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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #926 : Gardes du corps - Une vie dans l'ombre (2016)

Publié le 26 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Gardes du corps - Une vie dans l'ombre (Bodyguards - Secret Lives from the Watchtower) :

Un documentaire narré (de manière très inégale et peu naturelle) par l'acteur Kim Coates, et qui se veut une vue globale du métier de garde du corps, et de ses coulisses, au travers du parcours de multiples bodyguards, aux quatre coins du monde.

Réalisation très clinquante et poseuse, mise en images et en musique très bling, et des segments aux intérêts très très variables : un garde du corps à Miami, dans le milieu du hip-hop ; le garde du corps de Justin Bieber ; l'ex-garde du corps du criminel Whitey Bulger, à Boston ; les membres de groupes tactiques façon Blackwater ; un garde du corps de Nelson Mandela ; une équipe de femmes gardes du corps, à Londres...

De tout ce petit monde, le plus intéressant reste le chapitre sur le garde du corps de Nelson Mandela, ancien raciste ayant totalement changé de mentalité et de vision du monde à la fin de l'Apartheid ; à côté, les autres segments semblent vraiment un peu légers, et ressemblent régulièrement à des bandes promotionnelles, à la limite de la propagande, pour telle ou telle agence de sécurité (ou, dans le cas de Whitey Bulger et compagnie, pour un segment de Faites entrer l'accusé sans grand intérêt.)

Heureusement que par moments, des confidences touchantes parviennent à voir le jour : de brefs instants sincères et désenchantés, qui permettent à ce documentaire assez quelconque de reste un minimum intéressant.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #925 : Le Grand Jeu (2017)

Publié le 25 Mars 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Grand Jeu (Molly's Game - 2017) :

L'histoire vraie de Molly Bloom (Jessica Chastain), ex-skieuse olympique qui, après une blessure, a découvert le monde du poker clandestin, et a commencé à organiser des tournois pour les célébrités de Los Angeles, avant d'étendre son champ d'action à New York, et aux personnages peu recommandables y officiant...

Un long-métrage écrit et réalisé par Aaron Sorkin, qui impose à son film un rythme dynamique, une forme ludique, et qui a la chance d'avoir des acteurs en béton armé pour narrer cette histoire improbable, mais intéressante de bout en bout. On appréciera notamment le casting de Michael Cera en Acteur sociopathe et manipulateur qui n'est pas du tout censé être Tobey Maguire, non non non, et on saluera le fait que, même si l'on ne connaît rien au poker, le tout s'avère globalement assez limpide et simple à aborder.

Un portrait de femme intéressant, donc, malgré une durée un peu abusive, un côté rapport au père inégal et une métaphore finale (la chute en skis/elle se relève seule/elle est difficile à tuer et dure à cuire) assénée avec un certain manque de subtilité.

4/6  

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x09-10 (2019)

Publié le 24 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Pas de diffusion de The Orville, la semaine dernière, et j'en profite donc pour prendre une double dose de Star Trek Discovery, dont la saison 2 prend cependant une tournure de moins en moins intéressante (et de plus en plus prévisible) à mes yeux...

Star Trek Discovery 2x09 - Project Daedalus :

Lorsque l'Amirale Cornwell (Jayne Brook) monte à bord du Discovery, elle explique à Pike que Starfleet a perdu tout contact avec Control, l'intelligence artificielle dirigeant la base secrète de la Section 31. Le vaisseau part aussitôt pour cette destination, avec pour objectif de redémarrer Control, afin de reprendre le dessus sur l'ordinateur...

Voilà voilà. Jonathan Frakes à la réalisation (mais ça tournoie et ça bouge toujours autant, donc ça doit faire partie du cahier des charges de la série, maintenant), la future showrunneuse du show au scénario, et... hum... disons qu'on devine tout de suite vers quoi s'est tournée la production pour s'inspirer.

Pour résumer, Control nous fait donc un Skynet, se révolte contre les humains, les extermine, et envoie un agent dans le passé pour contaminer Airiam, afin que celle-ci pirate les données de la sonde extraterrestre et les transmette au Control du passé, afin que celui-ci puisse évoluer en Skynet, et... euh... non seulement c'est une boucle logique paradoxale, mais en plus, du point de vue de Control, super-ordinateur de la Section 31 ayant accès à tous les systèmes fédéraux, et à toutes leurs informations, c'est vraiment se donner beaucoup de mal pour pas grand chose (il suffisait d'attendre que le Discovery transfère toutes ses informations à Starfleet, pour les récupérer par la suite).

(et pour rajouter à la comparaison avec Terminator, on a aussi droit à une héroïne badass, à quelqu'un enfermé dans un asile, et bien sûr, à la résistance du futur qui envoie un agent dans le passé pour essayer de changer le cours de l'histoire... et comme tout tourne autour de Burnham - encore une fois, c'est Airiam qui le dit - reste à savoir si l'Ange Rouge est Old Burnham, Burnham Jr, ou, si l'on continue avec la comparaison avec Terminator, l'équivalent de Kyle Reese pour Burnham... sa mère ?)

Airiam, d'ailleurs, est ici victime du syndrome des scénaristes incapables, lesquels n'ont pas été en mesure de développer les personnages secondaires de la série depuis deux saisons, et décident de précipiter tout le développement d'Airiam pour le faire tenir dans cet ultime épisode, avant de la sacrifier dans un déluge de gros violons et de larmes qui tombent à plat.

Voilà voilà, comme je le disais. L'épisode en lui-même a de jolies scènes d'action, pas forcément indispensables ou bien écrites (je m'amuse encore de Burnham qui passe cinq bonnes minutes à se battre puis à faire d'autres choses, sans même vérifier si sa collègue Nhan est encore en vie), mais distrayantes, et ça se précise sur de nombreux plans... malheureusement, tout le mélodrame Burnham/Spock est toujours insipide au possible (la tête :HMr2Umk: de Burnham quand Spock démolit le jeu d'échec m'a bien fait rire), et dans l'ensemble, ça manque vraiment d'un bon scénariste à la barre, avec une vraie vision d'ensemble.

Star Trek Discovery 2x10 - The Red Angel :

Peu de temps après la mort d'Airiam, l'équipage du Discovery découvre la vérité sur l'Ange Rouge : ses signes biologiques indiquent que c'est Burnham, porteuse d'une combinaison temporelle créée par la Section 31. Et pour mieux comprendre ce phénomène étrange, le Discovery décide de tendre un piège à l'Ange Rouge, en mettant la vie de Burnham en jeu...

Ouhlà le beau ratage, signé de deux scénaristes débutant sur la série. C'est bien simple, que ce soit sur le plan de la logique (notamment temporelle), de l'émotion, de la romance, ou de la tension, rien ne fonctionne... et ne parlons même pas des révélations et autres rebondissements !

Mais commençons par le commencement : une longue cérémonie d'adieux à Airiam, une cérémonie qui, comme je le disais à propos de l'épisode précédent, tombe totalement à plat du fait de l'absence totale d'attachement du spectateur aux personnages secondaires de Discovery.

Ensuite, juste avant le générique de début, grande révélation : l'Ange Rouge est Burnham, ou du moins, ils ont tous deux la même signature biologique. Première réaction du spectateur : merci, on s'en doutait ; deuxième réaction : pour qu'ils balancent ça de manière aussi peu cavalière dès le début, c'est qu'il y a une feinte quelque part.

Et effectivement, feinte il y a : l'Ange Rouge n'est pas Burnham, mais sa mère, comme on le découvre à la toute fin de l'épisode. Autrement dit, pour continuer le parallèle avec Terminator entamé la semaine dernière, ce n'est pas John Connor qui a remonté le temps, c'est Kyle Reese. Logique.

(disons que niveau surprise, c'est raté)

D'autant qu'en plus, entre deux scènes soporifiques de Burnham et Spock qui se réconcilient, de Burnham et Ash qui se réconcilient, de Culber en thérapie, de Stamets et Culber qui se réconcilient (pas tout à fait), ou encore de Giorgiou qui met mal à l'aise ces deux derniers avec des allusions balourdes et gênantes, les scénaristes et les personnages échafaudent un plan totalement stupide pour capturer l'Ange Rouge, un plan qui trahit très rapidement le fait que celui-ci ne peut pas être Burnham.

En effet, en menaçant de tuer Burnham pour attirer l'attention de l'Ange, ils créent une boucle paradoxale qui n'a pas grand sens, puisque si l'Ange-Burnham ne sauve pas Burnham, alors cette dernière meurt, et l'Ange-Burnham n'existe plus... et donc le Discovery n'enquête pas sur l'Ange, et Burnham ne meurt pas, et l'Ange existe, et le Discovery enquête, et Burnham meurt, et ainsi de suite.

(avec en bonus un grand moment de ridicule quand SMG joue l'agonie et la souffrance)

Sans oublier le fait que Skynet/Control veut clairement que l'Ange soit arrêté, et maintenant que le Discovery est en possession de la combinaison, il suffit de peu pour que Burnham décide de l'enfiler pour changer le cours de l'histoire...

Car, on nous avait prévenu (et on le savait bien), Mary-Sue Burnham est au centre de tout, ses origines sont tragiques, forcément liées à la Section 31, forcément liées au voyage temporel (une fois que le capitaine de la Section 31 explique - au cours d'une scène mollassonne qui aurait bien mérité un flashback - que les parents de Burnham travaillaient sur le voyage temporel, le twist final est grillé), blablabla...

Bref, un épisode décousu (un peu comme cette critique) et précipité, qui se sabote tout seul, et qui ne fait illusion que par son rythme assez soutenu. Je crains le pire pour la fin de saison.

