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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Christmas Yulefest 2016 - 38 - Les Enfants de Noël (2016)

Publié le 19 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les Enfants de Noël (Hearts of Christmas) :

Lorsque Alice (Sharon Lawrence), la responsable de l'Unité de Soins Intensifs Néo-natals d'un hôpital, apprend peu de temps avant Noël qu'elle est victime des coupes budgétaires orchestrées par Matt (Kristoffer Polaha), le responsable financier de l'établissement, sa collègue Jenny (Emillie Ullerup) décide d'organiser pour elle une dernière fête de Noël regroupant tous leurs anciens patients. Mais Matt décide de prouver à l'hôpital qu'il n'est pas un mauvais bougre, et que ces coupes budgétaires n'ont rien de personnel, en aidant Jenny à organiser la fête... au grand dam de celle-ci.

Un téléfilm Hallmark qui m'a laissé perplexe, puisque diffusé sur Hallmark Movies & Mysteries (le pendant plus "sombre" et dramatique de la chaîne principale) alors qu'il n'a vraiment rien à y faire. D'ailleurs, c'est tout le film qui semble ainsi ne pas être totalement à sa place, comme si Hallmark n'y avait jamais cru, et avait fini par le reléguer sur sa chaîne secondaire.

À commencer par l'écriture, étrangement maladroite, et qui (outre la romance basique et habituelle) passe le plus clair de son temps à vanter les mérites de l'unité néonatale et des gens qui y travaillent, au point que le tout commence à paraître suspect, et à ressembler à de la publicité pour ce département en particulier, dans cet hôpital particulier.

Et c'est bien l'omniprésence de cette publicité, ainsi que des nombreux placements produits ultra-maladroits et forcés, qu'ils soient de marques nationales ("oh, mon dieu, quel beau sapin artificiel, on dirait un vrai, il est formidable", pendant que la caméra fait un panoramique depuis le sapin jusqu'à la marque de celui ci, affichée sur le mur, sur un carton punaisé là sans raison) ou régionales ("oh, mon dieu, quel chocolat chaud délicieux, j'en reprendrais bien... et tu dis que c'est la spécialité de ce café-restaurant ?", après que la caméra soit restée pendant trente secondes sur la façade et l'enseigne du bâtiment), qui m'a mis la puce à l'oreille.

Si je devais émettre une hypothèse, je dirais que Hallmark ne voulait pas de ce script, et qu'ils n'ont accepté de le commander/diffuser qu'à condition que la production se débrouille seule pour réunir une partie du budget : d'où les placements produits à gogo, d'où la publicité pour les magasins locaux, d'où les louanges permanents du travail d'infirmière en unité néo-natale de l'hôpital où a été tourné le téléfilm, d'où la page imdb (généralement remplie par les attachés de presse Hallmark) désertique, etc.

Et c'est dommage, parce que le tout ne fonctionne pas trop mal, à part ça : le couple principal est sympathique, Sharon Lawrence est toujours la bienvenue (même si elle passe un peu trop de temps à jouer le choc comme si elle était sous Prozac), ça reste assez bon enfant et positif (pas de drame larmoyant et pataud façon Movies & Mysteries, donc), et visuellement, ça n'est pas honteux du tout... mais voilà, l'écriture est maladroite, les placements produits sont maladroits, tout le film est un peu maladroit, et ça suffit pour faire redescendre la note.

3/6 (en étant généreux) 

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Christmas Yulefest 2016 - 37 - Une Vie Rêvée (2016)

Publié le 19 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Freeform, ABC, Review, Télévision, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Vie Rêvée (Holiday Joy) :

Studieuse et complexée, Joy (Bailee Madison) s'occupe de tout chez elle : de ses frères, de son père veuf (French Stewart), de la maison... tout cela en plus de sa vie de lycéenne douée et musicienne. Mais quand approche Noël, Joy en a assez, et fait un voeu qui la propulse dans la famille voisine, riche et huppée, et fait de l'adolescente la star du lycée, sportive, sexy, et ultra-populaire. Mais rapidement, Joy découvre que cette vie de rêve n'est pas aussi idyllique qu'au premier abord...

Seul et unique téléfilm de Noël (et encore, c'est vite dit, puisque Noël est quasiment absent, à l'image et dans le récit) de la chaîne Freeform (anciennement ABC Family), ce Holiday Joy se contente de reprendre une fois de plus les poncifs du genre, bien balisés depuis La Vie est Belle de Capra, et que toutes les chaînes télévisées déclinent à leur compte depuis des années (sans oublier au cinéma, avec Family Man).

Aucune originalité au programme, donc (on a même droit au montage musical bien cliché pendant que l'héroïne essaie des tenues devant un miroir), et un téléfilm qui finit par tourner rapidement à vide, malgré un schéma assez éprouvé, toujours un tant soit peu efficace, et malgré toute l'énergie dépensée par Bailee Madison, comme à son habitude.

Mais bon... dès le début, on comprend qu'il ne faut pas s'attendre à grand chose de mémorable ou de valable.

En effet, on parle tout de même ici d'un métrage qui s'ouvre sur un prologue (avant le voeu) assez long dans lequel tous les protagonistes (ou presque) sont habillés de manière approximative, affublés de perruques bas-de-gamme voyantes au possible, et où Bailee Madison porte (en plus de sa perruque fauchée) un faux ventre sous son sweater "pour montrer que c'est une nerd pas sportive"...

Autant de mauvaises idées de production supposées créer un contraste avec la Joy sportive et populaire de la suite, mais qui sont littéralement oubliées à la fin du film, lorsque l'héroïne se réveille à temps pour sa happy-end, et que tout est revenu à la normale sur tous les fronts, sans grand respect pour la continuité du script et de la production.

2.5 - 0.25 pour toutes ces perruques et autres gimmicks ridicules = 2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 36 - Un Noël de Cendrillon (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, ION, Review, Comédie, Romance, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël de Cendrillon (A Cinderella Christmas) :

Un peu malgré elle, Angie Wells (Emma Rigby), une organisatrice événementielle, est contrainte de se plier aux quatre volontés de sa cousine égocentrique, Candace (Sarah Stouffer), condition pour qu'elle hérite un jour de l'entreprise familiale. Mais lorsqu'elle organise un bal masqué pour le riche et séduisant Nicholas Karmichael (Peter Porte), elle s'y rend en lieu et place de sa cousine, et tombe éperdument amoureuse de Karmichael. L'attraction est réciproque, mais lorsque Angie disparaît au terme de la soirée, son prétendant est prêt à tout pour la retrouver...

Un téléfilm MarVista/ION un peu meilleur que les deux précédents désastres de la saison, sans toutefois être réussi pour autant.

Comme les autres films du lot, on a ici droit à un Noël californien, sous les palmiers, etc ; à un postulat interchangeable (il aurait pu se dérouler à la Saint Valentin ou à Pâques, ça aurait été pareil) et dérivatif (Cendrillon, saupoudrée d'un peu de Cyrano, et de quelques variations qui sont les bienvenues) ; et à une distribution en grande partie composée d'inconnus... excepté l'héroïne.

Et là, problème : car pour rendre crédible Cendrillon, il faut admettre que "le Prince" soit un peu idiot, myope et tout sauf physionomiste, ou que la Cendrillon en question soit passe-partout et méconnaissable hors de sa robe. Or s'il y a bien une chose que Emma Rigby n'est pas, c'est passe-partout et méconnaissable : les spectateurs qui ont subi Once Upon A Time in Wonderland s'en souviennent, Emma Rigby a des lèvres collagénées énormes, qui deviennent ridicules dès qu'elle est un peu émue, et même avec un masque pour cacher ses yeux, elle est instantanément reconnaissable entre toutes.

Ce qui sabote un peu le postulat de départ du film (malgré les variations sus-mentionnées, qui permettent de sauver un peu le tout), puisque à part leurs tailles vaguement similaires, et le fait qu'elles soient blondes, Angie et sa cousine ne se ressemble pas du tout.

