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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2017 - 72 - La Fiancée du Vampire (1970) & Dead of Night : A Darkness at Blaisedon (1969) / Dead of Night (1977)

Publié le 6 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Drame, Romance, Comédie, UK, USA, NBC, ABC, Anthologie

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

La Fiancée du Vampire (House of Dark Shadows) :

Lorsque l'avide Willie Loomis (John Karlen) décide de piller une tombe située dans le parc du manoir Collinsport, dans le Maine, il libère le maléfique Barnabas Collins (Jonathan Frid), un vampire du 19ème siècle qui n'a qu'une idée en tête, dès qu'il croise le chemin de Maggie (Kathryn Leigh Scott) : trouver un remède à son vampirisme, pour pour faire sienne Maggie, qui est le portrait craché de son amour perdu, Josette. Et tant pis si, pour cela, Barnabas doit massacrer tous ceux qui se dressent en travers de son chemin...

Adaptation cinématographique, par son créateur Dan Curtis, du soap opera fantastique Dark Shadows, House of Dark Shadows est un film auquel je n'ai pas du tout accroché.

Pourtant, généralement, je suis plutôt client du genre, et des films de cette époque, mais là, n'ayant pas l'attachement à la franchise qu'avaient les spectateurs de l'époque, j'ai trouvé le tout (faute d'un autre mot) vraiment télévisuel.

Pas forcément à l'image - le budget de la direction artistique était visiblement très confortable - mais plutôt dans le fond, dans le script et dans la réalisation de Curtis : le récit semble brouillon et un peu trop condensé pour son propre bien, la structure n'est pas particulièrement convaincante (notamment au niveau du rythme), le tout s'avère un peu criard, et bourré d'effets faciles et/ou kitschouilles (le grand final, à base de cris, de ralentis et de son déformé au flanger, est assez laborieux).

Qui plus est, pour ne rien arranger, les personnages et leurs interprètes sont assez peu engageants, et trop sommairement présentés pour convaincre. Nul doute que pour les fans de l'époque, ces présentations étaient globalement superflues, mais pour un spectateur d'aujourd'hui, un peu plus de structure et de rigueur dans la première demi-heure aurait probablement fait du bien.

Pas surprenant que Tim Burton ait eu tant de mal à tirer de la série et du film un remake potable, en 2012 : si déjà le créateur même de la série peine à condenser des centaines d'heures de télévision en 96 minutes de drame fantastique ultra-sérieux et dramatique, alors comment espérer réussir à transformer tout ça en comédie fantastique tous publics et moderne, sans aboutir à un résultat final totalement bordélique ?

Du gore généreux + un maquillage de vieillard très réussi + une direction artistique et des décors convaincants = 2.5/6

(je ne vais pas tenter la suite, Night of Dark Shadows, sorti en 1971, qui n'a de toute façon pas grand rapport avec ce premier épisode, ou avec la série, mais dont Burton a tout de même repris quelques éléments, dont la sorcière Angélique)

Dead of Night : A Darkness at Blaisedon (1969) :

Après avoir hérité du manoir de Blaisedon, Angela Martin (Marj Dusay) se tourne vers Jonathan Fletcher (Kerwin Mathes) et son assistant Sajid (Cal Bellini), deux spécialistes new-yorkais en paranormal, afin qu'ils l'aident à résoudre le mystère de cette bâtisse hantée...

Téléfilm américain produit et co-écrit par Dan Curtis, ce métrage de 50 minutes était à l'origine un pilote de série conçu par Curtis pour la chaîne ABC, pilote n'ayant cependant pas connu de suite.

Et en voyant le produit fini, il n'est pas vraiment difficile de comprendre pourquoi : produit, réalisé, écrit et mis en musique par des habitués du soap Dark Shadows, cette production en a tous les défauts.

Réalisation soapesque, interprétation théâtrale, décors de studio assez fauchés, musique datée (qui tue tout suspense), prise de son calamiteuse, bref, la forme n'aide vraiment pas le fond déjà très convenu et générique de ce pilote, et on finit par regarder le tout de manière très distraite et peu convaincue. Un bon gros bof.

2/6 (cela dit, le trio de personnages et leurs interprètes ne sont pas désagréables, et auraient pu fonctionner en personnages récurrents d'une série)

Dead of Night (1977) :

Huit ans après A Darkness at Blaisedon, Dan Curtis recycle le titre de son pilote avorté pour son second téléfilm anthologique, pour NBC, et il tente même de faire de l'expression "Dead of Night" quelque chose de plus grandiloquent et signifiant, dans la lignée de La Quatrième Dimension, dont il reprend le même genre de monologue d'ouverture en voix-off, et l'un des scénaristes, Richard Matheson.

- Second Chance : Frank (Ed Begley Jr.), un jeune homme passionné de vieilles automobiles, restaure une voiture accidentée achetée pour une bouchée de pain, et lorsqu'il en prend le volant, il se retrouve projeté dans le passé, à l'époque de l'accident.

Un récit typiquement Quatrième Dimension, car plus axé fantastique que suspense ou horreur. Malheureusement, le tout est assez mal rythmé, et la voix off constante de Begley est plus soporifique qu'autre chose, ce qui n'aide pas vraiment à rester captivé. Bof. 2/6

- No Such Thing as a Vampire : Chaque nuit, Alexis (Anjanette Comer) est agressée par un vampire, au grand dam de son époux (Patrick McNee). Celui-ci fait alors appel à un de leurs amis, Michael (Horst Buchholz) pour tenter de mettre fin à cette situation.

Un thriller en costume pas forcément très surprenant ou original (on devine très tôt, compte tenu du format et du style, de qui est réellement le coupable), mais plutôt bien interprété. Un peu capillotracté, cependant. 3/6

- Bobby : Traumatisée par la mort de son fils Bobby (Lee H. Montgomery), noyé, une mère (Joan Hackett) se tourne vers les forces occultes pour le ramener à la vie...

Un segment très supérieur à son remake de 1996 (cf La Poupée de la Terreur 2), et ce sur tous les plans : l'ambiance gothique y est nettement plus forte, l'interprétation est supérieure, la musique aussi, le rythme est plus maîtrisé, et la partie de cache-cache n'est pas sabotée par des effets de réalisation et de mise en scène malvenus. À préférer très clairement au remake. 4/6

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Pas vraiment une anthologie très mémorable, car bien trop éparpillée au niveau des genres abordés : comme l'annonce la voix off d'ouverture, on aborde ici de multiples styles narratifs (fantastique, mystère, drame, horreur, surnaturel/fantastique, crime), qui donnent un tout assez inégal et décousu.

Dommage, car la distribution est intéressante, et le savoir-faire est là.

3/6

 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 71 - La Poupée de la Terreur (1975) & La Poupée de la Terreur 2 (1996)

Publié le 6 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Thriller, Anthologie, Télévision, ABC

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

La Poupée de la Terreur (Trilogy of Terror) :

Téléfilm anthologique télévisé écrit par Richard Matheson (La Quatrième Dimension), réalisé par Dan Curtis (Dark Shadows), et diffusé sur ABC en 1975, Trilogy of Terror se divise en trois segments centrés sur Karen Black, qui interprète un personnage différent dans chaque intrigue.

- Julie : Chad (Robert Burton), étudiant passionné de photographie, a un gros faible pour son enseignante d'anglais, la timide et discrète Julie (Karen Black). Fasciné, il est prêt à tout, même à la droguer, pour arriver à ses fins...

Segment franchement mitigé, au rythme un peu bancal et décousu, et au rebondissement final qui ne fonctionne pas totalement. 2.5/6

- Millicent & Therese : Millicent & Therese (Karen Black) sont deux soeurs jumelles que tout sépare. Millicent, la brune, est réprimée et prude ; sa soeur Therese, la blonde, est provocante, exubérante, et délurée. À la mort de leur père, les deux femmes ne se supportent plus...

Énorme ratage que ce segment interminable, bavard, et au rebondissement final totalement télégraphié, notamment par le postiche blond porté par "Thérèse". Vraiment pas aimé, malgré les efforts de Black, et le caméo du Commandant Lassard... 1.5/6

- Amelia : Amelia (Karen Black) vit seule dans un appartement, au sommet d'un building. Un jour, elle ramène un cadeau qu'elle veut offrir à son compagnon : une poupée Zuni à l'effigie d'un guerrier, poupée qui, rapidement, prend vie et décide de tuer la jeune femme...

Le segment le plus connu de cette anthologie, et celui qui lui vaut son statut de téléfilm culte : en l'état, une grosse course poursuite un peu criarde entre une poupée très réussie, et une Karen Black peu dégourdie. Ce n'est pas très complexe, mais ça fonctionne, et c'est agréable à suivre. 4/6

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Dans l'ensemble, une anthologie télévisée assez médiocre, qui ne vaut vraiment que pour son troisième sketch, et sa poupée meurtrière, sans oublier les efforts de Karen Black (qui ne portent cependant pas toujours leurs fruits).

2.5/6

La Poupée de la Terreur 2 (Trilogy of Terror 2) :

Suite de la première Trilogy of Terror de 1975, toujours supervisée par Dan Curtis, mais pas scriptée par Richard Matheson, et avec cette fois-ci Lysette Anthony en héroïne récurrente des trois segments.

- The Graveyard Rats : Laura (Lysette Anthony) et Ben (Geraint Wyn Davies), cousins et amants, décident de se débarrasser du riche époux de la jeune femme, mais celui-ci est enterré avec les codes d'accès de ses comptes en banque. Le couple décide alors de déterrer le cadavre... mais ils ne sont pas les seuls à tenter de mettre la main dessus.

Pas terrible, celui-ci : c'est gentiment surjoué, la réalisation est pataude, et le peu de macabre ou de sinistre finit par s'évaporer dès que les gros rats en plastique et en peluche font leur apparition, risibles. 2/6 

- Bobby : Désespérée, Alma (Lysette Anthony) fait appel aux forces des ténèbres pour retrouver son fils Bobby (Blake Heron), noyé. Mais lorsque Bobby revient soudain à la vie, partiellement amnésique, il fait aussi preuve d'une violence incompréhensible...

Jolie ambiance gothique pour un récit assez classique, avec une tempête qui n'en finit pas (il y a probablement des centaines, pour ne pas dire des milliers d'éclairs dans la petite demi-heure du segment). Malheureusement, ce qui ne commençait pas trop mal finit par lasser, puisque le segment se transforme en slasher basique, avec une caméra constamment penchée, des éclairs incessants, une bande originale répétitive, et un monstre final très caoutchouteux. Dommage. 3/6

- He Who Kills : Lorsque la poupée Zuni est déposée dans un musée après avoir été carbonisée, le Dr. Simpson (Lysette Anthony) décide de l'examiner, mais elle devient vite la proie de l'entité surnaturelle...

ZzzzzZZZzzzz... qu'est-ce que c'est bavard et inutile ! Une redite du segment original, dont celui-ci se veut être la suite, sans rien lui apporter d'original ou d'intéressant hormis l'environnement du musée. Qui plus est, le tout fait double emploi (tant stylistique que musical) avec le segment précédent, donc...  2/6

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Une anthologie en dessous de l'originale, pas aidée par une Lysette Anthony pas particulièrement juste ou subtile dans son jeu, et par une réalisation et une production très années 90. Bof.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Channel Zero, saison 2 : No-End House (2017)

Publié le 5 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Syfy

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Channel Zero, saison 2 - No-End House :

Lorsque trois amis - Margot (Amy Forsyth), Jules (Aisha Dee), & J.D. (Seamus Patterson) - reçoivent une invitation pour la No-End House, une maison hantée mythique et introuvable, ils n'hésitent pas un seul instant, et s'y rendent en compagnie de Seth (Jeff Ward), récemment rencontré. Mais la maison a des règles précises, et lorsqu'ils en ressortent, les quatre adolescents se retrouvent pris au piège d'une réalité étrange, où les souvenirs prennent corps et dévorent d'autres souvenirs...

