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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Novembrrrfest 2015 - 143 - R.I.P.D. : Brigade Fantôme (2013)

Publié le 10 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Action

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

R.I.P.D. - Brigade Fantôme :

Assassiné par son partenaire corrompu (Kevin Bacon), Nick Walker (Ryan Reynolds), un officier de police de Boston, reçoit une seconde chance dans l'au-delà : on lui propose de rejoindre le RIPD et de devenir le nouveau partenaire du cow-boy Roy Pulsifer (Jeff Bridges), afin d'aider le département à arrêter les âmes renégades et autres fantômes refusant de rejoindre l'Outre-Monde...

Une adaptation de comic-book particulièrement insipide et mollassonne, qui manque cruellement de rythme et d'énergie.

Outre le côté redite particulièrement prononcé, que ce soit de Men In Black, de Ghostbusters ou de Dead Like Me (les avatars humains, notamment), j'ai trouvé que le tout était affreusement plat, quelconque et cousu de fil blanc : ça se contente d'enchaîner les péripéties creuses, en pilotage automatique, sans jamais être intéressant, créatif ou original.

Pour ne rien arranger, les effets spéciaux sont constamment assez laids (le rendu et l'animation de toutes les doublures numériques fait très mal à voir...), la musique (générique au possible) lorgne parfois sur le X-men 2 de John Ottman, la réalisation est médiocre (les zooms numériques récurrents sont vraiment agaçants), et les acteurs sont en pilotage automatique (sauf Bridges qui en fait vraiment trois tonnes, totalement sur une autre longueur d'onde que le reste du cast).

Quelques moments fonctionnent bien dans le tas, mais c'est trop peu.

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 142 - Hysteria (2014)

Publié le 10 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller, Drame

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Hysteria (Stonehearst Asylum, aka Eliza Graves) :

À l'aube du 20ème siècle, diagnostiquée comme étant hystérique, Eliza Graves (Kate Beckinsale) est enfermé dans l'asile Stonehearst. Quelques mois plus tard, le Dr Newgate (Jim Sturgess) arrive à l'Asile en provenance d'Oxford pour étudier des cas cliniques dans un environnement contrôlé. Là, il retrouve Eliza Graves au nombre des patients, et rapidement, au contact du personnel dirigé par le Dr. Silas Lamb (Ben Kingsley), il comprend bien vite que quelque chose ne tourne pas rond en ces lieux...

Malgré sa popularité parmi les amateurs de genre, Brad Anderson n'a jamais vraiment réussi à concevoir un métrage qui soit totalement convaincant. La plupart du temps, l'idée de départ de ses films est forte et intéressante, mais le traitement, malheureusement, pêche toujours à un moment ou un autre.

Ici, pour cette adaptation très libre de Poe, le problème est le même. En construisant un scénario avec plusieurs révélations/twists progressifs, Anderson et son scénariste tentent de construire une intrigue à tiroirs, imposant dès le début un style gothique et une tension qui laissent augurer du meilleur. 

Malheureusement, le film dure près de deux heures, et abat la majorité de ses cartes dès la barre des trente minutes. Ce qui aurait pu fonctionner si le métrage était ensuite rythmé, et que les twists secondaires étaient à la hauteur. Mais là aussi, problème, puisque le récit se met très rapidement à ronronner, et n'a rien de vraiment solide à proposer d'autre qu'un thriller peu palpitant, mollasson, et aux rebondissements éventés (certains même dès les premières scènes du film).

Reste que le tout est bien interprété et bien filmé, comme toujours... mais en lieu et place d'un film ayant totalement sa place au sein de l'Oktorrorfest, je me suis retrouvé avec un film de genre malheureusement en-deça de mes attentes, et qui n'aurait pas dépareillé aux côtés de Shutter Island. Peut-être qu'avec 30 minutes de moins, le tout serait nettement mieux passé.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 141 - Shutter Island (2010)

Publié le 10 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller

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Shutter Island :

Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio), un US Marshall enquêtant sur l'évasion improbable d'une meurtrière d'enfants, arrive avec son nouveau partenaire (Mark Ruffalo) à l'Hôpital Ashecliffe, un asile d'aliénés situé sur une île reculée, où de dangereux criminels sont soignés. Mais rapidement, alors que Teddy mène l'enquête, il s'aperçoit que les apparences sont trompeuses, et que tout n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît sur cet îlot battu par les éléments.

Le problème avec les films se déroulant dans les hôpitaux psychiatriques, et narrés du point de vue du personnage principal, c'est que le spectateur avisé se méfie toujours de tout ce qu'il voit à l'écran. Il est ainsi à l'affût du moindre détail suspect, du moindre dialogue sibyllin, et du moindre indice susceptible de révéler un éventuel retournement final changeant la donne.

Résultat : le script d'un tel métrage se doit d'être absolument sans faille, bien rythmé, et/ou de multiplier les fausses pistes, de manière à faire oublier ses soupçons au spectateur.

Malheureusement, ici, ce n'est pas vraiment le cas. Dès les premières minutes, on comprend que quelque chose ne tourne pas rond (musique envahissante et assez particulière, ambiance étrange, dialogues suspects, réactions légèrement décalées de tous les interlocuteurs, rendu visuel parfois un peu artificiel), et l'on est aussitôt aux aguets, guettant le moindre détail étrange, et additionnant tous ces détails pour rapidement parvenir à percer le mystère du script.

Le script - pas forcément toujours très subtil, notamment sur la fin - tente pourtant la fausse piste (un complot paranoïaque qui se prête très bien à l'époque du récit), mais là encore, le tout est un peu trop grossier pour être totalement crédible, et peine à captiver, souffrant un peu d'un rythme mollasson.

C'est d'autant plus dommage que l'interprétation et le rendu visuel sont excellents, et parviennent presque à porter le film sur leurs épaules, à eux seuls. Mais, à quelques scènes près (dont la fin, joliment ambiguë), le scénario est étrangement balisé, et digne de n'importe quel thriller de genre basique que n'aurait pas renié un Shyamalan fatigué. Un thriller de genre basique réalisé par Scorsese, certes, mais un thriller de genre basique tout de même.

