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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1173 : Togo (2019)

Publié le 30 Mars 2020 par Lurdo dans Aventure, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Drame, Histoire, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Togo (2019) :

Lorsqu'en 1925, une épidémie de diphtérie frappe le petit village de Nome, en Alaska, alors même qu'une tempête coupe la communauté du monde, tous les espoirs reposent sur une caravane improvisée de mushers et d'attelages de chiens, qui se relaient pour apporter le plus vite possible des vaccins aux malades. Parmi eux, Leonhard Seppala (Willem Dafoe) et son chien Togo, vieillissant et fatigué, qui contre toute attente, vont ensemble parcourir plus que tous les autres membres de la caravane réunis, et échapper à des dangers improbables...

Un joli petit film animalier disponible sur Disney + et qui n'aurait pas dépareillé il y a 20 ou 30 ans sur Disney Channel : il y a des éléments déchaînés, de l'aventure, de l'héroïsme, des chiens attachants, des acteurs compétents, bref, c'est plutôt agréable, bien qu'un poil longuet (près de deux heures), et parfois un peu austère et froid (à l'image de l'Alaska et du bande originale dramatique de Mark Isham).

Mais avec sa structure alternant le serum run et ses flashbacks sur l'enfance et les jeunes années de Togo, le film parvient à intéresser et à rendre attachants à la fois son toutou (pas de grande surprise), mais aussi son musher austère et distant, qui finit par se lier à ce cabot impertinent et désobéissant.

Bref, ça ne révolutionnera rien, mais ça se regarde tranquillement, pour peu qu'on apprécie ce style de film.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 3 (2007)

Publié le 29 Mars 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, USA, Supernatural, CW

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 3 (2007) :

Contraints de traquer tous les démons évadés des enfers, les frères Winchester croisent le chemin de Ruby (Katie Cassidy), démone affirmant être en mesure de libérer Dean du pacte démoniaque qu'il a conclu, et de Bela (Lauren Cohan), une voleuse professionnelle d'artefacts occultes...

Après la magnifique saison 2 et son final annonciateur d'une guerre ouverte entre les Winchester et les démons, les téléspectateurs étaient en droit de s'attendre à un terrible affrontement. Mais ce n'est pas l'orientation prise par les scénaristes : il s'agit plutôt d'une guerre larvée, sans véritable front.

Même si cela peut s'expliquer par le fait que Azazel ne soit plus là pour mener des troupes qui sont désormais désorganisées, cela manque d'ambition dans la mesure où la menace ne se fait sentir que de manière sporadique. De fait, le côté sombre qui avait été développé précédemment est moins présent, alors que c'était devenu une force de la série.

Malgré cela, le fil rouge de la saison prend une place prépondérante et c'est un changement par rapport à la structure des saisons précédentes. Dans le cas présent, la plupart des épisodes comportent une scène faisant référence au marché qu'a passé Dean pour ressusciter Sam, qui lui donne seulement un an à vivre avant d'aller en Enfer.

Son attitude laisse à penser qu'il ne se préoccupe pas le moins du monde de ce qui va lui arriver alors qu'en réalité il refuse de faire face à son funèbre destin. Ce n'est pas sans énerver Sam, qui se démène pour trouver des solutions permettant de sauver son aîné. La relation fraternelle qui les lie est exploitée à bon escient, et propose des moments chargés en émotion puisque le duo fonctionne très bien.

Ce développement des principaux protagonistes est intéressant, mais c'est beaucoup plus brouillon en ce qui concerne ceux que l'on voit moins régulièrement. Pourtant, deux personnages féminins sont introduits, mais leur traitement laisse un peu à désirer. Tout d'abord, les motivations de Ruby sont plus que floues (le tout explicatif n'est jamais une bonne chose, mais rester volontairement vague n'est pas vraiment une meilleure solution) et sert bien trop souvent de Deus Ex Machina.

Quant à Bela, sa personnalité de garce qui joue sans cesse sur la naïveté des Winchester pour mieux les rouler dans la farine ne plaide pas vraiment en sa faveur : cela la rend (au mieux) antipathique. C'est l'un des grands défauts de la série depuis le début : les femmes ne réussissent pas à exister, et ce ne sont pas les quelques tentatives maladroites de les approfondir qui changent la donne, malheureusement.

À l'inverse, Bobby s'impose de plus en plus comme une évidence, dans un rôle bien spécifique puisqu'en plus d'être un puits de connaissances grâce à une expérience immense - et sa dégaine ne fait que mettre en avant le fait qu'il ait bourlingué -, il devient également un père de substitution pour Sam et Dean.

Il n'a pourtant pas du tout la même personnalité : plutôt que d'être un protecteur absent et obsédé par son travail comme John, il est toujours présent pour les Winchester qui savent pouvoir réellement compter sur lui, même s'il a tendance à ronchonner et à les sermonner. C'est une très bonne addition, d'autant que le courant passe entre les acteurs.

Parmi les éléments positifs, les évènements passés ne sont pas oubliés et certaines intrigues sont bouclées. En premier lieu, Gordon revient en force pour éliminer Sam mais se retrouve au passage transformé en vampire, lui qui les chasse avec tant de haine. La menace est évacuée puisqu'il meurt, au terme d'un épisode dont l'ambiance est très glauque mais réussie.

Les démêlés des deux frères avec les autorités trouvent une issue favorable : assiégés par des démons à la solde de Lilith alors qu'ils sont dans un commissariat après avoir été arrêtés par le FBI, leur défense héroïque leur vaut la reconnaissance de l'agent Henriksen qui les laisse partir en promettant de les faire passer pour morts. Ce dernier prend la vérité en pleine tête, et comprend avec violence qu'il est dans l'erreur depuis le début les concernant. Une prise de conscience trop tardive, qui lui sera fatale une fois que Lilith le retrouve avec ceux qui ont aidés Sam et Dean.

Pour notre plus grand bonheur, Ben Edlund se fend également de deux épisodes humoristiques : Bad Day at Black Rock, où les Winchester sont à la poursuite de gredins ayant volé une patte de lapin qui rend chanceux celui qui la possède (mais qui lui fait souvent payer le prix de cette chance puisque l'objet semble être doté d'une volonté propre et changer assez régulièrement de propriétaire) et Ghostfacers, dans lequel ils rencontrent des chasseurs de fantômes amateurs un peu stupides.

C'est l'occasion de s'exercer à une véritable parodie de la série, dans une ambiance bon enfant et hilarante. À côté de cela, il y a des épisodes plus convenus : un épisode sans fin, un épisode de Noël... Cela donne parfois l'impression d'une écriture en mode "pilotage automatique".

La fin de saison va au bout de l'idée en envoyant Dean en Enfer, comme cela était prévu, mais il y a fort à parier que cela ne durera pas longtemps. Il ne s'agit pas d'une réelle prise de risques, mais ça a le mérite d'être moins convenu que s'il avait réussi à échapper à son sort. Néanmoins, les circonstances dans lesquelles cela se produit ne sont pas extrêmement spectaculaires, ce qui reste décevant.

C'est d'ailleurs un mot que l'on peut employer pour la saison dans son ensemble, car les bons moments ne cachent pas certains défauts. Il y a toutefois une circonstance atténuante : réduite à 16 épisodes, cette saison a été perturbée par la grève des scénaristes de 2007.

De quoi laisser le bénéfice du doute à l'égard de cette légère baisse de qualité.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x09-1x10 (2020) + Bilan

Publié le 28 Mars 2020 par Lurdo dans Aventure, Action, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Télévision, Star Trek

Dernière ligne droite pour cette première saison de Star Trek Picard, une première saison qui, après un début intéressant, s'est très rapidement engoncée dans une redite de thèmes déjà abordés par Discovery, entre autres, développés de manière assez bancale par des scénaristes finalement très peu inspirés...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x09 - Et in Arcadia Ego, Part 1 : l'équipage du Sirena fait route vers la planète natale de Soji, Coppelius, où ils découvrent une communauté d'androïdes supervisés par Sutra et par Altan Inigo Soong (Brent Spiner), le fils du créateur de Data...

Écriture à trois plumes (Chabon, sa femme et Akiva Goldsman... aïe) pour un épisode assez raté, qui cumule coïncidences bien pratiques, caractérisation à la truelle (dès sa première apparition à l'écran, Sutra, telle qu'interprétée par Isa Briones, est arrogante, hautaine, antipathique, bref, totalement caractérisée comme une méchante, ce qu'elle devient forcément en fin d'épisode), direction artistique générique au possible (les androïdes peints en dorés, les vêtements façon hippie chic californien des années 80-90, l'architecture), et choix créatifs assez peu probants (Seven of Nine, le cube borg, Elnor... on peine à voir l'intérêt de les utiliser ainsi ; le vulcan mindmeld entre deux androïdes ; le fils caché - très louche, surtout avec les initiales A.I. - de Soong ; le corps artificiel que l'on devine potentiellement destiné à l'un de nos héros - Picard ?).

Ah, et bien sûr, il y a cette histoire de message (en grande partie constitué d'images libres de droit reprises sur Shutterstock) venus de l'outre-espace lointain, sur cette race d'être cybernétiques supérieurs prêts à intervenir pour éliminer toute forme de vie organique pour libérer les androïdes de leur joug, une fois que ces derniers ont atteint un certain niveau de leur évolution. J'ai envie de dire que Mass Effect est bien passé par les studios de CBS, mais bon... ce n'est que juste retour de bâton, vu tout ce que Mass Effect a pompé à Trek, à Babylon 5, et à certains romans.

- 1x10 - Et in Arcadia Ego, Part 2 : tandis que Sutra construit une balise pour contacter les êtres synthétiques supérieurs de légende, et que Picard est captif, la flotte romulienne s'approche de Coppelius...

Aïe. Moins d'une heure pour tout boucler, forcément, ça implique qu'on ait bien fait le travail en amont. Le problème, avec Picard, c'est que le travail en question a été gentiment bâclé sur de nombreux fronts, et que la majorité des personnages et de leurs relations peinent à exister.

Résultat : cette fin de saison est précipitée, bourrée de grosses ficelles honteuses (le gadget magique des androïdes), de transitions approximatives, de rebondissements télégraphiés, "mais ce n'est pas grave, regardez, on vous a mis une grosse bataille spatiale, et de l'émotion avec la mort de Picard, et avec celle de Data !".

Mais même là, ça ne fonctionne pas. La grosse bataille spatiale ? Souvent illisible, principalement à cause d'un abus de clonage numérique des vaisseaux romuliens (idem pour la flotte de Starfleet, qui n'a jamais l'ampleur des flottes d'autrefois : ici, tous les navires sont identiques, copiés-collés par des artistes graphiques fainéants). La mort de Picard, et tous les larmoiements et gros violons qui l'entourent ? Immédiatement désamorcés par l'existence de ce corps numérique façon Altered Carbon dont le spectateur attentif sait pertinemment qu'il est destiné à Picard. La mort de Data ? Plutôt jolie et touchante... mais finalement assez inutile, et souffrant de clichés de scénaristes (sur la mort, la vie, l'immortalité, etc) assez peu originaux.

