Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo : Philip K. Dick's Electric Dreams, première partie (2017)

Publié le 20 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Thriller, Drame, Anthologie, UK, Amazon, Les bilans de Lurdo

Petite pause dans l'intégrale de Black Mirror, qui peine clairement à me convaincre, et changement de crémerie, pour passer de Netflix à Amazon - ou, pour être plus précis, à Channel 4, qui a mis en chantier cette anthologie dont Amazon a racheté les droits américains et mondiaux.

Au programme, 10 épisodes de 45-50 minutes, supervisés par Ron D. Moore (Battlestar Galactica, etc), et adaptant directement des récits de Philip K. Dick pour le petit écran...

- Real Life -

Dans un futur proche, Sarah (Anna Paquin) est une policière traumatisée par une fusillade récente ; à l'initiative de sa compagne, Katie (Rachelle Lefevre), elle utilise alors une technologie révolutionnaire pour s'immerger dans une vie virtuelle, celle de George (Terrence Howard). Inventeur de génie, George est à l'origine de cette technologie, et se remet du meurtre de sa femme Katie, soutenu par son collègue Chris (Sam Witwer) et une amie (Lara Pulver). Rapidement, cependant, la question se pose : lequel de ces deux mondes est réel, et lequel est le produit de cette technologie virtuelle...

Adaptation très très libre de la nouvelle Reconstitution Historique, de K. Dick, cet épisode est le seul signé de la plume de Moore, et bénéficie d'une distribution assez conséquente.

Niveau production, les brefs aperçus que l'on a du monde futur sont assez crédibles, l'interprétation n'est pas mauvaise (Paquin est en sous-jeu dépressif, mais c'est voulu) et le tout est assez bien filmé, mais il faut bien avouer que le tout manque gentiment de punch, se conclue un peu platement et s'avère un peu trop basique pour vraiment susciter le doute ou la curiosité.

D'autant que Moore fait le choix de donner une réponse à la question "réel ou virtuel ?" posée par l'épisode, et que le spectateur aura probablement eu le temps/l'occasion d'envisager 25 rebondissements finaux plus originaux et marquants que la conclusion choisie par Moore.

- Autofac -

Dans un monde post-apocalyptique dominé par les machines et par leurs usines automatisées, Emily (Juno Temple) et les autres survivants sont bien décidés à mettre un terme au status-quo. Pour cela, ils capturent un robot émissaire, Alice (Janelle Monáe), et la forcent à les emmener au cœur de l'usine principale, pour la saboter de l'intérieur...

Un épisode écrit par Travis Beacham (Pacific Rim) à partir de la nouvelle Autofab, réalisé par Peter Horton, et qui ressemble un peu à un sous-Terminator assez mollasson et fauché, notamment au niveau des costumes des androïdes, et un peu aussi au niveau des effets en image de synthèse.

Pour ne rien arranger, l'épisode repose entièrement sur son double rebondissement final, assez largement téléphoné, et qui pose presque plus de questions qu'il n'en résout.

Le tout se regarde donc assez passivement, sans jamais passionner, surprendre ou faire réfléchir (le propos sur la société de consommation est franchement assez creux et survolé), et heureusement que Monáe et Temple sont là, jouent bien et sont charismatiques, parce que sinon, ce serait globalement sans grand intérêt.

- Human Is -

Alors que la Terre est dévastée par la pollution atmosphérique, les humains conquièrent d'autres planètes à la recherche d'un moyen de purifier leur air. Lors d'une telle mission, l'équipe du Colonel Silas (Bryan Cranston) - un homme dur et distant, qui maltraite émotionnellement son épouse Vera (Essie Davis) - est massacrée. Avec l'un de ses hommes, Silas est le seul survivant, mais à son retour sur Terre, Vera découvre qu'il n'est plus le même homme, et qu'il est désormais attentionné et doux...

Adaptation assez plate de la nouvelle Définir l'humain/Être Humain, c'est..., cet épisode s'avère malheureusement bien trop daté et fauché pour fonctionner.

En résumé, c'est le film Intrusion (avec Johnny Depp), mais avec une forme de vie extraterrestre relativement bienveillante : c'est balisé de bout en bout, la direction artistique est très inégale (franchement, ce passage dans les bas-fonds où Vera se livre à une orgie, c'est assez risible), la réalisation plutôt laide (énormément de mises au point partielles, qui rendent la moitié de l'image et les personnages légèrement flous), et dans l'ensemble, ça n'apporte rien de vraiment mémorable.

C'est bien interprété, cela dit.

- Crazy Diamond -

Dans un monde en pleine déliquescence, Ed (Steve Buscemi) travaille pour une entreprise qui produit des humanoïdes synthétiques, les Jacks et Jills, ainsi que les consciences quantiques qui leur donnent vie. Un jour, il tombe sous le charme vénéneux d'une Jill (Sidse Babett Knudsen) en fin de vie, qui lui propose de dérober pour elle des consciences afin de les revendre au marché noir, et de s'offrir une nouvelle existence...

Alors là, pour le coup, l'anthologie Electric Dreams n'a jamais aussi bien porté son nom, puisqu'on est en plein dans un univers onirique et improbable, aux teintes saturées, à l'interprétation décalée et forcée, à l'écriture volontairement barrée (c'est un scénariste habituel de Terry Gilliam qui est aux commandes), à l'illustration musicale improbable (du Pink Floyd, des passages chantés, etc), à la narration un peu décousue, aux costumes décalés, etc, ce qui donne, au final, l'impression d'un monde radicalement différent et vraiment étrange.

Et c'est aussi là que ça coince. Car si cet épisode réussit à donner corps à son monde, un monde obsédé par la vie, la mort, la décomposition, la peur de vieillir et de la stagnation ; un monde aux règles et aux détails vraiment inhabituels, quasi illogiques ; un monde surchargé de couleurs qui paraît constamment à la limite de l'artificialité constante.... il peut aussi fortement rebuter.

Que ce soit sa direction artistique particulière (le réalisateur est à l'origine de la série Utopia, déjà bien barrée dans le genre) qui fait régulièrement décors de studio, ses thématiques pas très subtiles assénées dans ses dialogues, son interprétation très particulière, ou encore sa conclusion gentiment satirique et son script tout simplement bordélique, il y a de quoi rebuter.

Certains trouveront donc probablement cet épisode polarisant totalement imbuvable, d'autres adoreront et adhèreront totalement au néo-noir déglingué et multi-colore du tout, et à son côté "conçu sous l'emprise de substances illicites".

Personnellement, je me trouve un peu entre deux, mais une chose est sûre : ça n'a rien à voir avec la nouvelle Service Avant Achat supposément adaptée.

commentaires

Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - quatrième partie (2x07-08)

Publié le 19 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Jeunesse, Netflix

La seconde saison des Orphelins Baudelaire continue, avec des défauts et des qualités toujours identiques (les problèmes de rythme sont notamment toujours présents, malgré des épisodes plus courts qu'en saison 1) et de jeunes Baudelaire qui commencent à peine à exister en tant que personnages...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Hostile Hospital (2x07-08) :

En fuite, les Baudelaire se réfugient dans un hôpital en construction où, après avoir esquivé Babs (Kerri Kenney-Silver), l'administratrice de l'établissement, ils rencontrent Hal (David Alan Grier), responsable de l'immense salle des archives. Celui-ci leur fait confiance, et les enfants décident d'en profiter pour tenter de trouver une pellicule liée à Snicket et au VFD, mais Olaf, Esmé et leur bande arrivent alors, et sont prêts à tout pour éliminer les Baudelaire...

Un double épisode qui a reçu un accueil critique plus positif que certains précédents, mais qui, étrangement, m'a gentiment déçu. Probablement parce que les décors et l'environnement de l'hôpital décrépi ne sont pas particulièrement intéressants, visuellement parlant, et tout juste bons à servir à des fins de parodie de The Shining... et probablement aussi parce qu'au final, on retombe à nouveau dans le schéma narratif habituel, qui ronronne rapidement.

Cela dit, il faut souligner que, pour le meilleur ou pour le pire, depuis la mort de Jacques, les scénaristes semblent décidés à rappeler que Olaf n'est pas qu'un bouffon déguisé. Ça ne fonctionne pas totalement (la rupture est quand même brutale), mais la menace Olaf se précise, et les scénaristes profitent du milieu hospitalier pour placer Violet et Klaus en véritable danger de mort.

Certes, on se doute bien que personne ne va y passer, mais c'est plus sombre, agressif et direct que d'habitude, et ça apporte un ton un peu plus adulte et mordant à la série (comme la tenue de Lucy Punch, d'ailleurs).

