute la différence.

Ici, l'héroïne ambitieuse et dynamique n'a pas une carrière florissante, qu'elle abandonnerait (hypothétiquement ou non) pour une vie de femme au foyer rangée, après que son compagnon ait joué la carte de la culpabilité et des responsabilités pour l'amener à mettre toute ambition professionnelle au placard.

Non, ici, c'est une carrière médiocre et malheureuse qu'elle abandonne pour explorer sa passion d'une autre manière, et se reconvertir en devenant directrice du théâtre municipal et professeur de théâtre : c'est déjà nettement plus gratifiant, logique, et on n'a pas l'impression que l'on nous impose des modèles rétrogrades et franchement dépassés (même si bon, si l'on voulait pousser un peu le raisonnement dans ses retranchements, on pourrait arguer qu'elle finit dans un rôle très maternel, à instruire les enfants de la ville, ce que certains pourraient voir comme cliché, blablabla).

Reste que le scénario n'impose pas, ici, l'archétype "homme au boulot, femme aux fourneaux" que finissait par mettre en avant, un peu sans le vouloir, le premier métrage de la cuvée 2015.

Cela dit, le script reste hautement balisé et dérivatif, dans le genre "opposition grande ville froide/petite bourgade chaleureuse", le spectateur ayant régulièrement vingt minutes d'avance sur le récit.

Et si l'ajout d'un pseudo "voeu" réalisé (comme dans Family For Christmas) après une rencontre avec un Père Noël "magique" est habilement détourné, pour en faire de très brefs rêves faits par l'héroïne à l'imagination fertile, cela reste néanmoins particulièrement prévisible dans son déroulement (et quelque part, assez inutile au récit dans son ensemble).

Ajoutez à cela une distribution assez moyenne (Lancaster et sa "mère" excentrique sont sympathiques, tous les seconds rôles sont plus ou moins transparents), et l'on se retrouve avec un téléfilm de Noël pile dans la moyenne du genre : pas particulièrement bon, pas particulièrement mauvais, pas particulièrement intéressant ou mémorable, mais pas particulièrement honteux non plus. Moyen, quoi. Très moyen. Trop moyen ?

(mais au moins, ça ne donne pas envie de s'arracher les cheveux, comme le précédent)

2.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 167 - Scream Girl (2015)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Fantastique, Thriller

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Scream Girl (The Final Girls) :

Lorsque Max (Taissa Farmiga) et ses amis assistent à la projection d'un slasher des années 80 dans lequel feue la mère de Max (Malin Akerman) jouait, ils se retrouvent accidentellement aspirés dans le film. Ils comprennent alors bien vite qu'ils vont devoir survivre à l'assassin invulnérable de ce Camp Bloodbath, et faire équipe avec les personnages du récit, s'ils veulent pouvoir atteindre la fin du film, et retourner chez eux.

Un film assez frustrant et inégal, car il ne sait pas réellement sur quel pied danser, ni ce qu'il veut être.

En effet, ce Final Girls hésite constamment entre le drame personnel du personnage de Max, traité au premier degré dans tous ses rapports avec Malin Akerman ; la parodie moqueuse du genre slasher, façon Scary Movie, avec personnages outranciers, caricatures grossières, vannes foireuses (Adam Devine qui fait son numéro habituel ; la "slut" totalement débile et hystérique qui fait son strip-tease sous acide... on est à deux doigts d'un Wet Hot American Summer) ; une déconstruction plus large du genre, à la Scream ou Cabane dans les bois ; un slasher premier degré et sérieux, avec affrontement final à la photographie léchée et assez réussie ; ou encore un succédané de Last Action Hero, ou des myriades de séries et de films (comme Pleasantville) qui envoient leurs protagonistes modernes dans un film pour mieux pasticher ce dernier.

Final Girls passe donc son temps à sauter d'un style à l'autre, sans jamais vraiment atteindre sa cible : la parodie est balourde ; la déconstruction est convenue et déjà vue ; le slasher est PG-13 ; et le côté "héros modernes dans un film d'une autre époque" est finalement assez anecdotique et dérivatif, à une ou deux idées près.

Il n'y a vraiment que la relation existant entre Max et sa "mère" qui fonctionne réellement, grâce à une interprétation très juste des deux actrices.