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Les bilans de Lurdo : Legion, saison 2 - première partie (2018)

Publié le 23 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Marvel, Science-Fiction, Thriller, Télévision

Après mon visionnage en deux parties de la saison 1 - un visionnage qui s'était terminé sur une note plutôt positive, malgré un sentiment mitigé sur le rythme et le contenu global de la saison (retrouvez ces bilans de la saison 1 en cliquant ici et ici) - j'avais prévu de regarder cette seconde saison de Legion d'une seule traite, pour en faire un unique bilan saisonnier.

Malheureusement, la production a eu la mauvaise idée de rallonger la saison de 3 épisodes, pour porter le total à 11, et dès le premier de ces nouveaux 11 épisodes, j'ai senti que je heurtais un mur : il allait me falloir bien plus de temps que prévu pour me remettre dans le bain de cette série atypique, et j'allais avoir bien du mal à synthétiser en bloc mon avis sur l'intégralité de la saison. D'où un retour, un peu contre mon gré, à une saison coupée en deux mini-bilans, en espérant que je ne me décourage pas en cours de route...

Legion, saison 2 - première partie (2x01-06 / 2018) :

Après avoir disparu pendant un an, David (Dan Stevens) est retrouvé par les membres de l'excentrique Division 3, et rapidement, il comprend que Farouk, le Roi des Ombres (Navid Negahban) rôde toujours, à la recherche de son corps originel. Mais David, lui, est en contact avec une Syd (Rachel Keller) issue du futur, qui lui recommande d'aider Farouk s'il veut empêcher la fin du monde...

Après une saison 1 de rodage, qui atteignait des sommets d'audace visuelle et créative, mais pouvait aussi totalement tomber à plat par moments, on pouvait se demander ce qu'allait nous réserver la saison 2 de Legion : quelque chose de plus sage et de plus "normal", pour tenter de conquérir un peu de nouveaux spectateurs ? Quelque chose de similaire à la saison 1, pour rester en terrain conquis et familier ?

Au vu de cette première moitié de saison 2, la réponse est en fait : quelque chose de totalement décomplexé, une sorte de saison 1 sous stéroïdes et champignons hallucinogènes, un récit à base de projections temporelles, de transfert de corps, d'androïdes androgynes moustachus, de folie prenant la forme d'une petite créature noire, et de vignettes éducatives narrées en voix off par Jon Hamm.

C'est, pour faire simple, un gros bordel, qui part dans de nombreuses directions simultanées, qui multiplie les visuels psychédéliques, les effets de réalisation, de montage, de musique et de scénario improbables... et honnêtement, j'ai trouvé le tout assez imbuvable.

En réalité, cette première moitié de saison 2 m'a donné une impression persistante : celle que la série, plutôt que de mettre son excentricité visuelle au service de son récit, avait fini par faire de l'étrange et du déjanté pour le plaisir de faire de l'étrange et du déjanté, empilant les couches et les concepts délirants, certes imaginatifs, mais finalement aussi totalement superflus, histoire de cacher le fait qu'au niveau du scénario, la série fait du surplace.

Les enjeux de la saison se résument en effet assez facilement : retrouver le corps de Farouk (excellent Navid Negahban, menaçant, charismatique, et tout et tout). Une intrigue principale qui n'avance pas du tout dans cette moitié de saison, une moitié de saison distraite par une épidémie de dents qui claquent, par des affrontements mentaux sous forme de dance battle, par une créature qui se développe dans le cerveau de Ptonomy, par un épisode consacré au traumatisme fondateur de Syd, et par le retour de Lenny sous forme tangible (une Lenny qui a volé le corps de la sœur de David).

De quoi mener à un épisode 6 façon "univers alternatif", dans lequel David s'imagine avoir pris des chemins bien différents dans la vie, toujours plus ou moins accompagné par sa sœur (Katie Aselton)... intéressant, mais pas ultra-clair ou très évident à appréhender (et souffrant de maquillages un peu trop approximatifs).

Un peu à l'image de cette demi-saison : c'est toujours amusant et intéressant, visuellement et conceptuellement parlant, mais tout cela se fait au détriment de la narration, et surtout de l'empathie.

Difficile de s'intéresser au sort de Syd (ou au simili triangle amoureux qui se noue entre David et les deux Syd qu'il côtoie) quand déjà, à la base, on a énormément de mal avec l'interprète du personnage. Difficile aussi de s'intéresser au sort de tous les autres personnages secondaires, Ptonomy en tête, quand ils sont tous sous-développés, quand leur présence est anecdotique, et quand ils ne servent que de faire valoir à un show totalement centré sur les faces-à-faces David/Farouk, et sur les excentricités du monde de la Division 3. Et j'ai presque envie de dire qu'il est tout aussi difficile de s'intéresser au sort de David, et à son traumatisme suite à la découverte de la mort de sa soeur, tant cette dernière est un personnage quasi-inexistant de la série, vaguement aperçue l'année dernière, mais jamais depuis.

En résumé, je suis très mitigé sur cette demi-saison, et j'émets vis à vis de celle-ci d'énormes réserves : la suite de la saison s'avèrera déterminante pour vraiment l'évaluer dans son ensemble. Soit Legion va se reprendre, se recentrer sur son scénario, et donner un peu de substance à sa narration, soit elle va continuer dans la droite lignée de sa première moitié, dans ses expérimentations visuelles et formelles, et me perdra alors totalement.

 

(à suivre...)

 

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Retrouvez les critiques de la saison 1 en cliquant ici et ici, ainsi que toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Un film, un jour (ou presque) #924 : Creed II (2018)

Publié le 22 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Creed II :

Alors même qu'il vient de remporter le titre de champion du monde, et que sa compagne (Tessa Thompson) tombe enceinte, Adonis Creed (Michael B. Jordan) est confronté aux fantômes de son passé lorsque Ivan Drago (Dolph Lundgren), le meurtrier de son père, réapparaît avec son propre fils, Viktor (Florian Munteanu), un boxeur bien décidé à démolir Creed et sa réputation...

Suite directe du précédent Creed, avec une partie de la même équipe devant et derrière la caméra (Ryan Coogler n'est plus à l'écriture ni à la réalisation), cette continuation de la franchise Rocky poursuit la description du parcours du fils d'Apollo Creed, confronté ici à celui qui a coûté la vie à son père sur le ring.

Une manière de boucler la boucle sur le thème de la filiation et des pêchés du père, un thème que l'on retrouve aussi du côté de Rocky (qui finit par renouer avec son fils, interprété à nouveau par Milo Ventimiglia), et, plus surprenant, des Drago, hantés par la défaite d'Ivan, qui a détruit son couple (caméo de Brigitte Nielsen), ruiné sa réputation, et sa famille.

Plutôt agréable à suivre, tout ça, même si un cran en dessous de l'épisode précédent, principalement à cause de son script vraiment balisé, dont on devine facilement les rebondissements et les tenants/aboutissants, mais aussi de son Viktor Drago, qui a étrangement parfois des faux airs de Topher Grace sous stéroïdes, et dont le personnage aurait mérité encore un peu plus de développement pour être autre qu'un obstacle colossal à démolir.

Reste que dans l'ensemble, ces deux heures passent très rapidement, et que le film apporte une jolie conclusion à l'histoire de Rocky et de Creed.

3.75/6

 

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Un film, un jour (ou presque) #923 : Chocolat (2016)

Publié le 21 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Biographie, France, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Chocolat :

L'histoire vraie de Rafael Padilla, dit "Chocolat" (Omar Sy), le premier artiste noir de France, qui a connu le succès aux côtés du clown Foottit (James Thierrée), a côtoyé les sommets, puis a tout perdu lorsqu'il a voulu s'éloigner de sa condition d'artiste de cirque pour devenir un acteur de théâtre sérieux...

Une comédie dramatique française en costumes, façon biopic (très) romancé, qui donne l'occasion à Omar Sy de faire travailler un peu ses muscles d'acteur dramatique, en incarnant de manière assez convaincante un personnage tragique ayant connu des difficultés probablement familières au comique : celui d'un clown noir connu pour ses pitreries, et qui, lorsqu'il veut s'en éloigner pour aborder quelque chose de plus dramatique et sérieux, se voit confronté au racisme et aux préjugés de la société de l'époque.

Un sujet qui parle donc probablement à Sy, et un personnage dans lequel il s'est vraiment investi, aux côtés de James Thierrée, le petit fils de Charlie Chaplin. Et de fait, le film est plutôt intéressant à suivre, et n'est jamais ennuyeux.

On regrettera seulement que le tout manque un peu de subtilité dans son approche du sujet, dans ses rajouts mélodramatiques, et dans son traitement de l'histoire de Chocolat ; autre bémol, une interprétation inégale de certains personnages secondaires, parfois surjoués, ou victimes de cette diction à la française assez agaçante.

Mais dans l'ensemble, c'est loin d'être désagréable : c'est appliqué, consciencieux, mais c'est un peu laborieux, et ça a la main assez lourde, notamment au niveau de l'émotion (assez forcée) et de son dernier quart d'heure.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #922 : Room 237 (2012)

Publié le 20 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, IFC, Fantastique, Horreur

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Room 237 :

Documentaire du réalisateur de The Nightmare, et qui choisit de laisser s'exprimer des théoriciens, cinéphiles et illuminés en tout genre, avec pour seul sujet : le sens caché du film The Shining, de Stanley Kubrick.

Ces intervenants s'expriment donc tous en voix off (avec une prise de son très inégale, voire même parfois calamiteuse) sur des images du film, mais aussi d'autres films de Kubrick (ainsi que d'autres réalisateurs, et des images d'archive), histoire d'illustrer un peu les dires de ces chers complotistes du grand écran.