Après, si ces épisodes sont plus courts (moins de 37 minutes pour le second, à peine plus pour le premier), ils n'en sont pas pour autant dénués des problèmes habituels de la série : rythme en dents de scie, interruptions superflues de Snicket, personnages secondaires prétextes, et grosses ficelles assez agaçantes, à la longue (révélations interrompues in extremis, décisions improbables uniquement là pour prolonger l'intrigue...).

Mais bon, à ce point de la série, ce n'est plus surprenant, et il ne sert plus à grand chose de s'en plaindre. Plus que deux épisodes...

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02 ; 2x03-04 ; 2x05-06)

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #716 : Nobody Speak - Le Procès d'une Presse Libre (2017)

Publié le 18 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Politique, Netflix, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Nobody Speak - Le Procès d'une Presse Libre (Trials of the Free Press) :

Un documentaire qui retrace le procès Hulk Hogan vs Gawker, lorsque le site média avait publié des images de la sex-tape de Hulk Hogan, filmée à son insu par son meilleur ami alors qu'il couchait avec la femme de celui-ci.

Le problème, en fait, c'est que le documentaire est particulièrement biaisé, et à ce titre, particulièrement agaçant : outre l'illustration musicale envahissante, l'équipe de tournage est clairement du côté de Gawker, et utilise cette affaire (et le fait que le camp Hogan était financé, lors du procès, par un ponte libertaire de la Silicon Valley qui en avait personnellement après Gawker depuis que le site avait révélé son homosexualité) pour régler ses comptes contre Silicon Valley, ses investisseurs, les politiques, la justice, etc, tout ça en s'abritant derrière "la liberté d'expression de la presse", à l'américaine.

Le problème, en fait, c'est que Gawker n'a jamais été qu'un exemple de site de news de la pire espèce, une sorte de croisement entre France Dimanche, Voici, TMZ, et les tabloïds anglais (le créateur de Gawker est anglais, coïncidence ?), prêt à tout pour avoir de gros titres racoleurs, y compris à mentir, à insulter, à délibérément mal interpréter, à se mettre hors-la-loi, et à commettre des erreurs flagrantes.

Voir alors les "journalistes" de ce site, pour la plupart assez détestables et arrogants (il faut voir le rédacteur en chef - je crois - répondre sarcastiquement aux questions posées durant sa déposition pour comprendre qu'ils se croyaient au dessus de tout ça), s'ériger comme victimes d'un système, et comme grands défenseurs de la presse libre, est tout simplement hors-sujet, et vraiment insupportable.

Et pour ne rien arranger, le documentaire tente, dès ses premières minutes, de jouer la carte Donald Trump, pour établir un lien de cause à effet entre ce procès (qui, rappelons-le encore une fois, est celui d'un site-torchon publiant une sex-tape illégale pour gagner de l'argent avec des clics) et l'avènement de Trump et des fake news.

En cours de route, le film s'appuie donc sur ce cas particulier d'un site œuvrant pourtant régulièrement dans le gossip et les fake news sans aucun code déontologique ou moral, l’érigeant en exemple à suivre, pour construire (après être passé par la case conspiration entre les médias, les grands investisseurs, le monde des services secrets, et les politiciens) un plaidoyer ronflant pour la presse américaine et sa liberté absolue, garante de démocratie et d'une information libre et objective.

Bref, un métrage frustrant, paradoxal, au ton abrasif, et au postulat de départ tellement partial qu'il ne peut qu'agacer, et par là-même affaiblir d'autant un propos global pourtant pas inintéressant ou dépourvu de pertinence.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #715 : Anita et Moi (2002)

Publié le 17 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Biographie, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Anita et Moi (Anita & Me) :

Dans l'Angleterre minière des années 70, la jeune Meena Kumar (Chandeep Uppal) est la seule fillette indienne au sein du village principalement blanc de Tollington. Passionnée de fiction, et dotée d'un tempérament impertinent et sarcastique, Meena n'apprécie guère les traditions de sa famille, et lorsqu'Anita Rutter (Anna Brewster) arrive dans la communauté, l'adolescente croit avoir trouvé là un modèle à suivre, celui d'une adolescente plus agée, blonde, rebelle et séduisante. Mais les rapports entre les deux jeunes filles sont assez compliqués, d'autant que les origines ethniques de Meena ne rendent personne indifférent.

Une comédie anglaise adaptée d'un livre semi-autobiographique, et qui surfait, à sa sortie, sur la popularité de la culture indienne au cinéma britannique, avec notamment Joue-la comme Beckham (2002).

Malheureusement, cette comédie adolescente nostalgique n'a pas vraiment fonctionné sur moi.

Pas du tout, en fait, puisque j'ai fini par plus ou moins me lasser à mi-film, et par passer des segments entiers du métrage, tant je n'accrochais pas.

Peut-être la faute à cette image uniformément jaunâtre, à la limite du sépia ; peut-être à ces accents à couper au couteau, qui demandent un effort considérable de concentration pour tout saisir, notamment chez l'héroïne ; peut-être est-ce le manque d'énergie global ou bien le script qui se disperse, tout en restant trop superficiel et caricatural... une chose est sûre, je n'ai pas du tout adhéré au métrage, qui pourtant a connu un succès d'estime outre-manche.

Je suis passé à côté/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #714 : Capitaine Superslip (2017)

Publié le 16 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Aventure, Animation, Jeunesse, Dreamworks, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Capitaine Superslip (Captain Underpants : The First Epic Movie) :

George (Kevin Hart) et Harold (Thomas Middleditch) sont deux petits garçons turbulents, blagueurs, et débordant d'imagination, qui passent le plus clair de leur temps à créer des comic-books de leur invention. Jusqu'au jour où, accidentellement, ils hypnotisent leur proviseur acariâtre (Ed Helms), et parviennent à le convaincre qu'il est le Captain Underpants, défenseur de la justice et des opprimés. Ce qui tombe bien, puisque le maléfique Professeur Pee-Pee Diarrheastein Poopypants  (Nick Kroll) a décider de priver la Terre de son sens de l'humour, avec l'aide de Melvin (Jordan Peele), l'un des enfants de l'école...

Un film d'animation Dreamworks adapté d'une série de livres pour enfants des années 90, très axés prout/pipi/caca/slip, et qui donc s'inscrit dans leur continuité directe, pour un film immature et puéril, qui ne vole jamais très haut. Pas grand intérêt pour qui a plus de 10 ans d'âge, donc, sauf que...

D'un point de vue technique, le film est en effet très réussi, jouant sans cesse avec les formats (2D, 3D, sock puppets, résumé, flipbooks, etc), se moque de sa nature de film animé, joue la carte de la référence et du méta-discursif, brise le quatrième mur, etc... le tout en étant bien animé, bien doublé, relativement bien écrit, et surtout bien mis en musique par l'excellent Ted Shapiro.

Au final, donc, même si ce qu'il y a à l'écran n'est pas forcément du goût de tout le monde, et pourra lasser les adultes (bien que le tout soit un peu plus intelligent que l'on ne pourrait le croire au premier abord), le film a suffisamment de qualités techniques et créatives pour que l'on ne s'ennuie jamais et même, pourquoi pas, pour qu'on se surprenne à glousser devant une vanne ou deux particulièrement gratinées...

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #713 : Knife Fight (2012)

Publié le 15 Mai 2018 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Knife Fight :

Paul Turner (Rob Lowe) est un spin doctor de première importance, qui manipule médias et citoyens pour parvenir à promouvoir la carrière politique de ses clients... mais petit à petit, ses actions commencent à avoir un impact négatif sur son existence et sur son idéalisme.

Un drame politique assez classique, voire cliché, sur la prise de conscience de ce spin doctor qui s'aperçoit qu'il a délaissé ses idéaux, blablabla... la distribution (Lowe, Jamie Chung, Julie Bowen, Jennifer Morrison, Carrie-Anne Moss, Saffron Burrows, etc) est très solide et intéressante, et le tout est suffisamment rythmé pour maintenir l'intérêt durant les cent minutes du métrage, mais le propos est étrangement contre-productif, tant l'idéalisme de ce personnage sonne faux.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #712 : Tomb Raider (2018)

Publié le 14 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Jeu vidéo

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Tomb Raider :

Fille d'un aventurier (Dominic West) ayant disparu durant son enfance, Lara Croft (Alicia Vikander) découvre, à l'âge de 21 ans, que son père était sur la piste d'une tombe légendaire, située sur une île perdue quelque part au large du Japon, et qu'il a laissé derrière lui des indices retraçant sa quête. Sans hésiter, elle décide alors de partir à sa recherche, et elle part à son tour en expédition pour tenter de le retrouver...

