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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #usa catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1214 : Booksmart (2019)

Publié le 26 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Booksmart (2019) :

Après avoir passé toute leur scolarité à se montrer studieuses et droites dans leurs bottes, Molly (Beanie Feldstein) et Amy (Kaitlyn Dever) réalisent que leurs résultats, certes excellents, ne méritaient pas forcément tous ces sacrifices. À la veille de leur remise de diplôme, et sur le point de se séparer pour les vacances, les deux amies inséparables décident alors de rattraper, en une nuit, tout ce qu'elles n'ont pas vécu jusque là...

Je suis bien embêté par ce Booksmart, sorti en salles aux USA et diffusé chez nous sur Netflix. Un Booksmart produit par Will Ferrell et Adam McKay, et unanimement salué par la critique américaine comme une œuvre rafraîchissante et un futur classique du teen movie... mais qui m'a laissé assez dubitatif.

C'est peut-être parce que, derrière son aspect girl power revendiqué (un film mettant en vedette des jeunes femmes, réalisé par une femme - Olivia Wilde - et écrit par des femmes !) et inclusion woke (body positive ! LGBTQ !), le tout n'est finalement qu'une version féminine de Supergrave, depuis le ton général jusqu'au physique des deux protagonistes.

Une version féminine bourrée de visages familiers et sympathiques (Jessica Williams, Lisa Kudrow, Will Forte, Jason Sudeikis, Billie Lourd, Skyler Gisondo, Mike O'Brien...), plutôt filmé de manière compétente (malgré un abus certain d'effets de style arty et uen illustration musicale un peu trop appuyée), et proposant même quelques séquences amusantes (la transformation en poupées barbies, le numéro de danse imaginaire), mais qui tente de jouer dans une catégorie plus "sincère" et "émouvante" que les films équivalents masculins.

Quelque part, ce n'est pas un mal, mais cela se traduit aussi par un vrai manque de punch, avec un film qui traine un peu en longueur, et qui se repose un peu trop sur le numéro de Beanie Feldstein, véritable Jonah Hill au féminin, et à peu près aussi peu sympathique à mes yeux.

Bref, pour un premier film d'Olivia Wilde, c'est plus qu'honorable, c'est bien interprété, et tout et tout, mais dans l'ensemble, ça ne m'a pas du tout laissé un souvenir impérissable, loin de là (mais en même temps, je ne suis pas vraiment le public ciblé). Been there, seen that.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1213 : Spenser Confidential (2020)

Publié le 25 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, USA, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spenser Confidential (2020) :

Ex-policier envoyé en prison pour avoir agressé son supérieur corrompu, Spenser (Mark Wahlberg) retrouve la liberté, et s'installe chez son mentor, Henry (Alan Arkin), coach de boxe. Là, il est contraint de cohabiter avec Hawk (Winston Duke), un colosse taciturne, mais rapidement, lorsque des officiers de police sont mystérieusement tués, les deux hommes vont faire équipe pour mener l'enquête, et tenter de révéler la corruption qui frappe la police de Boston...

Long-métrage Netflix réalisé par Peter Berg, et qui s'avère un polar/buddy movie tout ce qu'il y a de plus basique, à la fois étrangement mollasson (il dure près de 2 heures), dépourvu de rythme, mais aussi avec un humour rare et assez mal dosé, une écriture générique et une distribution sous-exploitée (Iliza Shlesinger n'a pas grand chose d'autre à faire que d'être acariâtre avec un accent de Boston).

Adaptation très très libre et vague du roman Wonderland, d'Ace Atkins, des autres romans Spenser, et de la série des années 80, ce métrage terne peine ainsi à intéresser, entre flashbacks insipides, scènes d'action molles, potes du réalisateur et de Wahlberg dans les seconds rôles, et rebondissements attendus et clichés.

Bof.

2/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 11 (2015)

Publié le 24 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, CW, USA, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...​​

Supernatural, saison 11 (2015) :

Désormais débarrassé de la marque de Caïn, Dean doit maintenant faire face, avec son frère, à la libération des Ténèbres (Emily Swallow) sur Terre, une menace plus ancienne que l'univers lui-même...

Le format classique de 22-23 épisodes proposé la majorité du temps par les grands networks américains implique généralement de diluer l'intrigue principale. Pour cette raison, l'alternance entre loners et mythologie est un schéma qui a souvent fait ses preuves, mais cela ne peut fonctionner que si certains fondamentaux sont respectés : épisodes stand alone intéressants, fil rouge solide et savamment distillé et personnages qui évoluent.

En se penchant sur les épisodes indépendants, force est de constater que pour une fois, les scénaristes savent réutiliser des éléments passés avec une certaine réussite. C'est notamment le cas avec une affaire qui emmène les Winchester dans une petite bourgade où Bobby et Rufus sont déjà passés quelques années auparavant : outre le plaisir de revoir le duo de vieux briscards grâce à un autre procédé que le voyage dans le temps ou une incursion dans l'au-delà, la superposition des deux enquêtes est appréciable.

Ce qui se passe à Sioux Falls est en revanche plus sombre : Alex est rattrapée par son passé en tant qu'appât pour le nid de vampires qu'elle nourrissait car un néo vampire veut se venger d'elle. Cela met en péril sa nouvelle famille, dont Claire fait désormais partie puisque le shériff Jodie Mills l'a également prise sous son aile. L'ambiance est oppressante, et pour une fois on craint vraiment pour la vie des personnages secondaires.

Ce n'est pas le seul épisode dans cette veine : notre duo se retrouve également en difficulté en essayant de sauver un couple d'une horde de loup-garous, Sam frôlant la mort en se faisant étrangler par l'une des victimes qui fait passer sa survie avant la reconnaissance. À force de les voir affronter des anges et des démons, on pourrait finir par croire qu'ils sont invincibles ; c'est bien de rappeler de temps à autre qu'ils ne sont qu'humains. Petit bémol cependant : le previously est un peu malhonnête en incluant Kate, Garth et Tessa, laissant miroiter leur apparition alors qu'il n'en est rien.

Quoi qu'il en soit, il y a une vraie volonté de se renouveler, et cela se traduit par un sursaut créatif non négligeable : un fantôme qui possède des déguisements (le killer bunny est bien plus flippant que celui des Monty Python dans Sacré Graal), une plongée tragicomique dans le monde des amis imaginaires en revenant sur les aspirations de Sam à une vie normale quand il était encore un enfant, et un épisode remarquable où toutes les prises de vues se font depuis l'Impala, histoire de rappeler son importance dans cet univers.

La question de l'intrigue principale est plus épineuse. La menace représentée par The Darkness - Amara pour les intimes - ne pèse pas réellement sur la saison. Alors qu'elle était dépeinte comme une entité encore plus maléfique que le Diable, elle s'avère en réalité être la sœur de Dieu et veut se venger de ce dernier suite à son confinement.

Dans l'absolu, le fait de ramener les enjeux à hauteur d'homme et de les aborder par le prisme familial n'est pas vide de sens puisque c'est l'une des thématiques principales de la série, et la conclusion qui permet de faire revenir Mary Winchester est plutôt habile. Mais le chemin emprunté pour en arriver là est assez laborieux.

Au menu des réjouissances : les pérégrinations inintéressantes de Rowena qui essaie de reconstituer un clan de sorcières et qui nous fait la fausse joie de mourir, la naïveté de Crowley qui tente de reconquérir ses anciennes troupes en Enfer alors qu'il a constamment été humilié par Lucifer, tandis que ce dernier a investi le corps de Jimmy Novak où il cohabite avec Castiel.

Si on excepte l'incohérence avec ce qui avait été acté auparavant, à savoir qu'il n'y a qu'un seul vaisseau qui peut le contenir sans se dégrader rapidement, c'est une preuve supplémentaire de l'incapacité des scénaristes à gérer Castiel. Misha Collins en fait des tonnes alors que son talent est limité, et le voir s'enfermer dans sa chambre comme un vulgaire adolescent parce qu'il boude après une dispute avec son père est plus désespérant qu'amusant. Et frustrant également, car le 11.10 The Devil in the Details permettait de revoir un Mark Pellegrino toujours aussi charismatique, tout en bénéficiant d'une ambiance qui laissait entrevoir de belles promesses. C'était trop beau, puisqu'elles ne sont pas tenues ensuite.

Reste le cas de Dieu, ou plus exactement Chuck. Cette "révélation" n'est pas exactement une surprise : sa voix-off dans le 5.22 Swan Song ne laissait déjà que peu de doutes sur le sujet, et son apparition finale dans le 10.05 Fan Fiction entérinait cette hypothèse puisqu'il était censé être mort avec l'avènement de Kevin en tant que Prophète. Mais ça reste plaisant de le revoir, et pour une fois le discours méta lors de sa rencontre avec Metatron - qui le met en face de ses responsabilités - est plus subtil que d'habitude.

Il est même plutôt convaincant quand il explique à Dean qu'il a décidé de prendre du recul pour que l'humanité finisse par apprendre de ses erreurs plutôt que de toujours compter sur lui. Mieux encore : sa volonté de faire comprendre à sa sœur la beauté de sa création - la vie - est presque poétique. En revanche, le fait de ne pas tuer Amara en se servant de la notion de balance cosmique alors qu'il a écarté sa sœur par le passé et qu'il a laissé tomber son poste sans se préoccuper de la lutte entre les anges et les démons a tout d'une justification fallacieuse.

Enfin, il faut noter un évènement rare et exceptionnel : Sam et Dean ne passent pas leur temps à s'échanger des reproches mutuels. Au contraire, ils sont sur la même longueur d'ondes et cela rend leur duo d'autant plus sympathique à suivre car plus décontracté, hormis les passages sérieux évidemment. Tout espoir n'est donc pas perdu, et il faut espérer que ce changement soit durable car la galerie de personnages est assez réduite.

Sans aller jusqu'à évoquer une réussite totale, c'est indéniablement une des saisons les plus agréables depuis la saison 2. Il était plus que temps !

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1212 : Superman - Red Son (2020)

Publié le 22 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Superman - Red Son (2020) :

Depuis que son vaisseau s'est écrasé en Russie, dans les années 30, le jeune Superman (Jason Isaacs) est devenu l'emblème de l'Union Soviétique, un héros puissant et idéaliste qui porte l'étendard du communisme partout dans le monde. Les USA, eux, placent tous leurs espoirs dans le génie de Lex Luthor (Diedrich Bader), marié à Lois Lane (Amy Acker), et qui sont bien décidés à promouvoir la démocratie à l'américaine dans un monde en pleine tourmente...

