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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo - Altered Carbon, saison 1 (2018) - première partie (1x01-05)

Publié le 7 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Thriller, Les bilans de Lurdo, Policier, Netflix

Adaptation Netflix d'un roman de science-fiction cyberpunk à succès, Altered Carbon est le bébé de Laeta Kalodigris, showrunneuse de Les Anges de la Nuit (aïe), scénariste de Pathfinder (aïe, bis), co-productrice exécutive du reboot de Bionic Woman (ouhlà), et scénariste de Shutter Island et de Terminator Genisys (*soupir*).

Un CV et une décennie de development hell cinématographique qui, ajoutés aux défauts habituels des séries Netflix, laissent d'office craindre le pire, malgré le budget conséquent de la série, et la promotion en grande pompe du programme par la chaîne...

Tentons néanmoins de mettre tous ces à-prioris de côté, et abordons ces 10 épisodes d'une heure d'une manière la plus objective possible : après tout, on n'est pas à l'abri d'une bonne surprise, dans ce genre trop peu exploité sur le petit et le grand écran.

Altered Carbon, saison 1 (2018) - première partie :

- 1x01 : Dans un futur lointain, Takeshi Kovacs, un criminel doté de capacités hors-du-commun, se réveille dans un nouveau corps (Joel Kinnaman) 250 ans après avoir été arrêté, et découvre que Mr Bancroft (James Purefoy), richissime, voudrait qu'il enquête sur son meurtre...

Un premier épisode qui mise totalement sur ses visuels et ses effets spéciaux pour éclipser le fait que l'univers est assez dérivatif et générique, dans le genre cyberpunk, et que le script est assez lourd en exposition.

Et ça fonctionne plus ou moins, puisque l'heure de métrage passe assez vite, malgré des clichés inévitables, et une distribution assez quelconque - Kinnaman n'a pas un charisme exceptionnel, la fliquette ne me semble pas toujours très juste, et tant Dichen Lachman que Tahmoh Penikett ne font que de brèves apparitions...

Bref, le postulat n'est pas inintéressant, mais il faudra voir comment ça évolue.

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- 1x02 : Kovacs mène l'enquête sur le meurtre de Bancroft, tandis qu'Ortega (Martha Higareda), elle, le suit à la trace...

Une enquête basique, digne des Experts, de la nudité gratuite et vraiment racoleuse, digne d'HBO (assez hypocrite, qui plus est, entre les femmes qui sont toutes en full frontal, Purefoy qui se déshabille joyeusement sans hésiter, et Kinnaman qui joue au grand jeu du "quel objet va cacher mon sexe dans quel plan ?"), de l'action mollassonne et mal filmée, des grosses ficelles évidentes, une illustration musicale pataude (le saxophone pendant la scène de sexe), bref... un épisode assez quelconque et trop long pour ce qu'il raconte.

La fliquette est notamment vraiment un personnage blindé de clichés (la religion, sa mère, etc), et qui suscite instantanément l'ennui.

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- 1x03 : Bancroft organise une soirée exclusive dans son manoir, où sont réunis tous les suspects de son meurtre : l'occasion rêvée pour Kovacs de mener l'enquête, avec l'aide de Vernon (Ato Essandoh)...

Ouhlà... je ne sais pas quelle part de cette épisode était dans le roman original, et quelle part est du fait des scénaristes, mais j'ai passé la moitié de l'épisode à pousser de grands soupirs atterrés devant tant de clichés et de grosses ficelles caricaturales.

À commencer par le flashback d'ouverture animé (à la fois inutile et affreusement convenu au niveau de la caractérisation des deux enfants), jusqu'au combat en apesanteur (au câblage médiocre et voyant, et à la chorégraphie faiblarde), en passant par l'écriture de toute la haute société bourgeoise de ce monde (de la grosse caractérisation grossière et pataude), le background de la fliquette (avec le collègue "qui a promis à son père de veiller sur elle" = qui ne passera probablement pas la saison... *soupir*), le flashback de Kovacs & Quell, etc, etc, etc

Alors certes, l'argent investi dans la série se voit plus ou moins à l'écran (encore que : le combat en apesanteur, à nouveau, faisait ultra-fauché, et certaines des armes ressemblent trop à des jouets en plastique recouverts de peinture métallique, sans poids ni usure, pour être convaincantes...), les interactions entre Poe et Kovacs sont amusantes, et l'apparition finale de Michael Eklund fait toujours plaisir, mais j'ai vraiment eu beaucoup de mal avec cet épisode.

- 1x04 : Capturé par Dimi 2 (Mickael Eklund), Kovacs est torturé psychiquement par ce dernier dans un laboratoire indépendant, pendant que Ortega, elle, fête le Dias de la Muerte avec sa famille...

Un épisode un peu plus court que les précédents, et ce n'est pas un mal, car 45 minutes de pseudo-torture porn psychique à l'issue télégraphiée, entrecoupées de flashbacks insipides et pontifiants au possible entre Kovacs et Quell (je ne sais pas si c'est l'actrice, son look ridicule façon Zion du pauvre, ses dialogues, la pseudo-romance à la symbolique pataude, ou son manque cruel de charisme, mais le personnage ne fonctionne pas du tout à mes yeux), c'est beaucoup trop, et j'ai fréquemment eu envie de faire autre chose à côté.

Il restait bien quelques moments amusants au niveau du Jour des Morts, de Poe et de la famille de la fliquette (même si c'était là du remplissage flagrant, et du world-building maladroit), ainsi qu'un caméo d'Adam Busch en technicien de la police, mais ça ne faisait clairement pas le poids face à tout le reste, et notamment face à la manière risible dont le réveil de Kovacs et l'évasion bourrine ont été mis en image sur fond de pop-rock tonitruante, face à l'interprétation très inégale de Martha Higadera (jamais très crédible en fliquette badass), et face à la révélation finale, à nouveau lourde et clichée.

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- 1x05 : L'enquête de Kovacs continue, mais elle se complique maintenant qu'il sait qu'il habite l'enveloppe corporelle d'Elias Ryker, l'ancien partenaire et amant d'Ortega...

Un épisode qui ronronne beaucoup, puisqu'il est principalement centré sur l'enquête de Kovacs - en partie résolue, de manière grandement prévisible - et sur le rapprochement de Kovacs/Ortega, avec trois tonnes de flashbacks sur la demoiselle et sur sa vie avec Ryker.

C'est assez lourd en exposition, histoire de relancer l'intrigue pour la seconde moitié de saison, on évite heureusement les flashbacks de Kovacs sur Quell & compagnie, et on a droit à de la nudité gratuite et à une scène d'action assez médiocre dans l'ascenseur (avec sacrifice inévitable d'un personnage secondaire inutile, et cliché honteux de l'arme à court de balles)... pas particulièrement passionnant, mais bon, ça aurait pu être pire.

(le caméo improbable de Matt Frewer en Carnage était amusant, cela dit)

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Pour l'instant, une première moitié de saison moins racoleuse que ce que je redoutais (on est au niveau d'une série HBO basique de la "grande" époque, ni plus, ni moins), mais vraiment gentiment creuse, et bourrée de clichés en tous genres.

On pourrait dire que c'est fait exprès, et que ça joue justement des clichés inhérents au genre, mais la limite entre pastiche et exploitation basique et sans talent est très fine, et ce show semble se trouver régulièrement du mauvais côté de la barrière.

(et puis comme je le répète depuis le début de la saison, j'ai énormément de mal avec les personnages féminins de la série, que ce soit Quell, ou Ortega, dont l'actrice n'est vraiment pas naturelle dans ses attitudes et ses postures, que ce soit lorsqu'elle joue les fliquettes endurcies, ou dans ses moments plus sexy)

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Un film, un jour (ou presque) #751 : Girl 27 (2007)

Publié le 6 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Drame, Thriller, Policier, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Girl 27 :

En 1937, à l'occasion d'une convention organisée par la MGM pour remercier ses représentants de commerce, Patricia Douglas, l'une des 120 danseuses/figurantes mineures employées par le studio, est violée par un employé. Rapidement, elle porte plainte, et l'affaire fait les gros titres des journaux américains, mais tant la justice que l'industrie cinématographique font alors tout pour la discréditer, et pour étouffer le scandale... avec succès.

Un documentaire que j'avais déjà vu en partie il y a sept ou huit ans, et qui a retrouvé une certaine popularité dans le cadre du mouvement #MeToo, tant ce récit assez glauque illustre bien un système souffrant de problèmes endémiques qui existent depuis la création du Vieil Hollywood.

Et ce métrage est effectivement plutôt intéressant dans sa première partie, tant qu'il narre les événements et reconstitue le puzzle de ce qui est arrivé à Patricia Douglas en 1937, à grands renforts d'images et d'archives d'époque, et de témoignages en tous genres (même si l'on peut se demander s'il n'y avait pas plus pertinent comme expert que la spécialiste juridique de Fox News).

Le problème, à vrai dire, c'est que rapidement, on en vient à percevoir un certain côté manipulateur dans ce Girl 27, à mesure que le réalisateur, David Stenn, un scénariste et journaliste spécialisé dans le Vieil Hollywood et dans la vie de ces stars d'antan, se met en scène, ou qu'il utilise de multiples images et extraits d'actualité et de vieux films, sortis de leur contexte, pour illustrer ses propos, ses conclusions ou certains témoignages.

À l'identique, on devine une dramatisation un peu superflue et forcée, comme lorsque Stenn attend dans une chambre d'hôtel un coup de téléphone, avec musique tendue en prime, ou quand il rajoute systématiquement des bruitages de téléphone brutalement raccroché lorsque Douglas décide d'interrompre à plusieurs reprises son témoignage (un témoignage clairement pas effectué par téléphone, mais bien enregistré de visu).

Cette forme et cette omniprésence de Stenn (non seulement sert-il de voix off, mais on le voit donc aussi dans sa chambre d'hôtel, marcher dans la rue, se rendre sur les lieux des événements, danser sur la tombe du violeur (!)...), finissent par prendre le pas sur le fond, notamment quand, dans sa seconde partie, le documentaire historique qui tentait de développer le contexte historique de cette histoire cède la place à une interview de Patricia Douglas, et à l'histoire de Patricia et de Stenn, et de leur relation chaotique.

