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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #usa catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1169 : I am Thor (2015)

Publié le 24 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

I am Thor (2015) :

Documentaire musical revenant sur la carrière de Jon Mikl Thor, ex champion de bodybuilding (Mr Canada et Mr USA), devenu, par passion pour le heavy metal et pour le spectacle scénique, la star du rock Thor, un Monsieur muscle qui, à moitié nu sur scène, tord des barres de fer, frappe des monstres de son marteau, se déguise, etc, etc, etc, entre deux chansons plus ou moins inspirées.

Et ce, à la grande époque, fidèlement retracée dans ce film, notamment au travers d'une narration en voix off de Thor en personne. On y découvre ses débuts dans le bodybuilding, ses premiers spectacles improbables, son passage par la case strip-teaseur queutard (une carrière qui a tourné court à l'arrivée d'un collègue afro-américain mieux membré), ses rôles dans des comédies musicales plus ou moins importantes, et puis ses embrouilles récurrentes dans le monde de la musique.

Tout d'abord, un kidnapping suite à un conflit d'intérêt entre maison de disques et manager, conflit qui a enrayé le succès de son premier album ; ensuite, divers problèmes de gestion, de manager, ou de tournée, comme lorsqu'il était sur le point de se lancer dans la plus grosse tournée pyrotechnique de l'histoire de la musique, mais a tout plaqué parce que son manager (qui avait lancé Bruce Springsteen) était trop ésotérique et excentrique ; puis une tournée en Angleterre, où Thor et son épouse/manager s'installent, délaissant totalement le reste du groupe (un trait récurrent chez Thor, clairement plus intéressé par sa carrière et son personnage que par son ensemble) ; suivi d'un passage avorté par la case cinéma... et d'un gros passage à vide d'une dizaine d'années, avec dépression, tentative de suicide, et retour à une vie de famille plus simple et calme.

Jusqu'à son retour, en 1997, un retour qui a signé la fin de son couple, mais la renaissance laborieuse de sa carrière. Et par renaissance, j'entends une suite de prestations assez misérables, avec un Thor boursouflé et rondouillard qui continue à jouer les hommes forts, des musiciens interchangeables, un public absent, etc...

Un comeback tragicomique qui dure depuis vingt ans, et qui constitue la plus grosse partie du documentaire, un documentaire qui passe par une nouvelle dépression, par une attaque cardio-vasculaire, et culmine par une mini-tournée en Scandinavie, où Thor et ses musiciens de l'époque sont accueillis comme des dieux.

De quoi finir sur une note à peu près positive, malgré un océan de moments pathétiques qui font un peu de peine à voir. Cela dit, loin de moi l'idée de lui jeter la première pierre : en filigrane, on devine que le caractère et la vision artistique de Thor l'ont amené là où il est aujourd'hui, mais il semble en avoir conscience, et avoir du recul sur sa carrière. Sans oublier le fait qu'aucun des intervenants n'a quoi que ce soit de critique à dire à son sujet.

I am Thor s'avère donc un portrait assez doux-amer d'un musicien musculeux, kitschouille et un peu malchanceux, incapable de gérer ses finances ou son groupe, qui a eu une carrière digne de Spinal Tap (ou d'un Manowar raté), mais a su toujours rester humain, malgré son personnage de demi-dieu nordique capable de casser des parpaings sur son torse.

Un métrage divertissant et amusant, dans la droite lignée de Anvil : The Story of Anvil, mais dont on se demande constamment quel est le degré de réalité et celui de fiction (certaines anecdotes sont un peu grosses), d'autant que le documentaire est un peu déséquilibré : en se concentrant à ce point sur la comeback story de Thor, et en compressant la période de son succès au premier tiers du film, le métrage limite celle-ci à son côté théâtral et grand-guignol. La musique, elle, passe un peu à la trappe, et cela n'aide donc pas le spectateur intrigué à comprendre l'adoration que semblent éprouver le documentaire et tous ses intervenants envers la musique de Thor...

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1168 : Unicorn Store (2019)

Publié le 23 Mars 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Unicorn Store (2019) :

Immature et rêveuse, Kit (Brie Larson) refuse de passer à l'âge adulte et, lorsque ses rêves d'études artistiques tombent à l'eau, elle retourne s'installer chez ses parents (Joan Cusack, Bradley Whitford), acceptant un poste d'intérimaire dans une entreprise dirigée par l'insistant Gary (Hamish Linklater). Un jour, cependant, elle reçoit une invitation mystérieuse envoyée par un inconnu excentrique (Samuel L. Jackson) et qui lui annonce qu'elle a gagné une licorne...

Je n'ai pas du tout accroché à ce métrage fantastique réalisé par Brie Larson, dont c'est le premier film, écrit par une scénariste de sitcom, dont c'est le premier film, et diffusé par Netflix (dont ce n'est pas le premier film ^^).

Un métrage fantastique qui se veut une ode à l'innocence, à l'imagination et à l'enfance, le portrait d'une jeune femme refusant de grandir et de laisser derrière elle ses rêves et ses aspirations artistiques, une naïve immature qui se confronte aux réalités de la société (le harcèlement sexuel par son patron, etc)... bref, un film excentrique et rose pastel, délibérément décalé et improbable.

Le seul problème, en fait, c'est que tout cela n'est pas maîtrisé un seul instant. C'est bien simple, en repensant au film, un nom m'est venu en tête : Kimmy Schmidt. Même type de personnage, mêmes confrontations, même naïveté, scénariste issu du même milieu...

La différence, c'est qu'en lieu et place de la sincérité et de l'énergie spontanée de Ellie Kemper, qui donnent vie à la plume pétillante de Tina Fey, on se retrouve ici avec un script qui n'a jamais assez de légèreté ou de rythme pour paraître vivant et dynamique, avec un ton twee et forcé qui agace plus qu'il ne charme, avec un côté sinistre et plus sombre qui n'est jamais abordé ou développé, et avec des personnages qui semblent tous atteints de retards développementaux (Kit, notamment, est écrite comme une fillette de 10 ans capricieuse et un peu embarrassante).

Alors oui, l'interprétation est compétente, la réalisation aussi, mais le message globale est ultra-pataud, le déroulement prévisible, et l'on finit par décrocher du film à mesure qu'il rajoute couche sur couche de paillettes et de couleurs pastels (cette présentation professionnelle, au secours).

2/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 2 (2006)

Publié le 22 Mars 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, USA, Supernatural, CW

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 2 (2006) :

Sam (Jared Padalecki) et Dean Winchester (Jensen Ackles) traquent Azazel (Fredric Lehne), le démon aux yeux jaunes responsable de la mort de leurs parents, et découvrent que l'entité a pour plan d'exploiter les pouvoirs psychiques de nombreux enfants orphelins, dont la mère est souvent morte dans des incendies mystérieux... 

Est-ce vraiment la même série ?

Question tout à fait légitime, dans la mesure où l'écriture fait un bond qualitatif important. En premier lieu, le tissu familial devient véritablement une des grandes forces de la série, si ce n'est même son moteur essentiel. Les interactions entre les Winchester père et fils offrent autant de bons moments de télévision, que ce soit quand ils s'accordent ou quand leurs conflits éclatent au grand jour, et l'implication émotionnelle des téléspectateurs s'en trouve renforcée. C'est pour cette raison que le sacrifice de John, offrant sa vie au Yellow Eyed Demon en échange de celle de Dean, est un véritable choc. Cela vaut surtout pour les deux protagonistes principaux, puisque cet évènement bouleverse tous leurs repères.

Ils se retrouvent donc livrés à eux-mêmes tout en devant gérer leur deuil, sujet qui n'est pas évacué, bien au contraire. C'est en effet ce qui détermine en grande partie leur état d'esprit, et leur permet de porter le flambeau en reprenant le combat là où leur père l'avait laissé. Pour autant, l'union sacrée n'est pas toujours de mise, car ils restent avant tout des humains et ont autant de doutes que de convictions.

Dean, pourtant las de la vie qu'il mène et parfois borderline, considère que sa mission est de protéger son frère coûte que coûte, sans pour autant oublier qu'il a des pouvoirs et qu'en cas de force majeure, il devra l'éliminer. Ces mêmes capacités pour lesquelles Sam se remet constamment en question, car elles proviennent du démon qui a tué leur mère, et il pourrait très bien devenir un de ses soldats dans une guerre qui se profile. Dans un cas comme dans l'autre, le fardeau est lourd à porter.

La psychologie des personnages est donc plus fouillée, et les thématiques abordées étayent l'idée qu'un tournant plus adulte a été amorcé. La tendance se confirme avec des épisodes plus ambigus, qui s'écartent des schémas stéréotypés de la première saison. Par exemple, Sam empêche Dean de tuer des vampires inoffensifs (car ils ont décidé de boire du sang de bétail et non d'humains afin de survivre), mais doit exécuter une jeune femme avec qui il a vécu une passion brève et intense (car celle-ci est devenue un loup-garou).

Cela correspond à un univers qui devient plus sombre à mesure qu'il est développé, mais aussi plus riche et varié. En introduisant d'autres chasseurs - dont le dangereux mais intéressant Gordon, qui ferait un excellent antagoniste s'il pouvait se dépêtrer des mains de la justice -, en se créant un bestiaire bien fourni et en parlant de la foi dans un épisode très Scullyesque dans l'esprit, les scénaristes ajoutent des cordes à leur arc et s'offrent ainsi plus de possibilités.

Ainsi, après une première saison composée pour la grande majorité d'épisodes indépendants, les références commencent à se faire plus présentes, et contribuent à la cohérence de l'univers qui se déploie sous nos yeux. Et si, pour le prouver, il n'était pas suffisant de développer une mythologie qui se révèle solide (alors qu'elle mélange des éléments déjà vus par ailleurs, comme une guerre contre les forces du Mal ou des individus qui se découvrent des pouvoirs surnaturels), des personnages secondaires viennent s'installer durablement (à l'exception de Jo, qui ne fait que quatre apparitions et c'est bien dommage). Certes, ils ne bénéficient pas toujours d'un développement approfondi dans les détails, mais ils sont suffisamment bien caractérisés pour être attachants et agréables à voir évoluer.

Cela fait d'autant plus plaisir que les sous-intrigues entamées ne sont pas laissées de côté. L'étau se resserre autour de nos deux héros : ils sont désormais poursuivis par le FBI, ce qui n'est pas étonnant au vu de tous les évènements qui pourraient être à charge contre eux. Entre les morts qu'ils laissent derrière eux et les profanations de tombes, il y a de quoi... L'intérêt que leur porte la fameuse agence gouvernementale est d'ailleurs assez ironique, puisque c'est le badge que les Winchester utilisent le plus lors de leurs enquêtes. C'est peut-être de ce côté-là qu'un petit reproche pourrait être effectué : les usurpations d'identité pourraient être plus variées.

