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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Novembrrrfest 2015 - 193 - Hidden (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Drame

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Hidden :

Depuis qu'une épidémie mystérieuse a ravagé la surface de la Terre, Ray (Alexander Skarsgard), Claire (Andrea Riseborough) et leur fille Zoe (Emily Alyn Lind) vivent cloîtrés dans la terreur, des mètres sous la surface, dans un bunker aux vivres limités. Depuis 300 jours, ils tentent désormais d'échapper aux Respirateurs, des êtres menaçants qui arpentent le monde du dessus...

Des atours de film d'horreur post-apocalyptique pour un métrage qui s'avère un quasi-drame familial en huis-clos ne justifiant son argument fantastique que dans son dernier quart, à grands renforts de flashbacks surexplicatifs.

Enfin, quand je dis "à la toute fin", ce n'est pas tout à fait exact, puisque le spectateur perspicace se sera douté du "gros twist" de ce film, un retournement de situation qui, de mon côté, m'est venu à l'esprit dès la première mention du mot "Breathers".

Probablement parce que ce twist en question est très dérivatif de ce qui a déjà été fait dans La Quatrième Dimension ou dans Au-delà du Réel (sans même mentionner tous les Fais-moi peur et autres Chair de Poule, habitués aux retournements de ce genre)...

D'ailleurs, c'est peut-être bien ce qui m'a empêché de vraiment adherer au film : l'impression constante d'être devant un épisode d'anthologie fantastique artificiellement rallongé pour tenir 1h25, sans que le récit ou les interactions entre les personnages ne le méritent vraiment.

Non pas que ces derniers soient mal joués, loin de là (Emily Lind s'est d'ailleurs un peu calmée depuis Dear Dumb Diary, même si elle a toujours tendance à en faire un peu trop).

Mais le script peine à captiver, et certaines scènes forcées (je pense notamment à la scène de la poupée qui parle alors que les Breathers sont au-dessus du sas : un moment totalement artificiel, uniquement là pour ajouter du suspense cliché, sans la moindre finesse ; ou encore le deus ex Skarsgard, de trop) font que ce métrage reste très regardable, mais finalement assez moyen.

Un petit 3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 192 - Tremors 5 : Bloodlines (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Tremors 5 - Bloodlines :

Désormais star de son propre show de docu-réalité, Burt Gummer (Michael Gross) part pour l'Afrique du Sud en compagnie de son nouveau camérama Travis (Jamie Kennedy), afin d'y traquer un ass-blaster particulièrement agressif. Mais sur place, ils découvrent l'existence d'une race de vers souterrains locaux, plus dangereux et polyvalents que les Tremors auxquels ils sont habitués...

Tremors part en Afrique pour cet opus finalement pas désagréable, bien que flirtant beaucoup avec du meublage touristique évident (en début de film, 35 bonnes minutes sans bestiole), et avec un script assez basique, puéril (de l'humour pipi-caca récurrent), et un peu téléphoné (outre des personnages assez clichés, le récit fait énormément de mise en place évidente et surlignée pour son climax).

Mais les Graboïdes 2.0 sont visuellement très réussis (la magie des effets numériques !) et le film est donc tout à fait regardable, même s'il est toujours symptomatique de cette course en avant perpétuelle de la franchise, qui affaiblit un peu plus son postulat de départ à chaque fois qu'elle rajoute une nouvelle mutation ou une nouvelle forme à ses créatures.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 191 - The Messenger (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Drame, UK

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Messenger :

Aux yeux du reste du monde, Jack (Robert Sheehan) est dérangé. Apparemment déséquilibré, Jack parle dans le vide, noie son quotidien dans les drogues, les médicaments et l'alcool, et erre dans les rues, perdu. Mais en réalité, Jack est un médium qui parle aux morts, lesquels lui demandent constamment de l'aide, jusqu'à devenir insupportables et envahissants : de quoi faire basculer le jeune homme, qui avait coupé les ponts avec sa soeur Emma (Lily Cole) et sa famille. Mais lorsqu'il s'intéresse d'un peu trop près à Sarah (Tamzin Merchant), une présentatrice tv récemment devenue veuve dans des circonstances étranges, Jack attire sur lui une attention qui va sceller son destin...

Un long-métrage fantastique anglais qui, contrairement à ce que laisse présager sa jaquette, sa classification ou même son résumé, n'a absolument rien d'un film d'horreur.

On a en effet plutôt droit, ici, à un drame psychologique assez intrigant, principalement filmé du point de vue de Jack, et qui, en guise de structure, alterne flashbacks sur son enfance, événements présents, et sessions psychiatriques avec Joely Richardson, sessions filmées de manière assez inhabituelle, avec Jack qui parle seul tout en errant dans la nature.

Je pense que ce film devrait s'avérer assez polarisant pour ses spectateurs : ceux qui s'attendent à quelque chose de carré, avec une enquête solide, un mystère, du surnaturel, etc, en seront probablement pour leurs frais, voire même détesteront cette approche centrée sur Jack, et sur sa dépression.

La réalisation elle-même divisera, tant elle est tour à tour stylisée, expérimentale, ou réaliste, sans jamais être particulièrement facile d'accès. Reste alors l'interprétation, qui devrait cependant faire l'unanimité, car Sheehan est excellent dans son rôle.

En résumé, un drame psychologique teinté de surnaturel (le script tente de ménager l'ambiguité quant à la réalité du don de Jack, mais honnêtement, le spectateur n'est jamais dupe), qui n'est pas forcément à conseiller à tout le monde, mais qui n'est pas inintéressant pour autant.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 190 - Mirrors 2 (2010)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Mirrors 2 :

Traumatisé par sa responsabilité dans l'accident de voiture qui a coûté la vie à sa fiancée, Max (Nick Stahl) peine à retrouver une vie normale. Lorsque son père rénove et ouvre le Grand Magasin Mayflower, à la Nouvelle Orléans, Max y récupère un emploi d'agent de sécurité, mais s'aperçoit bien vite que l'esprit d'une ancienne employée (Stephanie Honoré) hante les miroirs de l'établissement, et en massacre un à un les employés. Max n'a d'autre solution que de faire équipe avec Elizabeth (Emmanuelle Vaugier), la soeur de la défunte, pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à celle-ci...

Une suite soporifique et générique du Mirrors de 2008, qui n'a quasiment rien en commun avec celui-ci et n'a pas la moindre énergie.

C'est très mal écrit, et est étrangement mal dirigé (les scènes du point de vue de l'esprit, au secours), notamment au niveau de l'interprétation, perpétuellement forcée et maladroite.

Du DTV médiocre au possible, donc, qui se paie même une scène de nu ultra-gratuite d'une ex-Disney Girl siliconée, et un duo de flics incapables totalement hors-sujet.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 189 - The Visit (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Found Footage, Halloween, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Visit :

Tyler (Ed Oxenbould) et sa soeur aînée Becca (Olivia DeJonge) sont envoyés par leur mère chez leurs grands-parents, qu'ils n'ont jamais connus, pour y passer une semaine. Là, les deux adolescents font donc la connaissance de Nana (Deanna Dunagan) et de Pop pop (Peter McRobbie), qui les accueillent à bras ouverts, mais qui, progressivement, paraissent de plus en plus bizarres. Heureusement, Becca est une apprentie réalisatrice, et avec l'aide de son frère, elle va filmer sa famille pour tenter de percer à jour le secret de ses hôtes...

