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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #290 : Joe la Crasse 2 (2015)

Publié le 11 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Crackle

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Joe la Crasse 2 (Joe Dirt 2 : Beautiful Loser) :

Marié à Brandy et père de trois fillettes, Joe est toujours un loser qui, lorsqu'il est emporté par une tornade, se réveille dans les années 60. Perdu dans le passé, et poursuivi par un étrange biker (Patrick Warburton), Joe va devoir rejoindre le présent, tout en s'efforçant de ne pas trop changer le cours des évènements...

Une suite produite pour Crackle.com plus de 14 ans après l'original, apparemment devenu semi-culte auprès d'un certain public.

Et donc, ici, on reprend les mêmes, et on recommence : le premier était un road trip, ici, on envoie Joe en road trip sur les routes des USA, et sur les routes du temps ; le premier était narré en flashbacks, ici, on utilise une narration en flashback dans un flashback. Et tout le film est sur ce calque : on reprend les gags et les personnages du premier film, et on les dilue jusqu'à plus soif, avec un style visuel qui fait très vidéo.

Comme en plus le script repompe allègrement Le Magicien d'Oz, La Vie est Belle, Retour vers le Futur, Forrest Gump et Seul au Monde, sans grande inspiration ni énergie, le tout est nettement en dessous du premier opus, déjà pas très brillant.

Il reste cependant alors un moment ou deux touchants (la scène avec Lynyrd Skynyrd), et une Brittany Daniel qui, en plus d'avoir un rôle un peu plus important, vieillit très très bien.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #289 : Joe La Crasse (2001)

Publié le 10 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Joe La Crasse (Joe Dirt) :

Véritable redneck campagnard pas très futé, Joe Dirt (David Spade) n'a jamais connu ses parents. Malgré l'affection de la belle Brandy (Brittany Daniel), il décide alors de traverser le pays pour tenter de retrouver ses géniteurs, et il finit à Los Angeles, où il raconte son histoire improbable à la radio, et devient une sorte de héros du peuple...

Un film Happy Madison typique de sa période de production, avec un bon fond dissimulé sous des couches et des couches de conneries, de gags improbables, et de vulgarité.

Ce qui ne veut pas dire que cela ne fonctionne pas par moments, mais David Spade n'est pas forcément aussi sympathique qu'Adam Sandler, et plus souvent qu'à son tour, le film tombe à plat.

Heureusement, cependant, que Brittany Daniel est aussi charmante qu'à son habitude.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #288 : Synchronicity (2015)

Publié le 9 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Synchronicity :

Expert en physique, Jim Beale (Chad McKnight) travaille avec deux collègues (Scott Poythress et AJ Bowen) sur un moyen d'ouvrir un trou de ver permettant de voyager dans le temps. Pour cela, il s'est associé à un industriel, Klaus Meisner (Michael Ironside), qui le fournit en matériaux radioactifs essentiels à ses expériences. Mais bientôt, alors que les expériences de Beale touchent à leur but, et que des événements étranges se multiplient, Meisner annonce qu'il veut faire main basse sur la technologie développée par Beale, à des fins commerciales. Au pied du mur, et embarqué dans une romance improbable avec la mystérieuse Abby (Brianne Davis), Beale n'a plus le choix, et devient le propre cobaye de son expérience...

Un film indépendant de science-fiction, écrit par l'un des réalisateurs de The Signal, et qui s'attaque, comme beaucoup d'autres, au thème du voyage temporel, avec une structure fragmentée qui ne prend sens qu'à mesure que le film avance, et que le spectateur comprend la mécanique du métrage.

Malheureusement, je vais être franc : j'avais déjà perdu tout espoir après 13 minutes de film.

Pas à cause de l'ambiance pseudo-hommage à Blade Runner (filtres bleus et obscurs omniprésents, musique synthétique façon Vangelis), pourtant rapidement fatigante ; pas à cause de la distribution particulièrement quelconque ; pas à cause de la romance générique et peu intéressante ; mais, plus simplement à cause d'un échange entre le méchant industriel et le héros, accompagné de sa belle, qui se lance alors dans une tirade sur Nikola Tesla, recyclant tous les poncifs et les légendes urbaines autour du bonhomme comme autant de faits historiques.

Et, je l'ai déjà mentionné en ces pages, il n'y a précisément rien qui m'agace autant que ces scénaristes qui ont fait deux heures de recherche sur le monde de la physique, sont tombés sur une page sur Tesla, et recyclent ce qu'ils y ont lu sans rien vérifier, en conférant au bonhomme une aura de génie maudit et persécuté qui fait plus de mal que de bien au monde de la science.

Tesla est devenu tellement à la mode grâce au web qu'on le trouve désormais dans beaucoup trop d'oeuvres de fiction (un peu comme la sempiternelle explication du trou de ver pour les nuls, avec un crayon et une feuille de papier), et j'ai largement eu ma dose du mythe Tesla, c'est bon, je n'en peux plus.

Mais refermons cette parenthèse... le film en lui-même, passé cette faute de goût, et tous les problèmes mentionnés plus haut, est assez classique, en soi.

Si l'on a déjà vu/lu de la science-fiction jouant avec les concepts de boucles temporelles, de lignes temporelles parallèles, de paradoxes, etc, on n'aura aucune peine à avoir de l'avance sur le(s) personnage(s)... ce qui est loin d'être une bonne chose, puisque ces derniers sont trop transparents et inintéressants pour compenser, par leur présence/charisme, les faiblesses du scénario.

Autant dire que j'ai eu beaucoup de mal avec ce métrage, et que, même si je n'ai pas vraiment envie d'être méchant avec le film, c'est tout de même très très très faible.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #287 : We Love Happy Endings ! (2013)

Publié le 8 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

We Love Happy Endings ! (Not Another Happy Ending - 2103) :

Tom (Stanley Weber), un Français installé à Glasgow, possède une maison de publication appelée Tristesse. Il décide un jour de publier le premier roman de l'excentrique Jane (Karen Gillan), et signe avec elle un contrat pour un autre ouvrage. Mais le syndrome de la page blanche frappe rapidement la jeune femme, et Tom réalise qu'elle ne pourra finir son second livre tant qu'elle sera heureuse : il entreprend alors de lui rendre la vie difficile, afin de réveiller en elle l'inspiration...

Ouch.

Décidément, il faut vraiment que j'évite les comédies romantiques anglaises supposément "décalées". Car comme dans le cas de God Help The Girl, ce terme semble de plus en plus être un synonyme pour "film ultra-maniéré, ultra-précieux et tout sauf sincère sur le quotidien d'artistes excentriques et tellement originaux", avec ce très fort courant twee/hipster qui m'agace profondément.

Les personnages sont tous excentriques et "quirky", ils sont tous habillés de manière improbable (comme tout bon hipster, Jane se fournit en fringues vintage dans une friperie), ils ont des rapports artificiels (= qui ne sont jamais organiques et crédibles), des dialogues artificiels, des affectations bizarres ; l'interprétation elle-même est particulièrement frustrante, car il n'y a là aucune subtilité, Gillan en fait trois tonnes, pas aidée par un script en rajoute dans le décalage forcé et factice ("tiens, si elle commençait à parler et à interagir avec le personnage de son roman, ça sera tellement original et décalé").

