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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #971 - QUINZAINE ALIENS - 07 - AVP : Alien vs. Predator - Unrated Cut (2004)

Publié le 26 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Horreur, Histoire, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

AVP - Alien vs. Predator (Unrated Cut) :

Lorsque l'un de ses satellites détecte une mystérieuse pyramide enfouie sous la glace de l'Antarctique, le milliardaire Charles Bishop Weyland (Lance Henriksen) met aussitôt sur pied une mission regroupant de multiples chercheurs, techniciens et foreurs, menée par Alexa Woods (Sanaa Lathan). Malheureusement pour les humains, cette pyramide s'avère le terrain de chasse de menaçants chasseurs extraterrestres, qui utilisent le temple comme réserve à xénomorphes, vers laquelle ils reviennent tous les cent ans pour faire leurs preuves...

Lorsque j'avais vu le film à sa sortie, alors qu'il se faisait démolir par la critique et par les fans des deux franchises, j'avais trouvé le tout étonnamment regardable, un sci-fi actioner basique mais vaguement sympathique utilisant les délires improbables d'Eric Von Däniken pour mettre en scène l'affrontement de deux monstres iconiques du cinéma.

Ce n'était clairement pas à la hauteur des deux franchises dont ce crossover était issu, mais ça restait distrayant, avec un fanservice agréable, et des moments plutôt réussis.

Malheureusement, depuis 2004, Paul WS Anderson a épuisé toute la sympathie que j'avais pour lui suite à Mortal Kombat et Event Horizon, pour se révéler comme le faiseur médiocre et peu regardant qu'il est en réalité. Entre la franchise Resident Evil, qui va de mal en pis, sa Course à la mort dark & gritty, mais totalement creuse et répétitive, son Trois Mousquetaires débile, et son Pompéi insipide au possible, Anderson n'a pas réalisé un bon film depuis 20 ans (d'aucuns diraient qu'il n'en a jamais réalisé de sa vie, mais bon), et ses dernières productions sont de plus en plus indigentes, techniquement parlant.

AVP, au moins, est visuellement plutôt joli et travaillé, c'est déjà un bon point : la direction artistique est tout à fait honorable, l'environnement antarctique - puis la pyramide - sont crédibles, et si l'on peut regretter le montage assez inégal (parfois inutilement trop nerveux, parfois pas assez), à l'écran, ça fonctionne, y compris au niveau des transitions entre les séquences, à base de plan holographique se mêlant aux les prises de vue réelles.

Dommage alors que ça ne fonctionne pas aussi bien à côté : la distribution est (Henriksen et Ewen Bremner mis à part) totalement transparente et quelconque, l'illustration musicale est générique au possible, les ralentis abusifs sont lassants,  les dialogues sont assez faibles et clichés... quant aux créatures, entre les aliens numériques et les Predators qui, eux, ont pris une telle dose de stéroïdes (à tous les niveaux - de leur musculature à leur armure en passant par leurs armes et leurs dreadlocks, tout est désormais en version XXXL) qu'ils paraissent désormais lents et patauds (surtout lorsqu'ils font des sauts câblés). Sans même mentionner leur animation faciale, qui semble paradoxalement plus caoutchouteuse qu'autrefois.

Ne restent donc que quelques idées intéressantes (j'aime bien le concept de l'alien marqué par le filet du Predator, ce qui lui donne une identité et un signe distinctif par rapport aux autres), et la direction artistique globale, plutôt agréable... ce qui est peu.

Et pourtant, je n'arrive pas à détester le film. Ce n'est objectivement pas bon, toute la fin est gentiment bâclée et risible dès qu'approche le moment de la détonation, mais dans l'ensemble, je ne m'ennuie jamais lorsque je revois le métrage. Il faut dire que depuis, j'ai vu Prometheus et Covenant... et qu'en comparaison, AVP reste plutôt divertissant.

2.5/6 (2.25/6 pour la version cinéma)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #970 - QUINZAINE ALIENS - 06 - Alien 4, la Résurrection - Édition Spéciale (1997/2003)

Publié le 25 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Science-Fiction, Action, France, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

Alien 4 : Resurrection - Special Edition :

Clonée et ramenée à la vie deux siècles après son sacrifice sur Fiorina, Ellen Ripley (Sigourney Weaver) n'est plus humaine : son ADN mélangé à de l'ADN xénomorphe la rend plus forte, plus rapide, mais aussi plus froide et distante. Et lorsqu'un groupe de contrebandiers (Michael Wincott, Winona Ryder, Gary Dourdan, Ron Perlman, Dominique Pinon, Kim Flowers) arrive à bord du vaisseau où Ripley, ses clones, et de multiples xénomorphes sont élevés en laboratoire, la situation dégénère, menant à la libération des créatures, et de Ripley...

Un métrage que j'avais vu à sa sortie en salles... et dont je ne garde pas le moindre souvenir, et surtout pas positif - d'un autre côté, j'ai toujours eu énormément de mal avec le style de Jean-Pierre Jeunet, et son style visuel se mariait, dans mes souvenirs, assez mal avec le script de Joss Whedon.

Ici, pour cette Édition Spéciale, Jeunet a réintégré le générique d'ouverture qu'il avait initialement prévu pour le film, mais qui avait été supprimé quelque part durant la pré-production : un générique (assez laid) qui voit des gros plans mystérieux sur une anatomie extraterrestre... qui ne sont en fait que les images d'un insecte rapidement écrasé par un pilote pas très futé. Le ton est donné : cet Alien 4 ne prendra jamais vraiment son sujet et son script au sérieux... pour le meilleur et pour le pire.

Ce quatrième film de la saga est ainsi le plus mal aimé par les fans : un script de Whedon (qui initialement avait envisagé de ramener Newt à la vie et à l'âge adulte par clonage, lançant ainsi une nouvelle génération de personnages, et ce sans Ripley), et une réalisation de Jean-Pierre Jeunet, pour un résultat final qui combine les points faibles des deux hommes, sans jamais bénéficier de leurs qualités.

L'humour du film, notamment, avec ses one-liners nonchalants, ne fonctionne pas vraiment, et fait un peu tache dans le cadre de la franchise Alien. Mais s'il n'y avait que ça qui posait problème, ça irait encore.

Au rayon des soucis, on peut citer, en vrac : une distribution très inégale (Ryder n'est pas désagréable, Perlman assure le quota grande gueule, et Dominique Pinon est probablement le personnage le plus mémorable du film, mais tout le reste de l'équipage des contrebandiers est insipide au possible, et au niveau des scientifiques et militaires, ce n'est guère plus brillant, malgré la présence de Brad Dourif), une réalisation à l'identique (elle oscille globalement entre "passe-partout/générique" et "plans serrés laids au possible"), des thématiques exploitées de manière redondante (la maternité de Ripley, l'exploitation du citoyen lambda par les grandes corporations) et/ou peu crédible (l’ambiguïté de Ripley 8 et sa "sympathie" pour la race xénomorphe ne sont jamais totalement convaincantes), des effets spéciaux très moyens (les plans spatiaux sont très cheaps, certains effets numériques sont ratés) et un peu de racolage, avec cette brève scène de la compagne du capitaine en string.

Le problème de cet Alien Resurrection, en réalité, c'est qu'il déborde d'idées, mais que ses bonnes idées sont totalement diluées et contrebalancées par des idées déplorables : entre la nouvelle personnalité et les pouvoirs de Ripley, Weyland-Yutani racheté par Wal-mart, les aliens qui crachent de l'acide, la Reine enceinte, le Nouveau-né alien très humanisé, qui couine, et qui ressemble à Skeletor sous stéroïdes, une androïde conçue par des androïdes, Ripley dans le "nid", la scène d'action sous-marine, le Général déjanté et caricatural, etc... il y a à boire et à manger dans ce Resurrection, et c'est probablement pour ça que l'on ne s'ennuie pas lors du visionnage.

Après, ce n'est logiquement pas très bon, c'est un ajout inutile à la franchise, mais ça a le mérite d'essayer plein de choses toujours plus improbables.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #969 - QUINZAINE ALIENS - 05 - Alien 3 - Assembly Cut (1992/2003)

Publié le 24 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Religion, Thriller, Aliens

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Alien 3 - Assembly Cut :

Lorsqu'un incident inexplicable provoque le crash du vaisseau de Ripley (Sigourney Weaver), Newt et Hicks sur la planète-prison Fiorina 161, elle se pense l'unique survivante, et découvre qu'elle est désormais la seule femme parmi des dizaines de détenus fanatiques religieux (Paul McGann, Danny Webb, Pete Postlethwaite, Holt McCallany, Peter Guinness, Charles S. Dutton). Rapidement, cependant, il s'avère qu'un xénomorphe a trouvé un moyen de la suivre sur Fiorina 161 et que le cauchemar est sur le point de recommencer.

