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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1625 : Home Team (2022)

Publié le 20 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Netflix, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Home Team (2022) :

Suspendu de la NFL pour des pratiques douteuses, Sean Payton (Kevin James) revient dans sa ville natale, où son ex-femme (Jackie Sandler) et son fils (Tait Blum) sont installés. Là, il reprend alors le coaching de la désastreuse équipe de football de son fils, pour tenter de la sauver de l'humiliation...

Une comédie familiale produite par Adam Sandler et Happy Madison, inspirée d'une histoire vraie, et qui ressemble ni plus ni moins à une grosse entreprise de réhabilitation de son personnage principal, un coach de la NFL qui s'est fait suspendre pour avoir versé des primes à ses joueurs s'ils parvenaient à blesser définitivement certains des joueurs vedettes de l'équipe adverse.

Il y a donc quelque chose d'assez bizarre dans cette comédie sportive particulièrement basique et quelconque, en mode "équipe de seconde zone reprise en main par un coach peu orthodoxe" comme il y en a eu de nombreuses, avec des enfants, des adultes, des prisonniers, des femmes, etc, etc, etc, qui élude totalement les accusations touchant son personnage principal, pour en faire un père de famille absent mais au grand cœur, passionné par son sport et tentant de se racheter de son absence auprès de son ex-femme et de son fils. Une sorte de victime mécomprise qui a droit à son caméo déguisé vers la fin (à l'occasion de laquelle Payton se lance à lui-même un "sans vous, coach, on était vraiment mauvais" plein d'autocongratulation) et qui est constamment mis en scène de manière triomphante et respectueuse.

Mais même en faisant abstraction de ce décalage assez étrange et douteux (dont les scénaristes auraient totalement pu se passer), il n'y a rien, ici, méritant que l'on s'attarde particulièrement sur cette production. Ce n'est pas vraiment drôle, pas vraiment rythmé, pas du tout original, et de manière générale, du casting aux personnages secondaires (avec caméos habituels des films de la bande - la famille Sandler, la famille James, Rob Schneider, Allen Covert), du déroulement du récit aux gags, tout paraît simplement fainéant, en pilotage automatique.

Un énorme bof, donc, aussi vite oublié que visionné.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1624 : Catnip Nation (2019)

Publié le 19 Avril 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Catnip Nation (2019) :

Un documentaire sur plusieurs Américains, souvent retraités, qui, aux quatre coins des USA, ont décidé de prendre soin de diverses colonies de chats sauvages et errants, des colonies provoquant souvent l'hostilité des communautés locales, voire même la violence de certains (la chasse au chat avec un arc, whouhou...).

Il y a un couple de septuagénaires du Kansas surveillés par la police, et arrêtés pour avoir nourri et donné à boire à des chats errants dans les rues de leur petite ville ; un retraité de l'état de New York, qui a été contraint de voir la colonie dont il s'occupait mourir de faim et de soif lorsque les autorités républicaines lui ont interdit de s'en occuper, avec barrages de police armés, en guise de représailles pour un conflit de politique locale ; un ancien militaire et surfeur du New Jersey dont le maire a ordonné la mise à mort de tous les chats de la colonie établie sur les quais depuis des décennies ; des responsables d'association, impuissants face aux lois et aux décisions politiques...

Bref, autant d'histoires assez similaires, opposant des particuliers au grand cœur à des autorités souvent impassibles et hostiles, qui voient les félins comme des nuisibles à exterminer, et pas comme des animaux domestiques méritant des soins ou un peu d'aide.

Bon, d'un point de vue documentaire, ce Catnip Nation est assez simple, militant et forcément très biaisé en faveur des félins et de ceux qui les protègent, qui ont droit à des portraits détaillés (pas toujours totalement pertinents) qui reviennent sur leur dévotion à la cause, sur leurs failles psychologiques, etc... donc chacune de ces histoires reste à prendre avec des pincettes.

Mais dans l'ensemble, c'est un métrage touchant sur des personnes à la compassion plus grande que celle de leurs congénères ou que la peur de représailles judiciaires. Ça fait toujours plaisir à voir.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1623 : SPÉCIAL PÂQUES - Max et Emmy : Mission Pâques (2022)

Publié le 18 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Max et Emmy : Mission Pâques (Die Häschenschule 2 - Der große Eierklau - 2022) :

Alors que Max revient à l'École des lapins pour tenter de devenir un Maître Lapin, une manigance des renards et d'un gang de lapins menace de mettre un terme à la fête de Pâques, et de priver l'Oeuf doré de tous ses pouvoirs...

Suite de l'École des lapins, un métrage finalement assez anecdotique et manichéen, ce Max et Emmy (qui à vrai dire devrait plutôt s'intituler Max et Ferdinand, tant Emmy tient un rôle particulièrement anémique) m'a agréablement surpris, en cela qu'il délaisse le côté gentils très gentils et méchants très méchants simpliste et quasi-spéciste du premier film, pour apporter de la nuance des deux côtés de la barrière.

Ici, c'est en ajoutant un lapin rebelle et pseudo-punk qui prend en héros en grippe et veut ruiner Pâques pour faire des vues sur le web, et en faisant de l'un des renards (Ferdinand, donc), un apprenti "renard de Pâques", qui doit faire ses preuves auprès de la communauté des lapins, et se faire pardonner de sa famille qu'il "trahit".

Tout de suite, c'est plus sympathique, plus équilibré et plus dynamique. Après, ce n'est pas parfait, avec notamment des passages chantés toujours peu probants, notamment doublés, et un style graphique qui m'a paru un peu différent, moins cell shadé et plus anonyme, façon animation 3d classique.

Reste que le tout a bon fond, que l'écriture semble plus maîtrisée, et que j'ai plus apprécié le tout.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1622 : SPÉCIAL PÂQUES - Black Easter (2021)

Publié le 17 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Religion, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Black Easter (2021) :

Recruté par Ahmed Amir (Gerardo Davila), un millionnaire, pour travailler sur un projet top-secret, Ram (Morgan Roberts), un jeune scientifique de génie, se joint à une équipe ambitieuse, pour tenter de percer les mystères de la téléportation. Mais contre toute attente, ils inventent alors le voyage dans le temps... Malheureusement, les intentions de leur mécène sont particulièrement sinistres, ce qui se concrétise lorsqu'il envoie un commando mené par Brandt (Donny Boaz) pour tuer Jésus Christ avant qu'il n'ait le temps de créer sa religion.

C'est Pâques, donc faute d'un film sur les lapins, les œufs et les cloches, on se rabat sur ce Black Easter, dont les multiples critiques m'ont intriguées.

Présenté par beaucoup comme une comédie de voyage temporel, saupoudrée d'une petite dose de religion, Black Easter est en fait toute autre chose : une "version longue" d'un court-métrage prosélytiste comme les Américains savent tant en faire, un métrage qui, sous ses atours de film de science-fiction au postulat improbable (et à la cohérence très limitée) dissimule en réalité un récit à l'écriture naïve et aux archétypes bien clichés, tout à la gloire de Jésus et de sa religion.

Entre le soldat qui a perdu la foi après la mort de sa famille dans un accident, le scientifique juif athée et sarcastique, la potiche croyante à forte poitrine, le grand méchant qui est (forcément) un extrémiste/terroriste musulman, l'Afro-Américain à dreads, fainéant, comique et rebelle, le pseudo-Sheldon Cooper, etc, tous les personnages sont simplistes et caricaturaux, et ont une évolution évidente : les incroyants sont punis, ou ils retrouvent la Foi (il faut voir ce moment où le soldat et l'un des musulmans se retrouvent crucifiés avec Jésus, pour un ultime moment de rédemption) et sont sauvés dans la lumière de Christ.