Bref, j'ai vraiment trouvé le tout particulièrement rebutant et jamais authentique, ce qui, dans une comédie romantique, est vraiment rédhibitoire.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #286 : Gods of Egypt (2016)

Publié le 7 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Gods of Egypt :

Décidé à devenir le nouveau roi d'une Égypte mythologique promise à son neveu Horus (Nikolaj Coster-Waldau), Set (Gerard Butler), le dieu métamorphe du désert et des ténèbres, renverse le père de celui-ci, énuclée Horus, et prend le pouvoir dans le royaume. Mais c'est sans compter sur Bek (Brenton Thwaites), un jeune humain, habile voleur qui décide de rendre ses yeux à Horus, afin qu'il l'aide à ramener sa bien-aimée de l'au-delà...

Si l'on m'avait dit qu'en 2016, j'en viendrais à préférer ce Gods of Egypt, à la promo et à la réputation calamiteuse, au Star Wars qui a tant fait l'unanimité, je ne l'aurais pas cru.

Et pourtant, c'est le cas, et je range ce blockbuster dans la même catégorie que The Lone Ranger et John Carter of Mars : des films imparfaits, mais qui ont été flingués par un contre-buzz galopant alimenté de manière abusive par le web. Ici, c'est tout la controverse raciale sur la blancheur du panthéon égyptien (pas totalement infondée, mais paradoxalement entretenue par les mêmes personnes qui, pour Thor, clamaient haut et fort que l'ethnicité des acteurs jouant des Dieux extraterrestres n'avait aucune espèce d'importance, et qu'un anglais à la peau noire pouvait jouer un "dieu" nordique sans problème ; ici, bizarrement, des acteurs blancs ne peuvent pas jouer des "dieux" égyptiens...) qui a éclipsé le film, aidée en cela par une campagne promotionnelle mettant en avant les visuels les plus kitschs possibles.

Résultat, les critiques ont eu tôt fait d'utiliser les raccourcis les plus faciles à leur disposition, rapprochant Gods of Egypt de Jupiter : le Destin de l'Univers, de Prince of Persia ou du remake du Choc des Titans, l'internet a passé le mot, et a condamné le film à un flop inévitable.

Alors que si ce film partage avec Jupiter Ascending un certain sens du spectaculaire, du décomplexé, et des séquences d'action à la limite du jeu vidéo (mais pas son recyclage patchwork), c'est surtout au Choc des Titans original que de Gods of Egypt m'a fait penser : bestiaire mémorable, kitsch totalement assumé et gentiment clinquant, effets inégaux (certains séquences et images sont sublimes, d'autres semblent avoir été finies à la truelle), distribution investie, musique assez sympathique, et ambition épique... autant de choses qui font qu'on passe un excellent moment devant ce métrage décontracté, qui rappelle certains récits de fantasy pulp ou certains blockbusters façon La Momie, qui ne se prennent jamais trop au sérieux, et débordent d'imagination.

Alors certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre, il y a des fautes de goût très claires, les effets visuels sont très inégaux, les scènes d'action sont un peu trop axées jeu de plate-forme/boss de fin de niveau, le script est finalement très basique (Orphée, Dumbo, etc...), et le film aurait bénéficié de 10 minutes de moins (les blockbusters de 2h et plus, j'en ai un peu marre), mais rien que pour certaines images improbables (Geoffrey Rush, chauve, sur son char spatial, en train de tirer le soleil derrière lui, au bout d'une chaîne, au dessus d'une Terre plate, tout en combattant à grands coups de blaster-lance Apophis la sangsue géante du chaos stellaire !!!!!), on dit merci Alex Proyas. Et fuck la polémique.

Un 4/6 du coeur.

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Un film, un jour (ou presque) #285 : The Breakup Girl (2015)

Publié le 6 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Breakup Girl :

Sharon (Wendi McLendon-Covey), Kendra (India Menuez) et Claire (Shannon Woodward) sont trois soeurs que tout sépare. La première est mère de famille, mariée et rangée ; la seconde est une actrice bohémienne, à la sensibilité à fleur de peau ; et la troisième est une apprentie journaliste que son compagnon vient de plaquer le jour de son anniversaire, après sept ans de vie commune. Mais lorsque leur père (Ray Wise) leur apprend qu'il souffre d'un cancer, les trois jeunes femmes doivent mettre de côté leurs différences pour le bien de leur famille...

Une comédie dramatique indépendante parfois touchante, mais aussi parfois assez frustrante : c'est un premier film, et cela se ressent dans sa forme, avec des faux raccords, des jump cuts et de brèves scénettes animées qui n'apportent rien, un personnage de meilleur ami/médium décalé qui ne fonctionne pas vraiment, un générique de fin pop qui fait tache, ou encore une scène  particulièrement téléphonée (l'appel en larmes de la mère, et les trois filles qui se précipitent) qui dure très (trop) longtemps, alors que le spectateur connaît déjà la punchline de tout le gag.

Cela dit, malgré ces défauts et un côté un peu brouillon, l'approche de la maladie et du deuil est plutôt jolie et subtile, le cast est très sympathique, et je dois dire que Woodward est ici particulièrement rayonnante, avec une présence et une sincérité qui m'ont un peu rappelé la prestation d'Amy Adams dans Junebug (toutes proportions gardées).

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #284 : Au Coeur de l'Océan (2015)

Publié le 1 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Histoire, Biographie, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Au Coeur de l'Océan (In The Heart of the Sea) :

En 1850, Herman Melville (Ben Whishaw) rend visite à Thomas Nickerson (Brendan Gleeson), un aubergiste traumatisé par ce qu'il a vécu 30 ans plus tôt, alors qu'il était membre d'équipage du baleinier Essex, aux côtés d'autres marins plus aguerris (Chris Hemworth, Benjamin Walker, Cillian Murphy...) : là, au milieu de l'océan, une baleine albinos a réduit en miettes le navire, et a alors traqué tous les survivants, les uns après les autres, en détruisant les canots de sauvetages sur lesquels ils survivaient difficilement...

Prenez Seul au Monde, rajoutez-lui une bonne dose de Les Survivants, rajoutez une reconstitution historique, un peu de littérature, et beaucoup de numérique... et voilà, Au Coeur de l'Océan, une fictionnalisation de ce qui a inspiré Moby Dick de Melville.

Pourquoi pas, d'autant que la distribution est bonne, et que c'est Ron Howard à la barre.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend jamais vraiment, malgré tous les efforts déployés par la production pour donner quelque chose d'esthétiquement travaillé et de professionnel.

Au rayon des problèmes, le récit assez dérivatif (et un peu maladroit dans sa structure "laissez moi vous raconter ce qui s'est passé dans ma jeunesse"), et paradoxalement, la réalisation de Ron Howard, qui pour une raison ou un autre, a recours, çà et là, à des gros plans d'inserts très laids, mi-GoPro mi-Fish Eye, qui tranchent radicalement avec ce qui les entoure. Ce qui les entoure étant un environnement bardé de CGIs pas toujours convaincants (il y a souvent quelque chose qui cloche, que ce soit dans l'étalonnage des arrières-plans, le mouvement des baleines, l'incrustation des acteurs...), qui finissent souvent par donner l'impression de voir des acteurs devant un fond vert, prétendant être en pleine mer.   

