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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Christmas Yulefest 2016 - 44 - Une carte pour dire je t'aime (2016)

Publié le 22 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, UpTV, Télévision, Review, Romance, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une carte pour dire je t'aime (Season's Greetings) : 

Darcy (Laura Bell Bundy) travaille pour Harrington House, une compagnie florissante de cartes de voeux, où elle est très populaire. Mais alors que William Harrington (Casey Manderson), l'héritier de la fortune familiale, arrive pour en prendre le contrôle à l'approche des Fêtes, Darcy découvre que sa conception traditionaliste de son métier est particulièrement différente de celle de son nouveau patron, qui est décidé à faire entrer la compagnie dans le 21ème siècle.

Une rom-com UpTV plutôt agréable à suivre, car optant pour un ton volontairement caricatural et second degré : les personnages secondaires sont tous excentriques et grande gueule, l'héroïne (Laura Bell Bundy, déjà sympathique dans Profession Père Noël) en fait trois tonnes, le rythme est dynamique, les péripéties improbables (notamment sur la fin), la compagnie est un pastiche à peine voilé de Hallmark, et de manière générale, comme tout le monde s'aligne sur le ton de cette farce, ça fonctionne plutôt bien (malgré certains moments un peu trop hystériques pour le bien du film).

Il y a bien des ellipses un peu trop abruptes, un léger manque de Noël (le film se déroule sur une année, donc seuls le début et la fin se déroulent en décembre), et il y a quelques problèmes occasionnels de son (le département son ne devait pas avoir un gros budget), mais dans l'ensemble, c'était assez sympathique.

3.75/6 (pour peu qu'on ne soit pas allergique à la tonalité de l'ensemble)

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Christmas Yulefest 2016 - 43 - Un Papa pour Noël (2016)

Publié le 22 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Papa pour Noël (Finding Father Christmas) :

Traumatisée par la mort de sa mère, sur scène, lors des fêtes de fin d'année, Miranda (Erin Krakow) a perdu tout esprit de Noël, et n'a jamais connu son père. Un jour, cependant, alors que Noël approche, elle découvre que son père est originaire d'une petite ville du Vermont et, armée d'une photo de lui déguisé en Père Noël, elle part à sa recherche. Elle rencontre alors Ian (Niall Matter), un homme séduisant qui l'aide dans sa quête, et elle finit par apprendre qu'elle est le produit d'une relation extraconjugale, et qu'elle a là toute une famille qu'elle n'a jamais connue...

Durant cette Yulefest 2016, je me suis plaint à plusieurs reprises que certains programmes estampillés Hallmark Movies & Mysteries, l'alternative plus sombre et dramatique à la chaîne principale, n'avaient rien à faire là.

Et bien ici, pour le coup, on est pile dans la cible HM&M, puisqu'on a droit à un téléfilm ultra-mélodramatique, dépressif et larmoyant, avec secret de famille, crise cardiaque et visite à l'hôpital, romance en filigrane, interprétation tout en retenue et en regards éplorés, nappes musicales synthétiques pleines de tension et de suspense, etc, le tout adapté d'un roman du même style.

Alors pour être tout à fait franc, ce n'est pas mal produit, pas mal joué, pas mal écrit... mais ce n'est tout simplement pas ma tasse de thé, loin de là. Je préfère un peu plus de fantaisie dans mes films de Noël, et un peu moins de premier degré déprimant... mais bon il y a clairement un public pour ce genre de récits. Je n'en fais tout simplement pas partie.

2/6 pour moi (mais le public ciblé trouvera probablement que ça vaut nettement plus, et il aura raison)

(par contre, Aliyah O'Brien en mère de famille de deux petites têtes blondes, c'est un peu une belle erreur de casting) 

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Christmas Yulefest 2016 - 42 - Noël à pile ou face (2016)

Publié le 21 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Noël à pile ou face (A Dream of Christmas / It's A Wonderful Wife) :

À l'approche des fêtes de Noël, Penny (Nikki DeLoach), une publicitaire à la carrière en demi-teinte, est débordée : sa soeur (Lisa Durupt) et sa famille passent les fêtes chez elle, et son mari photographe animalier (Andrew W. Walker) doit repartir en mission, alors même que Penny est la seule ressource du foyer ; un voeu malencontreux fait en présence d'une femme mystérieuse (Cindy Williams) l'envoie alors dans un monde où Penny est une businesswoman riche, redoutée de tous, et célibataire, sur le point de conclure un contrat avec l'irrésistible Andrew Gillingham (Christopher Russell). Mais bien vite, Penny réalise que l'amour pourrait bien être plus important que le succès...

Moui. Comme je le disais un peu plus tôt dans la semaine avec Holiday Joy, copier La Vie est Belle de Capra est devenu un incontournable pour les chaînes comme Hallmark, et ce pour le meilleur et pour le pire.

Parfois, en effet, quand on a un scénariste compétent, ça donne quelque chose de drôle et de pertinent. D'autres fois, ça donne ce Dream of Christmas : un film dans lequel l'héroïne, épuisée et malheureuse au quotidien, découvre qu'il est préférable d'être pauvre, mais mariée, plutôt que d'être une femme à la carrière florissante, épanouie dans son travail, avec une vie sociale, des amies, et le respect de tout le monde.

Mariage über alles, donc, un choix rendu encore plus clair par le titre original du téléfilm "It's a Wonderful Wife", qui ne laisse aucun doute sur l'idéologie du métrage.  

Le pire étant que dans l'univers imaginaire, la vie de Penny n'est pas calamiteuse : certes, elle n'est pas mariée, mais son nouveau prétendant est parfait pour elle, elle adore son travail, elle parvient immédiatement à adoucir ses rapports avec ses subordonnés qui la craignaient, et de manière générale, elle parvient sans difficultés à s'adapter à cette nouvelle vie de rêve... mais non : il est préférable de tout mettre à la poubelle pour vivre dans la pauvreté avec son mari, dans la nature sauvage et hostile. Okay. Pourquoi pas.

Pas assez de contraste entre les deux vies, pas assez d'enjeux, pas assez de rythme... même concept que Holiday Joy, mais défauts différents (c'est mieux produit, les acteurs plus professionnels, mais le propos est nettement plus maladroit), mais note finale quasi-identique.

2.5/6 (au moins, ici, pas de perruques immondes !)

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Christmas Yulefest 2016 - 41 - La Rose de Noël (A Christmas in Vermont - 2016)

Publié le 21 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, ION, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

A Christmas in Vermont (a.k.a. A Vermont Christmas Vacation) :

Riley (Abigail Hawk), une jeune businesswoman ambitieuse, est envoyée par son patron insensible (Chevy Chase) dans le Vermont, pour aller fermer l'une des filiales de la firme, une compagnie de tenues de randonnée. Mais cette petite entreprise fait vivre toute une ville, et Riley doit faire face au séduisant Wyatt (David O'Donnell), président actuel de la société. Et pour cela, elle commence par recruter Nick (Howard Hesseman), créateur de l'entreprise et désormais à la retraite, pour lui servir d'assistant et de conseiller...

Une production Hybrid, pour ION, réalisée par ce bon vieux Fred Olen Ray, grand tâcheron parmi les tâcherons, et qui se paie des caméos vraiment piteux de Morgan Fairchild et de Chevy Chase, en mode "on est vieux, on cachetonne, on s'en fout".

Et le reste du film, malheureusement, possède à peu près le même niveau d'énergie : c'est mou, c'est quelconque, c'est balisé, c'est... étrangement mieux produit que pas mal de films Hallmark de cette saison (!)... mais c'est tout sauf intéressant.

