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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Blog Update ! - QUINZAINE ALIENS - Le Bilan

Publié le 2 Juin 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Fantastique, Science-Fiction, Action, Horreur, Aliens

Une quinzaine bien remplie, qui m'a permis de passer en revue l'intégrale des deux franchises Alien et Predator, de quoi redécouvrir certains métrages, et avoir un bon aperçu des défauts et des qualités de chacun...

Saga Alien :

Alien : 4.25/6

Aliens : 4.5/6

Alien3 : 3/6

Alien Resurrection : 2.5/6

Prometheus : 2/6

Alien Covenant : 1.5/6

Anthologie Alien 40ème anniversaire : 3/6 (moyenne globale)

Pas de grande surprise, ici : les deux premiers volets de la saga dominent les deux suivants d'une large tête, que ce soit dans leurs versions salles ou en director's cut. Le Ridley Scott joue la carte de la terreur, mais a un peu vieilli çà et là, le Cameron donne dans l'action décomplexée (mais il le fait très bien), le "Fincher" est un patchwork inabouti à la tonalité et à l'esthétique très polarisantes, et enfin, le Jeunet est tout simplement ni fait, ni à faire, malgré quelques idées intéressantes, çà et là.

Mais alors qu'on aurait pu s'attendre à ce qu'un retour de Ridley Scott aux commandes de la franchise soit une bonne chose, et ramène le tout dans une direction plus compétente, c'est tout l'inverse qui s'est produit, avec un Prometheus et un Covenant tout simplement indignes de leurs aînés, des boursouflures prétentieuses qui n'ont pour elles qu'une bonne direction artistique.

Alien, une franchise qui ne fait que décliner au fil des ans, alors même qu'elle fête ses 40 ans.

Saga Predator :

Predator : 5/6

Predator 2 : 4.25/6

Predators : 3.25/6

The Predator : 2.5/6

Un peu à l'instar de la franchise Alien, la franchise Predator ne fait que décliner progressivement, incapable de rivaliser avec la barre placée très haut par John McTiernan. Et si le film de Stephen Hopkins s'avère tout à fait honorable, on ne peut pas en dire autant du Predators peu inspiré et servile de Rodriguez et Antal, tout simplement inutile.

Quand au "reboot" de Shane Black, censé relancer la franchise, c'est probablement tout le contraire qui va se produire, avec son script décousu, son dégraissage abusif subi au montage, et son casting très inégal. Plutôt que de redonner ses lettres de noblesse à ces chasseurs de l'espace, Black achève de les enterrer, avec le film le moins réussi de la franchise. Une déception.

Saga Alien vs Predator :

AVP : 2.5/6

AVP Requiem : 2.25/6

L'affrontement des deux créatures aurait pu donner quelque chose de mémorable et de spectaculaire... malheureusement, les deux crossovers ont été confiés à des faiseurs, incapables de transcender leurs idées et le matériau de base. On se retrouve donc avec un Alien vs Predator signé Anderson, qui ne met ni en valeur les Aliens, ni les Predators, et souffre d'un casting humain insipide... et un AVPR encore pire sur ce plan, avec des humains qui parasitent tout simplement un semblant de bon film centré autour d'un Predator seul, qui a retrouvé un peu de son aura d'antan.

Autrement dit, si l'on prend ces deux métrages comme une déclinaison pop-corn des deux franchises, ils peuvent s'avérer divertissants... mais rien de plus. Et au moins, ils ne sont pas aussi mauvais et pompeux que les deux dernières productions de Ridley Scott.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : The Outpost, saison 1 (2018)

Publié le 20 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Action, Aventure, Fantastique, CW, Les bilans de Lurdo

Série d'heroic fantasy diffusée (ou plutôt "sacrifiée") l'été dernier sur la CW, et initialement produite pour Syfy par Dean Devlin (grand spécialiste des divertissements télévisés approximatifs et un peu fauchés - Flynn Carson) & Arrowstorm Entertainment (studio basé dans l'Utah, et spécialiste des films de genre approximatifs et fauchés, tournés sur place et très rentables - la série des Mythica, Le Dragon de Noël, 626 Evolution, Survivor, SAGA, etc), The Outpost lorgne très sérieusement sur des programmes comme Legend of the Seeker : l'Épée de Vérité, ou Les Chroniques de Shannara... mais sans en avoir le budget, la direction artistique et/ou les bases littéraires.

The Outpost, saison 1 :

Dans un royaume médiéval lointain, le peuple des Sang-noirs, seul capable d'invoquer et de contrôler des démons sanguinaires, a été exterminé par les humains. Talon (Jessica Green), l'unique survivante de cette race, décide alors de se rendre à l'Avant-Poste, pour trouver le Premier Ordre, responsable de la mort de son clan et de ses proches : elle s'installe dans une taverne, où elle endosse le rôle de serveuse, et fait la connaissance de Janzo (Anand Desai-Barochia), le brasseur, de Garret Spears (Jake Stormoen), séduisant Capitaine de la garde, et de Lady Gwynn Calkussar (Imogen Suki Waterhouse), la fille du Commandant de l'Avant-Poste...

Au programme, dix épisodes d'une heure, donc, qui opposent quatre personnages principaux (Jessica Green, l'une des surfeuses extraterrestres de Lightning Point/Alien Surf Girls, et guerrière cybernétique dans le final d'Ash vs Evil Dead, mais qui depuis est apparemment passée chez le chirurgien esthétique pour des modifications légères, mais visibles ; Jake Stormoen, un habitué des production Arrowstorm, qui trouve ici un personnage de soldat décontracté et goguenard qui fonctionne plutôt bien ; Imogen Waterhouse, en Lady/Princesse générique et totalement transparente ; et Anand Desai-Barochia, qui fait de son brasseur un autiste totalement caricatural et surjoué, caution comique de la série) à d'innombrables menaces et personnages secondaires hostiles... tellement, en fait, que la série manque cruellement de point focal.

Face à Talon, en effet, on trouve des humains infectés (les Plaguelings), les Greyskins (des trolls de pierre), des mercenaires, des petites frappes, une sauvageonne aux dents pointues, ainsi que Dred (!), un ambassadeur maléfique (Philip Brodie) qui semble faire un mauvais cosplay de The Witcher, à la tête d'une armée de soldats purgeant le Royaume de toute rébellion.

Sans oublier les démons numériques, donc, que Talon peut invoquer, et qui lui servent un temps de machines à tuer.

Autant de personnages et d'idées (bien que très dérivatives pour la plupart - encore une histoire de prophétie et d'élue, blablabla) qui auraient pu fonctionner, pour peu que la série ait un budget et une rigueur à la hauteur de ses ambitions. Mais ce n'est malheureusement (et sans surprises) pas le cas, puisque le show se contente de développer son propos de manière brouillonne, gentiment fauchée, et sans grande direction, si ce n'est celle de Talon, à la recherche de ses origines et de celles de ses pouvoirs. On a bien un semblant de toutéliage entre les Plaguelings et les Greyskins vers la fin de la saison, mais comme celle-ci se termine en queue de poisson, avec un cliffhanger qui ne sera probablement jamais résolu, ça tombe relativement à plat.

Les dix épisodes de cette saison (probablement la seule et unique, d'ailleurs) n'ont donc pas grand intérêt, se contentant d'aligner leurs clichés sans grande motivation, malgré les efforts de Green et Stormoen, et malgré la bonne volonté apparente de tout le monde.

Mais trop peu de moyens + un univers générique se prenant pas mal au sérieux + une écriture insuffisante = une série oubliable qui rappelle les Robin des Bois et autres séries des années 90, qui tentaient de reproduire le succès de Xena et Hercule sans comprendre que ce qui faisait leur charme, c'était le fait que ces séries ne se prenaient pas trop au sérieux, et avaient conscience de leurs limites (ainsi que des libertés qu'ils pouvaient prendre avec le genre).

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Un film, un jour (ou presque) #887 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Désespérément romantique (2016) & Little Italy (2018)

Publié le 12 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, PixL, Canada, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Désespérément romantique (Hopeless Romantic - 2016) :

Grand romantique passionné de comédies sentimentale, Matt (Brandon W. Jones) voit sa proposition de mariage rejetée par Alexis (Cassi Thomson), sa petite amie. Secoué, il se tourne alors vers son amie de toujours, Liz (Christa B. Allen), ele aussi célibataire, et ensemble, ils décident de s'épauler dans leur quête du bonheur...

Une comédie romantique PixL Tv, ce qui est généralement synonyme de téléfilm refusé par Lifetime et Hallmark, à la distribution variée composée de seconds couteaux manquant souvent de charisme ou de naturel, et au scénario basique inutilement compliqué par des sous-intrigues visant à faire un peu de remplissage pour compenser un budget microscopique.

Paradoxalement, cela donne occasionnellement lieu à des comédies romantiques plus énergiques, excentriques et décomplexées que la moyenne, mais, le plus souvent, cela débouche sur des métrages assez brouillons et approximatifs, comme cet Hopeless Romantic.

Ce n'est même pas que c'est mauvais, mais entre le casting à moitié convaincant (Jones a une tête sympathique, Maiara Walsh et Jorge Diaz sont attachants, French Stewart idem, mais les autres sont nettement plus inégaux, notamment Christa Allen, transparente), qui rend la moitié des couples inintéressante, les sous-intrigues multiples pas toutes aussi convaincantes les unes que les autres, la musique agaçante, les rebondissements cousus de fil blanc, etc, on se retrouve avec une rom-com assez quelconque, qui ne fonctionne qu'en partie, et n'est jamais particulièrement enthousiasmante.

Bof, en somme.

2.25/6

Little Italy (2018) : 

Leo (Hayden Christensen) et Nikki (Emma Roberts) se connaissent depuis leur plus tendre enfance, et sont épris l'un de l'autre. Mais leurs deux familles se détestent depuis des années, et tiennent des pizzerias voisines dans le quartier de Little Italie, à Toronto. Lorsque Nikki, qui travaille comme sous-chef à Londres, revient au Canada pour faire changer son visa, elle retrouve Leo, et retombe dans le conflit qui oppose les deux familles...

Que se passe-t-il lorsque le réalisateur de Mystic Pizza (avec Julia Roberts), de Miss Détective, de Lucky Girl, de Vacances à la Grecque et de Comment se faire larguer en 10 leçons ? (soit une belle panoplie de comédies souvent romantiques et souvent médiocres) décide de réaliser, au Canada, une comédie romantique au script digne d'un téléfilm Hallmark, lorgnant fortement sur Roméo et Juliette dans deux pizzerias rivales, avec dans les rôles principaux Emma Roberts (au demeurant toujours sympathique, là n'est pas le problème), nièce de Julia, et un Anakin Skywalker fatigué qui accuse une différence d'âge (visible) de 10 ans avec sa partenaire, en plus d'être ici fraîchement teint en chatain très foncé (pour faire Italien) ?

Et bien on se retrouve avec une rom-com médiocre, datée et vieillotte, où tout paraît forcé et artificiel, des accents ultra-marqués de toute la distribution aux gags et autres vannes télégraphiées et clichées, en passant par l'alchimie très relative du couple vedette. On a même droit à un grand final à base de protagoniste masculin qui se précipite à l'aéroport pour tenter d'empêcher celle qu'il aime de partir, soit le plus cliché de tous les clichés du genre.

C'est dommage, parce que tout le monde semble s'amuser, mais non : un tel étalage de caricatures et d'idées éventées, en 2018, ce n'est plus possible.

2.5/6 - 0.5 pour l'absence totale d'efforts des scénaristes = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #875 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : L'Aventure à Deux - Le Mariage (2018) & Love Addict (2018)

Publié le 6 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, France, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

L'Aventure à Deux - Le Mariage (2018) :

Tandis que l'auberge de Jenny (Lacey Chabert) affiche complet, et qu'elle prépare son mariage avec Brian (Brennan Elliott), Meg (Pauline Egan), une parente éloignée d'Emily, l'ancienne propriétaire de l'auberge, ressurgit dans leurs vies, et affirme posséder une partie des droits de la propriété. Jenny et Brian se trouvent alors en difficultés financières, alors qu'ils tentent de réunir suffisamment d'argent pour sauver leur demeure, et financer leur mariage...