Dommage, car il y avait probablement quelque chose de plus mémorable à faire avec ce sujet, peut-être en faisant du témoignage de Nickerson quelque chose de moins réaliste, qui pousserait l'idée de baleine vengeresse dans ses derniers retranchements, en en faisant un être plus maléfique, ou plus symbolique (une incarnation de la nature se vengeant de l'Homme) - ce qui aurait nécessité une réalisation plus ample, plus iconique, et plus épique.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #283 : Le Retour d'Aladin (1964)

Publié le 31 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Retour d'Aladin (The Brass Bottle) :

Harold Ventimore (Tony Randall), un architecte venant de faire l'acquisition d'une bouteille antique, découvre qu'elle abrite un génie nommé Fakrash (Burl Ives), qui, reconnaissant d'avoir été libéré, s'efforce alors de faciliter la vie d'Harold. Mais Fakrash n'est pas habitué au monde moderne, et ses efforts se retournent souvent contre Harold, notamment en ce qui concerne sa petite-amie Sylvia (Barbara Eden)...

Une comédie fantastique des 60s, assez amusante, et qui donne parfois l'impression de regarder un épisode de Ma Sorcière Bien-Aimée, tant au niveau du ton que de la musique, des effets visuels, ou encore des bruitages.

Pas forcément surprenant, puisque le film date de l'année du lancement de cette série, et que ce Retour d'Aladin a directement inspiré la série Jinny de mes rêves (1965), dont la tête d'affiche était justement Barbara Eden (ici dans le rôle de la petite amie du héros).

Ce métrage, donc, adapté d'un roman du début du 20ème siècle, s'avère sympathique, bien qu'un peu mollasson dans son premier tiers, et souffrant d'une post-synchro très hasardeuse pour certains personnages (clairement redoublés en studio, parfois par des personnes ne sachant pas jouer la comédie).

Une fois ce cap franchi, cependant, le tout fonctionne plutôt bien, grâce à un protagoniste principal décontracté et flegmatique, et à un génie finalement très attachant. Dommage que le passage du temps au fil du récit ne soit pas particulièrement bien géré.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #282 : Seul Contre Tous (2015)

Publié le 30 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Seul Contre Tous (Concussion) :

Alors qu'il pratique une autopsie sur un ancien joueur de la NFL (David Morse), le Dr. Bennet Omalu (Will Smith), médecin légiste d'origine africaine, découvre que malgré son âge, ce dernier souffrait d'une détérioration cérébrale inexplicable, similaire à la maladie d'Alzheimer. Bientôt, il comprend que de nombreux joueurs de football américain souffrent de symptômes similaires, conséquences des nombreuses commotions cérébrales subies durant leur carrière : Omalu s'engage alors dans une croisade contre la NFL et ses médecins, afin d'alerter le monde contre les dangers sérieux de ce sport.

Un film qui se situe au carrefour du biopic, du thriller, du récit de l'intégration d'un immigrant, du drame sportif, et du film "à grande cause", mais qui ne parvient pas vraiment à convaincre tant il sent le métrage conçu pour décrocher des récompenses aux Oscars.

Malheureusement, ici, ça ne fonctionne jamais totalement, tant le récit est assez didactique et plat, manquant cruellement d'énergie et de direction.

C'est dommage pour Will Smith, qui compose un personnage intéressant et bien interprété, et pour la cause en générale (la scène finale est peut-être la plus efficace de tout le métrage, avec Omalu qui, malgré son combat et son succès, ne peut qu'être le témoin amer de ces jeunes lycéens risquant leur santé pour ce sport national), mais il aurait fallu quelqu'un de plus inspiré et de moins conventionnel, pour en faire quelque chose de moins générique et de moins oubliable.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #281 : Coffee Town (2013)

Publié le 29 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Coffee Town :

Will (Glenn Howerton) est un développeur web qui passe le plus clair de son temps à travailler depuis un coffee shop où il a ses habitudes, se dispute avec le barista Sam (Josh Groban), glande avec ses amis Chad (Steve Little) - un vendeur fainéant et pas très brillant - et Gino (Ben Schwartz) - un officier de police incompétent -, et rêve devant la belle Becca (Adrianne Palicki). Et puis, un jour, face à la menace de la fermeture de l'établissement, Will et ses amis décident d'organiser un pseudo-cambriolage du coffee shop...

Une comédie des cerveaux derrière CollegeHumor, et ça se sent : si le film est relativement rythmé, il reste assez inégal et mal structuré, avec certaines scènes très réussies, car se basant sur une idée forte (retard fight club), et beaucoup de remplissage qui ne convainc pas totalement.

À vrai dire, on ressort de ce métrage avec l'impression que le tout aurait probablement mieux fonctionné sous forme de web-série ou de série tv, puisque le ton à la Kevin Smith/Clerks : les employés modèles se trouve finalement parasité par cette histoire de cambriolage. En effet, non seulement les personnages n'ont l'idée de ce casse que très tardivement dans le film (ce qui rend le compte à rebours préalable, sous forme de cartons-titres, totalement inutile et contre-productif), mais lorsque le braquage arrive réellement, l'intérêt retombe, le tout étant finalement assez prévisible de bout en bout.

Dommage. Dommage aussi que le film peine à rester homogène dans sa forme (les passages animés du début disparaissent totalement) et dans son ton, et qu'Howerton n'ait pas un peu plus de charisme, car il se fait totalement dévorer sur ce plan par un Ben Schwartz en roue libre.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #280 : Batman v. Superman - L'Aube de la Justice (2016)

Publié le 28 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, Science-Fiction, DC, DCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman v. Superman - L'Aube de la Justice :

18 mois après avoir assisté au combat destructeur de Superman (Henry Cavill) et de Zod (Michael Shannon), Bruce Wayne (Ben Affleck) est enfin prêt à affronter le Kryptonien, qu'il considère être une menace pour l'humanité. Mais ce que Batman ignore, c'est que Lex Luthor (Jesse Eisenberg) oeuvre dans l'ombre et manipule les deux hommes pour qu'ils s'entretuent...

"Batman contre Superman, c'est ce qu'on fait quand on n'a plus rien d'autre à faire. (...) C'est admettre que la franchise est à bout de souffle et agonisante." - David Goyer, 2005.

Quelle belle ironie de voir que c'est ce même Goyer qui est à l'origine du plus gros du script de ce BvS, lui-même qui rejetait cette notion il y a dix ans de cela. Mais passée cette ironie douce-amère (car il faut bien l'avouer, c'est l'écriture pataude et bancale de Goyer qui est responsable de bien des problèmes du DCEU), c'est toute la politique cinématographique réactive de DC qui est à remettre en question. La pilule du succès absolu (et exagéré ?) de Marvel Studios, et de leur univers partagé très coloré, plutôt bien construit, et plein d'humour n'est clairement pas bien passée chez DC/Warner, et depuis des années, ils tentent donc de rattraper leur retard considérable au box-office.

Et pour cela, DC a donc décidé de faire le contraire de Marvel, en mettant en scène un univers sombre, dark & gritty (© années 90), où tous les personnages semblent être dépressifs, où les morts gratuites sont légion, et où on tente artificiellement de donner de la profondeur aux films par le biais de dialogues pontifiants et pseudo-profonds, qui servent de cache-misère (et donnent un cachet "intellectuel" qui flatte bien des égos, tant chez les fans que chez les critiques et les exécutifs DC).

