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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1041 : MOIS AVENTURE - Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (2004)

Publié le 21 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Disney, Review, Histoire, Thriller

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (National Treasure - 2004) :

Avec l'aide du Dr. Abigail Chase (Diane Kruger), employée des Archives Nationales, et de Riley Poole (Justin Bartha), spécialiste informatique, Benjamin Gates (Nicolas Cage), historien et aventurier, tente de trouver le légendaire trésor perdu des Templiers, dissimulé par des Francs-Maçons sur le territoire américain lors de la Guerre de Sécession. Pour le retrouver, une seule indication, inscrite au dos de la Déclaration d'Indépendance ; mais Ian Howe (Sean Bean), ex-collègue de Gates, est lui aussi sur les traces du trésor, et l'agent Sadusky (Harvey Keitel), du FBI, veille jalousement sur le parchemin...

Long-métrage d'aventure signé Jon Turteltaub et plaçant Nicolas Cage en chasseur de trésor désabusé à la recherche d'un trésor mêlant Francs-maçons, histoire de l'Amérique, Templiers, Égyptiens, et tout le toutim.

De la pseudo-histoire qui a malheureusement inspiré bon nombre de vrais "experts" persuadés que l'Amérique est le centre du monde, et que son histoire est forcément liée à des mythes et à des conspirations improbables pouvant changer la face du monde... mais dans le cadre du film, peu importe.

Honnêtement, même en mettant de côté son américano-centrisme, National Treasure n'est pas un très bon film : la bande originale de Trevor Rabin est un mélange de sons Mediaventures/Remote Control génériques, et de sonorités copiées sur Thomas Newman ; le film est bien trop long pour son propre bien (ce qui lui confère un rythme assez inégal) ; ça lorgne beaucoup sur la relation d'Indiana Jones et de son père ; Diane Kruger est assez transparente ; l'intrigue est bourrée d'approximations, de n'importe quoi, de grosses ficelles, et d'ellipses ; la partie "film de casse" se marie moyennement avec le côté "aventures archéologiques" (notamment au niveau du rythme et de la tension)...

Mais pour être totalement franc, ce n'est pas désastreux. Cage est, comme souvent, efficace, Bean aussi, et en tout cas, ce n'est pas pire que les deux premiers Tomb Raider : ça obtient donc une note similaire.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1040 : MOIS AVENTURE - Lara Croft - Tomb Raider : Le Berceau de la Vie (2003)

Publié le 20 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Thriller

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Lara Croft : Tomb Raider - Le Berceau de la Vie (The Cradle of Life - 2003) :

Recrutée par le MI6 pour contrer les plans du sinistre Jonathan Reiss (Ciaran Hinds), un biochimiste spécialiste en armes biologiques, Lara Croft (Angelina Jolie) doit faire équipe avec Sheridan (Gerard Butler), un ancien amant, pour élucider avant Reiss le mystère d'un orbe magique menant à la Boîte de Pandore...

Après un premier opus très médiocre, mais ayant connu un succès certain au box office, voici sa suite, au budget un peu inférieur, et confiée à Jan De Bont (Speed 1 & 2, Twister, Hantise, ce Tomb Raider, et... plus rien ; un peu comme West après Tomb Raider 1, tiens...).

Résultat : un blockbuster d'aventures un peu mieux filmé, malgré des plans débullés et des ralentis inutiles, des décors assez réussis (sauf, encore une fois, le décor final, fauché et étriqué au possible), une bande originale d'Alan Silvestri plus intéressante que l'illustration musicale du premier film... mais un film soporifique sur tous les plans, porté par une Angelina Jolie nettement plus en retenue que dans le premier film.

Certes, Jolie a l'air de mieux cerner son personnage, son accent, et d'avoir transformé un peu de son arrogance en quelque chose de plus joueur, mais les trois quarts du temps, elle semble ici en pilotage automatique, pas aidée par un métrage long (deux heures), lent (le tout se déroule à un rythme nonchalant), et jamais dynamique (toutes les scènes d'actions sont molles, tant au niveau du montage que de la réalisation, et donnent l'impression de se dérouler à un rythme nonchalant).

Tomb Raider lorgne ici plus sur Bond que sur Indiana Jones, mais le film n'a pas un quart du divertissement de ses modèles, et le vrai manque d'énergie du film, à tous les niveaux, fait qu'on s'ennuie beaucoup devant ce second et dernier opus de Jolie/Lara. 

2/6

(maintenant, je n'ai plus qu'à revoir le remake de 2018, déjà critiqué en ces lieux)

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Un film, un jour (ou presque) #1039 : MOIS AVENTURE - Lara Croft - Tomb Raider (2001)

Publié le 19 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Thriller

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Lara Croft - Tomb Raider :

Lara Croft (Angelina Jolie), riche héritière britannique et intrépide archéologue, découvre que feu son père (Jon Voight) était lié de près aux Illuminati, une mystérieuse organisation secrète qui, à la veille d'un alignement céleste improbable, tente de mettre la main sur une relique aux pouvoirs incommensurables. Aidée de Bryce (Noah Taylor), son spécialiste technique, Lara se dresse, aux quatre coins du globe, contre les agents des Illuminati, Powell (Iain Glen), et Alex West (Daniel Craig), un archéologue rival de Croft...

Première adaptation cinématographique de la franchise Tomb Raider, confiée à Simon West (retombé dans l'anonymat après ses débuts sur Con Air et ce Lara Croft), ce métrage a connu une gestation compliquée, avec de nombreuses réécritures et de multiples scénaristes... ce qui explique probablement pourquoi le film paraît, par moments, un peu décousu.

Par ailleurs, c'est typiquement un produit de son temps, et de la manière dont Tomb Raider/Lara Croft étaient perçus à l'époque : c'est gentiment racoleur (scène de douche gratuite et wonderbra ultra-rembourré pour Lara, nudité quasi-intégrale pour Craig), la côté dure à cuire de Lara est fréquemment artificiel (poses forcées, Jolie roule constamment des mécaniques avec une arrogance plus américaine qu'anglaise, les one-liners sont parfois laborieux), les cascades improbables sont fréquemment (plus ou moins bien) câblées, et le script est plus intéressé par des visites aux quatre coins de la planète que par un vrai développement des personnages et de l'histoire, assez basiques et caricaturaux... mais paradoxalement, Lara Croft : Tomb Raider n'est pas désagréable à regarder.

Assez rythmé (1h40), le film parvient presque à faire oublier ses problèmes en allant toujours de l'avant, et parce qu'il bénéficie d'une direction artistique plus qu'honorable, et d'un budget assez confortable : Venise, le Cambodge, le manoir Croft, la Sibérie, autant de décors et d'environnements convaincants (exception faite du décor final, trop ambitieux pour son propre bien, et qui fait bien trop décor de studio pour convaincre, malgré son échelle conséquente), dans lesquels Jolie campe une Lara crédible.

On pourrait regretter que, physiquement, Jolie semble parfois manquer un peu de masse musculaire, mais l'attitude de Jolie et la pointe de folie et d'amour du danger que l'on devine dans son regard de l'actrice compensent largement cela, faisant de cette Lara Croft une aventurière crédible, notamment dans les scènes d'action (le combat final fonctionne en grande partie grâce à ça).

Après, le film n'a pas forcément très bien vieilli sur le plan des effets numériques, de certaines idées de réalisation (ralentis) ou de l'illustration musicale électro-world music, insupportable... c'est regrettable, et ça tire clairement le film vers le bas. Ajoutez à cela un script qui s'égare un peu, entre bonnes idées et concepts sous-exploités (les visions du père, la course métaphorique sur la pyramide, toute la résolution du film), et l'on se retrouve avec un film d'aventures pas terrible, même si, il faut bien l'avouer, ce n'est pas forcément bien pire que certains des jeux de la franchise.

Dans l'absolu, c'est loin d'être exceptionnel, mais comparé au reste des productions appartenant au genre "film d'aventures", finalement, je conserve une certaine sympathie pour ce premier Lara Croft...

3/6 - 0.25 pour la musique = un petit 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1038 : MOIS AVENTURE - Le Diamant du Nil (1985)

Publié le 18 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Diamant du Nil (The Jewel of the Nile - 1985) :

Désireuse d'éviter la routine d'un tour du monde en voilier avec son compagnon Jack (Michael Douglas), Joan Wilder (Kathleen Turner) décide d'accepter l'offre d'Omar (Spiros Focas), riche dirigeant d'un pays nord-africain, qui voudrait qu'elle rédige sa biographie. Rapidement, cependant, il apparaît qu'Omar est un dictateur, et pour secourir Joan, prisonnière du tyran, Jack fait équipe avec Ralph (Danny DeVito), alléché par la promesse d'une pierre précieuse rarissime, le Diamant du Nil...

