Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Un film, un jour (ou presque) #1434 : Justice Society - World War II (2021)

Publié le 7 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Justice Society - World War II (2021) :

Alors qu'il tente d'aider Superman (Darren Criss) à vaincre Brainiac (Darin De Paul), Flash se retrouve projeté durant la Seconde Guerre Mondiale, où il rencontre Wonder Woman (Stana Katic), à la tête de la Justice Society. À leurs côtés, Barry Allen (Matt Bomer) va affronter les Nazis puis les Atlantes d'Aquaman (Liam McIntyre), contrôlés par un mystérieux antagoniste...

Un long-métrage d'animation DC assez décousu, et pour cause : une partie des idées de ce scénario provient d'une série d'animation Wonder Woman avortée, ce qui explique que l'on a fréquemment l'impression d'un récit épisodique aux chapitres collés bout à bout : une introduction sur Wonder Woman à la recherche d'artefacts nazis (qui ne seront plus mentionnés de tout le film), puis le présent (avec Barry et Iris, Superman, tout ça), puis retour en arrière pour l'intégration de Barry au sein de la Society, puis un passage en sous-marin à la recherche d'un signal étrange, puis l'Atlantide contrôlée par un méchant, puis une invasion terrestre par les Atlantes et leurs Kaijus, puis retour au présent pour la fin de Superman/Brainiac, etc, etc...

Alors certes, dans l'absolu, tous ces éléments restent liés avec plus ou moins de bonheur dans un tout qui se regarde facilement ; mais cela n'empêche pas une vrai impression de patchwork, comme si l'on avait assemblé plusieurs intrigues de films, un peu à l'arrache, en mettant fortement l'accent sur Wonder Woman, Aquaman et Flash, sur la simple base de leur popularité actuelle au box-office et à la télévision.

À l'identique, on s'aperçoit rapidement que certains choix créatifs découlent directement d'un format sériel, où les personnages auraient été naturellement plus développés, notamment au niveau de la Society : ainsi, le film insiste sur la romance Hawkman/Black Canary... avant de tuer Hawkman en cours de route, sans que le tout n'ait vraiment d'impact émotionnel. Plus embêtant, il fait ensuite à nouveau de même avec Steve Trevor/Diana, pour un rebondissement tragique affaibli par les événements préalables.

Il y a aussi cette affaire de Clark Kent, reporter de guerre individualiste qui cache ses pouvoirs et refuse de s'impliquer dans la guerre contre les Nazis... sauf à la toute fin du film, dans un Deus Ex Superman particulièrement télégraphié (qui n'est pas sans rappeler à la Justice League de Snyder/Whedon) : ça aurait pu fonctionner avec plus de développement, plus de place pour respirer (honnêtement, toute la sous-intrigue sur Aquaman est vraiment de trop, il aurait été aussi simple d'avoir un méchant Nazi qui réussit à réveiller un Kaiju ou quelque chose du genre, plutôt que ce que l'on a là) ou moins de personnages secondaires.

Ce qui est frustrant, en fait, c'est que malgré tous ces défauts structurels et narratifs, j'ai plutôt apprécié cette proposition : en fait de Justice Society, c'est plutôt une version alternative de la JLA, et le contexte historique donne lieu à un trait presque cell-shadé, à un générique délibérément rétro, et à un univers intrigant, pas loin de celui de DC Bombshells.

Mais toute cette histoire de "Barry retourne dans le passé qui n'est pas le passé mais un univers parallèle et y découvre qu'ensemble, on est plus fort que tout seul, juste à temps pour retourner fonder la JLA dans son univers d'origine" fait honnêtement pièce rapportée, un dispositif narratif alourdissant malheureusement un film qui aurait pu être quelque chose de similaire à Justice League : The New Frontier, à une époque différente.

3.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1284 : Chinese Zodiac (2012)

Publié le 25 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Review, Chine, Hong Kong, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Chinese Zodiac (CZ12 - 2012) :

Jackie reçoit pour mission de retrouver les douze têtes de bronze du zodiaque chinois qui ornaient le Palais d'Été, et qui ont été dérobées lors de sa mise à sac par les Européens : avec son équipe (Kwon Sang-woo, Liao Fan, Zhang Lanxin), et aidé d'une spécialiste (Helen Yao), Jackie traverse alors le globe à la recherche des têtes manquantes, et de l'épave du navire de l'ancêtre d'une noble française, Catherine (Laura Weissbecker)...

Troisième volet de la saga Armour of God, mettant en avant un Jackie Chan aventurier/mercenaire, ce Chinese Zodiac est une sérieuse déconvenue. Après un Mister Dynamite qui a relativement mal vieilli, et un Opération Condor qui, au contraire, a toujours autant de punch, ce Chinese Zodiac est malheureusement un film dans lequel Jackie Chan accuse bien son âge et ne parvient pas à compenser ses limites actuelles.

Réalisateur, acteur, éclairagiste, chanteur, scénariste, cascadeur, chorégraphe, monteur, etc : Jackie est à tous les postes de ce métrage, comme pour compenser une présence diminuée devant la caméra, et cela se traduit par un film visuellement assez laid (couleurs saturées, etc), qui s'éparpille un peu, qui multiplie les lieux, les pays, les langues, et qui finit par être brouillon (un peu à l'image du personnage de Jackie, ici mercenaire un peu obsédé par son pays natal, ponctuellement froid et distant... à moins que ce soit l'interprétation de Chan qui provoque cela, un Chan qui, très souvent, a tellement à faire sur ce projet qu'il en est réduit à lire ses dialogues anglais - toujours un problème pour lui - sur des cartons tenus hors-champ).

L'équipe de Jackie ? Tous manquant de charisme, et affublés de problèmes personnels sans grand intérêt. La Française et la scientifique chinoise ? Sous-développées et peu mémorables. Jackie lui-même ? Dès l'introduction du film, avec cette évasion de Jackie d'une base militaire russe, ça ne fonctionne pas : entre les doublures, le câblage évident, les effets numériques approximatifs, les cascades impossibles, on est plus près d'un James Bond au rabais que d'un Opération Condor, on perd ce sens du "réalisme" (toutes proportions gardées) dans les exploits de Jackie, et on regarde ça sans être particulièrement impressionné.

C'est probablement ce qui coince le plus : avant, on était impressionné par Jackie et ses performances, même lorsqu'il était ponctuellement câblé. Maintenant, avec les béquilles dont il dispose (câblage omniprésent et voyant, effets spéciaux numériques, fonds verts, doublures, acolytes qui se battent à sa place, contrôle total sur le montage, sur la réalisation et sur les cascades, etc), on n'est que rarement impressionné par ce qui apparaît à l'écran. D'autant que Jackie profite de cette débauche de moyens pour inventer des cascades plus exubérantes les unes que les autres : par exemple, ce combat en chute libre au-dessus d'un volcan.

Sur le papier, pourquoi pas, c'est du pur James Bond. Dans les faits, tout a été tourné devant des fonds bleus, au-dessus d'une soufflerie verticale - une prouesse en soi, qui aurait été impressionnante telle qu'elle (on peut imaginer ce même combat, plus crédible, au-dessus d'une ou de plusieurs souffleries verticales dans l'entrepôt), mais qui perd paradoxalement en plausibilité et en intérêt une fois transposée en chute libre interminable à la verticale d'un volcan.

À trop vouloir en faire, le film en devient ainsi contre-productif : une mission à Chantilly ? Le moindre saut de Jackie est câblé, et sa poursuite avec des dobermans dans un labyrinthe est sapé par des incrustations numériques ratées. Une aventure sur une île lointaine, dans une épave échouée dans la jungle ? Des moments amusants, des pirates déglingués, mais aussi une jungle de studio jamais vraiment crédible. Un affrontement dans un entrepôt ? Malheureusement tiré vers le bas par un câblage très approximatif (notamment durant le combat des femmes), et par une explosion numérique très moche.

Et puis il y a cette toute fin jouant à fond la carte du mélo, où Jackie devient un héros international en se sacrifiant devant les caméras de toute la planète. Mouais. Surtout que le montage best-of de la carrière de Jackie, pendant le générique de fin, ne fait que souligner à quel point "c'était mieux avant".

Décevant, même en prenant en compte le fait que Jackie est désormais un sexagénaire, et qu'il ne peut donc plus être au même niveau qu'à la grande époque.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1275 : Expendables 3 (2014)

Publié le 12 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, USA, Thriller, Review, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Expendables 3 (The Expendables 3 - 2014) :

Lorsqu'une mission tourne mal, et que Hale Caesar (Terry Crews) est envoyé à l'hôpital, Barney Ross (Sylvester Stallone) décide de mettre fin aux aventures des Expendables, qui viennent pourtant de retrouver Doctor Death (Wesley Snipes), l'un de leurs anciens membres. Barney, lui, n'a qu'une idée en tête : venger Caesar en recrutant une bande de jeunes mercenaires n'ayant rien à perdre (Ronda Rousey, Kellan Lutz, Glen Powell, Victor Ortiz, Antonio Banderas), et aller tuer le responsable de l'échec de la mission, Conrad Stonebanks (Mel Gibson), un ancien Expendable...

Après un premier volet très moyen, mais amusant, et un second volet plus lisible et efficace, voilà le troisième volet de la franchise Expendables... et là, ça coince nettement plus.

Déjà, parce que le film est rallongé de 20-25 bonnes minutes, pour dépasser les deux heures, et qu'il est affublé d'un classement PG-13 atténuant grandement la violence et le quota de bourrinage du film ; ensuite, parce qu'il est confié à un réalisateur débutant (ensuite passé sur le tout à fait oublié Hitman et Bodyguard), qui use et abuse du numérique pour illustrer les ambitions démesurées du film (le grand final, s'il est explosif, est aussi alourdi d'hélicoptères numériques immondes, de cascades bricolées, d'explosions mal intégrées, etc) ; et surtout, parce que le script se paie la très mauvaise idée de mettre les Expendables de côté pendant une bonne demi-heure, pour se consacrer aux Expendables 2.0, une nouvelle équipe de petits jeunes insipides que Stallone met sur pied pour aller se venger de Mel Gibson.

Parce que oui, le film passe son temps à faire le yo-yo entre la déconne habituelle des Expendables, avec clins d'œil, caméos et répliques vachardes, et un ton ultra-sérieux et dramatique, façon "Stallone tente d'expier ses démons, quels qu'ils soient", qui se marie mal avec l'atmosphère habituellement décomplexée de la franchise, mais aussi avec sa violence PG-13.

Mais pour revenir aux Expendables 2.0, il n'y a, à la limite, que Ronda Rousey qui parvient à faire la moindre impression. Et pas pour ses talents d'actrice. À côté, tous les autres nouveaux sont transparents, et heureusement qu'Antonio Banderas est là pour faire le clown, tant il apporte une bouffée d'air frais au tout.

Bref, trop de personnages du côté des gentils, entre les Expendables habituels, même en nombre réduit, les Expendables 2.0, les nouveaux personnages (Wesley Snipes, très amusant, Harrison Ford, qui semble plus impliqué là-dedans que dans n'importe quel Star Wars de la postlogie, Kelsey Grammer en agent de mercenaires), les anciens qui reviennent (Jet Li, Arnold)... et en face, personne, à part Mel Gibson.

Un Mel Gibson charismatique, qui se donne à fond et rappelle qu'il est un excellent acteur, mais qui n'est là que pour se battre mano à mano avec Stallone... ce qui laisse les autres sans réelle occasion de briller à l'écran. Ajoutez à cela une dose de placement produit assez maladroite, et vous vous retrouvez avec un Expendables un peu anémique et au souffle court, trop long, trop ambitieux, trop boursouflé et trop brouillon pour vraiment convaincre.

Au point que je le classerais probablement comme le moins bon des trois.

