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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2017 - 12 - La Galaxie de la Terreur (1981)

Publié le 25 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Galaxie de la Terreur (Galaxy of Terror) :

Envoyé par le Maître Planétaire de Xerces, un équipage composé d'officiers assez névrosés (Zalman King, Edward Albert, Erin Moran, Taaffe O'Connell, Sid Haig, Jack Blessing, Bernard Behrens, Grace Zabriskie, Robert Englund, Ray Walston) arrive sur la planète Morganthus, afin de secourir un autre vaisseau spatial écrasé là. Mais sur place, l'équipage du Quest ne découvre que des cadavres, ainsi qu'une pyramide gigantesque et menaçante qui domine l'horizon. Tentant d'obtenir des réponses, les explorateurs décident d'explorer le monument, mais bien vite, un à un, ils sont décimés par leurs peurs les plus intimes...

En 1981, ce bon vieux Roger Corman décide de surfer lui-aussi, pour pas cher, sur le succès d'Alien, de Ridley Scott, sorti deux ans plus tôt. Il n'est pas le premier à le faire, ni le dernier, mais Corman a pour lui des méthodes de travail éprouvées, et une équipe technique regorgeant de talents - James Cameron en production designer et réalisateur de seconde équipe, Tony Randel, Alec Gillis, et les frères Skotak sur certains effets spéciaux, Bill Paxton à la construction des décors, et bon nombre de visages familiers à la distribution, de Robert Englund à Sid Haig, en passant par Erin Moran, Ray Walston, etc.

Ce qui, tout de suite, élève un peu cette Galaxie de la Terreur au dessus du lot. Cela ne veut pas forcément dire que c'est un bon film, loin de là : le rythme est médiocre, ce n'est pas très bien joué, le métrage peine à développer en 75 minutes (générique exclus) son intrigue, ainsi que la dizaine de protagonistes du film (qui passent généralement l'arme à gauche avant même que le spectateur ait retenu leurs noms), l'écriture est assez sommaire, et dans l'ensemble, on est dans le film d'exploitation racoleur (le viol par l'alien !) produit à l'arrache pour gagner un peu d'argent.

Et pourtant, avec ses visuels mémorables, ses matte paintings efficaces, et son concept de base, difficile de ne pas reconnaître dans cette Galaxie de la Terreur les embryons de nombreux films ultérieurs du genre, à commencer par Aliens, de Cameron, sorti en 1986, ou encore Event Horizon (1997) et Sphere (1998). Et certains éléments de l'imagerie de Galaxy of Terror (les pyramides, etc) ont eux-aussi été repris plus récemment (The Void).

Bref, un film qui, loin d'être captivant, repose entièrement sur le capital sympathie de son cast pour intéresser, et n'y parvient pas totalement, en plus de souffrir d'un final assez risible, à base de kung-fu spatial et de saltos avant... mais encore un fois, d'un point de vue visuel, et au niveau des idées conceptuelles, tout n'est pas à jeter, loin de là.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 11 - XX (2017)

Publié le 25 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Anthologie, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

XX :

Anthologie horrifique en 4x15/20 minutes, et qui a été principalement vendue (et applaudie par les critiques) sur le fait qu'elle est entièrement réalisée et écrite par des femmes. 

- Fil rouge narratif :

Une maison de poupées animée en stop-motion par Sofia Carrillo. Techniquement, c'est joli et lugubre, mais ça n'a absolument rien à voir avec le reste du film, et ça ne fait pas un bon lien narratif entre les segments. 3/6

- The Box, par Jovanka Vuckovic :

Lors d'une promenade en ville pour Noël, Danny (Peter DaCunha), le fils de Susan (Natalie Brown), parvient à jeter un coup d'oeil dans le paquet-cadeau mystérieux d'un inconnu (Michael Dyson). Aussitôt, il cesse de se nourrir, et progressivement, cette étrange habitude se transmet à sa soeur, puis au reste de la famille.

Un segment adapté d'un récit de Jack Ketchum, et qui aurait eu un potentiel certain, façon Quatrième Dimension, si l'interprétation générale n'était pas totalement à l'ouest : la mère de famille est totalement froide, distante et indifférente (que ce soit voulu ou non, ça empêche totalement de s'attacher au personnage), le père surjoue un peu, le timing global des scènes est bancal, et la chute est forcément frustrante puisqu'elle botte en touche. 3/6 (les effets d'amaigrissement ne sont pas mauvais)

- The Birthday Party, par Annie Clark :

Mary (Melanie Lynskey) tente d'organiser une fête d'anniversaire pour sa fille (Sanai Victoria), mais lorsqu'elle découvre le cadavre de son mari (Seth Duhame) dans son bureau, elle doit tout faire pour ne pas ruiner la petite fête des enfants.

De la comédie noire et absurde, qui est relativement amusante à regarder (les cartons-titres de conclusion sont bien trouvés), assez désagréable du point de vue sonore, et semble étrangement inaboutie, car elle n'ose pas passer la seconde, et tente d'être trop décalée pour son propre bien. 2.5/6

- Don't Fall, par Roxanne Benjamin :

Deux hommes et deux femmes partent faire du camping, et découvrent des pétroglyphes étranges à flanc de montagne ; à la nuit tombée, Gretchen (Breeda Wool), pourtant peureuse, s'aventure dans les ténèbres, et elle devient le nouvel avatar d'une créature sanguinaire.

Un segment générique, cliché et inintéressant au possible, tellement basique que ça en devient agaçant. 2/6 (cela dit, visuellement parlant, c'est tout à fait honorable)

- Her Only Living Son, par Karyn Kusama :

Cora (Christina Kirk), une serveuse célibataire, se consacre totalement à son fils Andy (Kyle Allen). Mais à l'approche du 18ème anniversaire de celui-ci, Andy commence à devenir violent et incontrôlable... ce qui ne semble pas déranger la communauté qui l'entoure, et qui semble l'adorer.

Pas de véritable surprise au programme, ici, puisque dès la première scène, on devine qu'on est en plein dans La Malédiction - 18 ans après : ce n'est pas du tout original, donc, mais c'est bien exécuté, très bien interprété et c'est assez compétent, malgré un rythme un peu défaillant sur la durée. 3.5/6

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Aucune réelle unité thématique (à la limite, le concept de maternité joue vaguement un rôle dans trois des quatre segments, et dans le fil rouge, mais c'est tellement peu développé que ça s'arrête là), aucun segment réellement réussi ou original, bref, pas grand intérêt que cette anthologie 100% féminine. Ce n'est pas un désastre, mais dans l'ensemble, bof.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #605 : Alien - Covenant (2017)

Publié le 24 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alien - Covenant :

Suite à un incident technique, l'équipage du Covenant, un vaisseau colonie (Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride, Michael Fassbender) capte un appel à l'aide, lancé par Elizabeth Shaw, du Prometheus. En le suivant, ils arrivent sur une planète habitable où ils ne trouvent que David (Michael Fassbender), l'androïde de bord du Prometheus et son ultime survivant. Mais celui-ci s'avère menaçant, et ses expériences ont donné naissance à une forme de vie des plus meurtrières...

Alors faisons simple : pendant près de la moitié de ce Alien Covenant, Ridley Scott nous refait Prometheus (et Alien).

