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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #477 : 1 Night (2016)

Publié le 23 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

1 Night :

Dans un même hôtel, deux couples se croisent : Elizabeth (Anna Camp), trentenaire désabusée, déçue par son mari, Drew (Justin Chatwin), un photographe professionnel absent et immature, tente de ranimer la flamme de la passion en retraçant avec lui les premiers étapes de leur couple ; et Bea (Isabelle Fuhrman), une adolescente cynique, se rapproche d'Andy (Kyle Allen), le jeune photographe du lycée, à l'occasion de leur bal de promotion...

Une dramédie romantique indépendante assez typique du genre (avec illustration musicale en français (!)), très modérée et discrète dans son écriture, sa mise en scène, sa bande originale, et son rythme.

J'avoue sans problème n'avoir regardé ce métrage que sur la base de sa distribution (Camp est toujours une présence très attachante et touchante, mais Fuhrman s'avère assez convaincante et surprenante, toute en attitude et en caractère, et le reste du cast est plutôt intéressante, lui aussi - y compris les deux ados sortis de l'école Disney), mais finalement, le tout se regarde plutôt agréablement, d'autant que ça ne dépasse pas les 75 minutes, tout compris, et que le métrage évolue vers quelque chose de prévisible, mais d'intéressant.

Bref, c'est compétent, assez bien mené, bien interprété et même parfois assez amusant, ça parvient à entremêler l'évolution de ces deux couples de manière sympathique, et si ça n'évite pas l'écueil de dialogues un peu trop écrits (surtout dans le cadre du couple adulte, qui doit se lancer occasionnellement dans des tirades larmoyantes sur la vie, l'amour, etc, alors que les deux ados sont plus dans le naturel et le spontané), ça fonctionne tout de même relativement bien, pour ce que c'est. 

Quant à la nature exacte du métrage (SPOILERS) - les deux couples ne sont qu'une même incarnation du couple de Camp et Chatwin, en crise, et ayant remonté le temps pour tenter de revivre la magie des premiers instants - on la soupçonne assez tôt (dès les premières interactions, en fait), et elle apporte un petit plus sympathique au spectateur, mais dans l'absolu, il faut bien avouer que le film, lui, aurait pu s'en passer, et rester sur quelque chose de plus métaphorique/fantastique, sans explication.

D'autant que choisir Fuhrman pour incarner une Camp jeune, ça tient vraiment de l'artifice totalement gratuit uniquement là pour tenter de brouiller les pistes pour le spectateur, ce qui est un peu trop facile à mon goût...

3.75/6 (pour un premier film/scénario, c'est tout à fait honorable) 

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Un film, un jour (ou presque) #476 : Vaiana, la légende du bout du monde (2016)

Publié le 22 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Disney, Aventure, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Auli'i Cravalho) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le coeur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du coeur de Te Fiti...

Un Disney très dépaysant et visuellement/techniquement plutôt splendide, qui bénéficie d'un doublage convaincant (très bon travail de The Rock et de Cravalho, notamment).

Là où le tout pêche un peu plus, néanmoins, c'est au niveau du script, très balisé dans sa structure (et visiblement remanié à de multiples reprises, comme semble l'indiquer la présence superflue du cochon, qui paraît être un reliquat d'une version précédente du script ?), et des chansons sur lequel le film se repose malheureusement trop.

Comme La Reine des Neiges, Moana condense trop de chansons dans le premier tiers de son déroulement, avec le problème supplémentaire de Lin Manuel Miranda, coqueluche de Broadway, à la co-écriture des chansons. Un Lin Manuel Miranda dont le style très particulier ne fonctionne ici vraiment que lors du numéro musical de The Rock, mémorable et enjoué.

Le reste du temps, le style Miranda se traduit par des paroles moyennes, des phrasés peu convaincants, des ruptures contre-intuitives (outre la voix un peu faiblarde de Cravalho, How Far I'll Go, la chanson phare du film souffre ainsi de ce problème, qui empêche le morceau de vraiment décoller), voire même des chansons hors-sujet, comme celle du crabe : je comprends l'attrait d'en faire un hommage glitter à David Bowie, surtout chanté par l'un des deux Flight of the Conchords (dont on n'a pas oublié le fameux Bowie's in Space)... mais ici, ça tranche tellement avec le reste de l'ambiance musicale du métrage, que l'on a l'impression que le numéro vient d'un autre film (un peu comme si  au milieu du Roi Lion, soudain, une hyène se lançait dans un morceau de grunge pour rendre hommage à Kurt Cobain).

Mais à part ces problèmes tout de même assez perceptibles, le film reste assez sympathique (le poulet et la grand-mère sont très réussis), et le travail technique des équipes de Disney fait qu'on ferme un peu les yeux sur les défauts du métrage. Pas parfait, mais pas honteux non plus.

4/6

(cela dit, moins de chansons, ou plus de chansons de meilleure qualité, monsieur Disney, s'il vous plait...)

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Un film, un jour (ou presque) #475 : Mr. Peabody & Sherman (2014)

Publié le 21 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Science-Fiction, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mr. Peabody & Sherman :

Mr. Peabody (Ty Burrell), le chien le plus intelligent du monde, a obtenu le droit d'adopter un jeune orphelin, Sherman (Max Charles), qu'il a élevé comme son fils, et qu'il emmène régulièrement à bord d'une machine à voyager dans le temps de son invention. Mais le jour où Sherman tente d'impressionner Penny (Ariel Winter), une élève de sa classe, en empruntant seul la machine, il finit par provoquer un paradoxe temporel qui risque de détruire l'univers...

Un long-métrage d'animation Dreamworks adaptant deux personnages d'une série animée des années 60, dans ce qui lorgne fortement sur une version animale et enfantine de Doctor Who ou de Retour vers le Futur, avec ce duo professeur ultra-intelligent et compagnon jeune et inexpérimenté.

Sauf que problème : ici, Peabody apparaît pédant, didactique, et honnêtement assez distant, tandis que Sherman, lui, apparaît comme un garçon de 7 ans typique, surexcité, dissipé, désobéissant, et pas très malin.

Résultat, ces deux personnages s'avèrent étrangement peu attachants, pas aidés par un métrage au rythme frénétique et épuisant, qui saute d'époque en époque, enchaîne les poursuites et finit par paraître assez décousu.

D'autant que la direction artistique est assez quelconque, et que la musique de Danny Elfman est particulièrement passe-partout.

Alors que sauver de cet essai non-transformé ? Le message du film, assez basique, mais approprié et plutôt bien mené. Et les dix dernières minutes, lorsque toutes les grandes figures de l'histoire débarquent dans le présent.

Mais honnêtement, dans l'ensemble, le tout m'est apparu particulièrement plat, mal rythmé et structuré, et dans l'ensemble, beaucoup trop dérivatif pour me convaincre. Peut-être que si j'avais vu le film en VO, et si les personnages m'avaient déjà été familiers...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #474 : Un Flic à la Maternelle 2 (2016)

Publié le 20 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Flic à la Maternelle 2 (Kindergarten Cop 2) :

Zack Reed (Dolph Lundgren), un agent du FBI à tendance républicaine/libertaire, est contraint de se faire passer pour un instituteur de maternelle dans une école privée très libérale, afin de mettre la main sur une clé USB volée contenant une liste top secrète de témoins protégés...

Une pseudo-suite au Flic à la Maternelle d'Arnold, qui se contente de changer les noms des personnages, et quelques autres détails, et donne l'impression d'être tout droit sortie des années 80/90, tant elle enchaîne les mauvais clichés du genre, sans la moindre originalité ou inspiration.

Au premier rang desquels, la superstarisation de Dolph, qui, à près de 60 ans (16 ans de plus qu'Arnold au moment du tournage du premier film), est présenté ici comme un super agent du FBI, un tombeur irrésistible, que toutes les femmes s'arrachent au cours d'une soirée d'enchères aux célibataires, et qui finit par séduire une collègue institutrice qui n'a même pas trente ans.

Dans l'absolu, c'est un cliché qui ne me dérangerait pas plus que ça vu le genre de film, tout comme le faire valoir afro-américain qui ne sert qu'à sortir des vannes, ou le chef (lui aussi afro-américain) rondouillard et énervé, qui crie tout le temps.... mais là c'est tellement maladroit et artificiel que ça agace plus qu'autre chose, surtout en 2016.

Et comme ni le script (du scénariste d'American Pie 2) ni la réalisation (d'un spécialiste des DTV miteux, et des séries tv des années 90) sont incapables d'élever le niveau du tout, on se retrouve avec un métrage qui, il y a trente ans, aurait probablement reçu des critiques très moyennes, voire médiocres.

Aujourd'hui ?

Un 1.75/6 (uniquement parce la petite Matilda Shoichet-Stoll est adorable)

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Les bilans de Lurdo - Almost Royal, saison 1 et 2 (2014/2016)

Publié le 19 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, BBCA, Documentaire

Almost Royal, saison 1 & 2 :

Les tribulations de Georgie (Ed Gamble) et Poppy Carlton (Amy Hoggart), aristocrates britanniques assez mal placés dans l'ordre de succession du trône de Grande Bretagne, et qui, à la mort de leur père, grand américanophile, décident de visiter les USA en compagnie de l'urne de leur géniteur, afin de mieux comprendre ce pays étrange.

Je ne suis pas forcément très amateur du genre des caméras cachées, ou de la cringe comedy, qui a pour principe de rire en voyant des personnages se ridiculiser à cause de leur égo ou de leur manque de tact social, entre autres (cf le travail de Ricky Gervais/Stephen Merchant, par exemple), tant ce genre d'humour peut rapidement devenir cruel et gratuit (et exploiter le temps et l'énergie de personnes innocentes dont on se moque).

En effet, quand ces deux styles se combinent, comme dans les longs-métrages de Sasha Baron Cohen (Borat, Bruno), cela peut rapidement s'avérer très inégal, en fonction du talent de l'artiste, de ses intentions, et des réactions que celui-ci parvient à obtenir de ses interlocuteurs.

Ici, Almost Royal marche directement dans les traces de Cohen, avec ces deux aristocrates imbuvables - Georgie, le grand dadais un peu niais et ahuri, à la remarque toujours déplacée, et Poppy, égocentrique absente, vaniteuse et superficielle - qui traversent les USA avec plus ou moins de bonheur.

Dans l'ensemble, les deux acteurs (comédiens de stand-up et, pour Hoggart, correspondante au sein du show Full Frontal with Samantha Bee) s'en sortent très bien, incarnant toujours constamment leurs personnages, même dans les situations les plus compliquées et improbables.