Le tout dans un gloubiboulga de voyage temporel approximatif, de leçons de morale (il faut toujours pardonner... sauf aux méchants terroristes et aux soldats, qui sont tous criblés de balles par le héros sans la moindre hésitation), et d'idées à la con qui échappent totalement au réalisateur et scénariste (toute la fin part en vrille).

Ajoutez à cela une certaine arrogance énervante (non seulement le film s'ouvre sur une musique tonitruante alors qu'il affiche à l'écran, l'un après l'autre, tous les prix reçus en festival, mais en plus, le personnage principal narre tout le film d'une voix off goguenarde et suffisante), une interprétation très inégale, des notions assez ignorantes de la religion ("la Bible a été écrite par Jésus", "elle est historiquement infaillible"), et un placement produit bien honteux pour l'application iDisciple, à la toute fin du film, et voilà, un ratage assez piteux que j'aurais mieux fait d'éviter (et qui n'a absolument rien d'une comédie, sauf si l'objectif est de se moquer du métrage).

0.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1621 : SPÉCIAL PÂQUES - L'école des lapins (2017)

Publié le 16 Avril 2022 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'école des lapins (Die Häschenschule – Jagd nach dem Goldenen Ei - 2017) :

Jeune lapin des villes moderne et cool, Max se retrouve accidentellement perdu au milieu de la forêt, où il découvre la mythique École des lapins, qui apprend aux jeunes lapins de la forêt à créer et distribuer les œufs de Pâques. Mais les renards, qui vivent non loin de l'École, sont jaloux des lapins, et vont tout faire pour mettre un terme à cette tradition...

Un film d'animation allemand librement inspiré d'un livre pour enfants populaire outre-Rhin, et qui a pour qualité principale son animation numérique semi-cell shadée, plutôt réussie et assez agréable à l'œil.

Le scénario, lui, est plus inégal dans sa structure et dans son rythme, un peu dérivatif (les leçons de maître zen/Yoda de la professeure sur fond de musique asiatique, le rival arrogant de l'école, le vieux proviseur gâteux, Ma Dalton et de ses fils incapables Maman Renard et ses fils incapables) et peine à donner de la consistance à ces méchants un peu en carton (ce qui n'aide pas, c'est que j'aime beaucoup les renards IRL, et que cette caractérisation sommaire de "race de rednecks stupides et criminels" est bien trop simpliste pour me convaincre).

Dans l'ensemble, ça se regarde (notamment si l'on fait partie d'un public jeune), mais ça ne décolle jamais vraiment plus que ça.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1620 : 355 (2022)

Publié le 15 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, Chine

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355 (The 355 - 2022) :

Un groupe d'espionnes internationales - Mason Brown (Jessica Chastain), de la CIA ; Khadijah (Lupita Nyong'o) ancienne du MI6 ; Marie Schmidt (Diane Kruger), du BND ; Lin Mi Sheng (Fan Bingbing), du MSS ; et la psychologue colombienne Graciela (Penelope Cruz) - unissent leurs forces pour tenter d'empêcher qu'un dangereux dispositif technologique ne tombe entre les mains d'une organisation criminelle terroriste...

Une critique qui va être très rapide pour ce thriller d'espionnage sino-américain écrit et réalisé par Simon Kinberg : c'est insipide au possible, clairement pensé d'abord comme "et si on faisait un film d'espionnage, mais avec des femmes", ce qui se traduit, dans les faits, par du girl power pseudo-féministe de pacotille (à la date de péremption clairement dépassée), des péripéties génériques, des rebondissements télégraphiés, et un casting United colors of Benetton qui, paradoxalement, manque de charisme malgré les actrices regroupées ici (Chastain, notamment).

Énorme bof, en somme, avec de l'action très moyenne, de la musique quelconque, une écriture basique et évidente, et une impression constante que l'on regarde un DTV (ou une production Netflix) un peu friqué, mais sous-développé, sans la moindre personnalité et immédiatement oubliable.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1619 : Vacances très mouvementées (1988)

Publié le 14 Avril 2022 par Lurdo dans Comédie, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vacances très mouvementées (The Great Outdoors - 1988) :

Alors que Chet (John Candy), son épouse Connie (Stephanie Faracy) et leurs deux fils (Chris Young, Ian Giatti), originaires de Chicago, partent passer des vacances au bord d'un lac du Wisconsin, ils sont rejoints, de manière inattendue, par Kate (Annette Bening), la sœur de Connie, Roman Craig (Dan Aykroyd), un investisseur magouilleur, et leurs deux jumelles. Aussitôt, les vacances se compliquent, et peu à peu, la pression monte entre les deux familles...

Une comédie américaine écrite et produite par John Hughes juste avant Le Sapin a les boules, et ça se sent, puisque ce Great Outdoors ressemble à un nouveau volet des Vacation de la famille Griswold, un volet dont le scénario n'en serait encore qu'à son premier jet, et qui manquerait de rythme et de structure.

En soi, ça se regarde, et les acteurs s'acquittent très bien de leurs rôles, mais il est difficile de ne pas imaginer ce que ce film aurait pu donner avec un Chevy Chase alors à son sommet d'acteur comique. Et puis pour être totalement franc, la grande rédemption pleine d'aventure et d'action du personnage d'Aykroyd, à la fin, sur fond de musique de western, ainsi que le face à face gueulard avec l'ours, ne fonctionnent pas réellement... tout comme la romance adolescente de l'un des fils de Chet.

Tout ça manque d'énergie, d'humour et de développement, bref, ça tombe un peu à plat sans être forcément désastreux.

Un petit 3/6, pour le capital sympathie de tout le monde et pour les séquences sous-titrées entre les ratons-laveurs.

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Un film, un jour (ou presque) #1618 : 100 % Loup (2020)

Publié le 13 Avril 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Australie, Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

100 % Loup (100% Wolf - 2020) :

Héritier d'une dynastie de loup-garous destiné à prendre la tête de son peuple, Freddy (Ilai Swindells) attend avec impatience le jour de sa transformation, lors de son 13e anniversaire. Mais à sa grande surprise, il se transforme en caniche ridicule, et se retrouve banni de son clan par son oncle qui a pris le pouvoir. Désormais sans toit et sous forme canine, Freddy croise le chemin de Batty (Samara Weaving), une chienne des rues, qui la prend sous son aile...

Une coproduction franco-germano-australo-belgo-néerlandaise animée pas forcément désagréable à suivre, mais pas mémorable pour autant, puisque lorgnant fortement sur d'autres œuvres du genre, le Roi Lion en tête, et consacrant un trop long moment à la séquence "Freddy le chien est à la fourrière, et doit s'en échapper avec ses nouveaux amis canins", vue et revue.

Ce qui n'aide pas, en prime, c'est que l'on sent très clairement que la nature de coproduction du métrage a donné lieu à diverses influences et instructions parfois contradictoires dans la direction artistique : outre le ton parfois fluctuant du film, on peut citer ces moments étranges où l'on voit par exemple les enfants mimer du hard rock en regardant une vidéo de hard rock, alors que le film utilise "Who let the dogs out" des Baha Men. Mouais.

Bref, un film d'animation qui m'a laissé mitigé, paraissant à la fois nonchalant (ça ronronne vite) et frénétique, et dont la distribution vocale (Jai Courtney, Jane Lynch, Rhys Darby) est finalement assez sous-exploitée.

Bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1617 : Sonic 2, le film (2022)

Publié le 12 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, USA

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Sonic 2, le film (Sonic The Hedgehog 2 - 2022) :

Après avoir conclu une alliance avec Knuckles (Idris Elba), Robotnik (Jim Carrey) revient sur Terre, pour se venger de Sonic et des humains qui l'ont aidé, en mettant la main sur l'Émeraude-mère...

Sorti au tout début de la pandémie, le premier Sonic avait bénéficié d'une indulgence critique et publique assez inexplicable (encore une fois, je pense qu'on peut blâmer l'effet doudou fonctionnant à pleine puissance pour la génération ayant grandi avec les jeux Sonic, et d'autant plus fort en cette période anxiogène). Le résultat, cependant, était assez faiblard (cf notre chronique en ces pages) et ne laissait pas grand espoir pour cette suite...

