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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2017 - 28 - Anthologies UK 70s (2/5) - La Maison qui Tue (1971) & Histoires d'Outre-Tombe (1972)

Publié le 5 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, UK, Anthologie, Amicus, Fantastique, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

La Maison qui Tue (The House That Dripped Blood - 1971) :

Troisième anthologie horrifique Amicus, toujours écrite par Robert Bloch, et centrée autour d'une vieille maison.

# AJ Stoker (John Bryans), un agent immobilier responsable de la mise en vente d'un cottage isolé, explique à un agent de Scotland Yard (John Bennett) la sinistre histoire du bâtiment et de ses occupants successifs.

Un fil conducteur prétexte, sous-développé, et qui souffre d'être directement lié au dernier segment, le plus faible. 2.5/6

# Charles Hillyer (Denholm Elliott), écrivain spécialisé dans le crime et l'horreur, s'installe dans le cottage en compagnie de son épouse (Joanna Dunham), pour travailler sur son nouvel ouvrage, narrant les crimes de Dominic l'étrangleur. Mais bien vite, Charles semble se persuader que Dominic est bien réel, et qu'il rôde dans les parages...

Plutôt bien réalisé, et agréable à regarder, bien que méga-téléphoné, et bien que la musique parfois grandiloquente soit un peu trop présente, çà et là. On est vraiment dans ce qui deviendra ultérieurement le style Contes de la Crypte, par contre. 3.5/6

# Hanté par le souvenir d'une femme dont il garde une photo, Phillip Grayson (Peter Cushing) s'installe dans le cottage, et découvre bien vite, une statue de cire ressemblant étrangement à l'objet de son obsession... jusqu'à l'arrivée de Neville (Joss Ackland), l'un des amis de Phillip, qui va déclencher l'impensable.

Un segment beaucoup plus atmosphérique, et qui se finit en slasher, mais qui pâtit d'une interprétation assez moyenne de Wolfe Morris, et d'une explication finale plutôt laborieuse. Bof. 3/6

# Ann Norton (Nyree Dawn Porter), une ancienne institutrice, décroche le poste de tutrice privée pour la petite Jane (Chloe Franks), une fillette vivant seule dans le cottage avec son père, le glacial John Reid (Christopher Lee). Jusqu'à ce que la tutrice découvre que les apparences sont trompeuses...

Une petite Chloe Franks adorable, un Christopher Lee assez classique, pour une histoire pas forcément désagréable, mais qui met un temps fou à arriver à une conclusion dont le spectateur se doute très très tôt, dès les premières minutes du segment. 3/6 

# Paul Henderson (Jon Pertwee), une star capricieuse de films d'horreur, s'installe dans le cottage, le temps d'un tournage de film de vampires avec sa collègue Carla (Ingrid Pitt). Mais lorsqu'il achète une cape à un vendeur étrange (Geoffrey Bayldon), il découvre que cette dernière a des pouvoirs inexplicables...

Une farce grotesque dans laquelle tout le monde surjoue clairement, et qui n'est jamais très sérieuse ni convaincante, puisque Pertwee en fait trois tonnes, et rappelle souvent Leslie Nielsen dans Dracula, Mort et Heureux de l'être. Malgré la superbe Ingrid Pitt, ça tranche trop radicalement avec le sérieux de tout le reste pour être ici à sa place. 2/6

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Dans l'ensemble, une anthologie plus homogène (notamment si l'on omet le dernier segment, avec Pertwee), et qui est globalement mieux produite que les deux précédentes. Ici, hormis la façade du cottage, un peu factice, la direction artistique et l'éclairage sont honorables, la réalisation compétente, et dans l'ensemble, il y a une ambiance sympathiquement gothique et pesante, bien aidée par sa bande originale efficace (à défaut d'être subtile).

Malgré tout, cependant, le film n'atteint pas pour autant des sommets, et Bloch a toujours des difficultés à faire dans la concision et dans les rebondissements finaux originaux.

Et puis Pertwee, franchement... *soupir*

3/6

Histoires d'Outre-Tombe (Tales From The Crypt - 1972) :

Quatrième anthologie Amicus, cette fois-ci adaptée de récits extraits des bande-dessinées Contes de la Crypte d'EC Comics, ce qui confère à ces histoires un fond nettement plus moralisateur, avec des protagonistes toujours punis pour leur comportement.

# Alors qu'ils visitent des catacombes, cinq touristes (Joan Collins, Ian Hendry, Robin Phillips, Richard Greene & Nigel Patrick) se perdent et finissent dans une salle étrange, où ils sont confrontés au Gardien de la Crypte (Ralph Richardson). Mystérieux, celui-ci leur montre alors le sombre destin qui les attend...

Un fil conducteur assez oubliable, puisque, outre l'ouverture sur la Toccata de Bach illustrant une vue d'un cimetière (malheureusement en pleine journée), les catacombes en question ne sont pas très impressionnantes (des grottes pas particulièrement crédibles). Cela dit, c'est assez bien interprété, même si le rebondissement final est assez classique. 3/6

# Le soir de Noël, Joanne Clayton (Joan Collins) assassine son mari, pour toucher la prime de son assurance-vie. Mais tandis qu'elle tente de cacher le corps à leur fille, qui dort à l'étage, elle apprend qu'un tueur en série déguisé en Père Noël rode dans les parages...

Un excellent segment quasi-muet, puisque principalement illustré par les cantiques de Noël diffusé à la radio de Joan Collins. Ce qui donne un mini-slasher efficace, à la conclusion téléphonée et au sang un peu trop artificiel, mais au déroulement et à l'interprétation globalement très honorables, ainsi qu'à l'ambiance très particulière. 4.5/6 (avec en prime une apparition de Chloe Franks, déjà dans l'anthologie précédente)

# Carl Maitland (Ian Hendry) décide de quitter sa femme et ses enfants, pour rejoindre pour de bon sa maîtresse (Angela Grant). Mais alors que les deux amants s'enfuient ensemble, ils ont un accident de voiture, dont Carl se sort in extremis... ou du moins, c'est ce qu'il pense.

Un segment peu populaire parmi les critiques, mais que j'ai néanmoins apprécié pour son utilisation de la vue subjective, et pour son économie de paroles. À nouveau, le rebondissement final a beau être prévisible, il fonctionne. 3.5/6

# James (Robin Phillips), un jeune homme snob vivant dans une banlieue huppée, déteste cordialement Mr Grimsdyke (Peter Cushing), un vieillard doux et paisible qu'il considère comme indigne de vivre dans le quartier. Il entreprend alors de rendre la vie de ce dernier invivable, jusqu'à ce qu'il se suicide...

Là, c'est l'inverse : tout le monde adore ce segment, notamment pour l'interprétation intéressante de Cushing, mais je l'ai trouvé un peu mollasson, manquant de punch, et avec un maquillage final, pour Cushing, assez raté. 3/6

# Ruiné, Ralph Jason (Richard Greene) et sa femme découvrent une figurine chinoise qui leur accorde trois voeux. Mais sans surprise, ces voeux se retournent contre eux...

Une variation de la Patte de Singe (qui est ici citée à plusieurs reprises) qui tente d'en détourner le concept. D'un côté, c'est assez amusant, et le final est plutôt gore, pour l'époque, mais de l'autre, la logique ne répond pas toujours présent. Bilan mitigé, donc. 3.5/6

# Le Major William Rogers (Nigel Patrick) est le nouveau directeur cruel et indifférent d'un hospice pour aveugles. Mais lorsque sa gestion incapable de l'établissement coûte la vie à l'un des pensionnaires, les autres, menés par George Carter (Patrick Magee) décident de se venger.

À nouveau, un segment qui semble diviser. Les quelques derniers instants, cruels (mais guère surprenants), de cette histoire sont mémorables... malheureusement, l'ensemble prend énormément son temps, et s'avère très peu passionnant. 3/6

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En conclusion, une anthologie un peu au-dessus des trois volets précédents : en s'affranchissant de Robert Bloch, les segments ont regagné en concision et en efficacité, et n'hésitent plus à jouer sur l'ambiance plus que sur les dialogues. On se retrouve néanmoins avec quelque chose de plus moralisateur, ce qui n'est pas encore trop gênant, mais pourrait le devenir dans les anthologies suivantes, selon les récits.

Seul regret, plusieurs de ces segments, indépendamment de leur qualité ou de leur interprétation, souffrent d'intérieurs trop éclairés, qui fleurent un peu trop le décor de studio. Rien de bien méchant, mais ça se remarque néanmoins.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 27 - What We Become (2015)

Publié le 5 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Danemark

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

What We Become (Sorgenfri) :

Dans la petite bourgade danoise de Sorgenfri, les quatre membres d'une famille se trouvent soudain placés en quarantaine, comme le reste de la communauté, lorsqu'un étrange virus commence à se répandre, et à transformer ses porteurs en créatures violentes et agressives.

80 minutes à peine pour ce film de zombies/infectés danois, qui pourrait très bien se résumer à "The Walking Dead/Fear The Walking Dead en version danoise".