Après un premier épisode en 2015, Une Maison pour Deux (vraiment générique et quelconque au possible - 2.5/6), et un second épisode en 2017, L'Aventure à Deux (comme le premier, en plus caricatural et en moins sincère - 2/6), Hallmark continue son petit bonhomme de chemin avec les personnages de Jenny et de Brian...

... et à ma grande surprise, ça fonctionne nettement mieux. Certes, le postulat est cousu de fil blanc, mais tout est plus détendu, léger, il n'y a pas de mélodrame forcé, il y a une bonne humeur très agréable, les personnages secondaires récurrents sont tous utilisés, et surtout, plus important, il y a des chèvres partout, ce qui assure toujours un capital sympathie conséquent au film.

On sent que la scénariste et la production ont remarqué que le deuxième épisode avait nettement moins plu aux spectateurs, et qu'ils ont donc tenté de rectifier le tir (notamment au niveau du caractère de Jenny, nettement moins râleuse) : c'est une bonne chose, puisque malgré les facilités habituelles de ce genre de métrage, ce troisième volet est probablement celui est le mieux équilibré de la série.

3.25/6

Love Addict (2018) :

Séducteur invétéré incapable de résister à la moindre femme, Gabriel (Kev Adams) perd son emploi après avoir couché avec les proches de son patron. Décidé à se reprendre, et à réussir à conclure un gros contrat pour son nouvel employeur, il a recours à un coach personnel (Mélanie Bernier) pour qu'elle tente de le débarrasser de ses mauvaises habitudes...

Une comédie romantique assez moyenne, voire médiocre.

Ça ne commence pas trop mal, malgré le jeu inégal de Kev Adams, et une caractérisation un peu WTF de certains personnages (Marc Lavoine, notamment, en oncle déjanté du héros... un personnage amusant... que l'on pourrait aussi bien supprimer du film sans que celui-ci ne change d'un iota), mais rapidement, alors que le montage alterné suit Gabriel et la coach avant leur rencontre (une rencontre qui n'a lieu qu'après 40 minutes de film), on s'aperçoit que les deux personnages principaux (et en particulier la coach) sont tout sauf sympathiques et attachants.

Ce qui, combiné à un rythme bancal et inégal, fait que la romance des deux protagonistes ne fonctionne jamais vraiment à l'écran, en plus d'être cousue de fil blanc (peut-être qu'avec une autre actrice que Bernier, quelqu'un de plus pétillant et charmant, ça aurait mieux fonctionné).

Bref, une comédie romantique qui peine à convaincre, un humour qui ne fonctionne que ponctuellement, un métrage qui s'essouffle sur la durée, une interprétation un peu trop appliquée... bof.

2.25/6 (peut-être un peu plus si l'on est fan de Kev Adams)

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Un film, un jour (ou presque) #889 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Juliet, Naked (2018) & Time Freak (2018)

Publié le 13 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, St Valentin, Musique, Science-Fiction, Jeunesse

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Juliet, Naked (2018) :

Malheureuse et ressentant le besoin d'avoir un bébé, Annie (Rose Byrne) a l'impression de perdre son temps aux côté de Duncan (Chris O'Dowd), avec qui elle vit depuis des années, et dont elle ne partage pas la fascination obsédante et envahissante pour Tucker Crowe (Ethan Hawke), un obscur musicien américain ayant disparu des radars. Jusqu'au jour où Duncan la trompe, et, désormais seule, Annie reçoit un e-mail de Crowe. Bien vite, une romance épistolaire débute entre Annie et le musicien, un musicien paumé et has-been vivant dans le garage d'une ex, et dont les nombreux enfants sont éparpillés aux quatre coins de la planète...

Mouais. En théorie, on a un peu l'impression que Juliet Naked, adapté d'un roman de Nick Hornby, et produit par Judd Apatow, lorgne un peu sur le cinéma de Cameron Crowe, passionné par la musique, etc.

Ce qui, avec cette distribution sympathique, devrait donner quelque chose d'agréable à suivre... sauf qu'en fait, je suis vraiment resté de marbre face à cette histoire jamais très crédible, jamais très originale, jamais très drôle ou très romantique, et surtout, qui souffre de personnages peu attachants, entre la protagoniste passive coincée dans une vie malheureuse, et qui entame une relation sentimentale à distance avec l'idole de son compagnon ; ce dernier, un fanboy assez agaçant, et relativement mesquin (il n'y a qu'à voir la critique finale du nouveau disque de Crowe, une scène d'ailleurs assez amusante) ; et Crowe, un musicien tourmenté et n'assumant pas son talent, ni ses enfants.

Sans oublier la meilleure copine lesbienne, et les ex-femmes toutes plus acariâtres les unes que les autres.

Impossible de m'attacher autrement que superficiellement à ces personnages, et donc impossible de vraiment adhérer à ce métrage.

3/6 (parce que c'est regardable, et que ça ne dure pas trop longtemps)

Time Freak :

Stillman (Asa Butterfield), un petit prodige scientifique, invente une machine à remonter le temps, dont il se sert pour empêcher sa petite amie Debbie (Sophie Turner), une apprentie musicienne, de se séparer de lui. Avec son meilleur ami Evan (Skyler Gisondo), Stillman passe ainsi de moment marquant en moment marquant de sa vie de couple, espérant transformer cette dernière... pour le meilleur et pour le pire.

Hmmm.

Dans l'absolu, pourquoi pas : ce métrage indépendant, adapté d'un court par son créateur, n'est pas forcément d'une originalité folle (le voyage temporel comme moyen de retrouver l'élue de son cœur et d'éviter les erreurs du passé, c'est classique, ne serait-ce que l'année dernière, avec le When We First Met de Netflix), mais il est globalement bien filmé et interprété, et se regarde tranquillement. Le problème, en réalité, c'est le cœur même de ce métrage, la relation entre ce Stillman caractériel, coincé, manipulateur et jaloux, et une Debbie artiste, totalement victime des manipulations temporelles de son cher et tendre.

Avec un personnage principal moins irritant, ou avec un couple principal dont l'alchimie serait plus évidente (Butterfield ressemble plus au petit frère de Sophie Turner qu'à son compagnon), peut-être que tout ça aurait pu fonctionner sans problème.

Là, en l'état, ça coince un peu, et on se surprend à regretter la fin du film, en se disant que le personnage principal méritait un autre sort (alors que le personnage de Skyler Gisondo, lui, nettement plus attachant, connaît une véritable trajectoire intéressante).

Dommage.

3/6 - 0.25 pour le côté énervant du personnage principal = 2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 77 - Look Away (2018) & Stephanie (2017)

Publié le 6 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Science-Fiction

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Look Away (2018) :

Maria (India Eisley), adolescente déprimée, anorexique et angoissée, vit une vie misérable auprès de son père chirurgien esthétique (Jason Isaacs), infidèle, et de sa mère (Mira Sorvino), qui noie son désespoir dans l'alcool. Jusqu'au jour où elle s'aperçoit que son reflet dans le miroir s'adresse à elle, et quand "Airam" lui propose d'échanger un temps sa place dans le monde réel, Maria voit là un moyen d'échapper à tous ses problèmes. Mais Airam s'avère bien plus incontrôlable qu'il n'y paraît...

Un long métrage horrifique écrit, réalisé et produit par un réalisateur israélien, et  qui ne transcende jamais son postulat de départ finalement assez classique (très rapidement, on se doute que le surnaturel ne se cache pas forcément derrière tout ça, et qu'on est face à quelque chose de plus psychologique), faute d'une écriture particulièrement subtile : tout ce qui concerne le harcèlement scolaire souffre ainsi d'un trait vraiment forcé, un peu à l'instar du personnage de Jason Isaacs, lui aussi très caricatural.

Ce qui fait qu'on regarde cette histoire de manière assez passive, sans vraiment s'impliquer.

C'est dommage, puisque le tout est bien interprété, et plutôt bien filmé, bénéficiant au passage de jolis paysages hivernaux et enneigés.

Mais non, c'est cousu de fil blanc, et ça aurait mérité un peu plus d'originalité et de maîtrise.

3/6 (en étant généreux)

Stephanie (2017) :

Seule chez elle alors que la planète est en proie à une mystérieuse épidémie provenant d'un autre monde, et que ses parents (Frank Grillo, Anna Torv) ont disparu, Stephanie (Shree Crooks) tente de survivre, menacée par une étrange créature qui, occasionnellement, vient lui rendre visite. Pour seule compagnie, elle n'a que sa tortue en peluche, et le cadavre de son frère, qui se dessèche dans sa chambre...

Réalisé (de manière tout à fait compétente) par Akiva Goldsman, sur la base d'un script des scénaristes de Super Dark Times et de SiREN, Stephanie est un film fantastique à petit budget produit par Blumhouse. Ce qui signifie donc qu'il est assez économe en effets, et globalement assez roublard, notamment au niveau de l'exploitation de ses ressources : pendant la première demi-heure, la jeune Shree Crooks est seule à l'écran, dans une maison déserte... et pourtant ça fonctionne.

J'en suis le premier surpris, sincèrement, compte tenu des personnes impliquées derrière la caméra, mais le métrage est plutôt intéressant, dans son ensemble. Stephanie est typiquement le genre de film pour lequel il est préférable d'en savoir le moins possible au delà du postulat résumé ci-dessus : en effet, l'approche des scénaristes et du réalisateur est assez judicieuse, et en cache le plus possible, laissant la narration faire son office et dévoiler progressivement les tenants et aboutissants du récit.

Bon, on ne va pas se voiler la face : dans l'absolu, ce n'est pas d'une originalité folle, et les spectateurs avisés ayant déjà lu John Wyndham (et ses adaptations), par exemple, devineront très (trop ?) tôt ce qu'il en est réellement.

Mais l'interprétation est globalement très solide (surtout la fillette, et même Anna Torv, dont je ne suis pourtant pas un très grand fan), le script n'hésite pas à aller dans des directions ponctuellement assez glauques, et dans l'ensemble, c'est plus intrigant et maîtrisé que bon nombre de sorties en salles, dans le registre de l'horreur et du surnaturel. 

On ne pourra cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait mieux fonctionné dans le cadre d'une anthologie télévisée, réduit au format 60 minutes. Et il est d'ailleurs amusant de constater que, lors de sa projection en festival, le métrage était accompagné d'un prologue et d'une conclusion futuristes, replaçant tous ces événements dans un contexte dystopien totalement inutile (avec caméo d'Harold Perrineau en prime), qui avait valu au film pas mal de critiques mitigées. Une preuve de plus que la production a longtemps cherché le format idéal à leur film, sans totalement parvenir à le trouver.

Mais cette version finale reste, toutefois, assez agréable à regarder, et la petite Shree Crooks y est pour beaucoup.

3.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 81 - Chair de Poule 2 : Les Fantômes d'Halloween (2018) & Errementari : Le Forgeron et le Diable (2017)

Publié le 7 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Jeunesse, Comédie, Espagne, France

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Chair de Poule 2 - Les Fantômes d'Halloween (Goosebumps 2 : Haunted Halloween - 2018) :

Pour gagner un peu d'argent de poche à l'approche d'Halloween, Sonny (Jeremy Ray Taylor) et Sam (Caleel Harris) proposent leurs services de ramassage d'objets à leurs voisins : alors qu'ils vident une maison, ils tombent sur un livre étrange, écrit par R.L. Stine, et qui réveille Slappy, une marionnette maléfique à la recherche d'une famille. Avec l'aide de Sarah (Madison Iseman), la grande soeur de Sonny, les deux enfants vont devoir combattre Slappy, et empêcher qu'il ne libère toutes les créatures de Stine sur la petite ville paisible...

N'étant pas très sensible à la nostalgie Goosebumps, le premier Chair de Poule m'avait laissé assez mitigé : entre son Jack Black en roue libre, et son histoire assez quelconque et mal rythmée, le film avait principalement pour lui ses effets spéciaux... et c'était à peu près tout (3/6).