Suite directe de À la Poursuite du Diamant Vert, ce Diamant du Nil reprend son couple principal, ici à l'alchimie plus prononcée, ainsi que son comic relief en la personne de Danny De Vito, là aussi plus présent que dans le premier volet.

Des acteurs initialement revenus pour des raisons contractuelles, et peu enthousiastes à l'idée de remettre aussi tôt le couvert, surtout avec un nouveau réalisateur, un nouveau compositeur, et de nouveaux scénaristes auteurs d'un script plein de trous dont personne n'était content.

Le résultat : un film mal accueilli par la critique, et resté dans les mémoires comme étant nettement inférieur à son prédécesseur... sauf que voilà : je dois bien être le seul à avoir préféré ce film au premier volet.

Déjà parce que l'Égypte, le désert, etc, ça me parle nettement plus que la jungle colombienne et ses trafiquants de drogue. Mais aussi parce que le film, au budget doublé, est nettement plus spectaculaire et aventureux : poursuite sur le toit d'un train, évasion à bord d'un avion de combat, visite d'un palais, séjour dans une tribu locale, etc...

Alors certes, le tout souffre toujours d'un accompagnement musical totalement anémique, pour ne pas dire absent, qui fait que toutes les scènes d'actions sont plates au possible ; les bruitages et le montage sonore sont toujours vraiment approximatifs ; et pour ne rien arranger, le film adopte un regard très impérialiste/colonialiste sur l'Afrique, dépeinte ici comme une succession de clichés qui ne passeraient plus du tout de nos jours, et font grincer des dents.

Mais dans l'ensemble, si c'est très loin d'être indispensable, j'ai tout de même préféré (de peu) ce second volet, plus détendu et amusant, au précédent....

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1037 : MOIS AVENTURE - À la Poursuite du Diamant Vert (1984)

Publié le 17 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

À la Poursuite du Diamant Vert (Romancing the Stone - 1984) :

Romancière citadine et peureuse, Joan Wilder (Kathleen Turner) reçoit par la poste une carte au trésor envoyée par son beau-frère récemment décédé. Aussitôt, elle doit partir pour la Colombie afin d'apporter cette carte à des criminels ayant kidnappé sa soeur... mais sur place, l'appel de l'aventure retentit, alors que Jack Colton (Michael Douglas), un séduisant aventurier, vient à son aide, et l'accompagne dans sa chasse au trésor...

Mouais, je dois dire être assez mitigé au sujet de ce qui est pourtant un film d'aventures et de romance récurrent sur les listes des incontournables du genre. Malgré un Robert Zemeckis à la réalisation, et un Alan Silvestri à la musique, j'ai trouvé que le tout était étrangement daté à de multiples niveaux, et que ça n'avait pas particulièrement bien vieilli (notamment la bande originale, très années 80... ces saxos... aïe).

À l'identique, j'ai trouvé l'aventure assez nonchalante, et la romance... disons que je n'ai jamais trouvé Kathleen Turner particulièrement attachante, et que par conséquent, l'alchimie de son personnage avec Michael Douglas m'a parue assez faiblarde, d'autant que le personnage de Douglas manque un peu de relief. 

Bref : je suis vraiment resté de marbre devant le film, tout en reconnaissant qu'il est ponctuellement divertissant. Mais j'aurais du mal à mettre plus que la moyenne au tout.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1036 : MOIS AVENTURE - Allan Quatermain et la Pierre des Ancêtres (2004)

Publié le 16 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Romance, Télévision, Hallmark

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Allan Quartermain et la Pierre des Ancêtres (King Solomon's Mines - 2004) :

Lorsque son père, Sam Maitland (John Standing) est kidnappé par la tribu des Kukuanas alors qu'il cherchait les Mines du Roi Salomon, Elizabeth (Alison Doody) recrute l'aventurier Allan Quartermain (Patrick Swayze) pour l'aider à retrouver son géniteur. Mais entre Twala (Hakeem Kae-Kazim), le chef de la tribu, qui désire trouver la Pierre des Ancêtres pour se venger de l'Homme blanc, et le Tsar de Russie, qui finançait les recherches de Maitland, et qui envoie des troupes à la poursuite de l'expédition de Quartermain, ce dernier aura fort à faire pour parvenir à ses fins.

Un téléfilm Hallmark de 2004, époque à laquelle les Halmi produisaient encore des mini-séries "prestigieuses" pour la chaîne, avant que celle-ci ne devienne exclusivement dédiée aux romances en tous genres. Ici, on a donc 2x90 minutes tournées en Afrique du Sud, et c'est d'ailleurs bien là le point fort du téléfilm : ses décors naturels, sa faune, son "authenticité", ses langages autochtones, sa musique africaine, etc.

On ne pourra pas le nier, la mini-série a un certain cachet, et n'a pas à rougir, visuellement parlant, de la comparaison avec d'autres films d'aventure sortis en salle.

Sur les autres plans, par contre, c'est moins convaincant. Swayze, alors la cinquantaine, est un peu trop stoïque pour son propre bien ; Doody, d'Indiana Jones et la Dernière Croisade, ne fait pas grande impression ; et la plupart des personnages secondaires souffrent d'une distribution... télévisuelle, dirons-nous.

Quand au rythme, comme souvent dans les mini-séries Hallmark, tout prend bien trop son temps, et l'on se retrouve bien souvent devant un récit de tourisme en Afrique, plus qu'un film d'aventures.

Cela dit, ne soyons pas méchant : en comparaison des deux Quatermain des années 80, cette mini-série a le mérite de prendre son sujet au sérieux, et de ne pas en faire une parodie pas drôle et bringuebalante. Et, en prime, elle évite de sombrer dans les clichés racistes et méprisants sur l'Afrique et ses tribus, ce qui n'est pas désagréable (d'ailleurs, ce sont les Africains qui jouent des tours et se moquent des Occidentaux naïfs et benêts).

Bref, c'est honorable, mais trop long, ça se regarde, sans laisser de souvenir, c'est donc très très moyen.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1035 : MOIS AVENTURE - Allan Quatermain et la Cité de l'Or Perdu (1986)

Publié le 15 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Allan Quatermain et la Cité de l'Or Perdu (Allan Quatermain and the Lost City of Gold - 1986) :

Lorsque son frère Robeson (Martin Rabbett) disparaît en Afrique, à la recherche d'une tribu blanche, Allan Quatermain laisse tout tomber, et part à l'aventure, en compagnie de Jesse (Sharon Stone), d'Umslopogaas (James Earl Jones) et de Swarma (Robert Donner). Mais sur place, Allan se trouve embarqué dans un conflit entre deux soeurs rivales (Aileen Marson, Cassandra Peterson), attisé par un grand-prêtre manipulateur (Henry Silva)...

Tourné en même temps que le précédent volet, par un réalisateur différent, là aussi au Zimbabwe et avec la même équipe (sauf Jerry Goldsmith, dont le score est ici cannibalisé par un compositeur de la Cannon, qui fait un patchwork du score de Goldsmith et d'autres scores de la firme), ce second volet des aventures d'Allan Quatermain aurait dû (en théorie) s'avérer du même niveau que le précédent... et pourtant, il parvient à faire pire.

Encore plus de clichés raciaux, encore plus d'interprétation calamiteuse (notamment de Sharon Stone), encore moins de rythme ou d'aventure, encore plus d'humour foireux (mention spéciale au Swarma, un caucasien en brownface et à l'accent indien pitoyable), encore plus d'effets approximatifs (les câbles quand Quatermain saute du plafond, à la fin), encore plus de chorégraphies improvisées, et encore plus de personnages sous-développés (mention spéciale à Elvira, qui n'a probablement même pas une ligne de dialogue dans le film)...

Bref, un film un bon degré en dessous du précédent, ce qui est un exploit en soi, et fait passer le tout du stade de nanar à celui de vrai navet trop peu amusant pour être attachant dans sa nullité.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1034 : MOIS AVENTURE - Allan Quatermain et les Mines du Roi Salomon (1985)

Publié le 14 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Allan Quatermain et les Mines du Roi Salomon (King Solomon's Mines - 1985) :

Lorsque Jesse (Sharon Stone) requiert ses services pour l'aider à retrouver son père archéologue, tombé aux mains d'un colonel allemand et d'un Turc malfaisant (Herbert Lom, John Rhys-Davies), l'aventurier Allan Quatermain (Richard Chamberlain) accepte de se joindre à elle dans une quête qui les emmène au cœur de l'Afrique et de ses tribus sauvages, avec à la clef, peut-être, le secret des Mines du Roi Salomon...