2.5/6

(cela dit, tout ça se joue dans un mouchoir de poche)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1236 : DC Showcase 2020 (2020)

Publié le 25 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction, USA, DC, Anthologie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

DC Showcase 2020 (2020) :

Retour de l'anthologie made in DC Animation, qui avait déjà donné lieu à Superman/Shazam, et qui se consacre, sous la forme de courts-métrages de 15 minutes environ, aux personnages plus obscurs de l'univers DC Comics. À commencer par...

- DC Showcase - Adam Strange : Sur une colonie minière lointaine, les habitants sont attaqués par une race insectoïde sortie de terre. Seul Adam Strange (Charlie Weber) peut les en empêcher, malgré le drame qui l'a plongé dans l'alcoolisme et le désespoir...

Ambiance pure SF pour un récit en flashbacks assez convenu, qui a le problème de ne pas en expliquer assez sur Adam Strange (Qu'est-ce que les rayons zéta ? Pourquoi est-ce que Strange leur est assujetti comme Sam Beckett aux sauts quantiques, ou les Sliders à leur minuteur ? Et pourquoi les Thanagariens sont-ils responsables de la tragédie ayant touché sa famille ?), et de miser principalement sur un protagoniste réticent et noyant ses problèmes dans l'alcool.

Pas forcément rédhibitoire, mais pas non plus totalement probant : ça parlera clairement plus aux fans du personnage, déjà familiers avec son coin de l'univers DC.

- DC Showcase - The Phantom Stranger : Le Phantom Stranger (Peter Serafinovicz) suit le destin d'une jeune femme qui, dans les années 60, rejoint un groupe de hippies pour une fête avec Seth (Michael Rosenbaum), un homme aux pouvoirs étranges vivant dans une demeure en ruines...

Bruce Timm aux commandes de ce court-métrage à l'esthétique Batman : TAS/Superman : TAS, ce qui fait vraiment plaisir : les traits sont épurés, c'est coloré, c'est mémorable, et le tout se marie justement très bien à cette période 60s, frôlant parfois une esthétique Scooby-Doo de l'époque (le montage psychédélique ^^)... en beaucoup plus sombre.

Vraiment beaucoup aimé ce segment avec son introduction façon Rod Serling, et son style très prononcé.

- DC Showcase - Sgt. Rock : Le Sgt. Rock (Karl Urban) est placé à la tête d'un commando de créatures surnaturelles pour une mission au fin fond de l'Allemagne, dans un vieux château où les Nazis tentent de lever une armée de cadavres...

Alors là, malgré Bruce Timm à la réalisation, j'ai trouvé ça vraiment plat et générique. Visuellement, ça aurait mérité d'être plus nerveux et dynamique, notamment lors des scènes de guerre, et d'avoir un style, tout simplement : là, on a l'impression que ce Sgt. Rock a été fait avec des bouts de ficelle, avec les restes du budget des trois autres courts, ce qui se traduit par une animation assez médiocre, un Sgt. Rock ultra-générique, et des monstres à la direction artistique assez quelconque.

Pas très convaincant, donc.

- DC Showcase - Death : Vincent (Leonardo Nam), un artiste tourmenté, croise le chemin d'une jeune femme mystérieuse (Jamie Chung), qui l'aide à faire la paix avec ses démons intérieurs...

Court-métrage chapeauté par Sam Liu, et qui adopte donc le style anime/New 52 des longs-métrages du DCAMU, ce qui, je l'avoue, m'a un peu rebuté. C'est dommage, parce que ce récit à l'ambiance très mélancolique et pluvieuse est plutôt réussi, avec une illustration musicale qui joue pour beaucoup dans l'atmosphère générale.

Après, ça reste très prévisible, et le tableau final aurait mieux fait de rester invisible à l'écran, car pour le coup, ce portrait de la Mort signé Jae Lee est assez quelconque, voire moche.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1230 : The Knight of Shadows - Between Yin and Yang (2019)

Publié le 17 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Histoire, Review, Romance, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Knight of Shadows - Between Yin and Yang (Shéntàn Pú Sōnglíng Zhī Lánruò Xiānzōng - 2019) :

Chasseur de démons excentrique, Pu Songling (Jackie Chan) traque les monstres à l'aide d'une équipe de démons étranges et repentis, et de son pinceau magique, lui permettant d'emprisonner et de plier à sa volonté les forces du mal. Lorsque plusieurs jeunes femmes d'un village sont enlevées par la démone Nie Xiaogian (Zhong Chuxi), Songling fait alors équipe, un peu malgré lui, avec Fei (Austin Lin), un officier de police pas très doué : le duo rencontre ainsi Chixia (Ethan Juan), un autre chasseur de démons... épris de Xiaoqian, et bien décidé à sauver son âme. 

Film en costumes de fantasy chinoise adapté des Contes étranges du studio du bavard de Pu Songling, débordant de visuels improbables, de monstres grotesques et de personnages excentriques, ce Knight of Shadows s'est avéré une assez bonne surprise, tout compte fait. Il faut dire que je n'en attendais absolument rien, et que j'ai abordé le tout en espérant quelque chose de vaguement regardable (et de suffisamment éloigné des Monster Hunt pour ne pas ressembler à une vulgaire copie).

Et effectivement, c'est regardable. Voire même, c'est assez divertissant.

Knight of Shadows n'est toutefois pas dénué de problèmes : découpé en deux parties distinctes, il peine un peu à maintenir son rythme et son intérêt de manière homogène.

La première partie, centrée sur Jackie Chan et sur l'enquête de ce dernier, est plutôt amusante et décomplexée, portée par un Chan et un Austin Lin qui semblent prendre un certain plaisir à jouer le tout de manière caricaturale et malicieuse. Oui, les gentils démons sont clairement à destination des enfants (le démon qui pète, notamment), et oui, les câblages sont parfois voyants, mais le monde dans lequel ces personnages évoluent est immense, visuellement convaincant (les effets numériques sont plutôt bons, dans l'ensemble), et la comédie est à peu près ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part du cinéma asiatique.

On a même droit à une scène d'arts martiaux made in Jackie Chan, à l'ancienne, avec une chaise : c'est bref, mais ça fait plaisir.

Le dernier tiers du film, cependant, bascule dans une toute autre direction, lorsque tous les personnages passent dans la dimension où les démons sont emprisonnés : là, la comédie et l'excentricité du début du film font place à un déluge d'effets spéciaux, dans un monde tout-numérique, avec des affrontements de super-pouvoirs dignes d'un anime (voire de DBZ).

On y perd grandement en capital-sympathie, les personnages passent un peu à la trappe, mais cela dit, le tout donne alors lieu à des images spectaculaires et vraiment travaillées, qui font que l'on ne s'ennuie pas jusqu'à la fin de ces 1h49 (en réalité, le film est plus près des 90 minutes que des deux heures).

En somme, comme je le disais plus haut, une relative bonne surprise. Je ne classerai pas ce film dans mon top 10 de l'année, mais la bonne humeur générale, l'imagination et l'inventivité de la direction artistique, les effets spéciaux, la bande originale et l'enthousiasme de Jackie Chan permettent au tout de rester agréable à suivre, du début à la fin.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019)

Publié le 21 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Once Upon a Time... in Hollywood (Once Upon a Time in Hollywood - 2019) :

En 1969, le quotidien de Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), acteur à la dérive dans un Hollywood en pleine mutation, et de Cliff Booth (Brad Pitt), son meilleur ami cascadeur, installés dans la maison voisine du couple Roman Polanski (Rafał Zawierucha)/Sharon Tate (Margot Robbie)...

Hmm. Pour être franc, je ne peux pas dire que j'ai aimé ce OUATIH. Je n'ai pas détesté non plus, je suis simplement resté globalement de marbre devant la proposition de Quentin Tarantino. Il faut dire que cette proposition est très particulière et polarisante, à la fois une reconstitution ouvertement idéalisée et fantasmée d'une période très précise de l'industrie du cinéma américaine, crime story détournée, réécriture décontextualisée de l'histoire, portrait d'un acteur, tranche de vie...

Forcément, ça peut laisser de marbre. Et ça a été mon cas : dépourvu de trame narrative autre que l'évolution de la carrière de Dalton, et le sort funeste de Polanski et Tate, le film n'a pas su me captiver, malgré de nombreuses qualités formelles et visuelles.

Impossible de dire que l'art de la reconstitution historique échappe à Tarantino : devant sa caméra, Hollywood et la Californie sont dépeints de manière idyllique, une atmosphère constamment baignée de radio et de musique, un paradis perdu au sein duquel évolue une Sharon Tate vaporeuse, délibérément sous-caractérisée, comme un symbole d'une époque et d'un lieu dont le destin constitue le filigrane du métrage.

Sauf que, Tarantino oblige, ce destin ne peut être celui que l'on connaît, et un peu comme dans Inglourious Bastards, le réalisateur réécrit l'histoire dans un bain de sang décomplexé et excentrique : amusant, mais cela ne compense pas pour autant les errances du métrage.

Des errances de rythme, déjà : dans son désir de recréer une époque, une atmosphère à l'apparence insouciante et éthérée, Quentin succombe à la nostalgie, et multiplie les nombreux plans langoureux sur des personnes qui conduisent, sur des paysages, sur sa reconstitution historique des 60s/70s. C'est joli, mais ça rallonge un film n'ayant déjà pas de véritable structure narrative ou de tension dramatique à laquelle se raccrocher.

Des errances créatives, aussi, avec certains passages qui n'apportent rien (je ne suis vraiment pas fan de la voix off qui s'invite ponctuellement, notamment à la barre des 45 dernières minutes), certaines scènes qui semblent uniquement là pour placer un pote du réalisateur ou l'un de ses clins d'œil de cinéphile, d'autres pour s'amuser (les nombreux extraits reconstitués de films et de séries, la scène de Bruce Lee...), d'autres encore pour assouvir le fétichisme des pieds de Tarantino (le nombre de plans avec pieds nus féminins bien en vue ^^)...

En soi, rien de rédhibitoire si l'on adhère à la proposition globale de Tarantino, et d'ailleurs, tant Brad Pitt (qui semble avoir rajeuni de 20 ans) que DiCaprio (forcément très bon en acteur en pleine midlife crisis) sont excellents. Mais dans l'ensemble, cette version fantasmée et improbable, nostalgique et décalée - mais aussi gentiment complaisante et un peu vaine (Tarantino se fait largement plaisir, et se regarde souvent filmer) n'a pas vraiment su m'enchanter.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Blog Update ! - Novembre 2019

Publié le 30 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de novembre "entre deux", toujours un peu bancal, pris entre le marathon intensif de l'Halloween Oktorrorfest, et la Christmas Yulefest de décembre, alors même qu'en France comme à l'étranger, la télévision s'est déjà mise à l'heure de Noël...

#1073 : Endiablé (2000) - 3.5/6

#1074 : Stuber (2019) - 2.25/6

#1075 : Teen Titans Go ! vs. Teen Titans (2019) - 4.5/6

#1076 : Tron (1982) - 4.25/6

#1077 : Tron - L'héritage (2010) - 3.75/6

#1078 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker (1983) - 1.5/6

#1079 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Kaine le Mercenaire (1984) - 2.5/6

#1080 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Barbarian Queen (1985) - 1.5/6

#1081 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Les Magiciens du Royaume Perdu (1985) - 2.5/6

#1082 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Amazons (1986) - 2/6

#1083 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker 2 (1987) - 3.5/6

#1084 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Stormquest : Kimbia, la Cité des Femmes (1987) - 1/6

#1085 : Bigger, Stronger, Faster* (2008) - 3.5/6

#1086 : Prescription Thugs (2015) - 2.5/6

#1087 : Dora et la Cité Perdue (2019) - 4/6

#1088 : Wonder Woman - Bloodlines (2019) - 3/6

#1089 : La Petite Sirène (2018) - 2/6

#1090 : Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (2019) - 2.5/6

#1091 : Terminator - Dark Fate (2019) - 1.75/6

#1092 : Icarus (2017) - 4.5/6

#1093 : The Oath (2018) - 3/6

#1094 : The Turkey Bowl (2019) - 2.75/6

---

# Bilan :

Comme prévu, un petit mois pour les Téléphages Anonymes, un mois de récupération, qui nous a permis de partir en Argentine pour toute une collection de films particulièrement bancals, mais assez amusants néanmoins.