Ce qui fait du scénario le véritable point faible du film, malheureusement.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 140 - La Momie d'Halloween (1997)

Publié le 9 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Disney

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Momie d'Halloween (Under Wraps) :

À l'approche d'Halloween, Marshall (Mario Yedidia), Gilbert (Adam Wylie) et Amy (Clara Bryant), trois enfants de douze ans, découvrent un sarcophage égyptien dans le sous-sol d'une maison abandonnée. Rapidement, cependant, ils s'aperçoivent que la momie (Bill Fagerbakke) contenue dans le tombeau est bien vivante, et totalement inoffensive... mais alors qu'ils lui font découvrir le monde moderne, et qu'un groupe de malfrats se lancent à leurs trousses, ils apprennent que la momie doit retrouver son sarcophage avant minuit, le 31 Octobre, sous peine de disparaître à jamais...

Une D-Com d'Halloween gentillette, absolument inoffensive, et totalement générique et oubliable, sur laquelle il n'y a vraiment pas grand chose à dire, si ce n'est que l'époque des téléfilms d'Halloween annuels de Disney me manque un peu.

En résumé, c'est un peu Harry et les Henderson, mais avec une momie à la place de Bigfoot dans le rôle du géant maladroit, attardé et muet qui découvre le monde moderne.

Très convenu, donc, avec des gags assez peu originaux, vendus par l'énergie des gamins (excellent Adam Wylie, le petit frère de Picket Fences) et de l'interprète de la Momie.

Ah, et la musique lorgne très fortement du côté du thème des Goonies par Dave Grusin.

3/6 pour le semblant de sous-texte sur le passage à l'âge adulte, l'amour et le divorce...

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 139 - Pod (2015)

Publié le 9 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Pod :

Inquiets pour leur frère mentalement déséquilibré, Lyla (Lauren Ashley Carter) et Ed (Dean Cates) partent pour le chalet familial où Martin (Brian Morvant) s'est cloîtré, persuadé d'avoir capturé un monstre extraterrestre, enfermé dans la cave, et d'être le victime d'une obscure conspiration gouvernementale...

Un film à la mise en images plutôt réussie et contemplative, avec beaucoup de plans esthétiquement assez beaux de la nature et de l'environnement des personnages... mais un film qui ne fonctionne pas. Du tout.

Déjà, premier problème, le film, qui dure environ 70 minutes, en passe une bonne vingtaine à se mettre en place... puis encore 25 minutes à se limiter à un huis-clos entre les trois personnages principaux qui se disputent. Car voilà, les personnages, s'ils sont plutôt bien joués, sont aussi particulièrement horripilants, toujours à s'envoyer des critiques et des insultes au visage, à hausser le ton, et à réagir de manière forcée.

Et si, à la limite, ça peut être supportable dans un premier temps, cela finit par s'avérer rédhibitoire : Brian Morvant est laissé en roue libre, et lorsque son personnage finit par se calmer (malgré lui), c'est Carter qui pête un cable, et termine tout le film en mode hystérique.

Alors comme en plus le film souffre par moments d'une illustration musicale électro-dubsteb bruyante, d'un montage tout en jump cuts et jump scares, d'un dernier tiers qui se limite à de la shakycam dans une cave sombre avec un figurant déguisé en alien, et d'une conclusion pitoyable... mieux vaut éviter de perdre du temps avec ce métrage.

1.5/6 (principalement pour l'interprétation, et pour le fait que ce ne soit pas un found footage)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 138 - Cheap Thrills (2013)

Publié le 9 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Cheap Thrills :

Craig (Pat Healy), un père de famille récemment mis au chômage et menacé d'expulsion, croise dans un bar un ami d'enfance (Ethan Embry), magouilleur et criminel à la petite semaine. Rapidement, les deux hommes font la connaissance d'un couple (David Koechner et Sara Paxton) aux finances apparemment inépuisables, qui les embarque dans une suite de défis toujours plus sinistres, avec une énorme somme d'argent à la clef...

Un métrage qui commence comme un thriller à l'humour noir, et finit en torture porn sanglant rappelant fortement un Would You Rather fonctionnant un peu sur une tonalité similaire (entre autres métrages de ce style... d'ailleurs, je me demande s'il n'y a pas eu un épisode des Contes de la Crypte fonctionnant sur un principe similaire...).

Dommage alors que l'interprétation plutôt convaincante dans son ensemble (Paxton est ici un peu trop transparente à mon goût, cela dit) soit desservie par une réalisation perpétuellement flottante, et par un script qui semble souvent mener à un retournement final qui n'arrive jamais, mais qui aurait pourtant apporté quelque chose de plus à la conclusion un peu plate.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 137 - Lost After Dark (2014)

Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Lost After Dark :

Adrienne (Kendra Leigh Timmins) et ses amis de lycée - Jamie (Elise Gatien), Marilyn (Eve Harlow), Heather (Lanie McAuley), Sean (Justin Kelly), Johnnie (Alexander Calvert), Wesley (Stephan James) et Toby (Jesse Camacho) - décident de passer un peu de temps dans un chalet plutôt que de se rendre au bal du lycée. Ils "empruntent" ainsi un bus scolaire pour s'y rendre, mais lorsque celui-ci tombe en panne, ils se retrouvent en proie à un tueur sanguinaire...

Un film vendu comme un hommage aux slashers 80s, mais qui malheureusement, alors qu'il se voudrait en être un pastiche affectueux, frôle à plusieurs reprises le stade de la mauvaise parodie, voire de la copie frelatée, et manque de tout ce qui faisait le charme des films de l'époque : ici, on a droit à des meurtres décevants, fauchés et peu mémorables ; à un tueur générique et sans le moindre charisme ; à une ambiance 80s qui se limite à des coupes de cheveux et une moustache démodée ; à un récit mou et sans énergie qui met trois plombes à démarrer ; à une musique quelconque ; et, pire que tout pour les fans du genre, le tout s'avère particulièrement prude (!).

Histoire d'en rajouter une couche, le film tente aussi de jouer la carte Grindhouse au point de vue du visuel, avec une image parfois usée, un peu de faux grain, et une bobine manquante... qui ne servent vraiment à rien, puisque tout cela est beaucoup trop anecdotique, et jamais exploité de manière constructive ou homogène.