Une Douglas qui ne s'est jamais vraiment remise de ce qu'elle a traversé, et qui a désormais son petit caractère (un caractère qui la coupe de tous et de toute sa famille), mais qui répète beaucoup de choses déjà abordées dans la première partie du documentaire. Pire, la réalisation se limite alors à une caméra fixe, et à des plans de coupe de mauvais goût, qui illustrent le témoignage ému et brutal de Douglas par des extraits de films montrant des violences faites à des personnages féminins. L'effet est contre-productif, et affaiblit le témoignage plus qu'il ne le renforce.

En somme, un documentaire au sujet très intéressant, mais à la réalisation et à l'écriture vraiment pas à la hauteur de ce dernier.

Malheureusement, Stenn semble être aussi intéressé par l'histoire de Douglas qu'il ne l'est par l'idée de raconter comment lui seul a su dénicher cette histoire (à plusieurs reprises, il laisse des commentaires très flatteurs pour sa personne, le genre de moments qu'un autre documentariste digne de ce nom aurait coupé au montage), et en fin de compte, cela dessert le témoignage de Douglas, tout en donnant parfois l'impression que le journaliste exploite celle-ci pour faire sa publicité.

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #750 : Cover Versions (2018)

Publié le 5 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, Policier, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Cover Versions : 

Starfoxy, un groupe sur le point de connaître le succès, arrive à Palm Springs pour prendre part à un festival des plus importants. Mais après avoir croisé le chemin de trois groupies (Debby Ryan, Ashley Argota, Jenn An) et organisé une fête chez eux, Jackie (Katie Cassidy), Kirk (Austin Swift), Travis (Jerry Trainor) et Byron (Drake Bell) se retrouvent confrontés aux cadavres des trois jeunes femmes : la première, noyée dans leur piscine, et les deux autres décédées dans un accident de voiture, en lisière de la ville. Interrogés séparément par la police, les quatre membres du groupe donnent alors des versions bien différentes de cette soirée funeste...

Un thriller drogues, sexy & rock'n'roll pour un groupe d'acteurs en grande partie issus des écoles Disney (Debby Ryan) et Nickelodeon (Drake Bell, Ashley Argota, Jerry Trainor, Jenn An), accompagnés du frère de Taylor Swift, et de Katie Cassidy.

Pas forcément désagréable de voir ces visages familiers se dévergonder un peu (ça reste néanmoins assez sage) dans un récit aux multiples points de vue façon Rashômon, avec changements d'acteurs, de dialogues, de costumes, d'angles de caméra, etc, en fonction de la version des événements racontée.

C'est donc assez ludique, même si au final, le récit manque finalement un peu trop de mordant, de sexy, d'humour et d'originalité pour être autre chose que vaguement sympathique.

Pas désagréable, mais anecdotique, capillotracté et un peu prévisible.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #749 : The Perfect Score (2004)

Publié le 4 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller, Jeunesse, MTV

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Perfect Score :

À l'approche de leurs examens, des lycéens que tout sépare (Scarlett Johansson, Darius Miles, Chris Evans, Bryan Greenberg, Leonardo Nam & Erika Christensen) finissent par mettre leurs talents en commun pour échafauder un plan ambitieux : dérober les résultats des tests en s'introduisant dans les locaux de l'entreprise qui les abrite...

Un film de casse lycéen produit par MTV et plutôt agréable à suivre, principalement grâce à sa distribution sympathique, bien qu'inégale : autant le Captain America (qui semble apparemment être passé chez le dentiste peu de temps avant le tournage) et Black Widow (avec vue plongeante sur sa petite culotte en guise de présentation, la grande classe ^^) assurent dans leurs rôles respectifs, et Leonardo Nam s'amuse en stoner, autant Greenberg est quasiment transparent, et ni Darius Miles (un basketteur professionnel s'essayant là au métier d'acteur... sans que cela soit très probant) ni Erika "Scientologie" Christensen ne sont particulièrement justes (ou du moins, ils ont tous deux des moments où ils sonnent assez faux).

Après, ça ne vole pas très haut, c'est musicalement daté, la réalisation est quelconque, et le rythme global est un peu en dents de scie, mais dans l'ensemble, ça se regarde tranquillement, ni plus ni moins.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #748 : G.I. Joe - Conspiration : Version Longue (2013)

Publié le 3 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

G.I. Joe : Conspiration - Version Longue (G.I. Joe : Retaliation - Extended Action Cut) :

Lorsque Zartan (Arnold Vosloo), sous les traits du Président des USA (Jonathan Pryce), démilitarise la planète et élimine les Joes, trois survivants (Dwayne Johnson, Adrianne Palicki, DJ Cotrona) tentent de renverser la situation, avec l'aide de Snake Eyes (Ray Park), de Jinx (Élodie Yung), et du Général Colton (Bruce Willis), à la retraite. Mais les choses se compliquent lorsque Storm Shadow (Byung-hun Lee) refait surface, et quand, aidé par Firefly (Ray Stevenson), il libère le Cobra Commander de sa prison...

Version longue de deux heures pour cette suite tardive du premier GI Joe, dont quasiment toute la distribution est évacuée hors-champ, y compris Channing Tatum (qui a cependant la chance d'avoir une mort à l'écran, après quelques scènes avec The Rock, dans lesquelles Tatum montre qu'il a développé un peu de charisme et d'expressivité en quelques années). Reste cependant Arnold Vosloo, dans quelques scènes, et les deux ninjas, qui reviennent, et se taillent une belle part du métrage.

Le bon point de cette suite (notamment dans sa version longue), c'est son action : les erreurs de direction artistique du premier film ont été corrigées (Snake Eyes, les uniformes, les véhicules, le Cobra Commander), et le film est généreux en séquences d'action, principalement dans sa première heure, relativement bien rythmée.

On fermera les yeux sur DJ Cotrona (insipide et qui ne sert à rien) et sur RZA, hors sujet, et on s'amusera tout de suite beaucoup plus à suivre les aventures de The Rock, qui semble vraiment à son aise dans cet univers de gros bras et de destruction massive.

La première heure, donc, parvient à maintenir l'intérêt du spectateur, rebondissant d'une scène d'action à une autre, avec une progression assez harmonieuse de l'intrigue entre deux. Bien entendu, cela reste du GI Joe, et il ne faut pas s'attendre à quelque chose de très subtil ou recherché, mais ça fonctionne globalement, malgré quelques micro-coups de mou, notamment quand Bruce Willis fait son apparition.

Un Bruce Willis qui est clairement là en lieu et place du Sergent Slaughter (il a même son mini-tank dans le garage), et qui fait le strict minimum, comme à son habitude. Et l'arrivée de Bruce Willis donne, en quelque sorte, le signal du début des vrais problèmes structurels du film : une fois passée la barre de la première heure, en effet, Retaliation commence à trainer de plus en plus la patte, et se termine à bout de souffle, pas aidé par un plan machiavélique de Cobra assez creux et quelconque, et par un score de Henry Jackman des plus médiocres.

Dommage, donc, que le tout finisse par sérieusement piquer du nez, et par gaspiller tous les points positifs du film.

4/6 pour la fidélité, 2/6 pour la deuxième heure = 3/6 au total.

En étant généreux.

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Un film, un jour (ou presque) #747 : G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (2009)

Publié le 2 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (G.I. Joe : The Rise of Cobra) :

Lorsque leur convoi est attaqué par la Baronne (Sienna Miller) et les troupes de Cobra, alors qu'ils transportaient des missiles révolutionnaires créés par James McCullen (Christopher Eccleston), Duke (Channing Tatum) et Ripcord (Marlon Wayans) sont sauvés par les Joes, une unité d'élite dirigée par Hawk (Dennis Quaid). En compagnie des Joes (Ray Parks, Rachel Nichols, Saïd Taghmaoui, Adewale Akinnuoye-Agbaje), les deux soldats vont devoir faire leurs preuves, et empêcher le Cobra Commander (Joseph Gordon-Levitt) de faire régner la terreur sur Terre...

D'une manière assez appropriée, compte tenu de son sujet, GI Joe est un film qui ressemble à l'imaginaire d'un jeune garçon, à qui on donnerait une caisse emplie de GI Joes : c'est généreux, bordélique, décousu, simpliste, pas très inspiré, et bourré de scènes d'action à rallonge, durant lesquelles l'enfant en question prendrait ses jouets et les jetterait les uns sur les autres dans des combats à mort.

Sauf que bon, l'enfant en question, il s'appelle Stephen Sommers, et qu'il dispose d'un budget de blockbuster considérable.

Déjà, à l'époque de la sortie du film, j'avais pu constater à quel point le film était bancal, tant dans son interprétation (Tatum est inexpressif, Taghmaoui peine avec son anglais, le doublage de Levitt est hors-sujet, Quaid en fait trois tonnes, etc, etc, etc), que dans ses effets spéciaux (la quantité a clairement été privilégiée à la qualité, et ça se voit régulièrement, avec des doublures et autres véhicules numériques qui n'ont pas de masse, et des textures médiocres), dans sa musique (Silvestri est peu inspiré), dans ses costumes (alors que l'intérêt de la gamme GI Joe, c'est la variété des personnages et de leurs tenues, ici, tout le monde est en noir ; et Snake Eyes est un désastre de latex rigide), dans sa direction artistique (les avions et autres véhicules insipides), dans son script (Sommers et ses scénaristes ont clairement revus les deux trilogies Star Wars avant de concevoir ce GI Joe ; les dialogues sont laborieux et forcés), dans son casting (la romance Wayans/Nichols, pourquoi ?)... et dans son placement produit Cisco et Norton Antivirus, ridicule.

Bref, c'est un bordel pas possible, qui s'effondre sous le poids de ses propres ambitions et de sa liberté totale... et pourtant, je n'arrive pas à détester le métrage, tant il me rappelle ce que je faisais, enfant, avec mes figurines.

2/6, mais un 4/6 du cœur = 3/6 (ça ne les vaut clairement pas, mais j'ai envie d'être indulgent)

(cela dit, ça manquait clairement de Sergeant Slaughter, et de Timber, le loup de Snake Eyes)

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Blog Update ! - Juin 2018

Publié le 1 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

Un mois de juin vraiment hétéroclite sur le blog des Téléphages Anonymes, avec plusieurs gros films aux bilans pourtant assez mitigés...