Une production Golan-Globus que je n'avais pas revue depuis mon enfance, et qui ne m'avait pas laissé grand souvenir... sans surprise. En effet, en revoyant le film, difficile d'y trouver quelque chose de mémorable ou de valable : certes, il y a un budget certain, et c'est dépaysant (en même temps, en tournant au Zimbabwe, on s'assure une main d’œuvre et des figurants bon marché, ceci expliquant cela), mais tout le reste est mauvais, à commencer par l'orientation du script.

L'objectif était clairement de singer Indiana Jones et compagnie, tout en parodiant un peu le genre (mais pas trop). Résultat, une écriture décousue, brouillonne, qui commence dans le vif de l'action mais ne parvient jamais à se structurer ; des acteurs tous en roue libre, surtout Sharon Stone, calamiteuse ; des clichés en pagaille ; de l'humour et du slapstick qui tombent à plat, faute de rythme ou d'originalité : de l'action mollassonne, approximative, mal filmée, et souvent cartoonesque, quand elle n'est pas devant des fonds verts immondes ; et, peut-être plus douloureux pour moi, une bande originale de Jerry Goldsmith qui, si elle possède un thème très réussi, semble souvent avoir été composée à l'aveugle et/ou collée sur le film en dépit du bon sens par le monteur : le thème principal surgit n'importe quand, n'importe comment, devient très répétitif, envahissant, et le score de Goldsmith finit par souvent être hors-sujet vis à vis des images présentes à l'écran.

Bref, ce n'est vraiment pas bon, c'est insipide, la réalisation est anonyme, Chamberlain manque un peu de mordant, et est un peu trop rasé de près pour être totalement convaincant en aventurier bourru et dur à cuire... sans surprise, comme je le disais, c'est le genre de film d'aventures qui amuse les enfants, mais est nettement plus dur à apprécier autrement qu'en tant que nanar.

2/6 (parce que ça reste spectaculaire et généreux, bien qu'incompétent)

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Un film, un jour (ou presque) #1033 : MOIS AVENTURE - Atlantide, l'Empire Perdu (2001)

Publié le 13 Août 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Animation, Aventure, Disney, Fantastique, Jeunesse, Science-Fiction, Histoire, Comédie

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Atlantide, l'Empire Perdu (Atlantis : The Lost Empire) :

Archiviste de musée persuadé d'avoir trouvé la trace de l'Atlantide, Milo (Michael J. Fox) part, en compagnie d'une équipe de mercenaires excentriques (James Garner, Don Novello, Phil Morris, Claudia Christian, Jacqueline Obradors, Florence Stanley, Jim Varney, Corey Burton), explorer les océans à la recherche du mythe de Platon. Jusqu'à ce qu'ils croisent le chemin de la Princesse Kida (Cree Summer), fille du Roi des Atlantes (Leonard Nimoy)...

Un Disney que je n'avais encore jamais vu, qui combine l'influence de Mike Mignola (l'un des designers du métrage), de l'animation 2D classique, de l'animation 3D, et de Jules Verne, dont le côté steampunk domine clairement le film et son récit (une grosse combinaison de 20000 Lieues sous les Mers et de Voyage au Centre de la Terre).

En théorie, cela avait tout pour me plaire. Mais dans les faits, je n'ai pas du tout accroché à ce film d'aventures assez balisé.

À commencer par le design des personnages, anguleux et simpliste, qui m'a vraiment rebuté : par moments, j'ai même trouvé ces protagonistes et leur animation assez laids, ce qui fait grincer des dents à propos d'un Disney. Pire : les décors et les véhicules ne sont pas particulièrement mémorables, et le côté steampunk finit par ne laisser aucune impression. Même l'Atlantide, au potentiel pourtant immense, semble assez quelconque et basique...

Alors comme en plus le doublage est compétent mais peu marquant, l'écriture des personnages est relativement quelconque (trop de personnages secondaires sous-développés), le script est assez plat et le rythme est trop nonchalant, on s'ennuie gentiment entre les rares séquences d'action, et il est difficile de trouver quelque chose de vraiment mémorable dans ce métrage.

La musique de James Newton Howard est sympathique, à la limite.

2/6

(on sent bien que ce film a été conçu durant cette passage à vide du studio, coincé entre Fantasia 2000, Kuzco, La Planète au Trésor, Frère des Ours, etc, une période chaotique très bien chroniquée dans The Sweatbox et Dream on Silly Dreamer)

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Un film, un jour (ou presque) #1032 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion 5 : Le Livre des Âmes (2018)

Publié le 12 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion 5 - Le Livre des Âmes (Scorpion King 5 : Book of Souls - 2018) :

Désormais forgeron, Mathayus (Zach McGowan) est contraint de reprendre les armes lorsque le maléfique Memtep (Peter Mensah), en possession d'une arme maudite lui permettant de dévorer les âmes de ses ennemis vaincus, ravage le village où il se trouve. En compagnie de la Princesse nubienne Tala (Pearl Thusi), fille de Balthazar, qui craint pour son royaume, Mathayus part à la recherche du Livre des Âmes, seul moyen de vaincre les pouvoirs de Memtep, et croise le chemin d'Amina, gardienne de l'ouvrage, protégée par un Golem impressionnant...

Après un quatrième volet nettement plus parodique, la série fait un virage à 180 degrés, avec un retour à quelque chose de nettement plus premier degré, de la sword & sorcery globalement sérieuse, avec, ô miracle, une direction artistique vraiment compétente.

Pour une fois, en effet, on n'a pas l'impression de regarder un DTV fauché, ou une série tv des années 90 : même si la réalisation est par moments faiblarde (abus de ralentis et de plans débullés), elle sait ponctuellement mettre en valeur son action (les ralentis, justement, souvent sur les moments les plus spectaculaires), et le tournage en Afrique du Sud permet au métrage de bénéficier de décors naturels efficaces.

Plus ambitieux, le récit parvient ainsi à mettre en images quelques beaux moments, s'appuyant notamment sur une bande originale "s'inspirant" largement de l'un des thèmes du Retour de la Momie, sur des maquillages compétents (Nathan Jones campe un golem très réussi), sur des effets spéciaux honorables, et sur une distribution globalement crédible (j'ai quelques réserves sur Katy Louise Saunders, mais elles sont largement compensées par quelqu'un comme Mayling Ng, en sbire impressionnante de Peter Mensah).

Reste cependant un problème, Zach McGowan en Roi Scorpion. J'aime habituellement beaucoup l'acteur, qui ferait un Wolverine tout à fait convaincant, mais voilà : incarner le même personnage que The Rock et Victor Webster, mais faire 15 centimètres et 15 kilos de moins, forcément, ça coince. Et ça coince d'autant plus lorsque le script réserve à Mathayus un moment "le héros brise ses chaînes de par sa seule force physique" avec gros plans sur ses biceps... ça serait passé avec Dwayne, ça aurait pu passer avec Webster, ça passe nettement moins avec McGowan (et puis il faut bien l'admettre, la voix nasale de l'acteur ne joue pas en sa faveur dans un tel rôle).

Bref, une suite DTV compétente (comme je l'ai déjà dit), un peu desservie par le choix de son acteur principal, mais qui est nettement meilleure que les trois autres séquelles Scorpion King précédentes.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1031 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion 4 : La Quête du Pouvoir (2015)

Publié le 11 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion 4 - La Quête du Pouvoir (Scorpion King 4 : Quest For Power - 2015) :

Trahi par son protégé Drazen (Will Kemp), au service d'une puissance rivale, Mathayus (Victor Webster) part pour les royaumes du Nord, afin d'y conclure un accord de paix. Mais sur place, il tombe dans un nouveau piège tendu par Drazen, qui lui fait porter la responsabilité de la mort de son père, le Roi (Michael Biehn) : bien vite, Mathayus s'évade de prison avec l'aide de la belle Valina (Ellen Hollman), héritière légitime du trône, et, en compagnie du père inventeur de celle-ci (Barry Bostwick), il part en quête d'une couronne mystique permettant à son porteur de régner sur toute la planète...

La série des DTV Scorpion King continue, toujours avec un Victor Webster très à l'aise dans le rôle, toujours avec un sous-fifre de l'école Hans Zimmer à la musique, et toujours dans une direction plus parodique et déconneuse.

Ici, entre l'humour nettement plus puéril (concours de rots, vannes graveleuses), un Will Kemp qui tente de battre le Billy Zane du précédent volet dans le rôle de grand méchant cabotin, le surjeu totalement décomplexé de Barry Bostwick (en inventeur excentrique déguisé en poulet), Esmé Bianco en grande prêtresse très tactile, la scène de travestissement, et le ton général, tout droit sorti de la série Hercule, on est clairement dans de la comédie fantastique parodique... et c'est parfois un peu trop.