Et je pourrais continuer longtemps sur les éléments qui ne fonctionnent pas : les Borgs inexistants, Narek qui disparaît en cours de route, Seven of Nine qui finit en couple avec Raffi (!?), la maladie de Picard qui le frappe au pire moment, les revirements de Soong, la Fédération qui change subitement d'avis sur les synthétiques, le retour (télégraphié) de Riker (l'un des seuls bons moments de l'épisode - puisqu'on vous dit, depuis 20 ans, que ce qu'on veut, c'est une série sur les aventures du Capitaine Riker)...

Un vrai gâchis.

Bilan saisonnier :

Que dire de nouveau après toutes ces critiques hebdomadaires ?

Lorsque la franchise Star Trek est passée au cinéma pour les aventures de Picard et compagnie, une mutation s'est opérée. Sous la pression conjuguée des impératifs du format blockbuster moderne, des demandes des exécutifs en charge, et des désidératas de Brent Spiner et de Patrick Stewart (devenus les stars de la franchise, par la force des choses et suite au succès de First Contact), les films Trek sont passés de récits collégiaux sur un équipage soudé, à films d'action centrés principalement sur Picard et Data.

Mais visiblement, Star Trek Nemesis n'a pas déçu que les spectateurs et les fans de la franchise, puisque ce Star Trek Picard semble n'avoir aucune autre justification réelle, pour son existence, que d'apaiser les esprits de Stewart et Spiner, en réécrivant la fin de Picard et Data et en leur offrant des adieux dignes de ce nom. Personne ne le demandait vraiment, à part peut-être les deux acteurs, et l'on se demande régulièrement si ce n'est pas là la seule raison pour laquelle les deux hommes ont accepté de rempiler.

Difficile d'expliquer, sinon, le vide abyssal entourant les deux personnages : les méchants sont transparents, la menace globale n'est qu'une paire de tentacules mécaniques qui disparaît aussitôt, Elnor n'est qu'un cliché ambulant sous-développé et qui ne sert pas plus que les Borgs, leur cube et Seven, et le tout noircit délibérément le tableau de Star Trek, pour pouvoir y appliquer des idées peu abouties repompées à droite et à gauche.

Rien que le postulat de départ pose problème : comment, après des saisons entières de Star Trek au fil desquelles Data, les androïdes, les exocomps, les espèces semi-cybernétiques, les Borgs, les hologrammes, et j'en passe, ont été considérés comme des citoyens et des êtres vivants à part entière, peut-on se retrouver avec ce que l'on voit au début de la saison, à savoir des androïdes exploités en tant que main d'œuvre par la Fédération, et faisant l'objet des moqueries des humains pour lesquels ils travaillent ?

Mais peu importe, visiblement : le mot d'ordre de cette série, à en juger par le nombre de fois où Picard se fait reprendre par les autres personnages et se fait vertement tancer pour ses habitudes, ses réactions et son point de vue sur le monde, c'est un peu un "Ok boomer" spatial. Et malheureusement, ça a à peu près la profondeur et la pertinence de ce meme, une vacuité que trois tonnes de fanservice ne parviendront jamais à cacher...

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Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

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Un film, un jour (ou presque) #1172 : Lords of Chaos (2018)

Publié le 27 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Religion, Norvège, Suède, UK, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lords of Chaos (2018) :

Désœuvrés, passionné de métal extrême, et désireux de se rebeller contre le carcan de la société norvégienne de la fin des années 80, plusieurs adolescents, menés par Øystein "Euronymous" Aarseth (Rory Culkin), décident un beau jour de créer le groupe Mayhem, d'inspiration satanique. Rapidement, sous l'influence de Pelle "Dead" Ohlin (Jack Kilmer), un jeune suicidaire et morbide, puis de Kristian "Varg" Vikernes (Emory Cohen), pyromane en puissance, le groupe se radicalise, et développe une aura sulfureuse, alors que leur succès grandit, et que suicides, meurtres et églises brulées se multiplient de leur fait...

Un biopic ouvertement romancé ("basé sur des vérités, des mensonges et sur les faits avérés", nous dit le carton d'ouverture) du groupe Mayhem, réalisé par un ancien membre du groupe Bathory, devenu cinéaste (et réalisateur de clips musicaux), et qui aborde frontalement la spirale infernale dans laquelle ces adolescents se sont embarqués, épris d'un désir toujours plus grand de choquer, de se rebeller, et se montrer différents.

Un métrage semi-comique, semi-mélancolique, semi-tragique et semi-horrifique (ça fait beaucoup de semis, je sais), constamment sur le fil du rasoir entre portrait moqueur de jeunes rebelles paumés et psychologiquement déséquilibrés (qui se radicalisent seuls dans leur quête de sensations et d’extrême, et dans leur désir paradoxal de ne pas paraître "poseurs" - alors même qu'ils se déguisent, se maquillent, et font semblant de vénérer Satan), malaise d'une violence crue et brutale (le suicide de Dead est à ce titre particulièrement marquant), et biopic plus traditionnel, avec ses inventions et ses raccourcis.

Dans l'ensemble, pour un semi-novice de la scène black metal norvégienne (je connais les noms et la musique, mais je n'ai jamais cherché à en savoir plus sur qui faisait quoi), le tout s'avère assez agréable à suivre, un biopic à la mise en image dynamique (et parfois assez implacable) et qui sait jouer la carte des ruptures de ton pour mieux surprendre et choquer le spectateur.

Le film est aidé par une interprétation très solide (notamment du jeune Culkin) qui parvient à donner un peu d'épaisseur à ces personnages fréquemment pathétiques, et par des moments joliment absurdes, façon Spinal Tap, qui permettent de décompresser un peu entre deux moments plus tendus. Ce n'est cependant pas parfait (la musique n'est pas particulièrement mise en valeur, la nudité est gratuite et amenée à l'arrache, certains moments sont too much), et bizarrement, j'ai trouvé que le climax du film (l'ultime confrontation entre Varg et Euronymous) était décevant, manquant de punch et d'énergie.

C'est peut-être dû à un côté trop "mis en scène", trop "écrit", et pas assez spontané, qui enlève beaucoup de force à cette confrontation sanglante, au point que sa violence finit par paraître un peu cartoonesque (idem pour le meurtre dans le parc).

Dans l'ensemble, cela dit, un bon biopic qui change un peu du lissage de mise dans les grosses productions hollywoodiennes.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1171 : La Belle et le Clochard (2019)

Publié le 26 Mars 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, Romance, Animation

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

La Belle et le Clochard (Lady and the Tramp - 2019) :

Lorsque ses maîtres (Thomas Mann et Kiersey Clemons) accueillent un nouveau bébé dans leur foyer, Lady (Tessa Thompson), une jeune femelle cocker, se sent délaissée. Elle finit par s'enfuir, et par tomber sous le charme d'un chien errant cynique et individualiste, Tramp (Justin Theroux), qui lui fait découvrir la dure vie de la rue, et la liberté des espaces sauvages...

L'un des titres de lancement de Disney +, La Belle et le Clochard 2019 s'inscrit dans cette vague de remakes en prises de vue réelles des classiques du studio, une vague franchement peu nécessaire, mais qui rapporte des sommes considérables à Mickey.

Ici, compte tenu de l'ancienneté du film original, et de sa popularité bien éloignée de celle de l'époque de la Renaissance des 90s, on peut comprendre que Disney ait choisi de réserver l'exclusivité du film à sa plate-forme de streaming : les attentes sont moindres, le film n'aurait probablement pas cartonné au box-office, et avec sa distribution plus secondaire et son manque de facteur nostalgique, il n'y aurait pas eu cet effet d'appel qui aurait amené les foules à se déplacer.

Dans les faits, cela dit, cette version de Lady and the Tramp n'est pas honteuse, loin de là. Les effets numériques sur les toutous sont plutôt réussis, les changements apportés à l'histoire ne sont pas flagrants (en même temps, je me souviens très peu du film original), et tout le monde est compétent : autant dire que c'est un film qui se regarde, avec des chiens amusants et mignons qui plairont aux plus jeunes.

Le seul point qui fâche un peu, je dois dire, c'est la manière dont le film a été passé à la moulinette de l'inclusivité woke et du politiquement correct, histoire de ne pas faire d'esclandre, et quitte à faire une bonne grosse dose de révisionnisme historique.

On est en effet ici au début du siècle, dans le sud des États-Unis (la Nouvelle-Orléans, et tutti-quanti)... et pourtant, les maîtres de Lady sont un couple mixte assez aisé et parfaitement intégré à la société. D'ailleurs, une bonne moitié des passants, dans la rue, et la plupart de leurs proches, eux aussi aisés, sont afro-américains ou d'origine ethnique (le médecin est interprété par Ken Jeong, par exemple, le responsable de la fourrière est latino, etc...) et bien intégrés. Et Lady elle-même est doublée par une afro-américaine, à l'attitude très moderne et pas si précieuse que ça (un peu problématique pour son personnage de "Lady").

Une sorte de vision idéalisée (j'ai envie de dire que ça fait très "promenons-nous sur Main Street USA, à Disneyland, dans une reconstitution propre, nettoyée et superficielle de l'Amérique, où ne subsistent que les bons côtés, et une esthétique un peu creuse") de la société américaine de l'époque, où régnait pourtant la ségrégation ; une vision finalement très moderne d'ailleurs renforcée par le fait que c'est clairement Kiersey Clemons qui porte la culotte dans la famille de Lady, mariée à un Thomas Mann gentiment effacé.

En soi, pourquoi pas, et avec un peu plus d'ambition et de parti-pris, il y aurait probablement eu là un parallèle intéressant à établir entre l'histoire des chiens (initialement une histoire de classe et de privilège), et l'histoire raciale des États-Unis... mais ce n'était clairement pas au programme, à en juger par la manière dont cette réalité "parallèle" est mise en images.

Et d'ailleurs, au rayon de l'inclusivité et du politiquement correct, citons aussi ces pauvres chats siamois qui, expurgés de toute caricature potentiellement offensante (ce ne sont plus des siamois, désormais), se retrouvent avec un morceau inédit, du jazz/swing pas très mémorable noyé dans une tornade d'effets numériques sans réel poids.

Mais peu importe. Ce qui m'aura gêné le plus ne posera probablement aucun problème aux plus petits, qui sont le public directement visé par ce remake... donc je n'ai pas vraiment envie de me montrer sévère.

3.25/6 (aussi peu mémorable que la majorité des autres remakes live-action de Disney, malheureusement, et peut-être un peu plus problématique)

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Un film, un jour (ou presque) #1170 : Super Papa (2001)

Publié le 25 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance

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Super Papa (Joe Somebody - 2001) :

Après avoir été publiquement humilié par un collègue brutal (Patrick Warburton), Joe Scheffer (Tim Allen) sombre dans une dépression, dont il ne parvient à se tirer qu'en défiant en duel celui qui l'a rabaissé : aussitôt, il devient la coqueluche de toute son entreprise, et reprend confiance en lui. Tout en se préparant au combat aux côtés d'un ancien acteur de film d'arts martiaux (Jim Belushi), Joe se rapproche de Meg (Julie Bowen), conseillère psychologique de son entreprise, mais l'influence de Natalie (Hayden Pannetiere), sa fille, va inciter Joe à remettre en question l'affrontement qui l'attend...