Le programme, lui, est plus inégal. La faute à un schéma structurel qui change à mi-parcours, entre la première et la deuxième saison : la première saison était axée sur des villes, sous un format road trip. Georgie et Poppie visitaient ainsi une ville par épisode, commençant à Los Angeles, pour finir à Nashville, en passant par Boston, le Texas, New York, Detroit et Washington DC. Cela donnait à chaque épisode une unité de ton et de lieu, et une plus grande véracité, puisque les autochtones étaient abordés dans la rue, avec plus ou moins de succès en fonction des régions.

À contrario, la saison 2 fait le choix d'axer ses épisodes autour de thèmes : la beauté, la nature, les sports, la romance, le futur, les forces de l'ordre, le monde du travail et les fêtes américaines. Dans chaque épisode, les deux protagonistes visitent des lieux, des entreprises, des personnes situées aux quatre coins du pays, en rapport avec le thème de la semaine, le tout parsemé de morceaux d'une interview (façon Raphaël Mezrahi) avec un invité hebdomadaire : Mario Lopez, Laura Bell Bundy, Dennis Rodman, Michael Uri, George Takei, Jimmy Tatro, Whitney Port, Liza Vanderpump.

Le problème est immédiatement évident. Non seulement les épisodes semblent plus artificiels, sans réelle unité de lieu ou d'environnement, mais en plus, les interviews sont particulièrement frustrantes, car coupées en micro-extraits de 30 secondes, laissant tout juste le temps d'une ou deux punchlines, sans plus.

Une saison 2 finalement assez décevante, et l'on se demande souvent pourquoi le duo visite tel ou tel endroit, ou interroge telle ou telle star de la D-list, qui semble parfois ne pas être dupe de l'imposture.

Cela dit, le tout reste assez sympathique à suivre, et avec à peine une vingtaine de minutes par épisode, pas le temps de s'ennuyer, ou de se lasser du format. J'avoue avoir ponctuellement été tenté de faire avance rapide sur certains épisodes : non pas par ennui ou agacement, mais plus par gêne pour les personnes à l'écran. Ce qui prouve que le concept marche, mais qu'il frôle les limites de ma tolérance à ce genre de comédie.

Reste que, de manière plus générale, le changement de structure n'était pas une très bonne idée, et, si tant est que le show soit renouvelé par BBC America pour une troisième saison, j'espère qu'il reviendra à quelque chose de plus proche de la saison 1.

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Les bilans de Lurdo - Wasted, saison 1 (2016)

Publié le 19 Mars 2017 par Lurdo dans Télévision, Critiques éclair, Review, UK, Channel 4, Comédie, Sitcom

Wasted, saison 1 :

Quatre vingtenaires glandeurs - deux hommes (Danny Kirrane et Dylan Edwards) et deux femmes (Rose Reynolds et Gwyneth Keyworth) - vivent ensemble dans la petite bourgade de Neston Berry, où ils tentent d'occuper leurs journées entre alcool, drogues et références à la pop-culture...

Sitcom anglaise en 6 épisodes diffusée sur Channel 4, et qui repompe de manière évidente tout ce qui faisait le charme et le succès de Spaced et du travail d'Edgar Wright (du duo principal masculin à la Pegg & Frost, à la réalisation ultra-cut et quasi-clipesque, bourrée de bruitages de jeux vidéo, en passant par les références à Star Wars, Game of Thrones, Adventure Time, X-files, les images pseudo-8-bits, les délires visuels, les relations interpersonnelles, le format du titre, etc), en rajoutant une grosse couche de drogues en tous genres, et d'humour gentiment vulgaire/sexuel/scatologique.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. Pour peu qu'on supporte tout le côté graveleux assez bas de plafond, et ces personnages parfois assez antipathiques (les deux protagonistes masculins, surtout, qui n'ont pas une once du capital sympathie de Pegg/Frost ; au niveau des filles, ça passe déjà beaucoup mieux), certains gags fonctionnent très bien, et les caméos à répétition de Sean Bean/Ned Stark en guide spirituel de l'un des personnages sont amusants.

(certes, ils finissent un peu par être forcés et répétitifs, mais leur conclusion est assez amusante et finalement assez logique)

En somme, une série pas désagréable, mais assez dérivative, et qui n'arrive jamais vraiment à la cheville de son "modèle".

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Catch Review : Chikara - King of Trios 2016 : Night 3 (04/09/2016)

Publié le 18 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Catch, Chikara, Télévision

Ultime soirée de l'édition 2016 de ce grand tournoi encadré par la Chikara, une troisième soirée qui, généralement, monte nettement en puissance...

King of Trios 2016 - Night 3 - 04/09/2016 :

- King of Trios - Demi-finale : Team Sendai Girls vs Warriors Three. Un match un peu bancal, notamment au niveau du rythme, et de l'énergie globale des compétiteurs, pas forcément tous au même niveau d'intensité : on a toujours l'impression que les deux hommes se retiennent un peu, et Thunderfrog n'est pas très présent dans le match.

- King of Trios - Demi-finale : Team JWP (Hanako Nakamori, Manami Katsu, & Command Bolshoi) vs Hallowicked, Jigsaw & Icarus. Pas un match désagréable, mais fin décevante et en queue de poisson motivée par le booking des HexMen, quand ceux-ci continuent de démolir leurs adversaires, et se font DQ.

- Arik Cannon vs. Mark Angelosetti. Un match équilibré et tout à fait honorable, mais qui ne passe jamais vraiment la seconde.

- Tag Team Gauntlet.

# Devastation Corp dans le ring, se font distraire par leur ancien manager, se font démolir par Smashmaster, et se font éliminer par N_R_G sous les sifflements de la foule.

# Big Deal Security vs N_R_G est plein de botches et de moments approximatifs.

# Drew Gulak (aka Soldier Ant) & Orange Cassidy (aka Fire Ant) vs BDS fait dans la comédie.

# Gulak & Cassidy vs Sea Stars est là aussi de la comédie nawak, avec filet de pêche, et tout et tout (!).

# G&C vs Crummels & DeFarge était bâclé.

# Crummels & DeFarge vs Los Ice Creams était encore pire, avec des botches affreux de la part de C&D.

# Dez Peloton vs C&D était beaucoup trop long et sérieux.

# DP vs Hermit Crab and Rock Lobster, un peu de comédie, et de l'agressivité.

# DP vs United Nations est une formalité.

# United Nations vs Xpac & Billy Gunn, uniquement là pour se moquer du photocopillage du gimmick de X-pac, et pour faire quelques promos post-match amusantes.

Un Gauntlet malheureusement très brouillon, avec trop de comédie, pas assez d'équipes connues, et une conclusion finalement assez inutile. Tout ça pour ça, en fait.

- Lucas Calhoun (un pseudo Elvis) vs. Chuck Taylor™ (aka Stokely Jathaway, qui a "acheté" la ™ de Chuck Taylor au catcheur appelé ainsi, et qui fait son entrée en chantant ultra-faux). Pas un vrai match, de la grosse comédie lourde, façon Grado. Bof.

- Rey De Voladores Finals - Aero Star vs Tony Nese. Nese remplace Frightmare, blessé, dans la finale du Rey de Voladores. Un excellent match plein de voltige improbable, et qui s'avère très satisfaisant malgré un finish un peu abrupt.

- King of Trios - Finale : Team Sendai Girls vs Team JWP. Mouais. Quackenbush se venge du plantage de ses Joshimanias, il y a quelques années, en offrant à son King of Trios une finale exclusivement féminine et japonaise... avec les avantages et les inconvénients que cela comporte : d'un côté, c'est assez sec, brutal, et compétent, et de l'autre, c'est approximatif, sans grand selling, et parfois assez répétitif.

 

Une troisième soirée assez moyenne, pour ne pas dire décevante, entre les matches des Trios dans lesquels les filles se sont économisées pour la finale, le Gauntlet inutile et brouillon, et le reste du meublage. Même la finale du RdV est un peu abrupte sur sa fin, et donc pas totalement satisfaisante.

Dans l'ensemble, un KoT très inégal, qui, contrairement aux autres années, donne un peu l'impression de s'essouffler à mesure que le week-end avance. Je suis curieux de voir ce que va donner l'édition 2017, en septembre, puisqu'elle se déroulera en Angleterre, et que la compagnie a perdu plus de la moitié de son roster, cette année...

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Été (2016)

Publié le 18 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x03 - Summer :

Le nouveau running-gag concerne le retour de Rory dans sa ville natale, puisqu'elle n'arrive pas à convaincre les habitants de Stars Hollow que la situation est juste temporaire.

Lui faire reprendre le rôle d'éditeur de la gazette de la ville afin de la remettre sur les rails est une bonne idée - ça amène aussi une distribution des journaux assez désorganisée et complètement décalée -, d'une part parce que ça justifie qu'elle reste dans les parages, d'autre part cela l'oblige à mener une introspection sans doute salvatrice. Elle reçoit pour cela l'aide de Jess, qui est toujours là pour lui donner des conseils (ou un coup de pied aux fesses, au choix) quand elle en a besoin. L'apparition de ce dernier apparaît naturelle, et il semble apaisé maintenant qu'il a une vie plus stable avec un emploi qui lui plaît.

Le côté excentrique qui a toujours existé dans la série est vraiment développé à fond dans cet épisode, avec Stars Hollow - The Musical. Lorelai se retrouve seule contre tous en pensant que c'est totalement raté, alors que toutes les autres personnes assistant à l'avant-première sont totalement conquis et trouvent la comédie musicale absolument géniale.

En un sens, ça l'est tellement c'est over the top, de manière volontaire pour les scénaristes, mais involontaire pour Taylor qui est convaincu qu'il tient là quelque chose de rare et d'exceptionnel.

Même si elle a sans doute raison, la position de Lorelai ne fait qu'illustrer son isolement progressif. En conflit avec Luke sur la façon dont leur couple fonctionne, elle se fâche également avec Rory car elle refuse que sa fille écrive à propos de sa vie.

S'ajoute à cela le départ futur de Michel, qui a besoin d'un salaire plus élevé et d'un espace moins confiné qu'au Dragon Fly (il était d'ailleurs temps de donner un peu plus d'épaisseur au personnage et de s'attarder sur ses états d'âme). Il y a de quoi se remettre en question, d'autant que Sookie les a déjà abandonnés. Est-ce pour cela qu'il faut partir en randonnée, seule dans la nature ? L'idée peut rendre perplexe.

S'il est un peu plus brouillon que les deux premiers avec des idées un peu fourre-tout par moments, cet épisode valide tout de même le parti pris de relater une année saison par saison avec des ellipses importantes qui sont globalement bien gérées. De plus, l'essence du show est bien présente est c'est un élément indispensable pour le bon fonctionnement de ce revival.