En effet, autant je ne suis pas contre l'énergie qu'une telle approche peut insuffler à un métrage (ça fonctionnait plutôt bien dans le Roi Scorpion de The Rock), mais encore faut-il que celui-ci conserve suffisamment d'enjeux ou de personnages intéressants pour que la parodie ne prenne pas le pas sur le reste. Et ici, malheureusement, non seulement la réalisation est assez moyenne, mais Ellen Hollman ne fait pas grande impression (malgré son répondant), et l'intrigue en elle-même est desservie par un budget que l'on devine faiblard : la production est partie tourner en Roumanie, donc adieu les paysages exotiques, et bonjour les décors plus médiévaux qu'antiques, vus un peu partout au cinéma.

Pour ne rien arranger, le script (du scénariste du Voyage au Centre de la Terre de Brendan Fraser) recycle énormément de scènes, notamment des Indiana Jones (l'ouverture, la dernière partie), de Star Wars (la capture par les "Ewoks") mais aussi des Avengers (Mathayus démolit Drazen comme Hulk le faisait avec Loki dans le film de 2012), et son propos opposant science et magie ne va jamais bien loin.

Bref, ça fait plus DTV que jamais, et bien que l'humour du tout fasse passer la pilule sans trop de problème, on peut regretter que Victor Webster n'ait pas de meilleurs scripts, car il tient bien son personnage.

2.25/6

(à nouveau, plein de caméos insignifiants, de Lou Ferrigno à Eve Torres, en passant par Don "The Dragon" Wilson, Rutger Hauer, Roy Nelson, Antonio Silva, Royce Gracie...)

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Un film, un jour (ou presque) #1030 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion 3 : Combat pour la Rédemption (2012)

Publié le 10 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion 3 - Combat pour la Rédemption (The Scorpion King 3 : Battle for Redemption - 2012) :

Destitué et hanté par la mort de Cassandra, Mathayus (Victor Webster) est retourné à la vie de mercenaire : engagé par Horus (Ron Perlman), roi tout-puissant, il doit faire équipe avec Olaf (Bostin Christopher), un Teuton puant et brutal, pour aller défendre le royaume indien du Roi Ramusan (Temuera Morrison), gardien du Livre des Morts. Car Talus (Billy Zane), frère d'Horus, est bien décidé à mettre la main sur ce dernier, quitte à mettre le royaume de Ramusan à feu et à sang, et à kidnapper la princesse Silda (Krystal Vee), fille de Ramusan...

Adieu l'idée de préquelle et d'un jeune Mathayus, puisque pour ce Scorpion King 3, on revient à une suite du film de The Rock, suite écrite par le même scénariste que le précédent volet, et tournée en Thaïlande.

L'avantage, c'est que la Thaïlande, c'est dépaysant, et que, confiée à un réalisateur habitué aux films d'action tournés en Asie, cela permet d'optimiser les ressources disponibles : avec 5 millions de dollars de budget (même pas le budget d'un épisode de série télévisée), on a ici des armées qui s'affrontent, des éléphants de guerre, énormément de cascades et de combats d'arts martiaux, beaucoup de figurants, etc.

Bon, à l'écriture, ça reste le travail de la même personne, donc on retrouve les mêmes défauts que dans le deuxième épisode : c'est long, très mal rythmé, ça se perd dans des digressions inutiles et ça peine à passionner... mais il y a cependant du progrès, puisque ici, le ton est clairement plus à la parodie qu'au relativement sérieux du Roi Scorpion 2.

Peut-être est-ce dû, tout simplement, à la présence de Billy Zane, qui en fait trois tonnes, semble improviser toutes ses scènes, et s'en donne à cœur joie, rendant son personnage de roi pleutre et arrogant instantanément mémorable.

Face à lui, cependant, Victor Webster s'en sort tout à fait bien : il a la carrure, le look, et la décontraction appropriés au personnage, quand bien même celui-ci serait ici plus tourmenté qu'avant.

Son duo comique avec Bostin Christopher a ainsi des airs de buddy cop movie, Webster est très convaincant dans l'action, et c'est d'ailleurs cette action, généreuse et variée, qui suffit à rendre le film déjà nettement plus intéressant que le n°2.

Après, outre le rythme et le remplissage, il y a toujours pas mal de problèmes : la musique est insipide, les costumes n'ont aucun sens (beaucoup de légionnaires romains...?), les perruques sont fauchées, et le trio de guerriers fantômes (une pseudo-Sindel de Mortal Kombat, Kimbo Slice en Kamala bodybuildé, et Batista avec des cornes) sont sous-exploités, et dans l'ensemble, ce n'est pas bon.

Mais heureusement, une touche renforcée de continuité (même si cette continuité ne fait pas grand sens compte tenu du destin de Mathayus) rehausse un peu le tout, avec une apparition de Kelly Hu en flashbacks, le Livre des Morts de La Momie, et des références appuyées au passé de Roi de Mathayus.

Pour conclure, Scorpion King 3 est un gros bordel qui n'est pas franchement meilleur, techniquement parlant, que son prédécesseur. Mais ici, au moins, on s'amuse, et cela fait toute la différence.

2.5/6 (pour Billy Zane)  

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Un film, un jour (ou presque) #1029 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion 2 : Guerrier de Légende (2008)

Publié le 9 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion 2 : Guerrier de Légende (The Scorpion King 2 : Rise of a Warrior - 2008) :

En Akkadie antique, Mathayus (Michael Copon), fils d'Ashur (Peter Butler), a rejoint comme son père les rangs des Scorpions Noirs, une unité d'élite supervisée par le cruel Sargon (Randy Couture). À son retour du camp d'entraînement, Mathayus découvre que Sargon, en possession des sombres pouvoirs de la déesse Astarte (Natalie Becker), a usurpé le trône du Royaume, et lorsque le jeune guerrier refuse d'obéir aveuglement à son nouveau roi, il devient un homme traqué. Accompagné de Layla (Karen David), sa fidèle amie d'enfance, de Ari (Simon Quarterman), un Grec ingénieux, de Fong (Tom Wu), un Chinois, et d'une poignée de mercenaires, Mathayus va alors tenter de trouver une arme légendaire, l'épée de Damocles, pour vaincre le roi maléfique...

On va faire simple : ce Scorpion King 2, une préquelle à la préquelle au Retour de la Momie, réalisé (platement) par Russell Mulcahy (Highlander) et écrit par le scénariste de Titan AE, est un mauvais film d'aventures et de sword & fantasy.

C'est bien simple : si Le Roi Scorpion était dans la droite lignée d'un Conan le Destructeur, ici, on est plutôt dans celle de la série Conan le Barbare, ou de Hercule - mais en nettement plus sérieux.

Et c'est bien là l'un des problèmes du métrage. Outre sa distribution très inégale (le héros est gentiment terne, Randy Couture est calamiteux, le père de Mathayus surjoue, le Grec cabotine et fait un narrateur peu convaincant, la déesse en fait trois tonnes, les figurants sud-africains font pièces rapportées... il n'y a que Karen David qui soit juste et attachante, en fait), ses effets spéciaux dignes de 1994, sa réalisation cache-misère (ralentis et shaky-cam pour cacher le budget inexistant), ses bruitages fauchés, sa direction artistique pauvrette, et sa bande originale générique signée Klaus Badelt, le script est vraiment le point faible du tout.

Mal rythmé (on sent vraiment passer les 110 minutes), le film semble faire une nouvelle fois table rase de ce qui a été établi au sujet de Mathayus dans son film et dans la Momie 2, pour rebooter une fois de plus le tout, en trouvant une nouvelle explication au "Scorpion" du titre - ici une explication multiple, puisque non seulement Mathayus est un Scorpion Noir, et a un tatouage de Scorpion, mais en plus, il passe les dix dernières minutes du film à affronter un scorpion géant invisible (idée géniale si l'on a pas de budget !) pour enfin survivre à son venin.

Ajoutez à cela un métrage qui suit les grandes lignes structurelles du Roi Scorpion de 2002, sans en avoir l'humour (ni le chameau), et l'on se retrouve avec un DTV digne de cette appellation, et de ce qu'elle implique qualitativement.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1028 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion (2002)

Publié le 8 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance, WWE

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion (The Scorpion King - 2002) :

En exploitant les visions de sa captive, la sorcière Cassandra (Kelly Hu), pour triompher sur le champ de bataille et conquérir le monde, le maléfique Roi Memnon (Steven Brand) tente d'accomplir une ancienne prophétie qui ferait de lui l'invincible Roi Scorpion, régnant sur toute la planète. Mais les dernières tribus libres décident d'engager l'assassin Mathayus (Dwayne Johnson), dernier représentant de son peuple, pour tuer la sorcière : une quête qui change soudain de direction lorsque Mathayus croise le chemin d'Arpid (Grant Heslov), de Balthazar (Michael Clarke Duncan) et de Philos (Bernard Hill), et qu'il tombesous le charme de Cassandra...

