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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Sygbab - Brimstone : le Damné, saison 1 (1998-1999)

Publié le 28 Octobre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Horreur, Drame, Policier, Thriller, Fox

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Brimstone : Le Damné, saison 1 :

Un générique est toujours important pour donner le ton. Celui de Brimstone s'en sort très bien à ce niveau, puisqu'il résume parfaitement l'intrigue générale. Jugez plutôt :

Si vous êtes amateurs de séries fantastiques, celle-ci est faite pour vous. C’est intelligent, bien écrit, et les deux personnages principaux - servis par des acteurs exceptionnels - sont excellents.

Pourtant, ce n’était pas gagné : le concept de l'adversaire de la semaine, avec un héros qui ne peut pas mourir puisqu’il y est déjà passé, paraît fortement limité de prime abord notamment car le côté "il ne doit en rester qu'un" rappelle Highlander. Rajoutons à cela l'aspect policier dont les enquêtes baignent dans le surnaturel histoire de donner l'impression de regarder un X-Files bis, et il n'y a pas de quoi être convaincu.

Mais très vite, la série trouve son propre ton, et devient unique en son genre. Pour faciliter l’immersion dans cet univers particulier, les premiers épisodes se concentrent sur la quête d'Ezekiel, qui veut absolument retrouver sa femme. Les thèmes traités sont donc en étroite relation avec le viol de cette dernière, d’autant plus qu’il croise une nouvelle fois la route de Gilbert Jax.

Puis, petit à petit, les motivations des âmes damnées sont au coeur des débats, en mettant en avant la mince frontière qui existe entre le Bien et le Mal : certains apparaissent comme des victimes, d'autres ont sincèrement envie de se repentir.

Mieux encore, les scénaristes s'amusent avec les pouvoirs des évadés de l'Enfer, ainsi que sur la manière dont Ezekiel se débarasse d'eux. Dans le même temps, les enquêtes qu'il mène en free-lance ne sont pas basées sur un schéma rigide puisqu'il doit démasquer ses cibles en partant du peu d'informations que le Diable lui fournit quand il lui assigne ses missions.

Plus la série avance, plus les épisodes sont inventifs, et deviennent même jouissifs après l'épisode 8, qui marque un tournant dans l'intrigue. Quant aux deux derniers, ce sont véritablement des bijoux.

Tout cela serait nettement moins passionnant si les personnages n’étaient pas à la hauteur. Le duo formé par le Diable et Ezekiel contribue en grande partie à cette réussite car ils ont une réelle alchimie, et leurs dialogues sont toujours crôles, incisifs et d'une justesse remarquable. Ezekiel a de l'humour, une belle gueule et un charisme monstrueux, mais le Diable n'est pas en reste.

Il est présenté sous la forme d’un grand enfant enjoué qui s’amuse à faire de petites farces, et comme un fin gourmet qui se délecte des pires atrocités commises par les hommes, mais il s'avère surtout d'une grande lucidité.

Bien que rabat-joie dans sa propension à trop souvent rappeler à Ezekiel où se trouvent ses priorités - ce dernier n'hésite d'ailleurs pas à lui dire qu'il est lourd -, il apporte toujours des commentaires judicieux sur une situation donnée, et se trouve même être la voix de la raison en plus d'une occasion. Une ironie qui ne s'arrête pas là puisqu'à force de sauver des vies, son protégé passe pour une sorte d'ange-gardien...

Au vu du sujet, la religion fait partie intégrante des fondements de la série, et ce de manière assez logique. La réflexion constante autour du Bien et du Mal amène de nombreuses questions : si faire le Bien est récompensé et faire le Mal est puni, est-il possible de se racheter ? Est-ce une circonstance atténuante d'être un bourreau après avoir été une victime ? Peut-on pardonner les pires individus ?

Les réponses ne sont jamais évidentes, et c'est là qu'intervient le père Horn, un prêtre noir aveugle qui va très vite être au courant de la nature d'Ezekiel et devenir son confident afin de lui donner des conseils avisés.

Deux autres personnages viennent représenter les autres aspects de la série. Tout d’abord, Ezekiel croise souvent la route du sergent Ash, qui lui fournit bon nombre d’informations utiles à ses enquêtes et dont le charme ne le laisse pas indifférent. Il côtoie également Max, une jeune femme qui vit dans le même immeuble que lui et qui va se révéler être une très bonne amie malgré son coté fantasque.

La galerie de personnages est donc suffisamment diversifiée pour créer des interactions différentes, intéressantes dans la mesure où elles permettent de dévoiler plusieurs facettes du personnage principal.

N'ayant pas foulé le sol de la Terre depuis 15 ans, ses réactions étonnées devant Internet, le fax, le cybersexe, les jeux vidéos ou encore la nécessité d'avoir un mandat pour fouiller une maison sont autant de rappels de la part des scénaristes sur l'évolution constante et toujours plus accrue de notre monde. Un soin du détail appréciable en guise de cerise sur le gâteau, qui rend l'ensemble encore plus crédible, et donc forcément sympathique.

Mais avant tout, cette histoire est celle d’un homme juste mais pas parfait, et dont la vie - et la mort - a été chamboulée par l’atroce viol qu’a subi sa femme, ce qui l’a mené à commettre à son tour un crime qui le tourmente même dans son après-vie car il regrette cet acte guidé par une colère noire non contenue. Un homme encore éperdument amoureux de sa femme, avec qui il espère vivre encore des moments fabuleux s’il réussit dans sa mission...

Brimstone, c'est bien.

Time to get the devil is due.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 60 - Therapy for a Vampire (2014)

Publié le 27 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie, Allemagne, Autriche, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Therapy for a Vampire (Der Vampir auf der Couch) :

À Vienne, en 1932, le Dr. Sigmund Freud (Karl Fischer) s'occupe d'un vampire dépressif, le Comte Geza Von Közsnöm (Tobias Moretti), hanté par le souvenir de son premier amour, et ne supportant plus sa femme Elsa (Jeanette Hain). Geza finit par tomber amoureux de Lucy (Cornelia Ivancan), sosie de son amour disparu, alors même que Elsa s'intéresse à Viktor (Dominic Oley), le compagnon de Lucy, un artiste capable de retranscrire la beauté d'Elsa sur une toile. Et tout se complique encore plus lorsque la jalousie et le mensonge s'interposent entre les deux couples...

Une comédie vampirique austro-allemande, en langue allemande, et gentiment sympathique : on est en plein dans du vaudeville vampirique plutôt bien filmé, avec une direction artistique très réussie (par moments, Vienne ressemble à un tableau), et une illustration musicale toute en cordes et en violons... mais ça manque de rythme (et de mordant (!)), et c'est assez bavard, ce qui empêche le tout de vraiment décoller.

Cela dit, c'est relativement honorable, dans le genre.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 59 - The Triangle (2016)

Publié le 27 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Documentaire, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Triangle :

En 2012, David Blair, Adam Pitman, Adam Stilwell et Adam Cotton, quatre documentaristes, reçoivent une carte postale de Nathaniel Peterson, un ami porté disparu depuis trois ans : il a rejoint une communauté hippie, Ragnarok, installée en plein désert, et dirigée par Andrew Rizzo. Une fois sur place, l'équipe est accueillie à bras ouverts par une collectivité harmonieuse, normale et tranquille... du moins, au premier abord.

Un found footage américain qui pourrait se résumer, pendant une bonne heure, à Burning Man, the Movie : aucune tension, aucun élément d'horreur ou de fantastique, on se contente de découvrir cette communauté hippie assez typique, en cherchant çà et là où se trouve l'embrouille, où se trouve le mystère.

Formellement, le format est pourtant assez maîtrisé : pas de problème d'interprétation, ni de réalisme ou de crédibilité du mode found footage, le montage (occasionnellement en split-screen) est efficace, bref, il ne manque qu'un élément perturbateur pour que la sauce prenne.

Et quand l'élément arrive, au bout d'une heure, le résultat est inégal ; d'un côté, la montée en tension, les effets du phénomène, etc, sont assez réussis, mais de l'autre, le film finit par se conclure abruptement, par une queue de poisson qui fait dire au spectateur "tout ça pour ça ?".

Dommage, donc, car il y avait là les germes de quelque chose de plus prenant.

3/6 pour la forme et les intentions (en étant généreux, car j'ai bien conscience que le film risque de déplaire et de frustrer beaucoup de monde, et que ce n'est jamais vraiment de l'horreur pure et dure).

