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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #paques catégorie

Un film, un jour (ou presque) - SPÉCIAL PÂQUES - Moyens-métrages Rankin/Bass (1971-1977)

Publié le 1 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Pâques, Animation, Jeunesse, Fantastique, Musique, NBC, ABC, Rankin-Bass

Comme aujourd'hui, c'est Pâques, et que j'ai déjà passé en revue, l'année dernière, l'un des rares films de Pâques qui existe (à ma connaissance), à savoir Hop, j'ai décidé cette année de profiter de ce dimanche festif pour m'intéresser à trois classiques de l'animation américaine télévisée pour enfants, tous trois issus de l’œuvre de Rankin/Bass (oeuvre déjà abordée en ces pages à l'occasion des fêtes de Noël).

Au programme, trois moyens-métrages tous disponibles en ligne, et à l'intérêt inégal.

Here Comes Peter Cottontail (1971) :

Lorsque le Lapin de Pâques en chef décide de prendre sa retraite, il choisit Peter Cottontail (Casey Kasem) pour le remplacer. Mais le maléfique January Irontail (Vincent Price) est bien décidé à ruiner les fêtes de Pâques, et défie Peter en duel singulier, avec comme enjeu son poste de Lapin de Pâques. Vaincu, Peter doit désormais trouver un moyen de sauver les fêtes de Pâques en distribuant ses œufs au plus vite, grâce à l'aide de Seymour Sassafras (Danny Kaye), d'une machine à voyager dans le temps, et du Père Noël...

Téléfilm d'animation en stop-motion de 50 minutes environ, et basé sur un roman de 1957 narrant les aventures du Lapin de Pâques, Here Comes Peter Cottontail s'avère une jolie réussite technique et visuelle, bénéficiant du savoir-faire de Rankin/Bass en matière d'animation image par image.

On y retrouve le schéma désormais familier des œuvres du studio, avec un narrateur prestigieux qui raconte aux jeunes spectateurs une histoire fantastique, des doubleurs réputés, et des chansons fréquentes, plus ou moins datées et convaincantes (on est loin des chansons présentes dans les Rankin/Bass de Noël, par exemple).

Globalement, cependant, le tout se suit tranquillement, aidé par un Peter Cottontail aux faux airs de Sammy de Scooby-Doo (même doubleur), par un doublage compétent et par une épopée temporelle qui passe de fête en fête (certes américano-centriques, mais bon...), apportant au film un "bestiaire" très varié et agréable (sorcières, fantômes, dinde, farfadets, Santa...). Plutôt sympathique, dans l'ensemble.

(en 2006, ce téléfilm a connu une suite animée laide, en images de synthèse, avec une Reine des Glaces, une pieuvre géante, Roger Moore et Christopher Lloyd au doublage, et le fils de Peter qui doit sauver le Printemps avec l'aide de ses amis animaux)

The First Easter Bunny (1976) :

Lapin en velours offert à la petite Glinda pour Noël, Stuffy (Robert Morse) est jeté à la poubelle lorsqu'elle tombe malade. Il est alors sauvé par une fée, Calliope (Joan Gardner), qui lui donne vie, et l'envoie dans la Vallée de Pâques, pour qu'il y devienne le Lapin de Pâques. Mais le maléfique Zéro (Paul Frees), maître de l'Hiver, entend bien mettre des bâtons dans les roues du petit lapin...

Une adaptation vraiment très libre du Lapin de Velours de Margery Williams, animée en 2d dans un style assez particulier, avec un doublage inégal, et qui rajoute à l'histoire originale tout un tas de personnages et de lieux inutiles (le Père Noël, Zero le maître du froid, son acolyte Bruce, le Pôle Nord, les rennes, le trio de lapins bons à rien, etc).

En fait, on a l'impression d'une production assez datée (les chansons) et sous-développée, comme si Rankin/Bass avaient un script de moyen-métrage de stop-motion de 45-50 minutes qu'ils n'avaient jamais terminé et qui traînait dans les placards, et qu'ils avaient donc décidé de le produire en animation traditionnelle, au format 25 minutes.

