Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2019 - 09 - Rétrospective Critters : Critters (1986)

Publié le 4 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Critters, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Critters (1986) :

Lorsque d'étranges créatures couvertes de poils - les Crites - commencent à envahir la ferme de la famille Brown - Jay (Billy "Green" Bush), Helen (Dee Wallace-Stone), April (Nadine Van Der Velde), et Brad (Scott Grimes) -, ces derniers doivent repousser ces êtres extraterrestres, alors même que deux chasseurs de prime métamorphes débarquent sur Terre pour traquer les Critters...

Je pensais avoir déjà chroniqué les Critters dans le cadre de l'Oktorrorfest, mais visiblement, ce n'est pas le cas, donc à l'occasion de la sortie de la mini-série Critters : A New Binge, retour sur une franchise poilue et affamée...

En ce qui concerne ce premier Critters, je ne sais pas si c'est le fait que j'ai découvert cette franchise très tardivement (près de 20 ans après sa sortie) qui a joué, mais j'ai toujours trouvé le premier épisode de la série assez médiocre et soporifique.

La mise en place, notamment, est interminable, avec près d'une bonne demi-heure avant que les Critters n'arrivent sur Terre, et que le film ne commence vraiment. Ce qui fait beaucoup sur un film de 85 minutes. Par la suite, le film tente de jouer la carte du suspens premier degré et du mystère en laissant ses monstres souvent dans l'ombre (probablement pour tenter de cacher leur nature de marionnettes en latex), ce qui, malheureusement, a tendance à rendre le tout assez peu intéressant ou dynamique, et ce malgré un Billy Zane et sa queue de cheval, ou un chasseur de prime à brushing permanenté façon hair metal.

Alors certes, on sourit parfois devant certains clins d’œil (ET, "Grover's Bend", Chewie) et en reconnaissant certains acteurs (Ethan Phillips, la frangine Shaye), mais le reste du temps, c'est quand même assez plat, tentant de rendre horrifique un concept et des créatures prêtant gentiment à sourire.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 08 - Bird Box (2018)

Publié le 3 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Bird Box :

Alors que des créatures indicibles envahissent la planète, rendant fous tous ceux qui les voient, Mallory (Sandra Bullock), enceinte, trouve refuge dans une maison en compagnie de tout un groupe d'inconnus (Trevante Rhodes, Jacki Weaver, John Malkovich, Rosa Salazar...). Mais rapidement, la menace environnante et les personnes contaminées par la folie des créatures amènent le petit groupe à se déchirer...

Film d'horreur événement de la fin d'année 2018 de Netflix, ce Bird Box est adapté d'un roman de genre, et semble, au premier abord, surfer sur la vague Sans un Bruit, remplaçant ici des créatures imposant de ne pas faire le moindre bruit, par des créatures imposant de détourner constamment le regard, sous peine de devenir fou.

Un postulat pas désagréable, aux évocations lovecraftiennes, et qui est ici détaillé au fil de deux longues heures - un format Netflix qui fait plus de mal que de bien au film, et l'empêche d'être particulièrement efficace.

D'autant que, niveau écriture, le tout ne vole pas très haut : outre une structure en flashbacks, qui affaiblit considérablement toute tension, et empêche de vraiment s'immerger dans le monde dépeint (ça aurait probablement nettement mieux fonctionné au format mini-série), les personnages sont assez clichés, sous-développés et basiques, et le script n'a de cesse d'évoquer d'autres œuvres similaires (Brume de King, Zombie, L'Antre de la Folie, Phénomènes...)

Résultat : le tout tombe relativement à plat, pas aidé par une Sandra Bullock un peu trop botoxée, mais surtout par son personnage, trop souvent antipathique et distant. Cela dit, Bullock se démène malgré tout dans son rôle, donc ça compense un peu.

Dans l'ensemble, c'est tout de même dommage, car le concept de l'horreur indicible aurait pu être intéressant à traiter ainsi... mais en l'état, non seulement le film a facilement 25 minutes de trop, mais en plus, il n'apporte rien de vraiment intéressant au genre, et échoue à créer une véritable tension.

Énorme bof, en somme.

2.25/6 + 0.25 pour la petite fille, qui est adorable = 2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 07 - Killer High (2018)

Publié le 3 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, SyFy

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Killer High :

Obsédée par le succès, Sabrina Swanson (Kacey Rohl) a organisé l'anniversaire des 10 ans de sa promotion de lycée pour pouvoir en mettre plein les yeux à sa rivale de toujours, Rosario (Humberly González). Malheureusement, une ancienne malédiction hante l'établissement scolaire, et quiconque enfile le costume de l'ancienne mascotte du lycée se transforme en bête sanguinaire...

Une comédie horrifique produite pour SyFy, et écrite/réalisée par des femmes, notamment par la scénariste de Leprechaun Returns : et tout de suite, on retrouve un même sens du second degré évident, avec des dialogues décalés, des personnages gentiment caricaturaux, et un ton peu sérieux qui fait plaisir à voir.

Si visuellement, on n'est pas loin du Mike Mendez du Couvent, avec des éclairages fluos et très contrastés, on retrouve aussi l'approche décomplexée de ses métrages, avec un monstre risible et assez fauché (mais conçu comme tel, puisque c'est un costume de mascotte possédé), des gags idiots, du slapstick, et plein d'autres idées incongrues comme ces moments où l'action se fige en plein déluge de gore (un gimmick qui se répète peut-être une fois de trop).

Malheureusement, Killer High a aussi les limites de ses qualités : ça ne fonctionne jamais vraiment en tant que film d'horreur, c'est trop fauché pour que toutes les idées soient vraiment concrétisées, et dans l'ensemble, ça reste très anecdotique, malgré une distribution tout à fait compétente, Kacey Rohl en tête.

3.5/6 (pour le capital sympathie du tout)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 06 - Leprechaun Returns (2018)

Publié le 2 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, SyFy

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Leprechaun Returns :

25 ans après que sa mère Tory ait vaincu le Leprechaun dans un chalet reculé, Lila (Taylor Spreitler) y revient avec plusieurs de ses amies (Pepi Sonuga, Sai Bennett, Emily Reid), pour la transformer en sororité. Mais Ozzie (Mark Holton), qui vit toujours dans les parages, les met en garde... le Leprechaun (Linden Porco) rode toujours, et est bien décidé à récupérer son or !

Une bonne surprise que ce relaunch de la franchise Leprechaun (après le désastreux Leprechaun Origins chapeauté par la WWE), un relaunch ici confié à une scénariste de Ash vs Evil Dead, et au réalisateur de The Void,  : ici, ce métrage, qui se veut une suite directe au premier Leprechaun, nous propose comme héroïne Taylor Spreitler (déjà vue à la télévision et dans Amityville Awakening) dans le rôle de la fille du personnage autrefois interprété par Jennifer Aniston (personnage depuis décédé hors-champ).

Une Spreitler dynamique, convaincante, et possédant un timing comique efficace, pour une histoire assez classique, qui pourtant ne se prend pas trop au sérieux. Contrairement aux volets précédents de la franchise, ça ne vire pas dans la parodie totale, avec un Leprechaun cabotin éclipsant ses victimes - Pete Spiros n'a pas le charisme ni le maquillage de Warwick Davis, ce qui le rend à la fois moins distinctif et plus menaçant - et ce n'est pas non plus trop premier degré (d'autant qu'un film avec un Leprechaun tueur, c'est compliqué à prendre au sérieux).

Le résultat se trouve au carrefour de la comédie et de l'horreur, avec un second degré très présent, des dialogues assez amusants, des gags qui fonctionnent plus ou moins, et de la continuité, notamment par le biais du retour d'Ozzie, l'un des personnages de l'original.

Tout au plus mettrai-je un bémol sur l'accent du Leprechaun, qui vire ponctuellement au Pakistanais, et sur l'interprétation de Sai Bennett, un peu trop forcée. Mais ce n'est pas bien grave, et je dois dire que le moment Evil Dead 3, avec les mini-Leprechauns, m'a fait plaisir.

3.5/6 (ce qui le place, paradoxalement, au sommet du classement de la franchise - passée intégralement en revue sur ce blog en 2017)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 05 - Happy Birthdead 2 You (2019)

Publié le 2 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Romance, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Happy Birthdead 2 You (Happy Death Day 2U) :

Tree (Jessica Rothe) pensait en avoir terminé avec la boucle temporelle dans laquelle elle était prise au piège. Mais une explosion au laboratoire de physique la propulse à nouveau dans sa boucle, mais dans un univers parallèle, où les choses sont légèrement différentes. Avec l'aide de Carter (Israel Broussard) et de Ryan (Phi Vu), elle va alors tenter de remettre les choses à leur place...

Le premier Happy Birthdead, sorti en 2017, avait connu son petit succès, de par son concept simple : Un jour sans fin appliqué à l'univers du slasher. On pouvait regretter que le concept de base ne soit que partiellement exploité, et que le métrage soit assez inégal et finalement très propre sur lui, reste que l'énergie du tout et le capital sympathie de l'actrice principale en faisaient quelque chose de distrayant, à défaut d'être particulièrement mémorable.

Pour cette suite, si on garde les mêmes acteurs, on ne recommence pas exactement, puisque le côté slasher est quasiment délaissé, et ne sert plus que de prétexte, au profit d'une approche plus ouvertement comique et fantastique, inspirée de Retour vers le Futur 2 (même la bande originale semble adopter un style proche de Silvestri, dans la dernière demi-heure).