La première saison de Channel Zero se démarquait du tout venant par son imagerie étrange, sa réalisation travaillée, ses protagonistes adultes, et son atmosphère très lourde et pesante ; en abandonnant totalement le creepypasta d'origine dès son second épisode, pour partir dans quelque chose de différent, Candle Cove n'était pas dénuée d'ambition... ce qui fonctionnait plus ou moins bien.

Ici, pour cette seconde saison, Channel Zero opte pour une approche similaire, s'inspirant du postulat de départ du creepypasta No-End House pour s'en détacher en cours de route, et la développer dans une direction un peu différente : les scénaristes créent ainsi un monde parallèle à l'intérieur de la maison, une réalité emplie de "zombies", des entités créées à partir des souvenirs des visiteurs de la maison, et dévorées par d'autres souvenirs qui ne veulent pas disparaître.

En soi, pourquoi pas. Mais le problème, à vrai dire, c'est que cette seconde saison de CZ échoue totalement à créer le moindre malaise ou frisson. Ponctuellement, certains visuels étranges et absurdes peuvent troubler, mais dans l'ensemble, l'intrigue principale est cousue de fil blanc, et il en va de même pour ses thématiques sur l'oubli, le pardon, la responsabilité parentale, l'amour et le sacrifice d'un père dévoué, etc.

L'écriture est donc assez transparente, et cela a un impact direct sur l'intérêt de la saison, qui semble souffrir de beaucoup de remplissage contemplatif : l'intention est clairement d'instaurer un malaise, une atmosphère pesante, et de créer des moments abstraits (toute la sous-intrigue de Jules tourne ainsi à vide, sans la moindre explication, car, de leur propre aveu, les scénaristes voulaient rester "mystérieux") mais comme le tout est nettement plus balisé et plat, visuellement parlant, cela ne fonctionne pas autant qu'en première saison.

Et le fait que les protagonistes soient de jeunes étudiants (avec des problèmes de leur âge, et un accent mis sur la romance de Seth et Margot) a l'inconvénient supplémentaire de donner à ce récit de faux-airs d'un Fais-moi peur ou Chair de Poule un peu friqué, un peu artistique et un peu plus adulte (pas de beaucoup, cela dit). En fait, c'est typiquement le genre de récit qui aurait été à sa place, au format 45 minutes, dans une anthologie comme Fear Itself.

Au final, on se retrouve donc avec une seconde saison une nouvelle fois applaudie plus que de mesure par la critique (m'enfin bon, on parle de ces mêmes critiques qui, tous les six mois, parlent de "nouveau meilleur film d'horreur de la décennie" à propos d'une nouvelle production Blumhouse, d'un film indépendant vaguement arty ou de Ça, et qui vénèrent Stranger Things comme un chef d’œuvre, donc...), mais qui semble perpétuellement jouer la carte du remplissage, prolongeant à plusieurs reprises son récit au delà de points qui auraient pourtant fait de très bonnes conclusions naturelles.

Pas particulièrement troublant, pas particulièrement effrayant, pas particulièrement tendu, pas particulièrement joli (visuellement) ni bien filmé (la manière dont les souvenirs et l'esprit des personnages sont représentés est très laide), pas particulièrement innovant ou original... bof, donc.

Mais au moins, c'est plutôt bien joué par Forsyth, Dee et John Carroll Lynch.

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Un film, un jour (ou presque) #611 : Spawn (1997)

Publié le 5 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spawn :

Trahi par son employeur Jason Wynn (Martin Sheen), l'agent spécial Al Simmons (Michael Jai White) est assassiné, et expédié en Enfer. Là, un démon lui propose de signer un pacte : Al deviendra le général de ses armées infernales, et en échange, il pourra retourner sur Terre pour revoir son épouse. Mais lorsqu'il revient à la vie, Simmons est méconnaissable, grièvement brûlé, et doté de pouvoirs incroyables : au grand dam du Clown (John Leguizamo), un émissaire de Satan, Al va alors décider d'utiliser ses pouvoirs au service du bien, en se vengeant du dangereux Wynn...

Y-a-t-il encore vraiment besoin de s'attarder sur cette production New Line, ratée de bout en bout, entre son récit bâclé, son rythme haché, sa narration en voix off pataude et épuisante, sa distribution calamiteuse (Sheen surjoue, White sous-joue), son visuel typiquement DTV des années 90, sa musique datée, et surtout ses nombreux effets visuels déjà périmés lorsque le film est sorti (c'est bien simple, les seuls plans réussis de tout ce bazar sont généralement l'oeuvre d'ILM, chez qui le réalisateur travaillait... le reste, ce n'est pas d'eux) ?

Cette adaptation du comic-book Spawn est tout simplement un plantage assez spectaculaire et décousu, plombé par d'innombrables ellipses visuelles et narratives, et par une poursuite en moto franchement hors-sujet sur tous les plans.

1/6 pour quelques effets réussis, et pour une certaine fidélité au matériau de base.

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - BrainDead, saison 1 (2016)

Publié le 4 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Oktorrorfest, CBS, Thriller, Politique

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

BrainDead, saison 1 :

Lorsqu'elle accepte de travailler un temps pour son frère Luke (Danny Pino), sénateur démocrate, afin de financer son prochain documentaire, Laurel Healy (Mary Elizabeth Winstead) ne se doute pas qu'elle va se retrouver au cœur d'une conspiration improbable : des insectes extraterrestres envahissent en effet Washington, et prennent le contrôle des hommes politiques et de leur entourage, radicalisant ainsi le débat politique, et affaiblissant le pays...

Unique saison de cette comédie d'horreur satirique ne se prenant pas du tout au sérieux, créée par l'équipe à l'origine de The Good Wife, et produite par Ridley Scott.

Il est assez difficile pour moi de décrire ce que j'ai ressenti en visionnant aujourd'hui l'intégralité de cette saison 1 (après avoir regardé le pilote à l'époque de sa diffusion) : la première impression qui domine, en ces temps de Trump incompétent et omniprésent, qui démolit morceau par morceau les USA et le monde, c'est une impression d'un ras-le-bol.

Oui, la série tape gentiment sur les Démocrates, les Républicains, et le monde politique américain, elle dénonce, elle critique (non sans raison ni pertinence, d'ailleurs), mais elle le fait sur un mode assez typiquement sarcastique, sourire en coin et partisan qui ne semble rien accomplir, comme l'a prouvé l'accession de Trump au pouvoir américain.

Pour faire simple, tout le contenu politique, les magouilles, les tactiques, le gerrymandering, les sit-ins, etc, présentées dans cette saison n'apprendront rien à quelqu'un qui se tient un minimum au courant de la politique US (ne serait-ce qu'en suivant le Daily Show, ou autres programmes satiriques similaires).

Résultat, la série prêche trop souvent les convertis, paraît régulièrement inoffensive et générique sur le front de la satire, et a une certaine tendance à faire du surplace au long de ses 13 épisodes, avec un certain ventre mou qui prend de plus en plus d'ampleur, à mesure que Laurel et ses deux sbires, Gustav (Johnny Ray Gill) & Rochelle (Nikki M. James) tentent de convaincre leurs proches, mais échouent encore et encore.

(en même temps, il faut bien avouer qu'ils ne sont vraiment pas doués, et que la série tourne souvent à la farce un peu forcée)

On se retrouve donc avec une série qui présente, en dépit de son sujet et de sa structure, une certaine nonchalance, un manque d'urgence de ses personnages vis à vis de la menace en cours.

Et pour cause : la romance entre Laurel et Gareth (Aaron Tveit), mise en place dès le premier épisode, phagocyte une grosse partie de la série. On se retrouve donc avec du shipping particulièrement téléphoné et basique, qui occupe une grosse partie de la saison, au détriment de sous-intrigues abandonnées en cours de route/jamais résolues de manière satisfaisante (l'épouse et le bébé de Luke), ou de points jamais vraiment expliqués (pourquoi les insectes n'ont jamais tenté de contaminer Luke, justement).

Cette romance Laurel/Gareth, de plus, ne fonctionne jamais totalement : Tveit n'est pas quelqu'un de particulièrement charismatique ou charmant dans ce rôle, et son alchimie avec Winstead (pourtant impeccable) est assez limitée, ce qui fait que ce couple laisse vraiment de marbre, et que le côté émotionnel de la série tombe à plat.

Et c'est dommage, parce qu'à côté de ça, la série possède bon nombre de qualités : elle ne lésine pas sur le gore et les explosions cérébrales (dans sa première moitié, du moins), les effets spéciaux sont compétents, l'aspect musical est assez drôle (que ce soit la récurrence du morceau de The Cars, ou les "Previously on Braindead" musicaux hilarants et variés - mention spéciale à l'épisode au début duquel le chanteur traumatisé préfère faire le résumé d'un épisode de Gunsmoke, images d'archive à l'appui), et la distribution est très sympathique (le trio de héros est attachant, bien qu'incompétent, et Tony Shaloub est formidable en Républicain possédé et magouilleur).

Mais dans l'ensemble, le résultat est trop inégal pour totalement fonctionner : ça se regarde sans problème, c'est même ponctuellement assez drôle, mais dans l'ensemble, il manque quelque chose (du rythme ? Du mordant ? Un ton plus uniforme ?) pour que la série soit vraiment réussie.

Amusant, sans plus.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x07 & The Orville 1x07

Publié le 4 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, Comédie, CBS, Fox, Orville, Discovery

Après son meilleur épisode, The Orville a pris une semaine de pause, mais était de retour le 26/10 dernier ; Discovery, elle, continue son petit bonhomme de chemin, s'approchant de plus en plus de sa pause de mi-saison, sans réellement avancer...

​Star Trek Discovery 1x07 :

Le Discovery est pris dans une boucle temporelle de trente minutes manipulée par Mudd, qui s'infiltre à bord en se cachant dans le ventre d'une baleine spatiale et massacre l'équipage pour voler le navire ; la seule manière de résoudre cette situation, c'est pour Burnham d'avouer ses sentiments à Ash Tyler, pour le convaincre de l'aider.

:ninja:

Ce qui est bien avec ce photocopillage de Cause and Effect (STTNG 5x18) le format boucle temporelle à la Un Jour Sans Fin, c'est que ça permet d'imposer un rythme et une dynamique artificielle au récit, une sorte de compte à rebours forcé qui cache de manière bien pratique tous les problèmes du scénario, et ses grosses ficelles maladroites.

Par exemple, assez symptomatique : chacune des boucles temporelles présentées ici résulte en la mort de tout l'équipage. Et à aucun moment, le spidey sense de Saru ne se déclenche. Oups.

Autre exemple : toute cette situation se déclenche lorsque Mudd s'introduit à bord, caché dans une baleine de l'espace que le Discovery recueille. On peut se demander pourquoi, à aucun moment, les officiers conscients du problème ne tentent d'empêcher la boucle temporelle en laissant la baleine de l'espace à sa place, sans l'amener à bord.

Ou encore le fait que les personnages passent la moitié de leurs boucles temporelles à parler sentiments et à flirter plutôt qu'à demander leur avis au capitaine et à Saru.

Ou encore, le fait que l'épisode tente une fin semi-ironique et comique, à la TOS, avec Mudd, sa femme et son beau-père, alors qu'on vient de passer 40 minutes à transformer le Mudd rondouillard et roublard mais inoffensif de TOS, en Mudd grimdark impitoyable, qui a massacré plus de cinquante fois tout l'équipage sans le moindre remords, pour mettre la main sur le vaisseau. Forcément, tout de suite, le ton léger passe nettement moins bien, d'autant que le Mudd repart en connaissant le secret du Discovery (et celui des cristaux temporels magiques/de l'espèce inconnue qui les maîtrise), et que ça n'a pas l'air d'émouvoir qui que ce soit.

Et puis ça m'a frappé en regardant cet épisode, mais Burnham est vraiment écrite comme Seven of Nine dans Voyager : distante, torturée, victime de sa réputation et de son passé, peu à l'aise au sein de la société humaine et de l'équipage, qui tente de s'intégrer, etc... sauf que SMG n'a pas un tiers du charisme de Jeri Ryan, pas la moitié de son talent d'actrice (et je ne parle même pas du sex appeal, qui n'entre pas vraiment en ligne de compte ici), et qu'en plus, elle et Tyler ont une alchimie négative.