Ça fait donc patchwork un peu bâclé, pas très convaincant, et gentiment creux.

The Easter Bunny is Coming to Town (1977) :

S.D. Kluger (Fred Astaire), le facteur, est de retour, pour répondre à toutes les questions que se posent les enfants au sujet du Lapin de Pâques, dont il conte l'histoire : comment  Sunny (Skip Hinnant), un lapereau orphelin adopté par la ville de Kidville, et qui, en grandissant, découvre bien vite que la ville voisine est dépourvue d'enfants... hormis son jeune roi (James Spies), opprimé par sa tante maléfique (Meg Sargent). Il décide alors de lui livrer des œufs multicolores, mais le terrifiant Gadzooks (Allen Swift), un ours géant détestant les fêtes en tous genres, se dresse sur son chemin...

Troisième origin story pour le Lapin de Pâques, et troisième version différente produite par Rankin/Bass... une version en stop-motion très largement inspirée de Santa Claus is Coming to Town (sorti 7 ans plus tôt), au point d'en être un remake à peine déguisé, puisqu'il en reprend toutes les grandes lignes de manière évidente.

Après, ce n'est pas forcément désagréable à suivre pour autant, même s'il faut bien l'avouer : privés de la neige inhérente aux fêtes de fin d'année, ou des aventures temporelles de Here Comes Peter Cottontail, les décors et les environnements de ce métrage font un peu vides et trop propres.

Ce qui va de pair avec une production et une direction artistique qui semblent moins abouties que d'habitude, moins soignées, avec des chansons assez quelconques, un côté country qui ressurgit çà et là, un Lapin de Pâques qui sonne parfois comme Owen Wilson, et des références religieuses et bibliques ponctuelles, pas vraiment pertinentes.

Assez quelconque, au final, même si on doit tout de même saluer les efforts techniques du studio.

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Un film, un jour (ou presque) #497 : Hop (2011)

Publié le 20 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Pâques

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Hop :

Juste avant de devoir prendre sa place, E.B. (Russell Brand), le fils du Lapin de Pâques (Hugh Laurie), décide de découvrir le monde, et part pour Hollywood, pour y devenir un batteur méga-célèbre. Là, il s'invite alors dans le quotidien de Fred (James Marsden), un jeune homme un peu glandeur et bon à rien... mais sur l'île de Pâques, la situation se complique, lorsque Carlos (Hank Azaria), le poussin bras droit du Lapin de Pâques fomente un coup d'état, et décide de prendre la place de son employeur...

Revu à l'occasion de Pâques, ce film d'animation made in Illumination (avec apparition des Minions en début de film) ne m'avait déjà pas fait vraiment grande impression à sa sortie : mélangeant de manière assez inutile, façon Alvin et les Chipmunks, une créature numérique turbulente avec des humains en prise de vue réelle, ce métrage m'était apparu comme un photocopillage éhonté de bon nombre de films de Noël, dans lesquels le fils/la fille du Père Noël refuse de prendre la succession de son paternel, décide de partir explorer d'autres options, finit par être ramené par un trio d'elfes ninjas, etc... c'est un postulat plus qu'éventé, qui ici reçoit une skin oeufs de Pâques et poussins qui n'arrive pas à cacher ce recyclage facile.

Ajoutez à cela un caméo assez forcé de David Hasselhoff, une tendance aux chansons pop-rock médiocres, et un script qui oublie clairement des personnages en cours de route (je ne suis même pas certain que le trio de lapines ninjas ait une ligne de dialogue de tout le film, et reparaissent après avoir été "enchocolatées" ; c'est bien dommage, car il y avait là un certain potentiel comique passé à la trappe), avec sa fin précipitée et décevante. 

Pas un film formidable ou mémorable, donc, même si visuellement et techniquement, c'est assez réussi et mignon, que Marsden se donne vraiment à fond (comme dans Il était une fois, d'ailleurs), et que les films de Pâques pour les enfants sont suffisamment rares pour être un peu indulgent.

3/6 + 0.25 pour le doublage français qui fonctionne assez bien, pour une fois (peut-être même mieux que la VO par moments) =

3.25/6

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