Les deux premiers films avec Angelina Jolie étaient loin d'être convaincants, et je n'ai qu'effleuré la nouvelle génération de jeux Tomb Raider, donc je ne vais pas forcément jouer au grand jeu des comparaisons et de la fidélité avec le reste de la franchise... mais bon, une chose est sûre : Alicia Vikander est loin d'être la première actrice qui me vienne à l'esprit quand on mentionne le nom Lara Croft.

J'ignore si cela est dû à Ex Machina, le premier film dans lequel je l'ai découverte, mais l'image que j'ai de Vikander est celle d'une jeune femme un peu distante et froide, ou du moins, qui ne dégage pas grande chaleur ni capital sympathie.

Ici, en Young Lara Croft, elle ne s'en sort cependant pas trop mal, et est même assez attachante, en plus d'être dans une forme physique idéale pour le personnage de Lara. Malheureusement pour l'actrice, le film et son écriture ne lui font pas de cadeau. 

Alors que le jeu adapté commençait directement in media res, sur l'île, ici, on a droit à 40 minutes de prologue - présentation de l'ancienne légende, de Lara, de son quotidien, de ses capacités, de son traumatisme fondateur, de l'ancienne légende (bis), etc, jusqu'à l'arrivée sur l'île : c'est bien trop long, assez inutile... et paradoxalement, c'est peut-être là la partie la plus intéressante du film.

Car une fois Lara arrivée sur l'île et tombée aux mains des méchants, le métrage freine des quatre fers : on a droit à une scène d'action honorable lors de son évasion, mais ensuite, c'est encéphalogramme plat, tant le script est cousu de fil blanc et générique, et le rythme peu soutenu.

Pire, entre la mollesse générale, la bande originale de Junkie XL (tellement insipide qu'on a l'impression qu'elle est absente de 90% du film), les décors du tombeau peu mémorables ou inspirés, le film commence à rapidement devenir inintéressant, alors qu'il singe d'autres films d'aventures, des deux premiers Tomb Raider (le trauma du père absent, l'histoire du virus mortel) à Indiana Jones et la Dernière Croisade (les épreuves du tombeau que Lara affronte sous la menace d'une arme, pour épargner son père), et qu'il fait des choix idiots (la scène du combat sur l'échelle, au milieu du vide, est d'une stupidité confondante).

Bref, malgré quelques caméos sympatoches (Kristin Scott Thomas, Derek Jacobi, Nick Frost, Hannah John-Kamen), cette réinvention de Tomb Raider est trop appliquée et mécanique pour être vraiment divertissante, mémorable ou dynamique.  

C'est terne, insipide, ultra-cliché, et donc éminemment oubliable.

3/6 - 0.5 pour tout ce qui arrive à la fin, affreusement maladroit et téléphoné (la conspiration, et le fanservice des deux pistolets) = 2.5/6

   (critique revue et corrigée en 04/2019)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Ninjak vs The Valiant Universe (2018)

Publié le 13 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Les bilans de Lurdo, Télévision, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Valiant

Premier portage à l'écran des aventures des héros de la maison de publication Valiant (concurrente de Marvel et de DC en matière de super-héros), cette mini-série Ninjak est composée de six épisodes (22 minutes + 5x10 minutes) confiés à la maison de production indépendante Bat in the Sun, réputée pour ses nombreux courts-métrages inspirés de l'univers de Batman...

Ninjak vs The Valiant Universe :

Lorsque Roku (Chantelle Barry), son ennemie jurée, enlève la femme et la fille de Neville Alcott (Craig Robert Young), l'un des pontes du MI6, Ninjak (Michael Rowe) n'a d'autre choix que d'obéir aux demandes de la criminelle, et de dérober pour elle un livre inestimable, aux pouvoirs incommensurables. Ce qui amène tous les autres membres d'Unity - LiveWire (Ciera Foster), Bloodshot (Jason David Frank), X-O Manowar (Derek Theler), Archer & Armstrong (Alex Meglei & Kevin Porter), Gilad le Guerrier Éternel (John Hannigan) et Shadowman (Damion Poitier) - à tenter de l'arrêter...

Cela ne surprendra personne : confiez un tel projet à une maison de production spécialisée dans les fan-films aux effets spéciaux et à l'interprétation médiocres, mais aux scènes d'action travaillées... et on se retrouve avec six épisodes d'une fan-série aux effets spéciaux et à l'interprétation globalement médiocres, mais aux scènes d'action sympathiques.

Et à l'instar de l'interprétation très inégale, les costumes et la direction artistique le sont tout autant : les perruques sont assez fauchées (Roku rappelle Medusa des Inhumans, en nettement moins bien interprétée ; Livewire fait de la figuration avec une serpillière sur la tête) ; les costumes oscillent entre réussite (Ninjak, Bloodshot), et cosplay raté (Gilad, Manowar, et même Shadowman - qui cependant est sauvé par l'acteur et par son maquillage) ; les effets spéciaux (certes ambitieux) sont bas-de-gamme ; et les décors choisis ne mettent absolument pas en valeur les personnages et leurs tenues, régulièrement sur-éclairées, ce qui ne fait que souligner l'amateurisme de certaines.

Tout cela filmé en caméra portée tremblotante, ce qui est pratique pour cacher un peu la misère de certains affrontements accélérés, mais a aussi tendance à donner l'impression d'une série qui s'agite beaucoup pour peu de résultats. Les deux derniers épisodes, notamment, se montrent bien trop ambitieux pour leur propre bien, et finissent par tomber totalement à plat.

Bref : une mini-série qui ne convainc pas franchement. Oui, c'est amusant de voir ces personnages en prises de vue réelles, mais l'univers Valiant mérite mieux, comme première incarnation, qu'une fan-série gentiment fauchée et bourrée de défauts.

C'est d'ailleurs probablement pour cela que la mini-série, diffusée sur le web au rythme d'un épisode par jour fin avril, a failli être aussitôt retirée de la circulation, pour ne pas faire de concurrence au projet futur de film Bloodshot avec Vin Diesel.

DMG, la société de production chinoise qui possède les droits de Valiant, a fini par revenir sur sa décision suite à la pression des fans (les fans de Valiant sont un peu comme les fans de catch indépendant : intenses, radicaux, et très insistants), mais le fait est que, si l'on peut saluer les efforts de l'équipe Bat in the Sun (après tout, ce n'est pas forcément désagréable à suivre, et l'action est sympathique, surtout pour ce qui devait probablement être un tout petit budget), Valiant mérite mieux.

commentaires

Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - troisième partie (2x05-06)

Publié le 12 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Jeunesse, Netflix

La seconde saison des Orphelins Baudelaire continue, avec des défauts et des qualités toujours identiques, et un ton étrangement plus chargé en sous-entendus graveleux, principalement dans la bouche du Comte Olaf...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Vile Village (2x05-06) :

Les Baudelaire sont confiés aux habitants d'un village excentrique passionné par les oiseaux, et refusant d'utiliser tout objet mécanique. Mais rapidement, Olaf et ses sbires les retrouvent, Jacques sur leurs talons ; et lorsque ce dernier est assassiné par Olaf, les enfants se retrouvent accusés du meurtre par Olaf, déguisé en Inspecteur, et par Esmé, qui se fait passer pour le nouveau chef de la police locale...

À nouveau, la première chose qui saute aux yeux devant ce double épisode, c'est le changement total d'environnement par rapport aux précédents, et l'excellente direction artistique. Je ne le dirai jamais assez : c'est vraiment là le point fort de la série, réussir à créer un univers à la fois crédible et factice, simultanément réaliste et théâtral : typique de Sonnenfeld, à nouveau à la réalisation.

Le problème, cependant, c'est que cet univers décalé ne facilite pas les choses quand vient le moment d'instaurer des enjeux plus sérieux que la moyenne ; déjà que le format et les fréquentes interruptions de Lemony Snicket ont tendance à étouffer dans l’œuf le moindre semblant de tension ou d'énergie... ça rend les choses difficiles à vraiment prendre au sérieux.

En l'occurrence, la mort subite, hors-champ, de Jacques. Une mort qui arrive après un premier épisode d'autant plus intrigant qu'il abordait frontalement les rapports de Jacques et d'Olaf, leur ancienne amitié, etc, ce qui apportait une dynamique toute autre à la série. Et une mort qui n'a pas grand poids, ni n'est suffisamment marquante vue la folie de tout le reste du programme.

Jacques est donc évacué (Nathan Fillion me manquera), et il faut alors remplir le reste de ces deux épisodes atteignant à peine les 40-43 minutes chacun. Ce qui, Daniel Handler à l'écriture oblige, implique pas mal de remplissage - tout ce qui concerne la demeure volante, le grand final du second épisode, etc - et quelques ficelles un peu voyantes - les feuilles du carnet, et le départ des Quagmire, qui n'auront servi que de MacGuffins, le temps d'une scène et demi.