Et on a vraiment droit à tout et à rien à la fois : Shining comme dénonciation du génocide natif-américain, métaphore de l'holocauste et de la Seconde Guerre Mondiale, aveu de la falsification de la mission Apollo 11 par Kubrick, symbolisme du minotaure et du labyrinthe de Thésée, thématique de la sexualité contrariée, etc, etc, etc... tout y passe, constamment surinterprété, ou souffrant d'un biais de confirmation évident, et aucune des théories présentées n'est un instant crédible pour le spectateur.

Ce qui ne serait pas problématique si le métrage restait dynamique et ludique. Mais non, avec son format "voix off + images", Room 237 devient rapidement redondant et soporifique, d'autant que le réalisateur ne prend jamais parti, se limitant à mettre en images les délires improbables de ses commentateurs, tous persuadés que Kubrick est un génie infaillible incapable de la moindre erreur ou approximation (et par conséquent, le moindre millimètre de ses décors et de ses scènes doit être analysé et interprété comme un message volontaire du Maître, et pas une erreur de montage ou de continuité).

Alors certes, il y a quelque chose d'intéressant dans le fait que le documentaire montre bien jusqu'où peut aller la fascination pour un film, l'obsession de certains spectateurs et leur quête désespérée de sens (d'autant plus pour une œuvre vénérée comme The Shining), mais comme le métrage ne développe jamais aucune point de vue, ni n'apporte aucun éclairage supplémentaire, on s'ennuie rapidement devant ces 105 minutes qui ronronnent, et finissent par lasser. 

2/6

(sur le même sujet, avec les mêmes intervenants, je pense qu'il y avait mieux à faire, plus dynamique, plus amusant, plus instructif, plus pertinent)

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Un film, un jour (ou presque) #921 : Apprentis Parents (2018)

Publié le 19 Mars 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Apprentis Parents (Instant Family - 2018) :

Couple marié ressentant un manque dans leur vie, Pete et Ellie Wagner (Mark Wahlberg et Rose Byrne) décident d'adopter un enfant. Mais à leur grande surprise, ils finissent par rentrer chez eux en compagnie de trois enfants latinos, Lizzie (Isabela Moner), adolescente rebelle, Juan (Gustavo Quiroz), garçon maladroit, et Lita (Julianna Gamiz), la toute petite. Une cohabitation difficile, mais des plus enrichissantes...

Une comédie familiale sur l'adoption et les familles recomposées, qui n'est pas sans rappeler la série The Fosters, et qui est inspirée de la vie de son réalisateur/scénariste, Sean Anders.

Rien d'exceptionnel au programme, mais un film de deux heures assez touchant et mignon, aidé dans sa tâche par une distribution sympathique (les personnages principaux, les enfants, mais aussi Octavia Spencer, Tig Notaro, Margo Martindale, Iliza Shlesinger, Joan Cusack, Andrea Anders...) et par un script ne se prenant jamais trop au sérieux : le métrage conserve ainsi un sens de l'humour très agréable, qui permet au tout de rester en équilibre entre émotion et rire, sans jamais sombrer trop dans l'un ou dans l'autre.

Un moment agréable, en somme, pour un récit plein de bons sentiments.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #920 - SAINT PATRICK : Leapin' Leprechauns - Les Lutins Sauteurs (1995) & Spellbreaker : Le Secret des Leprechauns (1996)

Publié le 18 Mars 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Irlande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​Et pour fêter la Saint Patrick, qui a eu lieu hier, on repart brièvement pour l'Irlande, avec deux mini-critiques !

Leapin' Leprechauns - Les Lutins Sauteurs (1995) :

En Irlande, les terres de Michael Dennehy (John Bluthal) abritent un portail vers le monde des fées et des léprechauns. Son fils John (Grant Cramer), cependant, vit en Amérique avec son épouse et ses deux enfants (Sharon Lee Jones, Gregory Smith, Erica Hess), et a pour projet de transformer la propriété de son père en parc d'attractions célébrant l'Irlande. Pour lui proposer le projet (et profiter de son absence pour étudier le terrain), John invite son père aux USA... mais le vieux Dennehy ne vient pas seul, puisque leprechauns et fées (Sylvester McCoy, Godfrey James, Tina Martin, James Ellis) font le voyage dans sa valise.

Un long-métrage pour enfants tourné en Roumanie par Ted Nicolaou, sur une idée de ce bon vieux Charles Band, et qui consacre 90% de son temps à des digressions assez plates sur les personnages qui voient ou ne voient pas les leprechauns, et sur un duo de voisins insipides.

Et puis soudain, à la toute fin du film, alors qu'il ne reste que 5-10 minutes, le scénario introduit une menace surnaturelle qui traque les Dennehy (Fin Bheara, le Roi des Morts) : si ça fonctionne à peu près au niveau visuel (c'est fauché, comme tout le reste du film, mais ils en ont conscience, et tentent de minimiser cela à l'écran), ça arrive bien trop comme un cheveu sur la soupe pour convaincre un minimum.

Bref, un métrage assez typique des DTV de l'époque, avec une interprétation moyenne, une réalisation moyenne, des effets très moyens, et une écriture générique au possible. Mais je m'attendais honnêtement à bien pire.

3/6 (adultes et enfants de plus de 8-10 ans s'abstenir)

Spellbreaker - Secret of the Leprechauns (1996) :

De passage en Irlande pour rendre visite à son grand-père (John Bluthal), Mikey (Gregory Smith) doit aider les farfadets et les fées du pays à lutter contre Nula (Madeleine Potter), l'épouse du Roi des Ténèbres, pour lequel elle veut ouvrir un passage afin qu'il revienne dans le monde des vivants...

On prend les mêmes et on recommence, pour ce DTV réalisé, écrit et tourné en même temps que le premier épisode. Cette fois-ci, pas de parents, mais uniquement le garçon et son grand-père, ainsi que tous les leprechauns et fées du premier épisode, qui tiennent là le devant de la scène.

À un point tel, d'ailleurs, qu'ils en sont soûlants, tant le film passe un temps fou sur les disputes internes de la cour des fées/leprechauns, sur le cabotinage des acteurs, et sur leurs gesticulations. En parallèle, la maléfique Nula s'avère relativement inquiétante, même si, là encore, elle est un peu en roue libre.

Étrangement, cependant, le tout parvient par moments à avoir un certain cachet, notamment le passage dans l'Au-delà, vers la fin du film, un Au-delà sinistre au possible, et à la direction artistique convaincante pour un film pour enfants.

Reste que dans l'ensemble, j'ai trouvé le tout en deçà du premier volet, notamment de par son remplissage abusif.

2.5/6

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Critiques éclair - The Orville 2x10 (2019) & Star Trek Discovery 2x08 (2019)

Publié le 17 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Discovery

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x10 - Blood of Patriots

Alors que le Discovery tente de négocier un traité de paix avec les Krills, Oren (Mackenzie Astin), un humain en fuite avec sa fille (Aily Kei), et considéré comme criminel de guerre par les Krills, trouve refuge à bord, et se révèle être un vieil ami de Malloy...

Un épisode très premier degré et sérieux, qui s'intéresse à Malloy, mais qui malheureusement, sous la plume de MacFarlane, manque cruellement de finesse, de subtilité, de légèreté, et de surprise.

Dès la première scène, le spectateur avisé reconnaîtra en effet des intrigues tirées tout droit de The Wounded (STTNG s04e12), et de Past Prologue (STDS9 s01e03), mais qui n'ont ici ni la profondeur ni l'intérêt de ces modèles, faute de leur apporter quoi que ce soit de nouveau, de frais ou d'original.

Le résultat semble ainsi assez superficiel, ça ronronne rapidement, et les rebondissements de la dernière partie sont globalement particulièrement téléphonés, pas aidés par l'interprétation et l'apparence d'Aily Kei.

Franchement, je me suis ennuyé, et ça manquait d'un meilleur équilibre humour/sérieux, qui aurait pu donner de l'énergie au script.

(et puis l'absence totale de continuité vis à vis d'Isaac, qui fait presque de la figuration, ainsi que le changement total d'attitude des Krills vis à vis des humains, a de quoi laisser dubitatif)

Star Trek Discovery 2x08 - If Memory Serves :

Spock et Burnham font route vers Talos IV, pour tenter de convaincre les Talosiens de les aider à explorer les souvenirs de Spock, et à mieux comprendre ses visions de l'Ange Rouge ; le Discovery cherche Spock et Burnham ; Stamets et Culber ont des problèmes de couple...

Mouais. C'est à peu près tout ce que m'évoque cet épisode, un épisode qui joue très fort la carte du fanservice, en s'ouvrant sur un montage approximatif de scènes de The Cage, de TOS - un montage aux effets de transition vraiment fauchés, et qui, en prime, enchaîne directement un plan de Pike-Hunter sur un plan de Pike-Mount : le contraste est rude, il fait vraiment mal à voir, et n'est bénéfique ni à TOS ni à Discovery.

À la limite, j'aurais préféré un flashback en cours d'épisode, avec des scènes reconstituées de manière plus moderne.

Encore que... si le remplacement de la Vina d'origine par Melissa George ne gène pas du tout, les Talosiens de Discovery sont, comme les Klingons de Discovery, assez ratés : des aliens génériques à crête nasale, sans une once du malaise que l'apparence et le doublage des Talosiens d'origine pouvaient susciter (et je ne parle même pas des approximations au niveau de la continuité).