À ma grande surprise, cependant, ce Sonic 2 m'a paru un peu meilleur que le premier opus. Ce n'est toujours pas bon, en tant que tel, et cela reste dans la droite lignée du premier en bigger louder (Jim Carrey, notamment, en fait trois fois plus que dans le premier volet), mais en se débarrassant de la structure du premier film, et en séparant les humains des personnages de Sonic dans deux intrigues parallèles, Sonic 2 parvient à ressembler à quelque chose de plus dynamique et intéressant.

Bon, il reste toujours pas mal de scories : tout ce qui tourne autour des humains et du mariage, justement, est affreusement insipide et surjoué, il y a une dance battle pitoyable, les vannes tombent à plat une fois sur deux, le film dure deux heures (!), Tails ne sert qu'à débiter de l'exposition, Super Sonic est toujours ultra dérivatif, et à moins de se passionner pour le lore de Sonic, difficile de s'intéresser à ces histoires de races ennemies et de gemmes de l'infini d'émeraudes du chaos cousues de fil blanc.

Mais quelque part, le côté course au trésor et tentative par Sonic de s'établir en tant que héros à part entière finit par donner quelque chose de mieux structuré, de plus maîtrisé, d'autant qu'on sent tout de même que ce second volet a été fait avec une certaine affection pour le matériau et les personnages d'origine.

J'ai préféré au premier film, donc, même si ça aurait toujours pu être meilleur.

3/6 en étant gentil

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Un film, un jour (ou presque) #1616 : The Great Hip Hop Hoax (2013)

Publié le 11 Avril 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK, USA, Écosse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Great Hip Hop Hoax (2013) :

Un documentaire improbable sur Silibil n' Brains, un duo de deux jeunes rappeurs écossais à l'accent à couper au couteau qui, au début des années 2000, ont décidé de mentir et de se faire passer pour des rappeurs californiens au look de skateurs afin de signer un contrat avec Sony UK et de connaître le succès.

D'autant plus improbable que les deux jeunes étudiants ne sont pas dénués de talent, et auraient probablement pu se faire une place bien à eux dans le monde de la musique. Mais l'industrie du disque étant ce qu'elle est, les apparences comptent plus que le talent, et après de multiples auditions où leur accent les a systématiquement disqualifiés, ils ont mis en place cette supercherie, une supercherie qui, malgré ses grosses ficelles et ses traits caricaturaux (avec du recul, les personnages inventés par les deux Écossais ressemblent vraiment à des clichés grossiers de skaters californiens sortis tout droit de la sphère Jackass), a totalement fonctionné pendant plusieurs années.

Mais paradoxalement, si le groupe a fini par exploser, ce n'est pas parce que la supercherie a été découverte par quelqu'un, non : pris dans la tourmente de la restructuration de Sony Music, le duo s'est autodétruit, sous le poids du mensonge, de la drogue, de l'argent et de l'alcool.

Désormais brouillés, les deux membres de Silibil n' Brains ont repris des existences bien différentes : l'un est père de famille et opérateur de maintenance sur une plate-forme pétrolière en Mer du Nord, l'autre continue de faire de la musique à Londres, sans grand succès.

Un métrage intéressant et ludique, qui souligne, s'il le fallait encore, combien l'industrie de la musique n'a aucune idée de ce qu'elle fait.

4.5/6

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Les bilans de Lurdo : The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022)

Publié le 10 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Amazon, Boys

Anthologie animée en 8 épisodes de 11 minutes, The Boys presents : Diabolical se propose de raconter de petites histoires prenant place dans l'univers des Boys, la série d'Amazon... ou presque, puisqu'on est plus là dans une série de courts-métrages inspirés de l'univers de The Boys, sans forcément appartenir à la même continuité.

The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022) :

- 1x01 - "Laser Baby's Day Out" : un employé de Vought tente de sauver un bébé doté de pouvoirs incontrôlables...

Plutôt sympathique, ce court muet écrit par Evan Goldberg et Seth Rogen, et animé dans le style des vieux cartoons façon Warner et compagnie. C'est ultra-gore et violent, mais le contraste fonctionne bien avec le style innocent, et le slapstick inhérent au genre.

- 1x02 - "An Animated Short Where Pissed-Off Supes Kill Their Parents" : un groupe de supers aux pouvoirs lamentables décide de se venger de Vought et de leurs parents en tuant ces derniers...

Parodie de Red Band Society par Justin Roiland, on retrouve ici le style et le ton des œuvres de ce dernier, comme Rick et Morty, ainsi qu'un paquet de noms familiers au doublage (Roiland, Kevin Smith, Kenan Thompson, Gary Anthony Williams, Christian Slater, Ben Schwartz, etc), pour un résultat amusant et bourrin, sans plus.

- 1x03 - "I'm Your Pusher" : Butcher s'introduit chez OD, dealer de drogues des plus grands superhéros...

Un épisode dans le style et la continuité des comic-books d'origine, écrit par Garth Ennis himself, avec là encore un casting vocal mémorable (Kieran Culkin, Dominique McElligott, Kevin Michael Richardson, Michael Cera, Jason Isaacs, Simon Pegg, Antony Starr), pour un résultat efficace dans la droite lignée de la bande dessinée.

- 1x04 - "Boyd in 3D" : un homme timide essaie un produit expérimental Vought qui lui confère un physique d'Apollon, ce qui lui permet de séduire sa voisine...

Chris Diamantopoulos, Kumail Nanjiani et Nasim Pedrad (entre autres), au casting vocal de cet épisode écrit par la scénariste de la série Broad City, au style visuel supposément européen, et qui adopte globalement un ton comique pour une satire des réseaux sociaux et du culte de l'apparence. Pas désagréable, même si anecdotique, et manquant un peu de mordant (sauf sur la toute fin).

- 1x05 - "BFFS" : une jeune femme consomme du Compound V, et découvre qu'elle peut parler à ses déjections...

Aïe. Un style anime, et Awkwafina au scénario et au doublage (ainsi que Seth Rogen et Chace Crawford), pour un épisode à l'humour de stoner pipi-caca qui ne m'a pas du convaincu.

- 1x06 - "Nubian vs Nubian" : une fillette tente d'empêcher le divorce de ses parents superhéros avec l'aide de leur adversaire de toujours.

Amusant, ce segment écrit par Aisha Tyler, qui double l'un des personnages principaux aux côtés de Don Cheadle. Sans plus.

- 1x07 - "John and Sun-Hee" : un homme de ménage de Vought dérobe du Compound V pour soigner sa femme, atteinte d'un cancer... mais ce dernier prend vie et devient incontrôlable.

Andy Samberg surprend à l'écriture d'un segment d'inspiration asiatique à la fois poétique, grotesque et violent. Plutôt réussi.

- 1x08 - "One Plus One Equals Two" : la première mission de Homelander vire au désastre...

Un épisode in-continuity, doublé par les acteurs de la série, et qui s'avère plutôt efficace, à défaut de surprendre.

- Bilan -

Dans l'ensemble, une anthologie intéressante à suivre, principalement parce qu'elle propose des styles visuels et narratifs totalement différents, mais qui s'intègrent bien dans l'univers de The Boys. Une bonne surprise, donc, même si le tout reste forcément un peu inégal, reposant fréquemment sur un gore et une violence immatures pour choquer le spectateur, sans forcément aller beaucoup plus loin que cela.

Mais bon, c'est un peu devenu la marque de fabrique de tout ce que produisent Goldberg et Rogen (et donc de la série The Boys, déjà assez grâtinée sur ce plan dans sa forme papier) donc on ne peut décemment pas être surpris quand ces caractéristiques (ainsi que l'humour en dessous de la ceinture) se trouvent un peu amplifiées par le format animé.

