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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #963 : Lego DC Comics Super Heroes - The Flash (2018)

Publié le 16 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics Super Heroes - The Flash :

Alors que ses mauvaises habitudes lui attirent l'animosité des autres membres de la Ligue de Justice, Flash (James Arnold Taylor) est confronté au Reverse Flash (Dwight Schultz), un speedster jaloux de sa popularité, et qui se débrouille pour prendre la place du héros, le priver de ses pouvoirs, et l'envoyer dans un futur proche. Là, avec l'aide du Docteur Fate (Kevin Michael Richardson) et de Zatanna (Kate Micucci), Flash doit réussir à renouer le contact avec la Speed Force, pour espérer ramener les choses à la normale...

Un nouveau long-métrage Lego co-écrit par Jim Krieg et qui, bien qu'étant intitulé The Flash, est en réalité un film consacré à la Justice League, dans une nouvelle incarnation ; ici, on rajoute The Atom, Ace et Krypto, B'dg, Firestorm, et si une grosse partie du récit se concentre bien sur Flash, sur sa mythologie, sur son ennemi, sur la Speed Force, etc, c'est pour mieux développer trois sous-intrigues parallèles : d'un côté, la reconquête de ses pouvoirs par Flash, avec passage chez Fate, boucle temporelle, etc ; en parallèle, les aventures de l'Atom, réduit à une taille microscopique, et qui tente d'avertir la Ligue de ce qui se trame ; et enfin, le combat de la Ligue contre le Reverse Flash, dont les pouvoirs rendent inutiles nos héros, et qui prend leur place aux yeux du grand public.

Le tout donne un long-métrage assez dense et chargé, et pas désagréable du tout. Certes, par moments, il y a bien des passages WTF dont on se demande ce qu'ils font là (je pense notamment au morceau bluesy du Docteur Fate et de Zatanna, qui n'apporte pas grand chose, et ressemble vraiment à une digression uniquement présente pour que les doubleurs se fassent plaisir), et d'autres qui virent un peu trop à la parodie (toute la Legion des Super Pets), mais dans l'ensemble, Lego DC Comics Super Heroes - The Flash s'avère plutôt ambitieux et sympathique, à défaut d'être totalement indispensable.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #962 : The Gilligan Manifesto (2018)

Publié le 15 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Documentaire, Histoire, Review, Sitcom, Télévision, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Gilligan Manifesto :

Tournée un an après la crise des missiles cubains, la sitcom Gilligan's Island racontait les mésaventures d'un groupe de naufragés sur une île déserte, contraints de rebâtir une société loin de tout et de toute règle. Une société qui, à en croire la thèse de Cevin Soling, ferait en réalité l'apologie du communisme soviétique, dissimulé derrière un vernis de comédie destiné à brouiller les pistes...

Un documentaire basé sur un article publié dans un magazine d'études culturelles, et qui, pour faire simple, évoque très fortement Room 237 : en effet, en assimilant Gilligan's Island à une apologie cachée d'un mode de vie communiste et marxiste, le réalisateur/scénariste de ce métrage (Cevin Soling, auteur de l'article en question) développe une thèse improbable, et passe près de 85 minutes dessus.

Le problème étant que ce qui peut passer en vidéo de 15-20 minutes sur YouTube (Game/FilmTheory en sont deux bons exemples) devient rapidement soûlant et montre clairement ses limites plus le métrage s'éternise.

Pour remplir son documentaire vraiment peu convaincant, Soling s'appuie en effet sur d'interminables montages d'images d'archive et de films de l'époque (censés illustrer la peur de la menace atomique), sur des extraits d'interviews subtilement génériques, et sur des scènes entières de Gilligan's Island, prises hors contexte. Le tout narré par ses soins, avec une voix off monotone vraiment peu captivante.

Autrement dit, comme pour Room 237, le produit fini ressemble à la thèse conspirationniste d'un esprit obsédé par son sujet, impossible à prendre au sérieux, ou à une thèse approximative et capillotractée d'un étudiant en communication, qui présenterait quelques idées intéressantes, noyées dans un manque de preuves, et dans des raccourcis problématiques assignant un sens précis et délibéré à des thématiques générales alors dans l'air du temps.

Faible tant de par sa forme, que par son fond.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #961 : L'Attaque des Titans (2015)

Publié le 14 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Thriller, Japon, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

L'Attaque des Titans (Attack on Titan, part 1 - 2015) :

Cent ans après que les Titans, des géants carnivores, soient apparus sur Terre et aient décimé la plupart des êtres humains, ces derniers s'installent dans une communauté protégée par trois murs concentriques. Mais alors même qu'Eren (Haruma Miura), un jeune homme, explique à ses amis Armin (Kanata Hongo) et Mikasa (Kiko Mizuhara) son désir de découvrir ce qui se trouve à l'extérieur des murs, un Titan colossal ressurgit et détruit une partie de l'enceinte extérieure. Deux ans plus tard, Eren et Armin ont rejoint un régiment d'exploration, qui tente d'atteindre l'enceinte extérieure pour le rebâtir...

J'avoue : je ne connais absolument rien du manga et de la série originelle, hormis le postulat de départ, et j'aborde donc cette adaptation cinématographique totalement vierge de toute préconception, et de tout jugement.

Malheureusement, cet Attaque des Titans s'avère assez décevant... à commencer par son illustration musicale. J'ai rarement entendu plus hors-sujet, forcé ou décalé dans un film, et le résultat, c'est une bande originale allant constamment à contre-courant de ce qu'elle illustre, et affaiblissant systématiquement ses images.

À cela s'ajoute toute une introduction particulièrement naïve (pour ne pas dire ringarde), avec musique folk, promenade dans des champs idylliques, et interprétation niaise du trio de tête... j'ai presque envie de dire que cette niaiserie ambiante n'est pas forcément surprenante compte tenu des origines du film (le Japon a parfois des difficultés à faire dans la subtilité lorsqu'il s'agit d'exprimer des émotions à l'écran), mais c'est aussi et surtout un problème d'écriture.

En effet, une fois que l'on s'intéresse au commando en tant que tel, on s'aperçoit vite que tout le monde est antipathique (à part peut-être Sasha/Nanami Sakuraba, en gourmande invétérée - mais même là, elle n'est guère plus qu'un cliché comic relief) : c'est globalement surjoué (Hans/Satomi Ishihara), forcé (la femme soldat qui est flippée et passe son temps à être fébrile), les personnages sont tous sous-développés, la distribution est quelconque, les grosses ficelles narratives se multiplient, le côté romance impossible (avec une Mikasa qui revient d'entre les morts, sans la moindre surprise) est insipide, bref, ce n'est pas bon du tout, au niveau du script.

Visuellement, le tout est aussi très terne, avec un rythme bancal, des effets très inégaux, et je dois dire que, sans avoir jamais vu la série animée, j'ai eu fortement l'impression que les affrontements entre humains et Titans tentaient de reproduire une fluidité et un certain dynamisme animé, sans jamais vraiment y parvenir.

Au niveau des combats entre Titans, c'est dans un autre registre : un registre plus kaiju eiga, avec des cascadeurs en costume qui se battent dans des reproductions urbaines. Bien entendu, le tout est passé au filtre des effets numériques, mais reste une forte impression rétro, qui n'est pas forcément surprenante (le film est produit par la Toho, le studio à l'origine du genre) ni désagréable.

Dans l'ensemble, cependant, une fois passée la découverte de l'univers et de ses particularités, je suis resté sur ma faim : le script est trop balisé, les personnages trop clichés, les acteurs insipides, et dans l'ensemble, ça n'a pas suscité chez moi autre chose qu'un intérêt poli mais distant. Peut-être qu'avec la deuxième partie, tournée simultanément, les choses vont changer... ?

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #960 : Tooken (2015)

Publié le 13 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tooken :

Ex-agent de la CIA, Bryan Millers (Lee Tergesen) n'est désormais plus que l'agent de sécurité paranoïaque d'un centre commercial, divorcé d'une femme qui s'est recasée, et père d'une adolescente à la sexualité débridée. Mais lorsqu'il met le nez dans les affaires de terroristes albanais, son quotidien se complique soudain...

Une parodie ultra-laborieuse de la franchise Taken, au rythme anémique, et à l'humour à peu près aussi peu efficace et subtil que celui des parodies de Seltzer et Friedberg.

Aucun intérêt, donc, malgré les efforts de Tergesen, qui patauge dans ce nawak graveleux et stupide.

1/6

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Les bilans de Lurdo : Marley's Ghosts, saison 2 (2016)

Publié le 12 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, UK

Après sa brève première saison, peu convaincante, Marley's Ghosts est revenue sur Gold pour une seconde année de 6 épisodes d'une demi-heure, toujours écrits par Daniel Peacock, acteur, réalisateur et scénariste officiant à la télévision britannique depuis la fin des années 70...

Marley's Ghosts, saison 2 (2015) :

Une seconde saison dans la droite lignée de la première : malgré un nombre d'épisodes deux fois plus important, il reste une désagréable impression de brouillon, et un manque de rythme notable dans la plupart des épisodes de la saison.