Même mise en place longuette, même équipage de bras cassés au charisme inexistant, et aux décisions improbables (première exploration d'une planète inconnue où il pleut ? On ne se protège pas, on patauge allègrement dans l'eau, on mange des plantes inconnues, etc ; un oeuf alien étrange et vivant ? Tiens, si on se foutait la tête dedans pour voir ce que ça fait ?), même schéma narratif, etc... mais sans l'intérêt, la fraîcheur, ou la direction artistique intéressante, puisque ici, tout est générique, basique et très "terrien".

Seule bonne nouvelle de cette première heure : James Franco qui ne passe pas les premières 10 minutes du métrage !

Et puis, à mesure que l'on approche de l'heure du métrage, ça commence à s'énerver un peu, pour le meilleur, et surtout pour le pire : un peu de gore lors de la naissance de l'alien albinos (assez laid et quelconque, et pas aidé par le fait qu'il est intégralement en CGI, et que ça se voit immédiatement dans ses mouvements, ce qui enlève beaucoup du réalisme et de la plausibilité du monstre), un peu plus encore lors de quelques mises à mort numériques, et beaucoup de David, l'androïde qui se prend pour Dieu, et qui crée des hybrides à gogo.

Soit. C'est clairement ce personnage qui intéresse Scott, son rapport à la création, à la divinité, etc... plus que l'alien, qui fait de la figuration au sein de sa propre franchise. Et c'est bien dommage, puisque cela donne lieu à des astuces de scénario pitoyables (l'échange David/Walter), et à énormément de remplissage et de palabres ronflantes et prétentieuses.

Zéro tension durant le plus gros du métrage, donc, et un personnage de David qui finit par ressembler à un mélange du Dr Moreau et du Colonel Kurtz, sans forcément en avoir l'intérêt.

On a droit à un combat d'androïdes qui font du kung-fu, à une grosse scène d'action débridée avec le transporteur pris d'assaut en plein décollage par un alien numérique moche (et, comble des combles, filmé en plein jour), à une scène de sexe sous la douche digne d'un mauvais slasher, à quelques moments en vue subjective de l'alien, à des incohérences de script, à des thématiques survolées, et à un affrontement final pas forcément laid, visuellement, mais totalement plat et insipide.

Combo perdante pour l'un des plus mauvais films de la franchise Alien, un métrage qui cumule tous les défauts de Prometheus, sans en avoir les qualités.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 10 - Vamps (2012)

Publié le 22 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Vamps :

Goody (Alicia Silverstone) et Stacy (Krysten Ritter) sont deux vampires new-yorkaises, fêtardes invétérées et superficielles, engendrées par la capricieuse Ciccerus (Sigourney Weaver). Lorsqu'elles ne font pas la fête, les deux copines travaillent en tant que femmes de ménage et se nourrissent exclusivement de rongeurs. Tout semble aller pour le mieux... mais Stacy rencontre alors Joey Van Helsing (Dan Stevens), le fils du célèbre chasseur de vampires (Wallace Shawn), et s'éprend de lui, alors même que de son côté, Goody croise le chemin d'un ancien amour (Richard Lewis)...

Alicia Silverstone renoue avec Amy Heckerling, sa réalisatrice/scénarisatrice de Clueless, pour une comédie fantastique et vampirique un peu kitschouille et facile, qui n'apporte pas grand chose au genre, mais se regarde tranquillement.

Le problème, en fait, c'est que le film est très superficiel, inabouti et éparpillé : certes, il est bourré de références et de clins d'oeil plus ou moins pointus au genre vampirique, et certes, sur la toute fin, quelques moments parviennent à être touchants (bien que mal dosés), mais dans l'ensemble, le film effleure de nombreuses idées, sans avoir beaucoup de substance ou d'histoire pour les lier ou leur donner de la consistance.

Sur le front du vampirisme, c'est du réchauffé, et les effets numériques sont particulièrement fauchés ; sur le front de la comédie, c'est très inégal, frôlant parfois la parodie ouverte façon ZAZ (avec des gags visuels absurdes et un peu idiots), et à d'autres moments, préférant une satire inoffensive et déjà vue, filmée comme une sitcom ; les actrices font leur numéro habituel (mention spéciale à Sigourney, qui cabotine, à Malcolm McDowell en Dracula à la retraite qui fait du tricot, à Justin Kirk en vampire roumain obsédé, et à Wallace Shawn en Van Helsing - il est parlant que ces personnages soient les plus réussis... et ne soient pourtant que des personnages secondaires, voire encore moins que cela) ; et dans l'ensemble, le tout manque tellement de structure et de forme que, pour reprendre une formule facile qui a probablement été utilisée encore et encore par les critiques pour parler de ce film, ça manque de mordant.

Et c'est dommage, parce qu'on sent que la réalisatrice a une certaine tendresse pour cet univers, et qu'elle a quelque chose à dire sur le sujet du temps qui passe, etc... mais ici, ça ne marche pas vraiment.

3/6 (encore une fois, ça se regarde, sans plus)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 09 - Underworld : Blood Wars (2016)

Publié le 22 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Action

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Underworld 5 - Blood Wars : 

Traquée par les Lycans et par les Vampires, dont la guerre se radicalise, Selene (Kate Beckinsale) est en fuite, séparée de Michael (Scott Speedman/Trent Garrett) et de sa fille Eve (India Eisley), qui pourrait être la clef d'une paix durable entre les deux races. Lorsque Thomas (Charles Dance) et Semira (Lara Pulver), deux vampires, décident d'offrir une seconde chance à Selene, celle-ci finit par accepter d'entraîner une nouvelle génération de combattants... mais c'est un piège, et, accompagnée par David (Theo James), elle se réfugie dans le Nord, ses ennemis à ses trousses, pour y mener son ultime bataille.

La franchise Underworld est un peu une franchise magique : à chaque nouvel épisode, je m'aperçois que je n'ai quasiment aucun souvenir du scénario de l'opus précédent ; à chaque nouvel épisode, je m'aperçois que je trouve ça encore plus mauvais, encore plus fauché, et encore plus générique que l'épisode précédent ; à chaque nouvel épisode, je reste admiratif devant ce casting masculin toujours plus insipide, tout droit sorti d'une agence de casting de mannequins pour pub de parfum ; et à chaque nouvel épisode, je remets pourtant le couvert, motivé par une certain nostalgie de mes années passées dans le Monde des Ténèbres de White Wolf, et par le capital-sympathie de Kate Beckinsale, qui s'amenuise cependant au fil des épisodes.

Ce volet ne déroge pas à la règle : confié à une illustre inconnue, tourné pour pas cher, avec des effets numériques et un câblage approximatifs, sans se préoccuper de ramener deux personnages principaux des volets précédents (Speedman et Eisley n'apparaissent que via des flashbacks, ou des doublures ; le personnage de Michael est liquidé hors-champ), il se contente, en guise de scènes d'action, d'affrontements généralement mal filmés et montés, et de fusillades creuses qui ne convainquent jamais.

Il ne reste donc que Kate (qui est en retrait pendant tout le film, botoxée, et cachée derrière ses cheveux), Lara Pulver (en pilotage semi-automatique dans son rôle de méchante glaciale et manipulatrice), et la fille d'Anthony Stewart Head (qui aurait pu être un personnage plus intéressant dans un film mieux tenu) pour conserver un minimum d'intérêt.

C'est peu... et c'est totalement insuffisant.

