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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #749 : The Perfect Score (2004)

Publié le 4 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller, Jeunesse, MTV

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Perfect Score :

À l'approche de leurs examens, des lycéens que tout sépare (Scarlett Johansson, Darius Miles, Chris Evans, Bryan Greenberg, Leonardo Nam & Erika Christensen) finissent par mettre leurs talents en commun pour échafauder un plan ambitieux : dérober les résultats des tests en s'introduisant dans les locaux de l'entreprise qui les abrite...

Un film de casse lycéen produit par MTV et plutôt agréable à suivre, principalement grâce à sa distribution sympathique, bien qu'inégale : autant le Captain America (qui semble apparemment être passé chez le dentiste peu de temps avant le tournage) et Black Widow (avec vue plongeante sur sa petite culotte en guise de présentation, la grande classe ^^) assurent dans leurs rôles respectifs, et Leonardo Nam s'amuse en stoner, autant Greenberg est quasiment transparent, et ni Darius Miles (un basketteur professionnel s'essayant là au métier d'acteur... sans que cela soit très probant) ni Erika "Scientologie" Christensen ne sont particulièrement justes (ou du moins, ils ont tous deux des moments où ils sonnent assez faux).

Après, ça ne vole pas très haut, c'est musicalement daté, la réalisation est quelconque, et le rythme global est un peu en dents de scie, mais dans l'ensemble, ça se regarde tranquillement, ni plus ni moins.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #748 : G.I. Joe - Conspiration : Version Longue (2013)

Publié le 3 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

G.I. Joe : Conspiration - Version Longue (G.I. Joe : Retaliation - Extended Action Cut) :

Lorsque Zartan (Arnold Vosloo), sous les traits du Président des USA (Jonathan Pryce), démilitarise la planète et élimine les Joes, trois survivants (Dwayne Johnson, Adrianne Palicki, DJ Cotrona) tentent de renverser la situation, avec l'aide de Snake Eyes (Ray Park), de Jinx (Élodie Yung), et du Général Colton (Bruce Willis), à la retraite. Mais les choses se compliquent lorsque Storm Shadow (Byung-hun Lee) refait surface, et quand, aidé par Firefly (Ray Stevenson), il libère le Cobra Commander de sa prison...

Version longue de deux heures pour cette suite tardive du premier GI Joe, dont quasiment toute la distribution est évacuée hors-champ, y compris Channing Tatum (qui a cependant la chance d'avoir une mort à l'écran, après quelques scènes avec The Rock, dans lesquelles Tatum montre qu'il a développé un peu de charisme et d'expressivité en quelques années). Reste cependant Arnold Vosloo, dans quelques scènes, et les deux ninjas, qui reviennent, et se taillent une belle part du métrage.

Le bon point de cette suite (notamment dans sa version longue), c'est son action : les erreurs de direction artistique du premier film ont été corrigées (Snake Eyes, les uniformes, les véhicules, le Cobra Commander), et le film est généreux en séquences d'action, principalement dans sa première heure, relativement bien rythmée.

On fermera les yeux sur DJ Cotrona (insipide et qui ne sert à rien) et sur RZA, hors sujet, et on s'amusera tout de suite beaucoup plus à suivre les aventures de The Rock, qui semble vraiment à son aise dans cet univers de gros bras et de destruction massive.

La première heure, donc, parvient à maintenir l'intérêt du spectateur, rebondissant d'une scène d'action à une autre, avec une progression assez harmonieuse de l'intrigue entre deux. Bien entendu, cela reste du GI Joe, et il ne faut pas s'attendre à quelque chose de très subtil ou recherché, mais ça fonctionne globalement, malgré quelques micro-coups de mou, notamment quand Bruce Willis fait son apparition.

Un Bruce Willis qui est clairement là en lieu et place du Sergent Slaughter (il a même son mini-tank dans le garage), et qui fait le strict minimum, comme à son habitude. Et l'arrivée de Bruce Willis donne, en quelque sorte, le signal du début des vrais problèmes structurels du film : une fois passée la barre de la première heure, en effet, Retaliation commence à trainer de plus en plus la patte, et se termine à bout de souffle, pas aidé par un plan machiavélique de Cobra assez creux et quelconque, et par un score de Henry Jackman des plus médiocres.

Dommage, donc, que le tout finisse par sérieusement piquer du nez, et par gaspiller tous les points positifs du film.

4/6 pour la fidélité, 2/6 pour la deuxième heure = 3/6 au total.

En étant généreux.

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Un film, un jour (ou presque) #747 : G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (2009)

Publié le 2 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (G.I. Joe : The Rise of Cobra) :

Lorsque leur convoi est attaqué par la Baronne (Sienna Miller) et les troupes de Cobra, alors qu'ils transportaient des missiles révolutionnaires créés par James McCullen (Christopher Eccleston), Duke (Channing Tatum) et Ripcord (Marlon Wayans) sont sauvés par les Joes, une unité d'élite dirigée par Hawk (Dennis Quaid). En compagnie des Joes (Ray Parks, Rachel Nichols, Saïd Taghmaoui, Adewale Akinnuoye-Agbaje), les deux soldats vont devoir faire leurs preuves, et empêcher le Cobra Commander (Joseph Gordon-Levitt) de faire régner la terreur sur Terre...

D'une manière assez appropriée, compte tenu de son sujet, GI Joe est un film qui ressemble à l'imaginaire d'un jeune garçon, à qui on donnerait une caisse emplie de GI Joes : c'est généreux, bordélique, décousu, simpliste, pas très inspiré, et bourré de scènes d'action à rallonge, durant lesquelles l'enfant en question prendrait ses jouets et les jetterait les uns sur les autres dans des combats à mort.

Sauf que bon, l'enfant en question, il s'appelle Stephen Sommers, et qu'il dispose d'un budget de blockbuster considérable.

Déjà, à l'époque de la sortie du film, j'avais pu constater à quel point le film était bancal, tant dans son interprétation (Tatum est inexpressif, Taghmaoui peine avec son anglais, le doublage de Levitt est hors-sujet, Quaid en fait trois tonnes, etc, etc, etc), que dans ses effets spéciaux (la quantité a clairement été privilégiée à la qualité, et ça se voit régulièrement, avec des doublures et autres véhicules numériques qui n'ont pas de masse, et des textures médiocres), dans sa musique (Silvestri est peu inspiré), dans ses costumes (alors que l'intérêt de la gamme GI Joe, c'est la variété des personnages et de leurs tenues, ici, tout le monde est en noir ; et Snake Eyes est un désastre de latex rigide), dans sa direction artistique (les avions et autres véhicules insipides), dans son script (Sommers et ses scénaristes ont clairement revus les deux trilogies Star Wars avant de concevoir ce GI Joe ; les dialogues sont laborieux et forcés), dans son casting (la romance Wayans/Nichols, pourquoi ?)... et dans son placement produit Cisco et Norton Antivirus, ridicule.

Bref, c'est un bordel pas possible, qui s'effondre sous le poids de ses propres ambitions et de sa liberté totale... et pourtant, je n'arrive pas à détester le métrage, tant il me rappelle ce que je faisais, enfant, avec mes figurines.

2/6, mais un 4/6 du cœur = 3/6 (ça ne les vaut clairement pas, mais j'ai envie d'être indulgent)

(cela dit, ça manquait clairement de Sergeant Slaughter, et de Timber, le loup de Snake Eyes)

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Blog Update ! - Juin 2018

Publié le 1 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

Un mois de juin vraiment hétéroclite sur le blog des Téléphages Anonymes, avec plusieurs gros films aux bilans pourtant assez mitigés...