Le métrage finit par ronronner, nonchalant, en pilotage automatique, pendant que le spectateur pense à autre chose, et se dit que même dans un petit rôle, ça fait plaisir de revoir Zack Ward dans un film de Noël ; que l'héroïne ressemble comme deux gouttes d'eau à Janet Varney, et que l'on aimerait bien voir Varney dans une comédie festive et décalée ; que Hesseman se donne bien du mal pour s'imposer dans ce film, et y parvient presque ; que... oh, tiens, le film est fini.

Comme quoi, quand on fait ou qu'on pense à autre chose, les téléfilms médiocres passent assez vite !

2.5/6 (dont un bonus de 0.25 pour avoir osé placer Un Prince pour Noël, du même réalisateur/studio/network, en seule tête d'affiche du cinéma de la ville... Si c'est ça le seul film visible au cinéma local, ça explique totalement la torpeur insipide qu'évoque ce Noël dans le Vermont !) 

(apparemment, la France a décidé de diffuser ce Christmas in Vermont le 31 Décembre prochain sous le titre La Rose de Noël - un titre totalement hors-sujet, et qui est en fait, en VO, celui d'un téléfilm Hallmark inédit à la diffusion prévue, aux USA, le 1er Janvier. On va dire que nos chers diffuseurs français se sont emmêlés les pinceaux à un moment ou un autre, et que la situation se réglera d'elle-même en 2017)

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Christmas Yulefest 2016 - 40 - D'Amour et de Glace (2015)

Publié le 20 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Comédie, Romance, Canada, Review

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

D'Amour et de Glace (40 Below and Falling) :

Kate Carter (Jewel Staite), institutrice dans une bourgade perdue au milieu des immensités blanches du Canada, a prévu de quitter cette petite vie tranquille pour se marier en ville à son fiancé qui l'attend (Mark Meer). Mais Dame Nature ne semble pas décidée à lui faciliter les choses, puisqu'en lieu et place d'un avion confortable, Kate est obligée de traverser le pays en compagnie de Redford (Shawn Roberts), un inconnu bougon, qui accepte (un peu malgré lui) de prendre Kate sur son scooter des neiges, pour la rapprocher au maximum de sa destination...

*soupir*

Une comédie romantique canadienne, façon Hallmark (mais sans le cahier des charges bien pensant de la chaîne), avec Jewel Staite, et tourné dans les splendides paysages enneigés de l'Alberta, ça avait tout pour me plaire, malgré l'absence de fêtes de Noël dans le métrage.

Malheureusement, très rapidement, on réalise que derrière le gadget de la "première comédie romantique tournée en 3D 4K", grâce auquel le film a été vendu à l'étranger, et en salles, ce D'Amour et de Glace est assez médiocre.

Certes, les paysages sont somptueux, et particulièrement mis en valeur par la réalisation, qui a clairement pensé son travail de la 3D en amont (ça se sent, même en 2D sur un écran domestique). Et certes, Jewel est toujours ultra-attachante, et se donne à fond dans son rôle, y injectant pas mal d'énergie et de bonne humeur.

Mais ça s'arrête là, puisque dès la première demi-heure, des défauts rédhibitoires font leur apparition, pour ne plus repartir : réalisation maladroite des scènes d'intérieur, qui mise tout sur une vision en salles 3D 4K, et oublie tout simplement de faire des plans moyens, serrés, des contrechamps et des plans de réaction ; rythme inexistant et décousu, qui saute d'une scène à l'autre, sans unité ni cohésion, à l'aide de moult ellipses et raccourcis bancals, ou passe beaucoup trop longtemps sur des scènes qui n'apportent rien au récit ; semi-slapstick et humour pas très convaincant ; et plus gênant, un protagoniste masculin particulièrement quelconque (c'était Albert Wesker dans les films Resident Evil, ce qui n'aide pas), et dont le look "bûcheron canadien bodybuildé" achève de tuer le peu d'alchimie entre sa partenaire et lui.

Finalement, D'Amour et de Glace est du sous-Hallmark qui manque de punch, d'humour et de romance. Mais au moins, c'est visuellement très joli.

*soupir*

2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 39 - La Mélodie de Noël (2016)

Publié le 20 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Télévision, Comédie, Romance, Review

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Mélodie de Noël (Sound of Christmas) : 

Lizzie (Lindy Booth) donne des cours de piano dans une école de musique urbaine, et prépare le spectacle de Noël avec tous ses élèves. Mais l'école est en vente, et Brad (Robin Dunne), un père célibataire dont la fille suit les leçons de Lizzie, est chargé par son patron de la racheter, pour la transformer en complexe d'appartements ultra-modernes...

Encore un film Hallmark Movies & Mysteries qui semble particulièrement peu à sa place, tant il n'y a ni drame, ni mystère, ni rien de particulier qui justifierait ici l'évacuation de ce téléfilm basique sur la chaîne secondaire du groupe.

Rien... sauf sa qualité. Non pas que ce soit mauvais, mais on sent, que ce soit dans les éclairages, dans les décors, dans le casting des seconds rôles (le "méchant" patron oublie tout simplement de jouer, l'adolescente est transparente, la collègue amoureuse guère plus marquante), etc, que ce téléfilm-ci a été fait pour un budget limité.

Au niveau de l'histoire, c'est - pour résumer - la même que Si Noël m'était conté (2013, et déjà avec Lindy Booth et Robin Dunne), en un peu moins caricatural (pas de grande méchante risible), et en remplaçant "la passion des livres" par "la passion de la musique" (et la bibliothèque par une école de musique).

Les bons sentiments sont les mêmes, les acteurs sont les mêmes (quoique Lindy Booth m'a semblé surjouer un peu plus ici), l'intérêt est le même : très limité.

(surtout quand on vient déjà de voir Hearts of Christmas, cette saison, au postulat de départ et au traitement là aussi très similaires)

2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 38 - Les Enfants de Noël (2016)

Publié le 19 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les Enfants de Noël (Hearts of Christmas) :

Lorsque Alice (Sharon Lawrence), la responsable de l'Unité de Soins Intensifs Néo-natals d'un hôpital, apprend peu de temps avant Noël qu'elle est victime des coupes budgétaires orchestrées par Matt (Kristoffer Polaha), le responsable financier de l'établissement, sa collègue Jenny (Emillie Ullerup) décide d'organiser pour elle une dernière fête de Noël regroupant tous leurs anciens patients. Mais Matt décide de prouver à l'hôpital qu'il n'est pas un mauvais bougre, et que ces coupes budgétaires n'ont rien de personnel, en aidant Jenny à organiser la fête... au grand dam de celle-ci.

Un téléfilm Hallmark qui m'a laissé perplexe, puisque diffusé sur Hallmark Movies & Mysteries (le pendant plus "sombre" et dramatique de la chaîne principale) alors qu'il n'a vraiment rien à y faire. D'ailleurs, c'est tout le film qui semble ainsi ne pas être totalement à sa place, comme si Hallmark n'y avait jamais cru, et avait fini par le reléguer sur sa chaîne secondaire.

À commencer par l'écriture, étrangement maladroite, et qui (outre la romance basique et habituelle) passe le plus clair de son temps à vanter les mérites de l'unité néonatale et des gens qui y travaillent, au point que le tout commence à paraître suspect, et à ressembler à de la publicité pour ce département en particulier, dans cet hôpital particulier.

Et c'est bien l'omniprésence de cette publicité, ainsi que des nombreux placements produits ultra-maladroits et forcés, qu'ils soient de marques nationales ("oh, mon dieu, quel beau sapin artificiel, on dirait un vrai, il est formidable", pendant que la caméra fait un panoramique depuis le sapin jusqu'à la marque de celui ci, affichée sur le mur, sur un carton punaisé là sans raison) ou régionales ("oh, mon dieu, quel chocolat chaud délicieux, j'en reprendrais bien... et tu dis que c'est la spécialité de ce café-restaurant ?", après que la caméra soit restée pendant trente secondes sur la façade et l'enseigne du bâtiment), qui m'a mis la puce à l'oreille.