Alors comme en plus les personnages sont transparents (les acteurs font de leur mieux, mais certains sont parfois presque trop compétents pour "un slasher des années 80", notamment Robert Patrick, amusant en proviseur parano fraîchement revenu de la guerre du Vietnam), et le récit basique au possible (les quelques surprises du script, notamment la final girl, n'en sont pas vraiment, puisque Elise Gatien est la seule actrice un minimum connue de la distribution), le film finit par n'être jamais convaincant.

Parfois, le spectateur se demande si tous ces défauts ne sont pas volontaires, comme histoire de se moquer sarcastiquement d'un genre aux nombreux défauts, mais les créateurs du film le répètent partout : ce film est un hommage sincère au genre, qui tente d'imiter au mieux les films réussis de l'époque, et est dénué du moindre cynisme. Malheureusement, tout ce que l'on retient de ce métrage, c'est qu'il a autant d'intérêt que les innombrables mauvais slashers fauchés des années 80... pari semi-réussi, alors ?

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 136 - 48 Heures Chrono (2012)

Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

48 Heures Chrono (The Factory) :

À Buffalo, l'inspecteur Mike Fletcher (John Cusack) et sa partenaire Kelsey Walker (Jennifer Carpenter) enquêtent sur un tueur en série (Dallas Roberts) qui enlève des prostituées, et qui parvient constamment à échapper aux forces de l'ordre. BIentôt, Abby (Mae Whitman), la fille de Mike, est enlevée à son tour, et la vie de Mike bascule dans le cauchemar...

Un thriller de 2008, qui a mis près de quatre ans à sortir (mais uniquement en dvd) et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi.

Outre la mise en scène et la photographie assez quelconques (tout est poisseux et affreusement générique), le script est particulièrement peu inspirant : ça se traîne totalement en longueur, ça enchaîne les coïncidences et idées improbables et incohérentes, c'est plat, et ça se paye un twist final tellement débile que ça rend le film presque fascinant, à postériori :

Attention Spoilers

Jennifer Carpenter et le psychopathe sont amants, et s'il capture, viole et engrosse des prostituées dans sa cave, c'est pour fonder une famille avec elle...

Non seulement ce retournement final est à moitié téléphoné (le seul trait distinctif de Kelsey, celui qu'on nous rabâche tout au long du film, c'est qu'elle ne peut pas avoir d'enfants, et que ça la traumatise) et nous est infligé via un bon vieux flashback récapitulatif pour spectateurs débiles (®©™), mais en plus il est prétexte à tellement de moments glauques et gratuits qu'on ne peut que se dire que les intentions derrière ce film étaient de marcher sur les plates-bandes de Saw (en moins gore), et de montrer le plus possible de femmes torturées, humiliées, et souffrant le martyr.

Bref... un récit quelconque, dérivatif et générique, un twist débile, de l'exploitation gratuite et racoleuse, des personnages sous-écrits (Sonya Walger, Mae Whitman, Jennifer Carpenter...), un Cusack en pilotage automatique les 3/4 du métrage... à oublier très vite.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 135 - The Occupants (2014)

Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Occupants :

Jeune mariée et jeune maman, Lucy (Cristin Milioti) fait l'expérience, peu après avoir emménagé dans une nouvelle maison luxueuse, de phénomènes et d'apparitions étranges, que son époux Wade (Michael Rady) voit lui aussi. Assistante sociale, la jeune femme décide alors de comprendre et d'aider les esprits à l'origine de ces phénomènes surnaturels... mais ceux-ci n'ont aucune envie de se laisser faire.

Un film indépendant roublard, à très petit budget, écrit et réalisé par le scénariste de Fourmiz, et qui repose globalement sur la prestation convaincante de Milioti.

Dommage alors que le reste du film la desserve un peu : la musique est envahissante et omniprésente, l'écriture est assez peu subtile (le twist final est bien amené, mais est rendu pénible par les micro-flashbacks fréquents et par le basculement un peu trop prononcé et rapide de l'héroïne dans une hystérie parano très intense, qui met la puce à l'oreille), les effets assez médiocres, et le rendu global est assez médiocre, ce qui n'aide guère.

Quand au retournement de situation final que j'ai mentionné ci-dessus, qui fait basculer le film de "ghost movie" à "thriller psychologique diffusé sur Lifetime", il amène avec lui de multiples problèmes de cohésion interne et de vraisemblance qui nuisent un peu à son efficacité. Sur le moment, cependant, il ne fonctionne pas trop mal, malgré des flashbacks à nouveau surexplicatifs.

En somme, avec un peu plus de budget, et dans les mains d'un scénariste/réalisateur plus expérimenté, il y aurait probablement eu là un thriller psychologique convaincant et surprenant à la Identity.

En l'état, cependant, c'est un peu trop faible et fauché pour vraiment fonctionner complètement.

Un minuscule 3/6 (pour la prestation de Milioti)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 134 - Teddy, la mort en peluche (1981)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Teddy, la mort en peluche (The Pit) :

Jeune garçon de douze ans un peu autiste et maltraité par tout son entourage, Jamie (Sammy Snyders) a deux secrets : le premier, c'est qu'il parle à Teddy, son ours en peluche... et que celui-ci lui répond. Le second, c'est qu'il a découvert, au fond des bois, un puits où vivent des créatures difformes et agressives. Suivant les conseils de Teddy, Jamie va alors commencer à se débarrasser de tous ceux qui lui font du mal, en les jetant un à un dans le puits...

Un petit film d'horreur canadien méconnu et assez fauché, mais qui s'avère étrangement réussi.

Certes, tout n'est pas très bien joué ou très crédible, et le film s'éparpille, ne sachant pas s'il veut raconter l'histoire de Jamie, psychopathe en puissance, qui a des rapports étranges avec les femmes et avec sa mère ; celle des créatures du puits, qui s'échappent dans le dernier quart d'heure, et sont traquées par les autorités ; ou celle de Teddy, un ours vraisemblablement possédé, qui bouge même lorsque personne n'est la pièce avec lui (et qui bizarrement, passe un peu à la trappe au cours du récit, comme oublié par le scénariste au profit des monstres du puits).