À part cette semaine Corman, et quelques documentaires plus ou moins réussis, on pourra noter des films d'animation assez quelconques (Wonder Woman, Angry Birds 2) et deux films de Thanksgiving qui ne pourraient pas plus être aux antipodes l'un de l'autre (l'un étant une comédie bas de plafond, l'autre une satire politique anti-Trump).

---

# Film du mois :

Et ce mois-ci, ce sont une nouvelle fois les Teen Titans Go ! qui s'imposent avec un nouveau long-métrage toujours amusant, et bien plus malin que l'on ne veut bien souvent le croire. Sans oublier une mention spéciale pour l'adaptation en prises de vue réelles de Dora l'exploratrice, surprenante et inattendue...

# Flop du mois :

Mettons de côté la semaine Corman en Argentine, une semaine délibérément consacrée à des nanars éprouvés, et qui seraient trop facile à pointer du doigt dans la catégorie flop. Non, le véritable flop de ce mois de novembre, c'est Terminator Dark Fate, un blockbuster anémique et inintéressant, qui n'a bénéficié de l'indulgence des critiques que parce que le nom de James Cameron était vaguement rattaché au script. C'est insipide, le Terminator est transparent, les doublures numériques sont caoutchouteuses, bref, rien à sauver...

---

# Petit écran :

Un petit mois, niveau séries, avec les premiers épisodes des Short Treks de Star Trek Discovery (des vignettes sympathiques, mais qui ne donnent paradoxalement pas envie de voir la suite de Discovery), ceux de Star Wars : The Mandalorian (un début de saison là aussi sympathique, malgré des défauts évidents), la première saison de NOS4A2 (bon gros bof), celle de Carnival Row (bon gros bof, bis), et l'ultime saison de The Detour (bon gros bof, ter).

---

# À venir :

Dès cet après-midi, et jusqu'à début janvier, place à la Christmas Yulefest 2019, ce festival de films de Noël débordant de bons sentiments et de films douillets... des films dont vous pouvez toujours retrouver la liste alphabétique en cliquant ici ou en passant par l'Index de haut de page...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (2019)

Publié le 2 Novembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Télévision, CBBC

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (The Worst Witch, Season 3 - 2019) :

Désormais reconnue comme une sorcière à part entière, Mildred (Bella Ramsey) décide de faire à sa mère mortelle (Nicola Stephenson) un cadeau inattendu, en utilisant une étoile à souhaits pour lui offrir des pouvoirs magiques. Mais ce faisant, elle ignore qu'elle s'engage sur une pente glissante qui va ouvrir une porte dangereuse sur le passé de l'Académie Cackle, et de Miss Hardbroom (Raquel Cassidy)...

Troisième saison de cette adaptation made in BBC et Netflix des romans de Jill Murphy, après une première année assez peu mémorable, et une seconde année qui partait des idées du roman pour partir dans quelque chose de bien plus large sur les origines réelles de Mildred et de sa mère, tout en déléguant une grosse partie des sous-intrigues de la saison à des élèves de la classe inférieure.

Sans surprise, cette troisième saison se coule dans le moule des épisodes qui l'ont directement précédée, en adaptant très superficiellement les idées du roman Amandine Malabul, la Sorcière et sa bonne étoile pour déboucher sur quelque chose de radicalement différent : dans une optique d'intégration et de rupture avec les traditions (un grand thème de cette saison), la mère de Mildred finit par intégrer l'Académie Cackle en tant qu'enseignante en arts plastiques.

De quoi provoquer bien des conflits, notamment vis à vis des sorcières n'acceptant pas une mortelle parmi elles ; et lorsque Maman Hubble récupère des pouvoirs suite à un vœu d'une Mildred cette année toujours plus rebelle et impulsive, c'est le désastre, puisque la mortelle est incapable de maîtriser ses pouvoirs, et se laisse consumer par ceux-ci.

De quoi amener Hardbroom à expliquer à Mildred qu'elle a connu une situation similaire avec Indigo Moon (Kelsey Calladine-Smith), son amie d'enfance désormais changée en pierre, une situation qui a fait de Hardbroom celle qu'elle est aujourd'hui.

Aux deux-tiers de la saison, une rupture s'opère ainsi : privée de ses pouvoirs, la mère de Mildred quitte l'Académie, et le récit se centre, de manière épisodique, sur Indigo, ramenée à la vie, et qui, désormais sans nulle part où aller, devient une épine dans le pied de Hardbroom.

L'amitié naissante de Mildred et Indigo passe alors sur le devant de la scène, quitte à négliger les autres personnages, ou à leur conférer une caractérisation assez simpliste (je pense notamment à Ethel, qui est plus que jamais une caricature ambulante, gratuitement méchante, manipulatrice et égoïste, et à l'origine de tous les problèmes de l'Académie).

Et pourtant, malgré cela, difficile de se défaire d'une impression bien précise, pendant cette saison : comme l'année dernière, on sent que les scénaristes préparent largement le terrain pour une éventuelle suite de série sans Bella Ramsay, et les nouvelles générations d'élèves prennent ainsi une place toujours plus importante. La saison introduit notamment la cuisinière de l'Académie, et sa fille, Mabel, une jeune femme de petite taille au caractère abrasif, qui devient membre du groupe formé par Sybil, Clarice et Beatrice.

Mais ces quelques nouveaux personnages n'apportent pas grand chose au programme, si ce n'est qu'ils permettent aux scénaristes de partir sur des tangentes servant de remplissage et qui, malheureusement, ont un peu tendance à embrouiller le tout.

C'est décidément une plaie des séries pour enfants : une écriture fréquemment approximative, et une vraie tendance à emprunter tous les raccourcis possibles pour parvenir à la fin narrative et émotionnelle voulue. Comme avec la seconde saison de Creeped Out, on sent que les scénaristes de cette troisième année de The Worst Witch avaient des idées, des thèmes à traiter, mais que dans la pratique, il manque un petit quelque chose (une certaine rigueur ?) pour que cela fonctionne totalement.

Après... j'avoue que toutes les jeunes actrices de la série ont bien progressé, semblent à l'aise, et donnent l'impression de s'amuser dans ces rôles improbables ; à l'identique, les effets spéciaux sont désormais honorables pour un tel programme au budget minuscule.

Difficile de se montrer vraiment critique, par conséquent : avec son message d'ouverture du savoir et de l'éducation à toutes les classes sociales, la troisième saison de The Worst Witch reste agréable, et satisfera probablement le public visé. C'est toujours ça de pris.

​---

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Blog Update ! - Septembre 2019

Publié le 28 Septembre 2019 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review

Un mois de septembre qui a signé un retour à la normale sur le blog des Téléphages Anonymes, avec des critiques quotidiennes de films, et quelques grosses séries le week-end...

#1053 : Le Parc des Merveilles (2019) - 3/6

#1054 : At The Heart of Gold (2019) - 4.25/6

#1055 : Fast & Furious - Hobbs & Shaw (2019) - 3.25/6

#1056 : Back To School (2018) - 2/6

#1057 : Stan et Ollie (2018) - 4.25/6

#1058 : Les Sextuplés (2019) - 1.5/6

#1059 : Half Magic (2018) - 2.5/6

#1060 : Terra Formars (2016) - 2/6

#1061 : Fuck You All - The Uwe Boll Story (2018) - 3.75/6

#1062 : Lego DC Batman - Family Matters (2019) - 3/6

#1063 : Drunk Parents (2019) - 1/6

#1064 : Egg (2018) - 3/6

#1065 : Les Faussaires de Manhattan (2018) - 3.5/6

#1066 : Le Choc des Générations (2013) - 3/6

#1067 : Late Night (2019) - 2/6

#1068 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2004) - 4/6

#1069 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : Le Sabre des Tempêtes (2006) & Les Chaussures de Fer (2007) - 3.25/6

#1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018) - 3.5/6

#1071 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy II : Les Légions d'Or Maudites (2008) - 3.75/6

#1072 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2019) - 2.5/6

---

# Bilan :

Un mois plutôt tranquille, bien aidé par une semaine Hellboy permettant de faire bien remonter la moyenne générale, et qui propose un certain nombre de films agréables à suivre, à défaut d'être particulièrement mémorables ou exceptionnels. Ça aurait pu être bien pire et, hormis une poignée de comédies américaines assez pitoyables malgré leurs têtes d'affiche, cette fournée de septembre s'est avérée globalement honorable.

---

# Film du mois :

Stan & Ollie, une biographie touchante et très bien interprétée sur la fin de carrière de deux légendes de la comédie. Ex-aequo avec un documentaire HBO assez symptomatique de l'époque actuelle, et juste devant le premier Hellboy, toujours sympathique et tiré vers le haut par sa bande-originale mémorable.

# Flop du mois :

Combo comédies de merde, ce mois-ci, avec une double fournée made in plates-formes de streaming - le dernier Wayans, Sextuplets, une pauvre resucée d'autres films et du travail d'autres comiques ; et Late Night, une comédie pseudo-subversive, pseudo-féministe, pseudo-#MeToo, et qui finit par n'être que générique, consensuelle, donneuse de leçons et assez typique du travail de Mindy Kaling.

Sans oublier Drunk Parents, un navet qui gâche royalement sa distribution pourtant bien éprouvée et compétente.

---

# Petit écran :

Un mois assez frustrant, au niveau télévisuel, avec un certain nombre de déceptions, en dépit d'un accueil critique globalement positif : c'est notamment le cas pour la dernière saison de Jessica Jones, pour The Boys, ou pour la saison 3 de GLOW ; sans oublier le très médiocre Wu Assassins, ou l'inégal Rob Riggle's Ski Master Academy.

Reste heureusement la deuxième saison de Corporate, égale à elle-même...

---

# À venir :

 

En octobre, place à l'Halloween Oktorrorfest 2019 sur le blog des Téléphages Anonymes : chaque jour, deux ou trois critiques de films d'horreur et de métrages fantastiques, et le week-end, des séries de genre, de Stranger Things 3 à The Worst Witch, en passant par What We Do In The Shadows, et bien plus encore...

commentaires

Les bilans de Sygbab - Spartacus : Les Dieux de l'Arène (2011)

Publié le 16 Décembre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Action, Aventure, Histoire, Starz

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Spartacus : Les Dieux de l'Arène (Spartacus : Gods of the Arena) :

Une préquelle est toujours un exercice de style difficile, à fortiori quand elle est due à l'absence de l'acteur principal pour cause de maladie - une contrainte de production pour le moins exceptionnelle. Il faut en effet savoir instiller un intérêt autre que le sort des personnages dont on connaît à l'avance l'évolution, ou encore disséminer quelques détails épars fournissant un éclairage différent sur certains évènements.

Cependant, il existe un écueil, et pas des moindres : à force de vouloir tout expliquer, des incohérences peuvent voir le jour, et quelques éléments sont susceptibles de désamorcer des situations placées dans le futur ou de décrédibiliser certains personnages.

Le traitement réservé à Crixus en est le meilleur exemple : cela casse un peu le mythe de constater que son statut de champion invaincu provient d'un abandon volontaire de Gannicus. Il en est de même pour Ashur : la première saison faisait référence à de nombreux combats dans l'arène, laissant penser qu'il était un grand combattant. Or, seule sa fourberie est mise en avant...

Dans les grandes lignes, la plupart des détails sont tout de même bien exploités, et la façon dont le lien est fait avec le développement futur des personnages est satisfaisante. Il y a même de très bonnes idées, comme le fait de montrer Lucrecia comploter contre son beau-père pour que son mari s'épanouisse et laisse libre cours à son esprit déviant et à son ambition dévorante.