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Un film, un jour (ou presque) #473 : Célibataire, mode d'emploi (2016)

Publié le 17 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Célibataire, Mode d'Emploi (How To Be Single) :

À New York, quatre femmes tentent de trouver l'amour : Alice (Dakota Johnson), discrète et romantique, décide de rompre avec l'homme qu'elle aime pour tenter de faire le point sur elle-même, avec l'aide de Robin (Rebel Wilson), une jeune femme ronde, bruyante, décomplexée, et qui couche avec tout ce qui bouge. La soeur aînée d'Alice, Meg (Leslie Mann), est une obstétricienne carriériste refusant de s'engager, et qui décide de concevoir un bébé par insémination artificielle. Enfin, il y a Lucy (Alison Brie), une jeune femme névrosée et ultra-possessive et collante, qui cherche désespérément l'âme soeur sur des sites de rencontre.

Une comédie romantique adaptée d'un livre d'une scénariste de Sex and the City, et qui, pour faire simple, m'est apparue particulièrement déplaisante, tant, sous des atours de comédie voulant dynamiter et dépoussiérer le genre de la comédie romantique, elle se plie à ses codes et à tous ses clichés.

Sans surprise, tous les personnages féminins cherchent l'amour, mais, plus surprenant, ils ont tendance à être tous névrosés, et surtout, insupportables (les personnages masculins ne sont pas forcément mieux lotis, mais comme ils ne sont pas au centre de l'intrigue ou du film, ça pose moins de problèmes).

Le problème principal du film, en fait, c'est son héroïne fade et insipide (à l'image de son interprète) pour qui "faire le point et se chercher" se résume à mettre un terme à une relation de couple parfaite, pour passer ensuite de mec en mec, se saouler joyeusement, etc, sans jamais sortir de sa bulle égocentrique : difficile de s'intéresser, de s'attacher ou de s'identifier à elle, donc, d'autant que Johnson la joue ponctuellement un peu trop nunuche ; Rebel Wilson, elle, fait du Rebel Wilson : sans surprise là aussi, mais aussi sans intérêt ; Alison Brie fait vraiment pièce rapportée dans le film, évoluant séparément des autres protagonistes, mais faisant preuve d'un caractère particulièrement rebutant, avec crise de nerfs publique en prime ; et Leslie Mann, la carriériste indépendante qui n'a besoin ni d'homme ni de bébé pour être heureuse... finit avec un bébé, et un homme parfait, petit jeune séduisant qui accepte d'être père au foyer pour ce bébé qui n'est pas le sien. Soit.

On a donc des personnages peu attachants, qui évoluent dans des intrigues balisées et prévisibles, avec des personnages secondaires masculins pas très développés (à une ou deux exceptions près) et qui tente de dire quelque chose sur la vie, l'amour, le célibat, le bonheur, et que sais-je encore. Dommage que pour y parvenir, le chemin soit aussi tortueux et laborieux, et que le message, en fin de compte, soit à ce point conventionnel...

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #472 : En Cavale (2016)

Publié le 16 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

En Cavale (Term Life) :

À la suite d'une arnaque qui a mal tourné, Nick (Vince Vaughn) est contraint de partir en cavale, accompagné de sa fille Carrie (Hailee Steinfeld), pour laquelle il n'a jamais vraiment été présent. Traqué par des flics véreux (Bill Paxton, Shea Whigham, Mike Epps) et par les hommes de main d'un baron de la pègre (Jordi Mollà), Nick doit désormais faire profil bas, tout en tentant de mieux connaître cette fille adolescente qui lui est particulièrement hostile.

Un polar indépendant adapté d'un comic-book, réalisé par Peter Billingsley, et qui s'avère particulièrement décevant et plat, voire même totalement insipide.

Le problème, en fait, c'est qu'il n'y a pas une once de tension, de structure ou d'énergie dans tout ce métrage, et que par conséquent, hormis quelques scènes confrontant Vaughn et Steinfeld (qui sont plutôt bons), tout le reste du film est d'un inintérêt profond : la mayonnaise ne prend jamais, la narration en voix-off est maladroite et forcée, Paxton cabotine, Vaughn a l'air épuisé (et a une coupe de cheveux risible, heureusement moquée par le script), et de manière générale, la plupart des visages connus (Jonathan Banks, Taraji P. Henson, Jon Favreau, Annabeth Gish, Terrence Howard) sont sous-exploités de manière assez problématique.

Un ratage, en somme, malgré les efforts du cast.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #471 : Thor 2 - Le Monde des Ténèbres (2013)

Publié le 15 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Marvel, Action, MCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Thor 2 - Le Monde des Ténèbres (Thor - The Dark World) :

Alors qu'une conjonction astrale très particulière est sur le point de se produire, alignant les neuf royaumes d'Yggdrasil, Jane Foster (Natalie Portman) découvre l'Aether, une arme destructrice conçue par Malekith (Christopher Eccleston), le meneur des Elfes Noirs, lors d'une guerre céleste contre les Asgardiens. Désormais la cible de ce dernier, Jane ne peut compter que sur l'assistance de Thor (Chris Hemsworth) et de ses alliés pour survivre, et empêcher la fin du monde.

Revisionnage pour ce Marvel Movie très mineur, et surtout très peu mémorable. Lors du premier visionnage, j'avais pensé ceci :

Hum... c'était... oubliable. À tel point que j'ai déjà oublié la majorité du film, quelques heures après l'avoir vu. Eccleston en méchant caricatural ? Oubliable. Les enjeux de l'histoire ? Oubliables. Portman en pilotage automatique ? Affreusement oubliable. Sa romance avec Thor ? Encore plus oubliable. Etc... Ça se regarde tranquillement (malgré quelques grincements de dents, notamment lorsque Jane Foster, une super-scientifique, ne semble pas plus perturbée/curieuse/intriguée/intéressée/fascinée que ça lorsqu'elle arrive à Asgard, une planète extraterrestre bourrée d'aliens en tous genres, de paysages improbables et de technologie révolutionnaire) mais malheureusement, le manque d'enjeux durables, le manque de prise de risque, le manque de développement des personnages, etc, font que le film reste particulièrement anecdotique.

D'ailleurs, rien à voir, mais je me suis fait la remarque en regardant le film : c'est amusant à quel point, petit à petit, ce pan de l'univers Marvel semble de plus en plus se calibrer pour un public féminin. Là où les autres films du Marvelverse ont un protagoniste principal masculin (et l'éventuelle romance obligatoire est au second plan), ici, c'est Jane Foster qui est au centre de tout, c'est par ses yeux et son point de vue que l'on découvre toujours l'univers de Thor, et ce second film, de manière globale, semble renforcer encore ce female gaze.

Que ce soit Thor (dont le développement se limite à "masse de muscles amoureuse") torse nu qui se lave gratuitement pendant vingt secondes, l'accent mis sur sa romance avec Foster, le fait que Foster soit au centre de toute l'intrigue, qu'elle soit prête à se sacrifier et à mourir pour un Thor inconscient et impuissant à la fin, le pseudo triangle amoureux avec Sif (encore une fois, vu du point de vue des filles, pas de Thor qui n'en a pas vraiment conscience et/ou s'en moque royalement), la mise en avant de Loki le bad boy sarcastique, androgyne et mécompris (devenu le fantasme favori de la fanbase féminine et/ou gay), la présence accrue de Frigga (qui parvient à tenir tête en duel singulier au Méchant méprisant), le soap familial, les vannes de la sarcastique Kat Dennings (qui a un boy toy assistant, désormais, qu'elle renverse virilement pour l'embrasser), les scènes d'action assez sommaires, et les personnages masculins globalement caricaturaux, incapables et sans développement, tout semble orienter le film vers une optique féminine qui tranche en regard du reste de la production Marvel, et qui ne fait que s'accentuer.

Ce qui est intéressant... Du moins, ça le serait si c'était bien fait, si Jane Foster était bien écrite, attachante, si le scénario n'était pas semi-improvisé pendant le tournage (avec interventions ponctuelles de Joss Whedon pour rajouter des vannes ou des scènes dix minutes avant de les tourner), si ce n'était pas la grosse gaudriole constante, et si Thor n'était pas un archétype sans réelle profondeur. Là, le produit fini a le postérieur entre deux chaises, n'étant jamais vraiment convaincant dans aucune catégorie.

En revoyant le métrage, donc, le tout passe nettement mieux qu'au premier visionnage. Si le female gaze reste évident et toujours un peu bancal et forcé, le film paraît tenir nettement mieux la route pendant sa première heure, jusqu'à la mort de Frigga. Ça reste un peu trop porté sur la vanne et le gag, mais ça conserve une certaine énergie, et la direction artistique est rafraîchissante, surtout après tous ces films Marvel qui se déroulent sur Terre ou en milieu urbain.

Malheureusement, passé ce cap, le script perd beaucoup de son liant et de son homogénéité, l'énergie du métrage chute drastiquement, et les passages obligés se succèdent mollement, avec notamment tout une séquence sur le Monde des Ténèbres, assez vilaine visuellement par faute de manque d'inspiration.

L'action est assez intéressante, cependant, grâce au système des portes dimensionnelles, mais le gros affrontement final est particulièrement décevant, n'exploite pas totalement ce gimmick de téléportation, et est vraiment parasité par un recours systématique et mécanique à la vanne, qui casse la moindre tentative de tension ou de suspense.

En résumé, donc, un 4/6 pendant la première heure, qui finit par redescendre, au final à un minuscule 3/6, assez décevant. Thor reste vraiment le maillon faible de l'univers Marvel cinéma, et il reste à espérer que Thor 3 saura remonter la barre.

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Un film, un jour (ou presque) #470 : Internet Famous (2016)

Publié le 14 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Youtube

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Internet Famous :

Cinq célébrités du web (Wendy McColm, Amanda Cerny, Shane Dawson, Steve Green, Richard Ryan) aux talents radicalement différents se réunissent pour concourir dans une compétition présentée par un animateur tv (Roger Bart), avec à la clef, une émission télévisée dédiée au gagnant...

Un mockumentaire écrit et réalisé par Michael J. Gallagher (Totally Sketch), qui lorgne très fortement sur les mockumentaires de Christopher Guest, une impression encore renforcée par les quelques caméos d'acteurs établis (Missi Pyle, Adam Busch, Frank Gerrish, John Michael Higgins), et par le ton général, à mi-chemin entre satire mordante et second degré affectueux.