Nouveau film de Shyamalan, qui a permis à ce dernier de retrouver des critiques à peu près bonnes (sans être extatiques pour autant)... mais à vrai dire, c'est toujours aussi médiocre, et ce pour de multiples raisons.

Tout d'abord, parlons du postulat de départ : pour faire simple, si le résumé ci-dessus ressemble à celui de multiples épisodes de Fais-moi peur ou de Chair de Poule ("Comment tuer un monstre", par exemple), c'est parce que c'est exactement ça. The Visit est une histoire basique, filmée du point de vue des enfants, et avec un twist après 65 minutes de film, histoire d'apporter une caution Shyamalanesque au tout... malheureusement, c'est aussi le plus gros problème de cette oeuvre.

Car un épisode de Chair de Poule fonctionne principalement parce que le jeune spectateur s'identifie immédiatement au(x) protagoniste(s) : or ici, The Visit vise un public adulte. Et il faut bien admettre que la jeune Becca - qui passe le premier tiers du film à débiter des généralités agaçantes d'étudiant en cinéma aux prétentions de réalisateur de documentaire - et son frère - le pseudo rappeur jamais drôle - sont tout sauf attachants.

Un problème d'autant plus évident que le gimmick du found footage impose une distance encore plus grande avec les évènements et les personnages : lorsque Shyamalan tente l'émotion en face caméra, ça semble forcé ; lorsqu'il joue la carte du suspense, ça tombe à plat ; et lorsqu'il tente de nous montrer à quel point les grands-parents sont bizarres, tout ce que l'on voit, ce sont deux personnes âgées à la lisière de la sénilité et/ou de la dépression.

La majeure partie des problèmes du film provient en effet de son écriture, puisque pendant une bonne heure, le film n'est jamais suffisamment drôle, jamais suffisamment inquiétant, jamais suffisamment mystérieux, jamais suffisamment subtil (les phobies des personnages, amenées de manière pataude, et uniquement là pour que les personnages en triomphent dans le climax), bref, jamais suffisamment intéressant (sans même parler de toutes ces fausses pistes que Shyamalan insère dans le script, comme pour se moquer de son propre style cinématographique).

Puis arrive le "retournement de situation" (qui manque pas mal de punch dans sa mise en images, puisque la réaction initiale de la mère semble étrangement faiblarde), et là, le film commence enfin à décoller un peu, dans ses 20 dernières minutes.

Mais il est probablement trop tard, d'autant que le métrage se termine sur un monologue bien pataud typique de Shyamalan, et sur un autre rap du gamin... autant dire que l'impression finale n'est pas particulièrement bonne.

Et d'un point de vue purement technique ? L'interprétation est convaincante, la perruque de grand-mère pas terrible, et le format found-footage n'apporte rien, ou aurait pu au moins être partiellement remplacé par un format plus traditionnel et omniscient : les plans sont tous parfaitement éclairés, les angles de caméra tous bien choisis, la caméra ne manque aucun moment important, et le tout est tellement professionnel et carré que ça détruit gentiment le postulat d'un "documentaire" filmé par deux amateurs paniqués (un problème récurrent de ce format, et rendu encore plus évident par la maîtrise technique habituelle de Manoj).

En résumé, on a un réalisateur réputé pour ses talents de réalisation et de mise en scène, qui les met de côté pour tourner un found footage plat et générique, au scénario digne d'un épisode de Chair de Poule, en moins rocambolesque et drôle. Oui, c'est mieux que ses derniers films récents, mais bon...

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 188 - Invoked (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Invoked :

Un groupe de cinq jeunes irlandais (Patrick Murphy, Ciara Rose Burke, Lynn Larkin, Craig Grainger et Aaron Gibson) décide de partir en week-end, pour Halloween, sur une petite île irlandaise, où se trouve une vieille auberge de jeunesse abandonnée. Mais peu de temps après leur arrivée, ils découvrent que de nombreux cadavres de criminels ont été enterrés sur l'île. Curieux et imbibés, les touristes tentent alors d'entrer en contact avec les esprits de ces derniers, ce qui se termine mal pour eux...

Un found-footage supposément tourné en 4 jours pour 2000€, selon le réalisateur (un réalisateur brésilien de courts-métrages et d'épisodes tv, et qui ici est à tous les postes de la production, ou presque) qui fait le tour des critiques négatives du web pour défendre son film et lui faire de la publicité.

Et honnêtement, je veux bien le croire, tant ce métrage est un navet insupportable, à la qualité d'image et au cadrage médiocres au possible, et dont les 30 premières minutes sont entièrement meublées par ces jeunes qui discutent et font les cons, sans qu'il ne se produise la moindre chose un tant soit peu intéressante.

Il faut alors attendre la barre des 53 minutes pour qu'il commence à se produire quelque chose (et ce quelque chose consiste, jusqu'à la fin du film, moins de trente minutes plus tard, en des "fantômes" qui se précipitent en courant vers la caméra pendant une fraction de seconde, et en des effets spéciaux After Effects miteux).

Bref, c'est plat, c'est générique, c'est insipide, c'est inutile, et surtout, c'est particulièrement énervant.

0.25/6 (parce que les acteurs font de leur mieux)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 187 - Navy Seals vs. Zombies (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Navy Seals vs. Zombies :

Alors que le vice-président des USA (Rick Fox) effectue un discours en Louisiane, une invasion de zombies se déclenche en ville. Aussitôt, le gouvernement dépèche une escouade de Navy Seals surentraînés (parmi lesquels Ed Quinn et Chad "Gunner" Lail) pour le secourir, lui, son équipe, et une journaliste (Stéphanie Honoré) prise au piège avec eux... mais bien vite, un objectif secondaire s'ajoute à leur mission, avec peut-être à la clef une solution à cette épidémie meurtrière.

Un DTV assez nanardesque, première réalisation d'un cascadeur devenu réalisateur, et qui cumule les tares d'un premier long-métrage (qui plus est écrit par un scénariste/producteur assez médiocre) : la réalisation est plate et molle, la mise en scène risible, le rythme inexistant, le budget est microscopique sur tous les plans (le maquillage des zombies est ultra-sommaire ; les images d'archive et de promotion de l'armée et de la navy se succèdent ; les tirs et explosions sont majoritairement numériques), et le tout sent l'amateurisme à 20 kilomètres (hormis Gunner, qui a sacrifié sa carrière à la TNA pour ce film et a un rôle un minimum étoffé, quasiment aucun des autres "seals" ne semble savoir ce qu'il fait là).

L'interprétation, d'ailleurs, est très inégale (mention spéciale à Gunner, justement, qui n'est pas calamiteux, mais nous place des pauses aléatoires à la William Shatner dans ses dialogues), pas aidée par des dialogues bancals et peu inspirés, et les quelques caméos - l'olympienne Lolo Jones, Michael Dudikoff, Molly Hagan - n'apportent pas forcément grand chose au film, si ce n'est un peu d'expérience et de crédibilité, pour ces deux derniers.