Car si le tout est en effet plutôt bien joué, réalisé et produit, c'est aussi ultra-dérivatif et générique au possible, au point qu'on s'ennuie très rapidement devant ce récit manquant cruellement de rythme et d'originalité.

Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas non plus très intéressant (le passage du temps est assez mal géré, le budget est très limité), et ce ne sont pas les quelques notes de synthétiseur carpenterien qui surgissent une fois toutes les 30 ou 40 minutes qui parviennent à raccrocher le spectateur à un métrage particulièrement convenu.

Un petit 2.5/6 (ça perd un demi-point pour avoir placé le plus gros du récit en flashback, ce qui désamorce énormément de tension)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 26 - Tale of Vampires (2006)

Publié le 4 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Comédie, Suède

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Tale of Vampires (Frostbiten) :

Annika (Petra Nielsen), médecin, et Saga (Grete Havnesköld), sa fille adolescente, s'installent dans une petite ville au nord de la Suède, où règne actuellement la nuit polaire. Là, tandis que Saga se fait des amis de son âge, et est invitée à une petite fête, Annika rencontre, sur leur lieu de travail, son idole, le généticien Gerhard Beckert (Carl-Åke Eriksson). Mais bien vite, alors qu'un concours de circonstances répand une épidémie de vampirisme parmi la jeunesse de la ville, le sombre passé de Beckert se révèle à Annika...

Un long-métrage suédois présenté comme étant une comédie horrifique, mais qui, en réalité, a tellement le postérieur entre deux (si ce n'est trois ou quatre) sièges qu'elle échoue à convaincre dans le moindre domaine.

D'un côté, on a un film vampirique tout à fait sérieux, avec des Nazis, un flashback historique, des créatures assez réussies compte tenu du budget, des expériences scientifiques, une tentative de créer du suspense, etc.

De l'autre, une teen comedy bourrée de clichés, de personnages caricaturaux et creux, et d'humour bas de plafond (des chiens qui parlent).

Ensuite, occasionnellement, on a un niveau d'humour plus subtil et très nordique dans son flegme et son stoïcisme.

Ailleurs, du slapstick à base de nains de jardin, de repas de famille problématique ou de vampire qui s'en prend plein la tête.

Et puis, çà et là, surnagent des idées intéressantes, jamais vraiment exploitées (la nuit polaire, par exemple, ou encore la drogue vampirique).

Résultat, tout ça se mélange dans un tout jamais très structuré ou rythmé, assez décousu et inabouti, qui part dans tous les sens sans jamais prendre le temps de développer suffisamment quoi que ce soit, et illustré par une bande originale symphonique un peu trop présente et grandiloquente pour son propre bien.

En somme, un bon gros bordel assez fauché, et qui ne convainc jamais. Dommage.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 25 - Bunny the Killer Thing (2015)

Publié le 4 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Finlande

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Bunny the Killer Thing :

Au fin fond des forêts de Finlande, une créature sanguinaire rôde : un lapin géant à la libido surdéveloppée, produit des expériences improbables de criminels obsédés. Et lorsqu'un groupe d'amis s'installe dans un chalet pour y passer un week-end entre amis, ils finissent rapidement par devenir les nouvelles proies de ce lagomorphe libidineux...

Pour la seconde fois en deux jours, je me retrouve devant un film qui, très probablement, devrait être nettement plus plaisant et amusant pour un spectateur sous l'influence de substances stupéfiantes.

Ici, on est en effet dans un bon vieux monster movie fauché, adapté d'un court-métrage finlandais, et développé pour atteindre les 90 minutes environ : dans cette grande tradition qui regroupe ainsi les films Troma, par exemple, on a ici un film mal rythmé, à l'interprétation en anglais très aléatoire, qui est racoleur, vulgaire, graveleux, stupide, gore, etc, etc, etc... c'est objectivement fait avec les moyens du bord, la créature est risible (un mec en costume de lapin mal ajusté, et qui passe son temps à faire tournoyer le godemichet qui est censé être son pénis, en hurlant "PUSSY" !), et le film tourne très vite à vide, plombé par des digressions sur des personnages secondaires et autres petites frappes sans intérêt.

Et paradoxalement... par moments, ça fonctionne.

Je ne sais pas si c'est le nawak et la débilité assumés du tout, les extérieurs naturels enneigés splendides, la musique ultra-grandiloquente, la volonté de développer des personnages idiots pour leur donner un semblant d'épaisseur, ou la réalisation bizarrement très compétente... mais par moments, ça fonctionne, avec un certain degré d'absurdité parfaitement déconcertant.

Ce n'est pas bon, mais... ce n'est pas inintéressant pour autant. Et donc, pour la deuxième fois en deux jours, je mets la note de...

?/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 24 - From a House on Willow Street (2016)

Publié le 3 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Afrique du Sud

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

From a House on Willow Street :

Hazel (Sharni Vinson), Ade (Steven John Ward), Mark (Zino Ventura) et James (Gustav Gerderner), quatre criminels, décident d'enlever Katherine (Carlyn Burchell), pour demander une rançon au père de cette dernière, un riche bijoutier. Mais rapidement, les malfrats s'aperçoivent que leur captive n'est pas aussi innocente qu'il y paraît, et ils deviennent alors la proie de forces démoniaques qui les dépassent...

Un film sud-africain (à l'action située aux USA) pas trop mal filmé, mais visuellement assez laid et limité (le plus gros du métrage se déroule dans un entrepôt en ruines, et le reste dans une maison dévastée), qui ne fait pas grand chose de son idée de base (le coup du kidnapping et/ou cambriolage qui tourne mal parce que la victime n'est pas ce qu'on pensait, c'est désormais du vu et revu), peine à instaurer autre chose que de l'ennui (ses jump-scares sont répétitifs au possible, le script est mollasson, et les personnages/interprètes sont tout sauf intéressants), et finit par agacer avec tous ses clichés.

Et pourtant, sur la fin, des maquillages assez réussis et les quelques effets numériques du dernier quart d'heure font tout leur possible pour justifier les 70 minutes perdues devant le reste du film... mais ce n'est pas assez.

1.5/6 + 0.25 pour l'affiche assez chouette = 1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 23 - Helen Keller vs Nightwolves (2015)

Publié le 3 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Oktorrorfest, Biographie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Helen Keller vs Nightwolves :

Au début du siècle, dans un petit village américain, des loups nocturnes sèment la terreur, tuant et mutilant de nombreux innocents, au nombre desquels Helen Keller (Jessie Wiseman), qui finit sourde et aveugle. Heureusement pour elle, elle peut compter sur l'aide de son amie Anne Sullivan (Alanna Ubach), de son frère homosexuel William (Jesse Merlin), et de son mentor, Jonathan (Barry Bostwick), qui va aider Helen à se transformer en véritable machine à tuer les lupins.

Un métrage signé St. James St. James, alias habituel de Ross Patterson, un réalisateur/scénariste/comédien/comique spécialisé dans les parodies pas très fines, façon humour Adult Swim, et qui s'intéresse (dans la veine du Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires sorti en 2012, date de mise en chantier de ce film-ci) à un personnage historique - Helen Keller, institution aux USA, conférencière, militante sourde et aveugle, et première personne handicapée à avoir décroché un diplôme universitaire - en revisitant sa vie à la sauce grindhouse-action-horreur.

Ici, comme à son habitude, St. James St. James présente, depuis sa bibliothèque, cette nouvelle addition à son catalogue de productions gonzo, façon exploitation grindhouse fauchée, cheapissime, débordant de problèmes de son, d'image, d'interprétation bancale, de re-doublage raté, de problèmes de script, de vannes foireuses, de stock shots, et d'anachronismes.

Tout ça, c'est bien entendu voulu par le réalisateur, et ça fonctionne même ponctuellement, quand bien même le film n'aurait finalement pas grand chose d'horrifique ou de comique : car si une "parodie débile et non-sensique" à la Adult Swim fonctionne parfaitement en format 20-25 minutes, dès que ça commence à s'allonger, ça tire à la ligne.

Comme on dit, les blagues les plus courtes sont les meilleures, et ici, avec 70+ minutes, on a tendance à se lasser de l'ensemble, et ce malgré sa distribution plutôt  intéressante pour un budget aussi inexistant : on sent que ce métrage rigolard, partiellement financé en plusieurs fois par Kickstarter + Indiegogo, a été tourné entre potes, et n'a aucune ambition.

Ça tombe bien, parce qu'il est peu probable que ce Helen Keller vs Nightwolves reste dans les mémoires.

?/6 (objectivement, du 2/6, mais bon, pour peu qu'on soit dans en festival ou en soirée, et déjà bien imbibé, je suppose que ça peut passer pour un bon délire entre amis)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 22 - The Void (2016)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Void :

Lorsque Daniel Carter (Aaron Poole), officier de police, découvre James (Evan Stern), couvert de sang, en lisière d'un bois, il s'empresse de l'amener à l'hôpital le plus proche, au personnel malheureusement minimal (Ellen Wong, Kenneth Welsh, Stephanie Belding, Kathleen Munroe). Rapidement, cependant, deux hommes armés (Mik Byskov, Daniel Fathers) arrivent, traquant James, l'hôpital se trouve entouré de cultistes menaçants, et, l'un après l'autre, les patients et le personnel se trouvent pris au piège de cet établissement. Un établissement dont les sous-sols recèlent bien des sombres secrets immémoriaux et tentaculaires...