En réalité, le déroulement de cet épisode, son écriture assez bavarde, ses tours et ses détours, ses révélations assez creuses (la raison de la grande séparation entre Spock et Burnham, c'est l'équivalent de ça ou de ça : du bon gros cliché des familles, indigne d'une série "prestige"), et donc, ce gros flashback et ce passage par Talos IV, tout ça m'a paru vraiment forcé, comme si les scénaristes voulaient à tout prix rattacher leur série à TOS, mais n'avaient ni le talent ni l'imagination pour le faire de manière astucieuse et fluide. Le résultat : on ramène Vina et Talos pour... scanner les souvenirs de Spock.

Ajoutez à cela une réalisation agaçante, toute en lens flares, en fish eye, en caméra tournoyante, etc ; un rythme étrangement mollasson ; une énième menace mécanique venue du futur pour détruire la galaxie (et qui ne peut qu'échouer, puisque Discovery est une préquelle) ; une histoire de taupe à bord du vaisseau, à peine développée ; une Burnham abrasive et bornée, qui en plus est directement responsable de la personnalité du Spock tel qu'on le connaît (une retcon de plus, une !) ; une Section 31 lassante ; et une fin d'épisode (la téléportation/la navette) télégraphiée au possible... et voilà un épisode qui m'a frustré plus qu'il ne m'a convaincu.

Tout n'est pas mauvais, cependant, puisque Pike/Vina, c'était sympathique (décidément, je préférerais tellement une série centrée sur l'Enterprise de Pike), et que les problèmes de Stamets et Culber étaient assez intéressants, et bien interprétés.

Mais dans l'ensemble, comme je le disais en ouverture : mouais.

(et puis l'utilisation du moteur sporique qui ne semble plus déranger personne... étrange)

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Les bilans de Lurdo : Angie Tribeca, saison 3 (2017)

Publié le 16 Mars 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Télévision, TBS

Après une première saison lorgnant très fortement sur Frank Drebin et l'humour des ZAZ, Angie Tribeca avait fait volte-face, en saison 2 (cf la critique des deux premières saisons sur ce blog), et était partie dans quelque chose de moins déjanté et de plus sérialisé... mais pas forcément de beaucoup plus convaincant.

Angie Tribeca, saison 3 (2017) :

Alors que Geils (Hayes MacArthur) est pressenti pour une promotion importante, et qu'Angie (Rashida Jones) songe à rendre son badge pour s'occuper de leur enfant, une série de meurtres sanglants ébranle la ville : Calvin Sniglet (Rob Riggle), un dangereux défenseur des animaux, s'en prend aux grands chasseurs de la région, et menace tous les citoyens. Angie n'a alors d'autre choix que de rendre visite au Dr. Thomas Hornbein (Chris Pine), un psychopathe emprisonné, pour tenter de mieux cerner l'esprit de Sniglet...

Et cette saison 3 tente, visiblement, de trouver un juste milieu entre le rythme improbable des gags absurdes de la saison 1 et la sérialisation de la saison 2 ; ici, en guise d'intrigue de fond, on a l'enquête de Tribeca sur Calvin Sniglet, et la promotion à venir de Geils : deux sous-intrigues traitées de manière superficielle et décousue, mais finissant par se rejoindre dans un épisode final qui divisera (puisque rendant toute la saison caduque).

C'est bien là le souci de la saison, en fait : à trop tenter d'avoir l'absurdité d'un ZAZ ou d'un Sledge Hammer, et la sérialisation d'un Brooklyn 99, le show se retrouve le postérieur entre deux chaises, et semble hésiter à s'engager vraiment dans l'une ou l'autre direction.

Les guest stars répondent pourtant toujours présentes - qu'ils soient des habitués ou des petits nouveaux, la liste des invités est toujours assez longue - Alfred Molina, Heather Graham, Mary McCormick, Jack McBrayer, Timothy Omundson, Jessica St. Clair, Rob Rigle, Nate Torrence, Randall Park, Michele Dockery, Natalie Portman, Rachel Dratch, Robert Pine, Constance Zimmer, Stephen Root, Lizzy Caplan, John Michael Higgins, Ed Helms, Ernie Hudson, Billy Gardell, Peggy Lipton, et last but not least, Chris Pine qui se déchaîne en pseudo-Hannibal Lecter - et l'idée de décliner Angie Tribeca en Angie Tribeca Miami/Angie Tribeca New York/Angie Tribeca Nouvelle Orléans était amusante et dépaysante... malheureusement, elle n'est pas assez exploitée, et sur les dix épisodes de la saison, la traque de Rob Riggle est totalement oubliée pendant près de cinq épisodes.

Autrement dit... la série reste égale à elle-même : c'est tout à fait regardable, suffisamment absurde pour arracher au minimum un sourire par minute, mais cela reste toujours assez inégal, et très dépendant du scénariste en charge de chaque épisode. Certains maîtrisent ainsi parfaitement l'équilibre absurde/intrigue, d'autres font dans le délire ZAZ le plus improbable et épuisant, et d'autres enfin sont bien trop épris du côté policier, et peinent à intéresser.

Une saison très hétérogène, donc, à l'image de la série dans son ensemble : c'est loin d'être mauvais ou désagréable, mais on sent toujours que le programme se cherche, peine à trouver un ton consistant, et lutte occasionnellement à tenir la distance.

 

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Un film, un jour (ou presque) #919 : Robin des Bois (2018)

Publié le 15 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Drame, Histoire, Critiques éclair, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Robin des Bois (Robin Hood) :

À son retour des Croisades, Robin de Loxley (Taron Egerton) découvre que toute sa région natale est sous le joug du machiavélique Shérif de Nottingham (Ben Mendelsohn). Accompagné de John (Jamie Foxx), un Maure rencontré durant la Guerre, et de Marian (Eve Hewson), son ex-compagne, Robin décide alors de devenir un justicier nocturne, volant aux riches pour donner aux pauvres, dissimulé sous une capuche et armé de son arc...

Un navet vraiment piteux, qui tente de combiner propos politique anémique à base de révolte populaire à coups de cocktails molotov s'écrasant sur des boucliers de CRS, relations et esthétique/direction artistique/costumes façon young adult dystopien et clinquant (la scène du bal costumé est à se facepalmer, le triangle amoureux risible), des clichés à la pelle (le sacrifice du mentor au ralenti, pour permettre au héros de s'échapper), une distribution très inégale (entre Mendelsohn qui fait toujours le même numéro et ne change même plus de costume entre ses films, Tim Minchin assez moyen, Eve Hewson et son personnage inexistant, Jamie Dorman qui n'a pas grand chose de plus à faire si ce n'est mettre en place une suite qui ne viendra jamais), une réalisation et un montage assez laids, des techniques d'archerie en carton, des effets spéciaux médiocres, et toute une approche anachronique gentiment creuse (la séquence commando au Moyen Orient, avec ses soldats aux gilets pare-balles pare-flèches, contre des méchants Maures aux projectiles faisant des bruits explosifs, au secours)...

C'est bien simple, ça tente de partir dans tellement de directions que ça paraît totalement décousu et que tout sonne faux du début à la fin. Ça rappelle fortement King Arthur de Guy Ritchie, mais en encore moins intéressant et maîtrisé... c'est dire !

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #918 : Cher Dictateur (2018)

Publié le 14 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Politique, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Cher Dictateur (Dear Dictator) :

Lycéenne rebelle, Tatiana (Odeya Rush) déteste sa vie : son père n'est plus là, sa mère (Katie Holmes), tout sauf fiable, est obsédée par son amant du moment, Charles (Seth Green), un dentiste fétichiste des pieds, et lorsque l'un de ses enseignants (Jason Biggs) lui demande d'écrire une lettre à quelqu'un qui l'inspire, elle choisit le Général Anton Vincent (Michael Caine), un dictateur d'une nation caribéenne. Mais lorsque ce dernier est victime d'un coup d'état, il débarque soudain, incognito, chez Tatiana et sa mère, dont il devient le mentor, afin de remettre leurs vies dans le droit chemin...

Une teen comedy qui, d'un postulat de départ amusant et d'une distribution intéressante, ne tire pas grand chose, voire même rien du tout.

En faisant de ce dictateur meurtrier un bon vieux grand-père de substitution pour une mère paumée et pour une ado pseudo-rebelle clichée, le scénario n'exploite jamais la folie inhérente au concept, ou la violence et la cruauté du personnage (en fait, c'est un peu Un Élève Doué, passé au filtre Nickelodeon, sans avoir les qualités de l'un ou de l'autre).

Notamment parce que Michael Caine est un peu hors-sujet, en tant que dictateur d'une nation caribéenne, mais aussi parce que le film manque cruellement de mordant ou de méchanceté, préférant être nettement plus axé sur l'héroïne adolescente, ses histoires de lycée , etc, le tout avec un rythme mollasson, un humour inerte, et un intérêt très limité.

2/6 (dire que c'était l'un des scripts de la Black List)

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Un film, un jour (ou presque) #917 : Alita - Battle Angel (2019)

Publié le 13 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Drame, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, Sport, Japon, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Alita - Battle Angel :

Dans un monde où les cyborgs sont légion, Alita (Rosa Salazar) se réveille un jour dotée d'un nouveau corps par Ido (Christoph Waltz), et totalement amnésique. Progressivement, elle redécouvre la vie dans les rues d'Iron City, où elle se trouve une vocation - chasseurs de primes -, un sport de prédilection - le motorball -, un petit-ami, Hugo (Keean Johnson), et des ennemis improbables...

Alors je vais être clair : je n'attendais absolument rien de cette adaptation de Gunnm/Battle Angel Alita par Robert Rodriguez, produite et écrite par James Cameron. Principalement parce que 1) je n'ai jamais lu les mangas, ni vus les animes, et je n'ai donc aucune nostalgie ou affection particulière pour cette histoire, 2) ni Rodriguez ni Cameron ne m'ont fait forte impression, ces dix dernières années, et 3) les premières images et bandes-annonces du film donnaient l'impression d'un personnage principal au design peu convaincant.