Ça ne révolutionnera pas le genre, la satire est un peu inégale selon les personnages, mais le tout fonctionne mieux que je ne l'aurais cru, donc ce n'est pas une mauvaise surprise.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #469 : Lego Batman, le film (2017)

Publié le 13 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, Comédie, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Lego Batman, le film (The Lego Batman Movie) :

À Gotham City, rien ne va plus : Batman (Will Arnett) est éclipsé par le travail de Barbara Gordon (Rosario Dawson), la nouvelle commissaire de la ville ; il doit s'occuper de Robin (Michael Cera), qu'il a adopté par erreur ; et le Joker (Zach Galifianakis) est bien décidé à détruire la ville, quitte à libérer toutes les créatures maléfiques enfermées dans la Zone Fantôme de Superman...

La Grande Aventure Lego était un film surprenant, qui sous ses apparences de grosse publicité pour les jouets de la marque, était en fait une ode à l'imagination, qui mélangeait toutes les séries LEGO dans un grand n'importe quoi matrixien drôle, décomplexé et original qui faisait de la nature même des Legos un élément essentiel du récit.

Lego Batman, le film, est une parodie de Batman. "Tournée" avec des Legos. Point.

Toute la première heure du métrage aurait été tournée en 2d, ou en images de synthèses normales, le film serait resté exactement le même : une parodie de l'univers de Batman qui étire sur plus de 100 minutes un gimmick (le Batman über-sérieux et chanteur de métal*) qui était l'un des personnages secondaires du film original.

Résultat, comme souvent lorsque l'on prend un gag ou un personnage secondaire populaire et que l'on en fait le héros d'un film, ça tire à la ligne. Alors pour compenser, Chris McKay et Seth Grahame-Smith (+ quatre autres scénaristes) en font trois tonnes, adoptent un rythme frénétique dès les premières minutes du film, et se contentent de faire un film bigger louder dégoulinant de clins d'oeil et de références en tous genres.

Ce qui est assez intelligent, puisque c'est précisément ce qui fonctionne actuellement auprès des critiques et du grand public : les oeuvres fanservice référentielles, faites par des fans pour des fans, et qui n'ont bien souvent rien d'autre à proposer qu'un effet madeleine de proust/coup de coude plein de connivence, et vide de toute autre chose.

Ici, le métrage cache ainsi son fond un peu creux - l'importance de la Bat-famille, le lien quasi-amoureux Batman-Joker, tout ça, ça a déjà été traité ailleurs, en mieux et en plus sincère - derrière une avalanche d'action frénétique, de renvois directs à toute l'histoire de Batman au cinéma, à la tv et dans les comic-books, et de gags plus ou moins réussis (certaines vannes sont ainsi particulièrement éculées, comme par exemple le coup de foudre de Bruce sur Barbara, avec ralenti, flou artistique et chanson sirupeuse).

Et c'est bien là le problème, en fait, puisque toute la première heure est assez déséquilibrée dans son intérêt, avec un personnage principal (aux étranges échos trumpiens) qui finit par être répétitif et lassant, et qui est confronté à un Joker assez terne.

Lorsque les créatures de la Zone Fantôme sont libérées, le film retrouve un peu de l'aspect crossover du film original, puisque Voldemort, Sauron, les Daleks et autres Gremlins débarquent à Gotham : ça redonne un peu d'intérêt au tout, mais toujours dans le domaine du fanservice, puisque le tout continue d'être de l'action à gogo, saupoudrée d'un peu de bons sentiments convenus, sur fond de musique insipide et générique.

Bref : dans l'ensemble, ce Lego Batman ne m'a pas convaincu. Je comprends sans problème qu'il ait fait l'unanimité critique outre-Atlantique, tant il est parfaitement calibré pour plaire et est finalement tout à fait regardable, mais trop de fanservice tue le fanservice, et Lego Batman manque d'un supplément d'âme suffisant pour être autre chose qu'anecdotique.

Un film au casting vocal inégal (certains des chiox vocaux laissent dubitatifs, d'autres sont sous-exploités), à l'action épuisante, et qui manque vraiment de subtilité sur de nombreux plans, notamment thématiques.

3.5/6 pour le côté technique, et pour les moments qui fonctionnent, çà et là.

* personnage qui n'est franchement qu'une variation tous publics du Batman des vidéos Batmetal et Batmetal Returns, qui en quelques minutes à peine sont probablement aussi efficaces que les 95 minutes de ce Lego Batman.

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Les bilans de Lurdo : Jessica Jones, saison 1 (2015)

Publié le 12 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Marvel, Thriller, Fantastique

Après Daredevil (passé en revue ici et ici), dont la première saison m'avait laissé particulièrement mitigé, je m'attaque à la suite de l'univers partagé Marvel/Netflix, à savoir, Jessica Jones.

Et pour être totalement franc, initialement, j'avais prévu d'adopter le même format une demi-saison = un bilan pour traiter de Jessica : malheureusement, j'ai très vite changé d'avis durant le visionnage de la série, qui m'a tellement frustré que j'ai décidé de limiter la casse. Un seul bilan, donc, cette fois-ci, pour une série qui a réussi l'exploit de me détourner de quasiment tout le reste de l'univers Marvel/Netflix.

Jessica Jones, saison 1 :

Après avoir subi l'impensable aux mains de Kilgrave (David Tennant), un criminel capable de manipuler l'esprit d'autrui, Jessica Jones (Krysten Ritter), apprentie super-héroïne réticente, décide de jeter l'éponge, et s'installe à New York, traumatisée, où elle officie en tant que détective privée. Mais bien vite, alors même qu'elle se rapproche de Luke Cage (Mike Colter), un barman doué de pouvoirs surhumains, comme elle, Kilgrave refait surface, entraînant Jessica Jones à sa poursuite...

Seconde série Marvel/Netflix, adaptée du comic-book ALIAS réservé à un public averti, et de tout ce qui en a découlé, Jessica Jones était peut-être la série pour laquelle j'étais le plus optimiste, en théorie. Pas forcément parce que j'ai de l'attachement pour les personnages concernés (pas particulièrement, du moins), mais plus parce que la combinaison de la showrunneuse Melissa Rosenberg (autrefois sur Dexter, avant que la série ne sombre), de David Tennant en grand méchant, et de Krysten Ritter (qui ne correspondait PAS DU TOUT à ma vision du personnage, mais que j'appréciais néanmoins dans Don't Trust the B---- in Apartment 23) laissait présager de quelque chose de plus original et intéressant que Daredevil ou Luke Cage. Malheureusement, après cette première saison, force est de constater que j'ai probablement préféré la première saison de Daredevil, avec tous ses défauts... et de loin.

L'un des problèmes principaux, en fait, c'est que Daredevil, malgré tous ses défauts, s'efforçait tout de même de faire dans la série super-héroïque. Ici, avec Jessica Jones, Melissa Rosenberg a choisi (assez naturellement, vu le personnage) de faire dans le pseudo-noir, avec détective torturée qui narre ses enquêtes en voix-off, ville terne et grise, musique avec cuivres et guitare lancinante, et tout et tout. Et non seulement elle fait du pseudo-noir, mais elle fait du pseudo-noir (genre habituellement très codifié d'un point de vue masculin) détourné pour être placé sous une optique féminine.

C'est l'un des points mis en avant par la production et par la chaîne ("la première série super-héroïque sérieuse écrite par une femme, et centrée sur des personnages féminins"), c'est ce qui a valu à la série des torrents et des torrents de louanges critiques, et de commentaires en tous genres de la part de tous les blogs et autres sites féministes applaudissant le caractère supposément révolutionnaire de la série, et tout et tout. Et en théorie, pourquoi pas.

Ou du moins, pourquoi pas, si ces intentions et ce point de vue n'entraient pas en perpétuel conflit avec les aspects super-héroïques et polar noir du show : ces derniers finissent par sembler n'être qu'un simple habillage moins intéressant pour les scénaristes que la psychologie de Jessica, et ses rapports avec les autres personnages (principalement féminins).

Ainsi, une constante, dans cette première saison, c'est que le côté super-héroïque de la série est minimisé au possible (Jessica Jones n'exploite que très rarement sa force et ses pouvoirs, très vagues et nettement affaiblis par rapport aux comics ; et donc, à l'écran, elle paraît souvent visuellement assez chétive et peu intéressante ; Luke Cage a déjà un peu plus d'impact); et quand il est mis en images, c'est tout simplement bâclé, comme si cela n'intéressait pas du tout la production : les effets, les combats, tout paraît fait à l'arrache, mal cadré, improvisé en quelques minutes devant les caméras, bref, médiocre au possible, surtout en comparaison du travail effectué sur Daredevil.

Un problème encore renforcé par l'absence totale d'athlétisme de Ritter, qui semble mal à l'aise et maladroite dès qu'elle a la moindre scène d'action, et par le fait que les pouvoirs de Jessica sont affreusement aléatoires et mal gérés par la production : dans un épisode, elle peut passer des gens sans broncher au travers d' un mur, alors que dans un autre, Ritter peine à actionner le verrou d'un sas blindé...

On se dit alors qu'à la limite, si le côté super-héroïque de la série est raté, peut-être que c'est compensé par des enquêtes captivantes, histoire de justifier le côté polar... mais là aussi, ça tombe à plat. Déjà, parce que le show est tellement centré sur Kilgrave qu'il ne prend vraiment jamais le temps de montrer le quotidien de détective de Jessica. On la voit sur le terrain, on l'entend débiter des monologues en voix off (Ritter n'est pas très convaincante dans ce domaine, d'ailleurs), on la voit faire vaguement une filature (assez ratée, car mal filmée et ponctuée de one-liners inutiles), on nous dit qu'elle est une bonne détective, mais le peu de travail d'enquêtrice qu'elle mène est systématiquement ramené à Kilgrave, et honnêtement peu captivant (puisqu'on se doute bien que Kilgrave ne va pas tomber avant le dernier épisode de la saison). 

Mais un autre problème qui affecte le côté polar noir, c'est la personnalité de Jessica Jones. Oui, elle est torturée, traumatisée, elle souffre de PTSD, et toute la série n'est qu'une grosse étude de personnages gérant chacun un traumatisme (viol, manipulation, mort de l'être aimé, etc) et/ou une addiction (drogue, amour, pouvoir, etc) d'une manière différente ... sauf que le résultat, c'est qu'on se retrouve avec un personnage principal non seulement assez cliché (l'enquêteur sarcastique et coriace au passé traumatique, c'est un peu un classique de la littérature de genre, qu'il soit de sexe masculin ou féminin), mais aussi rapidement épuisant d'antipathie, de répliques sardoniques, d'attitudes hostiles, etc. Par moments, plutôt que d'avoir à l'écran une femme traumatisée par la vie et par un criminel odieux, on a presque l'impression d'une adolescente capricieuse et émo, qui boude et n'en fait qu'à sa tête.