Que se passe-t-il lorsque deux fans de genre, respectivement directeur artistique et responsable en effets spéciaux sur de gros projets, membres d'un collectif au sens de l'humour prononcé et à la nostalgie des années 80, décident de monter un film sérieux et angoissant, partiellement financé par le web ?

Et bien on se retrouve avec ce The Void, un film-hommage canadien qui lorgne énormément (et volontairement) sur le cinéma de John Carpenter, que ce soit dans son fond (le script est tout simplement un bon gros mélange de plusieurs métrages de Big John), dans sa forme (énormément de créatures tentaculaires, difformes et mutantes, faites en latex et en effets physiques, qui rappellent directement La Chose ou L'Antre de la Folie), et dans son approche de l'horreur cosmique et lovecraftienne, particulièrement bien illustrée lors de ces visions improbables de paysages crépusculaires et monolithiques.

Autrement dit, on se retrouve ici avec un vrai film d'horreur old-school, façon années 80, dans ce que ça a de bon et de moins bon (le rythme est un peu inégal, le script repose sur quelques grosses coïncidences abusives, les personnages ne sont pas très développés) : reste que c'est très compétent, ça fait vraiment plaisir à voir si l'on apprécie le genre, et ça s'avère très très sympathique, bien que parfois un peu trop sous influence (outre Big John, on pense aussi à Barker, à Fulci, à Yuzna, à la Galaxie de la Terreur, etc).

4.25/6 (c'est du fanservice, oui, mais du fanservice bien fait)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 21 - Sun Choke (2016)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Sun Choke :

Instable et fragile, Janie (Sarah Hagan) se remet à peine d'une crise psychotique récente, et subit, plus ou moins captive, les soins inhabituels que sa stricte gouvernante, Irma (Barbara Crampton), lui prodigue au quotidien en usant de méthodes peu conventionnelles. Jusqu'au jour où, lors de l'une de ses rares sorties, Janie commence à s'intéresser à Savannah (Sara Malakul Lane), une jeune femme à laquelle elle s'identifie étrangement : obsédée par Savannah, Janie va vite s'avérer prête à tout pour se rapprocher encore plus d'elle...

Un film indépendant américain mettant en vedette Sarah Hagan (Millie dans Freaks & Geeks, et Amanda dans Buffy contre les Vampires), dans un rôle particulièrement éprouvant et courageux, auquel l'actrice pourtant généralement discrète se donne littéralement corps et âme.

On se trouve ici devant un film éthéré et vaporeux, à la structure volontairement fragmentée et mystérieuse, bref, un film typiquement indépendant (pour ne pas dire auteurisant), qui aborde notamment la thématique de l'identité, mais aussi du contrôle et de la domination : le contrôle de Janie sur sa vie et ses pulsions, sur l'existence d'autrui, le contrôle d'Irma sur Janie, etc.

Des thèmes intéressants, un traitement original, et une interprétation habitée... mais malheureusement, un film un peu trop prévisible dans son déroulement : impossible, pour qui est familier des films de genre, de ne pas se méfier, dès le début, du personnage de Janie. Combien de métrages de ce type commencent en effet en établissant un rapport de forces injuste et cruel, avant de révéler à mi-parcours que la pauvre victime est en réalité dangereuse au possible ?

Et ici, c'est pareil : une fois que Janie a le droit de sortir, on comprend tout de suite qu'elle est profondément malade et dangereuse (on s'en doutait dès le début, en fait), et tandis que le film passe du thriller psychologique fragmenté, au torture (soft) porn basique, dans son dernier tiers, l'intérêt retombe.

C'est dommage, parce que dans l'ensemble, le film est techniquement maîtrisé, et Hagan est excellente... mais ce portrait perd en efficacité à mesure qu'il devient plus frontal, et que, paradoxalement, son côté malsain et intrigant s'affaiblit.

3.5/6

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Blog Update ! - Septembre 2017 (fin) & Halloween Oktorrorfest (premier bilan)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Update, Les bilans de Lurdo

Le mois de septembre est terminé, et avant d'attaquer la grande ligne droite d'octobre menant à Halloween, le moment est venu de faire un bref retour sur la première partie de l'Halloween Oktorrofest 2017....

01 - The Monster 2/6

02 - Pet 2.25/6

03 - La Chambre des Oubliés 0.5/6

04 - The Jane Doe Identity 4.5/6

05 - Beyond the Gates 2/6

06 - SiREN 2.75/6

07 - Morgane 2.5/6

08 - Ouija : Les Origines 3.5/6

09 - Underworld : Blood Wars 1/6

10 - Vamps 3/6

11 - XX 2.75/6

12 - La Galaxie de la Terreur 2.25/6

13 - Spiders 1.5/6

14 - Lake Bodom 3.25/6

15 - Baba Yaga 2.25/6

16 - Under The Shadow 3/6

17 - Invaluable : The True Story of an Epic Artist 3.75/6

18 - Ça 3.75/6

19 - Eloise 1.5/6

20 - Anthologies UK 70s (1/5) - Le Train des Épouvantes & Le Jardin des Tortures 3/6 & 2/6

 

Pas grand chose à signaler de valable, durant cette deuxième quinzaine de septembre. Hormis les deux films du mois, mentionnés ci-dessous, saluons le professionnalisme constant de Mike Flanagan, avec OuiJa : Les Origines, et remarquons que les films les "mieux" notés de cette quinzaine sont souvent le produit de cinéastes étrangers (Lake Bodom, Under The Shadow...)

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Film(s) du mois : Une très bonne surprise - The Jane Doe Identity - à l'ambiance pesante et macabre, et une adaptation tout à fait honorable de King, avec Ça.

Flop(s) du mois : Ce n'était clairement pas le mois de Kate Beckinsale, puisque le dernier Underworld et La Chambre des Oubliés sont deux plantages assez spectaculaires, vraiment indignes d'une sortie en salle.

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L'Halloween Oktorrorfest 2017 continue dès aujourd'hui sur le blog des Téléphages Anonymes, et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver, à tout moment, la liste complète des films déjà passés en revue dans le cadre des Oktorrorfests présentes et passées en suivant ce lien, ou en cliquant directement sur Index dans le menu de haut de page.

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Scooby-Doo et la Carte au Trésor (2013) & Scooby-Doo : Aventures en Transylvanie (2014)

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Thriller, Halloween, Oktorrorfest

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Scooby-Doo et la Carte au Trésor (Scooby-Doo ! Adventures - The Mystery Map) :

Alors qu'ils passent un peu de temps à se détendre dans leur cabane sylvestre, Fred (Frank Welker), Shaggy (Matthew Lillard), Velma (Stephanie D'Abruzzo), Daphne (Grey DeLisle Griffin) et Scooby (Frank Welker) découvrent une carte au trésor dans le carton d'une pizza qu'ils se font livrer. Rapidement, le Gang se met en quête du trésor perdu de Gnarlybeard le pirate, mais ils trouvent, sur leur chemin, le Maléfique Perroquet Fantôme (Dee Bradley Baker), et Gnarlybeard (John Rhys-Davies) en personne...

Un moyen-métrage de 43 minutes, qui se divise en deux parties de 20 minutes (en réalité des mini-épisodes liés par l'histoire de la carte au trésor), adaptant au format prises de vue réelles avec marionnettes les personnages et le ton de la série Scooby-Doo : Agence Toutou Risques (1988-1991).

Autrement dit : le tout est assez enfantin, à l'image de ses personnages rajeunis et de la série de l'époque, et ce n'est pas forcément captivant pour un adulte ; néanmoins, c'est globalement bien produit (cela dit, j'aurais pu me passer des montages musicaux recyclant des chansons issues d'autres métrages Scooby-Doo), et assez intéressant d'un point de vue technique (j'ai notamment vraiment apprécié Gnarlybeard le pirate, et son apparence visiblement inspirée par un certain personnage des Muppets).

Scooby-Doo : Aventures en Transylvanie (Scooby-Doo ! Frankencreepy) :

Velma découvre un beau jour qu'elle a hérité d'un château maudit situé en Transylvanie Pennsylvanienne : de quoi paniquer la jeune femme, qui cache apparemment depuis des années un sombre secret quant à ses origines. Une fois sur place, le Scooby Gang est alors confronté à ses pires phobies, au cours d'un séjour des plus éprouvants pour Velma, Fred, Shaggy, Daphne et Scooby...

Un long-métrage Scooby Doo de 73 minutes, au générique de début intéressant et travaillé, et au rendu visuel et à l'animation plutôt réussis, mais qui au final m'a laissé particulièrement mitigé.

Le problème, en fait, c'est que le tout n'est pas forcément mauvais, mais que la production essaie de paraître cool et moderne, et les scénaristes d'être des petits malins : on a ainsi énormément d'ironie et d'autodérision (au point de faire ressembler le récit et ses personnages à de la parodie caricaturale), une tendance qui culmine, dans le générique de fin, par un nerd qui critique tous les problèmes de continuité du film sur un ton goguenard.