#726 : Blade Runner 2049 (2017) + courts-métrages 3.5/6

#727 : Lunopolis (2010) 4/6

#728 : Rampage : Hors de Contrôle (2018) 3/6

#729 : The Tiger Hunter (2016) 4/6

#730 : Ferdinand (2017) 3/6

#731 : Chasse à l'Homme 2 (2016) 2.25/6

#732 : Macho Man - The Randy Savage Story (2014) 4.5/6

#733 : Deadpool 2 (2018) 4/6

#734 : Eddie The Eagle (2016) 4/6

#735 : Tellement Menteur (2007) 2.5/6

#736 : Is That A Gun In Your Pocket ? (2016) 2.75/6

#737 : The Female Brain (2017) 2.75/6

#738 : La Mort de Staline (2018) 3.5/6

#739 : God Code (2018) 0.25/6

#740 : Un Raccourci dans le Temps (2018) 1.5/6

#741 : Bad Night (2015) 2/6

#742 : Ghostheads (2016) 3.75/6

#743 : Contrôle Parental (2018) 3.75/6

#744 : Jurassic World - Fallen Kingdom (2018) 2.75/6

#745 : La Mort de Superman (2018) 3.5/6

#746 : Un Mariage Inoubliable (2012) 2.5/6

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# Grand écran :

Quelques déceptions, ce mois-ci, au niveau des grosses sorties, entre un Blade Runner 2049 visuellement réussi, mais assez creux, un Rampage décérébré, un Deadpool 2 à la limite de l'overdose et un Jurassic World 2 brouillon et fainéant... cela dit, la grosse majorité des films passés en revue en juin se trouve au-dessus de la moyenne (parfois de peu, mais tout de même), ce qui fait du mois écoulé une bonne cuvée, surtout en regard de certains mois passés des plus désastreux.

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- Film du mois :

Rien d'exceptionnel, ce mois-ci, si ce n'est l'excellent documentaire retraçant la vie et la carrière du Macho Man Randy Savage. Au niveau fiction, plusieurs comédies se démarquent - The Tiger Hunter, Deadpool 2, Eddie The Eagle -, ainsi qu'un mockumentaire très sympathique malgré son budget limité - Lunopolis.

- Flop du mois :

Aucune surprise, ici, c'est Un Raccourci dans le Temps qui décroche la palme du ratage du mois, un blockbuster laid, mal connu et mal écrit, à l'interprétation bancale, et à la distribution très inégale. Un joli plantage pour Disney, qui espérait connaître avec ce film le même succès qu'avec Black Panther, mais auprès d'un public afro-américain plus féminin et plus jeune...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, on a terminé le visionnage de Perdus dans l'Espace, une série à l'écriture très faible, mais à la distribution sympathique ; de l'anthologie Electric Dreams, à l'écriture très inégale, mais à la distribution sympathique ; de la saison 3 de La Fête à la Maison - 20 ans après, à l'écriture de plus en plus caricaturale, mais à la distribution sympathique ; et de la saison 4 de Black Mirror, à l'écriture plus imprévisible, et à la distribution sympathique.

Cherchez donc les points communs...

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# À venir :

Juillet sera un mois un peu spécial sur le blog des Téléphages Anonymes, car après une première quinzaine assez classique (durant laquelle on se battra au côté des GI Joes, on enquêtera dans les coulisses d'Hollywood, on retournera à la fac avec Melissa McCarthy, on continuera les mésaventures de Kimmy Schmidt, et on testera la qualité du Carbone Modifié), le 14 juillet sonnera le début d'un mois entièrement consacré à la comédie française, à raison de deux films par jour (et un peu plus le week-end). Un mois où le meilleur côtoiera forcément assez souvent le pire...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror - Saison 4, suite et fin (2017)

Publié le 1 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Drame, UK, Thriller, Fantastique, Science-Fiction, Anthologie, Black Mirror

Trois saisons de Black Mirror, et peu d'épisodes totalement convaincants pour moi. De bonnes idées, des approches intéressantes, mais au final, une écriture qui ne m'a jamais paru particulièrement subtile ou inspirée, à une exception ou deux près...

Après un pastiche de Star Trek plutôt amusant, et deux épisodes décevants, l'intégrale de Black Mirror touche à sa fin...

Black Mirror - Saison 4.2 :

4x04 - Hang The DJ :

Dans un monde où les relations amoureuses sont supervisées par une application de rencontre calculant les probabilités de succès d'un couple, et sa "durée de vie", Amy (Georgina Campbell) et Frank (Joe Cole) finissent par comprendre qu'ils sont faits l'un pour l'autre, et que s'ils veulent rester ensemble afin de trouver le bonheur, ils doivent se rebeller contre le système...

Un chouette épisode positif façon comédie romantique, qui utilise le prétexte d'une technologie façon Tinder/OK Cupid/sites de rencontre pour narrer le devenir d'un couple et ses probabilités de succès.

Alors certes, Brooker ne peut pas s'empêcher de laisser deviner à l'avance son retournement final de situation, que ce soit au travers de dialogues ou des ricochets, mais dans l'ensemble, ça fonctionne bien, et le caméo de Gwyneth Keyworth est amusant.

4x05 - Metalhead :

Dans un futur post-apocalyptique, Bella (Maxine Peak) tente d'échapper à un chien de garde robotique qui la poursuit inlassable après qu'elle ait tenté de piller un entrepôt abandonné...

40 minutes de course-poursuite efficace, filmées en noir et blanc (pourquoi ? Allez savoir ! On va dire que c'est pour une meilleure intégration des effets spéciaux...) par David Slade (30 Jours de Nuit, Hard Candy), et reposant intégralement sur les épaules de Maxine Peak, qui s'en sort très bien.

Après, ça reste 40 minutes de simili-slasher/survival très premier degré, avec un rebondissement final maladroit uniquement là pour rajouter une dose de pathos et de déprime au tout (c'est du Brooker, après tout), mais dans l'ensemble, ça fonctionne plutôt bien. Reste le noir et blanc, qui laisse dubitatif.

4x06 - Black Museum :

Dans un musée sinistre, au milieu de nulle part, Rolo Haynes (Douglas Hodge), le propriétaire, raconte à Nish (Letitia Wright), une visiteuse en panne dans le secteur, trois des nombreuses histoires macabres qui peuplent son exposition : un médecin sadique (Daniel Lapaine) qui utilise un implant révolutionnaire pour ressentir la douleur d'autrui, un homme (Aldis Hodge) qui accepte de transférer la conscience de sa femme comateuse (Alexandra Roach) dans son esprit mais trouve rapidement cette expérience insupportable, et le destin de Clayton Leigh (Babs Olusanmokun), un tueur qui accepte, contre finances, de céder son double numérique au musée, pour y être torturé à jamais...

Une sorte de mise en abyme méta de la série, avec un Douglas Hodge dans le rôle d'un simili-Charlie Brooker, qui fait subir à ses personnages les pires atrocités sous le prétexte de tester de nouveaux concepts technologiques.

Ça ressemble forcément beaucoup à White Christmas, avec un fil conducteur qui fait que le moindre élément présenté au cours de ces sous-intrigues ressurgit forcément à la toute fin, et si c'est bien interprété, c'est aussi assez inégal, et un peu trop long.

Le premier segment, sur le médecin sadique, est gentiment sanglant, mais il n'est là que pour le parallèle entre le médecin et Rolo ; c'est assez prévisible, et on aurait pu condenser le tout ; le second est plus amusant, avec une métaphore intéressante sur le souvenir de l'être défunt et sa présence dans la mémoire ; le troisième segment n'est qu'un prétexte, malheureusement, et pose plus de questions techniques qu'il n'en résout.

Globalement, ce n'est pas désagréable, et ça a même un petit côté final pour Black Mirror, comme si Brooker voulait passer à autre chose. Peu probable, cela dit.

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Bilan saisonnier :

Depuis son arrivée sur Netflix, la série a changé, et pas uniquement au niveau de la durée excessive de ses épisodes : les concepts technologiques se répètent un peu, les épisodes surprennent beaucoup moins, mais la production et Brooker compensent en partant dans des directions parfois moins pessimistes et déprimantes.

Ce qui donne des épisodes occasionnellement plus légers, plus humoristiques, plus positifs, et aux fins plus heureuses que d'habitude. Un choix probablement polarisant auprès des fans, mais comme ce sont justement ces épisodes qui m'ont le plus plu, alors même que du Black Mirror "typique", sombre et misanthrope, ça me laisse habituellement totalement de marbre, je ne vais pas m'en plaindre...

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Les bilans de Lurdo - Perdus dans l'Espace, saison 1 (2018) - dernière partie (1x09-10) et bilan

Publié le 30 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, Drame, Netflix, Lost In Space

Toujours plus de coïncidences et de rebondissements forcés au possible, toujours plus de manipulations de Smith, toujours plus de moments relativement prévisibles... Perdus dans l'Espace, saison 1, touche à sa fin.

Perdus dans l'Espace (Lost In Space - 2018) - dernière partie (1x09-10) :

- 1x09 : Capturée par Smith, Maureen est ramenée à l'intérieur du vaisseau du robot, où elle comprend que la comète ayant frappé la Terre était d'origine extraterrestre, et que l'humanité l'a exploitée pour envoyer le Resolute dans l'espace ; en parallèle, les autres colons tentent de réunir du guano alien pour faire démarrer leurs navettes...

D'office, un problème : toute la sous-intrigue de remplissage sur le guano-supercarburant, sur la grotte, sur les ptéro-tremors volants, etc, c'était vraiment raté, de la fausse tension bien artificielle, uniquement là pour rajouter un rebondissement improbable à une série qui croule déjà sous ceux-ci, et pour, apparemment, donner quelque chose à faire aux enfants Robinson, qui n'ont pas l'air trop traumatisés par la mort de leur père et par la disparition de leur mère.

Du côté de Maureen et de Smith, là aussi, des problèmes : Maureen semble vouloir s'échapper à plusieurs reprises, mais la seule occasion qu'elle saisit pour le faire (alors que Smith est vulnérable et lui tourne le dos à de multiples reprises) prend place au au pire moment possible.

Bref, cette sous-intrigue-ci ne fonctionne vraiment que par ce que l'on apprend de la Comète de Noël : sans surprise, le robot a agi en légitime défense, pour récupérer ce qu'on lui avait volé, et lui et son vaisseau seront probablement la clef du sauvetage du Jupiter 2.

Le plus ironique, je crois, c'est ce moment où Will justifie à postériori le grand n'importe quoi de l'écriture, cette saison, en expliquant en substance qu'ils ont déjà vécu tant de choses impossibles et improbables qu'ils ne sont plus à ça près...