Le traumatisme de Jessica finit d'ailleurs par prendre tellement le dessus sur les autres aspects du show qu'il les rend accessoires... ce qui aurait pu passer si l'interprète de Jessica avait les épaules suffisantes pour rendre son personnage un minimum attachant. Or le jeu renfrogné et régulièrement faiblard de Krysten Ritter (le pétage de plomb de Ritter, durant l'épisode 4, est tout simplement risible de non-jeu) fait qu'à aucun moment, je ne me suis vraiment intéressé à son sort. D'autant que l'écriture ne lui fait pas de cadeaux (son caractère, mais aussi ses décisions souvent idiotes, comme par exemple son plan final pour vaincre Kilgrave), et que toute la série est plus ou moins vue par son prisme.

Ce qui, forcément, a des conséquences directes sur le reste du show : puisque tout est vu au travers du prisme de Jessica et de son traumatisme, tout le reste passe au second plan pour les scénaristes, qui semblent parfois plus préoccupés par la portée de leurs messages sociaux que par l'idée de faire une série bien équilibrée.

Par exemple, on retombe ainsi dans les travers de certains scénaristes qui, fiers d'avoir un personnage principal féminin fort et affirmé, semblent refuser de l'accompagner de personnages masculins du même calibre, par peur qu'ils ne lui volent la vedette. Dans Jessica Jones, tous les personnages masculins sont ainsi soit faibles (le drogué, le voisin, etc), soit des antagonistes criminels à punir ; j'inclus aussi dans cette liste Will Simpson, alias "reverse-Captain America" (jusque dans son look), le flic qui se rapproche de Trish, puisque après une ébauche de développement, non seulement toute son expérience militaire est instantanément rejetée par Jessica, mais en plus, il bascule du côté obscur vers la fin de la saison (avant de disparaître).

Les deux seuls personnages masculins qui sortent du lot sont ainsi Kilgrave (David Tennant est formidable, et la seule raison pour laquelle j'ai tenu jusqu'au bout) et Luke Cage (absent de la moitié de la saison), des personnages qui, lorsqu'ils sont réduits à leurs caractéristiques de base, semblent tout droit sortis d'une mauvaise série romantique ou d'un roman de chick-lit : Kilgrave, l'ex plus âgé, sophistiqué, européen, au physique élancé et mince, mais au caractère manipulateur, et toujours obsédé par l'héroïne ; Luke, le nouveau, brut de décoffrage, issu de la rue, grand, musclé, un afro-américain fort, mais aussi doux et sensible (il a perdu un être cher), et qui comprend ce que Jones traverse parce qu'il est "comme elle".

Deux archétypes assez flagrants, qui n'existent presque qu'au travers de leurs rapports avec Jessica, et qui ne font que renforcer les problèmes de caractérisation du show (Mike Colter est sympathique, mais j'ai passé toute la série à me demander s'il était volontairement tout en retenue et en intériorisation, ou si on lui avait simplement dit de non-jouer... j'ai vraiment du mal à le voir en protagoniste principal d'une série, tant il était souvent inexistant ici).

Et au rayon des clichés, les femmes ne sont guère mieux loties, entre Hogarth la lipstick lesbian aux dents longues sortie des années 80 (un homme, dans le comic-book), la stage-mom manipulatrice et menteuse de Patsy, la voisine psychotique à la limite de l'inceste, et une autre prisonnière butch lesbian sortie d'Orange is the New Black, on navigue en plein dans les clichés à gogo. S'en sort néanmoins Patsy "Trish" Walker (à ma grande surprise, puisque le personnage m'importe peu dans les comics, et que Rachael Taylor ne m'a jamais fait forte impression), au parcours intéressant, et dans une moindre mesure, Hope, la victime de Kilgrave, qui ne se sort cependant jamais de ce rôle.

L'on pourrait arguer que "tout ça, c'est voulu, c'est pour renverser les clichés et les rapports de force des récits noirs habituels, dans lesquels le héros dur à cuire est toujours entouré de personnages masculins clichés, et de femmes faibles et/ou n'existant que par leurs relations amoureuses/sexuelles avec le héros". Mais cet argument ne tient pas pour une simple et bonne raison : un récit noir classique n'est pas supposé tenir le spectateur en haleine pendant près de 13 heures. Jessica Jones, si, malheureusement, et ça exige un développement des personnages plus rigoureux.

En somme, entre les personnages peu engageants (les personnages secondaires sont unanimement oubliables, que l'on parle du drogué, du voisin, de Hogarth, etc, voire insupportables - la voisine déglinguée), les acteurs pas forcément ultra-charismatiques ou bien choisis (comme je le disais, Ritter est franchement peu adaptée à ce rôle : assez monotone, pas assez physique, elle n'incarne pas Jessica Jones de manière convaincante, et semble souvent se demander ce qu'elle fait là), la photographie terne, la réalisation basique (voire assez laide dans certains de ses effets, en début de saison), la musique un peu risible (dans l'épisode 6, ce solo de guitare électrique façon Hollywood Night, splendide ! ^^), et l'écriture qui privilégie la description très détaillée d'un stress post-traumatique à des choses élémentaires comme de la tension, du rythme, ou du dynamisme, forcément, difficile pour moi de m'intéresser à Jessica Jones

Même des choses élémentaires comme le couple Jessica/Luke, pourtant essentiel au comic-book, ne fonctionnent que très peu à l'écran. Pas aidés par une dramatisation inutile de leur relation (la mort de la femme de Luke), Colter et Ritter n'ont pas grande alchimie (lorsque les scénaristes se sentent obligés de faire dire à Trish "mon dieu, c'est évident que vous avez une alchimie du tonnerre", alors qu'il n'y avait pas la moindre étincelle entre les deux acteurs dans la scène d'avant, c'est qu'il y a un vrai problème)... et leurs scènes de sexe sont, pour être totalement franc, à mourir de rire tant elles sont caricaturales et forcées dans leur auto-censure.

En résumé, hormis Tennant, qui cabotine totalement et parvient à faire de son Kilgrave un personnage à part entière, tour à tour sincère et psychopathe, menaçant et attachant, dans l'ensemble, Jessica Jones ne m'a pas convaincu. 

Pire, au fil de la saison, et à mesure que les scénaristes usaient et abusaient de grosses ficelles évidentes pour retarder au maximum la confrontation finale Kilgrave/Jones, j'ai commencé à perdre patience. En 8 épisodes, la série serait probablement mieux passée ; en 10 épisodes, ça aurait encore pu être regardable ; mais en 13 épisodes, avec une héroïne antipathique et amorphe, un script très très moyen, et des effets ratés, ça ne fonctionne pas.

À partir de l'épisode 10, notamment, alors que Kilgrave s'échappe une nouvelle fois grâce à l'intervention (à peine forcée) de Hogarth, que la voisine prend de plus en plus d'importance (jusqu'à assommer Jessica en un coup avec une poutre *facepalm*), que les coïncidences bien pratiques se multiplient, que les dialogues sont de plus en plus laborieux (...), tout commence à se déliter, à perdre cruellement le peu d'intérêt que la série avait encore... jusqu'à cette conclusion plate, à base d'écouteurs dans les oreilles (*soupir*) et de face à face quelconque sur un quai.

Et même l'insertion au tractopelle de Claire Temple (la Nick Fury du Marvel/Netflixverse !) n'aide pas à redonner de l'intérêt au tout, tant le personnage arrive comme un cheveu sur la soupe et fait de la figuration.

Bref.

Je ne vais pas me répéter : Jessica Jones, c'est (au mieux) médiocre au possible, nettement en dessous de Daredevil (je n'aurais jamais cru dire ça ^^), et ça a réussi à me couper l'envie de voir une éventuelle saison 2 (Ritter est hors-sujet), de voir Luke Cage (déjà que les critiques étaient assez mitigées, mais en plus Colter ne m'a pas du tout convaincu ; à la limite, j'aurais préféré une mini-série sur Hellcat), et probablement même de tenter Iron Fist (un peu le même problème de casting que pour Jessica Jones : un acteur principal qui semble hors-sujet).

Je finirai bien par m'intéresser à Daredevil saison 2 (pour le Punisher), ainsi qu'à The Defenders, la grosse série crossover, mais pour l'instant, Marvel/Netflix, c'en est fini pour moi. Merci, Jessica Jones !

(et je l'ai déjà dit, mais dans la catégorie "utilisation du genre super-héroïque pour raconter l'histoire d'une jeune femme peinant à se remettre d'un viol, et confrontée frontalement à son agresseur", Sweet/Vicious, de MTV, est nettement plus réussi, plus dynamique, et moins soporifique)

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Catch Review : TNA Impact Wrestling (09/03/2016)

Publié le 11 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, TNA

Après des mois et des mois passés sans avoir regardé un seul show hebdomadaire complet, je cède aux sirènes du reboot made in Jeff Jarrett, en espérant quelque chose de... de quoi, d'ailleurs ? Je n'ai pas de grands espoirs, mais bon, restons optimistes.

Impact du 09/03/2016 :

- Grosse récap des nombreuses années d'existence de la compagnie, avec 95% de personnes mortes et/ou passées à la compétition, et pas de trace des Hardys. Oups.

- "It's time we Make Impact Great"... nouveau slogan de m*rde, qui a commencé comme un plagiat du slogan de Trump (Make Impact Great Again) sur les réseaux sociaux de la compagnie, avant qu'ils ne s'aperçoivent que Trump n'était pas des plus populaires, et qu'il valait peut-être mieux éviter de se mettre la moitié des USA à dos.

- Les Wolves se battent dans l'arène, avant d'être séparés. RAS.

- Apparemment, Josh Matthews et Jeremy Borash feudent ensemble à la table des commentateurs. Supaire. Et vas-y que ça s'insulte, vas-y que ça shoote, et vas-y que ça parle de la WWE...

- Cody Rhodes débarque, interrompt le débat, et demande à affronter Moose... qui n'est pas là.

- Le DCC (Storm, Bram & Eddie Kingston) fait son entrée (assez quelconque), suivis par Reno Scum (une tag team de punks en provenance de la GFW de Jarrett).

- DCC vs Reno Scum. Un tag match en avance rapide, avec une team DCC qui jobbe face à une team Reno Scum assez basique. Bof. Et puis les commentateurs qui refusent de la fermer avec leur dispute... arg. J'espère que les tensions au sein du DCC mèneront à une révolte de Kingston, il mérite mieux.