1/6 (tout ce qui à trait aux vampires nordiques albinos-téléporteurs-médiévaux-vêtus de blanc, et à Selene 2.0, bonjour le ridicule ultra-cheap)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 08 - Ouija : Les Origines (2016)

Publié le 21 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ouija - Les Origines (Ouija - Origin of Evil) :

En 1965, à Los Angeles, une veuve (Elizabeth Reaser) et ses deux filles (Annalise Basso & Lulu Wilson) tiennent chez elle un cabinet de voyance dans lequel elles simulent des séances, et mentent à leurs clients crédules. Jusqu'au jour où le trio ajoute une planche de OuiJa à leur numéro : aussitôt, Doris, la plus jeune, semble devenir capable d'entrer en contact avec de véritables esprits, des esprits qui ne sont pas forcément des plus paisibles et bénéfiques...

Le premier OuiJa, sorti en 2015, était un navet préformaté au possible, un film d'horreur pour ados générique, calibré, et sans le moindre intérêt intrinsèque.

Ce OuiJa - Les Origines, est, sous des apparences ténues de préquelle, un film de Mike Flanagan, qui a choisi d'en faire un drame surnaturel se passant dans les années 60, centré sur une famille, avec un rythme volontairement lent et progressif (qui culmine dans la dernière demi-heure), et une réalisation clairement (et délibérément) rétro, avec "brûlures de cigarettes" à chaque changement de bobine, angles et mouvements de caméras old-school, plans à la composition surannée, etc.

On le voit, on est ici très loin du film original, et on entre dans quelque chose de nettement plus ambitieux et travaillé, pas forcément très éloigné des Conjuring de James Wan (sauf que là où James Wan fait dans l'esbroufe et dans la caméra perpétuellement en mouvement sans raison, Flanagan est plus posé... et plus concis, ce OuiJa ne dépassant pas les 100 minutes).

Ce qui a ses avantages, et ses inconvénients, et pour chaque spectateur accrochant à cette ambiance, à ce rythme, à ce style particulier, je suis sûr qu'il y en aura un qui détestera, et restera à la porte d'un film sans rapport avec son aîné.

D'autant que, dans l'absolu, OuiJa - Les Origines ne révolutionnera clairement pas le monde de l'horreur, puisque ça reste assez classique dans son fond, voire même un peu maladroit dans sa structure/progression, et handicapé par un PG-13 qui limite les débordements horrifiques.

Néanmoins, la distribution féminine est très sympathique et solide (on retrouve notamment la soeur Basso, déjà dans Oculus), et pour peu qu'on adhère à la proposition de Mike Flanagan (qui continue son petit bonhomme de chemin dans le monde de l'horreur, sans véritable faux-pas, et qui va ensuite s'attaquer à du Stephen King), c'est un film de commande tout à fait honorable, et nettement supérieur à l'original.

3.5/6, soit une note dans la droite lignée des films précédents de Flanagan : Absentia (4.25/6), Oculus (3.75/6), Pas un Bruit (4/6), et Before I Wake (3.5/6).

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 07 - Morgane (2016)

Publié le 21 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Morgane (Morgan) :

Lorsque Morgane (Anya Taylor-Joy), hybride d'être humain et de machine élevée dans un laboratoire, et dotée de pouvoirs inexpliqués, s'en prend soudainement à l'une des scientifiques qui l'entourent (Jennifer Jason Leigh), l'entreprise dépêche Lee Weathers (Kate Mara), une spécialiste froide, calculatrice et impassible, pour évaluer la situation. Là, aux côtés des chercheurs (Michelle Yeoh, Toby Jones, Rose Leslie, etc), Lee découvre le caractère particulier de Morgane, et lorsque celle-ci agresse un psychiatre (Paul Giamatti) et tente de s'échapper, Lee prend la décision de mettre un terme à cette expérience...

Je ne sais pas trop pourquoi j'avais cette impression, mais je m'attendais à quelque chose de plus horrifique ou de surnaturel, avec ce Morgan.

En fait, ce métrage réalisé par le fils de Ridley Scott (et produit par Papa) est dans la droite lignée d'Ex-Machina (qui m'avait déjà laissé assez mitigé) et de Splice, si ces films faisaient un détour par la case film d'action creux et bourrin dans leur dernier tiers.

Autant dire que le tout est assez frustrant, et pas particulièrement convaincant : oui, la distribution est prestigieuse (mais totalement sous exploitée), et oui, les notions abordées ne sont pas inintéressantes, mais dans l'ensemble, on a l'impression d'un script ayant subi de nombreuses coupes pour arriver à 91 minutes (générique compris), et s'effondrant sous le poids de sa direction insuffisante : les scènes d'action sont médiocres (le montage, notamment), l'interprétation de Kate Mara manque cruellement de subtilité (mais je blâme plus l'écriture et la direction d'acteurs que l'actrice, là) et téléphone un rebondissement tardif, le tout est assez terne et froid, visuellement, et il y a des ruptures de ton assez bizarres (le passage en mode action, l'intervention étrangement agressive et rentre-dedans de Paul Giamatti, l'ébauche d'une relation différente entre Morgane et le personnage de Rose Leslie...) qui trahissent un certain problème de développement des personnages et de maîtrise du script par le réalisateur.

En résumé, un film pas vraiment convaincant ni satisfaisant, qui ne tient jamais ses promesses thématiques et qui donne l'impression d'être inabouti et incomplet.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 06 - SiREN (2016)

Publié le 20 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review

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SiREN :

Pour fêter le mariage imminent de Jonah (Chase Williamson), son frère et ses amis (Michael Aaron Milligan, Hayes Mercure & Randy McDowell) lui offrent un enterrement de vie de garçon mémorable dans un établissement très privé et très exclusif, dirigé par Nyx (Justin Welborn) et empli de clients tous plus étranges les uns que les autres. Mais lorsque Jonah tombe sur Lily (Hannah Fierman), une jeune femme innocente à la voix magique, prisonnière de Nyx, il décide de la libérer, sans savoir que Lily est une dangereuse prédatrice à la recherche d'un partenaire...

Un monster movie dérivé du segment "Amateur Night" de l'anthologie V/H/S, dont le réalisateur a très vaguement repris le postulat de départ (une victime innocente s'avère une prédatrice meurtrière et monstrueuse) et l'héroïne pour en faire quelque chose qui n'aurait pas dépareillé au catalogue de Full Moon Pictures, ou parmi les innombrables films de genre sortis directement en vidéo dans les années 80/90 : même calibre d'acteurs, mêmes effets spéciaux gentiment fauchés, même réalisation basique et un peu laborieuse, même meublage évident à partir d'une idée de base insuffisante pour tenir 90 minutes, même racolage et nudité gratuite, etc...

Ici, c'est peut-être même plus gênant, puisque le film tire une grosse partie de ses cartouches avant d'atteindre la moitié de sa durée : malgré des personnages antipathiques (même problème que dans le segment de V/H/S), la mise en place est intrigante, et frôle même, par moment, du Clive Barker, avec cet établissement étrange peuplé de personnages tous très bizarres et monstrueux, et ce sadomasochisme évident sur scène.

Mais le script se refuse étrangement à assumer ses bizarreries, et à aller jusqu'au bout de son univers glauque et tordu ; une fois la créature libérée, le métrage bascule en effet en mode poursuite tout ce qu'il y a de plus basique... et de plus quelconque.