Du métrage digne de Syfy, en somme.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 186 - 13 Morts et demi (1981)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

13 Morts et demi (Student Bodies) :

Sur le campus de Lamb High sévit un tueur mystérieux, qui enferme les garçons dans des sacs poubelles, et massacre les filles avec des armes toujours plus improbables. Un tueur pervers, à la respiration haletante et lourde, à l'humour très pesant, et dont l'identité inconnue fait jaser : qui est-il ? Tout le monde est suspect.

Une parodie de slasher datant de l'époque la plus fertile pour le genre, et qui est un peu (et même beaucoup) un précurseur de la série des Scary Movie. Ce qui souligne bien tout le problème de ce Student Bodies : c'est parfois drôle, mais malheureusement, ça tourne TRÈS rapidement à vide.

À vrai dire, si le film démarre plutôt bien, de manière amusante et décalée, il s'essoufle très vite. Je n'ai pas regardé exactement ma montre, mais passé le premier tiers du métrage, celui-ci s'écroule net.

L'humour (déjà en soi très inégal selon les scènes, tour à tour original, lourd, ou inspiré) devient quasi-inexistant, et progressivement, le film se laisse emporter par sa nature de slasher, qui devient plus sérieuse et prépondérante. Non pas que Student Bodies devienne un slasher effrayant et premier degré ; mais comme les blagues récurrentes cessent de fonctionner (car épuisées), que les autres tombent à plat, et que l'humour passe donc en retrait, le sérieux prend le dessus... et avec lui, l'ennui profond et indubitable.

Le tout se finit d'ailleurs par un gros bordel final surréaliste, qui souligne un défaut étrange du film : passé ses premières minutes, ce qui fait le plus rire, ce ne sont pas les séquences ou les gags parodiant les films d'horreur et les slashers, mais plutôt les moments absurdes, lorgnant sur des parodies à la ZAZ, et qui auraient tout aussi bien pu se trouver dans un tout autre film.

Dommage, donc, mais une chose est sûre : les défauts de la franchise Scary Movie étaient déjà bien présents dans cette parodie anémique, pourtant contemporaine d'un genre bien balisé, et facile à parodier.

2.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 185 - La Nuit des Sangsues (1986)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

La Nuit des Sangsues (Night of the Creeps) :

Dans les années 50, un extraterrestre se débarrasse en urgence d'une expérience scientifique illégale : des sangsues agressives qui peuvent prendre le contrôle des corps dans lesquels elles s'introduisent. Une trentaine d'années plus tard, sur un campus, deux étudiants (Jason Lively et Steve Marshall) dégèlent par erreur un cadavre abritant les sangsues, et celles-ci commencent à envahir le campus...

Un film de créatures/zombies du réalisateur Fred Dekker, qui voulait réaliser là un pur hommage au genre, comme le prouvent notamment tous les noms des personnages, références à tous les réalisateurs de genre des décennies passées.

Malheureusement, malgré sa réputation de perle méconnue des années 80 et sa popularité certaine parmi les amateurs de genre, Night of the Creeps s'avère un film relativement décevant ; en effet, c'est un film que j'avais déjà vu, mais dont je ne conservais quasiment aucun souvenir, et pour cause : il est très oubliable.

Oui, l'introduction à base d'aliens déjantés puis façon drive-in movie des années 50 est intéressante, et les effets ne sont pas mauvais du tout... mais une fois dans les années 80, les personnages sont quasiment tous transparents au possible, le rythme est faiblard, et le métrage n'est ni vraiment drôle, ni vraiment amusant, ni vraiment effrayant...

Enfin, plus rédhibitoire encore, Night of the Creeps se termine lorsqu'il devrait plutôt commencer, alors que tous les éléments finissent par être en place pour donner quelque chose de fun : les quelques sangsues survivantes se faufilent dans un cimetière, prêtes à ranimer les cadavres du coin, et les aliens sont de retour afin de les arrêter. C'est ce film-là que je voudrais voir, moi, pas celui dans lequel des étudiants transparents et génériques tentent de survivre tant bien que mal à quelques zombies...

Dommage que le script se soit arrêté là.

2.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 184 - Last Shift (2014)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Last Shift :

Jessica Loren (Juliana Harkavy), une fliquette débutante, reçoit sa première mission : monter la garde pendant une nuit entière dans un ancien commissariat sur le point de fermer ses portes, en attendant qu'une équipe vienne débarrasser les lieux des dernières preuves biologiques restant encore en stock. Mais malheureusement pour la jeune femme, les esprits d'un dangereux gourou sanguinaire et de ses victimes hantent encore les lieux...

Un film d'horreur indépendant qui reprend un peu Assaut de John Carpenter, pour en faire un film de fantômes et d'apparitions plutôt efficace, un huis-clos porté à bout de bras par l'interprétation toujours convaincante de Juliana Harkavy.

De plus, si le film semble initialement progresser dans une direction assez redondante (après les premiers bruits et les premières visions cauchemardesques, on se dit que ça va vite devenir répétitif), le script a la bonne idée de faire intervenir d'autres esprits plus "protecteurs", qu'ils aient une forme physique (le collègue du père) ou uniquement vocale (le père, justement) : ça donne un peu de variété et d'originalité au déroulement du métrage, et ça étoffe un peu le background du récit, sans trop verser dans l'exposition forcée.

Le film a néanmoins ses limites, et elles sont celles du budget : les maquillages et les effets gores ne sont pas forcément ultra-convaincants ou réalistes, et le huis-clos finit par épuiser toutes les techniques et astuces du réalisateur (déjà à l'oeuvre sur Dread, l'adaptation de Clive Barker), ce qui laisse très nettement apparaître les faiblesses du métrage dans son dernier quart, assez brouillon et bordélique.

Reste que le concept est intéressant, l'interprétation impeccable, et que le film n'est jamais trop long ou trop mou pour ennuyer. Sympathique, donc.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 183 - Horreur à Volonté (1970)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Lovecraft

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Horreur à Volonté (The Dunwich Horror) :

Expert occultiste, le Dr. Henry Armitage (Ed Begley) se rend au vieux manoir Whateley, à Dunwich, pour tenter d'y retrouver la jeune Nancy Wagner (Sandra Dee), une étudiante qui a disparu la veille. Accompagné d'Elizabeth (Donna Baccala), une amie de Nancy, Armitage tombe face à face avec Wilbur (Dean Stockwell), l'héritier de la famille Whateley, un puissant sorcier qui tient Nancy sous sa coupe, et qui veut la sacrifier aux Anciens Dieux exilés...

Une production Roger Corman qui adapte "L'abomination de Dunwich" de Lovecraft, dans un film typiquement 70s, avec des cultistes hippies gentiment ridicules, et des effets visuels psychédéliques.

Franchement pas un métrage très convaincant, pour de nombreuses raisons, à commencer par l'interprétation de deux des personnages principaux : Nancy, faible, sans défense, et sans la moindre présence à l'écran, et Wilbur, interprété par un Dean Stockwell apparemment dans un état second, comme sous tranquillisants (ou sous substances illicites).

Et cette anémie étrange se répercute dans tout le reste du film, qui s'avère affreusement lent et soporifique.