Une adaptation assez décevante de la mini-série en trois numéros de Mark Millar, ce Red Son en est pourtant une transposition plutôt fidèle, dans ses grandes lignes. Le problème, en fait, c'est que le tout est nettement plus manichéen, nettement plus pataud et nettement moins intéressant que le récit original, qui s'efforçait délibérément de ne pas tomber dans les clichés habituels de l'américanisme triomphant et des soviétiques malfaisants.

Pour faire simple, là où la bande dessinée restait assez mesurée, et parvenait à donner une véritable personnalité à ce Superman soviétique idéaliste, convaincu par l'idéologie de son pays, contraint de prendre le pouvoir à la mort de Staline, ici, on se retrouve avec un Superman meurtrier, outré de découvrir (après que Lois lui ait transmis des dossiers secrets américains) les goulags et la réalité meurtrière du communisme de Staline, et qui décide de le tuer pour prendre sa place.

Ajoutez à cela une dose de féminisme pataud (Wonder Woman n'a jamais la même relation avec Superman que dans la bd : ici, elle est lesbienne, et plutôt que de se libérer de son lasso pour aider Supes dont elle partage la vision du monde, ici, elle se libère lorsqu'elle prend conscience que tous les hommes sont bons à jeter, et que les femmes leur sont supérieures), une dose de diversité un peu forcée (Jimmy Olsen est ici un agent gouvernemental haut placé... afro-américain), et un grand final qui oublie totalement le rebondissement final du comic-book (pourtant particulièrement mémorable et pertinent) pour se conclure par un discours triomphant du Président Luthor sur l'importance et la valeur de la démocratie à l'Américaine, blablabla... et voilà, un récit qui fait ponctuellement lever les yeux au ciel, de par ces changements inutiles et mal amenés.

Et puis, d'un point de vue technique, c'est inégal : l'animation varie beaucoup en qualité, tout comme les accents pseudo-russes adoptés par les doubleurs (pourtant très compétents).

Après, ça se regarde, mais le manichéisme plus prononcé du tout est honnêtement assez frustrant, et tire vers le bas le récit initial, pourtant de qualité.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019)

Publié le 21 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Histoire, Review, USA

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Once Upon a Time... in Hollywood (Once Upon a Time in Hollywood - 2019) :

En 1969, le quotidien de Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), acteur à la dérive dans un Hollywood en pleine mutation, et de Cliff Booth (Brad Pitt), son meilleur ami cascadeur, installés dans la maison voisine du couple Roman Polanski (Rafał Zawierucha)/Sharon Tate (Margot Robbie)...

Hmm. Pour être franc, je ne peux pas dire que j'ai aimé ce OUATIH. Je n'ai pas détesté non plus, je suis simplement resté globalement de marbre devant la proposition de Quentin Tarantino. Il faut dire que cette proposition est très particulière et polarisante, à la fois une reconstitution ouvertement idéalisée et fantasmée d'une période très précise de l'industrie du cinéma américaine, crime story détournée, réécriture décontextualisée de l'histoire, portrait d'un acteur, tranche de vie...

Forcément, ça peut laisser de marbre. Et ça a été mon cas : dépourvu de trame narrative autre que l'évolution de la carrière de Dalton, et le sort funeste de Polanski et Tate, le film n'a pas su me captiver, malgré de nombreuses qualités formelles et visuelles.

Impossible de dire que l'art de la reconstitution historique échappe à Tarantino : devant sa caméra, Hollywood et la Californie sont dépeints de manière idyllique, une atmosphère constamment baignée de radio et de musique, un paradis perdu au sein duquel évolue une Sharon Tate vaporeuse, délibérément sous-caractérisée, comme un symbole d'une époque et d'un lieu dont le destin constitue le filigrane du métrage.

Sauf que, Tarantino oblige, ce destin ne peut être celui que l'on connaît, et un peu comme dans Inglourious Bastards, le réalisateur réécrit l'histoire dans un bain de sang décomplexé et excentrique : amusant, mais cela ne compense pas pour autant les errances du métrage.

Des errances de rythme, déjà : dans son désir de recréer une époque, une atmosphère à l'apparence insouciante et éthérée, Quentin succombe à la nostalgie, et multiplie les nombreux plans langoureux sur des personnes qui conduisent, sur des paysages, sur sa reconstitution historique des 60s/70s. C'est joli, mais ça rallonge un film n'ayant déjà pas de véritable structure narrative ou de tension dramatique à laquelle se raccrocher.

Des errances créatives, aussi, avec certains passages qui n'apportent rien (je ne suis vraiment pas fan de la voix off qui s'invite ponctuellement, notamment à la barre des 45 dernières minutes), certaines scènes qui semblent uniquement là pour placer un pote du réalisateur ou l'un de ses clins d'œil de cinéphile, d'autres pour s'amuser (les nombreux extraits reconstitués de films et de séries, la scène de Bruce Lee...), d'autres encore pour assouvir le fétichisme des pieds de Tarantino (le nombre de plans avec pieds nus féminins bien en vue ^^)...

En soi, rien de rédhibitoire si l'on adhère à la proposition globale de Tarantino, et d'ailleurs, tant Brad Pitt (qui semble avoir rajeuni de 20 ans) que DiCaprio (forcément très bon en acteur en pleine midlife crisis) sont excellents. Mais dans l'ensemble, cette version fantasmée et improbable, nostalgique et décalée - mais aussi gentiment complaisante et un peu vaine (Tarantino se fait largement plaisir, et se regarde souvent filmer) n'a pas vraiment su m'enchanter.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : Deep Space Nine (2018)

Publié le 20 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Action, Histoire, Star Trek

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

What We Left Behind - Looking Back at Star Trek Deep Space Nine (2018) :

Un documentaire rétrospective revenant sur la meilleure série Star Trek de l'histoire de la franchise, Star Trek : Deep Space Nine, partiellement crowdfundé et chapeauté par Ira Steven Behr, l'un des scénaristes/showrunners de l'époque. Deux heures de retrouvailles, d'émotion, de bonne humeur, de lecture des lettres des fans enragés de l'époque, pour une série toujours controversée au possible pour son côté sombre, sérieux, politique, engagé, statique et paradoxalement précurseur de ce qu'est la télévision d'aujourd'hui.

Une série qui était un peu le vilain petit canard de la franchise, jamais respectée, jamais mise en avant, et qui a profité de ce statut d'outsider pour tenter des choses, pour aller là où nulle autre série Trek n'est allée, et pour développer des personnages tous attachants, dont les interprètes forment toujours, à ce jour, une grande famille soudée et très proche.

Un documentaire qui, en parallèle de ses segments consacrés aux différents aspects de la production - casting, décors, maquillages, réalisation, lumière, écriture, effets spéciaux, etc - se permet des fantaisies très agréables, comme des chansons façon lounge de Max Grodenchik et de quelques autres acteurs, et bien entendu, cette salle des scénaristes qui se réunit pour définir les grandes lignes d'une hypothétique saison 8 de la série, en commençant par son season premiere, 20 ans après, qui aurait tout chamboulé. Un travail illustré en images de storyboards, et qui donne vraiment envie que CBS ouvre son porte-monnaie pour réunir tout ce beau monde, et produire un téléfilm-réunion, ou une mini-série DS9.

Peu probable, déjà que la chaîne et Paramount refusent de remasteriser le show en HD pour une éventuelle sortie blu-ray... mais bon. 

Mais bon, peu importe. What we left behind est un documentaire rétrospective (presque) complet, passionnant, ludique, voire même touchant, et qui n'a pas peur de souligner les défauts de la série, comme lorsque Ira Steven Behr explique que la série aurait pu (et aurait dû faire mieux) sur le front des causes LGBTQ.

Et puis difficile de ne pas ressentir une pointe d'émotion en voyant le documentaire se terminer sur feu René Auberjonois, qui conclut en disant, en substance, que grâce à Odo, il aura au moins un rôle dramatique dont il puisse vraiment être fier à inscrire sur sa tombe.

5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1209 : Mon espion (2020)

Publié le 19 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mon espion (My Spy - 2020) :

Ancien soldat manquant de finesse pour son nouveau poste au sein de la CIA, JJ Cena (Dave Bautista) reçoit pour nouvelle mission la surveillance, aux côtés de Bobbi (Kristen Schaal), de Kate (Parise Fitz-Henley) et de sa fille Sophie (Chloe Coleman), liés à un trafiquant d'armes. Mais bien vite, Sophie découvre la vérité au sujet de leurs nouveaux voisins, et décide de faire chanter JJ, pour forcer ce dernier à faire d'elle une mini-espionne...

Au tour de Batista d'avoir droit à sa comédie "gros dur + enfant impertinent", après Arnold, Hulk Hogan, Vin Diesel, Dwayne Johnson, John Cena... et comme dans le cas de ces monsieurs muscles, on se retrouve avec une comédie familiale assez générique et plate, voire même mollassonne, signée des scénaristes de Whiteout, des deux Red, de Battleship et de En Eaux Troubles, et du réalisateur de Max la Menace, de Mi-Temps au Mitard, et d'Amour et amnésie.

Rien de bien exceptionnel à attendre de l'équipe créative, donc, pour un film dans lequel le duo Batista/Chloe Coleman fonctionne plutôt bien, Kristen Schaal est sous-exploitée, l'action est insipide, dérivative et pas très bien filmée, et les bons sentiments abondent. Pas franchement de quoi se déplacer en salle, malgré quelques moments amusants, et un caméo de Ken Jeong.

2.5/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 10 (2014)

Publié le 17 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 10 (2014) :

Devenu un démon, Dean passe désormais tout son temps avec Crowley. Mais Sam est bien décidé à sauver son frère, et pour cela, il va devoir le retrouver, et réussir à le capturer..

La série a toujours été proche de son public - parfois trop - et c'est en grande partie ce qui explique sa longévité. Les scénaristes savent en effet (ab)user du fan-service, et n'hésitent pas à donner vie à ceux qui suivent religieusement leur show ; l'idée avait été introduite dans le 5.09 The Real Ghostbusters, qui faisait lui-même écho au 4.18 The Monster at the End of This Book, dans lequel il était question de la saga littéraire de Chuck - apparaissant pour la première fois à cette occasion - racontant les aventures des Winchester.