À part ce problème (pourtant essentiel), le script rajoute une sous-intrigue inutile à Karmichael et sa mère, l'interprétation est globalement assez moyenne et inégale (y compris chez Rigby, qui surjoue régulièrement), et le tout n'a vraiment d'intérêt que si l'on est fan de Rigby, ou que l'on meure d'envie de voir Cendrillon adapté à la Californie moderne de manière un peu bancale.

Autant dire que c'est un bon gros bof.

2.25 + 0.25 pour la fille de Danny DeVito dans un petit rôle = 2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 35 - Le Temps d'un Noël (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Fantastique, Review, Télévision, Comédie, Romance

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Le Temps d'un Noël (Journey Back to Christmas) :

Dans les années 40, après un accident de voiture, Hanna (Candace Cameron Bure), une infirmière et veuve de guerre, se réfugie dans un grange, alors même que passe une comète rarissime dans le ciel nocturne. Lorsqu'elle revient à elle, elle découvre qu'elle a été transportée en 2016, et, avec l'aide de Jake (Oliver Hudson), le shérif local, et de sa famille, elle va devoir résoudre le mystère de ce déplacement temporel....

Un téléfilm Hallmark qui n'a pas grand chose de romantique (spoiler : il n'y a pas de romance entre l'héroïne et le shérif, mais entre ce dernier et son adjointe, et c'est une sous-intrigue qui prend environ trois minutes de métrage, au maximum), et qui change un peu du tout venant de la production de la chaîne.

Postulat de départ sympathique, réalisation compétente, direction artistique à l'identique, et distribution secondaire plutôt attachante (Meghan Heffern, Tom Skerritt, Brooke Nevin...) : bref, à priori, de quoi avoir un métrage un peu rafraîchissant dans cet océan de scripts photocopiés.

Malheureusement, ici, les problèmes sont ailleurs : déjà, on a un peu l'impression que ce téléfilm a été tourné à partir d'un premier jet du script. Le tout est assez mal rythmé, passe près d'une demi-heure dans le passé avant même le voyage temporel, et ensuite se contente de survoler tout ce qui aurait pu faire le sel du récit (une infirmière des années 40 qui découvre 2016, il y a de quoi faire, tant sur le plan social que technologique), ou ce qui aurait pu rendre la présence de Skerritt dans ce métrage intéressante (là, il se contente de débiter de l'exposition dans le dernier quart du film, et puis c'est tout).

Et ce qui n'arrange rien, c'est justement Candace Cameron Bure. Je ne suis pas le plus grand fan de la demoiselle, à la base, mais selon les films, elle s'en sort plus ou moins bien : ici, elle est très passive et spectatrice, ses expressions sont figées et un peu forcées, et elle manque clairement du charisme et de l'énergie nécessaires pour rendre son personnage attachant.

Résultat, Hanna devient plus un catalyseur qu'un véritable personnage, et le téléfilm finit par manquer de point central auquel véritablement se raccrocher, préférant placer de pseudos-antagonistes qui ne servent à rien.

Dommage, il aurait suffi de quelques réécritures çà et là, et/ou d'une autre actrice principale, pour que ce Journey Back To Christmas soit réussi.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 34 - Noël avec une Star (2016)

Publié le 17 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

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Noël avec une Star (Christmas in Homestead) :

Jessica McEllis (Taylor Cole), l'une des actrices les plus populaires et reconnues de la planète, arrive dans la petite ville d'Homestead, dans l'Iowa, pour y tourner un film de Noël. Rapidement, elle se trouve aspirée dans la spirale festive qui anime constamment la ville, et elle tombe sous le charme de Matt (Michael Rady), veuf et père célibataire de la petite Sophie (Brooklyn Rae Silzer), maire de la ville et propriétaire de l'auberge où Jessica réside ; la réalité imite ainsi la fiction pour McEllis, qui doit alors choisir entre l'amour et le succès...

Grosse suspension d'incrédulité pour ce téléfilm Hallmark, et ce à de multiples niveaux : Taylor Cole, peu mémorable et crédible en actrice du calibre de Jennifer Lawrence ou d'Angelina Jolie, qui déciderait soudain, au faîte de sa gloire, de tourner un téléfilm romantique miteux dans un coin paumé ; le film en question, donc, dont on assiste au tournage, ne fait pas illusion une seule seconde, que ce soit dans sa réalisation, dans son script, ou dans le choix de l'interprète masculin (Jeff Branson) ; et, pire encore, la romance principale, qui ne fonctionne pas vraiment, la faute à une alchimie assez faiblarde entre Cole et Rady (bon, là, je l'admets, c'est très subjectif : Taylor Cole me laisse totalement de marbre, et Rady n'a pas vraiment, à mes yeux, les attributs d'un héros de comédie romantique, surtout avec sa barbe, qui lui donne de faux airs de méchant de série téévisée).

Bref, un téléfilm qui n'est pas mémorable pour un sou, mais qui n'est pas non plus dépourvu de qualités : la direction artistique et l'environnement de cette petite ville sont très réussis ; la soeur du héros (Katrina Norman) est amusante (malgré une sous-intrigue romantique assez générique avec un paparazzi) ; le garde-du-corps (Aaron Quick Nelson) n'est pas désagréable ; et la petite Brooklyn Rae Silzer est tout simplement adorable, en plus d'être juste et professionnelle dans toutes ses scènes.

En somme, un métrage facilement regardable, mais tout aussi oubliable, et qui aurait gagné à diminuer les ambitions de son script.

3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 33 - Une Nouvelle Tradition pour Noël (2016)

Publié le 17 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Nouvelle Tradition pour Noël (Looks Like Christmas) :

Carol (Anne Heche), une mère poule assez ordonnée et passionnée par les fêtes de Noël, est la mère la plus populaire (et envahissante) de l'école de son fils (Sean Michael Kyer) ; Terry (Dylan Neal), un responsable de chantier, est quant à lui un père plutôt cool et détendu, qui passe de chantier en chantier, et de ville en ville, avec sa fille adolescente (Farryn VanHumbeck). Rapidement, ces deux familles vont se trouver confrontées l'une à l'autre, pour le meilleur et pour le pire...

Une comédie Hallmark au sujet de laquelle la pire critique que l'on pourrait faire serait au sujet de la coupe de cheveux et du look de Anne Heche, assez immondes.

À part ça, ça ne se prend pas trop au sérieux, ce n'est ni particulièrement bon ou drôle, ni particulièrement mauvais ou raté ; les personnages secondaires sont assez sympathiques ; ça joue très correctement ; et hormis un léger abus de fausse neige dans une scène (l'allumage du sapin municipal, qui vire presque à la tempête de neige involontaire), quelques sapins en plastique moches, et un placement produit maladroit pour une marque de café, la direction artistique est compétente, et la production honorable.

Vraiment pas grand chose de plus à dire sur ce film : ça se regarde tranquillement, ça n'est pas très mémorable, et ça fonctionne principalement sur la répartie et l'alchimie du couple principal.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 32 - La Ballerine de Noël (2016)

Publié le 16 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Comédie, Romance, Review, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Ballerine de Noël (A Nutcracker Christmas) :

Passionnée de ballet et danseuse à l'avenir prometteur, Lilly James (Amy Acker) abandonne cette carrière lorsque sa soeur aînée trouve la mort dans un accident, le soir même de la représentation la plus importante de sa jeune vie, Casse-Noisette. Huit ans plus tard, Lilly ne fait plus que se consacrer à sa nièce, Sophie (Sophia Lucia), elle aussi passionnée de danse, et elle l'accompagne à Philadelphie lorsque l'adolescente est choisie pour prendre part à la représentation de Casse-Noisette du ballet de la ville. Mais ce ballet est dirigé par Mark (Sascha Radetsky), l'ancien partenaire de ballet et compagnon de Lilly, qu'elle n'a pas revu depuis ce soir tragique, près d'une décennie plus tôt...