Ici, on prend (quasiment) les mêmes, et on recommence, au point de paraître par moments une redite du premier métrage, avec des créatures un peu différentes.

Jack Black est aux abonnés absents (il  ne fait qu'un caméo, et sort de la franchise à la toute fin du film), Danny Elfman aussi, les adolescents du premier film sont remplacés par un trio pas désagréable (les deux garçons sont efficaces, et Madison Iseman - déjà aperçue dans Jumanji - est finalement assez convaincante en grande sœur débrouillarde), mais au niveau de l'histoire, c'est grosso modo la même chose : c'est gentillet, inoffensif, ça manque de punch ou de péripéties, et c'est très générique, malgré des effets spéciaux et une ambiance d'Halloween plutôt sympathiques.

Très anecdotique, avec des défauts et des qualités différents du premier, pour un résultat assez équivalent.

3/6 (en étant gentil et en gardant à l'esprit le public visé, parce que sinon, c'est un peu en dessous de la moyenne)

Errementari : Le Forgeron et le Diable (Errementari : El herrero y el diablo - 2017) :

Au milieu du 19è siècle, en Espagne, un envoyé du gouvernement (Ortzi Acosta) tente de retrouver un mystérieux forgeron, Patxi (Kandido Uranga), ermite vivant au milieu de la forêt, redouté de tous. Car, selon tous les habitants de la région, Patxi a passé un pacte avec un démon (Eneko Sagardoy), et celui-ci vit avec lui dans sa forge retranchée. Jusqu'à ce qu'Usue (Uma Bracaglia), une fillette désespérée, libère accidentellement le démon, et force le forgeron à prendre les choses en main, alors même que les villageois et le fonctionnaire tentent de s'introduire dans sa forge...

Une excellente surprise que ce film espagnol/basque mélangeant les genres, et produit par Alex de la Iglesia : au carrefour du conte de fées sombre et baroque, de l'horreur, de la fantasy, des peintures infernales de Jérôme Bosch et du film historique, ce métrage s'avère des plus étonnants, notamment lorsque, après une mise en place indispensable, le surnaturel arrive de manière frontale dans le récit, avec ce démon captif et râleur qui tente de s'évader - et plus le film avance, plus le surnaturel est présent, puisqu'on a même droit à une descente aux enfers assez marquante, visuellement parlant.

Le travail visuel du réalisateur est d'ailleurs ce que l'on retient le plus de cet Errementari qui, ponctuellement,  m'a évoqué les meilleurs moments de Monstres et Merveilles : même sens du merveilleux, même sens de l'improbable, même sens du conte, mêmes visuels très travaillés.

Bref : c'est réussi, ce n'est jamais trop long ou trop mal rythmé, ça n'hésite pas à garder un certain sens de l'humour (le masochiste aux enfers ^^), à utiliser une violence sèche et sanglante, et dans l'ensemble, je conseille vivement.

4.25/6

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Blog Update ! - Novembre 2018

Publié le 1 Décembre 2018 par Lurdo dans Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Update

Un mois de novembre assez bref et anecdotique sur le blog des Téléphages Anonymes, tant par sa durée relativement courte que par son contenu...

#835 : Venom (2018) - 2.25/6

#836 : Wrestling with Satan (2009) - 4.25/6

#837 : Mon Oncle Rafael (2012) - 1/6

#838 : Marvel Rising - Secret Warriors (2018) - 2.5/6

#839 : Moi, Belle et Jolie (2018) - 2/6

#840 : Operation Odessa (2018) - 4.5/6

#841 : Supercon (2018) - 1.5/6

#842 : Johnny English Contre-Attaque (2018) - 2.25/6

#843 : Drôles de Dindes (2013) - 2.75/6

#844 : Une Femme Disparaît (2013) - 3/6

#845 : Ideal Home (2018) - 3/6

#846 : The Rise and Fall of ECW (2004) - 5/6

#847 : Les Indestructibles 2 (2018) - 3.75/6

#848 : Constantine - La Cité des Démons (2018) - 4/6

#849 : Prophet's Prey (2015) - 2.5/6

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# Grand écran :

Faisons simple : ce mois a été très pauvre en films de qualité, et seuls les documentaires se démarquent un peu, ainsi que quelques films d'animation. Venom, notamment, une grosse sortie de ces dernières semaines, s'est avéré un ratage créatif assez notable, à défaut de se planter au box-office.

À noter que j'ai raté plusieurs grosses sorties de ce mois (Les Animaux Fantastiques 2, Bohemian Rhapsody, Casse-Noisettes et les 4 Royaumes) qu'il faudra que je rattrape en janvier, aux côtés d'Aquamomoa et des Mondes de Ralph 2.

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# Film et flop du mois :

Un mois assez paradoxal, puisque le film du mois est aussi sa plus grande déception, et donc son flop : les Indestructibles 2.

Un film attendu au tournant, une suite à l'un des métrages marquants de Pixar, un projet qui a mis du temps à arriver... et au final, un résultat qui déçoit clairement, et ressemble à une redite du premier opus, sans grande inspiration ni panache.

Néanmoins, la technique Pixar est toujours présente, et assure suffisamment le spectacle en ce mois pauvre en qualité.

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# Petit écran :

Pas énormément de séries au programme, ce mois-ci, et surtout, pas grand chose de mémorable, entre trois saisons de The Detour pourtant pleines de potentiel, et qui finissent malheureusement par virer à la caricature forcée ; une saison 2 d'Iron Fist - qui sera la dernière du programme - et qui souffre toujours des mêmes problèmes (malgré quelques pas dans la bonne direction) ; et deux courts-métrages de Star Trek Discovery, mini-épisodes honorables, mais qui donnent l'impression désagréable d'être des chutes d'épisodes, des sous-intrigues qui auraient pu donner quelque chose de bien meilleur en plus développé, au sein de la série-mère.

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# À venir :

Dès aujourd'hui, le blog des Téléphages Anonymes se met officiellement à l'heure de Noël, et entame la Christmas Yulefest 2018, avec chaque jour une ou plusieurs critiques de film de Noël publiées en ces pages : place aux bons sentiments, à la romance, à la neige et aux guirlandes clignotantes, et ce jusqu'au début du mois de janvier.

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël déjà passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Westworld, saison 1 (2016) - seconde partie (1x03-04)

Publié le 10 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Drame, Thriller, Western, HBO

Suite de cette saison 1 de Westworld, après deux premiers épisodes intrigants et pleins de potentiel...

Westworld saison 1 - 1x03 : 

Ford met en place une nouvelle mise à jour narrative dans le parc : Teddy et Dolores se retrouvent liés à un dangereux hors-la-loi cannibale, Wyatt, alors même que Dolores parvient progressivement à dépasser sa programmation, et à se servir d'une arme à feu. Pendant ce temps, William et Logan se trouvent embarqués dans une chasse à l'homme...

Un épisode plutôt réussi, signé Neil Marshall - ce qui n'est pas surprenant, vu que l'épisode est nettement plus bourrin et sanglant que les deux précédents, ou du moins, beaucoup plus tendu.

Contrairement aux épisodes précédents, j'ai apprécié tout le développement autour d'Anthony Hopkins (que ce soit via son double numérique rajeuni, ou dans le présent), qui laisse deviner une facette plus obscure de ce personnage, et donne des indices intéressants quant à la nature des glitches et des bugs des hôtes : Arnold, l'autre créateur, mystérieusement décédé, et qui sert de voix de Dieu aux hôtes.

(d'ailleurs, on retrouve brièvement, dans le flashback sur les origines du parc, l'hôtesse qui avait accueillie William à son arrivée - je suis sûr que c'est un indice ou quelque chose du genre, et que ce n'est pas innocent de la part des scénaristes, mais je ne sais pas encore ce que c'est censé indiquer...)

J'ai aussi apprécié le bref caméo de Gina Torres (ça fait toujours plaisir), ainsi que la manière dont tout fini par se lier, avec l'arrivée d'une Dolores traumatisée dans les bras de William.

1x04 :

En pleine chasse à l'homme, Logan et William découvrent une quête secondaire inédite ; en parallèle, l'Homme en Noir continue de chercher les indices menant au Labyrinthe, ce qui l'amène à participer à une évasion spectaculaire. Maeve explore les origines de ses visions, et retrouve le reste de balle logé dans son abdomen pourtant intact. Dans le monde réel, Ford, lui, se montre menaçant lorsque lorsque Cullen remet en question ses nouveaux développements narratifs...

Un épisode qui m'a laissé un peu plus mitigé.

La faute à une sous-intrigue assez prévisible centrée sur Maeve - on se doutait que ce reste de balle logé dans son abdomen allait être réutilisé par les scénaristes à un moment ou un autre, et qu'elle allait s'ouvrir le ventre pour le retrouver - et à un artifice de scénario/mise en scène qui commence à me lasser un peu : les entretiens de Bernard & Dolores, qui ont tendance à virer à la démonstration d'acting pour Evan Rachel Wood à chaque fois qu'elle doit passer de sa personnalité ultra-émotive à sa froideur robotique. En soi, pourquoi pas, mais ça a plus tendance à attirer mon attention sur la performance de l'actrice qu'autre chose, et ça me sort un peu du récit.

Cela dit, ces entretiens ont aussi permis, ici, d'éclaircir un peu le concept du Labyrinthe, qui semble symbolique, ou destiné à libérer les hôtes de leur condition de robot ; on comprend mieux pourquoi la fillette avait dit à l'Homme en Noir, un humain, que le labyrinthe n'était pas fait pour lui...

Un Homme en Noir qui, d'ailleurs, semble très connu à l'extérieur du parc, et paraît en savoir beaucoup au sujet de ses créateurs, notamment d'Arnold. Le scénario continue par ailleurs de faire évoluer William et l'Homme en Noir en parallèle, dans le parc, ce qui reste hautement suspect, et le toutéliage continue, puisque l'Homme en Noir cherche désormais Wyatt, le cannibale, au terme d'une jolie séquence d'action.

Enfin, si je suis plus mitigé sur l'ensemble de l'épisode, je dois dire que j'apprécie la manière dont la réalité du parc, ses savants, ses techniciens, ses bugs, tout ça, est progressivement intégré par les hôtes sous forme de religion et de figures mystiques inexplicables. Une preuve de plus que les robots de Westworld sont tous déjà plus ou moins des êtres vivants à part entière...

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02)

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Un film, un jour (ou presque) #794 : MOIS FRANÇAIS - King Guillaume (2009) & Le Petit Spirou (2017)

Publié le 11 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Jeunesse, Histoire, Belgique, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

King Guillaume (2009) :

Lorsque le roi de l'île indépendante de Guerrelande, au large de la Bretagne, décède soudain, William-Fernand (Pierre Richard), son intendant, doit au plus vite retrouver l'héritier du trône, sous peine de voir l'île revenir aux mains de la Grande-Bretagne. Il se met donc en route, et trouve Guillaume et Magali Brunel (Pierre-François Martin-Laval & Florence Foresti), un couple tranquille, à qui il promet monts et merveilles pour les convaincre de rejoindre cet île perdue et désolée...

Libre adaptation de la bande dessinée Panique à Londres par Pef, cette comédie absurde et lunaire donne, dans un premier temps, l'impression d'une excellente surprise, notamment au travers de son ouverture façon cours d'histoire donné par Terry Jones, des Monty Python.

On retrouve alors rapidement l'humour décalé des Robins des Bois, notamment au travers de ces répliques non-sensiques qui parsèment la première moitié du film, et l'on se dit "si ça continue comme ça, ça peut être très sympathique". Et puis en fait, pas tant que ça.

Sur la durée, en effet, le film peine à maintenir son rythme, et finit par faire place au Florence Foresti-show, sous-développant systématiquement tous les autres personnages secondaires (notamment Omar Sy), pour laisser la comédienne faire son numéro.

Résultat : ça finit par tourner en rond et à vide, ça lasse, et quand le film tente de jouer la carte de l'émotion et de la sincérité, sur la fin, on n'y croit pas vraiment.