Mais en ne se prenant pas trop au sérieux, le film parvient paradoxalement à créer de vrais moments glauques et pesants, lorsque Jamie laisse s'exprimer son côté pervers et ses hormones en folie (le jeune acteur est d'ailleurs plutôt convaincant).

On regrettera cependant que les vingt dernières minutes se fassent sans le garçon, accusant ainsi une sérieuses baisse d'intérêt, mais heureusement, Jamie refait surface pour la dernière scène, assez savoureuse.

Une bonne petite surprise, pour peu que l'on n'ait pas d'attentes démesurées.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 133 - Harbinger Down (2015)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Harbinger Down :

À bord du Harbinger, un navire de pêche navigant sur la mer de Bering sous les ordres du Capitaine Graff (Lance Henriksen), trois jeunes étudiants en océanographie découvrent une capsule soviétique engloutie, avec à son bord les résultats d'une expérience spatiale sur des tardigrades : désormais mutantes, les créatures ont appris à fusionner avec l'être humain, et à adopter des formes toujours plus indescriptibles...

Petit retour en arrière : en 2011, le remake/préquelle de The Thing faisait parler de lui en remplaçant, en plein tournage, la grande majorité de ses effets pratiques par des effets numériques, au grand dam des fans d'horreur, et de l'équipe technique du studio ADI.

En 2013, suite à la popularité de leurs vidéos-démonstrations publiées sur youtube, Alec Gillis et Tom Woodruf, d'ADI, décident de lancer un Kickstarter pour financer Harbinger Down, un film-hommage à The Thing & autres films de monstres des années 80, et qui bénéficierait d'effets 100% pratiques pour ses créatures.

Une mobilisation de 400000$ (et une participation, à hauteur, d'un producteur saoudien) plus tard, et voici ce Harbinger Down qui sort enfin, un Harbinger Down qui semble en effet sortir tout droit des années 80 : budget ultra-limité oblige, l'interprétation est très inégale (Henriksen domine aisément le tout), le script est particulièrement basique et dérivatif, et les effets sentent souvent bon le bricolage et le trompe-l'oeil en carton-pâte...

...MAIS le métrage renforce une vérité dont tous les amateurs de cinéma d'horreur ou de fantastique ont conscience : les effets pratiques ont une réalité, une corporalité et une matérialité qui fait défaut à la plupart des effets numériques et qui, instinctivement, leur permettent d'atteindre notre subconscient de manière beaucoup plus puissante.

Ou, pour faire plus simple, même si elle n'est pas plus réelle que son équivalent en CGI, une créature tentaculaire et visqueuse en latex provoquera un mouvement de recul instinctif que ne suscitera jamais une image de synthèse...

Rien que pour ça, et pour les intentions ayant mené à cette production, j'ai envie d'être indulgent avec ce film.

3/6 (même si, pour être franc, ça ne les vaut pas du tout, qualitativement parlant)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 132 - The Gallows (2015)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur, Jeunesse

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Gallows :

Vingt ans après qu'un tragique accident ait coûté la vie à Charlie (Jesse Cross), un jeune acteur, sur la scène d'un lycée du Nebraska, le département théâtral de l'établissement a décidé de remonter cette même pièce, avec une toute nouvelle distribution. Bientôt, cependant, Reese (Reese Mishler), l'acteur principal, commence à avoir le trac, et son meilleur ami Ryan (Ryan Shoos) le convainc de s'introduire dans l'amphithéâtre en pleine nuit pour saboter le décor, et empêcher la représentation. Mais l'esprit de Charlie rôde...

Au crédit de ce The Gallows, on peut tout de même citer son thème (le département théâtral d'un lycée, et les coulisses de son spectacle annuel) : c'est le genre de sujet trop peu fréquemment traité au cinéma, alors qu'une hantise dans les coulisses d'une pièce de théâtre, façon Fantôme de l'Opéra, c'est pourtant un sujet au potentiel certain.

Malheureusement, The Gallows est un found footage, un de plus, avec ses plans au camescope et en vision nocturne, majoritairement commentés en voix-off par le personnage de Ryan, un connard sarcastique et tête à claques qui s'avère très rapidement insupportable.

Non pas que les trois autres personnages principaux soient plus attachants et sympathiques, loin de là.

Et comme en plus tout le film prend place dans un lycée affreusement cliché, avec ses cliques, ses nerds à lunettes, ses jocks débiles, ses cheerleaders bimbos, ses théâtreux complexés, etc... et que le métrage ne fait tout simplement jamais peur (en partie parce qu'il est téléphoné et prévisible au possible), on se retrouve donc devant un flop mollasson qui n'apporte rien au genre, et s'avère une perte de temps pure et simple.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 131 - Area 51 (2015)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Science-Fiction

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Area 51 :

Après avoir été enlevé, une nuit de fête, par une force qu'il ne comprend pas, Reid (Reid Warner) se prend de passion pour le phénomène extraterrestre, et décide de s'introduire dans la fameuse Zone 51. Pour cela, il réquisitionne l'aide de ses deux meilleurs amis, Darrin (Darrin Bragg) et Ethan (Ben Rovner), et grâce aux informations fournies par Jelena (Jelena Nik), la fille d'un ancien employé de la base, et aux cartes d'accès d'un homme de ménage, il se lance à l'assaut de Groom Lake, sans jamais cesser de filmer cette mission suicide.

Oren Peli - réalisateur et scénariste du médiocre Paranormal Activity, scénariste de ses médiocres suites, de la médiocre série tv The River, du médiocre Chroniques de Tchernobyl, et producteur des très très inégaux Insidious - remet ici le couvert derrière la caméra et au scénario (co-écrit avec l'acteur Christopher Denham) en mettant le genre found-footage à la sauce extraterrestre.