Systématiquement, on a l'impression que chaque épisode a une vingtaine de minutes de contenu, tout au plus, délayé pour en remplir 35, et que tout est terminé aux 2/3 de chaque script... sans oublier le fait que l'ensemble reste très décousu (une impression régulièrement renforcée par des ellipses "XXXX heures/mois plus tard" assez abruptes) : sur des postulats basiques, le show peine à développer ses personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires.

Si la vanité et l'égocentrisme de Marley restent amusants, ainsi que son désir de séduire, c'est Adam qui reste le plus développé, et se taille la part du lion, principalement grâce au charisme de John Hannah. La vicaire, elle, semble toujours jouer la même partition (tout au plus devient-elle un peu plus intéressante quand elle traverse une brève crise existentielle, dans un épisode), et Michael, de son côté, semble régulièrement faire de la figuration, présent au second plan, sans rien apporter de vraiment indispensable au programme.

À ces personnages principaux, le scénariste ajoute la nièce de Marley (Ella Rae-Smith), une adolescente rebelle assez clichée, et sa mère (Juliet Cowan), une alcoolique affreusement surjouée et insupportable. Sans oublier la nouvelle voisine de Marley (Elizabeth Berrington, qui disparaît de la série après quelques épisodes), et les divers prétendants de l'héroïne, des prétendants qui systématiquement suscitent la jalousie de l'un ou l'autre des esprits, et repartent aussi vite qu'ils sont venus.

Et puis, bien entendu, le côté très prévisible du tout n'aide pas à se débarrasser de cette sensation de remplissage qui hante (sans mauvais jeu de mots) toute la série : lorsque, dans le premier épisode de la saison, Michael tente de convaincre Marley de contacter son ex-compagne probablement bouleversée par sa mort, on se doute bien que cette dernière n'en a rien à faire. Quand le scénario se met à parler de Noël et de Nativité en plein été, et qu'on apprend ensuite que Marley est enceinte, on voit venir de très loin toute la dernière partie de l'épisode...

Je pourrais aussi revenir sur la répétition de certaines idées (personnages qui meurent soudainement et reviennent sous forme de fantômes, les hommes séduisants qui s'avèrent tous des menteurs à un degré ou un autre, etc), ou sur la tentative de jouer sur la carte sensible, çà et là, mais bon : pas la peine de s'éterniser.

Marley's Ghosts est une sitcom britannique inaboutie, qui semble peiner à trouver son rythme et son énergie, qui manque de folie, mais qui reste regardable. Pas sûr, cependant, qu'elle me laissera le moindre souvenir.

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Les bilans de Lurdo : Marley's Ghosts, saison 1 (2015)

Publié le 11 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, UK, Télévision

Série comique anglaise diffusée en 2015 et en 2016 sur la chaîne Gold, Marley's Ghosts a connu deux saisons, pour un total de neuf épisodes d'une petite demi-heure, tous écrits par Daniel Peacock, acteur, réalisateur et scénariste officiant à la télévision britannique depuis la fin des années 70...

Marley's Ghosts, saison 1 (2015) :

La vie de Marley Wise (Sarah Alexander), une quadragénaire magistrate, n'est pas des plus tranquilles, entre un mariage malheureux avec Adam (John Hannah), et une relation extraconjugale compliquée avec Michael (Nicholas Burns). Et la situation ne s'arrange pas lorsque Adam s'étouffe, le jour même où Michael a un accident de voiture fatal avec une vicaire (Jo Joyner)... d'autant que les fantômes de ces trois morts décident de s'installer chez Marley et de la hanter !

Une première saison qui n'atteint même pas les 90 minutes d'un long-métrage, et qui s'avère, par conséquent, assez superficielle, et finalement peu convaincante. Après un premier épisode de mise en place, la série tente rapidement d'exploiter son postulat de départ, en faisant venir une exorciste excentrique (Cariad Lloyd) et une cambrioleuse (Sydney Rae White) puis, dans le dernier épisode, en allant dans une direction plus mélodramatique, avec Beth (Beattie Edmondson), la fille cachée d'Adam, qui débarque et cherche à connaître son père.

En soi, pourquoi pas... mais le souci principal de la série, c'est son rythme. La série manque ainsi cruellement de dynamisme, de timing comique et d'énergie, et cela se ressent dans chaque épisode : sur les 35 minutes de ces derniers, on a souvent l'impression que l'épisode est terminé au bout d'une vingtaine de minutes, et que les dix dernières servent de remplissage.

À l'identique, malgré des acteurs attachants (Hannah, Alexander, Mina Anwar dans le rôle de la voisine ; les autres personnages, je suis moins convaincu, notamment Nicholas Burns, qu'on a un peu de mal à prendre au sérieux en tant qu'amant séduisant de l'héroïne), les dialogues ne pétillent que trop rarement, et les moments vraiment amusants sont rares, alors même que la série semble régulièrement vouloir adopter les codes du théâtre de boulevard.

Bref, ça ne fonctionne pas réellement, malheureusement, à tel point que j'ai fréquemment eu l'envie, au fil de ces trois épisodes, d'arrêter là sans passer à la seconde saison.

Cela dit, le tout dernier épisode donne lieu à quelques échanges assez touchants entre Adam et sa fille, et cela m'a donné envie de voir si, oui ou non, la série allait trouver son ton en saison 2. Une saison 2 composée de six épisodes, que j'espère plus maîtrisés, et moins éparpillés...

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Un film, un jour (ou presque) #959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019)

Publié le 10 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK

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Alex, le Destin d'un Roi (The Kid Who Would Be King - 2019) :

Alors que le Royaume-Uni sombre chaque jour un peu plus dans la division et le chaos, Alex (Louis Ashbourne Serkis), un jeune garçon harcelé par Kaye (Rhianna Dorris) et Lance (Tom Taylor), deux de ses camarades, découvre une épée plantée dans une pierre, au beau milieu d'un chantier de construction. Lorsqu'il l'en sort, il découvre qu'il est l'héritier du Roi Arthur, et qu'avec Kay, Lance, Bedders (Dean Chaumoo) et l'aide de Merlin (Angus Imrie), il a quatre jours pour déjouer les manigances de la maléfique Morgana (Rebecca Ferguson)...

Film d'aventure anglo-américain réalisé et écrit par Joe Cornish (Attack The Block), et qui tente de ressusciter le charme des films d'aventure pour enfants des années 80, malheureusement sans vraiment y parvenir.

Ce n'est pas la faute des interprètes : les enfants (le fils d'Andy Serkis en tête) sont justes, Merlin est amusant (c'est même le point fort du film, ce Merlin adolescent et excentrique, qui se transforme occasionnellement en Patrick Stewart, et en chouette déplumée lorsqu'il éternue), et Rebecca Ferguson est efficace (même si elle se contente, pendant le plus gros du film, d'une voix off ou d'une doublure numérique façon harpie).

Ce n'est pas non plus la faute de la direction artistique, ou des effets spéciaux : compte tenu du budget et de la provenance géographique, le tout est assez honorable, la Morgana-harpie n'est pas désagréable, et les cavaliers squelettiques sont assez réussis, évoquant même par moments le Roi Cornu de Taram...

Non, le vrai problème, c'est que le tout manque cruellement d'énergie, de fantaisie ou d'originalité. Passée l'introduction animée, agréable, le film adopte un rythme mollasson (il dure tout de même deux heures, avec une fausse conclusion au bout de 90 minutes, et une dernière demi-heure qui remet le couvert pour un siège plus spectaculaire, mais assez dérivatif), est totalement cousu de fil blanc, et manque cruellement d'ampleur ou de sens de l'épique.

Ajoutez à ce déroulement nonchalant et un peu terne une bande originale générique (composée par un collectif spécialisé dans l'illustration musicale commerciale, et chapeauté par Damon Albarn de Blur/Gorillaz), et quelques idées pas très probantes (le pommeau d'Excalibur qui clignote quand le mal est proche, pourquoi pas, mais en pratique, ça ressemble à une pauvre LED fauchée), et on se retrouve avec un long-métrage très inégal, pas forcément pire que les Percy Jackson (hormis au niveau du budget), mais qui a trop de problèmes pour vraiment plaire à un public âgé de plus de 10 ans.

3/6 pour les enfants, 2.5/6 pour les adultes

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Un film, un jour (ou presque) #958 : Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (2016)

Publié le 9 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Lego, DC

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Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (Gotham City Breakout - 2016) :

Alors même que Batman, Nightwing (Will Friedle) et Batgirl (Sarah Hyland) sont en vacances chez Madame Mantis (Amy Hill), mentor de Batman, ils tombent dans le piège de Deathstroke (John DiMaggio) et de Bane (Eric Bauza), bien décidés à découvrir le secret d'un coup mortel détenu par Mantis et par le Chevalier Noir. Leur objectif : monter une armée de Trogowogs, une peuplade locale, et leur apprendre ce coup, pour pouvoir ensuite conquérir le monde. Pendant ce temps, à Gotham, Superman et la Ligue de Justice tentent de faire régner la Loi et l'Ordre, mais sont rapidement dépassés par les ennemis excentriques de Batman...