Un métrage bancal, qui a le postérieur entre deux chaises, oscillant entre comédie de bureau, et comédie dramatique sur un homme en perdition, dépressif et humilié, et qui doit apprendre à se reconstruire... le problème, en fait, c'est que ce Super Papa n'est jamais vraiment drôle, et qu'il n'a pas grand chose de plus à dire que "la violence ne résout jamais rien".

Et ça s'arrête à peu près là, à vrai dire. Occasionnellement, le film semble effleurer des thématiques ou des sujets plus intéressants, mais ils ne sont jamais trop approfondis ; à l'identique, ponctuellement, certaines scènes semblent plus inspirées et plus amusantes que la moyenne, mais ça ne va jamais plus loin, et ça retombe assez rapidement en comédie romantique basique, illustrée par un score insipide, et une réalisation générique.

Reste bien quelques prestations sympathiques des seconds rôles (Ken Marino, Greg Germann, Hayden Pannetiere, voire même Warburton), mais compte tenu des 1h40 du film (facilement 10 de trop), elles ne suffisent pas à faire de ce métrage prévisible quelque chose de vraiment intéressant.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1169 : I am Thor (2015)

Publié le 24 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, USA

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I am Thor (2015) :

Documentaire musical revenant sur la carrière de Jon Mikl Thor, ex champion de bodybuilding (Mr Canada et Mr USA), devenu, par passion pour le heavy metal et pour le spectacle scénique, la star du rock Thor, un Monsieur muscle qui, à moitié nu sur scène, tord des barres de fer, frappe des monstres de son marteau, se déguise, etc, etc, etc, entre deux chansons plus ou moins inspirées.

Et ce, à la grande époque, fidèlement retracée dans ce film, notamment au travers d'une narration en voix off de Thor en personne. On y découvre ses débuts dans le bodybuilding, ses premiers spectacles improbables, son passage par la case strip-teaseur queutard (une carrière qui a tourné court à l'arrivée d'un collègue afro-américain mieux membré), ses rôles dans des comédies musicales plus ou moins importantes, et puis ses embrouilles récurrentes dans le monde de la musique.

Tout d'abord, un kidnapping suite à un conflit d'intérêt entre maison de disques et manager, conflit qui a enrayé le succès de son premier album ; ensuite, divers problèmes de gestion, de manager, ou de tournée, comme lorsqu'il était sur le point de se lancer dans la plus grosse tournée pyrotechnique de l'histoire de la musique, mais a tout plaqué parce que son manager (qui avait lancé Bruce Springsteen) était trop ésotérique et excentrique ; puis une tournée en Angleterre, où Thor et son épouse/manager s'installent, délaissant totalement le reste du groupe (un trait récurrent chez Thor, clairement plus intéressé par sa carrière et son personnage que par son ensemble) ; suivi d'un passage avorté par la case cinéma... et d'un gros passage à vide d'une dizaine d'années, avec dépression, tentative de suicide, et retour à une vie de famille plus simple et calme.

Jusqu'à son retour, en 1997, un retour qui a signé la fin de son couple, mais la renaissance laborieuse de sa carrière. Et par renaissance, j'entends une suite de prestations assez misérables, avec un Thor boursouflé et rondouillard qui continue à jouer les hommes forts, des musiciens interchangeables, un public absent, etc...

Un comeback tragicomique qui dure depuis vingt ans, et qui constitue la plus grosse partie du documentaire, un documentaire qui passe par une nouvelle dépression, par une attaque cardio-vasculaire, et culmine par une mini-tournée en Scandinavie, où Thor et ses musiciens de l'époque sont accueillis comme des dieux.

De quoi finir sur une note à peu près positive, malgré un océan de moments pathétiques qui font un peu de peine à voir. Cela dit, loin de moi l'idée de lui jeter la première pierre : en filigrane, on devine que le caractère et la vision artistique de Thor l'ont amené là où il est aujourd'hui, mais il semble en avoir conscience, et avoir du recul sur sa carrière. Sans oublier le fait qu'aucun des intervenants n'a quoi que ce soit de critique à dire à son sujet.

I am Thor s'avère donc un portrait assez doux-amer d'un musicien musculeux, kitschouille et un peu malchanceux, incapable de gérer ses finances ou son groupe, qui a eu une carrière digne de Spinal Tap (ou d'un Manowar raté), mais a su toujours rester humain, malgré son personnage de demi-dieu nordique capable de casser des parpaings sur son torse.

Un métrage divertissant et amusant, dans la droite lignée de Anvil : The Story of Anvil, mais dont on se demande constamment quel est le degré de réalité et celui de fiction (certaines anecdotes sont un peu grosses), d'autant que le documentaire est un peu déséquilibré : en se concentrant à ce point sur la comeback story de Thor, et en compressant la période de son succès au premier tiers du film, le métrage limite celle-ci à son côté théâtral et grand-guignol. La musique, elle, passe un peu à la trappe, et cela n'aide donc pas le spectateur intrigué à comprendre l'adoration que semblent éprouver le documentaire et tous ses intervenants envers la musique de Thor...

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1168 : Unicorn Store (2019)

Publié le 23 Mars 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Unicorn Store (2019) :

Immature et rêveuse, Kit (Brie Larson) refuse de passer à l'âge adulte et, lorsque ses rêves d'études artistiques tombent à l'eau, elle retourne s'installer chez ses parents (Joan Cusack, Bradley Whitford), acceptant un poste d'intérimaire dans une entreprise dirigée par l'insistant Gary (Hamish Linklater). Un jour, cependant, elle reçoit une invitation mystérieuse envoyée par un inconnu excentrique (Samuel L. Jackson) et qui lui annonce qu'elle a gagné une licorne...

Je n'ai pas du tout accroché à ce métrage fantastique réalisé par Brie Larson, dont c'est le premier film, écrit par une scénariste de sitcom, dont c'est le premier film, et diffusé par Netflix (dont ce n'est pas le premier film ^^).

Un métrage fantastique qui se veut une ode à l'innocence, à l'imagination et à l'enfance, le portrait d'une jeune femme refusant de grandir et de laisser derrière elle ses rêves et ses aspirations artistiques, une naïve immature qui se confronte aux réalités de la société (le harcèlement sexuel par son patron, etc)... bref, un film excentrique et rose pastel, délibérément décalé et improbable.

Le seul problème, en fait, c'est que tout cela n'est pas maîtrisé un seul instant. C'est bien simple, en repensant au film, un nom m'est venu en tête : Kimmy Schmidt. Même type de personnage, mêmes confrontations, même naïveté, scénariste issu du même milieu...

La différence, c'est qu'en lieu et place de la sincérité et de l'énergie spontanée de Ellie Kemper, qui donnent vie à la plume pétillante de Tina Fey, on se retrouve ici avec un script qui n'a jamais assez de légèreté ou de rythme pour paraître vivant et dynamique, avec un ton twee et forcé qui agace plus qu'il ne charme, avec un côté sinistre et plus sombre qui n'est jamais abordé ou développé, et avec des personnages qui semblent tous atteints de retards développementaux (Kit, notamment, est écrite comme une fillette de 10 ans capricieuse et un peu embarrassante).

Alors oui, l'interprétation est compétente, la réalisation aussi, mais le message globale est ultra-pataud, le déroulement prévisible, et l'on finit par décrocher du film à mesure qu'il rajoute couche sur couche de paillettes et de couleurs pastels (cette présentation professionnelle, au secours).

2/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 2 (2006)

Publié le 22 Mars 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, USA, Supernatural, CW

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 2 (2006) :

Sam (Jared Padalecki) et Dean Winchester (Jensen Ackles) traquent Azazel (Fredric Lehne), le démon aux yeux jaunes responsable de la mort de leurs parents, et découvrent que l'entité a pour plan d'exploiter les pouvoirs psychiques de nombreux enfants orphelins, dont la mère est souvent morte dans des incendies mystérieux... 

Est-ce vraiment la même série ?

Question tout à fait légitime, dans la mesure où l'écriture fait un bond qualitatif important. En premier lieu, le tissu familial devient véritablement une des grandes forces de la série, si ce n'est même son moteur essentiel. Les interactions entre les Winchester père et fils offrent autant de bons moments de télévision, que ce soit quand ils s'accordent ou quand leurs conflits éclatent au grand jour, et l'implication émotionnelle des téléspectateurs s'en trouve renforcée. C'est pour cette raison que le sacrifice de John, offrant sa vie au Yellow Eyed Demon en échange de celle de Dean, est un véritable choc. Cela vaut surtout pour les deux protagonistes principaux, puisque cet évènement bouleverse tous leurs repères.

Ils se retrouvent donc livrés à eux-mêmes tout en devant gérer leur deuil, sujet qui n'est pas évacué, bien au contraire. C'est en effet ce qui détermine en grande partie leur état d'esprit, et leur permet de porter le flambeau en reprenant le combat là où leur père l'avait laissé. Pour autant, l'union sacrée n'est pas toujours de mise, car ils restent avant tout des humains et ont autant de doutes que de convictions.

Dean, pourtant las de la vie qu'il mène et parfois borderline, considère que sa mission est de protéger son frère coûte que coûte, sans pour autant oublier qu'il a des pouvoirs et qu'en cas de force majeure, il devra l'éliminer. Ces mêmes capacités pour lesquelles Sam se remet constamment en question, car elles proviennent du démon qui a tué leur mère, et il pourrait très bien devenir un de ses soldats dans une guerre qui se profile. Dans un cas comme dans l'autre, le fardeau est lourd à porter.

La psychologie des personnages est donc plus fouillée, et les thématiques abordées étayent l'idée qu'un tournant plus adulte a été amorcé. La tendance se confirme avec des épisodes plus ambigus, qui s'écartent des schémas stéréotypés de la première saison. Par exemple, Sam empêche Dean de tuer des vampires inoffensifs (car ils ont décidé de boire du sang de bétail et non d'humains afin de survivre), mais doit exécuter une jeune femme avec qui il a vécu une passion brève et intense (car celle-ci est devenue un loup-garou).

Cela correspond à un univers qui devient plus sombre à mesure qu'il est développé, mais aussi plus riche et varié. En introduisant d'autres chasseurs - dont le dangereux mais intéressant Gordon, qui ferait un excellent antagoniste s'il pouvait se dépêtrer des mains de la justice -, en se créant un bestiaire bien fourni et en parlant de la foi dans un épisode très Scullyesque dans l'esprit, les scénaristes ajoutent des cordes à leur arc et s'offrent ainsi plus de possibilités.

Ainsi, après une première saison composée pour la grande majorité d'épisodes indépendants, les références commencent à se faire plus présentes, et contribuent à la cohérence de l'univers qui se déploie sous nos yeux. Et si, pour le prouver, il n'était pas suffisant de développer une mythologie qui se révèle solide (alors qu'elle mélange des éléments déjà vus par ailleurs, comme une guerre contre les forces du Mal ou des individus qui se découvrent des pouvoirs surnaturels), des personnages secondaires viennent s'installer durablement (à l'exception de Jo, qui ne fait que quatre apparitions et c'est bien dommage). Certes, ils ne bénéficient pas toujours d'un développement approfondi dans les détails, mais ils sont suffisamment bien caractérisés pour être attachants et agréables à voir évoluer.