Et pourtant, quelle bonne surprise. À commencer par Alita, le personnage principal du film, entièrement numérique : non seulement la technique est à la hauteur (les animations du visages sont bluffantes, à défaut d'être totalement photoréalistes et naturelles), mais en plus le personnage parvient à s'avérer instantanément attachant et captivant, ce qui est une réussite incontestable.

Interprétée par Rosa Salazar, Alita porte ainsi le film sur ses épaules, techniquement crédible à 95%, touchante et naïve tout en étant diablement efficace dans l'action. Rien que pour ce personnage principal, le film est un succès, auquel je ne m'attendais pas du tout.

On ne peut pas forcément en dire autant de tous les autres personnages : si Christophe Waltz campe un Dyson Ido efficace, les autres personnages principaux non-cybernétiques (Jennifer Connelly, Mahershala Ali) connaissent des sorts un peu plus inégaux, malheureusement un peu trop simplistes et sous-exploités. Au niveau cybernétique, c'est plus le rendu qui est parfois bancal, puisque souvent réduit au visage de l'acteur/actrice incrusté sur un corps cybernétique et numérique : ponctuellement, on a l'impression de percevoir des problèmes de proportions, avec des visages un peu trop grand par rapport aux proportions du corps, à la silhouette, etc.

Et puis il y a aussi le souci Hugo (Keean Johnson), le jeune homme dont s'éprend Alita. Johnson n'est pas mauvais acteur, mais il y a là un vrai manque de charisme, qui fait que le personnage, et cette romance, ne fonctionnent pas vraiment. D'autant plus gênant que cette romance est ce sur quoi repose une grande partie de l'émotion du métrage, notamment sur la fin.

Le film ne fonctionne pas totalement sur ce plan, donc, mais heureusement, Alita (le personnage) évite que le spectateur ne décroche en cours de route, et le script, assez direct et dynamique, lui donne toujours quelque chose d'intéressant à suivre.

Niveau structure, on devine, çà et là, des arcs narratifs issus des œuvres originales, arcs qui agissent comme des chapitres involontaires dans le film : pas forcément très élégant ou fluide, narrativement parlant, mais bon. On peut aussi regretter que certains éléments de la direction artistique (je pense par exemple à l'arme de Ido) fassent un peu trop cosplay, que Hugo, justement, se déplace parfois comme un yamakasi câblé défiant les lois de la physique, que la bande originale soit insipide au possible (on ne remercie pas Junkie XL), ou que l'identité de Nova soit un énorme pétard mouillé... mais bizarrement, tous ces problèmes mineurs ne m'ont pas vraiment gêné.

Le film m'a intéressé, la patte de James Cameron est présente de bout en bout, l'héroïne du film est une vraie réussite, et l'univers dépeint est captivant : je ne m'y attendais pas, mais Alita, c'est bien.

(sans être parfait, encore une fois)

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #916 : Comic-Con - Episode IV : A Fan's Hope (2011)

Publié le 12 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA, Fantastique, Science-Fiction

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Comic-Con - Episode IV : A Fan's Hope (2011) :

Panorama de la Comic-Con 2010, réalisé par Morgan Spurlock (nettement plus discret ici que dans ses autres documentaires), et qui suit (entre deux interventions de célébrités qui viennent témoigner face caméra et expliquer en quoi la Comic-Con c'est formidable), le parcours de plusieurs visiteurs/fans.

Parmi ceux-ci, deux apprentis-dessinateurs, une cosplayeuse, un vendeur professionnel de comics qui tente de se séparer une pièce rare à 500000$, un collectionneur d'action figures, et un jeune homme qui a prévu de demander sa petite amie en mariage pendant le panel de Kevin Smith.

Un métrage au second degré et à la bonne humeur agréables, mais finalement assez inégal en intérêt : le collectionneur n'a même pas cinq minutes de présence à l'écran, le vendeur de comics n'est principalement là que pour se plaindre de ces connards venus d'Hollywood qui viennent envahir sa convention et l'empêcher de vendre ses comics, parce que la Comic-Con c'était mieux avant, et l'un des deux dessinateurs, assez médiocre, est une caricature ambulante de pseudo-artiste sans grand talent, encouragé par des parents béats qui le trouvent formidable.

Sans oublier un véritable abus d'expressions comme "tribu", "intégration", "tolérance", "impression d'enfin appartenir à un groupe", etc, un discours récurrent qui semble vouloir montrer que les geeks sont tous opprimés au quotidien, et que la Comic-Con est leur Mecque, le seul endroit où ils peuvent vivre leur passion, et venez vite dépenser de l'argent chez nous, vous ne le regretterez pas !

Un côté auto-promo un peu trop appuyé, et d'autant plus difficile à digérer aujourd'hui, presque 10 ans après, quand Marvel, Star Wars et les années 80 dominent le box-office et la pop-culture.

En parallèle, par contre, Holly Conrad, la cosplayeuse, est excellente et passionnée (et depuis, a eu un parcours sympathique) ; le couple est assez touchant ; et le second dessinateur (Eric Henson) a un talent certain que l'on repère à l'instant où l'on voit sa première planche (et depuis ce documentaire, il a percé dans l'industrie, en travaillant notamment chez Image).

Bref, un métrage pas désagréable, mais un peu trop superficiel et anecdotique, comme souvent chez Spurlock.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #915 : Dance Movie (2009)

Publié le 11 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique

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Dance Movie (Dance Flick) :

Lorsqu'elle arrive dans son nouveau lycée artistique, Megan (Shoshana Bush), une apprentie-danseuse coincée et traumatisée par la mort de sa mère, se rapproche rapidement de Thomas (Damon Wayans Jr.), danseur urbain nonchalant, et de sa soeur Charity (Essence Atkins)...

Énième parodie made in Wayans Brothers, qui appliquent ici la formule Scary Movie aux films de danse et autres comédies musicales, pour un résultat... prévisible.

Disons que dès la première scène (une dance battle entre deux crews, au cours de laquelle Wayans lève la jambe et urine littéralement sur ses adversaires), le ton est donné, et inscrit directement le film dans la continuité du pire des Wayans.

D'autant que l'immense majorité des gags et des parodies est téléphonée et sans inspiration : on a souvent l'impression que les Wayans, à l'instar des parodies façon Friedberg et Seltzer, ont écrit leur film en pilotage automatique, se contentant d'aligner des références et des clins d’œil assez lourd à tout ce qui passait devant leurs yeux.

En vrac, on a ainsi des parodies de Footloose, de Save the Last Dance, de Ray (?), des Sexy Dance, de Flashdance, d'Il était une fois (?), de High School Musical, de Fame, de Twilight, d'Hairspray, de Black Snake Moan (?), etc, etc, etc.... des parodies (y compris musicales) trop souvent plates, creuses, éventées, surjouées, aléatoires, et qui tombent totalement à plat.

Ne reste alors, pour sauver un peu les meubles, que quelques moments amusants, et l'énergie de tout le clan Wayans : autant dire que l'intérêt global du métrage est limité, et qu'on oublie le tout à l'instant même où le film se termine...

1/6

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Critiques éclair - The Orville 2x08-09 (2019)

Publié le 10 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville

Il y a 15 jours, je décidais de découpler un temps les critiques hebdomadaires de The Orville et de Star Trek Discovery, non sans raison : je savais en effet qu'un double épisode de The Orville se profilait à l'horizon, et qu'il me faudrait le passer en revue d'un bloc. Dont acte.

The Orville 2x08-09 - Identity (part 1 & 2) 

- Lorsque Isaac cesse soudain de donner des signes de vie, l'équipage de l'Orville part pour Kaylon, sa planète natale, pour s'entretenir avec les siens. Mais une mauvaise surprise les attend sur place...

Une première partie de double épisode signée Braga et Bormanis (dont on reconnaît la structure à mille lieux : du suspense, un retournement final, une grosse fusillade et un cliffhanger dramatique) pour un résultat plutôt efficace, jouant vraiment la carte de l'émotion et de la découverte avant de partir dans l'horreur (toutes proportions gardées) et dans l'action.

In fine, les Cylons Kaylons ressemblent ici beaucoup à des Cybermen mâtinés de Daleks et de Borgs, et la conclusion de l'épisode fonctionne donc assez bien.

Elle n'est cependant pas forcément surprenante, d'autant que je m'interrogeais récemment sur la disparition des traits de caractère initiaux d'Isaac au profit de son humanisation, et l'on peut toujours se demander si un tel double épisode n'aurait pas été plus efficace si l'on n'avait pas déjà eu un épisode d'adieux cette saison, mais c'était loin d'être inintéressant, en plus d'être spectaculaire.

Reste la question de la résolution du tout, Braga & Bormanis ayant tendance (notamment sur les épisodes de Voyager en deux parties) à ne pas se montrer à la hauteur de leur cliffhanger initial, et à revenir très rapidement à un status quo assez décevant.

- Faits prisonniers par les Kaylons, les membres d'équipage de l'Orville tentent de contacter le reste de la flotte pour les avertir de l'assaut imminent des androïdes, mais finissent par être contraint d'aller chercher de l'aide auprès des Krills...

Un épisode qui confirme bien la référence Kaylons/Cylons, et qui prend son temps avant d'exploser à l'écran durant une bataille stellaire spectaculaire (bien qu'un peu brouillonne par moments). On sent que MacFarlane (revenu à l'écriture) a voulu se faire plaisir, et reproduire les grandes heures de First Contact et de Deep Space Nine, en mettant à profit le budget économisé sur les épisodes plus intimistes de début de saison...