On se retrouve finalement devant un pseudo-hommage au slasher, pas aussi malin, drôle, sincère ou pertinent qu'il semble penser l'être, mais qui a bon fond, et qui reste globalement assez regardable ; notamment parce que le parcours de son héroïne fonctionne, mais aussi parce que le tout est filmé de manière (trop ?) moderne et virevoltante, ce qui permet heureusement au film de rester dynamique.

Ça aurait pu être meilleur.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 46 - Animation en vrac (3)

Publié le 16 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Jeunesse, Finlande, Musique, Comédie, Aventure

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Niko, le petit renne (The Flight Before Christmas - 2008) :

Niko (Andrew McMahon), un jeune renne ne connaissant pas son père et souffrant d'un vertige carabiné, décide de vaincre ses peurs, en suivant des leçons de vol auprès de Julius (Norm Macdonald), un écureuil volant maladroit ; mais lorsque le Père Noël et ses rennes deviennent la cible de loups maléfiques, Niko s'avère le seul à pouvoir les aider...

Un dessin-animé finno-européen en images de synthèse, qui trahit régulièrement ses origines non-américaines par des choix narratifs et créatifs très particuliers : tous les rennes de Santa Claus sont ainsi bizarrement décrits comme des beaufs/alcooliques/couards/dragueurs impénitents profitant de leur statut de star pour coucher avec un maximum de groupies (scandale aux USA lors de la diffusion télévisée !!), ou encore le choix d'Emma Roberts, 16 ans, au doublage d'une hermine séductrice/chanteuse de cabaret qui flirte avec un vieil écureuil veuf (scandale n°2 !)...

Bref, ça dépayse un peu, et même si le doublage anglo-saxon (techniquement, irlando-américain) n'est pas toujours formidable, le tout est plutôt joli visuellement (caniche rose excepté), et l'animation n'est pas forcément beaucoup moins bonne que celle d'un Âge de Glace de Dreamworks.

Bon, ce métrage reste tout de même anecdotique, mais finalement, il n'y a là rien de vraiment honteux.

3/6

Santa Claus is Coming to Town (1970) :

SD Kluger (Fred Astaire), un postier, décide de répondre aux questions les plus communes au sujet de Santa Claus : il raconte alors l'histoire du petit Kris (Mickey Rooney), bébé abandonné sur le palier de la famille Kringle, fabricants de jouets de père en fils. En grandissant, Kris décide qu'il veut apporter des jouets aux enfants de Sombreville, mais le maire de la bourgade, Herr Meisterburger (Paul Frees) s'oppose à lui. Et pour ne rien arranger, un sorcier maléfique nommé Hiver (Keenan Wynn) se dresse sur le chemin de Kringle...

Un classique de l'animation américaine de Noël, signé Rankin & Bass, et lorsqu'on le regarde, on comprend immédiatement pourquoi.

L'animation image-par-image se marie en effet parfaitement avec les doublages de Fred Astaire et de Mickey Rooney, et donne vie à cette biographie imaginaire du Père Noël d'une manière particulièrement charmante.

C'est beau, c'est musical (bien que certaines chansons paraissent un peu datées), bref, c'est très sympathique, à condition que l'on garde à l'esprit la nature du programme : un moyen-métrage produit pour la télévision, et à destination des plus petits.

4.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 90 - Le Noël de Denis la Malice (2007)

Publié le 30 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Noël de Denis la Malice (A Dennis The Menace Christmas) :

Denis Mitchell (Maxwell Perry Cotton), un petit garçon turbulent, maladroit, et pas très futé, est le fléau de son quartier, enchaînant catastrophes après catastrophes, au grand dam de son vieux voisin, George Wilson (Robert Wagner), bougon et antipathique. Mais à l'approche des fêtes de fin d'année, Dennis est bien décidé à rendre à Mr. Wilson l'esprit de Noël, quitte à transformer la maison de celui-ci en champ de bataille.

Pour être franc, je n'ai que de très vagues souvenirs de Denis la Malice (1993), et je n'ai jamais vu sa suite, mais peu importe, puisque ce DTV n'a aucun acteur en commun avec les films précédents. Et ce n'est pas plus mal pour les acteurs des films, puisqu'ici, le résultat est assez calamiteux.