Cela fait d'autant plus plaisir que les sous-intrigues entamées ne sont pas laissées de côté. L'étau se resserre autour de nos deux héros : ils sont désormais poursuivis par le FBI, ce qui n'est pas étonnant au vu de tous les évènements qui pourraient être à charge contre eux. Entre les morts qu'ils laissent derrière eux et les profanations de tombes, il y a de quoi... L'intérêt que leur porte la fameuse agence gouvernementale est d'ailleurs assez ironique, puisque c'est le badge que les Winchester utilisent le plus lors de leurs enquêtes. C'est peut-être de ce côté-là qu'un petit reproche pourrait être effectué : les usurpations d'identité pourraient être plus variées.

Malgré cela, l'humour pointe son nez de manière bien plus fréquente qu'auparavant, au point de se lancer dans un épisode parodique. Le 2x18, Hollywood Babylon, est un régal d'auto-dérision, mais il n'aurait pu en être autrement de la part de son auteur Ben Edlund, connu auparavant pour sa série The Tick (un humour non-sensique et désopilant, 9 épisodes durant) et pour l'épisode Smile Time dans Angel, où le héros éponyme se retrouvait transformé en marionnette. N'oubliant pas ses classiques, il se permet même une référence à Gilmore Girls, série dans lequelle Jared Padaleci jouait le rôle de... Dean (mais pas Winchester).

En résumé, cette deuxième saison gomme les défauts récurrents de la première, et même si elle contient elle aussi des épisodes un peu moins intéressants, elle est beaucoup plus créative. Son final ébouriffant, avec son côté Highlander qui met en lumière les motivations du Yellow Eyed Man, fait basculer la série dans ce qui s'annonce une nouvelle ère. Jusqu'à présent, la guerre qui s'annonçait n'était qu'un vague concept, mais avec l'ouverture des Portes de l'Enfer et l'évasion d'un nombre incalculable de démons, cela devient un fait.

Pour répondre à ma question d'ouverture : c'est le même titre, avec les mêmes acteurs, mais ce n'est plus la même série.

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x07-1x08 (2020)

Publié le 21 Mars 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Aventure, Action, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA

Plus la saison de Picard avance, et plus j'ai du mal avec l'écriture gratuitement tragique et sombre de la série, qui me déplaît fortement. Néanmoins, la fin de saison approche, et avec elle, le scénario avance enfin un peu : le programme acquiert enfin un peu d'énergie et progresse vers quelque chose... reste à savoir quoi.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x07 - Nepenthe : Picard et Soji arrivent sur Nepenthe, où ils retrouvent la famille Troi-Riker pour un moment de détente ; à bord de l'Artefact, Hugh et Elnor tentent d'échapper aux Romuliens, tandis que Jurati, elle, est dévorée par les remords...

Un épisode plutôt agréable à regarder, principalement parce qu'il joue (bien) la carte de la nostalgie, et que tout ce qui tourne autour de Soji, de Picard et des Troi-Riker est assez réussi.

Bon, c'est loin d'être parfait, et on pourra toujours critiquer bien des points du script : Narissa, toujours aussi calamiteuse dans son registre méchante de série Z ; la mort de Hugh, gratuite et inutile ; la Vulcaine à lunettes de soleil, toujours inexplicable (le showrunner avait teasé sur ces lunettes, en sous-entendant qu'elles n'étaient pas innocentes, et qu'elles étaient un indice sur la véritable nature - romulienne ? - de Oh, mais le mindmeld, dans cet épisode, prouve qu'elle est Vulcaine, et sabote donc cette théorie ; à moins qu'elle soit de sang mêlé ?) ; l'ellipse un peu bancale entre la fin de l'épisode précédent et le début de celui-ci, à bord du vaisseau borg ; le fait qu'une fois de plus, Picard se fait passer un savon par quelqu'un d'autre ; et bien sûr, cette couche de tragédie et de toutéliage supplémentaires ajoutée à la biographie des Troi-Riker, assez typique de ce qu'est Picard jusqu'à présent : une déconstruction systématique de l'utopie trekienne, bien décidée à montrer que tous les personnages de la franchise ont connu des tragédies après la fin de leur série...

Mais dans l'ensemble, pour une fois, le fanservice a fonctionné sur moi, et donne lieu à de jolis moments sur Nepenthe. Par contre, je redoute le retour triomphant de Seven of Nine la dure à cuire dans les épisodes à venir, comme le laisse sous-entendre l'ultime scène d'Elnor.

- 1x08 - Broken Pieces : l'équipage de La Sirena poursuit sa fuite en avant, tandis que Seven of Nine arrive sur le vaisseau borg pour sauver Elnor...

Un épisode encore assez mitigé et décousu, même s'il a la bonne idée de continuer à avancer un peu en éclaircissant les zones d'ombre du script, et en explicitant bien des choses, pour le meilleur et pour le pire (Oh est donc bien à moitié romulienne).

Mitigé, car malgré des moments amusants (les hologrammes), en fin de compte, ce qui constitue l'ensemble du récit, à savoir la peur de la Singularité, de la révolte des machines, etc (bref, ce qui était déjà la thématique centrale de la saison 2 de Discovery), ne m'intéresse tout simplement pas tant que ça. Du moins, pas quand elle est traitée ainsi, avec des ficelles narratives énormes, des raccourcis bancals et des éléments à ce point sous-développés (Seven qui surgit de nulle part sur le Cube, Jurati qui souffrait apparemment "d'un blocage télépathique").

Car s'il y a bien une chose que je déteste dans les séries télévisée mal écrites, ce sont les grosses coïncidences bien baveuses qui arrangent bien les scénaristes, et qui ne tiennent pas une seule seconde la route dès que l'on allume son cerveau et que l'on réfléchit un instant au tout.

Cette saison, Picard nous a par exemple déjà fait le coup avec Seven of Nine, l'ex-Borg la plus célèbre de Starfleet, qui a croisé le chemin de Picard et compagnie par le plus grand des hasards, sorte de borg ex machina, quelques instants avant que ces derniers n'aient besoin d'un "otage" ex-borg à échanger avec l'ex de Seven, qui justement détenait Maddox. Une belle accumulation de coïncidences bien pratiques, encore renforcée cet épisode par le retour forcément capillotracté de Seven à bord du Cube, pour y devenir brièvement une mini-Reine et réveiller ce mini-collectif contre les Romuliens (d'ailleurs, c'est amusant, mais les Borgs ont un impact tellement inexistant sur le reste du récit qu'on sent vraiment que les scénaristes ont inséré toute cette sous-intrigue borg à la truelle pour flatter le spectateur et attirer le chaland).

Autre coïncidence bien honteuse : Rios. Un capitaine de navire choisi à peu près au hasard par Raffi pour aider Picard et ses compères, mais qui, forcément, s'avère lié de très près au problème des synthétiques, puisque sa grande tragédie, son origin story, c'est d'avoir assisté au meurtre d'une Soji 0.5 par son capitaine, lors d'un premier contact, près de dix ans plus tôt.

Il faut être franc : le toutéliage abusif que cela représente est tout simplement honteux, et indigne d'une série télévisée qui se veut de qualité, et rigoureuse.

Honnêtement, passe encore qu'une Amirale de Starfleet dise à Jean-Luc Picard de "fermer sa gueule".  Que Seven of Nine décide de s'improviser Reine et de réassimiler tout un Cube après 20 secondes d'hésitation, j'ai déjà plus de mal. D'ici à ce que Picard nous mette en scène un cube borg arrivant à la rescousse de ses héros dans le dernier épisode... je crains le pire.

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Un film, un jour (ou presque) #1167 : Today's Special (2009)

Publié le 20 Mars 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Today's Special :

Sous-chef new-yorkais, Samir (Aasif Mandvi) quitte son poste lorsque son supérieur lui explique que sa cuisine manque d'âme. Quand son père, Hakkim (Harish Patel), est victime d'une crise cardiaque l'empêchant de gérer le restaurant familial, Samir est alors contraint de prendre la relève. Mais l'établissement est en ruines, et la nourriture y est immonde : Samir va tenter de sauver le restaurant de ses parents, et par la même occasion, de se réconcilier avec ces derniers...

Une comédie indépendante librement inspirée d'une pièce de théâtre écrite et interprétée par Aasif Mandvi, ce métrage se regarde très facilement, et est assez réussi dans le genre de la feel-good comedy ethnique et culinaire (pour ce dernier point, on pense notamment à #Chef de Favreau).

Le problème, en fait, c'est qu'il y a facilement 10 minutes de trop à ce métrage, un métrage qui souffre vraiment d'un empilage pas possible de clichés en tous genres : clichés de rom-com (le meet-cute, etc), clichés de comédie ethnique (la tradition, la famille, etc), clichés de comédie culinaire, blablabla...

On se retrouve donc, au final, avec une comédie gentillette et sincère, à la distribution sympathique et à l'enrobage hindi amusant, mais cousue de fil blanc, de bout en bout, et jamais particulièrement originale.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1166 : Le Voyage du Docteur Dolittle (2020)

Publié le 19 Mars 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Voyage du Docteur Dolittle (Dolittle - 2020) :

Cloîtré avec tous ses animaux dans son manoir depuis la mort de son épouse, sept ans plus tôt, le Dr. John Dolittle (Robert Downey Jr.) refuse désormais d'affronter le monde. Jusqu'à ce que la Reine Victoria fasse appel à ses services : malade, elle a besoin de l'aide de Dolittle qui, avec Tommy, un jeune garçon (Harry Collett) lui servant d'apprenti au pied levé, avec tous ses amis animaux (Emma Thompson, Rami Malek, John Cena, Kumail Nanjiani, Octavia Spencer, Tom Holland, Craig Robinson) et avec la jeune Lady Rose (Carmel Laniado), part alors à la recherche d'une île mythique, sans se douter que son grand rival, le Dr Müdfly (Michael Sheen) va tenter de leur mettre des bâtons dans les roues...

Aïe. Je vais être franc : on m'aurait dit, avant de voir le film, que c'était une production Disney + ou Netflix, et que par conséquent, il ne fallait pas s'attendre à un budget colossal, à des effets spéciaux perfectionnés, ou un script en béton armé, j'aurais dit d'accord, et j'aurais ajusté mes attentes en proportion.

Seulement voilà, Dolittle est le premier gros projet de Downey Jr. depuis la fin de Tony Stark, il a eu les coudées franches pour le tourner, et il a bénéficié de près de 200 millions de dollars de budget.

Le résultat : un quasi-accident industriel, un film qui prend l'eau de partout, qui souffre d'un script bancal à mi-chemin entre film pour les plus petits et film d'aventure familial, étrangement calqué sur une partie de Là-Haut de Pixar (le protagoniste grognon et reclus depuis la mort de sa compagne, contraint de repartir à l'aventure avec un jeune garçon à ses côtés, blablabla) et qui est étouffé par la prestation d'un Downey Jr en roue libre, apparemment persuadé que d'interpréter Dolittle comme un Jack Sparrow sous cocaïne et à l'accent gallois (?) approximatif était une bonne idée.