C'est sur cette sous-intrigue que se base le 200ème épisode - une marque rarement atteinte dans le paysage audiovisuel américain et qui force le respect, indépendamment de la qualité intrinsèque de l’œuvre - puisque les deux frères doivent réaliser une enquête en milieu scolaire, où des jeunes femmes ont décidé de monter une pièce de théâtre orientée comédie musicale pour évoquer la dramaturgie inhérente à leur vie de chasseurs.

L'idée n'est pas complètement stupide et l'interprétation chorale de Carry on my wayward son est plutôt réussie, mais malheureusement l'ensemble se perd vite en clins d’œil appuyés, notamment par rapport aux fantasmes yaoi incestueux d'une frange de la population féminine regardant le show.

Si ce n'était pas déjà assez embarrassant, un discours méta vient s'y ajouter : en réponse à la réaction des fans qui se gaussent en disant que tous les rebondissements de l'intrigue sont mauvais, on a le droit à une leçon de morale à la limite de la condescendance qui nous explique par le menu que les gens qui travaillent sur la série sont payés (ce qui fait que leur travail est forcément plus intéressant), et que Supernatural possède tous les atouts d'une grande série avec une mythologie solide, des personnages forts et des émotions.

D'un concept qui aurait pu s'avérer sympathique, l'épisode se transforme en semi mea culpa maladroit doublé d'un plaidoyer pompeux.

La copie est à revoir, d'autant qu'il y a de quoi se poser des questions sur le fil rouge de la saison. Exit les Anges et les démons pour se recentrer sur la marque de Cain que porte Dean, qui le rend méchant et qui peut causer sa perte. Cela occasionne une nouvelle volte-face de Sam, qui veut à tout prix sauver son frère sans se préoccuper des conséquences, à tel point que leur propos sur la nécessité de tuer les monstres leur confère une hypocrisie insupportable puisqu'ils n'appliquent pas cette règle lorsqu'il s'agit d'eux.

C’est quasiment le seul enjeu, et comme à chaque fois, sa résolution est une affaire de deux ex machina et de rétro-continuité : entre Charlie qui trouve le Livre des Damnés comme par magie suite à son retour du Pays d'Oz (le rôle qu'elle y a joué en éliminant le Sorcier d'Oz est tout de même très peu crédible) et la révélation de la Mort à propos de la marque qui sert à la fois de sceau et de clé pour enfermer une entité antérieure au Monde (ce qui dédouane Lucifer, qui a été corrompu parce qu'il en a été le premier porteur), il n'y a pas de quoi pavoiser.

Ce recours systématique à des subterfuges est la preuve la plus évidente d'un manque criant de structure narrative. Il n'y a aucune gestion du climax, le final n'est qu'un enchaînement d'évènements dont on connaît l'issue à l'avance.

Comment imaginer un seul instant que Sam va réussir à tuer Crowley, par exemple ? Déjà que le personnage - et l'acteur - a du mal à croire les sottises qu'il débite à longueur de temps... Que dire de la mort de Charlie, tuée hors champ ? Ou de son meurtrier, qui fait partie de la descendance de la famille Frankenstein, introduite uniquement pour la référence et pour servir de vague menace artificielle, mais surtout de chair à canon ?

En faisant preuve d'indulgence, il faut reconnaître qu'il y a un semblant de tentative pour revenir à l'essentiel, à savoir le thème familial. Dans cette optique, Castiel se sent responsable du sort de Claire, puisqu'il se sert depuis trop longtemps du corps de Jimmy Novak et que ce dernier ne reviendra jamais. Les moments où le personnage se reconnecte à son humanité sont toujours appréciables et le rendent plus consistant, mais c'est malheureusement bien trop rare puisque les scénaristes ne savent jamais quelle position adopter le concernant.

En revanche, la gestion de Crowley est assez catastrophique : pour bien surligner sa perte progressive d'autorité, on souhaite la bienvenue à Rowena la sorcière. Ça pourrait être drôle de voir le roi de l'Enfer sans cesse rabroué par sa mère, si ce n'était pas traité à moitié sérieusement, et surtout si l'actrice n'était pas aussi exaspérante. Et puis, bien sûr, il y a la petite apparition de Bobby, qui fait forcément plaisir même si la manière dont il revient est moyenne.

Ce "retour aux sources" se traduit aussi par quelques épisodes classiques avec des fantômes (mais sans beaucoup d'idées pour se renouveler), et par de timides explorations dans le monde des Men of Letters, alors qu'en se creusant un peu la tête, il y avait là matière à développer de nombreuses histoires, et une évocation des conséquences que pouvait avoir la vie menée par les deux frères.

À ce titre, la quête de vengeance de Cole en début de saison n'était pas dénuée d'intérêt, surtout en ayant en tête la scène où Dean tue Amy sous les yeux de son fils dans le 7.03 The Girl Next Door.

Reste que dans l'ensemble, elle n'est pas terrible, cette fan fiction !

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Un film, un jour (ou presque) #1207 : Go Back To China (2019)

Publié le 15 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Go Back to China (2019) :

Riche héritière d'un industriel chinois, Sasha Li (Anna Akana) vit une vie de luxe en Amérique, jusqu'à ce que son père lui coupe les vivres : dépourvue de toute ressource, la jeune femme est donc contrainte de partir travailler un an en Chine dans l'usine de jouets de son père (Richard Ng), pour espérer avoir un jour de nouveau accès à sa fortune. Mais sur place, elle découvre des valeurs et un monde radicalement différents...

Un film semi-autobiographique écrit, réalisé et produit par Emily Ting, et qui s'inscrit un peu dans la lignée de Crazy Rich Asians, mais en adoptant ici le point de vue inverse, celui d'une jeune femme américaine très aisée et privilégiée qui découvre le mode de vie des Chinois "de base".

Quel dommage cependant que le tout soit à ce point générique et superficiel : entre son écriture assez basique et simpliste, son interprétation très inégale (Akana s'en sort bien, malgré quelques passages où elle aurait bénéficié d'une direction d'acteurs plus expérimentée et plus subtile, Lynn Chen est convaincante, mais les autres rôles sont nettement plus en dents de scie), et son déroulement cousu de fil blanc, le film ne semble jamais original, frais ou naturel.

On sent clairement les rouages grincer en arrière-plan, on devine trop facilement les rebondissements et les leçons de vie convenues que le film cherche à asséner sans la moindre subtilité, et finalement, on se dit que le métrage aurait bénéficié à aller soit plus ouvertement dans une direction comique (auquel cas l'abattage occasionnel d'Akana aurait eu sa place), soit dans la comédie dramatique plus sérieuse.

Mais pas cet entre-deux jamais totalement convaincant, et un peu creux.

2.75

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Un film, un jour (ou presque) #1206 : Robocop (2014)

Publié le 14 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Robocop (2014) :

En 2028, pour convaincre l'opinion publique et les politiciens du bien-fondé de leur force armée robotique, la multinationale Omnicorp, dirigée par Raymond Sellars (Michael Keaton), décide de créer un officier de police cybernétique mêlant homme et machine. Pour ce faire, ils portent leur choix sur Alex Murphy (Joel Kinnaman), officier de police grièvement blessé lors d'un attentat fomenté par le caïd Antoine Vallon (Patrick Garron), et le transforment en Robocop, outil de justice, mais aussi de propagande et de vengeance...

Un remake inutile de l'original de Verhoeven, jamais aussi dynamique, jamais aussi radical, jamais aussi corrosif et brutal, jamais aussi intéressant ou mémorable que son modèle, malgré les efforts de tout le monde, et la présence d'Ed Neumeier au générique (uniquement pour l'utilisation des personnages qu'il a créé, je suppose).

Ce n'est pas que c'est particulièrement mauvais : visuellement, ça tient la route (même si j'émets de grosses réserve sur la nouvelle armure du Robocop, sur son coup de peinture noire, et sur les bonds de cabri de sa doublure numérique), il y a une tentative de satire politico-médiatique au travers du personnage de Sam Jackson, et tout le monde fait de son mieux dans la limite de son talent (Kinnaman reste toujours un peu faiblard à mon goût, niveau charisme, mais bon), mais la mayonnaise ne prend que très superficiellement, et l'on se retrouve à regarder le tout sans le moindre attachement émotionnel, pas aidé par des choix d'illustration musicale assez médiocres (Hocus Pocus, le Magicien d'Oz, tout ça, alors même que le thème de Poledouris est relégué à quinze secondes de présence, une fois et demi dans le film).

En résumé, je n'ai pas détesté (je n'avais pas non plus détesté à sa sortie), mais je n'ai pas aimé non plus : c'est simplement un remake assez lisse et tiède, sans inspiration, trop long pour son propre bien, et handicapé par des choix créatifs pas toujours pertinents.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1205 : We Believe in Dinosaurs (2019)

Publié le 13 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, USA, Télévision, PBS

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

We Believe in Dinosaurs (2019) :

Un documentaire PBS particulièrement frustrant et énervant sur la polémique ayant entouré, dans le Kentucky, la création d'un parc d'attractions centré sur une Arche de Noé grandeur nature, et visant à accompagner le Musée du Créationnisme de Ken Ham.

Particulièrement frustrant, car il montre bien à quel point la connerie (et je pèse mes mots) de certains illuminés peut avoir un impact direct sur la société américaine, comme le démontre la présidence Trump, et son vice-président Mike Pence (fondamentaliste chrétien ne croyant pas en l'évolution, et tutti quanti).

Ici, ce musée parfaitement ridicule n'a pour seul but que d'embrouiller les esprits des personnes les plus naïves, et ce avec l'accord des institutions locales : forcément, aux USA, où l'argent est roi, la simple promesse d'un afflux potentiel de touristes dans la ville moribonde sur le terrain de laquelle l'Arche est installée (gratuitement) a suffi pour que la région, la municipalité et les habitants du secteur accueillent le projet les bras grands ouverts, le subventionnent, et l'exemptent d'impôts.

Résultat : comme le montre le documentaire, qui fait un avant/après, la ville n'a pas bénéficié un seul instant de la présence du parc, elle est de plus en plus moribonde, tandis que les finances personnelles de Ham et les caisses d'Answers in Genesis, le site web créationniste qu'il gère, se remplissent encore et encore, elles.

Et quelque part, si ce n'était pour le parcours d'un ex-créationniste ayant viré sa cuti (ce qui donne un peu d'espoir en l'humanité), on aurait presque envie de devenir un peu plus misanthrope en face de tant de bêtise humaine et d'ignorance délibérée. La tolérance religieuse a ses limites, et il est difficile de rester de marbre et compréhensif devant un tel étalage de bêtise creuse, de crédulité, et de cynisme manipulateur, dans cet état profondément rural, religieux et républicain, et forcément pro-Trump.