On notera un générique de début animé, assez joli (mais assez déplacé), et des matte paintings et autres décors plutôt réussis, ce qui assure au film un certain cachet visuel. Malheureusement, ça s'arrête là, et cette Dunwich Horror s'avère un portage à l'écran raté de plus au catalogue des adaptations cinématographiques de Lovecraft.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 182 - Hellions (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Hellions :

Dora (Chloe Rose), une adolescente totalement normale, découvre le jour d'Halloween qu'elle est enceinte de quatre semaines. Paniquée, elle rentre chez elle et, tandis que sa mère et son frère vont faire la tournée des maisons pour récolter des bonbons, elle reste seule. Bien vite, cependant, des enfants étranges et menaçants viennent frapper à sa porte, avec une seule demande : le bébé de Dora, qui grandit de manière précipitée et surnaturelle dans son ventre...

Un long-métrage canadien (du réalisateur de l'intéressant Pontypool) particulièrement frustrant et décevant, pour une raison toute simple : pour chaque bonne idée ou image marquante, il y a là une mauvaise idée et une image ratée.

Pour faire simple, ce Hellions marche directement dans les traces de l'excellent Trick'r'Treat, mais en adoptant une approche particulièrement onirique et... hum... psychédélique.

Il en résulte un film d'Halloween plutôt réussi visuellement, musicalement (l'ambiance sonore est excellente, notamment grâce à la bande originale composée de choeurs enfantins sinistres chantant des gnagnagnagnagnagnaaaaa entêtants), et finalement assez fascinant... mais aussi bourré de défauts très évidents.

Commençons par le plus évident : en s'ouvrant sur Dora dans un hôpital, affaiblie et malade, et s'approchant de la fenêtre de la maternité, les enjeux de tout le métrage tombent immédiatement à l'eau, puisqu'on comprend aussitôt que Dora va survivre à tout ce qui pourra arriver ensuite. D'autant que, pour en rajouter une couche, le film insiste régulièrement et très lourdement sur le fait que tout pourrait bien n'être qu'un rêve de Dora, une hallucination, bref, une grosse métaphore de ses peurs et de ses craintes vis à vis de sa maternité imprévue.

On se retrouve donc avec des scènes oniriques à répétition, des réveils en sursaut, des illusions et autres hallucinations, qui imposent une distance sérieuse entre le spectateur et ce que l'on voit à l'écran : puisque l'on ne peut rien prendre pour argent comptant - et surtout pas la menace des diablotins -, et puisque l'on s'attend constamment à découvrir que l'on regarde une séquence onirique, impossible d'éprouver la moindre peur ou angoisse pour les protagonistes du récit.

Ces problèmes de structure et de choix narratifs handicapent donc sérieusement ce Hellions, tout comme le filtre rosâtre assez laid utilisé pour 70% des images du film, servant à illustrer le caractère onirique des scènes, et, plus prosaïquement, à cacher le fait que la majeure partie du métrage a été tournée en nuit américaine.

Idem pour les nombreux effets de montage, de flou, d'accéléré, de colorisation, etc, qui appuient encore le surréalisme de cette oeuvre, mais finissent par ressembler à des techniques de meublage pour un récit qui perd rapidement en cohérence et en intérêt.

(accessoirement, ce manque de structure et ces effets visuels permettent au réalisateur de ne pas trop se soucier de la continuité et des détails, comme par exemple l'empreinte sanglante laissée sur la robe de Dora en début de film, et qui n'est jamais deux fois la même en fonction des scènes ; erreur de continuité, ou manifestation délibérée du caractère irréel du récit, le résultat est le même : ça se remarque.)

Et si l'on finit par se laisser un peu emporter par le métrage, c'est bien en dépit de son script, et de ses personnages sous-développés (mention spéciale à Robert Patrick, uniquement là pour servir de vecteur d'exposition à mi-film, et qui repart aussitôt).

Pire : de temps en temps, de très mauvaises idées surgissent, et arrachent le spectateur à cette ambiance étrange et malgré tout prenante. Ici, quelques images d'une ferme d'alpagas dans la campagne ; là, des images pseudo-échographiques du bébé monstrueux qui grandit dans le ventre de Dora ; là encore, une course dans un champ de citrouilles qui explosent dans des détonations numériques immondes ; ou encore un reflet dans un miroir, qui mange un foetus en plastique au bout d'une fourchette...

C'est d'autant plus frustrant que le film regorge d'idées visuelles et de plans splendides typiques d'Halloween, et que les diablotins ont un design et une présence indubitablement réussis et marquants (même si l'un d'entre eux lorgne très fortement sur le Sam de Trick 'r' Treat).

Mais tout cela est dilué dans cette overdose de surréalisme et d'onirisme sibyllin, qui finit par être épuisant pour le spectateur, et dans laquelle le récit se perd jusqu'à n'aller nulle part, sa conclusion énigmatique achevant de frustrer et d'agacer.

Le même soin apporté au visuel, avec un script plus fort, et on tenait là un nouveau classique d'Halloween. Là, malheureusement, c'est un coup pour rien.

2.5/6 (principalement pour l'ambiance et pour la direction artistique - teinte rosâtre exceptée)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 181 - Pay The Ghost (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Fantastique, Halloween, Drame

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Pay The Ghost :

Le soir d'Halloween, alors qu'il se promène avec son fils dans une foire de rue new-yorkaise célébrant l'événement, le professeur de littérature Mike Lawford (Nicolas Cage) lâche la main de son enfant pendant une fraction de seconde, et s'aperçoit alors que ce dernier a disparu. Désespéré, et rendu responsable de cet enlèvement impossible par sa femme (Sarah Wayne Callies), Mike va alors tout faire pour retrouver son fils, mettant en péril sa carrière et sa santé mentale, pour mener une enquête dans le passé de la ville, et s'intéresser aux superstitions celtes les plus obscures...

Un thriller surnaturel assez dérivatif, plat et convenu, ce qui fait de Pay The Ghost un métrage parfait pour une soirée d'Halloween où l'on est plus occupé à creuser sa citrouille et à calmer ses enfants surexcités qu'à suivre un film compliqué.

Ici, tout est en effet assez prévisible et mécanique : le script se déroule sans surprises, les jump scares sont souvent téléphonées, l'écriture est un peu simpliste et maladroite (les grosses séquences d'exposition - dont une faite par une institutrice païenne qui célèbre des rituels celtes en ville... mwé - sont gentiment forcées), et il n'y a vraiment rien de mémorable dans tout cela.

Mais comme Cage se donne à fond (ce qui fonctionne assez bien ici, bien qu'il soit en terrain connu), et qu'il y a quelques images et idées intéressantes, ne soyons pas trop durs avec ce Pay The Ghost...

2.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 180 - Une Nuit Infernale (1981)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

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Une Nuit Infernale (Hell Night) :

Avant de pouvoir rejoindre la confrérie Alpha Sigma Rho et sa sororité jumelle, quatre jeunes étudiants (Linda Blair, Vincent Van Patten, Peter Barton et Suki Goodwin) doivent passer une nuit complète dans le manoir Garth, où la légende veut que toute la famille Garth ait été massacrée par l'un des leurs. Mais alors que les responsables de la fraternité pensent pouvoir terroriser les quatre candidats grâce aux nombreux effets spéciaux installés par leurs soins dans le manoir, il s'avère que la famille Garth n'a pas été totalement massacrée, et qu'un représentant particulièrement agressif hante les couloirs du manoir familial...

Un slasher typiquement 80s, sorti quelques années après le Halloween de Carpenter, en plein boom du slasher movie, qui ici est marié à une ambiance pseudo-gothique, dûe à la présence du manoir et des tenues anachroniques des protagonistes (qui lui donnent d'ailleurs un air d'Halloween sans l'être).