Le film est ainsi bringuebalant de toutes part : au niveau sonore,  le score de Danny Elfman est oubliable, quand il ne ressemble pas à du John Powell, et si le doublage des animaux est sympathique, tous les dialogues de Downey semblent avoir été redoublés à l'arrache en studio, avec un Downey qui marmonne tous ses mots. Niveau visuel, tout ressemble à un déluge d'étalonnage numérique médiocre et de fonds verts aux incrustations inégales, avec des animaux numériques omniprésents qui, au bout d'un moment, ne tentent même plus de paraître photoréalistes. Et au niveau de l'écriture, donc, ça tombe plus souvent à plat que ça ne fonctionne, et l'humour pipi caca prout a ses limites (toute la conclusion avec le dragon - et je ne parle même pas de la libellule jalouse du scorpion qui lui a piqué sa copine parce qu'il avait un plus gros dard... ).

En résumé, ce n'est pas bon du tout, et on sent que le film a connu un tournage compliqué, avec trouzemille scénaristes et réalisateurs différents : c'est autant le bordel à l'écran que derrière la caméra, et c'est laborieux de bout en bout.

1.75/6 (pour Sheen, qui fait son possible en antagoniste caricatural, et Antonio Banderas, en roi grimé)

(à la limite, peut-être que la VF pourrait être mieux que la VO, pour une fois)

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Un film, un jour (ou presque) #1165 : Jumanji - Next Level (2019)

Publié le 18 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Jeunesse

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Jumanji - Next Level (Jumanji : The Next Level - 2019) :

Mal dans sa peau près plusieurs années passées seul à New York, Spencer (Alex Wolff) décide de retourner à Jumanji, pour y retrouver confiance en soi. Mais plutôt que d'incarner le Dr. Bravestone (Dwayne Johnson), il se retrouve dans la peau de Ming Fleetfoot (Awkwafina), une voleuse. Inquiets de son absence, Martha (Morgan Turner), Fridge (Ser'Darius Blain) et Bethany (Madison Iseman) décident alors de le retrouver dans le jeu, mais Eddie (Danny De Vito), le grand-père de Spencer, et Milo (Danny Glover), l'un de ses anciens collègues, sont aspirés avec eux : les rôles sont réattribués, et désormais dans la peau de personnages qu'ils ne maîtrisent pas, les héros vont devoir sauver Jumanji de la menace de Jurgen le brutal (Rory McCann)...

Sans être parfait, le premier Jumanji était une bonne surprise, assez ludique dans son approche, et avec une distribution partante pour se ridiculiser dans des rôles volontairement archétypaux. Ici, forcément, avec cette suite mise précipitamment en chantier suite au succès colossal du premier opus, on perd nettement en effet de surprise : on prend les mêmes et on recommence, avec quelques menues variations d'environnement, de participants, et d'épreuves, mais dans l'ensemble, c'est la même recette, avec un résultat très similaire.

Il y a toujours quelques problèmes de rythme (avec un quart d'heure de moins, ça aurait été plus efficace, notamment au niveau de la mise en place et de ces scènes entre Hart-Glover et Rock-DeVito), et l'on peut clairement se dire qu'avec une production un peu moins précipitée, les scénaristes auraient peut-être pu développer un peu plus/un peu mieux cette suite ; mais dans l'ensemble, je ne me suis pas ennuyé, j'ai apprécié la bonne ambiance générale, le côté spectaculaire (parfois un peu trop numérique, comme dans le premier), le fait que Jack Black et Karen Gillan soient plus présents, et les efforts de chacun pour incarner les personnages, dans toutes leurs variations (Awkwafina ^^).

Par contre, à voir en VO absolument, tant il y a un travail sur le phrasé, les accents et la diction de chaque héros.

3.25 + 0.25 pour les singes dont je regrettais l'absence dans le premier volet = 3.5/6

(honnêtement, je m'attendais à bien pire, au vu des critiques)

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Un film, un jour (ou presque) #1164 - SAINT PATRICK : L'Hôtel des Coups de Foudre (2019)

Publié le 17 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, Irlande

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L'Hôtel des Coups de Foudre (Forever in my Heart - 2019) :

Cinq ans après quitté l'Irlande, où elle travaillait dans une auberge familiale, et avoir laissé derrière elle Charlie O'Hanlon (Jack Turner), son compagnon de l'époque, Jenna (Merritt Patterson), une cadre américaine, revient dans le secteur, à l'occasion d'une visite professionnelle. Là, malgré ses fiançailles avec Dave (Blake Berris), elle retrouve Charlie et retombe sous son charme, alors même qu'elle découvre que l'auberge est en difficultés financières...

Une comédie romantique Hallmark au titre à peu près aussi générique que son scénario, ce qui s'avère son plus gros point faible. Parce que dans l'absolu, Merritt Patterson est sympathique, le couple des meilleurs amis locaux (mené par une Róisín O’Donovan très amusante) est attachant, et le tournage sur place, en Irlande, donne lieu à des extérieurs plutôt charmants... mais le tout est tellement plat, quelconque, et dépourvu d'énergie (un peu à l'image de l'interprétation de Jack Turner, qui semble confondre "accent irlandais" avec "je marmonne tous mes dialogues de manière presque inaudible et le souffle court") qu'il est difficile de s'y intéresser plus que ça.

Décevant : pour une fois que Hallmark sortait un peu des sentiers battus, avec un couple déjà établi et qui se retrouve, et un tournage en Irlande, on pouvait s'attendre à un peu d'originalité. Mais non, on se retrouve avec quelque chose de vraiment insipide et d'inintéressant. *soupir*

2 + 0.25 pour l'Irlande = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1163 : Starring Adam West (2013)

Publié le 16 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Starring Adam West (2013) :

Documentaire retraçant la vie et la carrière d'Adam West, l'interprète de Batman dans la série télévisée de 1966, et réalisé par son beau-fils aux début des années 2010-2011, alors que les proches et amis de West cherchaient à décrocher pour lui une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Bourré d'images et de vidéos d'archive tournées par la famille de West au fil des décennies, ce métrage porte un regard malicieux et ludique sur cet acteur humble, aux nombreux talents, au sens de l'humour imprévisible, et qui ne s'est jamais particulièrement pris au sérieux.

Un grand séducteur et un bon père de famille dont personne ne semble avoir de mal à dire, et qui a ici un regard assez lucide sur sa carrière, et sur la manière dont il a été mis dans une case à l'annulation de la série Batman : une case d'acteur de série télévisée immature qui l'a mis au banc d'Hollywood, et l'a amené à tout plaquer, jusqu'à ce que la nostalgie des années 60 opère sa magie, trente/quarante ans plus tard : tous les enfants des années 60/70 (comme Seth MacFarlane, par exemple), désormais adultes, se sont souvenus de lui, et lui ont alors redonné une carrière, conscients de l'auto-dérision conséquente du bonhomme (et de sa voix si particulière).

Un documentaire forcément un peu doux-amer, puisque si Adam West prend toujours tout avec le sourire, la "sous-intrigue" de l'étoile du Hall of Fame trahit vraiment le manque de reconnaissance qui touche l'acteur depuis les années 60 : on sent la lassitude de West, on sent la sincérité de l'équipe du film, on sent l'affection des proches pour l'acteur, et si cela induit forcément un manque de recul et d'objectivité globale, Starring Adam West reste une jolie petite rétrospective d'un acteur (et d'un personnage) culte, qui aurait clairement mérité mieux.

4.5/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 1 (2005)

Publié le 15 Mars 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, USA, CW, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 1 (2005) :

Les aventures des frères Dean (Jensen Ackles) et Sam Winchester (Jared Padalecki), qui tentent de retrouver leur père John (Jeffrey Dean Morgan), un chasseur de démons mystérieusement disparu...

Un pilote est toujours un exercice délicat dans la mesure où il doit présenter les personnages et l'univers dans lequel ils évoluent. Celui de Supernatural remplit plutôt bien son office en étant assez concis et efficace : deux frères ayant un lourd passé, des monstres à chasser, une voiture pour traverser le pays de part en part. Le téléspectateur est prévenu : il aura sûrement affaire à une formule où les loners ont la part belle, avec un soupçon de mythologie de temps à autre. Sans comparaison sur la qualité intrinsèque des deux séries, cela n'est pas sans rappeler X-Files, et il n'est peut-être pas si étonnant de retrouver John Shiban dans l'équipe scénaristique.

Ce dernier bénéficie d'une certaine expérience en la matière, même si les épisodes signés de sa main ne sont pas toujours très intéressants. Mais parmi ceux dont il est l'auteur, il a au moins le mérite de proposer une variante du concept "ancienne malédiction" dans le 1.10 Bugs, bien plus attrayante que l'effroyable Teso Dos Bichos dans X-Files (peut-être l'un des pires épisodes de la série). Ce n'est pas le seul scénariste d'un certain standing à faire partie de l'aventure, puisque Richard Hatem, créateur de la série Miracles, est également présent. Le 1.10 Asylum - huis clos oppressant dans un asile désaffecté - démontre qu'il n'a pas perdu sa rigueur d'écriture.

Le danger d'un tel format, c'est de faire de la redite, surtout dans un filon du paranormal déjà exploité à de nombreuses reprises. Malgré de la variété dans le bestiaire (fantômes, wendigos, vampires), une orientation plutôt horrifique et la réutilisation de certaines légendes urbaines, le schéma finit par devenir répétitif notamment dans ses gimmicks : les Winchester se présentent quelque part, résolvent l'affaire, et l'un des deux a le droit à la gratitude d'une jeune femme qu'ils ont sauvée (généralement Dean car pour Sam, c'est encore trop tôt après la mort de Jessica). Il y a cependant des variations de certains thèmes, comme dans le 1.10 Faith où les miracles d'un guérisseur aveugle sont en fait l’œuvre d'un reaper contrôlé par sa femme, en échange de la vie de personnes qu'elle juge impures. Le 1.15 Benders, quant à lui, nous plonge dans une sordide histoire dans laquelle une famille de rednecks kidnappe des individus pour leur donner la chasse et assouvir leur désir de tuer.

Pour en savoir plus sur les monstres auxquels ils sont confrontés, les deux frères peuvent s'appuyer sur le journal de leur père, sorte de base documentaire qui répertorie les informations qu'il a récoltées tout au long de sa vie de chasseur. Cela peut sembler être une facilité scénaristique, mais c'est quelque chose de fréquent dans ce genre de séries. Dans Buffy, par exemple, nombre de solutions sont trouvées dans les livres de Giles. Cela permet aussi de marquer la présence de John Winchester dans cet univers, en dépit de son absence physique la majorité du temps. Son apparition en fin de saison alors que Sam et Dean étaient sur une affaire de vampires à priori classique est une bonne surprise : ces retrouvailles mettent un terme à la recherche des deux frères, et recentrent l'intrigue sur le fil rouge.

La fin de saison revient donc sur le mystère autour de la mort de leur mère et de Jessica ainsi que de la disparition de leur père, en revenant sur des éléments disséminés ça et là, notamment sur les visions prémonitoires de Sam qui font partie d'un vaste plan du Yellow Eyed Demon. John lui court après depuis de longs mois pour se venger de la mort de sa femme, et l'introduction du colt en tant qu'artefact qui permet de tuer n'importe quel démon est un enjeu supplémentaire.