Un long-métrage Lego assez particulier, puisque toujours écrit par Jim Krieg, clairement centré sur Batman (probablement pour préparer la sortie en salles de Lego Batman : Le Film, l'année suivante), bénéficiant d'un budget et d'une direction artistique conséquents (ça fourmille de détails, il y a énormément de personnages, d'environnements, etc), et assez ambitieux dans sa volonté de gérer frontalement plusieurs sous-intrigues principales.

Le résultat final, cependant, m'a un peu moins convaincu que ce à quoi je m'attendais, principalement parce que l'ambition du film se marie parfois mal avec l'écriture parodique de Krieg. Ce dernier paraissait pourtant avoir trouvé le bon équilibre, avec le film précédent, mais là, le scénario semble lui avoir un peu échappé : trop de personnages (outre la Bat-family, la Ligue, les Titans - avec leurs doubleurs habituels ! - Madame Mantis, Deathstroke, Bane, on a aussi le Joker, Poison Ivy, les autres méchants de Batman, le Prince trogowog, le duo de Trogowogs qui commentent tout avec un accent british...), trop d'humour parfois déplacé (la résolution de l'intrigue de Batman se fait tout de même à coup de Batusi) ou tombant à plat (les Trogowogs en général, d'ailleurs assez laids), trop de mickeymousing à la musique...

Oui, ce téléfilm est ambitieux, mais il est aussi un peu inégal, ce qui a tendance à le tirer vers le bas. Heureusement, grâce à son action et à ses moyens, ça reste tout à fait regardable et amusant à suivre, à défaut d'être exceptionnel.

3/6 (et Sarah Hyland semble s'amuser en Batgirl)

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Un film, un jour (ou presque) #957 : Mayor Cupcake (2011)

Publié le 8 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Politique

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Mayor Cupcake (2011) :

Sans éducation formelle, Mary Maroni (Lea Thompson), une pâtissière assez populaire, est inscrite par sa fille (Zoey Deutch) sur les listes électorales de sa petite ville, et se retrouve catapultée à la mairie. Armée de son seul bon sens, elle doit alors parvenir à naviguer les eaux compliquées de la politique locale...

Une comédie indépendante qui vaut principalement pour la présence à la distribution de Lea Thompson et de ses deux filles, Zoey et  Madelyn Deutch, ainsi que de Judd Nelson (de quoi placer un clin d'oeil à Breakfast Club avec une certaine chanson entonnée par la fille Deutch la plus douée musicalement).

Le reste, un éloge du bon sens à l'américaine opposé à ces politiciens tous pourris, est trop simpliste, trop caricatural (entre le rival politique obèse, à la fille obèse, qui passent leur temps à s'empiffrer ; et la résolution à base de politicien manipulateur pris au piège par des enregistrements diffusés lors d'une réunion municipale), trop mollasson, et trop basique pour convaincre.

Cela dit, il n'est guère surprenant de voir qu'une présentatrice de Fox News, certainement séduite par le message du film, et par ses similitudes avec le parcours de Sarah Palin, s'est empressée de faire un caméo dans le film, et que la production l'a bien mise en valeur. Mouais.
 
2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #956 : Smack 'Em Up - Reality Bites (2014)

Publié le 7 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Biographie, Catch, Critiques éclair, Documentaire, Review, Sport, Irlande, Télévision

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Smack 'Em Up - Reality Bites :

Documentaire télévisuel irlandais, de moins d'une heure, retraçant les derniers jours et les derniers match de Fergal "Prince" Devitt sur la scène indépendante irlandaise et au Japon, avant qu'il ne rejoigne la WWE sous le nom "Finn Balor".

Ce que ce métrage manque en budget et en finition professionnelle - c'est du documentaire télévisuel avec tout ce que ça comporte de prise de son et de mixage assez moyens, et de technique basique -, il le compense en sincérité et en visages familiers, que l'on retrouve à l'arrière-plan de chaque scène : le Bullet Club, bien entendu, qui semble encore plus soudé dans la vie qu'à l'écran, mais aussi Zack Saber Jr, croisé au détour d'une beuverie au Japon ; Jordan Devlin ; Noam Dar ; Grado...

Autant de lutteurs s'étant, depuis, fait un nom, que ce soit à l'ICW, sur la scène indépendante, ou au sein des majors. Il ressort finalement de ce métrage le portrait d'un catcheur humble et constamment à la recherche de nouveaux défis, un homme passionné qui aborde sa discipline comme un art, et pas comme un métier bêtement mécanique.

Reste que ce documentaire tv survole un peu son sujet - ce n'est pas du Louis Theroux, en somme - et laisse donc sur sa faim, d'autant qu'il manquait peut-être quelques images des débuts de Balor à la WWE, histoire de conclure vraiment le tout.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #955 : The Front Runner (2018)

Publié le 6 Mai 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Politique

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The Front Runner :

En 1988, Gary Hart (Hugh Jackman) est le candidat démocrate favori aux élections présidentielles américaines. Jusqu'à ce qu'un scandale sentimental jette sur lui toute la presse américaine, et le contraigne à remettre en questions son avenir politique...

Un long-métrage biographique retraçant l'élection de 1988, et un scandale entourant le principal candidat démocrate, long-métrage signé Jason Reitman, et qui, comme bon nombre des films de ce dernier, s'avère compétent mais très peu mémorable.

Le problème, en fait, c'est que tout est rapidement évident et dit, dans ce métrage, un métrage qui a un propos faisant étrangement le jeu d'une certaine droite américaine : en présentant son homme politique comme une figure providentielle harcelée par une presse sans foi ni loi, Reitman (qui adapte ici un ouvrage retraçant la campagne en question) semble vouloir mettre en avant les dérives d'un système mettant sur un pied d'égalité devoir, professionnalisme, morale, vie privée et vie publique... sauf qu'en ces temps de Trump & co qui, pour couvrir leurs arrières, accusent quotidiennement la presse de fake news et d'acharnement médiatique, le métrage finit par leur donner raison sans le vouloir.

Après, c'est correctement filmé, c'est bien interprété, et il y a beaucoup de visages familiers (Kevin Pollak, Mike Judge, Bill Burr, Ari Graynor, Steve Coulter, Sara Paxton, JK Simmons, Vara Farmiga, Alfred Molina, et le duo Molly Ephraim/Kaitlyn Dever de Last Man Standing), mais dans l'ensemble, bof.

C'est un film qui se regarde, mais manque d'ambiguïté, de nuances et de profondeur, et ne fait pas grande impression.

3/6

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Critiques éclair - The Orville 2x14 (2019)

Publié le 5 Mai 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox

La semaine dernière, The Orville a eu la mauvaise idée de consacrer un épisode complet à la relation Ed/Kelly, au travers d'un recyclage peu inspiré d'un épisode de Next Generation ; cette semaine, on en découvre les conséquences directes...

The Orville 2x14 - The Road Not Taken

En refusant de sortir avec Ed, Kelly a changé le cours de l'histoire. Sept ans plus tard, l'univers est sous le contrôle des Kaylons : Ed et Gordon tentent péniblement de survivre, jusqu'à ce que Kelly et les autres membres de l'équipage de l'Orville les retrouvent, et leur expliquent comment ils comptent changer le cours de l'histoire en remontant dans le passé...

Un épisode de fin de saison très premier degré, et pour lequel on sent que la production a lâché tout ce qui lui restait de budget, puisque ça déborde d'effets spéciaux et de scènes d'action en tous genres... ce qui est bien pratique pour cacher la pauvreté du script.

Pour faire simple, il ne se passe pas grand chose durant ces 48 minutes d'épisode, un épisode qui, pour ne rien arranger, photocopie lorgne allègrement sur bon nombre d'épisode similaires (Endgame, Timeless, Yesterday's Enterprise...).

Alors on va me répondre que ce sont des hommages, mais lorsque l'épisode ne consiste plus qu'en des hommages successifs, sans la moindre valeur ajoutée au niveau de l'humour ou des péripéties, le tout retombe dans la pâle imitation.

Sans compter que le propos du récit, in fine, c'est "la relation de Kelly et de Ed est tellement centrale et importante à l'univers, que sans elle, c'est la fin de toute civilisation". Mwébof.

Bon, je reconnais que si l'on est investi dans cette relation, on doit probablement se passionner pour les deux derniers épisodes de la saison. Personnellement, ce n'est pas le cas, et je me suis donc gentiment ennuyé devant cette succession d'"hommages" et de scènes d'action évoquant directement Star Wars (entre autres).

Et pour ne pas terminer sur une note négative : j'ai apprécié la bande originale, et j'ai été content de revoir, même brièvement, cette chère Alara.

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Un épisode qui conclut une saison 2 assez mitigée, dans la droite lignée de la saison 1, avec peut-être un meilleur équilibre entre l'humour et le sérieux. Mais les problèmes de la série restent les mêmes, et tant que The Orville ne cessera pas de piocher directement dans la franchise Star Trek pour ses scénarios, elle ne parviendra jamais à se démarquer et à donner quelque chsoe de mémorable et d'original.

Pour le moment, la série a la chance d'être diffusée en parallèle de Star Trek Discovery, ce qui lui permet, en comparaison, de ressembler à du Shakespeare, et d'attirer nettement plus la sympathie grâce à sa distribution nettement plus attachante et mieux développée.