Si je devais émettre une hypothèse, je dirais que Hallmark ne voulait pas de ce script, et qu'ils n'ont accepté de le commander/diffuser qu'à condition que la production se débrouille seule pour réunir une partie du budget : d'où les placements produits à gogo, d'où la publicité pour les magasins locaux, d'où les louanges permanents du travail d'infirmière en unité néo-natale de l'hôpital où a été tourné le téléfilm, d'où la page imdb (généralement remplie par les attachés de presse Hallmark) désertique, etc.

Et c'est dommage, parce que le tout ne fonctionne pas trop mal, à part ça : le couple principal est sympathique, Sharon Lawrence est toujours la bienvenue (même si elle passe un peu trop de temps à jouer le choc comme si elle était sous Prozac), ça reste assez bon enfant et positif (pas de drame larmoyant et pataud façon Movies & Mysteries, donc), et visuellement, ça n'est pas honteux du tout... mais voilà, l'écriture est maladroite, les placements produits sont maladroits, tout le film est un peu maladroit, et ça suffit pour faire redescendre la note.

3/6 (en étant généreux) 

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Christmas Yulefest 2016 - 37 - Une Vie Rêvée (2016)

Publié le 19 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Freeform, ABC, Review, Télévision, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Vie Rêvée (Holiday Joy) :

Studieuse et complexée, Joy (Bailee Madison) s'occupe de tout chez elle : de ses frères, de son père veuf (French Stewart), de la maison... tout cela en plus de sa vie de lycéenne douée et musicienne. Mais quand approche Noël, Joy en a assez, et fait un voeu qui la propulse dans la famille voisine, riche et huppée, et fait de l'adolescente la star du lycée, sportive, sexy, et ultra-populaire. Mais rapidement, Joy découvre que cette vie de rêve n'est pas aussi idyllique qu'au premier abord...

Seul et unique téléfilm de Noël (et encore, c'est vite dit, puisque Noël est quasiment absent, à l'image et dans le récit) de la chaîne Freeform (anciennement ABC Family), ce Holiday Joy se contente de reprendre une fois de plus les poncifs du genre, bien balisés depuis La Vie est Belle de Capra, et que toutes les chaînes télévisées déclinent à leur compte depuis des années (sans oublier au cinéma, avec Family Man).

Aucune originalité au programme, donc (on a même droit au montage musical bien cliché pendant que l'héroïne essaie des tenues devant un miroir), et un téléfilm qui finit par tourner rapidement à vide, malgré un schéma assez éprouvé, toujours un tant soit peu efficace, et malgré toute l'énergie dépensée par Bailee Madison, comme à son habitude.

Mais bon... dès le début, on comprend qu'il ne faut pas s'attendre à grand chose de mémorable ou de valable.

En effet, on parle tout de même ici d'un métrage qui s'ouvre sur un prologue (avant le voeu) assez long dans lequel tous les protagonistes (ou presque) sont habillés de manière approximative, affublés de perruques bas-de-gamme voyantes au possible, et où Bailee Madison porte (en plus de sa perruque fauchée) un faux ventre sous son sweater "pour montrer que c'est une nerd pas sportive"...

Autant de mauvaises idées de production supposées créer un contraste avec la Joy sportive et populaire de la suite, mais qui sont littéralement oubliées à la fin du film, lorsque l'héroïne se réveille à temps pour sa happy-end, et que tout est revenu à la normale sur tous les fronts, sans grand respect pour la continuité du script et de la production.

2.5 - 0.25 pour toutes ces perruques et autres gimmicks ridicules = 2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 36 - Un Noël de Cendrillon (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, ION, Review, Comédie, Romance, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël de Cendrillon (A Cinderella Christmas) :

Un peu malgré elle, Angie Wells (Emma Rigby), une organisatrice événementielle, est contrainte de se plier aux quatre volontés de sa cousine égocentrique, Candace (Sarah Stouffer), condition pour qu'elle hérite un jour de l'entreprise familiale. Mais lorsqu'elle organise un bal masqué pour le riche et séduisant Nicholas Karmichael (Peter Porte), elle s'y rend en lieu et place de sa cousine, et tombe éperdument amoureuse de Karmichael. L'attraction est réciproque, mais lorsque Angie disparaît au terme de la soirée, son prétendant est prêt à tout pour la retrouver...

Un téléfilm MarVista/ION un peu meilleur que les deux précédents désastres de la saison, sans toutefois être réussi pour autant.

Comme les autres films du lot, on a ici droit à un Noël californien, sous les palmiers, etc ; à un postulat interchangeable (il aurait pu se dérouler à la Saint Valentin ou à Pâques, ça aurait été pareil) et dérivatif (Cendrillon, saupoudrée d'un peu de Cyrano, et de quelques variations qui sont les bienvenues) ; et à une distribution en grande partie composée d'inconnus... excepté l'héroïne.

Et là, problème : car pour rendre crédible Cendrillon, il faut admettre que "le Prince" soit un peu idiot, myope et tout sauf physionomiste, ou que la Cendrillon en question soit passe-partout et méconnaissable hors de sa robe. Or s'il y a bien une chose que Emma Rigby n'est pas, c'est passe-partout et méconnaissable : les spectateurs qui ont subi Once Upon A Time in Wonderland s'en souviennent, Emma Rigby a des lèvres collagénées énormes, qui deviennent ridicules dès qu'elle est un peu émue, et même avec un masque pour cacher ses yeux, elle est instantanément reconnaissable entre toutes.

Ce qui sabote un peu le postulat de départ du film (malgré les variations sus-mentionnées, qui permettent de sauver un peu le tout), puisque à part leurs tailles vaguement similaires, et le fait qu'elles soient blondes, Angie et sa cousine ne se ressemble pas du tout.

À part ce problème (pourtant essentiel), le script rajoute une sous-intrigue inutile à Karmichael et sa mère, l'interprétation est globalement assez moyenne et inégale (y compris chez Rigby, qui surjoue régulièrement), et le tout n'a vraiment d'intérêt que si l'on est fan de Rigby, ou que l'on meure d'envie de voir Cendrillon adapté à la Californie moderne de manière un peu bancale.

Autant dire que c'est un bon gros bof.

2.25 + 0.25 pour la fille de Danny DeVito dans un petit rôle = 2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 35 - Le Temps d'un Noël (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Fantastique, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Temps d'un Noël (Journey Back to Christmas) :

Dans les années 40, après un accident de voiture, Hanna (Candace Cameron Bure), une infirmière et veuve de guerre, se réfugie dans un grange, alors même que passe une comète rarissime dans le ciel nocturne. Lorsqu'elle revient à elle, elle découvre qu'elle a été transportée en 2016, et, avec l'aide de Jake (Oliver Hudson), le shérif local, et de sa famille, elle va devoir résoudre le mystère de ce déplacement temporel....

Un téléfilm Hallmark qui n'a pas grand chose de romantique (spoiler : il n'y a pas de romance entre l'héroïne et le shérif, mais entre ce dernier et son adjointe, et c'est une sous-intrigue qui prend environ trois minutes de métrage, au maximum), et qui change un peu du tout venant de la production de la chaîne.

Postulat de départ sympathique, réalisation compétente, direction artistique à l'identique, et distribution secondaire plutôt attachante (Meghan Heffern, Tom Skerritt, Brooke Nevin...) : bref, à priori, de quoi avoir un métrage un peu rafraîchissant dans cet océan de scripts photocopiés.