- Récap d'un mariage nawak qui a eu lieu il y a peu. Laurel Van Ness amusante en mariée alcoolique et dépressive.

- Sienna backstage qui est là pour expliquer le départ de Maria et boucher les trous de la narration, efficace. La demoiselle est douée, au micro.

- Marshe Rockett vs Zema Ion vs Braxton Sutter vs Caleb Konley. Moins de quatre minutes, un finish rendu évident par le fait que le gagnant est le seul à avoir eu une entrée, et un Caleb Konley qui a du potentiel. Laurel toujours amusante en post match.

- Bref teaser pour un segment naze des Hardys dans un zoo. Au secours.

- Sienna vs Rachel Ellering (fille de Paul Ellering, le manager des Road Warriors et des actuels Authors of Pain, à la NXT - on ne se demande pas pourquoi elle a été propulsée à la tv, celle-là, tiens). Pas mauvais, mais particulièrement oubliable, notamment parce que JB/Josh passent le plus clair de leur temps à s'insulter aux commentaires.

- Le retour de Bruce Pritchard qui, rappelons-le, a déféqué sur la compagnie et ses employés dès qu'il a été viré, la dernière fois. Il fait la promo de son podcast, il shoote sur la TNA, la déclare morte (maintenant, c'est officiellement "Impact Wrestling"), se passe de la brosse à reluire, namedroppe toutes les stars de la WWE, et décide de devenir le Paul Heyman de Bobby Lashley. Alberto El Patron fait son arrivée, avec un thème musical médiocre, veut un match de championnat, EC3 aussi, mais tout le monde l'ignore, et zou, title shot pour ADR, dès ce soir.

- Eddie Edwards vs Angelina Love s'affrontent au micro backstage.

- Cody Rhodes débarque à nouveau, et réclame Moose... qui n'est toujours pas là.

- Promo posée et backstage de Lashley.

- Dutch Mantell avec son scooter, se passe de la brosse à reluire, et nous refait la complainte du "hey, à l'époque, on avait plein de superstars qui sont toutes passées à l'ennemi, c'était bien, 'member that ? Maintenant, on est nazes." Mantell nous place un "We The People", forcément, en conclusion. Sans intérêt.

- Les Hardys qui se battent contre leur kangourou = *soupir* ; le Decay qui récupère les tag titles après une téléportation ratée = du rapiéçage foireux et bancal.

- ADR vs Lashley. Pas mauvais, jusqu'à ce que les arbitres commencent à voler bas, et la triche à commencer. Quant au résultat... mwé.

 

Un show-reboot qui se plante magistralement dans ce qu'il tente de faire : on a l'impression que Jarrett est persuadé que "sa" TNA d'avant-Hogan était parfaite, géniale, et mémorable, et qu'il suffit de faire comme si les années depuis son départ ne se sont pas produites (et comme si la NXT et la WWE n'avaient pas évolué depuis).

Résultat : l'action est plate, trop brève, le booking bordélique, les commentaires médiocres, et de vieilles gloires viennent parader en name-droppant des stars de la concurrence, histoire de bien souligner que la TNA, ce n'est plus ce que c'était. Pas sûr que ce soit la meilleure manière de relancer la compagnie, et de redonner de l'espoir aux ex-fans qui ont lâché le show.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Printemps (2016)

Publié le 11 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Critiques éclair, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x02 - Spring :

Comme pressenti, l'épisode est rythmé par la thérapie de Lorelai et sa mère, ce qui nous offre de longues scènes de silence avant qu'Emily revienne sur le ressentiment qu'elle a depuis toujours à propos du départ soudain de sa fille alors qu'elle était enceinte. Les séances sont parfois hallucinantes, et la pauvre psy qui s'occupe de leur cas est parfois désespérée d'être confrontée à ces deux phénomènes.

Le traitement est en accord avec la relation compliquée qui unit les deux femmes, qui même encore maintenant ne profitent pas de cette opportunité pour dissiper les malentendus en s'enfermant dans certains non-dits ou en ressassant le passé sans avancer. Cela s'inscrit dans la continuité de leurs difficultés à communiquer, c'est donc raccord avec ce qu'on sait des deux personnages.

Le parallèle établi entre Paris et Rory est lui aussi plutôt bien vu. Outre leurs interventions aux styles diamétralement opposés à Chilton - l'occasion de revoir le directeur, et de retourner sur un lieu qui a marqué les premières saisons -, Paris a totalement réussi sa vie professionnelle alors que Rory est complètement perdue. Au moins, ce qui avait été ébauché dans la saison 7 de la série originelle n'est pas oublié.

En revanche, leurs vies personnelles sont chaotiques. Entre une Paris en plein divorce avec Doyle et qui perd toute confiance en elle en apercevant brièvement Tristan et une Rory qui a un petit-ami qu'elle délaisse au profit d'un Logan fiancé, il n'y a pas de quoi se vanter.

Un peu moins de Stars Hollow, mais ça vaut tout de même le coup avec un conseil de ville dont l'ordre du jour concerne la gay pride avec un Taylor un peu dépité de devoir annuler car il n'y a pas assez d'homosexuels dans la ville, et le second court-métrage de Kirk qui est tout aussi barré que le premier.

On sent quand même la volonté de revenir aux sources, avec une multitude de références aux premières saisons, que ce soit en terme de dialogues ou au niveau des caméos (celui de Francie est très amusant, par exemple). Sans aller jusqu'à penser que c'est une façon d'expier certains choix des dernières saisons, il faut bien avouer qu'il n'y avait plus le même esprit.

Cette tentative de raviver la flamme est suffisamment intelligente pour que le tout reste crédible et que le téléspectateur puisse de nouveau se laisser emporter par la fraîcheur qui a toujours fait la force du show. La seule réserve concerne le retour de Rory dans la maison maternelle : cela souligne un peu trop la nécessité de relancer une dynamique entre les deux femmes.

L'essai n'est pas encore transformé, mais il est évident que cette mini-saison a été pensée à la fois pour faire plaisir à ceux qui ont suivi la série depuis ses débuts et pour faire évoluer les personnages. Pas forcément dans le bon sens, mais il y a une certaine cohérence.

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Un film, un jour (ou presque) #468 : Rio 2 (2014)

Publié le 10 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rio 2 :

Les perroquets Blu (Jesse Eisenberg), Jewel (Anne Hathaway) et leurs trois enfants vivent heureux à Rio, mais lorsque Jewel apprend que d'autres aras bleus ont été observés dans la forêt amazonienne, elle convainc son compagnon de partir à l'aventure pour les retrouver. Le couple et ses amis ignorent cependant que Nigel (Jemaine Clement) est sur leurs traces, et que les aras bleus sauvages sont eux-mêmes menacés par la déforestation...

Le premier Rio était assez anecdotique, mais néanmoins sympathique de par son environnement, ses décors, ses couleurs chatoyantes, et le score endiablé de John Powell.

Ici, on prend les mêmes, on triple les doses, et malheureusement, on oublie d'y mettre un script un tant soit peu original et inspiré : on se retrouve donc avec une suite accumulant trop de clichés, trop de couleurs et de chansons inutiles, trop de méchants en carton-pâte, et tout simplement pas assez de substance ou de contenu intéressant.

Une jolie déception, qu'un Powell en pilotage automatique ne parvient pas à sauver.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #467 : Coup de Foudre et Imprévus (2017)

Publié le 9 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Romance, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Coup de Foudre et Imprévus (Love at First Glance) :

À l'occasion de la Saint Valentin, Mary (Amy Smart), une journaliste mécontente de sa carrière actuelle et de la routine de son existence, se retrouve seule après que son compagnon ait rompu avec elle. Déprimée, elle prend alors le train pour rentrer chez elle, et y aperçoit James (Adrian Grenier), un photographe reporter : aussitôt, leurs regards se croisent, mais avant qu'ils n'aient pu se parler, James descend du train, oubliant son téléphone derrière lui. Mary tente alors de retrouver le propriétaire de l'appareil en interrogeant tous les contacts de ce dernier, ce qui l'emmène dans une aventure improbable et inattendue...

Une rom-com Hallmark de St Valentin qui a pour elle une structure originale (les deux protagonistes ne se parlent en face à face que trois minutes avant la fin du film, et le personnage de Grenier est développé en flashbacks), et une distribution un peu plus prestigieuse que la moyenne : Smart, Grenier, Eden Riegel, Jonathan Bennett, John Shea, Ted King...

Malheureusement, ça s'arrête un peu là, puisque le métrage est largement plombé par un script assez médiocre, pour ne pas dire mauvais (le second script - et la première comédie romantique - de cette scénariste).

Entre l'héroïne assez agaçante (vraiment pas fan de son attitude vis à vis de son ex, de leur couple, etc), le rythme calamiteux (les flashbacks sont répétitifs et mollassons, et ne font que délayer l'intrigue ; les coupures pubs sont vraiment mal placées), l'exposition et les dialogues très maladroits et laborieux (on a vraiment l'impression d'un premier jet pas très bien écrit), et les personnages über-clichés (le personnage de James est le cliché ambulant de l'homme parfait, artiste talentueux, journaliste international, cultivé, généreux, doué en tout, mais aussi sensible, avec des failles émotionnelles provoquées par des événements forcément ultra-dramatiques et larmoyants, blablabla), le film traîne rapidement la patte.

D'autant qu'il n'est pas aidé par une mise en images basique et peu inspirée (les SMS échangés par les personnages, à la fois lus à voix haute, et affichés à l'écran, sont un exemple de redondance et d'inutilité chronique symptomatique du reste de la production), et par une Amy Smart qui tente d'occuper l'espace et de donner de l'énergie à ses scènes en surjouant un peu trop (forcément, puisque c'est une comédie romantique dans laquelle les deux protagonistes n'ont quasiment aucune scène en commun ! #FausseBonneIdée...). 

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #466 : The Masked Saint (2016)

Publié le 8 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Drame, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Masked Saint :

Chris Samuels (Brett Granstaff) est un catcheur indépendant réputé, oeuvrant sous le nom du Saint. Dans la vie civile, cependant, Chris est pasteur, et alors qu'il participe à un dernier match avant sa retraite, son promoteur (Roddy Piper) le trahit, en l'opposant au Reaper (James Preston Rogers), une brute épaisse qui lui brise la jambe. Convalescent, Chris se consacre désormais à sa nouvelle paroisse, particulièrement défavorisée et dans laquelle il a énormément de problèmes à régler. Mais tous les problèmes ne peuvent se régler par la Foi, et Chris se retrouve à endosser à nouveau son masque, à la fois pour jouer les justiciers dans les rues du quartier, et pour remonter sur le ring afin de financer la rénovation de son église, victime de criminels...