Mais dans l'absolu, qualitativement parlant, je ne suis pas certain qu'une fois une certaine indulgence (inhérente au statut de pastiche humoristique de la série) mise de côté, The Orville soit à ce point supérieure à la série franchisée, quoi que veulent bien en dire les trekkies frustrés par Disco.

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Les bilans de Lurdo : Santa Clarita Diet, saison 3 (2019)

Publié le 4 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Télévision

Avec déjà deux saisons au compteur, Santa Clarita Diet faisait, début 2019, figure d'outsider parmi les nombreuses séries exclusives à Netflix. Discrète et passant totalement sous le radar de la plupart des critiques, cette comédie signée Victor Fresco (Earl, Better off Ted, Andy Richter, etc...) continuait de surfer sur la vague de popularité (pourtant quasi-agonisante) des zombies, en proposant une sitcom familiale un peu décousue, pas toujours maîtrisée, et pourtant assez sympathique, portée par l'interprétation décomplexée de Drew Barrymore et de Timothy Olyphant....

Santa Clarita, saison 3 :

Influencée par Anne (Natalie Morales), qui s'invite de plus en plus dans leur vie, Sheila (Drew Barrymore) remet son existence en question, et se cherche une vocation. Pendant ce temps, les Chevaliers de Serbie se rapprochent de Santa Clarita, à la recherche de morts-vivants, alors que les autorités, elles, mènent l'enquête sur l'acte écoterroriste causé par Abby (Liv Hewson) et Eric (Skyler Gisondo)...

À la fin de la saison 2 de SCD, j'avais un avis un peu mitigé sur la série. La faute à une saison pleine de pistes inexploitées - ou mal exploitées - séparant les Hammond du duo de jeunes pendant toute la saison, s'éparpillant dans des directions pas toujours convaincantes, et peinant à équilibrer le mélange sitcom familiale et fil conducteur surnaturel.

Au vu de la saison 3, je pense qu'on peut dire que Fresco & compagnie n'avaient tout simplement pas vraiment eu le temps de planifier leur seconde saison, et l'avaient peut-être écrite dans la précipitation. En troisième année, ils corrigent bon nombre de ces erreurs, et structurent nettement mieux le tout : les éléments délaissés de la saison précédente reviennent sur le devant de la scène (Mr Ball-Legs, la tête de Nathan Fillion - désormais décomposée et méconnaissable, ce qui permet à la production de remplacer l'acteur par Alan Tudyk - , les Chevaliers de Serbie, Anne, Ramona), Abby finit par réintégrer la cellule familiale, la maladie zombiesque se propage... bref, ça évolue dans une direction intéressante.

Cela ne se fait cependant pas sans quelques heurts : les traits sont toujours plus gros et forcés, au point de donner parfois l'impression que tous les personnages féminins de la série sont impulsifs, autoritaires et castrateurs (et, réciproquement, que les personnages masculins sont tous émasculés, incapables et névrosés) : ce n'est pas forcément délibéré de la part de la série, mais c'est parfois assez agaçant, notamment au niveau de Sheila, de plus en plus égocentrique et énervante.

À l'identique, on retrouve certains des défauts des saisons précédentes : Anne disparaît tout simplement de la série après quelques épisodes (pour permettre à Natalie Morales de tourner sa sitcom ?), les adolescents passent encore la moitié de la saison à se tourner autour, embarqués dans une sous-intrigue totalement détachée des autres personnages, et les trois Serbes (menés par Goran Visnjic) font à peine plus que de la figuration dans cette saison, dont ils étaient pourtant présentés comme les méchants.

Heureusement, la série multiplie les idées excentriques, les guest stars motivées (Ethan Suplee de Earl, qui prend la succession de Zachary Knighton ; Malcolm Barrett, de Better Off Ted...), et finit par placer Sheila à la tête d'une armée grandissante de "disciples" voués à la protéger.

Au terme de cette saison 3 , il y avait donc là le potentiel d'une quatrième année intéressante, partant dans une direction intrigante... pour peu que la série réussisse à ne pas trop partir dans la caricature grossière et forcée, et à conserver un certain équilibre qu'elle peine pourtant déjà trop souvent à atteindre.

Cependant, avec l'annulation du programme, la question ne se posera pas vraiment. Ce que l'on peut se demander, par contre, c'est si la série manquera vraiment dans le paysage audiovisuel des séries tv/en streaming.

Pas sûr, car en plus d'arriver un peu après la bataille des séries de zombies, et malgré son approche plus légère et caricaturale du genre, Santa Clarita Diet n'a jamais semblé trouver son rythme de croisière, tiraillée entre un format sitcom, un désir de continuité et d'intrigues de fond, et une diffusion en mode binge watching, qui s’accommodent mal les uns des autres.

In fine, SCD n'est guère plus qu'une série amusante et divertissante, qui se regarde d'un oeil, mais qui manque un peu trop de rigueur, de structure et de direction pour être vraiment convaincante. Sympathique, mais loin d'être indispensable.

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Un film, un jour (ou presque) #954 : Avengers - Endgame (2019)

Publié le 3 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Avengers - Endgame :

Vaincus par Thanos, les Avengers ne peuvent que constater l'ampleur des dégâts commis par ce dernier : la moitié des formes de vie de l'univers a été désintégrée, et le chaos règne alors que chacun tente de reconstruire son existence... ou de se venger. Mais lorsque Ant-Man ressurgit, et explique avoir trouvé un moyen de remonter le temps, les défenseurs de la Terre voient là une occasion de changer le cours de l'histoire, pour empêcher Thanos de commettre l'irréparable...

Voilà, c'est fini. Après un Infinity War qui mettait la barre très haut en matière de grand spectacle et de surprises, Endgame était attendu au tournant... et le film ne déçoit pas.

La boucle est bouclée : on s'attendait à du voyage temporel (les indices étaient là depuis Ant-Man et la Guêpe), on s'attendait à ce que certains des piliers des Avengers ne sortent pas indemnes de cet épisode (mes prédictions se sont avérées fondées), on s'attendait à ce que l'univers en soit modifié (c'est le cas), on s'attendait à de l'action, à des larmes... et tout est au rendez-vous, pendant plus de 3 heures.

Trois heures, divisées en trois actes distincts, culminant en un ultime affrontement épique, qui répond à toutes les attentes que les amateurs de comic-books pouvaient placer dans ce métrage. Je ne vais pas entrer dans les détails ici, par peur de spoiler un film encore très récent, mais dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié l'optique intimiste d'une bonne partie du métrage, et le fait que plusieurs personnages (Ant-Man, Nebula, Rocket, Hawkeye) soient nettement plus mis en avant que dans les films précédents. À l'identique, les portes de sortie offertes à certains anciens du MCU sont plus qu'honorables, même si, dans le cas d'un personnage en particulier, cela pose des questions pour la Phase 4...

On pourra regretter une première heure un peu précipitée : on sent que les réalisateurs et les scénaristes en avaient encore sous le coude, et qu'il y a probablement une bonne demi-heure de coupes qui ont été faites, et qui pourraient rééquilibrer un peu mieux le tout... mais une fois que cette première partie est passée, et que le récit est enfin en ordre de marche, tout se déroule sans problèmes, et pas un instant je n'ai senti les trois heures du métrage : l'action est fluide, mémorable, avec des moments jouissifs, les effets spéciaux sont impressionnants (si le film ne décroche pas l'Oscar, je ne sais pas ce qu'il leur faudrait), c'est toujours lisible, et, dans l'ensemble, c'est toujours logique et suffisamment efficace pour que les quelques facilités et les maladresses de l'intrigue passent sans problème (parfois, la mécanique narrative grince un peu, mais rien de grave).

Je vais m'arrêter là, pour le moment : Endgame, c'est (très) bien, c'est touchant, c'est une réussite, c'est un véritable bonheur pour les fans de comics (ça fourmille vraiment de clins d'oeil), et je n'ai qu'une hâte : le revoir au calme, en VO.

4.75/6

(mention spéciale au score de Silvestri qui, s'il reste concentré sur ses propres thèmes, place tout de même des références musicales discrètes à Ant-man, Captain Marvel, Doctor Strange...)

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Un film, un jour (ou presque) #953 : Henchmen (2018)

Publié le 2 Mai 2019 par Lurdo dans Animation, Action, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Henchmen :

Lorsque Lester (Thomas Middleditch), un jeune garçon rêvant de devenir le sbire d'un génie du mal, est assigné à l'équipe d'entretien de l'Union du Mal, il rencontre Hank (James Marsden) et tous ses collègues. Jusqu'à ce qu'il endosse par erreur une armure surpuissante, et attire sur lui l'attention des médias et de la profession : avec l'aide de Jolene (Rosario Dawson), une archiviste, Hank va devoir alors sacrifier ses principes pour secourir la jeune recrue...

Film d'animation canadien pas très convaincant, adapté par son créateur (un ex-animateur de chez Pixar) sur la base d'un court-métrage, et qui, pour faire simple, reprend (de loin) le concept des Minions pour se concentrer sur les acolytes et autres sbires des super-méchants de comic-book.