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 58 - The Belko Experiment (2016)

Publié le 26 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Belko Experiment :

Alors que leur journée de bureau ressemble à n'impprte quelle autre, 80 employés américains (John C. McGinley, Michael Rooker, Sean Gunn, Abraham Benrubi, David Dastmalchian, John Gallagher Jr., Tony Goldwin, etc) de Belko Corp, une entreprise située à Bogota, en Colombie, se retrouvent pris au piège de leur immeuble ; ils sont alors contraints de s'entretuer par une mystérieuse voix, sous peine de mourir les uns après les autres, au hasard, suite à l'explosion de puces qui leur ont été implantées.

Un film de Greg McLean, le réalisateur de Wolf Creek et de The Darkness, produit et écrit par James Gunn (Les Gardiens de la Galaxie 1  et 2), et distribué par Blumhouse, ce qui lui a valu une certaine hype avant sa sortie, aux USA.

Dans les faits, malheureusement, cette hype n'était pas franchement méritée, tant le métrage déçoit : assez plat et premier degré, le film accumule les faiblesses d'écriture (personnages tous hyper-clichés et caricaturaux, dont on se moque qu'ils survivent ou non ; rythme bancal ; métaphore/propos assez basique sur la compétitivité en entreprise, entre autres), le manque d'efficacité (déroulement hyper basique ; morts sans impact ; récit prévisible), et les problèmes de budget (explosions et effets parfois assez fauchés ; astuces de réalisation cache-misère), et finit par s'avérer très décevant, et globalement dérivatif (Battle Royale vient forcément à l'esprit, Saw aussi, etc).

Heureusement, le film ne fait que 90 minutes, et bénéficie d'une distribution (partiellement) sympathique, ce qui lui permet d'être plutôt regardable, à défaut d'être réussi ou ludique.

2.25/6 dont 0.25 pour le logo d'ouverture Orion, qui rend forcément un peu nostalgique.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 57 - Sundown : La Guerre des Vampires (1989)

Publié le 26 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Western

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Sundown : La Guerre des Vampires (Sundown - The Vampire in Retreat) :

Menés par leur leader, Mardulak (David Carradine), un groupe de vampires paisibles est parti s'isoler dans la petite ville de Purgatory, au milieu du désert, où ils ne se nourrissent plus que d'un substitut artificiel de sang. Mais l'usine de sang connaît des problèmes, et Mardulak fait alors venir l'ingénieur de l'usine, David Harrison (Jim Metzler) et sa famille, pour tenter d'y remédier. Mais rapidement, les choses se compliquent lorsqu'un clan de vampires rivaux décide de détruire Mardulak et les siens, et que Robert Van Helsing (Bruce Campbell) arrive en ville...

Une comédie-western horrifique réalisée par Anthony "Hellraiser III & Waxwork" Hickox, et qui mélange vampires pacifistes, musique orchestrale façon western de Richard Stone, atmosphère ensoleillée et étouffante, chauves-souris vampires bavardes en stop-motion miteuse, Dracula, Bruce Campbell chasseur de vampires avec une moustache risible, fusillades, duels singuliers, et vampires qui s'affrontent en plein soleil ou à dos de cheval.

Pas inintéressant, en théorie, mais dans les faits, le tout est bien trop bordélique et décousu (ainsi qu'assez mal joué par la moitié de la distribution) pour vraiment convaincre : reste alors une comédie bancale, parfois amusante, typiquement 80s dans son approche décomplexée du genre, mais globalement assez inégale, et avec un petit quart d'heure de trop.

Un petit 3/6 (en étant généreux)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 56 - Life : Origine Inconnue (2017)

Publié le 25 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Life - Origine Inconnue (Life) :

À bord de la Station Spatiale Internationale, six astronautes (Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds, Hiroyuki Sanada, Ariyon Bakare, Olga Dihovichnaya) interceptent une sonde en provenance de Mars, et découvrent, parmi les échantillons ramenés de la Planète Rouge, une forme de vie primitive. Rapidement, celle-ci se développe, et parvient à se libérer à bord, faisant alors preuve d'une intelligence prédatrice des plus meurtrières...

Rien de vraiment original dans le concept de base de ce métrage (signé des scénaristes de Deadpool et de Bienvenue à Zombieland), qui est tout simplement une version d'Alien en mode réaliste, façon Gravity.

Néanmoins, le tout ne fonctionne pas trop mal, et s'avère une assez bonne surprise, pour peu qu'on ajuste ses attentes : techniquement, le métrage est réussi, entre l'apesanteur constante des personnages (tous bien campés), le plan-séquence d'ouverture est assez remarquable, et la créature (une sorte d'étoile de mer qui évolue de manière poulpesque) fait globalement illusion, même si son rendu numérique est parfois un peu trop regrettable.

Bref, rien que pour ça, le film mérite une bonne moyenne. Dommage cependant que le rythme du film soit assez inégal : entre le premier et le dernier tiers, il y a un ventre mou certain, tandis que la bestiole se promène à l'extérieur de l'ISS.

À l'identique, sur la fin, quand le tout vire à la destruction généralisée, le réalisateur se lâche sur les effets spéciaux, pour le meilleur et pour le pire (pas très fan des plans en vue subjective du monstre, clairement de trop, et l'amerrissage de la capsule est assez laid)... mais dans l'ensemble, bien que l'on se dise occasionnellement que les personnages auraient pu être un peu plus étoffés, ou que finalement, on n'est pas si loin, dans l'esprit ou dans le script, de certaines séries B des années 80/90, on finit par réaliser qu'on a passé un assez bon moment, aidé en plus par une durée relativement courte, d'une petite centaine de minutes à peine.

3.5 + 0.25 pour la toute fin "amusante" = 3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 55 - Dead Awake (2016)

Publié le 25 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Dead Awake :

À la mort de sa soeur jumelle Beth, Kate Bowman (Jocelin Donahue) décide d'enquêter sur la paralysie du sommeil dont celle-ci souffrait, et qui semblait la terrifier à un point impensable. Avec l'aide d'Evan (Jesse Bradford), le compagnon de Beth, Kate se rapproche alors d'un chercheur aux méthodes peu orthodoxes (Jesse Borrego), qui leur explique qu'une entité maléfique hante les nuits de certaines personnes, et menace leur vie dès qu'elles s'endorment...

L'un des créateurs de la franchise Destination Finale semble avoir vu le documentaire The Nightmare, et décidé qu'il était temps d'en faire un film d'horreur bas-de-gamme, lorgnant très fortement sur Les Griffes de la Nuit, mâtiné de The Ring (pour l'apparence de l'entité).

Autant dire que le résultat est donc exactement à la hauteur de ce à quoi on pouvait s'attendre à partir de ce postulat : un métrage assez fauché, soporifique (sans mauvais jeu de mots), mollasson, laid, qui ne produit jamais le moindre frisson, n'a aucune valeur ajoutée, et gâche gentiment le capital sympathie et le talent de Jocelin Donahue, qui a pourtant déjà fait ses preuves, et de Brea Grant, dans un petit rôle.

On a droit à tous les clichés, à tous les passages obligés, à toutes les scènes d'exposition maladroites, bref, à toutes ces choses qui font qu'une demi-heure à peine après le début du film, on s'ennuie déjà, tant on a l'impression d'avoir déjà vu tout ça des dizaines de fois, en long, en large et en travers.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 54 - Eat Local (2017)

Publié le 24 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, UK

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Eat Local :

Après s'être débarrassés de l'un des leurs, qui avait dérogé à leurs règles, sept vampires se partageant le Royaume-Uni (Freema Agyeman, Charlie Cox, Vincent Regan, Tony Curran, Eve Myles, Lukaz Leong, Annette Crosbie) et étant réunis dans un village reculé décident qu'il est temps de remplacer le défunt par Sebastian Crockett (Billy Cook), à l'héritage gitan intéressant. Mais entre les otages locaux, les conflits de pouvoirs, la faim et une troupe de tueurs de vampires paramilitaires (parmi lesquels Nick Moran, Nicholas Rowe, et Mackenzie Crook), la nuit va s'avérer des plus agitées...

Comédie horrifique signée Jason Flemyng, dont c'est la première réalisation, Eat Local (autrefois Reign of Blood) est, pour faire simple, un film de potes, avec d'innombrables visages familiers du petit et du grand écran anglais, qui ont pour la plupart régulièrement travaillé avec Flemyng, et qui viennent s'amuser un peu avec ce mélange improbable entre action, horreur et comédie noire.