Et c'est bien là le souci : les vannes métadiscursives et référentielles, pourquoi pas, mais Frankencreepy en use et abuse, et très rapidement, le tout devient ultra-répétitif et lassant, à l'image de tous ces plans sur Fred traumatisé par la destruction de la Mystery Machine (avec flashbacks de son explosion à la clef, systématiques), ou de ses innombrables fast cuts façon Edgar Wright, qui se produisent toutes les deux minutes environ.

Entre ça, le rythme gentiment pépère (à base de remplissage sur un postulat de départ pas forcément très original), et la manière assez peu finaude dont les phobies des membres du Scooby Gang sont mises en images (Daphne qui s'imagine faire une taille 40, et la production qui la dessine comme un bibendum souffrant d'obésité morbide), Frankencreepy finit par frustrer aussi souvent qu'il n'amuse. Dommage.

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Un film, un jour (ou presque) #606 : Ghost Rider (2007)

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost Rider :

Lorsqu'il était plus jeune, Johnny Blaze (Nicolas Cage), cascadeur à moto, a vendu son âme au diable en échange de la guérison de son père cancéreux. Désormais, il est le Ghost Rider, chasseur de primes squelettique et implacable au service de l'Enfer. Et lorsque Blackheart (Wes Bentley), le fils du Diable (Peter Fonda) arrive sur Terre pour détruire le monde, son père charge le Rider de mettre un terme à cette rébellion...

Pas revu depuis la sortie cinéma, assez traumatisante, et en cette période de quasi-Halloween, je me suis dit que j'allais retenter le coup, et que, peut-être, j'allais trouver cela meilleur que dans mes souvenirs.

Et non. Vraiment pas. Pour faire simple, Ghost Rider est un métrage qui se vautre lamentablement à tous les niveaux, y compris les plus élémentaires.

Le ton global ? À demi-déconneur, avec des répliques et des détails débiles, qui cassent la moindre atmosphère, et l'aura du héros. Une approche assez typique des adaptations Marvel produites par Avi Arad, à l'époque...

La réalisation de Mark Steven Johnson (Daredevil) ? Souvent forcée, risible et artificielle, jamais subtile, montée avec les pieds (la première transformation en Rider, avec caméra tournoyante autour de Cage qui cabotine et plans de coupe sur des explosions numériques... aïe), avec des zooms, des rétroprojections bancales, etc.

La direction artistique ? Bipolaire : autant le travail effectué sur le Rider et sur certains décors est très sympathique, autant les méchants ont un look ridicule, digne de Charmed, que ce soit au niveau de la garde-robe ou du maquillage (Bernadette Chirac en Satan, c'est intéressant, comme choix de casting :p).

Les effets visuels ? Le Rider qui chevauche en ville est assez réussi, bien que manquant de poids et souffrant de proportions aléatoires, et les effets de transformations ne sont pas désagréables, mais tout le reste va du médiocre au calamiteux, notamment le Regard d'expiation, le générique d'ouverture, ou encore les effets des démons.

L'interprétation ? Cage fait du Cage, tour à tour en surjeu ou en sous-jeu, tous les seconds rôles sont mauvais (notamment Bentley), et à part les deux vétérans (Sam Elliott et Fonda), c'est globalement des plus médiocres.

Et enfin, le scénario ? Ça regorge de raccourcis improbables et de scènes débiles (Elliott qui se transforme en Rider pour une ultime chevauchée... et repart aussitôt !), d'affrontements bâclés et de moments inutiles, bref, c'est assez naze.

Au final, hormis un ou deux moments qui fonctionnent grâce aux équipes des effets spéciaux, le capital sympathie d'Eva Mendes, et les dix premières minutes de flashbacks, à peu près sobres et potables, il n'y a vraiment qu'une chose à sauver de ce naufrage : la bande originale de Christopher Young, qui a composé sa partition comme s'il avait sous les yeux un bon film épique et sombre.

Malheureusement, dans le produit fini... sa musique n'est pas du tout mise en valeur. Oups.

1.5/6 (j'ai hâte de revoir la suite : ça ne pourra pas être pire...?)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 20 - Anthologies UK 70s (1/5) - Le Train des Épouvantes (1965) & Le Jardin des Tortures (1967)

Publié le 29 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Anthologie, Amicus, UK, Fantastique, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Train des Épouvantes (Dr. Terror's House of Horror - 1965) :

Première anthologie d'horreur/épouvante produite par Amicus, le studio anglais concurrent de la Hammer.

Cinq hommes - Jim Dawson (Neil McCallum), Bill Rogers (Alan Freeman), Biff Bailey (Roy Castle), Franklyn Marsh (Christopher Lee) et Bob Carroll (Donald Sutherland), tous issus d'horizons différents - se rencontrent dans le wagon d'un train londonien, où ils sont bientôt rejoints par le Dr. Schreck (Peter Cushing), qui décide alors de passer le temps en utilisant des cartes de tarot afin de lire l'avenir des cinq autres passagers...

Un fil conducteur pas désagréable, avec un Peter Cushing charismatique, et un rebondissement final efficace, sans être trop surprenant. On regrettera juste l'effet du crâne, un peu trop fauché. 3.5/6

# Jim Dawson, un architecte, retourne dans le manoir de sa famille, désormais possédé par Mrs Biddulph (Ursula Howells), pour y faire des rénovations. Mais rapidement, il découvre le sarcophage du Comte Valdemar, réputé pour être un loup-garou, caché dans un mur de la cave... et lorsque le cercueil s'ouvre, Dawson doit faire face à la bête.

Un premier segment à l'atmosphère particulièrement gothique et réussie, mais au déroulement mollasson, à l'interprétation figée et au rebondissement final télégraphié. Bof. 3/6

# Lorsqu'il rentre de vacances, Bill Rogers découvre une plante étrange, qui pousse depuis peu le long de la façade de sa maison. Une plante qui semble être dotée d'intelligence, et bien décidée à se défendre...

Un segment assez raté et peu intéressant, avec sa plante animée assez peu menaçante, et son script transparent. 2/6

# Lors d'un séjour aux Caraïbes, Biff Bailey, un jazzman, décide de s'inspirer d'une cérémonie vaudoue pour composer un morceau. Mais bien mal lui en prend.

À peine plus réussi que le segment précédent, puisque souffrant d'un remplissage musical abusif, et d'une conclusion plate au possible. 2/6

# Franklyn Marsh, critique d'art arrogant et prétentieux, est humilié en public par le peintre Eric Landor (Michael Gough). Pour se venger, il le renverse en voiture, ce qui mène à l'amputation de l'une des mains de l'artiste. Une main qui, contre toute attente, décide de faire payer Marsh...

Nettement meilleur, celui-là, malgré les effets un peu primitifs de la main en caoutchouc : Christopher Lee se donne à fond, et on se retrouve devant un Conte de la Crypte avant l'heure. 4/6

# Peu de temps après que le Dr. Bob Carroll soit rentré de lune de miel avec sa nouvelle épouse (Jennifer Jayne), une épidémie étrange semble indiquer la présence d'un vampire en ville. Avec l'aide de son collègue le Dr. Blake (Max Adrian), Bob cherche alors le - ou la - coupable.

Assez moyen, ce segment, et assez prévisible, mais globalement, rien de honteux. 3/6

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Dans l'ensemble, une anthologie assez moyenne, et peu inspirée ; malgré sa durée limitée (à peine plus de 90 minutes), la première moitié est assez lente et quelconque, et seuls les deux derniers segments sauvent un peu les meubles.

Un petit 3/6

Le Jardin des Tortures (Torture Garden - 1967) :

Seconde anthologie Amicus, à thématique fête foraine, et scénarisée par Robert Bloch, qui est loin d'être un incapable.

Cinq personnes (Michael Bryant, Beverly Adams, Barbara Ewing, Jack Palance & Michael Ripper) visitent la fête foraine de l'étrange Dr. Diabolo (Burgess Meredith), qui leur propose, en échange d'une petite somme supplémentaire, de leur faire connaître la terreur, la vraie. Il les amène alors en coulisses, et leur montre une statue de cire de la déesse Atropos (Clytie Jessop), tenant des ciseaux, dont les lames révèlent la sombre destinée des visiteurs...

Un fil conducteur assez décevant : on a souvent l'impression de voire le Pingouin cabotiner, les décors sont assez pauvres et fauchés, et le maquillage de Clytie Jessop, supposée être en cire, est raté au possible (en plus de la voir respirer, bouger, etc). Quant à la conclusion, qui tient lieu de pseudo cinquième segment, elle tombe à plat, et est trop précipité pour convaincre. Énorme bof. 2/6

# Colin Williams (Michael Bryant) arrive chez son oncle malade (Maurice Denham), pour tenter de trouver l'origine de la fortune de ce dernier, et en profiter. Mais il s'avère bien vite que son oncle était sous l'emprise d'un chat maléfique, capable d'exaucer les souhaits en échange de sacrifices humains...