Un long-métrage dont la genèse chaotique n'est un mystère pour personne : studio omniprésent et interventionniste, actrice principale et scénaristes - par ailleurs tous producteurs - capricieux, scénarios et directions multiples, réalisateur semi-débutant qui part en pleine post-production et renie la version cinéma, réécritures incessantes en cours de métrage, remontage jusqu'à la date de la sortie, etc, etc, etc (jusqu'à cette version "édition spéciale", supposément plus proche de ce que voulait Fincher à l'origine).

Difficile en effet de passer après l'Aliens de Cameron, assez imposant dans le genre. Sous la supervision de David Fincher, cependant, Alien 3 tente de revenir vers quelque chose de plus proche du premier volet : un seul alien, principalement dans l'ombre, et des humains impuissants qui se font tuer un à un.

Fincher et ses scénaristes (Walter Hill, Giler et Ferguson) restent cependant thématiquement dans la droite lignée des deux films précédents, avec ces bagnards exploités et sacrifiés par la Weyland-Yutani : l'anti-corporatisme de la franchise répond toujours présent, tout comme l'exploration de la maternité de Ripley, ici plus littérale et funeste (malheureusement, la mort de Newt et Hicks lors du générique d'ouverture est des plus frustrantes, et quasi-impardonnable, bien qu'elle permette à Sigourney Weaver de se livrer à un joli numéro d'actrice).

Une Ripley qui, malgré la mort toute fraîche de Newt et de Hicks, et armée de son nouveau look au crâne rasé, décide rapidement de coucher avec le médecin de la prison (Charles Dance), qui l'a secourue : une caractérisation plus sexuée, pour le personnage, et honnêtement un peu étrange pour qui sort tout juste des deux films précédents.

Cela dit, compte tenu des problèmes de la production du film, guère surprenant de constater qu'il y a à boire et à manger dans ce dernier : d'un ancien script prenant place sur une planète-monastère, la production a gardé l'idée de la religion et de la Foi ; d'un autre, celui d'une prison reculée ; ici, on a Ripley qui devient une sorte de mère biologique, après avoir été une mère d'adoption pour Newt ; là, une distribution à dominante britannique, composée de trognes, malheureusement toutes un peu interchangeables de par la direction artistique boueuse et terne, leurs crânes rasés, et leurs personnages peu définis (l'Assembly Cut s'en sort mieux, sur ce plan-là, en leur consacrant plus de temps, mais ça reste loin d'être parfait).

Fincher réalise le tout dans l'urgence, avec ses tics visuels habituels (beaucoup de contre-plongées que je trouve, à titre personnel, assez moches, et une vue subjective guère plus jolie pour le xénomorphe), et Elliott Goldenthal met le métrage en musique de manière inégale, passant d'une musique chorale religieuse à quelque chose de nettement plus grandiloquent - peut-être trop, d'ailleurs - mais le film, quelle que soit la version, reste très inégal, avec un rythme gentiment bancal et un aspect visuel polarisant et peu engageant ; d'autant qu'il se retrouve, en fin de compte, le postérieur entre les deux chaises de ses prédécesseurs, pas particulièrement tendu ou effrayant, ni bourré d'action ou dynamique.

Pourtant, il y aussi du bon, dans ce métrage : la première naissance de l'alien quadrupède est très réussie (alors que la version numérique qui court dans les corridors est très laide), tout comme la scène avec les restes de Bishop (pauvre Bishop, dont le sort n'est guère plus glorieux que celui de Newt et Hicks) ; il y a là des thématiques intéressantes, trop souvent effleurées ; et malgré quelques errances, le personnage de Ripley trouve là une fin à sa juste mesure... jusqu'à Alien 4, malheureusement.

Mais dans l'ensemble, je ne peux pas dire que j'aie accroché à cette vision très particulière (et, par la force des choses, bordélique et chaotique) de l'univers Alien.

3/6 (incapable de noter la version cinéma, je n'en garde aucun souvenir - si ce n'est que c'était encore moins à mon goût que cette Assembly Cut - et je n'ai aucune envie de la revoir)

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Un film, un jour (ou presque) #968 - QUINZAINE ALIENS - 04 - Predator 2 (1990)

Publié le 23 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Science-Fiction, Action, Thriller, Policier, Aliens

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Predator 2 :

En 1997, alors qu'une vague de chaleur et de crime enveloppe Los Angeles, des meurtres étranges semblent frapper divers gangs et cartels de la ville. Harrigan (Danny Glover), un inspecteur de police, tente de trouver le coupable, mais bien vite, Peter Keyes (Gary Busey), un agent du FBI, marche sur ses plates-bandes, et lui met des bâtons dans les roues. Car les crimes sont l'oeuvre d'un chasseur extraterrestre suréquipé, et le gouvernement est bien décidé à le capturer..

Une suite tout à fait honorable au premier opus, qui respecte l'original, développe son univers, sa mythologie, et troque la jungle d'Amérique Centrale pour la jungle urbaine d'un Los Angeles en pleine guerre des gangs.

Alors certes, ça n'a pas forcément la maîtrise formelle et l'impact de l'original, mais le film partage les mêmes scénaristes que le premier épisode, ce qui assure un certain respect de la créature et de sa nature ; derrière la caméra, Stephen Hopkins remplit sa mission sans fioritures, mais parvient à donner vie à une ville étouffante et poisseuse, démarrant son film sur les chapeaux de roues, avec dix minutes d'action bien tendues, qui lancent le récit dans la bonne direction.

Ensuite, le film ne ralentit jamais vraiment, reste toujours prenant, et bénéficie d'une distribution plutôt agréable : Robert Davi en patron irrascible, Adam Baldwin, Gary Busey, et bien sûr Danny Glover en flic dur à cuire atteint de vertige et arborant une expression incrédule pendant tout le métrage - on est loin d'un Schwarzenegger tout en muscles, mais c'est aussi ça qui fait que ce Predator 2 fonctionne.

Sans oublier Bill Paxton, qui nous refait plus ou moins son Hudson d'Aliens - un Aliens clairement cité ici, au travers de la scène du commando du FBI qui se fait décimer, par caméras interposées, avec le bruit du détecteur de mouvements en guise de bande-son.

Au final, on se retrouve donc avec un second épisode plutôt réussi de cette franchise, un épisode un peu plus léger (il y a plus d'humour), mais qui parvient à développer le mythe Predator sans l'endommager, comme Aliens avait su le faire en son temps avec l'Alien de Ridley Scott.

4.25/6 (dommage que le score de Silvestri soit à ce point redondant avec celui du premier film)

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Un film, un jour (ou presque) #967 - QUINZAINE ALIENS - 03 - Predator (1987)

Publié le 22 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Action, Guerre, Aliens

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Predator :

Lorsqu'un commando d'élite américain (Arnold Schwarzenegger, Bill Duke, Richard Chaves, Jesse Ventura, Sonny Landham, Shane Black) est envoyé au coeur de la jungle d'Amérique Central pour y accompagner Dillon (Carl Weathers), un agent de la CIA, et libérer des otages, les soldats ne se doutent pas qu'ils vont devenir là les proies d'un chasseur extraterrestre furtif et implacable...

Premier film de studio de John McTiernan, un tournage compliqué au milieu de la forêt, pour un résultat qui fait date, plus intelligent et subversif qu'on veut bien souvent l'admettre.

Ou comment une équipe d'action heroes américains typiquement 80s, indestructibles, tout en muscles luisants, en armes pétaradantes, en testostérone et en one-liners (il n'y a qu'à voir la manière dont ils sont mis en valeur par la réalisation, par le script, et par cette scène d'assaut sur le camp ennemi, filmée et montée comme un film d'action typique par la seconde équipe) s'avère impuissante face au Predator invisible, pour qui les forces armées terriennes ne sont qu'une vaste blague.

Un film qui construit et déconstruit simultanément le film d'action à l'américaine, porté par une réalisation et un découpage maîtrisés de McT, une bande originale mémorable de Silvestri, une créature emblématique, et par une distribution de gueules qui se donnent complètement à leurs rôles respectifs.

On ne s'ennuie jamais, et si l'on pourra toujours regretter des imperfections techniques trahissant les difficultés de tournage - prise de son et post-synchronisation parfois approximatives, certains plans éloignés assez flous, imperfections dans les déplacements ralentis du Predator, qui avance parfois à quatre pattes - on assiste là à la naissance d'un mythe cinématographique, mythe qui reste prenant de bout en bout, depuis ses premiers instants façon "America, fuck yeah !" jusqu'à son grand final et son affrontement primal.

Excellent.