Seul problème, la mayonnaise de ce mélange très particulier ne prend pas particulièrement : c'est parfois assez maladroit dans l'écriture (les répliques de Cox sur les migrants, en début de film), parfois assez fauché et télévisuel, parfois décousu, le rythme est franchement médiocre, et dans l'ensemble, ce n'est ni assez drôle, ni assez dynamique, ni assez surprenant ou tendu pour convaincre dans l'une ou l'autre des catégories dans lesquelles le métrage semble vouloir jouer.

2.5/6 + 0.5 parce que toute cette petite bande m'est finalement assez sympathique

= un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 53 - Voice From The Stone (2017)

Publié le 24 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Fantastique, Drame, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Voice From The Stone :

En Toscane, dans les années 50 , Verena (Emilia Clarke), une gouvernante, arrive dans le luxueux manoir gothique de Klaus (Marton Csokas), un sculpteur endeuillé, et de son fils Jakob (Edward Dring). Ce dernier refuse en effet de parler depuis la mort de sa mère Malvina (Caterina Munro), et Verena pense pouvoir le sortir de cette torpeur ; mais Jakob est persuadé d'entendre sa mère lui parler au travers des murs de leur demeure, et Verena, elle, commence à lentement prendre la place de la défunte dans la vie des survivants...

Adaptation d'un roman italien par un réalisateur quasi-débutant, ancien responsable des cascades sur de nombreux films (notamment pour Kevin Smith), ce Voice From The Stone se veut un thriller surnaturel et gothique dans la droite lignée du Tour d'Écrou/Les Innocents/Les Autres, Crimson Peak et autres Rebecca... et il faut bien avouer que, visuellement parlant, ça fait plutôt bien illusion : la composition des plans est très réussie, la photographie met bien en valeur tous les décors, et brume et pénombre participent à cette ambiance gothique tant recherchée.

À l'identique, Emilia Clarke est une présence assez attachante (à défaut de jouer de manière particulièrement subtile)... mais malheureusement, l'intérêt du métrage s'arrête là.

En effet, le reste de la distribution ne fait pas très forte impression (pas aidée par une direction d'acteurs assez sommaire), et surtout, le scénario est affreusement soporifique : le rythme est inexistant, la tension encore moins présente, et en 90 minutes à peine (tout compris), le film ne parvient jamais à se cristalliser dans une direction ou une autre... mais par contre, il parvient à placer de la nudité et du sexe totalement gratuits, et amenés à la truelle.

De la même manière, le revirement psychologique des personnages apparaît ainsi un peu forcé et précipité, trahissant la gestion discutable de leur caractérisation et du rythme global du film, et lorsque les dix dernières minutes tentent de semer le doute dans l'esprit du spectateur, elles ne parviennent qu'à paraître confuses et inabouties, et ne sont jamais vraiment convaincantes.

Un bon gros bof, donc, jamais particulièrement original ni satisfaisant en tant que drame psychologique, en tant que film fantastique, ou en tant que romance gothique. Mais au moins, c'est bien filmé.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 52 - Le Vampire de ces Dames (1979)

Publié le 23 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Comédie, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Le Vampire de ces Dames (Love at First Bite) :

Expulsé de son château par le gouvernement communiste, Dracula (George Hamilton) décide de partir s'installer, en compagnie de Renfield (Arte Johnson), à New York City, où il s'entiche de la belle Cindy Sondheim (Susan Saint James). Mais le fiancé de Cindy, Jeff (Richard Benjamin) est le descendant de Van Helsing, et il est bien décidé à marcher dans les pas de son ancêtre...

Une parodie assez datée et mollassonne de l'histoire de Dracula, remise au goût du jour (enfin, de la fin des années 70), avec une distribution qui cabotine allègrement (le Leslie Nielsen de Dracula Mort et Heureux de l'Être n'est pas loin) pour le meilleur et pour le pire, un humour pas très finaud ou inspiré, une bande originale sympathique de Charles Bernstein, et des péripéties très prévisibles, y compris dans les clichés de l'époque (les immigrants, les blacks funkys, les gays, le disco, etc).

Dans l'ensemble, un film relativement inoffensif mais particulièrement plat, et qui, s'il fonctionne même par moments, n'a toutefois pas le rythme nécessaire pour rester intéressant sur la durée.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 51 - My Best Friend is a Vampire (1987)

Publié le 23 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

My Best Friend is a Vampire :

Lycéen comme les autres vivant à Houston, Jeremy Capello (Robert Sean Leonard) voit sa vie bouleversée lorsqu'en livrant des courses dans une maison inconnue, il est transformé en vampire par son occupante. Coaché dans sa nouvelle vie par le mystérieux Modoc (Rene Auberjonois), Jeremy s'adapte vite à ses nouveaux pouvoirs, et se confie à son meilleur ami, Ralph (Evan Mirand)... mais ce dernier finit par devenir la proie de deux chasseurs de vampires incapables, McCarthy (David Warner) et son assistant Grimsdyke (Paul Wilson)...

Une teen comedy fantastique typique des années 80 de son générique de début à son générique de fin, et débordant tellement de clichés 80s que l'on frôle régulièrement l'overdose.

D'autant qu'au final, le script est ultra-balisé, recyclant bon nombre de passages imposés du genre (on pense à Teen Wolf, sorti deux ans plus tôt ; ou encore, il y a le quiproquo inévitable entre vampirisme et homosexualité, qui est tellement prévisible et téléphoné qu'il fait lever les yeux au ciel), que le tout ronronne très rapidement, est assez mal rythmé, et surtout, plus problématique, que c'est assez mal interprété, Auberjonois excepté : tout le monde est occasionnellement faux ou en surjeu, y compris Warner, et il est difficile de vraiment voir dans My Best Friend (...) autre chose qu'un produit de son temps, médiocre et instantanément oubliable.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 1 (2017)

Publié le 22 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Jeunesse, UK, Comédie, BBC, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Je le mentionnais dans la rétrospective tv de fin septembre : Amandine Malabul/The Worst Witch, de Jill Murphy, a connu une nouvelle adaptation en 2017, co-production Netflix/ZDF/CBBC tournée en décors naturels, dans des châteaux allemands (Hohenzollern) et anglais (Peckforton & Alnwick).

Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 1 (The Worst Witch - 2017) :

Les mésaventures de Mildred Hubble/Amandine Malabul (Bella Ramsey), la seule sorcière issue d'une famille de mortels à étudier à l'Académie Cackle, et de ses amies Maud Spellbody/Pamela Ducharme (Meibh Campbell) et Enid Nightshade/Isabelle Tromplamor (Tamara Smart)...

Une nouvelle adaptation en 13 épisodes, entièrement bâtie autour de Bella Ramsey, remarquée par les spectateurs et les critiques pour son interprétation de Lyanna Mormont dans le Trône de Fer. Et ce n'est pas plus mal, car Ramsey compose ici une Amandine Malabul très attachante et spontanée, qui fait une protagoniste naturellement sympathique. Seul petit problème : Ramsey, si elle a un peu tendance à basculer systématiquement en mode ébahissement incrédule, est tellement expressive et naturelle qu'elle éclipse un peu ses collègues de travail, qui ne sont pas forcément à son niveau.

Ethel Hallow (Jenny Richardson) est un peu bloquée en mode peste hostile et ultra-ambitieuse (même si les scénaristes tentent d'en faire une fillette blessé par l'indifférence de sa mère, et par l'héritage de sa famille, le personnage retombe systématiquement dans une caractérisation simpliste) ; Enid est victime du syndrome "diversité à tout prix" (comme Drusilla, la sbire d'Ethel, d'ailleurs), et est passée d'une grande brune turbulente et un peu brute de décoffrage à une petite black fille d'une star (Tamara Smart est souvent assez moyenne dans son interprétation) ; et Maud/Meibh Campbell, si elle est immédiatement sympathique, et meilleure actrice que Smart, a elle aussi quelques faiblesses évidentes... qui importent peu, au final, vu qu'elle devrait être remplacée pour la saison 2.

Face à ces jeunes filles, on retrouve Miss Cackle (Clare Higgins), assez inégale (pas mal de réactions un peu trop outrées/forcées), et Miss Hardbroom (Raquel Cassidy), plus nuancée et intéressante que dans les adaptations précédentes (joli moment d'émotion, notamment, lorsqu'elle renoue avec une amie d'enfance, interprétée par Amanda Holden).