... ce qui n'empêche pas une fin d'épisode des plus bâclées, avec Judy qui injecte un anesthésique à Smith, libère sa mère et tente aussitôt de s'enfuir avec elle, pour être aussitôt arrêtée par le robot et par Smith, qui est visiblement immunisée aux anesthésiques (!?), et que personne n'a songé à ligoter... forcément.

- 1x10 : Smith, protégée par le robot, prend le contrôle du Jupiter 2, forçant les Robinson à le piloter pour elle. Mais John est toujours en vie, en orbite, et Maureen pose son sauvetage comme condition de leur coopération...

Toujours des rebondissements improbables, inutiles, ou prévisibles (West qui devient aveugle et qui retrouve la vue en pleurant, le volcan qui ne sert à rien, Smith enfermée avec les plans du vaisseau, Will qui sauve tout le monde parce qu'il a enfin du courage, l'arrivée de Victor qui s'est découvert un cœur altruiste), toujours des problèmes de structure et d'écriture (le sauvetage de Will par son père, et l'explication du revirement de Smith ne fonctionnent pas vraiment, tant les scénaristes ont laissé des questions en suspens pour favoriser l'effet de surprise), mais des effets spéciaux très réussis pour l'ensemble de cette conclusion en mode mineur, une conclusion qui envoie enfin nos protagonistes se perdre dans l'espace.

Il était temps.

Bilan global :

Une série qui est vraiment à l'image de ses scénaristes et de son showrunner : approximative.

Comme Prison Break, l'ancienne série sur laquelle officiait le showrunner, Lost in Space est un empilage instable de rebondissements toujours plus improbables, et de retournements de situation capillotractés, qui ne sont là que pour mettre des obstacles artificiels sur le chemin des héros, et qui ne fonctionnent que si l'on débranche son cerveau, sans essayer de réfléchir à ce que l'on vient de voir.

Comme la poignée de films (Dracula Untold, Le Dernier Chasseur de Sorcières, Gods of Egypt et Power Rangers) écrits par le duo de scénaristes principaux à l’œuvre ici, Lost in Space n'est pas un programme forcément désagréable à regarder, mais est malheureusement ultra-basique dans son écriture, bourré de situations et de clichés prévisibles, au déroulement télégraphié, et de personnages sous-développés (ou au développement vraiment classique).

Bref, le tout est approximatif, globalement assez mal écrit dès que l'on y réfléchit un instant, tout aussi mal rythmé, et il est très probable que si la série avait été diffusée sur une grande chaîne américaine, de manière hebdomadaire, elle aurait été annulée au terme de sa première saison, comme Terra Nova avant elle (Terra Nova, qui partage avec Lost In Space énormément de choses, malheureusement).

Mais - et c'est là que le facteur Netflix entre en jeu - regardée en mode binge watching, ce programme n'est pas forcément désagréable. On peut soit même gérer son rythme, ce qui atténue un peu les problèmes structurels de la série, et permet de s'attacher un minimum aux personnages.

C'est d'ailleurs là ce qui fait toute la différence avec une série comme Star Trek Discovery : les deux programmes partagent bien des défauts et des problèmes, et ne sont franchement pas meilleurs l'un que l'autre... mais la distribution principale de Lost In Space est nettement supérieure (ou du moins nettement plus attachante). Idem pour l'illustration musicale de Lennertz, parfois envahissante, mais plus généreuse que du côté de Discovery (ce qui est un comble).

Si je dois revenir pour une saison 2, ce sera pour ces deux facteurs, pour une production assez compétente, et pour la promesse d'un peu d'exploration spatiale (chose qui fait, là encore, cruellement défaut à Discovery) : cette première saison de Lost In Space est médiocre, et n'est rien de plus qu'un énorme épisode pilote en dix parties, mais les acteurs sont plutôt bons, et qui sait, peut-être qu'ils vont engager des scénaristes plus accomplis pour la suite ?

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02 ; 1x03-04 ; 1x05-06 ; 1x07-08)

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Un film, un jour (ou presque) #746 : Un Mariage Inoubliable (2012)

Publié le 29 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, UK, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Un Mariage Inoubliable (The Wedding Video) :

Témoin du mariage de son frère Tim (Robert Webb) et de Saskia (Lucy Punch), une amie de lycée, Raif (Rufus Hound) décide de leur offrir un présent inoubliable : une vidéo de toute la cérémonie et de ses préparatifs, filmée par ses soins... ce qui est plus facile à dire qu'à faire.

Une comédie de mariage britannique en found footage, façon vidéo amateure réalisée par le témoin, écrite par le scénariste de Kinky Boots et de Calendar Girls, et qui... n'est pas franchement terrible : c'est gentiment plat, mollasson, cousu de fil blanc, ça manque vraiment de punch, et les acteurs principaux (notamment Lucy Punch, mais aussi Michelle Gomez, dans un rôle secondaire) ont beau y mettre une certaine énergie, celle-ci ne se transmet pas au reste du film, limité par son format.

En résumé, à part quelques moments sincères et quelques gags, bof.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #745 : La Mort de Superman (2018)

Publié le 28 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Fantastique, Science-Fiction, Action, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

La Mort de Superman (The Death of Superman) :

Lorsque Doomsday, une créature venue des étoiles et décidée à détruire tout ce qui se présente devant elle, arrive sur Terre et s'approche de Metropolis, Superman (Jerry O'Connell) n'a d'autre choix que de se dresser sur son chemin, pour tenter de l'arrêter...

Énième adaptation de l'affrontement entre Superman et Doomsday, déjà animé il y a une dizaine d'années dans un Superman/Doomsday peu satisfaisant, et bien entendu, vaguement porté au cinéma dans Batman vs. Superman, The Death of Superman se veut la première partie d'un diptyque qui trouvera sa conclusion dans Reign of the Supermen, qui devrait sortir l'année prochaine.

En l'état, on a donc droit à une adaptation plus fidèle de l'arc scénaristique original, à la sauce New 52, avec ce que ça implique de personnages aux designs très discutables, à l'animation et aux expressions inégales, et aux choix artistiques mal avisés (Doomsday, ici, à de faux airs de masque kabuki démoniaque, et ça ne fonctionne pas vraiment).

Le vrai problème de cette Mort de Superman, en fait, c'est que le script tente de forcer pas mal de choses, faute de les avoir établies dans les métrages précédents de cette continuité : la relation Clark/Lois, notamment, subit ici l'équivalent de plusieurs années de développement, de la première rencontre avec les parents de Clark à la révélation de son identité secrète à Lois, avant d'arriver à sa mort, en passant par la jalousie de Wonder Woman, etc.

Idem pour la relation existant entre Superman et le reste de Metropolis : le scénario se plie en quatre pour montrer que Superman est formidable, qu'il est aimé de tous, blablabla, et le tout finit par plus ressembler à du remplissage et du bourrage émotionnel très artificiel, plutôt qu'à quelque chose de naturel et d'organique.

Entre ça et la manière dont tous les futurs "Supermen" sont introduits dans le récit, et utilisés dans des scènes post-générique pour amener la suite, on ne peut pas dire que la subtilité et la finesse soient au rendez-vous de l'écriture de Peter Tomasi.

Et c'est dommage, parce qu'une fois que Doomsday entre vraiment en jeu, et commence à démolir tout ce qui se présente devant lui (y compris la Justice League), le tout s'avère plutôt efficace et nerveux (malgré une fin de combat assez peu convaincante - ou plutôt, devrais-je dire, un peu ratée visuellement). On regrettera aussi une illustration musicale relativement insipide et anecdotique, ce qui n'aide pas le film à vraiment fonctionner du point de vue émotion.

Reste enfin le doublage : les premières minutes de Jerry O'Connell en Superman vanneur sont un peu perturbantes (un souci d'écriture), mais rapidement, la relation Superman/Lois s'installe et fonctionne, grâce au couple O'Connell/Rebecca Romijn dans les deux rôles en question. Les autres personnages sont nettement moins mémorables, voire même, semblent parfois hors-sujet : Rainn Wilson ne m'a ainsi pas du tout convaincu en Luthor, et je me demande encore pourquoi l'ethnicité de Cat Grant a été modifiée sans que cela n'apporte quoi que ce soit au personnage.

Après, pour être franc, c'était loin d'être désagréable, dans l'ensemble, et le fait d'avoir divisé ce récit en deux films permet au tout de respirer un peu. 

3.5/6 (je ne sais pas trop si les scénaristes ont prévu de relier Doomsday à Apokolips, comme ils semblent le sous-entendre ici, mais on verra bien l'année prochaine)

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Un film, un jour (ou presque) #744 : Jurassic World - Fallen Kingdom (2018)

Publié le 27 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Action, Aventure

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Jurassic World 2 - Fallen Kingdom :

Trois ans après les évènements ayant mené à la fermeture du parc Jurassic World, l'île et les dinosaures qui y vivent sont désormais menacés par une éruption volcanique destructrice. Contactée par Benjamin Lockwood (James Cromwell), ancien collègue de John Hammond, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) se voit offrir une chance de retourner sur l'île, pour en sauver plusieurs espèces, et les ramener dans un sanctuaire spécialement créé pour elles. Claire rassemble alors une équipe composée notamment d'Owen Grady (Chris Pratt), de Zia Rodriguez (Daniella Pineda) et de Franklin Webb (Justice Smith), et part pour Isla Nublar...

Malgré sa distribution sympathique, je n'avais pas été particulièrement convaincu par le premier Jurassic World, un pseudo-remake/reboot/suite trop souvent en pilotage automatique, aux personnages quelconques, et aux effets spéciaux inégaux. C'était tout à fait regardable, parfois spectaculaire, mais globalement, bien trop anecdotique.

C'est donc sans la moindre attente que j'ai abordé cette suite, malgré une bande annonce alléchante (la destruction de l'île par le volcan, tout ça) : le problème, en fait, c'est que cette bande annonce (et toute la partie sur l'île) ne représente que la première moitié du film.

Et le plus gros des problèmes du film (des faiblesses d'écriture qui sont nombreuses) se trouve dans la seconde moitié, avec des personnages qui prennent des décisions improbables, des rebondissements capillotractés et téléphonés, des méchants caricaturaux, et des dinosaures de moins en moins intéressants (et dont les effets spéciaux sont, ici aussi, très inégaux et cèdent au tout numérique).

