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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo : Shrill, saison 1 (2019)

Publié le 9 Juin 2019 par Lurdo dans Comédie, Les bilans de Lurdo, Télévision, Hulu, Review, Sitcom, Drame, SNL

Mini-série de 6 épisodes d'une vingtaine de minutes, adaptés du livre d'une journaliste de Seattle et du site Jezebel, Shrill est diffusé par Hulu, et met en scène Aidy Bryant, qui appartient à la troupe du SNL.

Shrill, saison 1 :

Le quotidien d'Annie (Aidy Bryant), apprentie journaliste dans un magazine alternatif de Portland, qui tente de concilier sa carrière naissante, sa relation compliquée avec Ryan (Luka Jones), son compagnon, et son surpoids notable, qu'elle n'assume pas.

Un show d'une durée de 2h30-3h00 au total, et qui raconte l'évolution psychologique et sociale de son héroïne, une évolution qui, par certains aspects, peut évoquer un Girls en plus léger et humoristique.

Et quand je dis certains aspects, j'entends que c'est une série très connotée millennials/hipsters de la côte ouest, ne serait-ce que par sa situation géographique.

On se retrouve donc avec des personnages très wokes (tout le show est porteur d'un message body-positive/fat-positive très prononcé) et clichés (le rédacteur en chef gay et son boyfriend asiatique et artiste ; le petit ami barbu, glandeur, immature, podcasteur et joueur de frisbee ; la meilleure copine noire lesbienne ; la mère ultra-critique...), des événements assez typiquement exclusifs au milieu de Portland et d'autres villes wokes (la pool party "spéciale grosses"), et une écriture qui force volontairement le trait sur la misogynie et le fat shaming ambiant, pour bien insister sur son propos (certaines des tirades des personnages semblent effectivement sortir tout droit des colonnes de Jezebel, ou des commentaires qu'on peut y lire habituellement).

Le vrai problème, techniquement, c'est que tout cela, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, et que si Aidy Bryant est excellent, les autres personnages sont un peu trop caricaturaux/anitpathiques pour être intéressants (d'accord, j'ai bien compris que le petit-ami glandeur loser était là pour montrer à quel point Annie manquait d'estime de soi, mais ça n'en fait pas un personnage pour autant plaisant ou drôle).

Pour faire simple, je suis resté de marbre devant le tout. Je ne suis clairement pas la cible du programme, et je reconnais que c'est suffisamment bien rythmé et interprété pour ne pas être un calvaire, mais ce n'est pas pour autant que je reviendrai en seconde saison, si seconde saison il y a.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici. 

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Les bilans de Lurdo : Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 3 (2019) - première partie (3x01-02)

Publié le 8 Juin 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Review, Télévision

Après une première saison collant de trop près aux romans et au film, la saison 2 des Orphelins Baudelaire avait su trouver sa propre identité : une identité pas dépourvue de défauts inhérents à son style, mais de plus en plus excentrique, et approfondissant suffisamment son intrigue de fond - avec des acteurs attachants - pour faire oublier ces quelques soucis...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - 3x01-02 - The Slippery Slope :

Alors que la troupe d'Olaf s'installe au sommet du mont Fraught, Violet et Klaus Baudelaire échappent de justesse à la mort, et trouvent refuge dans une grotte. Là, ils retrouvent une troupe de Scouts menés par Carmelita, et abritant en son sein Quigley Quagmire (Dylan Kingwell), le troisième enfant Quagmire. Ensemble, Violet, Klaus et Quigley vont alors tout faire pour libérer Sunny, pour percer à jour les mystères de la base secrète montagnarde du VFD, et pour éviter deux nouveaux arrivants sinistres (Richard E. Grant, Beth Grant), les terribles mentors du Comte Olaf...

Un double épisode de reprise assez compact (2x45 minutes à peine), clairement écrit par Daniel Handler (on retrouve ses tics d'écriture, ses explications de vocabulaire, son Snicket envahissant, ses dialogues chargés...), et qui, paradoxalement, semble un peu précipité et brouillon, alors même que la série, jusqu'à présent, prenait largement son temps.

Ici, non seulement Handler mélange de multiples sous-intrigues (la soeur Snicket et le banquier, la troupe d'Olaf qui commence à se rebeller, les Baudelaire, Sunny et l'homme au crochet, les deux nouveaux arrivants, l'exploration du QG du VDF, les scouts, Quigley...), mais en plus, il donne l'impression de déplacer des pièces sur un échiquier de manière assez visible et flagrante (l'élimination des freaks), pour les amener là où il veut qu'elles soient avant le grand final.

Ça donne donc une certaine impression d'artificialité dans les réactions des personnages, des sbires d'Olaf qui se découvrent soudain une conscience, aux décisions mal avisées des Baudelaire, qui semblent oublier d'allumer leur cerveau le temps de quelques scènes.

L'arrivée des mentors du Comte fait un peu le même effet, une sorte d'astuce scénaristique pataude façon "établissons de nouveaux méchants dont même le méchant habituel a peur".

D'ailleurs, il n'est pas surprenant de constater que plus l'épisode avance, plus on en voit les coutures (toute la capture d'Esmé et ce qui s'en suit est un grand moment de WTF scénaristique), pas aidé par des décors faisant peut-être un peu plus "studio" que d'habitude.

Après, comme souvent avec cette série, un temps d'adaptation est probablement nécessaire avant de vraiment pouvoir se replonger dans cet univers si théâtral et particulier... et honnêtement, malgré les critiques émises ci-dessus, le tout n'est pas mauvais.

Sunny, qui a beaucoup grandi, est adorable, et sa relation avec le sbire est assez mignonne, les costumes de Lucy Punch sont toujours spectaculaires, et le tout reste dans la droite continuité des saisons précédentes... il manque peut-être simplement d'un peu de rigueur narrative pour que cette reprise soit vraiment convaincante.

(à suivre...)

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(retrouvez aussi sur ce blog les critiques des saisons précédentes en cliquant ici...)

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Un film, un jour (ou presque) #981 : Justice League vs The Fatal Five (2019)

Publié le 7 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Justice League vs The Fatal Five :

Pour empêcher trois des membres des Fatal Five, Persuader (Matthew Yang King), Mano (Philip Anthony-Rodriguez) et Tharok (Peter Jessop), de remonter le temps et de libérer leurs semblables en capturant Jessica Cruz (Diane Guerrero), la Green Lantern du passé, Star Boy (Elyes Gabel), membre de la Légion des Super-héros du 31è siècle, retourne lui-aussi dans le passé. Mais, amnésique et privé de ses médicaments supprimant sa maladie mentale, Star Boy finit à l'asile d'Arkham, et attire bien vite d'attention de la Justice League...

Un long-métrage DC s'inscrivant délibérément dans la lignée artistique des séries de Bruce Timm et compagnie, avec leur trait simple, mais efficace.

Ici, paradoxalement, si ça fait plaisir de retrouver le thème musical de Superman - TAS, et le style graphique de l'époque, l'animation ne convainc pas totalement ; ou bien peut-être est-ce une conséquence du scénario assez mal structuré, avec des allers-et-retours entre Oa, la Terre, le passé, l'esprit de Starboy, etc : ce n'est pas désastreux, mais c'est un peu décousu, et la mise en parallèle des intrigues de Jessica Cruz et de Starboy ne fonctionne que partiellement (en même temps, la direction artistique générique de Starboy n'aide pas vraiment).

Malgré ces défauts, et une overdose d'action (comme souvent dans ces films animés DC où il faut tenir 70 minutes), le tout parvient ponctuellement à fonctionner - le sort final de Starboy est touchant, Superman reste un niveau au-dessus de la majorité des autres héros, Batman reste égal à lui-même, Martian Girl est attachante - et ça se regarde... mais c'est loin d'être mémorable.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #980 : Casino Royale (2006)

Publié le 6 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, Bond

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Casino Royale :

Ayant récemment reçu son permis de tuer, James Bond (Daniel Craig) part en mission pour enquêter sur Le Chiffre (Mads Mikkelsen), un mystérieux banquier international qui finance des organisations terroristes. Après avoir saboté l'un des plans machiavéliques du Chiffre, Bond l'affronte alors dans une partie de poker aux enjeux vertigineux, sous le regard inquiet de Vesper Lynd (Eva Green), charmante attachée au Trésor britannique, qui accompagne Bond sur le terrain, et surveille ses dépenses...

Premier long-métrage de cette réinvention de la franchise Bond, une réinvention "sérieuse" et "moderne", qui lorgne sur les Jason Bourne, et qui s'est débarrassé de bon nombre des oripeaux habituels des Bond : le charme, le flegme, l'humour, la musique, les gadgets, les one-liners récurrents (systématiquement contournés), et les méchants mémorables.

À la place, donc, un Bond apre, violent et brut de décoffrage, qui commence sa carrière sous les traits d'un Daniel Craig musclé et monolithique, et se fait remettre en place, à la moindre occasion, par tous les personnages féminins qu'il rencontre. Il n'y a pas grand charme à trouver chez Craig, avec sa tête d'agent soviétique bodybuildé serrant constamment la mâchoire, et pourtant, çà et là, on devine une personnalité dotée d'humour et d'un certain potentiel de séduction : malheureusement, ce Casino Royale, pourtant unanimement salué par la critique, ne lui laisse pas vraiment l'occasion de s'exprimer.

C'est bien simple, avec sa durée de plus de 2h20, Casino Royale est affreusement déséquilibré, commençant par 45-50 minutes plus ou moins dynamiques et intéressantes, avant de freiner littéralement des quatre fers à l'entrée en scène d'Eva Green.

Car non seulement le plus gros du film se déroule à un rythme nonchalant (les parties de poker improbables, avec commentaires en direct par un personnage secondaire, ce n'est pas particulièrement passionnant ou cinégénique ; la torture gratuite, idem), mais en plus, le film de Martin Campbell (déjà réalisateur de Goldeneye) fait le choix de plonger Bond dans une histoire d'amour passionnée avec Green, histoire d'amour à l'écriture particulièrement pataude et médiocre (les 5-10 minutes de film à Venise, avec Bond déjà prêt à démissionner par amour alors qu'il commence à peine sa carrière, sont à grincer des dents tant les dialogues sont mauvais) et tragique qui évoque forcément Au Service Secret de Sa Majesté, et qui paraît donc assez redondante : been there, seen that, d'autant que le tout est traité avec de gros sabots, la romance étant détaillée en long, en large et en travers, avec des violons, et un rythme d'escargot.