Un peu à l'image du casting d'Enid Nightshade, cette version de The Worst Witch se veut résolument moderne (les ardoises magiques qui permettent d'envoyer des textos ^^), et veut donner un bon ravalement de façade aux ouvrages de Jill Murphy... pour le meilleur et pour le pire.

Si visuellement, les décors naturels et les effets spéciaux proposent un spectacle dans la moyenne basse de ce que produit la CBBC de nos jours (le vol à dos de balai - avec fils pour tendre la cape ! -, les sorts, les effets spéciaux matériels et les fonds verts ne semblent pas avoir vraiment progressé en 20 ans !), les ajouts et modifications apportés aux romans sont plus ou moins inspirés.

Ainsi, si la série reprend la plupart des intrigues des romans (l'arrivée de Mildred, le choix du chat, la potion d'invisibilité, les transformations en truie et en grenouille, Algernon le crapaud, Enid et son chat-singe, l'enchantement sur le balai, les cheveux de Mildred, la rivalité entre les sœurs Cackle...), elle ne les utilise généralement que comme des sous-intrigues, voire comme de brefs moments de fanservice vite oubliés.

Autour de ces moments, le show préfère faire de la mère de Mildred un personnage récurrent (présentée en long, en large et en travers dans le pilote, qui voit Mildred vivre dans des HLMs anglais des plus classiques, avec sa mère célibataire), développer les relations parents-professeurs-élèves, laisser planer un mystère sur les origines de Mildred, et rajouter une bonne couche de rivalité familiale, que ce soit chez les Hallow (Ethel est jalouse de sa sœur aînée), ou les Cackle (Agatha est jalouse de sa sœur, dont on découvre, en fin de saison, qu'elle a hérité par erreur de la direction de l'Académie familiale).

En soi, ce n'est pas bien grave, et la rivalité entre les Cackle donne même lieu à l'arc narratif de fin de saison, assez simpliste et brouillon, qui utilise l'artifice du voyage dans le temps pour faire basculer l'Académie aux mains d'Agatha et de sa sbire... mais cet accent mis sur les inventions des scénaristes a l'effet secondaire de brouiller les cartes, et ne jamais donner de victoire claire à Mildred  : résultat, lorsqu'on nous dit, en cours de saison, que Mildred a déjà sauvé l'école à deux reprises, on n'en a pas du tout l'impression.

(pire, cette histoire d'acte de naissance des Cackle, qui amène les événements du finale, est tellement balourde et télégraphiée dans son écriture qu'elle fait involontairement de Mildred la responsable du drame qui frappe l'Académie, et qu'elle affaiblit considérablement l'aura et la sagesse de Miss Cackle)

Et puis, bien entendu, la série lorgne très fortement sur Harry Potter (ce qui est un juste retour des choses, après tout) : que ce soit au niveau des couleurs choisies pour chaque couloir de la maison, de l'atmosphère de l'Académie sous le régime d'Agatha, du passage d'Ethel du côté obscur, du fait que l'opposition moldu/sorcière de pure race fasse désormais partie intégrante de cet univers, et des relations entre Mildred et Ethel...

Mais peu importe.

Malgré son budget que l'on imagine restreint, ses effets spéciaux un peu limités, son interprétation parfois inégale, et son écriture faiblarde (qui tente désespérément de faire du neuf avec du vieux, sans vraiment y parvenir), The Worst Witch 2017 n'est pas désagréable à suivre, et est probablement d'un niveau qualitatif équivalent à l'incarnation 1998 de la série (même si je préfère toujours la distribution de l'époque... voire celle du film).

Le show, notamment, est sauvé par son interprète principale, attachante, et par sa direction artistique globale, qui fonctionne assez bien (malgré ses limites évidentes).

Qui plus est, je dois avouer que la série m'a surpris dans son final, en poussant le bouchon un peu plus loin que je ne l'aurais imaginé : Agatha y tente de faire dévorer certaines élèves (transformées en gâteaux) par les autres fillettes, puis elle cherche tout simplement à toutes les tuer en faisant s'effondrer l'école. Pour une série pour enfants, ça ne lésine pas, et ça donne une fin de saison très prévisible, mais relativement spectaculaire.

Au final, Amandine Malabul, Sorcière Maladroite est une série inoffensive, gentillette, regardable... et tout à fait moyenne. On aurait pu attendre mieux de la part de la CBBC (après tout, certaines des autres séries produites par la chaîne bénéficiaient de meilleurs effets, d'un plus gros budget, et d'une meilleure écriture), mais ça aurait tout aussi bien pu être bien pire, et il n'y a ici vraiment rien de honteux ou de ridicule.

En espérant que certains des défauts de cette première saison soient rectifiés par la prochaine saison à venir...

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Critiques éclair - The Orville 1x06

Publié le 22 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Aventure, Comédie, Action, Fox, Orville

Cinq épisodes diffusés, et The Orville continue de n'être qu'un clone ultra-basique de Star Trek : The Next Generation, avec plus de moyens, mais aussi avec beaucoup moins d'idées. En temps normal, la communauté des fans de Star Trek aurait couvert d'opprobres cette série opportuniste et facile...

... mais voilà, The Orville est en concurrence directe, dans le cœur des trekkies/trekkers, avec un Star Trek Discovery des plus polarisants, et bon nombre de fans choisissent étrangement de fermer les yeux sur les défauts de Orville, série plus proche de l'esprit Trek (tel qu'ils le perçoivent) que ne l'est Discovery à leur yeux.

On se retrouve donc avec deux camps qui s'opposent, comme s'il était impossible d'aimer (ou de détester) les deux programmes en simultané. Choisis ton camp, camarade... ou pas.

The Orville 1x06 - Krill :

Mercer et Malloy utilisent une navette krill volée pour infiltrer l'un des vaisseaux ennemis, et leur dérober un texte religieux sacré. Mais leur mission change soudain lorsqu'ils apprennent l'existence à bord d'une bombe krill destinée à une colonie de l'Union : désormais, les deux officiers vont devoir éliminer l'équipage krill avant qu'ils ne commettent un massacre... mais il y a des enfants à bord.

Premier épisode à ne pas être écrit par Seth MacFarlane, et premier épisode à ressembler à quelque chose de satisfaisant, qui ne semble pas directement plagié sur du Trek existant.

Bon, ce n'est pas forcément le comble de l'originalité, mais la structure est nettement plus homogène (c'est un ancien de Star Trek Enterprise qui a écrit le tout, et Jon "24 heures chrono" Cassar qui réalise), l'humour nettement plus naturel et mieux intégré, la guest star est anecdotique (Kelly Hu en officier supérieur de l'Union pendant trente secondes), et si la série reste à la gloire de MacFarlane, action hero & séducteur, le tout était déjà nettement plus compétent et honorable que précédemment.

Reste toujours le problème de ces références pop contemporaines (Katniss, Avis, Hertz, etc), qui seraient totalement naturelles dans la bouche de l'équipage... si l'on était dans Galaxy Quest - la série (avec des membres d'équipage issus de notre Terre actuelle), et pas plusieurs siècles dans le futur. Mais bon...

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Un film, un jour (ou presque) #609 : Fire City - End of Days (2015)

Publié le 22 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Horreur, Thriller, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fire City - End of Days :

Dans l'immeuble miteux de L.A. où il vit, Atum Vine (Tobias Jelinek), un démon désabusé, tente de faire respecter l'équilibre entre les humains et les démons qui y cohabitent, sans que les premiers aient la moindre idée de l'identité réelle des seconds, qui se nourrissent de leur malheur. Mais lorsque les humains retrouvent étrangement le bonheur, et que les démons commencent à souffrir de la faim, Cornelia (Danielle Chuchran) leur explique que l'équilibre est rompu, et risque de provoquer la fin de leur espèce. À Vine de résoudre le mystère de ce phénomène, visiblement lié à Sara (Keely Aloña), une adolescente maltraitée que le démon a sauvé...

Un film fantastique pseudo-noir financé via Kickstarter, et conçu par Tom Woodruff Jr., spécialiste en maquillages et costumes ayant oeuvré auprès des plus grands.

Et forcément, les créatures et le rendu visuel des personnages sont la grande réussite de cette production au budget microscopique : ces démons sont, pour la plupart, dignes de bonnes productions télévisées, voire même, n'auraient pas dépareillé dans un Cabal.