Ce documentaire m'a donc énervé, un peu comme Jesus Camp en son temps. D'autant que le groupe d'athées locaux que le documentaire suit brièvement n'est guère plus compétent et convaincant, ce qui rajoute encore une bonne dose d'agacement au spectateur, surtout si ce dernier n'est pas un fanatique convaincu de la suprématie chrétienne sur le reste du monde...

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1204 : Oh My God ! (2011)

Publié le 12 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, UK, USA

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Oh My God ! (Hysteria - 2011) :

En 1880, le docteur Mortimer Granville (Hugh Dancy), médecin avant-gardiste et idéaliste, en est réduit à accepter un poste auprès du Dr. Dalrymple (Jonathan Pryce), spécialiste en guérison de l'hystérie féminine - un diagnostique générique pour toutes les frustrations féminines, qu'il soulage à l'aide de "massages pelviens". Particulièrement populaire, cependant, Granville en vient à mettre au point, avec l'aide de son ami inventeur, Edmund St. John-Smythe (Rupert Everett), un appareil automatisé permettant de soulager sa charge de travail : c'est là la naissance du vibromasseur, un engin révolutionnaire qui devient un succès immédiat.

Une coproduction européenne de celle qui deviendra la réalisatrice de Buffaloed, et qui, ici, donne naissance à un film en costumes décalé, léger et agréablement décomplexé, où chacun tient très bien son rôle, notamment Hugh Dancy, tiraillé entre les attentions des deux sœurs Dalrymple (Maggie Gyllenhaal et Felicity Jones), ou encore Everett, plutôt drôle en inventeur flamboyant.

Une comédie légèrement sarcastique, qui évite systématiquement de verser dans le graveleux ou le vulgaire, mais qui ne plaira pas forcément à tout le monde, car finalement assez moderne dans son message féministe assumé, et dans son approche globalement assez libre de son sujet et de sa réalité historique.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1203 : Finding Steve McQueen (2019)

Publié le 11 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Policier, Romance, Thriller, USA

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Finding Steve McQueen (2019) :

En 1972, Harry Barber (Travis Fimmel), un amateur de belles voitures et fan de Steve McQueen un peu idiot, rejoint, avec son frère Tommy (Jake Weary), l'équipe de Enzo Rotella (William Fichtner), de Paul Callahan (Louis Lombardi) et de Raymond Darrow (Rhys Coiro), pour une mission improbable : braquer une banque rurale à l'autre bout du pays, et y dérober la fortune cachée de Richard Nixon. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu...

Un film de casse se déroulant dans les années 70, réalisé par Mark Steven Johnson (l'illustre réalisateur de Daredevil et de Ghost Rider ^^) et supposément inspiré d'une histoire vraie, celle du plus grand casse de l'histoire des USA.

Le seul problème, en fait, c'est que tous les choix scénaristiques de ce Finding Steve McQueen desservent ce récit, qui devrait être dynamique, plein de suspense et de tension : MSJ laisse en effet une place énorme à la romance (générique) du protagoniste avec le personnage interprété par Rachal Taylor (affublée de perruques très moches et fauchées), une place toute aussi importante à l'enquête (inutile) menée par Forest Whitaker et Lily Rabe (et leur romance inaboutie), et choisit de narrer son récit de manière déconstruite, en flashbacks, depuis les années 80.

Résultat : le film est mollasson de bout en bout, ne parvient jamais à développer le moindre rythme ou la moindre énergie, le casse est anecdotique au possible, et l'abus de morceaux d'époque (presque dans une scène sur deux) finit par donner l'impression d'un juke-box tournant en boucle dans un bar désert, où il n'y a ni client ni animation.

Bref, ça tombe vraiment à plat, et sans l'énergie de Travis Fimmel, qui s'amuse énormément dans son rôle de criminel pas très futé, il n'y aurait rien à se mettre sous la dent ici.

2 + 0.5 pour Fimmel = 2.5/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 9 (2013)

Publié le 10 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 9 (2013) :

Exilés du Paradis par Métatron (Curtis Armstrong), les anges veulent désormais se venger de Dean, Sam, Castiel et Kevin. Et pour ne rien arranger, l'Enfer est en tourmente, puisque la plupart des démons se sont rangés derrière Abbadon (Alaina Huffman) pour tenter de détrôner Crowley (Mark A. Sheppard)...

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"If I didn't know any better, I'd say you're stalling."

Cette réplique de Crowley au détour d'un dialogue avec Dean - son nouveau meilleur ami - est assez caractéristique de la série en général et de cette saison en particulier, à ceci près que les scénaristes ne s'en cachent plus : les personnages deviennent de plus en plus fréquemment un moyen de s'adresser aux spectateurs pour se moquer de certains éléments de la série, sans toutefois avoir la volonté d'y changer quoi que ce soit.

Les exemples sont nombreux, mais on peut surtout en retenir deux : en fin de saison, Sam explique à son frère qu'ils trouveront de toute façon un prétexte pour se fâcher après une énième réconciliation, et dans le 9.16 Blade Runners, Cuthbert Sinclair - ancien membre des Men of Letters - remarque qu'il est dommage que les Winchester n'exploitent pas tout le potentiel du bunker qui leur sert de nouveau QG. Il faut bien avouer que le fait que ce soit une source d'informations et une collection d'artefacts d'une richesse incroyable n'est pas vraiment mis en avant.

On peut le déplorer car c'est une mythologie qui pourrait être intéressante à explorer mais malheureusement, la série est un méli-mélo d'idées éparpillées façon puzzle, sans réelle ligne directrice. Cela concerne à la fois les concepts des épisodes (le 9.20 Bloodlines en est la meilleure représentation tant ce backdoor pilot qui est une vilaine resucée de Kindred : The Embraced est hors-sujet), l'intrigue générale et le traitement des personnages.

En première ligne se trouvent évidemment les incohérences chroniques de l'état d'esprit des deux frères, perpétuellement bloqués dans une sorte de groundhog day sentimental. Ce gimmick qui comble certainement les fans est assez fascinant car il empêche toute évolution des protagonistes principaux, ce qui devrait être en temps normal rédhibitoire pour n'importe quelle série.

Cela a également un impact sur les personnages secondaires, dont la gestion est très discutable : Charlie part avec Dorothy au Pays d'Oz (les mondes parallèles font donc leur apparition aux côtés des dieux de toutes les mythologies existantes et des voyages dans le temps, entre autres), Garth devient un loup-garou (ça aurait été trop compliqué de rester sur l'idée qu'il pouvait être un nouveau Bobby décontracté), le shériff Jodie Mills a besoin de la religion pour trouver du sens à sa vie (totalement logique avec tout ce qu'elle sait sur ce qui se trame réellement dans le monde...), Kevin se fait tuer sans avoir été autre chose qu'un traducteur mais revient en fantôme...

Sans oublier le retour des Ghostfacers, dans une tentative de comparaison avec la relation des Winchester tellement appuyée qu'il est difficile de déterminer s'il faut être affligé par un angle sérieux à côté de la plaque ou être embarrassé par une mauvaise parodie assez malvenue. Mais comme il n'y a jamais rien de définitif dans Supernatural (c'est l'avantage de ne pas s'embarrasser à créer des règles, les seules qui existent étant d'ailleurs bafouées de temps à autre), cette multiplication des sous-intrigues donnera à coup sûr l'occasion de les revoir (pas forcément pour le meilleur).

C'est bien pratique d'avoir des portes de sortie pour meubler, surtout quand on n'a pas grand-chose à raconter. C'est le cas pour le fil rouge de la saison : les luttes de pouvoir entre les anges et les démons ne sont pas des plus passionnantes à suivre. Dans le premier cas, l'affrontement entre les différentes factions menées par Malachi, Bartholomew et Métatron puis Castiel entraîne tellement de changements d'alliance que ça décrédibilise l'ensemble.

Et surtout, Castiel se retrouve de nouveau dans une position de leader - qu'il ne voulait pas cette fois - alors qu'il commençait enfin à devenir intéressant en appréhendant petit à petit les souffrances liées à sa condition d'humain. C'est déjà plus lisible entre Abaddon et Crowley : leurs personnalités diamétralement opposées correspondent à leur vision de ce que devrait être l'Enfer, de fait les enjeux sont compréhensibles.

Cette place prépondérante que Crowley a prise au fil du temps est à mettre au crédit des scénaristes : sa gouaille est toujours aussi appréciable et il faut avouer que le duo qu'il forme avec Dean est assez savoureux (bien plus que Sam et Castiel, c'est une certitude), même si duplicité n'a aucune limite tant que ses intérêts passent au premier plan. Toutefois, le côté humain qu'il commence à développer depuis que Sam a tenté de le guérir donne de l'épaisseur au personnage et le rend plus ambigu.

C'est en tout cas plus subtil qu'un Dean qui devient berserk parce qu'il détient à la fois la marque de Cain (son ancêtre, faut-il le rappeler) et la Première Lame. L'influence que ces deux artefacts ont sur son comportement n'a été mentionnée qu'à quelques reprises, il aurait été plus judicieux de le montrer prendre lentement ce chemin car cette bascule paraît trop précipitée. C'est dommage car il y a des exemples d'un meilleur traitement, puisque les suspicions de Sam à propos de ses pertes de mémoires sont évoquées régulièrement en début de saison. Par conséquent, quand il apprend qu'il est possédé par Gadreel, il y a un réel impact.

Si l'ambiance est moins sombre que dans la saison précédente, il n'y a malgré tout pas beaucoup de place pour des épisodes plus légers. Dans cette veine, le 9.05 Dog Dean Afternoon qui voit Dean communiquer avec des chiens et même un pigeon est plutôt amusant, mais ça ne s'approche pas d'un épisode délirant signé Edlund, ce dernier ayant d'ailleurs quitté le navire.

De là à penser qu'il y a un lien de cause à effet... Il faudrait pourtant essayer de revenir à quelque chose de ponctuellement plus léger, pour se soulager d'une histoire globale parfois trop sérieuse.

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Un film, un jour (ou presque) #1201 : Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007)

Publié le 7 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Télévision, USA, HBO

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Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007) :

Documentaire HBO d'une heure écrit, réalisé et narré par la fille de Nancy Pelosi (présidente du Congrès américain), et qui s'intéresse de très près au mouvement évangélique conservateur, à ses mégachurches, et à la place considérable que prenait déjà à l'époque les fondamentalistes chrétiens dans la vie politique.