(heureusement, pas de sous-entendus graveleux, cette fois-ci, ou alors plus discrets)

Le second épisode s'avère ainsi un peu statique, avec des Baudelaire pris au piège dans une cellule, et NPH & Lucy Punch qui font leur grand numéro. Pourquoi pas (et le caméo de Mindy Sterling & compagnie en Anciens du village est sympathique), mais dans l'ensemble, le deuxième épisode ne s'avère pas vraiment à la hauteur du premier, plus intéressant dans ce qu'il sous-entendait du passé d'Olaf... 

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02 ; 2x03-04)

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #711 : Pierre Lapin (2018)

Publié le 11 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Sony, USA, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Pierre Lapin (Peter Rabbit) :

Lorsque Joe McGregor (Sam Neill), leur voisin acariâtre, décède d'une crise cardiaque, Peter Rabbit (James Corden), ses trois soeurs (Daisy Ridley, Margot Robbie & Elizabeth Debicki) et leur cousin (Colin Moody) se réjouissent d'avoir son jardin et sa propriété pour eux-seuls. Jusqu'à l'arrivée de Thomas (Domhnall Gleeson), le neveu de Joe, qui s'installe là, et décide de mener la vie dure aux lapins. Heureusement, ces derniers peuvent compter sur l'aide de Bea (Rose Byrne), une artiste peintre habitant la maison d'à côté...

Adaptation des ouvrages de Beatrix Potter, mêlant prises de vue réelles et animaux de synthèse, ce Peter Rabbit ne fonctionne qu'à moitié. Au nombre des bons points, les effets spéciaux sont très réussis, et la réalisation à hauteur de lapin s'avère des plus dynamiques et efficaces.

La première moitié du film se déroule ainsi tranquillement, et se regarde même assez sympathiquement, malgré un léger abus de chansons modernes, et de coups de coude appuyés au spectateur, comme dans bon nombre de films d'animation actuels.

Et puis progressivement, une fois Domhnall Gleeson bien installé dans sa nouvelle demeure, le film a tendance à succomber aux travers habituels des films du genre Alvin & les Chipmunks : beaucoup de poursuites hystériques, beaucoup de violence absurde et de slapstick, de l'émotion forcée, et un déroulement particulièrement linéaire.

Dommage, parce qu'encore une fois, les animaux sont très réussis, et du côté humain, Gleeson et Byrne ont une assez bonne alchimie, très british. Quant aux doubleurs, disons qu'on se demande un peu ce que certains, comme Corden ou Robbie, apportent vraiment à leurs personnages respectifs, mais bon... ça aide d'être à la mode, je suppose.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #710 : Lost Heroes (2014)

Publié le 10 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Histoire, Science-Fiction, Action, Jeunesse, Aventure, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lost Heroes :

Un documentaire intéressant sur le manque inexplicable de super-héros canadiens dans l'industrie des comic-books, et sur ce que cela reflète de la société et de l'état d'esprit canadiens.

Au travers d'interviews de passionnés, d'images d'archives, et de témoignages, le métrage retrace ainsi l'histoire tumultueuse des comics canadiens, depuis leur naissance spontanée durant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu'à aujourd'hui.

On découvre ainsi que les comics canadiens ont vu le jour suite aux restrictions imposées par le Canada durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui empêchaient l'importation des bandes dessinées américaines.

Le Canada a donc dû créer ses propres maisons d'édition, et ses propres superhéros, n'hésitant parfois pas à recruter de jeunes adolescents pour dessiner leurs numéros : Maple Leaf Publishing, avec The Iron Man, Brok Windsor, Cosmo ; Anglo-American Publishing, qui réadaptait à sa sauce les scripts des comics Fawcett (Captain Marvel), Commander Steel, Freelance ; Educational Projects, avec Canada Jack ; ou encore Bell Features, avec Johnny Canuck et Nelvana, la première super-héroïne de comics de la planète, avant même Wonder Woman.

Puis, avec la fin de la guerre, l'industrie américaine a repris le dessus, et les super-héros canadiens ont progressivement disparu, jusqu'aux années 60, où, sous l'influence de passionnés, ce pan de la culture canadienne a connu une brève renaissance, aboutissant à la création de Captain Canuck, en 1975.

Un Captain Canuck qui, malgré son succès, n'a jamais réussi à s'implanter durablement, et renaît une fois par décennie, pour disparaître quelques années plus tard, faute d'être économiquement viable.

Le documentaire s'attarde ensuite sur les superhéros "canadiens" les plus connus, à savoir Wolverine (très populaire au Canada, malgré le fait qu'il ne corresponde pas vraiment aux clichés habituels attribués aux Canadiens), et Alpha Flight (nettement moins populaires car trop clichés, et jamais vraiment mis en avant de manière durable et satisfaisante).

Puis, après un passage par la case web-série (Heroes of the North, qui connaît apparemment un succès d'estime), le documentaire tente de comprendre pourquoi les Canadiens ne parviennent pas à avoir de super-héros à leur image.

Problème commercial (la population canadienne est insuffisante pour assurer la survie d'une telle industrie, et les Américains ne s'intéressent pas aux comics étrangers), mais aussi problème d'image mal définie : les Canadiens, de leur propre aveu, peinent à définir leur identité, complexés par leur position de voisins d'USA particulièrement envahissants et dominants, culturellement parlant.

Sans oublier le fait que le Canada a toujours privilégié la discussion, la négociation et a toujours favorisé la paix, des caractéristiques intrinsèques à l'identité canadienne, et qui se marient mal au genre des comics, avec leurs super-héros bariolés qui règlent leurs problèmes par l'action et la violence...

4.25/6 (imparfait, notamment dans sa deuxième moitié, mais pas désagréable du tout)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #709 : How To Be A Latin Lover (2017)

Publié le 9 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

How To Be A Latin Lover :

Gigolo vieillissant, Maximo (Eugenio Derbez) est mis à la porte par son épouse octogénaire, et remplacé par quelqu'un de plus jeune. Contraint de s'installer chez sa soeur (Salma Hayek) et son fils (Raphael Alejandro), qui n'approuvent guère sa vocation, Maximo voit là l'occasion de se remettre en selle : en effet, la grand-mère de l'une des camarades de classe de son neveu est une célibataire richissime (Raquel Welch) dont Rick (Rob Lowe), collègue gigolo de Maximo, a dit à ce dernier le plus grand bien...

Une comédie bilingue (un quart en espagnol/trois quarts en anglais) réalisée par Ken Marino, qui en profite pour placer tous ses compères habituels, qu'ils viennent de Veronica Mars (Kristen Bell), de Childrens Hospital (Rob Corddry) et d'ailleurs (Rob Riggle, Michael Cera, Ben Schwartz, Weird Al Yankovic, etc, etc, etc).

Le problème, en fait, c'est que le tout ressemble comme deux gouttes d'eau à une production Happy Madison. Pas forcément à Deuce Bigelow, auquel on pense pourtant aussitôt, mais plutôt à du Happy Madison mettant Sandler en vedette : c'est exactement la même recette, le même genre de protagoniste, le même message pro-famille, les mêmes rebondissements, le même parcours du héros... et une durée excessive assez similaire, puisque cette comédie frôle les deux heures.

Et malheureusement, deux heures, quand on a affaire à un film très (trop) familier, qui accumule les digressions sans jamais être particulièrement drôle ou original, ça a tendance à laisser assez indifférent.

3/6, en étant gentil.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #708 : Profession Tueur (2018)

Publié le 8 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Profession Tueur (Accident Man) :

Tueur à gages expérimenté, Mike Fallon (Scott Adkins) est réputé pour être l'"Accident Man", capable de faire passer tous ses meurtres pour des accidents. Mais lorsque son ex-compagne est retrouvée morte, et qu'on tente de le tuer, Fallon décide de se venger, et il mène alors l'enquête jusqu'à trouver le responsable...

Adaptation anglaise d'une série de comic-strips, par un ancien cascadeur devenu réalisateur, et qui met ici en scène un Scott Adkins plus décontracté et flegmatique que d'habitude, ce qui apporte une certaine légèreté très sympathique au métrage.

Du moins, dans sa première partie, alors que le film présente son héros, ses antagonistes/collègues tous plus déjantés et caricaturaux les uns que les autres, et son univers. Malheureusement, à partir de la mort de l'ex du héros, le film redevient principalement sérieux et mollasson, avec de trop rares pointes de second degré british.

Pire, alors que le film aurait pu être articulé autour des nombreux collègues de Fallon (lequel aurait pu les affronter un par un jusqu'à découvrir le fin mot de cette histoire, et assurer ainsi au métrage un rythme et des affrontements soutenus et variés), Accident Man préfère s'égarer dans une intrigue peu passionnante, avec un méchant commanditaire inintéressant et rapidement éliminé.