Un premier segment qui tente le gothique, le macabre, et qui se déroule en grande partie sans dialogues, avec une bande-son sinistre et grandiloquente. En théorie, pourquoi pas, malheureusement, le segment dure plus d'une demi-heure, et amène le film à la barre des 40 minutes : résultat, tout se traîne, il ne se passe rien, l'écriture est lourde et bavarde, c'est un peu surjoué (Denham et son maquillage raté), et quand arrive la fin, on se dit "tout ça pour ça". 2/6

# Carla Hayes (Beverly Adams), une ambitieuse starlette bien décidée à percer à Hollywood, découvre bientôt que bon nombre d'acteurs et de producteurs partagent un sombre secret...

Et encore un flop, qui dure là aussi près d'une demi-heure, et n'a rien d'autre à raconter qu'un vague thriller hollywoodien pas très bien joué, et dont le rebondissement fantastique arrive bien trop tard, sans réel impact. 1.5/6

# Lorsque Leo (John Standing), un pianiste, s'éprend d'une journaliste (Barbara Ewing) qui fait un article sur lui, il signe là l'arrêt de mort de cette dernière : car son piano, surnommé Euterpe, est très jaloux...

Bwahaha, un piano jaloux et tueur. Bon, pourquoi pas, après tout, Stephen King a bien écrit Christine... mais là, autant sous forme écrite, ça aurait pu fonctionner, autant à l'écran, il aurait fallu de la subtilité et de la maîtrise pour faire passer tout ça. Ce qui n'est pas le cas, la scène finale étant risible de bout en bout, avec son piano qui se déplace pour barrer la porte, et qui s'approche, menaçant, en vue subjective... j'en ris encore. 2/6

# Ronald Wyatt (Jack Palance) croise le chemin de Lancelot Canning (Peter Cushing), comme lui un grand collectionneur de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe. Il découvre alors que son confrère est en possession de manuscrits inédits de Poe... des manuscrits étrangement récents, et qui sont liés à une porte que Canning maintient délibérément toujours close.

Ah, voilà, enfin un segment réussi. Le plus gros du budget est clairement passé ici dans les décors et dans la distribution, et le segment s'avère très sympathique, avec un joli jeu de ping-pong entre Cushing et un Jack Palance à l'interprétation étrange, fébrile et maniérée, mais qui fonctionne. La fin, néanmoins, est un peu moyenne. 4.25/6

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En résumé, une anthologie nettement en deçà de la précédente, pourtant déjà pas formidable en soi : ici, l'écriture de Bloch est lourde, déborde d'exposition inutile, et tout le film est plombé par ses deux premiers segments, qui, sans avoir grand intérêt intrinsèque, représentent  à eux seuls près des 2/3 du métrage. Décevant.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 19 - Eloise (2017)

Publié le 29 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Eloise :

À la mort de son père, Jacob (Chace Crawford) apprend qu'un héritage substantiel l'attend s'il parvient à trouver le certificat de décès de sa tante, Genevieve (Nicole Forester). Mais celle-ci est décédée dans un hôpital psychiatrique surnommé Eloise, à la réputation sinistre suite aux exactions du brutal Dr. HH Greiss (Robert Patrick). Avec l'aide de Pia (Eliza Dushku), une habitante de la région, et de Scott (PJ Byrne), le frère attardé de celle-ci, passionné par l'hôpital, Jacob et son ami Dell (Brandon T. Jackson) s'aventurent dans l'hôpital sinistre, hanté par les souvenirs douloureux du passé...

Un film médiocre au possible, qui prend une bonne demi-heure avant de démarrer, et recycle alors tous les poncifs des films d'horreur se déroulant dans un asile abandonné (et il commence à y en avoir un bon paquet), avec des apparitions assez ratées, une tension absente, un éclairage stroboscopique constant et saoulant (pour simuler les éclairs, bien entendu), et des personnages creux et surjoués au possible (nan, mais entre le frangin attardé qui rit tout le temps, et le noir drogué criminel magouilleur qui débite des one-liners à la pelle, au secours)...

Et puis le film décide de laisser tomber l'asile hanté, pour plonger Dushku et Crawford dans un récit de déplacements temporels qui tente in extremis de donner du liant et de la profondeur à tout ce qu'on a vu jusque là. Seul problème : le film dans son intégralité est déjà, à la base, un récit en flashback sur une Dushku traumatisée interrogée par un policier, donc d'office, cela tue tout suspense quant à qui va survivre et qui va mourir.

Bref, ce n'est pas trop mal mis en images, mais c'est souvent involontairement drôle, les personnages sont idiots et sans intérêt, et tout le film manque cruellement de tension. On oublie.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 18 - Ça (2017)

Publié le 28 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Oktorrorfest, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ça (It) :

À Derry, dans le Maine, une bande de sept jeunes mis à l'écart (Jaeden Lieberher, Wyatt Oleff, Jeremy Ray Taylor, Sophia Lillis, Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Chosen Jacobs) sont confrontés, le temps d'un été, à une créature maléfique qui, tous les 27 ans, sort des égoûts de la ville pour s'en prendre à ses habitants. Et cette fois-ci, c'est après la petite bande qu'il en a, sous l'apparence terrifiante de Pennywise le clown (Bill Skarsgård)...

Je préfère prévenir tout de suite : sans pour autant détester, je ne suis pas très grand fan de Stephen King en tant qu'auteur. Je n'ai en effet jamais rien ressenti de particulier en lisant ses ouvrages, si ce n'est un semblant d'agacement devant la répétition de ses thèmes, de ses personnages, de ses ressorts dramatiques, etc.

À l'identique, je suis loin d'être fan de Stephen King en tant que scénariste ou source d'adaptation, tant ses récits se prêtent mal à des films/téléfilms généralement exécutés par des faiseurs pas très doués (Mick Garris, si tu nous regardes !) ; quand un bon réalisateur de la trempe d'un Carpenter ou d'un Kubrick s'attaque à du King, c'est déjà autre chose... mais ce sont des exceptions plutôt que la règle.

Et, pour finir, je n'ai jamais trouvé la mini-série "Il" est revenu particulièrement réussie, malgré sa place désormais très spéciale dans le cœur des trentenaires nostalgiques qui semblent peupler le web : elle est assez ratée, notamment dans sa partie adulte, et comprend beaucoup trop de passages ayant trop mal vieilli pour rester efficaces aujourd'hui... si tant est qu'elle l'ait déjà été sur quiconque ayant été âgé de plus 15 ans à l'époque de sa diffusion.

(mais j'aime beaucoup Pennywise-Curry)

Ah, et j'ai failli oublier : je n'ai jamais eu peur des clowns. :p

Bref, j'étais assez indifférent à l'idée de ce remake... tout en reconnaissant qu'il y avait là une grosse opportunité de produire une adaptation nettement moins fauchée et télévisuelle.

Mais l'idée de diviser en deux films le récit de King, de le confier au réalisateur de l'anecdotique Mamá (2013 - film fantastique espagnol produit par Guillermo Del Toro, et dont je ne garde absolument aucun souvenir), et de déplacer le récit dans les années 80 (ce qui rapproche d'autant l'ambiance globale de celle de Stranger Things, qui partage déjà un acteur avec ce Ça), pouvait laisser dubitatif.

Surtout que l'accueil dithyrambique reçu par le métrage outre-Atlantique (à rapprocher de l'accueil reçu là-bas par Wonder Woman) incitait à la méfiance...

Mais en fait, non : Ça 2017 est un film sympathique, une adaptation de King plutôt réussie, et un moment plutôt agréable à passer en salles.

Bon, soyons tout de suite très clairs : ce n'est pas le chef d’œuvre du cinéma d'horreur que le web applaudit à tout va (en même temps, une dose de fanservice 80s, ça suffit pour que le web s'emballe, donc...), et c'est très loin d'être parfait (la structure assez répétitive du récit de King - un enfant, une manifestation de Pennywise, etc, etc - est ici encore plus visible privée des renvois à l'époque adulte, les scènes d'exposition sont assez maladroites, la réalisation abuse un peu des effets faciles de caméra penchée, et le métrage connaît en plus un petit coup de mou au moment d'entamer sa dernière ligne droite), mais c'est néanmoins tout à fait honorable.

Et une grande part du succès du film, il le doit à son excellente distribution : les enfants sont tous impeccables, attachants et justes (on regrettera que Mike soit à ce point sous-développé et sous-utilisé) ; et cette incarnation de Pennywise parvient à être mémorable, malgré une petite overdose d'effets numériques et une certaine surexposition du personnage.

On pourrait aussi reprocher au film sa longueur inutile (20/25 minutes de moins auraient permis de dynamiser un peu tout ça), sa bande originale peu mémorable, et son incapacité à faire peur (malgré toutes les grosses ficelles techniques des films d'horreur modernes, les déformations numériques, etc, Pennywise ne fait pas particulièrement peur... surtout pas lorsque ses yeux partent dans des directions opposées, ce qui lui donne un aspect plus comique qu'autre chose). Ou encore regretter que la maison où se terre Pennywise semble à ce point trancher avec le reste de la direction artistique, et faire vraiment décor de cinéma (ou maison hantée de parc d'attraction).