Malheureusement, ici, les problèmes sont ailleurs : déjà, on a un peu l'impression que ce téléfilm a été tourné à partir d'un premier jet du script. Le tout est assez mal rythmé, passe près d'une demi-heure dans le passé avant même le voyage temporel, et ensuite se contente de survoler tout ce qui aurait pu faire le sel du récit (une infirmière des années 40 qui découvre 2016, il y a de quoi faire, tant sur le plan social que technologique), ou ce qui aurait pu rendre la présence de Skerritt dans ce métrage intéressante (là, il se contente de débiter de l'exposition dans le dernier quart du film, et puis c'est tout).

Et ce qui n'arrange rien, c'est justement Candace Cameron Bure. Je ne suis pas le plus grand fan de la demoiselle, à la base, mais selon les films, elle s'en sort plus ou moins bien : ici, elle est très passive et spectatrice, ses expressions sont figées et un peu forcées, et elle manque clairement du charisme et de l'énergie nécessaires pour rendre son personnage attachant.

Résultat, Hanna devient plus un catalyseur qu'un véritable personnage, et le téléfilm finit par manquer de point central auquel véritablement se raccrocher, préférant placer de pseudos-antagonistes qui ne servent à rien.

Dommage, il aurait suffi de quelques réécritures çà et là, et/ou d'une autre actrice principale, pour que ce Journey Back To Christmas soit réussi.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 34 - Noël avec une Star (2016)

Publié le 17 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Noël avec une Star (Christmas in Homestead) :

Jessica McEllis (Taylor Cole), l'une des actrices les plus populaires et reconnues de la planète, arrive dans la petite ville d'Homestead, dans l'Iowa, pour y tourner un film de Noël. Rapidement, elle se trouve aspirée dans la spirale festive qui anime constamment la ville, et elle tombe sous le charme de Matt (Michael Rady), veuf et père célibataire de la petite Sophie (Brooklyn Rae Silzer), maire de la ville et propriétaire de l'auberge où Jessica réside ; la réalité imite ainsi la fiction pour McEllis, qui doit alors choisir entre l'amour et le succès...

Grosse suspension d'incrédulité pour ce téléfilm Hallmark, et ce à de multiples niveaux : Taylor Cole, peu mémorable et crédible en actrice du calibre de Jennifer Lawrence ou d'Angelina Jolie, qui déciderait soudain, au faîte de sa gloire, de tourner un téléfilm romantique miteux dans un coin paumé ; le film en question, donc, dont on assiste au tournage, ne fait pas illusion une seule seconde, que ce soit dans sa réalisation, dans son script, ou dans le choix de l'interprète masculin (Jeff Branson) ; et, pire encore, la romance principale, qui ne fonctionne pas vraiment, la faute à une alchimie assez faiblarde entre Cole et Rady (bon, là, je l'admets, c'est très subjectif : Taylor Cole me laisse totalement de marbre, et Rady n'a pas vraiment, à mes yeux, les attributs d'un héros de comédie romantique, surtout avec sa barbe, qui lui donne de faux airs de méchant de série téévisée).

Bref, un téléfilm qui n'est pas mémorable pour un sou, mais qui n'est pas non plus dépourvu de qualités : la direction artistique et l'environnement de cette petite ville sont très réussis ; la soeur du héros (Katrina Norman) est amusante (malgré une sous-intrigue romantique assez générique avec un paparazzi) ; le garde-du-corps (Aaron Quick Nelson) n'est pas désagréable ; et la petite Brooklyn Rae Silzer est tout simplement adorable, en plus d'être juste et professionnelle dans toutes ses scènes.

En somme, un métrage facilement regardable, mais tout aussi oubliable, et qui aurait gagné à diminuer les ambitions de son script.

3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 33 - Une Nouvelle Tradition pour Noël (2016)

Publié le 17 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Nouvelle Tradition pour Noël (Looks Like Christmas) :

Carol (Anne Heche), une mère poule assez ordonnée et passionnée par les fêtes de Noël, est la mère la plus populaire (et envahissante) de l'école de son fils (Sean Michael Kyer) ; Terry (Dylan Neal), un responsable de chantier, est quant à lui un père plutôt cool et détendu, qui passe de chantier en chantier, et de ville en ville, avec sa fille adolescente (Farryn VanHumbeck). Rapidement, ces deux familles vont se trouver confrontées l'une à l'autre, pour le meilleur et pour le pire...

Une comédie Hallmark au sujet de laquelle la pire critique que l'on pourrait faire serait au sujet de la coupe de cheveux et du look de Anne Heche, assez immondes.

À part ça, ça ne se prend pas trop au sérieux, ce n'est ni particulièrement bon ou drôle, ni particulièrement mauvais ou raté ; les personnages secondaires sont assez sympathiques ; ça joue très correctement ; et hormis un léger abus de fausse neige dans une scène (l'allumage du sapin municipal, qui vire presque à la tempête de neige involontaire), quelques sapins en plastique moches, et un placement produit maladroit pour une marque de café, la direction artistique est compétente, et la production honorable.

Vraiment pas grand chose de plus à dire sur ce film : ça se regarde tranquillement, ça n'est pas très mémorable, et ça fonctionne principalement sur la répartie et l'alchimie du couple principal.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 32 - La Ballerine de Noël (2016)

Publié le 16 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Comédie, Romance, Review, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Ballerine de Noël (A Nutcracker Christmas) :

Passionnée de ballet et danseuse à l'avenir prometteur, Lilly James (Amy Acker) abandonne cette carrière lorsque sa soeur aînée trouve la mort dans un accident, le soir même de la représentation la plus importante de sa jeune vie, Casse-Noisette. Huit ans plus tard, Lilly ne fait plus que se consacrer à sa nièce, Sophie (Sophia Lucia), elle aussi passionnée de danse, et elle l'accompagne à Philadelphie lorsque l'adolescente est choisie pour prendre part à la représentation de Casse-Noisette du ballet de la ville. Mais ce ballet est dirigé par Mark (Sascha Radetsky), l'ancien partenaire de ballet et compagnon de Lilly, qu'elle n'a pas revu depuis ce soir tragique, près d'une décennie plus tôt...

Un long-métrage Hallmark qui semble avoir bénéficié d'un budget plus important que le reste de la saison 2016, puisque ici, on a le droit à un bon paquet de figurants et danseurs professionnels qui entourent les trois protagonistes, protagonistes qui, eux-mêmes, ont de l'expérience en matière de ballet.

Certains plus que d'autres (Radetsky et Lucia sont danseurs de formation, Acker a longtemps fait de la danse), et dans l'ensemble, on remarque assez facilement les différences de niveau, et les moments où le montage camoufle les imperfections, mais pour un téléfilm de ce type, le rendu à l'écran est tout à fait honorable, et accompagne un script plutôt ben développé.

Ce n'est pas pour autant extraordinaire, loin s'en faut, et je ne suis pas certain que sans Amy Acker, j'aurais jeté un oeil au métrage (peut-être si Sutton Foster avait été dans le rôle de Lilly...), mais dans l'ensemble, ça se démarque du reste de la production Hallmark, ne serait-ce que par l'identité et la personnalité propre du film, qui évite la plupart des clichés du genre.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 31 - Animation en vrac (1) : Albert (2016) & Le Père Noël et le Tambour Magique (1996)

Publié le 16 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Télévision, Nickelodeon, Animation, Jeunesse, Finlande

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Albert - The Little Tree With Big Dreams (2016) :

Albert (Bobby Moynihan), un petit sapin d'intérieur malingre et chétif, a décidé qu'à Noël, il serait le sapin choisi pour orner la place de la plus grande métropole du pays. Accompagné de Maisie (Sasheer Zamata), un palmier optimiste, et de Gene (Judah Friedlander), une mauvaise herbe installée dans le pot d'Albert, ce dernier part alors dans une quête improbable, qui va lui permettre de sauver Noël du maléfique Cactus Pete (Rob Riggle)...