Quant aux combats, s'ils sont toujours réussis, ils sont trop rares, et parfois décevants : Amy Johnston assure sans problème, mais alors qu'on pouvait espérer un Ray Park vs. Scott Adkins mémorable, Park se trouve contraint de devoir travailler en duo avec un Michael Jai White bouffi et lent, qui peine parfois à lever la patte.

Vraiment dommage. Cela dit, malgré son rythme indolent, et sa fin faiblarde, ça se regarde tranquillement, et Ray Stevenson a vraiment ici la grande classe dans le rôle du mentor.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #707 : Rock Jocks (2012)

Publié le 7 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rock Jocks :

Une bande d'employés gouvernementaux caractériels, chargés d'abattre les astéroïdes en approche de la Terre, tentent de remplir l'une des nuits les plus soporifiques de leur carrière, alors même que le ministère tente de couper leurs fonds, et qu'un extra-terrestre muet travaille de son côté sur quelque chose de mystérieux...

Une comédie de science-fiction indépendante ultra-fauchée et inégale, avec notamment Felicia Day, Doug Jones et un paquet de visages connus de Star Trek, The Guild, etc, qui viennent dire bonjour le temps d'une scène ou deux (Jason Mewes et Robert Picardo en vigiles de nuit, par exemple).

Le problème principal, à vrai dire, c'est qu'aucun des personnages n'est particulièrement sympathique : au contraire, même, puisqu'on a globalement envie de baffer tout le monde, en particulier lorsque les scènes s'étirent un peu trop longtemps, ou bien donnent lieu à des impros évidentes. Après, ça se regarde tout de même tranquillement, et l'alien est assez réussi visuellement, donc...

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

 

commentaires

Les bilans de Lurdo : Black Mirror - Saison 3, suite et fin (2016)

Publié le 6 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Anthologie, UK, Drame, Fantastique, Science-Fiction, Netflix, Black Mirror

Au bout de deux saisons mitigées, et d'un Christmas Special reposant intégralement sur le charme de Jon Hamm, Black Mirror, anthologie anglaise conçue, écrite et supervisée par Charlie Brooker, quitte Channel 4 pour atterrir sur Netflix...

Deuxième partie de cette troisième saison, donc, une saison dont la première moitié était, pour moi, bien trop inégale pour être satisfaisante...

Black Mirror - Saison 3.2 :

3x04 - San Junipero :

En 1987, dans la ville balnéaire de San Junipero, Yorkie (Mackenzie Davis), une jeune femme timide, tombe amoureuse de Kelly (Gugu Mbatha-Raw), plus décomplexée et libérée. Mais tant Yorkie que Kelly sont en réalité les avatars virtuels d'autres individus, à la vie réelle bien moins rose que les néons de San Junipero...

L'épisode le plus primé de Black Mirror, et un épisode des plus atypiques pour la série : une histoire d'amour à la conclusion plutôt optimiste, centré sur un couple lesbien, et se déroulant pour sa plus grande partie dans un simulacre des années 80, avec visuels et musique de rigueur pour cette époque.

Et effectivement, c'est probablement l'épisode le plus homogène et convaincant de la série, jusqu'à présent : alors certes, la nostalgie années 80 est un peu facile, l'épisode est en mode juke-box 80s, et le facteur LGBT garantissait un certain succès public et critique, mais c'est néanmoins une réussite, touchante, très bien interprétée et visuellement réussie, et il est assez ironique de constater que l'épisode le plus probant de la série est celui qui correspond le moins à la satire misanthrope habituelle de Brooker.

3x05 - Men Against Fire :

Dans un futur dystopien, Stripe (Malachi Kirby), un soldat, rejoint une escouade chargée d'exterminer les "cafards", des humains mutants et agressifs qui vivent cachés. Mais lorsque l'un de ces cafards utilise un objet inconnu sur Stripe, en pleine mission, les implants neurologiques du jeune homme commencent à dysfonctionner, et sa vision du monde à changer...

Un ratage. C'est bien produit, mais c'est totalement creux et prévisible de bout en bout, et la durée abusive de 60 minutes fait que l'on a facilement une demi-heure d'avance sur les personnages, sur le récit, et sur son propos sur la déshumanisation des soldats, la manipulation, la propagande, etc.

Vraiment décevant (notamment parce que Sarah Snook est sous-exploitée). Et gentiment racoleur, avec ce rêve érotique collé en plein milieu.

3x06 - Hated in the Nation :

Lorsque des personnes impopulaires sur les réseaux sociaux sont assassinées, l'Inspectrice Karin Parke (Kelly Macdonald), sa partenaire technicienne Blue Coulson (Faye Marsay) et l'agent gouvernemental Shaun Li (Benedict Wong) découvrent bien vite que des abeilles cybernétiques sont responsables de ces morts...

Alors je ne m'en cache pas, j'aime beaucoup Kelly Macdonald, et la présence de Benedict Wong est toujours la bienvenue, mais là, 89 minutes d'une enquête policière assez routinière, c'est beaucoup trop. Il n'y a rien ici qui justifie vraiment cette demi-heure supplémentaire, et ça se ressent clairement dans le rythme global de l'épisode, et dans le fait que le spectateur a très souvent deux longueurs d'avance sur le script.

La première demi-heure de mise en place (et tout son suspense sur "qu'est-ce qui tue ces victimes innocentes ?") aurait largement pu être condensée et résumée, tout comme certains autres passages (tout ce qui entoure l'attaque des abeilles sur la maison campagnarde, ou encore le dernier tiers, qui se traîne vraiment), pour ramener le tout à une heure de métrage.

Et c'est dommage, parce que le concept est très intéressant, bien interprété, avec une musique stressante, et un propos pertinent, bien que familier - sur la justice populaire, les dérives des réseaux sociaux, la surveillance gouvernementale, etc.

Dans l'ensemble, ça reste néanmoins un bilan positif pour cet épisode qui, encore une fois, met de côté l'ironie et la corrosion, pour quelque chose de plus sérieux et premier degré.

(même s'il est difficile de ne pas penser à Nicolas Cage et à ses abeilles, de temps à autre !)

----

Bilan :

Un peu comme dans le cas des saisons précédentes, un bilan très mitigé pour cette troisième cuvée de Black Mirror. Avec comme problème principal la nouvelle durée de ces épisodes, qui dépassent allègrement l'heure de métrage : c'est quasi-systématiquement bien trop long pour ce que ça raconte, et ça affaiblit d'autant le postulat de ces récits.

Après, j'ai toujours le même problème avec l'écriture de Brooker et cette anthologie : c'est souvent trop forcé, trop évident, trop téléphoné pour fonctionner.

Mais paradoxalement, c'est aussi cette saison qui propose deux de mes épisodes préférés de la série : San Junipero, avec sa romance virtuelle, et Hated in the Nation, avec son polar très sérieux. Deux épisodes qui abordent leur genre respectif sans tentative de satire moqueuse, sans humour, sans traits trop forcés ni personnages antipathiques... ça change, et ça fonctionne.

J'espère que la saison 4 sera plus dans cette lignée, plutôt que dans celle de Nosedive ou de Men Against Fire.

commentaires

Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - deuxième partie (2x03-04)

Publié le 5 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Jeunesse, Drame

Après une première saison mitigée, et deux premiers épisodes de saison 2 à l'identique, on continue cette suite des mésaventures des Orphelins Baudelaire, une suite qui a, pour le moment, apporté à l'univers des Baudelaire le duo des jumeaux Quagmire, ainsi que le frère aventurier de Lemony Snicket, interprété par Nathan Fillion.

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Ersatz Elevator (2x03-04) :

Alors que tout le monde tente de retrouver Olaf, en fuite, les Baudelaire sont confiés aux bons soins du riche Jerome Squalor (Tony Hale) et de son épouse Esmé (Lucy Punch). Mais Olaf est déjà là, sous les traits de Gunther, et il tente de séduire Mme Squalor, au grand dam des enfants ; ces derniers n'ont alors qu'une seule solution : tenter de retrouver les jumeaux Quagmire avant qu'il ne soit trop tard...

Un double épisode un peu plus "frais" et intéressant que les précédents, principalement de par son environnement (le centre-ville), qui change clairement de ce dont on a l'habitude, et de par ses nouveaux personnages (Tony Hale et Lucy Punch sont vraiment impeccables).

De plus, pour une fois, les enfants sont un peu plus actifs (du moins, dans la seconde moitié de ce récit), notamment Sunny, et ne se contentent plus d'être des pions baladés à droite et à gauche.