Une influence qui n'a été qu'en croissant depuis (cf Mike Pence), et qui est ici présentée avec une candeur qui peut rappeller Louis Theroux, dans tous les aspects les plus improbables, depuis la Christian Wrestling Federation jusqu'à un parc d'attraction chrétien de Floride, en passant par un comique-prêcheur qui se sent opprimé (alors qu'en fait, il n'est pas drôle, tout simplement), ou encore par les super-concerts où des hordes d'adolescents lobotomisés viennent entonner la parole divine, renier l'évolution, la science, et maudire tous ceux qui sont gays, pro-avortement ou tout simplement non-pratiquants.

Et puis bien sûr, le côté politique du mouvement, ouvertement rétrograde, homophobe et ultra-conservateur, une institution quasi-fanatique d'autant plus paradoxale que peu de temps après le tournage de ce métrage, l'une des têtes de proue du mouvement a dû révéler son homosexualité...

Pas désagréable à suivre, même s'il n'apprend pas forcément grand chose au spectateur, surtout 13 ans après sa diffusion.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1199 : JOURNÉE STAR WARS - L'Aventure des Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

Publié le 5 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Star Wars, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Aventure des Ewoks - la Bataille d'Endor (Ewoks : Battle for Endor - 1985) :

Alors qu'ils sont sur le point de quitter enfin Endor, leurs réparations achevées, la famille Towani et ses amis Ewoks sont attaqués par des mercenaires menés par Terak (Carel Struycken), un maraudeur voulant mettre la main sur les réserves énergétiques du vaisseau des humains. Désormais orpheline, et seule aux côtés de Wicket, Cindel trouve alors refuge auprès de Noa (Wilford Brimley), un vieil ermite, qui n'a pas vraiment l'air décidé à les aider à libérer tous les autres Ewoks, emprisonnés par Terak...

La Journée Star Wars du 4 mai déborde un peu aujourd'hui, avec ce second téléfilm diffusé sur ABC en 1985 : la Bataille d'Endor.

Suite directe de La Caravane du Courage (l'action se déroule six mois après, il me semble), cette Bataille d'Endor s'inspire à nouveau d'une intrigue de George Lucas pour partir dans une direction moins convaincante, en commençant, à la manière d'un Conan, par la mise à sac du village des Ewoks, et par la mort de toute la famille de l'héroïne.

Ce qui, tout de suite, pose un certain ton assez particulier, et globalement polarisant. On reste ainsi dans de la fantasy assez classique, avec ces pillards maléfiques (chevauchant de gros monstres bipèdes récemment revus dans Le Mandalorien) aidés d'une sorcière (Siân Phillips) capable de se transformer en corbeau , ce vieil ermite ronchon qui prend une petite orpheline sous son aile, le passage "il faut libérer la princesse enfermée dans le donjon", la grande bataille finale, etc.

La continuité est assurée avec le téléfilm précédent, donc, mais quelque chose fait que cette Bataille d'Endor fonctionne moins bien que le précédent métrage : plus statique, cet opus ne se met à véritablement fonctionner que dans son dernier tiers, lorsque le rythme décolle un peu.

La grande bataille finale, notamment, est plutôt efficace, une version à plus petit budget de celle du Retour du Jedi, où les Ewoks tiennent une place plus importante et dynamique. Il faut aussi dire que les Ewoks se sont techniquement améliorés entre les deux métrages : ici, ils possèdent une bouche bien plus mobile, et ça fait une grande différence au niveau du rendu final des personnages (leurs yeux restent malheureusement fixes, ce qui est regrettable).

À l'identique, Teek, le compère de Noa Briqualon, bénéficie d'expressions convaincantes et amusantes, qui complètent sa tête un peu ahurie, et qui se marient bien avec le côté plus slapstick de l'action.

Reste que dans l'ensemble, le film m'a bien moins intéressé que le précédent - cela dit, j'aurais bien aimé avoir d'autres téléfilms centrés sur les Ewoks : par exemple, je ne dirais pas non à une suite se déroulant à l'époque de l'Épisode IX, et qui verrait une Cindel adulte revenir sur la lune d'Endor pour y retrouver Wicket, et tenir la promesse qu'elle lui a faite à la fin de ce téléfilm. Si jamais Disney+ lit ces lignes... ^^

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Un film, un jour (ou presque) #1198 : JOURNÉE STAR WARS - L'Aventure des Ewoks : la Caravane du Courage (1984)

Publié le 4 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Star Wars, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Aventure des Ewoks - la Caravane du Courage (Caravan of Courage : An Ewok Adventure - 1984) :

Lorsque leur vaisseau s'écrase sur une lune d'Endor, la famille Towani doit apprendre à y survivre. Plus facile à dire qu'à faire alors même que les parents (Fionnula Flanagan, Guy Boyd) sont enlevés par un gigantesque Gorax, laissant les deux enfants, Cindel (Aubree Miller) et Mace (Eric Walker), livrés à eux-mêmes. Heureusement, ces derniers finissent par croiser le chemin d'une tribu d'Ewoks, au nombre desquels Wicket (Warwick Davis), qui vont les aider à retrouver à libérer leurs parents...

Nous sommes le 4 mai, journée officielle de la franchise Star Wars, et une bonne occasion pour moi de revenir, aujourd'hui et demain, sur deux téléfilms autrefois considérés comme faisant partie du canon lucasien, et qui, lentement sont réintégrés à l'univers Star Wars de Disney (le Gorax, les fées, etc).

Téléfilm diffusé sur ABC en 1984, à partir d'une histoire de George Lucas, La Caravane du Courage est ainsi un métrage beaucoup plus proche d'un film d'heroic fantasy lambda que d'un Star Wars. À la limite, on pourrait même dire que les deux métrages Ewoks sont une sorte de brouillon pour le Willow de 1988, tant on y retrouve les mêmes composants, le même format "quête héroïque" qui passe d'obstacles en obstacles, le même environnement forestier, les mêmes êtres féériques, etc, etc, etc, avec ici, en prime, une narration en voix off, qui renforce encore le côté conte de fées.

C'est d'ailleurs ce qui rend cette Caravane assez agréable à suivre, malgré des défauts d'interprétation évidents (encore renforcés par un doublage VF assez médiocre) : oui, ses enfants sont assez agaçants (l'adolescent, surtout), oui, ses animaux sont tous des animaux terriens (en même temps, quand on voit les chevauxmouths de l'Épisode IX, ils ne sont guère plus probants...), oui, les Ewoks sont trop figés pour être crédibles en tant que personnages à part entière, oui, le thème musical de Bernstein lorgne fortement sur celui de Star Trek, oui, le tout accuse un peu son âge et on est loin du space-opera de Star Wars, mais il reste un charme certain à la simplicité du tout, à son récit intemporel, à ses effets spéciaux made in ILM, et à ses créatures animées en stop-motion.

Après, c'est loin d'être un chef-d'œuvre, je crois que tout le monde est d'accord sur ce point... mais ça se regarde tout de même tranquillement, et le facteur nostalgie fonctionne totalement sur moi.

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 8 (2012)

Publié le 3 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 8 (2012) :

Après s'être échappé du Purgatoire, Dean retrouve son frère Sam et, ensemble, ils s'associent au prophète Kevin pour effectuer une série d'épreuves qui leur permettra, à terme, de refermer pour de bon les portes des Enfers...

Il fallait s'en douter : raconter les tribulations de Dean au Purgatoire ne pouvait pas constituer un fil rouge. Ce serait effectivement une folie que de séparer les deux frères trop longtemps, sachant que cette situation n'a jamais été gérée correctement par le passé, malgré de nombreuses tentatives. Par conséquent, quoi de mieux qu'une ellipse pour éluder cette partie ? Voilà une solution de facilité idéale, surtout quand le procédé a déjà été utilisé à de maintes reprises...

En effet, voir Dean revenir au bout d'un an dans la vie d'un Sam désormais rangé ne peut que rappeler le début de la saison 5, avec toutefois des rôles inversés. Le résultat est le même puisque les Winchester se retrouvent très rapidement ensemble, avec bien entendu des griefs l'un envers l'autre pour respecter le quota de pleurnicheries habituelles.

Ceci étant, les scénaristes essaient pour une fois quelque chose de différent en proposant des flashbacks alternés sur la première partie de saison, afin d'expliquer comment Dean est revenu du Purgatoire, et pourquoi Sam est triste d'avoir quitté une vie paisible qu'il n'a jamais eue auparavant (Jessica doit se retourner dans sa tombe en entendant ça, la pauvre).

Pour ce dernier, sa relation avec Amelia n'apporte franchement rien de plus au personnage, si ce n'est que cette fois elle ne se solde pas par la mort de sa dulcinée. Quant au Purgatoire, il paraît beaucoup moins menaçant qu'il ne pouvait l'être dans le final de la saison précédente. Normalement peuplé de monstres, il paraît ici désert avec des forêts clairsemées, et il ne s'y passe rien d'excitant : il s'agit juste d'un prétexte pour montrer que Castiel veut se repentir et pour créer un solide lien d'amitié entre Dean et... un vampire.

Cette propension à refuser d'exploiter correctement certains concepts est assez exaspérante, surtout au regard du traitement de Benny. Pour cautionner l'idée qu'il a bon fond, lorsqu'il tue, c'est en état de légitime défense, et il se sacrifie pour servir de guide à Sam qui doit transiter par le Purgatoire afin de transférer Bobby de l'Enfer au Paradis. Il s'agit d'un personnage purement fonctionnel, existant en premier lieu pour opposer les deux frères.

Mais ce n'est rien en comparaison de la gestion de Castiel... Cherchant pénitence après sa débâcle en tant que nouveau Dieu, il devient d'abord le pantin de Naomi puis celui de Metatron, avec un petit intermède pendant lequel il essaie d'être un hunter. À force d'être tourné en ridicule - sans qu'il s'agisse de second degré -, le personnage perd toute crédibilité malgré quelques vaines tentatives de rappeler sa puissance devenue toute relative.

Pour autant, le fil rouge tient plutôt bien la route. L'objectif principal reste réalisable, même si la présence de deux tablettes sur lesquelles la parole de Dieu est inscrite pour décrire les épreuves à passer afin de fermer les portes du Paradis et de l'Enfer frôle la limite du ridicule.