Pour ne pas dépayser le téléspectateur, le ton est toujours aussi trash, avec les mêmes ingrédients : une violence toujours aussi graphique, et des mœurs débridées qui donnent lieu à des orgies et autres joyeusetés. Là où le bât blesse, c'est dans le déroulement de l'histoire, qui opère une sorte de mimétisme avec la première saison : un champion est adulé et d'autres cherchent à le destituer. Cela est certes inhérent à la condition des gladiateurs, voués à mourir à tout instant, mais il n'y a pas beaucoup de variété.

Les scénaristes essaient pourtant de se démarquer en introduisant un Gannicus au caractère bien trempé, qui ne cherche pas à honorer la Maison à laquelle il appartient tant il est absorbé par sa gloire et par les plaisirs qui en découlent. Mais ils font l'erreur de lui octroyer une manière de combattre similaire à Spartacus puisqu'il porte deux épées, ce qui invalide la volonté de s'écarter du héros principal de la série.

C'est tout aussi contre-productif que les clins d’œil un peu forcés, comme l'exhibition entre Gannicus et Crixus qui se transforme en combat réel (idée qui reviendra encore plus tard) : le dénouement est certes plus heureux que la confrontation entre Varo et Spartacus, mais la scène est dénuée d'intensité. Évidemment, cela rentre dans le cadre d'une intrigue principale clairement établie et qui tourne autour des machinations incessantes de Batiatus afin d'élever sa position, mais ce n'est pas bien passionnant.

Voilà bien le principal souci : les ingrédients principaux sont toujours là, les petits subtilités concernant les personnages sont dans l'ensemble savoureuses, mais l'emballage n'est pas à la hauteur.

Cela est peut-être dû au fait qu'il n'y ait que six épisodes, mais les ennemis de Batiatus manquent de charisme malgré les efforts fournis pour les rendre impitoyables, notamment dans le cas de Tullius. De fait, les complots du premier n'ont pas le même poids, d'autant qu'on avait déjà compris qu'il est sans foi ni loi.

La copie est un peu brouillonne, mais en remettant cela dans le contexte précité, le travail effectué reste intéressant - sur certains points seulement.

Il n'y a toutefois rien d'indispensable.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 7)

Publié le 3 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui touche à sa fin !

4x23 - Living Witness :

Un épisode particulièrement réussi, co-signé Braga, Menosky et Fuller, et qui repose entièrement sur le concept de "l'histoire est toujours écrite par les vainqueurs", avec ce peuple extraterrestre qui a réécrit l'histoire d'une guerre s'étant déroulée 700 ans plus tôt, histoire qui décrit désormais le Voyager et son équipage comme des psychopathes assoiffés de sang.

En résumé, un moyen de faire un épisode Univers Miroir de manière détournée, et encadrée par des segments impliquant l'HoloDoc, réactivé 700 plus tard. Le propos est maîtrisé, globalement bien joué (bien qu'un poil inégal au niveau des aliens), c'est intelligent, plutôt rythmé, et la fin est astucieuse et bien amenée. Bien joué, Voyager.

 

4x24 - Demon :

Soudain, le Voyager tombe en panne de deuterium (un deuterium dont ils ont pourtant fait le plein il y a quelques épisodes à peine), et n'a plus d'énergie (ils auraient peut-être pu s'en apercevoir plus tôt, alors il y a trois-quatre semaines, Paris jouait dans l'holodeck avec sa voiture de collection, et ça ne dérangeait personne) ; pendant que le vaisseau se met en mode économie, on envoie donc Paris et Kim sur une planète inhospitalière pour chercher ce qui manque, et là, ils trouvent une substance étrange qui les clone.

Et c'est à partir de ce postulat de départ déjà très discutable qu'on se paie un véritable gruyère scénaristique, écrit avec les pieds ("non, Chakotay, on ne peut pas risquer de vous envoyer seul à bord d'une navette pour tenter de retrouver Tom & Harry à la surface ! On va poser le Voyager sur cette planète, ça sera plus efficace !" - trois minutes plus tard, Chakotay part seul avec Seven, à pied, à la recherche de Tom & Harry, pendant qu'à bord, c'est "ah, ben on n'a plus assez d'énergie pour redécoller" :facepalm: ), et dans lequel les personnages ont tous 2 de QI ("vite, on doit retourner à la navette, car dans cette atmosphère ultra-corrosive, brûlante et toxique, sans oxygène, nos combinaisons ne vont pas tenir longtemps !" alors que ces deux abrutis ont laissé les portes de la navette grandes ouvertes avant de partir), et une caractérisation un peu à côté de la plaque par moments. Après l'excellent 4x23, cet épisode ramène brutalement à la réalité... Ouch.

(sans oublier cette fin d'épisode baclée et WTF, à base de "tiens, si je laissais cette substance étrange cloner tout mon équipage, sans vraiment demander son avis à ce dernier, et sans émettre la moindre objection quant aux informations top secrètes que la substance pourrait acquérir de cette manière")

 

4x25 - One :

Lorsque tout l'équipage est placé en stase pendant un mois pour traverser une nébuleuse aux effets secondaires toxiques, Seven se retrouve seule à bord, sous les ordres de l'HoloDoc, et doit faire face à la solitude, ainsi qu'à des hallucinatioons étranges et paranoïaques.

Un épisode plutôt efficace (car signé Jeri Taylor et centré sur deux des meilleurs acteurs du show, par ailleurs parmi les plus développés) malgré certaines facilités pardonnables, un dernier quart un peu trop démonstratif, et un côté un peu trop prévisible dès lors que Paris s'échappe de son caisson sans effets secondaires : on devine tout de suite que quelque chose cloche et que Seven va progressivement perdre la tête, dévorée par ses angoisses (paradoxalement, cependant, la fin de l'épisode laisse entendre que ce moment précis n'est pas une hallucination, mais plutôt un trou du scénario...).

Le tout reste néanmoins assez intéressant et bien mené.

commentaires

Catch Review : TNA Slammiversary 2016 (12/06/2016)

Publié le 25 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, TNA, Télévision, Sport

Après toutes ses mésaventures récentes, la TNA a besoin de buzz, afin de faire oublier ses problèmes financiers, et le feud Jeff vs Matt Hardy, qui a fait parler de lui tant il est ridicule... va-t-elle y parvenir avec ce Slammiversary ?

TNA Slammiversary 2016 :

- Une minute de silence pour les victimes de la fusillade. Simple, mais touchant.

- Générique d'ouverture à demi-avorté par l'annonce du Full Metal Mayhem de JB. Premier botch, ça commence mal.

- Sans surprise, le show s'ouvre sur le X-division 4-way pour la ceinture : DJZ vs Eddie Edwards vs Trevor Lee vs Andrew Everett. Un match plutôt solide, avec un joli corkscrew moonsault depuis la troisième corde, mais je dois dire que le résultat final me laisse assez indifférent.

- Promo backstage d'EC3.

- The Tribunal w/ Al Snow vs Shera & Grado. Tag match assez quelconque.

- Braxton Sutter croise James Storm backstage, et zou, c'est probablement lui son adversaire pour ce soir. Ou alors ils vont se mettre en équipe, allez savoir.

- Récap à rallonge de Gail vs Maria. Assez inutile, vu que Gail est blessée (kayfabe), et Maria est blessée (IRL).

- Allie me fait mal aux oreilles ; Maria tente d'esquiver, Corgan confirme, et rajoute Gail au match de championnat. Of course. :\

- Gail vs Sienna vs Jade, KO title. Un match un peu brouillon, mais assez honorable dans l'ensemble. Si l'on ferme les yeux sur la fin, blindée d'interventions en tous genres, et d'une SuperGail sur le point de gagner, avant que quelqu'un ne lui vole la victoire. Forcément.

- Bobby s'est bien amélioré, niveau promos.

- James Storm au micro, pour donner une chance à Braxton Sutter, un petit jeune (qui n'a techniquement que deux ou trois ans de moins que Storm, de mémoire :mrgreen:).

- Storm vs Sutter. RAS.

- Eli Drake très bon au micro, comme toujours.

- Eli Drake vs Bram, KOTM title. Drake a un peu de mal avec les cordes du ring, ce soir. Sinon, RAS, un match compétent, mais pas très mémorable.

- Mike Bennett solide au micro.

- EC3 vs Mike Bennett. Plutôt réussi, même si, à nouveau, trop d'interventions et de triche.

- Promo nawak de Matt Hardy, comme d'habitude.

- Récap du feud le plus facepalmesque de 2016.

- Matt vs Jeff Hardy, Full Metal Mayhem. Entrée ridicule de Matt, et un match hardcore particulièrement bordélique, qui ne fonctionne que parce que les deux frères se donnent à fond, avec une intensité qui fait plaisir. Mais bon, ça reste un gros bordel quand même. Cela dit, si on aime le style hardcore, ça peut être très plaisant.

- Promo sympa du Decay.

- Decay vs Bromans, tag titles. Vraiment RAS, un tag match pas désagréable, mais ultra-basique... et puis cette fin surbookée *soupir*

- Galloway vs Lashley, Tap Out or KO match. Très bon match, très axé soumissions. On regrettera l'arbitre qui compte lorsqu'un catcheur est dans les cordes (alors que bon, pas de DQ, ça implique qu'il peut compter jusqu'à 200 s'il veut, il ne pourrait pas punir le catcheur qui refuserait de lâcher prise), et une fin étrangement précipitée, qui n'a pas du tout été mise en place préalablement, par exemple en soulignant que Lashley est un excellent boxeur, ou un truc du genre. Mais ça reste tout de même du haut niveau, ce match.

 

Dans l'ensemble, un PPV qui était exactement là où je l'attendais : assez solide, globalement, sans match vraiment mauvais (au pire, c'était moyen), avec un main event qui m'a surpris en bien (pour une fois que je trouve Galloway intéressant), et d'autres matches qui satisferont les fans des catcheurs impliqués...

... mais un PPV qui ne créera pas le moindre buzz, et qui sera oublié dans un mois, tant il était assez anecdotique, avec trop de finishes sur interventions ou tricheries, et pas la moindre surprise. Pour l'instant, en tout cas, ça ne m'a pas redonné envie de reprendre la TNA de manière régulière.

commentaires

Catch Review : WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016)

Publié le 11 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, WWE, NXT, Télévision

Nombreuses rumeurs menaçantes au sujet de NXT, vis à vis du titre visiblement définitif de ce Takeover, et de la réorganisation imminente des brands de la WWE. Espérons que NXT ne va pas en pâtir...

WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016) :

# Pre-show #

- Étrange ambiance, avec les trois présentateurs qui se demandent ce que peut bien signifier "The End", et si c'est la fin de la brand, etc...

- "NXT, sponsorisé par Babymetal." :mrgreen:

- Toujours du mal à voir, dans ce push de Nia Jax, quoi que ce soit d'autre que "hey, encore une cousine de The Rock, si on en faisait une superstar" ; et honnêtement, ça serait sympa qu'Asuka travaille son anglais, parce que ça fait tâche, là.

- Tease pour le début d'Andrade "Cien" Almas, un luchador qui fait ses débuts démasqué ce soir.

- Récap de Shinsuke Nakamura vs Austin Aries. C'est prometteur.

- Récap de Revival vs American Alpha. Interview de The Revival... je n'y peux rien, je les trouve beaucoup trop génériques, ces deux-là.

- Récap de Joe/Balor. J'ai toujours du mal avec Balor, mais bon...

 

# The End #

- Grosse récap de toute l'histoire de la NXT, et promesse de la fin du commencement, du commencement de la fin, et du début d'une nouvelle ère. Le show est rebaptisé "The End of the beginning", ce qui est déjà nettement moins inquiétant.