Et comme, en prime, Eva Green amène toujours avec elle une aura un peu venimeuse, la vérité sur son personnage ne surprend pas, et son sort final laisse totalement de marbre (c'est bien le problème de cette romance : on n'y croit jamais vraiment).

Finalement, c'est l'ennui qui domine lors de ce revisionnage du film, un ennui un peu dû aux prétentions de ce "dépoussiérage" bondien (jamais plus évidentes que lors du pré-générique "arty" filmé en noir et blanc, ou du bref instant ultra-saturé pendant l'empoisonnement), mais aussi à son cruel manque de fun.

Entre ses nombreuses sous-intrigues de remplissage, son héros constipé, ses placements produits toujours aussi forcés, et sa romance anémique, le film ne m'a jamais séduit, malgré une Judy Dench excellente en M, un score honorable de David Arnold et un générique de début plutôt réussi.

3/6 à l'époque, mais depuis, les Mission Impossible de Tom Cruise ont su retrouver le goût de la folie et du divertissement de la franchise Bond, et Casino Royale a assez mal vieilli.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #979 : Doc Savage Arrive ! (1975)

Publié le 5 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Review, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Doc Savage Arrive ! (Doc Savage) :

En 1936, Doc Savage (Ron Ely), aventurier et philanthrope, revient précipitamment de sa base secrète dans l'Arctique pour retrouver ses cinq compères (Paul Gleason, William Lucking, Michael Miller, Eldon Quick et Darrell Zwerling) à New York : là, il apprend que son père a été assassiné alors qu'il explorait la République d'Hidalgo, en Amérique Centrale. Échappant de peu à un meurtre lié à ce pays, Savage et son équipe partent sur place, où ils sont confrontés à une tribu hostile aux pouvoirs magiques mortels, et aux manigances du cruel Dr Seas (Paul Wexler), à l'origine de tous les obstacles rencontrés par Savage...

Adaptation des romans d'aventure pulp du même nom, produite et supervisée par George Pal, cette version des aventures du Doc Savage est assez typique de son époque, et de l'approche gentiment kitsch et semi-parodique les caractérisant.

Du Superman avec Christopher Reeve, qui sortira trois ans après, on retrouve le même humour slapstick assez enfantin et forcé, mais aussi le même protagoniste premier degré, immédiatement convaincant : Savage/Ely en impose, il a le physique de l'emploi, et ponctuellement, on croit à ses aventures, grâce à son charisme et à sa présence.

Malheureusement, comme dans le Superman de Donner, les méchants sont affreusement cabotins et caricaturaux, en plus d'être ici assez stupides. Et là où le Superman de Donner sera capable de transcender ses défauts par sa musique mémorable, par ses effets spéciaux, et par la réalisation de Donner (ainsi que le script de Puzo), ici, on en est loin : le budget est étriqué, la musique calamiteuse (tour à tour, on a droit à des marches de Philip de Souza orchestrées n'importe comment, ou à des chansons façon générique de Davy Crockett... ou encore une musique d'accompagnement digne de vieux épisodes de Zorro), les effets assez ratés (bien que les serpents verts fassent leur petit effet), les maquillages risibles... bref, ce n'est pas bon, et rien n'est plus symptomatique du niveau global du film que cet affrontement final entre le héros et le Dr Seas, un duel d'arts martiaux parodiques où chaque style est indiqué à l'écran par des sous-titres, alors que les acteurs se livrent à du mauvais slapstick sur du mickeymousing audio ringard.

Le Doc Savage mérite mieux.

2/6 (amusant à regarder, pour la nostalgie, mais mauvais)

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Un film, un jour (ou presque) #978 : Pokémon - Détective Pikachu (2019)

Publié le 4 Juin 2019 par Lurdo dans Animation, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Policier, Review, Science-Fiction, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Pokémon - Détective Pikachu (2019) :

Lorsque Tim (Justice Smith) apprend que son père, inspecteur de police, a trouvé la mort dans un accident mystérieux, le jeune homme ne sait comment réagir. Mais quand Pikachu (Ryan Reynolds), le partenaire de son père, ressurgit après l'accident, amnésique, Tim retrouve espoir : il décide alors de mener l'enquête en compagnie du Pokémon électrique...

Une bonne surprise que cette adaptation en prises de vue réelles de l'univers Pokémon, et ce alors même que je n'en attendais absolument rien : je n'ai littéralement aucun attachement à la franchise Pokémon, je n'ai jamais vu le moindre épisode ou joué au moindre jeu, bref, hormis les bases de l'univers (Pikachu, les combats, les entraîneurs, les Pokéballs, un ou deux noms de Pokémons...), je n'ai aucune familiarité avec cet univers, et donc aucune attente particulière.

Si ce n'est la crainte d'un ratage, comme souvent avec les adaptations de jeu vidéo.

Et puis, là, malgré une histoire basique et cousue de fil blanc et malgré une réalisation assez générique de Rob Letterman (Shark Tale, Monstres vs Aliens, Les Voyages de Gulliver, Chair de Poule), le tout s'avère plutôt agréable à suivre, bien que ponctuellement brouillon.

Le gros point fort, il faut bien l'avouer, c'est la réalisation technique des Pokémons, qui sont omniprésents, dans chaque scène, que ce soit au premier plan, à l'arrière plan, voire les deux à la fois : avec leur design et leur rendu très réussis, leur intégration impeccable, ces Pokémons sont tout simplement très attachants, et des personnages à part entière.

On s'attache à ces bestioles (plus qu'aux acteurs humains, quand bien même ces derniers seraient tout à fait compétents), et on prend notamment plaisir à suivre l'enquête de ce Pikachu caféiné, qui parle avec la voix de Deadpool (caméro de Dopinder en prime).

Un Ryan Reynolds qui semble vraiment s'amuser dans ce rôle, et injecte au film son sens de l'humour habituel, bien qu'un peu moins trash que lorsqu'il incarne le super-héros Marvel (encore que, par moments, Détective Pikachu est étrangement adulte dans son humour).

Bref, ce n'est pas un classique instantané, ce n'est pas un film excellent, mais ce qui lui manque en maîtrise, en structure et en rythme, le film le compense par son charme et son capital-sympathie. C'est déjà beaucoup.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #977 : Scotty et L'Histoire secrète d'Hollywood (2017)

Publié le 3 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Scotty and The Secret History of Hollywood (2017) :

Le portrait de Scotty Bowers, légende du vieil Hollywood, qui, après une carrière dans l'armée, a ouvert une station-service dans la capitale du cinéma, station-service rapidement devenue un point de rencontre et d'échange incontournable pour la communauté gay et lesbienne des studios d'alors : les plus grands acteurs et actrices sont passés par l'établissement de Scotty, et, au fil des ans, celui-ci est devenu l'organisateur des rencontres les plus interdites, fournisseur de chair fraîche et de jeunes éphèbes pour des célébrités bien trop souvent contraintes de vivre leur sexualité dans l'ombre...

Un documentaire biographique qui n'est pas sans rappeler Tab Hunter Confidential dans sa description d'un monde plein de mensonges et de pulsions assouvies en secret, puisque, si l'on doit l'en croire, Scotty a connu tout, tout le monde, et le plus souvent, a couché avec les plus grands noms, de J. Edgar Hoover à Ava Gardner.

Et quand bien même Bowers embellirait un peu ses souvenirs (après tout, il a 95 ans, et même s'il est en pleine forme, et que de multiples vétérans du vieil Hollywood confirment ses dires, les divers protagonistes de ses histoires ne sont plus là pour le contredire), il reste en parallèle le portrait d'un homme qui a tout vu, tout connu, et qui a été marqué par la vie (guerre, mort de sa fille, abus sexuels durant son enfance).

Un homme qui, pourtant, malgré tout ce qu'il a traversé et sa santé défaillante, garde son optimisme, son ouverture d'esprit (il se définit comme pansexuel et affirme être partant pour coucher avec tout ce qui bouge), et est joyeusement marié depuis plus de 30 ans.

Le documentaire, lui, parvient à concilier anecdotes amusantes, à grands renforts d'images et de photos d'archive, tranches de vie un peu tristes (Scotty est clairement nostalgique d'une époque révolue et plus libre, sans compter qu'il est désormais un accumulateur compulsif et mélancolique), et moments assez sombres (lorsque le documentaire explique, au détour d'une scène, que Scotty se prostituait déjà adolescent, après être passé dans les bras de dizaines de prêtres, et dans ceux de son voisin adulte...).

Intéressant pour qui s'intéresse à un certain Hollywood, et ce quand bien même le métrage aurait peut-être bénéficié à remettre en question ou en perspective toutes les affirmations de son sujet, qui a ici carte blanche pour réécrire le passé comme bon lui semble - même si j'en conviens, les survivants de cette âge d'or sont de plus en plus rares.

4.25/6

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Blog Update ! - Mai 2019

Publié le 2 Juin 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Update

Sur le blog des Téléphages Anonymes, le mois de mai a commencé en fanfare, avec l'Endgame des Avengers, et a continué en demi-teinte avant de fêter l'anniversaire de la franchise Alien...

#952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005) - 3.75/6

#953 : Henchmen (2018) - 2/6

#954 : Avengers - Endgame (2019) - 4.75/6

#955 : The Front Runner (2018) - 3/6

#956 : Smack 'Em Up - Reality Bites (2014) - 3.5/6

#957 : Mayor Cupcake (2011) - 2.25/6

#958 : Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (2016) - 2.5/6

#959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019) - 3/6

#960 : Tooken (2015) - 1/6

#961 : L'Attaque des Titans (2015) - 2/6

#962 : The Gilligan Manifesto (2018) - 1.5/6

#963 : Lego DC Comics Super Heroes - The Flash (2018) - 3.75/6

#964 : L'Attaque des Titans 2 - La Fin du Monde (2015) - 1.5/6

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# Bilan :

Mettons de côté l'anniversaire Alien, qui a eu droit à son propre bilan publié plus tôt ce jour : cela nous laisse un mois de mai à 13 films, dont la moitié environ arrive à la moyenne - cela aurait pu être bien pire, même si les chiffres bruts ne disent pas toute la vérité.

En effet, ces 6 films atteignant la moyenne sont, pour la plupart, des documentaires... et Avengers Endgame, gagnant indiscutable de l'année, tant au box-office qu'au niveau critique.

À côté, des adaptations de manga et des comédies ratées (Attack on Titan, Tooken), des thèses universitaires creuses (The Gilligan Manifesto), et de l'animation peu inspirée (Henchmen) : rien de bien mémorable, pour un mois dominé par les extraterrestres agressifs...