"CONTACT !"/6 (5/6)

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Un film, un jour (ou presque) #966 - QUINZAINE ALIENS - 02 - Aliens, le Retour - Édition Spéciale (1986/1991)

Publié le 21 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Action, Guerre, Aliens

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Aliens, le retour (Aliens) - Édition Spéciale :

Retrouvée après avoir dérivé plus de 50 ans dans l'espace, Ellen Ripley (Sigourney Weaver) apprend à son réveil que des colons se sont établis depuis des années sur LV-426, la planète où l'équipage du Nostronomo avait découvert un xénomorphe. Et rapidement, lorsque la colonie cesse de donner de ses nouvelles, Ripley est amenée à accompagner un corps de marines de l'espace (Michael Biehn, Bill Paxton, William Hope, Jenette Goldstein, Al Matthews, Lance Heriksen, etc), ainsi qu'un représentant de la Weyland-Yutani (Paul Reiser), pour tenter de découvrir si, oui ou non, le pire s'est produit pour les colons...

On ne présente plus l'Aliens de James Cameron, pur produit des années 80, troquant l'angoisse et la peur suggérées du premier épisode pour quelque chose de plus viril et percutant : l'heure est à l'action, à la sueur, à la testostérone et aux grosses pétoires, de quoi faire hurler les puristes, mais de quoi rendre aussi ce nouveau métrage nettement plus dynamique et mémorable, avec des morceaux de bravoure dont seul Cameron a le secret, des personnages sympathiques, une pression constante rythmée par les bips du détecteur de mouvement, et une montée en puissance inimitable.

D'autant que ce déluge d'action et de bourrinage est contrebalancé par son héroïne féminine toujours aussi forte, son instinct maternel (l'adorable Newt, juste, touchante et naturelle, est pour beaucoup dans le succès du film), et sa recomposition, avec Hicks et Newt, d'une cellule familiale improbable.

Un angle d'approche encore renforcé par la Director's Cut/Édition Spéciale, qui voit Ripley apprendre, bouleversée, la mort de sa fille en son absence. Cette Édition Spéciale, malheureusement, affaiblit aussi un peu le film, en le rallongeant, et en consacrant une partie conséquente de ses rajouts à la vie des colons sur LV-426.

On y suit ainsi justement la famille de Newt, qui, comme par hasard et peu de temps après le réveil de Ripley, découvre l'épave et les oeufs xénomorphes, et devient ainsi la première victime de la bête. Des coïncidences et une chronologie un peu forcées, qui enlèvent une grosse part d'ombre à la première partie du métrage. Dommage, car les autres ajouts de la Director's Cut sont plutôt efficaces, à défaut de bouleverser fondamentalement le film ou son message anti-corporatiste dans la droite lignée du film de Scott.

Mais je ne vais pas m'étaler plus longtemps sur cet incontournable du genre : dans l'ensemble, Édition Spéciale ou non, c'est toujours excellent, mais je préfère néanmoins la version originale du film.

4.5/6 (5/6 en version cinéma)

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Un film, un jour (ou presque) #965 - QUINZAINE ALIENS - 01 - Alien : le Huitième Passager - Director's Cut (1979/2003)

Publié le 20 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Science-Fiction, Horreur, Thriller, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

Alien, le Huitième Passager (Alien) - Director's Cut :

En décidant d'enquêter sur un étrange signal de détresse, l'équipage du Nostromo (Tom Skeritt, Sigourney Weaver, Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton, John Hurt, Ian Holm, Yaphet Kotto) ignore qu'il est sur le point de ramener à son bord un parasite extraterrestre meurtrier, qui va se développer pour devenir une créature assoiffée de sang...

40 ans que le film est sorti, et je dois faire un aveu :  je n'ai vu l'intégralité de cet Alien fondateur, en tout et pour tout, qu'une seule fois. Lorsque j'étais très jeune. Trop jeune, puisque le film m'a laissé des cauchemars qui m'ont poursuivi pendant plusieurs années... jusqu'à ce que je découvre Aliens, et que la testostérone des Space Marines de Cameron ne me guérisse de ma peur des xénomorphes.

Cependant, malgré d'occasionnels passages revus à l'occasion de rediffusions, je n'ai jamais eu vraiment envie de m'installer devant l'intégralité du film, étant naturellement plus porté vers la franchise Predator, et peu rassuré par les critiques plus que mitigées d'Alien 3 et 4.

Bref, plusieurs décennies plus tard, je replonge aux origines du mythe, cette fois-ci dans sa version Director's Cut, et en faisant comme si je n'avais jamais vu le métrage (ce qui n'est pas loin de la vérité, tant je n'en garde que de vagues souvenirs).

Et c'est aujourd'hui d'autant plus compliqué d'aborder ce film avec un regard objectif, tant sa réputation est démesurée, que l'univers et ses créatures se sont développés au fil des ans, et que de nombreux films ont réutilisé ses ressorts narratifs et ses effets, jusqu'à les galvauder.

D'autant qu'il faut bien l'avouer, certains des aspects du film ont pris un petit coup de vieux : son rythme très particulier, lent et pesant (renforcé par le remontage du Director's Cut) ; certains de ses effets informatiques et matériels (l'embryon qui sort du torse de Kane, par exemple, fait vraiment artificiel, et ne peut que rappeler directement la parodie de La Folle Histoire de l'Espace) ; la caractérisation assez agaçante et larmoyante de Lambert ; ou encore les quelques incongruités du script, comme l'état amorphe de l'alien dans la navette, vers la fin (j'ai bien compris que dans le script original, la créature était supposée être en fin de vie après avoir transformé deux membres d'équipage en cocons/œufs, mais que ce soit dans la version cinéma ou dans le director's cut, cela reste trop vague pour fonctionner).

Malgré cela, le film fonctionne toujours, entre son atmosphère étouffante et visqueuse, son équipage somme toute assez sympathique (sauf Lambert), sa curiosité scientifique, son mystère cyclopéen, son univers industriel et corporatiste qui place naturellement le capital au dessus de la vie humaine, son rebondissement centré autour de Ash, et son Ellen Ripley à la fois forte et sexy, indépendante et inflexible.

C'est donc toujours un bon film (malgré quelques transitions et coupes un peu brusques dans la version Director's Cut), qui fait son petit effet, et qui, très sagement, sait toujours dissimuler sa créature, et jouer autour des limites de son budget et des capacités techniques de l'époque.

Pas certain que le film fonctionne aussi bien sur les nouvelles générations, peu habituées à ce qu'un métrage passe 5 minutes sur un banal atterrissage de navette, et pour qui Alien = Prometheus et Covenant (les pauvres), et je lui préfère toujours Aliens, mais ça reste une réussite incontournable dans le genre.

4.25/6​ ​​​​(4.5/6 pour la version cinéma)

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Un film, un jour (ou presque) #964 : L'Attaque des Titans 2 - La Fin du Monde (2015)

Publié le 17 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Review, Thriller, Japon

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L'Attaque des Titans 2 - La Fin du Monde (Attack on Titan, part 2 : End of the World - 2015) :

Après s'être transformé en Titan, Eren (Haruma Miura) est capturé par les siens, mais est libéré par un autre Titan encore plus puissant : Shikishima (Hiroki Hasegawa), qui l'emmène en lieu sûr, lui explique les origines des Titans, et qu'il veut mener un coup d'état contre le gouvernement. En parallèle, le reste des humains tente de mettre la main sur une ancienne bombe, afin de l'utiliser pour détruire le mur...

Au moment où j'écris ces lignes, six jours se sont écoulés depuis mon visionnage de cette suite directe de L'Attaque des Titans, tournée en même temps que le premier épisode... et je n'en garde déjà presque plus le moindre souvenir.

Il faut dire qu'après un premier volet vraiment faiblard, ce second numéro parvient à faire encore plus mauvais avec, pour commencer, une durée qui ne lui rend pas service : 87 minutes, dont 11 de génériques et de résumé du premier film... soit 75 minutes de film, à proprement parler.

Un film dans lequel il ne se passe pourtant rien les 3/4 du temps, ce qui ne fait que renforcer les problèmes du premier opus : personnages agaçants (ici, on a le personnage principal trop émotif, Hans qui beugle et surjoue toujours autant, Shikishima qui est un cliché de semi-méchant flamboyant à la japonaise, l'über-méchant télégraphié, les comic reliefs jamais drôle...), exposition maladroite et peu inspirée, flashbacks mélancoliques ultra-patauds, musique digne d'un mauvais épisode des Chevaliers du Zodiaque...