- Perfect Ten Tye Dillinger vs Andrade Cien Almas. Dillinger a un costume ridicule, mais est assez solide dans le ring (un peu le même style que Cesaro, en fait), et le match est particulièrement peu mémorable. Rien d'exceptionnel, mais rien de désastreux non plus.

- Revival vs American Alpha, NXT Tag Titles. Un tag match très compétent, avec un public motivé. Pas forcément fan de la toute fin, ou de cette nouvelle équipe managée par Paul Ellering.

- Aries vs Shinsuke Nakamura. Excellent match, qui a su narrer une histoire intelligente, celle d'un Aries qui se donne à 200%, et perd sur une seule erreur regrettable.

- Asuka vs Jax, NXT Women's Championship. Mwé. Jax est clairement un bon niveau en dessous, nettement plus lente, et se contente de profiter de sa taille et de sa force en abusant du no-selling... mais c'était regardable, bien qu'un peu brouillon çà et là, et avec une fin assez peu marquante.

- Joe vs Finn, Cage match, NXT title. Mwé (bis). Un match en cage, ça limite forcément l'action plutôt que de permettre de la décupler, donc déjà ce n'est pas mon style de match favori, surtout avec cette tendance actuelle à passer par la porte pour s'échapper de la cage. Et pour ne rien arranger, j'ai toujours du mal avec Balor, qui est un bon catcheur, mais a été tellement surhypé sur la base de son maquillage et de son entrée que j'ai toujours du mal à me passionner pour ses matches. Un match de championnat honorable, mais moins spectaculaire que ce que j'espérais.

 

Un NXT Takeover assez mineur, en fin de compte, mais qui n'est nullement mauvais ; le seul problème, c'est que la compagnie a placé la barre tellement haut durant certains shows passés, notamment au niveau de la division féminine, que forcément, derrière, ça déçoit dès que ça n'est plus aussi excellent.

commentaires

Catch Review : TNA Impact Live (24/07/2014)

Publié le 25 Juillet 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Le dernier Impact était une excellente mise en bouche pour les tapings de NYC, avec un très bon équilibre entre action, nostalgie et modernité. On enchaîne donc avec la suite !

- Bobby Roode vs MVP, Falls Count Anywhere. MVP renacle à la tâche, se fait engueuler par Angle, et Roode vient le chercher par la force. Du brawl très enthousiaste dans un public déchaîné, une brève intervention de King contrée par EY, et un démarrage de show sur les chapeaux de roue. J'aurais préféré que le sharpshooter de Roode soit plus réussi, visuellement parlant, mais bon, c'est du pinaillage.

- Hardy n'est pas en grande forme.

- Dixie est là pour encourager son neveu.

- Hardy arrive en boîtant (au passage, je remarque que Vladimir, le superfan de la wwf des années 80 et 90, est là pour assister au show, ça fait plaisir), et fait la présentation de son frangin, accueillii par un public ravi. Promo sympa de Matt, qui fait son mea culpa, et annonce que les Hardyz veulent affronter les Wolves à Dest X. Les Wolves arrivent, acceptent, et zou, le match est booké. Ça promet.

- Aries reste mystérieux sur ses intentions.

- Les Bromans, pour annoncer que Robbie n'a plus peur des clowns, et pour troller un peu au micro.

- Low Ki vs Zema Ion. Un match de XDiv intense, qui va à 200 à l'heure, et qui sert de démonstration à Low Ki. Un peu trop bref pour être totalement satisfaisant, mais utile pour remettre les choses à plat.

- Gunner et Shaw discutent tranquillou, mais Anderson vient troller.

- Team EC3 tente de se motiver, Dixie arrive, avec son garde du corps King Mo, et remet les choses au clair.

- Bragnus vs Gunner & Anderson. Un match assez court, qui dégénère en brawl, avec un Gunner brièvement sauvé d'un passage à tabac par Shaw, qui se prend quelques coups pour son nouveau pote. Abyss vient mettre un terme à tout ça en visant Bram. Un segment assez chargé, au final, visant à réétablir Bram/Abyss, tout en insistant sur la reconversion de Shaw.

- La Team ECW reste convaincue du passage imminent de Dixie au travers d'une table.

- Angle et Aries dans le ring, pour connaître la décision d'Austin, mais Lashley et MVP s'incrustent, et MVP trolle joyeusement Austin et la X-div, ce qui pousse Aries, forcément, à échanger son titre contre un title shot vs Lashley. Excellente promo d'Aries, et je dois dire que l'expression ravie d'Angle pendant tout le segment était assez :mrgreen:

- Récap du feud de Taryn et Gail.

- Gail vs Taryn III, KO Title Match. Pas le match le plus fluide du monde, mais on ne peut pas reprocher aux deux compétitrices de ne pas s'être données à fond dans ce match... tant qu'il a duré. Le finish était logique, et mènera probablement à une version plus longue et spectaculaire (voire hardcore) du match @ BFG.

- Dixie a des renforts mystérieux.

- Muta est dans la place, et reçoit un accueil triomphal, avant d'être interrompu par Robbie E, qui vient troller un peu.

- Muta vs Robbie E. Squish squash, un green mist, un dragon screw, un shining wizard, et puis c'est réglé.

- Storm est mécontent de voir Muta voler du temps d'antenne aux lutteurs de la TNA, un petit coup de Beer Mist, et le voilà qui passe à tabac Muta et son sbire. Sanada intervient pour sauver Muta, mais se retourne contre lui : il a cédé au côté obscur. Un segment efficace.

- Dixie et King Mo avec Borash ; Dixie promet que si le public veut chanter ECDub, elle va lui donner une bonne raison de le faire.

- Team EC3 vs Team ECW, NYC Street Fight. Domination de la Team ECW, jusqu'à l'intervention de Snitsky et Ezekiel, qui renversent la vapeur, et permetteront sans doute à Dixie de venir se vanter qu'elle a ramené la véritable WWECW à NYC. Keep on trollin trollin trollin... :mrgreen:


 

Pas l'Impact le plus chargé en action longue et de qualité (ça, c'est réservé au Destination X de la semaine prochaine), mais un show de transition qui continue sur la lancée du précédent, en en conservant l'énergie, et en faisant avancer les nombreuses pièces en présence sur l'échiquier, à tous les niveaux. Mine de rien, il s'en est passé, des choses, en à peine 83 minutes...

commentaires

Catch Review : TNA Impact Live (19/06/2014)

Publié le 20 Juin 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après un Slammiversary du tonnerre, et avant les tapings imminents de NYC, pour lesquels la compagnie met tout sur la table, deux semaines d'enregistrements en Pennsylvanie...

- Bon, c'est sûr, en comparaison du public nombreux de Slammy, ça fait tout de suite un peu plus étriqué, mais bon, le public semble motivé.

- MVP se plaint, EY se pointe, King s'autobooke dans un match pour la ceinture, et c'est parti.

- EY vs King, HW title match. Les Wolves, Joe et Aries viennent contrer MVP & Lashley. Un bref petit match d'ouverture, avec EY qui vole la victoire via un petit paquet bien placé. Je ne serais pas surpris qu'il ait un autre match d'ici la fin du show.

- MVP s'en prend au responsable du gong, et le tout dégénère en brawl général entre la team MVP et la team EY. MVP gueule un bon coup, et booke EY vs Lashley II pour le titre, ainsi que Joe/Aries vs Wolves vs ? pour les titres par équipe, et vire Earl Hebner.

- Dixie est ravie du comportement hystérique de MVP, est fière de EC3, et attend de voir si Dreamer va se pointer.

- EY a appelé du renfort en la personne de Kurt Angle.

- Joe & Aries vs The Wolves vs Abyss & Willow. Tag title match. Christy botche un peu l'entrée des lutteurs, mais bon... un tag match gentiment chaotique et brouillon, mais pas désagréable pour autant, et même assez réussi.

- La Team MVP veut démolir le genou de Kurt.

- MVP évacue Joe et Aries, et booke les Wolves contre Bram & Magnus.

- Spud avec un costard génial ; Dixie dans le ring, sous les sifflements du public, trolle tout le monde, jusqu'à l'arrivée de Dreamer sous les acclamations de la foule. Dreamer trolle Dixie en se mettant dans la peau de n'importe quel smark de l'IWC, se lance dans une tirade pleine d'émotion, se met le public dans la poche, et se prend un coup de genou dans les cojones pour la peine. C'te heel heat sur Dixie, à la fin du segment. :mrgreen:

- Angle accueilli par Lashley, King, et leurs tuyaux.

- "His pipe is bigger than yours". :mrgreen:

- Bram & Magnus vs The Wolves. Tag title match. Match solide, qui se termine sur un passage à tabac des Wolves par leurs adversaires, et un sauvetage par Willyss.

- MVP se moque de Brian Hebner, et l'impose comme arbitre du main event, en le menaçant de renvoi s'il ne coopère pas.

- Taryn is back.

- Bragnus explique qu'ils ont été payés pour démolir les Wolves, et se font attaquer par Willyss.

- Gail & Taryn dans le ring, pour proposer un Taryn/Gail III. TBP se pointe, trolle un peu, mini-brawl. RAS et pas forcément très maîtrisé, comme segment.

- Angle tente de raisonner MVP, King s'en prend une, et Angle s'en va, furieux.

- Gail, Taryn, JB et le caméraman se font sortir par la sécurité.

- EY vs Lashley II, HW title match. Bon match entre les deux hommes, et EY succombe aux forces combinées de ses adversaires. Ce qui est tout à fait logique, puisque la compagnie veut clairement avoir un heel en tant que champion pour aborder les tapings de NYC. Sauvetage de EY par Roode en post-match, avec retour de son ancien thème en prime.


 

Un show plein de rebondissements. Je suis certain que le segment Dreamer/Dixie va être flingué par le web (pour ce qu'il représente symboliquement, aka Dixie qui fout un grand coup de genou dans les bollocks de ceux qui se plaignent), mais le reste était plutôt réussi, et enthousiasmant, avec une préférence pour la première heure, dont je n'ai pas vu le temps passer.

commentaires

Catch Review : TNA Impact (09/01/2014)

Publié le 10 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Dernier show de la session d'enregistrements en cours de diffusion, un Impact intégralement construit sur LE match incontournable : AJ Styles vs Magnus, pour l'unification des titres de la compagnie (prévue et enregistrée bien avant que la WWE ne fasse de même).

Impact :

- Dixie n'est pas là pour déconner, et fait signer son contrat d'un soir à AJ, avec une clause supplémentaire, NO Dq ; AJ accepte, mais il explique qu'il a du renfort. Des promos croisées clairement plus chargées en émotion (notamment du côté de Dixie) que d'habitude, puis Magnus se pointe, kickbanne Dixie, et fait une promo confiante. Un début efficace.

- Dixie a apparemment recruté Gail, Tapa et les Bromans pour... une tâche quelconque.

- Bromans vs EY & JP. Domination rapide de la Team Initiales, jusqu'à ce que EY ne se barre pour aller aider ODB, attaquée par Gail/Tapa ; seul contre deux, JP se fait laminer, et en post-match, se fait détruire sur un rail de sécurité.

- Joe est prêt à aider AJ, ce qui agace Dixie.

- JP est hors-service, EY emmène ODB à l'hosto : petit à petit, Dixie élimine tous les alliés potentiels d'AJ.

- Storm et Gunner s'engueulent, et remettent la valise en jeu @ Genesis.

- EC3 démolit Joe backstage, et continue de le démolir jusqu'au ring.

- EC3 vs Joe. Une rapide DQ, après que EC3 et Spud s'en soient pris aux genoux de Joe... et un allié d'AJ en moins, un.

- Backstage, Angle veut un cage match pour se préparer à un cage match. Oh, Kurt... ça va mal finir.

- Joe en piteux état.

- Gunner & Storm sont HS, Sting et Dixie s'engueulent bruyamment backstage.

- Angle vs Bad Influence, Handicap Steel Cage match. Solide.