Ici, les personnages secondaires du premier film sont mis en avant, on détourne un peu le concept Happy Birthdead, et on joue beaucoup sur la corde sensible relative à l'héroïne, à ses sentiments, à sa famille, etc.

Alors ça peut désarçonner, si l'on s'attend à une copie conforme du premier métrage... et quelque part, ça l'est en partie, puisque les ressorts narratifs sont très similaires. Mais dans l'ensemble, le changement d'orientation fait du bien au film, et compense la familiarité du procédé.

Ce n'est pas forcément hilarant, ce n'est pas forcément toujours très intéressant (la dernière demi-heure est très inégale), c'est toujours gentiment surjoué, mais ce n'est pas forcément pire que l'original.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 04 - Slaughterhouse Rulez (2018)

Publié le 1 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, UK, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Slaughterhouse Rulez :

Lorsque Don (Finn Cole) arrive dans le collège anglais privé de Slaughterhouse, il est confronté à un environnement scolaire étrangement autoritaire et glauque, où il sympathise avec Willoughby (Asa Butterfield), son compagnon de chambrée, et où il s'éprend de la belle Clemsie (Hermione Corfield). Mais rapidement, les opérations de fracking se déroulant à proximité semblent provoquer l'ouverture d'un trou béant dans le sol de la forêt, et le réveil de créatures sanguinaires y vivant...

Une comédie horrifique anglaise produite par Simon Pegg et Nick Frost, et qui, pendant près d'une heure, ressemble à du St Trinians, ou à une adaptation IRL (en plus soft) de Bully, le jeu de Rockstar, avec son collège anglais dégénéré, ses personnages trashouilles (le Drago Malefoy de service, le proviseur...), et son politiquement incorrect amusant...

C'est gentiment décousu, c'est gentiment inoffensif, c'est gentiment approximatif et brouillon, mais ce n'est pas désagréable.

Et puis au bout d'une heure, ça se décoince enfin, quand les monstres passent à l'assaut, et que les élèves se défendent... malheureusement, ça ne décolle jamais totalement, la faute à un rythme en dents de scie, et à un budget que l'on devine assez limité, notamment dans sa mise en image relativement "stratégique" de ses créatures.

Au final, c'est tout à fait regardable, voire même sympathique par moments (ça fait toujours plaisir de revoir Asa Butterfield et Hermione Corfield), mais ça reste totalement anecdotique (à l'image du caméo de Margot Robbie par webcam).

3/6, dont un demi-point pour le chien.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 03 - Anna and the Apocalypse (2018)

Publié le 1 Octobre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Musique, Noël, Oktorrorfest, Review, UK, Yulefest

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Anna and the Apocalypse (2018) :

À l'approche de Noël, alors que son lycée organise le spectacle de fin d'année, Anna (Ella Hunt) et ses amis (Malcolm Cumming, Sarah Swire, Christopher Leveaux, Ben Wiggins, Marli Siu) sont confrontés à leur vice-principal tyrannique, Mr Savage (Paul Kaye), alors même qu'une épidémie transforme progressivement tout le monde en zombies...

Un film un peu à cheval entre l'Oktorrorfest et la Yulefest, mais qui finit par s'avérer nettement plus horrifique que festif, une fois ses 25 premières minutes dépassées.

Car, ayant abordé ce métrage sur la seule base de ses bonnes critiques, je ne savais pas trop à quoi m'attendre... et en fait, pendant ces 25 premières minutes, le choc est rude, puisqu'on se retrouve devant une comédie musicale lycéenne écossaise très premier degré, façon High School Musical.

Alors certes, musicalement, vocalement et au niveau des chorégraphies, toutes proportions gardées, ça n'a pas à rougir de la comparaison... mais tout de même, ça fait un choc, surtout si, à la base, on n'est pas forcément très friand de ce genre.

Pendant ce premier tiers, donc, j'ai eu énormément de mal à accrocher au tout. Ce n'est pas la faute de la distribution, efficace et sympathique, mais autant dire que j'étais bien content de voir débarquer les zombies à la barre de la demi-heure...

Ensuite, le métrage lorgne gentiment sur un Shaun of the Dead adolescent, sans en avoir l'humour aussi prononcé, et avec des chansons mélancoliques placées çà et là.

Pas de grande surprise au programme, on devine très rapidement dans quelle direction tout ça va nous mener, il y a une vague utilisation de l'apocalypse zombie comme métaphore du passage à l'âge adulte et de la fin du lycée, et le mélange émotion sérieuse, dépression, et comédie décalée ne fonctionne que partiellement, souffrant d'un étrange déséquilibre qu'on mettra sur le compte de la tristesse écossaise.

Je l'avoue, je n'ai pas vraiment été convaincu par Anna and the Apocalypse. Je comprends totalement pourquoi ce High School Musical of the Dead a pu séduire les critiques, mais de mon côté, j'ai trouvé le tout un peu trop inégal pour vraiment être efficace, et le côté musical m'a tout simplement laissé de marbre.

3/6 (pour récompenser l'effort de proposer quelque chose de quasi-inédit)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 02 - Overlord (2018)

Publié le 30 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Overlord (2018) :

En 1945, en pleine opération Overlord, une escouade de soldats américains (John Magaro, Iain De Caestecker, Wyatt Russell, Jovan Adepo, etc) saute en parachute sur une petite ville française, où ils croisent le chemin de Chloe (Mathilde Ollivier), une Française victime des attentions du chef de la base scientifique nazie toute proche (Pilou Asbæk). Une base où des expériences indicibles ont lieu sur les cadavres...

Production JJ Abrams, cet Overlord a longtemps été rattaché à la franchise Cloverfield, laissant présager d'un film de guerre vaguement lié aux formes de vie extra-terrestres de la franchise. En réalité, comme on le sait depuis un moment déjà, Overlord n'a rien à voir avec Cloverfield, et tout en commun avec les innombrables films de zombies nazis tels que j'en ai déjà chroniqué des tonnes sur ce blog (Frankenstein's Army, Bunker of the Dead, Dead Snow, la série des Outpost, etc, etc, etc).

Et honnêtement, cet Overlord ne se démarque en rien de tous ces films plus ou moins indépendants.

Une fois passée son introduction guerrière, spectaculaire et réussie, le film freine aussitôt des quatre fers, pour entamer un gros ventre mou qui dure facilement 45-50 minutes : il y a bien une scène ou deux qui attirent un peu l'attention (la découverte du laboratoire, les effets de l'injection), mais ces scènes sont brèves, et ne compensent pas le reste du film.

D'autant que la distribution, si elle est compétente, est bourrée de personnages-archétypes (les plus voyants étant le héros, un Finn-bis sous-développé, et la Française, cliché ambulant du personnage féminin fort™©® que les scénaristes en tous genres aiment injecter dans les films de genre de ce type) qui peinent à attirer la sympathie ou l'intérêt.

Et comme en prime, le bestiaire est extrêmement limité (les zombies se comptent sur les doigts d'une main, et sont vraiment basiques), on reste vraiment sur sa faim devant ce métrage générique, qui ne se démarque pas du tout (pas même par ses explosions finales superflues) du tout venant des films de guerre surnaturels...

2.5/6

(ce n'est pas encore demain qu'on aura un simili-Wolfenstein cinématographique digne de ce nom)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 01 - La Prophétie de l'Horloge (2018)

Publié le 30 Septembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

La Prophétie de l'Horloge (The House with a Clock in its Walls - 2018) :

Lewis (Owen Vaccaro), un enfant excentrique de 10 ans ayant récemment perdu ses parents, va s'installer dans la demeure étrange de son oncle bizarre, Jonathan Barnavelt (Jack Black). Là, il fait la connaissance de Florence Zimmerman (Cate Blanchett), voisine et amie de Barnavelt, et découvre que les deux adultes sont des sorciers, et que la maison cache en son sein un secret qu'ils tentent de percer, celui d'une horloge dissimulée dans ses murs...

Un film pour enfants librement adapté d'un roman assez populaire datant des années 70, et produit par Spielberg/Amblin... mais confié à Eli Roth, chantre de l'horreur et du torture porn immature et provocateur.

Un choix des plus étranges qui se traduit, dans les faits, par une réalisation des plus impersonnelles, et par une copie rendue manquant vraiment de style et d'atmosphère : d'autant plus dommage que la direction artistique est plutôt jolie (malgré quelques fautes de goût, comme ces citrouilles en plastique qui gardent la maison), et que la distribution y met du sien.

À titre personnel, je ne suis pas très client des choix effectués par Blanchett pour incarner son personnage, et le petit Vaccaro est relativement inégal (quand il joue la terreur, il en fait trois tonnes), mais dans l'ensemble, c'est honorable... seulement voilà : au final, malgré toutes ces bonnes intentions de départ, le tout finit par ressembler un peu à un Chair de Poule 3, parcouru de quelques fulgurances improbables (bébé Jack Black !?), mais incapable d'imposer un vrai rythme à son récit (comme le montre ce montage ultra-plat et sans énergie sur du Little Richard), tiré vers le bas par des scènes scolaires répétitives et prévisibles, et par une bande originale quelconque.

Ce n'est pas honteux, c'est tout à fait regardable, et ça assure le spectacle, mais c'est aussi totalement générique et oubliable.