Bref, ce n'est pas bon, ce n'est pas rythmé, ce n'est pas intéressant, c'est trop souvent criard et forcé, et hormis quelques moments spectaculaires, ça ne m'a pas du tout donné envie d'en savoir plus sur cet univers et cette franchise.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #963 : Lego DC Comics Super Heroes - The Flash (2018)

Publié le 16 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

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Lego DC Comics Super Heroes - The Flash :

Alors que ses mauvaises habitudes lui attirent l'animosité des autres membres de la Ligue de Justice, Flash (James Arnold Taylor) est confronté au Reverse Flash (Dwight Schultz), un speedster jaloux de sa popularité, et qui se débrouille pour prendre la place du héros, le priver de ses pouvoirs, et l'envoyer dans un futur proche. Là, avec l'aide du Docteur Fate (Kevin Michael Richardson) et de Zatanna (Kate Micucci), Flash doit réussir à renouer le contact avec la Speed Force, pour espérer ramener les choses à la normale...

Un nouveau long-métrage Lego co-écrit par Jim Krieg et qui, bien qu'étant intitulé The Flash, est en réalité un film consacré à la Justice League, dans une nouvelle incarnation ; ici, on rajoute The Atom, Ace et Krypto, B'dg, Firestorm, et si une grosse partie du récit se concentre bien sur Flash, sur sa mythologie, sur son ennemi, sur la Speed Force, etc, c'est pour mieux développer trois sous-intrigues parallèles : d'un côté, la reconquête de ses pouvoirs par Flash, avec passage chez Fate, boucle temporelle, etc ; en parallèle, les aventures de l'Atom, réduit à une taille microscopique, et qui tente d'avertir la Ligue de ce qui se trame ; et enfin, le combat de la Ligue contre le Reverse Flash, dont les pouvoirs rendent inutiles nos héros, et qui prend leur place aux yeux du grand public.

Le tout donne un long-métrage assez dense et chargé, et pas désagréable du tout. Certes, par moments, il y a bien des passages WTF dont on se demande ce qu'ils font là (je pense notamment au morceau bluesy du Docteur Fate et de Zatanna, qui n'apporte pas grand chose, et ressemble vraiment à une digression uniquement présente pour que les doubleurs se fassent plaisir), et d'autres qui virent un peu trop à la parodie (toute la Legion des Super Pets), mais dans l'ensemble, Lego DC Comics Super Heroes - The Flash s'avère plutôt ambitieux et sympathique, à défaut d'être totalement indispensable.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #962 : The Gilligan Manifesto (2018)

Publié le 15 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Documentaire, Histoire, Review, Sitcom, Télévision, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Gilligan Manifesto :

Tournée un an après la crise des missiles cubains, la sitcom Gilligan's Island racontait les mésaventures d'un groupe de naufragés sur une île déserte, contraints de rebâtir une société loin de tout et de toute règle. Une société qui, à en croire la thèse de Cevin Soling, ferait en réalité l'apologie du communisme soviétique, dissimulé derrière un vernis de comédie destiné à brouiller les pistes...

Un documentaire basé sur un article publié dans un magazine d'études culturelles, et qui, pour faire simple, évoque très fortement Room 237 : en effet, en assimilant Gilligan's Island à une apologie cachée d'un mode de vie communiste et marxiste, le réalisateur/scénariste de ce métrage (Cevin Soling, auteur de l'article en question) développe une thèse improbable, et passe près de 85 minutes dessus.

Le problème étant que ce qui peut passer en vidéo de 15-20 minutes sur YouTube (Game/FilmTheory en sont deux bons exemples) devient rapidement soûlant et montre clairement ses limites plus le métrage s'éternise.

Pour remplir son documentaire vraiment peu convaincant, Soling s'appuie en effet sur d'interminables montages d'images d'archive et de films de l'époque (censés illustrer la peur de la menace atomique), sur des extraits d'interviews subtilement génériques, et sur des scènes entières de Gilligan's Island, prises hors contexte. Le tout narré par ses soins, avec une voix off monotone vraiment peu captivante.

Autrement dit, comme pour Room 237, le produit fini ressemble à la thèse conspirationniste d'un esprit obsédé par son sujet, impossible à prendre au sérieux, ou à une thèse approximative et capillotractée d'un étudiant en communication, qui présenterait quelques idées intéressantes, noyées dans un manque de preuves, et dans des raccourcis problématiques assignant un sens précis et délibéré à des thématiques générales alors dans l'air du temps.

Faible tant de par sa forme, que par son fond.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #961 : L'Attaque des Titans (2015)

Publié le 14 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Thriller, Japon, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

L'Attaque des Titans (Attack on Titan, part 1 - 2015) :

Cent ans après que les Titans, des géants carnivores, soient apparus sur Terre et aient décimé la plupart des êtres humains, ces derniers s'installent dans une communauté protégée par trois murs concentriques. Mais alors même qu'Eren (Haruma Miura), un jeune homme, explique à ses amis Armin (Kanata Hongo) et Mikasa (Kiko Mizuhara) son désir de découvrir ce qui se trouve à l'extérieur des murs, un Titan colossal ressurgit et détruit une partie de l'enceinte extérieure. Deux ans plus tard, Eren et Armin ont rejoint un régiment d'exploration, qui tente d'atteindre l'enceinte extérieure pour le rebâtir...

J'avoue : je ne connais absolument rien du manga et de la série originelle, hormis le postulat de départ, et j'aborde donc cette adaptation cinématographique totalement vierge de toute préconception, et de tout jugement.

Malheureusement, cet Attaque des Titans s'avère assez décevant... à commencer par son illustration musicale. J'ai rarement entendu plus hors-sujet, forcé ou décalé dans un film, et le résultat, c'est une bande originale allant constamment à contre-courant de ce qu'elle illustre, et affaiblissant systématiquement ses images.

À cela s'ajoute toute une introduction particulièrement naïve (pour ne pas dire ringarde), avec musique folk, promenade dans des champs idylliques, et interprétation niaise du trio de tête... j'ai presque envie de dire que cette niaiserie ambiante n'est pas forcément surprenante compte tenu des origines du film (le Japon a parfois des difficultés à faire dans la subtilité lorsqu'il s'agit d'exprimer des émotions à l'écran), mais c'est aussi et surtout un problème d'écriture.

En effet, une fois que l'on s'intéresse au commando en tant que tel, on s'aperçoit vite que tout le monde est antipathique (à part peut-être Sasha/Nanami Sakuraba, en gourmande invétérée - mais même là, elle n'est guère plus qu'un cliché comic relief) : c'est globalement surjoué (Hans/Satomi Ishihara), forcé (la femme soldat qui est flippée et passe son temps à être fébrile), les personnages sont tous sous-développés, la distribution est quelconque, les grosses ficelles narratives se multiplient, le côté romance impossible (avec une Mikasa qui revient d'entre les morts, sans la moindre surprise) est insipide, bref, ce n'est pas bon du tout, au niveau du script.

Visuellement, le tout est aussi très terne, avec un rythme bancal, des effets très inégaux, et je dois dire que, sans avoir jamais vu la série animée, j'ai eu fortement l'impression que les affrontements entre humains et Titans tentaient de reproduire une fluidité et un certain dynamisme animé, sans jamais vraiment y parvenir.

Au niveau des combats entre Titans, c'est dans un autre registre : un registre plus kaiju eiga, avec des cascadeurs en costume qui se battent dans des reproductions urbaines. Bien entendu, le tout est passé au filtre des effets numériques, mais reste une forte impression rétro, qui n'est pas forcément surprenante (le film est produit par la Toho, le studio à l'origine du genre) ni désagréable.

Dans l'ensemble, cependant, une fois passée la découverte de l'univers et de ses particularités, je suis resté sur ma faim : le script est trop balisé, les personnages trop clichés, les acteurs insipides, et dans l'ensemble, ça n'a pas suscité chez moi autre chose qu'un intérêt poli mais distant. Peut-être qu'avec la deuxième partie, tournée simultanément, les choses vont changer... ?

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #960 : Tooken (2015)

Publié le 13 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tooken :

Ex-agent de la CIA, Bryan Millers (Lee Tergesen) n'est désormais plus que l'agent de sécurité paranoïaque d'un centre commercial, divorcé d'une femme qui s'est recasée, et père d'une adolescente à la sexualité débridée. Mais lorsqu'il met le nez dans les affaires de terroristes albanais, son quotidien se complique soudain...

Une parodie ultra-laborieuse de la franchise Taken, au rythme anémique, et à l'humour à peu près aussi peu efficace et subtil que celui des parodies de Seltzer et Friedberg.

Aucun intérêt, donc, malgré les efforts de Tergesen, qui patauge dans ce nawak graveleux et stupide.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019)

Publié le 10 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Alex, le Destin d'un Roi (The Kid Who Would Be King - 2019) :

Alors que le Royaume-Uni sombre chaque jour un peu plus dans la division et le chaos, Alex (Louis Ashbourne Serkis), un jeune garçon harcelé par Kaye (Rhianna Dorris) et Lance (Tom Taylor), deux de ses camarades, découvre une épée plantée dans une pierre, au beau milieu d'un chantier de construction. Lorsqu'il l'en sort, il découvre qu'il est l'héritier du Roi Arthur, et qu'avec Kay, Lance, Bedders (Dean Chaumoo) et l'aide de Merlin (Angus Imrie), il a quatre jours pour déjouer les manigances de la maléfique Morgana (Rebecca Ferguson)...