- Dixie booke Roode contre Sting en cage. Roode surjoue. :mrgreen:

- Al Snow doit emmener Kurt à l'aéroport pour une urgence inexpliquée.

- Roode vs Sting, Cage match. Efficace, et finish logique.

- Anderson rend visite à une maison funéraire, où il trouve Ray, qui balance une promo obscure et menaçante. Un segment surproduit, mais bizarrement, ça finit par marcher.

- Sting est toujours debout, et Dixie le menace de ne pas renouveler son contrat.

- AJ vs Magnus, NODQ Unification Match. Un match qui se transforme immédiatement en 3 contre 1. Jusqu'à l'arrivée de Sting, qui égalise les chances. Jusqu'à l'arrivée des Bromans, qui ramène le tout à un 6 contre 2. Et puis ensuite c'est Bad Influence qui arrive, pour un 8 contre 2. Mais Earl Hebner en a marre, et se révolte. Jusqu'à ce que Dixie se pointe, et impose Hebner Jr pour le remplacer. AJ parvient à reprendre le dessus, mais Bad Influence se débarrasse de l'arbitre. AJ continue de lutter, prend le dessus, Hebner revient en courant, est sur le point de déclarer AJ vainqueur, mais Bad Influence intervient. AJ sur le point de placer un Spiral Tap, mais intervention de Roode, triple death valley driver, Dixie ramène un autre arbitre, et le match se termine sur une victoire de Magnus über-heel. Un bordel pas possible, clairement signé Jarrett (qui bookait les shows à ce moment-là) mais étrangement particulièrement fun, logique et bien mené.

 


 

 

D'ailleurs, tout le show était à l'identique : logique, et bien mené. Le plan était d'éliminer toute possibilité d'assistance pour AJ, et de s'assurer que le main event soit absolument chargé en sa défaveur, et c'est ce qui s'est produit, de manière cohérente. Certes, en guise de main event, ça ne donne pas un match très joli (si le match avait été booké pour un vrai PPV, on aurait eu 10-15 minutes d'action traditionnelle avant... là, pas le temps), et il est évident que ça ne plaira pas à l'interwebz, mais à entendre l'Impact Zone exploser pour AJ, et huer à tout va pour Magnus et Dixie, le résultat attendu est obtenu. Ah, et avec la sortie qu'ils lui ont bookée, AJ seul contre tous, il ne reste plus qu'à attendre qu'AJ revienne, dans six mois ou un an, pour reprendre son titre.

 

 

Next week, Genesis... et jamais un PPV de la TNA n'aura aussi bien porté son nom : c'est une nouvelle ère qui s'ouvre.

commentaires

Catch Preview : Wrestlemania XXX

Publié le 31 Mars 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, WWE

Bon, Mania. Étant donné que j'ai fini par totalement lâcher la WWE durant cette Road to Mania (pas vraiment le résultat escompté par la compagnie, je pense), tellement c'était chiant, prévisible et redondant, je n'ai pas de grands espoirs pour le PPV. M'enfin bon, allons-y pour quelques pronostics.

Divas Invitational Match :
AKA on est incapable de booker la division, donc on les fout toutes en vrac dans un match de dernière minute. AKA il est temps que AJ perde sa ceinture au profit d'une des Bellas. AKA ça va être un désastre, mais j'espère quand même une surprise, du genre Kharma qui profite du format Invitational pour faire son retour et prendre la ceinture après avoir démoli tout le monde.

Andre the Giant Memorial Battle Royal Match
AKA on a un PPV de quatre heures mais comme on est incapables de booker la mid-card, on les fout tous en vrac dans un match à la con. AKA ça serait logique de faire gagner Big Show, mais bon, de toute façon, le résultat ne compte pas le moins du monde.

The Shield vs. Kane & The New Age Outlaws
Il y a un mois, The Shield était sur le point de s'autodétruire, avec un 3-way prévu pour Mania. Aujourd'hui, ils affrontent les vieux dans un match sans intérêt. Victoire du Shield, à moins d'un heel turn d'un de ses membres pour rejoindre l'Authority... on peut toujours rêver, non ?

WWE Tag Team Championship Match The Usos © vs. The Real Americans vs. Ryback and Curtis Axel vs. Los Matadores
AKA on ne sait pas comment booker la tag division, donc autant les foutre tous en vrac dans un match de dernière minute, et les laisser faire leur truc. Avec un peu de bol, on aura enfin le faceturn de Cesaro.

John Cena vs. Bray Wyatt
Le build-up était risible (Wyatt qui débite des promos non-sensiques chaque semaine, et Cena qui "a peur pour la première fois de sa carrière", lulz), et le match devrait être potable, mais Wyatt a du mal avec les matches longs, donc Cena va devoir faire le gros du boulot. Ah, et pour le coup, si Cena wins, c'est méga facepalm.

The Undertaker vs. Brock Lesnar
On parie qu'au Raw de ce Lundi (que je ne regarderai pas plus que les semaines précédentes), Brock va démolir Undertaker, histoire de lui donner un minimum de crédibilité, après avoir été humilié et dominé par Taker depuis des semaines et des semaines ? Il serait temps... même si le match sera exactement ce à quoi tout le monde s'attend. J'espère toujours une apparition de Sting à la fin, depuis les rafters, pour mettre en place le match de PPV de l'année prochaine.

Third Spot In The WWE World Heavyweight Championship Triple Threat Match Daniel Bryan vs. Triple H
Allez, juste pour le fun, et parce que la destinée de Bryan est trop prévisible, on va dire que Triple H et ses sbires démolissent méthodiquement Bryan, mais que Hulk Hogan intervient, et le met quand même dans le main event, qui se transforme en Fatal Four-Way. Comme ça tout le monde est content, surtout Triple H, qui main evente Mania et flatte ainsi son égo.

WWE World Heavyweight Championship Match Randy Orton © vs. Batista vs. Daniel Bryan Or Triple H
3-Way ou Fatal Four Way remporté par Bryan, forcément, histoire de se mettre l'internet dans la poche pendant encore six mois d'abonnement au Network... mais j'avoue que j'aimerais beaucoup voir Bryan sur le point de remporter le titre, mais qui se prend un pedigree furtif, et HHH nouveau champion. L'internet exploserait, les sites de news seraient en panique à essayer de justifier tout ça et, pire que tout... tout le monde continuerait à regarder, comme un joli troupeau de moutons. :mrgreen:

commentaires

Catch Review : TNA Impact (17/10/2013) + Pronostics Bound For Glory 2013

Publié le 18 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Ultime show avant Bound For Glory, ce dimanche, et un show qui, finalement, n'a pas grand chose à rajouter à la carte du PPV.

- Dixie dans le ring, met une prime sur la tête d'AJ, Ray débarque, mais Magnus vient pousser un coup de gueule. Ouverture de show honorable, mais j'ai toujours du mal avec la manière dont les promos de Dixie sont sonorisées.
- Bully tente de motiver les Aces backstage.
- Daniels vs Robbie E vs El Taco Grande vs EY. Pas très long, mais efficace pour ce que c'était.
- Godderz tente de démolir AJ backstage.
- AJ dans le ring, pas effrayé par la mise à prix de sa tête, et il défie ceux qui veulent la prime. Les Aces débarquent, Gunnstorm sauvent AJ... un segment assez anecdotique.
- Gunner vs Knux. RAS. Les Aces sont abandonnés par Bully, qui ne vient pas les aider.
- Sabin veut la prime de 50000$.
- La révolte des Aces continue.
- Gail s'inquiète de Lei'D Tapa, mais Brooke ne veut rien entendre.
- Sabin cherche AJ, mais trouve Joe, et repart la queue entre les jambes.
- Sabin vs Joe. Match solide, avec un Heel Sabin très amusant. Post match efficace mettant en place l'Ultimate X de Dimanche.
- EGO attaque AJ backstage, mais il s'en sort à grands coups d'extincteur.
- ECIII est bien le neveu de Dixie, :mrgreen:
- Magnus vs Ray. Comme le précédent, un match consistant, mais sans surprises, puisque uniquement là pour préparer le PPV.
- Sting et Magnus sont brouillés.
- Roode & Angle dans le ring, pour un duel de promos réussi. Étrangement, la Main Event Mafia n'est pas intervenue pour aider Kurt.
- Ray démolit AJ au micro. AJ ne se laisse pas faire.

Une fin de show qui remet le main event au centre de la carte d'un PPV qui promet. Un show de pré-PPV efficace, même si à nouveau, ce n'était pas exceptionnel.

Pronostics Bound For Glory 2013 :

- Preshow : Los Tacos vs Bromans vs Team EY Law vs EGO : les champions actuels sont face, donc probablement la victoire d'une équipe heel dans ce pré-show... EGO ?
- Ultimate X - X-div title : gros Ultimate X en perspective, mais je ne vois personne d'autre que Manik en tant que champion, pour le moment, donc...
- ODB vs Gail Kim vs Brooke Assmacher - KO title : Tapa va probablement intervenir à un moment ou un autre, et je ne vois pas vraiment ODB remporter le titre, donc Gail Kim conserve ?
- Sting vs Magnus. Magnus remporte la bataille au terme d'un match intense... ou d'un heel turn sur Sting, pour rejoindre la #TeamDixie ? (même si c'est peu probable après la promo de cette semaine).
- Gunnstorm vs (EGO ?) - Tag titles : Gunnstorm conserve, à mon avis. Pas de raison de changer de champions, à moins que la compagnie ait une nouvelle équipe en stock.
- Roode vs Angle : Kurt Angle remporte la vitoire après un excellent match.
- AJ vs Bully Ray - HW title - NoDQ : AJ gagne le match, après non-intervention des Aces, retour de Anderson, et probablement intervention de trouzemille personnes. Ça sera overbooké, mais le résultat final devrait faire plaisir.

- En prime, certainement un match d'Ethan Carter, contre l'un des lutteurs pas sur la carte (Jay Bradley ?), et possiblement un autre match de X-Div (King vs Zema ou Shaw ?).
- Et on n'est pas à l'abri d'un retour inattendu... Jarrett ?

commentaires

Catch Review : Hell in a Cell 2013

Publié le 28 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE, PPV

Après les pronostics, voilà le PPV... sans grande motivation, mettons-nous donc devant le troisième PPV de la WWE en moins d'un mois et demi, en espérant qu'il s'y passe quelque chose d'autre que "CENA EST LE CHAMPION !!!!!".....

- Préshow : Curtis Axel s'étant bousillé les deux hanches pendant un tag match hier ou avant-hier, il ne peut pas se battre, et Big E n'aura pas son match. À place, youpi, quelle joie, on se coltine Sandow vs Kofi : flux audio tout pourri sur le youtube officiel de la WWE, avec audio anglais et audio espagnol mélangés constamment. Match routinier et sans intérêt, avec victoire de Sandow, ce qui écarte d'office un cash-in réussi ce soir.

- Rhodes vs Shield vs Usos - Triple Threat for the Tag Championship. Match solide, mais avec des Tornado rules mal expliquées, des spots trop évidents, et un finish sans surprise.
- Miz se pointe (et me donne l'envie de zapper) et se fait attaquer par les sbires de la Wyatt family, sans surprise. Kane arrive, mini botch sur Harper, et Kane donne un chokeslam à Miz. Inutile.
- Fandango débarque, en fait trois tonnes.
- Fandango & Summer Rae vs Khali & Natalia. Un match cinq étoiles. Si, si. :mrgreen:
- Big E vs Ambrose - US title. Match improvisé, gentiment bordélique et, sans surprise, Ambrose conserve.
- HIAC #1 : Punk vs Ryback & Heyman. Botches techniques pour l'arrivée de Heyman, qui est hissé sur le toit de la cage, et donc ne participe pas au match/passe tout le show perché sur la cage à ne rien faire. HIAC quelconque, avec un finish sans impact, et un match uniquement là pour avoir Punk en train de passer Heyman à tabac sur le toit de la cage. Tout ça pour ça.
- Real Americans vs Los Matadores. J'aime beaucoup la manière dont Claudio porte le drapeau, comme une cape de superhéros, ça lui va bien. Le match ? Un tv-tag classique et basique, au résultat prévisible.
- Encore une fois la vidéo de Cena est grand, Cena est fort, Cena est beau, Cena est surhumain, blablabla.
- Cena vs ADR, HW title.