Dommage.

2.5/6

Le Petit Spirou (2017) :

Sur le point de rejoindre une école de grooms, le Petit Spirou (Sacha Pinault) commence à douter de son avenir, et décide de s'enfuir avec Suzette (Lila Poulet-Berenfeld), sa bien-aimée, pour un voyage autour du monde...

Adaptation franco-belge des bandes-dessinées du Petit Spirou par le réalisateur des Enfants de Timpelbach (film que j'avais bien apprécié, à l'époque), ce métrage souffre de problèmes récurrents aux adaptations de ce type.

À commencer par l'interprétation des enfants : si Spirou et Suzette s'en sortent plus ou moins bien, tous leurs compères sont nettement plus inégaux ; du côté des adultes, pas de gros problèmes, même si, comme pour les enfants, on peut se poser des questions quant au choix des acteurs par rapport à leurs personnages (je pense notamment à Maman Spirou, ici blonde, sans raison).

Ensuite, il y a un véritable problème de trame narrative dans toutes ces adaptations de séries de gags unitaires : l'intrigue globale semble toujours bâclée ou artificielle. Ici, les angoisses de Spirou (moteur principal de l'intrigue) sont entrecoupées de gags tirés de la bande dessinée, qui donnent un côté décousu au tout, et un ton globalement étrangement dramatique et mélancolique... ce qui est loin de ce à quoi on pouvait s'attendre du Petit Spirou.

Le résultat : un métrage terne et nostalgique, sage, bon enfant mais presque vieillot, qui n'est jamais particulièrement rythmé et qui manque de mordant. Pas assez d'énergie, pas assez d'impertinence, pas assez de fun... et pas de Spip.

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critiques éclair : Splitting Up Together (2018) & Alex, Inc (2018) - premières impressions

Publié le 7 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, ABC, Romance

Le printemps arrive, et avec lui, les nouvelles sitcoms de mi-saison, souvent placées là par les chaînes pour remplir un peu de temps d'antenne en attendant le retour des hits plus établis, ou tout simplement pour liquider ces nouveaux programmes balbutiants, quels qu'ils soient.

Sur ABC, la chaîne de The Middle, de Modern Family, de Black-ish, de Bienvenue chez les Huang et de Les Goldberg, on joue comme toujours la carte des sitcoms familiales plus ou moins dysfonctionnelles, avec comme produit d'appel des visages familiers rappelant des programmes passés établis.

Je passe sur le relaunch pro-Trump de Roseanne, et je vais me concentrer sur Splitting Up Together (2018) & Alex, Inc (2018), dont les deux premiers épisodes respectifs ont récemment été diffusés sur la chaîne ces dernières semaines.

Splitting Up Together - premières impressions (1x01-02) :

En difficulté financière, Lena (Jenna Fischer) et Martin (Oliver Hudson) ont néanmoins décidé de divorcer. Mais faute d'argent, le couple a choisi de continuer à partager la même maison, chacun s'occupant à son tour des enfants (Olivia Keville, Van Crosby & Sander Thomas) pendant une semaine tandis que l'autre tente de vivre sa vie dans le garage aménagé...

Une sitcom créée (enfin, adaptée d'une série danoise) et showrunnée par Emily Kapnel, déjà à l'origine de Suburgatory et de Selfie, et qui tente ici une sorte de comédie romantique/familiale reposant sur un concept improbable et un peu capillotracté.

C'est gentillet, mais rien de vraiment convaincant au programme, malheureusement, et ce malgré une distribution sympathique - Jenna Fischer, forcément, mais aussi Bobby Lee et Lindsay Price dans des rôles (très) secondaires.

Au terme des deux premiers épisodes, on reste cependant très dubitatif : ça se veut une réflexion sur le mariage, sur le rôle de la femme, sur la compatibilité entre les rôles de femme, de mère, et la sexualité, etc, sous couvert d'une sitcom un peu excentrique, mais la plupart des personnages sont trop classiques pour que cela fonctionne, et le tout s'avère finalement assez générique et quelconque, manquant notablement d'énergie ou d'alchimie (autre que romantique) entre les membres de cette famille vivant dans une maison immense.

Bon gros bof, donc, malgré Jenna Fischer (et Bobby Lee).

(ah, et puis la gamine impassible qui débite des platitudes féministes et fait la leçon à tous les mâles de la famille, non merci)

Alex, Inc - premières impressions (1x01-02) :

Journaliste radio marié à Rooni (Tiya Sircar), Alex (Zach Braff) décide soudain de tout plaquer pour se lancer, en compagnie de Deirdre (Hillary Anne Matthews), son assistante, et de Eddie (Michael Imperioli), son cousin, dans sa propre entreprise de podcasting...

Mouais. Une sitcom inspirée d'un podcast, adapté par Matt Tarses (showrunner de Mad Love, et scénariste sur Scrubs), et qui se résume tout simplement à "JD de Scrubs tente de devenir entrepreneur et de faire des podcasts".

Braff se contente en effet de refaire exactement le même personnage que JD, la même interprétation, ici en mode père de famille irresponsable, avec narration en voix off (il n'a pas vraiment une voix de radio, malheureusement), leçons de vie, etc.

Et on retrouve aussi une énergie très similaire à celle de Scrubs, assez nerveuse et absurde... mais sur la base de ces deux premiers épisodes, ça ne tient pas vraiment la comparaison : pas assez décalé, pas assez sincère (l'épouse du protagoniste est bien trop compréhensive pour être crédible, le cousin est un cliché ambulant sans intérêt), bref, pas assez.

Espérons que le show trouvera un ton convaincant assez rapidement, avant d'être annulé, car pour le coup, le couple mixte Braff/Sircar est sympathique, et sa famille n'est pas désagréable.

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Un film, un jour (ou presque) #877 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mon Mariage Surprise (2017) & The Big Sick (2017)

Publié le 7 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Amazon, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Mon Mariage Surprise (Surprise Me ! - 2017) :

Organisatrice d'évènements-surprises pour le compte de ses clients, Genie Burns (Fiona Gubelmann) est contactée par un producteur (Charlie Strater) pour organiser un mariage surprise à sa fiancée. En parallèle, elle doit composer avec son meilleur ami Danny (Jonathan Bennett) et sa nouvelle petite amie, ainsi qu'avec Jeff (Sean Faris), un chirurgien esthétique séduisant, direct et un peu arrogant, qui l'emporte dans une romance aussi soudaine qu'imprévisible...

Comédie romantique indépendante adaptée d'un livre, et écrite et réalisée par la romancière en personne, ce métrage s'avère assez routinier et un peu décousu, trahissant ainsi ses origines littéraires, et la maladresse de sa créatrice.

En même temps, tant le livre que le métrage étaient présentés comme traitant du lien entre sentiments et nourriture, d'où l'accroche "a romantic comedy diet"... sauf qu'en réalité, le film se concentre principalement sur une romance bancale, qui ne fonctionne jamais vraiment, et sur un argument particulièrement prévisible : celui des surprises.

Très tôt, on comprend que le film va tenter de jouer la carte des rebondissements inattendus, histoire de justifier la "surprise" du titre original. Mais comme le tout est amené avec la finesse d'un tractopelle, on devine systématiquement les "surprises" du récit, et notamment le gros rebondissement final, avec une bonne heure d'avance.

(mention spéciale, au passage, au titre français, qui spoile gentiment l'intrigue ; cela dit, même en ayant vu comme moi le film en VO, sans connaître ce titre français, la fin se devine bien trop rapidement)

Pire : le personnage de Sean Faris étant relativement désagréable (et ce dès sa première apparition), et sa relation amoureuse avec l'héroïne étant à la fois catapultée et artificielle, on devine tout aussi vite le second rebondissement principal du récit, qui découle du premier.

Résultat, on attend (im)patiemment que le film déroule sa mécanique mollassonne pendant toute sa seconde moitié, jusqu'à une conclusion attendue et quelconque.

Je suppose que si l'on arrive à se laisser porter par le récit, que l'on ferme les yeux sur le manque de subtilité du tout, et que l'on ne voit rien venir, Surprise Me ! peut être agréable - la distribution est effectivement très sympathique, et Fiona Gubelmann y met beaucoup d'énergie - mais personnellement, j'ai eu fortement envie d'user de l'avance rapide, et ce à maintes reprises...

2.5/6 (pour la distribution)

The Big Sick (2017) :

Comédien de stand-up, Kumail Nanjiani cache à ses parents pakistanais et traditionalistes ses envies d'occidentalisation : il ne prie pas, et joue sans y croire le jeu de sa mère, qui lui présente constamment des jeunes femmes pakistanaises, pour tenter de provoquer un mariage. Jusqu'au jour où il rencontre Emily (Zoe Kazan), future thérapeute : c'est aussitôt le coup de foudre, et le début d'une romance chaotique, entre choc des cultures, maladie, et mensonges...

Une comédie romantico-dramatique réalisée par Michael Showalter, distribuée par Amazon, écrite par Kumail Nanjiani et son épouse Emily, et très largement inspirée de leur rencontre et de leur romance.

On se retrouve donc avec un métrage sincère, touchant et attachant, qui commence comme une rom-com dans le milieu du stand-up, pour rapidement évoluer en quelque chose de plus proche de Mon Beau-père et moi, sur fond de maladie, le tout saupoudré de propos sur la tolérance, sur la mixité ethnique, sur la tradition, etc.

Nanjiani est très juste, tout comme Zoe Kazan (forcément adorable et toute en vulnérabilité), et les seconds rôles (notamment Ray Romano) sont globalement au diapason, pour un résultat sympathique comme tout, et bien mené, malgré une durée peut-être un peu superflue.

4/6

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Blog Update ! - Janvier 2019

Publié le 3 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Update, St Valentin

Un mois de janvier assez chargé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un certain nombre de grosses sorties de 2018 rattrapées par mes soins...

#850: Roman Polanski - Wanted & Desired (2008) - 3/6

#851 : Father of the Year (2018) - 2.5/6

#852 : Spider-Man - New Generation (2018) - 4.5/6

#853 : No Clue (2013) - 2.25/6

#854 : Christ(off) (2018) - 1.5/6

#855 : Countdown (2016) - 1.75/6

#856 : Bumblebee (2018) - 4/6

#857 : The Price of Fame (2017) - 2.5/6

#858 : Action Point (2018) - 2.5/6

#859 : Aquaman (2018) - 3.75/6

#860 : Mowgli - La Légende de la Jungle (2018) - 3.5/6

#861 : Vintage Tomorrows (2015) - 3.75/6

#862 : Psychokinesis (2018) - 2.5/6

#863 : The Wizard of Lies (2017) - 3/6

#864 : Le Règne des Supermen (2019) - 3.25/6

#865 : Sale Temps à l'Hôtel El Royale (2018) - 3.75/6

#866 : Shawn Michaels - Heartbreak & Triumph (2007) - 4.5/6

#867 : Ralph 2.0 (2018) - 3.25/6

#868 : L'Incroyable Bibliothèque de M. Lemoncello (2017) - 3.5/6

#869 : Puddle Cruiser (1996) - 3/6

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# Bilan :

Un mois plutôt satisfaisant, avec une moyenne globale de 3.1/6 : une moyenne littéralement "moyenne", principalement due à de multiples films satisfaisants, et assez peu de véritables flops, notamment au niveau des sorties 2018.

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# Film du mois :

Comme toujours, en mettant de côté les documentaires, on se retrouve avec, en tête de liste, un Spider-man : New Generation inventif, décalé et ingénieux, une vraie bonne adaptation du Tisseur et de ses versions alternatives, qui présage du meilleur pour les films d'animation Marvel/Sony à venir.

Mention honorable à Bumblebee, en deuxième place, un film qui relance la franchise Transformers avec une héroïne attachante et une approche rétro revenant aux bases des personnages et du genre, loin de l'overdose d'images, d'action et d'effets spéciaux illisibles des Michael Bay.