Film d'aventure anglo-américain réalisé et écrit par Joe Cornish (Attack The Block), et qui tente de ressusciter le charme des films d'aventure pour enfants des années 80, malheureusement sans vraiment y parvenir.

Ce n'est pas la faute des interprètes : les enfants (le fils d'Andy Serkis en tête) sont justes, Merlin est amusant (c'est même le point fort du film, ce Merlin adolescent et excentrique, qui se transforme occasionnellement en Patrick Stewart, et en chouette déplumée lorsqu'il éternue), et Rebecca Ferguson est efficace (même si elle se contente, pendant le plus gros du film, d'une voix off ou d'une doublure numérique façon harpie).

Ce n'est pas non plus la faute de la direction artistique, ou des effets spéciaux : compte tenu du budget et de la provenance géographique, le tout est assez honorable, la Morgana-harpie n'est pas désagréable, et les cavaliers squelettiques sont assez réussis, évoquant même par moments le Roi Cornu de Taram...

Non, le vrai problème, c'est que le tout manque cruellement d'énergie, de fantaisie ou d'originalité. Passée l'introduction animée, agréable, le film adopte un rythme mollasson (il dure tout de même deux heures, avec une fausse conclusion au bout de 90 minutes, et une dernière demi-heure qui remet le couvert pour un siège plus spectaculaire, mais assez dérivatif), est totalement cousu de fil blanc, et manque cruellement d'ampleur ou de sens de l'épique.

Ajoutez à ce déroulement nonchalant et un peu terne une bande originale générique (composée par un collectif spécialisé dans l'illustration musicale commerciale, et chapeauté par Damon Albarn de Blur/Gorillaz), et quelques idées pas très probantes (le pommeau d'Excalibur qui clignote quand le mal est proche, pourquoi pas, mais en pratique, ça ressemble à une pauvre LED fauchée), et on se retrouve avec un long-métrage très inégal, pas forcément pire que les Percy Jackson (hormis au niveau du budget), mais qui a trop de problèmes pour vraiment plaire à un public âgé de plus de 10 ans.

3/6 pour les enfants, 2.5/6 pour les adultes

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Un film, un jour (ou presque) #958 : Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (2016)

Publié le 9 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Lego, DC

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Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (Gotham City Breakout - 2016) :

Alors même que Batman, Nightwing (Will Friedle) et Batgirl (Sarah Hyland) sont en vacances chez Madame Mantis (Amy Hill), mentor de Batman, ils tombent dans le piège de Deathstroke (John DiMaggio) et de Bane (Eric Bauza), bien décidés à découvrir le secret d'un coup mortel détenu par Mantis et par le Chevalier Noir. Leur objectif : monter une armée de Trogowogs, une peuplade locale, et leur apprendre ce coup, pour pouvoir ensuite conquérir le monde. Pendant ce temps, à Gotham, Superman et la Ligue de Justice tentent de faire régner la Loi et l'Ordre, mais sont rapidement dépassés par les ennemis excentriques de Batman...

Un long-métrage Lego assez particulier, puisque toujours écrit par Jim Krieg, clairement centré sur Batman (probablement pour préparer la sortie en salles de Lego Batman : Le Film, l'année suivante), bénéficiant d'un budget et d'une direction artistique conséquents (ça fourmille de détails, il y a énormément de personnages, d'environnements, etc), et assez ambitieux dans sa volonté de gérer frontalement plusieurs sous-intrigues principales.

Le résultat final, cependant, m'a un peu moins convaincu que ce à quoi je m'attendais, principalement parce que l'ambition du film se marie parfois mal avec l'écriture parodique de Krieg. Ce dernier paraissait pourtant avoir trouvé le bon équilibre, avec le film précédent, mais là, le scénario semble lui avoir un peu échappé : trop de personnages (outre la Bat-family, la Ligue, les Titans - avec leurs doubleurs habituels ! - Madame Mantis, Deathstroke, Bane, on a aussi le Joker, Poison Ivy, les autres méchants de Batman, le Prince trogowog, le duo de Trogowogs qui commentent tout avec un accent british...), trop d'humour parfois déplacé (la résolution de l'intrigue de Batman se fait tout de même à coup de Batusi) ou tombant à plat (les Trogowogs en général, d'ailleurs assez laids), trop de mickeymousing à la musique...

Oui, ce téléfilm est ambitieux, mais il est aussi un peu inégal, ce qui a tendance à le tirer vers le bas. Heureusement, grâce à son action et à ses moyens, ça reste tout à fait regardable et amusant à suivre, à défaut d'être exceptionnel.

3/6 (et Sarah Hyland semble s'amuser en Batgirl)

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Un film, un jour (ou presque) #957 : Mayor Cupcake (2011)

Publié le 8 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Politique

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Mayor Cupcake (2011) :

Sans éducation formelle, Mary Maroni (Lea Thompson), une pâtissière assez populaire, est inscrite par sa fille (Zoey Deutch) sur les listes électorales de sa petite ville, et se retrouve catapultée à la mairie. Armée de son seul bon sens, elle doit alors parvenir à naviguer les eaux compliquées de la politique locale...

Une comédie indépendante qui vaut principalement pour la présence à la distribution de Lea Thompson et de ses deux filles, Zoey et  Madelyn Deutch, ainsi que de Judd Nelson (de quoi placer un clin d'oeil à Breakfast Club avec une certaine chanson entonnée par la fille Deutch la plus douée musicalement).

Le reste, un éloge du bon sens à l'américaine opposé à ces politiciens tous pourris, est trop simpliste, trop caricatural (entre le rival politique obèse, à la fille obèse, qui passent leur temps à s'empiffrer ; et la résolution à base de politicien manipulateur pris au piège par des enregistrements diffusés lors d'une réunion municipale), trop mollasson, et trop basique pour convaincre.

Cela dit, il n'est guère surprenant de voir qu'une présentatrice de Fox News, certainement séduite par le message du film, et par ses similitudes avec le parcours de Sarah Palin, s'est empressée de faire un caméo dans le film, et que la production l'a bien mise en valeur. Mouais.
 
2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #955 : The Front Runner (2018)

Publié le 6 Mai 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Politique

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The Front Runner :

En 1988, Gary Hart (Hugh Jackman) est le candidat démocrate favori aux élections présidentielles américaines. Jusqu'à ce qu'un scandale sentimental jette sur lui toute la presse américaine, et le contraigne à remettre en questions son avenir politique...

Un long-métrage biographique retraçant l'élection de 1988, et un scandale entourant le principal candidat démocrate, long-métrage signé Jason Reitman, et qui, comme bon nombre des films de ce dernier, s'avère compétent mais très peu mémorable.

Le problème, en fait, c'est que tout est rapidement évident et dit, dans ce métrage, un métrage qui a un propos faisant étrangement le jeu d'une certaine droite américaine : en présentant son homme politique comme une figure providentielle harcelée par une presse sans foi ni loi, Reitman (qui adapte ici un ouvrage retraçant la campagne en question) semble vouloir mettre en avant les dérives d'un système mettant sur un pied d'égalité devoir, professionnalisme, morale, vie privée et vie publique... sauf qu'en ces temps de Trump & co qui, pour couvrir leurs arrières, accusent quotidiennement la presse de fake news et d'acharnement médiatique, le métrage finit par leur donner raison sans le vouloir.

Après, c'est correctement filmé, c'est bien interprété, et il y a beaucoup de visages familiers (Kevin Pollak, Mike Judge, Bill Burr, Ari Graynor, Steve Coulter, Sara Paxton, JK Simmons, Vara Farmiga, Alfred Molina, et le duo Molly Ephraim/Kaitlyn Dever de Last Man Standing), mais dans l'ensemble, bof.

C'est un film qui se regarde, mais manque d'ambiguïté, de nuances et de profondeur, et ne fait pas grande impression.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #954 : Avengers - Endgame (2019)

Publié le 3 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Avengers - Endgame :

Vaincus par Thanos, les Avengers ne peuvent que constater l'ampleur des dégâts commis par ce dernier : la moitié des formes de vie de l'univers a été désintégrée, et le chaos règne alors que chacun tente de reconstruire son existence... ou de se venger. Mais lorsque Ant-Man ressurgit, et explique avoir trouvé un moyen de remonter le temps, les défenseurs de la Terre voient là une occasion de changer le cours de l'histoire, pour empêcher Thanos de commettre l'irréparable...

Voilà, c'est fini. Après un Infinity War qui mettait la barre très haut en matière de grand spectacle et de surprises, Endgame était attendu au tournant... et le film ne déçoit pas.

