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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Critiques éclair - Star Trek Discovery 3x11-12 (2020)

Publié le 23 Janvier 2021 par Lurdo in Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Après un double épisode totalement inutile consacré à Georgiou et à l'Univers Miroir, Star Trek Discovery a attaqué la dernière ligne droite de sa saison 3 : une saison 3 qui, pour le moment, est retombée dans les pires travers de ce programme... mais avec un peu de chance, la résolution du mystère du Burn permettra de remonter un peu le niveau global.

Star Trek Discovery 3x11-12 (2020) :

- 3x11 - Su'Kal : Le Discovery part pour la nébuleuse de Verubin, d'où le Burn a émané, et l'équipage y découvre une forme de vie : celle de Su'Kal, un Kelpien né sur place, et qui a grandi protégé du monde extérieur par un environnement holographique. Saru, Burnham et Culber s'y rendent, en dépit des radiations, pour mener l'enquête...

Et encore une fois, Discovery explique le grand mystère de sa saison d'une manière insipide, improbable, et assez risible, toutéliant le tout à l'un de ses personnages principaux, comme s'ils étaient le centre de l'univers. Je suppose que je devrais m'estimer heureux que tout ne soit pas lié à Burnham, comme on aurait pu le redouter - pourtant, difficile de se contenter d'une résolution aussi bancale, liée à Saru et à son espèce.

Le Burn est donc apparemment la conséquence des colères d'un enfant kelpien laissé seul sur une planète composée de dilithium... okay. Il reste à espérer que les deux derniers épisodes de la saison nuanceront le tout, parce qu'en l'état, ça ressemble un peu à une solution obtenue, faute de mieux, en lançant des fléchettes sur un tableau de mots aléatoires, et en utilisant les quelques premiers résultats.

D'autant que le tout s'inscrit dans un épisode de 55 minutes pas très rythmé, se partageant entre un holodeck sombre et quelconque (avec quelques plans numériques sur un environnement façon temple en ruines pas très inspiré) et la passerelle du Discovery où, forcément, Tilly est confrontée aux Orions, qui lui dérobent le commandement du vaisseau sans qu'aucun membre de l'équipage ne lève le petit doigt.

Alors certes, le passage holodeck, tout convenu et dérivatif qu'il soit, permet à Doug Jones d'échapper un temps à son maquillage, ce qui fait toujours plaisir à voir ; et certes, l'interprète de Su'Kal est plutôt convaincant ; mais malheureusement, les grosses ficelles narratives sont de plus en plus voyantes pour amener Burnham à reprendre le poste de Capitaine (elle en vient même à faire la leçon à Saru, en remettant en cause son objectivité et son manque de recul sur les événements - c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité), la moindre scène de dialogue prend des atours mélodramatiques inutiles, j'ai toujours énormément de mal à voir à quoi servent les scènes consacrées à Adira et Grey, la continuité visuelle est assez médiocre (la coiffure de Tilly change de plan en plan), et plus personne ne suit le règlement à bord du Discovery...

De quoi en ressortir frustré, d'autant que je m'attends toujours à une trahison de dernière minute, à un moment ou à un autre (Vance ? Book ? Grudge ?).

- 3x12 - There is a Tide... : Alors que les troupes d'Osyraa ont pris le contrôle du Discovery, Book et Burnham s'y introduisent, pour tenter de libérer le vaisseau de l'intérieur. L'Amiral Vance, lui, accepte de discuter avec Osyraa, qui lui propose un traité de paix des plus inattendus...

Pour être franc, jusqu'à la dernière minute de cet épisode, je n'étais pas particulièrement convaincu, mais au moins je ne m'ennuyais pas.

Entre les motivations bancales d'Osyraa (qui affirme vouloir signer un traité de paix, mais massacre, attaque et retient des otages à tour de bras) ; Burnham qui, pieds nus, nous refait Die Hard dans les tubes de Jefferies du vaisseau ; les thématiques effleurées par l'épisode (alors que la série n'a jamais été foutue de développer correctement la moindre thématique) ; la réalisation dynamique mais constamment débullée de Jonathan Frakes ; les maquillages toujours approximatifs et caoutchouteux des extraterrestres ; le mélodrame de Burnham/Stamets ; le retour inutile de Zareh ; le "je t'aime" de Burnham/Book (doit-on y voir un signe annonciateur de la mort imminente de Book ?) ; et l'énorme ficelle du conduit de transdistorsion qui relie justement la Terre à la planète de dilithium, il n'y avait pas vraiment de quoi s'enthousiasmer.

Et puis est arrivée la dernière minute, durant laquelle le proverbial requin est arrivé, et la série a fait un superbe triple lutz piqué au-dessus de celui-ci, grâce aux trois robots tout droit sortis de Wall-E, des robots représentant chacun un département de Starfleet, et s'unissant, mus par la conscience de la Sphère, pour reprendre le vaisseau aux maychants pirates. En faisant un salut vulcain robotique.

*soupir*

(l'hypothèse des fléchettes et du tableau d'idées en vrac devient vraiment de plus en plus probable)

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