Problème : cet univers partagé n'est pas du tout établi, et plutôt que d'assumer son retard sur Marvel, et de faire bien les choses au fil des ans, DC/Warner bacle tout. Le résultat de ce baclage étant ce Batman v. Superman qui souffre de tellement de défauts qu'ils seraient trop longs à vraiment développer.

Avant Man Of Steel, les plus méfiants d'entre nous avaient espéré que ce relaunch de Superman serait l'occasion, pour les personnes impliquées dans la production, de combiner leurs forces, et d'éliminer leurs faiblesses respectives : Goyer connaît bien les comic-books, mais n'est pas très bon scénariste ; Snyder est un bon réalisateur qui a tendance à privilégier l'esthétique et les images épiques à base de ralentis, ainsi que le fanservice, a un script et un film maîtrisés ; les Nolan sont de bons techniciens, mais leurs productions sont bavardes, pseudo-intellectuelles, et souvent froides.

Mais plutôt que de bénéficier des qualités de toutes ces personnes, Man of Steel (dont le casting était par ailleurs très réussi) a fini par être une compilation de leurs défauts, un métrage inutilement stylisé et bourrin, au propos et aux allégories pataudes, filmé dans un style naturaliste hors-sujet, aux hors-sujets absolument aberrants (Pa Kent) et aux personnages-fonctions ni attachants, ni vivants. On en ressortait avec l'impression que la team DCEU était totalement passée à côté du personnage de Superman, lui préférant un avatar christique geignard, hésitant et destructeur, du genre à rouler une galoche à Lois Lane (après avoir eu une demi-douzaine de scènes à peine avec elle dans le film) au milieu des décombres fumants de Metropolis.

Une conception du superhéroïsme étrangement déphasée avec celle, historique, du personnage de Superman, et qui cachait, derrière ses atours de bourrinage intensif voulant faire oublier Superman Returns (jugé trop mou par une certaine frange très bruyante de la fanbase), des scènes totalement WTF, tant dans leur conception que dans leur exécution (la tornade !!).

Mais revenons à BvS. Lancé à l'improviste avec un seul logo pour accompagner l'annonce, décidée quelques jours à peine avant la Comicon, le projet a connu une genèse compliquée, conséquence du désir de DC/Warner de manger à tous les râteliers. Initialement Man of Steel 2, le film est alors devenu BvS (adaptation de la bd The Dark Knight Returns de Miller), puis a muté en BvS : Dawn of Justice un an après, afin de mettre en place le futur film de la Justice League.

Autrement dit, BvS a rapidement eu pour lourde tâche d'englober, en un seul métrage, une suite de Man of Steel, l'introduction d'un nouveau Batman, la mise en scène de l'affrontement Batman vs Superman, et la présentation d'un ou plusieurs membres de la Ligue. Un peu comme si Marvel, plutôt que de dérouler méthodiquement ses Phases, avait décidé d'intégrer à Iron Man 2 les intrigues de Captain America, de Civil War, et de Avengers, sans prendre la peine de développer le tout plus que ça.

Autant dire que ce BvS est un gros bordel, qui tente de faire tout et son contraire, de se faire pardonner du destruction porn de Man of Steel (tout en en remettant une grosse couche), ou d'exploiter en surface Dark Knight Returns et La Mort de Superman sans en avoir posé les bases émotionnelles ou narratives, comme autant de fanservice gratuit et baclé, et de coups de coude à l'amateur de comics, afin de se le mettre dans la poche.

Pour faire simple, ça ne fonctionne pas. Notamment parce que Snyder ne semble pas intéressé par son Superman constipé (c'est Batman le vrai héros du film), et traite donc beaucoup de ses scènes et de leurs enjeux dramatiques par dessus la jambe : Jimmy Olsen, ou Mercy Graves ? De la figuration, et ils sont aussitôt éjectés de la franchise de manière bien gratuite. Lois ? Demoiselle en détresse mal filmée (Snyder est le seul réalisateur que je connaisse qui réussisse à rendre Amy Adams quelconque), avec en prime pseudo-nudité gratuite et racoleuse dans une baignoire. Maman Kent ? Un peu de morale douteuse ("tu ne dois rien aux gens de la Terre"), et demoiselle en détresse. Luthor ? Une catastrophe aussi bouffonne qu'à l'époque de Gene Hackman. Doomsday ? Un troll des cavernes du Seigneur des Anneaux, ni plus, ni moins. La mort de Superman ? Aucun impact, puisque dix minutes plus tard, on montre qu'il n'est pas mort.

En face, Wonder Woman s'en sort (même si elle semble toujours frêle, et qu'elle n'a pas grand chose à faire dans le film sorti d'un combat et de soirées mondaines dans des robes mal ajustées), et c'est le Batfleck show, un Batfleck show très efficace, même si un peu redondant (les origines de Batman, on les connaît, c'est bon). On pourra toujours pinailler que ses visions prémonitoires sont hors-sujet, que la poursuite en Batmobile est une catastrophe de montage et de réalisation, que de placer Gotham de l'autre côté de la baie de Metropolis, à 10 minutes en ferry, n'a aucun sens, que la carrure Milleresque de  Batman, avec ses muscles rembourrés, s'accommode moyennement de certaines scènes de combat (dans lesquelles, comme par magie, l'épaisseur du costume et du cou de Batman diminue pour faciliter les efforts du cascadeur)... mais ce n'est pas bien grave. C'est comme le fait que ce Batman tue allègrement ses proies : c'est le point de vue du réalisateur, je ne le partage pas, mais bon... Affleck est efficace en Batman, et c'est d'autant plus dommage qu'il écope d'un tel univers cinématographique bancal au possible.

Bref, en tant que suite de Man of Steel, c'est insuffisant, c'est inexploité, et ça se perd en palabres ronflantes sur la nature des dieux et des superhéros encapés, au détriment de l'émotion ou du rythme. En tant que Batman Begins 2.0, ça fonctionne relativement bien, grâce à Affleck. L'affrontement Batman vs Superman, lui, ne convainc pas vraiment, relégué au dernier quart du film, juste avant l'arrivée de Doomsday, et réglé par une pirouette scénaristique maladroite et pataude (Martha !!). Quand à la mise en place de la Justice League, elle se fait au forceps, par l'intermédiaire de Wonder Woman, et de vidéos informatiques piratées chez Lex : ce n'est pas très élégant, c'est amené avec la subtilité d'un tractopelle, et ça lorgne tellement sur la méthode Marvel que ça en devient génant.

Ajoutez à cela une musique insipide d'un poulain de Zimmer, des effets inégaux (les transitions acteurs/doublures numériques sont parfois laborieuses, et la gestion à l'écran de la force de Batman l'est encore plus), un film qui, donc, tire à la ligne malgré tout ce qu'il doit couvrir en 2h30, et on se retrouve devant quelque chose qui a de belles images et de beaux moments occasionnels, un métrage qui a quelques beaux restes pleins de potentiel, mais noyés dans un océan de médiocrité et de dépression terne et forcée, une médiocrité résultant à la fois du travail de Snyder, de celui des scénaristes, mais aussi de la gestion du DCEU par DC/Warner, faite en dépit du bon sens.