La boucle est bouclée : on s'attendait à du voyage temporel (les indices étaient là depuis Ant-Man et la Guêpe), on s'attendait à ce que certains des piliers des Avengers ne sortent pas indemnes de cet épisode (mes prédictions se sont avérées fondées), on s'attendait à ce que l'univers en soit modifié (c'est le cas), on s'attendait à de l'action, à des larmes... et tout est au rendez-vous, pendant plus de 3 heures.

Trois heures, divisées en trois actes distincts, culminant en un ultime affrontement épique, qui répond à toutes les attentes que les amateurs de comic-books pouvaient placer dans ce métrage. Je ne vais pas entrer dans les détails ici, par peur de spoiler un film encore très récent, mais dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié l'optique intimiste d'une bonne partie du métrage, et le fait que plusieurs personnages (Ant-Man, Nebula, Rocket, Hawkeye) soient nettement plus mis en avant que dans les films précédents. À l'identique, les portes de sortie offertes à certains anciens du MCU sont plus qu'honorables, même si, dans le cas d'un personnage en particulier, cela pose des questions pour la Phase 4...

On pourra regretter une première heure un peu précipitée : on sent que les réalisateurs et les scénaristes en avaient encore sous le coude, et qu'il y a probablement une bonne demi-heure de coupes qui ont été faites, et qui pourraient rééquilibrer un peu mieux le tout... mais une fois que cette première partie est passée, et que le récit est enfin en ordre de marche, tout se déroule sans problèmes, et pas un instant je n'ai senti les trois heures du métrage : l'action est fluide, mémorable, avec des moments jouissifs, les effets spéciaux sont impressionnants (si le film ne décroche pas l'Oscar, je ne sais pas ce qu'il leur faudrait), c'est toujours lisible, et, dans l'ensemble, c'est toujours logique et suffisamment efficace pour que les quelques facilités et les maladresses de l'intrigue passent sans problème (parfois, la mécanique narrative grince un peu, mais rien de grave).

Je vais m'arrêter là, pour le moment : Endgame, c'est (très) bien, c'est touchant, c'est une réussite, c'est un véritable bonheur pour les fans de comics (ça fourmille vraiment de clins d'oeil), et je n'ai qu'une hâte : le revoir au calme, en VO.

4.75/6

(mention spéciale au score de Silvestri qui, s'il reste concentré sur ses propres thèmes, place tout de même des références musicales discrètes à Ant-man, Captain Marvel, Doctor Strange...)

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Un film, un jour (ou presque) #953 : Henchmen (2018)

Publié le 2 Mai 2019 par Lurdo dans Animation, Action, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Henchmen :

Lorsque Lester (Thomas Middleditch), un jeune garçon rêvant de devenir le sbire d'un génie du mal, est assigné à l'équipe d'entretien de l'Union du Mal, il rencontre Hank (James Marsden) et tous ses collègues. Jusqu'à ce qu'il endosse par erreur une armure surpuissante, et attire sur lui l'attention des médias et de la profession : avec l'aide de Jolene (Rosario Dawson), une archiviste, Hank va devoir alors sacrifier ses principes pour secourir la jeune recrue...

Film d'animation canadien pas très convaincant, adapté par son créateur (un ex-animateur de chez Pixar) sur la base d'un court-métrage, et qui, pour faire simple, reprend (de loin) le concept des Minions pour se concentrer sur les acolytes et autres sbires des super-méchants de comic-book.

Le souci, c'est qu'entre son rendu visuel très inégal (un mélange de 3d et de peinture), son rythme vraiment bancal et décousu, son humour pas très inspiré, et ses personnages peu sympathiques (malgré des doubleurs très compétents - Nathan Fillion, James Marsden, Rosario Dawson, Alfred Molina, Bobcat Goldthwait, Jane Krakowski, Rob Riggle, etc), le tout s'avère tout simplement insipide, dérivatif et sous-développé, peinant à intéresser le spectateur sur la durée.

C'est raté, donc.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005)

Publié le 1 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Catch, Biographie, Documentaire, WCW, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Self-Destruction of the Ultimate Warrior :

Un documentaire-rétrospective assez particulier dans la collection de la WWE, puisque fait sans l'aval de l'Ultimate Warrior, et se résumant, pour faire simple, à 90 minutes d'intervenants démolissant systématiquement le Warrior, son caractère, ses capacités de catcheur, etc.

C'est vraiment un enterrement de première catégorie, unique en son genre dans l'histoire de la fédération : même quelqu'un comme Macho Man a fini par avoir droit à son documentaire exhaustif et objectif, après des années de silence. Ici, l'hostilité de tout le monde est palpable (le mépris dégouline notamment de manière palpable des paroles de Ric Flair, de Jim Ross et de Bobby Heenan), et le métrage ne rate pas la moindre occasion pour critiquer le Warrior et son personnage.

Tout y passe : sa musique (très similaire à d'autres thèmes composés à l'époque - les Rockers, etc), son entrée (qui était tellement énergique que Warrior était parfois essoufflé et épuisé avant même le début des ses matches), ses origines (les intervenants se moquent copieusement de "Parts Unknown", quand bien même de multiples catcheurs venaient de là à l'époque), son talent ultra-limité dans le ring, ses promos et sa fiction incompréhensibles, son caractère de cochon, et sa tendance à ne se préoccuper que de sa petite personne, sans avoir la moindre estime pour la discipline.

C'est probablement ce dernier point qui pose le plus de problèmes à tous les vétérans et officiels interrogés ici : si à plusieurs reprises, au faîte de sa carrière, le Warrior a été renvoyé de la WWF, c'est parce qu'il a commencé à croire à sa propre hype, et à avoir la grosse tête, se comportant de manière non-professionnelle, et refusant occasionnellement de se produire quelques minutes avant un match, si on ne lui donnait pas une somme conséquente.

Un chantage qui n'est pas du tout passé du tout auprès de Vince McMahon et des lutteurs les plus aguerris, et qui est vraisemblablement la raison pour laquelle, jusqu'à ce qu'ils se réconcilient en 2013-2014, ni le Warrior ni la WWE ne se supportaient.

Loin de moi l'idée de défendre Warrior, cependant : tout ce que disent les intervenants du documentaire était de notoriété publique depuis des décennies, et ne surprend guère. Oui, le Warrior était égocentrique, prétentieux, persuadé d'être unique en son genre, un bodybuilder qui a longtemps tout misé sur son physique, n'avait que faire de la sécurité de ses adversaires/partenaires, et a fréquemment laissé son égo et ses demandes financières prendre le dessus sur sa carrière.

Néanmoins, le ton global du documentaire, méprisant, mesquin et hostile, agacera sans nul doute plus d'un spectateur ; seuls les lutteurs les plus jeunes (Christian, Y2J, Edge), n'ayant pas connu directement le Warrior, mais ayant grandi devant ses matches, rééquilibrent un peu ce documentaire à charge, en affirmant qu'il était un catcheur sous-estimé, et qu'il avait beau être incontrôlable, il a marqué à jamais les mémoires d'une génération ou deux.

Le métrage se termine d'ailleurs sur ces affirmations, comme pour ne pas trop charger la bête. Un peu trop tard, à vrai dire, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire, puisque malgré tout, pour peu qu'on parvienne à passer outre le massacre et le mépris, ainsi qu'un certain manque de repères chronologiques, les 90 minutes du tout restent vraiment intéressantes, voire même hilarantes quand arrivent les promos déjantées du Warrior.

Et puis, pour être franc, c'est toujours intéressant de voir Hogan, maître-baratineur s'il en existe, s'avérer ici un peu plus sincère que d'habitude, et admettre ses erreurs...

3.75/6

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Blog Update ! - Avril 2019

Publié le 30 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois d'avril se préparant à l'Endgame des Avengers, mais avec quelques surprises - bonnes comme mauvaises - en chemin...

#930 : Django Unchained (2012) - 4.25/6

#931 : L'Ombre d'Emily (2018) - 3/6

#932 : Jesus Camp (2006) - 5/6

#933 : Lego DC : Batman Harcelé (2014) & La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (2015) - 3.5/6 & 3.5/6

#934 : Geography Club (2013) - 2.25/6

#935 : Sweet Seventies (2018) - 4/6

#936 : Nerdgasm (2015) - 2.25/6

#937 : My Dinner with Hervé (2018) - 3.75/6

#938 : La Grande Aventure Lego 2 (2019) - 3/6

#939 : Le Retour de Mary Poppins (2018) - 3/6

#940 : Le Complexe de Frankenstein (2015) - 4.5/6

#941 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015) - 2.5/6

#942 : Incoming (2018) - 2/6

#943 : Shazam ! (2019) - 2.75/6

#944 : I Hate Kids (2019) - 2.25/6

#945 : Piégée (2011) - 2/6

#946 : Mayor of the Sunset Strip (2003) - 4.75/6

#947 : Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (2018) - 2/6

#948 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (2016) - 4/6

#949 : La Révolution de Mme Ratcliffe (2007) - 3.75/6

#950 : Waffle Street (2015) - 2/6

#951 : Les Huit Salopards (2015) - 3/6

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# Bilan :

Un mois de cinéma qui s'ouvre et se ferme sur du Quentin Tarantino, deux films qui encadrent une période franchement assez médiocre : 23 films passés en revue, et seuls 9 d'entre eux atteignent la barre symbolique du 3.5/6.