En fait, tant que le tout se déroule sur Isla Nublar, ça fonctionne à peu près : rien de vraiment original ou mémorable, mais c'est suffisamment spectaculaire pour emporter l'adhésion, et pour qu'on passe un bon moment. Le souci, c'est qu'ensuite, le film bascule dans une longue partie de cache-cache dans un manoir, entre un indoraptor visuellement assez quelconque (et aux proportions changeantes en fonction des scènes), et quelques humains, dont une fillette aux origines intéressantes... mais finalement inutiles et sans conséquences.

Et le réalisateur, JA Bayona (L'Orphelinat) a beau se démener pour produire quelques jolies images et plans originaux (en s'essayant notamment à des visuels assez horrifiques), au final, on regarde le tout de manière très passive, et le script faiblard se contente d'enquiller moments de semi-tension, effets prévisibles, et recyclage d'idées issues des films précédents de la franchise.

Quant à la conclusion... mouais. Dans l'esprit, c'est exactement la même que celle de Jurassic Park III, et l'on ne peut s'empêcher de se demander si ces deux Jurassic World étaient bien nécessaires, pour en revenir à peu près au même point. Tout ça pour ça, en somme.

2.25/6 + 0.25 pour Daniela Pineda (déjà aperçue dans Jamais entre amis, The Fitzgerald Family Christmas, et à la tv, dans The Originals et The Detour), ici sous-exploitée + 0.25 pour Isabella Sermon, la fillette, globalement très juste + 0.25 pour le pachycéphalosaure, amusant - 0.25 pour la bande originale de Giacchino, étrangement passe-partout =

2.75/6

(une note inférieure à celle du précédent, mais comme je n'ai jamais eu envie de revoir ce dernier, j'aurais du mal à vraiment comparer les deux métrages, qui, finalement, se valent à peu près malgré des qualités et des défauts un peu différents)

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Un film, un jour (ou presque) #743 : Contrôle Parental (2018)

Publié le 26 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Catch

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Contrôle Parental (Blockers) :

Julie (Kathryn Newton), une adolescente proche de sa mère, Kayla (Geraldine Viswanathan), une sportive invétérée, et Sam (Gideon Adlon), qui n'assume pas son homosexualité, sont trois lycéennes inséparables, qui ont fait le pacte de perdre leur virginité à l'occasion de leur bal de promotion. Mais leurs parents respectifs, Lisa (Leslie Mann), mère co-dépendante, Mitchell (John Cena), ultra-protecteur, et Hunter (Ike Barinholtz), père absent et fêtard, paniquent en découvrant ce que leurs filles ont prévu : ils décident alors de tout faire pour arrêter leur progéniture, quitte à ruiner leur soirée...

Une comédie adolescente réalisée par Kay Cannon (scénariste des Pitch Perfect, ainsi que sur 30 Rock & New Girl), co-écrite par les frères Kehoe, et produite par Seth Rogen & Evan Goldberg (ce qui se ressent au bout d'un moment, à mesure que le film prend un virage progressivement assez vulgaire et graveleux - le vomi, le butt chugging...

Le reste du temps, cependant, le métrage s'avère un divertissement plutôt réussi, et même parfois assez sincère et touchant : la distribution y est pour beaucoup, notamment du côté des parents, avec des caméos de Gary Cole et de Gina Gershon (qui donnent de leur personne), de June Diane Raphael, et surtout avec un John Cena exceptionnel, qui concrétise enfin ici son passage du métier de catcheur à celui d'acteur comique. Il est à l'aise, il est naturel, il n'a pas peur du ridicule, bref, il a une jolie carrière devant lui s'il continue sur ce chemin.

Les adolescentes ne sont pas en reste, avec en particulier une Geraldine Viswanathan assez mémorable - j'espère que Marvel pensera à elle lorsque viendra le moment de choisir leur Miss Marvel, parce qu'elle serait parfaite dans le rôle.

En résumé, dans l'ensemble, rien d'hilarant et d'incontournable, mais une comédie adolescente sympathique et qui se regarde tranquillement : elle aurait peut-être bénéficié d'être raccourcie de 5-10 minutes, et d'éviter certains de ses débordements les plus en dessous de la ceinture (à base de gros plans testiculaires et péniens), mais les personnages sont assez attachants, et ça a bon fond (notamment parce que ça dédramatise et désacralise sérieusement le passage à l'acte des adolescentes, ce qui n'est pas un mal, surtout aux USA).

3.75/6 pour le capital sympathie du cast.

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Un film, un jour (ou presque) #742 : Ghostheads (2016)

Publié le 25 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghostheads :

Documentaire de 75 minutes sur le fandom (principalement américain) de Ghostbusters/SOS Fantômes, regroupé sous forme de brigades régionales, nationales ou urbaines, et qui a (pour certains) su transformer cette passion pour l'univers des deux films de Reitman en une implication sociale et des gestes caritatifs, au travers de levées de fonds, de visites à des enfants malades, etc.

Le métrage est assez sympathique à regarder, même s'il n'évite pas quelques longueurs, et il bénéficie d'une forme plutôt convaincante, à base d'images des films, d'interviews des acteurs, réalisateurs, producteurs, musiciens, etc, qui s'expriment sur leur communauté de fans fidèles et passionnés.

Plutôt intéressant, donc, de voir à quel point les deux métrages ont su devenir une passerelle entre les générations, un lien unissant les adultes et enfants des années 80 à ceux d'aujourd'hui, et un moyen pour les parents de partager quelque chose avec leurs enfants.

À l'identique, on voit que le message implicite des films - le travail d'équipe, la collaboration pour le bien commun, la valeur du travail et des classes populaires - a su trouver un écho et se répercuter chez les fans, en sauvant certains de l'isolement et de la dépression, et permettant même à plusieurs d'entre eux de trouver l'amour.

Après, il est vrai que l'on pourrait probablement faire plus ou moins le même documentaire sur n'importe quel fandom issu de la pop culture, mais il y a quelque chose de sincère et de touchant dans la passion de ces Ghostheads.

Et c'est donc d'autant plus triste de les voir s'enthousiasmer à ce point en assistant à des bribes de tournage du Ghostbusters de Feig (un Feig qui intervient dans le documentaire, et a l'air totalement ridicule, avec sa tenue permanente de dandy, son costume sur-mesure, sa canne et son chapeau), tant le résultat était loin de faire honneur à la franchise...

3.75/6 (amusant de voir passer Zack Ryder, cela dit, au nombre des fans)

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror - Saison 4, première partie (2017)

Publié le 24 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Anthologie, Thriller, Science-Fiction, Fantastique, Black Mirror, Netflix, UK, Star Trek

Trois saisons de Black Mirror, et peu d'épisodes totalement convaincants pour moi. De bonnes idées, des approches intéressantes, mais au final, une écriture qui ne m'a jamais paru particulièrement subtile ou inspirée, à une exception ou deux près...

Ultime saison de cette intégrale Black Mirror, donc, saison qui commence par une parodie de Star Trek...

Black Mirror - Saison 4.1 :

4x01 - U.S.S. Callister :

Dans le monde virtuel du jeu qu'il a inventé et qu'il commercialise, Robert Daly (Jesse Plemons), un développeur de génie aigri et replié sur lui-même, est le capitaine Daly, qui dirige son vaisseau spatial d'une main de fer, et punit ses subordonnés à la moindre incartade. Mais ces derniers sont en réalité des doubles virtuels de tous ses collègues réels, et ils sont conscients de leur état ; lorsque Nanette (Cristin Milioti), nouvelle arrivante sur laquelle Daly a jeté son dévolu, frustre le programmeur, elle se retrouve elle aussi dans le jeu, mais elle décide d'utiliser ses connaissances techniques pour s'en échapper...

Un épisode amusant et beaucoup plus comique que la norme des épisodes de Black Mirror, puisqu'il joue la carte de l'hommage parodique à Star Trek, avec une distribution plutôt sympathique (Jesse Plemons, Cristin Milioti, Jimmi Simpson), et un très beau travail de direction artistique et de réalisation (rien que toute l'introduction façon 60s, et le final avec lense flares façon nuTrek...).

Sur le fond, ce n'est certes pas forcément très original : on est en plein dans une version des aventures imaginaires de l'ECH de Star Trek Voyager et des Hollow Pursuits, de Barclay dans STTNG, poussées dans leurs derniers retranchements, avec une bonne dose de recyclage de précédents concepts et thèmes de Black Mirror (la technologie est très similaire à celle de San Junipero, le concept des doubles numériques maltraités rappelle White Christmas et, quelque part, la manière dont les doubles numériques font chanter la Nanette réelle via SMS et smartphone pour parvenir à leurs fins évoque clairement Shut Up And Dance).

Le traitement, cependant, fonctionne bien, c'est dynamique, c'est plus léger que d'habitude, c'est très bien interprété, le caméo vocal final est amusant... mais c'est long. Trop long. 77 minutes, c'est beaucoup trop, et il aurait clairement été facile d'éliminer une vingtaine de minutes de métrage pour en faire quelque chose de plus solide et de plus efficace.

Autre léger problème : les personnages sont, comme souvent chez Brooker, assez antipathiques. Même Nanette, pourtant initialement présentée comme l'héroïne, n'hésite pas une seule seconde à faire chanter autrui et à ruiner la vie de son double réel (qui a laissé ses empreintes digitales partout dans l'appartement de son patron décédé, et aura probablement du mal à s'expliquer) pour sauver sa peau, et finit par attirer l'antipathie.

Mais dans l'ensemble, le tout est du fanservice plutôt distrayant et tellement bien produit qu'on peut fermer les yeux sur ces quelques défauts. Et puis la fin (relativement) heureuse de l'épisode fait toujours plaisir.

4x02 - Arkangel :

Après la (brève) disparition de sa fille, Marie (Rosemarie DeWitt), mère célibataire, choisit d'installer à celle-ci une puce qui lui permet de suivre ses déplacements à la trace, de voir ce qu'elle voit, et de brouiller toute image potentiellement traumatisante. Mais rapidement, Marie abuse de cette technologie, et finit par la mettre au placard... jusqu'à ce que Sara (Brenna Harding), adolescente, commence à se rebeller.

Alors là, énorme bof. Il faut dire que le postulat de départ de la série "la technologie n'est pas mauvaise, c'est l'Homme qui est mauvais" est lassant, à la longue, surtout lorsque les "technologies tentatrices" sont inabouties et mal conçues.