...et honnêtement, le risque a payé, puisque cette seconde partie est convaincante. Il y a bien quelques facilités narratives un peu voyantes, on navigue forcément en terrain très balisé pour peu qu'on soit familier avec la franchise Trek, mais le tout reste assez efficace, et permet de dégager les Krills de leur case de "grands méchants caricaturaux" pour les faire potentiellement évoluer vers quelque chose de plus intéressant.

(et puis, à contrario de Discovery qui fait dans l'action pour l'action, et paraît souvent creux sur ce plan-là, ici, la scène d'action est justifiée par le récit, par les enjeux, et bénéficie en plus de l'attachement du spectateur aux personnages)

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Les bilans de Lurdo : The Punisher, saison 2 (2019)

Publié le 9 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Marvel, Netflix, Policier, Review, Thriller, Télévision, Punisher

Malgré des défauts inhérents au format Netflix, et à l'écriture des séries Marvel diffusées sur cette plate-forme, je dois dire que j'avais plutôt apprécié la première saison de Punisher (chroniquée ici), portée par un Bernthal bestial, à l'interprétation viscérale et intense, par un Ben Barnes excellent en proto-Jigsaw, et par une approche intéressante du milieu des vétérans de l'armée.

Néanmoins, au terme de la saison 1, j'espérais ne pas revoir Jigsaw dès la saison 2, afin de lui laisser plutôt le temps de se "reconstruire", et de développer sa personnalité de méchant, pour en faire un méchant de saison 3.

Sans surprise, Marvel/Netflix ont eu une toute autre idée en tête...

Punisher, saison 2 :

Alors qu'il vient de prendre sous son aile une jeune orpheline des rues (Giorgia Whigham) traquée par un mystérieux fanatique religieux (Josh Stewart), Frank Castle (Jon Bernthal) apprend qu'il doit aussi faire face à l'évasion de Billy Russo (Ben Barnes), amnésique et traumatisé par ce que Frank lui a fait subir...
 
Ça me peine de le dire, mais la saison 2 de Punisher m'a semblé nettement en dessous de la saison 1.

Probablement parce que, contre toute attente, elle ne semble pas savoir quoi faire de son Punisher. Le véritable personnage central, du moins aux yeux de ses scénaristes, c'est Russo, un Russo traumatisé, un Russo amnésique, soigné par Dumont, une psychiatre sexy (Floriana Lima), dans les bras de laquelle il finit (forcément) par tomber avant de se souvenir de ce qu'il a subi aux mains de Frank Castle.
 
Et donc, toute la saison tourne autour de Russo. Un pseudo-Jigsaw déséquilibré, à peine balafré, aux cicatrices physiques réduites à des cicatrices émotionnelles/psychologiques, qui arbore un masque peinturluré façon kabuki du pauvre, et dont l'intrigue (qui s'étend sur toute la saison), ressemble presque au destin d'un sous-Joker, accompagné de sa Harley Quinn et de son gang masqué.
 
Frank Castle, lui, n'est guère mieux servi par les scénaristes, et comme en saison 1, il semble passer au second plan de sa propre série.

Après deux-trois premiers épisodes de mise en place efficaces, mais qui semblent tout droit sortis d'un mauvais film d'action 80s de Steven Seagal ou de Jean-Claude Van Damme (on a droit à tous les clichés : le héros traumatisé et bourru qui arpente les routes, et qui, presque en paix avec lui-même, rencontre dans un bar une serveuse/mère célibataire séduisante et compréhensive ; il s'en éprend, s'attache à elle, mais la violence le retrouve, coûte la vie à sa nouvelle dulcinée, et le refait plonger dans le carnage, en l'impliquant dans une conspiration politique qui fait de lui une cible collatérale ; une adolescente rebelle et impertinente façon Leon, en fuite car ce qu'elle sait pose un risque à des personnes importantes, et qui finit par devenir le sidekick du héros ténébreux, etc, etc, etc), Frank est globalement mis en stand-by, punissant assez peu de criminels et menant son enquête pendant que, autour de lui, son meilleur pote afro-américain tient le rôle de meilleur pote afro-américain, et Madani et un collègue rival débattent de la nature du bien, du mal, et de Frank Castle.

C'est bien simple, cette saison, il ne se passe absolument rien entre les trois premiers épisodes de la saison, et les deux derniers. Tout comme son personnage principal, la série fait du surplace, phagocytée par la relation de Russo et de sa psychiatre, téléphonant systématiquement tous ses rebondissements et toutes ses sous-intrigues (au point de parfois donner l'impression que ses personnages sont tous plus bêtes les uns que les autres, tant le spectateur a vingt longueurs d'avance sur eux) et oubliant de donner quelque chose d'intéressant à faire à Frank, hormis une bagarre ou une fusillade de temps en temps.

Il en va de même pour l'autre antagoniste de la saison, John Pilgrim, interprété par Josh Stewart. Un Pilgrim qui connaît peu ou prou le même sort que Frank, étant introduit dans les premiers épisodes, où il est présenté comme traquant la jeune Amy (et donc Castle), mais n'évoluant, pendant l'immense majorité de la saison, qu'à la marge des autres protagonistes, et ne finissant par rencontrer Frank Castle qu'à la toute fin de la saison.

Sous-développé, le Pilgrim parvient tout de même à faire une impression, partiellement grâce au charisme de son interprète marmonnant, mais aussi parce qu'il se démarque un peu du tout venant, en tant qu'ancien tueur à gage devenu religieux et contraint d'effectuer les basses œuvres d'un grand patron et de son épouse (Corbin Bernsen & Annette O'Toole).

Et d'ailleurs, pour être tout à fait franc, la saison n'est pas irregardable. Les scènes d'action, lorsqu'elles se produisent, sont assez efficaces et brutales, et dans l'ensemble, c'est bien joué : Jon Bernthal est toujours excellent, idem pour Ben Barnes, et Giorgia Whigham, la jeune actrice interprète d'Amy, est elle aussi très juste (malgré un personnage cliché au possible et à l'écriture faiblarde).

Mais voilà. C'est tout simplement insuffisant. La saison 2 de Punisher n'est qu'un gros ventre mou et creux, trop préoccupée par ses personnages de vétérans psychologiquement instables et par son face-à-face final Frank Castle/Billy Russo - un face-à-face à la conclusion particulièrement décevante - pour vraiment construire quelque chose d'inédit et d'intéressant.

D'innombrables parasites viennent, en plus, se greffer sur la série, entre la rivalité de Madani et de son collègue, l'existence même de la psychiatre pas très stable (une existence qui ne semble vraiment justifiée que par la présence de Madani au casting : en effet, comme dans tout blockbuster générique qui se respecte, la présence d'une "gentille" dure à cuire entraîne obligatoirement celle d'une "méchante", histoire que les deux femmes puissent se crêper le chignon à un moment ou à un autre du grand final), le passage éclair de Karen Page (je ne déteste pas l'actrice, mais là, Page était de trop), l'illustration musicale un peu trop évidente (à base de chansons aux paroles décrivant l'état d'esprit des personnages), ou encore le refus d'assumer la nature pulp et violente de la série (le sort de la psychiatre et de Madani est assez parlant, dans le genre "on n'assume pas d'aller jusqu'au bout").
 
Et donc, comme je le pressentais en fin de saison 1, la présence de Billy Russo est vraiment de trop cette saison. Ou alors, plutôt que de structurer cette année de cette manière (à savoir en développant à ce point, dans son coin, un Billy Russo affaibli et en laissant le Pilgrim de côté pendant les trois quarts de la saison), il aurait peut-être fallu entrelacer les deux sous intrigues, quitte à faire s'opposer Russo et le Pilgrim, ou à faire du premier une cible du second. n match à trois se serait avéré bien plus intéressant et intrigant que les choix effectués ici, et même une saison centrée uniquement sur le Pilgrim, mieux développé, aurait pu donner quelque chose d'original (une opposition justice divine/justice vengeresse, par exemple).

En résumé, la saison est une déception, et comme le Punisher n'aura probablement pas de saison 3, la série se termine donc sur un semi constat d'échec, assez frustrant, et sur l'incapacité chronique de faire de Frank Castle l'anti-héros qu'il est réellement. À la place, on se retrouve avec un Castle torturé et émotif, incertain d'être un héros ou un criminel, un psychopathe ou un justicier, et finissant par n'être ni l'un ni l'autre, le postérieur entre deux chaises, assis dans l'ombre de trop nombreux personnages secondaires inintéressants.

Vraiment dommage.

 

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Un film, un jour (ou presque) #914 : The Trade (2017)

Publié le 8 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Action, Biographie, Drame, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Trade :

Un semi-documentaire d'une heure à peine écrit, réalisé et "interprété" par Matthew T. Burns, dit "Sick Nick Mondo", légende de la scène du catch hardcore et des deathmatches, et qui revient ici sur sa carrière et sur sa décision d'arrêter de lutter pour la CZW.

Et si je dis semi-documentaire, c'est parce que le métrage est composé à 80% d'images d'archives, et d'interviews de lutteurs en tous genres (notamment les frères Gulak), avec pour enrober le tout, 20% de "mise en scène" s'inscrivant dans la narration, et montrant Mondo en proie à une crise de conscience.

Par le biais de ces scènes et de la narration en voix off (pleine de platitudes un peu prétentieuses), Mondo se met en scène, perdu dans un monde ultra-violent dont il a atteint les limites, en proie à ses pulsions auto-destructrices, et tentant de fuir au Japon, où il est pourtant hanté par le fantôme de sa carrière passée. Un fantôme qui le contraint à revenir une dernière fois sur le ring (ou plutôt dans la cage) après avoir littéralement déterré le cadavre de sa carrière.

De quoi donner lieu à un face à face entre "Mondo"/Burns, avec toute une symbolique métaphorique qui fait très film d'étudiant en cinéma.