#726 : Blade Runner 2049 (2017) + courts-métrages 3.5/6

#727 : Lunopolis (2010) 4/6

#728 : Rampage : Hors de Contrôle (2018) 3/6

#729 : The Tiger Hunter (2016) 4/6

#730 : Ferdinand (2017) 3/6

#731 : Chasse à l'Homme 2 (2016) 2.25/6

#732 : Macho Man - The Randy Savage Story (2014) 4.5/6

#733 : Deadpool 2 (2018) 4/6

#734 : Eddie The Eagle (2016) 4/6

#735 : Tellement Menteur (2007) 2.5/6

#736 : Is That A Gun In Your Pocket ? (2016) 2.75/6

#737 : The Female Brain (2017) 2.75/6

#738 : La Mort de Staline (2018) 3.5/6

#739 : God Code (2018) 0.25/6

#740 : Un Raccourci dans le Temps (2018) 1.5/6

#741 : Bad Night (2015) 2/6

#742 : Ghostheads (2016) 3.75/6

#743 : Contrôle Parental (2018) 3.75/6

#744 : Jurassic World - Fallen Kingdom (2018) 2.75/6

#745 : La Mort de Superman (2018) 3.5/6

#746 : Un Mariage Inoubliable (2012) 2.5/6

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# Grand écran :

Quelques déceptions, ce mois-ci, au niveau des grosses sorties, entre un Blade Runner 2049 visuellement réussi, mais assez creux, un Rampage décérébré, un Deadpool 2 à la limite de l'overdose et un Jurassic World 2 brouillon et fainéant... cela dit, la grosse majorité des films passés en revue en juin se trouve au-dessus de la moyenne (parfois de peu, mais tout de même), ce qui fait du mois écoulé une bonne cuvée, surtout en regard de certains mois passés des plus désastreux.

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- Film du mois :

Rien d'exceptionnel, ce mois-ci, si ce n'est l'excellent documentaire retraçant la vie et la carrière du Macho Man Randy Savage. Au niveau fiction, plusieurs comédies se démarquent - The Tiger Hunter, Deadpool 2, Eddie The Eagle -, ainsi qu'un mockumentaire très sympathique malgré son budget limité - Lunopolis.

- Flop du mois :

Aucune surprise, ici, c'est Un Raccourci dans le Temps qui décroche la palme du ratage du mois, un blockbuster laid, mal connu et mal écrit, à l'interprétation bancale, et à la distribution très inégale. Un joli plantage pour Disney, qui espérait connaître avec ce film le même succès qu'avec Black Panther, mais auprès d'un public afro-américain plus féminin et plus jeune...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, on a terminé le visionnage de Perdus dans l'Espace, une série à l'écriture très faible, mais à la distribution sympathique ; de l'anthologie Electric Dreams, à l'écriture très inégale, mais à la distribution sympathique ; de la saison 3 de La Fête à la Maison - 20 ans après, à l'écriture de plus en plus caricaturale, mais à la distribution sympathique ; et de la saison 4 de Black Mirror, à l'écriture plus imprévisible, et à la distribution sympathique.

Cherchez donc les points communs...

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# À venir :

Juillet sera un mois un peu spécial sur le blog des Téléphages Anonymes, car après une première quinzaine assez classique (durant laquelle on se battra au côté des GI Joes, on enquêtera dans les coulisses d'Hollywood, on retournera à la fac avec Melissa McCarthy, on continuera les mésaventures de Kimmy Schmidt, et on testera la qualité du Carbone Modifié), le 14 juillet sonnera le début d'un mois entièrement consacré à la comédie française, à raison de deux films par jour (et un peu plus le week-end). Un mois où le meilleur côtoiera forcément assez souvent le pire...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #746 : Un Mariage Inoubliable (2012)

Publié le 29 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, UK, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Un Mariage Inoubliable (The Wedding Video) :

Témoin du mariage de son frère Tim (Robert Webb) et de Saskia (Lucy Punch), une amie de lycée, Raif (Rufus Hound) décide de leur offrir un présent inoubliable : une vidéo de toute la cérémonie et de ses préparatifs, filmée par ses soins... ce qui est plus facile à dire qu'à faire.

Une comédie de mariage britannique en found footage, façon vidéo amateure réalisée par le témoin, écrite par le scénariste de Kinky Boots et de Calendar Girls, et qui... n'est pas franchement terrible : c'est gentiment plat, mollasson, cousu de fil blanc, ça manque vraiment de punch, et les acteurs principaux (notamment Lucy Punch, mais aussi Michelle Gomez, dans un rôle secondaire) ont beau y mettre une certaine énergie, celle-ci ne se transmet pas au reste du film, limité par son format.

En résumé, à part quelques moments sincères et quelques gags, bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #745 : La Mort de Superman (2018)

Publié le 28 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Fantastique, Science-Fiction, Action, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

La Mort de Superman (The Death of Superman) :

Lorsque Doomsday, une créature venue des étoiles et décidée à détruire tout ce qui se présente devant elle, arrive sur Terre et s'approche de Metropolis, Superman (Jerry O'Connell) n'a d'autre choix que de se dresser sur son chemin, pour tenter de l'arrêter...

Énième adaptation de l'affrontement entre Superman et Doomsday, déjà animé il y a une dizaine d'années dans un Superman/Doomsday peu satisfaisant, et bien entendu, vaguement porté au cinéma dans Batman vs. Superman, The Death of Superman se veut la première partie d'un diptyque qui trouvera sa conclusion dans Reign of the Supermen, qui devrait sortir l'année prochaine.

En l'état, on a donc droit à une adaptation plus fidèle de l'arc scénaristique original, à la sauce New 52, avec ce que ça implique de personnages aux designs très discutables, à l'animation et aux expressions inégales, et aux choix artistiques mal avisés (Doomsday, ici, à de faux airs de masque kabuki démoniaque, et ça ne fonctionne pas vraiment).

Le vrai problème de cette Mort de Superman, en fait, c'est que le script tente de forcer pas mal de choses, faute de les avoir établies dans les métrages précédents de cette continuité : la relation Clark/Lois, notamment, subit ici l'équivalent de plusieurs années de développement, de la première rencontre avec les parents de Clark à la révélation de son identité secrète à Lois, avant d'arriver à sa mort, en passant par la jalousie de Wonder Woman, etc.

Idem pour la relation existant entre Superman et le reste de Metropolis : le scénario se plie en quatre pour montrer que Superman est formidable, qu'il est aimé de tous, blablabla, et le tout finit par plus ressembler à du remplissage et du bourrage émotionnel très artificiel, plutôt qu'à quelque chose de naturel et d'organique.

Entre ça et la manière dont tous les futurs "Supermen" sont introduits dans le récit, et utilisés dans des scènes post-générique pour amener la suite, on ne peut pas dire que la subtilité et la finesse soient au rendez-vous de l'écriture de Peter Tomasi.

Et c'est dommage, parce qu'une fois que Doomsday entre vraiment en jeu, et commence à démolir tout ce qui se présente devant lui (y compris la Justice League), le tout s'avère plutôt efficace et nerveux (malgré une fin de combat assez peu convaincante - ou plutôt, devrais-je dire, un peu ratée visuellement). On regrettera aussi une illustration musicale relativement insipide et anecdotique, ce qui n'aide pas le film à vraiment fonctionner du point de vue émotion.