3.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - A Discovery of Witches, saison 1 (2018)

Publié le 29 Septembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

A Discovery of Witches, saison 1 (2018) :

Sorcière orpheline refusant d'utiliser ses pouvoirs, Diana Bishop (Teresa Palmer) enseigne l'histoire à Oxford. Jusqu'au jour où elle découvre, dans la bibliothèque de l'Université, un vieux grimoire ancestral qu'elle est la seule à pouvoir lire, et qui révèle l'origine des vampires, des démons, et leurs liens avec les sorcières. Aussitôt, toute la communauté des êtres surnaturels se rapproche agressivement de Diana, pour tenter de découvrir la vérité, et la jeune femme fait la connaissance de Matthew Clairmont (Matthew Goode), un vampire séduisant bien décidé à la protéger...

Adaptation en 8 épisodes du roman Le Livre Perdu des Sortilèges de Deborah Harkness, cette série anglaise diffusé sur Sky TV évoquera sans nul doute des choses familières au spectateur amateur de littérature de genre : on est en effet en plein dans le genre de la bit-lit (la romance vampirique), avec tout ce que ça comporte de clichés et de défauts.
 
Difficile en effet de ne pas remarquer à quel point ces clichés sont présents : entre l'héroïne, élue aux pouvoirs extraordinaires et centre du monde surnaturel, jolie mais réservée, aux origines tragiques, et à la profession intellectuelle qui renvoie directement au métier et à la passion de Deborah Harkness (historienne et universitaire : on est à deux doigts du self insert façon Laurel K Hamilton) ; son prétendant vampire, mystérieux et séduisant mais proche de sa famille et noble de naissance, dirigeant d'un ordre spécial et secret ; les deux tantes excentriques que l'on dirait tout droit sorties de Sabrina l'apprentie sorcière, les luttes de clans entre les différents peuples surnaturels (ici surnommées créatures), la romance impossible et interdite façon Roméo et Juliette du pauvre, sans oublier le concept de voyage temporel qui semble gentiment surfer sur la vague Outlander, on devine tout de suite quelle est la tranche démographique visée par cette série et par le roman qu'elle adapte.

Et malheureusement, difficile de trouver beaucoup d'intérêt au programme tant il regorge à ce point de clichés, d'une réalisation et d'une esthétique assez froide (presque publicitaire), et d'un script maladroit qui tente d'adapter un ouvrage en y faisant des coupes peu judicieuses. Du moins, c'est ce que je suppose, puisque, n'ayant pas lu le roman, je ne peux que supposer qu'il était plus développé qu'ici : en effet, A Discovery of Witches a le malheureux problème de tenter d'établir un univers en huit épisodes à peine, ce qui est insuffisant.

La série se retrouve ainsi à présenter trois peuples principaux (les vampires, les sorcières, et les démons) sans jamais expliquer ou définir chacun de ces peuples. Passe encore pour les vampires et sorcières, assez communs, mais les démons souffrent ici de n'être jamais développés correctement : le spectateur ne sait donc jamais vraiment ce qu'est un démon dans cet univers, quels sont ses pouvoirs, et pourquoi certaines règles arbitraires interdisent le mélange des races, et semblent poser problème aux autres personnages.
 
D'ailleurs, il y a énormément de moments scientifiques qui n'apportent pas grand-chose à la série, une série clairement pensée comme une introduction à quelque chose de plus développé, et donc une série qui ne se suffit pas à elle-même. Paradoxalement, en 8 épisodes, il ne se passe pas grand-chose : l'héroïne est traquée des le premier épisode, et cela ne change pas jusqu'à la fin ; tout juste subit-elle une formation accélérée chez ses tantes, des tantes par ailleurs inutiles pendant les trois quarts de la saison, ce qui est un bien mauvaise utilisation de leurs actrices (Alex Kingston et Valarie Pettiford).

En multipliant les points de vue, par ailleurs, la série peine à intéresser. En effet, la particularité de la bit-lit, bien souvent, est d'adopter le point de vue de son héroïne, ce qui permet à la lectrice de s'identifier plus facilement au personnage, et de découvrir l'univers présenté par l'auteur. Seul problème : ici, le scénario passe autant de temps auprès des antagonistes (vampires et sorcières) et personnages secondaires (qui d'ailleurs ne débordent pas vraiment de charisme), qu'auprès de l'héroïne et de son vampire.

Le résultat, c'est un déficit de capital sympathie de l'héroïne (à l'interprétation inégale - et pourtant, habituellement, j'apprécie Teresa Palmer, mais ici, elle est terne) et un manque certain d'alchimie avec son vampire, raide comme un piquet et peu charismatique (j'ai bien conscience que ton nombre de spectatrices me contrediront, mais peu importe).

Et donc, entre ce couple principal franchement insipide (qui a même droit à une scène de sexe au ralenti et tout public, bien risible), leurs antagonistes assez peu engageants ou réussis, ces personnages secondaires sous-exploités ou inintéressants, ces effets spéciaux assez médiocres, et cette ambiance globale totalement glaciale, il y a bien trop peu de choses à se mettre sous la dent si l'on n'est pas conquis d'avance par le côté bit-lit et romance impossible entre deux êtres surnaturels.

J'avoue avoir abordé cette série sans attentes particulières, et je dois donc dire que je n'ai pas été déçu. A Discovery of Witches, à l'image de son monologue d'ouverture d'épisode répété jusqu'à plus soif, m'a laissé totalement de marbre, m'a lassé, et je crois que je vais m'arrêter là.

​---

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - [Dark/Web], saison 1 (2019)

Publié le 28 Septembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Amazon, Anthologie, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

[Dark/Web], saison 1 (2019) :

Alors qu'ils reçoivent des mails étranges de Molly (Noemi Gonzalez) , une amie de lycée qu'ils n'ont pas revue depuis des années, des individus aux profils différents - Ethan (Brian Ellerding), journaliste au chômage, Sam (Lana McKissack), influenceuse web, et James (Michael Nardelli), enseignant au fond du trou - décident de mener l'enquête, sans se douter que leurs appareils technologiques vont les trahir...

Pseudo-anthologie en 8 épisodes diffusés sur Amazon, et issue de l'imaginaire des créateurs du film de science-fiction Cercle, [Dark/Web] joue sur les peurs et les incertitudes liées au web, au monde moderne, et à la technologie, pour mettre en place un programme qui semble fortement lorgner sur Black Mirror et compagnie...

Ayant pour fil conducteur l'enquête des amis de Molly, la série s'articule ainsi autour de ces segments, entrecoupés de courts-métrages de 10-15 minutes s'intéressant aux menaces des nouvelles technologies, et supposés être des récits de fiction inclus par Molly dans les mails envoyés à chacun de ses amis. Une structure pas forcément inhabituelle (V/H/S faisait de même avec ses vidéos) mais qui ici est parfois étrangement déséquilibrée, et pas aidée par des épisodes à la durée très variable, pouvant aller de 25 minutes à plus d'une heure...

1x01 - Un conducteur de vtc au bout du rouleau découvre que son appli lui parle directement, lui révèle tous les secrets de ses passagers, et l'incite à les punir...

Pas désagréable, mais une interprétation très inégale des passagers, et un sujet pas forcément très original. À noter Julie Benz, qui fait la voix de l'application.

1x02 - Une serveuse de fast-food devient mondialement connue sur le web lorsqu'une star publie sa photo sur sa page de réseau social - mais cette célébrité inattendue attire sur elle l'attention du dark web...

Assez mauvais, gentiment surjoué (la post-synchro des clients, et de manière générale, les voix-off, sont calamiteuses), et à la conclusion plutôt idiote.

1x03 - Un hôpital empli de zombies, des survivants, et un jeu vidéo...

Un épisode bizarre, plus centré sur les trois protagonistes que sur la "nouvelle", ce qui se traduit par un segment très court écrit, réalisé et interprété par Zelda Williams ; un segment anthologique qui semble se terminer en queue de poisson, et être totalement déconnecté du reste.

1x04 - Un veuf sexagénaire a besoin d'un nouveau cœur en urgence, sa fille lui en trouve un sur le marché noir, mais lorsque le greffé commence à avoir des visions étranges, il ne sait pas s'il est possédé, ou si c'est la culpabilité qui le ronge...

Alors là, un bon gros WTF, puisque l'épisode dure 54 minutes, qu'il est cousu de fil blanc, que le segment en lui-même se termine en queue de poisson après avoir été prévisible de bout en bout, et surtout, qu'une place inutile est laissée aux trois protagonistes habituels qui rendent visite à un patient dans un hôpital psychiatrique.

À noter, un caméo de Robert Davi en chirurgien louche.

1x05 - Un jeune homme arrive chez une cougar, pour passer la nuit avec elle...

Retour à une durée plus classique, pour une histoire cousue de fil blanc (on devine la chute de ce segment très Contes de la Crypte dès son titre pas très finaud), avec Clare Kramer en lingerie, et une réalisation maniérée.

Au niveau du fil conducteur, on a droit à une présentation précipitée d'Amy, la petite amie lesbienne hackeuse rebelle habillée de cuir de Molly, la disparue : un joli cliché ambulant, pas très convaincant, et qui n'apporte pas grand chose à des personnages toujours aussi antipathiques.

1x06 - La vie et la carrière de Molly, avant sa disparition.