Au moins, on revoit Kevin, et Crowley revient sur le devant de la scène. Ses manipulations sont toujours aussi détestables, et il est toujours aussi inflexible dans la torture. Malgré tout, son plan consistant à tuer toutes les personnes sauvées par les Winchester en se basant sur les livres de Chuck est plus que dérivatif...

À côté de cela, les scénaristes posent des fondations pour le futur en incluant de nouveaux éléments et en renouvelant la galerie des personnages. Que ce soient Garth, Krissy et son équipe de chasseurs de vampires ou encore Charlie (même si dans son cas, on lorgne beaucoup du côté du fan-service), il y a de quoi développer de nouvelles interactions avec des personnalités distinctes.

Et même si sa découverte est la conséquence d'un épisode totalement honteux (Henry Winchester revient le temps d'un épisode pour foutre en l'air toute la caractérisation de John), le nouveau QG avec ses faux airs de Batcave a un gros potentiel. De même, la confrérie des Men of Letters et sa remise en question de certains acquis - la guérison des démons, par exemple - est une idée intéressante.

Paradoxalement, même si le tournant plus sombre pris par la série (les tueries sont de plus en plus sanglantes et la méthode préférentielle pour achever les monstres en tous genres est la décapitation, parfois très visuelle) laisse peu de place aux épisodes légers (à part le délire autour des cartoons et l'incursion dans le monde du LARP, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent), c'est aussi ce qui rehausse un peu le niveau, rendant le tout honorable dans l'ensemble.

Après le naufrage de la saison précédente, le navire est presque remis à flots.

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Un film, un jour (ou presque) #1193 : The Greatest Showman (2019)

Publié le 27 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Musique, Review, Romance, USA

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The Greatest Showman (2019) :

L'histoire de PT Barnum (Hugh Jackman) qui, au milieu du XIXè siècle, décide de créer un cirque où présenter des numéros improbables et des personnages extraordinaires...

Je ne suis pas surpris.

Je ne suis pas surpris que cette comédie musicale, un projet porté à bout de bras par Jackman pendant des années, et co-écrit par Bill Condon, ait été si mal reçue par les critiques outre-atlantiques. Avec son script révisionniste (qui fait de Barnum un héros progressiste, rêveur, charismatique et dynamique, un jeune père de famille dévoué et aimant, qui fait oublier tous ses défauts et ses mensonges en chansons ; et de son cirque une seconde maison pour ses freaks, un endroit où ils étaient respectés et considérés à leur juste valeur), le film ne pouvait que frustrer les critiques exigeants, donnant une vague impression de métrage calculateur, dissimulant derrière son message faussement optimiste et empowering quelque chose de plus cynique (après tout, le film n'est pas si éloigné que ça du véritable Barnum : entièrement à la gloire de ce dernier, et exploitant ses freaks - à peine nommés et caractérisés - pour mettre en valeur son véritable héros).

Je ne suis pas non plus surpris que le film ait cartonné auprès du grand public, principalement sur la base de la popularité de Zendaya (il ne faut pas sous-estimer la puissance de sa fanbase), et sur celle de la bande originale du film, une accumulation de chansons radio pop surproduites, aux messages positifs martelés à longueur de morceau, ultra-formatées pour être reprises dans tous les concours de chant télévisés, de X-factor à The Voice, ou pour illustrer des publicités automobiles ou de compagnies aériennes.

En ce qui me concerne, je me trouve un peu au milieu : j'admire ce qui est clairement un projet tenant à cœur à Jackman, qui a fait tout son possible pour composer quelque chose de chatoyant à l'écran, un film spectaculaire à la direction artistique et aux moyens conséquents, lorgnant souvent sur Moulin-Rouge et compagnie.

À l'écran, tout le monde y croit, et tout le monde se donne à fond ; il y a même quelques moments qui fonctionnent très bien, généralement grâce à l'énergie des acteurs et danseurs, ou à la mise en images intéressante (je pense notamment aux pirouettes de Zendaya et d'Efron).

Malheureusement, dans l'ensemble, la mayonnaise ne prend pas vraiment. La faute à ce script effectivement problématique, superficiel, et qui reflète bien sa bande originale moderne ; une bande originale qui n'est qu'un enchaînement de platitudes insipides et de chansons à karaoké, supposées inspirer le spectateur et lui faire oublier le monde réel.

Le film ne s'en cache pas, d'ailleurs, avec un personnage de journaliste/critique uniquement là pour se voir dire en substance, par Barnum, d'éteindre son cerveau et de profiter du spectacle, parce que c'est l'opium du peuple, et que la fin (donner un peu de bonheur au spectateur) justifie les moyens (quitte à employer les techniques les plus faciles et malhonnêtes).

Mais comme pour moi, dans toute comédie musicale, l'important, ce sont les chansons, ce Greatest Showman ne tient pas la distance. C'est dommage, car avec une bande originale plus forte, ça aurait pu faire illusion. En l'état, cependant, c'est une coquille plus ou moins vide, qui m'a laissé globalement indifférent.

2.5/6  

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 7 (2011)

Publié le 26 Avril 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 7 (2011) :

Alors que Castiel, le nouveau Dieu, tente d'accomplir son œuvre, Sam et Dean doivent désormais faire face à de nouveaux ennemis, les Leviathans, plus puissants que leurs ennemis usuels, et impossibles à vaincre avec leurs armes habituelles...

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Été 2011, réunion de pré-saison entre les scénaristes.

Sera Gamble : Bonjour à tous ! Alors, à l'ordre du jour, petit brainstorming pour préparer l'orientation de la saison à venir. Des idées ?

Andrew Dabb : Moi je ne donne pas mon avis sans Daniel.

Daniel Loflin : Moi je ne donne pas mon avis sans Andrew.

Ben Edlund : Non mais soyez sérieux les gars, on ne va pas avancer sinon !

Adam Glass : Vu la trempe de tes épisodes, ça te va bien de dire ça...

Ben Edlund : Ah oui ? Ok, je relève le défi de n'écrire que des épisodes sérieux pendant cette saison !

Sera Gamble : On peut déjà oublier les épisodes décalés dans ce cas.

Andrew Dabb : Avec Daniel on veut bien les récupérer !

Robbie Thompson : Je n'étais pas dans l'équipe la saison précédente mais je connais vos épisodes, et vous n'êtes franchement pas aussi bons que Ben.

Daniel Loflin : Euh, elle se prend pour qui la nouvelle ?

Sera Gamble : Stop, pas de dispute ! C'est pas le moment de chouiner comme les Winchester ! Même si j'aime bien les voir le plus souvent possible avec les larmes aux yeux.

Adam Glass : Il faudrait juste trouver ce que nous n'avons pas encore exploré au niveau de la Bible.

Ben Acker : Le Léviathan !

Ben Blacker : C'est pas dans Star Trek et Farscape, ça ?

Ben Acker : On s'en fout, c'est quand même la Bête de l'Apocalypse !

Ben Edlund : Euh, ok les gars, mais vous oubliez Castiel...

Sera Gamble  Non mais c'est pourri cette histoire, on la dégage.

Ben Blacker : Au pire on dit qu'il les a en lui.

Ben Acker : Comme ça on le fait exploser, de toute façon à force d'être constipé fallait bien que ça arrive !

Adam Glass : Et les Léviathans prennent forme humaine !

Daniel Loflin : Avec pour projet de tous nous bouffer après nous avoir engraissés ?

Andrew Dabb : Et dans le même temps c'est une sacrée critique sur notre société de consommation qui a une forte propension à la mal-bouffe.

Sera Gamble : Les gars, vous êtes des génies !

Ben Edlund : Non mais là c'est pas possible. Je veux bien écrire des épisodes sérieux, mais pas avec une intrigue aussi naze. Vous faites chier.

Sygbab : Je plussoie ! Ben a raison, c'est franchement pourri ! D'ailleurs, vous me gonflez, je reprends la main.

Et effectivement, ce n'est pas l'idée la plus brillante du monde. Jusqu'à présent, les scénaristes avaient pris l'habitude d'assumer l'histoire racontée - pour le meilleur mais surtout pour le pire en général -, mais on sent cette fois une volonté de se débarrasser d'une intrigue devenue ingérable, et une tentative de revenir aux sources.

Cela part d'un bon sentiment, mais la gestion du fil rouge est plus qu'aléatoire dans la mesure où les Léviathans sont une menace plutôt diffuse, avec un masterplan qui ne mène pas véritablement à une confrontation directe. En effet, l'antagoniste principal prend les traits d'un homme d'affaires dans le style "requin des temps modernes", qui investit la scène médiatique et dont l'attitude nonchalante le rend clairement antipathique. Pour couronner le tout, il est loin d'atteindre le charisme d'un Crowley malheureusement relégué au second plan, sauf en fin de saison où il tire les marrons du feu.

Son retrait - volontaire afin de laisser le champ libre aux Winchester car il y trouve son propre intérêt - a pour conséquence de mettre également de côté le bestiaire habituel auquel sont confrontés les deux frères. On en revient donc aux classiques avec une grande majorité d'intrigues impliquant des fantômes, ou en guise d'adversaires des individus qui utilisent la magie.

Dans ce domaine, le 7.14 Plucky Pennywhistle's Magical Menagerie revient sur la peur panique que Sam ressent envers les clowns en se la jouant vaguement 24 et n'est pas une grande réussite. Le 7.05 Shut Up, Dr. Phil est plus divertissant, mais uniquement parce qu'il regroupe James Masters et Charisma Carpenter, et parce qu'une référence même indirecte à Buffy ne fait jamais de mal.

De manière générale, les épisodes finissent par être répétitifs, de même que les disputes entre Sam et Dean car les prétextes inventés pour les opposer paraissent forcés. Dean tue une ancienne amie de Sam (Jewel Staite !) parce qu'elle est un monstre ? Pas de problème ! Il suffit que Dean passe une nuit avec une Amazone pour avoir une fille que Sam la tue et qu'ils soient à "égalité". Degré d'écriture ? Pas loin de zéro, comme pour les apparitions sporadiques de Lucifer, dans une tentative assez vaine de rendre Sam complètement fou.

Sera Gamble : Franchement je te trouve dur là !

Sygbab : Et encore, je n'ai même pas parlé de mon agacement de voir les Dieux d'autres religions et/ou mythologies être utilisés à tout va.

Sera Gamble : Pourtant c'était plutôt bien vu de se servir d'Osiris pour faire le procès de Dean et de Chronos pour effectuer un voyage dans le temps, non ?