 

# Flop du mois :

Un seul véritable perdant, ce mois-ci : Christ(off), la comédie française mettant en vedette un groupe de prêtres choristes, et Michael Youn. C'est bête, c'est plat, c'est mou, c'est dérivatif, bref, c'est un plantage.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, ce mois-ci, à commencer par la reprise de The Orville et de Discovery : la première continue d'hésiter entre comédie, soap et drame sérieux, tandis que la deuxième semble avoir appris de ses erreurs passées, et vouloir se lancer dans une direction plus maîtrisée.

Mentionnons aussi The Outpost (une série de fantasy fauchée), Titans (l'adaptation dark & gritty des jeunes super-héros DC), Black Mirror - Bandersnatch (la démonstration technique un peu creuse, façon épisode-dont-vous-êtes-le-héros de BM), la saison 4 de Fuller House (une série à bout de souffle), la saison 3 de Daredevil (peut-être ma préférée de la série), ou encore la saison 1 d'Insatiable (vraiment critiquée par la bien-pensance en ligne, mais finalement assez amusante et corrosive, malgré un gros problème de format).

Enfin, n'oublions pas cette chère Mme Maisel, avec une saison 2 qui m'a un peu moins convaincu que la première : la faute à des choix narratifs trahissant les quelques défauts récurrents de l'écriture d'Amy Sherman-Palladino. Rien de dramatique, heureusement, et l'interprétation globale de la distribution fait passer la pilule sans effort.

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# À venir :

Dès demain, le blog des Téléphages Anonymes met de côté sa rubrique Un film, un jour... ou presque ! jusqu'à la Saint Valentin, pour se consacrer à la romance et aux grands sentiments, avec deux semaines de longs-métrages sentimentaux et autres comédies romantiques...

 

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Un film, un jour (ou presque) #894 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Every Day (2018), In a Relationship (2018) & Crazy, Stupid, Love (2011)

Publié le 16 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Every Day (2018) :

Alors que son couple bas de l'aile, Rhiannon (Angourie Rice), une jeune lycéenne, s'aperçoit soudain au terme d'une journée idyllique et rarissime avec son petit ami, que celui-ci a été possédé pendant 24 heures par une entité mystérieuse, "A". Bien vite, elle apprend alors à connaître l'entité et sa malédiction : sans famille ni port d'attache, A change de corps sans pouvoir contrôler le phénomène, condamné à changer chaque jour de visage et/ou de sexe sans jamais trouver le bonheur. Mais maintenant que Rhiannon connaît son secret, et s'éprend de A, tout pourrait bien changer...

Une romance fantastique adaptée d'un roman young adult, et qui, à ma grande surprise, s'avère plutôt bien menée et intéressante.

Une grande partie du métrage repose en effet sur les épaules de la talentueuse Angourie Rice, jeune actrice australienne qui, depuis ses débuts prometteurs dans These Final Hours, et son rôle dans The Nice Guys, continue de prouver son talent et son potentiel de jeune première.

Le reste de la distribution, cela dit, est loin d'être mauvais, avec Maria Bello et Debby Ryan dans des petits rôles secondaires, et tout un assortiment de "visages" par lesquels passe A, soit autant de jeunes acteurs tout à fait compétents, qui se mettent au service d'un postulat intrigant, mêlant fantastique à une métaphore sur le genre, l'identité sexuelle, etc.

Bref, c'est plutôt sympathique et intéressant, tout ça... et si ce n'était à cause de cette conclusion trop mélodramatique et précipitée, je lui aurais bien mis un 4/6.

En l'état, un gentil 3.75/6 suffira.

In a Relationship (2018) :

Jeune couple de Los Angeles ensemble depuis des années, Owen (Michael Angarano) et Hallie (Emma Roberts) s'entendent de moins en moins bien, incapables de franchir un cap dans leur relation. Alors même qu'ils se séparent le temps d'un été, leurs deux amis Matt (Patrick Gibson) et Willa (Dree Hemingway) se rencontrent et tombent amoureux...

Une comédie romantique indépendante sur deux couples aux interprètes sympathiques, qui se croisent, se disputent, s'éloignent et se rapprochent. En soi, rien de bien original ou d'innovant, mais la distribution rend le tout assez agréable à suivre, à défaut d'être particulièrement passionnant.

3/6

Crazy, Stupid, Love (2011) :

Cal Weaver (Steve Carell) tombe de très haut lorsque son épouse Emily (Julianne Moore) lui annonce qu'elle l'a trompé avec un collègue (Kevin Bacon), et qu'elle demande le divorce. Ébranlé, Cal rencontre alors Jacob (Ryan Gosling), un grand séducteur qui décide d'aider le père de famille à se réinventer...

Une dramédie romantique chorale à la distribution conséquente et talentueuse - Carrell, Gosling, Bacon, Moore, Emma Stone, Marisa Tomei, Josh Groban, Analeigh Tipton, Julianna Guill, Liza Lapira, Joey King - et à l'humour assez drôle (Dan Fogelman est à l'écriture), qui rendent les deux heures de ce métrage assez agréables à suivre.

Mais... ça reste une dramédie romantique de deux heures, manquant clairement de rythme et de structure, et qui aurait largement bénéficié à être amputée d'un bon quart d'heure, si ce n'est plus.

Plus frustrant que rédhibitoire, à vrai dire, d'autant que personne ne se prend vraiment trop au sérieux dans le film, et que ça a même un petit côté vaudeville par moments, mais tout de même, la durée abusive du tout tire un peu le métrage vers le bas, ce qui est dommage.

4.25 -0.5 pour le manque de dynamisme et de rythme = 3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Angie Tribeca, saison 4 (2018)

Publié le 6 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Thriller, TBS

Après une saison 1 lorgnant très fortement sur Police Squad, une saison 2 choisissant une approche plus modérée et sérialisée, et une saison 3 tentant maladroitement de combiner les deux, voilà la saison 4 d'Angie Tribeca, une nouvelle fournée diffusée d'un bloc fin 2018, avec encore un changement radical de direction au programme.

Angie Tribeca, saison 4 (2018) :

Tout juste sortie de vingt années de prison pour usurpation d'identité, Angie retrouve son équipe, une équipe qui a bien changé, puisque Geils et Tanner ne sont plus là. À leur place, Maria (Kiersey Clemons), et AJ Geils Jr. (Bobby Cannavale), le fils adulte d'Angie. Désormais rebaptisée Special Division Force, l'escouade agit maintenant sous les ordres du Vice-Président Joe Perry (Matthew Glave), autrefois responsable de l'emprisonnement de Tribeca...

Et en effet, cette saison se déroule 20 ans après la précédente, une fois Angie sortie de prison.

Ce qui entraîne un renouvellement partiel de la distribution : Angie revient (avec une coupe de cheveux plus courte, et totalement synthétique), Atkins (Jere Burns) aussi (atteint d'un parasite qui le dévore de l'intérieur - une sous-intrigue qui ne va nulle part), Scholls (Andrée Vermeulen) idem (mais avec toujours plus d'antipathie pour Angie)... et avec eux, le petit fils du chien Hoffman, Geils Jr (le fils d'Angie, vingtenaire interprété par le quasi-quinquagénaire Bobby Cannavale), et Maria (Kiersey Clemons), une sorte de mentaliste millenial ultra-perceptive.

Toute cette petite équipe est désormais réunie sous l’appellation Special Division Force (SDF ^^), un groupe officieux au code moral douteux, travaillant directement sous les ordres du Vice President Perry, et qui, dans chaque épisode, se confronte, en infiltration, à des affaires toujours plus étranges.

Et c'est là que la nouvelle direction de la série entre en jeu : cette année, après avoir navigué entre sérialisation poussée et humour ZAZ, le show s'essaie à la parodie directe.

Chaque épisode voit ainsi la série parodier, avec ses guest stars, un genre ou un film en particulier (Grey's Anatomy, avec Eliza Coupe ; 21 Jump Street & Glee, avec Isla Fischer et Dove Cameron ; le monde des e-sports avec Jimmy Tatro et Gillian Jacobs ; Le Diable s'habille en Prada avec Anjelica Huston - et un caméo de Deon Cole ; Wall Street avec Jim Rash et Rose Byrne ; Fargo et No Country for Old Men avec Tony Cavalero ; Scandal avec Gina Torres et Heather Graham ; Erin Brockovich et Boston Legal avec John Michael Higgins et Harry Hamlin ; Indiana Jones & Benjamin Gates ; Air Force One, Face/Off et Esprits Rebelles avec Kathryn Hahn et Carol Burnett), et la série prend progressivement de faux airs de film de Friedberg et Seltzer (la série des _______ Movie).

Ce qui n'est pas forcément une bonne chose, et ce quand bien même une intrigue récurrente centrée sur Pierre Cardin (Taran Killam), diplomate/espion français voulant reprendre aux USA les terres cédées lors de la vente de la Louisiane servirait de fil rouge (souvent absurde et non-sensique) à la saison.

Le problème, en fait, c'est que cette succession de parodies ne fonctionne, comme souvent, que très ponctuellement, et que la série a un peu de mal à équilibrer sa nouvelle direction, et ses gimmicks habituels. Certains des épisodes, ainsi, tournent à vide, avec un abus de vannes littérales tel que l'on n'en avait pas vu depuis la saison 1, et des gags tellement mécaniques que leurs chutes en sont télégraphiées, tandis que d'autres se prennent un peu trop au sérieux dans leur enquête et finissent par paraître mollassons.

Pourtant, Angie Tribeca reste globalement sympathique, principalement parce que tout le monde a conscience de jouer dans une série farfelue, et qu'un évident souci du détail rend les parodies assez réussies (surtout dans le cas de Fargo et de Wall Street).

Mais comme dans les saisons précédentes, il semble toujours manquer un petit je-ne-sais-quoi pour vraiment rendre Angie Tribeca homogène, et éviter que la série ne ressemble à un succédané d'autres œuvres absurdes plus maîtrisées.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici. 

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Christmas Yulefest 2018 - 42 - Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (2018)

Publié le 24 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest, Action, Aventure

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (The Nutcracker and the Four Realms - 2018) :

À la recherche d'une clé lui permettant d'ouvrir le dernier cadeau de sa défunte mère, Clara (Mackenzie Foy) suit un fil doré tendu, à l'occasion de Noël, par son parrain, Drosselmeyer (Morgan Freeman), et aboutit dans un monde magique et improbable. Là, elle rencontre un soldat, Phillip (Jayden Fowora-Knight), et les figures royales qui dirigent trois des quatre Royaumes, au nombre desquelles l'excentrique Fée Dragée (Keira Knightley). Bien vite, Clara découvre alors que sa mère était la Reine de ce pays étrange, et qu'en son absence, la maléfique Mère Gingembre (Helen Mirren) y fait régner le chaos. Une Mère Gingembre qui possède justement la clé que cherche Clara...

Bon. Alors visiblement, en guise d'adaptation de Casse-Noisette, Disney a ici opté pour quelque chose de totalement différent : à la fois une suite, une fusion du récit original et du ballet, et un mélange bancal entre les Alice de Tim Burton (l'esthétique étrange du monde de Mère Gingembre, la destinée de l'héroïne qui finit par endosser une armure et par partir au combat, la grande bataille finale...), Star Wars Épisode VII (difficile de ne pas penser au duo Rey/Finn quand on découvre cette Clara dotée de toutes les qualités - volontaire, ingénieuse, dynamique, capable de se battre, de tout réparer, etc - accompagnée de ce Casse-Noisettes afro-américain qui ne sert à rien de tout le film), Pirates des Caraïbes (les deux gardes/cautions comiques du film), Un Raccourci dans le Temps (l'esthétique très clinquante, et la volonté évidente de "diversifier" certains personnages pour assurer les quotas) et Narnia (certains décors, et le schéma global du récit). Que des films Disney, d'ailleurs, ce qui donne vraiment l'impression que la Souris possède un générateur automatique de scripts pour ces blockbusters pour enfants...