Reste enfin le doublage : les premières minutes de Jerry O'Connell en Superman vanneur sont un peu perturbantes (un souci d'écriture), mais rapidement, la relation Superman/Lois s'installe et fonctionne, grâce au couple O'Connell/Rebecca Romijn dans les deux rôles en question. Les autres personnages sont nettement moins mémorables, voire même, semblent parfois hors-sujet : Rainn Wilson ne m'a ainsi pas du tout convaincu en Luthor, et je me demande encore pourquoi l'ethnicité de Cat Grant a été modifiée sans que cela n'apporte quoi que ce soit au personnage.

Après, pour être franc, c'était loin d'être désagréable, dans l'ensemble, et le fait d'avoir divisé ce récit en deux films permet au tout de respirer un peu. 

3.5/6 (je ne sais pas trop si les scénaristes ont prévu de relier Doomsday à Apokolips, comme ils semblent le sous-entendre ici, mais on verra bien l'année prochaine)

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Un film, un jour (ou presque) #744 : Jurassic World - Fallen Kingdom (2018)

Publié le 27 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Jurassic World 2 - Fallen Kingdom :

Trois ans après les évènements ayant mené à la fermeture du parc Jurassic World, l'île et les dinosaures qui y vivent sont désormais menacés par une éruption volcanique destructrice. Contactée par Benjamin Lockwood (James Cromwell), ancien collègue de John Hammond, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) se voit offrir une chance de retourner sur l'île, pour en sauver plusieurs espèces, et les ramener dans un sanctuaire spécialement créé pour elles. Claire rassemble alors une équipe composée notamment d'Owen Grady (Chris Pratt), de Zia Rodriguez (Daniella Pineda) et de Franklin Webb (Justice Smith), et part pour Isla Nublar...

Malgré sa distribution sympathique, je n'avais pas été particulièrement convaincu par le premier Jurassic World, un pseudo-remake/reboot/suite trop souvent en pilotage automatique, aux personnages quelconques, et aux effets spéciaux inégaux. C'était tout à fait regardable, parfois spectaculaire, mais globalement, bien trop anecdotique.

C'est donc sans la moindre attente que j'ai abordé cette suite, malgré une bande annonce alléchante (la destruction de l'île par le volcan, tout ça) : le problème, en fait, c'est que cette bande annonce (et toute la partie sur l'île) ne représente que la première moitié du film.

Et le plus gros des problèmes du film (des faiblesses d'écriture qui sont nombreuses) se trouve dans la seconde moitié, avec des personnages qui prennent des décisions improbables, des rebondissements capillotractés et téléphonés, des méchants caricaturaux, et des dinosaures de moins en moins intéressants (et dont les effets spéciaux sont, ici aussi, très inégaux et cèdent au tout numérique).

En fait, tant que le tout se déroule sur Isla Nublar, ça fonctionne à peu près : rien de vraiment original ou mémorable, mais c'est suffisamment spectaculaire pour emporter l'adhésion, et pour qu'on passe un bon moment. Le souci, c'est qu'ensuite, le film bascule dans une longue partie de cache-cache dans un manoir, entre un indoraptor visuellement assez quelconque (et aux proportions changeantes en fonction des scènes), et quelques humains, dont une fillette aux origines intéressantes... mais finalement inutiles et sans conséquences.

Et le réalisateur, JA Bayona (L'Orphelinat) a beau se démener pour produire quelques jolies images et plans originaux (en s'essayant notamment à des visuels assez horrifiques), au final, on regarde le tout de manière très passive, et le script faiblard se contente d'enquiller moments de semi-tension, effets prévisibles, et recyclage d'idées issues des films précédents de la franchise.

Quant à la conclusion... mouais. Dans l'esprit, c'est exactement la même que celle de Jurassic Park III, et l'on ne peut s'empêcher de se demander si ces deux Jurassic World étaient bien nécessaires, pour en revenir à peu près au même point. Tout ça pour ça, en somme.

2.25/6 + 0.25 pour Daniela Pineda (déjà aperçue dans Jamais entre amis, The Fitzgerald Family Christmas, et à la tv, dans The Originals et The Detour), ici sous-exploitée + 0.25 pour Isabella Sermon, la fillette, globalement très juste + 0.25 pour le pachycéphalosaure, amusant - 0.25 pour la bande originale de Giacchino, étrangement passe-partout =

2.75/6

(une note inférieure à celle du précédent, mais comme je n'ai jamais eu envie de revoir ce dernier, j'aurais du mal à vraiment comparer les deux métrages, qui, finalement, se valent à peu près malgré des qualités et des défauts un peu différents)

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Un film, un jour (ou presque) #743 : Contrôle Parental (2018)

Publié le 26 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Contrôle Parental (Blockers) :

Julie (Kathryn Newton), une adolescente proche de sa mère, Kayla (Geraldine Viswanathan), une sportive invétérée, et Sam (Gideon Adlon), qui n'assume pas son homosexualité, sont trois lycéennes inséparables, qui ont fait le pacte de perdre leur virginité à l'occasion de leur bal de promotion. Mais leurs parents respectifs, Lisa (Leslie Mann), mère co-dépendante, Mitchell (John Cena), ultra-protecteur, et Hunter (Ike Barinholtz), père absent et fêtard, paniquent en découvrant ce que leurs filles ont prévu : ils décident alors de tout faire pour arrêter leur progéniture, quitte à ruiner leur soirée...

Une comédie adolescente réalisée par Kay Cannon (scénariste des Pitch Perfect, ainsi que sur 30 Rock & New Girl), co-écrite par les frères Kehoe, et produite par Seth Rogen & Evan Goldberg (ce qui se ressent au bout d'un moment, à mesure que le film prend un virage progressivement assez vulgaire et graveleux - le vomi, le butt chugging...

Le reste du temps, cependant, le métrage s'avère un divertissement plutôt réussi, et même parfois assez sincère et touchant : la distribution y est pour beaucoup, notamment du côté des parents, avec des caméos de Gary Cole et de Gina Gershon (qui donnent de leur personne), de June Diane Raphael, et surtout avec un John Cena exceptionnel, qui concrétise enfin ici son passage du métier de catcheur à celui d'acteur comique. Il est à l'aise, il est naturel, il n'a pas peur du ridicule, bref, il a une jolie carrière devant lui s'il continue sur ce chemin.

Les adolescentes ne sont pas en reste, avec en particulier une Geraldine Viswanathan assez mémorable - j'espère que Marvel pensera à elle lorsque viendra le moment de choisir leur Miss Marvel, parce qu'elle serait parfaite dans le rôle.

En résumé, dans l'ensemble, rien d'hilarant et d'incontournable, mais une comédie adolescente sympathique et qui se regarde tranquillement : elle aurait peut-être bénéficié d'être raccourcie de 5-10 minutes, et d'éviter certains de ses débordements les plus en dessous de la ceinture (à base de gros plans testiculaires et péniens), mais les personnages sont assez attachants, et ça a bon fond (notamment parce que ça dédramatise et désacralise sérieusement le passage à l'acte des adolescentes, ce qui n'est pas un mal, surtout aux USA).

3.75/6 pour le capital sympathie du cast.

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Un film, un jour (ou presque) #742 : Ghostheads (2016)

Publié le 25 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Science-Fiction, Fantastique

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Ghostheads :

Documentaire de 75 minutes sur le fandom (principalement américain) de Ghostbusters/SOS Fantômes, regroupé sous forme de brigades régionales, nationales ou urbaines, et qui a (pour certains) su transformer cette passion pour l'univers des deux films de Reitman en une implication sociale et des gestes caritatifs, au travers de levées de fonds, de visites à des enfants malades, etc.