Bien qu'étant assez joliment filmé et mis en images, le film en lui-même n'est pas très intéressant : lent, partiellement censuré, et moyennement interprété, il souffre d'une Linda Blair au personnage particulièrement passif et inintéressant, malgré le capital sympathie de l'actrice.

Pire, certaines scènes frôlent le ridicule, et deviennent même comiques sans le vouloir, comme cette escalade interminable et ultra-dramatique de la grille du manoir.

Malgré cela, le film est devenu culte auprès d'un certain public, et a même inspiré d'autres métrages, dont le récent Ghost Squad, qui en est un peu son pendant familial.

En ce qui me concerne, cependant, Hell Night est trop long pour son propre bien, pas assez marquant ou original, et tout simplement pas franchement convaincant, donc, même pour son époque.

2/6 (principalement pour la photographie, les décors et l'atmosphère du tout)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 179 - Some Kind of Hate (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse

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Some Kind of Hate :

Métalleux-gothique-émo maltraité par son père biker et par des lycéens de son établissement, Lincoln (Ronen Rubinstein) finit par se rebeller, et par être envoyé à la Mind's Eye Academy, un camp de redressement pour adolescents difficiles, situé en plein désert et dirigé par un gourou excentrique (Michael Polish). Là, Lincoln sympathise avec Isaac (Spencer Breslin), s'entiche de Kaitlin (Grace Phipps), et s'attire l'hostilité de Willie (Maestro Harrell), qui le harcèle alors. Mais Lincoln est un pacifiste, et malgré les encouragements de Kaitlin, il refuse de se défendre : sa souffrance et sa colère vont alors s'accumuler, jusqu'à ramener à la vie Moira (Sierra McCormick), l'esprit vengeur d'une pensionnaire instable et suicidée...

Un film assez générique et médiocre, qui prend le sujet du harcèlement chez les adolescents, pour en faire un drame surnaturel gentiment racoleur, sans la moindre tension ni le moindre rythme (la première manifestation fantomatique ne se produit qu'au bout d'une bonne demi-heure).

Il y a bien des meurtres (très) sanglants dans le dernier tiers du film, mais le tout manque tellement d'énergie, d'intérêt (notamment au niveau de son acteur principal, une sorte de Jon Snow grand, athlétique, dépressif et rasé de près, mais qui joue assez moyennement et n'est pas un instant crédible en ado harcelé ; et de son esprit vengeur, qui est plus larmoyant et geignard que menaçant), et est tellement pataud sur tous les plans (la scène de mutilation semi-saphique, :soupir: ; le fait d'utiliser l'auto-mutilation et le suicide comme des gimmicks gratuits dans un film frôlant l'exploitation, idem ; Moira qui avance au ralenti parmi les cadavres sur fond de musique classique, encore pire) qu'en moins de 80 minutes, on a pourtant le temps de s'ennuyer.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 178 - Cooties (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

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Cooties :

Lorsqu'une intoxication alimentaire transforme tous les enfants d'une école en zombies sanguinaires, les professeurs survivants (Alison Pill, Elijah Wood, Rainn Wilson, Nasim Petrad, Jack McBrayer...) doivent unir leurs forces pour résister à cet assaut... et pour ne pas s'entretuer pour des mesquineries.

Assez déçu par cette comédie horrifique qui avait pourtant un certain potentiel, et qui possède une distribution franchement sympathique.

Et c'est ce cast sympathique qui, paradoxalement, est l'une des premières raisons de ma déception : tous les personnages sont des caricatures éculées et évidentes, surtout le bedonnant Rainn Wilson en prof de sport loser qui sort avec l'adorable Alisson Pill. D'un côté, on sent que le personnage était initialement écrit pour un acteur athlétique et séduisant, du genre d'un James Marsden ou Channing Tatum, et de l'autre, on sent aussi que Rainn Wilson a sérieusement influencé le métrage en cours de tournage, au point d'en devenir la vraie star, et de totalement éclipser Elijah Wood.

Problème, donc, quand en lieu et place d'un personnage crédible, on ne voit plus que Wilson, ainsi que l'arrogance et la vantardise de son personnage de The Office, mâtiné de Kenny Powers...

Cela dit, même sorti des personnages, le script reste assez décevant, car très balisé et basique, notamment dans les interactions des protagonistes, dans les événements, et dans les dialogues : on se retrouve donc devant un métrage assez prévisible, avec des personnages quelconques, et dont le rythme est très inégal ; pire, le concept de départ, se prêtant assez bien à un court métrage (voire à un moyen métrage, ou à une comédie délirante à la Poultrygeist), finit par s'épuiser, et les dix dernières minutes semblent alors vraiment de trop, comme rajoutées à l'arrache pour prolonger un peu le tout de manière totalement superflue.

En résumé, un film qui n'est pas forcément suffisamment drôle pour être une comédie mémorable, pas forcément suffisamment gore et corrosif pour être un film d'horreur mémorable, pas forcément suffisamment bien rythmé pour être un film (tout court) mémorable, et ce malgré une distribution attachante (mais jamais très bien exploitée).

Et pourtant... je ne me suis pas vraiment ennuyé, ni n'ai trouvé le tout insupportable. C'est tout simplement une comédie d'horreur assez moyenne et oubliable, qui manque de punch et de mordant (sans mauvais jeu de mots) et ça, c'est vraiment dommage.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 177 - Simetierre 1 & 2 (1989 & 1992)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse

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Simetierre (Pet Sematary) :

Lorsque le chat familial est renversé par une voiture, Louis Creed (Dale Midkiff) apprend de la bouche de son nouveau voisin Jud (Fred Gwynne) qu'il existe, non loin du cimetière pour animaux tout proche, une ancienne terre sacrée indienne où les cadavres enterrés reviennent à la vie. Mais lorsque Church, le chat, revient de lui-même au domicile familial après sa résurrection, il n'est plus lui-même, et se montre plus agressif et violent qu'avant. Pourtant, quand son jeune fils Gage (Miko Hughes) connaît un sort funeste, Creed n'hésite pas un seul instant, et ramène son enfant à la vie... sans se douter que cela risque de lui coûter la sienne.

Déception ! L'idée de base de ce récit est bonne, mais elle est finalement très mal exploitée (que ce soit du fait de King qui adapte ici son propre roman, ou des coupes que Hollywood lui ont imposées).

D'un point de vue technique, tout d'abord : la réalisation est assez quelconque et pataude, le rythme est un peu trop mollasson pour ce récit assez balisé et convenu, et l'interprétation est très inégale sur tous les plans, avec un couple principal dont on ne ressent pas assez l'affection ou l'unité familiale.

Résultat, lorsque le spectateur est supposé se ranger du côté du héros, et comprendre son déchirement à l'idée de perdre son fils, le tout tombe assez à plat.

D'autant que le scénario, dans sa forme finale, est assez brouillon, parasité par des visions fantômatiques à la Loup-Garou de Londres (qui tombent totalement à plat), et faisant l'impasse sur des éléments qui auraient pu expliquer les motivations de certains personnages.