Même le "viol" du héros par Lily semble dérivatif, puisque ce genre de scène et de relation n'est pas vraiment nouveau (j'ai pensé à Splice ou à La Mutante, entre autres).

Et d'ailleurs, c'est dans cette seconde moitié de film que le métrage peine à trouver son rythme, ou sa structure, et tourne donc assez rapidement à vide, avec pas mal de digressions qui n'apportent rien.

Pas assez malsain, pas assez original, pas assez sérieux ou tendu, mais paradoxalement pas non plus assez déjanté ou décalé, et probablement un peu trop fauché pour son propre bien, bref, ça partait de manière intéressante, mais ça finit en pétard mouillé.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 05 - Beyond the Gates (2016)

Publié le 20 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Beyond The Gates :

Suite à la disparition mystérieuse de leur père, John (Chase Williamson), bon à rien irresponsable, et son frère Gordon (Graham Skipper), plus sérieux, se retrouvent après des années de froid, pour explorer le vidéo-club que leur géniteur possédait. Là, ils découvrent un vieux jeu de société VHS, Beyond The Gates, et lorsqu'ils insèrent la vidéo dans un magnétoscope pour faire une partie avec la compagne de Gordon, Margot (Brea Grant), ils ignorent qu'ils entament un match surnaturel avec Evelyn (Barbara Crampton), la maîtresse du jeu...

Déception très claire que ce film indépendant au postulat de départ dérivatif (Jumanji + Hellraiser, entre autres, à la sauce Atmosfear) mais sympathique ; un postulat qui semble régulièrement être celui d'un court-métrage, étiré jusqu'à l'écoeurement, avec énormément de meublage inutile, histoire de remplir les 82 minutes du film.

Alors certes, on ne pourra pas reprocher au film d'avoir un développement insuffisant des personnages, puisqu'il y a plus d'une demi-heure de mise en place sans rien de surnaturel, et que dans l'ensemble, les problèmes relationnels/le trauma paternel/etc occupent facilement les deux tiers du métrage.

Mais trop de blabla générique tue rapidement l'intérêt de Beyond The Gates, d'autant qu'en plus d'avoir un script de court-métrage, le film semble en avoir le budget : le grand final est un face à face fauché dans un sous-sol rempli de brouillard et d'un néon violacé, et de manière générale, hormis la musique rétro/80s et deux effets un peu sanglants (et volontairement rétro, là aussi), ce premier film de son réalisateur n'a pour lui que son interprétation tout à fait honorable.

Le reste est, au mieux, quelconque, plombé par son mélodrame familial, et par une horreur finalement très absente. Dommage, car avec un peu plus de budget, d'humour et d'inventivité, on aurait pu avoir une petite comédie horrifique assez amusante.

2/6 (par contre, j'avoue avoir bien ri - involontairement - en entendant tous les personnages complimenter Evelyn/Barbara Crompton à plusieurs reprises sur son physique : on sent que l'actrice était productrice exécutive sur le film, et qu'il fallait la brosser dans le sens du poil...)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 04 - The Jane Doe Identity (2016)

Publié le 19 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Jane Doe Identity (The Autopsy of Jane Doe) :

Austin (Emile Hirsch) et son père Tommy (Brian Cox) sont médecins légistes de père en fils, et en ce soir de tempête, un corps assez étrange leur arrive : celui d'une jeune femme nue et inconnue (Olwen Catherine Kelly), retrouvée enfouie dans le sol de la demeure d'une famille brutalement assassinée. Mais alors que les deux légistes procèdent à son autopsie, ils découvrent que le cadavre a des particularités vraiment étranges, et qu'autour d'eux, des phénomènes inexplicables commencent à se produire...

Vraiment une excellente surprise que ce premier métrage en langue anglaise du réalisateur/producteur de Trollhunter : pendant une bonne heure, le métrage est très glauque, assez réaliste, pesant... c'est un huis-clos qui fonctionne très bien, porté par un duo d'acteurs excellents (et mention spéciale pour la pauvre actrice qui joue le cadavre) et par des effets simples, mais efficaces et peu ragoûtants.

Je n'ai donc pas vu le temps passer durant toute cette partie, pendant laquelle le mystère ne fait que s'épaissir ; la dernière demi-heure, en comparaison, est plus classique, puisqu'elle donne dans le paranormal et les effets moins surprenants.

Néanmoins, dans l'ensemble, ce métrage a une approche et un point de vue sur l'horreur assez rafraîchissant en ces temps de Blumhouse pictures à gogo, et c'est d'autant plus surprenant qu'il a été co-écrit par un scénariste de la série Once Upon a Time (!).

Un film inattendu, et qui a le bon goût de ne pas s'éterniser au delà des 90 minutes.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 03 - La Chambre des Oubliés (2016)

Publié le 19 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Chambre des Oubliés (The Disappointments Room) :  

Dana (Kate Beckinsale), architecte encore traumatisée par la mort de son nourrisson, emménage dans un splendide manoir à rénover avec son époux David (Mel Raido) et leur fils Lucas (Duncan Joiner). Mais bien vite, au grenier, le couple découvre une pièce vide n'apparaissant sur aucun plan, et plus Dana se plonge dans l'histoire de leur nouvelle bâtisse, et plus les phénomènes étranges se produisent autour d'elle...

Un navet de compétition, signé DJ Caruso et Wentworth Miller (oui, oui, l'acteur de Prison Break), et qui enquille tous les clichés de films de maison hantée de manière lente, insipide, dérivative, et particulièrement inintéressante, afin de tenter de nous feinter, avec ce qui se résume à Kate Beckinsale (botoxée, et avec une vilaine perruque blonde dans un plan sur trois) dépressive et inquiète, qui s'imagine des choses dans sa tête.

Un splendide plantage, avec des personnages secondaires inexistants, et pas un poil de tension : une grosse perte de temps.

0.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 02 - Pet (2016)

Publié le 18 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Pet :

Seth (Dominic Monaghan), employé timide et maladroit d'un refuge animalier, est épris de Holly (Ksenia Solo), une serveuse qu'il connaît depuis le lycée. Mais Holly refuse de répondre positivement à ses avances, et Seth finit par céder à ses pulsions : il enlève la jeune femme, et l'enferme dans une cage, au sous-sol du refuge animalier. Rapidement, cependant, il apparaît que Holly cache bien des secrets, et un jeu de manipulation s'instaure entre le geôlier et sa captive...

Un thriller aux accents de torture porn horrifique, écrit par le scénariste des 4 Fantastiques et de The Lazarus Effect, ça n'augurait rien de bon... et effectivement, c'est très très moyen, tout ça.

La faute à un script gentiment bancal, qui tente de jouer avec les conventions du genre en les désamorçant maladroitement, et à des personnages assez antipathiques, qui se combinent pour former un tout assez désagréable à regarder, et à la structure qui laisse dubitatif.

Assez rapidement, en effet, le film commence à abattre ses cartes, les unes après les autres (ATTENTION SPOILERS DANS LE RESTE DE CETTE CRITIQUE) : ça commence comme un torture porn assez classique, avec Monaghan en stalker déséquilibré qui décide de forcer l'objet de ses désirs à l'aimer, en la traitant littéralement comme une chienne ; puis rapidement, on nous montre que Holly est elle aussi bien barrée, et s'imagine parler à sa meilleure amie (Jennette McCurdy) ; on devine alors qu'elle l'a tuée, et effectivement, on nous l'explique bien vite (McCurdy disparaît aussitôt du film), ainsi que le caractère psychopathe de la captive, qui tue des hommes dans les rues pour se libérer de ses pulsions agressives.