Et le résultat est malheureusement particulièrement creux et brouillon : un film d'aventure aux personnages souvent sous-développés, sans substance, ni la moindre magie, malgré des décors physiques assez impressionnants. Faut-il y voir là le résultat de la genèse compliquée du film (le réalisateur original, suédois, a fini par céder la place à Joe Johnston pour un mois de tournage complémentaire) ? Ou bien de la volonté de Mickey & co de transformer le récit pour éviter de faire des souris/rats les grands méchants du récit, contrairement à l'original ? ^^

Quoi qu'il en soit, le film ne fonctionne jamais vraiment. C'est certes un beau spectacle visuel (pour peu que l'on adhère au rococo ambiant et aux visuels surchargés), et Keira Knightley porte le film sur ses épaules en cabotinant ouvertement, avec une interprétation maniérée et une voix de Betty Boop, mais la mayonnaise ne prend jamais, et ce Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (titre d'autant plus paradoxal qu'encore une fois, Casse-Noisette fait ici de la figuration) ressemble in fine à un film créé par comité, sans réelle direction créative ou visuelle, et visant à satisfaire le plus grand nombre.

C'est plat, ça n'a pas grande identité, ça n'a pas grand rapport avec le récit initial, et c'est creux : on oublie.

2 + 0.25 pour Mackenzie Foy, qui, dans le rôle principal, n'a rien à se reprocher = 2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Catch Review : TNA Impact (12/08/2015)

Publié le 15 Août 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Place aux nouveaux tapings, et au grand crossover avec la GFW...

Impact Wrestling 12/08/2015 :

- Arrivée des Jarretts, de Scott D'Amore et des catcheurs de la GFW.

- Jarrett qui fait encore et toujours la promotion de sa compagnie ("la meilleure compagnie du monde"), en profite pour montrer TNA sous un jour négatif ("ils étaient dans la merde, et j'étais là, l'homme providentiel, pour les sauver, parce que je suis un homme charitable", etc), booke le show de ce soir, et est interrompu par EY. Ey s'énerve, fait une promo excellente, et Jarrett réplique en bookant le KOTM de ce soir. Youpi (je n'aime pas les KOTM).

- EY attaque JJ, les lutteurs de la GFW débarquent, les lutteurs de la TNA aussi, brawl.

- JJ motive ses troupes.

- Les commentateurs ultra-vagues au sujet de Bully : "il souffre de multiples blessures, on ne sait pas quand il reviendra".

- Tapa vs Kong. Un match quelconque, par moments un peu mou et laborieux, et qui se finit en queue de poisson. Ça commence mal, ce crossover. Le manager de Tapa n'était pas mauvais au micro, cela dit.

- Promo générique de Galloway.

- Roode dans le ring, mécontent des événements de la semaine dernière, demande à être dans le main event, et à parler à Spud. Spud n'est pas impressionné, et tout cela donne lieu à un très bon échange de promos des deux côtés, et à un mini-brawl. Un segment réussi, bien qu'un peu longuet.

- Roode est furieux et s'en prend à Jarrett.

- Godderz, toujours convaincant dans son rôle.

- Godderz vs Lashley. Domination totale de Lashley, malgré une spear finale assez médiocre.

- Galloway assommé backstage. JJ & Karen semblent tout à fait concernés par cette situation, ouhlàlà, on y croit à fond.

- EC3 dans le ring, au micro. La routine, jusqu'à ce que Hardy se pointe, explique qu'il n'abandonne pas ses vues sur le titre (forcément... *soupir*), et donne une promo assez moyenne et inégale. Ec3 fait semblant d'être le champion du peuple, mais trolle joyeusement Hardy, qui se fait démolir par Tyrus et EC3. Rien de particulièrement mauvais, mais rien de particulièrement mémorable non plus.

- Taryn booke un cage match entre Gail et la Dollhouse.

- Donc Chris Masters continue d'utiliser son gimmick d'Adonis ce soir... alors que Godderz a fait de même un peu plus tôt. Awkward.

- Wolves vs Brian Myers (aka Curt Hawkins) & Trevor Lee. Bon tag match.

- Lashley est motivé, et un peu agacé.

- Tigre vs Sonjay. Décevant, car assez bref, et pas particulièrement rythmé et dynamique.

- Ec3 n'a pas confiance en JJ.

- Robbie E vs Justin Gabriel vs Chris Masters vs Lashley vs EY, KOTM. Un match assez précipité (deux tombés en moins de trente secondes après le début du match) et bordélique, avec un finish en deux temps assez moyen : autant la spear de Lashley était superbe, autant le 450 de PJ était botché.

 

Un show qui progresse enfin, bien qu'il reste inégal. D'un côté, l'arrivée de nouveaux talents est toujours appréciable, la production du show semblait upgradée, et le feud TNA/GFW change un peu de la routine habituelle... mais de l'autre, les catcheurs estampillés GFW sont assez moyens, cette storyline semble totalement consacrée à Jarrett et à sa compagnie, au détriment de la TNA, et je ne peux me défaire de l'impression persistante que tout cela n'est qu'un moyen d'obtenir de Jarrett qu'il vende, IRL, le reste de ses parts (comme cela se murmure depuis des mois au sein des dirt sheets) en échange de toute cette hype autour de sa nouvelle compagnie. M'enfin on verra bien.

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Un film, un jour (ou presque) #314 : William Shatner presents Chaos on the Bridge (2015)

Publié le 13 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Science-Fiction, Star Trek, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

William Shatner presents : Chaos on the Bridge :

Les débuts difficiles de Star Trek : The Next Generation, tels que vécus par les scénaristes et acteurs de la série...

Un documentaire d'une heure réalisé, écrit et présenté par Bill Shatner, et qui a pour objectif principal de démythifier Gene Roddenberry, au travers des témoignages quasi-unanimes de la majorité des scénaristes de STTNG, ainsi que de certains acteurs.

On nous y présente ainsi un Gene caractériel, qui avait mal supporté la traversée du désert séparant TOS du premier film, en gardait une certaine amertume, un certain égo surgonflé, et qui s'adonnait régulièrement à la drogue et l'alcool en quantités importantes lorsque CBS/Paramount ont voulu lancer Next Gen.

Une bonne grosse cure de désintox plus tard, et voici le Gene de retour (un peu à son insu) aux commandes la franchise, à se prendre la tête avec le président de la chaîne et les exécutifs, à remettre en question la moindre décision qui n'était pas de lui, et de manière générale, à faire un carnage dans la salle d'écriture de la série, virant les scénaristes à la pelle, et réécrivant des morceaux de scripts au dernier moment juste pour pouvoir apposer son nom sur ceux-ci (et toucher une partie des royalties ^^).

Pour ne rien faciliter, avec son état de santé déclinant, Roddenberry avait délégué beaucoup de  pouvoirs à son avocat, une fouine haïe par tout le monde, qui écoutait aux portes, revenait la nuit pour lire les scripts et s'introduire sur les ordinateurs des scénaristes, espionnait ces derniers, et faisait ses propres corrections sur les scripts, corrections qu'il faisait passer pour celles de Gene.

Bref, ceci est un portrait très corrosif du personnage que Gene Roddenberry s'était créé : dans les années 60, de son propre aveu, il s'imaginait bien comme Kirk, dragueur et héroïque ; dans les années 80, son image de lui-même avait évolué, et il se voulait à mi-chemin entre Picard et Q, une sorte d'entité supérieure capable de mener l'humanité dans une direction meilleure ; comme le rappelent certains intervenants, Roddenberry connaissait bien L. Ron Hubbard, et lui aurait dit un jour que s'il l'avait voulu, il aurait pu faire de Star Trek sa propre Scientologie.

Au nombre des intervenants, on notera deux personnes qui prennent la défense de Gene plus que les autres : Richard Arnold, très proche de Gene de son vivant, placé par ce dernier à la tête des produits dérivés littéraires de Star Trek, et dont le surnom parmi la fanbase est celui de l'un des officiers nazis dans un vieil épisode de TOS (^^), et Maurice Hurley, le showrunner choisi personnellement par Gene, qui est persuadé que la meilleure chose arrivée à Star Trek, c'est son arrivée sur la franchise, ainsi que la manière dont il a su largement améliorer la vision utopique de Gene (jusqu'à dépasser le maître !), et qui est parti juste avant la s3, pour de nombreuses raisons, notamment la réaction toujours hostile des fans, avec leur "STTNG, ce n'est pas du Star Trek, Star Trek, ce n'est pas ça du tout, aux chiottes les scénaristes".

Heureusement qu'il est parti, et que Piller, que tout le monde adore dans le documentaire, est arrivé juste après.

Un documentaire qui est donc intéressant, bien que forcément un peu biaisé en l'absence inévitable de son sujet ; au niveau de la forme, on alterne entre interviews et reconstitutions animées assez amusantes, mais à la fin du documentaire, j'ai tout de même eu l'impression qu'il manquait 20 bonnes minutes pour bien couvrir tout ce qu'il y avait à dire sur le Grand Oiseau de la Galaxie. M'enfin bon.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #323 : Les Muppets, le retour (2011) & Opération Muppets (2014)

Publié le 26 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Muppets, le retour (The Muppets) :

Walter, le plus grand fan des Muppets au monde, profite de vacances à Los Angeles en compagnie de son frère Gary (Jason Segel) et de Mary (Amy Adams), la petite amie de ce dernier, pour visiter le studio des Muppets, laissé à l'abandon. Là, ils découvrent le plan machiavélique de Tex Richman (Chris Cooper) un magnat du pétrole bien décidé à mettre la main sur le studio et sur les droits des Muppets, pour les enterrer à jamais, et forer sous le bâtiment. À Walter, Gary et Mary de réunir Kermit et sa troupe au plus vite, pour tenter de monter un ultime spectacle, et de rassembler suffisamment de fonds pour sauver les Muppets...

Dans le domaine de la fan-fiction, la "self-insertion" décrit des récits dans lesquels l'auteur se représente le plus souvent sous les traits favorables d'un personnage exceptionnel (soit directement, soit déguisé en un personnage surnommé Marty Stu ou Mary Sue, selon son sexe), et s'intègre au coeur de son univers favori, qu'il va généralement changer et sauver de par son génie et son talent.

Les fanfics self-insert sont généralement très mal vues, car particulièrement creuses et complaisantes, et très peu satisfaisantes, créativement parlant.

Mais visiblement, lorsque l'auteur est un comédien populaire (Jason Segel), et que la fanfic est un blockbuster à 45 millions de dollars, tout est pardonné.

Car c'est bien là le problème principal que j'ai avec ce relaunch des Muppets : c'est une énorme fanfic écrite par Jason Segel, qui se met en scène dans la peau de Gary, l'humain immature qui refuse de s'engager, et de Walter, la marionnette über-fan des Muppets, dont le rêve est d'intégrer la troupe, de travailler avec les Muppets, et qui finit par sauver la franchise en la relançant et en la ramenant dans l'inconscient collectif.

Alors, oui, c'est une grosse fanfic particulièrement métadiscursive, avec de l'humour absurde, des caméos plutôt amusants, et beaucoup de sincérité... mais cette lettre d'amour aux Muppets a ses limites, notamment pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier pour Kermit et compagnie.

Le déroulement du métrage, ainsi, est absolument téléphoné de bout en bout, et même si le script en joue un peu, le tout finit par s'avérer un peu longuet pour son propre bien. Sans oublier ces chansons, très inégales.

M'enfin dans le genre relaunch, cela reste tout à fait honorable.

3.75/6
 

Opération Muppets (Muppets : Most Wanted) : 

Le nouveau manager des Muppets, Dominic Badguy (Ricky Gervais) - alias le Lémurien, un bandit international - parvient à convaincre la troupe de partir en tournée autour du monde ; l'occasion pour le maléfique Constantine, un sosie parfait de Kermit, de prendre la place de ce dernier, afin de tenter de voler les Joyaux de la Couronne Britannique.

Et là, tout de suite, mon manque d'attachement pour les Muppets revient à la charge, puisque dénué de la présence et de l'écriture décalée de Segel, on retombe tout de suite ici dans un film Muppets classique, blindé de caméos en tous genres (ça va de Hayek à Trejo en passant par Tucci, Langella, Hiddleston, Lady Gaga, Celine Dion, Mackenzie Crook, P-Diddy, Ty Burrell, Tina Fey, etc)... mais cousu de fil blanc, et particulièrement inintéressant pour moi.