(ah, et j'ai failli oublier Lorca, capitaine d'un vaisseau scientifique, qui, confronté à une forme de vie extraterrestre rarissime, répète encore et encore qu'il n'en a absolument rien à foutre :pouce: )

Mais bon, si on enrobe tout ça de beer pong sur fond de Fugees remixant les Bee Gees, et de caméra penchée, ça fait visiblement illusion, à en juger par l'accueil enthousiaste de bon nombre de fans...

The Orville 1x07 - Majority Rule :

Lors d'une mission sur une planète très similaire à la Terre du 21ème siècle, où le vote populaire fait force de loi par le biais des médias et des réseaux sociaux, LaMarr commet un impair en public, et est arrêté. À l'équipage de le tirer de là avant qu'il ne soit lobotomisé...

Seth MacFarlane de retour au scénario, et on retombe immédiatement dans des sentiers bien arpentés par les franchises Trek (Wesley Crusher dans l'épisode Justice, STTNG 1x08), Sliders, mais aussi par Black Mirror et Community (MeowMeowBeenz) : on a donc droit à un script melting-pot qui recycle tout ça en une sorte de satire inégale de la société américaine moderne, de la vindicte populaire, etc.

Rien de bien original, le traitement est très simpliste, ça repompe à droite et à gauche, et ça permet d'économiser du budget en tournant à 90% dans une ville contemporaine, mais ça pourrait presque fonctionner si LaMarr n'était pas un boulet insupportable, si l'équipage n'était pas composé de bras cassés (qui se contentent de tout observer depuis l'orbite sans rien tenter pendant 95% de l'épisode), et si le script ne manquait pas à ce point de profondeur et de rigueur : par exemple, on ne nous explique jamais à quoi servent les upvotes ; Alara est obligée de se déguiser à l'arrache, alors que dans l'épisode précédent, deux membres d'équipage changeaient complètement d'apparence pour s'infiltrer, sans problème ; l'équipage arrive sur place en touriste, sans rien connaître de la planète, pas même son fonctionnement basique, alors même que des anthropologues de l'Union envoyaient supposément des rapports détaillés et réguliers depuis sa surface ; le dispositif de camouflage de la navette sort de nulle part, et y retourne tout aussi vite...

Bref, un épisode tout à fait regardable, mais ultra-dérivatif, et donc typique de ce qu'est The Orville sous la plume de MacFarlane.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 70 - Little Evil (2017) & It Stains the Sands Red (2016)

Publié le 3 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Comédie, Canada, Netflix, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Little Evil :

Gary (Adam Scott) est ravi d'avoir épousé Samantha (Evangeline Lilly), une jeune mère séduisante et attachante, qu'il aime profondément. Mais Samantha a un fils un peu étrange, Lucas (Owen Atlas), assez sinistre et capable de pousser autrui à commettre l'impensable. Rapidement, Gary s'aperçoit alors que Lucas est peut-être bien l'antéchrist, et qu'il ne peut le laisser détruire le monde...

Une comédie horrifique d'Eli Craig (Tucker & Dale fightent le Mal) qui souffre d'une structure bien trop bancale pour vraiment fonctionner : en effet, pendant ses deux premiers tiers, le film se contente de parodier La Malédiction, en en reprenant toute la structure et le déroulement, et en y passant simplement une couche de sarcasmes et de vannes pas très mémorables.

Ce n'est alors pas très drôle, pas très intéressant, et ça tourne rapidement à vide, malgré les seconds rôles sympathiques (Clancy Brown, Tyler Labine, Donald Faison, Chris D'Elia, Kyle Bornheimer, Sally Field), globalement sous-exploités.

Et puis, après la première heure de métrage, le film bascule dans quelque chose d'un peu plus décalé, avec un renversement de perspective pas forcément surprenant ou imprévisible : Gary décide de protéger l'enfant, de devenir un bon beau-père pour lui, et avec l'aide des autres beaux-pères de son entourage, ils partent à l'assaut des méchants satanistes qui veulent provoquer l'apocalypse.

Encore une fois, ce n'est pas forcément nouveau, dans le genre, mais ce bref virage vers l'action permet au film de retrouver un peu de l'énergie de Tucker & Dale, ce qui rend cette partie du film déjà plus intéressante.

Malheureusement, dans l'ensemble, le tout reste assez inabouti et sous-développé (les seconds rôles restent totalement inutiles), ça se prend un peu trop au sérieux, et les fast-cuts façon Edgar Wright m'ont paru hors-sujet.

2.5/6 (en étant généreux)

It Stains the Sands Red :

En pleine apocalypse zombie, Molly (Brittany Allen), une fêtarde,  se retrouve en panne au milieu du désert du Nevada, poursuivie par un unique zombie (Juan Riedinger). Mais plus le temps passe, et plus ce dernier devient son compagnon, son confident, voire même... son ami.

Une dramédie zombiesque pas désagréable, réalisée et écrite par les Vicious Brothers (Grave Encounters), et qui fait globalement illusion pendant trois bons quarts d'heure : l'héroïne est intéressante, l'actrice joue bien, et le film est alors plutôt sympathique, avec un ton légèrement décalé qui fonctionne.

Dans la dernière demi-heure, cependant, tout commence à se déliter un peu, à commencer par des micro-flashbacks (pas très réussis et en mode contemplatif) servant à développer un peu le personnage et à lui donner une composante émotionnelle et un parcours rédempteur qui ne convainquent pas ; par une tentative de viol clichée et inutile ; et par quinze dernières minutes tout simplement quelconques (l'aéroport et tout ce qui suit), qui finissent le film de manière anémique. Dommage.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 69 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 7 à 9 (2001-2009-2011)

Publié le 3 Novembre 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Télévision, SyFy

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Children of the Corn VII - Revelation (2001) :

Jamie (Claudette Mink) arrive à Omaha pour retrouver sa grand-mère. Mais l'immeuble où vivait celle-ci, situé près d'un champ de maïs, a été condamné, et est désormais vide, à l'exception de deux enfants inquiétants...

Produit par Joel Soisson, avec Michael Ironside dans un rôle secondaire. Des jump scares, de la post-synchronisation bancale, un environnement urbain inintéressant, un jardin de maïs en plastique, un handicapé gueulard en fauteuil roulant, un concierge drogué, un homme paranoïaque avec une arme et des lunettes de vision nocturne, une strip-teaseuse bimbo au grand coeur, un flic séduisant, une histoire d'amour insipide, une bande originale recyclée...

Bref, des enfants du Maïs rieurs à la supérette et qui jouent à House of the Dead 2, c'est complètement hors-sujet.

0.75/6

Children of the Corn (SyFy - 2009) : 

Douze ans après le massacre de Gatlin, Burt (David Anders) et Vicky (Kandyse McClure), qui passent leur temps à se disputer découvre un enfant égorgé sur la route, puis arrivent dans la communauté désolée de Gatlin...

Téléfilm Syfy sorti en dvd en version unrated, et réadaptant l'histoire de base de King de manière supposément plus fidèle, par le producteur du Children of the Corn de 1984.

Avec David "Sark" Anders dans le rôle du vétéran du Vietnam traumatisé qui débarque dans le village perdu des enfants, avec sa femme (Dualla de Battlestar Galactica, qui est encore plus insupportable que dans BSG).

La musique reste la même (Elias reprenant ses propres thèmes, et leur redonnant un coup de propre), les enfants sont tous sauf crédibles, ça joue unanimement mal (Anders excepté), la scène de sexe gratuite entre les deux "ados" est risible au possible, et c'est écrit et réalisé avec les pieds, surlignant de manière affreuse tout ce qui peut être surligné (le ralenti immonde lors de l'explosion de la voiture... la musique militaire quand Anders annonce aux gamins qu'il va leur casser la gueule un par un... les cris rajoutés sur certaines apparitions de cadavres à l'écran... les réminiscences du Vietnam, avec Vietkongs et balles traçantes au milieu du maïs... :soupir:) et faisant durer bien trop longtemps la poursuite finale.

Et puis c'est quand même très fort de réussir à rendre l'un des deux protagonistes principaux de l'histoire absolument détestable en moins de 5 minutes après le début du film, surtout lorsque l'on est supposer craindre pour sa vie par la suite, et espérer que le personnage s'en sorte...

1/6 (pour Anders et le score original d'Elias)

Children of the Corn - Genesis (2011) :

Allie (Kelen Coleman), une jeune femme enceinte, et son mari Tim (Tim Rock) tombent en panne près d'une ferme isolée, où vivent un Prêtre sinistre (Billy Drago), sa femme russe Barbara Nedeljakova), et un enfant aux pouvoirs télékinétiques (Dusty Burwell)...

Déjà chroniqué dans ces pages, ce film n'a de Children of the Corn que le nom (forcément, puisque c'est un film simplement tourné par Dimension pour conserver les droits de la franchise), et est inintéressant au possible, puisqu'il ressemble presque plus à l'épisode It's A Good Life de la Quatrième Dimension qu'à autre chose.

Ah, et il y a des stocks shots de la poursuite sur l'autoroute de Bad Boys II inside. *soupir*

0.5/6

 

Bilan :

Children of the Corn est une mauvaise franchise. Comme bon nombre de franchises nées dans les années 80, elle n'a fait que s'affaiblir d'épisode en épisode, ce qui pose forcément problème quand déjà, comme elle, on part de très bas.

Et quand bien même, ami lecteur, tu aurais apprécié l'original plus que moi, et tu ferais partie de ces personnes le considérant comme culte, fais-moi confiance : les suites sont, dans leur grande majorité, bien pires, et ne méritent vraiment pas le coup d'oeil.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 68 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 4 à 666 (1996-1998-1999)

Publié le 2 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique

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Children of the Corn IV - The Gathering (1996) :

Grace (Naomi Watts) retourne dans sa petite ville natale, pour y soigner les enfants qui tombent tous malades, les uns après les autres, et se réveillent en affirmant être quelqu'un d'autre. Bientôt, les enfants s'en prennent aux parents, comme télécommandés par une force surnaturelle...

Premier film de la saga (reprise par Dimension) à être exclusivement sorti en vidéo, et ça se sent, puisque ça ressemble plus à un scénario vaguement adapté à la franchise Children of the Corn qu'à autre chose : ici, on a un pasteur itinérant décédé qui revient d'entre les morts pour prendre possession des enfants de la ville responsable de sa mort, façon joueur de flûte de Hamelin. Aucune référence à Gatlin, à He-Who-walks-Behind-The-Rows, aux champs de maïs hantés, etc...

Cela dit, il y a Naomi Watts qui joue bien, Karen Black, et le scénario apparaît plus original et intéressant que les précédents, donc c'est toujours ça de pris. Par contre, la réalisation est très moyenne.

2.5/6, je l'ai presque préféré à l'original.

Children of the Corn V - Fields of Terror (1998) :

Six jeunes étudiants se perdent en route, et arrivent dans une bourgade désolée, emplie de jeunes enfants meurtriers, contrôlés par une force surnaturelle...

Version jeunes adultes cons de la franchise, avec une jeune Eva Mendes, Alexis Arquette, Ahmet Zappa, Fred Williamson et David Carradine.

Ainsi que des angles de caméra immondes, des personnages têtes à claques, des enfants tueurs modernes (!) et peu inquiétants, du gore timide, une musique ratée, et un scénario qui ne colle pas tout à fait avec le reste de la franchise (Carradine qui contrôle son armée d'enfants depuis un manoir colonial du Sud, au nom de He Who Walks..., He who... qui demande des sacrifices dans les flammes, alors que les flammes étaient précisément son point faible auparavant, etc... c'est n'importe quoi).

Bref, on retombe tout de suite dans les tréfonds de la franchise, avec en prime une fin ouverte très bête.

1/6

Children of the Corn 666 - Isaac's Return (1999) :

Après 19 ans de coma, Issac reprend connaissance, et tente d'accomplir une ancienne prophétie avec l'aide d'Hannah (Natalie Ramsey), la première née des enfants de Gatlin...