Une pseudo-préquelle consacrée au personnage du Roi Scorpion, préquelle (très) vaguement reliée à ce que l'on a vu de lui dans le Retour de la Momie, et qui, sous la plume de Stephen Sommers et de deux collègues, et devant la caméra de Chuck Russell (The Mask), donne lieu à un pur film de fantasy mâtiné de comédie, dans la droite lignée d'un Conan le Destructeur, ou d'un film de sword & sorcery de ce type.

Et franchement, ça marche très bien. Dès la première scène, le ton est donné : Le Roi Scorpion est un film décontracté, à la limite de la comédie et du comic book, avec de l'action improbable (mais bien moins parasitée par les effets numériques que le deuxième volet de la Momie), une bande originale épique mélangeant rock et  symphonique (merci John Debney), des personnages secondaires tous sympathiques, de l'humour décomplexé, des caméos qui font plaisir (Ralf Moeller, Branscombe Richmond, Tyler Mane), un Rock nettement plus à l'aise que dans la Momie 2 et très charismatique, et une grande histoire d'amour entre lui et son chameau/wookie.

Bref, c'est fun, c'est léger, c'est efficace, on n'a pas le temps de s'ennuyer avec à peine 90 minutes au compteur, et je crois bien que je préfère ce métrage au Retour de la Momie.

Mon seul regret, en fait, c'est que la production ait décidé de couper au montage tout un pan de l'histoire du Roi Scorpion, à savoir la prophétie, qui est présente dans de nombreuses scènes coupées du film, et qui explique bien des choses sur le pourquoi du comment.

(ça, et le fait qu'avant de se désister, Chow Yun-Fat était supposé incarner Memnon, ce qui aurait tout de même été plus imposant)

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1027 : MOIS AVENTURE - La Momie : La Tombe de l'Empereur Dragon (2008)

Publié le 7 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Drame, Histoire, Romance

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La Momie - La Tombe de l'Empereur Dragon (The Mummy : Tomb of the Emperor Dragon - 2008) :

Maudit par Zi Yuan, une sorcière (Michelle Yeoh), le cruel Empereur Han (Jet Li) a été transformé, ainsi que toute son armée, en statues de terre cuite, et enfouis dans un tombeau souterrain. Jusqu'à ce qu'Alex O'Connell (Luke Ford), fils de Rick et d'Evelyn (Brendan Fraser et Maria Bello), ne le réveille par erreur : à la famille O'Connell d'empêcher Han de mettre la main sur le secret de l'immortalité, avant qu'il ne réveille ses armées et ne conquière le monde.

Dernier volet de la série La Momie, cette fois-ci réalisé par Rob Cohen (Fast & Furious, xXx) et écrit par les scénaristes de la série Smallville... ce qui, d'office, laissait augurer du pire.

Et sans surprise, c'est le cas, puisque la Momie 3 s'avère le film le plus faible de la trilogie, pour de nombreuses raisons.

Déjà, la plus visible, Rachel Weisz est remplacée par Maria Bello, une actrice habituellement blonde (et que j'apprécie dans ses autres rôles), qui compose ici une Evelyn nettement plus physique, et à l'accent anglais très très fluctuant et forcé. Résultat : on ne croit pas vraiment à ce remplacement, et à son alchimie très limitée avec Brendan Fraser.

Idem pour Luke Ford, qui ne fait pas grande impression dans son rôle. Pire : le film tente clairement d'en faire un protagoniste principal (possiblement pour un spin-off centré sur ses aventures), et lui donne une romance générique avec Isabella Leong. Là encore, ça ne fonctionne pas vraiment, et on sent les rouages du cerveau des producteurs cherchant à prolonger la franchise sans son couple vedette.

Face à eux, Jet Li est remplacé à 80% par une doublure numérique, donc sans grand intérêt : d'autant que le numérique du film est assez inégal, confié à Digital Domain et à Rhythm & Hues. Sans ILM à la barre, les effets sont régulièrement encore plus approximatifs et laids, notamment les fameux Yétis félins footballeurs.

Des Yétis au nombre des mauvaises idées du film, aux côtés d'un yack animatronique qui vomit en avion, des transformations foireuses de l'Empereur en animaux mal finalisés, des combats d'arts martiaux mal câblés et montés, et d'un déluge de personnages animés par ordinateur.

Ajoutez à cela un montage approximatif des scènes d'action, toutes filmées à la shaky-cam ; une bande originale inexistante, mélange improbable d'un thème sympathique mais sous-utilisé signé Randy Edelman (qui, comme d'habitude, sabote son travail en utilisant des synthétiseurs qui semblent sortis des années 80-90),  et d'un underscore symphonique dépourvu de thèmes mémorables, composés par John Debney, uniquement là pour colmater les trous et pour mettre en musique les scènes d'action ; un rythme mollasson au possible (ce qui découle, en partie, de l'absence de thème entrainant durant les scènes d'action) ; et un couple de héros trop préoccupés par leur statut de parents et par leurs relations familiales pour rester dynamiques et attachants...

Et voilà : une Momie 3 insipide, qui donne l'impression d'avoir été pensée avant tout pour le marché chinois, et qui en oublie d'être divertissante, rythmée, ou même intéressante.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1026 : MOIS AVENTURE - Le Retour de la Momie (2001)

Publié le 6 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Review, Romance

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Le Retour de la Momie (The Mummy Returns - 2001) :

Désormais mariés et parents d'un jeune garçon, Alex (Freddie Boath), Rick et Evelyn O'Connell (Brendan Fraser et Rachel Weisz) se retrouvent embarqués, aux côtés de Jonathan (John Hannah) et d'Ardeth Bay (Oded Fehr), dans une course au trésor contre l'infâme Imhotep (Arnold Vosloo), ressuscité par la réincarnation d'Anck-Su-Namun (Patricia Velasquez). L'objectif de ces derniers : retrouver en premier l'oasis abritant la pyramide du Roi Scorpion (Dwayne Johnson), afin de prendre le contrôle de ses armées surnaturelles, et de dominer le monde...

On prend les mêmes et on recommence (ou presque) pour cette suite toujours signée Stephen Sommers, et dont la seule différence avec le premier épisode est la bande originale, ici signée Alan Silvestri (et qui est tout simplement excellente).

Pour ce Retour de la Momie, cependant, Sommers a eu carte blanche suite au succès du premier volet, et comme souvent chez lui, cela se traduit par un film bigger, louder, qui part dans tous les sens, et se perd un peu en chemin.

Il faut dire que pour son scénario, Sommers se contente de reprendre une grande partie des éléments du premier, en en décuplant simplement l'ampleur : ouverture sur une légende antique, voyage en aéronef avec un pilote excentrique, mur élémentaire avec visage de la momie, poursuite véhiculaire en ville, combats, trio d'archéologues rivaux incapables, armée d'anti-Medjais, momies numériques, pigmées cannibales, pièges, tombes, scorpions, scarabées, etc, etc, etc - tout est ici multiplié par dix, dans une débauche de moyens visuels et budgétaires pas toujours judicieux (ILM est toujours à la barre des effets spéciaux, mais le nombre de ceux-ci ayant doublé en cours de tournage, leur qualité à diminué d'autant, puisqu'une grosse partie du travail a été sous-traitée à d'autres sociétés, ce qui donne un résultat très inégal à l'écran).

Pour ne rien arranger, Sommers ajoute à ses personnages principaux un petit garçon (le syndrome Anakin, amis en plus supportable et en mieux interprété), et multiplie les retcons et coïncidences scénaristiques assez pataudes (le tatouage de Rick, la réincarnation d'Evelyn, le sceptre de Jonathan) qui finissent par lasser et par décevoir.

Heureusement, cependant, le rythme soutenu, la musique entraînante, et l'énergie globale du tout font que Le Retour de la Momie, s'il n'est pas à la hauteur de l'original et semble souvent en être un pseudo-remake, en plus friqué, reste un bon divertissement d'aventure, généreux, et avec des personnages sympathiques et attachants.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1025 : MOIS AVENTURE - La Momie (1999)

Publié le 5 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

La Momie (The Mummy - 1999) :

Il y a bien longtemps, Imhotep (Arnold Vosloo), grand prêtre du Pharaon, fut maudit et enfermé dans un sarcophage pour avoir couché avec Anck-Su-Namun, la compagne de Pharaon, et avoir tué ce dernier. En 1925, deux équipes d'archéologues rivales découvrent une cité perdue, où Imhotep est enfoui. Mais alors qu'ils cherchent divers trésors, Rick O'Connell (Brendan Fraser), ancien légionnaire, et Evelyn (Rachel Weisz) et Jonathan Carnahan (John Hannah) réveillent malencontreusement la momie d'Imhotep, qui entreprend alors de massacrer un à un les archéologues, bien décidée à se reconstituer petit à petit, et à ramener sa bien-aimée à la vie...