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# Film du mois :

Avengers Endgame, sans surprise. Spectaculaire, explosif, mémorable, et tout et tout : une fin de cycle digne de ce nom pour le MCU.

 

# Flop du mois :

L'Attaque des Titans 1 et 2, des adaptations médiocres, laides et sans inspiration, soit tout le contraire de Endgame.

 

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# Petit écran :

Ce mois-ci, les morts étaient de retour sur le blog, avec les zombies de Santa Clarita (toujours en demi-teinte), les fantômes de Marley (guère plus mémorables), et ceux, beaucoup plus métaphoriques, de Ricky Gervais dans After Life.  En parallèle, on a conclu la saison 2 de The Orville, avec une fin toujours trop centrée sur le couple principal de la série, et on a regardé les mésaventures assez bancales de l'Umbrella Academy, sur Netflix.

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# À venir :

En juin, une fois l'anniversaire Alien terminé, le blog des Téléphages Anonymes reprend son cours normal, avec sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec quelques aventures de Bond, James Bond, une enquête du Détective Pikachu, la vie et l'oeuvre de Mötley Crüe, un Rêve bleuuuu, des hommes (et femmes) en noir, une apprentie catcheuse anglaise et le chant du cygne (ou du Phénix) d'une franchise mutante...

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Blog Update ! - QUINZAINE ALIENS - Le Bilan

Publié le 2 Juin 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Fantastique, Science-Fiction, Action, Horreur, Aliens

Une quinzaine bien remplie, qui m'a permis de passer en revue l'intégrale des deux franchises Alien et Predator, de quoi redécouvrir certains métrages, et avoir un bon aperçu des défauts et des qualités de chacun...

Saga Alien :

Alien : 4.25/6

Aliens : 4.5/6

Alien3 : 3/6

Alien Resurrection : 2.5/6

Prometheus : 2/6

Alien Covenant : 1.5/6

Anthologie Alien 40ème anniversaire : 3/6 (moyenne globale)

Pas de grande surprise, ici : les deux premiers volets de la saga dominent les deux suivants d'une large tête, que ce soit dans leurs versions salles ou en director's cut. Le Ridley Scott joue la carte de la terreur, mais a un peu vieilli çà et là, le Cameron donne dans l'action décomplexée (mais il le fait très bien), le "Fincher" est un patchwork inabouti à la tonalité et à l'esthétique très polarisantes, et enfin, le Jeunet est tout simplement ni fait, ni à faire, malgré quelques idées intéressantes, çà et là.

Mais alors qu'on aurait pu s'attendre à ce qu'un retour de Ridley Scott aux commandes de la franchise soit une bonne chose, et ramène le tout dans une direction plus compétente, c'est tout l'inverse qui s'est produit, avec un Prometheus et un Covenant tout simplement indignes de leurs aînés, des boursouflures prétentieuses qui n'ont pour elles qu'une bonne direction artistique.

Alien, une franchise qui ne fait que décliner au fil des ans, alors même qu'elle fête ses 40 ans.

Saga Predator :

Predator : 5/6

Predator 2 : 4.25/6

Predators : 3.25/6

The Predator : 2.5/6

Un peu à l'instar de la franchise Alien, la franchise Predator ne fait que décliner progressivement, incapable de rivaliser avec la barre placée très haut par John McTiernan. Et si le film de Stephen Hopkins s'avère tout à fait honorable, on ne peut pas en dire autant du Predators peu inspiré et servile de Rodriguez et Antal, tout simplement inutile.

Quand au "reboot" de Shane Black, censé relancer la franchise, c'est probablement tout le contraire qui va se produire, avec son script décousu, son dégraissage abusif subi au montage, et son casting très inégal. Plutôt que de redonner ses lettres de noblesse à ces chasseurs de l'espace, Black achève de les enterrer, avec le film le moins réussi de la franchise. Une déception.

Saga Alien vs Predator :

AVP : 2.5/6

AVP Requiem : 2.25/6

L'affrontement des deux créatures aurait pu donner quelque chose de mémorable et de spectaculaire... malheureusement, les deux crossovers ont été confiés à des faiseurs, incapables de transcender leurs idées et le matériau de base. On se retrouve donc avec un Alien vs Predator signé Anderson, qui ne met ni en valeur les Aliens, ni les Predators, et souffre d'un casting humain insipide... et un AVPR encore pire sur ce plan, avec des humains qui parasitent tout simplement un semblant de bon film centré autour d'un Predator seul, qui a retrouvé un peu de son aura d'antan.

Autrement dit, si l'on prend ces deux métrages comme une déclinaison pop-corn des deux franchises, ils peuvent s'avérer divertissants... mais rien de plus. Et au moins, ils ne sont pas aussi mauvais et pompeux que les deux dernières productions de Ridley Scott.

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Les bilans de Lurdo : QUINZAINE ALIENS - Anthologie Alien 40ème anniversaire (2019)

Publié le 1 Juin 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Horreur, Review, Science-Fiction, Aliens

À l'occasion du 40ème anniversaire de la franchise Alien, la Fox a sélectionné, parmi toutes les participations à un concours, 6 courts-métrages de 10 minutes, inspirés de l'univers de Giger et Scott, et diffusés sur YouTube à raison d'un film par semaine, jusqu'à la date anniversaire du premier film de la saga.

Anthologie Alien 40ème anniversaire (2019) :

- Containment : Quatre survivants (Gaia Weiss, Theo Barklem-Biggs, Sharon Duncan-Brewster, Adam Loxley) attendent les secours à bord d'une capsule de sauvetage. Mais l'un d'entre eux est infecté par la créature responsable de l'explosion de leur vaisseau...

Un court-métrage efficace et pas trop mal interprété ou filmé, bien qu'il tienne clairement du fan-film, et évoque fortement une scène de Covenant. Tout à fait honorable, sans pour autant apporter quoi que ce soit de particulièrement original.

- Specimen : Julie (Jolen Andersen), botaniste coloniale sur LV-492, tente d'identifier une cargaison d'échantillons de sol étranges, qui inquiètent sa chienne de garde. Mais lorsque le laboratoire bascule automatiquement en quarantaine, Julie se retrouve prise au piège avec une créature menaçante dont elle ignore tout...

Un court bien plus professionnel et maîtrisé que le précédent, notamment au niveau de ses effets, de son ambiance, et de sa photographie nettement plus cinématographique. Assez plaisant, je dois dire, notamment au niveau du rebondissement canin de fin.

- Night Shift : Lorsque son collègue Welles (Terrence Keith Richardson) le retrouve désorienté et avec une gueule de bois carabinée, Harper (Tanner Rittenhouse) est ramené à la réserve coloniale la plus proche, pour y boire un dernier verre. Là, ils y retrouvent Rolly (Amber Gaston) et Springer (Christopher Murray), mais rapidement, il s'avère que Harper a été contaminé par un élément étranger...

Assez bof, celui-là : il n'est pas mal filmé ni réalisé, mais dans l'ensemble, il se passe trop peu de choses pour que ce soit intéressant, ou original. Sans oublier quelques erreurs de continuité assez regrettables.

- Ore : Sur une planète minière, la mort mystérieuse d'un mineur amène Lorraine (Mikela Jay) et ses collègues à découvrir une forme de vie hostile dans les tunnels de la mine. Mais Hanks (Tara Pratt), responsable des opérations, semble plus préoccupée par la bonne santé de la créature que par celle de ses subordonnés...

Ah, très sympathique, celui-ci : économie de style et de moyens, mais l'environnement minier fonctionne bien, c'est assez bien caractérisé et interprété, et le côté rétro de tous les équipements et écrans d'ordinateur permet de rejoindre la technologie des films originaux. Ça fait plaisir.

- Alone : Dernier membre d'équipage du transporteur Otranto, à la dérive et évacué, Hope (Taylor Lyons) fait tout son possible, depuis un an, pour survivre et pour réparer le vaisseau. Jusqu'au jour où elle décide de s'introduire dans la seule pièce du bâtiment qui lui est interdite par l'ordinateur de bord...

Direction artistique assez limite pour ce court-métrage un peu plus long que les précédents : mettre de la fumée un peu partout ne suffit pas à cacher le budget clairement limité, et on ne croit jamais vraiment à l'environnement décrit.

Ajoutez à cela une réalisation assez faiblarde (le montage s'accélère ponctuellement de manière inutile, qui tranche vraiment avec le rythme plus contemplatif du tout), et l'on se retrouve avec un court au postulat intéressant (une androïde qui se retrouve avec, pour seul compagnon, un facehugger, et qui décide de lui trouver un hôte pour éviter sa mort - ça peut évoquer Covenant et compagnie, d'ailleurs), mais à l'exécution assez quelconque. Le caméo du fils de Bill Paxton fait toujours plaisir, cela dit.

- Harvest : Les quatres membres d'équipage (Agnes Albright, Jessica Clark, Adam Sinclair, James C. Burns) d'un vaisseau endommagé n'ont que quelques minutes pour atteindre la capsule de secours du bâtiment, avant que ce dernier ne soit détruit. Mais leur détecteur de mouvements leur indique qu'ils ne sont pas seuls à bord...  

Celui-ci m'embête un peu : visuellement ou au niveau de l'interprétation, pas grand chose à redire, c'est convaincant et professionnel, et ça instaure une jolie tension en moins de 9 minutes. Le seul problème, en fait, c'est que l'écriture ne suit pas vraiment, et que le déroulement du court est assez chaotique (et puis, encore une fois, une androïde maléfique...). Mouais.

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Bilan : il ne fallait pas s'attendre à autre chose qu'à une anthologie de fan-films, puisque c'est exactement l'origine du projet. Résultat, on se retrouve avec six courts-métrages fortement sous influence, et qui, pour la plupart, peinent à se dégager de l'ombre de leurs modèles. Ce n'est pas forcément rédhibitoire, et le format fait que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus particulièrement mémorable, ou très intéressant.

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Un film, un jour (ou presque) #976 - QUINZAINE ALIENS - 12 - The Predator (2018)

Publié le 31 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Science-Fiction, Action, Comédie, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

The Predator (2018) :

En mission au Mexique, Quinn McKenna (Boyd Holbrook), un sniper de l'armée, assiste au crash d'un vaisseau extraterrestre, et il y trouve des armes et un équipement de pointe. Décidé à garder une preuve de l'incident, il expédie alors ses trouvailles à son domicile, aux USA, où son fils autiste, Rory (Jacob Tremblay), réceptionne le paquet. Mais rapidement, alors que McKenna est arrêté et maintenu en détention aux côtés d'une bande d'ex-militaires excentriques (Trevante Rhodes, Keegan-Michael Key, Thomas Jane, Alfie Allen, Augusto Aguilera), un chasseur extra-terrestre débarque sur Terre, bien décidé à détruire les restes du vaisseau écrasé, à récupérer l'équipement dérobé, et à éliminer le seul survivant du crash, l'un de ses semblables, désormais entre les mains des savants du gouvernement (Olivia Munn, Sterling K. Brown)...