Et tout ça, sans même mentionner les moments qui font plus rire que peur, comme les flashbacks sur la soeur de Denise Crosby (et son maquillage immonde), ou encore toute la fin, lorsque le film vire à l'ersatz de Chucky, et que Midkiff se bat au corps à corps contre un Miko Hughes qui montre les dents et semble ne pas comprendre ce qu'on lui demande de faire...

Bref, une adaptation de King assez médiocre, (qui, pour le coup, mériterait un remake), aux personnages froids et peu attachants, et au déroulement assez prévisible.

2.25/6

Simetierre 2 (Pet Sematary Two) :

Fils d'une actrice (Darlanne Fluegel) ayant récemment trouvé la mort sur un plateau de tournage, Jeff (Edward Furlong) retourne s'installer avec son père vétérinaire (Anthony Edwards) dans sa ville natale, où il rencontre Drew, un nouvel ami (Jason McGuire), mais subit le harcèlement des brutes de l'école. Un jour, Gus (Clancy Brown), le beau-père violent et agressif de Drew, abat le chien de ce dernier : en compagnie de Jeff, Drew va alors ressusciter son chien en l'enterrant sur le territoire sacré indien voisin. Mais bien vite, la situation échappe à tout contrôle lorsque la réanimation du chien entraîne la mort de Gus... les enfants paniquent alors, et réaniment à son tour ce dernier, déclenchant une réaction en chaîne improbable qui va détruire les familles de Jeff et Drew.

Une suite réalisée par Mary Lambert, déjà responsable du premier opus, et qui choisit de délaisser l'approche familiale pour adopter une approche "film d'Halloween pour enfants", ou du moins, "film tourné du point de vue des enfants". Ce qui fonctionne nettement mieux, niveau identification du spectateur aux personnages, que la famille artificielle et peu crédible de Simetierre. Ici, on compatit avec les deux protagonistes, on comprend les épreuves qu'ils traversent, et pendant les deux tiers du film, cela donne un métrage nettement plus réussi que son aîné.

Du moins, si l'on fait abstraction de la réalisation moyenne, des quelques scènes "adultes" (de la nudité stupide et inutile, qui semble là pour remplir un quota) déplacées, et surtout de l'illustration musicale semi-rock, semi-orchestrale, envahissante, datée, et régulièrement hors-sujet (au point de sérieusement tirer le film vers le bas).

Et puis aux deux tiers du film, lorsque Clancy Brown revient d'entre les morts en zombie goguenard, le film se transforme en quasi-slasher, avec Brown en boogeyman ; le script commence à paraître précipité, à enchaîner quelques ellipses étranges (des coupes au montage ?), et il finit par devenir un défilé de zombies réanimés un peu grotesque, retrouvant rapidement les sentiers battus du genre.

Pour finir, Simetierre 2 se paie enfin un générique très risible, en forme de "in memoriam", avec les visage muets de tous les personnages morts qui défilent à l'écran, les uns après les autres... ce n'était ni fait ni à faire.

En somme, une suite qui, en passant le script original par le filtre de l'enfance, aurait pu donner quelque chose d'intéressant (et de nettement supérieur à l'original) si elle avait tenu la longueur.

En l'état, c'est à peine moins mauvais et oubliable.

2.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 176 - Visions (2015)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Thriller

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Visions :

Encore traumatisée par un accident de voiture durant lequel le bébé d'un autre couple a trouvé la mort, Julia (Isla Fisher) et son époux David (Anson Mount) décident de changer d'environnement, et d'acheter un vignoble californien. Mais rapidement, alors que Julia tombe elle-même enceinte, elle commence à avoir des visions étranges et inexpliquées. Bien vite, malgré les explications rationnelles de son époux, de son médecin (Jim Parsons), et de sa nouvelle amie (Gillian Jacobs), la future maman se persuade qu'un sort funeste attend son couple...

Une thriller fantastique apparemment resté sur le banc de touche pendant un an suite aux mauvais retours de projections-tests, ce Visions s'avère effectivement assez quelconque, dans le genre.

Pas forcément calamiteux - l'interprétation est compétente, et la réalisation honorable - mais le plus gros du métrage ronronne particulièrement, répétant le "schéma enquête de Julia/vision accompagnée d'un gros-jump-scare-qui-fait-peur/proches de Julia qui tentent de la rassurer" jusqu'à l'écoeurement. Ce qui est d'autant plus agaçant qu'on voit venir les jump scares à trois kilomètres, et que ceux-ci deviennent rapidement énervants et saoulants.

Ajoutez à cela un Anson Mount absolument pas charismatique ou attachant dans le rôle du mari, des visages connus qui n'apportent rien à leurs rôles secondaires (Parsons, Longoria, DeLancie), et une fin un peu catapultée, qui fait suite à un double twist de fin pas désagréable, bien que dérivatif (le premier twist, notamment, a eu la malchance d'arriver juste après que j'aie vu The Diabolical, au postulat assez similaire), et l'on se retrouve avec un thriller très oubliable, malgré son interprète principale toujours sympathique.

2.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 175 - The Willies (1990)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Anthologie, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Comédie

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Willies :

Deux frères, Kyle (Jason Horst) et Josh (Joshua Miller) retrouvent leur cousin Michael (Sean Astin) auprès d'un feu de camp, pour se raconter des histoires effrayantes : celle d'un enfant qui découvre que l'homme de ménage de son école est un monstre carnivore, et celle d'un petit gros antipathique qui collectionne les mouches mortes, et qui finit par entrer en possession d'un super-engrais exceptionnel...

Une anthologie horrifique pour les plus jeunes, dont tous les segments ont deux points communs : ils sont particulièrement mal rythmés et mollassons, et l'interprétation est particulièrement médiocre et inégale.

Ajoutez à cela des récits très prévisibles, et un rendu global assez amateur (la créature des toilettes n'est pas vilaine, mais les mouches géantes sont risibles), et l'on se retrouve face à une métrage très dispensable, qui ne plaira probablement qu'aux moins exigeants (ou aux jeunes enfants). Le clin d'oeil aux Goonies n'est pas désagréable, cela dit.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 174 - The Diabolical (2015)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Thriller

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The Diabolical :

Madison (Ali Larter), une mère célibataire, vit avec ses deux enfants Jacob (Max Rose) et Haley (Chloe Perrin) dans une maison hantée par des phénomènes étranges, face auxquels les spécialistes en paranormal sont impuissants : éclairs lumineux, apparitions menaçantes, objets en mouvement... le trio peine à gérer son quotidien, ainsi que les excès de violence de Jacob, et les difficultés financières de la famille. Bientôt, la fréquence des apparitions augmente alors qu'une entreprise se propose de racheter la maison pour la raser, et Madison se tourne vers son petit-ami Nikolai (Arjun Gupta), un physicien, pour tenter de résoudre ce mystère...

Un film assez sournois, et pas inintéressant du tout.

 

(attention, gros spoilers)

Je dis sournois, car d'un postulat typiquement "poltergeistien", le métrage passe progressivement à quelque chose de nettement moins prévisible : un thriller de SF, à base de conspiration et de voyages temporels.

Car les esprits qui hantent la famille de Madison ne sont pas des fantômes ou des forces du mal, mais des prisonniers issus du futur, et utilisés illégalement dans le cadre d'expériences de voyage temporel, menées par la firme qui, dans le présent, employait le petit ami de Madison. Cette même firme qui tente, dans le présent, de racheter le terrain pour y construire son laboratoire de recherche, et y mener ses expériences.