Malgré cela, l'humour pointe son nez de manière bien plus fréquente qu'auparavant, au point de se lancer dans un épisode parodique. Le 2x18, Hollywood Babylon, est un régal d'auto-dérision, mais il n'aurait pu en être autrement de la part de son auteur Ben Edlund, connu auparavant pour sa série The Tick (un humour non-sensique et désopilant, 9 épisodes durant) et pour l'épisode Smile Time dans Angel, où le héros éponyme se retrouvait transformé en marionnette. N'oubliant pas ses classiques, il se permet même une référence à Gilmore Girls, série dans lequelle Jared Padaleci jouait le rôle de... Dean (mais pas Winchester).

En résumé, cette deuxième saison gomme les défauts récurrents de la première, et même si elle contient elle aussi des épisodes un peu moins intéressants, elle est beaucoup plus créative. Son final ébouriffant, avec son côté Highlander qui met en lumière les motivations du Yellow Eyed Man, fait basculer la série dans ce qui s'annonce une nouvelle ère. Jusqu'à présent, la guerre qui s'annonçait n'était qu'un vague concept, mais avec l'ouverture des Portes de l'Enfer et l'évasion d'un nombre incalculable de démons, cela devient un fait.

Pour répondre à ma question d'ouverture : c'est le même titre, avec les mêmes acteurs, mais ce n'est plus la même série.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x07-1x08 (2020)

Publié le 21 Mars 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Aventure, Action, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Picard

Plus la saison de Picard avance, et plus j'ai du mal avec l'écriture gratuitement tragique et sombre de la série, qui me déplaît fortement. Néanmoins, la fin de saison approche, et avec elle, le scénario avance enfin un peu : le programme acquiert enfin un peu d'énergie et progresse vers quelque chose... reste à savoir quoi.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x07 - Nepenthe : Picard et Soji arrivent sur Nepenthe, où ils retrouvent la famille Troi-Riker pour un moment de détente ; à bord de l'Artefact, Hugh et Elnor tentent d'échapper aux Romuliens, tandis que Jurati, elle, est dévorée par les remords...

Un épisode plutôt agréable à regarder, principalement parce qu'il joue (bien) la carte de la nostalgie, et que tout ce qui tourne autour de Soji, de Picard et des Troi-Riker est assez réussi.

Bon, c'est loin d'être parfait, et on pourra toujours critiquer bien des points du script : Narissa, toujours aussi calamiteuse dans son registre méchante de série Z ; la mort de Hugh, gratuite et inutile ; la Vulcaine à lunettes de soleil, toujours inexplicable (le showrunner avait teasé sur ces lunettes, en sous-entendant qu'elles n'étaient pas innocentes, et qu'elles étaient un indice sur la véritable nature - romulienne ? - de Oh, mais le mindmeld, dans cet épisode, prouve qu'elle est Vulcaine, et sabote donc cette théorie ; à moins qu'elle soit de sang mêlé ?) ; l'ellipse un peu bancale entre la fin de l'épisode précédent et le début de celui-ci, à bord du vaisseau borg ; le fait qu'une fois de plus, Picard se fait passer un savon par quelqu'un d'autre ; et bien sûr, cette couche de tragédie et de toutéliage supplémentaires ajoutée à la biographie des Troi-Riker, assez typique de ce qu'est Picard jusqu'à présent : une déconstruction systématique de l'utopie trekienne, bien décidée à montrer que tous les personnages de la franchise ont connu des tragédies après la fin de leur série...

Mais dans l'ensemble, pour une fois, le fanservice a fonctionné sur moi, et donne lieu à de jolis moments sur Nepenthe. Par contre, je redoute le retour triomphant de Seven of Nine la dure à cuire dans les épisodes à venir, comme le laisse sous-entendre l'ultime scène d'Elnor.

- 1x08 - Broken Pieces : l'équipage de La Sirena poursuit sa fuite en avant, tandis que Seven of Nine arrive sur le vaisseau borg pour sauver Elnor...

Un épisode encore assez mitigé et décousu, même s'il a la bonne idée de continuer à avancer un peu en éclaircissant les zones d'ombre du script, et en explicitant bien des choses, pour le meilleur et pour le pire (Oh est donc bien à moitié romulienne).

Mitigé, car malgré des moments amusants (les hologrammes), en fin de compte, ce qui constitue l'ensemble du récit, à savoir la peur de la Singularité, de la révolte des machines, etc (bref, ce qui était déjà la thématique centrale de la saison 2 de Discovery), ne m'intéresse tout simplement pas tant que ça. Du moins, pas quand elle est traitée ainsi, avec des ficelles narratives énormes, des raccourcis bancals et des éléments à ce point sous-développés (Seven qui surgit de nulle part sur le Cube, Jurati qui souffrait apparemment "d'un blocage télépathique").

Car s'il y a bien une chose que je déteste dans les séries télévisée mal écrites, ce sont les grosses coïncidences bien baveuses qui arrangent bien les scénaristes, et qui ne tiennent pas une seule seconde la route dès que l'on allume son cerveau et que l'on réfléchit un instant au tout.

Cette saison, Picard nous a par exemple déjà fait le coup avec Seven of Nine, l'ex-Borg la plus célèbre de Starfleet, qui a croisé le chemin de Picard et compagnie par le plus grand des hasards, sorte de borg ex machina, quelques instants avant que ces derniers n'aient besoin d'un "otage" ex-borg à échanger avec l'ex de Seven, qui justement détenait Maddox. Une belle accumulation de coïncidences bien pratiques, encore renforcée cet épisode par le retour forcément capillotracté de Seven à bord du Cube, pour y devenir brièvement une mini-Reine et réveiller ce mini-collectif contre les Romuliens (d'ailleurs, c'est amusant, mais les Borgs ont un impact tellement inexistant sur le reste du récit qu'on sent vraiment que les scénaristes ont inséré toute cette sous-intrigue borg à la truelle pour flatter le spectateur et attirer le chaland).

Autre coïncidence bien honteuse : Rios. Un capitaine de navire choisi à peu près au hasard par Raffi pour aider Picard et ses compères, mais qui, forcément, s'avère lié de très près au problème des synthétiques, puisque sa grande tragédie, son origin story, c'est d'avoir assisté au meurtre d'une Soji 0.5 par son capitaine, lors d'un premier contact, près de dix ans plus tôt.

Il faut être franc : le toutéliage abusif que cela représente est tout simplement honteux, et indigne d'une série télévisée qui se veut de qualité, et rigoureuse.

Honnêtement, passe encore qu'une Amirale de Starfleet dise à Jean-Luc Picard de "fermer sa gueule".  Que Seven of Nine décide de s'improviser Reine et de réassimiler tout un Cube après 20 secondes d'hésitation, j'ai déjà plus de mal. D'ici à ce que Picard nous mette en scène un cube borg arrivant à la rescousse de ses héros dans le dernier épisode... je crains le pire.

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Un film, un jour (ou presque) #1166 : Le Voyage du Docteur Dolittle (2020)

Publié le 19 Mars 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Voyage du Docteur Dolittle (Dolittle - 2020) :

Cloîtré avec tous ses animaux dans son manoir depuis la mort de son épouse, sept ans plus tôt, le Dr. John Dolittle (Robert Downey Jr.) refuse désormais d'affronter le monde. Jusqu'à ce que la Reine Victoria fasse appel à ses services : malade, elle a besoin de l'aide de Dolittle qui, avec Tommy, un jeune garçon (Harry Collett) lui servant d'apprenti au pied levé, avec tous ses amis animaux (Emma Thompson, Rami Malek, John Cena, Kumail Nanjiani, Octavia Spencer, Tom Holland, Craig Robinson) et avec la jeune Lady Rose (Carmel Laniado), part alors à la recherche d'une île mythique, sans se douter que son grand rival, le Dr Müdfly (Michael Sheen) va tenter de leur mettre des bâtons dans les roues...

Aïe. Je vais être franc : on m'aurait dit, avant de voir le film, que c'était une production Disney + ou Netflix, et que par conséquent, il ne fallait pas s'attendre à un budget colossal, à des effets spéciaux perfectionnés, ou un script en béton armé, j'aurais dit d'accord, et j'aurais ajusté mes attentes en proportion.

Seulement voilà, Dolittle est le premier gros projet de Downey Jr. depuis la fin de Tony Stark, il a eu les coudées franches pour le tourner, et il a bénéficié de près de 200 millions de dollars de budget.

Le résultat : un quasi-accident industriel, un film qui prend l'eau de partout, qui souffre d'un script bancal à mi-chemin entre film pour les plus petits et film d'aventure familial, étrangement calqué sur une partie de Là-Haut de Pixar (le protagoniste grognon et reclus depuis la mort de sa compagne, contraint de repartir à l'aventure avec un jeune garçon à ses côtés, blablabla) et qui est étouffé par la prestation d'un Downey Jr en roue libre, apparemment persuadé que d'interpréter Dolittle comme un Jack Sparrow sous cocaïne et à l'accent gallois (?) approximatif était une bonne idée.

Le film est ainsi bringuebalant de toutes part : au niveau sonore,  le score de Danny Elfman est oubliable, quand il ne ressemble pas à du John Powell, et si le doublage des animaux est sympathique, tous les dialogues de Downey semblent avoir été redoublés à l'arrache en studio, avec un Downey qui marmonne tous ses mots. Niveau visuel, tout ressemble à un déluge d'étalonnage numérique médiocre et de fonds verts aux incrustations inégales, avec des animaux numériques omniprésents qui, au bout d'un moment, ne tentent même plus de paraître photoréalistes. Et au niveau de l'écriture, donc, ça tombe plus souvent à plat que ça ne fonctionne, et l'humour pipi caca prout a ses limites (toute la conclusion avec le dragon - et je ne parle même pas de la libellule jalouse du scorpion qui lui a piqué sa copine parce qu'il avait un plus gros dard... ).

En résumé, ce n'est pas bon du tout, et on sent que le film a connu un tournage compliqué, avec trouzemille scénaristes et réalisateurs différents : c'est autant le bordel à l'écran que derrière la caméra, et c'est laborieux de bout en bout.