Un long-métrage Hallmark qui semble avoir bénéficié d'un budget plus important que le reste de la saison 2016, puisque ici, on a le droit à un bon paquet de figurants et danseurs professionnels qui entourent les trois protagonistes, protagonistes qui, eux-mêmes, ont de l'expérience en matière de ballet.

Certains plus que d'autres (Radetsky et Lucia sont danseurs de formation, Acker a longtemps fait de la danse), et dans l'ensemble, on remarque assez facilement les différences de niveau, et les moments où le montage camoufle les imperfections, mais pour un téléfilm de ce type, le rendu à l'écran est tout à fait honorable, et accompagne un script plutôt ben développé.

Ce n'est pas pour autant extraordinaire, loin s'en faut, et je ne suis pas certain que sans Amy Acker, j'aurais jeté un oeil au métrage (peut-être si Sutton Foster avait été dans le rôle de Lilly...), mais dans l'ensemble, ça se démarque du reste de la production Hallmark, ne serait-ce que par l'identité et la personnalité propre du film, qui évite la plupart des clichés du genre.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 31 - Animation en vrac (1) : Albert (2016) & Le Père Noël et le Tambour Magique (1996)

Publié le 16 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Télévision, Nickelodeon, Animation, Jeunesse, Finlande

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Albert - The Little Tree With Big Dreams (2016) :

Albert (Bobby Moynihan), un petit sapin d'intérieur malingre et chétif, a décidé qu'à Noël, il serait le sapin choisi pour orner la place de la plus grande métropole du pays. Accompagné de Maisie (Sasheer Zamata), un palmier optimiste, et de Gene (Judah Friedlander), une mauvaise herbe installée dans le pot d'Albert, ce dernier part alors dans une quête improbable, qui va lui permettre de sauver Noël du maléfique Cactus Pete (Rob Riggle)...

À vrai dire, je m'attendais au pire en attaquant ce moyen-métrage spécial de Noël diffusé sur Nickelodeon, et ce pour plusieurs raisons : doubleurs inégaux (pas mal d'anciens du Saturday Night Live, pas réputés pour leur jeu subtile), scénario original (mais pas trop), et direction artistique débattable... et pourtant, le tout ne fonctionne plutôt pas mal.

C'est rythmé, dynamique, le rendu technique pseudo-stop motion fonctionne, les doubleurs parviennent à disparaître derrière leur personnage, l'histoire à bon fond, et c'est même parfois assez drôle (malgré un humour un peu bas-de-plafond par moments). Une bonne surprise, donc, toutes proportions gardées.

4/6 -0.25 pour les chansons ratées = 3.75/6

Le Père Noël et le Tambour Magique (Joulupukki ja noitarumpu- 1996) :

Alors que le Père Noël et toute son équipe préparent les fêtes de fin d'année dans leur village de Korvatunturi, en Laponie, ils reçoivent une lettre mystérieuse du petit Vekara, lettre assez ancienne, et simplement ornée d'un dessin des plus abstraits. Mais tandis que Santa interroge tour à tour tous ses maîtres-artisans, pour tenter de deviner ce que veut le petit Vekara, des événements étranges se produisent à Korvatunturi chaque fois que retentit le bruit d'un tambour mystérieux, qui semble être l'instrument magique d'un saboteur...

L'adaptation animée du livre pour enfants du même nom, sorti par Mauri Kunnas quelques mois avant ce métrage, dont il a d'ailleurs été le scénariste et le co-réalisateur.

L'avantage, c'est que cela permet une fidélité sans faille au récit et au trait si particulier  et inventif de Mauri Kunnas ; en contrepartie, cependant, cette co-production finno-hongroise semble tout droit sortie du début des années 80 (d'un point de vue technique), et elle hérite malheureusement d'un rythme très nonchalant, qui fait que bon nombre de scènes paraissent tout simplement superflues.

Une adaptation très fidèle, parfois même à l'image près, mais qui n'apporte pas grand chose à l'ouvrage originel (le flashback final n'est pas désagréable, cela dit), et qui peut paraître un peu trop vieillotte pour son propre bien.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 30 - Mon Héroïne de Noël (2016)

Publié le 15 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, ION, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Mon Héroïne de Noël (A Firehouse Christmas) :

À l'approche des fêtes, Tom (Marcus Rosner), une ancienne star du hockey désormais père célibataire, se prépare à fêter Noël avec sa fille, et en compagnie de la parfaite et héroïque Jenny (Anna Hutchinson), pompier de son état. Mais Mary (Anita Brown), l'ex-femme de Tom, est jalouse : ancienne championne olympique de patinage, elle est désormais une superstar des médias, et revient en ville pour obliger Tom à l'aider à vendre son prochain roman... et pour ruiner sa vie de couple.

Ouhlà, la splendide bouse que ION nous a pondue là.

Je ne sais même pas par quel bout commencer... passons sur l'aspect technique, à peine acceptable (post-synchronisation hasardeuse, éclairage de soap, effets numériques risibles, musique omniprésente et envahissante), sur l'écriture assez mauvaise (méchants ultra-caricaturaux, émotion assénée au tractopelle, dialogues bourrés d'exposition maladroite), et sur l'interprétation oubliable (rien de mauvais, mais rien de bon non plus, notamment vers la fin, quand l'émotion est supposée arriver entre Mary et son père)... le vrai problème, en fait, c'est que le film ne sait tout simplement pas ce qu'il veut être.

Malgré son final sirupeux et larmoyant, ce n'est pas une comédie romantique de Noël classique, puisque le film est centré sur Tom (pas sur Jenny) et sur ses démêlées pseudo-comiques avec son ex totalement insupportable ; malgré la musique légère et omniprésente, et l'interprétation théâtrale des antagonistes, ce n'est pas une comédie, puisqu'il n'y a rien de drôle, et que tout est forcé, de la bande originale à l'interprétation en passant par l'écriture et les péripéties (la chute dans la cheminée, nan mais vraiment...) ; malgré la sous-intrigue sur le collègue/meilleur ami afro-américain de l'héroïne et son père indigne, ce n'est pas un drame, car tout ce qui entoure cette intrigue, justement, est tellement outré et irréaliste qu'on a soudain l'impression de regarder des scènes rajoutées au dernier moment pour rallonger la durée totale du film... et à vrai dire, on s'en fout royalement, de cette sous-intrigue, tant elle n'apporte rien et ne sert à rien ! 

Idem, d'ailleurs, pour le conflit pleurnichard de Mary et de son père, que le scénario tente de faire passer de méchants de cartoon risibles à personnages humains et touchants en une scène. 

Bref, on se demande constamment "mais qu'est-ce que c'est, ce téléfilm ?", "pourquoi les personnages réagissent comme ça ?" et "c'est bientôt fini, oui ?". Un vrai beau ratage, qui nous rappelle, après Une Belle Fête de Noël, qu'ION TV est toujours à la ramasse, au niveau téléfilms de ce genre.

1/6 

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Christmas Yulefest 2016 - 29 - A Christmas Story 2 (2012)

Publié le 15 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

A Christmas Story 2 :

Dans les années 40 (six ans après la fameuse histoire de "la lampe"), la famille Parker n'a pas vraiment changé. Randy (Valin Shinyei), le cadet, est toujours maladroit ; le père Parker (Daniel Stern) est toujours pingre, grognon, et en conflit permanent avec sa chaudière, tandis que son épouse (Stacey Davis) fait fonctionner le foyer en secret ; et Ralphie (Braeden Lemasters), lui, est désormais un adolescent, qui s'intéresse à la jolie Drucilla (Tiera Skivbye), et voudrait bien s'acheter une Mercury de 1938 pour tenter de la séduire. Mais un incident malheureux force ce pauvre Ralphie à réunir des fonds en urgence pour rembourser le garagiste, et en compagnie de Flick (David W. Thompson) et Schwartz (David Buehrle), ses deux meilleurs amis, il va chercher du travail dans un centre commercial voisin...

Je l'ai déjà dit sur ce blog : A Christmas Story (1983) est LE classique de Noël, un incontournable du genre, à la fois nostalgique, drôle et touchant, bref, un film culte lors des fêtes de fin d'année.