Dernière incarnation en date de la franchise Predator, ce métrage a bénéficié, durant sa gestation, d'une indulgence certaine, principalement due à la présence de Shane Black aux commandes du projet. Un Shane Black déjà dans le Predator original, et scénariste et réalisateur confirmé (la saga Arme Fatale, The Monster Squad, Iron Man 3, Kiss Kiss Bang Bang, The Nice Guys), très apprécié des cinéphiles malgré des résultats assez mitigés, et des motifs récurrents assez envahissants.

Ici, donc, Black a décidé de relancer la franchise en piochant çà et là dans les œuvres existantes, et en enrobant le tout de son sens habituel du dialogue et de l'humour - pas forcément ce à quoi l'on s'attend lorsque l'on évoque le Predator, mais bon, pourquoi pas.

Malheureusement, dans les faits, le film peine à convaincre : si Black fait preuve d'une certaine retenue dans le recyclage de ses figures imposées (enfant, période festive), il s'inspire d'idées pas forcément judicieuses, issues d'autres métrages de la franchise : on a ainsi l'impression de revoir des morceaux de Predators, avec ces chiens de chasse extra-terrestres, et cette opposition entre deux types de Predators aux gabarits différents.

En parallèle, Black développe la mythologie des Predators de manière peu convaincante (modifications génétiques, autisme présenté comme étant le futur de l'évolution humaine, etc), d'autant moins convaincante que le film apparaît constamment précipité et décousu : les quelques idées que Black apporte à la franchise sont catapultées au détour d'un dialogue, et n'ont pas le temps d'être assimilées, puisque le film est déjà passé à trois autres idées différentes.

C'est d'ailleurs le vrai problème du film : son montage/son rythme. On sent clairement que les ciseaux du monteur sont passés par là, et ont fait des ravages. Outre un troisième acte totalement repensé après le tournage principal (et donc retourné suite à des projections tests négatives), le film semble décidé à arriver le plus vite possible à sa conclusion, en coupant le moindre moment de développement ou de caractérisation qui ne serait pas indispensable au récit.

Résultat : on a constamment l'impression qu'il manque plein de moments de transition, et d'innombrables scènes expliquant le raisonnement et les déductions des personnages, ou tout simplement établissant un lien logique entre les scènes et les rebondissements du récit.

Ajoutez à cela des Loonies sous-développés (Allen ne sert à rien et ne doit avoir que trois lignes de dialogue dans le film, les autres ne servent qu'à s'échanger des vannes), des personnages féminins peu intéressants ou cohérents (Yvonne Strahovsky fait de la figuration, Olivia Munn - de plus en plus méconnaissable - passe de scientifique intellectuelle experte en évolution à guerrière chasseuse d'alien en trois secondes et demi, sans explication, et sans être réellement crédible), un protagoniste fade et insipide, un über-Predator numérique assez laid et à la posture de catcheur, un chien extra-terrestre lobotomisé, et une bande originale de Henry Jackman, qui se contente de singer Silvestri et de lui rajouter quelques envolées claironnantes héroïques relativement hors-sujet...

... et voilà : un The Predator immédiatement oublié, ressemblant plus à un brouillon de film qu'à une renaissance de la franchise, et qui se permet de se terminer par une scène totalement plate et pitoyable, dans laquelle Shane Black recycle Iron Man à la sauce dreadlocks.

Peut-être que le film gagnera à être revu dans une éventuelle version longue, qui permettrait au récit de respirer et aux personnages d'exister... mais en l'état, c'est le moins bon de la franchise.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #975 - QUINZAINE ALIENS - 11 - Alien : Covenant (2017)

Publié le 30 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Thriller, Aliens

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Alien - Covenant :

Suite à un incident technique, l'équipage (Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride, Michael Fassbender) du Covenant, un vaisseau-colonie, capte un appel à l'aide, lancé par Elizabeth Shaw, du Prometheus. En le suivant, ils arrivent sur une planète habitable où ils ne trouvent que David (Michael Fassbender), l'androïde de bord du Prometheus et son ultime survivant. Mais celui-ci s'avère menaçant, et ses expériences ont donné naissance à une forme de vie des plus meurtrières...

Là aussi, un film déjà passé en revue sur ce blog, et qui souffre lui aussi clairement d'un revisionnage dans le cadre de cette saga.

Covenant, c'est "on prend les mêmes, et on recommence... littéralement" : Ridley Scott a beau s'être débarrassé de Damon Lindelof, son scénariste de Prometheus, il s'est rabattu sur John Logan (Star Trek Nemesis, Penny Dreadful, les derniers James Bond, et d'autres films pour lesquels son travail a été largement surestimé), et, visiblement, il lui a demandé de faire un bon gros remake d'Alien (et de Prometheus), histoire de remplir une bonne moitié des deux heures de ce Covenant.

Résultat : un film qui cumule tous les défauts de Prometheus (personnages incapables, mise en place mollassonne, réactions improbables, narration pataude, flûte, incohérences internes et avec le reste de la saga) sans en avoir les qualités (direction artistique, visuels mémorables), et qui se concentre à nouveau sur David, un androïde atteint de la folie des grandeurs, qui semble être la seule chose qui intéresse Ridley Scott dans cette franchise (probablement que Scott voit là quelque chose qui lui tient à cœur sur le rapport créateur/création qui échappe à ce dernier, notamment vis à vis de la franchise Alien).

Covenant n'a donc pas la moindre tension (il y a bien un peu d'action, mais bon), se contente d'accumuler les mauvais clichés, les créatures numériques au rendu discutable, et ressemble trop souvent à un mauvais slasher persuadé d'être profond et intelligent, vraiment très loin de ce qu'était initialement la franchise Alien.

Très mauvais, et énervant. Scott devrait arrêter de tenter de se réapproprier ce mythe qui lui a échappé depuis longtemps, tant ça empire de film en film.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #974 - QUINZAINE ALIENS - 10 - Prometheus (2012)

Publié le 29 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Thriller, Drame, Aliens

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Prometheus :

Après avoir découvert sur Terre une carte stellaire menant potentiellement aux origines de l'humanité et de la vie, Elizabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green) rejoignent une mission spatiale financée par Peter Weyland (Guy Pearce), qui les emmène sur la planète LV-223. Là, en compagnie d'un groupe de chercheurs et de la directrice de mission Vickers (Charlize Theron), ils découvrent l'existence des Ingénieurs, possiblement responsables de la création de toute vie dans l'univers...

Film déjà critiqué dans ces pages, et honnêtement, rien n'a changé. C'est peut-être même pire, puisqu'au terme de cette Semaine Alien, j'ai eu l'occasion de parcourir toute la gamme des productions Alien (et Predator), et Prometheus et sa suite restent clairement parmi les maillons les plus faibles de cette chaîne.

En même temps, entre un Ridley Scott qui sait toujours filmer, mais qui a perdu tout sens du rythme et de l'efficacité narrative depuis des décennies ; un scénario qui cache tous ses problèmes d'écriture, sa caractérisation pitoyable, ses raccourcis et ses grosses ficelles, ainsi que son manque total d'inspiration (intelligent design et Von Däniken, nous revoilà !) derrière un pseudo-pensum philosophico-nanardesque ; un montage décousu trahissant des coupes sévères en post-production ; et des choix créatifs particulièrement malvenus (Guy Pearce en papy, la césarienne de Shaw, la flute)... difficile de trouver grand chose à sauver.

Ce n'est pas intéressant, ce n'est pas divertissant, c'est tout sauf original, ça n'assume qu'à moitié son statut de préquelle à la saga Alien, et ça n'apporte rien à cette dernière ou à son univers (du moins, rien qui en vaille vraiment la peine, ou qui change la franchise pour le meilleur), bref, c'est assez agaçant et énervant de voir à quel point autant de personnes talentueuses impliquées dans un projet peuvent produire quelque chose d'aussi insipide et mauvais.

Parfois, il est préférable de faire dans l'action ou dans l'horreur pure et simple, plutôt que de se perdre en pensant faire quelque chose de profond et de spirituel (au sens premier du terme).

2/6 pour la direction artistique, pour un thème musical ou deux, pour l'interprétation, et pour l'aspect technique.

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Un film, un jour (ou presque) #973 - QUINZAINE ALIENS - 09 - Predators (2010)

Publié le 28 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Action, Thriller, Aliens

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Predators :

Un groupe de soldats, de mercenaires et de criminels (Adrien Brody, Alice Braga, Topher Grace, Walton Goggins, Oleg Taktarov, Mahershala Ali, Louis Ozawa Changchien, Danny Trejo) se réveille sur une planète forestière inconnue, et comprend rapidement qu'ils sont la proie de chasseurs extraterrestres invisibles aux armes futuristes...

Un projet chapeauté par Robert Rodriguez et réalisé par Nimród Antal, ce Predators a reçu un accueil assez froid des critiques et du grand public. Un accueil principalement dû au fait que ce Predators ne parvient jamais à sortir de l'ombre du film de McTiernan, et ressemble bien souvent à une pâle copie se contentant d'enchaîner des remakes de scènes emblématiques, sans leur sens de l'efficacité, leur fraîcheur, ou leur distribution mémorable.

Pourtant, si ces critiques sont tout à fait légitimes, le film est loin d'être honteux, en soi. D'ailleurs, les 50 premières minutes fonctionnent plutôt bien, malgré quelques fautes de goût minimes, comme cette planète extraterrestre qui n'a pas du tout l'air extraterrestre, ou ces "chiens" aliens aussi vite oubliés qu'ils arrivent dans le récit.

Au niveau de la distribution, si l'on arrive à faire abstraction des clichés et du fait que chacun renvoie plus ou moins à l'un des personnages du film original (en plus fade), ça tient là aussi la route... jusqu'à ce que Laurence Fishburne entre en jeu.

Le film freine subitement des quatre fers, et Fishburne fait, lui aussi, un peu comme les "chiens" : il arrive, il sert de personnage-fonction pendant 15 minutes (il débite de l'exposition, explique quelques règles et donne des informations) et il disparaît aussitôt. On aurait pu le couper, et le remplacer par une archive vidéo retrouvée sur un cadavre, ça aurait été du pareil au même.