1.75/6 (pour Sheen, qui fait son possible en antagoniste caricatural, et Antonio Banderas, en roi grimé)

(à la limite, peut-être que la VF pourrait être mieux que la VO, pour une fois)

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Un film, un jour (ou presque) #1163 : Starring Adam West (2013)

Publié le 16 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Starring Adam West (2013) :

Documentaire retraçant la vie et la carrière d'Adam West, l'interprète de Batman dans la série télévisée de 1966, et réalisé par son beau-fils aux début des années 2010-2011, alors que les proches et amis de West cherchaient à décrocher pour lui une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Bourré d'images et de vidéos d'archive tournées par la famille de West au fil des décennies, ce métrage porte un regard malicieux et ludique sur cet acteur humble, aux nombreux talents, au sens de l'humour imprévisible, et qui ne s'est jamais particulièrement pris au sérieux.

Un grand séducteur et un bon père de famille dont personne ne semble avoir de mal à dire, et qui a ici un regard assez lucide sur sa carrière, et sur la manière dont il a été mis dans une case à l'annulation de la série Batman : une case d'acteur de série télévisée immature qui l'a mis au banc d'Hollywood, et l'a amené à tout plaquer, jusqu'à ce que la nostalgie des années 60 opère sa magie, trente/quarante ans plus tard : tous les enfants des années 60/70 (comme Seth MacFarlane, par exemple), désormais adultes, se sont souvenus de lui, et lui ont alors redonné une carrière, conscients de l'auto-dérision conséquente du bonhomme (et de sa voix si particulière).

Un documentaire forcément un peu doux-amer, puisque si Adam West prend toujours tout avec le sourire, la "sous-intrigue" de l'étoile du Hall of Fame trahit vraiment le manque de reconnaissance qui touche l'acteur depuis les années 60 : on sent la lassitude de West, on sent la sincérité de l'équipe du film, on sent l'affection des proches pour l'acteur, et si cela induit forcément un manque de recul et d'objectivité globale, Starring Adam West reste une jolie petite rétrospective d'un acteur (et d'un personnage) culte, qui aurait clairement mérité mieux.

4.5/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 1 (2005)

Publié le 15 Mars 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, USA, CW, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 1 (2005) :

Les aventures des frères Dean (Jensen Ackles) et Sam Winchester (Jared Padalecki), qui tentent de retrouver leur père John (Jeffrey Dean Morgan), un chasseur de démons mystérieusement disparu...

Un pilote est toujours un exercice délicat dans la mesure où il doit présenter les personnages et l'univers dans lequel ils évoluent. Celui de Supernatural remplit plutôt bien son office en étant assez concis et efficace : deux frères ayant un lourd passé, des monstres à chasser, une voiture pour traverser le pays de part en part. Le téléspectateur est prévenu : il aura sûrement affaire à une formule où les loners ont la part belle, avec un soupçon de mythologie de temps à autre. Sans comparaison sur la qualité intrinsèque des deux séries, cela n'est pas sans rappeler X-Files, et il n'est peut-être pas si étonnant de retrouver John Shiban dans l'équipe scénaristique.

Ce dernier bénéficie d'une certaine expérience en la matière, même si les épisodes signés de sa main ne sont pas toujours très intéressants. Mais parmi ceux dont il est l'auteur, il a au moins le mérite de proposer une variante du concept "ancienne malédiction" dans le 1.10 Bugs, bien plus attrayante que l'effroyable Teso Dos Bichos dans X-Files (peut-être l'un des pires épisodes de la série). Ce n'est pas le seul scénariste d'un certain standing à faire partie de l'aventure, puisque Richard Hatem, créateur de la série Miracles, est également présent. Le 1.10 Asylum - huis clos oppressant dans un asile désaffecté - démontre qu'il n'a pas perdu sa rigueur d'écriture.

Le danger d'un tel format, c'est de faire de la redite, surtout dans un filon du paranormal déjà exploité à de nombreuses reprises. Malgré de la variété dans le bestiaire (fantômes, wendigos, vampires), une orientation plutôt horrifique et la réutilisation de certaines légendes urbaines, le schéma finit par devenir répétitif notamment dans ses gimmicks : les Winchester se présentent quelque part, résolvent l'affaire, et l'un des deux a le droit à la gratitude d'une jeune femme qu'ils ont sauvée (généralement Dean car pour Sam, c'est encore trop tôt après la mort de Jessica). Il y a cependant des variations de certains thèmes, comme dans le 1.10 Faith où les miracles d'un guérisseur aveugle sont en fait l’œuvre d'un reaper contrôlé par sa femme, en échange de la vie de personnes qu'elle juge impures. Le 1.15 Benders, quant à lui, nous plonge dans une sordide histoire dans laquelle une famille de rednecks kidnappe des individus pour leur donner la chasse et assouvir leur désir de tuer.

Pour en savoir plus sur les monstres auxquels ils sont confrontés, les deux frères peuvent s'appuyer sur le journal de leur père, sorte de base documentaire qui répertorie les informations qu'il a récoltées tout au long de sa vie de chasseur. Cela peut sembler être une facilité scénaristique, mais c'est quelque chose de fréquent dans ce genre de séries. Dans Buffy, par exemple, nombre de solutions sont trouvées dans les livres de Giles. Cela permet aussi de marquer la présence de John Winchester dans cet univers, en dépit de son absence physique la majorité du temps. Son apparition en fin de saison alors que Sam et Dean étaient sur une affaire de vampires à priori classique est une bonne surprise : ces retrouvailles mettent un terme à la recherche des deux frères, et recentrent l'intrigue sur le fil rouge.

La fin de saison revient donc sur le mystère autour de la mort de leur mère et de Jessica ainsi que de la disparition de leur père, en revenant sur des éléments disséminés ça et là, notamment sur les visions prémonitoires de Sam qui font partie d'un vaste plan du Yellow Eyed Demon. John lui court après depuis de longs mois pour se venger de la mort de sa femme, et l'introduction du colt en tant qu'artefact qui permet de tuer n'importe quel démon est un enjeu supplémentaire.

Cette réunion de famille fait également remonter à la surface des sentiments refoulés depuis longtemps entre John et Sam : le premier reproche à son fils de les avoir abandonnés, le second d'avoir eu un père qui ne s'est jamais comporté en tant que tel - la raison principale de son désir d'avoir une vie normale. Le tout avec Dean qui essaie de jouer le rôle d'arbitre, coincé entre son petit frère qu'il veut protéger et son attitude de bon petit soldat envers son père. Le fait que les deux personnages principaux aient une vision des choses diamétralement opposée à ce propos est dans l'ensemble bien géré, avec les tensions que cela engendre : Sam a du mal à admettre que son aîné suive aveuglément les ordres de John, et Dean pense que son cadet devrait faire preuve de plus de respect. Le duo est complémentaire, et les deux acteurs ont une bonne alchimie entre eux.

Pour résumer, la structure nécessite d'être retravaillée et les loners sont très inégaux, mais il y a du potentiel sur la partie mythologique. Aux scénaristes de savoir l'exploiter.

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x05-1x06 (2020)

Publié le 14 Mars 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Aventure, CBS, Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Picard

Star Trek : Picard me pose bien des problèmes : après un épisode pilote assez honorable, la série n'a fait que baisser en intérêt et en qualité, victime d'une écriture peu probante, de grosses ficelles narratives assez lassantes (la conspiration, les méchants frère et sœur romuliens quasi-incestueux, tous les personnages principaux qui sont traumatisés et bourrés de failles et de défauts), et d'une caractérisation de son personnage principal assez éloignée du Capitaine diplomate, intellectuel et posé de Next Generation.

Je continue néanmoins à espérer que ce ne sont que quelques errances de jeunesse, et que le programme va trouver son rythme de croisière avant la fin de cette première saison...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x05 - Stardust City Rag : Picard et l'équipage se rendent sur Freecloud, pour y secourir Maddox (John Ales), détenu par Bjayzl (Necar Zadegan), ex-compagne de Seven of Nine (Jeri Ryan). Le petit groupe décide alors de simuler un échange d'otage, qui tourne rapidement court...

Un épisode particulièrement frustrant, tant il part dans toutes les directions possibles et imaginables, sans jamais trouver un ton ou une cohérence d'ensemble.

On se dit, par moments, que c'était censé être un épisode supposément plus léger et déconneur, avec un Jean-Luc Picard en mode pirate borgne à l'accent calamiteux et au béret ridicule, et Rios en space pimp, sur une planète casino tout droit sortie de Blade Runner, avec ses immenses holo-publicités, etc... mais en fait, l'épisode s'avère assez désagréable à regarder, entre la torture et la mise à mort gratuites d'Icheb ; une Seven of Nine devenue vigilante vengeresse qui ignore l'appel au calme de Picard, exécute sans broncher son ex (ressemblant fortement à une jeune Marina Sirtis, et portant un nom prêtant à de mauvais jeux de motsen langue anglaise) et abat tout ses sbires à grands coups de blasters, dans une scène tout droit sortie d'un mauvais film d'action ; une Raffi droguée alcoolique qui tente de se réconcilier avec son fils qu'elle a abandonné (mais qui se voit opposer une fin de non-recevoir, forcément, car dans Picard, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir) ; et puis bien sûr ce rebondissement final durant lequel Agnes tue Maddox car elle est  (sans surprise) de mèche avec les Romuliens...

Bref, on est dans une série dark & gritty, mélodramatique et nihiliste, où la noirceur est forcée, où les personnages sont tous traumatisés, faillibles, déglingués, et qui n'a de Star Trek que l'univers et quelques noms. J'ai bien conscience que c'est voulu, et à la limite, si c'était bien fait, pourquoi pas, mais les scripts sont vraiment bourrés de facilités et de mystères creux, ce qui ne me convainc pas du tout...

(mais visiblement, il suffit d'un peu de fanservice facile - Mot, Quark, etc - pour se mettre une grosse partie des fans de Trek dans la poche, donc bon...)

- 1x06 - The Impossible Box : Picard arrive sur l'Artefact, où il retrouve Hugh, et ensemble, ils tentent d'évacuer Soji, alors même que cette dernière vient de prendre conscience de sa nature d'être synthétique...

Un épisode qui, s'il est meilleur que le précédent, souffle aussi constamment le chaud et le froid, entre idées intéressantes et moments donnant envie de se facepalmer.

Dans le camp des moments réussis, on trouve Picard, hanté par son expérience chez les Borgs, et dont le retour à bord d'un Cube donne lieu à du stress post-traumatique assez frappant. Stewart se donne à fond dans ces moments, la mise en images du cube 2.0 est efficace, les retrouvailles avec Hugh font plaisir, bref, ça fonctionne plutôt bien. À l'identique, la scène de Raffi qui embrouille une ex-collègue pour parvenir à ses fins n'était pas désagréable, et le fait que le récit avance enfin un peu est assez satisfaisant.