Le souci, c'est qu'entre son rendu visuel très inégal (un mélange de 3d et de peinture), son rythme vraiment bancal et décousu, son humour pas très inspiré, et ses personnages peu sympathiques (malgré des doubleurs très compétents - Nathan Fillion, James Marsden, Rosario Dawson, Alfred Molina, Bobcat Goldthwait, Jane Krakowski, Rob Riggle, etc), le tout s'avère tout simplement insipide, dérivatif et sous-développé, peinant à intéresser le spectateur sur la durée.

C'est raté, donc.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005)

Publié le 1 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Catch, Biographie, Documentaire, WCW, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Self-Destruction of the Ultimate Warrior :

Un documentaire-rétrospective assez particulier dans la collection de la WWE, puisque fait sans l'aval de l'Ultimate Warrior, et se résumant, pour faire simple, à 90 minutes d'intervenants démolissant systématiquement le Warrior, son caractère, ses capacités de catcheur, etc.

C'est vraiment un enterrement de première catégorie, unique en son genre dans l'histoire de la fédération : même quelqu'un comme Macho Man a fini par avoir droit à son documentaire exhaustif et objectif, après des années de silence. Ici, l'hostilité de tout le monde est palpable (le mépris dégouline notamment de manière palpable des paroles de Ric Flair, de Jim Ross et de Bobby Heenan), et le métrage ne rate pas la moindre occasion pour critiquer le Warrior et son personnage.

Tout y passe : sa musique (très similaire à d'autres thèmes composés à l'époque - les Rockers, etc), son entrée (qui était tellement énergique que Warrior était parfois essoufflé et épuisé avant même le début des ses matches), ses origines (les intervenants se moquent copieusement de "Parts Unknown", quand bien même de multiples catcheurs venaient de là à l'époque), son talent ultra-limité dans le ring, ses promos et sa fiction incompréhensibles, son caractère de cochon, et sa tendance à ne se préoccuper que de sa petite personne, sans avoir la moindre estime pour la discipline.

C'est probablement ce dernier point qui pose le plus de problèmes à tous les vétérans et officiels interrogés ici : si à plusieurs reprises, au faîte de sa carrière, le Warrior a été renvoyé de la WWF, c'est parce qu'il a commencé à croire à sa propre hype, et à avoir la grosse tête, se comportant de manière non-professionnelle, et refusant occasionnellement de se produire quelques minutes avant un match, si on ne lui donnait pas une somme conséquente.

Un chantage qui n'est pas du tout passé du tout auprès de Vince McMahon et des lutteurs les plus aguerris, et qui est vraisemblablement la raison pour laquelle, jusqu'à ce qu'ils se réconcilient en 2013-2014, ni le Warrior ni la WWE ne se supportaient.

Loin de moi l'idée de défendre Warrior, cependant : tout ce que disent les intervenants du documentaire était de notoriété publique depuis des décennies, et ne surprend guère. Oui, le Warrior était égocentrique, prétentieux, persuadé d'être unique en son genre, un bodybuilder qui a longtemps tout misé sur son physique, n'avait que faire de la sécurité de ses adversaires/partenaires, et a fréquemment laissé son égo et ses demandes financières prendre le dessus sur sa carrière.

Néanmoins, le ton global du documentaire, méprisant, mesquin et hostile, agacera sans nul doute plus d'un spectateur ; seuls les lutteurs les plus jeunes (Christian, Y2J, Edge), n'ayant pas connu directement le Warrior, mais ayant grandi devant ses matches, rééquilibrent un peu ce documentaire à charge, en affirmant qu'il était un catcheur sous-estimé, et qu'il avait beau être incontrôlable, il a marqué à jamais les mémoires d'une génération ou deux.

Le métrage se termine d'ailleurs sur ces affirmations, comme pour ne pas trop charger la bête. Un peu trop tard, à vrai dire, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire, puisque malgré tout, pour peu qu'on parvienne à passer outre le massacre et le mépris, ainsi qu'un certain manque de repères chronologiques, les 90 minutes du tout restent vraiment intéressantes, voire même hilarantes quand arrivent les promos déjantées du Warrior.

Et puis, pour être franc, c'est toujours intéressant de voir Hogan, maître-baratineur s'il en existe, s'avérer ici un peu plus sincère que d'habitude, et admettre ses erreurs...

3.75/6

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Blog Update ! - Avril 2019

Publié le 30 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois d'avril se préparant à l'Endgame des Avengers, mais avec quelques surprises - bonnes comme mauvaises - en chemin...

#930 : Django Unchained (2012) - 4.25/6

#931 : L'Ombre d'Emily (2018) - 3/6

#932 : Jesus Camp (2006) - 5/6

#933 : Lego DC : Batman Harcelé (2014) & La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (2015) - 3.5/6 & 3.5/6

#934 : Geography Club (2013) - 2.25/6

#935 : Sweet Seventies (2018) - 4/6

#936 : Nerdgasm (2015) - 2.25/6

#937 : My Dinner with Hervé (2018) - 3.75/6

#938 : La Grande Aventure Lego 2 (2019) - 3/6

#939 : Le Retour de Mary Poppins (2018) - 3/6

#940 : Le Complexe de Frankenstein (2015) - 4.5/6

#941 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015) - 2.5/6

#942 : Incoming (2018) - 2/6

#943 : Shazam ! (2019) - 2.75/6

#944 : I Hate Kids (2019) - 2.25/6

#945 : Piégée (2011) - 2/6

#946 : Mayor of the Sunset Strip (2003) - 4.75/6

#947 : Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (2018) - 2/6

#948 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (2016) - 4/6

#949 : La Révolution de Mme Ratcliffe (2007) - 3.75/6

#950 : Waffle Street (2015) - 2/6

#951 : Les Huit Salopards (2015) - 3/6

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# Bilan :

Un mois de cinéma qui s'ouvre et se ferme sur du Quentin Tarantino, deux films qui encadrent une période franchement assez médiocre : 23 films passés en revue, et seuls 9 d'entre eux atteignent la barre symbolique du 3.5/6.

C'est très peu, et au nombre de ces métrages qui peinent à convaincre, on trouve notamment des blockbusters aux moyens conséquents, et aux équipes expérimentées. Mais non, que ce soit du côté de la franchise Potter, de Mary Poppins ou de DC, ça tombe à plat, ça fait des choix discutables, et surtout, ça fait preuve d'un flagrant manque d'ambition et de structure.

Heureusement, les documentaires sont là pour sauver la mise, avec un Jesus Camp glaçant, un Mayor of the Sunset Strip nostalgique, et un Complexe de Frankenstein intéressant.

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# Film du mois :

Hors documentaires, c'est Django Unchained qui remporte la mise, et qui a su me convaincre malgré le fait qu'il appartienne à un genre (le western) qui ne me parle pas beaucoup. J'ai toutefois eu plus de difficultés avec Les Huit Salopards, tout en lui reconnaissant des qualités formelles indubitables.

 

# Flop du mois :

Les Crimes de Grindelwald, un blockbuster décousu, laborieux, brouillon, qui a tous les problèmes des pires films de la saga Harry Potter, sans en avoir la magie, le merveilleux ou l'humour. Un vrai beau ratage, qui laisse présager du pire pour la suite de la saga.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, chez les Téléphages Anonymes, on a terminé la saison 2 de Star Trek Discovery - pas vraiment un franc succès, ce qui n'est guère surprenant ; Orville, à l'identique, a continué son petit bonhomme de chemin ; en saison 4, Angie Tribeca est restée égale à elle-même ; YouTube, avec ses séries courtes Lifeline et Weird City, a peiné à me convaincre ; et la saison 2 de Jessica Jones, elle, m'a totalement laissé de marbre.

Pas terrible, ce mois d'avril.

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# À venir :

En mai, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec la fin de partie des Vengeurs, des Titans qui passent à l'attaque, un mini roi Arthur, Ricky Gervais, une Académie des plus étranges, des zombies californiens, et une dernière quinzaine dédiée aux extraterrestres les plus dangereux du cinéma contemporain, à l'occasion de leur 40è anniversaire...

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Un film, un jour (ou presque) #951 : Les Huit Salopards (2015)

Publié le 30 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, Western, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Huit Salopards (The Hateful Eight) :

Quelques années après la Guerre de Sécession, un voyage en diligence amène quatre passagers - John Ruth (Kurt Russell), un chasseur de primes ; Daisy (Jennifer Jason Leigh), sa prisonnière ; le Major Marquis Warren (Samuel L. Jackson), ancien soldat désormais chasseur de primes ; et Chris Mannix (Walton Goggins), qui prétend être le nouveau shérif de la ville où se rend la diligence - dans une auberge enneigée. Là, pris au piège par les intempéries, ils rencontrent les autres occupants de l'auberge, Bob (Demián Bichir), Oswaldo (Tim Roth), Joe (Michael Madsen) et un vieux général sudiste, Sanford Smithers (Bruce Dern)... des occupants aux intentions incertaines, d'autant que Minnie (Dana Gourrier), la propriétaire des lieux, est étrangement absente.

Second western de Quentin Tarantino, après un Django Unchained plutôt sympathique, déjà mis en musique par Ennio Morricone...

... et je suis bien embêté.

En effet, autant j'avais vraiment apprécié Django, autant ici, les 2h50 du film m'ont semblé nettement plus longues, et assez superflues. Il faut dire que Tarantino choisit ici le huis-clos façon whodunit, un huis-clos qu'il étire ainsi pendant un bon moment, imposant un rythme et une tension très particuliers à son film.