Ici, l'Arkangel semble être une évolution/variation sur le thème du blocage de White Christmas, et de l'implant mémoriel de The Entire History of You (saison 1) ; donc là, d'office, problème, puisque le concept de blocage m'était apparu, à l'époque, particulièrement bancal et inabouti dans son traitement. Pas de surprise, le concept de pixellisation préventive des images traumatisantes apparaît tout aussi mal conçu, et pas du tout pensé en amont par le scénariste (dès qu'on commence à y réfléchir un peu, d'innombrables problèmes logistiques, éthiques, matériels, etc, se présentent).

Les effets de l'Arkangel sur Sara semblent de plus vraiment mineurs, malgré la fin de l'épisode, qui semble un peu sortir de nulle part, et ne convainc pas vraiment. Quant au personnage de Marie, on reconnaît bien là la plume de Brooker, qui parvient à la rendre antipathique de par ses actions, et sa tendance à toujours succomber à ses pulsions de mère ultra-couveuse.

Bref, un épisode réalisé par Jodie Foster (rien de mémorable hormis une transition ou deux assez jolies), pas très satisfaisant sur le fond, prévisible de bout en bout, et finalement assez quelconque. Peut mieux faire.

4x03 - Crocodile :

Dans un monde où les souvenirs récents de chacun peuvent être visionnés à l'aide d'un appareil spécial, Shazia (Kiran Sonia Sawar) mène l'enquête sur un accident de la route concernant un véhicule automatisé et un piéton. Au nombre des témoins, Mia (Andrea Riseborough)... qui venait tout juste de tuer son ami Rob (Andrew Gower), qu'elle avait aidé quinze ans plus tôt à couvrir un accident fatal et un délit de fuite.

Un épisode sombre et dépressif tourné en Islande, et orienté enquête pseudo-policière nordique, avec réutilisation d'un postulat similaire à celui de The Entire History of You (l'implant mémoriel), et deux intrigues croisées, celle de l'enquêtrice en assurance, et celle de la tueuse qui couvre ses traces.

Dans l'absolu, techniquement, ce n'est pas mauvais : les décors islandais enneigés sont remarquables, l'interprétation et la réalisation sont compétentes, mais la mayonnaise n'a jamais vraiment pris pour moi.

Probablement parce que le tout est particulièrement cousu de fil blanc, que je n'ai jamais accroché au genre du polar noir nordique ou des histoires de tueurs/tueuses en série, et que le script reste globalement à la surface des choses, très premier degré, n'explorant jamais le potentiel de l'appareil mémoriel, ni ses implications éthiques, et échouant à rendre Mia intéressante ou réellement développée.

À la place, pour tout résoudre, on a droit à un "cochon d'inde de Tchekhov" assez risible, pour ne pas dire impossible... mais bon, c'est du Brooker, et il amène forcément ce genre d'éléments avec la finesse et la subtilité d'un tractopelle, pour faire le gag.

Ajoutez à cela énormément de remplissage relatif à l'enquête, et l'on se retrouve devant un épisode en pilotage automatique, qui plaira peut-être aux amateurs du genre, mais m'a totalement laissé froid.

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Les bilans de Lurdo - Perdus dans l'Espace, saison 1 (2018) - quatrième partie (1x07-08)

Publié le 23 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, Netflix, Drame, Lost In Space

Dans sa seconde moitié de saison, la série continue d'être tout à fait regardable, sur la force de sa distribution, mais malheureusement, les coïncidences bien pratiques se succèdent, les grosses ficelles s'enchaînent de plus en plus, quitte à sérieusement mettre à mal la suspension d'incrédulité du spectateur, et à faire passer les Robinson pour les pires poissards de tout l'univers...

Perdus dans l'Espace (Lost In Space - 2018) - quatrième partie (1x07-08) :

- 1x07 : En pleine expédition, les parents Robinson sont confrontés à un séisme, qui les précipite dans une fosse à bitume. Ailleurs, les colons tentent de ramener le carburant récupéré, en traversant un champ de geysers mortels...

Un épisode assez difficile à digérer, ou alors, c'est que ma tolérance aux scripts mal foutus a atteint ses limites. Cette heure de série regorge en effet tellement de coïncidences énormes, de facilités impossibles et de dangers artificiels que l'on en frôle très rapidement l'overdose, entre rebondissements télégraphiés, et incidents uniquement là pour faire office de remplissage.

En vrac :

- les parents qui tombent (forcément) sur un séisme ; qui se retrouvent (forcément) pris au piège dans une fosse à bitume qui engloutit leur transport et les prive (forcément) de radio ; qui (à l'instar de la scène sous la parabole, il y a quelques épisodes) en profitent pour se dire leurs quatre vérités, et cette fois-ci se réconcilier ; qui s'en sortent (forcément) in extremis, par le biais d'un bricolage pseudo-scientifique à la mise en images bancale.

- Judy qui appelle le Jupiter 2 pour leur révéler l'identité de Smith, tombe (forcément) sur celle-ci, et oublie instantanément comment mentir ou paraître convaincante.

- Judy et son équipe qui n'ont (forcément) pas d'autre choix que de traverser le champ de geysers lourdement présenté dans l'épisode précédent (on ne s'en doutait pas du tout, non non non) ; l'un des véhicules tombe (forcément) en panne ; l'un des colons (le seul à peu près développé) sort pour le réparer et a (forcément) un accident ; ils doivent (forcément) choisir entre la vie du colon et le carburant ; l'administrateur antipathique opte (forcément) pour le carburant (*soupir*) ; et le sauvetage de l'accidenté tourne (forcément) mal, histoire de rajouter encore une couche de problèmes sur les Robinson...

- Vijay qui oublie la promesse faite à Penny, et explique tout à son père au sujet du sort de la planète...

- Le Docteur Smith qui reconstitue (forcément) le robot, et trouve comment le réanimer, pour le mettre à sa botte.

Bref, un épisode pas forcément dénué d'intérêt (la poursuite est plutôt réussie, notamment, et toutes les scènes des parents Robinson sont bien menées et sincères), mais dans l'ensemble, tout est vraiment trop cousu de fil blanc pour avoir vraiment envie de se montrer indulgent.

J'ai un peu peur pour la suite et fin de la saison (on va forcément nous expliquer à un moment ou à un autre que le Robot n'était pas méchant, a agi en état de légitime défense sur le Resolute, pour une raison ou pour une autre, et que les méchants humains avaient attaqué son peuple, ou quelque chose du genre).

- 1x08 : Interrompant de justesse le lancement prématuré de la navette des Dhar, les Robinson décident de repenser complètement cette stratégie, et d'envoyer au plus vite John et Don dans l'espace ; en parallèle, toute la famille découvre le secret de l'identité de Smith...

Le nombre d'épisodes restant diminue, et la pression augmente, de manière toujours plus forcée et artificielle : ici, on découvre qu'ils n'ont que 24 heures pour quitter la planète et trouver de l'aide. De quoi en rajouter encore une couche, comme si tous ces problèmes ne suffisaient pas...

Et bien sûr, le seul colon capable de piloter la navette est John, parce que tout doit forcément tourner autour des Robinson, surtout quand les choses vont mal. *soupir*

Bref, tout ce qui était en rapport avec la navette et son décollage était vraiment capillotracté, mais paradoxalement pas désagréable à suivre, car bénéficiant de petites touches d'humour.

On devine cependant bien trop vite la manière dont tout cela se termine (même si c'était assez réussi, visuellement), et où l'on se dirige : toutes les manipulations de Smith sont assez transparentes pour le spectateur, on n'a pas la moindre surprise lorsqu'elle est enfermée dans la cale du Jupiter (avec à peine un vague avertissement de Maman Robinson à ses enfants), lorsqu'elle tente de convaincre Will que le robot ferait un bien meilleur pilote, lorsque Will tombe dans son piège, aucune surprise lorsque la navette explose de manière dramatique...

Tout comme on ne sera pas surpris lorsque (attention, spéculations) Don et John se retrouveront probablement en vie dans l'espace, dans leurs combinaisons spatiales ; que la seule solution pour quitter cette planète et pour les sauver s'avèrera probablement le robot (son vaisseau ?) ; et que ce sera probablement grâce à ce dernier, qui lui sera désormais fidèle, que Smith restera en vie et à bord du Jupiter jusqu'à la fin de saison...

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02 ; 1x03-04 ; 1x05-06)

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Un film, un jour (ou presque) #741 : Bad Night (2015)

Publié le 22 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Review, Jeunesse, YouTube

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bad Night :

En excursion scolaire, Abby (Jenn McAllister) et Kate (Lauren Elizabeth Luthringshausen), deux lycéennes, profitent d'une soirée passée dans un motel pour s'éclipser de leur côté et partir en ville. À la suite d'un malheureux concours de circonstances, elles sont prises pour un duo de voleuses d'art (Julianna Guill et Judy Marte), et sont embarquées dans un monde qui les dépasse, celui de la pègre internationale.

Une comédie indépendante castée avant même d'être écrite, et conçue pour profiter de la popularité des youtubeuses Jennxpenn et LoveLaurenElizabeth, entourées ici de nombreux visages connus, de Molly Ringwald à Adam Pally, en passant par June Diane Raphael, Casey Wilson, ou encore Jack McBrayer.

Le film n'est malheureusement pas très bien rythmé, ni très drôle, en plus d'être assez générique et dérivatif, dans le genre "aventures nocturnes débridées" (on pense beaucoup à Nuit de Folie, ou plus récemment, à Fun Size). Loin d'être exceptionnel, donc, et assez juvénile, même si les deux youtubeuses s'en tirent très bien.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #740 : Un Raccourci dans le Temps (2018)

Publié le 21 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Disney, Drame, Aventure, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Un Raccourci dans le Temps (A Wrinkle in Time) :

Mal dans sa peau depuis la disparition de son père scientifique (Chris Pine), il y a quatre ans, Meg (Storm Reid) vit avec sa mère Kate (Gugu Mbatha-Raw) et son petit frère précoce, Charles Wallace (Deric McCabe). Jusqu'au jour où la visite de Calvin (Levi Miller), un élève de la classe de Meg, donne lieu à une aventure improbable aux quatre coins de la galaxie : lorsque Mrs Which, (Oprah Winfrey), Mrs. Whatsit (Resse Witherspoon) et Mrs. Who (Mindy Kaling), trois entités astrales, viennent chercher Meg et son frère, la jeune fille comprend qu'elle va devoir sauver l'univers si elle veut espérer retrouver son père...