Au rang des moments plus problématiques, on a, dans le désordre, la scène de romance entre Rios et Jurati, assez honteuse dans son écriture et sa mise en images ; toujours des manigances peu convaincantes des Lannister romuliens (de toute façon un gros point faible de la série, à mes yeux) ; et toute une séquence centrée sur Narek et Soji, qui retrouve progressivement la mémoire en explorant l'un de ses rêves... une séquence en théorie intéressante, mais sur laquelle le spectateur a constamment dix minutes d'avance, ce qui la prive du moindre impact (en même temps, la romance Soji/Narek n'a jamais vraiment fonctionné à mes yeux).

Enfin, au rayon fanservice, une référence amusante à un portail sikarien, petit morceau de continuité agréable avec Star Trek Voyager.

Reste que l'épisode, s'il est plus long et fait moins de surplace que d'habitude, est tout de même assez inégal : la qualité et l'homogénéité ne sont pas encore au rendez-vous, et j'ai bien peur que Hugh ne survive pas à la scène de bataille présagée à la fin de l'épisode (parce qu'encore une fois, dans Picard, on force bien le trait et la noirceur en tuant tous les personnages secondaires inutiles...)

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Un film, un jour (ou presque) #1159 : Bad Boys for Life (2020)

Publié le 10 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Bad Boys for Life (2020) :

Vieillissants, Mike Lowrey (Will Smith) et Marcus Burnett (Martin Lawrence) approchent de la fin de leur carrière, lorsque Armando (Jacob Scipio), le fils d'Isabel (Kate del Castillo) et d'un baron de la pègre mexicaine que Lowrey a fait tomber durant ses jeunes années, arrive à Miami. Bien décidé à venger son père, Armando abat alors tous les anciens collègues de Mike, les uns après les autres, jusqu'à envoyer enfin ce dernier à l'hôpital. De quoi motiver les Bad Boys à remettre le couvert, en s'associant avec l'AMMO, une brigade de jeunes policiers (Vanessa Hudgens, Alexander Ludwig, Charles Melton) dirigés par Rita (Paola Nuñez), l'ex de Lowrey...

Pas de Michael Bay pour cette suite (hormis une brève apparition à l'écran au moment du mariage), mais deux jeunes réalisateurs belges/marocains qui font tout leur possible pour se couler dans le moule de la franchise, en proposant un film à la photographie colorée et saturée, assez stylisée, et qui singe occasionnellement la réalisation de Bay, pour le meilleur et pour le pire.

Car il faut bien avouer que si le tout n'est pas désagréable, et n'est pas forcément honteux, c'est aussi particulièrement sage et cadré : adieu la folie destructrice et décérébrée de Bay, place à un film d'action plus calibré, plus propre, et avec nettement moins de personnalité, qui voit les deux Bad Boys confrontés à leur âge, à leur héritage, et accompagnés d'un groupe de jeunes flics à la pointe de la technologie.

Rien de vraiment mémorable, et un scénario aux accents délibérés de télénovéla, mais ça se regarde tranquillement, à défaut d'atteindre les sommets dégénérés de Bad Boys II (la dernière grosse scène d'action de ce troisième épisode est agréable, cela dit, et plutôt bien filmée).

3.25/6 (et puis quel gâchis d'intituler le troisième épisode de la franchise Bad Boys 4 Life)

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Un film, un jour (ou presque) #1157 : Lady Business (2020)

Publié le 6 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lady Business (Like a Boss - 2020) :

Amies d'enfance inséparables, Mel (Rose Byrne) et Mia (Tiffany Haddish) ont fondé leur propre entreprise de cosmétique, une start-up prometteuse aux finances pourtant en difficulté. Lorsque Claire Luna (Salma Hayek), grande patronne de l'industrie cosmétique, s'intéresse à leur business, et leur propose d'investir dans leur entreprise, l'amitié des deux femmes est remise en question par les choix qui se présentent à elles...

Une comédie écrite par deux scénaristes de Ryan Hansen Solves Crimes on Television (Ryan Hansen a apparaît d'ailleurs dans le film), et qui, sous couvert d'être une friend-com (le nouveau terme à la mode pour décrire ces comédies pour femmes décrivant les hauts et les bas de l'amitié indéfectible de deux copines), s'inscrit en fait dans cette mouvance de bad girls movies entamée par Bridesmaids/Mes Meilleures Amies, qui montrent les femmes comme aussi trash, vulgaires, immatures, graveleuses et déglinguées que peuvent l'être les hommes dans les comédies américaines.

Le problème, en fait, c'est que tout comme du côté masculin, l'immense majorité de ces métrages ne vaut pas grand chose, leurs scénaristes se contentant d'accumuler gros mots, références sexuelles, et péripéties bas-de-plafond, tout en laissant les acteurs improviser, en espérant que cela suffise à faire un métrage convaincant.

Ici, c'est exactement le cas, puisque Like a Boss n'a pas le moindre rythme, que son écriture est faible, et que sa réalisation n'est guère plus dynamique. Pour compenser, on a le droit à une Tiffany Haddish en roue libre, à de l'improvisation, et à un défilé de cabotinage, d'humour de stoner, scatologique et/ou scabreux, et de seconds rôles qui font leur numéro, comme Salma Hayek, Billy Porter, Jennifer Coolidge, Jessica St Clair, etc.

L'avantage, c'est que tout ce petit monde est suffisamment professionnel et doué pour que, ponctuellement, un gag ou une réplique décrochent un sourire, et redonnent espoir dans le reste. L'inconvénient, c'est que dès que le moment est passé, on retombe dans une médiocrité particulièrement plate, pas très drôle ou inspirée, voire même assez ringarde (toute la présentation finale du produit, ou encore la conclusion karaoké) et forcée.

Reste l'amitié improbable des deux protagonistes, qui trouvera peut-être un écho, chez les spectatrices. Mais c'est peu, dans l'ensemble.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1156 : La Chute du Président (2019)

Publié le 5 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, Politique, USA

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La Chute du Président (Angel has Fallen - 2019) :

Sur le point de devenir le Directeur des Services Secrets du Président Trumbull (Morgan Freeman), Mike Banning (Gerard Butler) songe à refuser cette promotion, rattrapé par son âge, par la fatigue et par les commotions cérébrales. Mais lorsqu'une tentative d'assassinat élimine tout le Service de sécurité du Président, et laisse ce dernier dans le coma, Mike est accusé. Victime d'un complot et pointé du doigt comme étant un traître à son pays, Banning s'enfuit, bien décidé à trouver le vrai responsable et à venger son honneur...

Je le mentionnais dans ma critique de l'opus précédent : là où La Chute de la Maison Blanche était un film bas de plafond mais joyeusement bourrin et efficace, La Chute de Londres s'avérait un bon cran en-dessous, plus caricatural et moins pêchu.

Ici, on est probablement dans quelque chose d'encore moins nerveux dans l'action, âge oblige : Butler a vieilli, son personnage est fatigué, etc, et tout cela se retrouve dans le film, un film qui a la bonne idée d'avoir, en filigrane, tout un propos sur l'âge, la retraite, le stress post-traumatique, et les conséquences d'une vie de service sur le corps et le mental humains (notamment au travers du personnage du père de Banning, interprété par Nick Nolte).

Une idée qui est probablement la seule bonne idée du métrage, puisque tout le reste du récit s'avère particulièrement téléphoné et générique, au point d'en devenir agaçant : les mystérieux méchants sont évidents dès leur première apparition à l'écran, leurs motivations sont transparentes, les rebondissements du récit sont cousus de fil blanc, tout comme les feintes du scénario (le cliché du montage alterné entre les protagonistes réfugiés dans une pièce sans autre issue qu'une porte, et les méchants qui s'en rapprochent de plus en plus, pour finir par débouler dans une autre pièce qui est vide, il faut arrêter, maintenant), et ce n'est pas la mise en images qui sauvera le film de ces faiblesses.

La réalisation est en effet fonctionnelle, mais décevante (un peu trop de plans serrés, et les poursuites en pleine nuit sont peu lisibles), et les fonds verts approximatifs se multiplient un peu trop dans la dernière partie pour vraiment convaincre.

Dans l'ensemble, donc, si les défauts du film sont un peu différents de ceux de son prédécesseur, le résultat final n'est guère meilleur. C'est spectaculaire, oui, c'est bas du front, oui, c'est bourrin, oui, mais c'est aussi bien trop banal et générique pour mériter une meilleure note (et ce malgré une distribution efficace).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1153 : Cats (2019)

Publié le 2 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Musique, Review, USA

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Cats (2019) :

Lorsque Victoria (Francesca Hayward), une jeune chatte, est abandonnée dans la rue par ses maîtres humains, elle trouve refuge au sein de la communauté des Jellicle Cats, des chats dirigés par Old Deuteronomy (Judy Dench) et qui, en cette nuit magique, vont décider de quel membre de leur troupe va pouvoir accéder au paradis de la Jellicosphère, et obtenir le droit à une vie meilleure. Mais le machiavélique Macavity (Idris Elba) est prêt à tout pour obtenir cet récompense...

Il faut être franc : déjà, à la base, Cats est loin d'être la comédie musicale la plus facile à adapter du répertoire d'Andrew Lloyd Webber. Basé sur de la poésie semi-abstraite de TS Elliott, le show n'a pas de véritable trame narrative, mais un enchaînement de chansons/présentations des divers félins présents : il possède des chansons très inégales dominées par le morceau Memories, et sa renommée s'est principalement faite sur ses costumes et ses chorégraphies scéniques... franchement, sur le papier, adapter Cats au cinéma, c'était déjà particulièrement casse-gueule.

Donc forcément, quand Tom Hooper, un réalisateur déjà responsable des Misérables, et possédant une vision très particulière de la réalisation des comédies musicales, s'attelle au projet, et décide de repenser à la fois les chorégraphies (pour les confier au chorégraphe de Hamilton, plus orienté hip-hop) et les costumes (ici intégralement numériques), forcément... ça se casse la gueule.

Pourtant, ce n'est pas un désastre intégral : tout le monde, à l'écran, semble y croire, notamment Francesca Hayward, au visage de jeune féline ingénue assez charmant ; ponctuellement, l'alchimie opère, et les décors, les mouvements et la musique parviennent à retranscrire la vision de Webber et de Hooper ; et çà et là, on se dit que ça aurait pu fonctionner, si par exemple Hooper avait opté pour un film intégralement en motion capture, et pas pour un métrage bâtard mi-numérique, mi réel.