Malheureusement, c'est le reste de la production qui souffre le plus de l'économie de moyens de ce projet : le script est inutilement tordu et mystérieux, la post-synchronisation assez bancale, tout comme le rythme et la structure, l'esthétique et le ton pseudo-noir & dépressif paraissent souvent forcés, et l'interprétation est assez inégale - autant Jelinek et Danielle Chuchran (encore elle) se donnent à fond dans leurs personnages, autant les seconds rôles sont souvent nettement plus faibles.

Cela dit, même si le tout est assez confus, décousu, et que les limites du projet et de son budget sont rapidement évidentes, l'ambition générale et le savoir-faire des maquilleurs donnent envie d'être indulgent.

Je monte donc mon 2.5 jusqu'à un (minuscule) 3/6

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Little Witch Academia (2013-2017)

Publié le 21 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Cinéma, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Animation, Japon, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Franchise animée japonaise, produite par le studio Trigger, et conçue par l'animateur Yō Yoshinari, Little Witch Academia narre les aventures de la jeune Akko, une jeune Japonaise colérique et débordant d'énergie qui, inspirée par la sorcière Shiny Chariot, intègre la fameuse Luna Nova Magical Academy, pour y faire des études de magie.

Là, elle y côtoie de nombreuses élèves, dont elle est plus ou moins proche : Lotte, une Finlandaise rousse discrète ; Sucy, une Philippine excentrique qui concocte des potions improbables et dangereuses ; Amanda, une Américaine rebelle ; Constanze, une Allemande bricoleuse ; Jasminka, une Russe gourmande et bien-portante ; et Diana, une étudiante studieuse et sérieuse, issue d'une famille anglaise noble...

Et tandis que Akko tente, tant bien que mal, de poursuivre ses études magiques, elle s'efforce aussi de marcher dans les traces de Shiny Chariot, qui a mystérieusement disparu, mais qui pourrait bien se cacher sous les traits de la discrète Mme Ursula, enseignante à l'école...

Lancée en 2013, dans le cadre du Young Animator Training Project's Anime Mirai 2013 (un programme cherchant à développer les talents prometteurs du monde de l'animation japonaise), la franchise LWA a commencé sous la forme d'un court-métrage de 23 minutes, diffusé dans les salles japonaises, puis sur le web.

Little Witch Academia (2013) :

Étudiante à la Luna Nova Magical Academy, Akko n'est pas la meilleure des élèves. Néanmoins, au cours d'une chasse au trésor dans les souterrains de l'école, elle découvre le Shiny Rod, un instrument magique ayant appartenu à la mythique Shiny Chariot. Et lorsqu'un dragon absorbant la magie est malencontreusement libéré par Diana, l'une des élèves de l'Académie, c'est à Akko, Lotte et Sucy de l'arrêter, avec l'aide du Shiny Rod...

Un petit court-métrage qui, après un prologue façon origin-story d'Akko, embraye directement sur l'univers, en nous plongeant dans le fonctionnement de l'école, et en esquivant quelques clichés pourtant inhérents à ce type d’œuvre très dérivatif : on est clairement dans Harry Potter + Amandine Malabul, on y retrouve beaucoup d'archétypes... mais le métrage sait les manier avec précaution, ce qui augure du meilleur.

Et puis, bien sûr, niveau visuel, c'est superbe : c'est coloré, c'est chatoyant, c'est ludique, c'est dynamique, l'animation sait se faire cartoonesque lorsqu'il le faut (avec une influence occidentale indéniable çà et là), et la direction artistique est très réussie, souvent adorable, et toujours attachante. Pour l'instant, ça commence bien (et la musique orchestrale est un plus non négligeable).

Little Witch Academia : The Enchanted Parade (2015) :

Punies suite à une bêtise, Akko, Sucy et Lotte n'ont pas le choix : soit elles acceptent de s'occuper du char représentant l'Académie lors de la Grande Parade municipale, soit elles sont renvoyées. Contraintes de faire équipe avec trois autres étudiantes turbulentes, Amanda, Constanze et Jasminka, les jeunes filles finissent par se disputer, mais lorsqu'un géant maléfique est réveillé par des enfants, toutes les sorcières doivent se serrer les coudes pour sauver la ville...

Suite au succès et à la popularité de la première OAV, l'équipe a remis le couvert en 2015 pour un second épisode d'une cinquantaine de minutes, partiellement financé via Kickstarter.

Une Parade Enchantée qui a toutes les qualités du métrage précédent, avec en prime de nouveaux personnages attachants, un univers qui est développé par petites touches, un visuel toujours plus enchanteur, une animation dynamique (les scènes d'action sont spectaculaires), et un refus du manichéisme qui fait plaisir (Diana est ainsi tout sauf une Ethel Hallow ou une Draco Malfoy-bis, et a déjà plus de personnalité que ces derniers).

Seul bémol, le bref passage magical girl, finalement assez superflu dans sa forme.

Little Witch Academia, saison 1 (2017) :

Une saison de 25 épisodes, diffusés dans le reste du monde par Netflix, et qui reprennent les aventures de la jeune Akko depuis le début, réinventant les événements de la première OAV (d'ailleurs, je préférais la découverte originale du Shiny Rod, plutôt que cette version "on se promenait dans la forêt, et soudain, on a trouvé cet objet", quand bien même cela participe logiquement aux enjeux de la saison), et développant l'univers de LWA au rythme d'un épisode/une aventure.

Alors certes, série d'animation oblige, le résultat visuel est parfois légèrement en dessous de celui des OAVs, forcément plus travaillées, mais la magie opère toujours, et le fait d'avoir nettement plus d'espace et de temps pour développer les choses permet à la production d'en rajouter dans tous les sens : plus de personnages secondaires (Ursula/Chariot, notamment, mais aussi les autres enseignantes, Croix et compagnie), plus de créatures amusantes, plus de sorts improbables, et plus de mésaventures en tous genres.

La saison est ainsi divisée en deux moitiés distinctes : la première est principalement composée d'épisodes indépendants, retraçant les premières étapes de l'année scolaire de Akko, et ses mésaventures maladroites.

On retrouve là tous les passages obligés du concept de l'école de magie, que ce soit chez Potter ou Malabul : les examens, les cours de balais, les sorts ratés, la compétition sportive, etc... avec en prime une jolie touche d'absurde et de fantaisie, comme avec la coquatrice de l'épisode d'ouverture, Fafnir le dragon créancier boursicoteur, l'épisode spécial fandom, le professeur-poisson, ou encore ce grand n'importe quoi dans l'esprit de Sucy (qui permet aux animateurs de se lâcher totalement).

Le tout culminant à l'occasion d'Halloween (forcément), lorsque le trio d'héroïnes parvient à surprendre tout le monde grâce à leur approche peu orthodoxe de la magie.

En parallèle, on devine quelques pistes plus intrigantes, puisque Diana enquête sur l'avenir de la magie (de moins en moins populaire et puissante), et Akko, elle, comprend sa destinée lorsque Ursula, l'enseignante maladroite, la prend sous son aile ; dans l'ensemble, les dix-douze premiers épisodes sont divertissants et attachants, mais finalement assez anecdotiques.

Et puis, à l'approche de la mi-saison, la série commence à développer sa trame globale, alors même qu'arrive l'antagoniste principale, Mme Croix, une sorcière mêlant magie et technologie 2.0.

Sur cette seconde moitié de saison, je suis plus mitigé.

Sur le fond, l'arc narratif d'Akko, qui doit parvenir à illuminer les sept "Feuilles d'Arcturus" (les pierres précieuses du Shiny Rod) en faisant preuve des sept qualités essentielles d'une vraie sorcière, est loin d'être inintéressant ; certes, on passe occasionnellement par des moments un peu agaçants (l'impatience et le caractère d'Akko, notamment, en frustreront plus d'un), mais dans l'ensemble, cela se marie bien avec le propos de la série sur la magie, depuis le début de la série : la magie se meurt, et seule Akko peut réveiller le Grand Triskèle, source absolue de magie, pour redonner aux sorcières et au monde le merveilleux dont ils ont tant besoin.