Une grosse production Disney, adaptée d'un roman populaire aux USA (mais totalement inconnu dans le reste du monde), et présentée (avant sa sortie) par le studio, par son équipe, et par tous les médias comme une œuvre générationnelle, un classique instantané qui allait redéfinir le cinéma et métamorphoser Hollywood (notamment parce que le film était tourné par Ava DuVernay, réalisatrice afro-américaine très prisée des critiques, à partir d'un script de la scénariste de La Reine des Neiges, avec devant la caméra une famille mixte, et Oprah Winfrey dans le rôle d'un déesse omnisciente et bienveillante... un rôle fait pour elle, donc ! ^^).

Seul problème : le film est raté. Totalement, même.

Et au lieu d'être l'équivalent de Black Panther pour les jeunes filles afro-américaines (l'héroïne a honte de son apparence afro-américaine, elle est intelligente, elle doit découvrir sa force intérieure, blablabla : l'enfant élu typique de ce genre de récits, avec une composante raciale en prime, sur laquelle l'équipe du film a fortement insisté lors de la promotion), on se retrouve avec un film de fantasy pour enfants particulièrement immonde (la direction artistique et les costumes sont plus proches d'un mauvais concours de drag-queens que de quelque chose de plaisant à l’œil, les effets spéciaux sont d'un clinquant et d'un kitsch improbables, les différentes planètes visitées n'ont pas la moindre personnalité ou le moindre intérêt, la force maléfique est informe et générique, etc) où les acteurs confirmés font leur numéro habituel (Michael Peña, Zach Galifianakis, Witherspoon, Kaling), où Oprah joue (quasiment) son propre rôle et où les enfants, pourtant au centre du récit, ne convainquent jamais vraiment : Storm Reid est en mode mineur, constamment en hésitations et en doutes ; Levi Miller ne sert à rien (et est écrit comme tel) ; et Deric McCabe joue tout le film comme s'il était l'un des personnages principaux d'une sitcom Disney - ou du moins, il interprète son personnage de petit génie avec la même finesse (ce qui est rédhibitoire lorsque vient le moment pour lui de jouer les "méchants") : son interprétation est franchement forcée et ultra-artificielle, mais paradoxalement, je ne dirais pas qu'elle est mauvaise.

D'ailleurs, en parlant de production télévisuelle Disney, il faut bien avouer que le script et la réalisation semble être en compétition constante pour savoir qui parviendra le plus à évoquer un téléfilm Disney Channel : le scénario est bourré de clichés, d'exposition balourde, et autres dialogues bancals ; et la réalisation, elle, enchaîne les cadrages et les plans maladroits, les moments inutiles de caméra portée, etc, accompagnant ainsi une direction d'acteurs se limitant souvent à "sourire béatement".

Ajoutez à cela des montages sur des chansons pop insipides, et voilà : un beau plantage, visuellement de très mauvais goût, qui ne fonctionne que très très ponctuellement (au détour d'une scène de retrouvailles entre Chris Pine et "sa fille"), et qui, étrangement, manque cruellement d'imagination et de merveilleux, alors même que c'était là l'une des forces du récit original.

1.5/6 (en étant gentil, parce que ça a bon fond, et parce que ça m'a fait plaisir de voir passer Rowan Blanchard dans un petit rôle sous-écrit)

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Un film, un jour (ou presque) #739 : God Code (2018)

Publié le 20 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Télévision, Religion, Histoire, History

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

God Code :

De temps à autre, j'aime bien regarder des documentaires ésotériques, excentriques, et improbables, dans lequel des chercheurs sous-qualifiés, seuls contre tous, sont persuadés d'avoir découvert une vérité révolutionnaire capable de changer la face du monde, et tout ce que les experts pensent savoir de notre Histoire.

Ici, c'est un documentaire télévisé History Channel (lol) de 85 minutes, parlant de Timothy P. Smith, un expert en antiquités autodidacte, qui est persuadé d'avoir découvert un code magique incorporé dans le Codex de Leningrad, l'une des versions les plus complètes et anciennes de l'Ancien Testament hébraïque.

Rien de forcément très neuf, là-dedans (cf la série des La Bible : le Code Secret de Michael Drosnin), et comme à chaque fois, on a droit à un assortiment de pseudo-prédictions révolutionnaires nés de méthodologies, de traductions et d'interprétations douteuses, américano-centriques, et totalement capillotractées (ici, Smith découvre la date du 11 sept., associée aux mots "organisation nazie"... et en déduit que la Bible prédisait le 9/11, mais que le "nazi" est uniquement "symbolique").

J'ai vraiment eu du mal à tenir plus de 15 minutes devant un tel ramassis de bêtises et d'approximations... mais je me suis accroché, et j'ai finalement pu assister, non sans une certaine hilarité, à la suite de ces théories improbables, selon lesquelles Smith serait désormais en mesure de retrouver l'Arche d'Alliance... localisée, bien entendu, grâce aux informations obtenues au travers de rituels et de décorations dans un temple franc-maçon américain !

Et bien sûr, on a droit à tout un passage par la case "ces méchants nazis ésotériques qui connaissaient les pouvoirs de l'Arche d'Alliance !!!", désormais inévitable sur History Channel, par les recherches bibliques d'Isaac Newton, et par un passage assez risible mettant en scène un trio de francs-maçons israéliens, dans les carrières de Jérusalem, avec passages dialogués, conspiration, et tout le toutim.

Un grand néant sans le moindre intérêt, et surtout, sans la moindre plausibilité ou rigueur scientifique.

0.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #738 : La Mort de Staline (2018)

Publié le 19 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Politique, Histoire, France, Belgique, UK, Canada

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La Mort de Staline (The Death of Staline) :

En 1953, lorsque Joseph Stalin (Adrian McLoughlin) s'effondre, victime d'une hémorragie cérébrale, c'est la panique au sein du Conseil des Ministres de l'URSS, parmi lesquels Georgy Malenkov (Jeffrey Tambor), Nikita Khrushchev (Steve Buscemi), Vyacheslav Molotov (Michael Palin), Georgy Zhukov (Jason Isaacs) et Lavrenti Beria (Simon Russell Beale), qui commencent alors tous à comploter, pour parvenir à prendre la tête du gouvernement...

Une adaptation d'une bande dessinée française, qui adopte le ton de la satire décomplexée pour traiter des dernières heures de la vie de Staline, et le chaos politique qui a suivi.

La distribution est impeccable, et semble vraiment beaucoup s'amuser - d'autant que tout le monde joue avec son accent et son phrasé naturel, ce qui amène un décalage supplémentaire assez savoureux ; l'écriture est grinçante, tour à tour glaçante et improbable ; et ce n'est pas désagréable du tout à regarder, même si je dois dire que dans l'ensemble, j'ai trouvé que le tout ronronnait pas mal, et manquait de punch.

C'est loin d'être mauvais, mais ça aurait mérité un peu plus d'énergie, notamment dans le montage et dans la mise en images.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #737 : The Female Brain (2017)

Publié le 18 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie

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The Female Brain :

Julia (Whitney Cummings), une neuroscientifique distante et détachée, étudie la biochimie du cerveau féminin, au travers de trois couples : Zoe (Cecily Strong) & Greg (Blake Griffin), jeunes mariés, qui peinent à gérer la blessure qui immobilise Greg, célèbre basketteur ; Lisa (Sofia Vergara) & Steven (Deon Cole), qui sont englués dans une routine domestique soporifique ; et Lexi (Lucy Punch), qui tente de faire d'Adam (James Marsden) l'homme de ses rêves. Tout se complique lorsque Kevin (Toby Kebbell), un homme séduisant et spontané, rejoint son programme de recherche...

Comédie romantique inspirée du livre non-fictionnel du même nom, ce métrage est co-écrit, réalisé et interprété par Whitney Cummings, ce qui pouvait laisser craindre - comme beaucoup d’œuvres de la comédienne - quelque chose d'assez égocentrique et de vaniteux.

Par chance, si Cummings est effectivement omniprésente (du début à la fin du film, en voix off à l'accent agaçant, et elle se réserve par ailleurs l'une des sous-intrigues les plus développées), elle reste tout de même relativement en retrait (en même temps, son personnage est glacial et replié sur lui-même, donc il ne s'impose pas trop au spectateur), et préfère laisser sa distribution (au demeurant très sympathique, y compris au niveau des seconds rôles qui ne font que passer, comme Jane Seymour, Will Sasso, Neal Brennan, etc) s'amuser un peu, au travers de ces trois portraits de couple très inégaux.

Inégaux, car le traitement de ces trois couples est loin d'être équilibré, et Vergara/Cole, notamment, semble avoir été sous-développé lors de l'écriture du film, au point d'être tout simplement insipide et inintéressant.

C'est vraiment le souci du film : sur un vague squelette de comédie romantique et de guerre des sexes prévisible de bout en bout, ça débite beaucoup de platitudes, ça théorise beaucoup à base de vidéos d'illustration et d'explications pseudo-scientifiques, et au final, ça sert principalement de remplissage à un métrage qui n'a pas grand chose d'intéressant ou de frais à présenter, et qui finit par être particulièrement creux et longuet.

Alors on ne s'ennuie pas forcément, grâce au capital-sympathie des acteurs et actrices (le couple Blake Griffin/Cecily Strong, notamment, est assez attachant, naturel et amusant), mais ça s'arrête là.

2.75/6

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Les bilans de Lurdo : Philip K. Dick's Electric Dreams, dernière partie (2017)

Publié le 17 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, UK, Amazon, Science-Fiction, Fantastique, Drame, Thriller, Les bilans de Lurdo

Je conclue l'intégrale de cette anthologie Channel 4/Amazon, supervisée par Ron D. Moore (Battlestar Galactica, etc), et adaptant directement des récits de Philip K. Dick pour le petit écran...

Après quatre premiers épisodes peu convaincants, et quatre autres guère plus homogènes, l'anthologie se termine, et laisse toujours aussi dubitatif...

- The Commuter -

Ed Jacobson (Timothy Spall) ne vit pas une vie très reluisante. Employé ferroviaire, il vit dans un quartier miteux, et son couple est déchiré par leur fils et ses problèmes mentaux. Jusqu'au jour où Ed remarque que certains passagers d'un train descendent au milieu de nulle part, pour rejoindre une ville inconnue qui se trouve là : Macon Heights. Curieux, il s'y rend, et découvre une bourgade mystérieuse, où tous les problèmes semblent disparaître... y compris ceux de Jacobson.