Cela dit, ce double épisode est écrit par Daniel Handler, et cela signifie plusieurs choses :

1) un retour à des interventions fréquentes de Lemony Snicket, et à des explications de vocabulaire pas très intéressantes.

2) du remplissage qui a tendance à tuer la moindre tension narrative (tout le passage en ballon dirigeable n'a aucun intérêt quand on sait depuis le générique de début que l'épisode se terminera durant une vente aux enchères), et ce bien que le second épisode n'atteigne même pas les 40 minutes.

3) le gimmick récurrent des dialogues assez ultra-condensés débités à 200 à l'heure.

4) et, plus étonnant, un recours de plus en plus prononcé à des blagues et à des sous-entendus graveleux qui passeront totalement au-dessus de la tête des enfants, mais étonnent un peu de la part de la série (je n'ai pas le souvenir que ces allusions aient été aussi prononcées ou notables en saison 1).

À part ça, la direction artistique reste toujours aussi impressionnante, NPH se fait plaisir en clone de Karl Lagerfeld (même si son numéro musical n'apporte rien du tout, n'a pas grand sens dans le récit, et paraît très complaisant de la part de la production), Nathan Fillion et sa bibliothécaire sont amusants (mais incapables), et le tout est heureusement un peu plus nerveux... bien que la réalisation ait tendance à retomber dans des champs/contre-champs larges et face caméra dès qu'il y a plus de deux personnes à l'écran (un peu d'originalité, que diable !).

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02)

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #706 : Jack Parker, le Roi des Menteurs (2014)

Publié le 4 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Disney, DCOM, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jack Parker, le Roi des Menteurs (Pants on Fire) :

À 15 ans, Jack Parker (Bradley Steven Perry) est un menteur invétéré, qui obtient tout ce qu'il veut grâce à ses bobards, et est prêt à tous les baratins pour obtenir le trophée de l'étudiant de l'année. Mais bien vite, Jack s'aperçoit qu'un à un, ses mensonges se concrétisent, et menacent de ruiner son existence...

Un téléfilm Disney XD gentillet et inoffensif, avec le plus jeune garçon de Good Luck Charlie, et celui de Lab Rats, pour une variation adolescente sur le thème de Menteur, menteur.

Absolument rien d'original ou d'ultra-mémorable, mais le tout se regarde néanmoins très bien, principalement parce que Bradley Steven Perry est particulièrement naturel et à l'aise, et que le métrage bénéficie d'un second degré très marqué qui fait tout passer comme une lettre à la poste.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #705 : André le Géant (2018)

Publié le 3 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Biographie, HBO, WWE, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

André le Géant (Andre the Giant) :

Très bon documentaire HBO/WWE sur la vie d'André Roussimoff, plus connu sous le nom d'André le Géant, figure incontournable du monde du catch dans les années 70-80, et en grande partie responsable de la montée en puissance de la WWF, sous l'égide de Vince McMahon.

Alors sans surprise (c'est du catch, après tout), le documentaire triche un peu sur certains faits historiques, et sur la véritable dimension mythologique d'André, mais c'est néanmoins très bien produit, et le métrage s'avère même particulièrement touchant.

À la fois touchant par l'histoire qu'il retrace, mais aussi touchant parce qu'il ne dissimule pas les épreuves tant morales que physiques qu'André a dû endurer, et qui ont fini par lui coûter la vie.

Et aussi, plutôt touchant par les témoignages nostalgiques de l'équipe du film Princess Bride, et par ceux, émus et quasi-larmoyants, de certaines figures incontournables du milieu, qui semblent vraiment tous n'avoir que du positif à dire sur André (voir Vince McMahon au bord des larmes car il regrette la manière dont il a parfois traité André, et dont les choses se sont terminées entre eux, ça a quelque chose de troublant).

On pourra regretter une mise en avant un peu trop prononcée de Hogan (documentaire WWE oblige) qui manque de phagocyter une partie du récit, ainsi qu'une vraie tendance à avoir la main lourde sur l'illustration musicale, pour rythmer le tout et rendre les témoignages toujours plus émouvants à base de violons tire-larmes... mais bon, rien de bien méchant.

4.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #704 : Mute (2018)

Publié le 2 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Netflix, Science-Fiction, Thriller, Romance, Drame, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Mute :

Dans un Berlin futuriste, les destins croisés de Leo (Alexander Skarsgård), un barman amish muet à la recherche de sa compagne serveuse disparue, et Cactus Bill (Paul Rudd), un militaire américain en fuite vivant de petits larcins jusqu'à pouvoir obtenir de faux papiers, afin de quitter le pays avec sa fille...

Un peu à l'instar de Christopher Smith, Duncan Jones, fils de David Bowie et réalisateur des surestimés Moon et Source Code (deux films tout à fait honorables, mais bien trop prévisibles et finalement assez convenus), et du raté Warcraft : Le Commencement, jouit d'une cote certaine auprès des amateurs de genre, et ce en dépit des problèmes évidents de ses métrages.

Mute, de son côté, est un projet en gestation de longue date, qui a toujours peiné à trouver un studio et un distributeur, jusqu'à ce qu'arrive Netflix.

Un projet initialement conçu pour se dérouler à notre époque (et ça se sent, puisque le décorum futuriste du film n'a tout simplement aucune importance ni aucun impact sur l'intrigue), puis envisagé comme une bande dessinée (et ça se sent, puisque le héros amish, muet, aux problèmes d'agressivité mal contenue, ressemble tout droit à un héros de comic-book simpliste), et qui finit tout simplement par rappeler un mélange improbable de Blade Runner, du Cinquième Élément (pour la direction artistique clinquante et improbable), et de Southland Tales, pour le ton, le bordel ambiant, et l'impression de quelque chose de vraiment inabouti.

L'intrigue est cousue de fil blanc, en plus de ne pas être totalement convaincante, la réalisation est transparente, les personnages sont basiques et peu attachants (Jones ne pouvait pas trouver une fillette qui  soit un minimum expressive, comme celle de Paul Rudd dans Ant-Man, par exemple ?), les sous-intrigues sont inutilement brouillonnes, pour ne pas dire inutiles tout court (toute la sous-intrigue sur le pédophile interprété par Justin Theroux, au secours), les caméos ne sont guère plus que cela (Dominic Monaghan en pervers-geisha, Robert Sheehan méconnaissable en prostitué/serveur transgenre, et l'apparition de Sam Rockwell n'est que du fanservice) et si Skarsgard et Rudd sont plutôt justes, le tout traîne tellement en longueur que l'on ne peut que pousser un profond soupir de lassitude quand arrive la fin du film, accompagné d'un "tout ça pour ça" inévitable devant tant d'ébauches d'idées jamais exploitées.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #703 : Killing Hasselhoff (2017)

Publié le 1 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Killing Hasselhoff :

Lorsque Chris (Ken Jeong), patron d'une boîte de nuit, perd soudain tout son argent, sa demeure et son entreprise suite à un désastreux concours de circonstances, il doit à tout prix trouver des fonds pour payer ses dettes. Il n'a alors d'autre choix que de tenter de tuer David Hasselhoff, afin d'espérer remporter le demi-million de dollars que les amis de Chris parient, chaque année, sur la mort de célébrités... mais ses créanciers envoient, de leur côté, un tueur à gage (Colton Dunn) pour tenter de prendre Chris de vitesse.

Une production WWE Studios de laquelle je n'attendais absolument rien, et qui finalement, s'avère totalement regardable, principalement parce que tous les acteurs (Ken Jeong et Hasselhoff en tête, mais aussi Jim Jefferies, Ron Funches, Rhys Darby, Jon Lovitz, Will Sasso, et d'innombrables caméos) participent à cette comédie dans la bonne humeur, et que le Hoff joue une version égocentrique et improbable de lui-même (qui n'aurait pas dépareillé dans la série Extras).

Sans oublier le fanservice relatif à K2000 et à Baywatch, qui s'avère assez sympathique et assumé (nettement plus, en tout cas, que dans le film Baywatch).

2.75/6 (pas plus que ça, parce que ça reste assez quelconque, tout de même, mais on n'est pas si loin que ça de la moyenne...)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Blog Update ! - Avril 2018

Publié le 1 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Update, Les bilans de Lurdo

Un mois d'avril plutôt varié sur le blog des Téléphages Anonymes, mais néanmoins totalement dominé par la sortie imminente du dernier Avengers...