Mais ce n'est pas bien grave, au final. Compte tenu de l'histoire peu glorieuse des adaptations de King au cinéma et à la télévision, on est obligé de reconnaître que cette version de Ça est une assez bonne surprise, thématiquement plutôt pertinente et bien emballée.

Maintenant, le plus dur reste à faire : réussir le casting des versions adultes de ces personnages, et parvenir à rendre intéressant le Chapitre 2 de Ça, qui n'aura pas la béquille de la nostalgie années 80 pour l'aider.

3.75/6 (une note qui sera probablement revue à la hausse ou à la baisse en fonction de sa suite)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 17 - Invaluable : The True Story of an Epic Artist (2014)

Publié le 28 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Documentaire

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Invaluable : The True Story of an Epic Artist :

Un documentaire rigolard, assez fauché, et globalement anecdotique sur Tom Sullivan, spécialiste en effets spéciaux ayant officié sur les deux premiers Evil Dead de Sam Raimi (dont il a créé le Necronomicon), et partiellement sur le troisième.

C'est tourné sans le moindre budget, les interviews sont faites sur un coin de canapé ou entre deux dédicaces en convention, tout le monde est interviewé sauf Tapert et Raimi, et dans l'ensemble, ça sert pas mal la soupe (non sans raisons) à Sullivan, puisque c'est lui-même, en compagnie du réalisateur du documentaire, qui mène bon nombre de ces interviews.

Plutôt à réserver aux passionnés de la saga, et aux fanatiques d'effets spéciaux, et ce même si ça s'attarde probablement un peu trop sur la vie et les problèmes de Sullivan pour vraiment totalement satisfaire ces derniers.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 16 - Under The Shadow (2016)

Publié le 27 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, UK, Jordanie, Qatar, Fantastique, Horreur, Netflix

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Under The Shadow :

À Teheran, au milieu des années 80, alors que la Guerre Iran/Irak fait rage, Shideh (Narges Rashidi), ancienne étudiante en médecine désormais contrainte de jouer les mères au foyer, se retrouve seule avec sa fille Dorsa (Avin Manshadi) lorsque son époux est mobilisé. Mais lorsqu'une bombe irakienne s'abat sur son immeuble, une entité étrange semble commencer à se manifester, invisible de tous, sauf de Dorsa. Un à un, les voisins de Shideh quittent le bâtiment pour se mettre à l'abri, mais celle-ci reste, alors même que les phénomènes paranormaux se multiplient...

Un film d'épouvante indépendant, réalisé/écrit par un Iranien et tourné en persan, qui fait un buzz pas possible sur le web et chez les critiques internationaux : ça parle de film de l'année, de meilleur film d'horreur de ces dix dernières années, etc.

Et quelque part, ce n'est pas surprenant, tant le cadre et les thématiques historiques, sociales et religieuses sont pile le coeur de cible de bon nombre de critiques, entre l'oppression de la femme dans les sociétés musulmanes, le manque de représentation des acteurs d'origine moyen-orientale au cinéma, le manque de femmes dans des rôles principaux forts et non-sexualisés dans le cinéma d'horreur, les thématiques de la maternité, etc, etc.

Autant de sujet que la critique adore voir traiter au cinéma, et qui donne à ce film d'épouvante une épaisseur, un sous-texte qui plaît forcément. Malheureusement (et les critiques sont les premiers à faire la comparaison), Under The Shadow rappelle énormément Mister Babadook, sans même parler de tout un pan du cinéma d'horreur japonais. Et au jeu des comparaisons, Under The Shadow n'en sort pas forcément gagnant...

On est en effet en terrain ultra-balisé, même au niveau des métaphores, et en ce qui concerne l'horreur et l'épouvante, il s'agit ici plus d'une atmosphère (un peu) étouffante, renforcée par un grondement constant en arrière plan, plutôt que d'un film terrifiant et angoissant.

En fait, malgré sa distribution plutôt bonne, sa technique compétente, et une mise en place efficace, Under The Shadow se noie étrangement dans tout ce qui a fait son succès critique : trop de métaphores, trop de symbolique, trop de sous-texte... et pas assez d'horreur ou de tension.

(d'autant que, pour ne rien arranger, la menace, lorsqu'elle prend forme physique, s'avère assez peu impressionnante)

C'est loin d'être mauvais, mais ça ne restera certainement pas dans ma mémoire.

Un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 15 - Baba Yaga (2017)

Publié le 27 Septembre 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, UK

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Baba Yaga (Don't Knock Twice) :

Accusée d'être une sorcière ayant enlevé des enfants, Mary Aminoc (Ania Marson) est devenue le sujet d'une légende urbaine locale : frapper une fois à la porte de sa demeure réveille la sorcière, et une seconde fois la ramène à vie, et vous condamne à une mort affreuse. Malheureusement pour elle, Chloe (Lucy Boynton) a frappé à cette porte, et la sorcière est à ses trousses ; elle se réfugie chez sa mère, Jess (Katee Sackhoff), une sculpteuse ancienne droguée avec laquelle elle n'a aucun contact depuis des années, et qui va pourtant devoir tout faire pour protéger cette fille qu'elle ne connaît pas bien... 

Film d'horreur anglais qui semble un peu avoir 10-15 ans de retard, tant il rappelle toute la vague des Nuits de Terreur, Le Peuple des Ténèbres, et compagnie...

C'est donc ultra-balisé et prévisible, l'interprétation est inégale (Sackhoff et Boynton sont compétentes - Sackhoff se donne vraiment à fond, à la limite du surjeu - les autres acteurs sont médiocres, notamment Nick Moran), la réalisation l'est tout autant (on oscille entre images et jeux d'ombres travaillées, et zooms/travelling avant et faces caméras assez laids), et l'ambiance sonore est un peu bordélique - parfois très bruitiste et déstabilisante, parfois ultra-générique au piano, et parfois encore synthétique façon Vangelis des années 80.

Bref, le film ressemble un peu à une compilation fourre-tout de ce qui s'est fait de mieux et de pire dans le genre, et les personnages, ainsi que les thématiques sous-jacentes du script, en pâtissent vraiment : il y a bien de bonnes idées, et un certain potentiel, mais tout est tellement bordélique, mal traité, et confus, voire bâclé, que ça tombe vraiment à plat.

2.25/6 (l'affiche est réussie, cela dit) 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 14 - Lake Bodom (2016)

Publié le 26 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Oktorrorfest, Finlande

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Lake Bodom (Bodom) :

Elias (Mikael Gabriel) et Atte (Santeri Helinheimo Mäntylä), deux lycéens, parviennent à convaincre deux amies, la timide Ida (Nelly Hirst-Gee) et Nora (Mimosa Willamo), plus volontaire, à les accompagner en week-end sur les rives du lac Bodom, où, en 1960, des campeurs ont été massacrés. Leur objectif : reconstituer les meurtres, et tenter d'en résoudre le mystère... mais bien vite, la situation dégénère, et le sang commence à couler.

Pendant sa première moitié (40-45 minutes environ), ce métrage finlandais s'avère un slasher tout ce qu'il y a de plus classique, avec beaucoup de mise en place (30 minutes assez timides et "nordiques"), et une mise en images tout ce qu'il y a d'honorable, qui n'a pas à rougir devant l'immense majorité des oeuvres du genre : c'est même assez bien filmé, photographié et éclairé, et les acteurs sont convaincants.

Malheureusement, c'est après que les choses se compliquent, lorsque le script décide de s'éloigner du genre du slasher pur et dur, pour rebondir dans une direction différente avec un twist (plus ou moins) inattendu, qui fait basculer le tout dans le thriller plus basique. Et puis le métrage n'en finit plus de rebondir en franchissant la barre de l'heure de métrage, revenant au slasher de manière malheureusement nettement plus prévisible et téléphonée, pour une conclusion attendue et austère.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que ce soit mauvais, loin de là : le métrage reste bien réalisé de bout en bout (surtout quand on pense qu'il est l'oeuvre d'un réalisateur de comédie, équivalent finlandais de Todd Phillips), et on ne s'ennuie jamais... mais difficile de ne pas se dire que le script se pense plus malin qu'il ne l'est vraiment, et finit par s'empêtrer un peu dans les invraisemblances et le too much

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 13 - Spiders (2000)

Publié le 26 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Action

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Spiders :

Alors qu'elle enquête sur un projet militaire top secret mêlant extra-terrestres, navette spatiale, et expériences génétiques sur des araignées, la journaliste Marci Eyre (Lana Parrilla) doit survivre à l'assaut d'araignées géantes mutantes, et tenter de protéger l'humanité d'un sort funeste...

Un film de monstres produit par Nu Image/Millenium Pictures, à peine digne d'une production Syfy (d'ailleurs, je suppose que le film a été diffusé et rediffusé sur la chaîne, depuis sa sortie), avec des stock-shots et autres images d'archive, un script en carton-pâte des effets numériques médiocres, un rythme anémique, et une interprétation assez mauvaise de tout le monde ou presque.

Presque, car Lana Parrilla (longtemps avant Once Upon A Time) est compétente, même dans les situations les plus ridicules.