À vrai dire, je m'attendais au pire en attaquant ce moyen-métrage spécial de Noël diffusé sur Nickelodeon, et ce pour plusieurs raisons : doubleurs inégaux (pas mal d'anciens du Saturday Night Live, pas réputés pour leur jeu subtile), scénario original (mais pas trop), et direction artistique débattable... et pourtant, le tout ne fonctionne plutôt pas mal.

C'est rythmé, dynamique, le rendu technique pseudo-stop motion fonctionne, les doubleurs parviennent à disparaître derrière leur personnage, l'histoire à bon fond, et c'est même parfois assez drôle (malgré un humour un peu bas-de-plafond par moments). Une bonne surprise, donc, toutes proportions gardées.

4/6 -0.25 pour les chansons ratées = 3.75/6

Le Père Noël et le Tambour Magique (Joulupukki ja noitarumpu- 1996) :

Alors que le Père Noël et toute son équipe préparent les fêtes de fin d'année dans leur village de Korvatunturi, en Laponie, ils reçoivent une lettre mystérieuse du petit Vekara, lettre assez ancienne, et simplement ornée d'un dessin des plus abstraits. Mais tandis que Santa interroge tour à tour tous ses maîtres-artisans, pour tenter de deviner ce que veut le petit Vekara, des événements étranges se produisent à Korvatunturi chaque fois que retentit le bruit d'un tambour mystérieux, qui semble être l'instrument magique d'un saboteur...

L'adaptation animée du livre pour enfants du même nom, sorti par Mauri Kunnas quelques mois avant ce métrage, dont il a d'ailleurs été le scénariste et le co-réalisateur.

L'avantage, c'est que cela permet une fidélité sans faille au récit et au trait si particulier  et inventif de Mauri Kunnas ; en contrepartie, cependant, cette co-production finno-hongroise semble tout droit sortie du début des années 80 (d'un point de vue technique), et elle hérite malheureusement d'un rythme très nonchalant, qui fait que bon nombre de scènes paraissent tout simplement superflues.

Une adaptation très fidèle, parfois même à l'image près, mais qui n'apporte pas grand chose à l'ouvrage originel (le flashback final n'est pas désagréable, cela dit), et qui peut paraître un peu trop vieillotte pour son propre bien.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 30 - Mon Héroïne de Noël (2016)

Publié le 15 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, ION, Review, Télévision, Comédie, Romance

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Mon Héroïne de Noël (A Firehouse Christmas) :

À l'approche des fêtes, Tom (Marcus Rosner), une ancienne star du hockey désormais père célibataire, se prépare à fêter Noël avec sa fille, et en compagnie de la parfaite et héroïque Jenny (Anna Hutchinson), pompier de son état. Mais Mary (Anita Brown), l'ex-femme de Tom, est jalouse : ancienne championne olympique de patinage, elle est désormais une superstar des médias, et revient en ville pour obliger Tom à l'aider à vendre son prochain roman... et pour ruiner sa vie de couple.

Ouhlà, la splendide bouse que ION nous a pondue là.

Je ne sais même pas par quel bout commencer... passons sur l'aspect technique, à peine acceptable (post-synchronisation hasardeuse, éclairage de soap, effets numériques risibles, musique omniprésente et envahissante), sur l'écriture assez mauvaise (méchants ultra-caricaturaux, émotion assénée au tractopelle, dialogues bourrés d'exposition maladroite), et sur l'interprétation oubliable (rien de mauvais, mais rien de bon non plus, notamment vers la fin, quand l'émotion est supposée arriver entre Mary et son père)... le vrai problème, en fait, c'est que le film ne sait tout simplement pas ce qu'il veut être.

Malgré son final sirupeux et larmoyant, ce n'est pas une comédie romantique de Noël classique, puisque le film est centré sur Tom (pas sur Jenny) et sur ses démêlées pseudo-comiques avec son ex totalement insupportable ; malgré la musique légère et omniprésente, et l'interprétation théâtrale des antagonistes, ce n'est pas une comédie, puisqu'il n'y a rien de drôle, et que tout est forcé, de la bande originale à l'interprétation en passant par l'écriture et les péripéties (la chute dans la cheminée, nan mais vraiment...) ; malgré la sous-intrigue sur le collègue/meilleur ami afro-américain de l'héroïne et son père indigne, ce n'est pas un drame, car tout ce qui entoure cette intrigue, justement, est tellement outré et irréaliste qu'on a soudain l'impression de regarder des scènes rajoutées au dernier moment pour rallonger la durée totale du film... et à vrai dire, on s'en fout royalement, de cette sous-intrigue, tant elle n'apporte rien et ne sert à rien ! 

Idem, d'ailleurs, pour le conflit pleurnichard de Mary et de son père, que le scénario tente de faire passer de méchants de cartoon risibles à personnages humains et touchants en une scène. 

Bref, on se demande constamment "mais qu'est-ce que c'est, ce téléfilm ?", "pourquoi les personnages réagissent comme ça ?" et "c'est bientôt fini, oui ?". Un vrai beau ratage, qui nous rappelle, après Une Belle Fête de Noël, qu'ION TV est toujours à la ramasse, au niveau téléfilms de ce genre.

1/6 

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Christmas Yulefest 2016 - 29 - A Christmas Story 2 (2012)

Publié le 15 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Comédie

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A Christmas Story 2 :

Dans les années 40 (six ans après la fameuse histoire de "la lampe"), la famille Parker n'a pas vraiment changé. Randy (Valin Shinyei), le cadet, est toujours maladroit ; le père Parker (Daniel Stern) est toujours pingre, grognon, et en conflit permanent avec sa chaudière, tandis que son épouse (Stacey Davis) fait fonctionner le foyer en secret ; et Ralphie (Braeden Lemasters), lui, est désormais un adolescent, qui s'intéresse à la jolie Drucilla (Tiera Skivbye), et voudrait bien s'acheter une Mercury de 1938 pour tenter de la séduire. Mais un incident malheureux force ce pauvre Ralphie à réunir des fonds en urgence pour rembourser le garagiste, et en compagnie de Flick (David W. Thompson) et Schwartz (David Buehrle), ses deux meilleurs amis, il va chercher du travail dans un centre commercial voisin...

Je l'ai déjà dit sur ce blog : A Christmas Story (1983) est LE classique de Noël, un incontournable du genre, à la fois nostalgique, drôle et touchant, bref, un film culte lors des fêtes de fin d'année.

Et donc, forcément, Warner a cru bon de produire, en 2012, une suite à ce métrage, suite que personne n'avait demandée, qui est directement sortie en vidéo, et qui a connu un accueil glacial de la part du public et des critiques.

Et pourtant tout n'est pas à jeter dans ce A Christmas Story 2 : certes, le film n'est qu'une grosse redite bourrée jusqu'à la gueule de fan-service, qui se contente (comme dans un certain Star Wars Épisode VII) de décliner toutes les situations et scènes cultes du film original, en en changeant à peine le contexte ou les personnages ; certes, la bande originale composée avec des samples synthétiques fait mal aux oreilles ; effectivement, Braeden Lemasters a tendance à surjouer et à avoir des expressions forcées et caricaturales ; et oui, en fin de compte, ce film est tout simplement inutile au possible.

Mais la reconstitution des années 40 est plutôt réussie et crédible, la distribution n'est pas mauvaise, la narration en voix-off particulièrement proche de l'originale, et le film reste tout à fait regardable, car il a plutôt bon fond, et n'est pas trop mal rythmé.