Non, le vrai problème, pour moi, c'est que Croix, la grande "méchante", ne m'a jamais convaincu. Entre son look improbable, ses Rumbas volants, ses pouvoirs technologiques bancals, ses plans dignes de mauvais Docteur Who ("je vais voler les émotions négatives de tous les humains en les mettant en colère à propos d'un match de foot, et en aspirant leurs émotions grâce à une application pour smartphone, et je serai toute puissante !!") contrôlés depuis une tablette tactile, et ses motivations un peu faiblardes (elle est simplement jalouse de ne pas avoir été choisie par le Shiny Rod), Croix n'est pas particulièrement intéressante, en soi.

Et son omniprésence durant la seconde moitié de saison affaiblit celle-ci plus qu'elle ne la renforce. C'est dommage, parce qu'à part ça, on a droit à plusieurs épisodes sympathiques : je pense notamment au double épisode chez Diana (qui développe très joliment celle-ci et ses relations avec Akko), au passage en Laponie (totalement non-sensique), ou encore à la Chasse Céleste qui se transforme en combat de méchas (!).

Non seulement Diana bénéficie vraiment d'un développement poussé, mais il en va de même pour Chariot, dont la quête est retracée par de nombreux flashbacks au cours de la deuxième moitié de saison : ça fonctionne, même si on peut regretter que, dans sa version Ursula, Chariot finisse par être une super-héroïne capable des acrobaties les plus improbables. C'est une sorcière, d'accord, mais par moments, on tombe dans de l'anime totalement débridé, ce qui a ses limites.

Heureusement, malgré les faiblesses de Croix, et l'inintérêt chronique de toute la sous-intrigue bavarde centrée sur les hommes politiques (et sur Andrew, le fils de l'un d'eux), la série finit par vraiment monter en puissance sur la toute fin, et par utiliser un toutéliage agréable pour livrer une conclusion vraiment explosive : on a ainsi droit à une poursuite ébouriffante entre un missile destructeur et les sorcières chevauchant un méga-balais à étages multiples, ce qui permet aux animateurs de tirer toutes leurs cartouches, pour assurer un final épique au possible...

... un final qui, malheureusement, se déroule partiellement sur fond de j-pop insipide (qui sert par ailleurs de générique à la série).

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Mais dans l'ensemble, Little Witch Academia s'avère une série d'animation familiale des plus appréciables, dans le genre.

Ce n'est pas parfait, loin de là : non seulement c'est gentiment dérivatif, mais il y a aussi des défauts inhérents à ce type de production et de concept (le personnage principal, Akko, reste un personnage polarisant, et si on la déteste (elle et son statut d'élue), ou si l'on est trop cynique pour adhérer au "pouvoir magique de l'amour et de l'amitié", il est probable que la série devienne rapidement agaçante, d'autant que la seconde moitié de la saison se prend nettement plus au sérieux (et met un peu de côté certains personnages secondaires), et que l'écriture n'est pas toujours maîtrisée (ça vire régulièrement à l'exposition très/trop verbeuse).

Mais si on se laisse porter, l'univers est attachant, avec un récit parfois touchant, occasionnellement très spectaculaire, et toujours sympathique.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x05

Publié le 21 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, CBS, Netflix, Action, Discovery

Cinq épisodes, et Star Trek Discovery ne décolle toujours pas...

​Star Trek Discovery 1x05 :

Burnham comprend que le tardigrade se meurt à chaque saut sporique : elle tente d'en avertir le capitaine Lorca, mais celui-ci est fait prisonnier par des Klingons, et rencontre Harry Mudd (Rainn Wilson) en cellule...

Je commence honnêtement à perdre patience, et cela s'est vraiment ressenti durant cet épisode, que je n'ai pas du tout aimé, et devant lequel j'ai vraiment trouvé le temps long.

Les personnages antipathiques restent un problème de taille, d'autant plus lorsque les scénaristes (ici, ils étaient trois) décident de rendre le seul protagoniste attachant (Saru) aussi borné et hostile que les autres.

Ensuite, toute l'intrigue de l'épisode (Lorca en prison) m'a semblé particulièrement forcée, non seulement au niveau de l'utilisation de Mudd (totalement inutile, si ce n'est pour faire du fanservice, et à la scène d'introduction très mal écrite, façon scénariste incompétent qui balance un mur d'exposition en vrac), mais aussi du propos et de l'utilité de toute la sous-intrigue, de la manière dont les Klingons sont montrés à l'écran (faibles, manichéens, et avec un maquillage vraiment sommaire, et des costumes régulièrement caoutchouteux), et au niveau de la résolution du tout (on va dire que tout était bien trop facile pour être crédible, et que je ne serais pas surpris que Ash Tyler soit un espion klingon, qui sera reconnu par le tribule sur le bureau de Lorca).

Vient ensuite l'intrigue du tardigrade, là encore écrite avec des moufles (encore un mur de techno-babble inutile), et se déroulant de manière vraiment trop convenue (dès l'apparition de l'hypospray, on devinait que soit Burnham soit l'ingénieur allait se l'injecter).

Après, bien entendu, histoire de bien montrer que Star Trek, maintenant, c'est dark & gritty & moderne & adulte, on a deux "fucks" bien gratuits (*soupir*), un couple gay (bon, ça, à la limite, peu importe, mais ça aurait pu être amené plus finement), et de la rétro-continuité qui sous-entend que les Klingons ont deux pénis (*facepalm*).

(et puis, bien sûr, aucun optimisme, une Burnham qui continue de désobéir à tous les ordres qu'on lui donne, et de faire la tête, et Starfleet qui, apparemment, est tellement militarisée qu'elle peut désormais enrôler de force des civils pour se battre... W.T.F.) 

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Les bilans de Sygbab - The Munsters (1964-1966)

Publié le 21 Octobre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Comédie, Sitcom

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans (enfin, là, il a été un peu très fainéant) : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

The Munsters (1964-1966) :

Ou comment essayer de concurrencer un autre show sans avoir la même inventivité. Rivale directe de The Addams Family pendant ses deux années d'existence, la série s'articule autour de personnages tirés tout droit des classiques du fantastique sans aller au bout de ses idées. En effet, la condition des protagonistes (au choix : vampire, loup-garou ou encore créature de Frankenstein) n'est jamais réellement exploitée dans un autre but que de marquer la différence de cette famille.

Cela entraîne un non-sens total : alors qu'ils veulent s'intégrer au sein de la société et ressembler à une famille modèle, les membres qui la composent sont persuadés que leur apparence est la norme. Il y a donc un décalage entre le propos et son illustration, d'autant plus que les réactions qu'ils suscitent ne permettent pas d'établir avec certitude la perception qu'en ont les gens qu'ils sont amenés à côtoyer : on oscille entre deux extrêmes - horreur et indifférence - selon les envies des scénaristes.

L'humour est également différent, car il n'y a pas ce petit côté morbide qui rendait la famille Addams particulièrement attachante. Il n'y a guère que le grand-père qui tire son épingle du jeu ; les autres personnages sont plutôt insipides dans l'ensemble. Entre Eddie qui n'arrête pas de chouiner et Hermann qui est d'une bêtise absolue, il est difficile de se sentir concerné par tout ce petit monde. Cela nuit fortement à un quelconque plaisir, même si quelques épisodes se déroulent en extérieur pour rompre un peu les habitudes.

Ces tentatives restent la plupart du temps lettres mortes car les situations ne sont pas bien mises en place et reposent beaucoup trop souvent sur la naïveté et la bêtise confondantes de ce bon vieux Hermann, comme évoqué plus haut. Cela devient vite assez lassant, et il n'y a pas assez de renouvellement pour susciter à nouveau l'intérêt, si tant est qu'il y en ait eu au départ. C'est rageant, car le potentiel de base était réellement intéressant.

Au final, à vouloir marcher sur les plates-bandes de sa concurrente, la série n'en sort pas grandie. Elle n'a jamais réussi à dépasser le stade de pâle copie, et elle manque tellement de personnalité qu'elle ne peut pas être regardée sans la comparer à son illustre aînée. Un bien beau gâchis, en somme.

 

(retrouvez aussi, sur ce blog, les bilans de la série, de ses téléfilms & spinoffs, et de son remake rédigés par Lurdo)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 50 - Arac Attack, les monstres à huit pattes (2002)

Publié le 20 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Arac Attack (Eight Legged Freaks) :

Lorsque des araignées domestiques sont nourries par inadvertance avec des insectes irradiés, elles commencent à muter, et à prendre des proportions gigantesques. Bientôt, la petite ville de Prosperity, dans l'Arizona, devient le terrain de chasse de ces créatures intelligentes, au grand dam de ses habitants, au nombre desquels le Shérif Samantha Parker (Kari Wuhrer), ses enfants (Scarlett Johansson & Scott Terra), et Chris (David Arquette), récemment revenu dans sa bourgade natale...