Cette réunion de famille fait également remonter à la surface des sentiments refoulés depuis longtemps entre John et Sam : le premier reproche à son fils de les avoir abandonnés, le second d'avoir eu un père qui ne s'est jamais comporté en tant que tel - la raison principale de son désir d'avoir une vie normale. Le tout avec Dean qui essaie de jouer le rôle d'arbitre, coincé entre son petit frère qu'il veut protéger et son attitude de bon petit soldat envers son père. Le fait que les deux personnages principaux aient une vision des choses diamétralement opposée à ce propos est dans l'ensemble bien géré, avec les tensions que cela engendre : Sam a du mal à admettre que son aîné suive aveuglément les ordres de John, et Dean pense que son cadet devrait faire preuve de plus de respect. Le duo est complémentaire, et les deux acteurs ont une bonne alchimie entre eux.

Pour résumer, la structure nécessite d'être retravaillée et les loners sont très inégaux, mais il y a du potentiel sur la partie mythologique. Aux scénaristes de savoir l'exploiter.

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x05-1x06 (2020)

Publié le 14 Mars 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Aventure, CBS, Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA

Star Trek : Picard me pose bien des problèmes : après un épisode pilote assez honorable, la série n'a fait que baisser en intérêt et en qualité, victime d'une écriture peu probante, de grosses ficelles narratives assez lassantes (la conspiration, les méchants frère et sœur romuliens quasi-incestueux, tous les personnages principaux qui sont traumatisés et bourrés de failles et de défauts), et d'une caractérisation de son personnage principal assez éloignée du Capitaine diplomate, intellectuel et posé de Next Generation.

Je continue néanmoins à espérer que ce ne sont que quelques errances de jeunesse, et que le programme va trouver son rythme de croisière avant la fin de cette première saison...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x05 - Stardust City Rag : Picard et l'équipage se rendent sur Freecloud, pour y secourir Maddox (John Ales), détenu par Bjayzl (Necar Zadegan), ex-compagne de Seven of Nine (Jeri Ryan). Le petit groupe décide alors de simuler un échange d'otage, qui tourne rapidement court...

Un épisode particulièrement frustrant, tant il part dans toutes les directions possibles et imaginables, sans jamais trouver un ton ou une cohérence d'ensemble.

On se dit, par moments, que c'était censé être un épisode supposément plus léger et déconneur, avec un Jean-Luc Picard en mode pirate borgne à l'accent calamiteux et au béret ridicule, et Rios en space pimp, sur une planète casino tout droit sortie de Blade Runner, avec ses immenses holo-publicités, etc... mais en fait, l'épisode s'avère assez désagréable à regarder, entre la torture et la mise à mort gratuites d'Icheb ; une Seven of Nine devenue vigilante vengeresse qui ignore l'appel au calme de Picard, exécute sans broncher son ex (ressemblant fortement à une jeune Marina Sirtis, et portant un nom prêtant à de mauvais jeux de motsen langue anglaise) et abat tout ses sbires à grands coups de blasters, dans une scène tout droit sortie d'un mauvais film d'action ; une Raffi droguée alcoolique qui tente de se réconcilier avec son fils qu'elle a abandonné (mais qui se voit opposer une fin de non-recevoir, forcément, car dans Picard, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir) ; et puis bien sûr ce rebondissement final durant lequel Agnes tue Maddox car elle est  (sans surprise) de mèche avec les Romuliens...

Bref, on est dans une série dark & gritty, mélodramatique et nihiliste, où la noirceur est forcée, où les personnages sont tous traumatisés, faillibles, déglingués, et qui n'a de Star Trek que l'univers et quelques noms. J'ai bien conscience que c'est voulu, et à la limite, si c'était bien fait, pourquoi pas, mais les scripts sont vraiment bourrés de facilités et de mystères creux, ce qui ne me convainc pas du tout...

(mais visiblement, il suffit d'un peu de fanservice facile - Mot, Quark, etc - pour se mettre une grosse partie des fans de Trek dans la poche, donc bon...)

- 1x06 - The Impossible Box : Picard arrive sur l'Artefact, où il retrouve Hugh, et ensemble, ils tentent d'évacuer Soji, alors même que cette dernière vient de prendre conscience de sa nature d'être synthétique...

Un épisode qui, s'il est meilleur que le précédent, souffle aussi constamment le chaud et le froid, entre idées intéressantes et moments donnant envie de se facepalmer.

Dans le camp des moments réussis, on trouve Picard, hanté par son expérience chez les Borgs, et dont le retour à bord d'un Cube donne lieu à du stress post-traumatique assez frappant. Stewart se donne à fond dans ces moments, la mise en images du cube 2.0 est efficace, les retrouvailles avec Hugh font plaisir, bref, ça fonctionne plutôt bien. À l'identique, la scène de Raffi qui embrouille une ex-collègue pour parvenir à ses fins n'était pas désagréable, et le fait que le récit avance enfin un peu est assez satisfaisant.

Au rang des moments plus problématiques, on a, dans le désordre, la scène de romance entre Rios et Jurati, assez honteuse dans son écriture et sa mise en images ; toujours des manigances peu convaincantes des Lannister romuliens (de toute façon un gros point faible de la série, à mes yeux) ; et toute une séquence centrée sur Narek et Soji, qui retrouve progressivement la mémoire en explorant l'un de ses rêves... une séquence en théorie intéressante, mais sur laquelle le spectateur a constamment dix minutes d'avance, ce qui la prive du moindre impact (en même temps, la romance Soji/Narek n'a jamais vraiment fonctionné à mes yeux).

Enfin, au rayon fanservice, une référence amusante à un portail sikarien, petit morceau de continuité agréable avec Star Trek Voyager.

Reste que l'épisode, s'il est plus long et fait moins de surplace que d'habitude, est tout de même assez inégal : la qualité et l'homogénéité ne sont pas encore au rendez-vous, et j'ai bien peur que Hugh ne survive pas à la scène de bataille présagée à la fin de l'épisode (parce qu'encore une fois, dans Picard, on force bien le trait et la noirceur en tuant tous les personnages secondaires inutiles...)

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Un film, un jour (ou presque) #1162 : Sonic, le film (2020)

Publié le 13 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Sega

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sonic, le film (2020) :

Perdu sur notre planète après avoir échappé in extremis à un assaut donné sur son monde natal, Sonic (Ben Schwartz), un hérisson bleu mutant ultra-rapide, s'est établi près de la ville de Green Hill, dans le Montana, où il est devenu une sorte de légende urbaine. Jusqu'au jour où il attire l'attention du Dr. Robotnik (Jim Carrey), un agent gouvernemental fasciné par ses pouvoirs. Sonic ne peut désormais plus compter que sur sa vitesse et sur l'aide de Tom (James Marsden), un officier de police local, pour éviter de devenir l'un des sujets d'expérience de Carrey...

Bon, par quel bout le prendre, ce Sonic... ? Par la conclusion, peut-être ?

San surprise, ce n'est pas bon. Sonic n'est pas un bon film. C'est un film pour enfants assez faiblard, qui semble arriver avec 20-30 ans de retard (la première chose à laquelle on pense, c'est Hop, déjà avec Marsden et déjà modelé sur les films des années 90-00) et paraît donc déjà daté dans son écriture, qui se délite et perd en intérêt progressivement, à mesure que le format road movie s'installe, que la logique se fait la malle, et que le scénario cesse de cacher ses trous ; un métrage qui peine à se montrer homogène dans son ton, dans la réalité de son univers (dès qu'un humain découvre Sonic, il a peur... jusqu'à ce que le film décide de placer une grosse séquence dans un bar western, où là, rien de va plus, le film met toutes ses règles de côté pour montrer un hérisson qui fait du line dancing, et prend part à une bagarre générale avec des bikers) et dans ses effets.

Le vrai problème, en fait, c'est la cible du film. On est clairement dans un film pensé pour les enfants (humour prout, flossing, etc, protagonistes simples, méchant cabotin), qui tente en même temps de flatter les parents nostalgiques, avec un fanservice conséquent à destination des fans de Sonic. Sauf que ces deux catégories, en réalité, ne se marient pas très bien : le film est bien trop basique pour que le fanservice suffise à porter le tout, et je ne suis pas sûr que la popularité du personnage de Sonic auprès des jeunes générations soit suffisante pour assurer le succès d'un tel métrage.

Mais revenons au film en lui-même. Niveau distribution, Schwartz est très bon en Sonic, Marsden remplit bien son rôle (comme d'habitude), Jim Carrey est en mode Ace Ventura/Mask (quand je disais que le film semblait avoir 25 ans de retard, c'est aussi pour ça : Carrey rejoue comme en 1994, ce qui plaira, ou pas, selon votre degré de tolérance pour cette version de Carrey, d'autant qu'il tente d'y injecter un sentiment de menace qui se marie mal avec le côté caricatural de l'interprétation), et Tika Sumpter est assez transparente.

Les effets spéciaux sont très inégaux - on sent fréquemment que le design de Sonic a été repensé tardivement, tant la finalisation du personnage varie d'une scène à l'autre. Et le rendu de la vitesse... est classique : c'est du déjà vu, tout comme les scènes de Sonic en mode Quicksilver.

En résumé, personne ne s'attendait à un chef d'œuvre, et ça tombe bien : c'est un film pour enfants assez quelconque, une origin story qui aurait pu être bien pire, mais qui ne décolle jamais vraiment, et qui a simplement pour elle un Sonic assez réussi, et un rythme suffisamment dynamique (90 minutes, ça aide à ne pas trop s'ennuyer). Ce n'est pas beaucoup.

2.25/6 (si le film était sorti tel quel il y a vingt ans, il aurait peut-être eu la moyenne...)

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Un film, un jour (ou presque) #1161 : Supervized (2019)

Publié le 12 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, UK

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Supervized (2019) :

Dans la maison de retraite Dunmanor, en Irlande, les pensionnaires sont tous des super-héros du troisième âge, supervisés par Alicia (Fiona Glascott), la jeune directrice. Mais bien vite, Ray (Tom Berenger), alias Maximum Justice, Ted (Beau Bridges), alias Shimmy, Madera (Fionnula Flanagan), alias Moonlight, et Pendle (Louis Gossett Jr.) alias Total Thunder, réalisent que certains de leurs congénères disparaissent et/ou perdent leurs pouvoirs de manière étrange : ils suspectent alors un trafic de pouvoirs organisé par le personnel soignant, et décident de passer à l'action.

Une comédie super-héroïque vaguement amusante, sorte de RED au pays des vieux héros, tourné en Irlande par Steve Barron (réalisateur du premier Tortues Ninja, désormais réalisateur de tv anglaise), et avec une distribution plutôt sympathique.

Le point faible du film, en fait, c'est qu'il est ultra-caricatural dans sa description de la maison de retraite et de ses pensionnaires : combiné à un budget assez limité, le ton et l'écriture donnent lieu à un humour très facile et en dessous de la ceinture, qui peinent un peu à donner de l'énergie au récit et à sa structure un peu bancale...

Dans l'absolu, le tout n'est pas désagréable à regarder, mais ça reste faiblard et bringuebalant, un peu à l'image de ses protagonistes, qui peinent à faire deux mètres sans tituber.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1160 : Fisherman's Friends (2019)

Publié le 11 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, UK

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Fisherman's Friends (2019) :

De passage dans un petit village de Cornouailles pour un enterrement de vie de garçon, Danny (Danny Mays), découvreur de talents dans l'industrie musicale, est abandonné là par ses amis, qui le mettent au défi de signer un groupe de marins local (James Purefoy, etc). Contre toute attente, Danny prend cette blague au sérieux, et commence à s'attacher à ces chanteurs improbables... d'autant qu'il n'est pas insensible à la séduisante Alwyn (Tuppence Middleton), mère célibataire qui gère là un bed & breakfast.