Vingt ans après sa sortie, une bonne dizaine d'années après que je l'aie vue pour la dernière fois... cette Momie reste un excellent divertissement, un hommage très agréable aux serials d'aventure pulp décomplexés, et probablement le film de Stephen Sommers le plus abouti à ce jour.

C'est drôle, c'est spectaculaire, la distribution est excellente et attachante, les effets spéciaux d'ILM tiennent toujours la route à ce jour, la bande originale de Jerry Goldsmith est mémorable (bien qu'un peu bourrine et répétitive), et si ce n'était pour un rythme un peu fluctuant et inégal (le film a un petit ventre mou une fois la momie revenue à la vie), le tout serait un modèle de blockbuster généreux et rétro, bourré de bonnes idées, et plutôt bien filmé.

En l'état, c'est un très bon divertissement, imparfait, mais qui n'est pas sans rappeler le modèle désormais suivi par Marvel pour bon nombre de ses métrages : humour, action, spectacle, sans jamais trop se prendre au sérieux.

4.5/6

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Les bilans de Lurdo : The Tick, saison 2 (2019)

Publié le 4 Août 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Aventure, Amazon

La première saison du reboot de The Tick m'avait laissé mitigé, mais plein d'espoir : l'origin story d'Arthur, étendue sur 12 épisodes ne m'avait pas forcément convaincu, tout comme ses variations de ton et ses personnages secondaires pas toujours bien développés, mais dans l'ensemble, cette réinvention du personnage et de son monde décalé était prometteuse, pour peu que les scénaristes parviennent à mieux équilibrer le tout.

The Tick, saison 2 :

Alors qu'Aegis rouvre ses portes et cherche à reformer les Flag Five en recrutant de nouveaux héros, The Tick (Peter Serafinowicz) et Arthur (Griffin Newman) se lancent sur les traces de Lobstercules, une immense langouste humanoïde qui commet des braquages de banque...

Une saison 2 de dix épisodes, nettement mieux structurée et homogène que la première fournée, et qui, disons-le tout de suite, est une réussite.

Les nombreuses sous-intrigues de la saison (Lobstercules et ses adorables bébés ; le pouvoir de Dot et son rapprochement avec Overkill ; le retour d'Aegis ; le secret de Walter ; la "rédemption" de Miss Lint ; Kevin ; le rêve d'enfance d'Arthur vis à vis des Flag Five ; la taupe au sein d'Aegis ; le passé d'Overkill ; l'histoire de Danger Boat ; les errances de Superion,  etc, etc, etc) se mêlent et s'entremêlent ainsi tout au long des dix épisodes, pour construire une intrigue sérialisée très sympathique, liée de bout en bout, et rarement ennuyeuse.

En fait, c'est bien simple, la saison 2 est à l'image de la Tique, cette année : elle a fait peau neuve, et a enfin trouvé sa voie.

Le costume de la Tique a en effet connu un lifting entre les saisons, expliqué par une mue du personnage, et le costume de The Tick n'a jamais paru plus musclé,  athlétique, et surtout naturel. Un costume excellent (qui met gentiment à l'amende bon nombre de muscle suits cinématographiques ou télévisuelles - comme dans The Umbrella Academy, par exemple), et qui va de pair avec un Lobstercules lui aussi très réussi : au niveau effets spéciaux, la série a clairement su capitaliser sur l'économie budgétaire de son nombre d'épisodes, pour améliorer ses visuels.

Et au niveau écriture, les scénaristes ont enfin trouvé le bon mélange entre sérialisation sérieuse, et comédie : tout le propos sur l'héroïsme de la Tique et d'Arthur est ainsi décliné en de multiples variations, au gré des sous-intrigues et des personnages secondaires, sans jamais oublier l'absurdité globale de cet univers.

Une absurdité très bien servie par sa distribution, qu'elle soit principale (toujours excellente, mention spéciale à Dot, crédible dans ses scènes d'action) ou secondaires (John Hodgman, tous les super-héros qui évoluent en périphérie, notamment "Nipple-man" ^^) : malgré le ridicule assumé de cet univers, de ses personnages et de ses événements, les acteurs se donnent à fond, et la mayonnaise prend, tout simplement.

Malheureusement, l'aventure The Tick s'arrête là sur Amazon, malgré les multiples pistes laissées en suspens par la série. On peut le regretter, en espérant que le personnage et son entourage renaissent à nouveau, sous une autre forme, dans quelques années...

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Les bilans de Lurdo : Black Monday, saison 1 (2019)

Publié le 3 Août 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, Showtime

Série comique de 10 épisodes co-créée par l'un des responsables de la sitcom Happy Endings, chapeautée par Seth Rogen et Evan Goldberg, Black Monday se veut une relecture des années 80 et de l'univers de Wall Street, au travers d'un prisme décalé et pourtant assez dramatique...

Black Monday, saison 1 (2019) :

En 1987, le quotidien du cabinet de trading boursier Jammer Group, 11è meilleure firme de Wall Street, dirigée par le flamboyant Mo (Don Cheadle), qui accueille en son sein Blair Pfaff (Andrew Rannells), un jeune programmateur de génie... sans savoir qu'un an plus tard, ils seront responsables du fameux crash boursier de Wall Street.

Une série qui, dans un premier temps, semble vouloir traiter l'univers de Wall Street (et tous les clichés qui lui sont associés, via par exemple Le Loup de Wall Street ou Wall Street d'Oliver Stone) à la manière de Childrens Hospital/Drunk History/Comedy Central : de la grosse déconne bien baveuse et absurde, dont on retrouve une grande partie des habitués - Paul Scheer, Casey Wilson, Ken Marino, Kurt Braunohler, Tim Heidecker, et bon nombre d'autres visages familiers du genre, de Melissa Rauch à Regina Hall, dans oublier, bien sûr, Don Cheadle.

L'humour est décalé, parfois graveleux, souvent politiquement incorrect, et on se dit qu'on voit à quoi s'attendre : une bande de bras cassés qui va, sans le vouloir, détruire l'économie américaine à cause de leur incompétence.

Et en fait, plus la série avance, plus l'on s'aperçoit que le programme a d'autres ambitions : étrangement sérieux et dramatique par moments, la série aborde la vie sentimentale de ses protagonistes de manière très premier degré et sincère ; des protagonistes qui, justement, ne sont pas si incompétents que ça.

On se retrouve ainsi avec un triangle amoureux entre les trois premiers rôles, avec des moments estampillés émotion™©® ; la relation de Paul Scheer, homosexuel in the closet, s'avère paradoxalement touchante sans être parodique ; et plus la saison avance, plus les choses se compliquent sur le fond, tous les participants tentant de trahir leurs collègues pour parvenir à leurs fins, avec à peine quelques pointes d'humour çà et là.

Ce qui laisse le spectateur mitigé : l'humour et la parodie avouée de toute un genre et de toute une époque fonctionnent à peu près, mais sont souvent ramenés au sol par des moments plus sérieux, et vice-versa. Le mélange n'est pas toujours bien dosé, et, notamment vers la fin de saison, l'aspect dramatique prend le pas sur la parodie : cela résulte en des épisodes parfois déséquilibrés, ou qui ratent par exemple leur cible lorsque les scénaristes tentent de retracer le parcours de Mo en flashbacks en noir et blanc, à l'époque des Black Panthers.

Heureusement, dans l'ensemble, la reconstitution de l'époque est plutôt réussie et amusante, entre musique, drogues à gogo, mode improbable, et retournements de situation en tous genres.

C'est loin d'être parfait, ça se prend parfois un peu les pieds dans le tapis, et ça peut paraître un peu creux et brouillon (ça ne l'est pas vraiment, en réalité) mais le format court, ainsi que la distribution qui se donne totalement à cette histoire, font que Black Monday s'avère un divertissement tout à fait honorable.

À voir, pour les amateurs des années 80 et/ou des autres œuvres de la bande.

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Blog Update ! - Juillet 2019

Publié le 3 Août 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Update

Un mois de juillet principalement dominé, sur le blog des Téléphages Anonymes, par la semaine Comédie Française...