Un film indépendant / biopic américain, adapté d'un livre de 2009, et qui aurait tout à fait eu sa place sur UpTv ou ION, tant c'est le genre de métrage tout à fait typique des téléfilms à tendance religieuse diffusés sur ces chaînes ; gentiment surdramatisé, pas très subtil, pas totalement crédible (notamment dans les séquences de catch, clairement doublées par quelqu'un d'autre les 3/4 du temps), pas exceptionnellement bien filmé, mais pas non plus totalement sérieux, et avec une approche du monde du catch assez inégale, parfois réaliste et parfois totalement fictive.

Ça se regarde très distraitement et sans la moindre passion, c'est très prêchi-prêcha, mais ça aurait pu être pire (notamment parce que ce n'est finalement pas trop mal joué).

Et puis RIP Roddy Piper.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #465 : Counter Clockwise (2016)

Publié le 7 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Comédie, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Counter Clockwise :

Ethan (Michael Kopelow), un chercheur, met au point un téléporteur révolutionnaire, qu'il essaie sur son chien. Rapidement, il comprend alors que le téléporteur est en fait une machine à voyager dans le temps, et lorsqu'il l'essaie, il se retrouve projeté six mois dans le futur... où il est accusé d'avoir tué sa femme et sa soeur. Perplexe, Ethan mène alors l'enquête...

Supposément une comédie noire/thriller de science-fiction à base de voyage temporel, ce film indépendant s'avère assez pénible à suivre, et médiocre dans son fond comme dans sa forme.

Le problème des films de voyages temporels, c'est qu'ils nécessitent soit de l'originalité, soit une grande rigueur formelle et technique pour fonctionner : ici, la réalisation est assez amateure (avec des velléités artistiques qui n'apportent rien), l'interprétation aussi (soit ça cabotine, comme le bad guy, soit c'est impassible, comme le héros), le script guère meilleur (et régulièrement de mauvais goût), les personnages n'ont pas la moindre épaisseur, ce n'est pas très drôle, et de manière générale, le tout s'avère assez décevant.

Et surtout, peut-être plus problématique : c'est soporifique (et ça n'exploite jamais son potentiel), brouillon, et on n'y croit jamais vraiment.

1.5/6 (dont un demi-point pour le chien borgne, assez attachant malgré son temps de présence à l'écran assez limité)

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Un film, un jour (ou presque) #464 : Raiponce (2010) & Le Mariage de Raiponce (2012)

Publié le 6 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Aventure, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raiponce (Tangled) :

Enlevée dans son berceau royal par Mère Gothel (Donna Murphy), Raiponce (Mandy Moore) possède une chevelure magique, capable de soigner les blessures et d'empêcher le vieillissement tant que les cheveux restent attachés à la tête de la jolie princesse. Raiponce passe donc toute sa jeunesse enfermée dans une tour par Mère Gothel, qui prétend ainsi la protéger du monde extérieur... jusqu'au jour où Flynn Rider (Zachary Levi), un jeune voleur en fuite, découvre la tour, et bouleverse la vie de Raiponce.

C'est amusant de revoir ce métrage animé avec du recul, maintenant que La Reine des Neiges est devenue le phénomène qu'elle est désormais, et que tous les dessins animés Disney sont jugés à son aune.

En effet, Raiponce, sur un script de Dan Fogelman (Galavant), lui est nettement supérieur en d'innombrables points : humour, rythme, personnages attachants, animation et expressivité, couleurs chatoyantes, animaux attachants et utiles qui servent de sidekicks, etc.

Là où Frozen donnait souvent l'impression de suivre bêtement un cahier des charges laborieux, avec énormément de personnages ne servant à rien ou n'étant jamais suffisamment développés pour être utiles (le renne, Olaf, les Trolls), et des chansons insérées mécaniquement, à la chaîne, dans la première demi-heure du film, ici, on a une certaine économie et simplicité, qui fait que le script fonctionne nettement mieux.

Le point faible de Raiponce, néanmoins, est aussi le point fort de Frozen : les chansons. De manière générale, Raiponce est assez oubliable, sur ce front, et le score d'Alan Menken est un peu trop dans la continuité d'Il était une fois pour vraiment marquer.

Néanmoins, contrairement à Frozen qui passe de moins en moins bien à chaque rediffusion télévisée, Raiponce vieillit plutôt bien. On regrettera une méchante sorcière qui aurait mérité une apparence plus mémorable, et on s'amuse en réalisant que Disney s'est privé d'une poule aux oeufs d'or en terminant le film avec une Raiponce débarrassée de sa chevelure iconique, mais bon...

4.25/6

Le Mariage de Raiponce (Tangled Ever After) :

Le jour du mariage de Raiponce et de Flynn, Pascal le caméléon et Max le fier destrier reçoivent la responsabilité de garder les alliances... qu'ils perdent prestement, alors même que la cérémonie est en cours. À eux de tout faire pour les récupérer avant le moment fatidique...

Un court-métrage de 6 minutes qui consiste, tout simplement, en une course-poursuite non-stop des deux animaux à travers la ville, avec ce que ça comporte de slapstick non-sensique et plutôt distrayant. 

4/6

(faute de pouvoir tourner une suite à Raiponce, qui a coupé ses cheveux, Disney va commencer la diffusion, en ce mois de Mars, d'une série animée 2D prenant place entre le long-métrage, et le mariage ; dans celle-ci, Raiponce récupère - forcément - sa chevelure blonde et s'aperçoit qu'elle ne peut plus la couper ; reste à voir si l'humour sera au rendez-vous...)

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Catch Review : Chikara - King of Trios 2016 : Night 2 (03/09/2016)

Publié le 5 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Catch, Chikara, Télévision, Review

Après la première soirée, pas de changement, le Party Tsar fait les présentations, et on enchaîne directement avec le premier match, un match 1 contre 1.

Chikara - King of Trios 2016 - Night 2 - 03/09/2016 :

- Crazy Marie Dobson vs Deonna Purrazzo. Un match brouillon et assez approximatif, avec de l'action précipitée et assez moyenne, et un finish médiocre. Les frappes de Dobson notamment, ne sont pas vraiment convaincantes.

- King of Trios - Quart de finale : Hallowicked, Icarus & Jigsaw vs Major League Moustache. Un tag match plutôt efficace, avec les heels qui se concentrent sur Dasher, passent tout le match à l'affaiblir et à dénouer son masque, jusqu'à la toute fin, lorsqu'ils aveuglent Dash en faisant tourner le masque, et qu'ils volent la victoire.

- Mark Angelosetti vs Missile Assault Man. Pas mauvais, mais Angelosetti joue les über-heels, et donc ça rend l'affrontement un peu trop bourrin dans son premier tiers.

- Promo dans le ring de Max Smashmaster, qui veut récupérer son job, et brutalise le Tsar, jusqu'à ce que Quackenbush et Princess Kimberly s'en mêlent. Jolie intensité, mais audio médiocre et peu compréhensible, comme d'habitude.

- King of Trios - Quart de finale : Team Warriors Three vs Team Original Divas Revolution. Un match mixte amusant, avec une Team ex-Divas qui joue le jeu, mais le côté mixte est fortement limité, en fait, puisque le gros du match consiste en KimberLee vs une des Divas, et ainsi de suite. Donc sympa, mais pas exceptionnel.

- Rey de Voladores Demi-Finale : Frightmare vs Space Monkey vs Candice LeRae vs Tony Nese. Un 4-way mixte plutôt sympa, même si finalement très prévisible. J'aime beaucoup Space Monkey. Il devrait y avoir plus de singes dans le monde du catch.

- King of Trios - Quart de finale : Team JWP vs The United Nations. Bof. Je ne suis pas le plus grand fan des United Nations, et je ne suis pas non plus le plus grand fan de la team JWP, très inégale, et dont les frappes sont souvent faiblardes. Donc ce match, bof, et trop brouillon pour moi.

- Rey de Voladores - Demi-Finale : Aero Star vs Amasis vs Johnny Gargano vs Wani. Je n'ai pas trouvé très réussi, en fait : dans ses deux premiers tiers, jusqu'à ce que Amasis soit sorti de manière artificielle et forcée par Frightmare, le match était maladroit, sur-chorégraphié, avec de nombreux spots, transitions et positionnements laborieux, qui fracassaient la suspension d'incrédulité. Une fois Amasis sorti, ça s'est un peu arrangé, mais dans l'ensemble, peu mieux faire.

- King of Trios - Quart de finale : Team SENDAI Girls vs The Colony. Un match mixte bien équilibré, avec des joshis qui tiennent tête sans problème aux fourmis, et un booking intelligent.

 

Une seconde soirée plus inégale, malheureusement, avec du bon comme du médiocre, et des choix de bookings surprenants, mais pas inintéressants

 

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 2 (2016)

Publié le 5 Mars 2017 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Comédie, Sitcom, Netflix, Review, Critiques éclair

La première saison de La Fête à la Maison - 20 ans après, diffusée sur Netflix en début d'année dernière, avait été (soyons francs) totalement démolie par les critiques à sa sortie (un peu comme l'est chaque film d'Adam Sandler produit par Netflix, justement). Comme je l'avais mentionné dans mon bilan de cette première saison, un tel accueil critique avait tout du lynchage médiatique, et était la conséquence d'une confluence de facteurs négatifs.

À commencer par un certain mépris évident des critiques américains pour le genre sitcom de studio : combien de critiques ai-je pu lire affirmant que Fuller House était bien la preuve que les sitcoms multi-caméras étaient un genre mort et enterré, qui n'avait aucun avenir... alors même que les plus grosses audiences tv, ces dernières années, ont toutes été faites par The Big Bang Theory, sur CBS ! Mais non, pour les critiques cyniques et raffinés, une sitcom multi-caméras part forcément avec un handicap : c'est ainsi que toutes les sitcoms de ce type diffusées sur TvLand se sont faites systématiquement démolir, et ainsi de suite.

Pas assez profond, pas assez raffiné, pas assez prestigieux : typiquement le genre de projet trop populaire pour entrer dans les bonnes grâces d'une certaine critique qui pourtant se prosterne devant tous les drames de la chaîne, y compris ceux qui ont des défauts particulièrement flagrants (les séries Marvel, Stranger Things, etc).