Des expériences qui tournent mal pour la plupart des prisonniers (d'où leur aspect difforme et écorché)... sauf pour un : le fils de Madison, qui après la mort de sa mère durant cette hantise, perd totalement pied et devient un criminel.

On se retrouve donc devant une boucle temporelle, avec les événements du futur qui "hantent" les événements du présent, lesquels mettent en place les événements du futur, etc.

(fin des spoilers)

 

Le tout est plutôt bien joué (les enfants sont très sympathiques), la réalisation et la photographie sont solides, et ce script relativement original donne lieu, au final, à un long-métrage intéressant, même si pas totalement maîtrisé (le script aurait pu être élagué de certains personnages secondaires, et autres distractions).

Une bonne surprise.

4/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 173 - Liar, Liar, Vampire (2015)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Nickelodeon, Jeunesse, Comédie, Fantastique

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Liar, Liar, Vampire :

Fraîchement arrivé dans la banlieue de Seattle, Davis Pell (Rahart Adams) redoute son premier jour dans son nouveau lycée, malgré le soutien de la sarcastique Vi (Brec Bassinger), sa nouvelle voisine. Par un étrange concours de circonstances, cependant, Davis est pris pour un vampire tout droit sorti de Twilight par Cailtyn (Tiera Skovbye), la fille la plus populaire du lycée, qui s'entiche aussitôt de lui. Davis va désormais devoir faire de son mieux pour ne pas briser l'illusion et, avec l'aide de Vi, il va s'efforcer de coller le plus possible à l'image de ces vampires de pacotille pour midinettes. Mais le Baron Von Awesome (Alex Zahara), chasseur de vampires auto-proclamé, est à ses trousses...

Un téléfilm Nickelodeon d'Halloween, assez générique et prévisible, mais pas désagréable.

Le problème principal de ce métrage, en fait, c'est d'avoir choisi son acteur principal en fonction de son rôle de vampire et pas de son personnage "normal". On se retrouve donc avec un beau brun ténébreux, athlétique et à l'accent exotique, dans le rôle d'un loser timide qui n'a jamais eu de copine et qui fait semblant de se battre contre des ninjas dans son jardin, à la manière du Star Wars Kid. Tout cela sans le moindre effort fait pour lui donner des airs de dork.

Ce qui pose forcément des problèmes de crédibilité, et n'aide pas non plus à s'attacher aux personnages, dont les interprètes (malgré leur énergie) sont tous plus ou moins transparents.

En résumé, une semi-parodie de Twilight qui arrive un peu tard, qui donne l'impression d'être un premier jet de scénario, et qui aurait bénéficié à mettre l'accent sur ses moments absurdes (le "staring contest" final) plutôt que sur les passages obligés des téléfilms pour ados (la romance contrariée, le numéro musical, etc).

Ça reste néanmoins regardable pour ce que c'est, et suffisamment rythmé pour obtenir la moyenne.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 172 - The October Society's Tales of Halloween (2015)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Thriller, Drame, Anthologie

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The October Society's Tales of Halloween 2015 :

Dans une petite ville tranquille, le soir d'Halloween, monstres, tueurs et autres démons se déchaînent, au cours de dix segments mélangeant humour et frissons...

Une anthologie d'Halloween qui joue fortement la carte de la nostalgie et du fan-service, avec Adrienne Barbeau qui sert de fil conducteur en narrant le tout en voix off, depuis le micro d'une station de radio.

Sweet Tooth (Dave Parker) :

Frustré par des parents égoïstes lui volant tous ses bonbons à chaque retour de la tournée d'Halloween, Timmy a fini par les massacrer et, désormais accro aux sucreries, il éventre à tour de bras les enfants pour récupérer les bonbons qu'ils obtiennent le soir du 31 Octobre, à moins que ces derniers ne lui laissent quelque chose sur le pas de leur porte...

Un segment façon légende urbaine racontée à un enfant, gentiment gore mais fauché, avec caméos de Greg Grunberg et de Clare Kramer à la fin. Très moyen et prévisible. 3/6

The Night Billy Raised Hell (Bousman) :

Un enfant déguisé en diablotin se fait convaincre par sa soeur et son petit ami de jeter des oeufs sur la maison d'un sinistre voisin (Barry Bostwick), qui s'avère être un véritable diable ; il se fait cependant prendre sur le fait et doit l'accompagner dans sa tournée, une tournée sanglante et criminelle.

Un segment typique de Bousman : c'est flashy, ultra-bariolé, avec des néons, du fluo, des bruitages de cartoon, ça surjoue dans tous les sens, et ce n'est ni drôle ni effrayant. Avec en prime un caméo creux d'Adrianne Curry, et un rebondissement final éventé dès le début de la tournée, de par la seule silhouette du diablotin. 1.5/6

Trick (Adam Gierasch) :

Deux couples de trentenaires passant la soirée d'Halloween ensemble sont soudain confrontés à des enfants tueurs, qui s'en prennent à eux... non sans raisons.

Je n'étais pas du tout convaincu au début, notamment parce que les effets n'étaient pas très réussis, mais en fin de compte, ça passe, et le rebondissement final est sympathique. 3.25/6

The Weak and The Wicked (Paul Solet) :

Un adolescent masqué tente de se venger d'un trios de brutes responsables de la mort de sa famille, il y a de cela des années... et il a recours au surnaturel.

Pas du tout convaincu par ce pastiche de Sergio Leone transposé dans un milieu moderne et urbain, avec des adolescents, des bmx, de la GoPro, et du trash/grindcore en guise de musique. La créature, dans son unique plan, fait assez cheap. 2/6 pour Grace Phipps.

Grim Grinning Ghost (Axelle Carolyn) :

Une jeune femme peureuse rentre seule chez elle la nuit d'Halloween, et est suivie par une présence maléfique.

Bien filmé, et le caméo de Lin Shay fait toujours plaisir, mais c'est très (trop) classique, et la conclusion manque de punch. 3/6

Ding Dong (Lucky McKee) :

Un couple incapable d'avoir des enfants voit sa vie changer lorsque le caractère violent de la femme prend le dessus de manière surnaturelle...

Pas du tout aimé, surjoué et cartoony, ni drôle ni effrayant, simplement grotesque, avec en plus un traitement métaphorique de la violence conjugale assez pataud. 1/6

This Means War (John Skipp & Andrew Kasch) :

Voisin contre Voisin/La Guerre des Guirlandes, mais version Halloween, en plus sanglant, forcément.

Prévisible et surjoué au possible, mais pas désagréable, et pas sérieux du tout. Trop court pour être vraiment efficace, cela dit. 3.25/6

Friday the 31st (Mike Mendez) :

Un clone de Jason Voorhees traque une jeune femme à Halloween, mais soudain, quelque chose d'improbable se produit...

Forcément de la grosse déconne pas sérieuse, avec un alien en stop-motion, un Jason-like débile au possible, une possession Evil Deadienne, etc... mon préféré. 4.5/6

The Ransom of Rusty Rex (Ryan Schifrin) :

Deux criminels enlèvent un enfant durant Halloween pour demander une ranson à son père, mais l'enfant s'avère plus dangereux que prévu...