Cela permet à ce Spiders de conserver un minimum d'intérêt, et ce bien que les 3/4 du film soient inintéressants au possible, dans les couloirs sombres d'une base sous-éclairée, qui cachent un peu trop les effets pratiques signés KNB.

Le dernier quart d'heure, cela dit, est plutôt fun, avec son araignée géante numérique qui dévaste un campus, puis grimpe au sommet d'un immeuble et se fait exploser par une Lana Parrilla suspendue par un câble sous un hélicoptère, et qui détruit le monstre en lui tirant dans la gueule avec un bazooka tenu d'une main.

C'est pourrigolo, mais au moins, le film finit sur une note amusante et "spectaculaire".

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 12 - La Galaxie de la Terreur (1981)

Publié le 25 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Galaxie de la Terreur (Galaxy of Terror) :

Envoyé par le Maître Planétaire de Xerces, un équipage composé d'officiers assez névrosés (Zalman King, Edward Albert, Erin Moran, Taaffe O'Connell, Sid Haig, Jack Blessing, Bernard Behrens, Grace Zabriskie, Robert Englund, Ray Walston) arrive sur la planète Morganthus, afin de secourir un autre vaisseau spatial écrasé là. Mais sur place, l'équipage du Quest ne découvre que des cadavres, ainsi qu'une pyramide gigantesque et menaçante qui domine l'horizon. Tentant d'obtenir des réponses, les explorateurs décident d'explorer le monument, mais bien vite, un à un, ils sont décimés par leurs peurs les plus intimes...

En 1981, ce bon vieux Roger Corman décide de surfer lui-aussi, pour pas cher, sur le succès d'Alien, de Ridley Scott, sorti deux ans plus tôt. Il n'est pas le premier à le faire, ni le dernier, mais Corman a pour lui des méthodes de travail éprouvées, et une équipe technique regorgeant de talents - James Cameron en production designer et réalisateur de seconde équipe, Tony Randel, Alec Gillis, et les frères Skotak sur certains effets spéciaux, Bill Paxton à la construction des décors, et bon nombre de visages familiers à la distribution, de Robert Englund à Sid Haig, en passant par Erin Moran, Ray Walston, etc.

Ce qui, tout de suite, élève un peu cette Galaxie de la Terreur au dessus du lot. Cela ne veut pas forcément dire que c'est un bon film, loin de là : le rythme est médiocre, ce n'est pas très bien joué, le métrage peine à développer en 75 minutes (générique exclus) son intrigue, ainsi que la dizaine de protagonistes du film (qui passent généralement l'arme à gauche avant même que le spectateur ait retenu leurs noms), l'écriture est assez sommaire, et dans l'ensemble, on est dans le film d'exploitation racoleur (le viol par l'alien !) produit à l'arrache pour gagner un peu d'argent.

Et pourtant, avec ses visuels mémorables, ses matte paintings efficaces, et son concept de base, difficile de ne pas reconnaître dans cette Galaxie de la Terreur les embryons de nombreux films ultérieurs du genre, à commencer par Aliens, de Cameron, sorti en 1986, ou encore Event Horizon (1997) et Sphere (1998). Et certains éléments de l'imagerie de Galaxy of Terror (les pyramides, etc) ont eux-aussi été repris plus récemment (The Void).

Bref, un film qui, loin d'être captivant, repose entièrement sur le capital sympathie de son cast pour intéresser, et n'y parvient pas totalement, en plus de souffrir d'un final assez risible, à base de kung-fu spatial et de saltos avant... mais encore un fois, d'un point de vue visuel, et au niveau des idées conceptuelles, tout n'est pas à jeter, loin de là.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 11 - XX (2017)

Publié le 25 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Anthologie, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

XX :

Anthologie horrifique en 4x15/20 minutes, et qui a été principalement vendue (et applaudie par les critiques) sur le fait qu'elle est entièrement réalisée et écrite par des femmes. 

- Fil rouge narratif :

Une maison de poupées animée en stop-motion par Sofia Carrillo. Techniquement, c'est joli et lugubre, mais ça n'a absolument rien à voir avec le reste du film, et ça ne fait pas un bon lien narratif entre les segments. 3/6

- The Box, par Jovanka Vuckovic :

Lors d'une promenade en ville pour Noël, Danny (Peter DaCunha), le fils de Susan (Natalie Brown), parvient à jeter un coup d'oeil dans le paquet-cadeau mystérieux d'un inconnu (Michael Dyson). Aussitôt, il cesse de se nourrir, et progressivement, cette étrange habitude se transmet à sa soeur, puis au reste de la famille.

Un segment adapté d'un récit de Jack Ketchum, et qui aurait eu un potentiel certain, façon Quatrième Dimension, si l'interprétation générale n'était pas totalement à l'ouest : la mère de famille est totalement froide, distante et indifférente (que ce soit voulu ou non, ça empêche totalement de s'attacher au personnage), le père surjoue un peu, le timing global des scènes est bancal, et la chute est forcément frustrante puisqu'elle botte en touche. 3/6 (les effets d'amaigrissement ne sont pas mauvais)

- The Birthday Party, par Annie Clark :

Mary (Melanie Lynskey) tente d'organiser une fête d'anniversaire pour sa fille (Sanai Victoria), mais lorsqu'elle découvre le cadavre de son mari (Seth Duhame) dans son bureau, elle doit tout faire pour ne pas ruiner la petite fête des enfants.

De la comédie noire et absurde, qui est relativement amusante à regarder (les cartons-titres de conclusion sont bien trouvés), assez désagréable du point de vue sonore, et semble étrangement inaboutie, car elle n'ose pas passer la seconde, et tente d'être trop décalée pour son propre bien. 2.5/6

- Don't Fall, par Roxanne Benjamin :

Deux hommes et deux femmes partent faire du camping, et découvrent des pétroglyphes étranges à flanc de montagne ; à la nuit tombée, Gretchen (Breeda Wool), pourtant peureuse, s'aventure dans les ténèbres, et elle devient le nouvel avatar d'une créature sanguinaire.

Un segment générique, cliché et inintéressant au possible, tellement basique que ça en devient agaçant. 2/6 (cela dit, visuellement parlant, c'est tout à fait honorable)

- Her Only Living Son, par Karyn Kusama :

Cora (Christina Kirk), une serveuse célibataire, se consacre totalement à son fils Andy (Kyle Allen). Mais à l'approche du 18ème anniversaire de celui-ci, Andy commence à devenir violent et incontrôlable... ce qui ne semble pas déranger la communauté qui l'entoure, et qui semble l'adorer.

Pas de véritable surprise au programme, ici, puisque dès la première scène, on devine qu'on est en plein dans La Malédiction - 18 ans après : ce n'est pas du tout original, donc, mais c'est bien exécuté, très bien interprété et c'est assez compétent, malgré un rythme un peu défaillant sur la durée. 3.5/6

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Aucune réelle unité thématique (à la limite, le concept de maternité joue vaguement un rôle dans trois des quatre segments, et dans le fil rouge, mais c'est tellement peu développé que ça s'arrête là), aucun segment réellement réussi ou original, bref, pas grand intérêt que cette anthologie 100% féminine. Ce n'est pas un désastre, mais dans l'ensemble, bof.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #605 : Alien - Covenant (2017)

Publié le 24 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alien - Covenant :

Suite à un incident technique, l'équipage du Covenant, un vaisseau colonie (Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride, Michael Fassbender) capte un appel à l'aide, lancé par Elizabeth Shaw, du Prometheus. En le suivant, ils arrivent sur une planète habitable où ils ne trouvent que David (Michael Fassbender), l'androïde de bord du Prometheus et son ultime survivant. Mais celui-ci s'avère menaçant, et ses expériences ont donné naissance à une forme de vie des plus meurtrières...

Alors faisons simple : pendant près de la moitié de ce Alien Covenant, Ridley Scott nous refait Prometheus (et Alien).

Même mise en place longuette, même équipage de bras cassés au charisme inexistant, et aux décisions improbables (première exploration d'une planète inconnue où il pleut ? On ne se protège pas, on patauge allègrement dans l'eau, on mange des plantes inconnues, etc ; un oeuf alien étrange et vivant ? Tiens, si on se foutait la tête dedans pour voir ce que ça fait ?), même schéma narratif, etc... mais sans l'intérêt, la fraîcheur, ou la direction artistique intéressante, puisque ici, tout est générique, basique et très "terrien".

Seule bonne nouvelle de cette première heure : James Franco qui ne passe pas les premières 10 minutes du métrage !

Et puis, à mesure que l'on approche de l'heure du métrage, ça commence à s'énerver un peu, pour le meilleur, et surtout pour le pire : un peu de gore lors de la naissance de l'alien albinos (assez laid et quelconque, et pas aidé par le fait qu'il est intégralement en CGI, et que ça se voit immédiatement dans ses mouvements, ce qui enlève beaucoup du réalisme et de la plausibilité du monstre), un peu plus encore lors de quelques mises à mort numériques, et beaucoup de David, l'androïde qui se prend pour Dieu, et qui crée des hybrides à gogo.