D'autant que, privé de la tension narrative et des enjeux du premier film, ce métrage manque cruellement de rythme et d'énergie. À vrai dire, j'ai même failli arrêter en cours de route, tant je ne parvenais pas à m'intéresser au récit.

Les fans apprécieront probablement, et c'est techniquement compétent, mais... sans moi.

2.5/6

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Catch Review : WWE Night of Champions (20/09/2015)

Publié le 21 Septembre 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

WWE Night of Champions 2015 :

- Preshow : Ascension & Stardust vs Lucha Dragons & Neville. L'Ascension est vraiment ridicule, et sinon, c'est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre, de la lucha acrobatique pour les faces, et de la lutte méthodique et basique pour les heels. Pas le match le plus captivant, honnêtement.

- Le New Day est vraiment de plus en plus forcé dans la comédie absurde.

 

- Ryback vs Kevin Owens, IC Title Match. Ultra balisé et moyen, avec un Ryback qui se fait dominer par la technique de Steen, et Steen qui triche pour gagner. Mwé.

- Zigg vs Rusev #2589634331. Regardé uniquement d'un oeil, tant ce feud tourne en rond et est affreusement périmé. Rien de mauvais, mais rien d'intéressant.

- Le New Day veut sauver les tables du monde entier, et faire une promo absurde et agaçante.

- New Day vs Dudley Boys, Tag Titles Match. Un match typique de la Team 3D. Et bien sûr, ils perdent par DQ alors qu'ils sont sur le point de devenir les nouveaux champions, à 3 contre 2 (traduction : Spike Dudley n'est probablement pas loin). Et en post-match, forcément, les Dudleys passent un de leurs adversaires au travers d'une table.

Particulièrement médiocre, cette première heure.

- Nikki Bella vs Charlotte, Divas Title match. Un match particulièrement décevant, puisque du type "le héros est blessé, et le heel s'acharne sur sa blessure pendant 95% du match", et avec une Nikki pas forcément totalement à l'aise dans son rôle. Et Charlotte gagne en une prise. Une. Alors qu'elle est blessée. Facepalm.

- Kevin Owens fait une promo triomphante en expliquant qu'il a enfin ce qui lui manquait depuis ses débuts à la WWE : une ceinture de champion. Alors même qu'il a passé tout son feud contre Cena à expliquer qu'il se contrefoutait des ceintures de la WWE. M'enfin bon.

- Flair et sa fille font la fête. À peine forcé.

- Récap du feud Shield/Wyatts.

- Wyatts vs Shield + ?. Et "?" s'avère être un abruti du public qui s'incruste Y2J, ce qui ne pourrait pas être moins intéressant (nan, mais sérieusement, les Wyatts upgradent en ramenant un géant, le Shield réplique en ramenant un nabot collagéné, lulz). D'ailleurs, le match dans son ensemble est assez classique et ultra-prévisible, puisqu'on l'a déjà vu une bonne dizaine de fois, dans une version ou une autre, et que Y2J n'est pas une menace crédible.

- Interminable récap de Seth Rollins vs the world.

- Seth Rollins vs John Cena, US Title. Si Rollins était vraiment "l'architecte" et s'il était malin, il mettrait un bon coup de pied dans les bollocks de Cena, se faisant ainsi DQ, et retournerait vite fait au vestiaire se reposer, tout en étant encore champion.

Ou bien, si la WWE était maligne, elle bookerait deux matches marathons, avec un Rollins conservant ses deux titres in extremis sans tricher, et elle bookerait une défaite de Sheamus durant son cash-in : de quoi faire de Rollins une superstar instantanée, et entériner un face-turn menant à un feud contre HHH (et à la réunion inévitable du Shield, dans quelques semaines/mois).

De toute façon, en le plaçant dans deux (ou trois) matches successifs, la WWE le place déjà dans une position de face involontaire, donc autant le faire de manière intelligente et logique.
M'enfin bon, on parle de la WWE, là, et donc #Cenawinslol.

Le match était réussi l'indy spotfest habituel des matches actuels de Cena et Rollins, cela dit, bien qu'il téléphonait un peu le fait que le match contre Sting allait être principalement à l'offensive de Sting.

- Cena démolit Rollins en post-match, histoire de l'humilier un peu plus.

- Seth Rollins vs Sting. HW Title match. Un brawl inégal jusqu'à ce que Sting se cogne la tête en tombant sur la table espagnole ; ensuite, il embraye étrangement la seconde, et ça devient un match de championnat potable.. jusqu'à ce que Sting se sonne IRL sur une powerbomb, et s'effondre. Il finit le match sur les rotules et perd comme une merde.

- Sheamus démolit Rollins, mais Kane intervient, démolit Rollins et Sheamus, empêchant ce dernier d'encaisser son MITB. Une fin de PPV... médiocre.

 

J'espère que Sting est content d'être venu à la WWE pour perdre tous ses matches importants de manière pitoyable, et ne gagner qu'un match par équipe sans intérêt pendant Raw.

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Catch Review : TNA Impact (23/09/2015)

Publié le 27 Septembre 2015 par Lurdo dans Catch, Review, Critiques éclair, Télévision, TNA

Après cet Impact, plus qu'une semaine avant Bound For Glory...

Impact du 23/09/2015 :

- La Team TNA dans le ring, avec Dixie, et tout le roster autour du ring, pour triompher très "humblement" suite à la semaine dernière ; incroyable comme tout ça est forcé; notamment avec Galloway, qui continue de faire la même promo toutes les semaines. Dixie annonce un 5-way pour le spot de challenger @ BFG, et se plaint de la trahison de EY, qui comme Big Show, a un "contrat en béton armé", et ne peut donc pas être viré. D'autant qu'à chacune de ses interventions, EY se transforme un peu plus en Ric Flair dans sa diction et ses promos. Dixie finit par booker un lumberjack match entre EY & Melendez.

- Melendez vs EY, Lumberjack match. Énième match entre les deux hommes, donc pas vraiment intéressant, d'autant que le finish est faiblard au possible, et que les lumberjacks n'ont servi à rien, mais bel effort de Melendez, qui fait tout le match sur une jambe, et s'améliore progressivement.

- La DH récapitule le feud en surjouant à fond, comme d'habitude, et Taryn envoie Jade pour se battre contre Gail.

- EC3 rappelle Jeff Hardy à l'ordre.

- Lashley est content, les commentateurs meublent.

- Jade vs Gail, KO title match. Jade n'a pas gagné le moindre match depuis son arrivée, et la voilà challenger. Moui. Heureusement que les deux femmes sont douées, ça aide à faire passer la pilule. Un bon match, à la fin prévisible, et au post-match bordélique et assez plat. Le face à face Kong/Gail n'est là que pour mettre en place le match de PPV.

- Très bonne promo de Spud backstage. Le fait qu'il soit à ce point sous-utilisé m'agace énormément.

- Tigre Uno vs Kenny King, XD title match. King n'a pas gagné le moindre match depuis des mois (et il a désormais quitté la compagnie), et le voilà challenger. Moui. Le match était assez réussi, cela dit, ce qui rend l'inutilisation de King encore plus frustrante.

- EC3 vs Spud. WH title match. Un match sans surprises, mais techniquement réussi, et un post-match avec un Hardy qui se retourne pour de bon contre EC3 - précipité et baclé, mais bon, plus trop le temps de trainer, avec BFG dans une dizaine de jours.

- EC3 est furieux.

- Revolution dans le ring, avec Storm mécontent de ses troupes, Abyss qui se rebelle, part, et Manik qui fait de même, avant de jeter son masque. Bon segment, bonnes promos, malgré Shera qui se pointe, baragouine en anglais et défie Storm. Qui se barre. Dommage que la Revolution ait été un tel fail.

- Galloway salue les Wolves backstage.

- Les Hardys discutent backstage.

- Bram vs Galloway vs Wolves vs Lashley, #1 contender elimination match. Bon match, là encore. Lashley est comme toujours un colosse dans le ring, mais bon, le finish était prévisible au possible.

- EC3 passe un savon à Hardy dans le ring, et celui-ci démissionne. Un segment redondant, et qui finit le show de manière assez plate.

 

En soi, le show était assez bon, principalement parce que les matches étaient tous bons. Après, il faut bien admettre que, 1) je me contrefous un peu des lutteurs qu'ils ont choisi de mettre en avant - Melendez, Galloway, Shera, les Hardys, et même Gail - , 2) la carte de BFG, pour l'instant (à peine deux ou trois matches annoncés, et rien d'intéressant) est assez médiocre, et 3) le booking est un merdier improbable, plein d'occasions manquées et de talent gâché.

Donc difficile de s'enthousiasmer pour l'avenir, d'autant que l'avenir en question est toujours très très vague, post-BFG.

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Christmas Yulefest 2015 - 61 - Animation en vrac (5)

Publié le 21 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Jeunesse, Fantastique, Religion

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les 3 Rois Mages (2003) :

Petit garçon ne croyant plus en Noël car il n'a pas reçu de cadeau, Jim écoute l'histoire que lui raconte son grand-père : celui-ci lui narre en effet les aventures de Melchior, Gaspard et Balthazar, trois sorciers antiques réunis par une étoile mystérieuse, et qui doivent mettre de côté leurs différences pour retrouver les attributs royaux, afin de les offrir au Roi des Rois, sur le point de naître en Galilée ; pour les aider en chemin et leur permettre de contrer les plans des maléfiques Hérode et Belial, ils pourront compter sur l'assistance de Sarah, une rebelle, et Tobias, fils de Jason...

Un film d'animation espagnol, supervisé par un réalisateur et des animateurs ayant autrefois travaillé chez Disney, ce qui confère au métrage une animation assez réussie, dans un style parfois réminiscent de Don Bluth ou de Disney (la direction artistique est cependant plus inégale, surtout au niveau des personnages).

Tout n'est cependant pas parfait au niveau visuel, puisque les décors un peu ternes et en retrait manquent parfois de profondeur, de détails et de relief, ce qui donne l'impression de personnages marchant devant une toile de fond esthétique mais plate ; à l'identique, on repère ça et là des facilités d'animation assez grossières, comme des silhouettes animées et copiées-collées à de multiples reprises (je pense par exemple aux loups dupliqués).

Dans l'absolu, cependant, l'animation reste le dessus du panier des métrages de ce type (à savoir des sous-Disney en 2D aux ambitions notables)  ; quel dommage alors que le reste de la production desserve à ce point les efforts investis dans le visuel de ce long-métrage.

En effet, les bruitages sont souvent trop en retrait, et empêchent de vraiment croire à la réalité physique du monde montré à l'écran ; le doublage français est particulièrement inégal, voire parfois mauvais ; la bande-originale est très répétitive et dérivative (sans que je parvienne à vraiment mettre le doigt sur ce dont elle s'inspire) ; et, last but not least, le script est particulièrement problématique.

Car on aurait pu se dire qu'en narrant la quête des Rois Mages, les scénaristes auraient tenté de coller un minimum à la légende biblique. Et bien non, puisque ce métrage s'avère une film d'aventures façons "Les Rois Mages Begins", et mélange de nombreuses mythologies dans une quête pseudo-épique, et assez brouillonne. Probablement la faute de la réécriture complète du script intervenue en cours de production, afin de changer la direction du métrage.

Entre les innombrables personnages secondaires inutiles (mention spéciale au duo Tobias/Sarah, uniquement là pour assurer le quota de romance du film, et pour placer une fille "sexy" aux lèvres collagénées et à l'air idiot dans un récit biblique qui n'en avait pas besoin), les rebondissements improbables (les pièges du Temple final, à la Indiana Jones), les méchants caricaturaux, et les péripéties finalement assez décousues, ce Trois Rois Mages ne convainc jamais vraiment, et manque cruellement de merveilleux, de magie, ou même de religieux (surtout compte tenu du sujet).

2.5/6, pour les efforts (certes insuffisants) fournis, notamment au niveau de la direction artistique.