Et donc voilà, on est environ à mi-film, et on a deux personnages plus antipathiques l'un que l'autre : d'un côté, Monaghan, déséquilibré, en position de force théorique, mais impuissant, faible et amoureux, et en face, Holly, psychopathe emprisonnée, qui a clairement l'ascendant sur lui. Et c'est à peu près tout ce sur quoi repose le reste du métrage : Seth qui se fait manipuler, Seth qui croit contrôler la situation, Seth qui est incapable, et Holly qui télécommande tous ses gestes depuis sa cage.

L'équilibre des forces n'évolue jamais vraiment dans un sens ou dans l'autre, la relation non plus, et toute la suite du script est affreusement balisée et prévisible (quand il ne part pas dans des digressions comiques improbables, comme lorsque Seth tente de poignarder le garde obèse avec la minuscule paire de ciseaux d'un couteau suisse).

Résultat : on regarde tout ça ultra-passivement, on trouve les deux personnages repoussants, on remarque la post-synchronisation médiocre, les grosses ficelles de l'écriture, et on lève les yeux au ciel lorsque le film tente du gore gratuit et inutile, histoire de choquer un spectateur qui serait éventuellement encore captivé par le récit.

Mais bon, quand deux psychopathes détestables se torturent et se blessent mutuellement, il est difficile d'éprouver une quelconque empathie pour l'un ou pour l'autre.

En résumé, l'inversion des rôles et la véritable nature des personnages de ce script arrivent beaucoup trop tôt dans le film, qui ensuite tourne largement à vide, faute de laisser suffisamment de doute sur le dénouement, ou sur les intentions réelles des protagonistes.

2.25/6 (dommage, parce que c'est plutôt bien interprété, sinon)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 01 - The Monster (2016)

Publié le 18 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Monster :

Mère indigne et alcoolique, Kathy (Zoe Kazan) prend sa voiture de nuit avec sa fille Lizzy (Ella Ballentine), pour l'emmener chez le père de celle-ci (Scott Speedman). Mais en chemin, une crevaison et une collision avec un loup les isolent en pleine forêt, sous une pluie torrentielle... et bien vite, une créature sanguinaire et difforme décide de faire des deux accidentées ses proies, et de les traquer sans merci.

Ce n'est pas nouveau, j'ai énormément de sympathie pour Zoe Kazan (et j'ai déjà passé en revue pas mal de ses films sur ce blog), et la voir dans un tel film d'horreur avait de quoi m'intriguer.

Malheureusement, The Monster - anciennement There Are Monsters - (du réalisateur de The Strangers) participe de cette vague de films d'horreur indépendants "à sens profond/à métaphore", dans lequel le monstre est un symbole des tourments psychologiques de tel ou tel protagoniste.

Et pour être même plus précis, ici, on est (à peu de choses près) dans l'un de ces films où le monstre est un moyen pour l'héroïne de renouer avec sa maternité, et de passer outre ses traumatismes psychologiques pour renforcer ses liens avec son enfant, etc.

Parfois, ça marche, comme dans Mister Babadook, et parfois, ça tombe totalement à plat, comme ici.

Probablement parce que la mise en place est à la fois interminable (45 minutes avant que le monstre ne se manifeste vraiment), pataude (un paquet de flashbacks sur la vie troublée de la famille interviennent régulièrement pour casser toute ambiance ou toute tension) et assez antipathique (Zoe Kazan est une caricature de mère indigne, la gamine est geignarde au possible) ; et parce qu'une fois que tout se déclenche, on tombe dans des clichés éculés et assez plats, qui reposent entièrement sur un monstre façon mec-en-costume sans la moindre originalité au niveau conceptuel, et trop souvent dans l'obscurité.

Bref, on s'ennuie beaucoup, l'horreur de ce survival ne fonctionne pas vraiment, le drame relationnel non plus et les métaphores encore moins.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #604 : A Cure for Life (2017)

Publié le 17 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Horreur, Thriller, USA, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

A Cure For Life (A Cure For Wellness) :

Envoyé par ses patrons à la recherche du PDG de la compagnie, enfermé dans un sanitarium mystérieux, dans les Alpes suisses, Lockhart (Dane DeHaan) comprend, dès son arrivée sur place, que quelque chose ne tourne pas très rond. Et plus il se rapproche de la jeune Hannah (Mia Goth), la seule patiente à avoir moins de 20 ans, plus l'étau se resserre autour de lui, et plus les étranges rites surnaturels du Dr. Heinreich Volmer (Jason Isaacs) et de ses employés font basculer son esprit dans la folie...

On ne peut pas nier que Gore Verbinski, quel que soit le film qu'il tourne, d'un Pirates des Caraïbes à un Lone Ranger, en passant par un Rango, soit désormais suffisamment dégagé des contraintes des studios pour pouvoir se permettre toutes les audaces visuelles, et les idées improbables. En ce sens, il correspond bien à la définition de "réalisateur visionnaire" : il a une vision bien à lui, et elle est immédiatement identifiable lors de moments très particuliers, même au coeur des blockbusters les plus généralistes.

Malheureusement, qui dit "dégagé des contraintes des studios" dit aussi "libre de faire tout et n'importe quoi, et de se laisser déborder par ses envies". Et ce qui s'est produit pour Lone Ranger (ce qui aurait été un bon western original et décalé de 100/110 minutes en faisait malheureusement 150) se répète ici. 

Si je ne l'avais pas vu à sa sortie en vidéo, avant l'été, j'aurais probablement attendu Octobre pour le regarder et intégrer directement ce film à l'Oktorrorfest... car ce métrage ressemblant fortement, au premier abord, à un Shutter Island-bis (du thriller psychologique pas vraiment horrifique), s'avère en fait un grand hommage assumé de Gore Verbinski à tout un pan du cinéma et de la littérature d'horreur gothique, dans la lignée de Poe/Lovecraft, mâtiné d'influences transalpines évidentes.

Aidés par des décors naturels somptueux, Verbinski (et son scénariste de Lone Ranger) se lâchent, et produisent ici quelque chose d'ambitieux, de particulièrement travaillé visuellement, d'étrangement malsain, de cotonneux, d'intrigant, de non-sensique, qui se transforme en une oeuvre grandiloquente, glauque... et le problème, c'est que ça fait 2h30.

146 minutes qui prennent bien leur temps pour développer une histoire finalement très classique (cette affaire de comte, de villageois en colère, Hannah... rien de bien surprenant ou original) dont les révélations arrivent facilement 20-30 minutes après que le spectateur ait déjà tout compris.

Résultat : on se retrouve ainsi avec deux premières heures de film qui jouent tellement l'attente, le mystère et le suspense (frôlant même parfois l'imagerie abstraite et lynchienne) que le spectateur a tout le temps du monde d'assembler dans sa tête les pièces d'un puzzle que le script met bien en évidence.