Car c'est bien là le problème principal du film : son aspect visuel brouillon, son monde tout-numérique approximatif, où les proportions des objets n'ont aucun sens, où les visages humains des chats semblent constamment mal proportionnés et mal incrustés sur des corps félins lisses et asexués, où la physique n'a pas sa place, et où les danseurs semblent souvent à peine être présents dans les décors (puisque filmés sur fond vert).

Un monde filmé sans inspiration par Hooper, qui monte ses chorégraphies de manière trop découpée, sans jamais les mettre en valeur ; un Hooper qui tente de répliquer le numéro larmoyant d'Anne Hathaway dans les Misérables avec le Memory de Jennifer Hudson, et qui semble s'amuser (beaucoup plus que le spectateur, je dois dire) à filmer le slapstick des personnages de Rebel Wilson et de James Corden (honnêtement, le film ne me dérangeait pas... jusqu'à ce que Rebel Wilson débarque et fasse son numéro habituel - c'est là que ça a commencé à coincer).

Pour son film, Hooper a donc choisi de faire passer Victoria (une danseuse secondaire du show scénique) au premier plan, pour en faire le référent du spectateur et expliquer l'univers du film ; il a changé un peu le personnage de Macavity, grand méchant kidnappant les autres candidats à l'ascension, et dont Bombalurina (Taylor Swift) devient une "adepte" ; pas de transformations véritablement bouleversantes au programme, donc, et une tentative de structurer un peu la comédie musicale... mais ça ne fonctionne pas vraiment : il aurait fallu que le scénariste (aussi derrière Rocketman et Cheval de Guerre) structure encore plus le tout, et développe un véritable récit de cinéma.

Ces efforts disparaissent en effet derrière la succession épuisante des chansons très inégales, derrière les effets spéciaux vraiment bancals (les souris et les cafards sont immondes et donnent l'impression de n'avoir jamais été finalisés), derrière la sensualité bizarre de ces chats qui devraient plaire à bon nombre de furries, et derrière certains de ces choix créatifs qui laissent perplexe, comme ce grand final laid au possible, au petit matin, avec une Judy Dench qui s'adresse face caméra au spectateur.

Il serait trop simple de dire que cette adaptation est un plantage total : en réalité, c'est bien plus mitigé, et par certains aspects, c'est même plutôt intéressant (le numéro de McKellen, par exemple). Mais il reste un véritable problème de direction artistique et de mise en images, à la fois inhérent aux choix effectués par Hooper, et à la qualité des effets spéciaux.

2/6

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x01-1x02 (2020)

Publié le 28 Février 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Picard

Bien décidé à rentabiliser sa plate-forme de streaming, et à exploiter sa franchise Star Trek au maximum, quitte à l'épuiser, CBS a lancé, en début d'année 2020, une nouvelle série dérivée en 10 épisodes de 45 minutes : Star Trek - Picard, un programme prenant place dans le futur de la Nouvelle Génération, chapeauté par Michael Chabon, Alex Kurtzman, Akiva Goldsman et d'autres, et délibérément plus sombre et dramatique.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x01 - Remembrance : Lorsqu'il reçoit la visite de Dhaj (Isa Briones), une jeune femme perdue récemment attaquée par de mystérieux assassins et dotée de capacités surhumaines, Jean-Luc Picard (Patrick Stewart), amiral à la retraite, ne sait sur quel pied danser. Et lorsque les origines de Dhaj commencent à refaire surface, Picard n'a d'autre choix que d'aider celle qui, peut-être, est la descendante de l'un de ses meilleurs amis...

Pour l'instant, tout va bien, comme dirait l'autre. C'est avec beaucoup d'appréhensions que j'ai abordé cette série CBS (Amazon, dans le reste du monde), échaudé par la médiocrité générale de Discovery, par le fanservice évident du matériel promotionnel (Data, Seven of Nine, les Borgs, etc, etc, etc), par le dernier Short Trek nous rejouant la partition du 11 Septembre, et par les déclarations de la production et de Stewart, annonçant vouloir faire de cette série l'équivalent de Logan pour les X-men : un récit sombre, désespéré, reflétant le monde actuel et abordant des problématiques sociétales contemporaines de manière dramatique... soit tout l'opposé d'un Star Trek lumineux, optimiste et aventureux, comme je préfèrerais le voir.

Mais pour l'instant, tout va bien. Je pourrais pinailler sur Harry Treadaway en romulien beau gosse mal rasé (pas du tout convaincant dans sa brève apparition, avec son look à la Spock de Discovery) ; sur certains dialogues un peu laborieux ; sur le français calamiteux de Patrick Stewart ; sur le côté "des méchants androïdes rebelles ont attaqué la terre" déjà peu probant, à la base ; ou sur certaines facilités, çà et là...

Mais dans l'ensemble, avec 45 minutes à peine au compteur, le tout s'avère, pour le moment, un programme posé et intéressant, porté par Stewart, avec une Alison Pill qui fait plaisir à voir, une Dhaj plutôt compétente, et un récit qui fait son choix parmi les éléments de continuité de la franchise : oui à nuTrek, oui à Nemesis, mais non à B-4... et ce n'est pas plus mal (même si ce n'est pas fait de la manière la plus élégante et subtile possible).

Pour l'instant, tout va bien.

- 1x02 - Maps and Legends : Alors que Picard mène l'enquête sur la mort et le parcours de Zhat, avec l'aide de Laris (Orla Brady), il est confronté à l'hostilité ouverte de Starfleet, qui lui claque la porte au nez...

Hum... ça va déjà moins bien. Le problème étant principalement une écriture plus laborieuse, qui se paume dans des plombes de technoblabla laborieux lors d'une scène de reconstitution de scène de crime inutile, qui utilise de gros traits pour dessiner le portrait d'un Starfleet corrompu de l'intérieur et hostile à Picard, et qui en rajoute encore une couche avec un duo frère/sœur romuliens aux relations compliquées.

Bon, j'avoue, ça n'aide pas que le tout fasse vraiment du surplace, et que l'actrice interprétant Rizzo ne m'ait pas du tout convaincu, donnant l'impression de tenter de composer une Cercei Lannister du pauvre.

À part ça, le trekkie qui sommeille en moi a apprécié que la série mentionne les problèmes de dégénérescence cérébrale de Picard (cf All Good Things, le final de TNG), mais honnêtement, après un premier épisode honorable, je suis désormais nettement plus sur la défensive.

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Un film, un jour (ou presque) #1151 : 6 Underground (2019)

Publié le 27 Février 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

6 Underground (2019) :

Après avoir assisté aux horreurs perpétrées par un régime totalitaire, un milliardaire américain, "Un" (Ryan Reynolds) issu des nouvelles technologies décide de mettre sa fortune au service de la justice, en se faisant passer pour mort, et en recrutant un groupe de mercenaires, pour mener à bien des missions dangereuses et totalement illégales à l'autre bout du monde. Il y a Deux (Mélanie Laurent), un ancienne espionne ; Trois (Manuel Garcia-Rulfo), un tueur à gages ; Quatre (Ben Hardy), spécialiste en parkour ; Cinq (Adria Arjona), médecin ; et Sept (Corey Hawkins), ancien sniper. Leur mission actuelle ? Organiser un coup d'état au Turgistan, et remplacer le dictateur en place (Lior Raz) par son frère plus pacifiste (Payman Maadi)...

Grosse production Netflix réalisée par Michael Bay et écrite par les scénaristes de Deadpool, 6 Underground est arrivée en décembre dernier sur la plate-forme de streaming avec un certain impact, notamment parmi les amateurs de genre. La promesse du sens de l'humour de Deadpool, du charisme de Ryan Reynolds, et de la destruction apocalyptique d'un Michael Bay en roue libre, débarrassé des impératifs d'une franchise comme Transformers et des limites de la censure, augurait de quelque chose de potentiellement enthousiasmant.

Et effectivement, avec ses premières vingt minutes décapantes, une longue poursuite automobile à la fois sanglante, nerveuse, amusante et efficace, on pouvait se surprendre à espérer.

Rapidement, cependant, des problèmes évidents commencent à faire surface. Certains inhérents au style Bay (caméra constamment en mouvement, effets pyrotechniques éventés, faux raccords à gogo, rythme bancal, fascination pour la violence débridé et pour la force armée, placements produits), d'autres à un script peu inspiré et totalement décousu : partant constamment dans de longs flashbacks plats relatant le parcours des divers membres du groupe (des flashbacks qui ne sont pas sans rappeler la structure des Deadpool), le récit enchaîne ces derniers avec des scènes d'action effectivement débridées, mais longuettes et/ou peu marquantes.

Ajoutez à cela une distribution assez inégale (Reynolds tient son rôle, mais le reste de l'équipe est très inégal, tant au niveau charisme qu'au niveau intérêt) et ce métrage de deux heures finit par être spectaculaire et décomplexé, certes, avec des effets spéciaux ILM de qualité, mais aussi assez brouillon et finalement lassant/épuisant.

Après, ça reste un film de Michael Bay, et tout spectateur sait à quoi s'attendre avant de le regarder : c'est bourré d'idées visuelles mais approximatif, c'est d'une connerie abyssale (tout le propos politique, notamment) mais débordant d'action inédite, c'est putassier mais jamais totalement au premier degré, bref, c'est ce que c'est.

Avec une distribution plus mémorable, et une écriture moins pétée, ça aurait pu être assez fun et jouissif. Là, en l'état, c'est assez anecdotique.

3/6 2.5/6 (après revisionnage)

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Un film, un jour (ou presque) #1149 : Abominable (2019)

Publié le 25 Février 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Chine, Dreamworks

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Abominable (2019) :

Lorsque la jeune Yi (Chloe Bennett) découvre un jeune Yéti sur le toit de sa demeure de Shangaï, elle ignore que ce dernier va l'embarquer dans une aventure improbable jusqu'au mont Everest, en compagnie de Jin (Tenzing Norgay Trainor) et de son cousin Peng (Albert Tsai). D'autant que les hommes du maléfique Mr. Burnish (Eddie Izzard) sont aux trousses de l'animal, échappé de son laboratoire...

Un film d'animation sino-américain, co-produit par Dreamworks, et qui lorgne fortement sur un Dragons avec un protagoniste de sexe féminin, et prenant place en Chine.

On se trouve donc en terrain assez familier, de bout en bout, avec un script dont les grandes lignes un peu approximatives (quelques changements de direction peu probants, un yéti aux pouvoirs à géométrie variable...) semblent un peu dérivatives, une bande originale qui lorgne sur du John Powell, des chansons pop insipides, et des personnages gentiment sous-développés (de manière générale, les personnages humains ne sont ici pas très mémorables).