Et donc, forcément, Warner a cru bon de produire, en 2012, une suite à ce métrage, suite que personne n'avait demandée, qui est directement sortie en vidéo, et qui a connu un accueil glacial de la part du public et des critiques.

Et pourtant tout n'est pas à jeter dans ce A Christmas Story 2 : certes, le film n'est qu'une grosse redite bourrée jusqu'à la gueule de fan-service, qui se contente (comme dans un certain Star Wars Épisode VII) de décliner toutes les situations et scènes cultes du film original, en en changeant à peine le contexte ou les personnages ; certes, la bande originale composée avec des samples synthétiques fait mal aux oreilles ; effectivement, Braeden Lemasters a tendance à surjouer et à avoir des expressions forcées et caricaturales ; et oui, en fin de compte, ce film est tout simplement inutile au possible.

Mais la reconstitution des années 40 est plutôt réussie et crédible, la distribution n'est pas mauvaise, la narration en voix-off particulièrement proche de l'originale, et le film reste tout à fait regardable, car il a plutôt bon fond, et n'est pas trop mal rythmé.

Donc je ne me joindrai pas à la curée, malheureusement inévitable dès que l'on s'attaque à un tel classique : A Christmas Story 2, c'est totalement superflu, mais au moins, la production s'est donnée du mal pour accoucher d'un film qui ne fasse pas honte, visuellement parlant et dans l'esprit, à son modèle. C'est toujours mieux que rien.

3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 28 - Associées contre notre Ex (2016)

Publié le 14 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, UpTV, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Associées contre notre Ex (Girlfriends of Christmas Past) :

Blessées et trompées par Anderson (John Brotherton), trois jeunes femmes très différentes - Livvy (Tammin Sursok), la dernière victime d'Anderson, une organisatrice événementielle ; Murphy (Lindsey McKeon), une juriste cynique et distante ; et Zoe (Abigail Klein), une actrice écervelée travaillant dans une pizzeria - décident de s'associer pour éviter à Megan (Meagan Holder), la nouvelle conquête d'Anderson, de connaître le même sort qu'elles. Mais leur plan machiavélique et improbable est rendu beaucoup plus compliqué par la présence de Carter (Brent Bailey), un collègue d'Anderson, qui ne laisse pas Livvy insensible, et qui lui demande d'organiser la fête de Noël de son entreprise...

Un téléfilm produit par Marvista, diffusé sur UpTV, tourné en Californie en plein été avec un bon paquet de visages inconnus, au postulat de départ tout sauf indissociable de Noël (ça aurait aussi bien pu se passer à Pâques, à la St Valentin, ou au mois de septembre) et qui reprend les grandes lignes de ces chefs-d'oeuvre cinématographiques que sont John Tucker Doit Mourir et Triple Alliance, forcément, ça n'augurait vraiment rien de bon.

Et pourtant, ô surprise, ce film est assez agréable à suivre.

J'avoue que je ne m'y attendais pas du tout, d'autant que ça commençait assez mal, avec un rendu visuel assez laid, une ambiance de Noël totalement absente (les palmiers californiens et le soleil, mouais), des éclairages et cadrages assez amateurs, et une forte tendance au surjeu de la part de toute la distribution ; et puis progressivement, l'énergie et l'enthousiasme du cast prennent le dessus, deviennent contagieux, et permettent de faire passer les approximations de la production grâce à un certain second degré, et à des acteurs et actrices qui ne se prennent pas au sérieux.

Techniquement, ça reste certes assez bancal et outré, le dernier quart d'heure du film (avec sa happy end obligatoire) est un peu forcé, et il y a forcément un moment ou deux assez ratés (je pense notamment à la chanson), mais dans l'ensemble, c'est nettement plus progressiste que la moyenne du genre (la moitié du cast masculin semble constituée d'acteurs gays, la nouvelle conquête d'Anderson est afro-américaine, etc), et ça finit par être tout à fait regardable, pour peu qu'on ne soit pas allergique au ton très vaudevillesque du tout.

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2016 - 27 - Les Cinq Légendes (2012)

Publié le 14 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Animation, Dreamworks, Jeunesse, Aventure

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les Cinq Légendes (Rise of the Guardians) :

Lorsque le Croquemitaine (Jude Law) resurgit, et menace de faire sombrer le monde dans les ténèbres en privant les enfants de la Terre de tout espoir et de toute joie de vivre, le Père Noël (Alec Baldwin), la Fée des Dents (Isla Fisher), le Lapin de Pâques (Hugh Jackman) et le Marchand de Sable recrutent Jack Frost (Chris Pine) pour les assister dans leur combat contre le Mal...

Lorsque, durant la Christmas Yulefest 2013, j'avais découvert (et sommairement passé en revue) ce film, j'en étais ressorti assez mitigé-positif (3.75/6). Néanmoins, la bonne expérience Arthur Christmas m'a donné envie de retenter ma chance avec cette adaptation très libre de l'univers de William Joyce, supervisée et produite par Guillermo Del Toro pour Dreamworks.

Malheureusement, ici, le miracle Arthur Christmas ne s'est pas produit, et je garde toujours un avis très similaire sur ces Cinq Légendes : c'est très regardable, mais inégal au possible.

Inégal au niveau esthétique, tout d'abord : autant tout ce qui a trait à l'univers et aux personnages de Santa Claus, du Marchand de Sable et du Lapin de Pâques est très réussi, inventif et fascinant (j'adore les yétis et les lutins/Minions du Père Noël), autant Jack Frost et Pitch Black (le méchant) sont tous deux visuellement insipides, tandis que la Fée des Dents reste trop en retrait, pas assez développée, et limitée à "elle ressemble à un colibri".

Inégal au niveau technique, ensuite : les environnements fourmillent de détails et de textures, tandis que certains personnages, eux, semblent encore en chantier, lisses et manquant de détails.

Inégal au niveau musical : Alexandre Desplat est compétent, c'est évident, et ses thèmes ne sont pas mauvais... ils sont simplement en retrait, jamais employés au bon moment, ou avec suffisamment de poids et d'émotion pour vraiment totalement fonctionner.

Inégal au niveau du doublage : Baldwin et Jackman sont impeccables ; Isla Fisher est compétente ; par contre, Pine est beaucoup trop âgé pour son rôle.

Inégal au niveau du scénario, enfin, puisque comme je le disais en 2013, certaines péripéties débordent d'inventivité, tandis que d'autres moments tombent vraiment à plat tant ils sont basiques et prévisibles.

En fin de compte, si ces Cinq Légendes assurent le spectacle, et ne laissent pas le temps de s'ennuyer, ce métrage donne aussi l'impression d'avoir été "créé par comité" (pour utiliser un anglicisme sauvage), et d'être une synthèse pas toujours réussie de plusieurs morceaux d'idées et de plusieurs directions qui étaient en compétition.

Dommage, parce qu'avec un peu plus d'audace (notamment au niveau de Jack Frost, tellement calibré pour plaire à un certain public qu'il en devient agaçant) et un peu moins d'éparpillement, le film aurait pu lancer une franchise des plus intéressantes.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2016 - 26 - Noël à la Télévision (2016)

Publié le 13 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

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Noël à la Télévision (Broadcasting Christmas) :

Lorsque la co-présentatrice d'une matinale quotidienne américaine annonce son départ à l'antenne pour cause de grossesse, Charlie Fisher (Dean Cain), présentateur local new-yorkais à l'héritage prestigieux, est prêt à la remplacer. Mais il est alors mis en compétition, entre autres, avec Emily (Melissa Joan Hart), son ex-petite-amie journaliste, qui végète en région depuis des années, et qui est bien décidée à décrocher enfin une promotion digne de ce nom...

Une rom-com professionnelle diffusée sur Hallmark, mais qui aurait été tout à fait à sa place à l'époque des films de Noël d'ABC Family, tant elle met plus l'accent sur la comédie et sur la bonne alchimie entre ses deux acteurs principaux, que sur la romance et ses clichés habituels.