Et c'est un splendide navet qu'il nous sert ici, un navet qui passe près de la moitié de sa durée à filmer (sans véritable justification, d'ailleurs) la préparation de la mission de ces protagonistes dude-bros, insipides et jamais vraiment convaincants ; un navet plat, générique, sans la moindre inspiration, qui rajoute au film une visite dans un strip-club qui n'a d'autre intérêt que de montrer pendant quelques instants des fesses et des seins en vue subjective, et qui, lorsque vient le moment d'investir la Zone 51, se dégonfle comme une belle baudruche faute de tension ou d'idées originales (et ce ne sont pas les quelques effets spéciaux fauchés qui changent quoi que ce soit au bilan) ; un navet qui a été tourné en 2009, et qui ne sort qu'aujourd'hui, pour des raisons on-ne-peut-plus évidentes, parmi lesquelles de nombreux problèmes de logique interne (la combinaison isotherme magiquement à la taille et aux formes de la demoiselle qui s'invite pourtant sans prévenir, par exemple) et de structure (le film finit par séparer le groupe en deux unités une fois dans la Zone 51, et par passer de l'une à l'autre, ce qui empêche la moindre montée en tension et en puissance du récit).

Même dans un genre pourtant largement nivelé par le bas, et avec une barre à franchir qui est à ras de terre, ce métrage est une belle perte de temps assez agaçante. À éviter.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 130 - Extinction (2015)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Extinction :

Après une apocalypse zombie ayant ravagé l'humanité, Patrick (Matthew Fox), Jack (Jeffrey Donovan) et Lu (Quinne McColgan), la fille de ce dernier, ont trouvé refuge dans la ville enneigée d'Harmony. Pendant neuf ans, ils y vivent ainsi, loin de tout, de tout zombie et de tout autre survivant, Patrick se laissant aller, et Jack s'efforçant, dans la maison voisine, d'offrir la meilleure éducation possible à sa fille, compte tenu des circonstances. Mais voilà que, au cours d'une sortie de ravitaillement, Patrick découvre que les morts-vivants ont évolué en une menace encore plus dangereuse qu'aurapavant...

Un film de zombies assez frustrant, car finalement pas si loin d'être relativement réussi.

Dès le début, on pense un peu à 30 Jours de Nuit pour  son environnement enneigé, et pour son sentiment d'isolation ; les personnages ne sont pas désagréables (Fox et Donovan s'en tirent bien, la fillette - qui rappelle fortement Stefania Owen, et apparaissait déjà dans Wally Lamb's Wishin' and Hopin' - est vraiment excellente), le postulat de départ est intéressant, et le parti-pris de s'attarder sur les personnages (et sur leur quotidien) plutôt que sur les zombies donne lieu à quelque chose d'un peu différent (on pense notamment à Je suis une légende).

Malheureusement, petit à petit, les défauts se font de plus en plus présents, et le film se retrouve, de plus en plus, à marcher sur les traces d'autres oeuvres plus réussies : les flashbacks sont évidents et prévisibles, les rebondissements assez convenus (comme par hasard, une survivante ; comme par hasard, un sacrifice, etc), et le rythme insuffisant plombe clairement ce film trop long (près de deux heures), qui finit par manquer de punch et d'impact.

Ce manque de punch se retrouve d'ailleurs dans la réalisation des scènes d'action, assez brouillonnes, et manquant cruellement de tension, y compris lors du siège final par les créatures.
D'ailleurs, ces créatures sont elles-aussi dérivatives, mais on saluera le fait qu'elles soient, la plupart du temps, "réelles", et pas des effets numériques (ce qui n'est pas plus mal, vu que les effets numériques sont assez moyens dans ce film).

Bref : globalement bien interprétée, cette approche intéressante du film de zombies finit par n'être qu'un métrage de plus dans le genre, prévisible et balisé. Dommage.

Un petit 3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 129 - La Maison des Ombres (2011)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Drame, Fantastique, Halloween

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Maison des Ombres (The Awakening) :

Dans le Londres des années 1920, Florence Cathcart (Rebecca Hall) est une sceptique troublée et amère qui compense la mort de son bien-aimé lors de la guerre en chassant les fantômes, et en démasquant à tour de bras les pseudos-médiums et arnaqueurs en tous genres. Un jour, cependant, Robert Mallory (Dominic West), le proviseur d'un pensionnat pour jeunes garçons, vient la trouver, pour lui demander de mener l'enquête sur la mort récent d'un de ses élèves, décédé après avoir apparemment vu un fantôme...

Un long-métrage anglais qui bénéficie d'une jolie atmosphère, d'une réalisation soignée, et d'une interprétation convaincante (notamment de Rebecca Hall)... mais qui souffre malheureusement d'un problème de taille : il donne longtemps l'impression d'avoir été vu et revu des centaines de fois, et d'être particulièrement générique, y compris au niveau de ses personnages et de leurs motivations.

Pire : arrivé aux 3/4 du film, le métrage décide d'abattre ses cartes, et d'enchaîner les rebondissements improbables, révélant ainsi des choses au sujet de l'enfant fantôme, mais aussi du passé de l'héroïne... et là, honnêtement, ça ne fonctionne pas vraiment pour moi.

C'est un toutéliage trop capillotracté, trop brouillon, et la fin too much n'aide vraiment pas à digérer le tout. D'autant qu'en prime, la musique se fait parfois un peu trop dramatique, ce qui a un effet contre-productif sur ce qu'elle illustre.

Dommage donc que le film soit en grande partie prévisible, peu effrayant et donc aussi plat, car il y avait là le potentiel de quelque chose de plus satisfaisant.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 128 - La Hantise d'Enfield (2015)

Publié le 5 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Halloween, Fantastique, Drame, SkyTV

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La Hantise d'Enfield (The Enfield Haunting) :

Durant l'été 1977, dans la banlieue de Londres, la famille Hodgson - la mère (Rosie Cavaliero), sa fille aînée Margaret (Fern Deacon), la cadette Janet (Eleanor Worthington Cox), et le benjamin Billy (Elliot Kerley) - est soudain en proie à des phénomènes surnaturels qui semble se concentrer autour Janet. Bien vite, deux enquêteurs - l'auteur Guy Playfair (Matthew Macfadyen) et Maurice Grosse (Timothy Spall), père de famille ayant perdu sa fille - investissent les lieux, et tentent de rendre sa tranquillité au foyer Hodgson...