D'autant qu'à côté, le métrage est assez ambivalent. On comprend bien que Burns a fait une croix sur son passé de catcheur extrême, une carrière qu'il sait sans débouchés et sans satisfaction aucune, un refuge ultra-violent dont personne ne sort gagnant, et qui trahit bon nombre de problèmes psychologiques chez ceux qui le pratiquent...

Et pourtant, en étant à ce point généreux en images de ses matches, et en montrant d'innombrables spots tous plus stupides les uns que les autres, Mondo passe à deux doigts de glorifier sa carrière. Il suffit de voir les nombreuses réactions des autres lutteurs et des fans qui s'enchaînent à plusieurs reprises dans le métrage, des fans généralement peu soignés et peu athlétiques, originaires de l'étranger, qui tous considèrent que Mondo est un dieu, qu'il est un modèle à suivre, qu'il est formidable et que ses nombreux bains de sang dans le ring étaient trop cools à voir.

Soit tout ce que la voix-off de Mondo déplore à longueur de documentaire... autant dire que le résultat semble contre-productif, puisque si Nick Mondo s'est sorti à temps de tout ce milieu, il a laissé une telle marque sur ses fans que ces derniers en porteront très longtemps les cicatrices...

Intéressant, mais maladroit et inabouti.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #913 : Support The Girls (2018)

Publié le 7 Mars 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Support The Girls :

Gérante d'un bar "sportif" où les serveuses sont en petite tenue, Lisa (Regina Hall) adore son métier et son établissement, où elle fait la loi, protégeant toutes ses employées (Haley Lu Richardson, Dylan Gelula, Shayna McHayle, Aj Michalka) comme si elles étaient ses filles. Mais c'est parfois plus simple à dire qu'à faire, surtout quand il faut gérer de front sa vie professionnelle et sa vie privée...

Que se passe-t-il lorsque le père du mumblecore, ce courant cinématographique indépendant américain misant tout sur le réalisme, l'économie de moyens, sur l'improvisation et sur l'amateurisme de ses participants, décide de prendre le postulat de départ de Service Non Compris/Service Toujours Non Compris (le quotidien d'une équipe de serveurs/serveuses d'un petit restaurant miteux), de lui retirer son rythme, son humour, sa structure et d'en faire un métrage à tendance féministe et sociale, sur les difficultés du monde du travail pour les femmes et pour la classe moyenne, dans un monde empreint de masculinité toxique ?

Et bien on obtient ce Support The Girls, une comédie dramatique pile dans l'air du temps, sur des femmes qui se serrent les coudes face à l'exploitation sociétale et aux problèmes du quotidien, un métrage qui ne serait pas sans évoquer un Coyote Ugly débarrassé de tout racolage, de toute direction narrative, et auquel se rajouterait une couche de message sur la race, le sexisme et l'économie.

De quoi susciter l'unanimité critique, et des notes ultra-positives sur le web.

Si c'est le genre de film qui vous intéresse, alors n'hésitez pas : le métrage est bien interprété (Regina Hall est impeccable, Haley Lu Richardson est attachante), et c'est compétent, dans son genre. Si par contre vous vous attendiez, comme moi, à une comédie plus traditionnelle, avec des rires et un rythme certain, passez votre chemin.

3/6 (principalement parce que ce n'est pas du tout le genre de métrage auquel j'adhère généralement, mais ça devrait trouver son public)

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Un film, un jour (ou presque) #912 : Here Comes The Grump - A Wizard's Tale (2018)

Publié le 6 Mars 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK, Mexique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Here Comes The Grump - A Wizard's Tale :

Lorsque Terry (Toby Kebbell) se retrouve transporté dans le royaume médiéval de Groovynham, il y découvre un monde dépourvu de rire et de joie de vivre, par la faute du maléfique Sorcier Grump (Ian McShane). À Terry de rendre le bonheur au royaume, avec l'aide de la Princesse Dawn (Loly Collins)...

J'avoue : je n'ai pas réussi à terminer d'une traite ce film d'animation anglo-mexicain, apparemment adapté d'une série télévisée animée américaine de la fin des années 60, et j'ai fini par avoir recours à l'avance rapide pour avancer dans le récit.

Non seulement à cause d'un manque total de nostalgie pour le matériau originel, qui m'est inconnu, mais aussi et surtout parce que le film est tout simplement mauvais : très mal rythmé, il s'ouvre sur un long flashback insipide expliquant les origines du méchant (ce qui aurait été plus intéressant en flashback, plus tard dans le film), et s'éparpille ensuite dans de multiples directions, sans jamais trouver de ligne narrative suffisamment forte pour compenser ses visuels médiocres.

La musique est insipide, l'animation est basique, le doublage est quelconque, l'histoire est très mal structurée, l'humour est bancal... bref, je suis peut-être passé à côté (j'en doute), mais j'ai trouvé tout ça assez raté.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #911 : Mortal Engines (2018)

Publié le 5 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal Engines (2018) :

Dans un monde post-apocalyptique où les grandes cités de la planète sont motorisées et se livrent une guerre implacable, Hester Shaw (Hera Hilmar), une jeune femme orpheline et défigurée, a décidé de se venger du responsable de sa mère, Thadeus Valentine (Hugo Weaving), haut responsable de la ville de Londres. Mais en chemin, elle va croiser la route de Tom Natsworthy (Robert Sheehan), un apprenti historien, et des rebelles de la Ligue Anti-traction...

Un long-métrage post-apocalyptique produit et écrit par Peter Jackson et ses acolytes habituelles, adaptant ici un roman young adult multi-récompensé, datant du début des années 2000.

Et pour être franc, c'est loin d'être un succès.

Principalement parce que, sorti des effets spéciaux globalement sympathiques (mais imparfaits, comme souvent chez Weta), et du monde inventif et intrigant, il n'y a pas grand chose à sauver, que ce soit la distribution globalement insipide (Weaving et Shrike - Stephen Lang, en mode zombie/créature de Frankenstein numérique - sont les seuls à se démarquer), la direction artistique peu inspirée façon japanimation/manga, la durée abusive, ou encore, pire que tout, les rebondissements tous téléphonés et génériques (mention spéciale au grand assaut final façon Star Wars, avec révélation familiale en prime... un tout qui tombe totalement à plat tant les personnages simplistes ne suscitent aucune empathie chez le spectateur).

Pour faire bref, un métrage raté et creux, qui gâche son potentiel et son univers, pour en faire un énième film sur une adolescente rebelle qui s'érige contre le système...

2/6 (pour l'univers)

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Un film, un jour (ou presque) #910 : Ladies and Gentlemen, My Name is Paul Heyman (2014)

Publié le 4 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Biographie, Action, WWE, ECW, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Ladies and Gentlemen, My Name is Paul Heyman :

Documentaire de deux heures revenant en détails sur la carrière et la vie de Paul Heyman, l'un des meilleurs managers du monde du catch, et bien entendu éminence grise de l'ECW, en son temps.

Un Heyman qui se livre totalement dans ce métrage, et un film qui dépeint un homme entier, à la fois dans ses qualités et ses défauts, un conteur exceptionnel et loyal, mais aussi un bonimenteur assumé, qui n'hésite pas à mentir, à tricher, à trahir et à se venger de ses ennemis pour parvenir à ses fins.

C'est d'ailleurs plutôt amusant de voir le contraste entre "Heyman", le personnage hostile et méprisant, et Heyman, l'homme, que tout le monde semble apprécier, notamment les jeunes talents qu'il s'est toujours efforcé de prendre sous son aile.

De ses débuts en tant que photographe de coulisses, très jeune, à employé du Studio 54, en passant par ses premiers pas en tant que manager, et son arrivée dans les majors du monde du catch, Heyman et les divers intervenants se confient sur la carrière de Paul, à grands renforts d'anecdotes pas toujours très flatteuses, mais qui ne font que renforcer combien Heyman est capable de susciter une admiration (pour ne pas dire une vénération) de la part de ceux qui le côtoient.

Malgré son caractère, qui lui a valu de nombreux conflits et renvois en tous genres, Heyman a su faire sa marque sur le monde du catch professionnel, probablement parce que, dans l'âme, il est un carny comme de nombreux autres, un carny fidèle en amitié, mais prêt à tout pour réussir en affaires.

Ce qui le rend particulièrement appréciable de quelqu'un comme Vince McMahon, et explique que ces deux hommes s'entendent aussi bien, malgré toutes leurs différences.

En résumé, un documentaire très intéressant et complet, qui aurait peut-être mérité de ne pas s'attarder autant sur la période ECW (déjà bien traitée en profondeur dans le documentaire de 2004), mais qui reste une production de qualité.

4.5/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x06 & 2x07 (2019)

Publié le 3 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme la semaine dernière, je continue de séparer exceptionnellement les critiques de The Orville et de Star Trek Discovery, après une cinquième semaine de diffusion des deux séries qui ne m'avait pas beaucoup plus convaincu que la quatrième.  Discovery, notamment, nous avait proposé un épisode honorable, sans plus, qui voyait le retour de la Section 31 et d'un membre d'équipage décédé...

Star Trek Discovery 2x06 - The Sound of Thunder :

Alors que le Discovery suit la trace du phénomène rouge mystérieux, il arrive en orbite de la planète natale de Saru, un Saru qui, désormais transformé, décide de changer la destinée de son espèce...

Alors là, on est pile dans ce qui ne va pas avec Star Trek Discovery, saison 2.