Et puis honnêtement, même pas 90 minutes au total, ça passe comme une lettre à la poste.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : Heels, saison 1 (2021)

Publié le 9 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Catch, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Sport

Parce qu'il est passionné de catch américain, et qu'il a participé à plusieurs shows avec ses amis lutteurs, notamment pour l'AEW, Stephen Amell a eu l’envie de créer une série dramatique ayant ce thème pour sujet, avec aux commandes Michael Waldron, showrunner de Loki.

Au programme, donc, huit épisodes d'une heure, diffusés aux USA sur la chaîne câblée Starz...

Heels, saison 1 (2021) :

Le combat quotidien de Jack Spade (Stephen Amell), promoteur de la fédération indépendante de catch DLW, qui tente de faire survivre la structure familiale sur un marché compétitif, tout en gérant le caractère instable de son frère cadet, Ace (Alexander Ludwig), star de son programme...

Et bizarrement, je dois avouer avoir été déçu par ce Heels, alors que pourtant, c'était en théorie exactement ce que j'aime, que ce soit au niveau du sujet, du format, des interprètes, du showrunner, etc.

Le souci, en fait, c'est que sans m'attendre forcément à quelque chose pouvant remplir le vide laissé par GLOW dans mon cœur (je savais pertinemment que ce Heels était une série plus dramatique), je n'ai pas du tout accroché aux choix artistiques effectués dans ce programme.

Un programme qui lorgne en effet très fortement sur une ruralité sportive typiquement américaine façon Friday Night Lights (avec illustration musicale pop-folk indépendante, générique nostalgique, etc) et un mélodrame familial plus ou moins probant : religion, mère au foyer qui s'ennuie, emplois mal payés, problèmes d'argent, problèmes de couple, rivalités familiales et amoureuses, secrets de famille, jalousies, deuil, sexe...

Heels s'appuie ainsi très fortement sur des ressorts narratifs bien éprouvés, où l'on parle souvent des valeurs de l'Amérique profonde, où l'on vit dans des caravanes, où l'on défend l'honneur de sa famille avant tout, et où l'on érige le pardon judéo-chrétien comme valeur primordiale (au point d'en paraître parfois absurde, comme lorsqu'un catcheur casse volontairement la jambe de son adversaire sur le ring, mais est quasi-immédiatement pardonné par tout le monde).

D'autant que l'histoire de ces deux frères qui peinent à vivre dans l'ombre de feu leur père superstar du catch ne peut qu'évoquer l'histoire des frères Rhodes, amis de Stephen Amell et originaires, comme les personnages de la série, de la Géorgie profonde. À l'identique, le côté psychorigide de Jack reflète, sous certains aspects, celui de certains promoteurs réels réputés pour être des control freaks (Mike Quackenbush, notamment, lui aussi décidé à contrôler tout l'aspect créatif de sa fédération, et à garder un produit totalement familial). Bref, entre ça et la participation de catcheurs établis (CM Punk, Mick Foley), il y avait là de quoi trouver du matériel qui aurait sonné juste et véridique.

Hélas, l'écriture de la série a tendance a être bien trop caricaturale et maladroite pour son propre bien. Déjà parce qu'elle est souvent trop artificielle et "sur-écrite" pour ses personnages issus du Sud profond, présentés comme des good old boys pas très instruits... qui pourtant se lancent tous à un moment ou un autre dans des monologues très réfléchis sur le pardon, sur la vie, au vocabulaire parfois quasi-universitaire.

Mais aussi et surtout parce qu'en contraste, les scénaristes usent et abusent de grosses ficelles narratives souvent trop prévisibles, ici pour créer des rebondissements supposément surprenants, là pour délivrer de l'exposition façon "le catch pour les nuls" à destination du téléspectateur, ou encore pour arriver à des fins thématiques bancales : autant la série effleure à peine la notion de racisme dans le monde du catch au travers du personnage de Rooster (Allen Maldonado), dont l'arc narratif n'est jamais vraiment conclu, autant elle développe longuement et délibérément, avec le personnage de Crystal (Kelli Berglund), une thématique sur la place de la femme et le sexisme dans le catch, qui culmine, de manière ultra-téléphonée, par un match de championnat totalement surréaliste, façon girl power triomphant très premier degré.

C'est peut-être là que le bât blesse le plus pour moi.

Passe encore que la série semble parfois une collection improbable de rednecks catcheurs à la caractérisation simpliste (l'épouse de Jack est à ce titre particulièrement lassante, avec son "tu consacres trop de temps et d'argent à t'occuper de ton catch, pas assez à notre famille et à mes aspirations musicales et d'ailleurs, j'aimerais bien partir en vacances en Amérique du Sud") et aux relations émotionnelles souvent contreproductives (les scénaristes ont beau souligner le côté "soap adolescent" de tout ce que l'on voit à l'écran au travers d'une réplique du "méchant" de la série, reste que plus d'une fois, j'ai été franchement tenté de zapper les têtes à têtes larmoyants interminables et redondants des personnages), mais pour un programme se voulant une représentation assez "réaliste" des coulisses du monde du catch indépendant et local, Heels nage parfois dans la fantaisie la plus totale, presque plus que ne le ferait un programme "kayfabe".

Que ce soit au niveau des platitudes pseudo-profondes que s'échangent les personnages, des coulisses du catch, ou tout simplement de l'émotion, Heels a donc fini par sonner un peu faux à mes oreilles, quand bien même tous les acteurs se donnent corps et âme à leurs personnages.

Cela dit, la série a été unanimement appréciée des critiques outre-atlantiques : si vous aimez les mélodrames familiaux à l'américaine, un peu forcés, où les personnages n'hésitent pas à se lancer dans de longues tirades pleines d'émotion durant lesquelles ils s'épanchent sur leurs problèmes et leurs aspirations, le tout dans un univers sportif et "catchesque" vaguement vraisemblable, Heels vous plaira probablement, surtout si vous avez de la sympathie pour la distribution.

En ce qui me concerne, je suis resté sur ma faim.

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Un film, un jour (ou presque) #1615 : Emily et le voyage magique (2020)

Publié le 8 Avril 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, USA, Jeunesse, Fantastique, Aventure, Allemagne, Suède

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Emily et le voyage magique (Emily and the Magical Journey/Faunutland and the Lost Magic - 2020) :

Marquée par la mort de son père et par sa mère absente (Jenny Lampa), Emily (Tipper Seifert-Cleveland) est malheureuse. Un soir, elle brave l'interdit de sa mère et entre dans le bureau de son père, où elle découvre tous les dessins de celui-ci, qui ont inspiré sa mère à écrire des ouvrages pour enfants se déroulant à Faunutland, un monde féérique. Cette nuit-là, Emily est alors transportée à Faunutland où, avec l'aide de Nightinglar (Jenny Lampa), une fée privée de ses ailes, elle apprend qu'elle doit retrouver un cristal magique, pour rendre au royaume sa magie et sa joie de vivre...

Une coproduction américano-suédo-allemande qui lorgne beaucoup sur les films familiaux fantastiques des années 80, où le monde féérique est une métaphore des traumatismes du jeune personnage principal, et où les créatures semblent tout droit sorties des studios Jim Henson.

Une bonne dose de nostalgie au programme, donc, associé à une approche très nordique du genre, ce qui donne envie de se montrer indulgent avec un métrage très imparfait, notamment au niveau de l'écriture : c'est brouillon, pas très bien rythmé, avec de l'exposition assez maladroite, et on sent constamment les limites du budget, par exemple dans des fonds verts assez inégaux, ou dans la musique ultra-dérivative.