Soit. C'est clairement ce personnage qui intéresse Scott, son rapport à la création, à la divinité, etc... plus que l'alien, qui fait de la figuration au sein de sa propre franchise. Et c'est bien dommage, puisque cela donne lieu à des astuces de scénario pitoyables (l'échange David/Walter), et à énormément de remplissage et de palabres ronflantes et prétentieuses.

Zéro tension durant le plus gros du métrage, donc, et un personnage de David qui finit par ressembler à un mélange du Dr Moreau et du Colonel Kurtz, sans forcément en avoir l'intérêt.

On a droit à un combat d'androïdes qui font du kung-fu, à une grosse scène d'action débridée avec le transporteur pris d'assaut en plein décollage par un alien numérique moche (et, comble des combles, filmé en plein jour), à une scène de sexe sous la douche digne d'un mauvais slasher, à quelques moments en vue subjective de l'alien, à des incohérences de script, à des thématiques survolées, et à un affrontement final pas forcément laid, visuellement, mais totalement plat et insipide.

Combo perdante pour l'un des plus mauvais films de la franchise Alien, un métrage qui cumule tous les défauts de Prometheus, sans en avoir les qualités.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 10 - Vamps (2012)

Publié le 22 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Vamps :

Goody (Alicia Silverstone) et Stacy (Krysten Ritter) sont deux vampires new-yorkaises, fêtardes invétérées et superficielles, engendrées par la capricieuse Ciccerus (Sigourney Weaver). Lorsqu'elles ne font pas la fête, les deux copines travaillent en tant que femmes de ménage et se nourrissent exclusivement de rongeurs. Tout semble aller pour le mieux... mais Stacy rencontre alors Joey Van Helsing (Dan Stevens), le fils du célèbre chasseur de vampires (Wallace Shawn), et s'éprend de lui, alors même que de son côté, Goody croise le chemin d'un ancien amour (Richard Lewis)...

Alicia Silverstone renoue avec Amy Heckerling, sa réalisatrice/scénarisatrice de Clueless, pour une comédie fantastique et vampirique un peu kitschouille et facile, qui n'apporte pas grand chose au genre, mais se regarde tranquillement.

Le problème, en fait, c'est que le film est très superficiel, inabouti et éparpillé : certes, il est bourré de références et de clins d'oeil plus ou moins pointus au genre vampirique, et certes, sur la toute fin, quelques moments parviennent à être touchants (bien que mal dosés), mais dans l'ensemble, le film effleure de nombreuses idées, sans avoir beaucoup de substance ou d'histoire pour les lier ou leur donner de la consistance.

Sur le front du vampirisme, c'est du réchauffé, et les effets numériques sont particulièrement fauchés ; sur le front de la comédie, c'est très inégal, frôlant parfois la parodie ouverte façon ZAZ (avec des gags visuels absurdes et un peu idiots), et à d'autres moments, préférant une satire inoffensive et déjà vue, filmée comme une sitcom ; les actrices font leur numéro habituel (mention spéciale à Sigourney, qui cabotine, à Malcolm McDowell en Dracula à la retraite qui fait du tricot, à Justin Kirk en vampire roumain obsédé, et à Wallace Shawn en Van Helsing - il est parlant que ces personnages soient les plus réussis... et ne soient pourtant que des personnages secondaires, voire encore moins que cela) ; et dans l'ensemble, le tout manque tellement de structure et de forme que, pour reprendre une formule facile qui a probablement été utilisée encore et encore par les critiques pour parler de ce film, ça manque de mordant.

Et c'est dommage, parce qu'on sent que la réalisatrice a une certaine tendresse pour cet univers, et qu'elle a quelque chose à dire sur le sujet du temps qui passe, etc... mais ici, ça ne marche pas vraiment.

3/6 (encore une fois, ça se regarde, sans plus)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 09 - Underworld : Blood Wars (2016)

Publié le 22 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Action

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Underworld 5 - Blood Wars : 

Traquée par les Lycans et par les Vampires, dont la guerre se radicalise, Selene (Kate Beckinsale) est en fuite, séparée de Michael (Scott Speedman/Trent Garrett) et de sa fille Eve (India Eisley), qui pourrait être la clef d'une paix durable entre les deux races. Lorsque Thomas (Charles Dance) et Semira (Lara Pulver), deux vampires, décident d'offrir une seconde chance à Selene, celle-ci finit par accepter d'entraîner une nouvelle génération de combattants... mais c'est un piège, et, accompagnée par David (Theo James), elle se réfugie dans le Nord, ses ennemis à ses trousses, pour y mener son ultime bataille.

La franchise Underworld est un peu une franchise magique : à chaque nouvel épisode, je m'aperçois que je n'ai quasiment aucun souvenir du scénario de l'opus précédent ; à chaque nouvel épisode, je m'aperçois que je trouve ça encore plus mauvais, encore plus fauché, et encore plus générique que l'épisode précédent ; à chaque nouvel épisode, je reste admiratif devant ce casting masculin toujours plus insipide, tout droit sorti d'une agence de casting de mannequins pour pub de parfum ; et à chaque nouvel épisode, je remets pourtant le couvert, motivé par une certain nostalgie de mes années passées dans le Monde des Ténèbres de White Wolf, et par le capital-sympathie de Kate Beckinsale, qui s'amenuise cependant au fil des épisodes.

Ce volet ne déroge pas à la règle : confié à une illustre inconnue, tourné pour pas cher, avec des effets numériques et un câblage approximatifs, sans se préoccuper de ramener deux personnages principaux des volets précédents (Speedman et Eisley n'apparaissent que via des flashbacks, ou des doublures ; le personnage de Michael est liquidé hors-champ), il se contente, en guise de scènes d'action, d'affrontements généralement mal filmés et montés, et de fusillades creuses qui ne convainquent jamais.

Il ne reste donc que Kate (qui est en retrait pendant tout le film, botoxée, et cachée derrière ses cheveux), Lara Pulver (en pilotage semi-automatique dans son rôle de méchante glaciale et manipulatrice), et la fille d'Anthony Stewart Head (qui aurait pu être un personnage plus intéressant dans un film mieux tenu) pour conserver un minimum d'intérêt.

C'est peu... et c'est totalement insuffisant.

1/6 (tout ce qui à trait aux vampires nordiques albinos-téléporteurs-médiévaux-vêtus de blanc, et à Selene 2.0, bonjour le ridicule ultra-cheap)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 08 - Ouija : Les Origines (2016)

Publié le 21 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ouija - Les Origines (Ouija - Origin of Evil) :

En 1965, à Los Angeles, une veuve (Elizabeth Reaser) et ses deux filles (Annalise Basso & Lulu Wilson) tiennent chez elle un cabinet de voyance dans lequel elles simulent des séances, et mentent à leurs clients crédules. Jusqu'au jour où le trio ajoute une planche de OuiJa à leur numéro : aussitôt, Doris, la plus jeune, semble devenir capable d'entrer en contact avec de véritables esprits, des esprits qui ne sont pas forcément des plus paisibles et bénéfiques...

Le premier OuiJa, sorti en 2015, était un navet préformaté au possible, un film d'horreur pour ados générique, calibré, et sans le moindre intérêt intrinsèque.

Ce OuiJa - Les Origines, est, sous des apparences ténues de préquelle, un film de Mike Flanagan, qui a choisi d'en faire un drame surnaturel se passant dans les années 60, centré sur une famille, avec un rythme volontairement lent et progressif (qui culmine dans la dernière demi-heure), et une réalisation clairement (et délibérément) rétro, avec "brûlures de cigarettes" à chaque changement de bobine, angles et mouvements de caméras old-school, plans à la composition surannée, etc.

On le voit, on est ici très loin du film original, et on entre dans quelque chose de nettement plus ambitieux et travaillé, pas forcément très éloigné des Conjuring de James Wan (sauf que là où James Wan fait dans l'esbroufe et dans la caméra perpétuellement en mouvement sans raison, Flanagan est plus posé... et plus concis, ce OuiJa ne dépassant pas les 100 minutes).

Ce qui a ses avantages, et ses inconvénients, et pour chaque spectateur accrochant à cette ambiance, à ce rythme, à ce style particulier, je suis sûr qu'il y en aura un qui détestera, et restera à la porte d'un film sans rapport avec son aîné.

D'autant que, dans l'absolu, OuiJa - Les Origines ne révolutionnera clairement pas le monde de l'horreur, puisque ça reste assez classique dans son fond, voire même un peu maladroit dans sa structure/progression, et handicapé par un PG-13 qui limite les débordements horrifiques.

Néanmoins, la distribution féminine est très sympathique et solide (on retrouve notamment la soeur Basso, déjà dans Oculus), et pour peu qu'on adhère à la proposition de Mike Flanagan (qui continue son petit bonhomme de chemin dans le monde de l'horreur, sans véritable faux-pas, et qui va ensuite s'attaquer à du Stephen King), c'est un film de commande tout à fait honorable, et nettement supérieur à l'original.

3.5/6, soit une note dans la droite lignée des films précédents de Flanagan : Absentia (4.25/6), Oculus (3.75/6), Pas un Bruit (4/6), et Before I Wake (3.5/6).

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