L'affaire d'Enfield - l'une des plus célèbres "histoires vraies" de fantômes du Royaume Uni -  n'est pas particulièrement nouvelle ou inédite au cinéma/à la télévision. En 1992, le mockumentaire Ghostwatch (inspiré par Enfield) avait fait sensation sur la BBC, provoquant bon nombre de réactions paniquées du public persuadé de la réalité des faits... et en 2016, la suite de The Conjuring sera consacrée à cette affaire.

Autant dire que l'affaire d'Endfield est désormais assez connue et balisée... tout comme l'est le fait qu'elle est réputée pour avoir été un canular.

Mais pour une raison ou une autre, Sky TV a décidé, en 2015, de prendre The Conjuring 2 de vitesse, et de consacrer trois épisodes de 45 minutes à une reconstitution des "faits". Je mets des guillemets à "faits" car la chaîne a choisi de traiter Enfield comme une véritable affaire surnaturelle : dès les premières scènes, on assiste ainsi aux phénomènes surnaturels d'un point de vue objectif, ce qui supprime aussitôt le moindre doute, et éloigne progressivement la mini-série des événements réels.

Soit. C'est une approche comme une autre. Mais elle demande alors d'assurer une représentation de la menace surnaturelle qui soit particulièrement percutante et forte, si l'on veut jouer sur le terrain des films d'horreur. Problème : ici, non seulement les manifestations surnaturelles sont assez quelconques (un vieux grand-père fantômatique, dans un premier temps, qui évolue vers quelque chose de plus générique encore ensuite, à mesure que le poltergeist devient un cas de hantise), voire même parfois risibles (surtout dans le troisième épisode, avec la médium, la possession, l'"exorcisme", la horde de fantômes, etc), mais en plus, le scénariste et les acteurs semblent plus intéressés par Grosse et son travail de deuil.

Du premier au troisième épisode, tout tourne autour de ce personnage, de son incapacité à faire son deuil de sa fille et de la relation qui se noue entre lui et la petite Janet.

Là aussi, c'est une approche différente et louable (d'autant que Spall et la petite Eleanore Worthington Cox sont excellents), mais qui sabote régulièrement le côté surnaturel du tout, passé au second plan, et éclipsé par les relations de Grosse avec sa femme, qui n'apportent pas forcément grand chose à cette histoire.

Dommage, donc, que ce métrage finisse par avoir le postérieur entre deux chaises, alors que visuellement, il était très réussi, et que l'interprétation était globablement au diapason.

Mais non : jamais effrayante, jamais surprenante (on comprend très rapidement où le scénariste veut en venir avec cette histoire de deuil non achevé), et jamais vraiment émouvante, la mini-série finit par être assez quelconque et oubliable.

Heureusement que les acteurs sont là pour assurer un minimum d'intérêt.

Un petit 3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 127 - The Faculty (1998)

Publié le 5 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Science-Fiction, Comédie

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The Faculty :

Lorsque les professeurs du Lycée Harrington (Famke Janssen, Salma Hayek, Piper Laurie, Bebe Neuwirth, Robert Patrick, Jon Stewart, Harry Knowles...) commencent, un à un, à adopter un comportement étrange, un petit groupe d'élèves disparates (Jordana Brewster, Shawn Hatosy, Josh Harnett, Laura Harris, Clea Duvall, Elijah Wood) se serre les coudes, et décide de repousser ce qui s'avère être une invasion venue d'une autre planète...

Alors oui, ce film est daté.

Entre son ouverture sur du Offspring, ses effets de réalisation et de musique typiques d'un Rodriguez et d'un Beltrami encore peu assurés, son Jon Stewart encore acteur, et ses dialogues estampillés Kevin Williamson des 90s, tout ici est clairement de son époque, pour le meilleur et pour le pire.

Mais reste que cet hommage plus ou moins dérivatif à Les Maîtres du Monde et autres Invasion des Profanateurs est tout de même très sympathique, gentiment rebelle (pour vaincre les aliens, rien de tel que de la drogue dans le nez !), et plutôt attachant, notamment grâce à sa distribution très bien castée, et à ses effets "en dur", comme son énorme gloumoute tentaculaire et animatronique.

Rien d'exceptionnel ou de génialissime, mais un petit métrage d'horreur typé 90s qui remplit bien son office.

4.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 126 - Phantasm (1979)

Publié le 5 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Jeunesse

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Phantasm :

Dans une petite ville américaine, le jeune Mike (Michael Baldwin) découvre que le Tall Man (Angus Scrimm), surnom donné au fossoyeur de la ville, tue et réanime les morts sous l'apparence de sbires difformes et miniatures. Mike demande alors l'aide de son frère Jody (Bill Thornbury) et du vendeur de glaces local, Reggie (Reggie Bannister), pour lutter contre cet être surnaturel, qui contrôle des hordes de servants encapuchonnés, ainsi qu'une sphère métallique volante et meurtrière...

La franchise Phantasm fait partie de ces séries de films d'horreur que je n'ai jamais vraiment regardées, hormis le premier épisode, vu une seule fois, et dont je ne gardais absolument aucun souvenir. J'ai donc décidé, histoire de conclure l'Oktorrorfest 2015, de m'y réessayer franchement...

et puis en fait, non.

Ce premier opus m'a en effet dissuadé de continuer l'expérience : trop fauché, trop daté, une interprétation trop inégale, un script trop brouillon et des personnages pas particulièrement captivants.

Reste bien un Tall Man intéressant, une musique typique de l'époque (on pense autant à Carpenter qu'à Olfield) et un semblant de mythologie étrange et intrigante qui réussit, occasionnellement, à instaurer une atmosphère bizarre et inhabituelle.

Mais dans l'ensemble, cependant, je ne suis pas vraiment client.