Mais bon, ça joue plutôt bien, le bestiaire est très chouette, et il y a ponctuellement un souffle de fantaisie et de magie très agréable qui fait regretter qu'il n'y ait pas eu un peu plus d'argent ou de maîtrise pour vraiment tirer le film vers le haut.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1614 : Big Fur (2019)

Publié le 7 Avril 2022 par Lurdo dans Documentaire, Biographie, Canada, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Big Fur (2019) :

Un documentaire excentrique sur Ken Walker, un taxidermiste canadien lui-même excentrique, spécialisé dans la recréation animalière, reconnu par ses pairs et par les musées comme l'un des meilleurs de sa discipline, et qui, pour les championnats du monde de taxidermie 2014, a décidé de recréer le Sasquatch, dont il est persuadé de l'existence.

Il se base ainsi sur le fameux (et controversé) film de Patterson-Gimlin pour donner vie à sa créature, et pendant 75 minutes, le métrage suit la conception du projet, sa réalisation, et l'impact que la carrière étrange de Ken a sur sa famille et sa vie de couple, tout en dressant un portrait humoristique du bonhomme et de ses passions.

Le tout, mâtine d'une réflexion sur l'existence des Sasquatches, sur l'exploitation de la nature par l'Homme, et l'opposition habituelle croyants/sceptiques, chasseurs/conservationnistes, ruraux/urbains...

Pas désagréable, tout ça, à mi-chemin entre le portrait d'une passion inhabituelle, et un documentaire sur les chasseurs de Bigfoot. Petit bémol sur le passage crise de milieu de vie, romance et mariage en crise du documentaire, qui met un peu mal à l'aise tant il est cliché, façon "il prend une jeune apprentie sous son aile, elle est accueillie à bras ouverts par sa famille, il plaque sa femme pour se mettre avec elle, et finit tout seul".

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1613 : Morbius (2022)

Publié le 6 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Sony

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Morbius (2022) :

Atteint d'une maladie sanguine incurable, le Dr. Michael Morbius (Jared Leto) décide de tout tenter pour se sauver, et expérimente avec des cellules prélevées sur des chauve-souris vampires sud-américaines, qu'il s'injecte. Soudain, voilà Morbius en pleine santé, doué de pouvoirs surnaturels, et souffrant d'une soif de sang humain qu'il peine à contrôler. D'autant que son meilleur ami d'enfance, Milo (Matt Smith), lui aussi atteint de la même maladie, change radicalement lorsqu'il s'injecte, en secret, le même remède, et devient un être malfaisant et cruel, qui en a après Martine (Adria Arjona), la collègue de Morbius...

Un film que personne n'avait demandé, sur un personnage Marvel dont tout le monde se contrefout royalement, mais voilà : Sony est bien décidé à exploiter jusqu'à la moelle la franchise Spider-man avec ou sans le MCU, et après le succès assez improbable de Venom, place à un film consacré à Morbius, le vampire vivant.

Et c'est amusant, parce que pendant la première demi-heure du film, je me suis dit que finalement, ce n'était pas désagréable, et pas aussi mauvais que les critiques voulaient bien l'entendre : la distribution est efficace (même si Arjana est assez transparente), le script se met assez bien en place, les effets sont plutôt honorables, bref, ça se regarde, même si bizarrement, visuellement et musicalement, on perçoit des relents de la trilogie Batman de Nolan, çà et là.

Et puis, quelque part à mi-parcours, ça déraille : lorsque les deux inspecteurs joués par Tyrese Gibson et Al Madrigal débarquent, tels des Sam et Twitch du pauvre, lorsque Matt Smith devient un vampire hors-champ et cabotine ensuite comme un grand méchant de cartoon, lorsque Morbius et Milo commencent à s'affronter, tout de suite, ça part en vrille, les effets spéciaux deviennent très inégaux, on a fréquemment l'impression que des pans entiers du script ont été coupés au montage, que tout est condensé, compressé, bâclé.

Pas forcément surprenant, compte tenu de la genèse compliquée du film, mais assez agaçant, et progressivement, le film perd globalement de son intérêt et de son énergie, pour finir à bout de souffle, avec une double scène post-credits complètement à l'ouest, qui tente de ressusciter l'univers partagé des Amazing Spider-man (de manière forcée et sans que personne n'y croie réellement).

Pas forcément le désastre que l'on pouvait redouter, mais un récit trop décousu et se prenant trop au sérieux pour fonctionner et être mémorable (là où, au moins, Venom avait un Tom Hardy en roue libre qui amusait la galerie)

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1612 : L'homme qui en savait trop peu (1997)

Publié le 5 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Review, Romance, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'homme qui en savait trop peu (The Man Who Knew Too Little - 1997) :

Wallace Ritchie (Bill Murray), un Américain sarcastique et pas très vif d'esprit, arrive à Londres pour fêter l'anniversaire de son frère James (Peter Gallagher), mais se retrouve inscrit à une représentation de théâtre interactif. Rapidement, cependant, alors qu'il joue son rôle, Wallace est confondu pour un véritable agent secret et finit embarqué, sans s'en apercevoir, dans une affaire d'espionnage internationale, aux côtés de Lori (Joanne Whalley)...

Une comédie américaine pas désagréable à suivre, mais qui fait bien moins d'étincelles que ce à quoi on aurait pu s'attendre. Après un générique d'ouverture jazzy plutôt efficace et sympathique, le film s'engage en effet dans 90 minutes d'un seule et unique ressort comique, exploité encore et encore jusqu'à plus soif, frôlant souvent le slapstick comique à la Frank Drebin... et au bout d'un moment, malgré la bonne volonté de tout le monde, ces quiproquos finissent par lasser.

Dommage, parce que certaines scènes sont plutôt amusantes.

3 + 0.25 pour la scène des danseurs russes et l'énergie de Murray = 3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1611 : Teen Titans Go ! See Space Jam (2021)

Publié le 4 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! See Space Jam (2021) :

Lorsque les Nerdlucks arrivent sur Terre, ils croisent le chemin des Teen Titans, et ensemble, ils décident de regarder une vieille copie de Space Jam...

Après deux premiers longs-métrages Teen Titans Go ! (Teen Titans Go ! To The Movies et Teen Titans Go ! vs. Teen Titans) très réussis, bourrés d'humour, de références et de second degré, la Warner remet le couvert... mais cette fois-ci, malheureusement, la synergie corporate parasite le tout, puisque ce métrage n'a d'autre but que de faire la promotion indirecte de Space Jam - Nouvelle Ère ; comment ? En faisant, à l'occasion de la sortie de ce film, un revisionnage du Space Jam original en mode Mystery Science Theater 3000 : comprendre qu'on rediffuse le film original en y ajoutant des commentaires plus ou moins inspirés et des anecdotes en voix off, histoire de dynamiser un peu le tout et de justifier l'existence de ce TTGSSJ.

Malheureusement, cette justification est loin d'être suffisante pour moi, d'autant que j'ai revu Space Jam juste avant la sortie de la suite : ici, les commentaires des Titans sont globalement fades, peu percutants ou intéressants (les quelques anecdotes sortent tout droit d'imdb, et les moments méta où le film se moque gentiment des problèmes de logique et de scénario du film sont inoffensifs), les passages animés avec les personnages de TTG semblent d'une qualité assez faiblarde, et le bricolage de la bande-originale du film de 1996 (pour ne pas avoir à payer les droits musicaux) est bien trop flagrant pour passer inaperçu.

Résultat, on voit bien le temps passer, si l'on excepte quelques moments amusants çà et là (les Mean Titans). Décevant.

1.75/6

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Blog Update ! - Mars 2022

Publié le 3 Avril 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Après un mois de février chargé en romance, et clairsemé de quelques nouveautés peu convaincantes, place au mois de mars, à l'arrivée du printemps, et à un programme plus éclectique, notamment marqué par une semaine consacrée aux séries, et une autre à l'Irlande, à l'occasion de la Saint Patrick...