Donc je ne me joindrai pas à la curée, malheureusement inévitable dès que l'on s'attaque à un tel classique : A Christmas Story 2, c'est totalement superflu, mais au moins, la production s'est donnée du mal pour accoucher d'un film qui ne fasse pas honte, visuellement parlant et dans l'esprit, à son modèle. C'est toujours mieux que rien.

3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 28 - Associées contre notre Ex (2016)

Publié le 14 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, UpTV, Review, Télévision, Comédie, Romance

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Associées contre notre Ex (Girlfriends of Christmas Past) :

Blessées et trompées par Anderson (John Brotherton), trois jeunes femmes très différentes - Livvy (Tammin Sursok), la dernière victime d'Anderson, une organisatrice événementielle ; Murphy (Lindsey McKeon), une juriste cynique et distante ; et Zoe (Abigail Klein), une actrice écervelée travaillant dans une pizzeria - décident de s'associer pour éviter à Megan (Meagan Holder), la nouvelle conquête d'Anderson, de connaître le même sort qu'elles. Mais leur plan machiavélique et improbable est rendu beaucoup plus compliqué par la présence de Carter (Brent Bailey), un collègue d'Anderson, qui ne laisse pas Livvy insensible, et qui lui demande d'organiser la fête de Noël de son entreprise...

Un téléfilm produit par Marvista, diffusé sur UpTV, tourné en Californie en plein été avec un bon paquet de visages inconnus, au postulat de départ tout sauf indissociable de Noël (ça aurait aussi bien pu se passer à Pâques, à la St Valentin, ou au mois de septembre) et qui reprend les grandes lignes de ces chefs-d'oeuvre cinématographiques que sont John Tucker Doit Mourir et Triple Alliance, forcément, ça n'augurait vraiment rien de bon.

Et pourtant, ô surprise, ce film est assez agréable à suivre.

J'avoue que je ne m'y attendais pas du tout, d'autant que ça commençait assez mal, avec un rendu visuel assez laid, une ambiance de Noël totalement absente (les palmiers californiens et le soleil, mouais), des éclairages et cadrages assez amateurs, et une forte tendance au surjeu de la part de toute la distribution ; et puis progressivement, l'énergie et l'enthousiasme du cast prennent le dessus, deviennent contagieux, et permettent de faire passer les approximations de la production grâce à un certain second degré, et à des acteurs et actrices qui ne se prennent pas au sérieux.

Techniquement, ça reste certes assez bancal et outré, le dernier quart d'heure du film (avec sa happy end obligatoire) est un peu forcé, et il y a forcément un moment ou deux assez ratés (je pense notamment à la chanson), mais dans l'ensemble, c'est nettement plus progressiste que la moyenne du genre (la moitié du cast masculin semble constituée d'acteurs gays, la nouvelle conquête d'Anderson est afro-américaine, etc), et ça finit par être tout à fait regardable, pour peu qu'on ne soit pas allergique au ton très vaudevillesque du tout.

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2016 - 27 - Les Cinq Légendes (2012)

Publié le 14 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Animation, Dreamworks, Jeunesse, Aventure

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les Cinq Légendes (Rise of the Guardians) :

Lorsque le Croquemitaine (Jude Law) resurgit, et menace de faire sombrer le monde dans les ténèbres en privant les enfants de la Terre de tout espoir et de toute joie de vivre, le Père Noël (Alec Baldwin), la Fée des Dents (Isla Fisher), le Lapin de Pâques (Hugh Jackman) et le Marchand de Sable recrutent Jack Frost (Chris Pine) pour les assister dans leur combat contre le Mal...

Lorsque, durant la Christmas Yulefest 2013, j'avais découvert (et sommairement passé en revue) ce film, j'en étais ressorti assez mitigé-positif (3.75/6). Néanmoins, la bonne expérience Arthur Christmas m'a donné envie de retenter ma chance avec cette adaptation très libre de l'univers de William Joyce, supervisée et produite par Guillermo Del Toro pour Dreamworks.

Malheureusement, ici, le miracle Arthur Christmas ne s'est pas produit, et je garde toujours un avis très similaire sur ces Cinq Légendes : c'est très regardable, mais inégal au possible.

Inégal au niveau esthétique, tout d'abord : autant tout ce qui a trait à l'univers et aux personnages de Santa Claus, du Marchand de Sable et du Lapin de Pâques est très réussi, inventif et fascinant (j'adore les yétis et les lutins/Minions du Père Noël), autant Jack Frost et Pitch Black (le méchant) sont tous deux visuellement insipides, tandis que la Fée des Dents reste trop en retrait, pas assez développée, et limitée à "elle ressemble à un colibri".

Inégal au niveau technique, ensuite : les environnements fourmillent de détails et de textures, tandis que certains personnages, eux, semblent encore en chantier, lisses et manquant de détails.

Inégal au niveau musical : Alexandre Desplat est compétent, c'est évident, et ses thèmes ne sont pas mauvais... ils sont simplement en retrait, jamais employés au bon moment, ou avec suffisamment de poids et d'émotion pour vraiment totalement fonctionner.

Inégal au niveau du doublage : Baldwin et Jackman sont impeccables ; Isla Fisher est compétente ; par contre, Pine est beaucoup trop âgé pour son rôle.

Inégal au niveau du scénario, enfin, puisque comme je le disais en 2013, certaines péripéties débordent d'inventivité, tandis que d'autres moments tombent vraiment à plat tant ils sont basiques et prévisibles.

En fin de compte, si ces Cinq Légendes assurent le spectacle, et ne laissent pas le temps de s'ennuyer, ce métrage donne aussi l'impression d'avoir été "créé par comité" (pour utiliser un anglicisme sauvage), et d'être une synthèse pas toujours réussie de plusieurs morceaux d'idées et de plusieurs directions qui étaient en compétition.

Dommage, parce qu'avec un peu plus d'audace (notamment au niveau de Jack Frost, tellement calibré pour plaire à un certain public qu'il en devient agaçant) et un peu moins d'éparpillement, le film aurait pu lancer une franchise des plus intéressantes.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2016 - 26 - Noël à la Télévision (2016)

Publié le 13 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Noël à la Télévision (Broadcasting Christmas) :

Lorsque la co-présentatrice d'une matinale quotidienne américaine annonce son départ à l'antenne pour cause de grossesse, Charlie Fisher (Dean Cain), présentateur local new-yorkais à l'héritage prestigieux, est prêt à la remplacer. Mais il est alors mis en compétition, entre autres, avec Emily (Melissa Joan Hart), son ex-petite-amie journaliste, qui végète en région depuis des années, et qui est bien décidée à décrocher enfin une promotion digne de ce nom...

Une rom-com professionnelle diffusée sur Hallmark, mais qui aurait été tout à fait à sa place à l'époque des films de Noël d'ABC Family, tant elle met plus l'accent sur la comédie et sur la bonne alchimie entre ses deux acteurs principaux, que sur la romance et ses clichés habituels.

Ce qui ne veut pas dire que ces derniers sont totalement absents du film, mais simplement qu'ils sont en retrait, et que la production a préféré privilégier la relation dynamique et pétillante de Cain et de MJH, en ne prenant pas trop au sérieux leur script ou leur film.