Sygbab : Mouais, revenir sur les actions passées de Dean pour jouer de la glande lacrymale, c'est quand même relou. Bon, allez, la rencontre avec Elliot Ness, par contre, ça passe.

D'ailleurs, ça fait partie des bonnes idées, et heureusement il en reste quelques unes de temps en temps. Parmi elles, l'introduction de Garth sauve l'épisode semi-parodique centré sur le faux mariage de Sam, et sa réapparition plus tard dans la saison est un délice.

La meilleure reste le traitement de la mort de Bobby : l'épisode où il essaie d'échapper à son reaper permet de revenir sur les épisodes marquants de sa vie (le fait qu'il ait tué son père en plus de sa femme est un peu too much), et son retour en tant que fantôme est bien géré.

D'abord déterminé à aider ceux qu'il considère comme ses fils adoptifs, il finit par succomber à la violence de qu'il est devenu : un esprit empli de vengeance envers Dick. Voilà enfin un concept qui permet d'explorer la mythologie initiale de la série, il était temps.

Sera Gamble : Merci, enfin une critique positive, ça fait plaisir !

Sygbab : Oui mais ça m'emmerde de terminer là-dessus. Dont acte.

La fin de saison n'incite pas à l'optimisme avec le retour de Castiel, des démons, l'introduction d'un nouveau prophète qui peut traduire une tablette où sont inscrites les paroles de Dieu, et Dean qui se retrouve au Purgatoire. Ces multiples rebondissements ainsi que le cliffhanger donnent le sentiment étrange d'avoir assisté à une longue transition, par ailleurs ennuyeuse et médiocre.

Sera Gamble : Alors ça, c'est un coup bas..

Sygbab : Tant pis, c'est mon dernier mot !

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Les bilans de Lurdo : Mythic Quest - Le festin du corbeau, saison 1 (2020)

Publié le 25 Avril 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, AppleTV+, Apple

Sitcom en 9 x 25 minutes environ diffusée sur Apple Tv + et chapeautée par Rob McElhenney, Megan Ganz et Charlie Day (l'équipe derrière - et devant - It's Always Sunny in Philadelphia), Mythic Quest se veut une comédie de bureau prenant place dans un studio de développement de jeu vidéo lançant son dernier projet...

Mythic Quest - Le festin du corbeau, saison 1 (Mythic Quest : Raven's Banquet, season 1 - 2020) :

Alors que son studio est sur le point de lancer Reaven's Banquet, une extension capitale du MMO Mythic Quest, Ian Grimm (Rob McElhenney), directeur créatif excentrique et égocentrique, mène la vie dure à ses collègues : David (David Hornsby), producteur exécutif, Poppy (Charlotte Nicdao), programmatrice en chef, Brad (Danny Pudi), responsable de la monétisation, C.W. Longbottom (F. Murray Abraham), auteur de fantasy réputé responsable du scénario, Jo (Jessie Ennis), l'assistante sociopathe de David, et les testeuses, Dana et Rachel (Ashly Burch, Imani Hakim)...

Je n'avais pas été particulièrement convaincu par les premières images de la série qui avaient été présentées dans le cadre de l'E3 (il me semble), et qui laissaient présager d'un projet assez basique, une workplace comedy générique prenant place dans le monde des jeux vidéo, produite en collaboration avec Ubisoft, et avec un rendu visuel plus ou moins inégal.

Et dans les faits c'est plus ou moins le cas : comme souvent dès que Hollywood s'attaque au monde des jeux vidéo, le produit présenté à l'écran (ici, comme le MMO le plus populaire de sa génération - alors qu'honnêtement, ces temps-ci, les MMO de type World of Warcraft ont plus ou moins été remplacés dans le cœur des streamers par les Fortnite et autres shooters de type battle royale), la représentation du jeu en elle-même est assez peu convaincante et très générique. Elle n'est pas aidée, honnêtement, par l'utilisation régulière de cut-scenes des jeux Ubisoft (Assassin's Creed, For Honor, etc) en guise d'illustration, cinématiques tellement facilement identifiables (et tellement plus abouties que le rendu du jeu ou que les animations des live-streams) qu'on en vient à regretter leur inclusion.

Après, une fois cet aspect de la série mis de côté, le programme en lui-même est plutôt divertissant. Ça reste une comédie de bureau assez classique, avec ses archétypes (l'égocentrique, la sociopathe, le névrosé, la personne qui n'est pas reconnue à sa juste valeur, l'excentrique, la romance impossible, le businessman, etc), ses clichés (la romance impossible, justement, qui ici cumule en plus un gros quota de diversité bien voyant, puisque c'est une romance inavouée entre deux filles, dont une afro-américaine), ses épisodes consacrés aux thématiques en vogue dans le monde des jeux vidéo (on ne pourra pas leur reprocher de ne pas avoir fait leur travail sur le sujet, puisqu'on a le droit aux thèmes du crunch, de la syndicalisation des studios, des micro-transactions, de la misogynie des gamers, du pouvoir des streamers, la présence de l'alt-right, le doxxing, etc)...

Le tout s'avère assez sympathique à suivre, malgré quelques errances çà et là : tout ce qui a trait à Pootie Shoe, une parodie de PewDiePie, ne fonctionne pas totalement (en dépit du fait que ce soit intrinsèquement lié à l'intrigue saisonnière de l'Homme masqué, et au personnage de Grimm) ; certaines thématiques virent parfois à la leçon de morale l'espace d'une scène ou deux ; la romance et les personnages des deux testeuses ne sont pas très intéressants ; Longbottom est sous-exploité et sous-développé...

Paradoxalement, cependant, un épisode se démarque totalement du reste de la saison, tant il se trouve un bon niveau au dessus du reste : l'épisode 5, réalisé par McElhenney et écrit par sa sœur. Un épisode totalement indépendant du reste de la série, un stand-alone consacré à Jake Johnson et Cristin Milioti, deux développeurs de jeu qui se rencontrent dans les années 90, tombent amoureux, et lancent ainsi une franchise à succès.

Une histoire douce-amère à la conclusion malheureuse, une variation sur le thème de "l'argent ne fait pas le bonheur" et sur l'opposition entre art et commerce, qui parlera beaucoup aux amateurs du genre, et qui est principalement là pour apporter une motivation aux personnages habituels de la série, une résonance thématique qui ressurgit dans l'ultime épisode de la saison... Cela reste cependant un changement de ton particulièrement bienvenu, une pause agréable et plus sérieuse, très bien interprétée et dirigée.

En résumé, Mythic Quest s'avère une sitcom agréable à suivre, mais qui ne révolutionnera rien : un peu trop classique dans sa forme, dans son écriture et dans son propos, elle a cependant le mérite de présenter des personnages attachants (notamment Poppy, la protagoniste), et un univers sans les clichés habituels dont "les jeux vidéo" sont habituellement affublés dans la fiction.

La série conserve heureusement un certain potentiel : si le programme prend un peu plus de risques en saison 2 (comme avec cet épisode 5), le tout pourrait s'avérer des plus intéressants.

Sinon... *haussement d'épaules*

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Un film, un jour (ou presque) #1191 : Le Paquet (2018)

Publié le 23 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Paquet (The Package - 2018) :

Lorsque l'un des leurs (Eduardo Franco) se coupe malencontreusement le pénis lors d'une virée alcoolisée dans la forêt, un groupe d'adolescents pas très futés (Daniel Doheny, Luke Spencer Roberts, Sadie Calvano, Geraldine Viswanathan) fait tout son possible pour sauver l'organe tranché, et le rapporter à l'hôpital à temps pour le recoudre... tout en gérant la nature, leurs hormones bouillonnantes, et nombreux autres obstacles se dressant sur leur chemin !

Teen comedy graveleuse produite pour Netflix par le réalisateur de Hors Contrôle et des parodies de la team Sandberg, et par l'équipe de Workaholics, ce Paquet a pour lui une Géraldine Viswanathan toujours très attachante et juste, et un certain sens du n'importe quoi débridé qui, par moments, fonctionne.

Le reste du temps, malheureusement, le tout est inutilement hystérique, bourré de rebondissements tour à tour forcés, grotesques et/ou prévisibles, avec une mise en place assez maladroite, et des personnages profondément stupides et tous surjoués.

J'avoue : je n'avais pas réalisé que la team Workaholics se trouvait derrière ce métrage, du moins, jusqu'à ce que je commence à m'en doute à l'apparition de Blake Anderson dans un rôle secondaire. Et lorsque je l'ai confirmé, au moment de publier cet avis, j'ai aussitôt compris pourquoi je n'avais pas du tout accroché à ce récit, dont je ne suis clairement pas le public cible : je n'ai jamais accroché non plus au style d'humour de Workaholics.

Cela dit, je suppose que si on y adhère, on adhèrera aussi à ce long-métrage gentiment débile et cabotin.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1190 : Code 8 (2019)

Publié le 22 Avril 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Code 8 (2019) :

Dans un monde où les 4 % de la population possédant des pouvoirs surnaturels ont été exploités et mis au banc de la société, Connor (Robbie Amell), doté de pouvoirs électriques, décide d'accepter une offre de Garrett (Stephen Amell), un criminel travaillant pour le baron local de la drogue, Sutcliffe (Greg Bryk). Rapidement, Connor réalise que s'il veut aider financièrement sa mère malade, il va devoir s'enfoncer toujours plus loin dans le monde du crime...

Long-métrage canadien chapeauté par les cousins Amell sur la base d'un court-métrage auquel ils avaient pris part, et financé via Indiegogo grâce à la bonne volonté et aux économies des fans d'Arrow, ce Code 8 ressemble surtout... à un gros pilote de série tv.

Ce n'est pas forcément rédhibitoire, attention. Il faut bien avouer que l'univers créé ici, s'il a le mérite d'être assez fouillé, est cependant relativement dérivatif et sous-exploité (les supers dont le sang/une sécrétion quelconque est utilisé comme drogue par d'autres personnes, ce n'est pas franchement nouveau), et le script peine à maintenir l'intérêt du spectateur sur la durée : une fois la grosse mise en place effectuée, le métrage bascule vers quelque chose de plus basique, un thriller policier où les pouvoirs sont quasi-accessoires, et pourraient être remplacés par d'autres talents plus normaux avec quasiment les mêmes rebondissements et dialogues.

Pas franchement mon style de programme, en dépit d'un effort effectué sur les effets spéciaux (sauf les Guardians, clairement des cascadeurs en costume) : c'est trop oubliable et générique pour me donner envie d'y revenir (car, forcément, ce métrage va être décliné sous forme de série courte - quand je disais que ça ressemblait à un pilote de série SyFy, ce n'était pas innocent).