Un épisode d'une trentaine de minutes, intégralement narré en flashback, et consacré au personnage de Molly, et à son poste au sein de l'entreprise de sécurité informatique de Nicholas Brendon. Pas forcément désagréable, bien qu'un peu surjoué çà et là.

1x07 - Une jeune femme studieuse se laisse convaincre par sa colocataire bimbo d'essayer une application de rencontre à la mode, et rencontre quelqu'un, mais rapidement, elle devient la victime d'une rumeur virale l'accusant d'être atteinte d'une STD, et elle voit son corps se transformer...

67 minutes d'épisode, plus déconnecté que jamais : le récit (axé body horror) est efficace, mais très balisé et bien trop long (Dora Madison est excellente, cela dit), en plus de se perdre dans un propos bancal sur la créativité, la narration, etc (ça s'ouvre sur une explication du test de Bechdel, quand même) et d'avoir un thème très similaire à celui du 1x04 (la culpabilité, etc) ; et le reste n'est pas très intéressant, avec des personnages toujours plus stupides et agaçants.

1x08 - Accompagnés par Amy, et les autorités à leurs trousses, le trio découvre une trappe secrète menant au cadavre de Molly, décédée devant ses écrans, face à une intelligence artificielle qu'elle avait dérobée à son entreprise...

Une conclusion d'une demi-heure, assez inaboutie, car à la fois télégraphiée (dès le début du premier épisode de la saison, on pouvait déjà plus ou moins deviner les tenants et les aboutissants de l'histoire), et pas très bien écrite ou interprétée. Résultat : lorsque vient le moment de la grande décision des protagonistes, on est très loin de se ranger à leurs côtés, et on a même un peu tendance à les trouver énervants (l'interprétation y est pour beaucoup).

---

En résumé, une semi-anthologie vraiment peu convaincante, entre ses personnages antipathiques, son propos gentiment éventé (Black Mirror a déjà fait pareil, en mieux), sa direction d'acteurs mitigée, son rythme décousu, etc.

Dark/Web donne ainsi souvent l'impression que ses créateurs (l'un d'eux est aussi scénariste/réalisateur et interprète de l'un des personnages principaux) ont refourgué leurs courts-métrages à Amazon, et qu'ils ont recyclé un pitch de long-métrage inabouti et/ou brodé autour de leurs courts une vague histoire de conspiration, d'intelligence artificielle et d'e-mails, histoire d'en faire "une anthologie d'anticipation".

Un projet vraiment bâtard et bancal, au final, pas vraiment satisfaisant ou original.

​---

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Blog Update ! - Septembre 2019

Publié le 28 Septembre 2019 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review

Un mois de septembre qui a signé un retour à la normale sur le blog des Téléphages Anonymes, avec des critiques quotidiennes de films, et quelques grosses séries le week-end...

#1053 : Le Parc des Merveilles (2019) - 3/6

#1054 : At The Heart of Gold (2019) - 4.25/6

#1055 : Fast & Furious - Hobbs & Shaw (2019) - 3.25/6

#1056 : Back To School (2018) - 2/6

#1057 : Stan et Ollie (2018) - 4.25/6

#1058 : Les Sextuplés (2019) - 1.5/6

#1059 : Half Magic (2018) - 2.5/6

#1060 : Terra Formars (2016) - 2/6

#1061 : Fuck You All - The Uwe Boll Story (2018) - 3.75/6

#1062 : Lego DC Batman - Family Matters (2019) - 3/6

#1063 : Drunk Parents (2019) - 1/6

#1064 : Egg (2018) - 3/6

#1065 : Les Faussaires de Manhattan (2018) - 3.5/6

#1066 : Le Choc des Générations (2013) - 3/6

#1067 : Late Night (2019) - 2/6

#1068 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2004) - 4/6

#1069 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : Le Sabre des Tempêtes (2006) & Les Chaussures de Fer (2007) - 3.25/6

#1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018) - 3.5/6

#1071 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy II : Les Légions d'Or Maudites (2008) - 3.75/6

#1072 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2019) - 2.5/6

---

# Bilan :

Un mois plutôt tranquille, bien aidé par une semaine Hellboy permettant de faire bien remonter la moyenne générale, et qui propose un certain nombre de films agréables à suivre, à défaut d'être particulièrement mémorables ou exceptionnels. Ça aurait pu être bien pire et, hormis une poignée de comédies américaines assez pitoyables malgré leurs têtes d'affiche, cette fournée de septembre s'est avérée globalement honorable.

---

# Film du mois :

Stan & Ollie, une biographie touchante et très bien interprétée sur la fin de carrière de deux légendes de la comédie. Ex-aequo avec un documentaire HBO assez symptomatique de l'époque actuelle, et juste devant le premier Hellboy, toujours sympathique et tiré vers le haut par sa bande-originale mémorable.

# Flop du mois :

Combo comédies de merde, ce mois-ci, avec une double fournée made in plates-formes de streaming - le dernier Wayans, Sextuplets, une pauvre resucée d'autres films et du travail d'autres comiques ; et Late Night, une comédie pseudo-subversive, pseudo-féministe, pseudo-#MeToo, et qui finit par n'être que générique, consensuelle, donneuse de leçons et assez typique du travail de Mindy Kaling.

Sans oublier Drunk Parents, un navet qui gâche royalement sa distribution pourtant bien éprouvée et compétente.

---

# Petit écran :

Un mois assez frustrant, au niveau télévisuel, avec un certain nombre de déceptions, en dépit d'un accueil critique globalement positif : c'est notamment le cas pour la dernière saison de Jessica Jones, pour The Boys, ou pour la saison 3 de GLOW ; sans oublier le très médiocre Wu Assassins, ou l'inégal Rob Riggle's Ski Master Academy.

Reste heureusement la deuxième saison de Corporate, égale à elle-même...

---

# À venir :

 

En octobre, place à l'Halloween Oktorrorfest 2019 sur le blog des Téléphages Anonymes : chaque jour, deux ou trois critiques de films d'horreur et de métrages fantastiques, et le week-end, des séries de genre, de Stranger Things 3 à The Worst Witch, en passant par What We Do In The Shadows, et bien plus encore...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1072 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2019)

Publié le 27 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Thriller

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy (2019) :

Lorsque Hellboy (David Harbour) est demandé en Angleterre pour y combattre un trio de géants, il découvre que la Reine de Sang, Nimue (Milla Jovovich), une sorcière toute puissante ayant autrefois combattu Merlin et le Roi Arthur, tente de revenir à la vie et de se venger. Avec l'aide d'Alice (Sasha Lane), une médium, et de Daimio (Daniel Dae Kim), un jaguar-garou, Hellboy doit désormais empêcher ce funeste avènement, tout en luttant contre son propre destin apocalyptique...

Un reboot de la franchise Hellboy dont j'avais entendu le plus grand mal, et qui a fait un flop retentissant lors de sa sortie, au premier semestre dernier. Un tel flop critique et public, en fait que cela m'a même incité à revoir les deux films de Guillermo Del Toro (ainsi que ses spin-offs animés), pour aborder ce dernier opus l'esprit rafraîchi.

Et honnêtement, cet Hellboy 2019, confié à Neil Marshall, n'est pas aussi mauvais qu'on veut bien le dire.

Attention, c'est loin d'être bon, et c'est bourré de défauts à tous les niveaux : c'est inutilement violent, gore et vulgaire ; les personnages secondaires (Alice, Daimio, Nimue) sont affreusement insipides ; Ian McShane est en pilotage automatique, et la caractérisation de son personnage, aux antipodes de celle de John Hurt chez GDT, le rend immédiatement antipathique ; la direction artistique est à la fois ultra-ambitieuse (il y a là quelques plans somptueux, comme Hellboy sur son dragon, et le bestiaire est assez fourni) et assez fauchée, entre ses effets numériques très inégaux, sa pénombre cache-misère (le dernier tiers du film est un enchaînement d'environnements sous-éclairés vraiment quelconques) et ses maquillages approximatifs (Baba Yaga est ratée, Hellboy est très mitigé - je reviendrai sur lui plus tard) ; le caméo de Lobster Johnson est ridicule ; le script est gentiment décousu et chaotique, manquant à la fois de rythme, d'énergie et de direction...

Bref, ce n'est pas un bon film, et pourtant... tout n'est pas à jeter. Le personnage principal, Hellboy, n'a notamment pas à rougir de la comparaison avec le Hellboy de Perlman : si, au niveau de son visage, le maquillage est clairement à l'avantage de la version GDT, cet Hellboy 2019 a une carrure nettement plus convaincante que celle de Perlman dans HB II. C'est bien simple : la silhouette de ce nouvel Hellboy est immédiatement crédible et massive, même en mouvement, et l'interprétation de David Harbour parvient presque à transcender son écriture médiocre.
 
De plus, dans l'absolu, la première heure du métrage se regarde tranquillement, évitant d'être embourbée dans les romances des Del Toro, ou dans leur côté "la forme prévaut sur le fond".

Ça ne suffit pas pour faire un bon film de ce reboot, d'autant que les enjeux du métrage sont assez redondants avec ce qui s'est déjà fait précédemment, mais après avoir revu les deux Del Toro (et ce, à la baisse), j'en viens presque à regretter que Hellboy-Harbour n'ait pas droit à un second épisode au budget plus confortable (ici, le budget est inférieur à celui du premier Del Toro, d'où le côté assez cheap).