Ce qui ne veut pas dire que ces derniers sont totalement absents du film, mais simplement qu'ils sont en retrait, et que la production a préféré privilégier la relation dynamique et pétillante de Cain et de MJH, en ne prenant pas trop au sérieux leur script ou leur film.

Ce n'était pas forcément gagné, d'ailleurs, vu que MJH a pris un coup de vieux (d'ailleurs, les deux acteurs semblent par moments étrangement un peu trop âgés pour leurs rôles, comme si le script avait été écrit avec des personnages plus jeunes en tête, et remanié par la suite), et que son personnage, s'il avait été écrit tel quel dans une comédie romantique plus sérieuse, aurait pu être affreusement antipathique : autrefois, elle a plaqué Cain lorsqu'il a décroché une promotion qu'elle voulait, plutôt que de l'accompagner à New York comme il le lui proposait ; elle est totalement peu professionnelle et fait un caprice en pleine émission tv parce qu'elle pense mériter le poste vacant sans vraie raison autre que "je le mérite" ; elle est prompte à critiquer et à prendre des décisions hâtives... bref, pas vraiment un personnage sympathique sur le papier, mais qui passe à l'écran parce que MJH y met de l'énergie, et que Cain a du répondant.

C'est d'ailleurs probablement le meilleur rôle de ce dernier depuis des années, dans la catégorie films de Noël.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 25 - Everybody's Fine (2009)

Publié le 13 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Drame

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Everybody's Fine :

Récemment veuf et malade du coeur, Frank Goode (Robert De Niro) vit seul, loin de ses quatre enfants (Drew Barrymore, Kate Beckinsale, Sam Rockwell et Austin Lysy), dont il est très fier, et qu'il attend pour une réunion de famille. Mais un par un, ses enfants se désistent, laissant Frank seul et déprimé. Il décide alors de prendre le premier train disponible, et de rendre visite à ses enfants et à leurs familles, les uns après les autres, l'occasion pour lui de découvrir que la vie parfaite de sa progéniture est peut-être bien plus compliquée qu'il n'y paraît.

Un drame Miramax assez terne, qui s'avère un remake d'un film italien de Giuseppe Tornatore, Ils vont tous bien !, et qui est à la limite du hors-sujet dans le cadre de cette Yulefest, puisque malgré le sapin sur l'affiche, malgré sa date de sortie initiale (début décembre 2009) et malgré le script qui semble tout droit sorti d'un logiciel automatisé réglé sur "dramédie familiale de fêtes de fin d'année", ce Everybody's Fine se déroule en été (dernière scène du film exceptée).

Mais fermons un instant les yeux sur ce hors-sujet, et laissons une chance à cette distribution assez attachante, menée par un De Niro impeccable : est-ce que le film vaut le détour, et apporte quelque chose de frais à ce type de comédie dramatique familiale conflictuelle ?

Malheureusement, pas du tout. Malgré des seconds rôles sympathiques (mais sous-exploités), et une sorte de métaphore relative aux lignes téléphoniques et au manque de communication, le film est totalement balisé et prévisible, assez sirupeux et larmoyant (avec en prime une ballade déprimante et inédite de Paul McCartney), il oublie toute subtilité en cours de route (la vision onirique qui explique tout), et change même plus ou moins la fin douce-amère de l'original en lui rattachant une conclusion superflue et typiquement hollywoodienne dans sa positivité.

Un bon gros bof.

3/6 (amusant de voir la fille de Kate Beckinsale incarner la version enfantine de sa mère)

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Christmas Yulefest 2016 - 24 - Une Belle Fête de Noël (2016)

Publié le 12 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, ION, Review, Télévision, Comédie

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Une Belle Fête de Noël (Christmas with the Andersons) : 

Richissime famille de Beverly Hills, Caroline et Michael Anderson (Christy Carlson Romano & George Stults) ont l'habitude d'organiser la fête de Noël la plus spectaculaire et luxueuse de la région. Mais cette année, le couple est ruiné, et il décide d'organiser une fête très différente, et plus économique ; heureusement, la magie de Noël va transformer cette famille arrogante, et lui faire retrouver le goût des choses simples, et de la générosité.

Encore une production Marvista diffusée sur ION, tournée en Californie pour un budget microscopique, avec 95% d'illustres inconnus (Christie Carlson Romano exceptée, et encore...), une ambiance festive inexistante, et un script totalement décousu, écrit par le réalisateur du film, par ailleurs scénariste, réalisateur et/ou producteur de bon nombre de films où des chiens sauvent Noël/la St Valentin/une fête quelconque, et de films de Noël comme Joyeux Baisers de Noël et Une Star pour Noël, tous plus mauvais les uns que les autres.

Ici, on suit donc la famille Anderson (globalement tous antipathiques) durant ses pérégrinations improbables (ils passent de pauvres rednecks à richissimes bourgeois prétentieux de Beverly Hills, à famille ruinée, puis famille heureuse et à nouveau riche), sans que celles-ci ne soient particulièrement intéressantes, drôles, ou bien structurées.

Il faut en effet attendre près d'une demi-heure pour que la famille commence à avoir des problèmes d'argent - problèmes qui n'ont pas grand impact visuel à l'écran, ni dans les habitudes de la famille, qui conserve sa boutique et son manoir immense, y tient toujours une fête énorme, n'a aucun problème pour nourrir des dizaines d'invités, etc -, et ensuite, ça mélange personnages secondaires caricaturaux et surjoués (la tante envahissante, le père juriste qui se découvre une conscience morale, l'event planner russe, la secrétaire juridique complexée...), récit plat et mal rythmé, humour qui ne fonctionne pas vraiment, arc narratif forcé et artificiel, et un aspect technique très inégal (l'éclairage de certaines scènes est ainsi quasi-inexistant)

Premier plantage de la saison pour ION. Ça n'augure pas du meilleur...

1/6

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Christmas Yulefest 2016 - 23 - The Christmas Box (1995) & Timepiece (1996)

Publié le 12 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Review, Télévision, Drame, Fantastique

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The Christmas Box :

À la recherche d'une demeure plus confortable où s'installer avec sa femme Keri (Annette O'Toole) et leur fille Jenna (Kelsey Mulrooney), Richard Evans (Richard Thomas), un commerçant ambitieux, accepte (à reculons) de s'installer dans le manoir de Mary Parkin (Maureen O'Hara), une vieille femme froide et distante, et de lui servir d'aides à domicile à temps partiel. Mais rapidement, Richard fait des rêves étranges et obsédants, au sujet d'une figure angélique... des rêves peut-être liés à une mystérieuse boîte à musique gardée au grenier.

Un téléfilm larmoyant diffusé sur CBS en 1995, et adapté d'un best-seller, le premier roman d'un Mormon, publié en 1993.

Au programme, une distribution très sympathique et attachante, une production assez professionnelle (à l'époque, les téléfilms des grandes chaînes étaient de qualité), des visions angéliques assez risibles, un peu de religion sur la fin (rien de trop méchant, cela dit), et un film qui n'a de Noël que sa dernière demi-heure mélodramatique (et encore, de manière assez distante et anecdotique).

Pas vraiment ma tasse de thé, malgré le savoir-faire à l'oeuvre sur ce projet.

3/6

Timepiece : 

16 ans après les évènements de The Christmas Box, Richard (Richard Thomas) raconte à sa fille ce qu'il a appris en lisant les lettres de Mary Parkin : comment cette dernière, lorsqu'elle était jeune (Naomi Watts), dans les années 40, est tombée enceinte d'un militaire rapidement mort à la guerre. Elle est alors devenue la secrétaire de David Parkin (Kevin Kilner), un industriel passionné par les horloges, qui est tombé amoureux d'elle, et a adopté sa petite fille à sa naissance. Ensemble, Mary et David ont eu une vie heureuse, jusqu'à ce que le racisme et la violence leur coûtent indirectement la vie de leur enfant, alors que David défendait Lawrence (James Earl Jones), un ami de la famille...