Une comédie horrifique ultra-attachante, que j'aime me repasser régulièrement, tant tout y est fait avec une bonne humeur et une décontraction assez typiques des origines de son réalisateur/scénariste, un Néo-Zélandais.

La bande-originale de John Ottman, notamment, est un véritable plaisir à écouter, à la fois ludique, dynamique et second degré, et elle complimente parfaitement ce métrage parodique à la limite du cartoon, à la distribution sympathique, aux bruitages hilarants (les araignées sont ici des Gremlins, ni plus ni moins, et sont aussi expressives que ces derniers) et aux effets spéciaux réussis.

Est-ce que c'est parfaitement maîtrisé de bout en bout ? Pas forcément : le film aurait probablement bénéficié de 5 à 10 minutes de moins. Mais comment détester un métrage dans lequel une araignée passe à l'attaque en se laissant glisser le long d'un câble, et en lâchant un "YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH" insectoïde des plus jouissifs ?

4.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 49 - C'est La Fin (2013)

Publié le 20 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

C'est la Fin (This Is The End) :

Alors qu'il rend visite à son ami Seth Rogen, à Los Angeles, l'acteur canadien Jay Baruchel finit chez James Franco, où se tient une fête colossale regroupant de nombreuses stars hollywoodiennes, de Jonah Hill à Michael Cera, en passant par Rihanna, Emma Watson, ou encore Craig Robinson. Mais ce soir là, c'est aussi le soir du Jugement Dernier, et pendant que la majeure partie de la planète est dévorée par les flammes ou monte au Paradis, les quelques acteurs survivants se retranchent dans la demeure de Franco, pour tenter de survivre à l'Apocalypse...

Une comédie horrifique écrite et produite par la bande de Seth Rogen, avec d'innombrables apparitions de tous les compères de ces derniers, généralement victimes de sorts peu enviables lorsque se déclenche l'Apocalypse.

Et c'est bien là que se trouve l'intérêt principal du film : dans ses caméos, et dans les effets spéciaux utilisés pour mettre en scène la fin du monde, à base de démons en tous genres, de flammes, de séismes, de chiens démoniaques, et de pénis gigantesques en lave fumante...

Parce qu'à côté, on est clairement dans un film typique de cette petite bande, avec tout ce que ça comporte de défauts : improvisation constante, humour graveleux, drogues, rythme bancal (facilement 15 minutes de trop, et un rythme en dents-de-scie, avec un gros ventre mou passée la première demi-heure) et acteurs en roue libre.

Sans compter le budget (32 millions !) apparemment pas si confortable que ça, qui fait que le film se transforme rapidement en film de siège/huis-clos de studio un peu redondant, aux décors extérieurs un peu fauchés (dès qu'un personnage ouvre une porte pour sortir de la maison, on n'y croit plus).

Dans l'ensemble, cependant, on ne s'ennuie pas trop, pour peu que l'on ne soit pas trop allergique à cette bande de potes qui ont clairement conçu ce métrage lors d'une soirée ganja, et l'ont tourné pour se faire plaisir.

Ça ronronne souvent, c'est plus ou moins amusant, et ça ne marquera pas forcément les esprits... mais ce n'est pas forcément désagréable. Comme Votre Majesté, en fait.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 48 - The Wolfman (2010)

Publié le 19 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique, Drame, Histoire

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Wolfman :

Lawrence Talbot (Benicio Del Toro), un acteur, retourne dans le manoir familial après des années d'absence, suite à la mort de son frère. Là, il apprend l'existence d'une créature sanguinaire, un loup-garou, qui hante les environs du manoir, et, bien décidé à protéger Gwen (Emily Blunt), la fiancée de son frère, et leur père (Anthony Hopkins), il décide de se confronter à la créature...

Un remake (signé Joe Johnston) du film de 1941, et qui m'a toujours laissé particulièrement dubitatif, que ce soit dans sa version ciné de 95 minutes, ou dans la version longue de deux heures.

Une partie des problèmes que j'ai avec le film provient clairement de la genèse ultra-compliquée du métrage, à base de changement de réalisateur, de remontages et délais successifs, de changements de compositeur, de conflit studio/réalisateur, etc : tout le development hell que le film a subi se retrouve clairement dans le produit fini, qui a clairement le postérieur entre deux chaises, tant au niveau du script, que du rythme ou du montage (parfois abrupt, et semblant manquer de transitions indispensables).

Mais il y a aussi des choix artistiques qui ne m'ont pas franchement convaincu.

Johnston est un réalisateur compétent, mais il n'a pas vraiment de style propre : ici, il a trop souvent recours à certaines ficelles de réalisation assez pataudes (avec notamment des scènes à base de double jump scares télégraphiés) et à des effets de réalisation assez peu inspirés (par exemple lors des hallucinations et autres rêves) ; et visuellement, le film est délibérément très terne et brumeux, afin d'instaurer une ambiance gothique rendant hommage au cinéma d'épouvante d'autrefois.

Le seul souci, c'est qu'il y a quelque chose de trop moderne dans le rendu visuel du film, dans son format, dans sa texture, qui fait que j'ai régulièrement eu l'impression de me retrouver devant une production télévisuelle anglais (façon BBC) au budget confortable, mais pas devant un film de cinéma.

J'ai bien conscience que c'est très subjectif, mais lorsque l'on ajoute à cela une distribution peu concernée (Hopkins fait du Hopkins en mode mineur, Del Toro est en pilotage automatique, Blunt est effacée, inexistante et parfois fausse... reste Hugo Weaving, qui s'impose malgré son rôle assez limité), un script cousu de fil blanc, des effets inégaux (certaines créatures numériques et effets de transformation ont un rendu assez moyen, les doublures numériques et les mouvements des garous sont parfois ratés) et une bande sonore peu mémorable (que ce soit la musique d'Elfman, ou les bruitages, comme par exemple le hurlement des garous), on se retrouve avec un long-métrage appliqué, gentiment sanglant, mais particulièrement insipide, transparent, et vraiment oubliable.

2.25/6, dont un demi-point juste pour le final dans la demeure en flammes.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 47 - Amigo Undead (2015)

Publié le 19 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Amigo Undead :

Conseiller financier rangé et bien sous tous rapports, Kevin Ostrowski (Randall Park) accepte de rejoindre son frère adoptif, Norm (Steve Agee), un glandeur invétéré, pour fêter l'anniversaire de ce dernier en compagnie de ses amis... en faisant du camping au milieu du désert. Mais lorsque Jovan (Ed Galvez), l'un des amis de Norm, décède accidentellement, les campeurs décident de l'enterrer au milieu de nulle part : sans le savoir, ils déclenchent ainsi une malédiction indienne, et Jovan revient alors d'entre les morts, possédé par une entité malfaisante...

Une zombie comedy indépendante signée Ryan Nagata, et à la distribution qui n'est pas désagréable (Agee, Park, Jeff Bryan Davis), mais au récit qui peine à réellement convaincre.

Le vrai problème, en fait, c'est que le script prend beaucoup trop son temps : plus de 30-35 minutes avant l'arrivée du surnaturel, et ensuite, le zombie/possédé n'apparaît que très ponctuellement, puisque le film dérive en des rencontres successives (et pas forcément hilarantes) entre les protagonistes et certains personnages secondaires déjantés.

Un film au rythme peu maîtrisé, donc, mais qui retrouve paradoxalement un peu d'énergie et de punch à la toute fin, lorsque le vieil Indien et sa fille interviennent enfin : là, le film retrouve son sens de l'humour, de l'absurde et du grand n'importe quoi.

Un peu trop tard, malheureusement.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 46 - A Dark Song (2016)

Publié le 18 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

A Dark Song :

Traumatisée par le meurtre de son fils, Sophia (Catherine Walker) loue une demeure au fin fond du Pays de Galles, et engage Joseph Solomon (Steve Oram), un occultiste, afin d'accomplir avec lui, en ces lieux, un rituel particulièrement complexe, visant à contacter un ange gardien, et à se venger ainsi du meurtrier de son enfant...