#997 : Making Fun - The Story of Funko (2018) - 3/6

#998 : Godzilla II - Roi des Monstres (2019) - 3.5/6

#999 : Murder Mystery (2019) - 3.5/6

#1000 : Rien n'arrête la musique (1980) - moustache/6

#1001 : Le Bout du Monde (2019) - 2.5/6

#1002 : The Hustle - Le Coup du Siècle (2019) - 2.25/6

#1003 : Spider-Man - Far From Home (2019) - 4.25/6

#1004 : John Wick (2014) - 3.5/6

#1005 : John Wick 2 (2017) - 4/6

#1006 : John Wick 3 - Parabellum (2019) - 3.75/6

#1007 : SEMAINE FRANÇAISE - Neuilly sa Mère ! (2009) & Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018) - 3/6 & 2.5/6

#1008 : SEMAINE FRANÇAISE - Ma Reum (2018) - 2.5/6

#1009 : SEMAINE FRANÇAISE - L'école est finie (2018) - 3.5/6

#1010 : SEMAINE FRANÇAISE - Le Doudou (2018) - 3/6

#1011 : SEMAINE FRANÇAISE - Alad'2 (2018) - 1.5/6

#1012 : SEMAINE FRANÇAISE - Budapest (2018) - 2/6

#1013 : SEMAINE FRANÇAISE - Black Snake : La Légende du Serpent Noir (2019) - 3.5/6

#1014 : SEMAINE FRANÇAISE - Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019) - 3/6

#1015 : The Rise and Fall of Carolco (2015) - 2.5/6

#1016 : Batman - Hush (2019) - 3/6

#1017 : Yéti & Compagnie (2018) - 3/6

#1018 : Nature Calls (2012) - 2/6

#1019 : See You Yesterday (2019) - 2/6

#1020 : Lady Bloodfight (2016) - 3/6

#1021 : Comme des Bêtes 2 (2019) - 2.5/6

#1022 : Life After Flash (2017) - 4/6

#1023 : Dumbo (2019) - 2.75/6

#1024 : The Con is On (2018) - 1/6

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# Bilan :

Un mois caniculaire sur le blog des Téléphages Anonymes, mais malgré les pics atteints par les températures, il n'en a pas été de même pour les notes des films : entre la Semaine Française, et les nombreux métrages quelconques, peu de nouveautés vraiment marquantes ou intéressantes, en juillet, si ce n'est le dernier Spider-Man, et le dernier John Wick (l'occasion, pour moi, de rattraper les volets précédents).

Cela dit, le mois de juillet a permis de fêter le millième numéro de la chronique (quasi) hebdomaire "Un film, un jour... ou presque !". 1000 films passés en revue depuis la création de ce blog, sans prendre en compte certains cycles spéciaux, et les Oktorrorfests et Yulefests annuels, qui rajoutent facilement plusieurs centaines de films au compteur, si ce n'est plus : ça commence à faire beaucoup... et pas sûr que la rubrique atteigne les 2000 !

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# Film du mois :

Sans la moindre hésitation, le dernier volet de Spider-man, Far From Home, un blockbuster à l'image de son prédécesseur : amusant, attachant et dynamique.

Mention spéciale, cependant à Godzilla II qui, malgré des défauts flagrants, parvient à donner vie à des combats de kaijus mémorables ; et à John Wick 2, rattrapé tardivement par mes soins, et qui reste le meilleur de la franchise.

 

# Flop du mois :

Il serait trop facile de mettre la quasi-totalité de la Semaine Française dans cette catégorie (surtout Alad'2), aussi vais-je plutôt m'intéresser au reste du mois : un mois de comédies ratées, d'exclusivités Netflix peu probantes... et Dumbo.

Un Dumbo techniquement pas si calamiteux que ça (le personnage principal permet au film de frôler la moyenne), mais qui rate le coche de son récit, et ne surnage que grâce à certains de ses effets et au savoir-faire de Tim Burton à la barre. Reste que c'est (toutes proportions gardées) très décevant en regard des attentes du studio et des spectateurs, et que ça mérite le titre de ratage du mois (même si dans l'absolu, il y a eu bien pire).

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# Petit écran :

En juillet, sur le blog,  nous avons conclu la (médiocre) Twilight Zone de Peele ; nous n'avons guère plus été convaincus par Gad Elmaleh en Californie ; et nous sommes restés mitigés devant la dernière fournée de Black Mirror... pas un mois très mémorable, en somme.

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# À venir :

En août, le soleil et la chaleur envoie le blog des Téléphages Anonymes à l'autre bout du globe, à la recherche de l'aventure, avec un mois entièrement consacré à ce genre parfois spectaculaire, et toujours dépaysant : de la saga de la Momie aux aventures de Benjamin Gates, en passant par Lara Croft, le Roi Scorpion, Alan Quatermain, Crocodile Dundee, ou encore Jules Verne, il y a de quoi faire chez les aventuriers...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1024 : The Con Is On (2018)

Publié le 2 Août 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Con Is On :

Pour rembourser leur dette à Irina (Maggie Q), une criminelle russe sans pitié, Harriet (Uma Thurman) et Peter (Tim Roth), deux arnaqueurs prêts à tout pour vivre confortablement, tentent de dérober la bague inestimable de Jackie (Alice Eve), l'ex de Peter, mariée à un acteur incontrôlable et infidèle (Crispin Glover)..

Un thriller d'arnaque ultra-mollasson, qui a mis plus de trois ans à sortir après son tournage (ce qui n'est pas forcément surprenant, vu que le précédent film du réalisateur/scénariste était resté au placard pendant huit ans après tournage, tant il était mauvais), et qui n'a pour seul intérêt que sa distribution des plus sympathiques : Thurman, Roth, Maggie Q, Eve, Glover, Sofia Vergara, Parker Posey, Stephen Fry, et même Ashley Williams dans un rôle muet.

Le problème, c'est que tous ces acteurs sont constamment en roue libre, en font systématiquement trois tonnes (la seule qui s'en sort bien, c'est Alice Eve), et donnent l'impression que la moitié du film a été tournée sans script et improvisée.

C'est brouillon, décousu, bordélique, fauché, et on se demande vraiment ce qui est passé par la tête de certains de ces acteurs lorsqu'ils ont accepté de jouer là-dedans (Uma Thurman se dénude même brièvement dans une scène totalement gratuite... pourquoi !?).

Bref, un vrai ratage incompétent et fatigant.

1/6 (le point est pour Alice Eve, imperturbable)

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Un film, un jour (ou presque) #1023 : Dumbo (2019)

Publié le 1 Août 2019 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Disney, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Dumbo (2019) :

Lorsque Max Medici (Danny DeVito), propriétaire de cirque en perte de vitesse, confie une éléphante enceinte à la famille Farrier (Colin Farrell, Nico Parker, Finley Hobbins), ces derniers ne se doutent pas que Dumbo, le bébé à naître, va s'avérer capable de s'envoler en utilisant ses immenses oreilles. De quoi attirer l'attention de Vandevere (Michael Keaton), propriétaire de parc d'attraction, qui va rapidement vouloir racheter le cirque de Medici, et faire de Dumbo la star de son spectacle, aux côtés de la belle Colette Marchant (Eva Green), trapéziste française...

Le Dumbo original, de 1941, était un long-métrage d'à peine plus d'une heure, touchant et attachant, narré du point de vue exclusif des animaux, et servant de conte moral sur la différence, l'exclusion, etc. Ce remake de Dumbo, réalisé par Tim Burton, dure près de deux heures, est totalement centré sur les humains (hormis une poignée de plans subjectifs du point de vue de l'éléphant), et se veut une critique des grandes corporations à l'américaine, de l'industrialisation du rêve et du monde du business : assez osé quand on considère que c'est un film Disney... mais aussi totalement hors-sujet.

C'est bien simple : le film ne fonctionne jamais vraiment, et n'a pas une once de l'émotion et de la tendresse de l'original.

Avec son script bancal et décousu signé Ehren Kruger (un scénariste au palmarès guère reluisant ^^), le Dumbo de Burton se perd dans des sous-intrigues inintéressantes, consacrées à une petite famille composée d'un garçonnet tout à fait honorable, d'une mini-Thandie Newton monocorde (la fille de Thandie n'a pas forcément hérité du talent de sa mère), d'un Colin Farrell manchot en pilotage automatique, et d'une Eva Green trop froide pour fonctionner en trapéziste française qui s'attache à Dumbo et aux enfants.

À côté de cette famille recomposée, on a Danny DeVito et Michael Keaton, qui rivalisent de cabotinage, mais restent des caricatures. Et enfin, Dumbo, un éléphant visuellement adorable, très bien animé et réalisé... mais qui a été malheureusement affublé de gazouillis et de bruitages synthétiques dignes de Gizmo, bruitages qui ne fonctionnent pas du tout et sont même contre-productifs.