Ensuite, le métrage prend un certain temps à redémarrer, pas aidé par quelques scènes assez plates (le duel façon samouraïs), par quelques idées sous-exploitées (les castes de Predators qui s'affrontent, et le prisonnier libéré), et par un design assez quelconque et déséquilibré des "nouveaux" Predators (je regrette vraiment le Predator d'AVPR, qui avait de la personnalité, et qui était svelte et crédible).

Quand le film se termine, cependant, on reste sur sa faim : en tant que pseudo-remake déguisé, le film est honorable et distrayant, il se regarde sans problème, et n'est pas trop mal filmé. Mais son écriture et ses dialogues restent faiblards, Brody n'est pas un protagoniste très engageant (ou crédible, c'est selon), et il faut bien avouer qu'un énième film-hommage bourré de fanservice était tout sauf nécessaire (il n'y a qu'à voir le score de Debney, qui pousse encore plus loin le style "reprise des thèmes originaux" utilisé par Tyler sur AVPR).

3.25/6 (pour peu qu'on ne soit pas allergique à une overdose de références)

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Un film, un jour (ou presque) #972 - QUINZAINE ALIENS - 08 - AVPR : Aliens vs. Predator Requiem - Unrated Cut (2007) + AVPR Redux (2015)

Publié le 27 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Horreur, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

AVPR : Aliens vs. Predator - Requiem (Unrated Cut) :

Lorsqu'un vaisseau extraterrestre s'écrase dans le Colorado, près de la ville de Gunnison, des xénomorphes s'en échappent et commencent à se reproduire en attaquant les habitants de la bourgade (Steven Pasquale, Reiko Aylesworth, John Ortiz, Johnny Lewis, Sam Trammell, Kristen Hager...) La panique s'empare progressivement de la bourgade, alors même qu'un Predator solitaire arrive sur place pour éliminer la menace xénomorphe...

Réputé pour être le pire opus des deux franchises Alien et Predator, AVPR ne m'a jamais semblé aussi mauvais qu'on voulait bien le dire. Le film est certes médiocre, et bourré de problèmes, à commencer par sa composante humaine : la distribution est vraiment insipide, digne d'une série tv tournée à Vancouver, et chaque fois que l'action se désintéresse des créatures, le film perd tout intérêt.

D'autant que, pour ne rien arranger, la photographie est ultra-sombre : le résultat d'un tournage sans beaucoup d'éclairages (il existe en ligne une vidéo du tournage où le chef opérateur de cet AVPR semble démoralisé, à force de répéter en vain qu'il n'y a pas assez de lumière), et d'une post-production qui a encore assombri le contraste et les images. Pourquoi ? Bonne question.

Le résultat est donc sans appel : bien souvent, on ne voit pas grand chose de ce qui se passe à l'écran, dans l'obscurité et sous la pluie. On a beau augmenter la luminosité de son écran, reste que l'étalonnage du film est calamiteux (et encore, c'était pire lors de la diffusion salles).

Ajoutez donc à cela des humains inintéressants au possible, et l'on se retrouve... tout de même avec de bonnes idées, dont un affrontement chasseur solitaire-nettoyeur Predator contre horde d'aliens menée par un hybride Alien/Predator (que l'on ne distingue pas assez pour vraiment pouvoir apprécier son design) plutôt réussi et pêchu.

C'est vraiment le problème de cet AVPR : s'il n'y avait pas les humains pour tout plomber, ça aurait fait un film sympathique, et ce malgré un côté fanservice/compilation des meilleurs moments des deux franchises un peu trop appuyé (notamment dans la bande originale de Brian Tyler), et dans le grand face à face final.

En l'état, et en dépit de tous les problèmes du film, j'ai toujours pensé qu'une fois que l'action était véritablement lancée (dans les 40 dernières minutes, en fait), le film était plutôt dynamique (bien qu'approximatif), avec certaines idées bien brutales... en somme, un film plus qu'imparfait, assez typique de ses réalisateurs, les frères Strause : script quelconque, personnages à baffer, mais tout ce qui à trait aux effets spéciaux est plutôt réussi, notamment ce Predator qui retrouve l'agilité et la réactivité totalement absents des chasseurs bodybuildés du précedent AVP.

Il faut donc simplement se farcir des personnages dont on n'espère qu'une chose : qu'ils y passent tous (ce qui se produit presque !).

2.25/6 (2/6 pour la version cinéma)

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AVPR : Aliens vs. Predator - Requiem (Redux) :

Une version remontée disponible sur le web, et qui élimine plus d'une heure de métrage (tout ce qui concerne les humains, en fait), pour produire 34 minutes d'Aliens se battant contre un Predator. C'est limpide (d'autant plus que l'internaute responsable a ré-étalonné l'image pour la rendre plus lisible), c'est direct et efficace, ça va droit au but, et ça souligne bien le fait qu'il y a là, dans ce métrage, un bon tiers de réussi.

Après, comme tous les remontages amateurs de films, ça reste forcément imparfait (les personnages humains, dépourvus d'introductions et totalement coupés au montage, font d'autant plus tache lorsqu'ils réapparaissent, donnant lieu à des transitions parfois abruptes), et ça n'a de valeur qu'en tant qu'exercice de style. Mais tout de même, ça fonctionne plutôt bien.

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Un film, un jour (ou presque) #971 - QUINZAINE ALIENS - 07 - AVP : Alien vs. Predator - Unrated Cut (2004)

Publié le 26 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Horreur, Histoire, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

AVP - Alien vs. Predator (Unrated Cut) :

Lorsque l'un de ses satellites détecte une mystérieuse pyramide enfouie sous la glace de l'Antarctique, le milliardaire Charles Bishop Weyland (Lance Henriksen) met aussitôt sur pied une mission regroupant de multiples chercheurs, techniciens et foreurs, menée par Alexa Woods (Sanaa Lathan). Malheureusement pour les humains, cette pyramide s'avère le terrain de chasse de menaçants chasseurs extraterrestres, qui utilisent le temple comme réserve à xénomorphes, vers laquelle ils reviennent tous les cent ans pour faire leurs preuves...

Lorsque j'avais vu le film à sa sortie, alors qu'il se faisait démolir par la critique et par les fans des deux franchises, j'avais trouvé le tout étonnamment regardable, un sci-fi actioner basique mais vaguement sympathique utilisant les délires improbables d'Eric Von Däniken pour mettre en scène l'affrontement de deux monstres iconiques du cinéma.

Ce n'était clairement pas à la hauteur des deux franchises dont ce crossover était issu, mais ça restait distrayant, avec un fanservice agréable, et des moments plutôt réussis.

Malheureusement, depuis 2004, Paul WS Anderson a épuisé toute la sympathie que j'avais pour lui suite à Mortal Kombat et Event Horizon, pour se révéler comme le faiseur médiocre et peu regardant qu'il est en réalité. Entre la franchise Resident Evil, qui va de mal en pis, sa Course à la mort dark & gritty, mais totalement creuse et répétitive, son Trois Mousquetaires débile, et son Pompéi insipide au possible, Anderson n'a pas réalisé un bon film depuis 20 ans (d'aucuns diraient qu'il n'en a jamais réalisé de sa vie, mais bon), et ses dernières productions sont de plus en plus indigentes, techniquement parlant.

AVP, au moins, est visuellement plutôt joli et travaillé, c'est déjà un bon point : la direction artistique est tout à fait honorable, l'environnement antarctique - puis la pyramide - sont crédibles, et si l'on peut regretter le montage assez inégal (parfois inutilement trop nerveux, parfois pas assez), à l'écran, ça fonctionne, y compris au niveau des transitions entre les séquences, à base de plan holographique se mêlant aux les prises de vue réelles.

Dommage alors que ça ne fonctionne pas aussi bien à côté : la distribution est (Henriksen et Ewen Bremner mis à part) totalement transparente et quelconque, l'illustration musicale est générique au possible, les ralentis abusifs sont lassants,  les dialogues sont assez faibles et clichés... quant aux créatures, entre les aliens numériques et les Predators qui, eux, ont pris une telle dose de stéroïdes (à tous les niveaux - de leur musculature à leur armure en passant par leurs armes et leurs dreadlocks, tout est désormais en version XXXL) qu'ils paraissent désormais lents et patauds (surtout lorsqu'ils font des sauts câblés). Sans même mentionner leur animation faciale, qui semble paradoxalement plus caoutchouteuse qu'autrefois.

Ne restent donc que quelques idées intéressantes (j'aime bien le concept de l'alien marqué par le filet du Predator, ce qui lui donne une identité et un signe distinctif par rapport aux autres), et la direction artistique globale, plutôt agréable... ce qui est peu.

Et pourtant, je n'arrive pas à détester le film. Ce n'est objectivement pas bon, toute la fin est gentiment bâclée et risible dès qu'approche le moment de la détonation, mais dans l'ensemble, je ne m'ennuie jamais lorsque je revois le métrage. Il faut dire que depuis, j'ai vu Prometheus et Covenant... et qu'en comparaison, AVP reste plutôt divertissant.

2.5/6 (2.25/6 pour la version cinéma)

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Un film, un jour (ou presque) #970 - QUINZAINE ALIENS - 06 - Alien 4, la Résurrection - Édition Spéciale (1997/2003)

Publié le 25 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Science-Fiction, Action, France, Aliens

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Alien 4 : Resurrection - Special Edition :

Clonée et ramenée à la vie deux siècles après son sacrifice sur Fiorina, Ellen Ripley (Sigourney Weaver) n'est plus humaine : son ADN mélangé à de l'ADN xénomorphe la rend plus forte, plus rapide, mais aussi plus froide et distante. Et lorsqu'un groupe de contrebandiers (Michael Wincott, Winona Ryder, Gary Dourdan, Ron Perlman, Dominique Pinon, Kim Flowers) arrive à bord du vaisseau où Ripley, ses clones, et de multiples xénomorphes sont élevés en laboratoire, la situation dégénère, menant à la libération des créatures, et de Ripley...

Un métrage que j'avais vu à sa sortie en salles... et dont je ne garde pas le moindre souvenir, et surtout pas positif - d'un autre côté, j'ai toujours eu énormément de mal avec le style de Jean-Pierre Jeunet, et son style visuel se mariait, dans mes souvenirs, assez mal avec le script de Joss Whedon.