Nancy Allen & Stacy Keach dans de petits rôles, pour un retour à Gatlin de l'une des descendantes du massacre original.

Bourré d'effets de style et de scènes agaçantes (des ralentis, des séquences de rêves, des jump cuts, des bruits déformés, de la caméra tremblotante, etc), éclairé à la bougie, avec un scénario assez bordélique et improbable (Isaac, dans le coma depuis 19 ans, et ce bien qu'il ait alors été réduit en miettes, tente d'accoupler son fils (!?) avec l'héroïne pour accomplir une prophétie, et engendrer la nouvelle incarnation de He-who-walks...), une armée d'adolescents maléfiques joués par des adultes de 25 ans, du rock-métal en illustration sonore, et un He- who-walks qui se prend pour un animateur tv une fois incarné...

Aussi mauvais que le précédent, malgré la présence d'Isaac, qui fait de la figuration les 3/4 du temps.

1/6 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 67 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 1 à 3 (1984-1992-1995)

Publié le 2 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest

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Children of the Corn (1984) :

Burt Stanton (Peter Horton) et sa compagne Vicky (Linda Hamilton) découvrent le cadavre d'un enfant sur la route, au milieu de nulle part, dans le Midwest américain. Rapidement, alors qu'ils cherchent de l'aide dans la ville la plus proche, ils découvrent là une population d'enfants meurtriers, disciples d'une entité démoniaque vivant dans les champs de maïs, et sous la coupe du jeune Pasteur Isaac (John Franklin)...

Auréolé d'une réputation culte, ce premier opus de la saga déçoit : la musique est sympathique, la distribution aussi, les idées sont intéressantes, l'ambiance est pesante, et toute la première demi-heure est réussie, mais ça s'embourbe rapidement ensuite, avec pas mal de séquences superflues et agaçantes (notamment la fin interminable et un peu risible). 

Pas à la hauteur de sa réputation, ou bien c'est que ça a mal vieilli.

2.5/6

Children of the Corn II - The Final Sacrifice (1992) :

Un journaliste (Terence Knox) et son fils (Paul Scherrer) vont mener l'enquête dans la ville de Gatlin, où des enfants meurtriers ont récemment massacré tous les adultes de la communauté... 

Daniel Licht assure toujours autant, ça fait plaisir de revoir Rosalind Seaquest Allen, et le tout début - les journalistes & autorités qui débarquent sur les lieux du premier film, et comptent les cadavres - fonctionne bien, mais ensuite, c'est une calamité, qui se traîne lamentablement, avec un vieil indien qui se pointe pour balancer des répliques clichées, des enfants tueurs transparents au possible, des mises à morts risibles de personnes-âgées-qui-jouent-mal, des plans thermiques à la Predator, une histoire d'amour adolescente, et tout un final ridicule, pas aidé par un rendu télévisuel et fauché totalement indigne d'une sortie en salles.

1.25/6

Children of the Corn III - Urban Harvest (1995) :

Deux orphelins de Gatlin, Eli (Daniel Cerny) et Joshua (Ron Melendez) sont placés dans un foyer d'accueil, à Chicago. Là, Eli semble bien décidé à poursuivre l'oeuvre du Dieu du Maïs, et replante du maïs dans un terrain vague voisin... mais son frère veut l'en empêcher. 

Guère surprenant de voir les frères Hickox, grands mercenaires du genre dans les années 80,
derrière cet opus urbain de la franchise, très peu inspiré, avec un Amish basketteur qui fait des dunks à peine débarqué du village de Gatlin, et avec un montage parallèle assez mauvais entre un début de scène de sexe, et l'enfant maléfique qui plante un épi de mais dans le jardin.

Effets vidéos fauchés et datés, idées idiotes (le sdf "plantifié", l'afro-américain qui continue à crier alors que sa tête est séparée de son corps), c'est surjoué, et ça se traîne gentiment, en plus de brièvement virer à la Night of the Scarecrow le temps de quelques minutes, et d'avoir un final multipliant les effets spéciaux fauchés et les boules de feu. Sans oublier l'apparition de He-Who-walks-behind-the-rows... un monstre tentaculaire en caoutchouc gélatineux qui pousse des barrissements d'éléphant, en partie animé en stop-motion miniature. Forcément, ça casse le mythe. Surtout en 1995.

1.25/6, dont 0.25 pour la brève apparition d'une jeune Charlize Theron.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 66 - Saga House : House 3 - The Horror Show (1989) & House 4 (1992)

Publié le 1 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Cinéma, Horreur, Comédie, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

House III - The Horror Show :

Après avoir assisté à l'exécution de Max Jenke (Brion James), un tueur en série psychopathe qu'il a arrêté, l'Inspecteur Lucas McCarthy (Lance Henriksen) pense en avoir fini avec lui. Mais Max a réussi à se transférer dans l'énergie de la chaise électrique, et il revient ainsi de l'au-delà pour se venger de Lucas, et hanter sa famille...

Un film d'horreur intitulé The Horror Show, arbitrairement rattaché à la franchise House à l'international pour de sombres raisons contractuelles, mais qui en fait n'a tout simplement rien à voir avec celle-ci, à part, vaguement, un concept de maison hantée.

Hormis la présence toujours agréable de Lance Henriksen, donc, que dire de ce métrage, qui lorgne énormément vers le Shocker de Wes Craven, en production au même moment, et reposant exactement sur le même concept et les mêmes rebondissements ?

Pas grand chose, en fait : c'est assez typique des slashers/thrillers surnaturels de l'époque, dans ce que ça avait de bon et de mauvais (l'influence de la franchise Freddy est palpable), et ça fonctionne principalement sur le charisme d'Henriksen, sur le cabotinage de James, et sur la scène de la chaîne électrique, relativement réussie.

Le reste, par contre, est totalement anecdotique, avec tout un assortiment de personnages secondaires (notamment la famille de l'inspecteur) insipides et peu intéressants, et des effets constamment sur le fil du rasoir, entre risibles et inventifs.

2.75/6

House IV :

Après sa mort dans un accident de voiture, Kelly (Terri Treas), l'épouse de Roger Cobb (William Katt), et leur fille Laurel (Melissa Clayton) s'installent dans la demeure familiale, au milieu de nulle part. Mais la pègre locale s'intéresse de très près à la bâtisse, et lorsque des phénomènes surnaturels commencent à s'y produire, la mère et la fille se tournent vers un vieux chef indien ami de la famille...

Une pseudo-suite indirecte au premier film, dont on retrouve Roger Cobb, mais qui n'a en réalité pas la moindre continuité avec les événements de House : la maison est différente (et fait nettement plus décor de cinéma), ses origines aussi, la famille de Cobb n'a rien à voir, Cobb décède dans les dix premières minutes du métrage, bref, ce n'est qu'une suite hypothétique.

Et pour cause : le script a été rattaché de force à la franchise House durant la pré-production, lorsqu'il a été décidé que le personnage de Cobb pourrait peut-être apporter quelques spectateurs de plus à ce direct-to-vidéo générique et sans rapport.

On se retrouve donc avec un script insipide et dérivatif, pas forcément trop mal joué par le duo mère-fille, mais mis en images de manière économe et peu inspirée (ou totalement grotesque, comme par exemple les cauchemars, ou tout ce qui concerne la pègre locale), et qui se traîne lamentablement pendant 95 minutes, n'étant jamais effrayant, tendu ou dynamique, et rarement amusant. Bref... un flop.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 65 - Saga House : House (1986) & House 2 - Le Deuxième Étage (1987)

Publié le 1 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Cinéma, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

House :

Romancier d'horreur à la dérive depuis la disparition de son fils lors d'un séjour dans la demeure de sa tante (Susan French), Roger Cobb (William Katt) a perdu pied, et sa carrière est au point mort. Divorcé de l'actrice Sandy Sinclair (Kay Lenz), et désireux de se lancer dans l'écriture d'un nouveau roman basé sur son expérience au Vietnam, Roger s'installe alors dans la demeure en question, dont il vient d'hériter, et qui recèle bien des mystères surnaturels...

Premier métrage de la série des House, cette comédie horrifique est produite par une partie de l'équipe des premiers Vendredi 13, mais elle lorgne clairement plus vers les Evil Dead de Raimi : un homme seul, dans une maison qui s'anime de manière improbable (monstres en latex difformes et grotesques, objets qui prennent vie, stop-motion, animaux empaillés qui deviennent agressifs, visions étranges, et réactions assez caricaturales et outrées du jeune héros), le tout avec un ton jamais très sérieux.

Du moins, sur le papier, car ce House original est souvent plus prêt d'Evil Dead premier du nom, que de ses suites. La première demi-heure du métrage, ainsi, est bien trop sérieuse pour son propre bien, à grands renforts de flashbacks ultra-fauchés du Vietnam (dans des jungles de cinq mètres carrés, en studio), et d'un personnage torturé par ses erreurs et par son passé.

Par la suite, le métrage reste bien trop fluctuant, avec le postérieur constamment entre deux chaises : ça alterne entre brefs moments d'horreur comique, avec des monstres, des esprits et des réactions surjouées, et énormément de remplissage (les flashbacks, donc, mais aussi le voisin rondouillard - George Wendt -, la police, l'ex-femme, la sous-intrigue mollassonne avec une voisine sexy - Mary Stävin - et son fils...).

Sans oublier la réalisation un peu pataude (et télévisuelle), et aussi, plus problématique, le fait que la demeure-titre soit particulièrement peu effrayante : trop lumineuse, trop moderne, trop cozy, il n'y a là pas la moindre ambiance, ce qui ne pardonne pas.

Bref, malgré ses quelques moments cartoonesques et décalés, le film reste dans l'ensemble vraiment trop quelconque et inégal, mal rythmé, et tiraillé entre le sérieux et la comédie, sans jamais s'avérer totalement convaincant dans l'une ou l'autre catégorie.

3/6, pas plus, et principalement pour les créatures et les maquillages.

House II : Le Deuxième Étage (House II : The Second Story) :

Jesse (Arye Gross) et Kate (Lar Park Lincoln), un jeune couple de citadins branchés, s'installent dans le vieux manoir familial, où ils sont vite rejoints par Charlie (Jonathan Stark), un ami excentrique de Jesse, et Lana (Amy Yasbeck), la petite amie de Charlie, une chanteuse ambitieuse. Mais rapidement, Jesse et Charlie sont entraînés dans une aventure improbable, à mesure que les phénomènes surnaturels se multiplient : cow-boys zombies, crâne de cristal, malédiction maya, créatures difformes, sauvages masqués, barbares bodybuildés, dinosaures, portails interdimensionnels, bébé cracoucass, chenille canine, vengeance d'outre-tombe, princesse indigène et électricien-aventurier (John Ratzenberger)...

Alors là, absolument rien à voir avec le premier film, et c'est tant mieux.

Ici, un peu comme du côté de Raimi et de ses Evil Dead, on passe d'un premier opus semi-sérieux, à quelque chose de totalement délirant et cartoonesque, qui se débarrasse de tout semblant horrifique pour faire place à un divertissement familial d'Halloween tellement déjanté et improbable qu'il en devient attachant.

Dans l'absolu, ce n'est pas du tout un bon film d'horreur, ce n'est pas particulièrement bien rythmé, et ce n'est pas forcément toujours très bien joué par tout le monde, mais ça part tellement dans tous les sens, avec un bestiaire génial et avec une bonne humeur tellement décomplexée que le film est tout simplement mémorable, et l'un de mes métrages préférés à cette période de l'année.