#682 : Call Me Lucky (2015) 3.5/6

#683 : Les Zévadés de l'Espace (2013) 2.5/6

#684 : Atomic Blonde (2017) 2.25/6

#685 : Brave New Jersey (2017) 2/6

#686 : The Birder (2013) 2.5/6

#687 : Game Over, Man ! (2018) 3/6

#688 : Killing Gunther (2017) 3/6

#689 : Second Nature (2017) 2.5/6

#690 : Beep - A Documentary History of Game Sound (2016) 3/6

#691 : Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer (2018) 3/6

#692 : Fight Games 2 (2017) 3/6

#693 : Woody Woodpecker (2017) 1/6

#694 : Le Dernier Jour de ma Vie (2017) 2/6

#695 : Betting on Zero (2016) 3.5/6

#696 : You, Me and Him (2018) 3/6

#697 : Cook Off ! (2017) 1/6

#698 : Team Foxcatcher (2016) 4.5/6

#699 : Pacific Rim 2 - Uprising (2018) 2.5/6

#700 : Amanda & Jack Go Glamping (2017) 2/6

#701 : Moi, Tonya (2017) 3.5/6

#702 : Avengers - Infinity War (2018) 4.75/6

---

Grand écran :

Si l'on excepte le dernier Avengers, peu de sorties 2017 ou 2018 véritablement mémorables passées en revue ce mois-ci, hormis Moi, Tonya, un bio-pic sympathique, bien qu'inabouti.

C'est principalement au niveau des documentaires que le mois s'avère satisfaisant, avec un Team Foxcatcher marquant, un Betting On Zero frustrant (en bien comme en mal), et un Call Me Lucky plutôt instructif, à défaut d'être totalement pertinent.

Tout le reste ? Bof.

---

Film du mois :

Pas de véritable compétition au dernier Marvel, si l'on excepte les documentaires : Infinity War domine sans difficultés ce mois d'avril, et conclue en beauté dix ans de productions de la Maison des Idées, apportant un point d'orgue remarquable au MCU tel qu'on le connaissait jusqu'à présent. Vite, la suite !!

Flop du mois :

Un duel entre Cook-Off ! et Woody Woodpecker, deux comédies tout simplement ratées et mal écrites, avec, juste derrière elles, Pacific Rim 2 et Atomic Blonde, deux sorties nettement plus conséquentes et travaillées qui, si elles sont techniquement mieux notées que certains autres films de ce mois, m'ont aussi beaucoup plus déçu, en regard de mes attentes et du niveau thèorique de ces productions.

---

Petit écran :

Le mois d'avril a été chargé en séries (que vous pouvez retrouver ici), et fut l'occasion de passer en revue quelques pilotes insipides (Alex, Inc, Splitting Up Together et Syren), de conclure la première saison de Westworld (une saison qui m'a laissé une impression mitigée mais pas forcément négative), de continuer l'intégrale de Black Mirror (dont le ton peine toujours à me convaincre vraiment), de découvrir les nouvelles fournées d'épisodes de The Tick (un programme amusant mais au ton un peu inégal) et de Santa Clarita Diet (une saison 2 un peu creuse et faisant du surplace sur bien des fronts), et enfin d'entamer la seconde saison des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, toujours aussi bien produites...

---

À venir :

En mai, sur le blog des Téléphages Anonymes, on tue Hasselhoff, on chasse Pierre Lapin, on pille des tombes avec Lara, on affronte le Capitaine Superslip, on explore le Miroitement avec Natalie Portman, on mène à leur terme les mésaventures des jeunes Baudelaire, et on rêve électrique avec Philip K. Dick...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #702 : Avengers - Infinity War (2018)

Publié le 30 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Comédie, MCU, Marvel, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Avengers - Infinity War :

Afin de réunir les Pierres d'Infinité et d'imposer sa volonté au reste de l'univers, Thanos (Josh Brolin) et les légions de son Ordre Noir prennent la Terre d'assaut, amenant les Avengers à se réunir une dernière fois pour tenter de repousser ces envahisseurs sanguinaires...

Conclusion de dix années de films Marvel, point d'orgue du Marvel Cinematic Universe, cet Avengers - Infinity War était attendu au tournant comme l'événement cinématographique 2018, grâce à une campagne marketing jouant la carte du mystère, et sur les talons d'un Black Panther aux résultats exceptionnels.

Et maintenant que le résultat de toutes ces attentes est en salles, alors qu'on pouvait craindre une déception... c'est une réussite quasi-intégrale.

C'est long, c'est épique, c'est particulièrement sombre et radical (toutes proportions gardées), les effets spéciaux sont globalement impeccables (Thanos est formidable, visuellement parlant), l'action est inventive et dynamique (avec des duos inédits de personnages, en veux-tu en voilà), les surprises sont au rendez-vous, et, plus important encore, les antagonistes sont parfaitement réussis : l'Ordre Noir de Thanos est efficace et relativement bien utilisé (mention spéciale à Ebony Maw, qui a vraiment la classe), et Thanos, lui, a droit à un développement qui, s'il est différent de celui des comic-books, est plutôt réussi et intéressant, rendant ses actes quasi-logiques et compréhensibles, et ses émotions presque touchantes.

Bref, ceci est une critique à chaud, forcément incomplète, et je reviendrai probablement sur le film lorsque j'aurai l'occasion de le revoir, mais pour l'instant, c'est une vraie réussite de la part de Marvel, qui parvient ici à célébrer ses 10 ans de bien belle manière.

Certes, ce n'est pas parfait : certaines incrustations relatives aux personnages en armure sont, comme toujours, assez médiocres ; les passages avec les Gardiens ont tendance à tirer un peu en longueur, ce qui donne un rythme légèrement inégal ; le maquillage de Nebula m'a paru un peu différent, et Karen Gillan parfois méconnaissable ; la bande originale de Silvestri est réussie, mais manque délibérément des thèmes de la plupart des héros (sauf Black Panther, parce qu'il a rapporté énormément de $$$, je suppose)...

Mais dans l'ensemble, c'est tout de même excellent, et je suis fortement tenté de revoir Justice League sur la lancée, pour vraiment faire la comparaison (et me faire du mal, aussi).

4.75/6 (en attendant de le voir en VO)

(et je ne suis pas mécontent d'avoir vu juste au sujet de Stark : il est sur le point de se marier, il veut un bébé... et comme à chaque fois qu'il remonte la pente, le monde le démolit à nouveau, avec ici l'invasion de Thanos, et Parker qui meurt dans ses bras. Je ne serais pas surpris que dans le prochain Avengers, on apprenne que Pepper ou Happy ont disparu, eux aussi, histoire de faire sombrer un peu plus Tony)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Les bilans de Lurdo : Santa Clarita Diet, saison 2 (2018)

Publié le 29 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix, Horreur, Fantastique

Il y a un peu plus d'un an, au terme du visionnage de la première saison de cette Santa Clarita Diet, une sitcom fantastique décalée signé Victor Fresco (Better Off Ted, Le Monde Merveilleux d'Andy Richter, Earl), j'avais conclu que si ce programme zombiesque était plutôt amusant et agréable à suivre (car la distribution y mettait vraiment du sien), il était aussi assez anecdotique ; de plus, paradoxalement, le show me paraissait manquer de mordant, pour se reposer sur les lauriers de son postulat de départ ("et si on faisait une comédie sur une famille dont la mère est une zombie ?") finalement pas si frais que ça...

Santa Clarita Diet, saison 2 :

Après avoir réussi à interrompre la détérioration de l'état de Sheila, la famille Hammond (et Eric) tente de trouver l'origine de ce qui semble être une épidémie zombiesque en train de se propager...

Au terme de cette seconde saison de la Santa Clarita Diet, une expression me vient à l'esprit : potentiel inexploité.

En effet, si, à son niveau fondamental, la série est une sitcom sympatoche centrée sur une vie de couple et de famille improbable, avec la "zombification" comme élément perturbateur et comme catalyseur de changement chez les personnages, quels qu'ils soient, le programme en lui-même semble peiner à trouver son chemin, ainsi qu'une structure solide et cohérente.

Difficile de vraiment développer ce qui se produit durant cette saison au delà des deux lignes de résumé ci-dessus : en effet, l'intrigue de fond se limite plus ou moins à cela, et la "mythologie" de la série reste ainsi en suspens pendant le plus clair de la saison, ne progressant qu'au compte-gouttes, par à coup, la série s'empressant aussitôt de repartir dans des sous-intrigues secondaires pas particulièrement indispensables.

C'est clairement assez frustrant, et ce dès le début de la saison : les cliffhangers de la saison précédente sont résolus en quelques minutes ; toute la sous-intrigue de Ramona est évacuée avant la fin de la mi-saison ; tant la tête coupée de Gary (Nathan Fillion) que la boule sur pattes sont plus ou moins oubliées en cours de route, et ne servent pas à grand chose ; les Chevaliers de Serbie (Zachary Knighton !) font de la figuration-éclair et disparaissent avant la fin ; le problème des palourdes serbes est réglé en deux épisodes ; etc, etc, etc...