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1071 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy II : Les Légions d'Or Maudites (2008)

Publié le 26 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Romance, Thriller

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy II - Les Légions d'Or Maudites (Hellboy II : The Golden Army - 2008) :

Alors que sa relation avec Liz (Selma Blair) se complique, Hellboy (Ron Perlman) et Abe (Doug Jones) sont confrontés aux ambitions du Prince Nuada (Luke Goss), héritier du royaume de faerie, bien décidé à réveiller les Légions d'Or, et à détruire l'humanité. Mais les agents du BPRD peuvent compter sur Nuala, la soeur jumelle de Nuada, et sur Johann Krauss, leur nouveau supérieur, pour lui mettre des bâtons dans les roues...

Une suite là encore signée Guillermo Del Toro, qui corrige quelques-uns des points faibles du premier opus - budget plus confortable, personnages et univers ne nécessitant plus de présentation "à la MIB", un Agent Myers dont l'absence est expliquée d'une vague ligne de dialogue, flammes de Liz redevenues rouges - en amplifiant encore certains de ses points forts, comme sa direction artistique somptueuse.

À nouveau, Hellboy II est un vrai régal visuel : c'est chatoyant, chargé, inventif, le bestiaire est excentrique et omniprésent, les créatures étranges se succèdent... quitte à parfois frôler un peu l'overdose. C'est probablement là le vrai problème du film : tout juste sorti du Labyrinthe de Pan et de ses Oscars, GDT a visiblement eu carte blanche pour faire ce qu'il voulait, et ça se sent.

Del Toro met ainsi l'accent sur l'humour et la romance, deux orientations qui ne plairont pas à tout le monde, notamment parce que GDT n'est pas forcément le réalisateur et le scénariste le plus subtil à ce niveau : plus que jamais, la relation Liz/Hellboy est cruciale au déroulement du scénario, pour le meilleur (la scène de l'oracle fonctionne bien) et pour le pire (certains moments vraiment immatures et puérils, et les thématiques sur la paternité sont un peu maladroites) ; la relation de Abe et de la princesse Nuala est plus réussie, mais reste assez basique ; et l'accent est mis sur le slapstick à la Bud Spencer, les bruitages façon cartoon (à un ou deux moments vraiment WTF), et les répliques plus ou moins drôles (Seth MacFarlane se charge de la voix de Johann Krauss, et ça fonctionne donc plus ou moins bien).

Sans oublier Danny Elfman, qui remplace Marco Beltrami à la musique, et produit une bande-originale totalement insipide et générique, en pilotage automatique.

Hellboy II alterne ainsi le chaud et le froid. Plus décontracté et à l'aise, GDT se fait souvent plaisir, avec une créature somptueuse, une scène d'action mémorable, ou des décors superbes, mais cela se fait parfois au détriment de la cohérence/fluidité narrative (l'arrivée en Irlande, et son gobelin sous-développé) ; l'interprétation est inégale, notamment du côté des femmes ; les quelques bribes de morceaux pop-rock donnent l'impression d'avoir été rajoutés au dernier moment par un cadre du studio pour vendre des compilations ; Hellboy reste égal à lui-même, mais passe le plus clair de son temps en t-shirt moulant, ce qui lui donne une silhouette étrangement fluette (surtout en comparaison de sa carrure massive lorsqu'il porte son trench-coat) ; la post-synchronisation des créatures est parfois moyenne...

Et pourtant, malgré tout ces défauts, et malgré le fait que ce Hellboy II soit clairement à 80% du GDT, et à 20% du Mike Mignola, le film reste divertissant et sympathique, notamment pour ses visuels superbes.

Malheureusement, plus de dix ans après leur sortie en salles, je m'aperçois que j'apprécie nettement moins les Hellboy de GDT qu'à l'époque. Probablement que les innombrables adaptations de comic-books sorties depuis lors ont remis un peu ces deux métrages en perspective, tout comme l'ont fait les longs-métrages de Del Toro sortis en salles (et souvent applaudis plus que de mesure).

Hellboy II reste agréable à suivre, mais je me demande si je ne préfère pas le premier.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018)

Publié le 25 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy : De Sang et de Fer (Hellboy Animated : Blood & Iron - 2007) :

De nos jours, alors que Hellboy, Liz, Abe et les agents du BPRD passent une nuit dans un manoir hanté, Broom (lui aussi présent) se remémore un combat sanglant qu'il avait mené, en 1934, contre la Comtesse Ondrushko, une vampire...

On continue avec la même équipe, et dans la droite lignée des deux productions précédentes, pour ici quelque chose de plus agréable à regarder, car très gothique, mais aussi très inspiré, à certains moments, du style Mignola (ombres très prononcées, couleurs unies, etc).

Cela élève un peu cette histoire de maison hantée somme toute assez classique, et pas très bien structurée (les flashbacks sur Broom vs la Comtesse semblent parfois placés un peu n'importe comment dans le récit, sans queue ni tête) : c'est dommage que l'écriture ne soit pas plus assurée, car le tout reste très agréable à regarder, et le duel final entre Hellboy et la déesse Hécate est plutôt réussi.

On a même droit à une séance de torture d'Abe aux mains des harpies d'Hécate, ce qui reste assez surprenant dans une production animée de ce type.

Une chose est sûre : même si ça n'atteint pas forcément des sommets, j'ai tout de même préféré ce Blood & Iron au premier Hellboy Animated.

3.5/6

Hellboy - The Troll Witch (2018) :

Hellboy se rend en Norvège, pour s'entretenir avec une sorcière qui détient les secrets de toute une série de meurtres sanglants...

Court-métrage d'animation 2D, produit par des fans de manière tout à fait professionnelle, visible sur YouTube, et qui ne dépasse pas les quelques minutes dans son adaptation du récit de Mignola.

À nouveau, difficile de critiquer un tel projet, surtout à la durée si limitée, mais dans l'ensemble, c'est très stylisé, et plutôt maîtrisé, même si le doublage est plutôt inégal (surtout Hellboy, en fait, qui fait toujours un choc lorsque l'on est habitué à entendre Ron Perlman).

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1069 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : Le Sabre des Tempêtes (2006) & Les Chaussures de Fer (2007)

Publié le 24 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy : Le Sabre des Tempêtes (Hellboy Animated : Sword of Storms - 2006) :

Lorsqu'un universitaire est possédé par deux démons, Foudre et Tonnerre, autrefois enfermés dans un katana de légende, Hellboy (Ron Perlman) et Kate Corrigan (Peri Gilpin) partent pour le Japon afin de mener l'enquête. Rapidement, cependant, Hellboy est séparé de ses collègues du BPRD, et se retrouve, armé du katana, dans une dimension surnaturelle où les mythes du Soleil Levant prennent vie...

Long-métrage d'animation d'un peu plus de 70 minutes, chapeauté par Guillermo Del Toro et Mike Mignola, et qui reprend la même distribution que le premier film de GTD (Ron Perlman, Selma Blair, John Hurt, Doug Jones), sous la direction de Tad Stones, vétéran de l'animation notamment responsable de la série Darkwing Duck.

Dans l'absolu, c'est très loin d'être désagréable, malgré une animation un peu inégale : le doublage est très bon (je préfère même Selma Blair ici que devant la caméra de GDT), la direction artistique plutôt agréable (loin du travail de Mignola, et rappelant ponctuellement le dessin animé Jackie Chan Adventures), et dans l'ensemble, c'est somme toute assez bien produit.

Après, pour être totalement franc, je n'ai pas été vraiment passionné par ce film. Non seulement parce que l'univers japonais, ses légendes, tout ça, ça n'a jamais vraiment été ma tasse de thé (sans mauvais jeu de mots), mais en plus, il faut bien avouer que la structure du métrage est assez peu satisfaisante : les mésaventures de Hellboy dans l'au-delà sont trop épisodiques pour vraiment fonctionner (et les ennemis de Hellboy sont étrangement un peu trop pathétiques pour être des antagonistes totalement convaincants), et la sous-intrigue de Liz et d'Abe est tout simplement peu intéressante (malgré un développement intéressant de leur relation).

Un bilan mitigé positif, donc, mais tout de même une jolie version animée des aventures de Big Red.

3.25/6

Hellboy : Les Chaussures de Fer (Hellboy Animated : The Iron Shoes - 2007) :

Hellboy s'approche d'une tour en ruines, occupée par un esprit malfaisant porteur de chaussures en fer...

Très court-métrage de moins de deux minutes, consistant principalement en une scène d'action rapide, et c'est tout.

Pas grand chose à en dire, donc, et difficile d'y mettre une note.

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1068 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2004)

Publié le 23 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Review, Romance, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy :

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, désespérés, les Nazis - menés par Raspoutine (Karel Roden) et son homme de main Kroenen (Ladislav Beran) - tentent d'ouvrir un portail vers un autre monde, pour en faire venir des créatures de cauchemar. Interrompus par les alliés, ils ne peuvent cependant invoquer qu'un bébé démoniaque, qui deviendra Hellboy (Ron Perlman), et finira par grandir au sein du BPRD, un bureau de défense contre les menaces paranormales. Là, aux côtés d'Abe Sapien (Doug Jones), et de Liz Sherman (Selma Blair), tous deux dotés de pouvoirs étranges, et sous la supervision de son père d'adoption (John Hurt), Hellboy protège l'Amérique contre le Mal... jusqu'à ce que Raspoutine refasse surface et menace à nouveau la Terre.