On adhère ou pas, c'est évident, et je ne peux nier que le tout est très bien filmé (forcément), très bien casté (forcément), très bien mis en musique (forcément), très bien interprété (forcément... même si j'ai quelques réserves sur le jeu possédé de Jennifer Jason Leigh, qui se fait toujours plus hystérique à mesure que le film progresse), et globalement intéressant. Mais honnêtement, je n'ai pas accroché à cette longue mise en place de 95/100 minutes, et la raison principale à ce semi-rejet du métrage, c'est son script.

Un script qui, dès ses premières minutes, instaure la méfiance vis à vis de ses personnages, et m'a instantanément mis sur mes gardes : il y est immédiatement clair que tout le monde ment potentiellement sur son identité, ce qui, plutôt que de créer de la tension chez moi, a eu pour effet de rendre les personnages assez distants, et de créer un détachement entre moi, spectateur, et les protagonistes de l'histoire.

Par conséquent, je m'attendais tout simplement, dès l'arrivée à l'auberge et la présentation de ces personnages aux accents trop forcés et caricaturaux, à ce que ces derniers s'avèrent tous être des chasseurs de prime concurrents voulant mettre la main sur la prisonnière de Kurt Russell (ou quelque chose du même genre). Ce qui aurait pu donner lieu à beaucoup d'action, à des alliances, à des trahisons, à des poursuites dans la neige, ou que sais-je encore.

En lieu et place de ce que j'anticipais, Tarantino a opté pour quelque chose de similaire, mais d'encore plus simple : une bande de hors-la-loi venue libérer la prisonnière. Soit. Niveau surprise, le script se la joue donc petits bras, d'autant qu'en mentionnant à répétition La Chose de Carpenter comme l'une de ses influences principales sur ce métrage, Quentin téléphone par ailleurs un peu la fin de son film.

Mais avant d'arriver à cette fin, donc, il passe par une centaine de minutes d'exposition, présentant ses personnages en long, en large et en travers, plaçant des digressions sur l'Amérique divisée post-Sécession, sur sa reconstruction complexe, sur le racisme, sur le mensonge et les apparences, sur la vengeance, etc : de quoi rendre le métrage très bavard, et même assez difficile d'approche.

Ce n'est donc guère surprenant de constater que, lorsque le film décolle enfin (un monologue spectaculaire de Samuel Jackson, et peu après, un empoisonnement sanguinolent), l'intérêt remonte considérablement.

La violence assez caricaturale et décomplexée de Tarantino ressurgit alors (à la limite du slapstick façon Sam Raimi), ainsi que le sens de l'humour (très noir - ou rouge sang) du réalisateur, qui s'improvise d'ailleurs narrateur le temps d'une scène ou deux (une narration pas forcément plus utile que les dialogues au ralenti de la toute dernière partie du film, mais bon, c'est Tarantino, il s'amuse...).

Et puis, à l'approche de la barre des deux heures, le côté whodunit entre enfin en piste : soudain, il devient clair que le film aurait grandement bénéficié à insister plus là-dessus, tant ça redonne un semblant de mystère au métrage... malheureusement, le tout est rapidement bouclé, passant à une bonne grosse fusillade, qui laisse vite place à la dernière demi-heure de film, dont un gros flashback revenant en détails sur le pourquoi du comment de l'histoire.

Un flashback qui n'était pas forcément très pertinent : il a beau permettre de placer un caméo de Zoë Bell et de Channing Tatum, il s'avère assez vain et mécanique, explicitant ce que l'on pouvait déjà deviner par soi-même.

Ce qui rejoint bien là le problème que j'ai avec le métrage dans son ensemble : oui, il est exigeant et maîtrisé sur la forme, mais sur le fond, je l'ai trouvé trop "évident" et démonstratif. Je n'ai pas détesté, mais j'aurais préféré quelque chose de plus inspiré et dynamique, qui justifierait vraiment les premières 90 minutes de mise en place, au delà du simple "c'est pour instaurer de la tension".

3/6

(en même temps, je l'admets sans problème : en vieillissant, j'ai de plus en plus de mal avec les films dépassant gratuitement les 110-120 minutes, sans forcément avoir la matière suffisante pour accompagner une telle durée)

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Un film, un jour (ou presque) #950 : Waffle Street (2015)

Publié le 29 Avril 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Waffle Street :

Petit génie de la finance, Jim Adams (James Lafferty) perd son emploi confortable et rémunérateur lors de la crise de Wall Street de 2008 ; se sentant responsable de la crise, il décide alors de se lancer dans un domaine plus respectable et digne, la restauration : il devient serveur dans une chaîne spécialisée dans les gaufres, et commence alors à grimper les échelons du succès...

Une comédie indépendante adaptée de la biographie d'un gérant de hedge fund ayant tout plaqué pour refaire sa vie.

Problème : tout de suite, ça rend assez antipathique ce personnage aisé, à l'existence confortable, qui abandonne sa carrière intellectuelle pour se ressourcer/se retrouver en reprenant un travail "manuel" de la classe ouvrière, et qui impose ses choix à sa femme (Julie Gonzalo, dans un rôle très passif et sous-développé).

Jamais Jim ne semble souffrir de sa nouvelle condition de serveur sous-payé, jamais cela ne semble le miner, sa famille ne semble jamais peiner à joindre les deux bouts, il continue d'avoir les dents qui rayent le parquet et un comportement irresponsable (avant même d'avoir débuté comme serveur, il a déjà prévu de racheter le magasin, quitte à mettre en péril sa vie de famille et ses finances)... bref, un personnage principal pas particulièrement intéressant, interprété par un acteur monotone et transparent, et entouré de personnages secondaires tous clichés et sous-développés (il y a bien Danny Glover en magical negro qui dispense de bons conseils, mais bon).

Ajoutez à cela une production typiquement télévisuelle (c'est Marvista, grand fournisseur de téléfilms Hallmark, qui distribue ce métrage), une narration en voix off récurrente, une fin abrupte, ainsi qu'un ton ni assez drôle pour que ce soit une comédie, ni assez sérieux pour que ce soit une comédie dramatique, et l'on se retrouve avec un film qui ne fonctionne pas vraiment, mais dont le message de rédemption a plu outre-Atlantique (ce n'est pas surprenant, les Américains aiment bien les récits qui mettent en scène le triomphe du travail manuel sur le travail intellectuel - cf, justement, tous les téléfilms Hallmark distribués par Marvista)

2/6

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 3.5 : Captain Marvel (2019) et CLASSEMENT MCU

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction

Avengers : Endgame, l'aboutissement de 10 années de films Marvel, est enfin en salles, et le moment est donc venu de reprendre notre intégrale MCU, en revoyant les dernières sorties du studio, et en VO, s'il-vous-plaît...

Avec Infinity War et Ant-Man 2, le MCU entamait une jolie fin de cycle... jusqu'au controversé Captain Marvel, qui a fait sortir de leur tanière tous les trolls du web, a divisé le web, tout en battant des records au box-office...

Captain Marvel :

Soldat d'élite Kree, Vers (Brie Larson) combat pour l'Empire aux côtés d'une unité d'élite menée par Yon-Rogg (Jude Law). Jusqu'au jour où un affrontement contre les Skrulls amène Vers sur Terre : là, elle croise le chemin de Nick Fury (Samuel L. Jackson), et réalise bientôt qu'elle est humaine, que les Krees lui ont menti, et qu'elle a tout oublié de son passé...

Comme je l'expliquais dans la critique salles, plus complète et accessible ici, Captain Marvel partait avec un handicap certain à mes yeux, même en faisant abstraction du bad buzz trollesque et de certaines critiques très mitigées : à la base, je n'aime pas vraiment le personnage de Carol Danvers, et je suis, au mieux, indifférent au travail de Brie Larson (il faut dire que j'ai toujours imaginé quelqu'un comme Katheryn Winnick dans ce rôle).

Et pourtant, si le film n'est pas dénué de défauts (réalisation assez plate, musique insipide, certaines idées inabouties ou discutables, structure manquant un peu de punch), le tout fonctionne néanmoins de manière plutôt honorable, notamment grâce à une certaine décontraction à tous les niveaux - les Skrulls, Samuel L. Jackson, le Flerken -, y compris dans l'interprétation de Brie Larson, qui fait de sa Carol Danvers une army brat attachante, impertinente et sarcastique.

Alors que je redoutais le pire à son sujet, j'ai immédiatement accroché aux personnages, à leur alchimie,  et à cette origin story efficace, qui aurait certes bénéficié d'un peu plus d'audace et d'expérience derrière la caméra et à l'écriture, mais qui remplit aussi bien son office qu'un Ant-Man ou un Black Panther.

3.75/6

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Et pour conclure, faisons un petit classement récapitulatif de tous les films du MCU, en fonction de leur note sur 6 attribuée par mes soins...