#1589 : The Lost Leonardo (2021) - 4.5/6

#1590 : Catwoman - Hunted (2022) - 2.5/6

#1591 : Coneheads (1993) - 3/6

#1592 : Vengeance aux poings (2022) - 1.75/6

#1593 : Moonfall (2022) - 1.5/6

#1594 : SEMAINE ST PATRICK - As Luck Would Have It (2021) - 3/6

#1595 : SEMAINE S PATRICK - The Flag (2016) - 3/6

#1596 : SEMAINE ST PATRICK - Killing Bono (2011) - 3/6

#1597 : SEMAINE ST PATRICK - There's Something about Patrick (2013) - 4.5/6

#1598 : SEMAINE ST PATRICK - Le Zoo (2017) - 3/6

#1599 : SEMAINE ST PATRICK - Riverdance, l'aventure animée (2021) - 3/6

#1600 : SEMAINE ST PATRICK - Good Vibrations (2012) - 3.75/6

#1601 : Alerte rouge (2022) - 4.75/6

#1602 : Castle Falls (2021) - 2.5/6

#1603 : Kung Fu Stuntmen (2020) - 4.5/6

#1604 : Loose Cannons (1990) - 1.25/6

#1605 : Adam à travers le temps (2022) - 4/6

#1606 : Le Manoir magique (2013) - 3.75/6

#1607 : The Conservation Game (2021) - 2.5/6

#1608 : Une maison de fous (1994) - 2.5/6

#1609 : Un Week-end à Napa (2019) - 2.75/6

#1610 : Jackass Forever (2022) - 4/6

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# Bilan :

Un mois de mars assez hétéroclite, qualitativement parlant, avec de très bons films comme de très mauvais, et quelques autres très moyens. Rien de vraiment marquant, cependant, hormis quelque documentaires assez fascinants, comme Kung Fu Stuntmen et ses vétérans du cinéma hongkongais, There's Something about Patrick, un documentaire comique revenant sur le personnage mythique de Saint Patrick, ou encore The Lost Leonardo, et sa plongée dans le monde des vendeurs d'art...

Après, au niveau des sorties les plus récentes, pas grand chose à noter, si ce n'est le dernier Pixar et une sortie Netflix (oui, j'en suis le premier surpris) mettant Ryan Reynolds en vedette...

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# Film(s) du mois :

En mettant toujours de côté les documentaires, on se retrouve, en mars, avec un podium plutôt honorable : Alerte Rouge, le dernier Pixar, inventif et décalé, suivi d'Adam à travers le temps, du voyage temporel à la vibe 80s tout à fait agréable, et de... Jackass Forever, parce que oui, on passe toujours un bon moment avec Knoxville et sa bande (même si ce n'est pas du grand cinéma, j'en conviens).

 

# Flop(s) du mois :

Là, pas d'hésitation : MoonFall, dernière bouse catastrophe et catastrophique de Roland Emmerich, accompagnée de Loose Cannons, une comédie policière 80s tout simplement ratée, et de Vengeance aux poings, la pseudo suite made in Netflix de la série (déjà assez naze) Wu Assassins : c'est mal foutu, c'est mal rythmé, c'est bête, c'est à éviter.

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# Petit écran :

Énormément de séries, ce mois-ci, à commencer par une semaine entière consacrée au petit écran, ce qui m'a permis de rattraper mon retard sur plusieurs programmes : au niveau de Star Trek, j'ai ainsi pu mettre un terme à la saison 4 de Discovery (4x07-08, 4x09-10, 4x11-12, 4x13 + bilan), décidément toujours aussi médiocre malgré les changements de direction et d'équipe créative ; finir la saison 1 de Prodigy, globalement sympathique ; et entamer, pour le meilleur et (surtout) pour le pire, la saison 2 de Picard.

En parallèle, j'ai donné dans l'animation, avec Marvel's Hit-Monkey, amusant et décomplexé, mais pas hyper original ; la saison 1 d'Inside Job, qui ne m'a pas vraiment convaincu ; idem pour la saison 4 de Jurassic World - Camp Cretaceous, peut-être la saison de trop.

De la comédie plutôt inégale, aussi, avec la saison 2 de Space Force (trop brève pour vraiment fonctionner), la saison 1 de Murderville (de l'improvisation policière, amusante mais qui ne tiendra pas sur la durée), et Psych 3, le téléfilm Psych que j'ai préféré... sans qu'il se hisse néanmoins au rang des épisodes les plus mémorables de la série.

Et puis il y a eu la seule et unique saison du Cowboy Bebop de Netflix. Mieux vaut ne pas en parler, on se ferait du mal pour rien...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

 

En avril, on continue avec un programme divers et varié : du Bill Murray et du Dan Aykroyd des années 80-90, de l'animation, des documentaires, de l'action, et tout et tout. Avec, du côté télévisuel, beaucoup de séries : la suite de Picard, la saison 1 de Heels, la saison 3 de Miracle Workers, le Cuphead Show !, et quelques autres surprises, dont un certain Moon Knight !

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 4x13 + bilan (2021)

Publié le 3 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, CBS, Discovery

Toujours un grand néant que cette saison 4 de Star Trek Discovery, qui semble raconter en 13 épisodes ce que l'une des séries Trek de l'époque (Next Generation ou même Voyager) aurait bouclé en un double épisode bien plus efficace et intéressant.

Mais bon, voilà, il faut laisser de la place aux atermoiements sans fin des protagonistes, à l'émotion très émouvante, et autres digressions qui permettent au programme de meubler pendant plus de douze heures... (on la sent bien, ma lassitude ?)

Star Trek Discovery, saison 4 (2021) :

- 4x13 - La Terre, Ni'var et Titan sont sur le point d'être détruits par l'anomalie, et le Discovery tente une dernière fois d'établir un contact fructueux avec l'espèce 10-c...

Voilà voilà, final de la saison, et comme toujours avec Discovery, ça pète dans tous les sens, ça donne dans le larmoyant et les gros violons, ça s'envole dans de grands discours pleins d'espoir et d'unité, etc, etc, etc. Ah, ça, c'est sûr qu'en comparaison du reste de la saison, ce treizième épisode est plus énervé...

Mais qui dit plus d'action et d'énervement dit aussi plus de facilités, plus de grosses ficelles narratives, et plus de sauts de logique improbables, qui font qu'au final, on est très passif et désintéressé par ce qui se déroule à l'écran - le happy end saisonnier étant forcément inévitable, et les rares pertes du récit annulées à la fin (Book, forcément, mais aussi la Terre et les autres planètes bombardées de météorites... "heureusement qu'il n'y a pas eu de dégâts").

En fait, l'intention et le message de ce season finale (besoin d'unité, besoin d'abattre les murs entre les nations, besoin de protéger l'environnement et les plus faibles) sont pertinents, et tout à fait dans la tradition trekkienne. Cependant, non seulement ils sont aussi très redondants (ça a déjà été traité en long, en large et en travers par la franchise, voire même par Discovery), mais leur exécution pêche vraiment, avec des dialogues ronflants, et un épisode qui traîne en longueur, pour caser un caméo d'une politicienne démocrate en présidente de la Terre... c'était bien la peine.

- Bilan -

Passons sur les menaces saisonnières grandiloquentes qui mettent toujours la Terre ou la galaxie en danger. Passons sur les personnages secondaires à peine nommés qui vont, qui viennent et qui disparaissent souvent pendant de nombreux épisodes, façon jeu des chaises musicales. Passons aussi sur les innombrables épisodes de remplissage qui permettent à la production de faire du surplace, sans avancer sur le fond de l'intrigue saisonnière. Passons sur les problèmes récurrents de mise en forme du programme, entre ses money shots gratuits, ses visuels tourbillonnants, ses scènes d'action ponctuées par des jets d'étincelles et de flammes risibles, ou ses maquillages toujours trop caoutchouteux. Passons sur la happy end qui règle tous les problèmes de la saison en un clin d'œil, comme si de rien n'était...