Ici, pour cette Édition Spéciale, Jeunet a réintégré le générique d'ouverture qu'il avait initialement prévu pour le film, mais qui avait été supprimé quelque part durant la pré-production : un générique (assez laid) qui voit des gros plans mystérieux sur une anatomie extraterrestre... qui ne sont en fait que les images d'un insecte rapidement écrasé par un pilote pas très futé. Le ton est donné : cet Alien 4 ne prendra jamais vraiment son sujet et son script au sérieux... pour le meilleur et pour le pire.

Ce quatrième film de la saga est ainsi le plus mal aimé par les fans : un script de Whedon (qui initialement avait envisagé de ramener Newt à la vie et à l'âge adulte par clonage, lançant ainsi une nouvelle génération de personnages, et ce sans Ripley), et une réalisation de Jean-Pierre Jeunet, pour un résultat final qui combine les points faibles des deux hommes, sans jamais bénéficier de leurs qualités.

L'humour du film, notamment, avec ses one-liners nonchalants, ne fonctionne pas vraiment, et fait un peu tache dans le cadre de la franchise Alien. Mais s'il n'y avait que ça qui posait problème, ça irait encore.

Au rayon des soucis, on peut citer, en vrac : une distribution très inégale (Ryder n'est pas désagréable, Perlman assure le quota grande gueule, et Dominique Pinon est probablement le personnage le plus mémorable du film, mais tout le reste de l'équipage des contrebandiers est insipide au possible, et au niveau des scientifiques et militaires, ce n'est guère plus brillant, malgré la présence de Brad Dourif), une réalisation à l'identique (elle oscille globalement entre "passe-partout/générique" et "plans serrés laids au possible"), des thématiques exploitées de manière redondante (la maternité de Ripley, l'exploitation du citoyen lambda par les grandes corporations) et/ou peu crédible (l’ambiguïté de Ripley 8 et sa "sympathie" pour la race xénomorphe ne sont jamais totalement convaincantes), des effets spéciaux très moyens (les plans spatiaux sont très cheaps, certains effets numériques sont ratés) et un peu de racolage, avec cette brève scène de la compagne du capitaine en string.

Le problème de cet Alien Resurrection, en réalité, c'est qu'il déborde d'idées, mais que ses bonnes idées sont totalement diluées et contrebalancées par des idées déplorables : entre la nouvelle personnalité et les pouvoirs de Ripley, Weyland-Yutani racheté par Wal-mart, les aliens qui crachent de l'acide, la Reine enceinte, le Nouveau-né alien très humanisé, qui couine, et qui ressemble à Skeletor sous stéroïdes, une androïde conçue par des androïdes, Ripley dans le "nid", la scène d'action sous-marine, le Général déjanté et caricatural, etc... il y a à boire et à manger dans ce Resurrection, et c'est probablement pour ça que l'on ne s'ennuie pas lors du visionnage.

Après, ce n'est logiquement pas très bon, c'est un ajout inutile à la franchise, mais ça a le mérite d'essayer plein de choses toujours plus improbables.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #969 - QUINZAINE ALIENS - 05 - Alien 3 - Assembly Cut (1992/2003)

Publié le 24 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Religion, Thriller, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

Alien 3 - Assembly Cut :

Lorsqu'un incident inexplicable provoque le crash du vaisseau de Ripley (Sigourney Weaver), Newt et Hicks sur la planète-prison Fiorina 161, elle se pense l'unique survivante, et découvre qu'elle est désormais la seule femme parmi des dizaines de détenus fanatiques religieux (Paul McGann, Danny Webb, Pete Postlethwaite, Holt McCallany, Peter Guinness, Charles S. Dutton). Rapidement, cependant, il s'avère qu'un xénomorphe a trouvé un moyen de la suivre sur Fiorina 161 et que le cauchemar est sur le point de recommencer.

Un long-métrage dont la genèse chaotique n'est un mystère pour personne : studio omniprésent et interventionniste, actrice principale et scénaristes - par ailleurs tous producteurs - capricieux, scénarios et directions multiples, réalisateur semi-débutant qui part en pleine post-production et renie la version cinéma, réécritures incessantes en cours de métrage, remontage jusqu'à la date de la sortie, etc, etc, etc (jusqu'à cette version "édition spéciale", supposément plus proche de ce que voulait Fincher à l'origine).

Difficile en effet de passer après l'Aliens de Cameron, assez imposant dans le genre. Sous la supervision de David Fincher, cependant, Alien 3 tente de revenir vers quelque chose de plus proche du premier volet : un seul alien, principalement dans l'ombre, et des humains impuissants qui se font tuer un à un.

Fincher et ses scénaristes (Walter Hill, Giler et Ferguson) restent cependant thématiquement dans la droite lignée des deux films précédents, avec ces bagnards exploités et sacrifiés par la Weyland-Yutani : l'anti-corporatisme de la franchise répond toujours présent, tout comme l'exploration de la maternité de Ripley, ici plus littérale et funeste (malheureusement, la mort de Newt et Hicks lors du générique d'ouverture est des plus frustrantes, et quasi-impardonnable, bien qu'elle permette à Sigourney Weaver de se livrer à un joli numéro d'actrice).

Une Ripley qui, malgré la mort toute fraîche de Newt et de Hicks, et armée de son nouveau look au crâne rasé, décide rapidement de coucher avec le médecin de la prison (Charles Dance), qui l'a secourue : une caractérisation plus sexuée, pour le personnage, et honnêtement un peu étrange pour qui sort tout juste des deux films précédents.

Cela dit, compte tenu des problèmes de la production du film, guère surprenant de constater qu'il y a à boire et à manger dans ce dernier : d'un ancien script prenant place sur une planète-monastère, la production a gardé l'idée de la religion et de la Foi ; d'un autre, celui d'une prison reculée ; ici, on a Ripley qui devient une sorte de mère biologique, après avoir été une mère d'adoption pour Newt ; là, une distribution à dominante britannique, composée de trognes, malheureusement toutes un peu interchangeables de par la direction artistique boueuse et terne, leurs crânes rasés, et leurs personnages peu définis (l'Assembly Cut s'en sort mieux, sur ce plan-là, en leur consacrant plus de temps, mais ça reste loin d'être parfait).

Fincher réalise le tout dans l'urgence, avec ses tics visuels habituels (beaucoup de contre-plongées que je trouve, à titre personnel, assez moches, et une vue subjective guère plus jolie pour le xénomorphe), et Elliott Goldenthal met le métrage en musique de manière inégale, passant d'une musique chorale religieuse à quelque chose de nettement plus grandiloquent - peut-être trop, d'ailleurs - mais le film, quelle que soit la version, reste très inégal, avec un rythme gentiment bancal et un aspect visuel polarisant et peu engageant ; d'autant qu'il se retrouve, en fin de compte, le postérieur entre les deux chaises de ses prédécesseurs, pas particulièrement tendu ou effrayant, ni bourré d'action ou dynamique.

Pourtant, il y aussi du bon, dans ce métrage : la première naissance de l'alien quadrupède est très réussie (alors que la version numérique qui court dans les corridors est très laide), tout comme la scène avec les restes de Bishop (pauvre Bishop, dont le sort n'est guère plus glorieux que celui de Newt et Hicks) ; il y a là des thématiques intéressantes, trop souvent effleurées ; et malgré quelques errances, le personnage de Ripley trouve là une fin à sa juste mesure... jusqu'à Alien 4, malheureusement.

Mais dans l'ensemble, je ne peux pas dire que j'aie accroché à cette vision très particulière (et, par la force des choses, bordélique et chaotique) de l'univers Alien.

3/6 (incapable de noter la version cinéma, je n'en garde aucun souvenir - si ce n'est que c'était encore moins à mon goût que cette Assembly Cut - et je n'ai aucune envie de la revoir)

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Un film, un jour (ou presque) #968 - QUINZAINE ALIENS - 04 - Predator 2 (1990)

Publié le 23 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Science-Fiction, Action, Thriller, Policier, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

Predator 2 :

En 1997, alors qu'une vague de chaleur et de crime enveloppe Los Angeles, des meurtres étranges semblent frapper divers gangs et cartels de la ville. Harrigan (Danny Glover), un inspecteur de police, tente de trouver le coupable, mais bien vite, Peter Keyes (Gary Busey), un agent du FBI, marche sur ses plates-bandes, et lui met des bâtons dans les roues. Car les crimes sont l'oeuvre d'un chasseur extraterrestre suréquipé, et le gouvernement est bien décidé à le capturer..

Une suite tout à fait honorable au premier opus, qui respecte l'original, développe son univers, sa mythologie, et troque la jungle d'Amérique Centrale pour la jungle urbaine d'un Los Angeles en pleine guerre des gangs.

Alors certes, ça n'a pas forcément la maîtrise formelle et l'impact de l'original, mais le film partage les mêmes scénaristes que le premier épisode, ce qui assure un certain respect de la créature et de sa nature ; derrière la caméra, Stephen Hopkins remplit sa mission sans fioritures, mais parvient à donner vie à une ville étouffante et poisseuse, démarrant son film sur les chapeaux de roues, avec dix minutes d'action bien tendues, qui lancent le récit dans la bonne direction.

Ensuite, le film ne ralentit jamais vraiment, reste toujours prenant, et bénéficie d'une distribution plutôt agréable : Robert Davi en patron irrascible, Adam Baldwin, Gary Busey, et bien sûr Danny Glover en flic dur à cuire atteint de vertige et arborant une expression incrédule pendant tout le métrage - on est loin d'un Schwarzenegger tout en muscles, mais c'est aussi ça qui fait que ce Predator 2 fonctionne.

Sans oublier Bill Paxton, qui nous refait plus ou moins son Hudson d'Aliens - un Aliens clairement cité ici, au travers de la scène du commando du FBI qui se fait décimer, par caméras interposées, avec le bruit du détecteur de mouvements en guise de bande-son.

Au final, on se retrouve donc avec un second épisode plutôt réussi de cette franchise, un épisode un peu plus léger (il y a plus d'humour), mais qui parvient à développer le mythe Predator sans l'endommager, comme Aliens avait su le faire en son temps avec l'Alien de Ridley Scott.

4.25/6 (dommage que le score de Silvestri soit à ce point redondant avec celui du premier film)

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Un film, un jour (ou presque) #967 - QUINZAINE ALIENS - 03 - Predator (1987)

Publié le 22 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Action, Guerre, Aliens

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Predator :

Lorsqu'un commando d'élite américain (Arnold Schwarzenegger, Bill Duke, Richard Chaves, Jesse Ventura, Sonny Landham, Shane Black) est envoyé au coeur de la jungle d'Amérique Central pour y accompagner Dillon (Carl Weathers), un agent de la CIA, et libérer des otages, les soldats ne se doutent pas qu'ils vont devenir là les proies d'un chasseur extraterrestre furtif et implacable...