Non seulement on continue dans les épisodes de retcon (cette semaine, on reboote totalement la race de Saru, histoire de se débarrasser de tout ce qui faisait l'essence du personnage), mais en plus, on le fait de manière totalement précipitée : alors qu'on aurait pu se dire, à la fin du 2x04, qu'une sous-intrigue de fond allait avoir lieu dans la seconde moitié de la saison, une intrigue amenant Saru à retourner spontanément sur sa planète contre l'avis de Starfleet, etc, ici, les scénaristes choisissent de nous catapulter tout ça dès ce 2x06, sans même que Saru ne soit à l'initiative de ce choix (puisque la présence du Discovery en orbite est une "coïncidence", motivée par la présence de l'Ange Rouge) ou qu'il n'ait eu le temps de découvrir à quoi ressemblait vraiment sa nouvelle existence "sans peur".

Mouais. Alors je réalise tout à fait que, sans la moindre surprise, les scénaristes font de l'ange rouge un voyageur temporel aiguillant le Discovery sur son chemin (soit tout ce qu'on pouvait deviner dès le tout premier épisode de la saison...), et que par conséquent, ce n'est pas vraiment une "coïncidence", mais reste que c'est bâcler tout un développement dramatique du personnage de Saru pour pouvoir passer à autre chose, et que c'est typique de Discovery.

D'autant plus typique que l'épisode, en lui-même, enchaîne les moments et les raccourcis narratifs grossiers, comme à la grande heure de la saison 1.

Pas la moindre finesse d'écriture ni la moindre subtilité au programme, il faut avancer à tout prix, et tant pis si, pour cela, il faut fracasser la Prime Directive, en renversant l'équilibre des forces en présence sur la planète de Saru, et en rendant aux Kelpiens leur statut d'hyper-prédateurs incontrôlables ayant manqué d'exterminer les Ba'uls (qui sont une sorte de mélange entre Meg Mucklebones de Legend et Armus de STTNG). Le Discovery a peut-être bien condamné les Ba'uls à être de nouveau massacrés à terme, ce n'est pas grave ! Pas le temps de s'attarder là-dessus, ou sur les implications morales des actions de l'équipage, il faut repartir à la poursuite de Spock !

C'est d'autant plus rageant qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que tout cela soit tout à fait honorable : c'est spectaculaire, c'est dynamique, c'est relativement bien interprété (Saru en tête, Burnham nettement moins), mais non, c'est écrit de manière approximative, et ça ne semble pas vraiment se préoccuper du fond, préférant se concentrer sur la forme.

Et même là, on a de nouveau droit à une caméra constamment virevoltante et en mouvement, histoire d'imposer un rythme artificiel à toutes les scènes, et de donner un mal de mer au spectateur. a a de quoi agacer...

Star Trek Discovery 2x07 - Light and Shadows :

Alors que le Discovery, toujours en orbite de la planète de Saru, est confronté à une anomalie spatio-temporelle qui amène Pike et Tyler à l'explorer en navette, Burnham retourne sur Vulcain pour y trouver son frère...

Un épisode qui n'atteint même pas les 40 minutes, et qui semble à la fois précipité/bâclé dans ses avancées, tout en ne faisant que du surplace de transition assez approximatif. Un joli paradoxe, principalement dû au fait qu'une bonne moitié de l'épisode est consacrée à Pike et Tyler à bord de leur navette, une navette qui, forcément, connaît des problèmes, et que l'autre moitié s'intéresse à Burnham sur Vulcain, puis à bord du vaisseau de la Section 31.

Et là, forcément, problème, puisque les problèmes de famille de Burnham sont 90% moins intéressants que les scénaristes ne semblent le penser : un problème que la série a toujours eu, et qui est systématiquement amplifié par le jeu particulier de SMG (yeux écarquillés, air constipé) dès que l'émotion est supposée poindre, un jeu pas aidé par une réalisation en plan serrés et penchés (quand la caméra arrive à ne pas bouger, ce qui est rare) sur son visage.

Bref, toute l'intrigue de Burnham, et surtout la fin de l'épisode, avec la Section 31, était très approximative (je me répète, je sais) au niveau de l'écriture, avec notamment le recours avec cette référence à Alice au Pays des Merveilles, une référence que les scénaristes tentent d'imposer depuis un moment, histoire de se donner des airs de profondeur littéraire et intellectuelle, et qui ne fonctionne pas vraiment tant elle n'apporte rien au récit ou aux épisodes. Et je m'abstiendrai de parler de cette révélation finale au sujet des parents de Burnham... parce qu'honnêtement, ça ne m'intéresse pas du tout.

En face, l'anomalie temporelle, sa description, ses effets, sa résolution, ses conséquences, tout cela était clairement assez brouillon, mais à la limite, peu importe : c'était assez ludique et dynamique (à contrario de Burnham/ses parents), ce qui aide toujours à faire passer la pilule.

On regrettera néanmoins que Airiam n'ai jamais été développée avant d'être infectée ici (un problème récurrent du show), que Stamets serve désormais de couteau-suisse capable de tirer le vaisseau de toute situation périlleuse grâce à ses pouvoirs magiques, ou que Tilly peine à suivre la cadence de Stamets dans les couloirs, alors qu'elle a gagné un marathon à bord il y a quelques épisodes : c'est du pinaillage, certes, mais c'est assez symptomatique de l'approximation globale des scénaristes et de la production.

Cela dit, on commence à en avoir l'habitude, et d'un épisode à l'autre, les mêmes critiques ont tendance à revenir sur le manque de rigueur de l'équipe scénaristique.

En résumé, un épisode de transition indolore à regarder, assez efficace, mais tout sauf mémorable ou maîtrisé.

(tout ce que j'espère, à la vue de cette sonde upgradée et hostile, c'est que la production ne tente pas de recycler la Guerre Froide Temporelle de Star Trek Enterprise...)

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Les bilans de Lurdo : Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 4 - deuxième partie (2019)

Publié le 2 Mars 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, Sitcom

Lors de sa diffusion sur Netflix, l'année dernière, j'étais resté étrangement mitigé devant la première moitié de la saison 4 de Kimmy Schmidt. Une ultime saison qui surfait de manière prononcée sur le mouvement #MeToo pour "confronter Kimmy aux horreurs de la société moderne et du genre masculin", comme je le disais alors, afin de tenter de faire mûrir et évoluer ses personnages... malheureusement, un manque certain de finesse et de subtilité dans cette approche rendait le tout un peu laborieux, et surtout, privait le show de son optimisme et de sa positivité habituels, inhérents à son personnage principal.

Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 4 - deuxième partie (2019) :

Et dans un premier temps, la série semble décidée à continuer dans la même direction que lors de la première moitié de la saison : entre Jacqueline confrontée aux millenials (présentés comme trop apeurés par le politiquement correct de la société actuelle pour oser séduire les femmes de leur âge, mais s'avérant tous être de gros porcs profitant des cougars en manque d'amour et de sexe), Titus emporté par le #MeToo/scandale Weinstein des marionnettes (avec caméo de Ronan Farrow et de Jon Bernthal en prime) et le retour de Bobby Moynihan, l'incel MRA désormais amoureux, qui veut se démarquer du reste de son mouvement, la saison a de nouveau recours aux mêmes ficelles un peu grosses, et un peu trop pataudes.

Et puis, à mi parcours, arrive un double épisode, façon réalité alternative : et si Kimmy, dans ses jeunes années, n'était pas montée dans le van du Révérend ?

Un double épisode longuet et un peu vain, qui présente une Kimmy arrogante, ambitieuse et vaniteuse, qui finit par épouser un Titus superstar, homosexuel refoulé ayant rejoint une pseudo-Scientologie. Jacqueline, elle, y est une mère de famille white trash ayant épousé un Mikey lui aussi refoulé, et qui finit par séduire (un temps) Donald Trump (une caricature médiocre, pour un caméo médiocre) ; et enfin, Lillian, qui devient chef de gang latino dans son quartier... avec, pour conclusion, la mort de Kimmy et Titus aux mains d'un tueur en série. Certes.

Après ce double épisode peu convaincant (trop long, mal rythmé, manquant d'idées), la série n'a plus que trois épisodes pour se conclure : les scénaristes précipitent alors un peu le tout, en amenant Zachary Quinto en agent tout droit sorti d'Entourage (un personnage qui sert de love interest à Jacqueline, désormais agente - presque - à succès), en ramenant Xan pour un bref caméo, Sheba pour une leçon de vie, en faisant décrocher à Titus un rôle dans le Roi Lion, et en rebellant Kimmy contre sa startup, forcément maléfique.

La conclusion de la série arrive alors, malheureusement trop prévisible et facile : tout le monde a droit à son happy end grâce à Kimmy, qui renforce là le fait qu'elle trouve le bonheur en aidant autrui heureux.

Kimmy publie son livre, devient un succès d'édition, et renoue avec sa mère ; Titus est devenu une star de Broadway, et a fondé une famille avec Mikey ; Jacqueline file le parfait amour avec son collègue ; et Lillian, après s'être faite remarquer en manquant d'exploser avec son appartement, est devenue une célébrité new-yorkaise. Tout va bien dans le meilleur des mondes, en fait.

Je l'avoue, je n'ai pas été particulièrement convaincu par cette demi-saison de conclusion. Ce n'est pas mauvais, ça reste amusant, et ponctuellement, c'est même hilarant (j'ai bien aimé le passage sur Cats, notamment), mais dans l'ensemble, il se dégage tout de même de cette fin de série une impression de facilité et de précipitation.

Loin de moi l'idée de vouloir qu'une sitcom légère et optimiste se termine de manière sombre et triste, mais tout de même : j'en attendais plus qu'un simple "et ils vécurent tous heureux et eurent beaucoup d'enfants..." un peu maladroit et forcé, surtout après une saison assez inégale dominée par le #MeToo et un engagement parfois quasi-militant.

  

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