Malgré cela, le film s'avère assez agréable à suivre, principalement grâce à son monstre très attachant, et à son Eddie Izzard qui semble s'amuser. Dans l'ensemble, c'est trop générique pour vraiment rester dans les mémoires (et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas grand chose à en dire), mais ça occupe cependant 90 minutes sans trop de difficultés.

3.25 + 0.25 pour les serpents = 3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1148 : Opération Funky 2 (2019)

Publié le 24 Février 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

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Opération Funky 2 (Undercover Brother 2 - 2019) :

Peu de temps après avoir pris son petit frère Lionel (Vince Swann) sous son aile, l'Undercover Brother (Michael Jai White) disparaît avec ce dernier dans une avalanche en Autriche, alors même qu'il poursuivait The Man (Barry Bostwick). Réanimé 16 ans plus tard, en 2019, Lionel doit alors aider les forces de la Brotherhood à lutter contre le racisme ambiant et le politiquement correct, tandis que l'Undercover Brother reste dans le coma...

Le premier Undercover Brother, sorti en 2002, n'était pas forcément un classique de la comédie américaine mais, entre sa distribution efficace (Eddie Griffin, Chris Kattan, Denise Richards, Dave Chappelle, Chi McBride, Neil Patrick Harris, Gary Anthony Williams, Billy Dee Williams, James Brown, Robert Trumbull...) et son script signé de l'un des co-scénaristes de la franchise Austin Powers, on passait tout de même un moment agréable devant cette parodie des films de blaxploitation à la fois décomplexée et engagée.

Pour cette suite, le département DTV d'Universal s'est tourné vers des auteurs de sitcom, et vers le scénariste des suites vidéo de La Course au Jouet, de Jusqu'au Cou, et de La Revanche des Losers, pour nous pondre une suite qui lorgne encore plus vers Austin Powers (les deux protagonistes sont décongelés à notre époque, et découvrent le monde moderne), et qui troque une grosse partie de son militantisme anti-racisme pour une critique de la culture woke, du politiquement correct, et des hipsters.

On est donc dans de l'humour assez éventé, mis en images de manière quelconque et approximative (pas mal de problèmes de continuité capillaire), souffrant d'un budget clairement minuscule, et qui commet l'erreur d'avoir une distribution globalement insipide, troquant l'Undercover Brother du titre (ici joué par un Michael Jai White impliqué, qui nous fait une variation de Black Dynamite) contre son petit frère, qui est le vrai protagoniste du film.

Un petit frère qui nous refait la partition d'un frère Wayans (y compris au niveau du déguisement whiteface), et qui achève de persuader le spectateur que cette suite décousue et peu inspirée n'était ni faite, ni à faire.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1146 : Playing with Fire (2019)

Publié le 20 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA

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Playing with Fire (2019) :

Strict et droit dans ses bottes, Jake Carson (John Cena) est à la tête d'une brigade de pompiers d'élite (Keegan-Michael Key, John Leguizamo et Tyler Mane) qui, en plein incendie, découvrent trois orphelins (Brianna Hildebrand, Christian Convery et Finley Rose Slater). Dans l'attente des services sociaux, les trois enfants vont alors séjourner à la caserne, au grand dam des pompiers dépassés par cette "menace" imprévisible...

C'est désormais une évidence, la carrière cinématographique de John Cena est arrivée au stade Flic à la Maternelle/Baby-Sittor/Fée malgré lui, un passage obligé, apparemment, pour tout acteur un peu musclé et viril...

Ici, sous la caméra d'Andy Fickman (qui est quand même passé de l'amusant et corrosif Reefer Madness à Le Choc des Générations, La Montagne Ensorcelée ou encore Paul Blart : Super Vigile 2), John Cena a donc droit à son "film avec des enfants turbulents", un film qui semble tout droit sorti des années 90, co-écrit par le scénariste des Chroniques de Noël et de la Famille Addams 2019.

Et quand je dis "tout droit sorti des années 90", j'entends que le tout est bourré de clichés du début à la fin, de slapstick pataud dans lequel Cena subit toutes les humiliations possibles et imaginables, d'humour pipi-caca, de bruitages de cartoon (notamment à chaque fois de Keegan-Michael Key entre ou sort de l'écran), d'une relation amoureuse pas très convaincante de Cena avec Judy Greer (comme toujours sous-exploitée, et avec qui Cena n'a pas grande alchimie), d'une adolescente rebelle transparente au possible (difficile à croire que c'est la Teenage Negasonic Warhead de Deadpool, tant son charisme s'est ici évaporé), et de personnages secondaires caricaturaux. Ah, et une étrange obsession pour Mon Petit Poney, qui semble avoir quelques années de retard.

On va être franc : ce Playing with Fire est un film pour enfants, pour les moins de 10 ans, et il est difficile d'y trouver quelque chose de vraiment intéressant et mémorable, pour peu que l'on ait déjà vu les titres cités plus haut. C'est cousu de fil blanc, c'est un film en pilotage automatique, et si l'on peut saluer la progression d'acteur de John Cena, de plus en plus naturel (même si le rôle de psycho-rigide n'est rien de plus qu'une extension de sa personnalité IRL ^^), il n'y a vraiment rien de mémorable là-dedans...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1138 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : L'Année des mariages (2019)

Publié le 14 Février 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

L'Année des mariages (The Wedding Year - 2019) :

Apprentie photographe insouciante et refusant de s'engager, Mara (Sarah Hyland) rencontre Jake (Tyler James Williams), un apprenti chef, et c'est le coup de foudre. Mais lorsque le jeune couple est invité à assister à de nombreux mariages dans les mois à venir, la situation se complique : Mara et Jake acceptent de prendre part à sept d'entre eux... mais leur relation va-t'elle tenir jusque là ?

Que se passe-t'il lorsque l'héroïne de votre comédie romantique est ouvertement un trainwreck (une épave, un désastre), pour paraphraser le titre d'une comédie d'Amy Schumer ?

Maquillée comme un camion volé, dangereuse au volant, portée sur le cannabis et sur l'alcool, malpolie, irrespectueuse, égocentrique, vaniteuse, cynique, fainéante, geignarde, mesquine, revancharde, volage, jalouse, trashy et manipulatrice, Mara est ici un cliché de millenial peu fiable, paumée, et assumant totalement sa superficialité. En somme, Sarah Hyland nous refait (à peu de choses près) son personnage de Modern Family, et le spectateur est supposé trouver tous ses défauts attachants, voire même charmants.

C'est bien là que ce métrage coince, il faut l'avouer. Si Sarah Hyland reste sympathique, Mara ne l'est pas du tout, et phagocyte littéralement tout le métrage : face à elle, Tyler James Williams finit par être transparent, sous-développé par le script, et le film se contente alors de dérouler, de manière épisodique et superficielle, ses différents mariages comme autant de chapitres manquant d'originalité.

Alors oui, les seconds rôles sont agréables et parfois amusants (Matt Shively, Anna Camp, Wanda Sykes, Keith David, Grace Helbig), mais le film, du réalisateur de La Revanche d'une Blonde, de Sa Mère ou Moi !, de L'Abominable Vérité et de Kiss & Kill, ne sort jamais des sentiers battus, ne capitalisant pas sur ses quelques moments de fantaisie plus décomplexés, et se renfermant sur son couple principal qui n'emporte pas vraiment l'adhésion.

En somme, c'est bien interprété et compétent dans la forme (encore que, les montages, les flashbacks, c'est gentiment périmé, tout ça), mais ultra générique sur le fond, et surtout, le film souffre d'un couple principal problématique.

2.5 - 0.25 pour la caractérisation de Mara = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1134 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Quand Charlie tombe amoureux (2019)

Publié le 12 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA

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Quand Charlie tombe amoureux (Ode To Joy - 2019) :

Victime de cataplexie lui faisant perdre connaissance dès qu'il ressent une émotion joyeuse, Charlie (Martin Freeman) tente d'éviter au maximum tout enthousiasme et toute émotion forte, avec l'aide de son frère Cooper (Jake Lacy). Jusqu'au jour où il rencontre la pétillante et spontanée Francesca (Morena Baccarin), dont l'énergie et la joie de vivre contrastent fortement avec le quotidien du bibliothécaire...

Une comédie romantique américaine indépendante écrite et réalisée par des scénaristes de sitcom (dont le réalisateur du médiocre remake d’Arthur, avec Russell Brand) et qui, après un premier quart d'heure amusant et prometteur, finit par s'avérer assez inégale ; principalement parce qu'elle ressemble beaucoup trop à son personnage principal pour son propre bien : étrangement rigide et distant, ce métrage refuse d'assumer sincèrement sa romance (assez basique), et se place des bâtons dans les roues en passant par des digressions forcées et assez artificielles.

À l'image du personnage interprété par Melissa Rauch, une actrice au demeurant talentueuse et sympathique, qui ici compose un personnage amusant, mais qui n'est pas souvent crédible, et semble sorti d'un sketch du SNL plutôt que d'être un véritable être humain.

C'est d'autant plus dommage que la distribution est de qualité, que ce soit au niveau des rôles principaux (Freeman et Baccarin ont une bonne alchimie) qu'au niveau des personnages secondaires (notamment Shannon Woodward dans un petit rôle).

Mais dans l'ensemble, si le métrage se regarde sans grande difficulté, le tout ne trouve jamais vraiment son rythme de croisière, et reste assez laborieux, un peu tiré vers le bas par son protagoniste désabusé et cynique, qui est constamment tiraillé entre son caractère peu attachant, et le capital-sympathie de son interprète.

2.5 + 0.5 pour la distribution = 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1113 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un Amour de Chef (2019)

Publié le 2 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin, USA

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Un Amour de Chef (Love on the Menu - 2019) :

Cadre dans une entreprise multinationale de fabrication de surgelés, Maggie (Autumn Reeser) a dans sa ligne de mire une nouvelle acquisition : les recettes de Hank Daniels (Kavan Smith), chef d'un restaurant étoilé en difficultés financières. Malgré les réticences initiales du chef, elle parvient à convaincre ce dernier de collaborer avec son entreprise, en échange de son savoir-faire en manière d'organisation et de gestion - mais tandis qu'elle aide Daniels à redresser son établissement, elle s'attache au restaurateur bourru, et à sa fille adolescente (Jordyn Ashley Olson)...

Ah, que c'est dommage. Une comédie romantique Hallmark sympathique, dynamique, avec un couple principal à l'alchimie ludique et à la bonne humeur prononcée, des seconds rôles agréables, et un script qui évite la plupart des clichés et des quiproquos habituels du format... mais qui ne parvient pas à totalement négocier son atterrissage.