Ce n'était pas forcément gagné, d'ailleurs, vu que MJH a pris un coup de vieux (d'ailleurs, les deux acteurs semblent par moments étrangement un peu trop âgés pour leurs rôles, comme si le script avait été écrit avec des personnages plus jeunes en tête, et remanié par la suite), et que son personnage, s'il avait été écrit tel quel dans une comédie romantique plus sérieuse, aurait pu être affreusement antipathique : autrefois, elle a plaqué Cain lorsqu'il a décroché une promotion qu'elle voulait, plutôt que de l'accompagner à New York comme il le lui proposait ; elle est totalement peu professionnelle et fait un caprice en pleine émission tv parce qu'elle pense mériter le poste vacant sans vraie raison autre que "je le mérite" ; elle est prompte à critiquer et à prendre des décisions hâtives... bref, pas vraiment un personnage sympathique sur le papier, mais qui passe à l'écran parce que MJH y met de l'énergie, et que Cain a du répondant.

C'est d'ailleurs probablement le meilleur rôle de ce dernier depuis des années, dans la catégorie films de Noël.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 25 - Everybody's Fine (2009)

Publié le 13 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Everybody's Fine :

Récemment veuf et malade du coeur, Frank Goode (Robert De Niro) vit seul, loin de ses quatre enfants (Drew Barrymore, Kate Beckinsale, Sam Rockwell et Austin Lysy), dont il est très fier, et qu'il attend pour une réunion de famille. Mais un par un, ses enfants se désistent, laissant Frank seul et déprimé. Il décide alors de prendre le premier train disponible, et de rendre visite à ses enfants et à leurs familles, les uns après les autres, l'occasion pour lui de découvrir que la vie parfaite de sa progéniture est peut-être bien plus compliquée qu'il n'y paraît.

Un drame Miramax assez terne, qui s'avère un remake d'un film italien de Giuseppe Tornatore, Ils vont tous bien !, et qui est à la limite du hors-sujet dans le cadre de cette Yulefest, puisque malgré le sapin sur l'affiche, malgré sa date de sortie initiale (début décembre 2009) et malgré le script qui semble tout droit sorti d'un logiciel automatisé réglé sur "dramédie familiale de fêtes de fin d'année", ce Everybody's Fine se déroule en été (dernière scène du film exceptée).

Mais fermons un instant les yeux sur ce hors-sujet, et laissons une chance à cette distribution assez attachante, menée par un De Niro impeccable : est-ce que le film vaut le détour, et apporte quelque chose de frais à ce type de comédie dramatique familiale conflictuelle ?

Malheureusement, pas du tout. Malgré des seconds rôles sympathiques (mais sous-exploités), et une sorte de métaphore relative aux lignes téléphoniques et au manque de communication, le film est totalement balisé et prévisible, assez sirupeux et larmoyant (avec en prime une ballade déprimante et inédite de Paul McCartney), il oublie toute subtilité en cours de route (la vision onirique qui explique tout), et change même plus ou moins la fin douce-amère de l'original en lui rattachant une conclusion superflue et typiquement hollywoodienne dans sa positivité.

Un bon gros bof.

3/6 (amusant de voir la fille de Kate Beckinsale incarner la version enfantine de sa mère)

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Christmas Yulefest 2016 - 24 - Une Belle Fête de Noël (2016)

Publié le 12 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, ION, Review, Télévision, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Belle Fête de Noël (Christmas with the Andersons) : 

Richissime famille de Beverly Hills, Caroline et Michael Anderson (Christy Carlson Romano & George Stults) ont l'habitude d'organiser la fête de Noël la plus spectaculaire et luxueuse de la région. Mais cette année, le couple est ruiné, et il décide d'organiser une fête très différente, et plus économique ; heureusement, la magie de Noël va transformer cette famille arrogante, et lui faire retrouver le goût des choses simples, et de la générosité.

Encore une production Marvista diffusée sur ION, tournée en Californie pour un budget microscopique, avec 95% d'illustres inconnus (Christie Carlson Romano exceptée, et encore...), une ambiance festive inexistante, et un script totalement décousu, écrit par le réalisateur du film, par ailleurs scénariste, réalisateur et/ou producteur de bon nombre de films où des chiens sauvent Noël/la St Valentin/une fête quelconque, et de films de Noël comme Joyeux Baisers de Noël et Une Star pour Noël, tous plus mauvais les uns que les autres.

Ici, on suit donc la famille Anderson (globalement tous antipathiques) durant ses pérégrinations improbables (ils passent de pauvres rednecks à richissimes bourgeois prétentieux de Beverly Hills, à famille ruinée, puis famille heureuse et à nouveau riche), sans que celles-ci ne soient particulièrement intéressantes, drôles, ou bien structurées.

Il faut en effet attendre près d'une demi-heure pour que la famille commence à avoir des problèmes d'argent - problèmes qui n'ont pas grand impact visuel à l'écran, ni dans les habitudes de la famille, qui conserve sa boutique et son manoir immense, y tient toujours une fête énorme, n'a aucun problème pour nourrir des dizaines d'invités, etc -, et ensuite, ça mélange personnages secondaires caricaturaux et surjoués (la tante envahissante, le père juriste qui se découvre une conscience morale, l'event planner russe, la secrétaire juridique complexée...), récit plat et mal rythmé, humour qui ne fonctionne pas vraiment, arc narratif forcé et artificiel, et un aspect technique très inégal (l'éclairage de certaines scènes est ainsi quasi-inexistant)

Premier plantage de la saison pour ION. Ça n'augure pas du meilleur...

1/6

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Christmas Yulefest 2016 - 23 - The Christmas Box (1995) & Timepiece (1996)

Publié le 12 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Review, Télévision, Drame, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

The Christmas Box :

À la recherche d'une demeure plus confortable où s'installer avec sa femme Keri (Annette O'Toole) et leur fille Jenna (Kelsey Mulrooney), Richard Evans (Richard Thomas), un commerçant ambitieux, accepte (à reculons) de s'installer dans le manoir de Mary Parkin (Maureen O'Hara), une vieille femme froide et distante, et de lui servir d'aides à domicile à temps partiel. Mais rapidement, Richard fait des rêves étranges et obsédants, au sujet d'une figure angélique... des rêves peut-être liés à une mystérieuse boîte à musique gardée au grenier.

Un téléfilm larmoyant diffusé sur CBS en 1995, et adapté d'un best-seller, le premier roman d'un Mormon, publié en 1993.

Au programme, une distribution très sympathique et attachante, une production assez professionnelle (à l'époque, les téléfilms des grandes chaînes étaient de qualité), des visions angéliques assez risibles, un peu de religion sur la fin (rien de trop méchant, cela dit), et un film qui n'a de Noël que sa dernière demi-heure mélodramatique (et encore, de manière assez distante et anecdotique).

Pas vraiment ma tasse de thé, malgré le savoir-faire à l'oeuvre sur ce projet.

3/6

Timepiece : 

16 ans après les évènements de The Christmas Box, Richard (Richard Thomas) raconte à sa fille ce qu'il a appris en lisant les lettres de Mary Parkin : comment cette dernière, lorsqu'elle était jeune (Naomi Watts), dans les années 40, est tombée enceinte d'un militaire rapidement mort à la guerre. Elle est alors devenue la secrétaire de David Parkin (Kevin Kilner), un industriel passionné par les horloges, qui est tombé amoureux d'elle, et a adopté sa petite fille à sa naissance. Ensemble, Mary et David ont eu une vie heureuse, jusqu'à ce que le racisme et la violence leur coûtent indirectement la vie de leur enfant, alors que David défendait Lawrence (James Earl Jones), un ami de la famille...

Seconde adaptation d'un livre du même auteur, là aussi diffusée sur CBS durant les années 90, ce Timepiece joue la carte du prologue, avec une atmosphère années 40 qui fonctionne à son avantage, et une distribution plutôt sympathique, comme dans The Christmas Box.