Alors là, très bonne surprise. Adaptation de Le Banlieusard, ce Commuter s'avère un épisode touchant et maîtrisé, qui reste énigmatique et largement ouvert à interprétation, mais qui se permet aussi quelques excentricités visuelles intéressantes : le tout reste constamment intrigant, à la limite d'un concept de la Quatrième Dimension.

On pourra toujours regretter la coupe de cheveux affreuse (et visiblement factice) de Tuppence Middleton, mais l'interprétation globale est excellente, et le postulat de cette ville imaginaire, dont on nous rappelle constamment qu'elle peut être assimilée à une drogue permettant d'oublier tous ses soucis, fonctionne très bien, donnant probablement lieu à ce qui est, jusqu'à présent, mon épisode préféré de cette anthologie.

Il était temps.

- K.A.O. (Kill All Others) -

Dans une Amérique du Nord unifiée, où n'existe plus qu'un seul parti et une seule candidate (Vera Farmiga), Philbert Noyce (Mel Rodriguez) remarque soudain qu'autour de lui, et dans les discours de la Candidate, un message se répète : "Tuez tous les Autres". De plus en plus paniqué et stressé, Phil tente alors d'en savoir plus, et de comprendre qui sont "les Autres"...

Un épisode assez mitigé, qui évoque, dans sa structure et ses thématiques, l'épisode Safe and Sound, avec son personnage principal qui finit par devenir un pion d'une société manipulatrice et totalitariste.

Alors certes, en ces temps de Trumpisme et de discours fascisants, le "Tuez tous les Autres" a des échos assez glaçants, puisque l'épisode, basé sur la nouvelle Le Pendu dans le Square, choisit de se défaire de la composante extra-terrestre de la nouvelle (qui aurait probablement donné à l'épisode des échos de Invasion Los Angeles un peu trop flagrants) pour rester sur quelque chose de plus terre à terre : un gouvernement qui incite ses citoyens formatés à faire le ménage parmi la population, et qui les désensibilise progressivement à la violence et aux discours haineux.

C'est intéressant, mais ça s'arrête malheureusement là. Le ton global de l'épisode est en effet assez inégal, tour à tour ultra-sérieux et paranoïaque, et pseudo-comique (les hologrammes), et son déroulement est un peu parasité par des scènes inutiles et par du remplissage.

C'est regrettable, car le même récit condensé en 25/30 minutes aurait été particulièrement efficace. En l'état, ce n'est pas forcément mauvais, mais ça tourne un peu à vide.

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Bilan global :

Une anthologie des plus frustrantes. On sent que Channel 4 et Amazon veulent devenir la compétition de Black Mirror (autrefois sur Channel 4), mais malheureusement, ces Electric Dreams en sont loin.

Le problème, comme je l'ai déjà mentionné dans un des bilans précédents, c'est que les récits de Dick - du moins, ceux qui ont été ici choisis - sont assez datés, en cela que leurs idées ont été pillées encore et encore par le cinéma et la télévision de genre, depuis les années 50.

C'est problématique, puisque cela demande alors énormément de savoir-faire et d'originalité dans le traitement et l'adaptation, chose qui manque clairement à ces Rêves Électriques : l'anthologie est très très inégale, bien trop basique et générique dans son approche des nouvelles originales, et les épisodes tombent donc bien souvent à plat, manquant d'originalité, ou de punch.

Et puis il faut bien avouer qu'il y a un certain problème de direction artistique dans certains épisodes, trop kitschs et/ou fauchés pour vraiment donner vie aux univers décrits.

Ce n'est pas rédhibitoire, et on peut tout de même trouver son compte dans Philip K. Dick's Electric Dreams, mais si l'on a déjà de l'expérience en matière d'anthologie fantastique/science-fiction, il est probable que l'on reste sur sa faim.

Car au final, Philip K. Dick's Electric Dreams est bien plus près du médiocre Masters of Sci-Fi que de Black Mirror (et je l'admets sans peine, malgré mon peu d'affinités avec l'anthologie de Charlie Brooker).

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Les bilans de Lurdo - Perdus dans l'Espace, saison 1 (2018) - troisième partie (1x05-06)

Publié le 16 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, Drame, Netflix, Lost in Space

Depuis son pilote, le mot d'ordre de la série semble vraiment être : des épisodes longuets, et à l'écriture assez faible, mais pas forcément désagréables à suivre pour autant grâce à la distribution de la série. Espérons que cela continue ainsi... voire même, soyons fous, que cela s'améliore.

Perdus dans l'Espace (Lost In Space - 2018) - troisième partie (1x05-06) :

- 1x05 : Afin de tenter de contacter le Resolute, les colons construisent une gigantesque balise lumineuse, sans se douter que cela risque de leur coûter la vie. D'autant qu'en parallèle, Maureen découvre que la planète est instable, et qu'un cycle de vie d'une année existe à sa surface...

Un épisode plus court (48 minutes tout compris) qui souffre des problèmes habituels de la série, avec notamment tout un côté colonial vraiment pas très intéressant, entre la romance insipide (et mal écrite) de Penny et de Vijay (Ajay Friese), et tout un ensemble de personnages secondaires sous-développés qui rappellent vraiment trop Terra Nova pour leur propre bien.

À côté, j'aime vraiment beaucoup le personnage de Maureen, un vrai personnage de femme forte, intelligente, indépendante, courageuse, etc... malgré une écriture à nouveau un peu bancale (Ici, sa mission de parachute orbital en solo lui prend deux minutes chrono, et est alourdie d'une scène de pseudo-tension inutile, dans laquelle elle se prend le pied dans son parachute et est traînée sur plusieurs dizaines de mètres, au bord d'une falaise. Pourquoi ? Je suppose qu'il fallait bien meubler un peu.)

Du côté de Smith, ses manipulations sont vraiment de plus en plus grossières et improbables, mais elles sont amusantes, et donnent lieu à une scène d'action finale à base de gros monstres, ultra-prévisible, mais sympathique.

Ah, et je dois dire que j'ai apprécié la scène plus délicate entre Will et son père, ça fait toujours plaisir à voir, et les acteurs étaient bons.

- 1x06 : Tandis que Judy accompagne Don, Victor Dhar (Raza Jaffrey) et d'autres colons pour récupérer le carburant d'une navette écrasée, les rescapés restent méfiants de la présence du robot en leur sein. Et lorsque Smith manipule une rescapée du massacre du Resolute, celle-ci s'en prend directement au robot, un geste aux conséquences dramatiques pour les Robinson et le robot...

Ouhlà, j'ai vraiment du mal avec la manière dont les scénaristes empilent les enjeux et les menaces, de plus en plus vite, de plus en plus fort, histoire de forcer les personnages à l'action ou de les mettre en danger le temps d'un épisode : ici, outre le sauvetage du carburant, c'est ce compte à rebours artificiel et improbable de l'orbite de la planète, qui ne laisse que quelques semaines de vie aux Robinson et aux autres colons, alors qu'ils viennent à peine d'arriver.

D'autant que je ne suis pas certain que tout cela colle vraiment à ce que l'on a sous les yeux au niveau faune, flore et paysages naturels, loin de là.

À part ça, je dois dire que j'ai trouvé que Vincenzo Natali avait la main très lourde, à la réalisation, notamment vers la fin de l'épisode : autant la relation John/Will/Robot est assez intéressante, avec ce robot qui sert de père de substitution à Will, autant toute la mise en parallèle du témoignage larmoyant de la rescapée et de la construction du mémorial par le trio n'a pas du tout fonctionné sur moi, tout comme le passage assez raté de Will se ruant au ralenti dans le Jupiter 2, éclairé de rouge sang, pour assister à l'attaque du robot.

Tout ça est vraiment trop forcé, manque de finesse et de subtilité... comme le reste du show, en fait. Reste cependant la chute finale du Robot, assez touchante grâce à l'interprétation du petit Maxwell Jenkins, et le secret du Docteur Smith, qui commence à circuler parmi les Robinson (ce qui est une bonne chose).

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02 ; 1x03-04)

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Un film, un jour (ou presque) #736 : Is That A Gun In Your Pocket ? (2016)

Publié le 15 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Politique, Romance

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Is That A Gun In Your Pocket ? :

Dans une petite bourgade texane fascinée par les armes à feu, un incident dramatique amène toutes les femmes de la ville, menées par Jenna (Andrea Anders), à faire la grève du sexe... au grand dam, bien naturellement, de leurs compagnons.

Une comédie indépendante pas forcément très subtile ou originale (ce n'est qu'une énième version du travail d'Aristophane), mais qui se regarde gentiment, principalement grâce à l'énergie et la bonne volonté qu'y met Andrea Anders (accompagnée de quelques visages familiers, comme Cloris Leachman, John Michael Higgins, John Heard, David Denman, Lauren Bowles, voire même Katherine McNamara - qui arbore pour l'occasion une décoloration blonde assez laide #minutecapillaire).

À part ça, même si ça a bon fond, ça ne décolle jamais vraiment (ça se perd trop dans une redite basique des arguments pro et anti-armes à feu, tels qu'on les entend constamment dans les médias US), l'humour est très basique, le budget semble assez limité, et près de 100 minutes, c'est clairement 15-20 de trop.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #735 : Tellement Menteur (2007)

Publié le 14 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Romance, Fantastique

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Tellement Menteur (Full of It) :

Fraîchement arrivé dans un nouveau lycée, Sam (Ryan Pinkston) tente de s'intégrer, et pour cela, il invente des mensonges toujours plus improbables, prétendant notamment être riche et l'objet des attentions amoureuses de plusieurs femmes, dont son enseignante (Teri Polo). Mais lorsqu'un accident l'envoie dans un univers où ses mensonges se sont tous réalisés, et où son existence n'est cependant pas plus heureuse, Sam doit trouver un moyen de rétablir l'ordre naturel des choses, tout en conquérant le cœur de la belle et sarcastique Annie Dray (Kate Mara)...

Une teen comedy fantastique au postulat assez classique, mais pas désagréable, et à la distribution sympathique.

Malheureusement, entre le rythme pépère, le déroulement prévisible (digne d'une comédie Disney Channel), l'interprétation un peu trop forcée de tout le monde, et les photographies & réalisations gentiment ternes et quelconques, le tout s'avère des plus génériques et oubliables (et fait même assez daté).

Dommage, ça aurait pu donner quelque chose de bien meilleur avec un peu plus de fantaisie et de couleur.

2 + 0.5 pour Kate Mara, craquante = 2.5/6

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