4.5/6 (mention spéciale à Bill Maher en patron yuppie fourbe)

(et pourquoi ne suis-je pas surpris de voir le traducteur de l'affiche originale passer totalement à côté du jeu de mots de "The Second Story", en traduisant le tout littéralement, sans comprendre le double sens Story = Histoire/Étage...?  Ah là là, les années 80... *soupir*)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 64 - Halloweentown (2/2) : Les Sorcières d'Halloween III - Halloweentown High (2004) & Les Sorcières d'Halloween IV - Retour à Halloweentown (2006)

Publié le 31 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Disney, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Jeunesse, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Les Sorcières d'Halloween III (Halloweentown High) :

Après avoir définitivement ouvert le passage entre le monde des humains et des monstres, Marnie (Kimberly J. Brown) s'efforce de rapprocher les deux univers, avec l'aide de toute sa famille : grâce à leurs pouvoirs, les Cromwell accueillent désormais de nombreux jeunes monstres sur Terre où, déguisés, ils découvrent les moeurs étranges de la jeunesse humaine. Mais tout le monde ne voit pas ce rapprochement d'un très bon oeil, et les mythiques Chevaliers de la Dague de Fer semblent bien décidés à saboter les plans de la famille...

Troisième épisode de cette série de comédies Disney d'Halloween, et les personnages continuent d'évoluer et de grandir, tandis que Mark Dippé (Spawn !) passe à la réalisation.

On est ici dans la droite continuité du second épisode, avec une Marnie qui s'affirme de plus en plus (Kimberly J. Brown reste attachante et de plus en plus naturelle et spontanée), et un propos intéressant (pour une D-Com) sur l'intégration, la tolérance, et le rapprochement entre les peuples.

Cependant, Disney commence clairement à réfléchir à ses High School Musical (alors en conception), puisqu'on retrouve ici deux des acteurs de cette autre franchise, dissimulés sous des costumes et maquillages assez amusants. Niveau effets spéciaux et maquillage, d'ailleurs, on reste dans le très sympathique : si quelques effets sont assez cheaps, d'autres fonctionnent bien, comme les araignées-marshmallows, ou les squelettes animés.

Un troisième téléfilm, donc, qui reste à peu près au même niveau qualitatif que le précédent, voire même est peut-être un peu plus maîtrisé (le script joue la carte de la fausse piste au sujet du nouveau petit ami de Marnie, par exemple), mais qui souffre de l'absence inexplicable de Sophie, la petite soeur, que l'on aperçoit vaguement durant quelques scènes, assise devant la tv, sur le canapé : on devine que l'actrice n'était pas disponible, et qu'elle a tourné toutes ses scènes en une après-midi, au mieux... mais son absence se fait tout de même sentir.

4/6

Les Sorcières d'Halloween IV - Retour à Halloweentown (Return to Halloweentown) :

Désormais âgée de 18 ans, Marnie (Sara Paxton) est bien décidée à partir à l'Université d'Halloweentown, pour y apprendre à devenir une sorcière. Séparée de sa famille, elle y retrouve Ethan (Lucas Grabeel), dont elle se rapproche, mais finit par s'opposer aux trois filles de Silas Sinister (Keone Young), un sorcier et industriel maléfique qui compte bien sur Marnie pour accomplir une prophétie très ancienne, relative à l'une des ancêtres des Cromwell...

Quatrième et dernier téléfilm de la série des Halloweentown, ce métrage bénéficie d'un budget et d'effets spéciaux toujours plus conséquents, qui donnent lieu à des décors très réussis et convaincants... malheureusement, c'est au service d'un récit assez dérivatif et téléphoné, qui se fond dans les clichés des films de lycées & campus américains typiques (la bonne copine, le prof hostile, la clique des pestes, etc, etc, etc), matinés d'une bonne dose de Harry Potter, et de voyage temporel aux enjeux ultra-prévisibles.

Et alors que les téléfilms précédents pouvaient faire oublier leur défauts par leur casting sympathique, ici, problème : Kimberly J. Brown a été virée (ou plutôt, elle "n'a pas été recontactée", et a été remplacée par Sara Paxton, plus jeune, plus mince, plus génériquement jolie...), et tous les autres membres de la famille font de la figuration (la mère et le frère n'apparaissent que lors de brèves séquences, en filigrane ; Debbie Reynolds est absente de la majorité du film, remplacée par son double bon marché ; et la petite soeur est tout simplement portée disparue, malgré quelques dialogues tentant d'expliquer son absence). Le reste de la distribution est par ailleurs assez quelconque, des trois soeurs maléfiques à Lucas Grabeel, subitement promu love interest, pour la simple et bonne raison qu'il était dans les High School Musical, et est donc devenu bankable.

Bref, un épisode frustrant et superflu, fréquemment surjoué et caricatural, au final assez médiocre, et qui malgré un scénario qui avait du potentiel, est généralement totalement ignoré par les fans de la franchise, à cause de ce remplacement malavisé de l'héroïne (et pourtant, Sara Paxton n'est pas forcément mauvaise : elle est simplement un peu trop transparente et raide, là où Kimberly J. Brown débordait de personnalité et de naturel). 

3/6 - 0.25 pour le recasting = 2.75/6

(on regrettera clairement que Disney ait sacrifié cette franchise sur l'autel de l'audience, et que la chaîne ait choisi de mettre un terme aux Halloweentown, jugés trop chers en comparaison d'un High School Musical - forcément, entre les maquillages, les effets spéciaux, etc, ce n'était pas donné ; Il y aurait pourtant eu de quoi décliner le concept en d'innombrables téléfilms - je suis certain qu'un Halloweentown, 20 ans après aurait du succès - , voire même en une série télévisée Disney, ce qui aurait permis de rentabiliser costumes et décors. Hélas...)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 63 - Halloweentown (1/2) : Les Sorcières d'Halloween (1998) & Les Sorcières d'Halloween II - La Revanche de Kalabar (2001)

Publié le 31 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Disney, Comédie, Jeunesse, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Halloweentown - Les Sorcières d'Halloween :

Adolescente de 13 ans passionnée par les monstres et par les choses étranges, Marnie Cromwell-Piper (Kimberly J. Brown) découvre, le soir d'Halloween, que toutes les femmes de sa famille sont des sorcières, et que l'heure est venue pour elle de découvrir ses pouvoirs. Mais sa mère (Judith Hoag) s'oppose à cette destinée, et, en compagnie de son frère Dylan (Joey Zimmerman), et de leur petite soeur Sophie (Emily Roeske), Marnie décide de rejoindre leur grand-mère Aggie (Debbie Reynolds), qui vit à Halloweentown, la bourgade des monstres, actuellement menacée par une force maléfique inconnue...

Disney Comedy de 1998, qui date donc de l'époque où la chaîne de Mickey produisait encore des métrages festifs appropriés et inédits, et pas des téléfilms musicaux insipides exploitant les dernières modes actuelles (cf Descendants).

Certes, qui dit téléfilm Disney des années 90, dit aussi budget microscopique, effets et maquillages bancals, clichés à la pelle, humour enfantin, et interprétation inégale : pourtant, ici, ça participe plus ou moins au charme de ce métrage, puisque les trois enfants (Kimberly J. Brown en tête, mais aussi la petite Emily Roeske) sont plutôt justes, crédibles en tant que fratrie, et que Debbie Reynolds compose une grand-mère excentrique assez attachante.

L'histoire en elle-même n'est pas forcément exceptionnelle (on sent, ici et là, que les deux premiers tomes de Harry Potter étaient déjà sortis, et que Sabrina, L'Apprentie Sorcière et L'Étrange Noël de Mr. Jack étaient passés par là), mais le téléfilm se regarde très facilement (avec tout de même une certaine indulgence, obligatoire compte tenu de l'époque et du public ciblé), prend un temps suffisant pour établir son monde et ses personnages, et parvient à créer un univers sympathique débordant de potentiel, qui aurait mérité d'être exploité chaque année sous une forme ou une autre.

Malheureusement, Disney coulera cette série potentielle en quelques années à peine, attendant trop longtemps entre chaque volet, et enterrant pour de bon la série lorsque les High School Musicals s'imposeront à l'antenne comme la franchise monopolisant tout le budget et les efforts de Mickey Inc..

3.5/6 (si la production avait été un peu moins fauchée, je serais monté jusqu'au 4/6)

Les Sorcières d'Halloween II : La Revanche de Kalabar (Halloweentown II : Kalabar's Revenge - 2001) : 

Après deux années passées en compagnie de sa grand-mère Aggie (Debbie Reynolds), Marnie (Kimberly J. Brown) commence à maîtriser ses pouvoirs de sorcière. Mais cette année, à l'approche d'Halloween, l'adolescente s'éprend de Kal (Daniel Kountz), un nouveau voisin... qui rapidement dérobe le grimoire d'Aggie. Car Kal est le fils de Kaliban, bien décidé à se venger pour de bon de la famille de Marnie...

Un peu plus de deux ans après le premier Halloweentown, Disney Channel se tourne vers Mary "Simetierre I & II" Lambert pour réaliser ce téléfilm, qui est donc une suite directe au premier volet.

Et qui dit réalisatrice plus prestigieuse, dit aussi budget plus important, à tous les niveaux : la photographie est meilleure, l'éclairage aussi, les effets spéciaux idem, les maquillages et les décors sont plus convaincants et fournis, il y a plus de figurants, etc, etc.

On se retrouve donc devant un métrage qui compense clairement le problème principal du premier opus (son manque flagrant de budget), et adopte au passage un ton plus sérieux et moins enfantin : ça reste une D-Com, mais elle a vieilli en même temps que son héroïne, qui porte cet Halloweentown 2 sur ses épaules, et s'en sort d'ailleurs très bien (Kimberly J. Brown continue d'être une actrice principale attachante et compétente).

Et si Debbie Reynolds est ici nettement plus en retrait, les autres personnages ont tous des sous-intrigues qui leur permettent d'exister.

Alors certes, tout n'est pas ultra-convaincant (le grand final façon "Pouvoir des Trois" de Charmed, avec effets vidéo et accompagnement musical périmés ^^) et le rythme est inégal, mais dans l'ensemble, la franchise Halloweentown progresse dans une direction sympathique.

4/6 (et Peter Wingfield a un petit rôle, en plus)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 62 - Minutes Past Midnight (2016) & Galaxy of Horrors (2017)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Oktorrorfest, Anthologie, Animation, Canada, Comédie, Science-Fiction

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Minutes Past Midnight :

Anthologie canadienne regroupant neuf courts-métrages présentés via Rue Morgue et le festival Little Terrors.

- Never Tear Us Apart : deux randonneurs tombent sur un couple de cannibales vivant dans une cabane, au milieu de nulle part. Un court-métrage semi-comique de moins de cinq minutes, assez prévisible, mais pas forcément mauvais. 3/6

- Awake : un enfant est atteint d'une maladie étrange, et ses parents peinent à gérer son état. Un court qui choisit de jouer la carte du mystère, refusant de donner une explication à l'état de l'enfant (possession ? zombification ?), et préférant jouer la carte de l'ambiance et de l'atmosphère, sans vraiment déboucher sur quoi que ce soit de valable. 2.25/6

- Crazy for You : un tueur en série au comportement déclenché par les tissus à pois tombe amoureux d'une jeune femme qui adore ces motifs... Un court-métrage signé James Moran (Doctor Who, Torchwood, Primeval), avec Arthur "Rory" Darvill dans le rôle titre, et un ton typiquement anglais. Prévisible, mais finalement assez sympatoche. 4/6

- The Mill At Calder's End : un homme revient dans sa famille, pour faire face à la malédiction ancestrale qui pèse sur celle-ci... Un court-métrage animé, hommage à la Hammer, à Poe, à Lovecraft, à Peter Cushing et à l'horreur gothique, exécuté en stop-motion et en images de synthèse, avec Barbara Steele et Jason Flemyng au doublage. Très réussi. 4.75/6

- Roid Rage : une créature sanguinaire vit dans l'anus d'un homme et le pousse à massacrer ceux qui l'entourent... (Hemor)Roid Rage, donc, un jeu de mots pourri à l'image de ce court interminable (près de 15 minutes), mal filmé, mal interprété, mal monté, à la prise de son médiocre, aux effets risibles, et surtout, au mauvais goût très prononcé. C'est du sous-Troma vulgaire, con, scatologique et dérivatif, mais bon... ça plaira peut-être à certains. 0.5/6

- Feeder : un musicien à la dérive s'installe dans un nouvel appartement, où, rapidement, des symboles apparaissent sur le sol, lui demandant des sacrifices de plus en plus importants en échange de l'inspiration... Un segment australien très réussi, à la fois sobre et efficace. 4.25/6

- Timothy : passionné par Timothy, le héros en costume de lapin géant de son émission préférée, un jeune garçon se trouve confronté à ce dernier, qui s'avère des plus meurtriers... Slasher espagnol assez basique, mais pas trop mal exécuté, avec une chute prévisible. 2.5/6

- Ghost Train : deux adultes s'étant perdus de vue se retrouvent pour revisiter les lieux d'une tragédie de leur enfance, près d'un sinistre train fantôme. Le côté "adultes revisitant la tragédie de leur passé" rappelle un peu Ça, mais la direction artistique de la maison hantée est très réussie, et la conclusion est logique, mais efficace. 4.5/6

- Horrific : un redneck glandeur est confronté au chupacapra, qui envahit son mobile-home... Là, on est en plein dans de la comédie fauchée façon Braindead ou Evil Dead 2 : ce n'est pas très subtil, c'est beaucoup de slapstick, mais ça ne fonctionne pas trop mal. Amusant. 3.25/6

Sans surprise, une anthologie un peu inégale. Néanmoins, si Roid Rage est vraiment un segment calamiteux, les bons segments du métrage sont très réussis, et parviennent presque à faire oublier ce désastre.