Seconde adaptation d'un livre du même auteur, là aussi diffusée sur CBS durant les années 90, ce Timepiece joue la carte du prologue, avec une atmosphère années 40 qui fonctionne à son avantage, et une distribution plutôt sympathique, comme dans The Christmas Box.

Après, il faut bien avouer qu'on est vraiment ici dans le mélodrame le plus larmoyant possible, encore plus prononcé que dans le premier épisode ; qu'il y a un peu plus de religion que dans le premier récit ; que James Earl Jones est à deux doigts d'être un archétype ambulant ; et qu'il y a encore moins d'esprit de Noël dans ce métrage que dans le précédent (ici, Noël est limité à la toute fin, et à trente secondes en cours de route).

Et puis quelque part, le film tente de feinter le spectateur au sujet de la mort de la fillette, ce qui est assez discutable...

2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 22 - Le Noël de mes Rêves (2016)

Publié le 11 Décembre 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Yulefest, Noël, Christmas, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

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Le Noël de mes Rêves (My Christmas Dream) :

Gérante du grand magasin principal de la firme McDougal's, Christina Masters (Danica McKellar) rêve de décrocher la promotion offerte par sa patronne (Deirdre Hall), qui lui permettrait de devenir la directrice de la branche parisienne de McDougal's. Mais pour cela, elle doit impressionner sa patronne avec une vitrine de Noël hors du commun : en panne d'idées, Christina n'a alors d'autre choix que de se tourner vers un ouvrier (David Haydn-Jones), père célibataire récemment renvoyé, et dont les talents artistiques pourraient bien s'avérer la solution à tous ses problèmes...

Un téléfilm Hallmark qui repose entièrement sur le capital-sympathie de Danica McKellar, sur son ambiance enneigée, ainsi que sur l'environnement du centre commercial... malheureusement, à part ça, le métrage est particulièrement quelconque, et assez décousu.

La faute à plusieurs problèmes évidents : tout d'abord, le petit garçon, fils de l'ouvrier/artiste. Un petit garçon qui est le catalyseur de la relation entre les deux têtes d'affiche, et qui, malheureusement, n'est pas un très bon acteur, malgré sa bonne bouille. Déjà que David Haydn-Jones fait un protagoniste masculin assez terne et peu mémorable, ce qui n'aide pas...

Autre problème très clair : plus que dans bon nombre de téléfilms du genre, le script téléphone tout son déroulement dès le premier quart d'heure, et le fait systématiquement de manière pataude et évidente (avec en prime un surjeu de tout le monde, y compris de Danica, pourtant habituellement juste).

En somme, le film est sur des rails évidents dès ses premières scènes, n'en dévie pas à un seul moment, et tout (y compris les moments supposés être des rebondissements) tombe à plat, sans grande énergie ni intérêt. Dommage.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 21 - Santa's Boot Camp (2016)

Publié le 11 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Fantastique, Jeunesse

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Santa's Boot Camp :

Las du comportement horrible des enfants du monde, une partie des lutins du Père Noël, menés par Diva (Ansley Williams) décident de se mettre en grève. Désespéré, Santa (Doug Kaye) recrute alors six adolescents turbulents (Trey Best, Katie Delk, Tim Baran, Tessa Joy Thornbrough, Annie Laurie Daniel, William J. Harrison) dans un centre commercial pour l'aider dans sa mission... mais la tâche est loin d'être aisée, notamment lorsque les adolescents se rebellent, et se montrent prêts à tout - y compris au kidnapping d'un lutin - pour s'échapper...

Un film de Noël indépendant, à destination des plus jeunes, et qui est étrangement frustrant.

En effet, le postulat de départ n'est pas désagréable (les lutins du Père Noël font grève, et des garnements sont recrutés par Santa pour sauver Noël), la réalisation est globalement compétente, les acteurs choisis ne sont pas forcément mauvais (compte tenu du nombre d'enfants utilisés et de leurs âges respectifs, la moyenne de l'interprétation n'est pas mauvaise du tout), les décors sont plutôt sympathiques (ils ont clairement tourné dans un Santa Park, ou quelque chose du genre)... bref, ça aurait très bien pu être un téléfilm familial tout à fait honorable dans les années 80/90 (en France, à l'époque, on avait bien J'ai rencontré le Père Noël, avec Karen Chéryl, et sa déclinaison télévisée Les Rikikis au Pays du Père Noël ; aux USA, ils avaient Babes in Toyland).

Seul problème, on est en 2016, et le manque cruel de budget de ce Santa's Boot Camp est assez rédhibitoire : absence de mobilier, effets numériques basiques, maquillages simplistes et oreilles en plastique flagrantes, et protagonistes un peu trop vieux pour leurs personnages (forcément : trouver une dizaine d'enfants capables de tenir un film entier sur leurs épaules, ça demande nettement plus de temps et d'argent que de trouver six adolescents déjà formés au métier, et de les faire jouer plus jeune que leur âge)...

Et pourtant, contrairement à bon nombre d'autres productions fauchées et amateures, je n'ai pas détesté ce Santa's Boot Camp, qui a bon fond, et aurait pu me plaire étant enfant (lorsque j'étais moins regardant).

2.5/6 (pour l'effort, car honnêtement, ça vaut moins)

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Christmas Yulefest 2016 - 20 - 10 Choses à Faire pour un Noël Parfait (2016)

Publié le 10 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

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10 Choses à Faire pour un Noël Parfait (Christmas List) : 

Habituée depuis son plus jeune âge par sa mère à vivre une vie parfaitement ordonnée et propre, Isobel (Alicia Witt) décide de passer les fêtes de fin d'année dans l'Oregon, à Fall River, une ville réputée pour être "la ville de Noël parfaite". Séparée pendant quelques jours de son petit-ami, designer de mode surbooké (Peter Benson), Isobel tente alors de vivre son Noël rêvé, tel qu'elle l'a imaginé au fil des ans sur une liste : neige, luge, sapin, cadeaux, amis, etc ; elle découvre là une vie plus terre-à-terre, traditionnelle, et festive, et elle commence à se sortir de son carcan au contact de Jamie (Gabriel Hogan), un pompier volontaire qui l'aide à accomplir les souhaits de sa liste...

Un téléfilm Hallmark adapté d'un roman, et au concept qui n'est pas désagréable, tous comptes faits : la distribution est sympathique, le couple principal fonctionne bien, les extérieurs sont superbes, et l'histoire se déroule de manière plutôt enjouée et rythmé, ce qui est toujours un plus.

Mais... j'ai beau apprécier Alicia Witt, ses téléfilms de Noël finissent tous par être assez moyens, et la situation ne va pas en s'améliorant : en 2013, Le Noël Rêvé de Megan et Les Pendules de Noël étaient tout à fait regardables, avec une Alicia Witt sarcastique dans le premier, et un peu en surjeu dans le second ; en 2014, Un Père Noël pas comme les autres tombait à plat, sans énergie, et avec une Witt fatiguée ; en 2015, Je ne suis pas prête pour Noël refaisait Menteur, menteur à Noël, sans en avoir l'énergie ou le punch.

Et cette année, comme pour compenser le manque d'énergie chronique de ses deux films de Noël précédents, Alicia Witt décide de passer tout le film à minauder constamment, et à jouer toutes ses scènes comme si elle venait de boire deux verres de vin avant de tourner. On a perpétuellement l'impression que son personnage est pompette, ou sous l'influence de substances stupéfiantes, elle a un sourire béat, une voix et un comportement enfantins, des expressions caricaturales, sa diction est forcée, et lorsqu'elle est supposée s'exclamer de surprise, elle sonne affreusement faux.

Des problèmes qui devraient s'estomper en VF (donc pas de problème particulier pour les spectateurs des chaînes françaises), mais qui en VO sont ultra-perceptibles et déconcentrent le spectateur, d'autant que, durant les moments plus sérieux, Witt semble retrouver un jeu plus normal.