(toutes les critiques de ces films sont accessibles en cliquant ici ou sur le titre de chaque métrage)

Première place ex-æquo :

Avengers - Infinity War (2018) : 4.75/6

Captain America - The First Avenger (2011) : 4.75/6

Captain America 2 - The Winter Soldier (2014) : 4.5/6

Spider-Man - Homecoming (2017) : 4.5/6

Deuxième place ex-æquo :

Captain America 3 - Civil War (2016) : 4.25/6

Iron Man (2008) : 4.25/6

Guardians of the Galaxy (2014) : 4.25/6

Thor 3 - Ragnarok (2017) : 4.25/6

Doctor Strange (2016) : 4.25/6

Troisième place ex-æquo :

Black Panther (2018) : 4/6

Ant-Man & The Wasp (2018) : 4/6

Quatrième place ex-æquo :

Ant-Man (2015) : 3.75/6

Captain Marvel (2019) : 3.75/6

Cinquième place ex-æquo :

Iron Man 2 (2010) : 3.5/6

Thor (2011) : 3.5/6

Marvel's The Avengers (2012) : 3.5/6

Les Gardiens de la Galaxie - vol. 2 (Guardians of the Galaxy vol. 2 - 2017) : 3.5/6

Sixième place ex-æquo :

Avengers 2 : Age of Ultron (2015) : 3/6

Iron Man 3 (2013) : 3/6

Thor 2 - The Dark World (2013) : 3/6

Dernière place :

The Incredible Hulk (2008) : 2/6

 

Reste maintenant à voir où Avengers : Endgame se rangera dans ce classement finalement plutôt honorable.

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Critiques éclair - The Orville 2x13 (2019)

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Orville, Star Trek, Fox, Télévision

Maintenant que la diffusion de Star Trek Discovery est terminée, et que la série s'est joyeusement vautrée sur la ligne d'arrivée, The Orville reste seule en piste pour faire bonne impression...

The Orville 2x13 - Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow : 

Lorsqu'un incident technique déclenche l'apparition à bord d'un double temporel de Kelly, plus jeune de 7 ans, l'équipage de l'Orville ne sait comment la gérer. Ted, en particulier, est bien tenté de reprendre une relation sentimentale avec la jeune femme, qui n'a pas encore connu leur mariage et leur divorce...

Mouais. Cette critique, je vais la faire brève.

The Orville nous refait (encore) un remake d'un épisode de Star Trek : ici, Second Chances, de Next Generation, avec son double de Riker qui tente de reprendre une relation amoureuse avec Troi lorsqu'il arrive sur l'Enterprise.

Sauf que The Orville nous le refait sans panache, sans rythme, sans sous-intrigue secondaire qui permettrait de dynamiser tout ça (les quelques instants de menace kaylonne sont visuellement jolies, mais ça s'arrête là) et, pire encore, il nous le fait avec un couple dont bon nombre de spectateurs (moi y compris) se moquent royalement.

Je l'ai toujours dit, depuis le début de la série : Ted/Kelly, et le shipping qui accompagne cette relation avortée, ça ne m'intéresse pas, ça n'a jamais été particulièrement bien traité, et par conséquent, 48 minutes consacrée intégralement à cette relation, c'est soporifique à mes yeux.

D'autant qu'à côté, l'humour est largement absent (à part deux ou trois pas de danse), et que l'épisode continue d'ignorer toute continuité concernant 1) le couple de Bortus en difficulté, et 2) les actions et le statut d'Isaac à bord.

À se demander si, en fait, ce n'était pas un épisode stand-alone, prévu pour plus tôt dans la saison, et replacé là au petit bonheur la chance, en fonction de demandes de programmation de la chaîne.

Bof, donc, et j'espère que le season finale de la semaine prochaine sera meilleur.

(ah, et mention spéciale à la perruque immonde de Kelly-jeune)

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Les bilans de Lurdo : Jessica Jones, saison 2 (2018)

Publié le 27 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Thriller, Marvel, Netflix, Science-Fiction, Télévision, Review

Juste après Daredevil, la saison 1 de Jessica Jones était l'une des toutes premières saisons de l'association Marvel/Netflix à être passée devant mes yeux ; malgré son accueil critique quasi-unanime, j'étais largement resté sur ma faim devant le programme, pour des raisons que j'énumérais ici. Et encore, quand je dis "resté sur ma faim", je suis gentil, puisque la première année de JJ m'avait tellement déçu que j'avais totalement délaissé l'univers partagé Netflix/Marvel pendant près de huit mois...

Je reconnaissais alors cependant, sans la moindre hésitation,  que David Tennant était l'un des points les plus forts de cette premières année... un point fort qui, malheureusement, n'est plus présent dans cette suite.

Jessica Jones, saison 2 (2018) :

Alors que Jessica Jones (Krysten Ritter) tente de trouver des informations sur IGH, l'organisation responsable de ses pouvoirs, elle croise le chemin d'Alisa (Janet McTeer), une femme déséquilibrée possédant des dons similaires aux siens, et liée à son passé. En parallèle, Trish (Rachael Taylor) sombre progressivement dans l'addiction aux substances produites par IGH...

Par où commencer ?

En saison 1, Jessica Jones proposait donc un méchant ultra-charismatique aux pouvoirs intéressants, qui était intrinsèquement lié à tous les autres éléments de la série - son ambiance de film noir/détective privé, sa métaphore globale sur le viol et ses conséquences psychologiques/post-traumatiques, et son développement relationnel conséquent. Tout reposait et tournait autour de Kilgrave, qui agissait comme ciment de cette première saison, et de ses éléments très volatiles.

Cette année, privée de David Tennant, (si l'on excepte de brefs passages éclair dans un épisode en deuxième partie de saison), la série se trouve contrainte de se reposer sur tous ses autres éléments... et ça ne fonctionne pas vraiment. Les scénaristes tentent bien de lier toutes les sous-intrigues, toutes les thématiques (comme toujours, le stress post-traumatique, mais aussi la maladie, l'héritage familial et génétique, le rapport aux médicaments et à la médecine, la réputation aux yeux d'autrui, la gestion de la colère, la maternité, le contrôle, etc), et tous les personnages à IGH, cette organisation pratiquant des expériences sur de pauvres personnes innocentes, mais IGH reste globalement désincarnée, et par conséquent, n'a pas la même présence que Tennant en saison 1..

Le résultat : les grosses ficelles narratives liant les autres éléments apparaissent plus évidentes que jamais, les coïncidences bien pratiques sont flagrantes, et la saison peine à trouver le moindre rythme ou la moindre cohésion, souffrant d'une première moitié tout simplement superflue.

D'autant qu'en faisant le choix de consacrer la saison aux origines de Jessica, la série commet l'erreur qu'elle avait su éviter en saison 1 : l'origin story pas forcément indispensable, et pleine de fanservice, à l'image de cet épisode flashback de mi-saison, qui nous apprend l'origine du nom du cabinet de JJ, et de sa veste en cuir : passionnant...

Et il faut bien l'admettre, le traitement des personnages, cette saison, n'aide vraiment pas. Je l'admets sans problème, la série Jessica Jones part déjà, à mes yeux, avec un handicap de taille : j'ai énormément de mal à apprécier Krysten Ritter dans le rôle principal, et je trouve que c'est une erreur de casting considérable.

Je n'ai rien contre Ritter, attention, mais elle ne m'a jamais convaincu dans le rôle de Jones, tant par sa "physicalité" forcée que par son interprétation toujours boudeuse.

Sans surprise, donc, j'ai toujours autant de mal avec le personnage durant cette saison 2. Un personnage toujours aussi grincheux, un personnage toujours aussi alcoolique, toujours aussi hanté par son passé, toujours aussi mauvaise détective privée, et qui (comble de l'inintérêt), tombe dans les bras de son voisin, un artiste latino (avec une scène risible de sexe dans de la peinture ^^). Un personnage insipide et sans charisme, qui pourtant semble vraiment apprécié des scénaristes, et uniquement là pour que JJ retrouve, à la fin de la saison, une famille de substitution.

Et autour d'elle, ça n'est guère mieux.

Sa soeur Trish ? Elle tombe dans les bras de Malcolm après avoir plaqué son fiancé, elle se drogue, continue de cumuler les comportements irresponsables et agaçants, et mérite tout simplement des baffes... Bref, un joli massacre du personnage, alors même que je l'avais apprécié en saison 1. Et ce massacre semble délibéré de la part des scénaristes, comme pour en faire une antagoniste possible à JJ (surtout compte tenu de ses actes dans le dernier épisode)... mais étrangement, ils ne peuvent s'empêcher de présenter cette descente aux enfers de Trish sous l'angle de l'héroïsme, et de donner in extremis au personnage des capacités super-héroïques, comme pour justifier son parcours : mouais.

Hogarth ? La magie des coïncidences bien pratiques qui animent toute cette saison l'affuble de la maladie de Charcot, et la place, comme par hasard, sur le chemin d'une infirmière SDF ex-employée d'IGH. Une employée dans les bras de laquelle elle tombe, et qui la met sur la piste d'un remède à sa maladie par le biais de l'organisation... Je vais être franc : cette saison, toutes les sous-intrigues relatives à Hogarth sont tout simplement inintéressantes, et donnent l'impression de n'exister que pour donner quelque chose à faire à Carrie Ann Moss, histoire de rentabiliser son contrat.