C'est d'ailleurs là l'un des problèmes récurrents du film : on sent qu'il est tiraillé dans plusieurs directions créatives et artistiques, et qu'il a le postérieur entre deux ou trois chaises. On devine que Burton a été attiré par cette histoire de freaks qui s'unissent pour aider l'un des leurs, ou par cette thématique de la place de l'artiste dans une industrie dévorante... mais les thématiques ne sont qu'effleurées, et jamais crédibles.

On sent que l'équipe voulait à la fois se démarquer et rendre hommage au Dumbo original (la séquence des éléphants roses, réinventée de jolie manière pour une époque où l'alcool n'est plus acceptable), mais que pléthore de mauvaises idées se sont invitées et n'ont pas été coupées au montage (cette séquence des éléphants, justement, interrompue par Michael Buffer en Monsieur Loyal, qui nous fait un "Let's Get Ready for Dumbooooooo !" totalement hors-sujet).

Scénaristiquement, ça ne marche donc jamais : comme je le disais, la famille au centre de l'histoire est terne et insipide, l'antagoniste principal est caricatural, l'humour est peu probant (à part la réplique "Seulement en cas d'urgence"), l'émotion est constamment sabotée par les bruitages synthétiques de Dumbo, la bande originale de Danny Elfman est générique et/ou hors-sujet, et les effets spéciaux sont tellement inégaux (beaucoup de fonds verts et d'étalonnage numérique assez laids) que ça affaiblit d'autant le film, déjà assez générique et anonyme.

Et pourtant, ce n'est pas forcément un désastre : le squelette de l'histoire est suffisamment solide pour que l'on ne s'ennuie pas trop, le petit Dumbo est très attachant, pour peu qu'on coupe le son, et quelques passages s'avèrent réussis, qu'ils soient burtoniens (Nightmare Island, et ses créatures de pacotille) ou non.

Reste que, comme de nombreux remakes en prises de vue réelles des classiques Disney, ce Dumbo n'était ni fait, ni à faire. Et que Tim Burton devrait se montrer plus exigeant avec ses scénaristes.
 
2.25 + 0.5 pour la bouille adorable de Dumbo = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1022 : Life After Flash (2017)

Publié le 31 Juillet 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Documentaire, Critiques éclair, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Life After Flash :

Documentaire consacré à la vie de Sam J. Jones, interprète du fameux Flash Gordon dans le film culte de 1980, et sur la traversée du désert que l'acteur a connu après le tournage, une traversée du désert partiellement due à son immaturité, à ses conflits avec le producteur Dino De Laurentiis, et à divers problèmes de substances et de dépression.

En réalité, ce métrage est constitué de deux parties bien distinctes : la première tient plus du making-of nostalgique revenant sur le film de 1980, à grands renforts d'interviews et d'anecdotes de quasiment toute la distribution, images datant de l'époque, ou bien plus récentes.

Ce n'est pas désagréable, d'autant que bon nombre de visages familiers (Stan Lee, Brian May, Rbert Rodriguez, Mark Millar, etc) interviennent pour parler de leur appréciation de ce film kitsch et ambitieux ; on regrettera cependant quelques interventions se voulant humoristiques, et tombant plutôt à plat.

Puis le film s'intéresse vraiment à Sam J. Jones, et à son parcours. Un parcours en forme de "rise and fall", qui dépeint le portrait d'un acteur généreux mais impulsif, qui s'est auto-détruit avant de renaître par la religion. Tant mieux pour lui, je dois dire, mais personnellement, je grince toujours un peu des dents en entendant ce genre de témoignage qui attribue au bon Dieu, à ses Saints ou au petit Jésus un changement de vie ou, oserais-je le dire, la maturité qui vient naturellement avec l'âge...

Quoi qu'il en soit, Sam Jones a trouvé Dieu, il s'est recyclé dans le métier de garde du corps au Mexique (!!), et, à l'époque du tournage, il recommençait à peine à travailler à Hollywood, grâce notamment aux deux Ted de Seth MacFarlane (assez amusant de voir tous les amis et proches de Jones louer MacFarlane et Ted... sauf le fils de Sam Jones, qui a détesté, et le fait savoir).

Bref, un documentaire un peu bipolaire, qui semble parfois survoler un peu ses deux sujets principaux dans son désir de ménager la chèvre et le chou, mais qui reste plutôt sympathique et intéressant, surtout si l'on a de la nostalgie pour le film qui a lancé (et détruit) Sam J. Jones.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1021 : Comme des Bêtes 2 (2019)

Publié le 30 Juillet 2019 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Illumination, Review

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Comme des Bêtes 2 (The Secret Life of Pets 2 - 2019) :

Lorsque la maîtresse de Max se marie, tombe enceinte, et donne naissance à un petit garçon, le chien et son compère Duke doivent apprendre à protéger ce dernier, notamment lors de vacances à la campagne. Restés en ville, Gidget tente de récupérer la balle préférée de Max, tandis que Snowball, lui, est embarqué dans une aventure improbable, à la rescousse d'un tigre échappé d'un cirque...

Le premier Comme des Bêtes ne m'ayant pas laissé un souvenir impérissable (au point de voir sa note rabaissée à la seconde vision), je ne m'attendais pas à grand chose pour cette suite, une suite que personne ne demandait réellement.

Et dans les faits, cette suite s'inscrit exactement dans la continuité de l'original, tant dans ses défauts que dans ses qualités. Oui, les animaux sont toujours sympathiques, certains moments sont mignons, et les comportements animaliers sont bien croqués...

Mais ça s'arrête là. Plus que jamais, ce Comme des Bêtes 2 ressemble à une suite d'idées de courts-métrages sous-développées, et mises bout à bout de manière à former un vague récit : Max et Duke vs le bébé ; Max et Duke à la ferme ; Gidget chez les chats ; Snowball le super-héros et son tigre...

Autant d'idées pas forcément désagréables et bien animées, mais qui ne fonctionnent que séparément, et ne se marient jamais vraiment ensemble. Le film n'a pas d'axe central, il n'a pas de thématique ou de véritable sujet, il peine à former un tout homogène, bref, cela divertira les plus jeunes, mais lorsque le métrage se conclut, il ne reste pas grand chose en mémoire, à part peut-être la brève séquence 2D des aventures de Snowball.

Décidément, il manque vraiment quelque chose à cette franchise, qui ressemble souvent au premier jet d'un script, et qui peine à dépasser le stade d'aimable divertissement animalier très dispensable (en tout cas, on est loin, très loin de la charge émotionnelle que les Pixar peuvent atteindre).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1020 : Lady Bloodfight (2016)

Publié le 29 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Fantastique

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Lady Bloodfight (2016) :

À la recherche de son père, disparu après avoir participé au Kumite, un tournoi secret d'arts martiaux, Jane (Amy Johnston), une américain , arrive à Honk Kong où, rapidement, elle devient l'apprentie de Shu (Muriel Hofmann), ancienne combattante sage et philosophe. De son côté, Wai (Kathy Wu), la rivale de Shu, recrute Ling (Jenny Wu), une voleuse des rues, pour la représenter au Kumite. Face à Jane et Ling, de nombreuses rivales originaires des quatre coins de la planète (Jet Tranter, Mayling Ng, etc), sous le regard du manipulateur Mr. Sang (Kurt Kishita)...

La définition même d'un film d'exploitation comme on n'en fait de moins en moins : un producteur-scénariste malin, qui reprend un "classique" du genre (en l'occurrence Bloodsport, puisque ce métrage s'appelait initialement Lady Bloodsport), pour en faire une suite/remake à la sauce girl power, avec une héroïne qui cherche son papounet ancien combattant du Kumite.

Alors sans surprise, ça ne vole jamais très haut, l'écriture est étrangement bancale (on a parfois l'impression que les dialogues sont en mauvais anglais), il y a des clichés bien honteux (la scène de vestiaire racoleuse, l'esprit du père de l'héroïne qui apparaît pour la motiver pendant le combat final.....), et la réalisation et le montage de Chris Nahon (Le Baiser Mortel du Dragon, Blood : le dernier vampire, Plus Belle la Vie) sont assez médiocres (les astuces de réalisation pour cacher les approximations de certains combats - ralentis, accélérés - ne convainquent pas vraiment). Sans compter un câblage assez inutile, et un sang au rendu plutôt fauché.

Mais bizarrement, c'est au niveau du casting que le film s'en sort bien. Les combattantes - protagonistes comme antagonistes - sont assez sympathiques et intéressantes, et même si tout le monde n'est pas au même niveau martial, ou au même niveau d'interprétation, le tout se suit sans problème, avec même une pointe d'humour çà et là.

En somme, c'est loin d'être bon... mais c'est aussi loin d'être désagréable à regarder.

3/6

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