Bref : le tout est un étrange mélange de pistes potentielles catapultées et bâclées, et de sous-intrigues de sitcom mollassonnes, aux rebondissements particulièrement classiques et trop souvent prévisibles. Ce qui provoque des ventres mous regrettables, durant lesquels on attend que telle ou telle mini-intrigue trouve sa conclusion (sans la moindre conséquence sur le reste du show) pour que le tout avance un peu.

Par exemple, les deux adolescents (par ailleurs parmi les très bons points du show, et plutôt attachants) passent une bonne moitié de la saison totalement déconnectés du reste des personnages, puisque embarqués dans une sous-intrigue de manifestations et d'activisme anti-fracking. Une sous-intrigue qui, à en juger par la conclusion de la saison, n'était pour les scénaristes qu'une énorme mise en place pour une punchline explosive, mais étrangement télégraphiée.

Cette sous-intrigue est assez symptomatique de la saison dans son ensemble : puisqu'elle refuse de vraiment faire avancer son intrigue de fond, SCD se rabat sur les relations entre les personnages : ce qui est loin d'être désagréable, et donne une véritable cohésion à cette famille (ainsi qu'à leurs proches), mais est néanmoins desservi par un surjeu parfois outré et caricatural du couple vedette, à la limite du théâtre de Guignol (comme en saison 1, le rictus constamment goguenard de Timothy Olyphant n'aide pas vraiment).

On finit par se trouver, avec SCD, devant une sitcom qui ne semble pas savoir sur quel pied danser, refusant (ou incapable ?) de prendre trop au sérieux sa mythologie et son intrigue de fond, et préférant s'intéresser à du relationnel et à des sous-intrigues un peu éventées, quitte à donner l'impression de survoler son sujet.

Autrement dit, malgré ses nombreux moments amusants et décalés, sa distribution qui se donne totalement aux personnages, et ses idées improbables, malgré son ton ouvertement déconneur et ses quelques notes sanguinolentes (un peu en retrait, cette saison), Santa Clarita Diet reste étrangement peu mémorable, dans son ensemble, une série poids-léger au rythme nonchalant, et qui, si elle est plaisante à suivre... laisse un peu sur sa faim (sans mauvais jeu de mots).

commentaires

Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - première partie (2x01-02)

Publié le 28 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Jeunesse, Drame

Difficile de nier que la première saison des Orphelins Baudelaire m'ait laissé très mitigé : comme je l'avais développé en long, en large et en travers, dans le bilan de la saison 1 (visionnée et critiquée d'un bloc), le fait que le gimmick littéraire (et scénaristique) de Daniel Handler/Lemony Snicket soit, à la base, très répétitif, n'avait fait que renforcer le sérieux sentiment de déjà-vu provoqué par une saison se contentant, dans son ensemble, de singer tant visuellement que narrativement le film de 2004.

La série finissait donc par ressembler à une pâle copie du film de Silberling, une copie d'autant plus alourdie par le rythme mollasson typique des productions Netflix, qui rendait le visionnage de la saison 1 assez laborieux.

Autant dire que je n'étais pas forcément très impatient de commencer cette saison 2, même si le fait que le show soit enfin détaché du long-métrage joue clairement en sa faveur. Cela dit, cette année, je ne prends pas de risque, et je me contente de deux épisodes par semaine, histoire d'éviter l'overdose...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Austere Academy (2x01-02) :

Les Baudelaire arrivent à la Prufrock Preparatory School, menée d'une main de fer par le vice-principal Nero Feint (Roger Bart), et où sévit la colérique Carmelita Spats (Kitana Turnbull). Par chance, les enfants y font la connaissance des jumeaux Quagmire (Avi Lake & Dylan Kingwell) et de la bienveillante bibliothécaire, Olivia (Sara Rue), qui les aide à retrouver le livre contenant tous les secrets du VFD. Mais le Comte Olaf parvient à rejoindre le personnel de l'école, sous le déguisement du professeur de sport, Genghis, et il mène la vie dure aux élèves de l'établissement...

Une reprise pas désagréable, mais qui, en fin de compte, retombe rapidement dans les travers de la saison précédente : il n'y a pas forcément de quoi remplir 2x50 minutes, le schéma de chaque épisode est toujours aussi répétitif, et il n'y a ni grand suspense ni grande surprise quand au déroulement des événements ; les enfants arrivent quelque part, subissent de mauvais traitements, croisent un personnage bienveillant, mais Olaf arrive déguisé, parvient à tromper tout le monde (sauf les enfants), et finit par s'enfuir après avoir été démasqué.

La routine, en somme.

Ici, avec Sonnenfeld à la réalisation, et Handler au script (ce qui donne lieu à quelques moments improbables, entre une vanne amusante sur le temps écoulé entre les deux saisons, et une référence totalement déplacée aux Spice Girls), on est donc à nouveau en terrain très balisé, avec un NPH qui en fait trois tonnes en mode coach motivationnel à la Sonjay Gupta sportif, et des Baudelaire qui, à nouveau, se font éclipser par toute une panoplie de personnages secondaires toujours plus barrés : Olaf, donc, mais aussi Nero (en surjeu total), la bibliothécaire, Nathan Fillion en frère de Lemony Snicket (joli moment mélancolique entre les deux hommes, d'ailleurs), la petite Carmelita, et bien sûr les jumeaux Quagmire (très bien choisis), qui finissent presque par supplanter les Baudelaire dans le rôle des protagonistes actifs.

Avec tous ces nouveaux venus, les trois héros (la petite Sunny a bien grandi, et est nettement plus expressive et réactive qu'en saison 1) semblent à nouveau souvent victimes passives des événements, si ce n'est lors de la confrontation finale avec Olaf, qui se termine un peu en queue de poisson, et souffre d'une mise en scène un peu maladroite.

À nouveau, ce n'était pas une reprise forcément désagréable, dans l'ensemble, et la direction artistique est toujours remarquable (bien qu'un peu grisâtre, cette fois-ci), mais on reste néanmoins malheureusement dans la directe continuité de la saison précédente, pour le meilleur et pour le pire.

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1)

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #701 : Moi, Tonya (2017)

Publié le 27 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Sport, Drame, Comédie, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Moi, Tonya (I, Tonya) :

En 1991, Tonya Harding (Margot Robbie), patineuse américaine issue d'un milieu défavorisé et maltraitée par sa mère (Allison Janney) et son époux (Sebastian Stan), devient la première athlète américaine à placer un triple axel en compétition. Trois ans plus tard, cependant, alors qu'elle tente un comeback après avoir touché le fond, Tonya se trouve embarquée dans un scandale, lorsque l'une de ses compétitrices est agressée, et que le responsable se trouve avoir été payé par l'entourage de Harding...

Un biopic sportif plus décalé que la moyenne, et virant ouvertement à la comédie quasi-parodique par moments, à base de seconds rôles improbables, de narrateurs non fiables, de flashbacks contredisant les personnages, de déclarations face caméra, de quatrième mur brisé, de violence filmée de manière caricaturale (les moments de violence conjugale sont à deux doigts du slapstick), et de carton d'ouverture amusant.

Bref, on n'est clairement pas dans la même catégorie qu'un Battle of the Sexes plus sérieux et engagé, par exemple, et par moments, j'avais presque l'impression de voir une extension de la sitcom My Name Is Earl (pour l'ambiance générale, le milieu, le fait que les personnages soient tous des incapables notoires, et aussi parce que Margot Robbie ressemble ici comme deux gouttes d'eau à Jaime Pressly).

Malheureusement, cette biographie souffre de défauts qui, s'ils sont différents de ceux d'un BotS, n'en sont pas moins visibles : déjà, le côté jukebox du film, une caractéristique que je supporte de moins en moins dans les métrages actuels à tendance nostalgique. Ici, ça n'arrête pas, c'est presque une scène = un tube de l'époque, ce qui devient très rapidement fatigant et soûlant.

Ensuite, le rythme : deux heures, c'est long quand on n'a pas forcément grand chose à raconter. Toute la jeunesse et la carrière de Harding sont bouclées avant même que la première heure ne soit terminée, et la seconde a alors des faux airs de thriller parodique, alors que l'étau de l'enquête se resserre autour de Tonya et compagnie, et que Harding tente de gérer ce qui reste de sa carrière après le scandale.

C'est cette seconde moitié qui marche le moins, et qui tourne finalement assez souvent à vide.

Ajoutez à cela une intégration numérique ratée du visage de Robbie durant les scènes de patinage, et l'on se retrouve avec un biopic tout à fait regardable, mais finalement assez frustrant et inégal. Dommage, car Margot Robbie et Allison Janney sont impeccables.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
<< < 10 20 30 40 50 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 80 90 100 > >>