J'ai déjà vu bien pire, dans le genre.

3.25/6

Galaxy of Horrors :

Après Minutes to Midnight, seconde anthologie canadienne présentée par Rue Morgue et le festival Little Terrors, regroupant huit courts-métrages ayant pour fil conducteur

- Un astronaute (Adam Buller) pris au piège dans un caisson de sommeil cryogénique, qui lui diffuse ces courts-métrages pour le faire patienter en attendant l'arrêt complet des systèmes de survie. Rien de très mémorable ou passionnant. 1.5/6

- Eden : dans un futur dystopique, les USA sont ravagés par la pollution, et l'air est empoisonné. Deux factions s'affrontent : le gouvernement, et un groupe tentant de le faire tomber. Et lorsque les autorités mettent au point un sérum supposé immuniser contre l'air empoisonné, ils déchaînent en réalité une menace dont elles n'avaient pas idée... Un segment très détaillé, qui déborde d'idées, et tente d'accomplir plein de choses, mais qui finit par être brouillon, décousu, bordélique, et totalement gratuit dans sa nudité. 2/6

- Iris : un assassin va enterrer un cadavre dans les bois, avec l'aide d'Iris, l'assistant vocal de son smartphone... Pas trop mal filmé, mais ultra-prévisible et générique. 2/6

- Flesh Computer : deux criminels s'en prennent au concierge d'un immeuble qui, dans son appartement, a mis au point un ordinateur mi-vivant mi-machine. Euh... les références à Cronenberg sont évidentes, mais ce segment est un bordel non-sensique, à la fois particulièrement confus (la démo numérique de la mouche écrasée, inutile et moche), et totalement didactique (la voix off qui énonce bien les thématiques). 1.5/6

- Pathos : dans un univers dystopique, les humains ne vivent que pour se divertir dans un monde virtuel aux tarifs exorbitants. Connectés 24h/24, ils doivent payer pour rester en vie : mais que se passe-t-il lorsque l'on ne retrouve plus son numéro de carte de paiement ? Un segment italien assez intéressant, très Jeunet/Caro dans l'esprit et dans les visuels, avec un concept assez classique (tout ça, c'est très cyberpunk dans l'âme), mais assez maîtrisé. 3.5/6

- Eveless : toutes les femmes de la planète sont mortes, et deux hommes tentent de donner naissance à un bébé de sexe féminin. L'idée est intéressante, mais le contenu est assez creux. Bof. 2/6

- They Will All Die In Space : dans un vaisseau spatial à la dérive, deux membres d'équipage évasifs réveillent un ingénieur de cryogénie, et lui demandent son aide pour réparer le navire. Mais les apparences sont trompeuses... Un segment en noir-et-blanc, très rétro-70s, pas trop mal interprété, mais à la chute vraiment prévisible. 3/6

- Entity : une astronaute russe se retrouve seule dans l'espace suite à la destruction de son astronef, et elle entre alors en contact avec un phénomène inexpliqué... Un court-métrage visuellement splendide et captivant, même s'il en frustrera sans doute plus d'un avec sa conclusion énigmatique. 4.25/6

- Kingz : deux dealers de banlieue allemands se trouvent nés à nés avec un client d'un autre monde. Un court allemand paradoxalement à la fois un peu fauché et forcé dans ses effets et sa direction artistique, et plutôt ambitieux (du moins, compte tenu de son budget probable). Ça oscille entre film d'action, kung-fu, horreur extra-terrestre, crime, et dans l'ensemble, c'est assez inégal, mais au moins ils ont essayé. 3/6

Une anthologie vraiment quelconque et oubliable, nettement en dessous de Minutes to Midnight.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 61 - La Fissure (1987) & The Gate II - Trespassers (1990)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

La Fissure (The Gate) :

Lorsque l'abattage d'un arbre dans son jardin révèle un trou béant dans le sol et des géodes étranges, le petit Glenn (Stephen Dorff) et son meilleur ami Terry (Louis Tripp) sont intrigués, et décident de profiter d'un week-end passé sans la supervision des parents de Glenn pour s'y intéresser. Mais rapidement, des forces surnaturelles semblent se manifester dans les parages de la fissure, et il ne faut pas longtemps à Terry, Glenn et à sa soeur Al (Christa Denton) pour réaliser qu'ils sont confrontés à l'une des portes de l'Enfer, et qu'une armée de créatures démoniaques est sur le point de s'abattre sur eux...

Ah, les années 80, cette époque bénie où, des Goonies au Monster Squad, en passant par ET l'extraterrestre, Le Vol du Navigator, Little Monsters, Explorers, et compagnie, les enfants partaient à l'aventure, et se confrontaient sans complexe, sur le grand écran, aux créatures les plus improbables, et aux dangers les plus sérieux.

Et donc, bien sûr, The Gate, un film d'horreur canadien de 1987, qui a bercé toute mon enfance, avec ses démons et ses gobelins animés en stop-motion et en jeux de perspective, son irruption du démoniaque et du heavy métal "satanique" dans la vie d'un enfant d'une banlieue américaine typique, et son ambiance de cauchemar étrange qui, dès la première scène, impose l'atmosphère du film...

Certes, le film a un peu vieilli, tant il est typiquement de son époque (dans ce que ça a de bon et de mauvais), mais il regorge tellement de détails qui sentent le vécu, d'originalité, et de savoir-faire technique (les créatures, certains matte-paintings et incrustations) qu'il m'est impossible de le voir autrement qu'avec affection et nostalgie.

D'autant que finalement, tous ces jeunes acteurs s'en tirent plutôt bien, Stephen Dorff en tête, et s'avèrent joyeusement attachants. Même 30 ans après, je ne m'en lasse pas.

4.25/6

The Gate II - Trespassers : 

Des années après que Terry (Louis Tripp) et Glen aient refermé la porte infernal ouverte dans leur jardin, Terry est de retour dans les ruines de cette maison, pour tenter de contacter les forces du mal, afin qu'elles exaucent ses voeux. Mais lorsque son rituel est interrompu par John, Moe et Liz (James Villemaire, Simon Reynolds et Pamela Adlon), une nouvelle porte vers l'Autre Monde, bien différente, est ouverte, et les conséquences seront terribles...

On prend les mêmes (même réalisateur, même scénariste, même acteur), et on recommence quelques années plus tard... en passant totalement à côté de ce qui faisait le charme de l'original.

Adieu l'ambiance de banlieue perturbée par le surnaturel, et le ton sérieux et premier degré de l'ensemble : ici, on commence dans une maison en ruines et de nuit, et on bascule très rapidement dans une teen comédie horrifique façon Une Créature de Rêve mâtiné de Wishmaster, avec deux antagonistes débiles qui servent de caution comique au film.

Adieu, le point de vue enfantin, les personnages attachants et innocents, confrontés à l'indicible et tentant d'y survivre : ici, Terry est un adolescent qui se prend pour un sorcier, et qui cherche délibérément à invoquer les forces du mal pour qu'elles améliorent sa vie, quitte à sacrifier un hamster (même s'il change d'avis au dernier moment) ; les autres personnages sont des jeunes/ados rebelles insipides et agaçants, clichés et surjoués au possible (le scénariste tente bien de rendre Terry touchant vis à vis de son père, et de construire une relation avec la sympathique Liz, mais ça ne fonctionne qu'à moitié).

Adieu, les hordes de gobelins au service d'un démon improbable : ici, un seul gobelin pendant les 3/4 du film, et sur la fin, un monstre en stop-motion (au design peu inspiré), et des métamorphoses en latex assez inégales.

Adieu, la montée progressive de la tension, la menace sous-jacente, l'ambiance de cauchemar : ici, dès le début, on fait de la sorcellerie avec une robe en velours violet, les effets néons et lasers sont assez ridicules, les forces du mal et le gobelin se manifestent dix minutes après le début du film... et le tout se termine dans l'Autre Monde, à savoir un unique décor de studio façon heroic-fantasy fauchée renforcé par des matte-paintings et incrustations assez vides.

Bref, on est dans quelque chose de radicalement différent du premier film (ce qui n'est pas forcément un mal, en théorie), de totalement axé "film pour ados" (tout le développement de la relation du héros avec Liz est ainsi balisée de bout en bout), et donc sans le charme et le potentiel nostalgie de l'original : ce qui est dommage, car tout n'est pas à jeter ici, notamment au niveau des effets et des créatures.

Mais dans l'ensemble, c'est assez peu intéressant, pas vraiment abouti ni très bien structuré (toute la fin est assez bordélique et précipitée, notamment la conclusion), et Louis Tripp ne réussit que partiellement la transition de second rôle excentrique à premier rôle portant le film sur ses épaules.

2.5/6 (en plus ça manque cruellement de heavy metal)

 

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Blog Update ! - Fin Octobre 2017 & Halloween Oktorrorfest (troisième bilan)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Update, Les bilans de Lurdo

Halloween est à nos portes, et l'Halloween Oktorrofest 2017 s'approche lentement de sa conclusion, avec toujours deux films passés en revue chaque jour....

41 - Don't Kill It 2/6

42 - 5 Fantômes en Terminale 3/6

43 - Be Afraid 2.25/6

44 - We Go On 2.5/6

45 - The Devil's Candy 3.75/6

46 - A Dark Song 3/6

47 - Amigo Undead 2.75/6

48 - The Wolfman 2.25/6

49 - C'est La Fin 3.5/6

50 - Arac Attack, les monstres à huit pattes 4.75/6

51 - My Best Friend is a Vampire 2.5/6

52 - Le Vampire de ces Dames 2.25/6

53 - Voice From The Stone 2.75/6

54 - Eat Local 3/6

55 - Dead Awake 1.25/6

56 - Life : Origine Inconnue 3.75/6

57 - Sundown : La Guerre des Vampires 3/6

58 - The Belko Experiment 2.25/6

59 - The Triangle 3/6

60 - Therapy for a Vampire 3.25/6

Du neuf et du moins neuf au cours de cette seconde quinzaine d'octobre.

Beaucoup de comédies fantastiques plus ou moins réussies (Amigo Undead, C'est la Fin, Sundown, Therapy for a Vampire...), quelques films plus sérieux pas forcément très convaincants (The Belko Experiment, The Triangle, Voice from the Stone, The Wolfman, A Dark Song...), et dans l'ensemble, une quinzaine pas désagréable, à défaut d'être très mémorable.

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Film(s) de la quinzaine : au rayon des nouveautés, Life : Origine Inconnue, s'est avéré une bonne surprise dans le genre Alien & compagnie, et malgré ses défauts, The Devil's Candy, lui, a su me séduire par son atmosphère métal. Cela dit, le vrai film de la quinzaine, c'est encore et toujours Arac Attack, dont je ne me lasse vraiment pas...