Passons sur la structure bancale du film, qui est pendant une heure un enchaînement de scénettes jamais très drôles, toutes construites à l'identique, et qui dans son dernier tiers devient une énième redite de Un Conte de Noël, avec Wilson en Scrooge, et un ange de Noël afro-américain maladroit en guise d'esprit de Noël (un ange qui est probablement le seul personnage réussi de tout le film).

Passons sur l'interprétation unanimement bancale des enfants (sauf China McClain, comme toujours naturelle), et celle parfois guère meilleure de certains des adultes.

Passons sur l'écriture affreusement pataude et incompétente du film (qui te répète plus d'une demi douzaine de fois, dans des dialogues, qu'"il n'a pas neigé en ville depuis 30 ans, ce serait un miracle"... téléphonant ainsi la toute fin du métrage, forcément).

Oui, oublions tout cela, ainsi que l'absence chronique du chien de Denis, qui fait de la figuration malgré sa présence sur l'affiche, et attardons-nous sur le problème principal de ce film : Denis lui-même.

Car les films de ce genre reposent sur une chose : le capital sympathie du protagoniste. Si ton protagoniste est un enfant-catastrophe, qui sème le chaos sur son passage, alors il y a trois possibilités : soit son antagoniste est pire que lui, ce qui amène à relativiser ; soit l'enfant est charismatique, drôle et sympathique, ce qui permet de faire passer son caractère turbulent comme une lettre à la poste ; ou encore, l'enfant a bon fond, est malchanceux, et toutes ses mésaventures le rendent attachant.

Les films Eloïse sont un bon exemple d'enfant turbulent attachant. Ici, c'est le contraire : Mr Wilson n'est qu'un vieux ronchon qui ne demande qu'à rester tranquille dans son coin, et n'a rien d'un antagoniste actif ; Denis est transparent, insipide, voire même assez agaçant dans ses mimiques forcées ; et pire que tout, il est tout simplement stupide, faisant des choses qui ne viendraient pas à l'esprit d'un enfant normalement constitué, et qui ruinent la vie de ses parents et de ses proches.

Bref, pour résumer, on se retrouve à penser que l'utilisation d'une bande originale imitant "Damien - La Malédiction" lorsque Richie s'approche de Mr. Wilson n'est finalement pas loin de la réalité, et ce n'est pas la conclusion du film qui parvient à faire changer le spectateur d'avis sur Denis, dont on se demande comment il est encore en vie tout en étant aussi bête.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #248 : Pan (2015)

Publié le 11 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Action, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pan :

Enlevé à son orphelinat londonien par des pirates, Peter (Levi Miller) est emmené au Pays Imaginaire pour y travailler dans des mines de poussière de fée pour le compte du maléfique Barbe-Noire (Hugh Jackman). S'échappant en compagnie de James Hook (Garrett Hedlund), et faisant rapidement la connaissance de la courageuse Tiger Lily (Rooney Mara), Peter va finir par découvrir qu'il est le sujet d'une prophétie ancienne, et que sa destinée est de devenir le héros du Pays Imaginaire...

Une bouse infâme, pour un flop retentissant au box office : voilà comment décrire cette énième adaptation cinématographique de Peter Pan.

En même temps, rien de surprenant, lorsque l'on confie un projet déjà conceptuellement faisandé et inutile (une préquelle à Peter Pan écrite par un scénariste relativement inexpérimenté, et racontant comment Peter était l'Élu, fils d'une humaine et d'un Prince fae, et comment Hook et lui se sont rencontrés) à un réalisateur pas forcément adéquat (Joe Wright, plus habitué à de plus petits budgets rendus intéressants par son style visuel), qu'on y rajoute une couche de direction artistique immonde - les décors, les costumes, les paysages : tout est de mauvais goût, clinquant, et décalé -, un rythme hystérique et épuisant, des effets spéciaux souvent médiocres (les doublures en images de synthèse sont laides et mal animées, les bateaux volants n'ont aucun poids réel), et une interprétation outrée et cartoonesque (le jeune Peter est très bon, cela dit).