Amusant comme le temps peut altérer notre perception d'un film : je n'avais pas vu Hellboy depuis une petite dizaine d'années, et j'en gardais le souvenir d'un métrage dynamique, excentrique et très réussi, mêlant super-héroïsme et horreur lovecraftienne, et où l'on retrouvait les obsessions habituelles de Guillermo Del Toro pour les rouages, les horloges, etc.

Et en fait, ce n'est que partiellement vrai, puisque je dois bien dire que Hellboy a un peu vieilli, et ne s'est pas forcément amélioré avec le temps.

Les bons points indubitables, tout d'abord : la direction artistique, comme toujours excellente chez Del Toro. Les créatures sont superbes, les maquillages convaincants, les décors somptueux, etc, etc, etc. Ron Perlman fait ainsi un très bon Hellboy, et Abe Sapien est formidable.

La musique, ensuite : le score de Marco Beltrami est excellent, ses thèmes mémorables (le thème de Broom est à pleurer lors de son enterrement), et tout au plus pourra-t-on regretter qu'ils ne soient pas totalement exploités à leur juste valeur ; le thème héroïque d'Hellboy, que l'on devine par bribes durant le film, et qui explose durant le générique de fin, aurait ainsi mérité d'être plus mis en avant.

Et le tout est clairement inventif, ludique, et agréable à suivre, là n'est pas la question. Le problème du film, en réalité, c'est qu'il est plein de petits défauts insignifiants, mais qui s'accumulent pour tirer le résultat final vers le bas.

À commencer par les effets spéciaux, qui trahissent fréquemment le budget limité du film : les sauts, tous câblés, sont affreusement artificiels ; la main droite de Hellboy est soit trop rigide et factice lorsqu'elle est animatronique, soit mal finalisée lorsqu'elle est numérique ; idem pour Samael, qui selon les plans alterne créature en CGI ultra-mobile, et homme en costume aux déplacements patauds ; etc... Les effets du film restent tout à fait honorables (surtout vu le budget), mais ponctuellement, on tombe sur une scène qui coince, et qui ne convainc pas.

Ajoutez à cela un rythme un peu bancal (les 2h15 de la version longue sortie directement chez nous n'aident pas vraiment), une post-synchronisation assez inégale (encore un problème de budget, ou bien de direction d'acteurs ?), une résolution précipitée manquant un peu d'ampleur, et surtout une approche du monde de Hellboy qui peut frustrer.

Guillermo choisit en effet d'approcher le monde du BRPD au travers des yeux d'un débutant, qui arrive au Bureau et découvre ses excentricités. Problème : Men In Black est passé par là, et se rappelle fréquemment au spectateur, mais en plus, le débutant en question a le charisme d'un poulpe mort, et n'est guère intéressant (il est sous-développé, comme le sont les méchants du film, d'ailleurs).

Ce débutant, Myers, n'est en fait là que pour servir dans un pseudo-triangle amoureux assez quelconque, avec Liz et Hellboy... malheureusement, Del Toro a toujours été un peu maladroit dans son écriture des relations/émotions humaines et sentimentales : il fait de son Hellboy un amoureux transi un peu niais, un adolescent attardé jaloux, bref, un personnage souvent plus comique qu'héroïque.

Et comme en face, on a une Selma Blair qui ne m'a jamais vraiment convaincu au cinéma, notamment en love interest, tout ça se combine pour donner lieu à une sous-intrigue amoureuse pas très probante, qui a eu nettement plus de mal à passer durant ce visionnage qu'à l'époque.

Malgré tout, et compte tenu du fait que ce Hellboy était un projet qui tenait cher au cœur de GDT, tourné avec moins de 70M de $ (une broutille !), le résultat est tout à fait honorable et divertissant. Ce n'est pas le classique instantané que l'on pouvait couvrir de louanges à l'époque, mais c'est un métrage d'aventure solide et amusant, qui a le mérite de donner vie à un héros atypique, et de le faire affronter des créatures toujours plus étranges.

C'est généreux, et c'est toujours ça de pris.

3.75 + 0.25 pour la musique = 4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Wu Assassins, saison 1 (2019)

Publié le 22 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, USA

Une série Netflix en 10 épisodes de 40-45 minutes environ, et qui ressemble honnêtement à ce genre de séries canadiennes à la Lost Girl, pas forcément très maîtrisées, ou avec un budget conséquent, et qui finissent invariablement sur SyFy ou sur la CW.

Wu Assassins, saison 1 (2019) :

Kai Jin (Iko Uwais), cuisinier dans un food truck de San Francisco, découvre un beau jour qu'il est le Wu Assassin, destiné à canaliser l'énergie et les techniques d'un millier de moines (Marc Dacascos) afin d'affronter les représentants des forces du Mal élémentaires dans un combat sans merci, pour assurer sa survie et celle de ses proches. Plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque, comme Kai, on est issu d'une famille importante des Triades, que la police (Katheryn Winnick) tente d'infiltrer celles-ci, et que le père adoptif de Kai, Uncle Six (Byron Mann), dirige le crime organisé de la ville et possède des pouvoirs surnaturels...

Un programme mettant en scène une distribution à dominante asiatique et une mythologie à l'identique, pour un résultat qui lorgne donc, comme je le disais plus haut, sur ces séries canadiennes que l'on retrouve souvent sur la chaîne SyFy ou CW.

Cela dit, Wu Assassins ressemble aussi beaucoup à ce qui pourrait se produire lorsqu'un distributeur comme Netflix est confronté à un problème de politiquement correct autour de l'un de ses programmes (en l'occurrence, Iron Fist, accusé dès sa mise en chantier de ne pas mettre en valeur un héros asiatique, blablabla), et décide de mettre précipitamment en production, pour pas cher, un succédané de cette série, avec protagonistes asiatiques, et tout et tout. Ici, on a ainsi vraiment l'impression de regarder parfois un sous-Iron Fist, entre le héros aux pouvoirs mystiques, ses deux amis d'enfance (un frère aux problèmes d'addiction et une sœur businesswoman, qui, par ailleurs, participe à des combats en cage sur son temps libre, et finit par hériter de pouvoirs - soit un beau mélange entre les deux personnages féminins principaux d'Iron Fist), sa figure paternelle corrompue et dotée de pouvoirs, etc, etc, etc

Mais cela importe finalement peu, puisque dans un cas comme dans l'autre, le résultat est... très médiocre (en étant gentil). Je suppose que c'est ce qui arrive lorsque des producteurs et scénaristes caucasiens s'attaquent à la mythologie asiatique : c'est approximatif au possible.

Et cette approximation se retrouve à tous les niveaux de la production. L'interprétation est approximative (très inégale en fonction des acteurs, et de la lourdeur de leurs répliques), l'écriture est affreusement approximative (le script multiplie les flashbacks, est complètement déstructuré, oublie en cours de route les règles de son univers, semble changer de direction à mi-saison, les dialogues sont lourds), l'illustration musicale est approximative (pour ne pas dire calamiteuse, avec du hip-hop/gangsta rap et de la pop asiatique aux moments les plus inopportuns, et tant pis si ça démolit le moindre embryon de tension, de dramaturgie ou de suspense), les effets spéciaux sont approximatifs (façon série canadienne de 2000-2010), etc, etc, etc

Il n'y a guère que les combats qui tiennent la route, et encore, cela ne suffit pas : en confiant le rôle principal de la série à Iko Uwais, la série met la barre très haut, et si l'acteur n'est pas le meilleur comédien du monde (et oublie un peu de jouer dans la seconde moitié de la saison), il assure clairement les scènes de combat. Seulement voilà : non seulement tout le postulat de départ (Kai reçoit le savoir et les techniques de mille moines, qui le remplacent dans le monde réel aux yeux d'autrui lorsqu'il se bat) est abandonné à mi-parcours (Dacascos doit être absent des 3/4 des épisodes), mais en plus, la série part du principe que tous ses personnages (Kai, son amie d'enfance, la fliquette interprétée par Katheryn Winnick, le voleur de voitures interprété par Lewis Tan) sont de super combattants (le bon vieux cliché de "tous les asiatiques savent faire du kung-fu", poussé dans ses retranchements), y compris Kai avant même de recevoir ses pouvoirs.

Ce qui, forcément, enlève beaucoup du caractère spécial et unique du Wu Assassin. Mais de toute façon, les règles de l'univers sont tellement mal définies, et mises de côté à mi-saison (Ying Ying, le guide spirituel inutile de Kai, disparaît elle aussi d'un paquet d'épisodes), la caractérisation est tellement à l'ouest (Kai passe toute la saison à refuser de tuer, avant de massacrer des méchants à tour de bras dans les deux derniers épisodes, sans broncher), et le focus de l'écriture délaisse tellement les protagonistes (Kai devient monolithique, une romance sortie de nulle part voit le jour entre Winnick et Tan, bon nombre de personnages secondaires disparaissent, etc), qu'on se contrefout gentiment du sort de Kai et de ses amis.

Les scénaristes semblent de toute façon bien plus intéressés par les guest stars - Summer Glau, Kevin Durand, Tommy Flanagan - qui interprètent leurs antagonistes aux pouvoirs élémentaires, des antagonistes au développement là aussi bancal au possible (seul Flanagan a droit à une vraie caractérisation étendue puisqu'il est le big bad saisonnier, un Écossais immortel dont les flashbacks m'ont immédiatement renvoyé à un Highlander du pauvre).