Ajoutez à cela le problème du revival de La Fête à la Maison, une série qui n'a jamais été appréciée par la critique, et qui aujourd'hui, est regardée avec une certaine ironie et un certain cynisme moqueur, typique de la génération internet : les années 80/90, c'est amusant et nostalgique, mais uniquement si on peut s'en moquer allègrement.

Or Fuller House refuse de céder au cynisme, et reste toujours relativement premier degré. Ce qui ne veut pas dire que la série refuse les clins d'oeil ou le fanservice aux années 80/90... mais elle le fait avec une nostalgie sincère, ce qui est assez rédhibitoire pour bon nombre de spectateurs et critiques modernes.

Bref, les critiques détestent la saison 1 de La Fête à la Maison - 20 ans après (une saison 1 pourtant très fidèle à ce qu'était la série originelle, dans ce que ça avait de bon et de mauvais), Netflix s'en moque allègrement, et commande une seconde saison, diffusée début décembre dernier.

La Fête à la Maison - 20 ans après (Fuller House), saison 2 :

À l'instar de la saison 1 de la série, la saison 2 marche donc dans des sentiers bien battus, sans rien leur apporter de vraiment très neuf. Chaque personnage/couple a droit à quelques développements plus ou moins pertinents et intéressants, les anciens font quelques apparitions le temps d'un épisode ou deux, et dans l'ensemble, on est à nouveau dans de la sitcom nostalgique middle-of-the-road, jamais particulièrement bonne, mais jamais non plus particulièrement mauvaise.

# Une grosse partie de la saison est centrée autour de TJ, et de sa vie amoureuse compliquée. Pas de chance, c'est aussi la partie la moins intéressante du lot, malgré l'énergie et la bonne volonté de Candace Cameron-Bure.

# Les enfants, eux aussi, ont droit à une grosse part de l'attention générale. Les plus âgés, ça passe, même si ça frôle régulièrement les D-coms de chez Disney ; le bébé a des réactions adorables ; et le petit Max, lui, malheureusement, en fait toujours un peu trop (et a tendance à confondre "interpréter" et "crier"). Cela dit, sa relation avec la fille de CJ, bien qu'ultra-forcée (et bien que le jeune acteur, depuis le début du show, ait tendance à... flamboyer), fonctionne étrangement bien. Assez mitigé, néanmoins, sur l'ensemble.

# Steph tente de se lancer dans une carrière musicale (assez moyen, mais l'occasion de revoir Marla Sokoloff le temps d'un épisode), et finit par trouver l'amour dans les bras du frère de Kimmy Gibbler, un clone de Kelso du 70s show, en à peu près aussi intelligent. Le couple est amusant, fonctionne, mais Steph - qui était l'actrice/le personnage le plus intéressant du show en s1 - a tendance à passer au second plan sur la fin de saison.

# Les Gibbler restent égaux à eux-mêmes, toujours excentriques, toujours débiles, mais un peu moins envahissants qu'avant, voire même, oserais-je le dire, plus développés et humains.

# L'accent est un peu trop souvent mis sur la danse/la chanson/etc, bref, sur les talents secondaires des actrices. J'ai bien conscience que ça permet de meubler un peu, mais bon.

# Les "anciens" de la série originale ont des destins un peu plus inégaux : la famille de Joey est insupportable (et donc tout à fait appropriée pour lui) ; Jesse et Becky adoptent un petit bébé (une sous-intrigue pas très développée) ; Danny ne sert à rien ; néanmoins, la confrontation finale du trio masculin était assez sympathique, et tout à fait dans l'esprit de la série.

# L'absence de Michelle (les soeurs Olsen refusent toujours de revenir) ne se fait quasiment pas ressentir.

Bref, une saison 2 plus homogène que la première, principalement parce qu'elle joue nettement moins la carte du fanservice nostalgique, et qu'elle a intégré son passé pour pouvoir aller de l'avant, et développer quelque chose de plus cohérent et spontané.

Et comme en plus, l'humour est plus mesuré et moins caricatural, le tout passe mieux.

Mais... ça reste de la sitcom multi-cam tournée en public, typée années 80/90, et avec une distribution qui est presque trop importante pour son propre bien. Ça n'est pas de la télévision prestigieuse, ça n'est pas le dessus du panier dans le genre, mais ça n'en a pas non plus la prétention.

Fuller House, c'est du comfort food télévisuel qui a conscience d'en être, et qui, au moins, fait un petit effort pour se moderniser, et partir dans des direction plus progressistes.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Hiver (2016)

Publié le 4 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Critiques éclair, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x01 - Winter :

Le premier constat que l'on peut faire est le suivant : malgré les années qui sont gravées sur le visage et dans la chair des acteurs, l'alchimie entre les personnages fonctionne toujours à merveille. L'ambiance est exactement la même, et la magie de Stars Hollow est bien présente, à plus forte raison sous la neige. La première scène nous replonge tout de suite dans le bain, avec des retrouvailles entre Lorelai et Rory marquées par des dialogues toujours aussi incisifs, et débités à toute vitesse.

Il y a un double niveau de lecture puisqu'il s'agit également de retrouvailles avec les téléspectateurs, après de longues années d'absence. La discussion qui s'instaure entre les deux femmes est une bonne occasion de faire un point sur ce qui se passe dans leur vie, et de remplir les blancs entre la fin de la série originelle et le début de celle-ci.

Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression que nous n'avons jamais quitté cet environnement si familier : les lieux sont intacts, Taylor et Luke sont en désaccord, Kirk essaie encore de monter un nouveau business, Paris est toujours aussi franche et directe et se moque de l'inconfort qu'elle provoque chez les autres. La situation de cette dernière a en revanche évolué, et la voie qu'elle a prise est un peu étrange par rapport aux ambitions qu'elle avait. Mais cela n'est pas non plus en décalage complet avec son côté assez radical, et sa nouvelle activité est bien commode pour que Luke et Lorelai la sollicitent sur les solutions possibles pour avoir un enfant à leur âge. Une idée qui rend d'ailleurs assez perplexe, et qui semble avoir été évoquée pour la forme, sans réelle volonté de creuser un sujet délicat.

Bien entendu, la relation entre Emily et sa fille est au centre des débats, puisque Lorelai a trouvé le moyen de fâcher sa mère lors des funérailles de son père. Il faut dire que les anecdotes qu'elle raconte pendant la veillée funèbre ne sont pas vraiment les plus adaptées... Mais cette façon de rire des évènements les plus sérieux - tout comme la conversation tournant autour du portrait de Richard, qu'il va falloir s'habituer à ne plus voir - est une composante essentielle de la série, ainsi que la marque de fabrique d'Amy Sherman-Palladino.

Le flashback relatant cette soirée est d'ailleurs amené intelligemment, et c'était sympathique de voir Jason apparaître ne serait-ce que quelques instants. Dans la liste des moments cocasses, il faut aussi compter la participation de Kirk à un dîner avec les Gilmore : ça n'avait jamais été fait, et c'est juste génial. Les réactions d'Emily sont à la mesure des sentiments que provoque ce curieux individu.

Le running-gag autour de Paul, le petit-ami de Rory, est appréciable également. Il semble pourtant qu'elle ait décidé d'avoir une liaison avec Logan sans que personne ne soit au courant, ce qui n'est pas forcément la moins bonne option : vu leur relation agitée, il vaut mieux ne pas s'engager avec lui.

Cela d'autant plus que la vie professionnelle de la jeune femme a l'air d'être tout aussi confuse que sa vie amoureuse. Elle a beau avoir écrit des articles fièrement arborés par Luke sur ses menus, son style de vie nomade semble indiquer qu'elle n'a pas autant de succès qu'elle le souhaiterait.

Sur un plan plus formel, le format "téléfilm" offre un peu plus de liberté au niveau de la réalisation. Il n'y a rien de révolutionnaire mais on a quand même le droit à des prises de vue sous de nouveaux angles, que ce soit dans la maison de Lorelai ou autour du square de Stars Hollow, par exemple. Quant à l'écriture, c'est un festival de références aux univers cinématographiques et télévisuels. De Lord of the Rings à Buffy en passant par The Sopranos, ça fuse dans tous les sens.

La conclusion de l'épisode avec cette future thérapie conjointe entre Emily et Lorelai, qui a été abusée bien trop facilement, est très intéressante.

Quoi qu'il en soit, c'est une reprise tout à fait convaincante après tant d'années.

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Un film, un jour (ou presque) #463 : Un Fiancé qui Tombe à Pic (2016)

Publié le 3 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Télévision, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Fiancé qui Tombe à Pic (The Convenient Groom) :

Experte relationnelle, le Dr Kate Lawrence (Vanessa Marcil) est un succès incontesté du web, et, en guise de nouveau coup publicitaire (et afin d'assurer par la même occasion la signature d'un contrat littéraire conséquent), elle a accepté d'épouser son fiancé et de diffuser la cérémonie en direct sur internet. Cependant, quelques instants avant de dire oui, son compagnon se désiste et lui révèle qu'il la trompe : au pied du mur, Kate est alors sauvée par un ami d'enfance, Lucas (David Sutcliffe), qui accepte de se faire passer pour son fiancé le temps que le contrat soit signé...

Adaptation d'un roman pour la chaîne Hallmark, ce téléfilm est probablement l'une des comédies romantiques les plus fades, molles et ratées que j'aie chroniquées sur ce blog (et pourtant, j'en ai vu, des navets).

Outre les clichés désormais bien agaçants - l'héroïne experte relationnelle à la vie privée calamiteuse (et aux conseils involontairement pourris), l'ami d'enfance autrefois détestable mais qui a changé depuis qu'il est veuf et qu'il a renoncé à une carrière citadine dans la finance, pour travailler de ses mains dans sa ville natale, blah blah blaaaaaargh), etc - le script est on ne peut plus laborieux, improbable (je ne connais pas beaucoup d'expertes bloggeuses de 45 ans qui soient un phénomène viral auprès des ados et qui filment leur show avec une équipe technique de quinze personnes, en studio), il n'y a aucune énergie, le montage est assez médiocre, bref, ça ne fonctionne pas.

Et si Sutcliffe fait, comme à son habitude, de son mieux pour surmonter le tout de son capital sympathie non-négligeable, Vanessa Marcil est étrangement décevante. Elle qui fonctionnait plutôt bien dans Paradis d'Amour, en 2014, semble totalement épuisée ici, son apparence physique changeant assez notablement entre le début et le milieu du film (en fonction de l'ordre du tournage, je suppose), et son jeu étant plus ou moins passable, en fonction des scènes.

En somme, The Convenient Groom est un téléfilm particulièrement dispensable et faiblard, même en comparaison de la moyenne habituelle des films Hallmark, donc : à zapper.

1.5/6

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