Le film abat paradoxalement ses cartes à la fois bien trop tôt et bien trop tard, sans avoir suffisamment de subtilité pour totalement emporter l'adhésion : on finit frustré par le script, qui n'est jamais à la hauteur des images et des séquences (parfois tendues, cf. le dentiste) que Verbinski propose.

Et pourtant, la dernière demi-heure finit presque par réconcilier avec le film dans son ensemble, entre son bal sinistre, sa musique pompeuse (on sent bien le temp-tracking, çà et là, mais rien de grave), son méchant défiguré (Lon Chaney n'est pas loin), sa perversité, son incendie, et sa conclusion irréelle... c'est un peu de la Hammer ou du Bava, mais avec beaucoup plus de moyens.

En résumé, une expérience mitigée, dont la durée, la structure et les failles (énormément d'éléments du scénario ne servent absolument à rien, si ce n'est à meubler et à faire de jolies images mystérieuses) m'empêchent de lui mettre beaucoup plus que la moyenne.

Néanmoins, Verbinski confirme une nouvelle fois sa folie visuelle et son amour du cinéma, l'interprétation est excellente (Mia Goth, notamment), et le tout s'avère particulièrement surprenant... pour le meilleur et pour le pire.

3.5/6

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Blog Update ! - Mi-Septembre 2017 - Halloween Oktorrorfest 2017

Publié le 17 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Oktorrorfest, Halloween, Les bilans de Lurdo, Horreur

La mi-septembre est arrivée sur le blog des Téléphages Anonymes et le moment est venu de faire un bilan partiel de cette rentrée, avant de céder la place, dès lundi, à l'Halloween Oktorrorfest 2017...

#594 : Peep World 2.5/6

#595 : Batman et Harley Quinn 2.5/6

#596 : Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie 4.25/6

#597 : Baywatch - Alerte à Malibu 1/6

#598 : My Favorite Wedding 2.5/6

#599 : La Femme du Diplomate 1.5/6

#600 : Rivales 1.5/6

#601 : 626 Evolution 1.5/6

#602 : Cars 3 3/6

#603 : Rats 1/6

 

Un demi-mois peu productif, avec une jolie déception (Batman et Harley Quinn, qui ne sait jamais sur quel pied danser, et quel public viser), un bon documentaire (Films of Fury) à recommander à tous les passionnés de films d'arts martiaux, et énormément de médiocrité sans grand intérêt.

Film du "mois" : Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie, très instructif.

Flop du "mois" :  Sans la moindre hésitation, Baywatch - Alerte à Malibu, une comédie lourde, mal foutue et graveleuse, qui passe totalement à côté de son sujet et se vautre totalement, de manière particulièrement énervante (même si l'on n'a qu'une vague tolérance au programme original).

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Mini-bilan TV :  pas grand chose à dire au niveau sériel, en ce début de mois - j'ai terminé Star Trek Voyager, juste à temps pour pouvoir passer à la nouvelle incarnation de la franchise Trek ; et Sygbab a terminé ses bilans Zorro, juste à temps... pour pouvoir prendre quelques vacances (il reviendra courant octobre).

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Dans moins de deux semaines, le mois d'Octobre arrive, et avec lui, son cortège de feuilles mortes, de citrouilles, et d'esprits maléfiques : c'est l'heure de l'Halloween Oktorrofest 2017, sur le blog des Téléphages Anonymes !

Avec, cette année, jusqu'au 12 novembre 2017, un programme un peu différent de celui des éditions précédentes :

- deux critiques de films de genre (fantastique/horreur) par jour.

- le week-end, un ou plusieurs bilans portant sur des séries appartenant elles-aussi aux genres fantastique/horreur.

- et le dimanche, une chronique Un film, un jour... ou presque, qui mettra en avant certains métrages n'appartenant pas totalement au genre de l'horreur pure, et donc tangentiellement liés à l'Oktorrorfest 2017. À commencer, dès cet après-midi, par A Cure For Life, un thriller fantastico-gothico-horrifique signé Gore Verbinski.

- Sans oublier, ponctuellement, quelques critiques éclair et premières impressions laissées par certains des nouveaux pilotes de séries de la rentrée 2017-2018, parmi lesquelles Star Trek Discovery...

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Un film, un jour (ou presque) #603 : Rats (2016)

Publié le 15 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Horreur, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rats :

Un documentaire creux et racoleur au possible, qui se résume à "les rats sont des créatures immondes, méchantes, agressives, intelligentes, il faut tous les exterminer au plus vite, et où que vous vivez - surtout dans les grandes métropoles - vous êtes en danger de mort permanent car ils sont partout et ils veulent votre mort, ouhlàlà TREMBLEZ !!!!"

C'est volontairement monté, tourné, et mis en musique comme un film d'horreur par Morgan Spurlock (pas vraiment surprenant, même s'il est totalement absent du corps du documentaire : pas de voix off, pas de présence à l'écran, pas de commentaire à l'image), ça a été diffusé sur la chaîne Discovery, et ça m'a bien énervé ; non pas que je sois particulièrement amateur de rongeurs, mais ce documentaire n'a vraiment aucun autre but ni intérêt que de faire peur au public et de l'écoeurer, en allant aux quatre coins du globe filmer des chasseurs de rats qui massacrent ces animaux à tour de bras (avec des méthodes variées et assez graphiques).

Totalement inutile et sensationnaliste.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #602 : Cars 3 (2017)

Publié le 14 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Jeunesse, Animation, Action, Disney, Pixar, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cars 3 :

Faisant désormais partie des vétérans du circuit, Lightning McQueen (Owen Wilson) peine à tenir la cadence face aux nouvelles générations, toujours plus rapides et perfectionnées. Il se tourne alors vers le passé pour retrouver l'inspiration, et vers le centre d'entraînement ultra-moderne de son nouveau sponsor, Sterling (Nathan Fillion), où officie Cruz Ramirez (Cristela Alonzo), une jeune coach sportive particulièrement douée, qui pourrait bien avoir un avenir des plus radieux...

Après un premier opus qui m'avait totalement laissé de marbre, et un second volet plus parodique et décomplexé, que j'avais apprécié malgré sa réputation générale de "pire film Pixar", John Lasseter passe la main pour ce troisième volet de la franchise Cars... et on retombe dans de la course basique, et du film de sport formaté baignant dans la nostalgie d'une Amérique et d'une discipline ne m'intéressant pas du tout.

Ici, on a droit à l'histoire classique de la vieille gloire éclipsée par une jeune étoile montante de sa discipline, et qui doit retrouver son mojo pour revenir dans la course : encore et toujours de l'ultra-balisé et prévisible, qui s'inscrit comme un retour aux bases du premier film, une boucle qui est bouclée (l'élève qui devient le mentor, passage de flambeau, tout ça), et un parcours, pour Lightning, très similaire à celui de Cars.

Pas grand chose de bien original ou passionnant à se mettre sous la dent, donc, si ce n'est un aspect technique comme toujours irréprochable, voire même de plus en plus impressionnant. Mais la technique n'a jamais été le problème de la franchise Cars : le fond, l'émotion, le propos... voilà ce qui fait défaut à ce Cars 3, ou du moins, ce qui est bien trop faiblard pour convaincre.