En somme, du 4/6, auquel je soustrais un point pour le jeu de Witt, et un demi-point pour le petit-ami arrogant et jaloux, véritable caricature ambulante.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 19 - Uncle Nick (2015)

Publié le 10 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Uncle Nick :

Graveleux, pervers, vulgaire, alcoolique, glandeur, obèse, dépressif et belliqueux, Nick (Brian Posehn) va passer les fêtes de Noël en famille, en compagnie de son frère cadet Cody (Beau Ballinger) et de sa femme Sophie (Paget Brewster), des enfants de cette dernière, et du couple formé par sa soeur Michelle (Missi Pyle) et son époux Kevin (Scott Adsit). Mais Nick n'a qu'un objectif, et qu'une envie : parvenir à "séduire" Valerie (Melia Renee), sa nièce âgée de 20 ans à peine...

Généralement, j'aime beaucoup l'humour noir et acide, tant qu'il est bien maîtrisé, et que la noirceur reste équilibrée avec l'humour ; à l'identique, Posehn, Brewster, Pyle et Adsit sont des interprètes au timing comique certain et toujours efficace, donc je partais confiant.

Malheureusement, Uncle Nick fait le choix, dans un premier temps, de noyer sa distribution et son humour noir derrière trois tonnes de gross-out comedy, à base de bites, de pets, de rots, de vomi, d'insultes, de sexe, etc ; puis, dans un second temps, le film abandonne tout simplement sa comédie pour devenir le portrait noir et dépressif d'un personnage hanté par un drame passé finalement assez classique, supposé justifier son comportement outrancier (soit exactement la même caractérisation - en plus vulgaire et scatologique - que la moitié des personnages grincheux des rom-coms de Noël estampillées Hallmark).

Sans oublier, pour encadrer le tout, une narration "artistique" via segments en noir et blanc narrés en voix-off par Posehn, qui tente d'établir un parallèle assez capillotracté (qui ne fonctionne pas vraiment) entre ce que vivent les personnages, et un incident ayant touché les fans de baseball de Cleveland, au siècle dernier.

Autant dire que si l'on n'a aucun intérêt pour le baseball, ça tombe totalement à plat (déjà que la pertinence de ces segments est discutable, à la base).

On se retrouve donc, au final, avec un film bâtard, à moitié farce vulgaire et provocante, et à moitié dramédie, qui ne fonctionne sur aucun des deux fronts, et qui m'a (assez rapidement) fortement rebuté.

Alors certes, il y a bien quelques scènes ou répliques qui fonctionnent, ici ou là, et l'environnement extérieur, plein de vraie neige et de froid véritable, fait plaisir à voir, mais dans l'ensemble, c'est trop décousu et axé provoc' gratuite pour m'intéresser ne serait-ce qu'un minimum. D'autres y trouveront peut-être leur compte, mais pour moi, ce ne sera qu'un :

1/6

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Christmas Yulefest 2016 - 18 - Un Petit Souhait pour Noël (2016)

Publié le 9 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Petit Souhait pour Noël (A Wish for Christmas) :

Sara Shaw (Lacey Chabert), une designer web timide et réservée, en a assez de se faire marcher sur les pieds par ses collègues : le soir de la fête de Noël de son entreprise, elle croise alors le chemin d'un Père Noël étrange, aux pouvoirs magiques, qui exauce l'un de ses voeux, la dotant soudain de courage et de volonté. Aussitôt, la vie de Sara change, alors qu'elle est embarquée par son patron grincheux, Peter Williams (Paul Greene), en déplacement professionnel, pour tenter de sauver leur entreprise d'une faillite inattendue...

L'un des deux films de Noël annuels de Lacey Chabert (voir aussi Mon Beau Sapin, Un Noël de Princesse, Une Famille pour Noël et A Christmas Melody) qui, en 2016, a dû se limiter à un seul métrage festif, car elle a eu un bébé... et était donc enceinte jusqu'aux yeux pendant le tournage de ce A Wish Pour Christmas.

On a donc droit, ici, pour le meilleur et pour le pire, au grand jeu du "tentons de cacher cette grossesse en filmant tout en plans serrés et/ou en donnant à l'actrice des objets encombrants à tenir devant son abdomen". Ce qui peut s'avérer amusant pour le spectateur attentif, mais a aussi tendance à casser l'immersion, notamment quand ça devient beaucoup trop évident (comme sur l'affiche, par exemple).

Après, Chabert reste égale à elle-même, sympathique et naturelle, et Greene fait un protagoniste masculin convenable, comme dans A Christmas Detour ; ça, plus le fait que les films de Noël façon "voeu exaucé par Santa" ont tendance à être assez agréables à suivre, ça aurait dû donner un Wish for Christmas plutôt réussi.

Malheureusement, après un premier tiers plutôt dynamique et maîtrisé, ce téléfilm freine des quatre fers en approchant de sa moitié, lorsqu'il tente de faire dans l'émotion, dans le drame familial, et dans les problèmes relationnels père-fils : d'autant plus agaçant que ces problèmes père-fils sont expédiés et résolus hors-caméra vers la fin du film, histoire d'arriver en temps et en heure à un happy-end pour tout le monde.

En fin de compte, A Wish for Christmas s'avère probablement le plus regardable des quelques téléfilms Hallmark critiqués jusqu'à présent. Ce n'est pas particulièrement bon, mais la distribution sauve le tout, le couple principal fonctionne bien, et l'atmosphère festive est présente.

Un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 17 - Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël (2011)

Publié le 9 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Animation, Aventure, Jeunesse

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël (Arthur Christmas) : 

La nuit de Noël, Malcolm Claus (Jim Broadbent), le Père Noël en place, termine sa tournée à bord du S-1, le traîneau/vaisseau spatial ultra-moderne de son fils Steven (Hugh Laurie), qui se prépare depuis des décennies à remplacer son père. Arthur (James McAvoy), l'autre fils de Malcolm, est un incapable maladroit et rêveur, mais qui a grand coeur : lorsque la tournée de son père se termine, mais qu'une fillette n'a pas reçu de cadeau, Arthur décide de voler le traîneau antique de son grand-père (Bill Nighy), et avec l'aide de ce dernier, d'un renne décati, et d'une elfette dynamique (Ashley Jensen), Arthur va livre l'ultime cadeau de cette nuit de Noël... ou du moins, il va essayer.

Pour être tout à fait franc, la première fois que j'avais vu cette coproduction Sony/Aardman (le studio de Wallace et Gromit), je ne l'avais pas vraiment appréciée : vu en VF (qui n'était pas forcément mauvaise, mais manquait de personnalité), le métrage m'avait semblé sans charme, et ne consister qu'en une suite de poursuite effrénées assez saoulantes. La technique était tout de même irréprochable, mais ça s'arrêtait là, et je ne lui avais mis que 3/6.

Là, après un revisionnage en VO, au calme, chez moi, je revois le métrage largement à la hausse : l'humour anglais fait mouche, le doublage (de nombreux noms anglais réputés, et quelques noms américains) est impeccable (et la variété des accents est amusante), et dans l'ensemble, le message du film passe nettement mieux dans ces conditions.

Bon, le film n'est toujours pas parfait, l'impression de poursuite non-stop reste présente, et la musique de Harry Gregson-Williams est toujours anecdotique au possible, mais en fin de compte, j'ai passé là un bon moment, ce qui fait plaisir.

4.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 16 - À la Recherche de l'Esprit de Noël (2016)

Publié le 8 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

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À la Recherche de l'Esprit de Noël (Every Christmas Has A Story) :

Peu portée sur les fêtes de fin d'année, Kate Harper (Lori Loughlin), une présentatrice tv, commet un impair devant les caméras, en avouant qu'elle n'aime pas Noël. Aussitôt, son public s'indigne, et Kate est envoyée par sa patronne à Hollyvale, une petite bourgade enneigée réputée pour être la "Ville la plus festive des USA". Là, en compagnie de Jack Brewster (Colin Ferguson), son producteur et ancien petit-ami, Kate doit désormais réaliser toute une série de reportages supposés lui rendre l'esprit de Noël. Mais Hollyvale cache un secret inattendu, que Kate va finir par découvrir un peu malgré elle...