Bref, j'ai fait un rejet immédiat, dès le premier quart d'heure, avec ses bonnes soeurs ridicules, et ses avions de la RAF en plein combat aérien de dessin animé dans le ciel londonien contre un bateau de pirates, en plein Blitz... et ensuite, ça n'a fait qu'empirer, entre Barbe Noire/Hugh Jackman qui cabotine en pirate drogué à la poussière de fée, Garrett Hedlund en Hook séduisant à l'accent calamiteux, Tiger Lily/Rooney Mara alias le quota "personnage féminin fort et badass" de service (au détriment du quota "personnage ethnique positif de service"), la prophétie de Pan (ce style de prophétie à la Potter ou Luke est désormais vraiment une béquille de scénariste incapable ; il faut trouver autre chose, maintenant, c'est bon), le score assez moyen (car peu inspiré) de John Powell, et, pire que tout, les chansons.

Des pirates, qui chantent du Nirvana et du Ramones.

WHAT. THE. FUCK.

On n'est pas chez Baz Luhrmann, bordel.

Je ne vais pas épiloguer des heures, j'ai détesté de bout en bout, et je préfère recommander encore et toujours le Peter Pan de PJ Hogan, sorti en 2003, et probablement la meilleure adaptation cinématographique de ce récit.

1/6 (pour le score de Powell, et pour Levi Miller)

(et dire que le scénariste de ce navet travaille actuellement sur Wonder Woman...)

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Les bilans de Sygbab - La Famille Addams (1964-1966)

Publié le 14 Octobre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Comédie, Sitcom, Fantastique

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

The Addams Family (1964-1966) :

Que ce soit de nos jours ou il y a des décennies, le plus grand défi d'une comédie est dans un premier temps de séduire avec un humour qui lui est propre, et de le maintenir ensuite à un niveau plus ou moins équivalent.

Le premier point est validé sans aucune difficulté. La première saison réussit à rendre attachants les membres de cette famille aux tendances certes morbides, mais qui est unie et aimante.

L'ambiance est légère, et la naïveté candide des Addams face à leurs congénères est amusante. Même si le schéma des premiers épisodes est souvent identique (un individu rentre chez les Addams, est effrayé par ce qu'il voit, et ne demande qu'à prendre ses jambes à son cou tant il est mal à l'aise), cela s'améliore par la suite.

Les scénaristes commencent à se centrer sur chaque protagoniste et mettre en exergue ses particularités complètement loufoques, jouant aussi sur des gimmicks qui fonctionnent assez bien (Fester qui allume des ampoules, Lurch qui apparaît à peine le gong sonné, la Chose qui apporte le courrier...).

Cela donne un ensemble homogène, et la série n'est jamais meilleure que quand elle se consacre à Lurch, interprété à merveille par Ted Cassidy. Malheureusement, la saison 2 n'est pas du tout du même tonneau.

La plupart des personnages sont relégués au second plan, d'autres ne servent que de ressorts comiques de façon encore plus voyante qu'auparavant (le cousin Itt en est le parfait exemple), et le couple Morticia/Gomez phagocyte l'écran.

Le nombre d'épisodes les mettant en scène dans des rôles différents de ceux qu'ils tiennent habituellement devient croissant, et les gimmicks commencent à être de plus en plus omniprésents - au point d'en devenir gênants.

Il ne se passe pas un seul épisode sans que Gomez ne devienne fou car Morticia parle en français (parfois, cela se produit plusieurs fois au sein d'un même épisode : quelle redondance !), et le téléspectateur finit par se lasser. Il y a bien quelques petits moments sympathiques, mais on tourne en rond, et l'ennui pointe le bout de son nez.

Bien évidemment, découvrir cette série si longtemps après sa sortie rend son appréciation difficile, dans la mesure où la perception qu'on en a est forcément faussée par ce qui a été fait par la suite. Elle est cependant intéressante sur plusieurs points.

De manière positive parce qu'elle montre que l'humour noir et le morbide peuvent être drôles en étant distillés savamment, afin de dépeindre une famille modèle - si l'on excepte sa particularité. De manière négative car c'est un exemple à ne pas suivre : se reposer sur ses acquis et sur ses gimmicks sans se renouveler ne fonctionne pas éternellement.

Pour conclure, longue vie à Lurch et à la Chose ! Et à Wednesday, qui est trop chou.

 

(retrouvez aussi, sur ce blog, les bilans des deux saisons de la série, de ses téléfilms, de sa série animée et de son remake, rédigés par Lurdo)

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