Assez frustrant de constater qu'après une première heure plutôt agréable à suivre (malgré quelques petits moments un peu forcés, comme le rapprochement de l'héroïne avec la fille du restaurateur, un rapprochement qui se résume à faire du shopping et à parler fringues et coiffure, ou encore ces moments balourds de promotion des aliments congelés), le film trébuche sur la fin, lorsque vient le moment du rebondissement du troisième acte.

Ici, c'est la patronne de Maggie (Barbara Niven), qui révèle son visage de "méchante", et amène les quelques moments dramatiques de rigueur dans les dernières minutes des rom-coms de ce genre...

Seul problème : toute cette sous-intrigue n'a ni queue ni tête (ni dans les réactions de la protagoniste, ni dans les décisions prises par sa patronne), et semble avoir été écrite précipitamment, sans grand effort apporté à la plausibilité du tout (Kavan Smith, l'interprète principal, est à l'écriture, et clairement responsable du ton décontracté du métrage, mais il est accompagné d'une scénariste habituelle de la chaîne, aux résultats jamais très probants).

Résultat, la toute fin perd énormément de son efficacité, puisqu'elle n'est jamais vraiment justifiée par des rebondissements ou des obstacles crédibles (et que la dégustation finale du critique est encore plus improbable).

Encore une fois, dommage, car le reste était agréable à regarder.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1111 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour, Romance et Chocolat (2019)

Publié le 1 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Romance, Review, Télévision, USA, St Valentin

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Amour, Romance et Chocolat (Love, Romance and Chocolate - 2019) :

Styliste alimentaire pour un magazine et apprentie pâtissière, Emma (Lacey Chabert) est abandonnée par son compagnon peu de temps avant la Saint Valentin, alors qu'ils avaient prévu un voyage à Bruges. Partant seule pour la ville belge, Emma rencontre sur place Luc Simon (Will Kemp), un chocolatier tentant de décrocher le seau d'approbation de la famille royale, à l'occasion d'un concours organisé par le palais. Malgré leur relation tendue, Emma se propose alors pour aider Luc, et le duo se met en quête d'une recette inédite...

Comédie romantique Hallmark de la Saint Valentin 2019, ce LRC suit la formule éprouvée du genre, son format immuable, avec ex-compagnon insipide et goujat, héroïne spontanée et talentueuse, love interest un peu trop rigide dans ses méthodes de travail et manquant de créativité, quiproquo de dernière minute, et même un bal princier, histoire de cocher toutes les cases de la liste Hallmark.

Ici, cependant, le film sort un peu du lot par son food porn, et par ses décors naturels, tournés à Bruges : ça donne un charme pittoresque à cette escapade par ailleurs assez banale, pas forcément aidée par un casting inégal (Chabert retrouve Brittany Bristow de Coup de Coeur Sauvage, et Will Kemp n'est pas désagréable, mais tout le monde est affublé de coupes de cheveux ratées, et le grand rival de Kemp n'est pas du tout convaincant), et par un script cousu de fil blanc.

3 + 0.25 pour les décors = 3.25/6, en étant généreux.

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Un film, un jour (ou presque) #1101 : Do I Sound Gay ? (2015)

Publié le 21 Janvier 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA

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Do I Sound Gay ? (2015) :

Documentaire indépendant centré sur David Thorpe, un jeune quadragénaire homosexuel new-yorkais qui, après une rupture, commence à faire le point sur sa vie, en se posant une question qui lui semble essentielle : d'où lui vient la voix efféminée, aux accents particulièrement prononcés, qu'il semble partager avec bon nombre de gays anglo-saxons (voire internationaux) ?

Thorpe va alors interroger spécialistes, amis et célébrités (George Takei, David Sedaris, Tim Gunn, Margaret Cho, Don Lemon) pour tenter de déterminer les origines biologiques, psychologiques, sociales, etc, de ce phénomène, ainsi que sa signification et son importance historique.

Et sur le papier, ce n'est pas une mauvaise idée. Le problème, en réalité, c'est que ce documentaire appartient à cette catégorie de documentaires transformatifs, qui suivent le parcours de leur protagoniste alors qu'il effectue une transition dans son existence, que ce soit en tentant de manger du fast food pendant un an, ou, ici, en tentant de perdre ses affectations vocales au profit d'une voix virile.

Résultat, si le film passe en effet par les étapes explicatives, les avis d'experts, etc, ceux-ci se contentent d'émettre de vagues suppositions éclairées, qui se résument, in fine, à dire à Thorpe qu'il devrait s'accepter tel qu'il est, et ne pas avoir honte de parler de manière aussi stéréotypée, qui lui permettent d'appartenir à une communauté formidable.

Soit. C'est effectivement un message aussi valable qu'un autre, mais pour qui voulait en savoir un peu plus sur le sujet, d'un point de vue scientifique et linguistique, il faudra attendre quelque chose de plus approfondi.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : The Rook - Au Service Surnaturel de Sa Majesté, saison 1 (2019)

Publié le 19 Janvier 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Starz, UK, USA

Que se passe-t-il lorsque la chaîne Starz décide d'adapter le roman australien The Rook - Au Service Surnaturel de Sa Majesté, un livre mêlant urban fantasy et espionnage avec un sens très prononcé de l'excentricité et un caractère (ainsi qu'un humour) très anglo-saxon... mais charge Stephenie Meyer (Twilight) de l'adaptation ?

Une Stephenie Meyer qui quitte la série durant le tournage des deux premiers épisodes, pour des raisons de "divergences artistiques" avec ses collègues, à savoir un producteur anglais issu de la série d'espionnage Spooks, et des scénaristes et producteurs de séries américaines médiocres (Flashforward, The Event, Prison Break, Touch)... ?

On se retrouve avec un mini-série de 8 épisodes totalement terne et insipide, qui passe à côté de tout ce qui faisait l'intérêt du livre et de son univers.

The Rook - Au Service Surnaturel de Sa Majesté, saison 1 (2019) :

Lorsqu'elle reprend conscience au milieu d'un pont londonien, entourée de cadavres, Myfanwy Thomas (Emma Greenwell) n'a aucun souvenir de comment elle est arrivée là. Pire, elle est totalement amnésique, et ne peut que s'enfuir... jusqu'à ce qu'elle trouve un message qu'elle s'était laissé avant de perdre la mémoire : elle appartient au Checquy, un service secret britannique dirigé par Linda Farrier (Joely Richardson), qui se charge des phénomènes paranormaux, et des individus dotés de pouvoirs surhumains. Mais quelqu'un a trahi Myfanwy, et la jeune femme, qui tente de reconstruire son identité et ses souvenirs, ne sait plus en qui avoir confiance...

Exit, en effet, l'humour et le mélange improbable des genres du roman original (qui avait, notamment un canard télépathe prédisant l'avenir ^^), entre les mutants à la Marvel, l'UNIT de Doctor Who, les Men In Black, l'urban fantasy décalée ; exit l'héroïne attachante, à la répartie très british, et qui trouvait dans cette amnésie un moyen de se réinventer, de s'épanouir et de trouver la sérénité ; exit l'univers farfelu, avec des vampires, des terroristes belges, des œufs de dragon, des pouvoirs improbables, etc ; exit le rythme du récit original, imparfait mais sympathique...

À la place, on a droit à une sorte de croisement bâtard entre Jason Bourne/La Mémoire dans la Peau, et les X-men, enrobé dans un procédural assez générique et glacial : tout le surnaturel et le paranormal se résument ici à des pouvoirs de mutants, rarement exploités à l'écran, encadrés par des agences gouvernementales manipulatrices et des syndicats du crime qui se font des guéguerres assez creuses.

Visuellement, The Rook est bien filmé, mais froid, stérile et terne (à l'image de son illustration musicale, avec électro et pop vaporeuse çà et là) ; on est en plein dans du show d'espionnage glacial et ultra-lissé, dépourvu de charme ou d'humour, avec une héroïne fragile, névrosée et complexée, qui passe son temps au bord des larmes à retracer ses pas sans vraiment avancer (l'actrice évoque un peu Clea DuVall, sans le sourire ni le capital sympathie), et à interagir avec des personnages secondaires peu mémorables ;

On a ainsi une assistante en fauteuil roulant, une patronne mystérieuse (forcément louche), un patron honnête (mais à la sous-intrigue romantique inutile), une sœur rebelle clichée au possible (avec piercings et dreadlocks), un agent américain inutile (Olivia Munn, dont le personnage cliché d'Américaine sarcastique, badass et arrogante, développée pour la série, n'est clairement là que pour faire un appel du pied au public US, au point qu'elle passe le plus clair de la saison à évoluer dans son coin, et qu'on pourrait très bien remonter tous les épisodes en coupant ses scènes, sans rien y perdre), et Gestalt.

Gestalt, un personnage justement assez intéressant sur le papier : quatre corps (trois hommes, une femme, à la chevelure blond platine), mais un seul esprit, qui agissent, pensent et parlent de concert. Dans la série, ce quatuor reste peu ou prou identique, mais est globalement totalement sous-exploité, ses capacités étant retranscrites de manière assez peu inventive à l'écran, et les quatre personnages se trouvant affublés d'une histoire d'amour jamais crédible avec Myfanwy.

Jamais crédible, mais bien pratique pour faire du Sense 8 du pauvre, et montrer un baiser lesbien entre Myfanwy et l'incarnation féminine de Gestalt (une Catherine Steadman affreusement sous-exploitée, et affublée, comme ses trois compères, d'une capillarité peu convaincante), ou encore une scène de sexe aux effets de montage simplistes (un fondu au noir = changement d'acteur dans le rôle de Gestalt).

De manière générale, la série ne garde du roman qu'une trame très vague, et les personnages principaux : tout le reste change, des mafieux russes en lieu et place des belges adeptes de la Chair cronenbergienne, au caractère de Myfanwy, fébrile et apeurée du début à la fin (une inversion bizarre, qui donne l'impression, à l'écran, qu'elle était plus libérée avant son amnésie, ce qui sabote la conclusion girl power de la série), en passant par l'identité des traîtres et du big bad.

Et, même pris indépendamment du livre, ces changements ne sont jamais vraiment intéressants : l'exposition est laborieuse, formatée, et l'ambiance tellement aseptisée qu'on peine à se captiver pour le récit, pour le parcours de cette héroïne guère attachante, ou pour l'atmosphère pseudo-paranoïaque qui règne sur le show.

Au final, on se retrouve en effet devant un produit qui aurait très bien pu passer sur la Fox ou sur NBC, un show inoffensif, générique, quelconque, et surtout, sans le moindre élément mémorable.