Non, le vrai problème de Star Trek Discovery, désormais, c'est que sous la direction de Michelle Paradise, ex-scénariste et showrunneuse LGBTQ d'une série de vampires de la CW, Discovery a lentement muté, passant d'une série très orientée action et effets spéciaux décérébrés (pas terrible en soi), à ce que j'ai surnommé un Star Trek Therapy, où tous les personnages (y compris les ordinateurs !) sont constamment à fleur de peau, passent tout leur temps à parler de leurs sentiments et de leur émotions, et se soulagent de leurs troubles émotionnels et psychologiques en les partageant à longueur d'épisode avec leurs collègues, leur amis et les spectateurs.

Une approche sans la moindre nuance ni subtilité, certes probablement très intéressante pour les acteurs et pour les scénaristes préoccupés par des métaphores sociétales actuelles, mais très peu probante pour le spectateur que je suis, et imposant ce surplace narratif très frustrant qui touche la série.

Et avant qu'on ne me le fasse remarquer, ce ne sont pas les thématiques sociétales actuelles qui me dérangent en tant que telles, mais bien la manière bancale et cahotante dont elles sont écrites par l'équipe de Discovery, incapable de faire preuve de retenue ou de finesse. On se retrouve avec des personnages qui énoncent toujours leurs problèmes à voix haute, utilisent un jargon très connoté et actuel ("i feel seen"), et ne semblent jamais vraiment exister au delà de ce que les scénaristes ont choisi de raconter ou de représenter.

Alors entre personnages larmoyants, intrigue anémique, et casting à géométrie variable, difficile de s'y retrouver.

D'autant que, je me répète, mais il n'aurait fallu que 90 minutes à Picard et son équipe pour régler cette histoire d'anomalie, sauver l'univers, établir un premier contact, et ce, tout en trouvant le temps d'une virée dans l'holodeck ou d'une partie de poker...

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Critiques éclair - Star Trek Picard 2x01-03 (2022)

Publié le 2 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Amazon, CBS, Picard

Après une saison 1 assez frustrante et agaçante, pleine d'idées mal avisées, mal traitées et peu probantes, revoilà Picard pour une seconde saison, cette fois-ci confiée à Akiva Goldsman et au showrunner du reboot de MacGyver. Promesse d'un changement de direction, ou signe d'une nouvelle saison encore moins maîtrisée et intéressante ? Wait and see...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

2x01 : lorsqu'une faille interdimensionnelle s'ouvre dans l'espace, et qu'un message demande l'aide de Picard, l'Amiral quitte la Terre pour rejoindre son équipe à bord du Stargazer, et se mesurer à ce phénomène énigmatique.

Une reprise pas désagréable, qui semble faire table rase du passé et soft-rebooter la saison précédente, en repartant dans une direction totalement différente... et ce n'est pas plus mal.

Bon, on pourra toujours grincer des dents devant l'in media res inutile, le générique toujours aussi hors-sujet, les thématiques assénées dans les dialogues avec la légèreté d'un tractopelle, le fanservice évident, ou encore le traumatisme d'enfance de Picard, que l'on devine en filigrane... mais dans l'ensemble, en comparaison des dernières saisons de Discovery, ou même de la précédente saison de Picard, c'est un bon niveau au-dessus.

On est donc partis pour une saison sur le thème de la vieillesse et de l'héritage, du temps qui passe, avec un best-of des éléments récurrents de la franchise : les Borgs, le voyage temporel, les univers parallèles, Q...

À voir comment tout cela va évoluer à l'avenir : pour l'instant, ça se regarde sans s'ennuyer. Ce qui est déjà pas mal.

2x02 : Picard et ses alliés découvrent que Q (John De Lancie) les a transportés dans une réalité parallèle où la Fédération est la Confédération, un empire cruel et xénophobe exterminant toutes les autres races de la galaxie...

Bizarre. Bizarre de voir à quel point cet épisode a reçu un accueil enthousiaste de la part des fans, même les plus blasés et critiques de la nouvelle orientation de la franchise. Bizarre, parce qu'en étant un tant soit peu objectif, et en mettant de côté un inévitable attachement de fan aux personnages de Picard et de Q, on réalise bien vite que ce second épisode de près d'une heure fait énormément de surplace et prend largement son temps pour lancer les enjeux de la saison... au point que l'on pourrait presque se demander si ce n'était pas là le season premiere original, tant il aurait pu fonctionner comme tel.

Pire : on se trouve dans la droite lignée de la vision Star Trek de Kurtman & co, qui s'amuse à présenter sans la moindre subtilité un futur dark & gritty (souvenez-vous de la saison 1), ici une Confédération terrienne nazie et génocidaire (autrement dit, un Empire Terran dont on aurait vaguement camouflé l'identité, histoire de ne pas trop laisser paraître le repompage sur l'Univers-Miroir), pour donner un tout bourré de références à ce qu'aiment les fans, mais finalement assez creux.

Et donc, au terme de ce second épisode, une fois que le mari de Seven (Garrett Wang n'était pas disponible ?) aura été évacué, on va repartir dans le passé, dans le Los Angeles de 2024. Il n'y a pas à dire, Picard sait faire rêver.

2x03 : Picard et son équipe arrivent dans le Los Angeles de 2024, et tandis que Rios, Seven et Raffi tentent de trouver le Guetteur leur permettant de sauver le futur, Picard et Jurati essaient de ramener la Reine Borg à la vie...

Mouais.

Retour en 2024, avec un Picard qui nous rejoue Star Trek IV : The Voyage Home avec de gros sabots, et de nombreux moments assez peu convaincants : la mort d'Elnor (qui ne peut se lire que de deux manières : comme une tentative gratuite de créer de l'émotion, alors que tout va revenir à la normale à la fin de cette saison, ou comme un moyen de se débarrasser d'un personnage devenu inutile), Picard qui se fait passer un savon par Raffi, une reprise pourrie de California Dreaming, Rios qui se prend pour Chekov et qui fait tout ce qu'on lui a dit de ne pas faire (slapstick, hôpital, forces de l'ordre, pièce d'équipement perdue, avec en prime une romance avec un médecin mère célibataire, personnage bien cliché au possible), et surtout un rythme mollasson et bavard, qui donne l'impression de faire beaucoup de remplissage.

Il y a bien une scène ou deux sympathiques, principalement au niveau de Jurati et de son assimilation volontaire, bien interprétée, mais honnêtement, ça s'arrête là, et les ficelles globales me paraissent bien trop grosses pour le bien de la série.

(à suivre)

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Un film, un jour (ou presque) #1610 : Jackass Forever (2022)

Publié le 1 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jackass Forever (2022) :

Qui dit 1er avril dit aussi blagues un peu lourdes, et rien de tel que la franchise Jackass pour répondre à l'appel ? Une franchise avec laquelle j'ai toujours eu une relation amour-haine assez frustrante, puisque si j'apprécie la petite bande et le côté spectaculairement masochiste et décomplexé de leurs cascades, j'ai toujours eu du mal avec le côté un peu forcé des rires/réactions de la bande, avec les passages les plus graveleux, et avec les séquences Bad Grandpa en caméra cachée.

Donc ici, avec une ouverture de film sur une parodie de Godzilla, featuring le pénis de Pontius maquillé en lézard géant "explosant" dans un déluge blanchâtre sur une armée de soldats.... on va dire que le ton de cette réunion nostalgique des vieux routards de la bande était donné : un quatrième volet fidèle aux tros premiers, avec toujours autant de hauts et de bas, qui finissent par s'équilibrer pour donner un tout certes débile, mais amusant à suivre et toujours audacieux.