Toute confrontation Batman/Superman reposant sur le contraste entre les deux protagonistes (l'un heureux, solaire et positif, menant par l'exemple et inspirant les hommes à être meilleurs, l'autre tourmenté, nocturne, sombre et négatif, faisant régner la peur dans le coeur des criminels), quel intérêt alors d'en faire deux êtres tout aussi tourmentés et dépressifs, redoutés par les humains ? Bonne question, à laquelle je serais bien en peine de répondre.

Cela dit, c'était toujours plus divertissant que Man of Steel.

Un petit 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #279 : Amour et Plaquages (2016)

Publié le 25 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Amour et Plaquages (Love on the Sidelines) :

Apprentie créatrice de mode au chômage, Laurel (Emily Kinney) a désespérément besoin d'un nouvel emploi, et, avec l'aide de sa nouvelle colocataire (Luisa D'Oliveira), une assistante personnelle, elle entre au service de Danny Holland (John Reardon), un footballeur blessé. Mais celui-ci aurait préféré un assistant masculin, d'autant que Laurel ne comprend absolument rien au football américain : une difficile cohabitation va alors se mettre en place, bon gré mal gré...

Comédie romantique footballistique difusée dans le cadre de la Winterfest 2016 de la chaîne Hallmark, ce téléfilm bénéficie de son postulat initial un peu différent des autres métrages de la chaîne, de sa distribution féminine sympathique (Kinney, Elise Gatien, Luisa D'Oliveira) et de son énergie.

Néanmoins, le script est un bon gros tas de stéréotypes mis bout à bout (les filles ne comprennent rien au foot et à la mécanique, les sportifs ne parlent qu'en métaphores sportives, blablabla), et le métrage souffre d'un couple principal à l'alchimie défaillante : lorsqu'il n'est pas volontairement désagréable, Reardon est transparent au possible, et Kinney, si elle est sympathique, paraît occasionnellement trop jeune, gauche et fragile pour totalement convaincre en héroïne romantique.

D'autant que paradoxalement, elle a plus d'alchimie avec Victor Zinck (le "meilleur ami" de Reardon) et avec tous les autres personnages féminins qu'avec son homologue masculin...

En somme, ça se regarde, mais c'est très anecdotique, prévisible et cliché.

2.25 + 0.25 pour le chien du footballeur = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #278 : Addicted to Fresno (2015)

Publié le 24 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Addicted to Fresno :

Martha (Natasha Lyonne) et sa soeur Shannon (Judy Greer) sont co-dépendantes. Martha, lesbienne célibataire travaillant comme femme de ménage dans un hôtel, est malheureuse en amour, et se sert constamment de sa soeur comme d'une excuse pour éviter de s'engager ; Shannon, nymphomane récemment sortie de cure de désintoxication, couche avec tout ce qui bouge - notamment son thérapeute (Ron Livingstone) - et passe son temps à lancer des remarques amères et sarcastiques. Malheureusement, lorsque Martha obtient de son patron que Shannon travaille à l'hôtel avec elle, cette dernière couche avec le premier venu... et le tue accidentellement. Les deux soeurs tentent alors de se débarrasser du corps, mais sont alors victime du chantage des propriétaires d'un centre de crémation pour animaux (Allison Tolman et Fred Armisen)...

Un film indépendant de la réalisatrice de But I'm a Cheerleader (un film culte dans certains cercles), qui bénéficie d'une distribution très sympathique (Greer, Lyonne, Armisen, Aubrey Plaza, Molly Shannon, Clea DuVall, etc), et adapte au cinéma un court-métrage avec Busy Philipps et Gillian Jacobs dans les rôles principaux.

Malheureusement, ce qui se veut être une comédie noire et grinçante finit par être trop plate, et pas assez comique, justement. Plutôt que d'être corrosive et osée, la négativité cynique du personnage de Greer finit par être lassante ; plutôt que d'être attachantes, les amours contrariées de Lyonne laissent indifférent.

Alors certes, certains moments plus sincères fonctionnent, mais dans l'ensemble, le script souffre d'un sérieux manque d'empathie envers ses personnages, dont la provocation constante et capillotractée finit par tirer à blanc, et par être contre-productive.

Pas sûr que le passage du court-métrage au long-métrage ait été très judicieux...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #277 : Moonwalkers (2015)

Publié le 23 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Moonwalkers :

Alors que le gouvernement américain tente de remporter la course à la Lune, Kidman (Ron Perlman), un agent de la CIA implacable mais hanté par le souvenir du Vietnam, est envoyé à Londres pour y rencontrer Stanley Kubrick. Sa mission : offrir au réalisateur une somme colossale afin qu'il simule en studio les images de l'alunissage américain, en cas d'échec de la Mission Apollo. Mais sur place, il est trompé par Jonny (Rupert Grint), un manager de rock raté et endetté, qui se fait passer pour l'agent de Kubrick. Un engrenage improbable se met alors en place, alors que Kidman, Jonny et Leon (Robert Sheehan), un acteur drogué, finissent par décider de tourner eux-mêmes le film de l'alunissage, sans se douter que la pègre londonienne est bien décidée à récupérer les sommes qui leurs sont dûes...

Une comédie anglaise assez médiocre, inspirée des théories conspirationnistes lunaires, et qui se retrouve le cul entre deux chaises, à moitié film de gangsters à la Guy Ritchie (les deux fusillages du film sont sanglantes, gratuites, et - pas très bien - stylisées), et à moitié stoner comedy, avec hallucinations en images de synthèse, et humour pas drôle du tout si l'on est sobre.

Ajoutez à cela un rythme assez bancal, des idées inexploitées (les hallucinations vietnamiennes disparaissent subitement après le premier tiers du film), des postiches et barbes parfois assez fauchés (qui renforcent un certain sentiment d'artificialité dans la reconstitution), et on se retrouve avec un métrage au concept de base intéressant, bien interprété, mais à l'exécution malheureusement trop faiblarde pour convaincre.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #276 : Teen Beach 2 (2015)

Publié le 22 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Télévision, Musique, Romance, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Teen Beach 2 :

Après leur aventure dans leur film préféré, le "beach party movie" Wet Side Story, Mack (Maia Mitchell) et Brady (Ross Lynch) ont repris le lycée... mais les aléas du quotidien ont un impact imprévu sur le couple. Heureusement, l'arrivée inattendue, dans leur monde moderne, de Lela (Grace Phipps) et de Tanner (Garrett Clayton), les deux protagonistes principaux du film, va les aider à retrouver le véritable sens des priorités.

Le premier Teen Beach Movie (2013), une DCOM initialement vendue comme un clone de High School Musical, s'était avérée un hommage sympathique et dynamique aux vieux beach party movies des années 60, avec une lead très attachante, une ambiance dynamique et légère, et un cast globalement très sympathique.

Pour cette suite, changement de scénaristes, et un script qui inverse le postulat du premier, envoyant ici un couple de personnages des 60s dans notre monde moderne, pour en extirper pataudement un propos sur la condition féminine, et un paradoxe temporel improbable.

Les problèmes se succèdent donc à tous les niveaux, puisque le film finit par n'avoir ni le charme ou la bonne humeur du premier, ni ses numéros musicaux sympathiquement rétros (le dernier numéro de ce métrage partait pourtant dans la bonne direction), ni le rythme (le tout se traîne très mollement pendant la majorité de ses 100+ minutes), ni les interprètes (puisque les 3/4 des personnages de Wet Side Story y restent coincés pour des scènes plates, génériques et anecdotiques pendant 95% de leur temps de présence à l'écran, déjà bien faible).