Bref, arrêtons le massacre : c'est faible sur tous les plans, c'est un peu racoleur (le baiser entre Glau et Winnick, totalement gratuit), c'est totalement décousu (encore une fois, l'impression d'un changement de direction à mi-saison est très présente), c'est mal rythmé, c'est fréquemment peu cohérent, et ça se conclue en cliffhanger, après un final bavard et creux.

Honnêtement, je doute que le show obtienne une saison 2, mais même si c'est le cas, ça sera probablement sans moi.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Rob Riggle's Ski Master Academy, saison 1 (2018)

Publié le 21 Septembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Sport, Crackle

Série comique de 8 épisodes d'une vingtaine de minutes, diffusés sur Crackle (la plate-forme de streaming de Sony), Rob Riggle's Ski Master Academy est le fruit du travail de Rob Riggle (forcément), et d'une bande de compères principalement issus de l'écurie Comedy Central, pour un résultat forcément absurde et (parfois) bas-de-plafond.

Rob Riggle's Ski Master Academy, saison 1 (2018) :

Réunis devant un parterre de journalistes assoiffés de sang, Rob Riggle, célèbre acteur de films d'action, et son agent (Paul Scheer) tentent d'expliquer à ces derniers comment, en quelques semaines, le camp de jet-ski de Riggle est devenu le lieu de nombreuses morts, où sont passés les cadets en formation (Samm Levine, Rizwan Manji, Alison Rich, Carl Tart), et pourquoi le personnel de l'Académie (Britt Baron, Dave Gruber Allen, Eliza Coupe, Billy Merritt) est aussi incapable...

Toute une saison racontée en flashbacks, donc, face à des reporters en colère (dont Mary Lynn Rajskub), et qui tente de donner un peu de liant, tant chronologique que narratif, à cette saison décousue, et à son fil rouge : la haine de Rob Riggle pour Brian Urlacher, ex-footballeur américain tenant ici (de manière très moyenne) son propre rôle, et grand rival de Riggle.

Autour, le show développe son sens de l'humour très absurde, totalement comparable à Childrens Hospital et autres NTSF:SD:SUV : c'est décalé, c'est caricatural (la redneck incarnée par Eliza Coupe ^^), le générique est excellent, et ça multiplie les idées et les personnages débiles, mais amusants.

Sans oublier les guest stars, qui se multiplient : Dermot Mulroney, Jamie Chung, David Arquette, Haley Joel Osment, Cheech Marin, Christopher McDonald, Tim Meadows, Beth Dovers, Jamie-Lynn Sigler...

Dans le meilleur des cas, ça donne des épisodes déjantés et très amusants, comme l'attaque des cochons sauvages et de leur reine télépathe, ou encore la fusion de Samm Levine avec l'intelligence artificielle gérant la réalité virtuelle dans laquelle les cadets s'entraînent : du grand n'importe quoi dynamique et original, qui va au bout de ses idées improbables.

Malheureusement, fréquemment, le show ressemble aussi un peu à un patchwork de gags et de concepts brouillons, de sous-intrigues aléatoires (le fantôme du lac, la sirène, les failles dimensionnelles, les espions russes...) fréquemment sous-exploitées, de personnages secondaires sous-développés (les cadets n'ont pas grande épaisseur), et de bêtise assumée.

C'est loin d'être rédhibitoire, et c'est un peu inhérent à ce type de série comique, mais forcément, ça donne, au final, l'impression d'un programme un peu inégal.

Sympathique (Britt Baron confirme qu'elle est une actrice amusante et attachante), absurde, potache, et parfois délirant... mais inégal.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1067 : Late Night (2019)

Publié le 20 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Amazon, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Late Night (2019) :

En perte de vitesse, Katherine Newbury (Emma Thompson), seule femme présentatrice de talk-show à la télévision américaine, est menacée d'être remplacée par un jeune comique à la mode. Accusée d'être froide et de détester les femmes, Newbury décide d'engager alors Molly (Mindy Kaling), une fan ouvrière sans la moindre expérience comique, mais qui remplit tous les quotas. Et contre toute attente, Molly va transformer la manière dont Newbury voit le monde...

Un long-métrage Amazon Studios écrit et interprété par Mindy Kaling, et particulièrement apprécié par les critiques américains en ces temps de #MeToo et de wokeness... malheureusement, je n'ai pas du tout aimé.

Probablement parce que l'intrigue, derrière ses oripeaux engagés et féministes, est tout simplement un Le Diable s'habille en Prada dans le monde de la tv et des talk-show... mais un Prada aux personnages principaux insipides et antipathiques. Nebury est froide, hostile, méprisante et élitiste. Écrite ainsi par Kaling, et dotée d'un humour générique, on peine à croire qu'elle est l'une des animatrices de talk-show les plus connues aux USA, et son arc de rédemption est forcé ; Molly est incompétente, donneuse de leçons, bizarrement irrésistible aux yeux des hommes (comme d'habitude, Mindy Kaling s'écrit un personnage au cou duquel les hommes caucasiens se jettent - malgré son physique "bricolé"), et dotée d'un sens de l'indignation et de sa valeur personnelle très "millenial".

D'autant plus problématique que le film n'est pas particulièrement drôle, y compris lors des extraits du talk show.

C'est assez paradoxal, en fait : sur le fond, on sent que Mindy Kaling veut prouver que la comédie peut surgir de toutes les classes de la société, que la discrimination positive et la diversité sont bénéfiques, que le machisme et le sexisme ne mènent à rien... sauf que le résultat final est contre-productif : oui, les apparences sont sauves, le talk show renoue théoriquement avec le succès grâce à Molly, et le film s'amuse du cliché du white savior, mais dans les faits, le postulat de départ est ultra-forcé, et surtout, Molly n'est pas drôle, ses vannes sont éventées, ses idées sont plates, et sa présence, sur un plan professionnel, est une aberration.

Le personnage de Molly, finalement, sert presque de magical negro, qui arrive dans un monde de blancs, et leur permet de s'ouvrir, d'évoluer et de changer de par sa sagesse de millenial woke.

En se moquant d'un cliché et en voulant dénoncer les travers d'une société masculine et sexiste (toute la sous-intrigue du slut-shaming = un bon gros soupir), Kaling ne fait en fait qu'exploiter un autre cliché, tout aussi éventé et épuisé, et aux ficelles tout aussi grosses. En voulant défendre le processus de discrimination positive, elle en vient presque à en montrer les failles, en privilégiant la forme au fond, l'apparence de la diversité à sa pertinence réelle... et ce n'était très clairement pas le but de l'opération.

Bref : un film donneur de leçons, pas aussi drôle ou pertinent qu'il pense l'être, et avec un personnage principal pas du tout attachant. Dommage, car la distribution secondaire est sympathique.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1066 : Le Choc des Générations (2013)

Publié le 19 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Choc des Générations (Parental Guidance - 2013) :

Alors qu'ils n'ont pas l'habitude de voir leurs petits-enfants très souvent, Artie (Billy Crystal), annonceur de baseball au chomage, et son épouse Diane (Bette Midler) sont invités par leur fille Alice (Marisa Tomei) à garder ses trois enfants, le temps d'un voyage professionnel du père de famille (Tom Everett Scott). Mais il y a un gouffre en l'éducation hyper-protectrice et politiquement correct de la nouvelle génération, et celle, plus décontractée, d'Artie et de Diane...

Une comédie familiale ultra-balisée et feel-good, à l'écriture et à l'interprétation volontairement assez caricaturales, et au propos gentiment basique et rétrograde sur "c'était mieux avant, et ces nouvelles générations sont vraiment trop protégées et choyées".

Vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent au niveau du fond, donc, d'autant que le film manque sérieusement de punch ou de mordant durant la majeure partie de son récit.

L'émotion émerge un peu sur la toute fin, mais ça reste assez attendu et faible... cela dit, si le film parvient à avoir la moyenne, c'est sur la base de sa distribution, très sympathique, et bien entendu, compétente. Les enfants, notamment (Bailee Madison en tête), sont naturels et crédibles, et cela joue beaucoup dans le capital sympathie du film.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1065 : Les Faussaires de Manhattan (2018)

Publié le 18 Septembre 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Faussaires de Manhattan (Can You Ever Forgive Me ?) :

Lee Israel (Melissa McCarthy), une biographe réputée, se trouve au point mort au début des années 90. Pour gagner un peu d'argent, elle entreprend alors de vendre de fausses lettres privées appartenant à des auteurs célèbres, lettres qu'elle fabrique elle-même dans son appartement new-yorkais...

Une comédie dramatique biographique racontant l'histoire vraie de cette biographe misanthrope et antipathique, interprétée ici par une Melissa McCarthy excellente (comme toujours dès qu'il s'agit pour elle de partir dans le drame et dans l'émotion).

Richard E. Grant est lui aussi très bon, cela dit, et dans l'ensemble, c'est bien mené, mais on peut tout de même se demander si un film était bien nécessaire pour raconter une telle histoire pouvant se résumer en quelques mots.

De plus, je dois bien avouer que l'illustration musicale façon free jazz m'a assez déplu, et que la réalisation est parfois trop peu subtile (le moment avec les médicaments du chat, largement télégraphié par la caméra en plan serré).