(La disparition du canard prédisant l'avenir est ainsi assez symptomatique de l'approche de la série : ici, il est remplacé par une autiste douée de pouvoirs prophétiques, notamment boursiers, qui apparaît brièvement dans un épisode flashback, et est aussitôt mise au placard par le personnel du Checquy. Il ne faudrait pas que la série soit trop excentrique et surnaturelle, non plus !)

Bref. Nul doute que si le projet avait été produit et écrit par des Britanniques, le résultat aurait été bien différent, et beaucoup plus original ; et l'on peut même se demander ce qu'aurait donné la série si Meyer était restée aux commandes.

En l'état, une chose est sûre : si ce n'est pas mauvais, en soi (ça reste bien produit), The Rook est simplement totalement médiocre, et particulièrement oubliable.

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Un film, un jour (ou presque) #1099 : Driven (2018)

Publié le 17 Janvier 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Thriller, UK, USA

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Driven (2018) :

L'histoire à peu près réelle de Jim Hoffman (Jason Sudeikis), pilote/trafiquant devenu informateur du FBI et qui, à la fin des années 70, croise le chemin du célèbre ingénieur automobile John DeLorean (Lee Pace), à la recherche de fonds pour financer sa nouvelle entreprise. Rapidement, les deux hommes s'associent, mais le passé de Hoffman le rattrape bien vite, et l'argent de la drogue met en péril les projets de DeLorean...

Un semi-biopic étrangement écrit et réalisé par des Irlandais, et qui, s'il est plutôt sympathique à regarder (la distribution est excellente - Sudeikis, Pace, Judy Greer, Corey Stoll), souffre aussi d'un ton général assez hétérogène (on passe de la comédie à la reconstitution historique, puis au drame, puis au thriller, avant de revenir à la comédie, etc), et d'un rythme plutôt inégal (coup de mou notable passée la barre de la première heure).

En fait, on sent très clairement que ce qui intéresse l'équipe derrière le film, c'est Hoffman et ses magouilles, plus que DeLorean, décrit ici comme distant, arrogant, et imbu de sa personne. Avec sa structure en flashbacks, et son narrateur non fiable, le film met clairement Hoffman au premier plan de son récit, et c'est un choix qui plaira ou pas.

En ce qui me concerne, je n'ai pas détesté, mais il manque tout de même quelque chose pour que ce métrage soit vraiment réussi. Peut-être un peu plus de rythme, de folie, de style ou, à l'inverse, de rigueur dans la narration, je ne sais pas.

3.25/6 (amusant, mais anecdotique)

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Christmas Yulefest 2019 - 64 - A Christmas Carol (2019)

Publié le 1 Janvier 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Drame, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Christmas, Review, Religion, Télévision, USA, Yulefest, FX, BBC

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

A Christmas Carol (2019) :

Dans le Londres du 19è siècle, la veille de Noël, Ebenezer Scrooge (Guy Pearce), un avare exploitant ses employés et détestant Noël, reçoit la visite du fantôme de Jacob Marley (Stephen Graham). Celui avertit alors Scrooge qu'il va recevoir, durant les nuits à venir, la visite de trois autres esprits - l'esprit des Noëls passés (Andy Serkis), celui des Noëls présents (Charlotte Riley), et celui des Noëls futurs (Jason Flemyng)- pour l'inciter à faire le point sur son existence, au risque de subir le même sort que Marley à sa mort...

Si pour vous, le Conte de Noël de Dickens a toujours été trop joyeux, trop optimiste et trop coloré ; si vous avez toujours voulu que ce récit soit plus sombre, plus torturé, plus violent et plus dépressif ; si à vos yeux, ce qu'il manque à ce récit classique, c'est de la pédophilie, de la sorcellerie, du harcèlement sexuel, de l'humiliation, des morts par dizaines, du chômage, etc, le tout sur près de trois heures ; si vous avez toujours pensé que la structure du récit de Dickens méritait d'être repensée, et ne devait plus se terminer sur une rédemption optimiste ; si pour vous, ce que devrait être le Christmas Carol de Dickens, c'est une origin story grimdark d'Ebenezer Scrooge... alors cette relecture de Dickens par Steven Knight, le showrunner de Peaky Blinders, et co-produite par F/X et la BBC, est faite pour vous.

Car dès les premières minutes du premier épisode, le ton est donné : un jeune s'introduit dans le cimetière où est enterré Jacob Marley, se soulage sur sa tombe tout en insultant le défunt, et l'urine traverse le sol pour tomber, goutte à goutte, sur le fantôme de Marley qui proteste et réclame qu'on le laisse reposer en paix.

Tout le reste de la mini-série sera du même acabit, avec un trait toujours plus grossier, et poussé dans des retranchements d'une noirceur forcée, presque caricaturale : si Scrooge est méchant et avare, c'est parce que son père ultra-violent l'a maltraité depuis sa plus tendre enfance, décapitant devant ses yeux sa souris blanche reçue en cadeau de Noël ; s'il est psychologiquement brisé (ce Scrooge souffre de troubles obsessionnels compulsifs et voit tout par le prisme du capital et de l'économie), c'est parce que ce même père l'a "vendu" au directeur de la pension où Ebenezer était contraint de passer Noël en solitaire, un directeur qui en profitait pour violer l'enfant avec l'assentiment tacite du père de ce dernier.

Mais Scrooge n'est pas qu'un usurier méchant et grincheux, contrairement au récit de Dickens : ici, il est banquier d'investissement sans scrupules, directement responsable, par sa négligence, son avarice, son caractère implacable et ses montages financiers, de centaines de personnes mises au chômage et de dizaines de morts dans un accident de mine. Cruel et manipulateur, il pousse la femme de Cratchit (Vinette Robinson) à lui offrir des faveurs sexuelles en échange d'un paiement des soins du petit Tim... avant de refuser de passer à l'acte et de se moquer de la pauvre femme, expliquant qu'il voulait simplement voir jusqu'où elle était prête à se rabaisser (la série en profite pour placer de la nudité gratuite à ce moment-là, parce qu'après tout, au point où on en est...).

La femme de Cratchit, justement, est ici noire... et visiblement, pour le scénariste, cela justifie le fait qu'elle soit un peu sorcière, capable de voir et d'invoquer les esprits (le film la rend clairement responsable des apparitions qui hantent Scrooge, tout en doublant le tout d'un message #MeToo/BalanceTonPorc assez pataud, faisant littéralement dire au personnage "je suis une femme, j'ai le pouvoir de faire éclater au grand jour la vérité à votre sujet, et je ne vais pas m'en priver"). Et puis il y a tous ces personnages secondaires qui sont passés à la trappe (Fezziwig, Belle), car probablement trop positifs pour cette relecture dark et edgy©.

Une relecture qui, donc, délaisse le format habituel du récit, pour quelque chose de nettement plus bancal. Ce Christmas Carol consacre en effet le premier de ses trois épisodes d'une heure à de la mise en place : présentation de Scrooge, de son monde, des personnages secondaires... et mésaventures de Jacob Marley au Purgatoire, où il rencontre un forgeron menaçant, puis l'esprit des Noël passés. La deuxième heure, elle, est dédiée à ce dernier, et à tous les flashbacks sur la jeunesse de Scrooge, avant de se terminer sur un cliffhanger de très mauvais goût : la prostitution de Mme Cratchit.

Et le troisième épisode de se consacrer à la fin de ce retour dans le passé (non content d'humilier Mme Cratchit, Scrooge a recours à un chantage vis à vis de cette dernière, en échange de son silence), et au survol des deux esprits suivants et de la conclusion, condensés en 40 minutes, et prenant place dans les jours suivant Noël (un choix étrange, qui va totalement à l'encontre du récit original, de son titre, etc) ; un dernier épisode qui remplace l'esprit des Noëls présents par le fantôme de la défunte sœur de Scrooge (une sœur qui se lance dans des déblatérations philosophico-scientifiques sur la nature humaine, la société, son fonctionnement, le capitalisme...), qui s'attarde sur les problèmes de couple des Cratchit, qui garde Jason Flemyng muet, et qui se sent bien obligé de rattacher les wagons au récit original en confrontant Scrooge à la mort de Tiny Tim.

Seul problème : le scénariste (et Scrooge, indirectement) a déjà guéri Tim plus tôt dans le récit. Il est donc obligé de mettre en scène maladroitement un accident de patins à glace coûtant la vie de Tim, un Tim qui a passé si peu de temps à l'écran que le changement d'attitude de Scrooge à son égard paraît gentiment artificiel (et ce malgré le capital sympathie du garçonnet).

En résumé, ce Christmas Carol 2019 est une relecture dark et gritty du conte de Dickens, où tous les curseurs sont poussés au maximum en direction de la déprime, du malheur, de la cruauté et du glauque, et où Scrooge est une véritable ordure. Et c'est sans surprise que la rédemption de Scrooge est ici minorée tant par ce dernier (qui explique qu'il ne changera probablement pas malgré ses efforts, et qu'il mérite ce qui va lui arriver) que par Mme Cratchit, qui conclut le film en s'adressant directement aux esprits, et en leur disant qu'il reste encore beaucoup de travail à faire sur Scrooge.

Pas de fin véritablement heureuse chez Steven Knight, pour un Chant de Noël qui, reconnaissons-le, a le mérite de prendre des risques. Des risques qui confondent profondeur et développement avec noirceur immature et irrévérence adolescente (tous les personnages balancent un "fuck" à un moment ou un autre, y compris l'un des fantômes de Noël), mais au moins, l'ambition est là : on ne peut pas en dire autant de l'immense majorité des adaptations de Dickens, qui se contentent d'adapter ce récit à la lettre, sans rien lui apporter (cf le Scrooge de Zemeckis, que je vais passer en revue dans les jours à venir).

Par ailleurs, difficile de reprocher quoi que ce soit à la direction artistique, à la musique (minimaliste et évoquant un peu le travail de Zimmer sur Man of Steel), et à l'interprétation impeccable : sur ce front-là, c'est du beau boulot, il y a des images très réussies, les moyens sont là.

Reste que l'orientation unique de cette adaptation pourra toujours plaire : personnellement, je ne suis pas particulièrement fan de la provocation gratuite, de l'anticonformisme iconoclaste et de la noirceur superficielle en tant que fins en soi (ces approches faciles et creuses sont en effet trop souvent prises, par un certain public, pour de l'audace intellectuelle, pour du génie artistique, et pour un traitement adulte et mature de leur sujet), mais à en juger par l'accueil réservé au programme par ses spectateurs anglophones, ce type d'approche a tout de même ses amateurs...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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