Après, il faut bien avouer qu'on est vraiment ici dans le mélodrame le plus larmoyant possible, encore plus prononcé que dans le premier épisode ; qu'il y a un peu plus de religion que dans le premier récit ; que James Earl Jones est à deux doigts d'être un archétype ambulant ; et qu'il y a encore moins d'esprit de Noël dans ce métrage que dans le précédent (ici, Noël est limité à la toute fin, et à trente secondes en cours de route).

Et puis quelque part, le film tente de feinter le spectateur au sujet de la mort de la fillette, ce qui est assez discutable...

2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 22 - Le Noël de mes Rêves (2016)

Publié le 11 Décembre 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Yulefest, Noël, Christmas, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Noël de mes Rêves (My Christmas Dream) :

Gérante du grand magasin principal de la firme McDougal's, Christina Masters (Danica McKellar) rêve de décrocher la promotion offerte par sa patronne (Deirdre Hall), qui lui permettrait de devenir la directrice de la branche parisienne de McDougal's. Mais pour cela, elle doit impressionner sa patronne avec une vitrine de Noël hors du commun : en panne d'idées, Christina n'a alors d'autre choix que de se tourner vers un ouvrier (David Haydn-Jones), père célibataire récemment renvoyé, et dont les talents artistiques pourraient bien s'avérer la solution à tous ses problèmes...

Un téléfilm Hallmark qui repose entièrement sur le capital-sympathie de Danica McKellar, sur son ambiance enneigée, ainsi que sur l'environnement du centre commercial... malheureusement, à part ça, le métrage est particulièrement quelconque, et assez décousu.

La faute à plusieurs problèmes évidents : tout d'abord, le petit garçon, fils de l'ouvrier/artiste. Un petit garçon qui est le catalyseur de la relation entre les deux têtes d'affiche, et qui, malheureusement, n'est pas un très bon acteur, malgré sa bonne bouille. Déjà que David Haydn-Jones fait un protagoniste masculin assez terne et peu mémorable, ce qui n'aide pas...

Autre problème très clair : plus que dans bon nombre de téléfilms du genre, le script téléphone tout son déroulement dès le premier quart d'heure, et le fait systématiquement de manière pataude et évidente (avec en prime un surjeu de tout le monde, y compris de Danica, pourtant habituellement juste).

En somme, le film est sur des rails évidents dès ses premières scènes, n'en dévie pas à un seul moment, et tout (y compris les moments supposés être des rebondissements) tombe à plat, sans grande énergie ni intérêt. Dommage.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 21 - Santa's Boot Camp (2016)

Publié le 11 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Fantastique, Jeunesse

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Santa's Boot Camp :

Las du comportement horrible des enfants du monde, une partie des lutins du Père Noël, menés par Diva (Ansley Williams) décident de se mettre en grève. Désespéré, Santa (Doug Kaye) recrute alors six adolescents turbulents (Trey Best, Katie Delk, Tim Baran, Tessa Joy Thornbrough, Annie Laurie Daniel, William J. Harrison) dans un centre commercial pour l'aider dans sa mission... mais la tâche est loin d'être aisée, notamment lorsque les adolescents se rebellent, et se montrent prêts à tout - y compris au kidnapping d'un lutin - pour s'échapper...

Un film de Noël indépendant, à destination des plus jeunes, et qui est étrangement frustrant.

En effet, le postulat de départ n'est pas désagréable (les lutins du Père Noël font grève, et des garnements sont recrutés par Santa pour sauver Noël), la réalisation est globalement compétente, les acteurs choisis ne sont pas forcément mauvais (compte tenu du nombre d'enfants utilisés et de leurs âges respectifs, la moyenne de l'interprétation n'est pas mauvaise du tout), les décors sont plutôt sympathiques (ils ont clairement tourné dans un Santa Park, ou quelque chose du genre)... bref, ça aurait très bien pu être un téléfilm familial tout à fait honorable dans les années 80/90 (en France, à l'époque, on avait bien J'ai rencontré le Père Noël, avec Karen Chéryl, et sa déclinaison télévisée Les Rikikis au Pays du Père Noël ; aux USA, ils avaient Babes in Toyland).

Seul problème, on est en 2016, et le manque cruel de budget de ce Santa's Boot Camp est assez rédhibitoire : absence de mobilier, effets numériques basiques, maquillages simplistes et oreilles en plastique flagrantes, et protagonistes un peu trop vieux pour leurs personnages (forcément : trouver une dizaine d'enfants capables de tenir un film entier sur leurs épaules, ça demande nettement plus de temps et d'argent que de trouver six adolescents déjà formés au métier, et de les faire jouer plus jeune que leur âge)...

Et pourtant, contrairement à bon nombre d'autres productions fauchées et amateures, je n'ai pas détesté ce Santa's Boot Camp, qui a bon fond, et aurait pu me plaire étant enfant (lorsque j'étais moins regardant).

2.5/6 (pour l'effort, car honnêtement, ça vaut moins)

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Christmas Yulefest 2016 - 20 - 10 Choses à Faire pour un Noël Parfait (2016)

Publié le 10 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

10 Choses à Faire pour un Noël Parfait (Christmas List) : 

Habituée depuis son plus jeune âge par sa mère à vivre une vie parfaitement ordonnée et propre, Isobel (Alicia Witt) décide de passer les fêtes de fin d'année dans l'Oregon, à Fall River, une ville réputée pour être "la ville de Noël parfaite". Séparée pendant quelques jours de son petit-ami, designer de mode surbooké (Peter Benson), Isobel tente alors de vivre son Noël rêvé, tel qu'elle l'a imaginé au fil des ans sur une liste : neige, luge, sapin, cadeaux, amis, etc ; elle découvre là une vie plus terre-à-terre, traditionnelle, et festive, et elle commence à se sortir de son carcan au contact de Jamie (Gabriel Hogan), un pompier volontaire qui l'aide à accomplir les souhaits de sa liste...

Un téléfilm Hallmark adapté d'un roman, et au concept qui n'est pas désagréable, tous comptes faits : la distribution est sympathique, le couple principal fonctionne bien, les extérieurs sont superbes, et l'histoire se déroule de manière plutôt enjouée et rythmé, ce qui est toujours un plus.

Mais... j'ai beau apprécier Alicia Witt, ses téléfilms de Noël finissent tous par être assez moyens, et la situation ne va pas en s'améliorant : en 2013, Le Noël Rêvé de Megan et Les Pendules de Noël étaient tout à fait regardables, avec une Alicia Witt sarcastique dans le premier, et un peu en surjeu dans le second ; en 2014, Un Père Noël pas comme les autres tombait à plat, sans énergie, et avec une Witt fatiguée ; en 2015, Je ne suis pas prête pour Noël refaisait Menteur, menteur à Noël, sans en avoir l'énergie ou le punch.

Et cette année, comme pour compenser le manque d'énergie chronique de ses deux films de Noël précédents, Alicia Witt décide de passer tout le film à minauder constamment, et à jouer toutes ses scènes comme si elle venait de boire deux verres de vin avant de tourner. On a perpétuellement l'impression que son personnage est pompette, ou sous l'influence de substances stupéfiantes, elle a un sourire béat, une voix et un comportement enfantins, des expressions caricaturales, sa diction est forcée, et lorsqu'elle est supposée s'exclamer de surprise, elle sonne affreusement faux.

Des problèmes qui devraient s'estomper en VF (donc pas de problème particulier pour les spectateurs des chaînes françaises), mais qui en VO sont ultra-perceptibles et déconcentrent le spectateur, d'autant que, durant les moments plus sérieux, Witt semble retrouver un jeu plus normal.

En somme, du 4/6, auquel je soustrais un point pour le jeu de Witt, et un demi-point pour le petit-ami arrogant et jaloux, véritable caricature ambulante.

2.5/6

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