Sans parler de déception (parce que pour qu'il y ait déception, il faut qu'il y ait attente), un échec assez flagrant, qui prouve que de mettre précipitamment en chantier la suite d'un succès inattendu n'apporte jamais rien de bon.

Un film qui est au premier opus ce que Grease 2 est à Grease.

Un minuscule 2/6 (pour Maia & Grace, et pour Tanner le flamboyant)

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Un film, un jour (ou presque) #275 : Paul Blart, super vigile 2 (2015)

Publié le 21 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Paul Blart, Super Vigile 2 (Paul Blart, Mall Cop 2) :

Six ans après avoir sauvé le centre commercial où il travaillait, Paul Blart (Kevin James) remporte un prix, qui doit lui être décerné lors d'une convention de vigiles se tenant à Las Vegas. Il y prend donc des vacances en compagnie de sa fille Maya (Raini Rodriguez), et tombe, sans le vouloir, sur un groupe de criminels qui ont pour projet de dérober les tableaux de maître du centre hôtelier où ils séjournent.

Le premier Paul Blart était une variation gentillette et anecdotique de Piège de Cristal, agrémentée de blagues sur le surpoids de son héros, un héros qui parvenait à dépasser sa condition, et à prouver à tout le monde qu'il valait quelque chose.

Ici, le ton est donné dès les premières minutes : tous les personnages génants du premier opus sont évacués en deux lignes de dialogues acerbes et amères, et on repart sur des bases plus économiques, et nettement plus aigries.

Le personnage de Blart lui-même est plus aigri, agressif, et franchement nettement moins sympathique, ce qui pose un problème de taille, puisque le métrage en fait un punching bag, de manière assez méprisante et froide.

Autrement dit, le film est assez médiocre et peu attachant pendant ses deux premiers tiers, pour ne commencer à décoller un peu que lorsque l'action arrive (la scène de combat très Jackie Chanesque entre les agents de sécurité et les méchants est à ce titre assez amusante).

Mais dans l'ensemble, ce Paul Blart 2 perd le bon fond du premier métrage, ce qui en fait une suite nettement moins supportable, et encore plus dispensable.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #274 : Creed - L'héritage de Rocky Balboa (2015)

Publié le 18 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Sport, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Creed - L'héritage de Rocky Balboa (Creed) :

Fils illégitime du célèbre Apollo Creed, Adonis Johnson (Michael B. Jordan) n'a jamais connu son père. Néanmoins passionné de boxe, et bien décidé à prouver au monde qu'il mérite de porter le nom de Creed, Adonis quitte Hollywood pour rejoindre Philadelphie, et demander à Rocky Balboa (Sylvester Stallone) de l'entraîner. Malgré les réticences de ce dernier, des liens profonds commencent alors à se tisser entre le jeune homme et l'ancien champion, et Adonis commence ainsi son ascension dans le milieu de la boxe...

Au premier abord, une autre requelle à la Star Wars ou à la Jurassic World, qui reprend les grandes lignes d'une franchise préexistante, pour la relancer avec de nouveaux héros... mais ici ça fonctionne.

Ça fonctionne même très bien, puisque la carte nostalgie est jouée avec suffisamment de subtilité pour que l'on oublie ces points communs entre le premier Rocky et ce Creed.

Alors certes, le tout reste assez balisé, et l'originalité n'est pas forcément au rendez-vous, mais c'est ce qui fait la force de ce récit : c'est direct, sans trop de fioritures, ça sait se montrer touchant (voire même émouvant - tout ce qui a trait à Rocky et à sa maladie, ou encore la scène finale, sur les marches de Philadelphie), et ça reste efficace de bout en bout, d'une manière humble qui n'est pas sans rappeler le Rocky Balboa de Stallone.

Seul bémol, le combat final, beaucoup trop bourrin et improbable pour être totalement crédible, d'autant que les prothèses utilisées sur le visage de Jordan sont un peu trop caoutchouteuses pour paraître réalistes.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #273 : Kill Me Three Times (2014)

Publié le 17 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kill Me Three Times :

À Eagles Nest, en Australie, le tueur à gages Charlie Wolfe (Simon Pegg) est engagé pour tuer Alice (Alice Braga) par Jack (Callan Mulvey), le mari de cette dernière, un propriétaire de motel aisé et violent. Mais lorsqu'il est sur le point de passer à l'action, il s'aperçoit que Lucy (Teresa Palmer) et son mari Nathan (Sullivan Stapleton) ont la même idée en tête. Mais de son côté, Alice a une aventure avec Dylan (Luke Hemsworth), un mécanicien local, avec lequel elle prévoit de disparaître...

Un polar/film de gangsters australien très dérivatif (on pense souvent à du sous-sous-sous-Tarantino) qui commet le crime capital d'embaucher Simon Pegg dans un rôle à contre-emploi... et de ne rien en faire pendant plus de la moitié de son temps de présence à l'écran.

Pire : pour un métrage construit en flashbacks, en points de vue opposés et parallèles, en révélations et en motivations cachées, le tout manque affreusement d'énergie et de punch, avec des personnages assez quelconques, qui évoluent dans un récit finalement pépère et immédiatement oubliable.

Très décevant.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #272 : Seul sur Mars (2015)

Publié le 16 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Seul sur Mars (The Martian) :

Séparé du reste de son équipage lors d'une tempête, Mark Watney (Matt Damon) se retrouve seul, abandonné sur Mars, alors que ses coéquipiers font route vers la Terre. Isolé de tout et de tous, le botaniste ne peut compter que sur ses connaissances et son savoir-faire technique pour survivre pendant des mois, en attendant l'arrivée d'hypothétiques secours. Sur Terre, cependant, la NASA finit par apprendre la survie de Watney, et décide de tout faire pour ramener ce dernier à la maison sain et sauf...

Après avoir vu ce long-métrage de Ridley Scott adapté d'un roman, soudain, je comprends mieux pourquoi il a été nommé dans la catégorie "comédie" aux Golden Globes. Non pas que ce soit une comédie, ou que ce film soit particulièrement drôle, mais le ton général de ce métrage est volontairement léger, nonchalant et désinvolte, optant régulièrement pour des moments plus ou moins comiques, au détriment de la moindre tension dramatique ou du moins suspens.

C'est bien là le problème du film : le réalisateur & son équipe ont clairement décidé que les spectateurs s'attendant à ce que Matt Damon survive jusqu'à la fin du film ; par conséquent, pour eux, il était apparemment inutile de laisser le moindre doute quand à cette survie. Matt Damon parvient ainsi à réaliser tout ce qu'il entreprend, sans grande difficulté, le sérieux des accidents qui surviennent étant désamorcé par une petit blagounette, ou par l'illustration musicale.

Bref, c'est presque une promenade de santé à laquelle on a l'impression d'assister, pas vraiment aidée par le rythme casanier du récit (2h20, tout de même), et par la réalisation très classique et posée de Scott.