Après... ça reste un quatrième volet d'une série qui revisite délibérément certaines des cascades les plus classiques de ses origines, donc il ne faut pas s'attendre à une originalité folle, j'ai toujours un peu de mal avec les séquences impliquant des animaux (les abeilles, par exemple), et les petits nouveaux (et nouvelles) ne marquent pas totalement les esprits... mais ça reste Jackass. On ne peut pas dire qu'on ne sait pas à quoi s'attendre.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1609 : Un Week-end à Napa (2019)

Publié le 31 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Week-end à Napa (Wine Country - 2019) :

À l'occasion des 50 ans de Rebecca (Rachel Dratch), l'une d'entre elles, un groupe d'amies se retrouve à Napa, pour y passer un week-end de détente au milieu des vignes. Il y a là Abby (Amy Poehler), l'organisatrice de l'événement, Naomi (Maya Rudolph), mère de famille, Catherine (Ana Gasteyer), constamment surbookée, Jenny (Emily Spivey), dépressive, et Val (Paule Pell), lesbienne à la recherche du grand amour. Autant de personnalités disparates mais soudées, qui vont profiter de ce séjour pour s'avouer leurs quatre vérités...

Une comédie semi-dramatique made in Netflix qui évoque Sideways (avec Paul Giamatti), ainsi que les films d'Adam Sandler pour le diffuseur, ou encore ses Copains pour toujours : une réunion de copines IRL, pour tourner un film dans un lieu de vacances détendu et agréable, aux frais de Netflix.

Ici, donc, un groupe d'amies qui fait le point sur son existence en abordant la crise de la cinquantaine (50 is the new 40...), le tout dans une ambiance wine mom très populaire outre-atlantique, et avec un humour un peu plus franc que la norme, ex-membres (et scénaristes) du Saturday Night Live obligent.

Après... il n'y a ici rien de vraiment original ou révolutionnaire. Ça repose énormément sur le capital sympathie des actrices, et Poehler, devant et derrière la caméra, laisse de la place aux improvisations de ses copines, avec plus ou moins de succès. Il y a des longueurs, c'est parfois trop nonchalant, et le virage émotion, vers la fin, est attendu et trop classique pour vraiment fonctionner.

Assez moyen, en fin de compte, et pas très drôle ni mémorable.

3 - 0.25 pour l'impression de déjà vu = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1608 : Une maison de fous (1994)

Publié le 30 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une maison de fous (My Summer Story/It Runs in the Family - 1994) :

L'été arrive chez les Parker et Ralphie (Kieran Culkin) tente de trouver la toupie de ses rêves pour vaincre son rival, Scut Farkus (Chris Owen) ; en parallèle, sa mère (Mary Steenburgen) s'efforce de compléter sa collection de porcelaine, et son père (Charles Grodin) mène une guerre sans pitié contre ses voisins, les Bumpus...

Onze ans après, la suite officielle (à ne pas confondre avec la suite DTV sortie en 2012 ou avec la version en direct de 2017) du classique A Christmas Story, avec le même réalisateur, le même co-scénariste, le même compositeur, la même voix off (Jean Shepherd rempile lui aussi, avec onze ans de moins), mais... pas les mêmes acteurs, forcément.

Et c'est en partie là que le bât blesse, puisque la mayonnaise ne prend pas du tout avec les nouveaux interprètes : Culkin est un peu fade et surjoue, Steenburgen hérite d'une sous-intrigue quelconque, et Charles Grodin cabotine affreusement, assez symptomatique d'un film au trait plus forcé que l'original. Ça se retrouve à tous les niveaux : les événements présentés, l'interprétation, la voix off, les autres personnages (les voisins), etc, tout est un peu plus caricatural que dans le classique de Noël... sans en avoir le charme.

Forcément, sans toute l'ambiance festive et enneigée du film de 1983, on se retrouve avec une comédie familiale assez plate, un enchaînement de scénettes et d'anecdotes décousues, avec quelques anachronismes (l'utilisation de Morricone lors du duel), et sans grand intérêt.

Comme quoi le premier film restera vraiment à part, un véritable ofni difficilement imitable au charme si particulier (ce qui n'empêche pas Hollywood d'essayer, encore et encore).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1607 : The Conservation Game (2021)

Publié le 29 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Conservation Game (2021) :

Un documentaire qui profite de la vague d'enthousiasme du public américain pour Tiger King et consorts afin de s'intéresser au milieu de la conservation des grands fauves aux USA, un sujet des plus controversés et compliqués.

Des grands fauves exploités sur les plateaux de télévision, par les zoos amateurs, par le trafic clandestin d'animaux sauvages, par les éleveurs privés, etc, qui font qu'il y a aujourd'hui plus de grands félins en captivité aux USA, qu'en liberté dans leur habitat naturel.

Le métrage suit donc l'enquête de Tim Harrison, ancien policier, qui s'aperçoit un beau jour que les conservationnistes vedettes du milieu, ceux qui passent sur tous les plateaux de talk show avec des animaux en prétendant protéger les espèces et le monde animal, sont intrinsèquement liés au trafic de félins et aux zoos privés, tels qu'on a pu les voir dans Tiger King, par exemple.

Et le problème, c'est que The Conservation Game se résume à ça, en fait : Harrison, mis en scène comme un inspecteur dans un documentaire criminel sur un tueur en série ou un truc du genre (avec grand tableau couvert de photos, de notes et de fils les reliant les unes aux autres), qui mène l'enquête, interroge de manière assez frontale des suspects, passe de zoo privé en zoo privé sans avoir de réponses, et s'énerve de plus en plus à mesure qu'il fait du surplace avec son équipe.

En parallèle, on découvre ses efforts pour faire passer le Big Cat Public Safety Act visant à interdire la possession privée de grands félins, efforts qui vont dans le sens de ceux de Carol Baskin, l'antagoniste de Tiger King. D'ailleurs, sans surprise, le documentaire finit par retrouver le fil narratif de Tiger King, lorsqu'il aborde enfin le sujet Joe Exotic au bout de 85 minutes - en quelque sorte, The Conservation Game, c'est une variation sur Tiger King, mais du point de vue du camp adverse... et ce n'est pas très passionnant.

Ça dure deux heures, ça traine en longueur, et finalement, ça ne nous dit pas grand chose qu'on ne devinait pas déjà en regardant Tiger King et tout ce qui a entouré le projet : l'absence de réglementations et les magouilles sont innombrables dans le domaine, toutes les personnes impliquées sont plus ou moins déséquilibrées, et les pauvres bêtes concernées sont des victimes impuissantes qui méritent bien mieux.

What else is new ?

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1606 : Le Manoir magique (2013)

Publié le 28 Mars 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, France, Belgique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Manoir magique (The House of Magic - 2013) :

Abandonné par ses maîtres, Tonnerre, un petit chat, trouve refuge dans le manoir de l'excentrique Lorenz, un illusionniste inventeur de génie, qui vit là entouré de ses inventions et de ses animaux domestiques. Mais alors que Tonnerre tente de se faire une place dans ce monde inconnu, Daniel, le neveu de Lorenz, tente de profiter d'un séjour de ce dernier à l'hôpital pour vendre la maison : aux animaux et aux robots de Lorenz de protéger la demeure le temps de trouver une solution...

Un film d'animation franco-belge plutôt mignon, bien animé (les animations du chat sont parfaites ^^) et débordant d'idées sympathiques en ce qui concerne les inventions de Lorenz ; on retrouve là quelques clins d'œil amusants (Edison renvoie directement au Filament de Géo Trouvetou, Zoltar), un méchant qui, étrangement, à de faux airs de Sarkozy, et une illustration musicale atypique, tour à tour composée de reprises et d'arrangements de morceaux classiques, puis de jazz, de ska et de The Cure.

Le tout pour un métrage agréable à suivre, même si les effets 3D (le film était "en 3D"), s'ils se prêtent bien à tous ces plans animaliers en vue subjective, sont un peu trop évidents et forcés pour vraiment apporter quelque chose à un visionnage à domicile.

3.75/6

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