Flop(s) de la quinzaine : pas vraiment de gros flop honteux, cette quinzaine, mais beaucoup de projets inaboutis et très moyens, au nombre desquels The Belko Experiment (qui avait une telle hype à sa sortie outre-atlantique, James Gunn oblige, qu'il ne pouvait que décevoir), et Dead Awake, qui est tout simplement soporifique.

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L'Halloween Oktorrorfest 2017 continue encore jusqu'au 12 novembre sur le blog des Téléphages Anonymes, mais en passant cette fois-ci à la vitesse supérieure, puisque ce seront désormais quatre films par jour qui seront passés en revue sur le blog... voire plus !

Et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver, à tout moment, la liste complète des films déjà passés en revue dans le cadre des Oktorrorfests présentes et passées en suivant ce lien, ou en cliquant directement sur Index dans le menu de haut de page.

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Moondial : Le Secret du Cadran Lunaire (1988)

Publié le 29 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Jeunesse, Drame, Histoire

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Moondial - Le Secret du Cadran Lunaire :

Peu de temps après être arrivée chez sa tante pour y passer les vacances, Minty (Siri Neal) apprend que sa mère a eu un accident de voiture, et est dans le coma. Perturbée, l'adolescente s'enfuit dans le parc d'un manoir voisin, et tombe alors sur un vieux cadran lunaire : à son contact, Minty se retrouve tour à tour propulsée à deux époques différentes, où elle rencontre des enfants malheureux, qui la prennent pour un fantôme. À l'époque victorienne, elle rencontre Tom (Tony Sands), malade et qui cherche sa sœur, et un siècle plus tôt, Sarah (Helena Avellano), maltraitée par sa gouvernante vaniteuse (Jacqueline Pearce) et par les enfants du voisinage parce que son visage est orné d'une tache de vin...

Mini-série BBC des années 80, en six fois 25 minutes, adaptée de son propre roman par Helen Cresswell, ce Cadran Lunaire m'avait fait une très forte impression, lorsque j'étais plus jeune.

Et ce n'est pas forcément surprenant, compte tenu de l'ambiance très particulière et lugubre qui se dégage de cette production à la fois typiquement british et typiquement années 80. La musique synthétique et grinçante, notamment, crée une atmosphère particulièrement pesante, oppressante et menaçante, assez surprenante pour un show destiné à un si jeune public.

Sans même parler des allées du parc du manoir, peuplées de statues décrépies et moussues se contorsionnant dans tous les sens... d'un point de vue visuel, malgré les limites inhérentes au budget et à l'époque, Moondial est une réussite, à la fois onirique, étrange et excentrique.

Cela dit, ça a très mal vieilli sur de nombreux autres points : l'ouvrage de Cresswell étant principalement narré du point de vue de Minty, la série adapte la même structure. Mais comme Cresswell n'est pas une très bonne scénariste, on se retrouve avec une protagoniste qui narre la moitié de ses monologues intérieurs à voix haute, tandis que l'autre moitié de ses réflexions passe à la trappe, rendant ses réactions, ses raisonnements et ses décisions souvent incompréhensibles.

Ce qui est amusant, c'est que cette écriture à la limite de l'incohérence (il y a tellement de moments WTF qu'on passe son temps à se demander "mais pourquoi !?") participe à l'ambiance de la mini-série, et à son atmosphère surréaliste. Ainsi, lorsque la parapsychologue menaçante (Miss Raven), réincarnation apparente de la gouvernante vaniteuse de Sarah, débarque dans le récit, on se dit qu'elle va être une antagoniste de l'héroïne... et quand elle disparaît hors-champ au cours du dernier épisode, sans jamais n'avoir servi à rien, on accepte tout ça sans broncher, comme l'une des bizarreries de l'histoire.

Là où ça fonctionne moins, c'est au niveau de l'interprétation de Siri Neal. Déjà que son personnage est peu évident à cerner à cause de l'écriture, l'actrice est, en plus, bien souvent à côté de la plaque, soit en surjeu, soit en sous-jeu, soit totalement fausse : le résultat, c'est une héroïne adolescente qui monologue de manière forcée et théâtrale, et qui paraît bien souvent arrogante et antipathique, ce qui n'aide pas vraiment.

Et pourtant, quand arrive son dernier épisode, en nuit américaine, un épisode qui se déroule le soir d'Halloween et qui voit toute une horde d'enfants aux masques difformes et grotesques (façon Brian Froud) traquer les trois héros dans la pénombre du parc du château, citrouilles creusées à la main... ça fonctionne.

Moondial, c'est un ofni : une fois débarrassé de toute nostalgie, c'est objectivement assez mal écrit, assez mal interprété, régulièrement fauché... et pourtant, il se dégage tout de même du tout une certaine étrangeté envoûtante, qui captive et qui fascine.

J'aurais presque envie que la BBC en fasse un remake mieux joué et plus cohérent (c'est typiquement le genre de métrage fait pour Guillermo Del Toro), mais j'aurais peur que l'on y perde toute l'atmosphère et tout le charme si particulier de ce Cadran Lunaire des plus atypiques...

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Un film, un jour (ou presque) #610 : High-Rise (2015)

Publié le 29 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Science-Fiction, Drame, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

High-Rise :

Dans les années 70s, de nombreuses personnes (Tom Hiddleston, Sienna Miller, James Purefoy, Reece Shearsmith, Luke Evans, Elisabeth Moss, Peter Ferdinando, Sienna Guillory, Jeremy Irons, Keeley Hawes, Tony Way...) issues de toutes les classes sociales s'installent aux divers étages d'un immeuble de luxe ultra-moderne et révolutionnaire. Mais progressivement, cet environnement devient comme une bulle pour ses occupants, décuplant et cristallisant les tensions, les envies, les injustices et les conflits, jusqu'à ce que la violence éclate, incontrôlable...

Second film de Ben Wheatley que je vois, après le décevant Free Fire, et à nouveau, j'ai là l'impression d'un film au concept fort (adapté d'un roman d'anticipation anglais de 1975) mais qui souffre fortement d'un réalisateur manquant de maîtrise.

Pas forcément de maîtrise formelle, cette fois-ci (visuellement, c'est beau, c'est ambitieux, et c'est très stylisé), mais plutôt de maîtrise structurelle : si une grosse partie de la première heure du film (la montée en puissance) est assez réussie, avec un rythme étrange et une illustration musicale parvenant à imposer un certain malaise perceptible (même si bon, le côté "utilisons des reprises musicales décalées pour donner une ambiance étrange" n'est pas des plus finauds), le film perd énormément en intérêt et en efficacité dès qu'il bascule dans la violence et la folie (soit l'intégralité de la seconde moitié du récit, une bonne heure de film).

Là, la complaisance de Wheatley vis-à-vis de son style (j'ai vraiment eu l'impression d'un réalisateur aimant se regarder réaliser, et multipliant les plans et les figures de style gratuits, pour se faire plaisir), déjà présente dans la première moitié, finit par prendre le pas sur le récit et son efficacité potentielle, et le tout finit par lasser.

Free Fire m'avait déçu parce que ce n'était ni aussi percutant, ni aussi maîtrisé, ni aussi drôle que le métrage semblait penser l'être, et ici, c'est un peu le même problème : ce n'est pas assez rigoureux et concis, ce n'est pas assez drôle (même d'un humour noir pourtant très présent), certainement pas assez subtil (la satire est bien trop caricaturale pour fonctionner, et le discours de Thatcher, à la fin, fait vraiment rajout engagé qui arrive comme un cheveu sur la soupe) et ce n'est pas assez pertinent (le propos est là... malheureusement un peu trop noyé dans les exubérances formelles) pour mériter de l'étaler sur deux heures de film, et pour s'essouffler ainsi dans cette seconde moitié grotesque.

3/6 pour la forme

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Channel Zero, Saison 1 : Candle Cove (2016)

Publié le 28 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, SyFy, Drame

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Channel Zero, Saison 1 - Candle Cove :

Pédopsychiatre hanté par ses souvenirs d'enfance et par le drame qui a coûté la vie à son frère jumeau, Mike (Paul Schneider) décide de retourner dans la ville où il a grandi, pour y retrouver ses amis d'alors, et tenter d'élucider les morts inexpliqués de nombreux enfants, trente ans plus tôt. Mais à son arrivée, il comprend vite que le phénomène surnaturel à l'origine de ces disparitions est de retour...

Lors de sa diffusion, je n'avais pas particulièrement été convaincu par le pilote de cette série produite par Max Landis et showrunnée par le scénariste du mauvais La Forêt (qui parlait déjà de gémellité, tout ça), adaptation d'un creepypasta au format télévisé pour SyFy, et qui lorgnait tellement sur un mélange bâtard de Smile Time, d'Angel, et de Ça, de Stephen King, que ça en devenait frustrant, pas aidé par un rythme assez lent et contemplatif, et par un protagoniste peu charismatique (c'était déjà le problème de Schneider lors de sa participation à Parks & Recreation).

Néanmoins, l'avantage d'une saison de 6 épisodes, c'est qu'elle se regarde très rapidement. En théorie. Car en pratique, le rythme très particulier de Candle Cove a fait que j'ai été incapable de visionner plus d'un épisode par séance de visionnage.

Ou plutôt, pour être exact, mon manque d'entrain durant le visionnage de la série était dû à une combinaison de ce rythme, d'une ambiance très pesante et épuisante, d'une interprétation parfois étrange (certains choix d'interprétation de Fiona Shaw et de Schneider m'ont laissé dubitatif, je dois dire), et aussi de l'écriture souvent inutilement brouillonne.

En effet, plus que tout, le show a totalement échoué à me faire frissonner, ou à me mettre mal à l'aise. En partie à cause des visuels employés (l'émission Candle Cove ne m'a jamais parue particulièrement glauque, au contraire, et le Tooth Child m'a laissé de marbre, car trop souvent surexposé), et de l'impossibilité d'avoir des effets vraiment choc à l'écran (SyFy oblige), mais aussi de la manière dont les scénaristes ont développé leur saison.

Là où sa brièveté et sa concision faisaient la force du creepypasta original, les scénaristes ont ici développé toute une intrigue autour de Candle Cove, et à chaque rajout, le mystère du show tv perdait pour moi de sa force ou de son intérêt : Tooth Child, pouvoirs psychiques, enfants meurtriers et "télécommandés" déguisés à l'effigie des personnages du show, vieille folle religieuse épileptique et psychopathe, fillette possédée, esprit vengeur, écrans d'ordinateur hantés, skintaker au visage arraché, tout un final grotesque façon Twin Peaks du pauvre, etc, etc, etc.

Plus les scénaristes en ont rajouté dans l'explication (un peu vague) et dans les effets démonstratifs, et moins j'ai accroché à la série. Résultat : vers la fin de la saison, je regardais tout ça avec une indifférence polie.

Certes, c'est bien produit (la réalisation très particulière plaira ou non, mais elle est clairement pensée et travaillée en amont, et on ne peut que reconnaître les qualités formelles de cette série), c'est assez ambitieux pour sa chaîne de diffusion, et ça fonctionnera probablement sur les personnes plus sensibles que moi à ce genre d'ambiance et de malaise, mais hormis quelques personnages secondaires sympathiques (content de revoir Luisa D'Oliveira, que j'avais remarquée il y a presque dix ans dans Supernatural et Psych), et l'intrigue du creepypasta de base, j'ai trouvé l'écriture trop inégale pour me convaincre totalement.

Bien tenté, cela dit.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x06

Publié le 28 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, CBS, Action, Star Trek, Discovery

Six épisodes, et Star Trek Discovery divise toujours autant, entre ceux qui n'aiment pas du tout, et préfèrent Orville, et ceux qui insistent qu'il faut "attendre un peu, car les premières saisons de toutes les séries Trek sont médiocres"...

​Star Trek Discovery 1x06 :

Burnham, Tilly et Tyler, promu chef de la sécurité, partent secourir Sarek, blessé à bord de sa navette lors d'un attentat extrémiste vulcain, tandis que Lorca reçoit la visite de l'Amirale Cornwell (Jayne Brook)...

Mouais.