La fameuse Alisa ? C'est la mère de JJ, une mère tout aussi tourmentée qu'elle, responsable de la mort du petit ami de JJ... Et qui est tombée dans les bras du médecin qui l'a soignée et remise sur pied après son accident. Une Janet McTeer qui, à l'instar de Ritter, n'est pas totalement convaincante dans son interprétation de l'action et de la violence... la digne mère de sa fille, donc ! Cependant, le personnage parvient à amener quelques jolis moments mère/fille avec Jessica, ce qui est toujours ça de gagné.

Les lecteurs les plus perspicaces auront remarqué un point commun des descriptions de tous ces personnages : la romance. Car oui, dans sa première moitié, histoire de faire du remplissage, Jessica Jones prend parfois un peu des airs de soap américain. Ce n'est qu'un aspect anecdotique du tout, certes, mais ça rend tous ces premiers épisodes assez laborieux et pénibles à suivre. D'autant que ce soap opera n'avance pas, entre rebondissements télégraphiés, remplissage abusif, et incohérences diverses (j'ai encore en mémoire le cliffhanger improbable de ce bassin d'aquarium qui se fissure devant une JJ tétanisée, et qui éclate en off, pendant le générique - lorsque l'épisode suivant débute, JJ sort en courant de l'aquarium, parfaitement sèche, et se lance à la poursuite d'Alisa & co, pour se rendre compte que son téléphone, qu'elle sort de sa poche, est noyé. Pourquoi ? Comment ? Qui a validé de tels scripts non-sensiques !?)...

Bref, ce n'est pas avec cette saison particulièrement médiocre que Jessica Jones justifiera à mes yeux, de l'indulgence critique dont elle bénéficie. C'était mou, c'était très inégal dans son interprétation, et comme d'habitude avec Netflix/Marvel, cette saison semble n'avoir comme contenu que l'équivalent de 5 ou 6 épisodes de 45 minutes : un contenu limité, décompressé et étiré pour remplir 13 épisodes d'une heure, ce qui, bien entendu, est un véritable calvaire interminable.

Une saison qui se traîne, qui use et abuse de grosses ficelles, et pour résumer, une saison que je n'ai pas aimée, mais étant masochiste complétiste et jusqu'au-boutiste, je sais pertinemment que je regarderai la saison 3, histoire de finir l'intégralité de l'univers Marvel/Netflix.

Ça ne sera pas une partie de plaisir, mais l'important, c'est le sentiment du devoir accompli, non ?

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Un film, un jour (ou presque) #949 : La Révolution de Mme Ratcliffe (2007)

Publié le 26 Avril 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Révolution de Mme Ratcliffe (Mrs. Ratcliffe's Revolution - 2007) :

Lorsque son époux Frank (Iain Glen), professeur de lettres et communiste, accepte un poste en Allemagne de l'Est, Dorothy Ratcliffe (Catherine Tate) accepte de le suivre sur place, accompagnée par leurs deux filles, Alex (Brittany Ashworth) la rebelle et Mary (Jessica Barden), qui idolâtre son père, ainsi que par l'oncle des fillettes, Philip (Nigel Betts). Mais rapidement, toute la petite famille anglaise découvre que la RDA de 1968 est loin d'être le lieu idyllique qu'on lui promettait, et elle décide de faire tout son possible pour s'enfuir...

Une comédie anglaise amusante et légère, inspirée d'une histoire vraie, qui se regarde très facilement, et dans laquelle Catherine Tate se cherchait encore un peu au niveau interprétation, puisqu'elle avait ici encore tendance à surjouer ponctuellement certaines ses scènes dramatiques.

Rien de bien méchant ou de rédhibitoire, cela dit, d'autant qu'elle est bien entourée, et que le ton général se prête à heureusement à un peu de caricature et d'outrance. En somme, c'est sympathique, sans être forcément ultra-mémorable.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #948 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (2016)

Publié le 25 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (Justice League – Cosmic Clash) :

Brainiac (Phil LaMarr) attaque enfin la Terre, mais la Justice League est là pour le repousser. Du moins, jusqu'à ce que le cyborg expédie Superman, Green Lantern et Wonder Woman dans le passé pour se débarrasser d'eux : à Batman et à Flash de remonter le fil du temps pour les secourir, tandis que Cyborg, resté dans le présent, se tourne vers Supergirl (Jessica DiCicco) pour l'aider à défendre la Terre...

À nouveau un script de Jim Krieg, ce qui pouvait laisser sur la défensive, et faire redouter quelque chose de totalement parodique et de puéril... mais en fait, avec ce Cosmic Clash, Krieg semble avoir trouvé le bon équilibre entre humour et action.

Cosmic Clash s'avère en effet particulièrement ludique, avec ses changements d'époque (préhistoire, pirates, futur) assez logiques et bien amenés, son Batman efficace tout en étant parodique (ses costumes, ses répliques), sa Supergirl cheerleader, ses Brainiacs menaçants tout en étant humoristiques, etc.

Le tout est plutôt amusant et décomplexé, ne semble pas avoir eu un budget limité, et le grand final, avec son mécha façon Power Rangers et ses miniaturisations, conserve suffisamment de fantaisie pour fonctionner sans trop de soucis.

C'est peut-être là la clef d'un tel film Lego réussi : tant que l'action et la menace sont pris au sérieux, et traités avec dynamisme et respect, l'humour passe sans problème, tout caricatural qu'il puisse être.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #947 : Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (2018)

Publié le 24 Avril 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Jeunesse, Aventure, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald - 2018) :

Alors que Grindelwald (Johnny Depp) vient d'échapper au MACUSA américain, Newt Scamander (Eddie Redmayne) reçoit la visite, à Londres, de Jacob (Dan Fogler) et Queenie (Alison Sudol). En parallèle, il apprend de la bouche de Dumbledore (Jude Law) que Credence (Ezra Miller), que tout le monde croyait mort, pourrait bien être le frère disparu de Leta Lestrange (Zoë Kravitz), et l'objet de l'intérêt de Grindelwald : ce dernier pense en effet que Credence est le seul moyen pour lui de tuer Dumbledore, son rival, et il est prêt à tout pour le retrouver. Mais Credence est en fuite en compagnie de Nagini (Claudia Kim), sa bien-aimée, et Newt, bien malgré lui, va se retrouver embarqué dans cette histoire...

Le premier Animaux Fantastiques était un film batard, tiraillé entre son désir de plaire à deux publics, en présentant d'un côté des créatures attachantes donnant lieu à des mésaventures humoristiques, et en continuant, de l'autre, à s'enfoncer toujours plus dans le dark & gritty adulte bourré de relations compliquées et de géopolitique du monde des sorciers.

Malheureusement, Les Crimes de Grindelwald fait le choix de continuer dans cette direction, en redoublant d'efforts sur le côté sombre et sérieux, et en reléguant les animaux et la fantaisie à la lisière du récit, comme une vague décoration servant à divertir les plus jeunes, autrement soûlés par les multiples rebondissements du récit et par sa structure inutilement brouillonne et compliquée.

Car c'est bien là le problème principal de ce Grindelwald : constamment, du début à la fin, on a l'impression de regarder un résumé très approximatif d'un roman bien plus dense et complexe, un résumé décousu, auquel il manque de nombreux chapitres et de nombreuses transitions, qui permettraient de comprendre les motivations des personnages, leurs réactions parfois incompréhensibles (toute la caractérisation de Queenie, dans cet épisode, laisse perplexe), et l'évolution du récit.

Le problème, c'est que le spectateur n'a pas ce roman entre les mains, et le résultat est tout simplement bordélique et confus au possible. J.K. Rowling introduit de trop nombreux personnages, qui finissent par être inutiles ou sous-développés (Flamel, la femme mystérieuse qu'il contacte, l'Auror rival, etc, etc, etc), il y a des ellipses problématiques dans le récit, à la fois dues au montage, mais aussi à l'écriture - une écriture qui joue volontairement la carte du mystère et du flou artistique, afin de ménager ses effets et de placer des rebondissements joliment capillotractés, supposés donner envie de voir la suite de la saga.

Seulement voilà : devant la caméra de David Yates, le spectacle proposé est malheureusement particulièrement terne. Trop souvent, Paris paraît aussi grisâtre et générique que ne l'était New York ; l'étalonnage numérique est omniprésent ; sans raison, Yates utilise des gros plans assez laids dans la première partie du film, et les délaisse totalement ensuite...

Donc, entre son script décevant (sans réelle structure, et servant principalement de mise en place pour la suite), son exposition laborieuse, ses rebondissements artificiels, ses personnages trop nombreux et pas forcément utiles, sa réalisation et son rythme défaillants, et ses animaux fantastiques de moins en moins présents, Fantastic Beasts 2 déçoit grandement, à tous les niveaux, en se positionnant comme un film de transition sans réelle valeur intrinsèque.

J'étais ressorti du premier opus en étant relativement optimiste, séduit par le retour à quelque chose de plus léger et de plus optimiste suite à l'évolution sombre et épique de la franchise Potter.

Là, c'est tout l'inverse, et ce second volet des Animaux Fantastiques me donnerait presque envie de laisser tomber, en attendant que J.K. Rowling se trouve un co-scénariste capable de canaliser ses impulsions créatives et de donner forme à quelque chose de plus correct.

2/6

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