Un petit 3/6, et encore...

(probablement plus si l'on est fan des Amell)

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Un film, un jour (ou presque) #1189 : Good Boys (2019)

Publié le 21 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Good Boys (2019) :

Bien décidés à assister à la fête donnée par l'un de leurs amis, Max (Jacob Tremblay), Thor (Brady Noon) et Lucas (Keith L. Williams), préadolescents naïfs et inséparables, décident d'apprendre comment embrasser les filles en espionnant leurs voisines avec le drone du père de Max. Un geste mal avisé qui va déclencher une folle journée mêlant trafic de drogues, poursuite en vélo, paintball, gorgées de bière, et voyage jusqu'au centre commercial...

Un long-métrage produit par Evan Goldberg et Seth Rogen, écrit et réalisé par les scénaristes du médiocre L'an 1 et du quelconque Bad Teacher (ainsi que de The Office), et qui se veut une tween comedy, l'équivalent d'un Supergrave - mêmes préoccupations, même sens de l'humour en dessous de la ceinture, même orientation un peu graveleuse, façon sexe, drogues et rébellion adolescente - mais appliqué à la tranche démographique inférieure... et c'est là tout l'intérêt du projet.

Car de par l'âge de ses trois protagonistes (et donc, l'environnement dans lequel ils évoluent), tout le film est obligé de se mettre au niveau de ces enfants de CM2/6è qui découvrent à peine la vie et la préadolescence : les enjeux du film sont à leur mesure (trouver de l'argent ou récupérer un drone appartenant au père de l'un d'entre eux, apprendre comment embrasser une fille), la violence est à leur mesure (trafic de drogues et fusillade au paintball), les péripéties aussi (comment traverser la bretelle d'autoroute quand on n'a qu'un vélo), le contenu sexuel est forcément ramené au bisou et à la manière décalée dont l'esprit de petits garçons interprète les objets qu'ils trouvent çà et là, et le côté bromance donne lieu à une jolie prise de conscience qui permet de réaliser que, lorsque l'on a 11/12 ans, les amitiés ne durent pas forcément pour la vie.

Bref, alors que je m'attendais à quelque chose de bas-de-plafond et de profondément graveleux, Good Boys s'est avérée une comédie amusante et plus intelligente que prévue, qui a su détourner les codes d'un genre pour les appliquer à des enfants plus "innocents", sans pour autant trop taper à côté de la plaque. Ce n'est clairement pas un film pour les enfants, mais bien avec des enfants, et destiné à un public ayant conscience des clichés de certains genres cinématographiques.

Tout au plus pourrais-je reprocher une interprétation inégale des plus jeunes acteurs, en fonction de certaines scènes... mais rien de bien méchant. Une vraie bonne surprise, avec des personnages qui, malgré leur jeune âge, sont intelligents et vifs d'esprit, sans forcément paraître écrits par des adultes.

4.5/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 6 (2010)

Publié le 19 Avril 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 6 (2010) :

Alors que Dean vit désormais une vie paisible, Sam revient d'entre les morts. Contraint de laisser sa nouvelle vie derrière lui, Dean reprend alors la route, aux côtés de son frère et de leur grand-père Samuel (Mitch Pileggi), revenu à la vie, pour chasser les Alphas pour le compte de Crowley. Mais les deux frères comprennent bien vite qu'ils ne peuvent plus compter sur Castiel, occupé, dans l'ombre, à des manigances célestes des plus énigmatiques...

Avoir une vie normale n'est pas possible pour les Winchester, et Dean l'apprend à ses dépens. Son répit aura été de courte durée : après s'être rangé pendant une année pour vivre auprès de Ben et Lisa, il voit son frère débarquer à sa plus grande surprise.

Ce season premiere est assez malin, car après la conclusion de l'intrigue initialement prévue sur 5 saisons, il est construit en miroir inversé du pilote de la série dans ce qui se veut être un reboot. Mais il y a de nombreuses données supplémentaires à intégrer : un Sam sans âme (à répéter plusieurs fois rapidement !) et accompagné par ses cousins du clan Campbell, dont le leader n'est autre que leur grand-père maternel.

Cela offre quelques possibilités narratives, dont la perspective de voir quelques histoires centrées sur Sam et sa nouvelle équipe. L'idée était intéressante sur le papier, mais ne sera utilisée que lorsque Sam retrouve son âme, pour déclencher ses souvenirs et illustrer à quel point il a été vil pendant tout le temps où il ne la possédait plus. 'Cest dommage car il y avait du potentiel qui, comme souvent, n'est pas exploité à bon escient.

En soi, ce début de saison est plutôt prometteur, dans l'ensemble, dans la mesure où il permet pour une fois de varier les interactions grâce à une galerie de personnages plus importante qu'à l'accoutumée. C'est d’ailleurs réussi en ce qui concerne Ben et Lisa car l'attachement que Dean leur porte est sincère et il y a une bonne alchimie entre les acteurs (l'adieu qu'il doit leur faire est vraiment déchirant), mais ça coince du côté des Campbell malgré un Mitch Pileggi toujours impeccable.

De plus, les scénaristes proposent très vite un concept assez alléchant avec les Alphas, ces monstres qui sont à l'origine de leur lignée et que nos deux héros vont devoir capturer pour... Crowley ! En l'absence de Lucifer, le nouveau roi de l'Enfer s'avère bien plus dangereux que ne l'était l'ange déchu, en capitalisant sur ses qualités d'entrepreneur opportuniste, et ses apparitions sont un véritable délice. Soit tout le contraire d'un Castiel constipé parce qu'il lutte contre Raphaël pour dominer le Paradis...

Malheureusement, une fois rendu à la mi-saison, il faut se rendre à l'évidence ; cette intrigue n'existait que pour introduire l'idée du Purgatoire (dont la notion est d'ailleurs détournée puisque c'est un lieu de purification où les défunts doivent expier leurs péchés, alors qu'ici cela devient le réceptacle des âmes des monstres qui meurent), au point d'être expédiée d'un revers de la main lorsque Castiel se débarrasse de Crowley dans une scène qui n'est pas crédible une seule seconde.

Changement de cap, nouvel objectif : récupérer l'âme de Sam avec l'aide de la Mort. C'est l'objet du 6.11 Appointment in Samarra, dans lequel Dean doit passer une journée dans le rôle du cavalier de l'Apocalypse aux côtés de Tessa. Un défi qu'il pense au départ facile car les cas qui lui sont présentés ne souffrent d'aucun doute, avant de faire face à une jeune fille atteinte d'une grave maladie et de constater que ce travail est bien plus dur qu'il ne l'imaginait.

Contre toute attente, malgré son échec, la Mort décide tout de même de l'aider pour des raisons qui lui sont propres, ce qui permet à Sam d'être de nouveau complet. Mais le fait que les souvenirs de Sam soient à priori liés à son âme crée beaucoup de confusion : pourquoi la version du personnage revenu de l'Enfer sans elle se rappelait qui il était ? Et en partant du principe qu'il s'en est rappelé en côtoyant les Campbell, pourquoi aurait-il des souvenirs en commun avec Dean ? Enfin, une fois que son âme réintègre son enveloppe corporelle, pourquoi devrait-il se rappeler de ce que son alter ego a fait ? Les incohérences sont là, mais il faut faire avec car rien ne sera fait pour essayer d'éclaircir la situation.

La suite est un sacré bordel narratif, avec notamment l'introduction d'Eve qui est censée être le Big Bad mais qui disparaît tout aussi rapidement après un tour de passe-passe scénaristique. On pourra noter au passage la subtilité qui aura consisté à ranger le personnage d'Adam du côté du Bien et celui d'Eve du côté du mal... Ou encore l’incompétence notoire de Bobby et consorts, incapables de deviner qu'il faut rajouter "monsters" à "mother of all" malgré toutes les informations qu'ils ont en leur possession.

Cette tare est apparemment contagieuse : la disparition brutale de papy Campbell et de Rufus dans le même épisode est en grande partie due à un manque de vigilance qui ne colle pas avec leur expérience. Pour couronner le tout, le 6.20 The Man Who Would Be King se transforme en un long exposé pour nous expliquer point par point de quelle manière tous les fils de l'intrigue sont reliés ensemble.

La tentative n'est pas très convaincante, et la révélation de la collaboration entre Crowley et Castiel fait un peu l'effet d'un pétard mouillé. Pourtant le principe est bon : chacun y trouve son intérêt, et le fait de récupérer le pouvoir des âmes enfermées au Purgatoire pour vaincre les armées de Raphaël pourrait se tenir. C'est au niveau de la gestion de l'intrigue que tout est bancal : Castiel avait commencé à collecter des artefacts qui pouvaient servir d'armes dans cette guerre, mais il en est tellement peu fait mention qu'il n'est pas clair pour le téléspectateur qu'elles ne sont pas suffisamment efficaces.

Quant au fait que Crowley ne soit pas mort, cela semblait une évidence. Et si cela ne suffisait pas, Lovecraft et son imaginaire sont rattachés au fil rouge en fin de saison, sans qu'on comprenne comment cette trouvaille saugrenue a pu trouver sa place. Des éléments qui montrent que la série retombe dans ses travers et n'a plus vraiment de règles, ce qui est d'ailleurs avoué au détour d'une réplique de Balthazar.

Heureusement, il reste quelques épisodes indépendants agréables à regarder, notamment ceux de la veine parodique qui sont un peu plus mis en avant car moins nombreux qu'auparavant. Mention spéciale au 6.09 Clap Your Hands If You Believe qui singe X-Files d'une brillante manière et au 6.15 The French Mistake où Balthazar envoie les deux frères dans une réalité alternative où ils se retrouvent dans la peau de Jensen Ackles et Jared Padalecki - deux épisodes signés Ben Edlund.

Il faut aussi retenir l'exercice de style du 6.18 Frontierland qui propose un voyage dans le temps à l'époque du Far West avec un générique revisité pour l'occasion, et un Weekend at Bobby's en début de saison, qui se penche sur les journées de ce personnage désormais devenu un véritable pilier.

Malgré les quelques défauts évoqués, il y a une certaine sympathie qui se dégage de cette année et qui fait dire que la barre a été redressée par rapport aux deux saisons précédentes. Mais comme cela n'était pas très compliqué, difficile de dire qu'il s'agit d'une réussite à part entière.

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