Le métrage est assez sympathique à regarder, même s'il n'évite pas quelques longueurs, et il bénéficie d'une forme plutôt convaincante, à base d'images des films, d'interviews des acteurs, réalisateurs, producteurs, musiciens, etc, qui s'expriment sur leur communauté de fans fidèles et passionnés.

Plutôt intéressant, donc, de voir à quel point les deux métrages ont su devenir une passerelle entre les générations, un lien unissant les adultes et enfants des années 80 à ceux d'aujourd'hui, et un moyen pour les parents de partager quelque chose avec leurs enfants.

À l'identique, on voit que le message implicite des films - le travail d'équipe, la collaboration pour le bien commun, la valeur du travail et des classes populaires - a su trouver un écho et se répercuter chez les fans, en sauvant certains de l'isolement et de la dépression, et permettant même à plusieurs d'entre eux de trouver l'amour.

Après, il est vrai que l'on pourrait probablement faire plus ou moins le même documentaire sur n'importe quel fandom issu de la pop culture, mais il y a quelque chose de sincère et de touchant dans la passion de ces Ghostheads.

Et c'est donc d'autant plus triste de les voir s'enthousiasmer à ce point en assistant à des bribes de tournage du Ghostbusters de Feig (un Feig qui intervient dans le documentaire, et a l'air totalement ridicule, avec sa tenue permanente de dandy, son costume sur-mesure, sa canne et son chapeau), tant le résultat était loin de faire honneur à la franchise...

3.75/6 (amusant de voir passer Zack Ryder, cela dit, au nombre des fans)

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Un film, un jour (ou presque) #741 : Bad Night (2015)

Publié le 22 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Review, Jeunesse, YouTube

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bad Night :

En excursion scolaire, Abby (Jenn McAllister) et Kate (Lauren Elizabeth Luthringshausen), deux lycéennes, profitent d'une soirée passée dans un motel pour s'éclipser de leur côté et partir en ville. À la suite d'un malheureux concours de circonstances, elles sont prises pour un duo de voleuses d'art (Julianna Guill et Judy Marte), et sont embarquées dans un monde qui les dépasse, celui de la pègre internationale.

Une comédie indépendante castée avant même d'être écrite, et conçue pour profiter de la popularité des youtubeuses Jennxpenn et LoveLaurenElizabeth, entourées ici de nombreux visages connus, de Molly Ringwald à Adam Pally, en passant par June Diane Raphael, Casey Wilson, ou encore Jack McBrayer.

Le film n'est malheureusement pas très bien rythmé, ni très drôle, en plus d'être assez générique et dérivatif, dans le genre "aventures nocturnes débridées" (on pense beaucoup à Nuit de Folie, ou plus récemment, à Fun Size). Loin d'être exceptionnel, donc, et assez juvénile, même si les deux youtubeuses s'en tirent très bien.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #740 : Un Raccourci dans le Temps (2018)

Publié le 21 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Disney, Drame, Aventure, Jeunesse

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Un Raccourci dans le Temps (A Wrinkle in Time) :

Mal dans sa peau depuis la disparition de son père scientifique (Chris Pine), il y a quatre ans, Meg (Storm Reid) vit avec sa mère Kate (Gugu Mbatha-Raw) et son petit frère précoce, Charles Wallace (Deric McCabe). Jusqu'au jour où la visite de Calvin (Levi Miller), un élève de la classe de Meg, donne lieu à une aventure improbable aux quatre coins de la galaxie : lorsque Mrs Which, (Oprah Winfrey), Mrs. Whatsit (Resse Witherspoon) et Mrs. Who (Mindy Kaling), trois entités astrales, viennent chercher Meg et son frère, la jeune fille comprend qu'elle va devoir sauver l'univers si elle veut espérer retrouver son père...

Une grosse production Disney, adaptée d'un roman populaire aux USA (mais totalement inconnu dans le reste du monde), et présentée (avant sa sortie) par le studio, par son équipe, et par tous les médias comme une œuvre générationnelle, un classique instantané qui allait redéfinir le cinéma et métamorphoser Hollywood (notamment parce que le film était tourné par Ava DuVernay, réalisatrice afro-américaine très prisée des critiques, à partir d'un script de la scénariste de La Reine des Neiges, avec devant la caméra une famille mixte, et Oprah Winfrey dans le rôle d'un déesse omnisciente et bienveillante... un rôle fait pour elle, donc ! ^^).

Seul problème : le film est raté. Totalement, même.

Et au lieu d'être l'équivalent de Black Panther pour les jeunes filles afro-américaines (l'héroïne a honte de son apparence afro-américaine, elle est intelligente, elle doit découvrir sa force intérieure, blablabla : l'enfant élu typique de ce genre de récits, avec une composante raciale en prime, sur laquelle l'équipe du film a fortement insisté lors de la promotion), on se retrouve avec un film de fantasy pour enfants particulièrement immonde (la direction artistique et les costumes sont plus proches d'un mauvais concours de drag-queens que de quelque chose de plaisant à l’œil, les effets spéciaux sont d'un clinquant et d'un kitsch improbables, les différentes planètes visitées n'ont pas la moindre personnalité ou le moindre intérêt, la force maléfique est informe et générique, etc) où les acteurs confirmés font leur numéro habituel (Michael Peña, Zach Galifianakis, Witherspoon, Kaling), où Oprah joue (quasiment) son propre rôle et où les enfants, pourtant au centre du récit, ne convainquent jamais vraiment : Storm Reid est en mode mineur, constamment en hésitations et en doutes ; Levi Miller ne sert à rien (et est écrit comme tel) ; et Deric McCabe joue tout le film comme s'il était l'un des personnages principaux d'une sitcom Disney - ou du moins, il interprète son personnage de petit génie avec la même finesse (ce qui est rédhibitoire lorsque vient le moment pour lui de jouer les "méchants") : son interprétation est franchement forcée et ultra-artificielle, mais paradoxalement, je ne dirais pas qu'elle est mauvaise.

D'ailleurs, en parlant de production télévisuelle Disney, il faut bien avouer que le script et la réalisation semble être en compétition constante pour savoir qui parviendra le plus à évoquer un téléfilm Disney Channel : le scénario est bourré de clichés, d'exposition balourde, et autres dialogues bancals ; et la réalisation, elle, enchaîne les cadrages et les plans maladroits, les moments inutiles de caméra portée, etc, accompagnant ainsi une direction d'acteurs se limitant souvent à "sourire béatement".

Ajoutez à cela des montages sur des chansons pop insipides, et voilà : un beau plantage, visuellement de très mauvais goût, qui ne fonctionne que très très ponctuellement (au détour d'une scène de retrouvailles entre Chris Pine et "sa fille"), et qui, étrangement, manque cruellement d'imagination et de merveilleux, alors même que c'était là l'une des forces du récit original.

1.5/6 (en étant gentil, parce que ça a bon fond, et parce que ça m'a fait plaisir de voir passer Rowan Blanchard dans un petit rôle sous-écrit)

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Un film, un jour (ou presque) #739 : God Code (2018)

Publié le 20 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Télévision, Religion, Histoire, History

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

God Code :

De temps à autre, j'aime bien regarder des documentaires ésotériques, excentriques, et improbables, dans lequel des chercheurs sous-qualifiés, seuls contre tous, sont persuadés d'avoir découvert une vérité révolutionnaire capable de changer la face du monde, et tout ce que les experts pensent savoir de notre Histoire.