Premier film de studio de John McTiernan, un tournage compliqué au milieu de la forêt, pour un résultat qui fait date, plus intelligent et subversif qu'on veut bien souvent l'admettre.

Ou comment une équipe d'action heroes américains typiquement 80s, indestructibles, tout en muscles luisants, en armes pétaradantes, en testostérone et en one-liners (il n'y a qu'à voir la manière dont ils sont mis en valeur par la réalisation, par le script, et par cette scène d'assaut sur le camp ennemi, filmée et montée comme un film d'action typique par la seconde équipe) s'avère impuissante face au Predator invisible, pour qui les forces armées terriennes ne sont qu'une vaste blague.

Un film qui construit et déconstruit simultanément le film d'action à l'américaine, porté par une réalisation et un découpage maîtrisés de McT, une bande originale mémorable de Silvestri, une créature emblématique, et par une distribution de gueules qui se donnent complètement à leurs rôles respectifs.

On ne s'ennuie jamais, et si l'on pourra toujours regretter des imperfections techniques trahissant les difficultés de tournage - prise de son et post-synchronisation parfois approximatives, certains plans éloignés assez flous, imperfections dans les déplacements ralentis du Predator, qui avance parfois à quatre pattes - on assiste là à la naissance d'un mythe cinématographique, mythe qui reste prenant de bout en bout, depuis ses premiers instants façon "America, fuck yeah !" jusqu'à son grand final et son affrontement primal.

Excellent.

"CONTACT !"/6 (5/6)

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Un film, un jour (ou presque) #966 - QUINZAINE ALIENS - 02 - Aliens, le Retour - Édition Spéciale (1986/1991)

Publié le 21 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Action, Guerre, Aliens

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Aliens, le retour (Aliens) - Édition Spéciale :

Retrouvée après avoir dérivé plus de 50 ans dans l'espace, Ellen Ripley (Sigourney Weaver) apprend à son réveil que des colons se sont établis depuis des années sur LV-426, la planète où l'équipage du Nostronomo avait découvert un xénomorphe. Et rapidement, lorsque la colonie cesse de donner de ses nouvelles, Ripley est amenée à accompagner un corps de marines de l'espace (Michael Biehn, Bill Paxton, William Hope, Jenette Goldstein, Al Matthews, Lance Heriksen, etc), ainsi qu'un représentant de la Weyland-Yutani (Paul Reiser), pour tenter de découvrir si, oui ou non, le pire s'est produit pour les colons...

On ne présente plus l'Aliens de James Cameron, pur produit des années 80, troquant l'angoisse et la peur suggérées du premier épisode pour quelque chose de plus viril et percutant : l'heure est à l'action, à la sueur, à la testostérone et aux grosses pétoires, de quoi faire hurler les puristes, mais de quoi rendre aussi ce nouveau métrage nettement plus dynamique et mémorable, avec des morceaux de bravoure dont seul Cameron a le secret, des personnages sympathiques, une pression constante rythmée par les bips du détecteur de mouvement, et une montée en puissance inimitable.

D'autant que ce déluge d'action et de bourrinage est contrebalancé par son héroïne féminine toujours aussi forte, son instinct maternel (l'adorable Newt, juste, touchante et naturelle, est pour beaucoup dans le succès du film), et sa recomposition, avec Hicks et Newt, d'une cellule familiale improbable.

Un angle d'approche encore renforcé par la Director's Cut/Édition Spéciale, qui voit Ripley apprendre, bouleversée, la mort de sa fille en son absence. Cette Édition Spéciale, malheureusement, affaiblit aussi un peu le film, en le rallongeant, et en consacrant une partie conséquente de ses rajouts à la vie des colons sur LV-426.

On y suit ainsi justement la famille de Newt, qui, comme par hasard et peu de temps après le réveil de Ripley, découvre l'épave et les oeufs xénomorphes, et devient ainsi la première victime de la bête. Des coïncidences et une chronologie un peu forcées, qui enlèvent une grosse part d'ombre à la première partie du métrage. Dommage, car les autres ajouts de la Director's Cut sont plutôt efficaces, à défaut de bouleverser fondamentalement le film ou son message anti-corporatiste dans la droite lignée du film de Scott.

Mais je ne vais pas m'étaler plus longtemps sur cet incontournable du genre : dans l'ensemble, Édition Spéciale ou non, c'est toujours excellent, mais je préfère néanmoins la version originale du film.

4.5/6 (5/6 en version cinéma)

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Un film, un jour (ou presque) #965 - QUINZAINE ALIENS - 01 - Alien : le Huitième Passager - Director's Cut (1979/2003)

Publié le 20 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Science-Fiction, Horreur, Thriller, Aliens

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Alien, le Huitième Passager (Alien) - Director's Cut :

En décidant d'enquêter sur un étrange signal de détresse, l'équipage du Nostromo (Tom Skeritt, Sigourney Weaver, Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton, John Hurt, Ian Holm, Yaphet Kotto) ignore qu'il est sur le point de ramener à son bord un parasite extraterrestre meurtrier, qui va se développer pour devenir une créature assoiffée de sang...

40 ans que le film est sorti, et je dois faire un aveu :  je n'ai vu l'intégralité de cet Alien fondateur, en tout et pour tout, qu'une seule fois. Lorsque j'étais très jeune. Trop jeune, puisque le film m'a laissé des cauchemars qui m'ont poursuivi pendant plusieurs années... jusqu'à ce que je découvre Aliens, et que la testostérone des Space Marines de Cameron ne me guérisse de ma peur des xénomorphes.

Cependant, malgré d'occasionnels passages revus à l'occasion de rediffusions, je n'ai jamais eu vraiment envie de m'installer devant l'intégralité du film, étant naturellement plus porté vers la franchise Predator, et peu rassuré par les critiques plus que mitigées d'Alien 3 et 4.

Bref, plusieurs décennies plus tard, je replonge aux origines du mythe, cette fois-ci dans sa version Director's Cut, et en faisant comme si je n'avais jamais vu le métrage (ce qui n'est pas loin de la vérité, tant je n'en garde que de vagues souvenirs).

Et c'est aujourd'hui d'autant plus compliqué d'aborder ce film avec un regard objectif, tant sa réputation est démesurée, que l'univers et ses créatures se sont développés au fil des ans, et que de nombreux films ont réutilisé ses ressorts narratifs et ses effets, jusqu'à les galvauder.

D'autant qu'il faut bien l'avouer, certains des aspects du film ont pris un petit coup de vieux : son rythme très particulier, lent et pesant (renforcé par le remontage du Director's Cut) ; certains de ses effets informatiques et matériels (l'embryon qui sort du torse de Kane, par exemple, fait vraiment artificiel, et ne peut que rappeler directement la parodie de La Folle Histoire de l'Espace) ; la caractérisation assez agaçante et larmoyante de Lambert ; ou encore les quelques incongruités du script, comme l'état amorphe de l'alien dans la navette, vers la fin (j'ai bien compris que dans le script original, la créature était supposée être en fin de vie après avoir transformé deux membres d'équipage en cocons/œufs, mais que ce soit dans la version cinéma ou dans le director's cut, cela reste trop vague pour fonctionner).

Malgré cela, le film fonctionne toujours, entre son atmosphère étouffante et visqueuse, son équipage somme toute assez sympathique (sauf Lambert), sa curiosité scientifique, son mystère cyclopéen, son univers industriel et corporatiste qui place naturellement le capital au dessus de la vie humaine, son rebondissement centré autour de Ash, et son Ellen Ripley à la fois forte et sexy, indépendante et inflexible.

C'est donc toujours un bon film (malgré quelques transitions et coupes un peu brusques dans la version Director's Cut), qui fait son petit effet, et qui, très sagement, sait toujours dissimuler sa créature, et jouer autour des limites de son budget et des capacités techniques de l'époque.

Pas certain que le film fonctionne aussi bien sur les nouvelles générations, peu habituées à ce qu'un métrage passe 5 minutes sur un banal atterrissage de navette, et pour qui Alien = Prometheus et Covenant (les pauvres), et je lui préfère toujours Aliens, mais ça reste une réussite incontournable dans le genre.

4.25/6​ ​​​​(4.5/6 pour la version cinéma)

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Les bilans de Lurdo : The Umbrella Academy, saison 1 (2019)

Publié le 19 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision

Adaptation de la série limitée du même nom, créée par Gerard Way et publiée par Dark Horse Comics en 2007, The Umbrella Academy se veut une relecture décalée et excentrique du genre super-héroïque et des drames familiaux, relecture confiée à Steve Blackman (co-showrunner d'Altered Carbon) et Jeremy Slater (Les 4 Fantastiques, Death Note, Lazarus Effect, Pet et la série L'Exorciste). Autant dire qu'il y avait de quoi se méfier, même sans rien connaître de l’œuvre d'origine...

The Umbrella Academy, saison 1 (2019) :

Dans les années 80, sept enfants aux pouvoirs spéciaux, nés le même jour, ont été adoptés par Reginald Hargreeves (Colm Feore), un milliardaire excentrique, qui a alors fondé l'Umbrella Academy, pour faire de ces enfants un groupe de justiciers masqués. Trente ans plus tard, seuls six enfants ont survécu, adultes et en froid : Luther (Tom Hopper), un géant ayant passé plusieurs années sur la Lune, mais particulièrement fragile émotionnellement ; Diego (David Catañeda), un justicier rebelle capable de toujours toucher sa cible avec ses projectiles ; Klaus (Robert Sheehan), alcoolique et drogué, capable de parler et d'interagir avec les morts ; Allison (Emmy Raver-Lampman), capable de contrôler autrui en lui parlant, et devenue superstar du grand écran ; Vanya (Ellen Page), dépressive, et ne semblant pas avoir de pouvoirs. Et puis il y a Numéro 5 (Aidan Gallagher), capable d'effectuer des sauts spatio-temporels, et que tout le monde croyait mort : mais lorsqu'il ressurgit, en provenance du futur et prisonnier de son corps d'enfant, c'est pour annoncer à sa famille que la fin du monde est imminente, et qu'ils doivent absolument trouver un moyen d'empêcher l'apocalypse...

Et honnêtement, compte tenu du palmarès des scénaristes/showrunners de la série, The Umbrella Academy évite le plantage.