Posted Image
Sinon, match chiant, avec ADR qui passe son temps à attaquer le bras de Cena, comme prévu ; et la production avait tellement téléphoné un éventuel cash-in de Sandow, avec de multiples plans sur lui, aux aguets backstage, que ça ne pouvait pas se produire ce soir.
- Aj (w/Tamina) vs Brie (w/the other Bella). Quelconque et sans suspens.
- Les PTP jouent à WWE2k14 pendant le PPV (on les comprend), et se font faire la morale par Backlund.
- HIAC #2 : Bryan vs Orton w/guest ref Shawn Michaels. WWE Title. Un chair match plus qu'un véritable cage match, puisqu'une fois un spot ou deux bouclés, le match était assez classique. Ah, et bien sûr, finish overbooké et merdique, et Orton champion.

Le PPV n'avait pas trop mal commencé, pourtant... mais non. La WWE s'obstine, et persiste dans son booking foireux et prévisible à la fois. On en est à trois PPVs, et une dizaine de Raws, maintenant... et donc, le futur de la WWE, des nouveaux visages frais et inédits en tant que champions : Cena et Orton. #LOLWWE

commentaires

Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 10 - The Plan & Caprica

Publié le 7 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, SyFy, Drame, BSG

Après la conclusion en demi-teinte de leur série, les producteurs de Battlestar Galactica enchaînent les décisions discutables. Non contents de produire un téléfilm de conclusion à leur saga, intitulé The Plan, et confié à Jane Espenson (sorte d'aveu d'impuissance de la part des scénaristes, apparemment incapables de conclure leur récit dans le cadre de leur série), Moore & co décident de ne rendre ce dernier disponible que près de six mois après le series finale de BSG. De quoi agacer un peu plus bon nombre de fans de la saga, déjà échaudés par la fin de BSG, et redoutant un nouveau bottage en touche de la part des scénaristes... des fans qui, à l'arrivée de ce Plan, finissent par le regarder d'un oeil presque indifférent.

Et avec raison, puisque ces 110 minutes sont, au mieux, inutiles, et au pire, dommageables pour l'univers déjà établi.

Car souvenons-nous : depuis le premier épisode de la série, les scénaristes nous affirment que "les Cylons ont un Plan". Pendant quatre saisons, tout le monde a cherché à deviner ce plan... une certaine déception était inévitable, mais nul n'aurait parié sur la réponse donnée dans ce téléfilm.

Le Plan... c'est qu'il n'y a pas de plan.

Depuis le début, le plan des Cylons tient en quelques mots : tuer les humains. Mais malheureusement pour eux, ils n'y parviennent pas, parce qu'ils ont des sentiments. Par conséquent, le téléfilm passe en revue les évènements des premières saisons de la série, du point de vue des Cylons... en particulier Cavill, qui devient presque le personnage central de ce téléfilm. Un personnage omniprésent, qui surveille les Final Five, fait plein de références mystérieuses à leur statut, et a des difficultés à gérer Starbuck...

Problème : non seulement les sentiments des Cylons pour les humains contredisent légèrement les faits déjà établis en saison 1 sur la Cylon-occupied Caprica, mais en plus, le récit manque affreusement de structure et de consistance. Résultat, le téléfilm est assez peu engageant, et totalement inutile pour qui se posait encore des questions après le final de la série...

 

Et bien sûr, en 2009, Sy-fy, Moore et Espenson donnent naissance à Caprica, spin-off/préquelle à l'univers de Battlestar Galactica, prenant place sur la colonie de Caprica, 58 ans avant la série de 2003. Un show décrit par Moore comme Dallas dans l'espace... et c'est bien là que le bât blesse.

En effet, dès son pilote, Caprica pose des problèmes de taille : 15 secondes après le logo universal, paf, une scène d'orgie ! 10 minutes plus tard, paf un suicide bomber qui croit en "one true god" !

Rapidement, on reconnaît là la patte BSG : la majorité des acteurs et des persos sont à baffer... et, privé de scènes d'action ou de tension, c'est soporifique et über-bavard (sur 93 minutes, il doit facilement n'y en avoir qu'une trentaine de vraiment essentielles. Sur un network traditionnel, le pilote aurait été tout simplement refusé au stade du premier draft.)

Qui plus est, Caprica pose, comme postulat de départ, la création de la première forme de vie cybernétique, l'ancêtre des Cylons, en quelque sorte... et là, soudain, on comprend parfaitement le pourquoi et le comment de la faillite intellectuelle des Cylons de BSG : avec son premier Cylon né de la fusion d'une machine et de l'esprit d'une ado capricieuse et saoûlante de 16 ans, c'est normal que tout BSG puisse se résumer à un caca nerveux des cylons envers leurs parents.

Autre problème : le pilote de Caprica choisit de montrer comme opprimés les terroristes monothéistes, qui choisissent de faire exploser des civils au nom de leur Dieu unique... or, avec la fin de BSG leur donnant raison, le pilote de la série cautionne ainsi involontairement le terrorisme religieux !

 

À la simple vision du pilote, échaudés par la fin de BSG, de nombreux spectateurs prédisaient un plantage de la série niveau audience, et ce malgré la dévotion des fans hardcore de BSG et la bienveillance critique envers Moore (qui, d'ailleurs, devrait se calmer avec la réalité virtuelle, parce qu'entre ça et Virtuality, bonjour l'overdose).

Pas de surprise : au terme de 13 épisodes diffusés (des épisodes au rythme lent, à l'esthétique froide et aseptisée, à la rétrocontinuité hésitante, et aux personnages peu attachants), la série est annulée, avec moins de 800000 spectateurs par épisode.

Un bel échec, tant créatif que financier, et qui met un terme (provisoire ?) à l'aventure BSG sur Syfy.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1187 : Rambo - Last Blood (2019)

Publié le 17 Avril 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Horreur, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rambo - Last Blood (2019) :

De retour au pays, John Rambo (Sylvester Stallone) mène une vie plus ou moins paisible sur son ranch familial, où il élève des chevaux en compagnie de Gabriela (Yvette Monreal), une adolescente qui vit là avec sa grand-mère (Adriana Barraza). Mais lorsque la jeune femme, lors d'un passage au Mexique pour y retrouver son père, est enlevée par les frères Martinez (Sergio Peris-Mencheta, Oscar Jaenada), meneurs d'un cartel mexicain, puis exploitée, droguée et violée, Rambo doit sortir de son exil pour la ramener en sécurité... et la venger.

Rambo (2018) était un revival de la franchise moins convaincant que son équivalent pour la franchise Rocky, car plus court, plus en dents de scie, bourré de personnages assez transparents et avec une fin un peu abrupte ; il restait néanmoins intéressant, notamment par son côté brut de décoffrage, et par le bilan que John Rambo faisait de son existence, un bilan qui, finalement, l'amenait à revenir au pays pour la première fois depuis des décennies.

Une fin de franchise honorable, mais qui malheureusement n'aura pas su résister à l'appel de l'exploitation et du dollar, ainsi qu'à la question : comment un vétéran traumatisé comme Rambo va-t-il s'adapter à une vie domestique rangée, alors qu'il a passé sa vie à errer de mission en mission, de pays en pays ?

La réponse, c'est mal : le Rambo de ce Last Blood est un Rambo rongé par son PTSD, qui s'enfouit dans le sol de sa ferme pour y creuser des tunnels et s'y constituer un arsenal, comme à la "grande" époque du Vietnam, un vétéran bourré de médicaments et hanté par les flashbacks du champ de bataille, un homme en constante ébullition qui ne parvient que difficilement à contenir sa rage...

Une approche radicalement différente de l'action hero musculeux et triomphant des 80s (même si le Rambo d'alors avait déjà une part de refus du combat en lui) et qui accompagne un film très noir et sombre, assez glauque, virant parfois même au slasher. La violence est ici encore plus crue que dans le précédent volet, et malheureusement, c'est là l'un des points faibles du film : à trop vouloir une violence frontale et sanglante, loin du spectacle de la franchise d'autrefois, Sly et compagnie ont poussé le curseur à l'opposé. Maintenant, Rambo est trop violent, trop sanglant, et cette violence, si elle fait grimacer lorsqu'elle se produit, est aussi devenue too much, et quasi-caricaturale, difficile à prendre au sérieux (l'arrachage de cœur à main nue).

Ici, plus que jamais, Rambo est un boogeyman de slasher, implacable et meurtrier, mais l'environnement du Mexique ne lui convient pas - trop urbain, c'est une digression qui ne sert qu'à faire un peu de remplissage pour amener un grand final (enfin, un final de taille moyenne) façon Maman, j'ai raté l'avion sur son propre terrain, où Rambo transforme le ranch de sa famille en champ de bataille.

Alors oui, c'est bourrin, mais trop, et le tout finit par tourner à vide, malgré le charisme et la présence de plus en plus torturée de Stallone dans le rôle titre.

Et puis il y a ce plan final sur un Rambo sérieusement blessé, qui s'assied dans son fauteuil, sur le porche de sa demeure, au milieu d'un terrain en ruines et jonché de cadavres, et ferme les yeux, en paix avec lui-même. Ça aurait pu être un joli plan de conclusion pour la franchise Rambo, celui d'un soldat n'ayant jamais pu trouver sa place ailleurs que sur un champ de bataille, et qui finit ses jours après une dernière guerre, ayant sacrifié sa vie domestique et sa demeure à cette vocation sanglante.

Mais non, puisque dans le générique de fin (en mode extraits de tous les films de la franchise), il se relève, et repart à dos de cheval vers d'autres aventures.

Pas sûr que c'était nécessaire, tout ça.

2.5/6 + 0.5 = 3/6 (c'est du niveau DTV, avec un petit supplément d'âme Stallonienne)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1183 : The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019)

Publié le 13 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, Télévision, UK, USA, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019) :

Documentaire co-produit pour la télévision anglaise et américaine (à l'image du groupe Queen, désormais composé de ses musiciens anglais, et de son chanteur américain) consacré à la renaissance du groupe, et à ses années creuses après la mort de Freddie Mercury.

Un documentaire qui a la bonne idée de mettre en parallèle, à base de montage alterné, le parcours de Queen sans Freddie, et celui d'Adam Lambert, le tout illustré de nombreux extraits des concerts de Queen + AL, et d'intervention de musiciens et de célébrités (Foo Fighters, Def Leppard, Rami Malek, Simon Cowell...).

On y redécouvre rapidement la carrière de Queen, le concert-hommage de Wembley en 1992, puis la séparation du groupe, leurs embryons de carrières solo, la comédie musicale We Will Rock You (que Roger Taylor déteste cordialement), le concert de Capetown, en 2003, pour Nelson Mandela (qui leur a redonné le goût de tourner), le projet Queen + Paul Rodgers (pas forcément fructueux, de l'avis de tout le monde), etc, tout ça jusqu'à la découverte, lors d'un épisode d'American Idol, d'Adam Lambert, un musical theater kid ouvertement gay, à la voix tonitruante.

Un Adam Lambert qui, mal conseillé à la sortie d'American Idol (qu'il n'a pas gagné, car entouré d'un pseudo-scandale sur sa sexualité, qu'il aurait supposément caché aux médias), connaît une période de doute après avoir ultra-sexualisé son image... jusqu'à ce qu'une remise en question l'amène à accepter l'offre de Queen, avec le résultat que l'on connaît : une seconde jeunesse pour le groupe, qui visite désormais des pays autrefois inconnus à la formation, pour la plus grande joie de ses membres.