Ici, c'est un documentaire télévisé History Channel (lol) de 85 minutes, parlant de Timothy P. Smith, un expert en antiquités autodidacte, qui est persuadé d'avoir découvert un code magique incorporé dans le Codex de Leningrad, l'une des versions les plus complètes et anciennes de l'Ancien Testament hébraïque.

Rien de forcément très neuf, là-dedans (cf la série des La Bible : le Code Secret de Michael Drosnin), et comme à chaque fois, on a droit à un assortiment de pseudo-prédictions révolutionnaires nés de méthodologies, de traductions et d'interprétations douteuses, américano-centriques, et totalement capillotractées (ici, Smith découvre la date du 11 sept., associée aux mots "organisation nazie"... et en déduit que la Bible prédisait le 9/11, mais que le "nazi" est uniquement "symbolique").

J'ai vraiment eu du mal à tenir plus de 15 minutes devant un tel ramassis de bêtises et d'approximations... mais je me suis accroché, et j'ai finalement pu assister, non sans une certaine hilarité, à la suite de ces théories improbables, selon lesquelles Smith serait désormais en mesure de retrouver l'Arche d'Alliance... localisée, bien entendu, grâce aux informations obtenues au travers de rituels et de décorations dans un temple franc-maçon américain !

Et bien sûr, on a droit à tout un passage par la case "ces méchants nazis ésotériques qui connaissaient les pouvoirs de l'Arche d'Alliance !!!", désormais inévitable sur History Channel, par les recherches bibliques d'Isaac Newton, et par un passage assez risible mettant en scène un trio de francs-maçons israéliens, dans les carrières de Jérusalem, avec passages dialogués, conspiration, et tout le toutim.

Un grand néant sans le moindre intérêt, et surtout, sans la moindre plausibilité ou rigueur scientifique.

0.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #738 : La Mort de Staline (2018)

Publié le 19 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Politique, Histoire, France, Belgique, UK, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

La Mort de Staline (The Death of Staline) :

En 1953, lorsque Joseph Stalin (Adrian McLoughlin) s'effondre, victime d'une hémorragie cérébrale, c'est la panique au sein du Conseil des Ministres de l'URSS, parmi lesquels Georgy Malenkov (Jeffrey Tambor), Nikita Khrushchev (Steve Buscemi), Vyacheslav Molotov (Michael Palin), Georgy Zhukov (Jason Isaacs) et Lavrenti Beria (Simon Russell Beale), qui commencent alors tous à comploter, pour parvenir à prendre la tête du gouvernement...

Une adaptation d'une bande dessinée française, qui adopte le ton de la satire décomplexée pour traiter des dernières heures de la vie de Staline, et le chaos politique qui a suivi.

La distribution est impeccable, et semble vraiment beaucoup s'amuser - d'autant que tout le monde joue avec son accent et son phrasé naturel, ce qui amène un décalage supplémentaire assez savoureux ; l'écriture est grinçante, tour à tour glaçante et improbable ; et ce n'est pas désagréable du tout à regarder, même si je dois dire que dans l'ensemble, j'ai trouvé que le tout ronronnait pas mal, et manquait de punch.

C'est loin d'être mauvais, mais ça aurait mérité un peu plus d'énergie, notamment dans le montage et dans la mise en images.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #737 : The Female Brain (2017)

Publié le 18 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Female Brain :

Julia (Whitney Cummings), une neuroscientifique distante et détachée, étudie la biochimie du cerveau féminin, au travers de trois couples : Zoe (Cecily Strong) & Greg (Blake Griffin), jeunes mariés, qui peinent à gérer la blessure qui immobilise Greg, célèbre basketteur ; Lisa (Sofia Vergara) & Steven (Deon Cole), qui sont englués dans une routine domestique soporifique ; et Lexi (Lucy Punch), qui tente de faire d'Adam (James Marsden) l'homme de ses rêves. Tout se complique lorsque Kevin (Toby Kebbell), un homme séduisant et spontané, rejoint son programme de recherche...

Comédie romantique inspirée du livre non-fictionnel du même nom, ce métrage est co-écrit, réalisé et interprété par Whitney Cummings, ce qui pouvait laisser craindre - comme beaucoup d’œuvres de la comédienne - quelque chose d'assez égocentrique et de vaniteux.

Par chance, si Cummings est effectivement omniprésente (du début à la fin du film, en voix off à l'accent agaçant, et elle se réserve par ailleurs l'une des sous-intrigues les plus développées), elle reste tout de même relativement en retrait (en même temps, son personnage est glacial et replié sur lui-même, donc il ne s'impose pas trop au spectateur), et préfère laisser sa distribution (au demeurant très sympathique, y compris au niveau des seconds rôles qui ne font que passer, comme Jane Seymour, Will Sasso, Neal Brennan, etc) s'amuser un peu, au travers de ces trois portraits de couple très inégaux.

Inégaux, car le traitement de ces trois couples est loin d'être équilibré, et Vergara/Cole, notamment, semble avoir été sous-développé lors de l'écriture du film, au point d'être tout simplement insipide et inintéressant.

C'est vraiment le souci du film : sur un vague squelette de comédie romantique et de guerre des sexes prévisible de bout en bout, ça débite beaucoup de platitudes, ça théorise beaucoup à base de vidéos d'illustration et d'explications pseudo-scientifiques, et au final, ça sert principalement de remplissage à un métrage qui n'a pas grand chose d'intéressant ou de frais à présenter, et qui finit par être particulièrement creux et longuet.

Alors on ne s'ennuie pas forcément, grâce au capital-sympathie des acteurs et actrices (le couple Blake Griffin/Cecily Strong, notamment, est assez attachant, naturel et amusant), mais ça s'arrête là.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #736 : Is That A Gun In Your Pocket ? (2016)

Publié le 15 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Politique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Is That A Gun In Your Pocket ? :

Dans une petite bourgade texane fascinée par les armes à feu, un incident dramatique amène toutes les femmes de la ville, menées par Jenna (Andrea Anders), à faire la grève du sexe... au grand dam, bien naturellement, de leurs compagnons.

Une comédie indépendante pas forcément très subtile ou originale (ce n'est qu'une énième version du travail d'Aristophane), mais qui se regarde gentiment, principalement grâce à l'énergie et la bonne volonté qu'y met Andrea Anders (accompagnée de quelques visages familiers, comme Cloris Leachman, John Michael Higgins, John Heard, David Denman, Lauren Bowles, voire même Katherine McNamara - qui arbore pour l'occasion une décoloration blonde assez laide #minutecapillaire).

À part ça, même si ça a bon fond, ça ne décolle jamais vraiment (ça se perd trop dans une redite basique des arguments pro et anti-armes à feu, tels qu'on les entend constamment dans les médias US), l'humour est très basique, le budget semble assez limité, et près de 100 minutes, c'est clairement 15-20 de trop.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #735 : Tellement Menteur (2007)

Publié le 14 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Romance, Fantastique

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Tellement Menteur (Full of It) :

Fraîchement arrivé dans un nouveau lycée, Sam (Ryan Pinkston) tente de s'intégrer, et pour cela, il invente des mensonges toujours plus improbables, prétendant notamment être riche et l'objet des attentions amoureuses de plusieurs femmes, dont son enseignante (Teri Polo). Mais lorsqu'un accident l'envoie dans un univers où ses mensonges se sont tous réalisés, et où son existence n'est cependant pas plus heureuse, Sam doit trouver un moyen de rétablir l'ordre naturel des choses, tout en conquérant le cœur de la belle et sarcastique Annie Dray (Kate Mara)...