C'est très peu, et au nombre de ces métrages qui peinent à convaincre, on trouve notamment des blockbusters aux moyens conséquents, et aux équipes expérimentées. Mais non, que ce soit du côté de la franchise Potter, de Mary Poppins ou de DC, ça tombe à plat, ça fait des choix discutables, et surtout, ça fait preuve d'un flagrant manque d'ambition et de structure.

Heureusement, les documentaires sont là pour sauver la mise, avec un Jesus Camp glaçant, un Mayor of the Sunset Strip nostalgique, et un Complexe de Frankenstein intéressant.

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# Film du mois :

Hors documentaires, c'est Django Unchained qui remporte la mise, et qui a su me convaincre malgré le fait qu'il appartienne à un genre (le western) qui ne me parle pas beaucoup. J'ai toutefois eu plus de difficultés avec Les Huit Salopards, tout en lui reconnaissant des qualités formelles indubitables.

 

# Flop du mois :

Les Crimes de Grindelwald, un blockbuster décousu, laborieux, brouillon, qui a tous les problèmes des pires films de la saga Harry Potter, sans en avoir la magie, le merveilleux ou l'humour. Un vrai beau ratage, qui laisse présager du pire pour la suite de la saga.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, chez les Téléphages Anonymes, on a terminé la saison 2 de Star Trek Discovery - pas vraiment un franc succès, ce qui n'est guère surprenant ; Orville, à l'identique, a continué son petit bonhomme de chemin ; en saison 4, Angie Tribeca est restée égale à elle-même ; YouTube, avec ses séries courtes Lifeline et Weird City, a peiné à me convaincre ; et la saison 2 de Jessica Jones, elle, m'a totalement laissé de marbre.

Pas terrible, ce mois d'avril.

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# À venir :

En mai, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec la fin de partie des Vengeurs, des Titans qui passent à l'attaque, un mini roi Arthur, Ricky Gervais, une Académie des plus étranges, des zombies californiens, et une dernière quinzaine dédiée aux extraterrestres les plus dangereux du cinéma contemporain, à l'occasion de leur 40è anniversaire...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #951 : Les Huit Salopards (2015)

Publié le 30 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, Western, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Huit Salopards (The Hateful Eight) :

Quelques années après la Guerre de Sécession, un voyage en diligence amène quatre passagers - John Ruth (Kurt Russell), un chasseur de primes ; Daisy (Jennifer Jason Leigh), sa prisonnière ; le Major Marquis Warren (Samuel L. Jackson), ancien soldat désormais chasseur de primes ; et Chris Mannix (Walton Goggins), qui prétend être le nouveau shérif de la ville où se rend la diligence - dans une auberge enneigée. Là, pris au piège par les intempéries, ils rencontrent les autres occupants de l'auberge, Bob (Demián Bichir), Oswaldo (Tim Roth), Joe (Michael Madsen) et un vieux général sudiste, Sanford Smithers (Bruce Dern)... des occupants aux intentions incertaines, d'autant que Minnie (Dana Gourrier), la propriétaire des lieux, est étrangement absente.

Second western de Quentin Tarantino, après un Django Unchained plutôt sympathique, déjà mis en musique par Ennio Morricone...

... et je suis bien embêté.

En effet, autant j'avais vraiment apprécié Django, autant ici, les 2h50 du film m'ont semblé nettement plus longues, et assez superflues. Il faut dire que Tarantino choisit ici le huis-clos façon whodunit, un huis-clos qu'il étire ainsi pendant un bon moment, imposant un rythme et une tension très particuliers à son film.

On adhère ou pas, c'est évident, et je ne peux nier que le tout est très bien filmé (forcément), très bien casté (forcément), très bien mis en musique (forcément), très bien interprété (forcément... même si j'ai quelques réserves sur le jeu possédé de Jennifer Jason Leigh, qui se fait toujours plus hystérique à mesure que le film progresse), et globalement intéressant. Mais honnêtement, je n'ai pas accroché à cette longue mise en place de 95/100 minutes, et la raison principale à ce semi-rejet du métrage, c'est son script.

Un script qui, dès ses premières minutes, instaure la méfiance vis à vis de ses personnages, et m'a instantanément mis sur mes gardes : il y est immédiatement clair que tout le monde ment potentiellement sur son identité, ce qui, plutôt que de créer de la tension chez moi, a eu pour effet de rendre les personnages assez distants, et de créer un détachement entre moi, spectateur, et les protagonistes de l'histoire.

Par conséquent, je m'attendais tout simplement, dès l'arrivée à l'auberge et la présentation de ces personnages aux accents trop forcés et caricaturaux, à ce que ces derniers s'avèrent tous être des chasseurs de prime concurrents voulant mettre la main sur la prisonnière de Kurt Russell (ou quelque chose du même genre). Ce qui aurait pu donner lieu à beaucoup d'action, à des alliances, à des trahisons, à des poursuites dans la neige, ou que sais-je encore.

En lieu et place de ce que j'anticipais, Tarantino a opté pour quelque chose de similaire, mais d'encore plus simple : une bande de hors-la-loi venue libérer la prisonnière. Soit. Niveau surprise, le script se la joue donc petits bras, d'autant qu'en mentionnant à répétition La Chose de Carpenter comme l'une de ses influences principales sur ce métrage, Quentin téléphone par ailleurs un peu la fin de son film.

Mais avant d'arriver à cette fin, donc, il passe par une centaine de minutes d'exposition, présentant ses personnages en long, en large et en travers, plaçant des digressions sur l'Amérique divisée post-Sécession, sur sa reconstruction complexe, sur le racisme, sur le mensonge et les apparences, sur la vengeance, etc : de quoi rendre le métrage très bavard, et même assez difficile d'approche.

Ce n'est donc guère surprenant de constater que, lorsque le film décolle enfin (un monologue spectaculaire de Samuel Jackson, et peu après, un empoisonnement sanguinolent), l'intérêt remonte considérablement.

La violence assez caricaturale et décomplexée de Tarantino ressurgit alors (à la limite du slapstick façon Sam Raimi), ainsi que le sens de l'humour (très noir - ou rouge sang) du réalisateur, qui s'improvise d'ailleurs narrateur le temps d'une scène ou deux (une narration pas forcément plus utile que les dialogues au ralenti de la toute dernière partie du film, mais bon, c'est Tarantino, il s'amuse...).

Et puis, à l'approche de la barre des deux heures, le côté whodunit entre enfin en piste : soudain, il devient clair que le film aurait grandement bénéficié à insister plus là-dessus, tant ça redonne un semblant de mystère au métrage... malheureusement, le tout est rapidement bouclé, passant à une bonne grosse fusillade, qui laisse vite place à la dernière demi-heure de film, dont un gros flashback revenant en détails sur le pourquoi du comment de l'histoire.

Un flashback qui n'était pas forcément très pertinent : il a beau permettre de placer un caméo de Zoë Bell et de Channing Tatum, il s'avère assez vain et mécanique, explicitant ce que l'on pouvait déjà deviner par soi-même.

Ce qui rejoint bien là le problème que j'ai avec le métrage dans son ensemble : oui, il est exigeant et maîtrisé sur la forme, mais sur le fond, je l'ai trouvé trop "évident" et démonstratif. Je n'ai pas détesté, mais j'aurais préféré quelque chose de plus inspiré et dynamique, qui justifierait vraiment les premières 90 minutes de mise en place, au delà du simple "c'est pour instaurer de la tension".

3/6

(en même temps, je l'admets sans problème : en vieillissant, j'ai de plus en plus de mal avec les films dépassant gratuitement les 110-120 minutes, sans forcément avoir la matière suffisante pour accompagner une telle durée)

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Un film, un jour (ou presque) #950 : Waffle Street (2015)

Publié le 29 Avril 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Waffle Street :

Petit génie de la finance, Jim Adams (James Lafferty) perd son emploi confortable et rémunérateur lors de la crise de Wall Street de 2008 ; se sentant responsable de la crise, il décide alors de se lancer dans un domaine plus respectable et digne, la restauration : il devient serveur dans une chaîne spécialisée dans les gaufres, et commence alors à grimper les échelons du succès...