Pour autant, malgré ces défauts, malgré l'écriture pas très finaude (avec tous ses personnages-fonctions qui débitent de l'exposition et des explications scientifiques à la seule destination du spectateur, façon "l'espace pour les nuls"), malgré l'irruption de Chinois héroïques et généreux clairement là pour augmenter les ventes de billets en Asie, malgré ses ellipses temporelles pas très bien gérées (le physique de Damon "change" au fil du temps, heureusement, mais en ce qui concerne ses coéquipiers et les Terriens, il n'y a pas un cheveu qui pousse !) et malgré un déroulement global très prévisible, le tout se regarde.

Heureusement, d'ailleurs, que la photographie et les effets spéciaux sont convaincants, car c'est le strict minimum dans un film de ce genre.

Reste qu'il est tout de même assez étonnant (et frustrant) qu'avec un tel sujet, on n'ait pas un seul instant le sentiment d'isolation, de solitude, de danger, ou d'éloignement que le premier tiers du dernier Riddick, par exemple, parvenait pourtant à imposer sans effort.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #271 : Informers (2008)

Publié le 15 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Informers (The Informers) :

Dans le Los Angeles du début des années 80, alors que commence à planer l'ombre du SIDA, le portrait croisé de personnages plus ou moins liés, d'un grand producteur (Billy Bob Thornton) qui trompe sa femme (Kim Basinger) avec une présentatrice tv (Winona Ryder), à son fils oisif (Jon Foster) qui profite de la fortune familiale, entre sexe, drogue et fêtes en compagnie de sa petite-amie volage (Amber Heard), en passant par un ancien détenu (Mickey Rourke) qui entreprend de kidnapper un enfant en échange d'une somme conséquente...

Initialement un livre de Bret Easton Ellis, qui avait commencé à adapter son ouvrage en compagnie du réalisateur initial du film, The Informers a totalement changé de direction lorsque ce dernier a été remplacé.

D'une satire corrosive et drôle du LA des années 80, on se retrouve donc désormais avec un long-métrage sombre et glauque, qui racole beaucoup avec une nudité plutôt copieuse (notamment d'Amber, ce qui n'est jamais désagréable), et enchaîne les hits des années 80s comme un juke-box en pilotage automatique.

Adieu l'humour, tout est ici au premier degré ; adieu l'intrigue parallèle sur les vampires, dont il ne reste ici qu'un embryon de personnage en quête d'enfant à consommer ; et adieu le soutien des acteurs et des scénaristes, qui ont tous renié le film depuis son tournage.

En l'état, s'il se laisse regarder, le film finit par rapidement tourner à vide dans sa description d'une époque "dorée" sur le point de virer au cauchemar et, pour rester dans l'ambiance sexuelle du produit fini, on va dire que ce métrage est assez flasque, et manque clairement d'endurance en regard de ses promesses et de ce qu'il exhibe initialement.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #270 : Zoolander 2 (2016)

Publié le 14 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Zoolander 2 :

Exilé depuis un drame ayant coûté la vie à son épouse, le super-mannequin Derek Zoolander (Ben Stiller) doit reprendre du service lorsque des pop-stars internationales sont assassinées les unes après les autres, le Blue Steel figé sur le visage. En chemin, il doit se réconcilier avec Hansel (Owen Wilson), son ami et rival, renouer avec son fils Derek Jr. (Cyrus Arnold), et affronter le maléfique Mugatu (Will Ferrell) avec l'aide de la belle Valentina (Penelope Cruz).

À sa sortie, en 2001, Zoolander n'avait reçu qu'un accueil critique et publique assez tiède : les USA sortaient du 11 Septembre, l'ambiance n'était pas à la gaudriole, et il avait fallu attendre la sortie en DVD pour que le film devienne plus ou moins culte.

Mais en soi, cette comédie n'était pas pour autant un chef d'oeuvre : assez inégal, ce Crime dans la tête version fashion ressemblait parfois à un enchaînement de vignettes parodiques et satiriques sur le milieu de la mode (pas surprenant, puisque le personnage de Zoolander a été créé pour des sketches de quelques minutes diffusés sur la chaîne VH1), vaguement reliées entre elles par une intrigue pas forcément totalement aboutie.

Néanmoins, l'illustration musicale, les caméos décalés (mais pertinents et inattendus), et certaines scènes particulièrement fortes et mémorables permettaient au film de 83 minutes de rester drôle, attachant, rythmé, et de ne pas succomber à ses points faibles (4.25/6).

15 ans après, Zoolander 2 est presque à l'opposé de son modèle : ici, il y a quelques idées amusantes, quelques caméos réussis (Cumberbatch, notamment), mais l'ensemble du film est tellement prévisible (le script prend systématiquement le contre-pied des gags du premier, donc forcément, on voit tout venir), tellement répétitif (gags, répliques, scènes entières reprises de l'original), et tellement mal rythmé (malgré sa durée similaire à celle du film de 2001) que le tout tombe affreusement à plat.

Pendant près d'une heure, Zoolander 2 n'a pas d'antagoniste, et se contente donc d'enchaîner les caméos gratuits et hors-sujet de célébrités venues cachetonner (j'aime beaucoup Neil De Grasse Tyson, mais là...), les vannes à base de "Derek et Hansel sont trop vieux pour le milieu de la mode", les compositions de personnages creux par des comiques du SNL (Kyle Mooney, Fred Armisen, Kristen Wiig) et donc du recyclage du premier script, de manière mollassonne et sans intérêt. D'autant que toute le côté satirique de l'original est ici grandement absent, et remplacé par des effets spéciaux à gogo, qui tentent de faire illusion dans la dernière demi-heure.

Véritable déception, victime d'un script inabouti, d'une overdose de caméos inutiles, et de personnages et d'intrigues secondaires tous sous-exploités, ce Zoolander 2 n'était vraiment pas une bonne idée.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #269 : Steve Jobs (2015)

Publié le 11 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Steve Jobs :

Le portrait de Steve Jobs (Michael Fassbender) et de ses relations personnelles et professionnelles avec ses proches et collègues, à quelques minutes des trois présentations les plus essentielles de sa carrière : en 1984, à la veille de la présentation du premier Macintosh ; en 1988, alors qu'il tente de lancer le premier ordinateur de sa nouvelle compagnie, NeXT ; et en 1998, lorsqu'après avoir rejoint Apple, Jobs s'apprête à révolutionner l'industrie avec son iMac.

En 1999, Les Pirates de la Silicon Valley adoptait une forme de quasi-mockumentaire pour narrer l'ascension de Microsoft et d'Apple, ainsi que la rivalité de leurs dirigeants respectifs. Malgré ses limites évidentes de téléfilm, et son rythme pépère, ce film restait assez intéressant, et bénéficiait de l'interprétation de Noah Wyle dans le rôle de Steve Jobs, qui n'hésitait pas à faire de son personnage un leader arrogant, égocentrique et tout simplement antipathique. Du 3.75/6.

En 2013, Jobs, avec Ashton Kutcher, tombait tout simplement à plat, trop lisse, basique et sans inspiration, pour finir par n'être qu'une quasi-hagiographie de Steve Jobs. Du 2/6 qui n'apportait rien au métrage de 1999.

Ici, on a Aaron Sorkin au scénario, et cela fait toute la différence.