2.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 125 - Always Watching : A Marble Hornets Story (2015)

Publié le 4 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Always Watching - A Marble Hornets Story :

À la recherche d'un scoop, une équipe de tv locale (Alexandra Breckenridge, Jake McDorman et Chris Marquette) découvre une maison abandonnée, ainsi que toute une série de vidéos familiales étranges, sur lesquelles une silhouette menaçante apparaît en arrière-plan. Rapidement, cependant, à mesure qu'ils visionnent ces bandes, les membres de l'équipe commencent à voir "l'Opérateur" (Doug Jones) autour d'eux, et doivent désormais résoudre cette énigme avant qu'il ne soit trop tard...

Adaptation cinématographique de la web-série Marble Hornets, qui adaptait à sa sauce le meme du Slenderman, un Slenderman qui est ici (forcément) l'antagoniste principal des trois héros.

On a donc droit à toute la panoplie (désormais devenue banale) du Slenderman : perturbations vidéo/audio, entité surnaturelle se téléportant, possessions, symboles inexplicables, vidéo en vue subjective, promenade à la lampe torche dans une forêt obscure, etc.

Problème : le tout est affreusement plat, et ne fait jamais peur. Ce qui est un peu un comble pour une adaptation de Slenderman.

Mais malheureusement, les manifestations du Slenderman sont elles-mêmes problématiques, en cela qu'elles sont formellement contre-productives : lorque l'Opérateur est sur le point d'apparaître, l'image est parasitée, et le son se coupe, ce qui a tendance à totalement désamorcer la moindre tension chez le spectateur.

Et comme en plus le script reste assez générique, le tout finit par être vraiment peu captivant, en plus d'être régulièrement mal cadré. Dommage, car le cast est sympathique. Et je reste persuadé qu'il y aurait moyen de faire quelque chose de passionnant et de prenant en jouant beaucoup plus sur la présence constante du Slenderman en arrière-plan des scènes du film, un peu comme dans It Follows.

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 124 - Unfriended (2014)

Publié le 4 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Unfriended :

Alors qu'ils discutent en ligne, Blaire (Shelley Hennig), Mitch (Moses Jacob Storm), Jess (Renee Olstead), Adam (Will Peltz), Ken (Jacob Wysocki) et Val (Courtney Halverson) sont soudain rejoints par un utilisateur inconnu, qui se fait passer pour Laura Barns (Heather Sossaman), l'une des élèves de leur classe s'étant suicidée un an plus tôt. Rapidement, la présence surnaturelle commence alors à prendre le contrôle de leurs ordinateurs, à révéler les sombres secrets des adolescents, et à les tuer, un par un...

Un film d'horreur ultra-low budget qui met ses acteurs devant des webcams, et filme un écran d'ordinateur pendant toute sa durée.

C'est malheureusement plus un concept fort qu'autre chose, et ça se ressent : en effet, si le postulat de départ est intéressant, et techniquement assez bien mené dans son illustration du monde en ligne et des réseaux sociaux, le métrage finit par être lassant, et par se limiter à un gimmick qui devient assez fatiguant et répétitif, notamment lorsque le tout devient hystérique, dans sa dernière partie.

Jamais vraiment effrayant (les meurtres sont assez risibles, je dois dire), avec des personnages peu sympathiques, et un déroulement assez prévisible (une banale histoire de cyber-harcèlement dont on devine très vite les tenants et aboutissants) : ça aurait probablement fait un moyen-métrage bien meilleur.

2.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 123 - Descendants (2015)

Publié le 4 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Musique

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Descendants :

Lorsque Ben (Mitchell Hope), le fils de la Belle (Keegan Connor Tracy) et de la Bête (Dan Payne) accède enfin au trône, sa première décision est d'amnistier les héritiers des plus grands Méchants du Royaume. C'est ainsi que Mal (Dove Cameron), la fille de Maléfique (Kristin Chenoweth), Jay (Booboo Stewart), le fils de Jafar (Maz Jobrani), Carlos (Cameron Boyce), le fils de Cruella d'Enfer (Wendy Raquel Robinson), et Evie (Sofia Carson), la fille de la Méchante Reine (Kathy Najimy) quittent l'île où ils étaient confinés pour intégrer l'école du Royaume au côté des descendants de tous les héros Disney emblématiques...

Il fut un temps où, tous les ans, Disney produisait des D-Coms d'Halloween fraîches, sympathiques et relativement amusantes. Malheureusement, entre temps, High School Musical est passé par là, changeant à jamais le profil des D-Coms du network. Désormais, les D-Coms ne sont plus que très rarement synchronisées avec le calendrier, et elles sont toutes à vocation musicale ou presque.

Je mentionne cela, car il fut donc un temps où un tel postulat de départ ("les héritiers des méchants Disney rencontrent les héritiers des héros Disney, dans un combat du bien contre le mal") aurait justement fait un parfait téléfilm d'Halloween Disney. Malheureusement, comme je le disais, High School Musical est passé par là, donc, imposant ici son réalisateur, ses morceaux insipides, ses chorégraphies, et ses chansons autotunées qui donnent envie de se pendre. Sans même parler de sa romance dégoulinante, et de ses "descendants" qui finissent tous par rejoindre le côté lumineux de la Force par le simple pouvoir des bons sentiments et de la danse. Youpi.

Oui, ce Descendants n'est rien de plus qu'un High School Musical qui ferait du cosplay (et même pas du bon cosplay, non, du mauvais cosplay à la Once Upon a Time), avec une facture technique qui ferait honte aux productions des années 90 (honnêtement, la post-synchro et le playback sont tellement mauvais, dans ce film, que je me suis parfois demandé si le budget n'avait pas été coupé en deux en cours de production, et ce de manière imprévue).

Et comme pour couronner le tout, les chiffres d'audience sont plus importants que la période de l'année (en dépit du fait que traditionnellement, chez Disney, les Méchants sont toujours mis à l'honneur à l'approche d'Halloween, que ce soit dans les parcs, ou sur le Disney Channel)... on diffuse ça en plein mois de juillet, histoire de tenter de rameuter les enfants en vacances.