Sam Witwer en kidnappeur, John Landis en "père", dans un segment très prévisible, là encore, mais pas forcément désagréable une fois qu'il vire au grand n'importe quoi. Rien d'exceptionnel, cela dit. 3.5/6

Bad Seed (Neil Marshall) :

Une citrouille tueuse fait un carnage, arrachant tête après tête sur son passage, et une fliquette mène l'enquête...

Un segment qui sert de semi-toutéliage général pas très sérieux (difficile d'être sérieux avec une citrouille en latex un peu cheesy qui mâchonne la tête d'acteurs qui s'agitent en tous sens), et assez inégal, notamment dans son interprétation. La musique carpenterienne était sympathique, cela dit. 3.5/6

 

Bref, un film avec une moyenne de 2.5 ou 3/6, si l'on prend en compte la mise en forme générale du format anthologique (pas certain que de faire ressortir Lalo Schifrin de sa retraite pour composer le thème principal en ait vraiment valu la peine, par contre) et l'ambiance globale.

Le fanservice, les caméos, tout ça, c'est sympa, mais l'immense majorité des segments ne fait ni rire ni frissonner, et le format court n'aide pas certains des récits à s'établir suffisamment solidement.

De plus, je me demande si l'ordre des segments est bien le plus pertinent (l'apparition de certains enfants à la porte des protagonistes aurait été plus percutante si certains segments avaient été inversés, amha).

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 171 - Severed : Forest of the Dead (2005)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Severed - Forest of the Dead :

Lorsqu'un chantier d'abattage forestier ne répond plus, le directeur de l'entreprise envoie son fils Tyler (Paul Campbell) dans la forêt canadienne afin d'enquêter sur ce silence mystérieux. Soupçonnant un acte de sabotage de la part de militants écologiques menés par Rita (Sarah Lind), Tyler arrive dans le secteur de l'opération de déforestation sans se douter que quelques survivants - parmi lesquels Rita, l'irascible chef d'exploitation Mac (Julian Christopher) et le biologiste peureux Carter (JR Bourne) - se sont retranchés dans les bois, confrontés à des zombies créés lorsque les bûcherons sont entrés en contact avec de la sève contaminée, résultat d'une expérience qui a mal tourné...

Un film d'horreur canadien à la distribution sympathique, et qui met en scène des zombies lents dans un métrage assez généreux en gore.

Et c'est à peu près tout ce que j'ai à dire de positif sur ce Severed, puisqu'entre les seconds rôles pas toujours très justes, le rendu visuel et la mise en scène très cheaps, le rythme mollasson et le script très prévisible, le tout s'avère particulièrement décevant et oubliable.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 170 - Molly Hartley 2 : l'Exorcisme de Molly Hartley (2015)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Molly Hartley 2 : l'Exorcisme de Molly Hartley :

Six ans après les événements ayant hanté ses années de lycée, et l'ayant à jamais consacrée au service de Satan, Molly Hartley (Sarah Lind) est désormais une businesswoman à succès, irrésistible et brillante. Mais, accusée de meurtre, elle finit dans un hôpital psychiatrique, où sa possession par le Malin force un prêtre défroqué (Devon Sawa) et l'une des spécialistes médicales de l'asile (Gina Holden) à pratiquer un exorcisme salvateur...

Suite de La Malédiction de Molly Hartley (2008), un nanard ultra-balisé, dérivatif et générique, réalisé par un scénariste/showrunner de multiples séries WB/CW, et qui finissait par ressembler à un gros épisode de série télévisée pour ados, pas aidé par son casting particulièrement calibré tv (mais néanmoins sympathique : Haley Bennett, Shannon Woodward, Jake Weber, Shanna Collins, et quelques autres visages familiers du petit écran).

Ici, on reprend les mêmes, et... euh... non, justement. On ne reprend pas les mêmes. Pas les mêmes scénaristes, pas le même réalisateur, pas la même actrice principale, en fait, c'est bien simple : ce Molly Hartley 2 n'a que le nom de sa protagoniste en commun avec le premier volet, et est tout simplement un film d'exorcisme lambda, artificiellement rattaché au film de 2008.

Et qui dit film d'exorcisme lambda dit... clichés à gogos et incessants, maquillages outranciers et risibles,  grosse voix déformée, théologie et prières approximatives, réalisation pataude, jump scares minables, etc, etc. Bref, le tout est tellement bourré de platitudes et poncifs de que ça ne fonctionne jamais.

Pire, le film racole ouvertement dès ses premières scènes (du moins, une fois que l'introduction consacrée au prêtre est terminée) qui, pour montrer que Molly Hartley est possédée par le Diable, ne trouvent rien de mieux que de la montrer du doigt comme la pécheresse qu'elle est devenue : elle danse en boîte sur de la techno, boit et se drogue, elle couche avec tout ce qui bouge (nudité gratuite en prime !), et pire que tout, elle est avocate (ou quelque chose du genre, je ne me souviens déjà plus de son job) ! Horreur ! Malheur !

Une approche globale du personnage de Molly Hartley particulièrement regrettable, qui donne un degré de lecture moralisateur au film, et qui n'aide vraiment pas la pauvre Sarah Lind, pourtant tout à fait convaincante, et qui se donne totalement à son personnage.

En résumé, un film d'exorcisme parmi tant d'autres, sans la moindre originalité, avec des effets et un script éventés au possible, un rebondissement téléphoné dans son dernier quart, et un Devon Sawa qui a pris un bon coup de vieux, et qui se traîne un personnage de prêtre en crise de Foi on-ne-peut-plus-convenu.

Ça me ferait presque revoir le premier volet à la hausse.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 169 - Derrière le Masque (2006)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Documentaire

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Derrière le Masque (Behind The Mask : The Rise of Leslie Vernon) :

Dans un monde où Jason Voorhees, Freddy Krueger et Michael Myers sont des tueurs bien réels, Taylor (Angela Goethals), une journaliste accompagnée de ses deux techniciens, décide de suivre Leslie Vernon (Nathan Baesel), un tueur en série d'apparence anodine, dans la préparation méticuleuse de ses prochains meurtres...

Un pastiche de slasher movie, qui se coule dans le moule de "C'est arrivé près de chez vous", pour déconstruire le genre et le format dans leurs moindres détails, en détaillant l'entraînement quotidien du psycho killer, ses plans méthodiques, sa philosophie, sa relation avec son mentor à la retraite, son ennemi juré (Robert Englund), etc.

Une très bonne surprise que cette comédie d'horreur assez noire, et jamais totalement sérieuse, qui nous présente une équipe de journalistes finissant par s'attacher au tueur qu'ils suivent, à grands renforts de caméos de visages connus (Zelda Rubinstein, Kane Hodder), de clins d'oeil innombrables aux films du genre, et de fan-service qui sait cependant rester subtil, et ne pas parasiter le récit à grands renforts de coups de coude, et de dialogues trop référentiels ou méta.

Et même lorsque le dernier quart pointe le bout de son nez, avec son retournement de situation prévisible et sa mise en forme plus traditionnelle (on quitte le mockumentaire, et on entre de plein pied dans le slasher pur et dur), on ne s'ennuie pas, puisque le tout reste éminemment ludique et bien mené.

On regrettera simplement que l'interprétation des jeunes victimes soit assez inégale, en comparaison des rôles principaux.

4.5/6

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