Une teen comedy fantastique au postulat assez classique, mais pas désagréable, et à la distribution sympathique.

Malheureusement, entre le rythme pépère, le déroulement prévisible (digne d'une comédie Disney Channel), l'interprétation un peu trop forcée de tout le monde, et les photographies & réalisations gentiment ternes et quelconques, le tout s'avère des plus génériques et oubliables (et fait même assez daté).

Dommage, ça aurait pu donner quelque chose de bien meilleur avec un peu plus de fantaisie et de couleur.

2 + 0.5 pour Kate Mara, craquante = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #734 : Eddie The Eagle (2016)

Publié le 13 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Sport, UK, USA, Allemagne, Biographie

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Eddie The Eagle :

Au cours des années 80, le destin improbable d'Eddie "The Eagle" Edwards (Taron Egerton), un anglais lambda bien décidé à participer aux Jeux Olympiques, et qui choisit, sans le moindre entraînement préalable, de s'essayer au saut à ski, avec l'aide de Bronson Peary (Hugh Jackman), un coach des plus atypiques...

Une bonne surprise produite par Matthew Vaughn, et réalisée par Dexter Fletcher : un biopic sportif sincère et amusant, avec un Taron Egerton qui s'investit totalement dans son personnage, un Hugh Jackman au diapason, une réalisation dynamique et inventive (je ne serais pas surpris que Vaughn ait mis la main à la pâte), des effets visuels convaincants, et une excellente bande originale rétro-synthétique de Matthew Margeson.

En résumé, on passe un bon moment, qui aurait toutefois peut-être gagné à être plus court de 10 minutes.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #733 : Deadpool 2 (2018)

Publié le 12 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Action, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Deadpool 2 (2018) :

Alors qu'il peine à se remettre de la mort de Vanessa (Morena Baccarin), dont il se rend responsable et qui le pousse (en vain) au suicide, Deadpool (Ryan Reynolds) décide de se donner bonne conscience en protégeant un jeune garçon (Julian Dennison) d'un dangereux tueur venu du futur, Cable (Josh Brolin)...

Alors celui-là, on va faire simple, puisque je l'ai vu sans être forcément très motivé, mon récent revisionnage du premier épisode m'ayant quelque peu refroidi (en fait, le problème de Deadpool, c'est que c'est le genre de film qui bénéficie énormément de l'effet de surprise et de la découverte de ses gags et vannes, et que, très logiquement, plus on revoit le film, plus ses ventres mous et ses vannes les plus graveleuses - et inutiles - tombent à plat, tirant un peu le métrage vers le bas).

Et ce second épisode, c'est tout simplement le même que le premier, mais en bigger louder, comme on dit, avec l'effet de surprise en moins, avec le méchant insipide en moins, et avec un ton (un peu) moins graveleux (sans pour autant être moins impertinent).

De son générique de début façon James Bond, sur du Céline Dion, à la mort à rallonge de Deadpool (ce n'est pas un spoiler, le film l'annonce dès le début) en passant par les caméos (Matt Damon, Alan Tudyk, Brad Pitt, etc...), par les références incessantes (et parfois pointues) aux comics et aux productions Marvel et Fox, par sa visite de l'au-delà, et par ses scènes de post-générique amusantes, le tout s'avère un digne successeur au premier épisode.

Un successeur qui aurait peut-être mérité d'être 10 minutes plus court, et à avoir un peu moins de ralentis çà et là, mais comme l'action m'a paru plus lisible et réussie, que Cable et Domino sont très réussis, et que je ne me suis pas ennuyé, ça se vaut à peu près.

La formule fonctionne donc à nouveau, même si c'est parfois à la limite de l'overdose, et que je ne suis pas sûr qu'un troisième épisode dans cette même lignée, et sans réelle réinvention, ne soit pas le métrage de trop.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #732 : Macho Man - The Randy Savage Story (2014)

Publié le 11 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Action, Documentaire, WWE, Biographie, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Macho Man - The Randy Savage Story :

Documentaire WWE de 90+ minutes, assez complet, retraçant la carrière de Randy Savage depuis son enfance jusqu'à sa mort tragique au volant, en passant par ses premiers pas dans le monde du baseball, la WWF, les Mega-Powers, la WCW, et son engagement caritatif lors de sa retraite.

De quoi brosser le portrait d'un athlète naturellement doué et perfectionniste, sportif né ayant marqué les esprits et son industrie, et dont l'ostracisation par Vince McMahon et la WWE reste en grande partie inexpliquée.

Le documentaire et ses nombreux intervenants tentent bien d'apporter des pistes expliquant ce bannissement de Randy par Vince : ce dernier n'aurait pas apprécié que Randy, vexé par le refus de McMahon de l'utiliser dans le ring, soit passé à l'ennemi (la WCW), mais cela semble insuffisant, et certains intervenants laissent entendre qu'on ne connaîtra jamais la vérité au sujet de cette "rupture" aussi nette.

(La rumeur, on la connaît : des relations inappropriées entre Savage et Stephanie McMahon, alors que cette dernière était à peine majeure, peu de temps avant le départ de Savage. Très improbable, mais bon...)

Quoi qu'il en soit, ce portrait de Macho s'avère très réussi, et permet de mieux comprendre l'homme qui se cache derrière le mythe. On regrettera un peu que son passage à la WCW soit légèrement survolé (il y avait là de quoi rajouter 15-20 minutes au documentaire), et que toute la période Mega-Powers soit en partie en mode kayfabe, mais on saluera la présence de Lanny Poffo (le frère de Randy, plus connu sous le nom du Génie), qui apporte le plus souvent un contre-poids aux déclarations des autres intervenants.

Cela permet au spectateur de se faire sa propre idée de la vérité, quelque part à mi-chemin entre les déclarations des uns, des autres, et l'histoire revisitée à la sauce WWE...

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #731 : Chasse à l'Homme 2 (2016)

Publié le 8 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller

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Chasse à l'Homme 2 (Hard Target 2) :

Traumatisé par la mort de son meilleur ami lors d'un affrontement de MMA, Wes Baylor (Scott Adkins) tente d'expier sa faute en se livrant à des combats clandestins en Asie. Jusqu'au jour où il est approché par Aldrich (Robert Knepper), qui lui propose un ultime combat extrêmement bien rémunéré. Mais ce combat s'avère rapidement être un piège, qui place Baylor en position de proie dans la jungle, face à une troupe de chasseurs armés jusqu'aux dents...

Une suite DTV au film de John Woo et JCVD (dont cette suite reprend des gimmicks visuels inutiles, comme les ralentis répétitifs et les envols de volatiles), et qui oppose le toujours efficace Scott Adkins à Knepper, Rhona Mitra, Temuera Morrison et à quelques autres trognes peu marquantes.

C'est bien là le problème principal de ce métrage : malgré des décors naturels assez beaux (très pratiques lorsque le budget est limité), et une réalisation compétente (ralentis exceptés, les affrontements sont filmées avec de l'ampleur... parfois même un peu trop, puisque régulièrement, on voit clairement que les coups et les frappes passent à trente centimètres de leur cible), le tout est relativement fauché, notamment au niveau de la post-production (bruitages, post-synchronisation), de certaines scènes d'action (les motos) et des seconds rôles, transparents et à l'interprétation assez inégale.