Plus les semaines passent, et moins je trouve à dire sur la série. Il faut dire qu'elle ne me passionne pas du tout, et que malgré ses 42 minutes hebdomadaires, je trouve le temps long.

La faute à l'écriture (ici, l'épisode est co-signé Joe Menosky, qui a longtemps œuvré sur Voyager), qui manque affreusement de maîtrise et de subtilité, notamment dans tout ce qui tourne autour de la relation de Sarek et Burnham. Une Michael Burnham Sue tellement exceptionnelle et spéciale qu'elle a un morceau de l'âme de Sarek en elle, et qu'elle mérite apparemment que les scénaristes recadrent et réécrivent toute la relation de Spock/Sarek à l'aune de la relation de ce dernier avec Burnham.

Un Sarek particulièrement émotif, d'ailleurs, ce qui surprend toujours. Mais bon, les Vulcains héritent bien d'extrémistes logisticiens, dans cet épisode, des terroristes qui prônent la pureté raciale et idéologique. Pourquoi pas, au point où on en est...

En parallèle, le Discovery est toujours présenté comme un vaisseau assez  désagréable, qui utilise sans broncher le chef-ingénieur (qui semble aller de plus en plus mal) comme super-ordinateur de navigation aux spores (ce qui ne gêne personne), qui fait d'un illustre inconnu un peu louche le chef de la sécurité du navire, et qui a comme Capitaine un menteur atteint de stress post-traumatique, qui envoie l'amirale au casse-pipe après avoir couché avec elle, histoire de protéger ses arrières.

Ça fait rêver.

Et pour couronner le tout, la production se sent obligée d'insérer à la truelle de l'action, que ce soit sous la forme d'une fusillade holographique d'entraînement, ou de combats mentaux d'arts martiaux vulcains, particulièrement laids et mal filmés.

Mouais.

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Les bilans de Sygbab - Brimstone : le Damné, saison 1 (1998-1999)

Publié le 28 Octobre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Horreur, Drame, Policier, Thriller, Fox

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Brimstone : Le Damné, saison 1 :

Un générique est toujours important pour donner le ton. Celui de Brimstone s'en sort très bien à ce niveau, puisqu'il résume parfaitement l'intrigue générale. Jugez plutôt :

Si vous êtes amateurs de séries fantastiques, celle-ci est faite pour vous. C’est intelligent, bien écrit, et les deux personnages principaux - servis par des acteurs exceptionnels - sont excellents.

Pourtant, ce n’était pas gagné : le concept de l'adversaire de la semaine, avec un héros qui ne peut pas mourir puisqu’il y est déjà passé, paraît fortement limité de prime abord notamment car le côté "il ne doit en rester qu'un" rappelle Highlander. Rajoutons à cela l'aspect policier dont les enquêtes baignent dans le surnaturel histoire de donner l'impression de regarder un X-Files bis, et il n'y a pas de quoi être convaincu.

Mais très vite, la série trouve son propre ton, et devient unique en son genre. Pour faciliter l’immersion dans cet univers particulier, les premiers épisodes se concentrent sur la quête d'Ezekiel, qui veut absolument retrouver sa femme. Les thèmes traités sont donc en étroite relation avec le viol de cette dernière, d’autant plus qu’il croise une nouvelle fois la route de Gilbert Jax.

Puis, petit à petit, les motivations des âmes damnées sont au coeur des débats, en mettant en avant la mince frontière qui existe entre le Bien et le Mal : certains apparaissent comme des victimes, d'autres ont sincèrement envie de se repentir.

Mieux encore, les scénaristes s'amusent avec les pouvoirs des évadés de l'Enfer, ainsi que sur la manière dont Ezekiel se débarasse d'eux. Dans le même temps, les enquêtes qu'il mène en free-lance ne sont pas basées sur un schéma rigide puisqu'il doit démasquer ses cibles en partant du peu d'informations que le Diable lui fournit quand il lui assigne ses missions.

Plus la série avance, plus les épisodes sont inventifs, et deviennent même jouissifs après l'épisode 8, qui marque un tournant dans l'intrigue. Quant aux deux derniers, ce sont véritablement des bijoux.

Tout cela serait nettement moins passionnant si les personnages n’étaient pas à la hauteur. Le duo formé par le Diable et Ezekiel contribue en grande partie à cette réussite car ils ont une réelle alchimie, et leurs dialogues sont toujours crôles, incisifs et d'une justesse remarquable. Ezekiel a de l'humour, une belle gueule et un charisme monstrueux, mais le Diable n'est pas en reste.

Il est présenté sous la forme d’un grand enfant enjoué qui s’amuse à faire de petites farces, et comme un fin gourmet qui se délecte des pires atrocités commises par les hommes, mais il s'avère surtout d'une grande lucidité.

Bien que rabat-joie dans sa propension à trop souvent rappeler à Ezekiel où se trouvent ses priorités - ce dernier n'hésite d'ailleurs pas à lui dire qu'il est lourd -, il apporte toujours des commentaires judicieux sur une situation donnée, et se trouve même être la voix de la raison en plus d'une occasion. Une ironie qui ne s'arrête pas là puisqu'à force de sauver des vies, son protégé passe pour une sorte d'ange-gardien...

Au vu du sujet, la religion fait partie intégrante des fondements de la série, et ce de manière assez logique. La réflexion constante autour du Bien et du Mal amène de nombreuses questions : si faire le Bien est récompensé et faire le Mal est puni, est-il possible de se racheter ? Est-ce une circonstance atténuante d'être un bourreau après avoir été une victime ? Peut-on pardonner les pires individus ?

Les réponses ne sont jamais évidentes, et c'est là qu'intervient le père Horn, un prêtre noir aveugle qui va très vite être au courant de la nature d'Ezekiel et devenir son confident afin de lui donner des conseils avisés.

Deux autres personnages viennent représenter les autres aspects de la série. Tout d’abord, Ezekiel croise souvent la route du sergent Ash, qui lui fournit bon nombre d’informations utiles à ses enquêtes et dont le charme ne le laisse pas indifférent. Il côtoie également Max, une jeune femme qui vit dans le même immeuble que lui et qui va se révéler être une très bonne amie malgré son coté fantasque.

La galerie de personnages est donc suffisamment diversifiée pour créer des interactions différentes, intéressantes dans la mesure où elles permettent de dévoiler plusieurs facettes du personnage principal.

N'ayant pas foulé le sol de la Terre depuis 15 ans, ses réactions étonnées devant Internet, le fax, le cybersexe, les jeux vidéos ou encore la nécessité d'avoir un mandat pour fouiller une maison sont autant de rappels de la part des scénaristes sur l'évolution constante et toujours plus accrue de notre monde. Un soin du détail appréciable en guise de cerise sur le gâteau, qui rend l'ensemble encore plus crédible, et donc forcément sympathique.

Mais avant tout, cette histoire est celle d’un homme juste mais pas parfait, et dont la vie - et la mort - a été chamboulée par l’atroce viol qu’a subi sa femme, ce qui l’a mené à commettre à son tour un crime qui le tourmente même dans son après-vie car il regrette cet acte guidé par une colère noire non contenue. Un homme encore éperdument amoureux de sa femme, avec qui il espère vivre encore des moments fabuleux s’il réussit dans sa mission...

Brimstone, c'est bien.

Time to get the devil is due.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 60 - Therapy for a Vampire (2014)

Publié le 27 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie, Allemagne, Autriche, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Therapy for a Vampire (Der Vampir auf der Couch) :

À Vienne, en 1932, le Dr. Sigmund Freud (Karl Fischer) s'occupe d'un vampire dépressif, le Comte Geza Von Közsnöm (Tobias Moretti), hanté par le souvenir de son premier amour, et ne supportant plus sa femme Elsa (Jeanette Hain). Geza finit par tomber amoureux de Lucy (Cornelia Ivancan), sosie de son amour disparu, alors même que Elsa s'intéresse à Viktor (Dominic Oley), le compagnon de Lucy, un artiste capable de retranscrire la beauté d'Elsa sur une toile. Et tout se complique encore plus lorsque la jalousie et le mensonge s'interposent entre les deux couples...

Une comédie vampirique austro-allemande, en langue allemande, et gentiment sympathique : on est en plein dans du vaudeville vampirique plutôt bien filmé, avec une direction artistique très réussie (par moments, Vienne ressemble à un tableau), et une illustration musicale toute en cordes et en violons... mais ça manque de rythme (et de mordant (!)), et c'est assez bavard, ce qui empêche le tout de vraiment décoller.

Cela dit, c'est relativement honorable, dans le genre.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 59 - The Triangle (2016)

Publié le 27 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Documentaire, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Triangle :

En 2012, David Blair, Adam Pitman, Adam Stilwell et Adam Cotton, quatre documentaristes, reçoivent une carte postale de Nathaniel Peterson, un ami porté disparu depuis trois ans : il a rejoint une communauté hippie, Ragnarok, installée en plein désert, et dirigée par Andrew Rizzo. Une fois sur place, l'équipe est accueillie à bras ouverts par une collectivité harmonieuse, normale et tranquille... du moins, au premier abord.

Un found footage américain qui pourrait se résumer, pendant une bonne heure, à Burning Man, the Movie : aucune tension, aucun élément d'horreur ou de fantastique, on se contente de découvrir cette communauté hippie assez typique, en cherchant çà et là où se trouve l'embrouille, où se trouve le mystère.

Formellement, le format est pourtant assez maîtrisé : pas de problème d'interprétation, ni de réalisme ou de crédibilité du mode found footage, le montage (occasionnellement en split-screen) est efficace, bref, il ne manque qu'un élément perturbateur pour que la sauce prenne.

Et quand l'élément arrive, au bout d'une heure, le résultat est inégal ; d'un côté, la montée en tension, les effets du phénomène, etc, sont assez réussis, mais de l'autre, le film finit par se conclure abruptement, par une queue de poisson qui fait dire au spectateur "tout ça pour ça ?".

Dommage, donc, car il y avait là les germes de quelque chose de plus prenant.

3/6 pour la forme et les intentions (en étant généreux, car j'ai bien conscience que le film risque de déplaire et de frustrer beaucoup de monde, et que ce n'est jamais vraiment de l'horreur pure et dure).

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 58 - The Belko Experiment (2016)

Publié le 26 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Belko Experiment :

Alors que leur journée de bureau ressemble à n'impprte quelle autre, 80 employés américains (John C. McGinley, Michael Rooker, Sean Gunn, Abraham Benrubi, David Dastmalchian, John Gallagher Jr., Tony Goldwin, etc) de Belko Corp, une entreprise située à Bogota, en Colombie, se retrouvent pris au piège de leur immeuble ; ils sont alors contraints de s'entretuer par une mystérieuse voix, sous peine de mourir les uns après les autres, au hasard, suite à l'explosion de puces qui leur ont été implantées.

Un film de Greg McLean, le réalisateur de Wolf Creek et de The Darkness, produit et écrit par James Gunn (Les Gardiens de la Galaxie 1  et 2), et distribué par Blumhouse, ce qui lui a valu une certaine hype avant sa sortie, aux USA.

Dans les faits, malheureusement, cette hype n'était pas franchement méritée, tant le métrage déçoit : assez plat et premier degré, le film accumule les faiblesses d'écriture (personnages tous hyper-clichés et caricaturaux, dont on se moque qu'ils survivent ou non ; rythme bancal ; métaphore/propos assez basique sur la compétitivité en entreprise, entre autres), le manque d'efficacité (déroulement hyper basique ; morts sans impact ; récit prévisible), et les problèmes de budget (explosions et effets parfois assez fauchés ; astuces de réalisation cache-misère), et finit par s'avérer très décevant, et globalement dérivatif (Battle Royale vient forcément à l'esprit, Saw aussi, etc).

Heureusement, le film ne fait que 90 minutes, et bénéficie d'une distribution (partiellement) sympathique, ce qui lui permet d'être plutôt regardable, à défaut d'être réussi ou ludique.

2.25/6 dont 0.25 pour le logo d'ouverture Orion, qui rend forcément un peu nostalgique.

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