D'ailleurs, il est assez amusant d'entendre les explications de Roger Taylor au sujet du recrutement de Lambert : comment lui et May ne voulaient absolument pas d'un clone de Freddie, d'un imitateur se teignant les cheveux ou se plaquant une fausse moustache, ni d'un clone vocal parfait sans la moindre personnalité - le message est clair, et arrive en réponse aux complaintes sempiternelles des fans, qui critiquent toujours le groupe pour ne pas avoir sélectionné un ou deux chanteurs bien particuliers pour remplacer Mercury "parce qu'ils ressemblent à/chantent exactement comme Freddie et ils méritent donc plus sa place".

Mais May et Taylor sont clairs : ils ne veulent pas de quelqu'un qui transforme le groupe en tribute band cherchant à singer au plus proche le Queen de la grande époque; ils veulent s'amuser, et Lambert, aussi flamboyant que Freddie, mais doté d'une personnalité résolument moderne et dynamique, est parfait, à leurs yeux, pour emmener Queen + AL dans le 21è siècle.

Un documentaire intéressant, parfois touchant (le Who Wants to Live Forever de cette version de Queen+ me met toujours la larme à l’œil), et voir les répétitions et les harmonies vocales du groupe en coulisses, avant un morceau, est un joli moment pour le fan que je suis.

4.5 - 0.25 pour les coupures pub = 4.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1182 : Ad Astra (2019)

Publié le 10 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ad Astra (2019) :

Lorsque la Terre est victime d'impulsions électro-magnétiques récurrentes issues de l'espace, Roy McBride (Brad Pitt), un astronaute stoïque et impassible, est recruté pour partir à l'autre bout du système solaire, afin d'y retrouver son père Clifford (Tommy Lee Jones), porté disparu lors d'une mission vers Neptune à la recherche de l'existence d'une forme de vie extraterrestre ; un Clifford qui pourrait bien être responsable de ces impulsions destructrices, et que Roy n'a pas revu depuis son adolescence...

Après The Lost City of Z, je crois que c'est désormais très clair : je n'accroche pas au style James Gray, réalisateur et co-scénariste de ce métrage. Un métrage qui, sous prétexte de raconter une grande aventure spatiale dans la lignée de Solaris, Interstellar, Gravity, 2001, et tutti quanti, narre en fait le parcours d'un homme seul, froid et distant, qui a consacré sa vie à son travail, et qui est alors confronté à son père, aux choix similaires et à la réputation écrasante. Une quête de sens contemplative, un face à face avec la solitude, une redécouverte des émotions masculines, une confrontation des thématiques de l'abandon, de la vulnérabilité, etc, etc, etc : on peut voir plein de choses dans Ad Astra.

Le problème, en fait, c'est que toutes ces choses sont a) amenées avec la subtilité d'un tractopelle (la voix off constante de Brad Pitt, ses examens psychiatriques, les platitudes lénifiantes que le script lui fait dire, les références symboliques...) et b) qu'elles ont toutes été abordées ailleurs, parfois sous d'autres angles, et en mieux.

C'est bien simple, Ad Astra m'a constamment renvoyé aux références citées plus haut (ainsi qu'à Apocalypse Now), mais à aucun moment je me suis dit "tiens, c'est une approche intéressante de telle ou telle thématique". Paradoxalement, ce sont dans les à côtés que le film m'a le plus intéressé : sa séquence sur la Lune, avec les pirates, m'a un peu rappelé les bandes dessinées de Picsou et compagnie à la recherche de roches précieuses, un petit côté pulp pas désagréable du tout, mais bien trop bref ; sa représentation du voyage spatial comme une industrie ultra-commerciale, avec de grandes enseignes, etc, m'a intrigué.

Malheureusement, tout tourne autour de McBride, de sa dépression et de son traumatisme œdipien, et en retour, tout le reste en pâtit : l'aspect scientifique du film est une vaste pantalonnade à géométrie variable (un peu comme la fidélité historique de City of Z), les personnages secondaires sont tous sous-développés (Donald Sutherland, Ruth Negga, Liv Tyler) ou délibérément abêtis (l'équipage de la fusée martienne), le rythme est (au mieux) nonchalant, avec une ou deux séquences d'action un peu forcées et placées çà et là pour réveiller le spectateur (la Lune, donc, mais aussi le singe), et Gray semble totalement adhérer à une philosophie opposée au "show, don't tell" que l'on recommande aux réalisateurs, puisqu'il passe son temps à expliquer verbatim les sentiments, les gestes et la psychologie de son héros, plutôt que de laisser le spectateur tirer ses propres conclusions des images.

En résumé, autant je n'ai absolument rien à reprocher au film sur son aspect visuel (c'est beau, c'est maîtrisé, c'est spectaculaire - nettement moins sur petit écran, cela dit) mais tout le reste m'a laissé de marbre, et pas parce que "je n'ai rien compris". J'ai compris le fond du film, mais je l'ai trouvé le tout vraiment générique - et honnêtement, je commence à en avoir un peu assez de ce type de métrages, façon "un homme paumé part à l'autre bout du monde/de l'univers pour faire sa psychanalyse et trouver, au final, une sorte de paix intérieure".

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1199 : JOURNÉE STAR WARS - L'Aventure des Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

Publié le 5 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Star Wars, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Aventure des Ewoks - la Bataille d'Endor (Ewoks : Battle for Endor - 1985) :

Alors qu'ils sont sur le point de quitter enfin Endor, leurs réparations achevées, la famille Towani et ses amis Ewoks sont attaqués par des mercenaires menés par Terak (Carel Struycken), un maraudeur voulant mettre la main sur les réserves énergétiques du vaisseau des humains. Désormais orpheline, et seule aux côtés de Wicket, Cindel trouve alors refuge auprès de Noa (Wilford Brimley), un vieil ermite, qui n'a pas vraiment l'air décidé à les aider à libérer tous les autres Ewoks, emprisonnés par Terak...

La Journée Star Wars du 4 mai déborde un peu aujourd'hui, avec ce second téléfilm diffusé sur ABC en 1985 : la Bataille d'Endor.

Suite directe de La Caravane du Courage (l'action se déroule six mois après, il me semble), cette Bataille d'Endor s'inspire à nouveau d'une intrigue de George Lucas pour partir dans une direction moins convaincante, en commençant, à la manière d'un Conan, par la mise à sac du village des Ewoks, et par la mort de toute la famille de l'héroïne.

Ce qui, tout de suite, pose un certain ton assez particulier, et globalement polarisant. On reste ainsi dans de la fantasy assez classique, avec ces pillards maléfiques (chevauchant de gros monstres bipèdes récemment revus dans Le Mandalorien) aidés d'une sorcière (Siân Phillips) capable de se transformer en corbeau , ce vieil ermite ronchon qui prend une petite orpheline sous son aile, le passage "il faut libérer la princesse enfermée dans le donjon", la grande bataille finale, etc.

La continuité est assurée avec le téléfilm précédent, donc, mais quelque chose fait que cette Bataille d'Endor fonctionne moins bien que le précédent métrage : plus statique, cet opus ne se met à véritablement fonctionner que dans son dernier tiers, lorsque le rythme décolle un peu.

La grande bataille finale, notamment, est plutôt efficace, une version à plus petit budget de celle du Retour du Jedi, où les Ewoks tiennent une place plus importante et dynamique. Il faut aussi dire que les Ewoks se sont techniquement améliorés entre les deux métrages : ici, ils possèdent une bouche bien plus mobile, et ça fait une grande différence au niveau du rendu final des personnages (leurs yeux restent malheureusement fixes, ce qui est regrettable).

À l'identique, Teek, le compère de Noa Briqualon, bénéficie d'expressions convaincantes et amusantes, qui complètent sa tête un peu ahurie, et qui se marient bien avec le côté plus slapstick de l'action.

Reste que dans l'ensemble, le film m'a bien moins intéressé que le précédent - cela dit, j'aurais bien aimé avoir d'autres téléfilms centrés sur les Ewoks : par exemple, je ne dirais pas non à une suite se déroulant à l'époque de l'Épisode IX, et qui verrait une Cindel adulte revenir sur la lune d'Endor pour y retrouver Wicket, et tenir la promesse qu'elle lui a faite à la fin de ce téléfilm. Si jamais Disney+ lit ces lignes... ^^

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1142 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Unicorn (2019) & The Giant Mechanical Man (2012)

Publié le 16 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Unicorn (2019) :

Après avoir découvert que ses parents (Beverly D'Angelo et John Kapelos) ont l'habitude de faire des plans à trois avec des ami(e)s, Malory (Lauren Lapkus) commence à remettre en question la monotonie de son propre couple. Et quand, avec son compagnon Caleb (Nick Rutherford), ils rencontrent au détour d'une soirée la mystique et excentrique Jesse (Lucy Hale), ils envisagent de se laisser eux aussi tenter... sauf que tout ne se déroule pas comme prévu. Bien décidés cependant à trouver la perle rare, la "licorne" prête à partager leur lit, ils passent alors de rencontre en rencontre, chaque échec compliquant un peu plus leur propre relation.

Une comédie indépendante un peu frustrante et inaboutie, signée du frère de Jason Schwartzman, et qui peine, dans l'ensemble, à se montrer surprenante ou très originale.

Le cheminement du couple principal est ainsi cousu de fil blanc : on devine rapidement que ce couple va faire des expériences toujours plus catastrophiques (en réalité, elles se limitent à trois tentatives avortées), que cela va créer des tensions, qu'ils vont se disputer, avant de réaliser qu'ils s'aiment et qu'ils n'ont pas besoin de ça pour être heureux, blablabla, marions-nous.

Et donc ce métrage se déroule sans surprise, avec quelques moments amusants, mais dans l'ensemble de manière un peu routinière et plate. Ce qui n'aide pas, c'est le surjeu des deux membres du SNL, Beck Bennett (en bisexuel responsable de club de strip-tease) et Kyle Mooney (en garde à l'entrée d'une maison de retraite), et le convenu du traitement, qui aurait mérité un peu plus de punch ou de fantaisie pour maintenir l'intérêt sur la durée.

2 + 0.5 pour le capital sympathie de Lauren Lapkus = 2.5/6

The Giant Mechanical Man (2012) :

Trentenaire paumée et intérimaire, Janice (Jenna Fischer) vit temporairement chez sa sœur (Malin Akerman), qui semble bien décidée à mettre Janice en couple avec Doug (Topher Grace), un auteur à succès prétentieux et superficiel. Mais lorsqu'elle rencontre Tim (Chris Messina) dans le zoo de Detroit où ils travaillent tous les deux, une amitié se noue... sans savoir que Tim est aussi l'artiste qui incarne une statue muette dans les rues de la ville, et à laquelle Janice a pris l'habitude de se confier.

Une jolie comédie sentimentale indépendante écrite et réalisée par Lee Kirk, le mari de Jenna Fischer, et dans laquelle on retrouve plusieurs visages familiers, outre ceux déjà mentionné plus haut : Lucy Punch, Bob Odenkirk, Sean Gunn (ex-beau-frère de Fischer), Rich Sommer, etc, dans de multiples petits rôles à la caractérisation pas toujours très subtils, mais efficaces.

D'ailleurs, c'est ce que l'on peut retirer de ce métrage : ce n'est pas forcément exceptionnel, mais c'est efficace. Jenna Fischer est forcément attachante, Messina tient bien son rôle, et leur relation en filigrane, toute en retenue, fait que l'on accroche vraiment à ces deux êtres solitaires un peu perdus qui se trouvent et se complètent.

Ajoutez à cela un Détroit enneigé, des animaux au zoo, et une résolution classique mais qui fonctionne grâce aux acteurs, et voilà, un film sans ambitions démesurées, mais qui s'avère très sympathique.

4.25/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 > >>