Une comédie typiquement anglaise inspirée d'une histoire vraie, et malheureusement vraiment cousue de fil blanc de bout en bout, au point d'en devenir un peu agaçante : les collègues de Danny (dont Noel Clarke) sont gentiment caricaturaux, l'humour est assez classique, le héros est peu attachant, les rebondissements sont télégraphiés au possible, et la romance n'est jamais totalement crédible, tant Tuppence Middleton et Danny Mays n'ont pas grande alchimie (en intervertissant les interprètes de Danny et du tenancier du pub, ça aurait peut-être mieux fonctionné), et tant le récit se contente d'aligner les clichés du genre.

Après, ça reste un feel good movie à l'anglaise, avec un petit village pittoresque, des interprètes plutôt agréables, et des sea shanties sympathiques à l'écoute (pour peu qu'on soit client de ce genre musical).... mais sur près de deux heures, ça se traîne fréquemment (les sous-intrigues ne sont pas passionnantes), et ça reste donc très moyen.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1159 : Bad Boys for Life (2020)

Publié le 10 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Thriller, USA

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Bad Boys for Life (2020) :

Vieillissants, Mike Lowrey (Will Smith) et Marcus Burnett (Martin Lawrence) approchent de la fin de leur carrière, lorsque Armando (Jacob Scipio), le fils d'Isabel (Kate del Castillo) et d'un baron de la pègre mexicaine que Lowrey a fait tomber durant ses jeunes années, arrive à Miami. Bien décidé à venger son père, Armando abat alors tous les anciens collègues de Mike, les uns après les autres, jusqu'à envoyer enfin ce dernier à l'hôpital. De quoi motiver les Bad Boys à remettre le couvert, en s'associant avec l'AMMO, une brigade de jeunes policiers (Vanessa Hudgens, Alexander Ludwig, Charles Melton) dirigés par Rita (Paola Nuñez), l'ex de Lowrey...

Pas de Michael Bay pour cette suite (hormis une brève apparition à l'écran au moment du mariage), mais deux jeunes réalisateurs belges/marocains qui font tout leur possible pour se couler dans le moule de la franchise, en proposant un film à la photographie colorée et saturée, assez stylisée, et qui singe occasionnellement la réalisation de Bay, pour le meilleur et pour le pire.

Car il faut bien avouer que si le tout n'est pas désagréable, et n'est pas forcément honteux, c'est aussi particulièrement sage et cadré : adieu la folie destructrice et décérébrée de Bay, place à un film d'action plus calibré, plus propre, et avec nettement moins de personnalité, qui voit les deux Bad Boys confrontés à leur âge, à leur héritage, et accompagnés d'un groupe de jeunes flics à la pointe de la technologie.

Rien de vraiment mémorable, et un scénario aux accents délibérés de télénovéla, mais ça se regarde tranquillement, à défaut d'atteindre les sommets dégénérés de Bad Boys II (la dernière grosse scène d'action de ce troisième épisode est agréable, cela dit, et plutôt bien filmée).

3.25/6 (et puis quel gâchis d'intituler le troisième épisode de la franchise Bad Boys 4 Life)

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Un film, un jour (ou presque) #1158 : Marvel Stories (Marvel Renaissance - 2014 + Marvel Univers - 2016)

Publié le 9 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, MCU, Marvel, Review, France

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Marvel Stories - Marvel Renaissance (2014) :

Documentaire français co-signé par Phillipe Guedj (un habitué de certains sites de genre français) et d'une durée d'une petite heure revenant en détail sur le gros passage à vide financier de la firme Marvel, dans les années 90, et sur la manière dont la compagnie a su remonter la pente pour devenir le colosse que l'on connaît aujourd'hui.

Ici, on ne s'attarde pas vraiment sur le côté créatif des choses, mais vraiment sur l'aspect business et économique de la Maison aux Idées : comment le lent déclin des ventes de comics dans les années 80-90, et la lente transformation des comics en objets spéculatifs plus qu'en œuvres créatives, a mené au rachat de la société par Ron Perelman, un businessman sans le moindre intérêt pour le monde des superhéros, qui a aussitôt mis Marvel en bourse ; comment la bulle spéculative a mené à la faillite de Marvel en 1996, et à l'arrivée de Carl Icahn, un financier aux dents longues ; comment Avi Arad et Ike Perlmutter, associés au sein de Toy Biz, un fabricant de jouets, sont arrivés à bord, le premier pour s'occuper du côté créatif, le second pour gérer les affaires de la boîte ; comment, sous l'impulsion d'Arad, Marvel s'est diversifiée en se tournant vers le cinéma, en développant ses produits dérivés, puis en recrutant de nouveaux talents et en lançant la collection Ultimate permettant de rebooter l'univers Marvel et de le rendre accessible à un nouveau public issu du cinéma.

Et bien sûr, comment les Marvel Studios ont été créés, et comment, progressivement, le succès de ces derniers s'est bâti, grâce au rachat par Disney, et parfois au détriment de certains des protagonistes de cette histoire de gros sous (Avi Arad, notamment, qui a choisi de partir lorsqu'il a vu qu'il tombait en défaveur auprès de Perlmutter).

Tout cela, à grand renforts d'interviews de créateurs et de personnes ayant vécu ces événements, d'Avi Arad à Jimmy Palmiotti en passant par Mark Waid, Louis Leterrier, Mark Millar, Tom DeSanto, et bien d'autres encore, pour un récit assez intéressant, parfois amusant (Ike Perlmutter décrit par tout le monde comme un "Dr Doom" pingre, autoritaire et totalement obsédé par l'argent), et dont on aurait aimé qu'il soit un peu plus long.

4.5/6  

Marvel Stories - Marvel Univers (2016) :

Suite indirecte du précédent métrage, qui développe ici, sur une durée de moins de 80 minutes, trois axes principaux : tout d'abord, un segment consacré à la collectionnite aiguë qui entoure le monde des comics, la bulle spéculatrice qui fait des anciens numéros des objets dans lesquels investir, et qu'il faut stocker dans des conditions impeccables pour qu'ils ne perdent pas de valeur.

Honnêtement pas très intéressant, tout ça : voir des entrepreneurs faire la promotion de leur business, et négocier encore et encore pour conclure des accords de plusieurs centaines de milliers de dollars, ça n'a pas grand chose de fascinant ou de passionnant pour moi.

Le second segment, consacré aux liens intrinsèques et indéfectibles entre Marvel et la ville de New York, partie intégrante de l'identité de l'entreprise, de ses personnages, et du lien tangible existant entre les lecteurs de comics et l'univers Marvel, est déjà beaucoup plus convaincant, avec notamment des interventions de Xavier Fournier (ex Comic Box), entre autres.

Le documentaire effectue enfin un virage vers la Californie, pour s'intéresser à l'histoire cinématographique de Marvel Studios (on rejoint ici un peu la fin de Marvel Renaissance, dont on retrouve certains intervenants et certains morceaux d'interventions) et développer la stratégie et le savoir-faire de Kevin Feige et de Marvel, avec des prédictions assez amusantes à voir aujourd'hui, maintenant que l'on a plusieurs années de recul.

Plutôt agréable à suivre, même si j'ai beaucoup de réserves sur les interventions du journaliste de Deadline, assez cynique et agaçant.

Dans l'ensemble, un documentaire inégal, qui ne m'a pas vraiment intéressé dans sa première partie, mais s'avère pertinent dans les deux suivantes. Après, n'aurait-il pas mieux valu structurer tout ça autrement, en intégrant par exemple la partie MCU à Marvel Renaissance ?

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020)

Publié le 8 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Après une première moitié de saison très inégale, ne décollant véritablement qu'avec son cinquième et dernier épisode, suite de la saison 12 de Doctor Who, en espérant un peu plus de continuité globale et plus d'inventivité...

Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020) :

- 12x06 - Praxeus : Aux quatre coins de la planète, une nouvelle micro-bactérie contamine des êtres humains, et semble rendre fous les oiseaux. Le Docteur et ses compagnons enquêtent.

Mouais bof. J'avoue que je m'attendais à pire, mais c'est simplement particulièrement oubliable, avec à nouveau les problèmes habituels du show sous Chibnall (je sais, je me répète, malheureusement, mais il continue à faire les mêmes erreurs, lui aussi) : un message asséné sans la moindre subtilité, des sous-intrigues multiples et approximatives, des personnages secondaires beaucoup trop nombreux (et parfois plus développés ou possédant plus de personnalité que les compagnons récurrents du Doc)...

En fait, je n'ai pas grand chose de plus à en dire. 

- 12x07 - Can You Hear Me ? : Déposés sur Terre par le Docteur, les compagnons retrouvent leurs amis et proches respectifs, mais font tous l'expérience de phénomènes étranges, liés à une présence malveillante...

Encore une écriture en tandem pour Chibnall, et encore une impression d'un script un peu décousu et inabouti alternant idées intéressantes - bien que dérivatives - et moments assez ratés (les doigts baladeurs sont assez ridicules à l'image, la réaction du Doc fasse aux angoisses de Graham est hors-sujet).

Après, je n'ai pas détesté le mystère global, les méchants, les monstres et le fait que le script développe un peu les compagnons dans leur vie privée, etc... donc c'est un peu mieux que d'habitude, sans être pour autant exceptionnel.

- 12x08 - The Haunting of Villa Diodati : Le Docteur et son équipe arrivent en 1816, au bord du Lac Léman, où Mary Shelley et ses amis séjournent, et vont avoir l'idée de Frankenstein. Mais leur villa semble hantée par des phénomènes inexplicables... possiblement liés au Docteur.

Un épisode en deux parties, écrit par une scénariste quasi-débutante (elle n'a sur son CV que des épisodes de soap et d'Amandine Malabul, sorcière maladroite, soit des programmes loin d'être très exigeants niveau écriture ^^), et qui s'avère un peu inégal, mais néanmoins divertissant.

J'ai ainsi bien apprécié le côté maison hantée, fait avec suffisamment d'humour et de second degré pour fonctionner sans trop de problèmes dans ce contexte historique, mais j'ai trouvé qu'à partir de l'arrivée du Cyberman, ça pataugeait un peu plus, avec moins de fluidité, et une tendance à forcer de manière artificielle certaines décisions des personnages (toute la résolution et le choix final du Doc m'ont notamment paru un peu bâclés et patauds - notamment le Doc qui chouine parce qu'on se repose trop sur elle pour prendre les décisions difficiles).

Mais dans l'ensemble, c'était plutôt sympathique.

- 12x09 - Ascension of the Cybermen :

Le Docteur et sa fam' arrivent dans le futur, où subsistent quelques survivants de la Guerre contre les Cybermen ; pour tenter de les protéger, le Doc doit trouver Ko Shamus, un passeur capable de les exfiltrer de cette galaxie...

Première partie d'un double épisode écrit par Chibnall, qui a clairement voulu, avec cette saison, marcher sur les traces de Moffat et établir une intrigue de longue durée revisitant l'histoire du Doc de manière fondamentale. Sauf que voilà, Chibnall n'est pas très doué, et le tout tombe monumentalement à plat.