Conceptuellement, un quasi-remake du premier film, donc, ce qui fait que je ne peux que lui mettre la même note de

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #601 : 626 Evolution (2017)

Publié le 13 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

626 Evolution :

626 (Danielle Chuchran) est amnésique, traquée par le gouvernement et par des criminels, et douée de pouvoirs et de capacités de combat improbables  ; Olivia (Paris Warner), elle, est une collégienne qui découvre qu'elle possède elle aussi des dons étranges. Ensemble, les deux jeunes femmes vont devoir se serrer les coudes, et découvrir une sinistre conspiration s'étendant à l'échelle de la planète...

Après l'heroic-fantasy bon marché (Mythica, SAGA), l'heroic-fantasy de Noël (The Christmas Dragon), l'heroic-fantasy parodique (Dudes & Dragons), et la science-fiction post-apocalyptique (Survivor), la société de production Arrowstorm s'essaie à l'anticipation à tendance young adult, pour un 626 Evolution assez calamiteux.

Première raison de ce plantage : le format found footage, filmé par les yeux des protagonistes, par des caméras de surveillance, par des satellites, des drones, etc. Le gimmick lasse très rapidement, et n'apporte pas grand chose au métrage.

Deuxième raison, probablement encore plus problématique : la voix off de Paris Warner (pourtant sympathique dans The Christmas Dragon), qui commente platement tout le film, avec des tentatives d'humour et de parler jeune qui tombent totalement à plat, en plus de sonner faux.

Ajoutez à cela un rythme médiocre, un univers inintéressant, et un script faiblard, et il ne reste que la toujours charmante, convaincante et badass Danielle Chuchran, qui vaut bien un point et demi à elle toute seule (bien qu'elle ait été tellement photoshoppée sur l'affiche qu'elle en est totalement méconnaissable...).

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #600 : Rivales (2017)

Publié le 12 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Thriller, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rivales (Unforgettable) :

Jeune, dynamique, chaleureuse et sympathique, Julia (Rosario Dawson) emménage avec son fiancé, David (Geoff Stults) dans leur grande demeure luxueuse, avec Lily (Isabella Rice), la fille de David. Mais rapidement, Tessa (Katherine Heigl), la mère de Lily, ex-épouse de David  et une femme froide, distante, maniaque et excessive, s'avère une présence inévitable et envahissante, prête à tout pour détruire sa rivale...

Ouhlà... c'est sorti en salles, ça ?

Non, parce que ce n'est rien d'autre qu'un téléfilm Lifetime de luxe, en fait : même réalisation plate, même direction artistique insipide, même script cousu de fil blanc et empli de clichés caricaturaux, même illustration musicale médiocre, même personnage principal victime d'un traumatisme conjugal, etc... 

Il n'y a guère que les deux actrices principales qui se démarquent un peu (et encore, Heigl pourrait totalement jouer dans un téléfilm Lifetime, vu l'état actuel de sa carrière), et, à la limite, l'affrontement final, amusant à regarder.

Mais c'est tellement médiocre, dans l'ensemble, qu'à part un plan ou deux fugaces sur des postérieurs dénudés (dont celui, toujours très agréable, de Rosario), le tout pourrait être diffusé tel quel sur Lifetime... et ça le sera probablement un jour prochain, d'ailleurs !

1.5/6 (dont 1 point pour Rosario et Heigl...)

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Un film, un jour (ou presque) #599 : La Femme du Diplomate (2014)

Publié le 11 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Femme du Diplomate (5 to 7) :

Jeune écrivain new-yorkais à la dérive, Brian (Anton Yelchin) croise le chemin d'une Française séduisante et plus âgée (Bérénice Marlohe), dont il devient alors l'amant de 5 à 7, chaque jour, seul créneau horaire dans lequel son mari diplomate (Lambert Wilson) l'autorise à fréquenter d'autres hommes...

Un film horripilant, compilation de tous les pires clichés sur la France, les Français et la femme française, tout droit sortis du cinéma des années 60 et de la Nouvelle vague, maintes fois référencés dans ce drame sentimental balisé au possible. 

Les dialogues sont pompeux et pseudo-profonds/existentialistes, au point de ne jamais paraître crédibles ou naturels (surtout lorsque tout le monde, y compris les enfants, parle comme ça), et de rendre artificiel et distante la romance centrale (il n'y a rien de plus contre-productif dans un tel film !), Bérénice Marlohe ne fait pas grande impression (elle est trop froide pour transmettre le charme et l'attrait supposés du personnage), Olivia Thirlby est pétillante mais sous-exploitée, et Anton Yelchin erre un peu dans un style de récit convenu et déjà vu des milliers de fois, notamment de notre côté de l'Atlantique.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #598 : Le Mariage de ma meilleure amie (2017)

Publié le 8 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Mariage de ma meilleure amie (My Favorite Wedding - 2017) :

Invitée au mariage de sa meilleure amie (Christine Chatelain) en tant que demoiselle d'honneur, Tess (Maggie Lawson), jeune doctoresse douée et romantique, découvre sur place que le mariage s'avère plus compliqué que prévu à organiser, et qu'elle va devoir sauver ce dernier d'une série de catastrophes improbables, avec l'aide de Michael (Paul Green), un avocat en divorce cynique et réticent...

Comédie romantique Hallmark un peu mollassonne, avec pourtant un couple principal plutôt sympathique et attachant.

Le problème, je crois, c'est l'écriture, qui s'avère régulièrement forcée (notamment toute la mise en place et l'exposition, au début du métrage), et qui tire vers le bas l'interprétation et la sincérité des acteurs (certains plus que d'autres).

Pas forcément surprenant, puisque les scénaristes de ce téléfilm sont les mêmes à l'oeuvre sur Clair de Lune dans le Vermont, et toute une floppée de films de Noël, de Northpole à Une Rose pour Noël, en passant par Un Noël sur Mesure (avec Hasselhoff), aucun de ces métrages n'était particulièrement bien écrit ou rythmé.

Et donc, ce My Favorite Wedding s'inscrit dans cette droite lignée, et sans l'énergie et l'alchimie du couple principal, le tout serait tellement balisé et quelconque qu'il y aurait de quoi l'oublier instantanément.

En l'état 2.5/6 pour son couple principal.

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Un film, un jour (ou presque) #597 : Baywatch - Alerte à Malibu (2017)

Publié le 7 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Comédie, Télévision, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Baywatch - Alerte à Malibu :

Alors qu'il doit gérer Matt Brody (Zac Efron), une nouvelle recrue arrogante et vaniteuse, Mitch Buchannon (Dwayne Johnson), un sauveteur de légende, tente de préserver sa plage et son équipe (Alexandra Daddario, Kelly Rohrbach, Ilfenesh Hadera, Jon Bass) des agissements de dangereux trafiquants de drogue...

Un peu comme CHIPS, une bonne grosse bouse.

Et pourtant, ce n'est pas comme si Alerte à Malibu (la série originale) était un chef d'œuvre intouchable : c'était une série légère, ensoleillée, un peu creuse, et qui, sous le prétexte de sauvetages et d'action un peu capillotractée (les scénarios n'étaient pas le point fort du show !), proposait une distribution sympathique et agréable à l'œil, dans des tenues minimalistes.

Sans surprise, ce sont ces mêmes physiques avantageux qui, aux côtés du générique, des maillots rouges et de David Hasselhoff, sont restés gravés dans les mémoires comme emblématiques de la série.