Un téléfilm Hallmark assez frustrant, car il commence plutôt bien, et bénéficie d'un duo de têtes d'affiche particulièrement sympathique : Loughlin et Ferguson sont des vétérans du petit écran, et ils ont une alchimie très naturelle et crédible.

Le premier tiers du métrage s'avère ainsi plutôt dynamique et léger, ne se prenant jamais trop au sérieux, et, plus important, la romance est quasiment inexistante durant cette partie, qui se concentre plus sur les réactions de l'héroïne face à son environnement, à sa nouvelle mission, son arrivée à Hollyvale, et les débuts de son enquête, avec une distribution secondaire plutôt sympathique (notamment Bruce Harwood, ce cher Lone Gunman ; par contre, la jeune Bella Giannulli, qui joue la réceptionniste de l'hôtel, est assez mauvaise).

Le problème étant que l'enquête en question (et le mystère, dans son ensemble) sont particulièrement insipides et quelconques. Ce qui fait que le métrage perd progressivement de son intérêt dans le second tiers, alors qu'il passe lentement de "comédie de Noël légère et amusante" à "conspiration mystérieuse et capillotractée à résoudre", et qu'il vire, dans son dernier tiers, à du mélodrame un peu trop larmoyant, qui n'apporte pas grand chose aux personnages (si l'héroïne n'aime pas Noël, c'est que, ô surprise, elle a été traumatisée dans le passé, et a des problèmes avec son père, blablabla), et dont la résolution est un peu trop facile.

Et c'est assez agaçant, à vrai dire, car en lieu et place d'un téléfilm sympathique et plein d'autodérision, on finit par avoir un métrage bâtard, qui devient trop sérieux pour son propre bien dans son désir de rendre l'esprit de Noël à son héroïne. Dommage.

Ça commence comme du 4/6, ça finit comme du 2/6, donc un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 15 - Bad Santa (2003)

Publié le 8 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Bad Santa : 

Willie (Billy Bob Thornton) est un criminel à la petite semaine qui, chaque année, se déguise en Père Noël et, avec son partenaire (Tony Cox), se fait embaucher comme Père Noël de grand magasin, pour repérer les lieux, et les dévaliser après leur fermeture. Mais Willie, dépressif, alcoolique et erratique, est de moins en moins fiable, et cette année, pour son nouveau casse, il s'installe chez un jeune garçon pas très vif d'esprit (Brett Kelly), qui vit seul avec sa grand-mère (Cloris Leachman)...

Treize ans après sa sortie en salles, et alors que sa suite sort outre-Atlantique (et se fait gentiment démolir par la critique), j'ai cru bon de m'intéresser de nouveau à ce qui est devenu, chez nos amis anglosaxons, un classique du cinéma de Noël.

Un statut de film culte qui ne m'a jamais vraiment parlé, tant lorsque de mon premier (et unique) visionnage de ce métrage, il y a de cela bien des années, j'étais resté de marbre devant ce qui me semblait une comédie noire assez bancale et gratuite dans sa provocation, et surtout beaucoup trop cynique pour moi (ce n'est pas surprenant, d'ailleurs, de voir que toute une génération a adopté ce film comme film culte de Noël, tout en rejetant tout le reste du genre, trop sentimental et sincère à son goût).

Une première impression pas forcément injustifiée, tant Bad Santa a connu une gestation très compliquée : produit par Dimension & les Weinstein (réputés pour leur interventionnisme forcené) et par les frères Coen (responsable d'une refonte totale du script), réalisé par Terry Zwigoff, écrit et réécrit par plusieurs scénaristes non-crédités, Bad Santa, premier du nom, a connu trois montages différents. Le montage cinéma, de 91 minutes ; la version longue et unrated (de 98 minutes) ; et le director's cut, de 88 minutes... des versions qui souffrent toutes de problèmes divers et variés (le montage cinéma m'a toujours paru bancal, comme je l'ai dit, suite à l'interventionnisme du studio ; la version longue a été rallongée à l'arrache par Dimension pour la sortie d'un dvd, et ne fait que délayer inutilement le tout, avec des scènes pas très pertinentes ; et le director's cut saborde le film en éliminant de nombreux gags et moments drôles, pour s'apesantir fortement sur la noirceur et le cynisme du récit), et qui expliquent probablement pourquoi aucune version actuelle du film ne m'a jamais vraiment convaincu.

C'est difficile à expliquer, mais il se dégage vraiment du métrage une étrange impression d'inachevé, d'inabouti. Thornton se joue plus ou moins lui-même, donc il est bon, et l'enfant l'est tout autant, mais les autres personnages semblent tous survolés : Lauren Graham a un rôle très ingrat et quasi-inexistant, Bernie Mac n'apporte rien au film, Ritter est sous-utilisé, Leachman fait de la figuration, et Tony Cox... disons qu'il ne m'a jamais particulièrement convaincu comme acteur (c'est probablement pour cela que les Coen ne voulaient pas de lui dans le rôle).

Reste alors le ressort comique principal du film (un Santa libidineux, alcoolique et vulgaire), et son ressort dramatique (la relation Santa/enfant, qui mène à une semi-rédemption) : deux ressorts qui ne fonctionnent qu'à moitié, en partie à cause de la nonchalance de la réalisation, mais aussi parce que ces deux axes sont assez répétitifs, et balisés. Encore plus aujourd'hui, alors que Bad Santa a engendré d'innombrables clones dans tous les domaines (Bad Teacher/Grandpa/Dads/Moms etc, etc, etc), aux grosses ficelles toutes identiques, et qui s'affaiblissent mutuellement à mesure que le genre s'épuise et que la médiocrité s'installe.

Dans l'ensemble, Bad Santa reste distrayant, et son illustration musicale est plutôt amusante, mais quelle que soit la version, ça tourne beaucoup trop à vide pour moi.

Un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 14 - Un Noël (presque) parfait (2016)

Publié le 7 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Hallmark, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël (presque) parfait (A Perfect Christmas) :

Steve (Dillon Casey) et Cynthia (Susie Abromeit), un couple de jeunes mariés, sont sur le point de fêter ensemble leur premier Noël, en compagnie de leurs deux familles. Mais Cynthia vient de découvrir qu'elle est enceinte, et Steve, lui, vient de se faire renvoyer de son poste d'avocat d'entreprise : pris dans la tourmente des fêtes de Noël, le couple doit réussir à concilier familles difficiles, organisation de dernière minute, et ces deux événements inattendus, qui pourraient bien bouleverser la vie de Steve et Cynthia...

Un téléfilm Hallmark liquidé en plein mois de juillet par la chaîne, et il n'est pas forcément difficile de comprendre pourquoi : contrairement aux autres films plus mis en avant par la chaîne, ici, aucun membre de la distribution n'est connu (il y a bien Erin Gray dans le rôle de la belle-mère, mais bon), personne n'est vraiment particulièrement charismatique, et surtout, il n'y a pas une once de romance dans ce A Perfect Christmas, ce qui est assez rédhibitoire pour les spectateurs de la chaîne ; le couple principal de ce métrage est déjà marié et amoureux, et le métrage ressemble alors plus à un Sapin a les boules qu'à une production Hallmark habituelle.

Ce qui, en théorie, est louable (un peu de changement est toujours le bienvenu), mais en pratique, ne fonctionne jamais vraiment plus que ça : comme les personnages sont assez quelconques, on ne s'intéresse pas vraiment à leurs mésaventures ; d'autant plus qu'il se dégage du tout un étrange sentiment d'artificialité, tant dans les réactions, que dans les rebondissements ou dans la mise en scène/les décors.

Tout paraît vraiment forcé, et clairement conçu pour donner une impression d'urgence et de chaos (comme dans le Sapin a les Boules) sans que cette urgence ne soit vraiment sincère ou convaincante.

Bref, pas de romance, mais une comédie festive assez factice, et qui finit par tourner à vide. 

2.25/6

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