Une comédie indépendante adaptée de la biographie d'un gérant de hedge fund ayant tout plaqué pour refaire sa vie.

Problème : tout de suite, ça rend assez antipathique ce personnage aisé, à l'existence confortable, qui abandonne sa carrière intellectuelle pour se ressourcer/se retrouver en reprenant un travail "manuel" de la classe ouvrière, et qui impose ses choix à sa femme (Julie Gonzalo, dans un rôle très passif et sous-développé).

Jamais Jim ne semble souffrir de sa nouvelle condition de serveur sous-payé, jamais cela ne semble le miner, sa famille ne semble jamais peiner à joindre les deux bouts, il continue d'avoir les dents qui rayent le parquet et un comportement irresponsable (avant même d'avoir débuté comme serveur, il a déjà prévu de racheter le magasin, quitte à mettre en péril sa vie de famille et ses finances)... bref, un personnage principal pas particulièrement intéressant, interprété par un acteur monotone et transparent, et entouré de personnages secondaires tous clichés et sous-développés (il y a bien Danny Glover en magical negro qui dispense de bons conseils, mais bon).

Ajoutez à cela une production typiquement télévisuelle (c'est Marvista, grand fournisseur de téléfilms Hallmark, qui distribue ce métrage), une narration en voix off récurrente, une fin abrupte, ainsi qu'un ton ni assez drôle pour que ce soit une comédie, ni assez sérieux pour que ce soit une comédie dramatique, et l'on se retrouve avec un film qui ne fonctionne pas vraiment, mais dont le message de rédemption a plu outre-Atlantique (ce n'est pas surprenant, les Américains aiment bien les récits qui mettent en scène le triomphe du travail manuel sur le travail intellectuel - cf, justement, tous les téléfilms Hallmark distribués par Marvista)

2/6

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 3.5 : Captain Marvel (2019) et CLASSEMENT MCU

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction

Avengers : Endgame, l'aboutissement de 10 années de films Marvel, est enfin en salles, et le moment est donc venu de reprendre notre intégrale MCU, en revoyant les dernières sorties du studio, et en VO, s'il-vous-plaît...

Avec Infinity War et Ant-Man 2, le MCU entamait une jolie fin de cycle... jusqu'au controversé Captain Marvel, qui a fait sortir de leur tanière tous les trolls du web, a divisé le web, tout en battant des records au box-office...

Captain Marvel :

Soldat d'élite Kree, Vers (Brie Larson) combat pour l'Empire aux côtés d'une unité d'élite menée par Yon-Rogg (Jude Law). Jusqu'au jour où un affrontement contre les Skrulls amène Vers sur Terre : là, elle croise le chemin de Nick Fury (Samuel L. Jackson), et réalise bientôt qu'elle est humaine, que les Krees lui ont menti, et qu'elle a tout oublié de son passé...

Comme je l'expliquais dans la critique salles, plus complète et accessible ici, Captain Marvel partait avec un handicap certain à mes yeux, même en faisant abstraction du bad buzz trollesque et de certaines critiques très mitigées : à la base, je n'aime pas vraiment le personnage de Carol Danvers, et je suis, au mieux, indifférent au travail de Brie Larson (il faut dire que j'ai toujours imaginé quelqu'un comme Katheryn Winnick dans ce rôle).

Et pourtant, si le film n'est pas dénué de défauts (réalisation assez plate, musique insipide, certaines idées inabouties ou discutables, structure manquant un peu de punch), le tout fonctionne néanmoins de manière plutôt honorable, notamment grâce à une certaine décontraction à tous les niveaux - les Skrulls, Samuel L. Jackson, le Flerken -, y compris dans l'interprétation de Brie Larson, qui fait de sa Carol Danvers une army brat attachante, impertinente et sarcastique.

Alors que je redoutais le pire à son sujet, j'ai immédiatement accroché aux personnages, à leur alchimie,  et à cette origin story efficace, qui aurait certes bénéficié d'un peu plus d'audace et d'expérience derrière la caméra et à l'écriture, mais qui remplit aussi bien son office qu'un Ant-Man ou un Black Panther.

3.75/6

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Et pour conclure, faisons un petit classement récapitulatif de tous les films du MCU, en fonction de leur note sur 6 attribuée par mes soins...

(toutes les critiques de ces films sont accessibles en cliquant ici ou sur le titre de chaque métrage)

Première place ex-æquo :

Avengers - Infinity War (2018) : 4.75/6

Captain America - The First Avenger (2011) : 4.75/6

Captain America 2 - The Winter Soldier (2014) : 4.5/6

Spider-Man - Homecoming (2017) : 4.5/6

Deuxième place ex-æquo :

Captain America 3 - Civil War (2016) : 4.25/6

Iron Man (2008) : 4.25/6

Guardians of the Galaxy (2014) : 4.25/6

Thor 3 - Ragnarok (2017) : 4.25/6

Doctor Strange (2016) : 4.25/6

Troisième place ex-æquo :

Black Panther (2018) : 4/6

Ant-Man & The Wasp (2018) : 4/6

Quatrième place ex-æquo :

Ant-Man (2015) : 3.75/6

Captain Marvel (2019) : 3.75/6

Cinquième place ex-æquo :

Iron Man 2 (2010) : 3.5/6

Thor (2011) : 3.5/6

Marvel's The Avengers (2012) : 3.5/6

Les Gardiens de la Galaxie - vol. 2 (Guardians of the Galaxy vol. 2 - 2017) : 3.5/6

Sixième place ex-æquo :

Avengers 2 : Age of Ultron (2015) : 3/6

Iron Man 3 (2013) : 3/6

Thor 2 - The Dark World (2013) : 3/6

Dernière place :

The Incredible Hulk (2008) : 2/6

 

Reste maintenant à voir où Avengers : Endgame se rangera dans ce classement finalement plutôt honorable.

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Un film, un jour (ou presque) #949 : La Révolution de Mme Ratcliffe (2007)

Publié le 26 Avril 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Révolution de Mme Ratcliffe (Mrs. Ratcliffe's Revolution - 2007) :

Lorsque son époux Frank (Iain Glen), professeur de lettres et communiste, accepte un poste en Allemagne de l'Est, Dorothy Ratcliffe (Catherine Tate) accepte de le suivre sur place, accompagnée par leurs deux filles, Alex (Brittany Ashworth) la rebelle et Mary (Jessica Barden), qui idolâtre son père, ainsi que par l'oncle des fillettes, Philip (Nigel Betts). Mais rapidement, toute la petite famille anglaise découvre que la RDA de 1968 est loin d'être le lieu idyllique qu'on lui promettait, et elle décide de faire tout son possible pour s'enfuir...

Une comédie anglaise amusante et légère, inspirée d'une histoire vraie, qui se regarde très facilement, et dans laquelle Catherine Tate se cherchait encore un peu au niveau interprétation, puisqu'elle avait ici encore tendance à surjouer ponctuellement certaines ses scènes dramatiques.

Rien de bien méchant ou de rédhibitoire, cela dit, d'autant qu'elle est bien entourée, et que le ton général se prête à heureusement à un peu de caricature et d'outrance. En somme, c'est sympathique, sans être forcément ultra-mémorable.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #948 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (2016)

Publié le 25 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (Justice League – Cosmic Clash) :

Brainiac (Phil LaMarr) attaque enfin la Terre, mais la Justice League est là pour le repousser. Du moins, jusqu'à ce que le cyborg expédie Superman, Green Lantern et Wonder Woman dans le passé pour se débarrasser d'eux : à Batman et à Flash de remonter le fil du temps pour les secourir, tandis que Cyborg, resté dans le présent, se tourne vers Supergirl (Jessica DiCicco) pour l'aider à défendre la Terre...

À nouveau un script de Jim Krieg, ce qui pouvait laisser sur la défensive, et faire redouter quelque chose de totalement parodique et de puéril... mais en fait, avec ce Cosmic Clash, Krieg semble avoir trouvé le bon équilibre entre humour et action.

Cosmic Clash s'avère en effet particulièrement ludique, avec ses changements d'époque (préhistoire, pirates, futur) assez logiques et bien amenés, son Batman efficace tout en étant parodique (ses costumes, ses répliques), sa Supergirl cheerleader, ses Brainiacs menaçants tout en étant humoristiques, etc.

Le tout est plutôt amusant et décomplexé, ne semble pas avoir eu un budget limité, et le grand final, avec son mécha façon Power Rangers et ses miniaturisations, conserve suffisamment de fantaisie pour fonctionner sans trop de soucis.

C'est peut-être là la clef d'un tel film Lego réussi : tant que l'action et la menace sont pris au sérieux, et traités avec dynamisme et respect, l'humour passe sans problème, tout caricatural qu'il puisse être.

4/6

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