Plutôt que de raconter la vie de Steve Jobs, Sorkin choisit de se concentrer sur trois moments de l'existence de ce dernier, comme trois mini-pièces de théâtre en huis-clos, durant lesquelles il dépeint - au travers de ses dialogues ultra-ciselés et pointus -  la personnalité complexe de Jobs - à la fois égocentrique et visionnaire, mégalomaniaque et manipulateur - sans le mettre sur un piédestal.

Pour faire bref : c'est très bien écrit, c'est intelligent, c'est très bien interprété (Fassbender, forcément, mais aussi Rogen et Winslet), ça parvient à concilier vie professionnelle et vie personnelle de manière à rendre Jobs un peu plus humain, et si le tout souffre de quelques longueurs ici et là, d'une réalisation un peu trop sobre pour son propre bien, ainsi que d'une fin un poil trop hollywoodienne, ça reste toujours captivant et passionnant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #268 : Trouver l'amour à Charm (2015)

Publié le 10 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Drame, Romance, UpTV, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Trouver l'amour à Charm (Love Finds You in Charm) :

Emma Miller (Danielle Chuchran) est une jeune femme amish vivant une vie paisible dans sa communauté, et fiancé un peu à son insu au célibataire le plus populaire des alentours, Jacob. Néanmoins, la jeune femme rêve d'autre chose : passionnée par les livres de Jane Austin, elle veut découvrir le monde et voyager. Elle profite alors des vacances estivales pour aller aider sa cousine veuve, Lydia, qui vit à Charm, une ville touristique de l'Ohio. Là, Emma s'ouvre au monde moderne et rencontre la sympathique Kelly (Tiffany Dupont), une bibliothécaire qui lui fait découvrir la vie de jeune femme contemporaine ; sans oublier le séduisant Andy (Drew Fuller), un blogger foodie local qui tombe sous le charme de la cuisine d'Emma, et Noah (Trevor Donovan), un Amish sculptural qui partage les nombreuses passions de la jeune femme.

Un téléfilm romantique Up TV, apparemment adapté de l'un des ouvrages d'une série de livres, et que j'ai principalement regardé pour Danielle Chuchran, qui se fait décidément une petite carrière sympathique, et qui ira probablement assez loin... si elle évite les scripts de ce genre.

Parce qu'autant la plus grosse majorité de ce métrage est sympathique, et se suit tranquillement, à mesure que Emma s'ouvre au monde moderne, et découvre qu'il n'y a pas que la religion et les valeurs amishs dans la vie... autant les dernières vingt minutes sont tout simplement écoeurantes de conservatisme et de communautarisme.

Certes, le triangle amoureux mis en place était finalement assez classique et prévisible (l'amish blond aryen et athlétique, intelligent et sensible, toujours en blanc VS le blogger brun mal rasé, toujours en noir, et qui n'a rien en commun avec l'héroïne), mais la manière dont il est résolu, en faisant d'Andy, en une scène, un fils à papa cupide, violent, et inculte qui tente soudain de violer Emma, est vraiment le degré zéro de l'écriture, et est même insultant pour le spectateur.

Surtout qu'ensuite, forcément, Up TV oblige (Up TV, la chaîne des valeurs traditionnelles chrétiennes !), Emma range tous ses rêves au placard, et choisit de retourner à la communauté amish pour y épouser Noah, et avoir ses enfants. Whouhou ! Live the dream !

Bref. 3.5/6 jusqu'aux 20 dernières minutes, 0/6 pour ces vingt dernières minutes.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #267 : Jobs (2013)

Publié le 9 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Jobs :

La carrière et le destin de Steve Jobs (Ashton Kutcher), fondateur d'Apple, et génie visionnaire de l'informatique...

Biopic mis en chantier à la mort de Steve Jobs, histoire de prendre de vitesse un éventuel métrage d'Aaron Sorkin (pas encore vu, mais sorti en 2015, et que j'espère meilleur), ce long-métrage est le seul et unique film de son scénariste, et il n'est pas forcément difficile de comprendre pourquoi, tant le script est basique, sans inspiration, et assez mal structuré.

On suit donc divers chapitres de la vie de Steve Jobs, séparés par des ellipses maladroites, et mis en musique de manière assez pataude par le pourtant professionnel John Debney...

Mais doit-on vraiment blâmer le compositeur lorsque l'on voit que tout le film est à l'identique : pataud et laborieux, sans vie, et peinant à insuffler la moindre énergie à un récit qui, pour des raisons étranges, préfère s'attarder sur les délires de hippie de Jobs et sur des montages musicaux plutôt que de montrer Microsoft et Bill Gates.

Probablement pour ne pas marcher sur les plates-bandes de Les Pirates de la Silicon Valley... un Pirates qui, en nettement plus court, et malgré les limites d'un budget et d'une forme tv, parvient pourtant sans peine à s'imposer sur ce long-métrage, que ce soit au niveau des acteurs (Kutcher fait de son mieux, mais il est très limité), de son récit, ou de son parti-pris sur ses personnages (ici, tout est très lisse, à la limite de l'hagiographie d'un demi-dieu nommé Steve Jobs).

Ce Jobs n'apporte donc aucune valeur ajoutée au téléfilm de la chaîne TNT, et est donc tout sauf indispensable si l'on a déjà vu ce dernier.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #266 : Brooklyn (2015)

Publié le 8 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance, UK, Irlande, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Brooklyn :

Eilis (Saoirse Ronan), une jeune Irlandaise timide, quitte son pays natal pour rejoindre le New-York des années 50, où elle fait des études, s'émancipe, et s'éprend de Tony (Emory Cohen), un plombier italien qu'elle finit par épouser. Mais à la mort de sa soeur, Eilis est contrainte de retourner au pays, où elle trouve sa mère éplorée, un nouveau prétendant (Domhnall Gleeson), et un emploi garanti... Tiraillée entre ces deux vies différentes, Eilis doit faire un choix crucial.

Une romance assez basique et adapté d'un roman, qui bénéficie beaucoup de sa reconstitution historique, et de l'interprétation impeccable et lumineuse de Saoirse Ronan.

Malheureusement, je ne peux pas dire que j'aie été particulièrement captivé et fasciné par ce mélodrame qui, non seulement, souffre d'un symbolisme un peu lourd (l'héroïne s'appelle Eilis, qui ressemble beaucoup à Ellis, comme dans Ellis Island, l'immigration, tout ça), d'une narration à la temporalité un peu trop compressée et brouillonne (le récit se déroule dans les années 50, mais on a parfois l'impression d'assister au récit d'une immigrante trente ans plus tôt), et d'une distribution masculine trop terne pour convaincre : ni Emory Cohen ni Domhnall Gleeson n'ont suffisamment de charme ou de charisme pour rendre leurs personnages intéressants, ou leurs relations avec Saoirse crédibles et touchantes.

D'autant que, pour ne rien arranger, ce drame est filmé en numérique, principalement à la caméra portée, et avec une lumière et une photographie qui rappellent fortement les drames historiques télévisés anglais : on se retrouve ainsi avec des plans fixes qui tremblotent et tanguent tous un peu, ce qui finit par être assez agaçant sur la durée.

Dommage, car le reste de la distribution de cette co-production Angleterre/Irlande/Canada est assez sympathique, et que le tout est très professionnel... mais on ne peut se défaire de l'impression de regarder un téléfilm de la BBC, comme ils en produisent de nombreux chaque année.

3.5/6

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