Cette première partie, donc, est sombre, dépressive, mollassonne, bourrée de personnages secondaires inutiles qui ne sont là que pour servir de chair à canon, et de mystères mystérieux (la sous-intrigue en Irlande) qui ne sont là que pour mettre en place le grand final.

Pourquoi pas, en soi, sauf que déjà, à la base, je n'a pas une grande affection pour les Cybermen, et que Chibnall, ici, n'en fait pas grand chose d'intéressant ou de nouveau. Bref, un épisode vague et tout sauf engageant, qui laisse présager du pire pour la fin de saison.

- 12x10 - The Timeless Children :

Emmenée par le Maître sur Gallifrey, le Docteur découvre la vérité au sujet des Timelords et de ses origines...

Un beau ratage. Sous la plume de Chibnall, ce final saisonnier de plus d'une heure se veut un hommage au Cartmel Masterplan, une réinvention totale des origines du Docteur, positionnant ce dernier comme un être unique, intemporel et immortel, encore plus exceptionnel qu'il ne l'était jusque là, un "Timeless Child" que les Timelords ont exploité pour obtenir leurs régénérations. Une entité énigmatique aux innombrables visages (dont le Docteur Ruth), et à l'importance désormais capitale : sans le Docteur, pas de Timelords... et pas de série.

Une réinvention qui fait passer le Docteur de vieux monsieur rebelle, ronchon mais bienveillant, frustré par ses semblables, à un Bucky Barnes de l'espace, un super-barbouze travaillant pour les services secrets gallifreyens, et dont l'esprit était effacé par ces derniers à chaque fin de "mission".

Soit. À la limite, les retcons de ce calibre peuvent être intéressants, s'ils sont bien menés, comme Moffat l'a prouvé avec Clara. Et il m'est difficile de m'indigner de tous les problèmes de continuité que cela pose (et ils sont innombrables, dès lors que l'on y songe un peu) quand il suffira à Chibnall (ou au showrunner suivant) de dire "tout cela n'était qu'un mensonge du Maître" pour rétablir le status-quo.

Non, le vrai problème, c'est que ce final est tout simplement soporifique. C'est mal écrit, ultra-bavard, avec près d'une heure d'exposition durant laquelle le Doc est totalement passive et "sauvée" in extremis par un old white male (ce qui est assez amusant compte tenu du positionnement woke et féministe de la communication autour de la saison), les compagnons sont inutiles, les Cybermen sont un prétexte, et le Maître cabotine toujours autant.

Et comme en plus tout ce petit monde est victime d'une réalisation et d'une direction d'acteurs assez faibles, qui ne met jamais en valeur sa distribution, et ne tient jamais la bride de son interprétation... le tout finit par être laborieux, inutile, téléphoné et particulièrement agaçant.

Bilan saisonnier :

Lorsque Chibnall a été annoncé comme showrunner, j'ai grimacé, redoutant l'écriture de ce dernier : après deux saisons sous son égide (deux saisons très différentes dans leur orientation, mais finalement pas tant que ça au niveau intérêt et qualité intrinsèques), je crois qu'on peut faire un premier bilan : sous Chibnall, la série patauge. Tant dans les audiences que créativement.

Chibnall peine à donner une caractérisation homogène à son Docteur, à lui donner une personnalité lui permettant de se distinguer de ses prédécesseurs et d'être autre chose qu'un Tennant-bis au féminin. Chibnall peine à développer et à utiliser ses compagnons, qui se retrouvent à faire de la figuration dans la majorité des épisodes, éclipsés par des personnages secondaires inutiles qui servent de chair à canon. Il peine à utiliser le canon et l'histoire du show de manière intéressante et originale, se contentant de répliquer des formules établies, ou de tenter de réinventer la roue. Et lorsqu'il tente d'évoluer hors du canon, de ne pas utiliser les figures imposées du show (sa première saison, en somme), il est incapable de produire une série qui ne soit pas maladroite, donneuse de leçons, ou mollassonne.

Il y a donc un vrai problème Chibnall, un peu comme si la BBC lui avait donné carte blanche sur la seule base du succès de Broadchurch, de son travail (pourtant médiocre) sur Torchwood, et sans se souvenir de ses épisodes bancals de Who. Et honnêtement, l'absence du moindre épisode mémorable sur plus de deux saisons et la chronologie actuelle de production laissent augurer du pire pour la série : déjà que le public n'est plus au rendez-vous, doit-on se dire qu'il reviendra dans plus d'un an, pour la saison suivante ?

Voire même pour l'épisode spécial de fin d'année... qui ramène encore les Daleks sur le devant de la scène ?

En ce qui me concerne, je reste dubitatif, et il est probable qu'à nouveau, l'épisode festif restera plusieurs mois en attente dans ma liste de visionnage, avant que je ne me décide à y jeter un coup d'œil...

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x03-1x04 (2020)

Publié le 7 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Après deux premiers épisodes inégaux - un premier plutôt intéressant, et un second qui redescendait déjà d'un bon niveau - place à la suite de cette série CBS dédiée à Jean-Luc Picard, et au futur de l'univers Star Trek...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x03 - The End is the Beginning : Jean-Luc tente de convaincre Raffi (Michelle Hurd) de lui trouver un pilote, tandis que Soji (Isa Briones), de son côté, interroge d'anciens drones borgs d'origine romulienne...

Mouais. La série continue dans une direction qui ne m'inspire guère, avec énormément de surplace et d'exposition, et des choix créatifs qui me laissent assez dubitatif. À commencer par les anachronismes contemporains, comme les lunettes de soleil, le vape pen, ou Raffi qui utilise l'expression "pro tip".

À côté, en plus, on semble se diriger vers une vague histoire de prophétie romulienne dont Soji ferait l'objet, ce qui, honnêtement, est un peu une béquille narrative dont je me serais bien passé. Idem avec la caractérisation de Picard, qui me semble toujours avoir baissé les bras un peu trop rapidement après l'incident de Mars, et avec ces sous-Lannister romuliens, qui semblent répéter constamment la même scène sans réellement avancer (en même temps, toutes ces scènes sur le cube Borg restent assez floues dans leur positionnement et dans le pourquoi du comment, ce qui n'aide pas à se passionner pour elles).

Étrangement, alors que le Capitaine Rios m'a fait une très mauvaise première impression (l'ex-officier torturé par la mort d'une personne lui étant chère, devenu un pilote/contrebandier indépendant et rebelle, bonjour le cliché), ses rapports avec ses hologrammes (interprétés par le même acteur) peuvent donner quelque chose d'intéressant si c'est bien développé.

(ah, et par contre, l'arrivée du Docteur Jurati au bout milieu de la fusillade, comme ça, ça m'a paru particulièrement suspect. Je ne sais pas si les scénaristes ont prévu quelque chose à son sujet pour la suite, mais je me méfie)

- 1x04 - Absolute Candor : Picard demande à son vaisseau de faire une escale sur la planète Vashti, pour y faire une dernière visite à des Romuliens réfugiés là. Mais sur place, il ne rencontre que l'hostilité des locaux, et retrouve Elnor (Evan Evagora), un jeune guerrier qui lui est fidèle...

Aïe. Ça me fait de la peine de le dire, puisque Michael Chabon est au scénario, mais ça ne s'améliore pas. Du tout. Quatrième épisode, presque la moitié de la saison, et on en est toujours à faire du surplace, de la construction d'équipage, sans rien faire progresser d'autre : les scènes sur le cube Borg sont toujours d'une vacuité exemplaire (Spock-bis continue de flirter avec Soji, les Lannister-bis continuent leur relation semi-incestueuse pleine de menaces), et Picard continue de s'auto-flageller pour une erreur de son passé bien peu caractéristique de sa personnalité.

D'ailleurs, en parlant de personnalité, la caractérisation de Picard est un peu bordélique, puisque lui qui règle habituellement tout par la négociation et la parole décide ici spontanément de chercher la bagarre avec les Romuliens de Vashti en foulant au pied un panneau d'interdiction, puis il passe un savon quand Elnor (alias un Space Samuraï Legolas élevé par des nonnes guerrières... WTF ?) intervient pour lui sauver la vie. Je suis honnêtement à la limite de commencer à trouver Picard antipathique, et ce n'est pas une phrase que je pensais un jour avoir à dire...

Bref. La saison prend un tour qui me déplait de plus en plus, et ce n'est pas sa scène finale de conflit spatial incompréhensible (car montée avec les pieds) et l'apparition fanservice de Seven of Nine qui y changeront quoi que ce soit. En espérant un changement radical de cap, et pas encore trois épisodes de remplissage avec passage touristique chez les Riker...

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Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

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Un film, un jour (ou presque) #1157 : Lady Business (2020)

Publié le 6 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lady Business (Like a Boss - 2020) :

Amies d'enfance inséparables, Mel (Rose Byrne) et Mia (Tiffany Haddish) ont fondé leur propre entreprise de cosmétique, une start-up prometteuse aux finances pourtant en difficulté. Lorsque Claire Luna (Salma Hayek), grande patronne de l'industrie cosmétique, s'intéresse à leur business, et leur propose d'investir dans leur entreprise, l'amitié des deux femmes est remise en question par les choix qui se présentent à elles...

Une comédie écrite par deux scénaristes de Ryan Hansen Solves Crimes on Television (Ryan Hansen a apparaît d'ailleurs dans le film), et qui, sous couvert d'être une friend-com (le nouveau terme à la mode pour décrire ces comédies pour femmes décrivant les hauts et les bas de l'amitié indéfectible de deux copines), s'inscrit en fait dans cette mouvance de bad girls movies entamée par Bridesmaids/Mes Meilleures Amies, qui montrent les femmes comme aussi trash, vulgaires, immatures, graveleuses et déglinguées que peuvent l'être les hommes dans les comédies américaines.

Le problème, en fait, c'est que tout comme du côté masculin, l'immense majorité de ces métrages ne vaut pas grand chose, leurs scénaristes se contentant d'accumuler gros mots, références sexuelles, et péripéties bas-de-plafond, tout en laissant les acteurs improviser, en espérant que cela suffise à faire un métrage convaincant.

Ici, c'est exactement le cas, puisque Like a Boss n'a pas le moindre rythme, que son écriture est faible, et que sa réalisation n'est guère plus dynamique. Pour compenser, on a le droit à une Tiffany Haddish en roue libre, à de l'improvisation, et à un défilé de cabotinage, d'humour de stoner, scatologique et/ou scabreux, et de seconds rôles qui font leur numéro, comme Salma Hayek, Billy Porter, Jennifer Coolidge, Jessica St Clair, etc.

L'avantage, c'est que tout ce petit monde est suffisamment professionnel et doué pour que, ponctuellement, un gag ou une réplique décrochent un sourire, et redonnent espoir dans le reste. L'inconvénient, c'est que dès que le moment est passé, on retombe dans une médiocrité particulièrement plate, pas très drôle ou inspirée, voire même assez ringarde (toute la présentation finale du produit, ou encore la conclusion karaoké) et forcée.

Reste l'amitié improbable des deux protagonistes, qui trouvera peut-être un écho, chez les spectatrices. Mais c'est peu, dans l'ensemble.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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