Un bon gros flop bien honteux, qui se paie une reprise inaudible de "C'est la fête" de "La Belle et la Bête", et dont les rares moments de grâce proviennent de Chenoweth en Maléfique, qui se donne à fond dans son rôle, et pousse la seule chansonnette qui tienne à peu près la route.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 122 - La Malédiction des Whateley (1967)

Publié le 3 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Lovecraft, Drame

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Malédiction des Whateley (The Shuttered Room) :

Adoptée après une enfance tragique, Susannah (Carol Lynley) apprend un jour que ses parents biologiques ne sont plus, et qu'elle vient d'hériter de leur propriété, sur l'île de Dunwich, au large du Massachusetts. Accompagnée par son époux Mike (Gig Young), elle part alors pour Dunwich, où elle découvre une communauté hostile et ignorante, aux moeurs arriérées. Et tandis que le couple s'intéresse à un vieux moulin, ils sont prévenus par la tante excentrique de Susannah, Agatha (Flora Robson), de ne pas s'en approcher, car quelque chose d'étrange hante les parages...

Moui.

Je ne sais pas trop ce à quoi je m'attendais avant d'attaquer cette adaptation d'un récit de Lovecraft/Derleth... mais une chose est sûre, je ne m'attendais pas à ça.

Entre sa réalisation télévisuelle assez pataude (c'est le premier long-métrage de David Greene, réalisateur tv anglais) et datée, son interprétation très inégale, sa musique free jazz & percussions qui détruit la moindre tentative d'ambiance ou de suspense, et son script tout simplement plat et insipide, à base de paysans arriérés et de secret de famille tragiquement réaliste et quelconque, ce long-métrage est d'un ennui confondant.

Tout le mystère, l'étrange et le surnaturel de la nouvelle originelle sont ici aux abonnés absents, et avec eux, c'est tout l'intérêt du film qui s'est fait la malle.

Énorme bof, donc, pour un film qui n'est jamais à la hauteur de la nouvelle d'origine, ou même de son titre français.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 121 - Dark Was The Night (2014)

Publié le 3 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Dark Was The Night :

Lorsqu'une opération de déforestation réveille une créature menaçante, un shérif (Kevin Durand) et son adjoint (Lukas Haas) doivent organiser la défense de la communauté paniquée...

Un long-métrage qui combine le mythe du Wendigo (encore lui !) avec celui du Jersey Devil, pour en faire un film fantastique assez lent et contemplatif, plus préoccupé par ses personnages et leurs problèmes (notamment le héros, dépressif, séparé, et hanté par la mort accidentelle de son fils) que par la créature et sa menace.

C'est une optique louable, et plutôt bien interprétée, mais malheureusement, Dark Was The Night finit par être peu captivant ou stressant, d'autant que visuellement, le tout est assez terne, avec beaucoup de filtres bleutés, grisâtres ou verdâtres.

Ça manque de terreur ou d'angoisse, ça manque de rythme, le climax est un peu faiblard, la créature pas terrible, et c'est bien dommage.

2.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 120 - Les Contes de la Crypte présentent : Le Cavalier du Diable (1995)

Publié le 3 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

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Les Contes de la Crypte présentent - Le Cavalier du Diable (Demon Knight) :

Brayker (William Sadler), un ancien soldat, est le gardien d'une clef ancestrale capable de déchaîner un mal impensable sur la Terre ; poursuivi par le maléfique Collectionneur (Billy Zane), un démon charismatique voulant mettre la main sur la clef, il se réfugie dans une pension de famille, au Nouveau Mexique, où il se trouve bientôt assiégé par les forces du Mal, qui sont prêtes à éliminer tous les occupants du motel pour parvenir à leurs fins...

L'un des trois films dérivés de la série Les Contes de la Crypte, Demon Knight est aussi probablement le plus mémorable de cette trilogie officieuse, principalement grâce au charisme et à la prestation déjantée d'un Billy Zane génial en démon cabotin.

Alors certes, cela reste un long-métrage assez bancal et racoleur, et souffrant d'une réalisation et d'un montage très fauchés et télévisuels... mais c'est aussi un film de siège décomplexé, avec des monstres en latex assez réussis, et de nombreux visages familiers et sympathiques.

Ce n'est pas forcément un bon film, mais en comparaison des autres long-métrages de la série, c'est un chef d'oeuvre.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 119 - Infernal (2015)

Publié le 2 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Religion

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Infernal :

Nathan (Andy Ostroff) et Sophia (Heather Adair) se marient en apprenant qu'ils attendent une petite fille. Quelques années plus tard, cependant, il apparaît qu'Imogene (Alyssa Koerner) n'est pas une enfant normale, et qu'elle a un comportement frôlant l'autisme. Pire encore, une entité insaisissable semble hanter la fillette, et met en danger la famille...

J'ai essayé.

Vraiment, j'ai fait de mon mieux.

J'ai fait de mon mieux pour ne pas me laisser décourager par cette introduction ridicule, avec ce couple qui décide de se fiancer lorsqu'ils apprennent qu'ils attendent un bébé. Je me suis efforcé de faire abstraction de ce cadrage pourri et injustifié, de cette prise de son amateure (les dialogues sont clairement enregistrés en studio), de ces bruitages de cartoon (les criquets omniprésents, au secours !), et de ce crucifix mural ridicule qui se met à tourner au ralenti en arrière-plan pendant que des grésillements effrayants retentissent, avant que le réalisateur ne secoue la caméra pour faire croire à un tremblement de terre.

J'ai même fermé les yeux sur les dix minutes suivantes de vidéo de mariage mal cadrée, dans laquelle des invités émêchés parlent pour ne rien dire.

Et j'ai volontairement fait abstraction de ces séances insipides chez le psychiatre, toutes aussi mal cadrées et jamais justifiées par le récit.

Mais voilà. Ce mélange de found footage et de devil child (deux sous-genres avariés et surexploités du cinéma d'horreur) dure 1h40.

Et semble clairement plus intéressé par les problèmes du couple principal (jamais attachant), plutôt que par la nature horrifique de son postulat de départ.

Résultat, le film devient rapidement insupportable et soporifique, et les quelques scènes intéressantes (celles où l'on aperçoit une silhouette démoniaque gollumesque qui évolue dans la pénombre, et s'approche des membres de la famille) sont noyées dans un océan de choix techniques incompétents (le montage décousu... :facepalm:) et de scènes sans le moindre intérêt.

M'enfin j'aurais essayé, au moins.

1/6

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