Et pour être franc, il n'y a pas franchement matière, ici, à remplir plus de 100 minutes de film : après une première demi-heure sympathique et assez pêchue, le métrage connaît ainsi un gros ventre mou lorsque le héros rencontre Ann Truong, et que commence à se développer un début de romance dans une grotte.

À partir de là, le film perd progressivement de son intérêt, malgré les efforts de Adkins et d'un Knepper qui semble vraiment s'amuser. Tout ce qui a trait à Rhona Mitra est raté (elle passe son temps à se faire démolir, elle ne sait pas vraiment se battre, etc...), certains personnages ne sont guère plus que des clichés sur pattes (l'espagnol matador avec son épée), et le métrage finit même par gagner la palme du générique de fin le plus inutile au monde, avec plusieurs minutes de Scott Adkins en train d'explorer une ville avec un air perplexe, sur une musique de suspens... sans que ça ne débouche sur quoi que ce soit.

Il faut croire que le réalisateur avait promis à l'office de tourisme local plusieurs minutes promotionnelles en échange d'un droit de tournage quelconque...

Dans l'ensemble, un DTV très passable, qui ne restera pas comme l'un des meilleurs films de Scott Adkins (malgré toute sa bonne volonté et son implication).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #730 : Ferdinand (2017)

Publié le 7 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Jeunesse, Aventure, Action

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Ferdinand :

Jeune taureau paisible, Ferdinand (John Cena) refuse de participer aux corridas pour lesquelles il a été élevé. Après s'être enfui et réfugié chez une fillette, le jeune taureau est repris par les autorités, et il doit alors trouver un moyen de s'évader avant d'être confronté, dans l'arène, à El Primero (Miguel Ángel Silvestre), un matador légendaire...

Un long-métrage d'animation signé Blue Sky Studios (L'Âge de Glace, Rio), adapté d'un classique de la littérature américaine pour enfants, publié dans les années 30, et déjà adapté sous forme de court-métrage de 10 minutes par Disney en 1938 (un court qui avait alors remporté un Oscar).

Cette version cinématographique de 110 minutes (!) a connu un succès certain au box-office américain lors de sa sortie, en décembre dernier, mais malheureusement, il faut bien avouer que c'est un film d'animation à réserver aux plus jeunes : c'est loin d'être mauvais ou incompétent, mais c'est aussi très très balisé, et l'animation, si elle est dynamique, est aussi visuellement assez générique, à l'image de la direction artistique passe-partout.

Ajoutez à cela un message bienveillant et pacifiste noyé dans une hyperactivité assez typique de ce genre de productions, des personnages secondaires pour la plupart sous-caractérisés et quelconques (les hérissons...), des passages insipides (la dance battle contre les chevaux, par exemple) et un casting vocal inégal (John Cena s'en sort très bien, David Tennant est amusant, mais Kate McKinnon en fait beaucoup trop, comme d'habitude), et on se retrouve avec un métrage gentillet, un peu longuet, et guère mémorable.

Ça plaira aux enfants, mais on préfèrera sans hésitation le court de Disney, plus efficace et pertinent.

Un petit 3/6 (principalement pour le travail de Cena, particulièrement juste)

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Un film, un jour (ou presque) #729 : The Tiger Hunter (2016)

Publié le 6 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Inde, USA, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Tiger Hunter :

Quittant son pays et la femme de ses rêves, Ruby (Karen David), un jeune ingénieur indien, Sami (Danny Pudi) part pour les USA dans les années 70, afin d'y trouver la fortune et le succès au sein d'une entreprise concevant des fours à micro-ondes. Mais la réalité de l'immigration est toute autre, et le jeune homme peine à réaliser son rêve américain...

Une comédie ethnique des plus attachantes, avec une distribution très sympathique, un ton toujours léger et agréable, et une intrigue certes prévisible, mais toujours pertinente en ces temps d'Amérique repliée sur elle-même et hostile aux immigrants.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #728 : Rampage : Hors de Contrôle (2018)

Publié le 5 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Science-Fiction

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Rampage - Hors de Contrôle :

Primatologue et ancien militaire, Davis Okoye (Dwayne Johnson) est très proche de George, un gorille albinos particulièrement intelligent, qu'il a élevé. Jusqu'au jour où les restes d'une expérience génétique orbitale s'écrasent dans l'enclos de George, qui commence alors à grandir de manière disproportionnée. Avec l'aide d'une généticienne (Naomie Harris), Davis va alors tout faire pour protéger George, alors même que le gouvernement, représenté par l'Agent Russell (Jeffrey Dean Morgan), et l'entreprise responsable des expériences, dirigée par Claire et Brett Wyden (Malin Åkerman & Jake Lacy), tentent de capturer l'animal, ainsi que les deux autres créatures géantes qui sèment la destruction en Amérique...

Un film catastrophe signé Brad Peyton, et qui, comme la plupart des films précédents de Brad Peyton (Voyage au Centre de la Terre 2, San Andreas, Incarnate), est très imparfait : comme ses deux autres films avec The Rock, c'est spectaculaire, relativement divertissant, ça possède une distribution attachante, mais ça souffre aussi d'une écriture bancale, d'effets numériques inégaux, et d'un rythme en dents de scie, qui plombe gentiment le tout.

Ici, autant les monstres et le gorille sont très crédibles, visuellement parlant (encore heureux, c'est Weta Digital qui s'en charge), autant les incrustations des acteurs et certaines doublures numériques sont nettement plus approximatives.

Heureusement, cela n'empêche pas de s'attacher au grand singe (et à sa relation avec The Rock), et le tout se suit sans grand problème, en dépit de quelques petits ventres mous et passages obligés pas très intéressants.

Ça se regarde même mieux que San Andreas, je trouve, et pour un Kaiju américain, c'est même assez honorable.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #727 : Lunopolis (2010)

Publié le 4 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Comédie, Science-Fiction, Fantastique, Religion

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Lunopolis :

Quelques jours avant le 21/12/2012, un duo de documentaristes découvre les premières pièces d'un puzzle qui vont lui permettre de reconstituer une histoire alternative de la Terre et de l'Humanité, liée de très près à une secte des plus étranges, l'Église de Lunologie...

Un mockumentaire satirique indépendant très sympathique et bourré d'idées, à défaut d'avoir forcément les moyens de ses ambitions.

Thématiquement, on n'est pas loin d'Opération Lune (le mockumentaire sur Kubrick et la course à la Lune), avec un métrage particulièrement riche en idées et en rebondissements, qui parvient à mêler toutes les théories conspirationnistes et paranormales en une sorte de tout unifié absolument, pas crédible pour un sou mais divertissante (et paradoxalement pas si éloigné que ça des délires que l'on peut entendre dans la bouche "d'experts" qui interviennent dans des émissions du genre d'Ancient Aliens) ; ajoutez à cela une satire très claire de l'Église de Scientologie (qui évolue elle aussi pas mal dans le registre de la science-fiction), et on passe ainsi un moment très amusant devant ce métrage, qui parvient à créer une véritable mythologie excentrique à base d'immortalité, d'ovnis, de sélénites, de voyage temporel, et de dimensions parallèles (entre autres).

D'autant que, contrairement à bon nombre d'autres found footages/mockumentaires, ici, l'interprétation est plus bonne (Dave Potter, notamment) et naturelle, ce qui rend les interventions et les témoignages assez crédibles.

On regrettera tout de même le manque de moyens flagrant, qui se remarque dans les effets spéciaux, et dans certaines scènes un peu fauchées qui servent d'introduction et de conclusion, probablement tournées en dernier, avec le peu qui restait du budget.