Malheureusement, comme trop de remakes de séries cultes avant elle, cette version 2017 de Baywatch (réalisée par Seth Gordon - Arnaques à la Carte, Comment Tuer son Boss, Tout... sauf en famille : que des chefs d'oeuvre ! - et écrite par les scénaristes de Freddy vs. Jason et du remake de Vendredi 13 : que des chefs d'oeuvre !) semble avoir honte de son sujet de base, et n'être capable de traiter la série originale que sous l'angle de la parodie "adulte" - traduction : d'en faire une comédie lourde, vulgaire, et graveleuse, qui donne l'impression d'avoir été écrite par des ados de 13 ans en rut.

On se retrouve donc avec un métrage de deux heures (!!) qui plaque le moule des adaptations parodiques façon Starsky & Hutch, 21 Jump Street et donc CHIPS sur un scénario d'intrigue policière insipide et particulièrement mal rythmé, qui finit par prendre le dessus sur tout le reste du film.

C'est le problème principal du film : le côté buddy cop movie & action/enquête, comme dans CHIPS, est calamiteux, laborieux et sans intérêt. Le côté parodie de Baywatch, lui, prend la tasse : en lieu et place d'une parodie affectueuse, tout ce qui renvoie directement à la série d'origine passe au second plan, et devient victime de l'humour puéril, graveleux et immature des scénaristes.

La musique d'origine ? Jamais utilisée, sauf pendant la microscopique apparition bâclée de David Hasselhoff (durée ? 10 secondes, maximum). Les maillots rouges ? Retaillés pour être plus modestes. Les sauvetages ? Plombés par des cascades numériques et des effets visuels peu convaincants. L'ambiance générale ensoleillée et bon enfant ? Transformée en ambiance bling et poseuse, à la gloire de la musculature de The Rock et d'Efron, et à grand renfort de musique à la mode. Les ralentis et scénarios originaux ? Moqués dans les dialogues. Le quota sexy ? Les personnages féminins sont plus des ressorts comiques qu'autre chose (et paraissent souvent ternes et effacés), et lorsque nudité il y a, elle est assurée par des pénis et des vannes relatives aux érections, etc.

Quelques moments sont amusants, Efron et Rock ont une bonne alchimie, mais dans l'ensemble, Baywatch 2017 est une adaptation éparpillée et brouillonne, interminable et décousue, jamais suffisamment légère, drôle ou sexy, qui ignore si elle veut rendre hommage ou se moquer de la série originale, et qui finit par être totalement générique de bout en bout, en plus d'être particulièrement puérile.

1/6 (au moins, CHIPS plaçait le thème musical, çà et là)

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Un film, un jour (ou presque) #596 : Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie (2011)

Publié le 6 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Action, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie :

Documentaire de 80 minutes adapté du livre portant le même titre, et écrit par Ric Meyers, un expert en films d'arts martiaux : pendant 80 minutes, on nous raconte ici toute l'histoire du genre, de ses origines aux grandes stars internationales comme Bruce Lee et Jackie Chan, en passant par le pendant américain de la discipline, avec Norris et Saumon Agile, ou encore par les nouveaux visages du kung-fu.

Plutôt ludique et amusant, avec un commentaire rigolard et enjoué, un fil conducteur animé plutôt agréable à suivre, et une connaissance encyclopédique du genre, ce métrage s'avère très sympathique à suivre, regorge d'extraits en tous genres, et est donc quasi-exhaustif, malgré sa durée somme toute limitée.

Je mettrai seulement un petit bémol sur certains manques (je n'ai pas vu de Tony Jaa & co, par exemple, parmi les représentants de la nouvelle génération du cinéma d'arts martiaux) , et sur des rapprochements et des passerelles établis par Meyers entre le cinéma occidental et le cinéma asiatique, pas forcément totalement convaincants (ou du moins pas suffisamment développés/étayés).

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #595 : Batman et Harley Quinn (2017)

Publié le 5 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, Jeunesse, DC, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman & Harley Quinn :

Malgré leurs réticences, Batman (Kevin Conroy) et Nightwing (Loren Lester) sont contraints de demander son aide à Harley Quinn (Melissa Rauch) afin de mettre des bâtons dans les roues de Poison Ivy (Paget Brewster) et de son complice Floronic Man (Kevin Michael Richardson).

Un long-métrage supervisé par Bruce Timm, et dont l'ambition, au premier abord, semble vraiment de renouer avec le graphisme et l'approche de Batman - La Série Animée. Seul problème : si graphiquement, les intentions sont respectées (ce qui fait vraiment plaisir), le reste est un bordel sans nom.

En fait, on se demande tout simplement à quel public ce film est destiné : d'un côté, on a un scénario creux et qui aurait pu être bouclé en 20 minutes s'il n'y avait pas eu énormément de digressions et de remplissage inutile (deux chansons, deux ! Et je ne parle même pas du post-générique final de plusieurs minutes, sans intérêt), un humour puéril à base de pets, des héros incompétents, et un ton presque parodique (avec une illustration musicale jazzy/film noir totalement déplacée), tandis que de l'autre, on a des scènes sexy/racoleuses, de la violence plus crue, du sang, un vocabulaire plus vulgaire, et des clins d'œil référentiels à destination d'un public plus avisé (caméos de personnages secondaires de BTAS, séquence avec onomatopées façons années 60, générique d'ouverture à l'identique...).

Par conséquent, le métrage semble constamment avoir son bat-postérieur entre deux chaises, et au final, il ne convainc jamais vraiment, dans aucune des catégories.

Cela dit, paradoxalement, alors que c'était ma plus grande crainte, Melissa Rauch s'en sort très bien en Harley Quinn.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #594 : Peep World (2010)

Publié le 4 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Peep World :

Nathan Meyerwitz (Ben Schwartz), un jeune auteur arrogant, vient de publier Peep World, un ouvrage qui révèle au grand public tous les secrets (réels ou inventés) de sa famille, en dépeignant celle-ci sous son jour le plus noir : sa soeur Cheri (Sarah Silverman) est une actrice/artiste bohémienne à la dérive ; son frère Joel (Rainn Wilson) est le mouton noir de la famille ; son autre frère Jack (Michael C. Hall) souffre de problèmes conjugaux avec sa femme Laura (Judy Greer) ; et ses parents Marilyn (Lesley Ann Warren) et Henry (Ron Rifkin) sont séparés, ce dernier vivant désormais avec une compagne enceinte et beaucoup plus jeune que lui (Alicia Witt). Mais lorsque la famille se réunit à l'occasion des 70 ans d'Henry, c'est l'explosion...

Une comédie indépendante noire et décalée sur une famille dysfonctionnelle, narrée en voix off de manière sarcastique (ici par Lewis Black), et avec Judy Greer dans un rôle secondaire ?

Pourquoi est-ce que cela me rappelle quelque chose ?

Quelque chose de nettement plus drôle - en même temps, ce n'est pas difficile -, de nettement plus intéressant, de nettement plus mordant, de nettement plus original... et de nettement plus réussi ?

On pense en effet constamment à Arrested Development, d'autant plus que la distribution est très sympathique et compétente (pauvre Kate Mara, cela dit, totalement adorable, et qui ne sert, dans le récit, qu'à soulager sexuellement Ben Schwartz)... mais jamais le film n'arrive à la cheville de cet illustre modèle, tant cette oeuvre-ci est régulièrement plate, et dérivative.

Gros bof.

2.5/6

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