Premier long-métrage de Liam Gavin, réalisateur irlandais et ancien storyboardeur (notamment sur Evil Aliens), ce film a connu un certain succès en festival, et est déjà qualifié de "meilleur film d'horreur de 2017" (*soupir*) mais il faut bien avouer qu'il n'a pas grand chose de véritablement horrifique : pas de peur, pas de jump scares, pas de tension, mais simplement une ambiance pesante, pour un film relativement bien filmé et particulièrement intéressé par les rituels en tous genres, décrits en long, en large et en travers.

Ce qui n'est pas forcément inintéressant, et permet de développer métaphoriquement le cheminement psychologique de Sophia et de son deuil ; malheureusement, A Dark Song a un gros problème de personnages, car Sophia comme Solomon sont assez antipathiques.

C'est délibéré, mais ça n'en fait pas pour autant des protagonistes très intéressants à suivre, d'autant que leurs réactions et décisions sont souvent assez agaçantes pour le spectateur.

En fin de compte, comme ce qu'il montre à l'écran, le métrage se résume à énormément de mise en place et de préparation, pour un résultat final très particulier, qui ne laissera pas insensible, en bien comme en mal.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 45 - The Devil's Candy (2015)

Publié le 18 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

The Devil's Candy :

Famille métalleuse heureuse et décontractée, les Hellman (Ethan Embry, Shiri Appleby, Kiara Glasco) s'installent dans une nouvelle demeure, soldée pour cause de morts entre ses murs. Là, Jesse, le père artiste peintre, retrouve l'inspiration et, inspiré par des murmures et des voix, commence à peindre des toiles sinistres et macabres. Mais lorsque Ray (Pruitt Taylor Vince), le fils du couple décédé dans cette maison, refait surface, hanté par ces mêmes murmures qui le poussent à tuer, et à s'intéresser à la fille de Jesse, la situation vire rapidement au drame...

Raaaah, quel film frustrant.

Frustrant, parce que quasiment toutes les pièces sont réunies pour faire un excellent film de genre à tendance métal, à commencer par cette famille ultra-attachante, que ce soit Embry, sec, découpé, à l'apparence quasi-animale et christique, Appleby, plus rangée et sage, toute en contraste, et la petite Kiara Glasco, déjà excellente dans la série Copper. Une famille on-ne-peut-plus métal, crédible et sympathique, qui dès le début du film, donne envie de les suivre dans leurs mésaventures.

La réalisation, ensuite, stylisée, tour à tour subtile et maline, ou plus brute de décoffrage, parvenant à très bien instaurer une ambiance malsaine, en s'appuyant sur un travail sonore intéressant, et sur un score métalleux de Sunn O))). Et justement, ce travail sonore, ces murmures sataniques qui hantent deux personnages, et qui semble orienter le film dans une direction ouvertement surnaturelle et démoniaque... tout ça fonctionne très bien.

Au fil du métrage, la tension monte progressivement, aidée par un montage habile et parallèle des exactions de Ray, et du travail artistique de Jesse. On s'attend à quelque chose de malsain, on voit des sous-intrigues potentielles apparaître, etc... et puis arrive le dernier quart d'heure (le film dure à peine 70 minutes, avec du Metallica en prime pour le générique de fin), et là, le métrage s'essouffle soudain, finissant par donner une impression d'inabouti, comme s'il avait subi des coupes imprévues faute de budget.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir prévenu plus tôt, par la bouche d'un pasteur télévisé : dans ce film, le diable n'est pas un démon cornu, c'est le mal qui vit au coeur des hommes... et donc, le métrage de délaisser, dans son dernier quart d'heure, les murmures sataniques et l'influence du Malin, pour se résumer à un film de siège un peu trop bourrin, opposant la famille de Jesse à Ray, en mode assaut frontal sur la maison.

Soit.

Le fantastique se trouve alors relégué au second, voire troisième plan, et le film devient plus simpliste, succombant à un incendie beaucoup trop numérique (malgré quelques plans assez réussis à base de Flying V) pour convaincre, et à une confrontation frustrante de brièveté.

Vraiment dommage que le soufflé retombe autant sur la fin, mais cette maladresse n'est pas forcément surprenante : au fil du film, rien qu'en remarquant les noms des personnages et des lieux (Hellman, Smilie, Belial, Shelter...), on pouvait deviner que la finesse et la subtilité ne seraient pas forcément toujours au rendez-vous... mais ça reste néanmoins frustrant.

3.75/6, tout de même, pour l'atmosphère et la distribution.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 44 - We Go On (2016)

Publié le 17 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

We Go On :

Phobique et craignant la mort plus que tout, Miles Grissom (Clark Freeman) cherche un sens à son existence. Il décide alors d'offrir une somme considérable à quiconque serait capable de lui prouver l'existence de l'au-delà, ou d'une force paranormale justifiant une vie après la mort. Aux côtés de sa mère Charlotte (Annette O'Toole), Miles va alors passer en revue tous les voyants et autres excentriques de Los Angeles, à la recherche de l'indicible...

Un métrage fantastico-horrifique écrit et produit par le duo à l'origine de Yellowbrickroad (chez nous Le Chemin sans retour, un film abscons et assez raté), et qui vaut principalement pour sa mini-réunion de Smallville, puisque le film met en scène, dans des rôles variés, Annette O'Toole, John Glover et Cassidy Freeman (soeur de l'acteur principal, qui était déjà avec lui dans Yellowbrickroad).

Ça fait toujours plaisir de revoir des visages familiers, et pas les plus mauvais, d'ailleurs, puisque si Glover et Freeman n'ont que des petits rôles, Annette O'Toole a l'un des rôles principaux, et s'avère, de par sa seule présence, son charisme, et sa nonchalance (son personnage forme un duo assez amusant, façon buddy movie, avec  son fils), l'un des points vraiment positifs du film.

Malheureusement, le reste du métrage est assez inégal et frustrant, puisque ne semblant pas vraiment savoir sur quel pied danser : au début, on pense à quelque chose dans la lignée de La Possession de Michael King, avec un défilé de voyants improbables, un ton assez décontracté, et un certain recul sur le genre.

Puis, quand le surnaturel arrive (de manière assez téléphonée, malheureusement), on se dit que ça va commencer à devenir plus tendu... mais pas du tout : les jump scares tombent à plat, et le film ne crée pas de véritable ambiance, préférant suivre de manière un peu décousue la quête de sens et de réponses de ce protagoniste qui se découvre médium, hanté par tous les esprits qui l'entourent.

Une quête résignée qui aurait pu déboucher sur quelque chose d'intéressant, mais qui en fait tourne à vide, et se finit de manière quelconque et peu originale, en plus de manquer d'un interprète principal totalement convaincant pour incarner son protagoniste déjà peu attachant.

Regardable, mais décevant, et pas assez abouti pour être satisfaisant.

2.5/6 en étant indulgent : remplacez Annette O'Toole par une autre actrice moins assurée et sympathique, et c'est facilement un point de moins.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 43 - Be Afraid (2017)

Publié le 17 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Be Afraid :

Peu de temps après son arrivée dans une petite ville de Pennsylvanie, la famille Chambers (Brian Krause, Jaimi Paige, Jared Abrahamson et Michael Leone) est confrontée à des phénomènes étranges et à des présences menaçantes. Rapidement, la famille découvre que les silhouettes sombres qui hantent ses nuits sont liées à un tunnel tout proche, creusé à flanc de montagne, et à de nombreuses disparitions d'enfants dans le secteur...

Un petit film indépendant horrifique assez frustrant, car n'étant pas dénué de qualités : le réalisateur (issu du monde des documentaires/packages sportifs) a un oeil assuré,  la composition des plans est efficace, la photographie et l'éclairage sont travaillés, le score musical est compétent, et dans l'ensemble, ça joue plutôt juste (excepté Grevioux, qui ne fait pas vraiment dans la subtilité)...

Malheureusement, le script est assez faible, pas assez clair et structuré, et souffre de beaucoup trop de passages à vide et de pistes abandonnées pour être convaincant.

En résulte un gros manque global de tension, ce qui est assez dommage, puisque ponctuellement, le métrage fonctionne, le temps d'une scène ou deux, avec ces créatures étranges et "goudronneuses".

Mais les points faibles sont vraiment trop présents pour être compensés par les qualités de production, et on peine vraiment à se passionner pour le tout.

2.5/6 - 0.25 pour la fin qui nous refait Silent Hill = 2.25/6

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