(idem pour le narrateur "français" occasionnel, qui n'était pas utile, ou du moins, qui aurait mérité d'être mieux interprété)

Mais dans l'ensemble, c'est une excellente surprise, qui plaira à ceux que les conspirations font sourire, et à tous ceux qui apprécient un bon mockumentaire maîtrisé.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #726 : Blade Runner 2049 (2017) + courts-métrages

Publié le 1 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Drame, Science-Fiction, Policier, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

On ne présente plus Blade Runner, de Ridley Scott, classique incontournable du genre à la direction artistique spectaculaire et fondatrice, souvent copiée, mais jamais égalée, et désormais modèle systématique de toute œuvre d'anticipation néo-noire et futuriste.

Un film travaillé, organique, à la fois sobre et démesuré, porté par un Harrison Ford au jeu très particulier et vulnérable, par un Rutger Hauer tragique et impérial, et par leur affrontement final, cauchemardesque, pluvieux et dramatique.

À l'occasion de la sortie de sa suite, Blade Runner 2049, Dennis Villeneuve, le réalisateur, décide de produire trois courts-métrages relatant ce qui s'est produit entre le film original (se déroulant en 2019), et le nouveau film (en 2049).

Pour cela, il se tourne vers deux réalisateurs : Shinichiro Watanabe (Animatrix, Cowboy Bebop) pour le premier court, en animation 2D, et Luke Scott, fils de Ridley Scott, pour les deux suivants, plus courts et présentant des personnages du métrage principal.

Blade Runner 2022 - Black Out : Avec l'aide de Ren (Bryson Baugus), un humain, Trixie (Luci Christian) et Iggy (Jovan Jackson), deux réplicants Nexus 8 à l'espérance de vie normale, tentent de lutter contre l'oppression de la société humaine - désormais ouvertement hostile aux réplicants - en détruisant toute technologie à Los Angeles, effaçant ainsi toute trace de leur existence des serveurs publics de la Tyrell Corporation...

Un court d'animation très stylisé (on aime ou pas) qui a pour principal intérêt d'expliquer un peu l'évolution de l'univers de Blade Runner après le premier film, avec en prime un caméo de Edward James Olmos, qui reprend brièvement son rôle de Gaff, sans que sa présence ne soit particulièrement indispensable.

Blade Runner 2036 - Nexus Dawn : Niander Wallace (Jared Leto), de la Wallace Corporation, tente de convaincre des législateurs (Benedict Wong, etc) de le laisser reprendre la production de réplicants, arguant que les Nexus 9, ses nouveaux modèles, sont totalement asservis à l'homme...

À peine 5 minutes, et pourtant, Leto et les scénaristes réussissent à me rendre Wallace totalement antipathique. Je ne sais pas si c'est le jeu d'aveugle de Leto, ou l'écriture ampoulée et pompeuse de son personnage, mais ce court m'a rapidement agacé...

Blade Runner 2048 - Nowhere to Run : Sapper Morton (Dave Batista), l'un des derniers Nexus 8 encore en vie, mène une existence cachée et discrète en ville. Mais lorsqu'une amie et sa fillette sont menacées, il ne peut s'empêcher d'intervenir, mettant ainsi en péril son anonymat...

À nouveau à peine 5 minutes, et pourtant, c'est tout l'inverse du court précédent : Batista est instantanément sympathique, son jeu est naturel, et le court - qui se résume à une grosse scène d'action - fonctionne très bien, tout en positionnant Sapper Morton comme un personnage traqué qui cherche à vivre seul. Assez réussi.

Blade Runner 2049 :

En 2049, Niander Wallace a pris le contrôle des biens de la Tyrell Corporation, et ses réplicants, les Nexus 9, sont désormais parfaitement intégrés dans la société. K (Ryan Gosling), un Blade Runner chargé d'éliminer les quelques réplicants de modèle Nexus 8 et préalables encore en existence, découvre alors un terrible secret, qui pourrait mettre en péril la stabilité de la société. Un secret lié au sort de Rick Deckard (Harrison Ford), disparu plus de 30 ans auparavant dans des circonstances mystérieuses...

Je suis bien embêté.

Je suis bien embêté, parce que quelque part, dans les 2h45 de ce Blade Runner 2049, il y a un bon film, une suite intéressante au Blade Runner original, un propos pertinent sur ce qui fait l'être humain, etc.

Le problème, cependant, c'est que ça dure 2h45, qu'il y a Dennis Villeneuve à la réalisation, et qu'il y a Michael Green (Smallville, Heroes, Alien Covenant, Le Crime de l'Orient Express) à la co-écriture, aux côtés du scénariste du Blade Runner original.

Ce qui donne :

1) un film très réussi visuellement et techniquement parlant, mais assez froid, contemplatif et clinique - la patte Villeneuve, qui est un peu à la réalisation ce que Alexandre Desplat est à la bande originale de film.

2) un métrage vraiment linéaire et banal, qui recycle des idées de Blade Runner (y compris des scènes jamais tournées par Ridley Scott, mais présente sur le papier), joue un peu la carte du fanservice de manière pas toujours très pertinente ou intéressante (le caméo de Gaff fait vraiment de la peine), et qui surtout s'engage sur des sentiers déjà vraiment bien arpentés, sans la moindre originalité, la moindre subtilité ou la moindre épaisseur (les histoires d'élu pouvant changer le cours de l'Histoire et mener des révolutions, ras-le-bol).

On a donc un peu l'impression d'une jolie coquille creuse, que l'on aurait pu amputer de 40 minutes sans rien perdre du tout du récit ou des thématiques, et qui aurait ainsi gagné en force et en pertinence.

Parce que je ne nie pas qu'il y ait des thématiques sous-jacentes potentiellement intéressantes, mais elles sont noyées dans le marasme global de ces 165 minutes de film, bourrées d'idées maladroites : la fausse feinte sur l'identité de l'enfant de Deckard, assez transparente dès que l'on croise le chemin d'un certain personnage créateur de souvenirs, et que l'on remarque que l'archétype du héros qui se découvre élu est vraiment amené avec de trop gros sabots (en plus d'être pitoyablement usé jusqu'à la corde) pour être honnête ; tout ce qui touche à Wallace (un Jared Leto calamiteux en grand méchant digne d'un James Bond, à l'écriture affreuse, et accompagné d'une femme de main là aussi digne d'un mauvais film d'action) ; la romance Joi/K, pas inintéressante, mais déjà vue, notamment dans Star Trek Voyager ; les enjeux vraiment simplistes - trouver un enfant - exposés au bout de trente minutes, et jamais particulièrement bien traités ; les dialogues bourrés d'exposition de tous les personnages, qui sur-expliquent le film, encore et encore ; Harrison Ford, raide et décati, qui arrive en cours de route, trop tard, et ne sert à rien ; la Sean Young en images de synthèse, peu convaincante dès qu'elle ouvre la bouche ; le jeu ultra-minimaliste de Gosling ; la mort prématurée de Batista ; le score mi-copie mi-bruit de Hans Zimmer...

En somme, si esthétiquement, le film fait illusion, c'est narrativement qu'il n'a pas du tout fonctionné sur moi, et qu'il m'a laissé avec une forte envie de dire "tout ça pour ça". Quitte à produire une suite de Blade Runner destinée à se planter au box-office, il fallait y aller franco, et proposer quelque chose qui aille plus loin qu'un simple épisode de Black Mirror ou de Philip K. Dick's Electric Dreams.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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