Bon, il faut être très clair : la série dans son ensemble (la première moitié de saison en particulier), est balourde, mal écrite et laborieuse, téléphonant systématiquement tous ses effets et rebondissements, donnant aux spectateurs vingt longueurs d'avance sur les personnages, empilant les flashbacks pas forcément utiles (car déjà explicités par des dialogues dans des épisodes précédents), souffrant d'une illustration musicale évidente et forcée (les morceaux de pop décalée qui illustrent mécaniquement ce qui se passe à l'écran, très peu pour moi), et de choix artistiques vraiment frustrants, que ce soit au niveau des costumes - pauvre Tom Hopper et son muscle suit encore moins crédible que celui de Jason Flemyng dans LXG, en 2003 - ou de la réalisation, constamment en plongée, contre-plongées et avec un rendu excentrique.

À cela s'ajoute le rythme Netflix (10 x 45-55 minutes), qui tire tout vers le bas, en ralentissant l'intrigue de manière abusive, et une distribution assez inégale, notamment au niveau du charisme - si Hopper, Raver-Lampman, Gallagher et Cameron Britton sont très bien, j'ai plus de mal avec Jordan Claire Robbins, Catañeda, ou encore John Magaro ; idem pour Mary J. Blige, pas toujours ultra-juste dans son interprétation - quant à Ellen Page, elle est tellement en retenue et effacée qu'elle ne laisse pas la moindre impression, ce qui est bien dommage. Et ce cher Robert Sheehan, lui, donne dans un premier temps l'impression de nous faire un Johnny Depp/Keith Richards-bis assez cliché, mais parvient heureusement à donner de la profondeur et de la sensibilité à son personnage.

Bref, ce n'est pas exceptionnel, et le programme se trouve constamment le postérieur entre deux ou trois chaises, jamais aussi décalé et stylisé (notamment artistiquement) qu'un Lemony Snicket, jamais suffisamment sérieux et maîtrisé pour que l'émotion et le mélodrame fonctionnent à plein régime, et jamais assez dynamique ou percutant pour appartenir au genre super-héroïque.

Paradoxalement, en fait, ce sont des détails et des sous-intrigues qui s'avèrent les plus convaincants, face à une intrigue générale cousue de fil blanc, jamais surprenante, et totalement dénuée du moindre sentiment d'urgence (assez paradoxal puisque toute la saison repose sur un compte à rebours avant l'apocalypse).

La relation de Hazel et de sa serveuse ? C'est touchant. Les scènes se déroulant au sein de la Commission Temporelle, avec une Kate Walsh déjantée ? Intrigantes. Le singe majordome et ses lourds secrets ? Très réussi, et même par moments émouvant. La relation de Luther et Allison ? Assez joliment traitée.

Le reste, malheureusement, fonctionne nettement moins. Au niveau de la famille, de nombreux moments tombent à plat faute d'une écriture efficace : Diego et son ex policière, la mort et la résurrection de "Maman", tout le développement effectué autour du personnage de Vanya (et sa relation insipide avec Leonard/Harold, un Syndrome-bis sans la moindre subtilité), la rivalité Hazel/ChaCha et même la relation de Klaus avec celui qu'il a perdu, une relation qui ne fonctionne qu'à moitié tant elle est surlignée par l'écriture, et tant son compagnon n'a aucun développement.

Cela dit, malgré ces défauts, cette première saison n'est pas un désastre : alors que je m'attendais, au terme de la première moitié de saison, à quelque chose de plus en plus mauvais et laborieux, le show parvient à retrouver un peu de rythme et d'énergie à mesure qu'il s'approche de sa conclusion. C'est bien simple, à partir du moment où la série met de côté les retrouvailles compliquées de la famille, et cesse de revenir sur leurs traumatismes respectifs, pour faire interagir les personnages et faire avancer l'intrigue, ça devient tout de suite nettement plus agréable à suivre.

Néanmoins, les défauts sont bel et bien présents, l'écriture est vraiment pataude et maladroite, la série privilégie trop souvent la forme au fond (avec un certain détachement ironique sur ce qu'elle montre à l'écran), et il est assez symptomatique de constater que l'épisode fonctionnant le mieux de la saison est celui où les choses avancent, où les relations progressent, etc... avant d'être malheureusement rebootées en fin d'épisode, pour revenir au status-quo !

Au final, The Umbrella Academy m'a laissé des plus mitigés. J'ignore quelle part des problèmes de la série est inhérente à son récit originel, et quelle part est issue du traitement Netflix, mais le tout peine un peu à convaincre, et semble toujours persuadé d'être plus cool, plus original, plus décalé et plus stylisé que le programme ne l'est vraiment.

Tout n'est pas à jeter, loin de là, mais la série est loin de m'avoir convaincu, et ne m'a certainement pas donné envie de revenir en deuxième année...     

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Les bilans de Lurdo : After Life, saison 1 (2019)

Publié le 18 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, UK

Comédie dramatique produite, réalisée et écrite pour Netflix par Ricky Gervais, After Life prend la forme de 6 épisodes de 25-30 minutes, intégralement centrés sur le personnage de Tony, interprété par Gervais, et sur la manière dont il gère le décès de son épouse...

After Life, saison 1 (2019) :

Profondément ébranlé par le décès de son épouse suite à un cancer, Tony (Ricky Gervais), reporter dans un journal local gratuit, peine à retrouver un sens à sa vie. Décidé à ne plus se laisser marcher sur les pieds par quiconque, et possiblement à faire souffrir autrui autant que lui souffre encore, Tony choisit alors de ne plus faire et dire que ce dont il a envie, quoi que son entourage puisse en penser...

Ce n'est pas nouveau : tout au long de sa carrière, Ricky Gervais a eu deux visages.

Tout d'abord, celui qu'il arbore sur scène et en interview, dans ses films et dans ses séries, un personnage misanthrope, sarcastique, clairement persuadé d'être entouré d'abrutis nettement plus bêtes que lui, une tête à claques égocentrique et moqueuse au petit sourire narquois, qui se targue d'être provocateur et de ne pas tenir compte des normes d'autrui.

Et puis il y a un second visage plus sincère, plus touchant et émotionnel, un pathétisme que l'on peut distinguer en filigrane, mais qui, trop souvent, est éclipsé derrière cette arrogance (de façade ?).

Généralement, les projets conçus en collaboration avec Stephen Merchant permettent aux deux hommes d'équilibrer leurs forces et leurs faiblesses respectives ; en solo, cependant, Gervais a tendance à laisser sa misanthropie prendre le dessus, ce qui peut le rendre assez agaçant.

Pour After Life, Gervais est en solo, et au premier abord, on est pile dans son personnage habituel de misanthrope, ici drapé dans des atours de veuf endeuillé. Et comme d'habitude, il est entouré d'idiots, auxquels il dit leurs quatre vérités, et devant lesquels il s'adonne ponctuellement à des sermons sur son athéisme, etc.

La routine, en somme, une routine un peu mélancolique (deuil oblige), et parfois émaillée de scènes touchantes avec sa chienne - à chaque fois que Tony veut se suicider, c'est son amour de cet animal qui l'empêche de passer à l'acte) - ou avec son père. Mais malgré une distribution convaincante, aux nombreux visages familiers - Tony Way, Ashley Jensen, David Bradley, Penelope Wilson, David Earl, Tim Plester, etc - les personnages secondaires restent trop souvent à peine esquissés, et éclipsés par Gervais (notamment Mandeep Dhillon, la journaliste débutante indienne, qui a un développement proche du néant).

C'est donc le Gervais show habituel, qui plaira aux amateurs et ne convaincra pas les sceptiques... mais progressivement, plus la saison avance, et plus Gervais semble remettre en question le personnage cynique et moqueur qui est le sien sur scène et dans la vie.

L'émotion commence alors à se frayer un chemin (malgré quelques moments sombres, comme la mort du SDF, par la faute de Tony), tandis que notre héros asocial connaît une prise de conscience, et revient "du côté clair" de la force, prêt à entamer une nouvelle vie plus sereine.

Le seul problème, c'est que, comme je le disais, Gervais manque d'équilibre en solo. Ce qui se traduit, ici, par une happy end sirupeuse et pataude pour tous les personnages secondaires, comme si Gervais cherchait à faire amende honorable, par le biais de son personnage, pour toutes les provocations qu'il a pu faire au fil des ans...

Au final, After Life s'avère une série assez inégale, et, comme son créateur, elle possède deux facettes qui se marient très maladroitement : ce n'est pas désagréable à suivre, le format fait que tout ça se regarde facilement, et c'est même assez amusant, mais c'est très imparfait, et ça aurait mérité l'influence d'un second scénariste pour aider Gervais à garder le contrôle de ses défauts d'écriture habituels...

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Un film, un jour (ou presque) #964 : L'Attaque des Titans 2 - La Fin du Monde (2015)

Publié le 17 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Review, Thriller, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

L'Attaque des Titans 2 - La Fin du Monde (Attack on Titan, part 2 : End of the World - 2015) :

Après s'être transformé en Titan, Eren (Haruma Miura) est capturé par les siens, mais est libéré par un autre Titan encore plus puissant : Shikishima (Hiroki Hasegawa), qui l'emmène en lieu sûr, lui explique les origines des Titans, et qu'il veut mener un coup d'état contre le gouvernement. En parallèle, le reste des humains tente de mettre la main sur une ancienne bombe, afin de l'utiliser pour détruire le mur...

Au moment où j'écris ces lignes, six jours se sont écoulés depuis mon visionnage de cette suite directe de L'Attaque des Titans, tournée en même temps que le premier épisode... et je n'en garde déjà presque plus le moindre souvenir.

Il faut dire qu'après un premier volet vraiment faiblard, ce second numéro parvient à faire encore plus mauvais avec, pour commencer, une durée qui ne lui rend pas service : 87 minutes, dont 11 de génériques et de résumé du premier film... soit 75 minutes de film, à proprement parler.

Un film dans lequel il ne se passe pourtant rien les 3/4 du temps, ce qui ne fait que renforcer les problèmes du premier opus : personnages agaçants (ici, on a le personnage principal trop émotif, Hans qui beugle et surjoue toujours autant, Shikishima qui est un cliché de semi-méchant flamboyant à la japonaise, l'über-méchant télégraphié, les comic reliefs jamais drôle...), exposition maladroite et peu inspirée, flashbacks mélancoliques ultra-patauds, musique digne d'un mauvais épisode des Chevaliers du Zodiaque...

Bref, ce n'est pas bon, ce n'est pas rythmé, ce n'est pas intéressant, c'est trop souvent criard et forcé, et hormis quelques moments spectaculaires, ça ne m'a pas du tout donné envie d'en savoir plus sur cet univers et cette franchise.

1.5/6

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