Bref, ça se regarde, sans plus.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1064 : Egg (2018)

Publié le 17 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Egg :

Autrefois étudiantes en art, Karen (Christina Hendricks) et Tina (Alysia Reiner) ont désormais des vies très différentes : la première est enceinte, et mène une vie financièrement très confortable avec son époux sarcastique (David Alan Basche), tandis que la seconde, artiste engagée et militante, vit dans un quartier peu fréquentable, avec Wayne (Gbenga Akinnagbe). Lorsqu'elles se retrouvent, cependant, et que Kiki (Anna Camp), la jeune femme qui sert de mère de substitution à Tina et Wayne, se joint à eux, ce sont deux visions de la vie, de l'amour, de la société et de la maternité qui s'affrontent, pour le meilleur et surtout pour le pire...

Une comédie dramatique et satirique indépendante qui tient énormément de la pièce de théâtre filmée, et qui est servie par des acteurs impeccables, lesquels campent cependant des personnages assez antipathiques et hypocrites, et ce sur tous les plans.

Alors certes, je ne pense pas vraiment être le public visé par ce genre de film intimiste et très théâtral, un peu nombriliste, où les personnages échangent des grandes tirades sur la société, ses normes, la féminité, le mariage, etc, mais je reconnais cependant que tant l'interprétation que l'humour, qui reste heureusement présent, font passer la pilule sans trop de problèmes.

3/6 (ça parlera probablement plus aux amateurs de ce type de cinéma et de pièces de théâtre)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1063 : Drunk Parents (2019)

Publié le 16 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Drunk Parents :

Bourgeois ruinés, Frank et Nancy (Alex Baldwin et Salma Hayek) ont toujours caché la vérité sur leur situation à leur fille, mais maintenant que celle-ci est à l'université, rien ne va plus pour le couple. Sur le point d'être expulsé, le duo tente alors l'impossible pour se renflouer, quitte à errer du mauvais côté de la loi...

Je vais faire simple : écrite et réalisée par un membre de la bande d'Adam Sandler ayant réalisé Super Blonde et Joe la Crasse 2, et co-écrit les deux Copains pour toujours, cette comédie indépendante est une bouse, tout simplement.

Totalement décousue (à croire qu'il n'y avait pas de script), sans rythme, constamment surjouée et hystérique (notamment Salma Hayek, particulièrement mauvaise), avec des personnages détestables, bref, il n'y a absolument rien à sauver de ce film, et j'ai eu énormément de mal à arriver au bout de ses 96 minutes.

1/6 pour les quelques visages familiers, comme Manganiello et Gaffigan (amusant en voisin sex offender).

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : GLOW, saison 3 (2019)

Publié le 15 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Catch, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Romance, Télévision

En saison 1, les filles de GLOW découvraient le monde du catch (à peu près) professionnel ; en saison 2, c'était la production d'un show tv régulier qui occupait le centre de leurs vies ; en saison 3, les catcheuses de GLOW partent s'établir à Las Vegas, et... elles s'ennuient ferme ?

GLOW, saison 3 (2019) :

Alors que les membres de GLOW se produisent chaque soir à Vegas, dans le casino de Sandy Devereaux St. Clair (Geena Davis), la routine s'installe, et les relations évoluent peu à peu : Sheila (Gayle Rankin) se découvre un mentor en la personne de Bobby Barnes (Kevin Cahoon), drag queen donnant un spectacle sur le Strip ; Tammé (Kia Stevens) souffre d'une blessure récurrente au dos ; Debbie (Betty Gilpin) supporte de moins en moins la séparation d'avec son fils ; Cherry (Sydelle Noel) se sépare de son compagnon ; Carmen (Britney Young) veut prendre son catch plus au sérieux ; Et Ruth (Alison Brie) semble prise dans un triangle sentimental, entre Russell (Victor Quinaz) et Sam (Marc Maron), dont la proximité constante devient problématique...

Troisième saison (et peut-être bien la dernière, si l'on suit le modèle habituel Netflix d'annuler ses séries au bout de trois ans, surtout si la série n'est pas un gros succès d'audience) de ce programme très 80s, un programme au capital-sympathie énorme à mes yeux, et qui change cette année de cadre pour s'installer à Las Vegas.

Malheureusement, ce nouveau cadre s'accompagne aussi d'un changement de direction assez évident, qui fait de cette fournée d'épisodes une saison un peu décousue et assez frustrante : la saison 3 de GLOW est paradoxalement une saison sans GLOW, le monde du catch disparaissant presque totalement de la série.

Le sort réservé à Tammé/Kia Stevens/Awesome Kong est ainsi assez emblématique de cette nouvelle direction : physiquement usée par le show, elle devient incapable de bouger, et est contrainte d'adopter (hors-champ) un rôle de manager. La seule vraie catcheuse de la distribution se retrouve ainsi à ne pas catcher, ce qui est assez symptomatique d'une saison où le catch, le show et l'action sont presque totalement évacués, au profit des relations interpersonnelles des filles de la bande, et de leur évolution.

Dans son écriture et son approche de ses personnages, la série n'a ainsi jamais été plus proche d'Orange is The New Black, l'autre programme de Jenji Kohan, productrice exécutive de GLOW ; ce qui n'est pas forcément un mal, attention : la distribution est toujours attachante, plus que compétente, et lorsque les scénaristes parviennent à cristalliser leurs intentions, le show fonctionne toujours très bien.

Mais il est difficile de ne pas remarquer que le tout s'éparpille vraiment, privé de véritable moteur narratif : pas de "il faut entraîner ces femmes qui n'y connaissent rien" ou de "il faut sauver notre show", mais une succession d'épisodes-vignettes, façon "les filles font du camping", "les filles font de la danse", "Sam et Justine à Hollywood", etc, et de sous-intrigues pas toujours probantes, car souvent sous-développées et anecdotiques (les problèmes de jeu de Cherry, la relation de Melrose avec un gigolo, la boulimie de Debbie, la relation de Sheryl avec la drag queen, l'ambition de costumière de Jenny, etc), et parfois trop "modernes" et "2019" dans leur traitement (notamment la place prise, dans la saison, par l'homosexualité d'Arthie et sa relation avec Yolanda, par tout ce qui tourne autour du spectacle de Bobby et de son bal caritatif, le mécontentement de Jenny vis à vis du racisme supposé de Melrose et des clichés ethniques) pour être convaincantes. 

On a ainsi souvent l'impression que les scénaristes de la série (qui sont souvent deux ou trois sur chaque épisode de 25-35 minutes) s'occupent séparément de certains personnages, et qu'ils tentent de fusionner des sous-intrigues disparates pour obtenir un épisode complet : une stratégie qui ne fonctionne pas totalement, alors que les personnages secondaires se multiplient, et que l'orientation de la série change.

Qui plus est, la série se tire un peu une balle dans le pied en effectuant un saut temporel de six mois aux deux tiers de sa saison : c'est pratique, ça permet d'évacuer des sous-intrigues en suspens, et de passer à autre chose, mais ça frustre aussi beaucoup, et ça rajoute à l'impression de saison naviguant à vue, sans intrigue forte, et sans énergie.

Le thème principal de la saison est l'ennui, la routine, et ses différentes conséquences émotionnelles, physiques et relationnelles - et il faut dire que c'est réussi : effectivement, cette cuvée de GLOW, avec son rythme inerte et décousu, son absence de catch, ses environnements claustrophobiques (Vegas n'est jamais mis en valeur, et le show passe le plus clair son temps à l'intérieur de l'hôtel), son focus placé sur les relations amoureuses de ses personnages (notamment Sam/Ruth, une relation qui ne fonctionne vraiment pas pour moi sur le plan amoureux) et sur leur vie en dehors de GLOW, parvient à bien retranscrire le manque de fun et de passion ressenti par les protagonistes.

Dommage que pour y parvenir, les scénaristes n'aient pas trouvé d'autre moyen que de placer le spectateur dans une position similaire : on finit par regarder passivement tout ça, sans passion, voire même on s'ennuie ponctuellement (l'épisode du camping, et ses échanges larmoyants entre les filles, m'a gentiment donné envie de faire avance rapide - alors même qu'il est cité par de nombreuses critiques comme l'un des meilleurs de la saison), et lorsqu'il y a enfin un peu de catch (l'épisode de mi-saison, où tout le monde endosse le rôle de quelqu'un d'autre, est amusant ; l'épisode final, avec quelques minutes de revisite du Conte de Noël de Dickens à la sauce catch, propose un beau moment de comédie et d'action, principalement pour Ruth), on se réveille, et on regrette que cette troisième année ne soit pas plus équilibrée.

Et puis il y a cette fin, une sorte de double heel turn pour les personnages de Debbie (qui trahit son compagnon, et manipule un Bash vulnérable pour l'amener à acheter une chaîne de tv, afin de rebooter GLOW sous un autre nom, et de placer le show sous son contrôle) et de Ruth (de plus en plus antipathique, ce qui ne surprend guère, puisque le personnage de Ruth n'a de cesse de prendre les pires décisions imaginables), qui apporte une sorte de conclusion douce-amère à la série : alors que jusqu'à présent, GLOW était décrit comme un facteur bénéfique dans la vie des femmes y participant, un élément leur permettant de se réunir, de constituer une famille soudée, de s'exprimer et de s'amuser, désormais, GLOW est un élément perturbateur, moteur de frustration, de division, et d'ennui.

Ça change tout, et ça laisse assez dubitatif sur l'avenir éventuel de la série.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires
<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 60 70 80 90 100 > >>