Deuxième étoile à gauche (Second Star to the Left - 2001) :

La veille de Noël, un paquet cadeau tombe du traîneau du Père Noël, et atterrit dans une grange, où vivent Archie (Hugh Laurie), Babs et Duke, trois animaux curieux. Rapidement, mené par le lapin Archie (dont l'existence fermière l'ennuie profondément), le trio décide de livrer eux-même ce colis mystérieux avant le petit matin, et de vivre une aventure inattendue qui va changer leur vie...

Un joli film d'animation de 30 minutes, diffusé sur la BBC en 2001, la veille de Noël.

C'est assez charmant, avec une animation et un design global plutôt stylisés (Archie ressemble un peu à Bugs Bunny dans ses mouvements et son apparence), pour un résultat gentillet, sans plus, qui manque un peu de substance, souffre d'une illustration musicale inégale, et qui laisse Hugh Laurie un peu trop en roue libre. Mais pour les plus jeunes, c'est sympathique.

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Christmas Yulefest 2015 - 77 - Un Prince Pour Noël (2015)

Publié le 26 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, ION

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Prince Pour Noël (A Prince For Christmas, aka Small Town Prince) :

Séduisant prince européen destiné à un mariage arrangé par sa mère, la Reine Ariana (Kelly LeBrock), le Prince Duncan (Kirk Barker) décide de s'enfuir pour l'Amérique, à la recherche d'une vie normale et du grand amour. Là, dans une petite bourgade enneigée, il fait la connaissance d'Emma (Viva Bianca), une serveuse au quotidien morose, dont il s'éprend aussitôt...

En 2014, Hallmark produisait Un Noël de Princesse, sur un prince européen qui ramenait dans son royaume une humble travailleuse américaine (Lacey Chabert) dont il était tombé amoureux en Amérique, au grand dam de sa mère la Reine (Jane Seymour) qui le destinait à un mariage arrangé.

Cette année, en 2015, Hallmark a diffusé Once Upon A Holiday, dans lequel une princesse européenne lasse de ses obligations profitait d'un voyage en Amérique pour s'enfuir, et pour trouver l'amour avec un Américain.

En quelque sorte, les deux chapitres d'une histoire très similaire, que la chaîne ION TV s'est empressée de repomper allègrement cette année, en les fusionnant dans ce métrage.

Ici, contrairement à Un Noël de Princesse, on ne passe quasiment aucun moment dans l'hypothétique royaume européen : alors que le film Hallmark se concentrait sur l'arrivée de Lacey Chabert à la cour, et sur la comédie qui en découlait, A Prince For Christmas préfère lorgner sur Once Upon a Holiday, et narrer la rencontre de ses protagonistes en terre yankee. Le postulat est toujours le même, les personnages sont toujours affreusement similaires, mais l'avantage, c'est qu'en se concentrant sur cette rencontre aux USA, ION fait d'énormes économies de tournage.

Pas besoin de château, de tournage en Europe de l'Est, etc : une petite ville américaine rustique et très joliment enneigée suffira (ce qui, paradoxalement, fait nettement plus "Noël" et festif que le royaume méditerranéen ensoleillé de Un Noël de Princesse). Et les économies se retrouvent à tous les niveaux : l'écriture, donc, qui se contente de repomper des films préexistants (et nous inflige un affreux "montage flashback des moments forts de la relation sur fond de chanson triste"), la réalisation, assez basique, mais aussi la distribution, particulièrement bon marché.

En lieu et place de Lacey Chabert, Viva Bianca, précédemment vue en très petite tenue (voire sans tenue du tout) dans la série Spartacus... et qui fait une héroïne bien peu attachante, charismatique ou tout simplement intéressante ; son prince est assez quelconque ; le rival amoureux (Aaron O'Connell de 12 Gifts of Christmas) est une caricature ambulante ; quand à la Reine, on troque une Jane Seymour impeccable contre une Kelly LeBrock tellement refaite de partout qu'elle en est méconnaissable.

On n'y gagne pas vraiment au change, puisque la distribution est globalement affreusement transparente et insipide... ce qui condamne rapidement cet énième ersatz du genre "conte de fées royal à Noël" à une indifférence certaine.

Avec un récit à ce point balisé, une romance aussi forcée et sans alchimie, et une distribution aussi générique, il n'y a en effet rien à quoi se raccrocher pour le spectateur qui a déjà vu l'un des autres films du genre.

On s'ennuie donc assez fermement, et on doit alors se contenter de paysages campagnards agréables, et des scènes dans laquelle apparaît la jeune soeur d'Emma (interprétée par Brittany Beery), dont l'énergie, le naturel et le capital sympathie font qu'elle a une bonne alchimie avec tout le reste de la distribution.

C'est peu.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (1/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Saint Valentin

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Un Coach pour la Saint-Valentin (All Things Valentine - 2016) :

Journaliste bloggeuse pour un journal de Portland, Avery (Sarah Rafferty) est assez désabusée, et ne croit plus en l'amour. À l'approche de la St Valentin, cependant, la voilà contrainte de rédiger une rubrique romantique sous un pseudonyme, ce qui lui attire rapidement les critiques d'un internaute anonyme. Cet internaute, c'est Brendan (Sam Page), un vétérinaire récemment plaqué par sa compagne (Kimberly Sustad) après que cette dernière ait reçu de mauvais conseils de la part d'Avery. Mais lorsqu'Avery et Brendan se rencontrent sans connaître leurs pseudonymes respectifs, c'est le coup de foudre, et ils commencent à se fréquenter... tout en échangeant sans le savoir d'acerbes critiques sur le web.

Une rom-com de St Valentin made in Hallmark, diffusée fin Janvier, et qui ne convainc que moyennement.

Ce n'est pas forcément la faute du couple principal (Sam Page est toujours sympathique, et Rafferty, si elle fait un peu "Amy Adams fatiguée", reste compétente ; leur alchimie, cependant, n'est que moyenne), qui est ici développé de manière plus approfondie et sérieuse que dans bon nombre d'autres téléfilms Hallmark, mais plutôt de l'ensemble, jamais vraiment intéressant, original, rythmé ou enlevé.

Et comme en plus le métrage a clairement été tourné en automne, on se retrouve avec un produit fini assez mollasson et quelconque, qui manque de fantaisie, et dans lequel on s'intéresse plus au chiot adorable, et aux problèmes de coeur du meilleur ami du protagoniste principal, plutôt qu'à ce dernier. Ce qui est assez problématique.

2/6 + 0.25 pour le toutou = 2.25/6

Comment rencontrer l'âme soeur en 10 leçons (Dater's Handbook - 2016) :

Lorsqu'elle réalise qu'elle continue de choisir des hommes qui ne lui conviennent pas, Cassandra Barber (Meghan Markle), une publicitaire douée, cède aux conseils de sa soeur et se tourne vers le Dater's Handbook du Dr. Susie (Teryl Rothery), un livre de conseils qui préconise de cesser de chercher l'homme parfait, et de se contenter d'un homme stable et fiable. L'homme parfait et charmeur, c'est Robert (Kristoffer Polaha), qui est drôle, sympathique, et partage de nombreux points communs avec Cassandra ; l'homme stable et fiable, c'est George (Jonathan Scarfe), l'un des clients de Cassandra, avec qui elle n'a pas grand chose en commun. Entre eux deux, le coeur de Cassandra balance... et sa famille ne fait rien pour faciliter son choix.

Romance Hallmark de la Saint Valentin 2016, ce téléfilm semble bénéficier d'un budget un peu plus important que la moyenne : outre la présence de REO Speedwagon dans le script et à la béo, la réalisation est un peu plus travaillée qu'à l'habitude (effets de transition, etc), et le script semble un peu plus abouti (les deux hommes ont même des défauts !).

Non pas que cela soit un gage d'une écriture très subtile ou originale, mais le ton léger et sympathique rend le tout très regardable, aidé par un couple principal assez attachant (Markle, notamment, pétille dans ce rôle).

Bon, après, la protagoniste principale passe tout de même la moitié du film à sortir avec deux hommes en même temps (ce qui est moyen niveau éthique), elle ne se remet pas forcément en question, et Scarfe (le sosie de Spud de Angel of Christmas) hérite d'un rôle un peu ingrat, mais il ne faut pas trop en demander non plus à du Hallmark...

3/6

La Guerre des Pères (Our Family Wedding - 2010) :

De retour de la fac, Lucia (America Ferrera) et Marcus (Lance Gross) annoncent soudain leurs fiançailles à leurs parents respectifs, qui ne se sont jamais rencontrés, et qui ne pourraient pas être plus différents : fils d'un célèbre DJ radio afroaméricain (Forest Whitaker) célibataire et dragueur, Marcus n'est pas très bien accepté par l'énorme famille hispanique de Lucia, dont le père garagiste (Carlos Mencia) ne provient pas des mêmes couches sociales que la famille de Marcus. Et alors que le mariage approche, les tensions montent entre les deux clans...

Une comédie romantique et familiale générique au possible, sur laquelle il n'y a absolument rien à dire tant elle cumule les clichés éculés, notamment sur le mariage mixte, et gaspille le capital sympathie et le potentiel de sa distribution avec un script prévisible et mollasson.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (2/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^) et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Tom, Dick & Harriet (All's Fair In Love And Advertising - 2013) :

Publicitaire de génie, Tom Burns (Steven Weber) est malheureusement trop vieux pour son nouveau patron, qui le renvoie sans attendre ; désespéré, Tom recrute alors Dick (Andrew Francis), un jeune arnaqueur talentueux à la répartie et au mensonge flamboyants, pour intégrer son ancienne agence, et vendre pour lui tous ses concepts publicitaires. Mais les choses se compliquent quand Tom et Dick s'éprennent tous deux d'Harriet (Michelle Harrison), l'une de leurs collègues, et que la fille de Tom, Kelly (MacKenzie Porter), s'installe chez son père...

Une comédie semi-romantique Hallmark qui souffre d'une réalisation assez médiocre, de quelques rebondissements capillotractés, et d'un casting de seconds rôles peu convaincants.

Cela dit, le tout se regarde très bien, et fonctionne même globalement, grâce à son trio principal (Weber en tête), professionnel et crédible. Ça aurait pu être bien pire.

3/6

Jane (Becoming Jane - 2007) :

Bien que les parents de Jane Austen (Anne Hathaway), en difficultés financières, s'attendent à ce qu'elle épouse le neveu de la riche Lady Gresham (Maggie Smith), celle-ci n'en a aucune envie, et redoute cette union plus que tout. Elle finit par rencontrer l'impertinent et rebelle Tom Lefroy (James McAvoy), un séducteur sans le sou, qui apporte à la jeune écrivaine l'expérience d'un amour dont elle ignorait l'existence...

En partie adapté d'un ouvrage de 2003 sur Jane Austen, ce semi-biopic romantique en costume est bien filmé, bien reconstitué, bien mis en musique, bien casté, bien joué... mais malheureusement, non seulement il est un peu ampoulé et relativement convenu, mais surtout, il s'avère gentiment soporifique pour peu qu'on ne sache rien de Jane Austen, ou que l'on n'ait d'elle/de ses ouvrages que de vagues connaissances.

Un 3/6 technique pour moi, probablement nettement plus pour les passionnés et autres amateurs d'Austen.

L'amour, c'est compliqué (Love is Complicated - 2016) :

Leah Townsend (Holly Marie Combs) est un paillasson : auteur à succès et fille de sénateur, elle a une fâcheuse tendance à éviter le moindre conflit en se rangeant à l'avis des autres. C'est notamment le cas dans son couple avec Edward (Randal Edwards), où la routine s'installe, et dans sa vie professionnelle, où son nouveau roman peine à convaincre son éditrice. Contrainte de prendre des cours de résolution de conflit, elle rencontre alors Cinco Dublin (Ben Bass), un animateur radio volubile et sarcastique qui n'est guère friand des oeuvres de Leah. Malgré leurs différences et leur hostilité réciproque, Leah et Cinco vont alors apprendre à mieux se connaître...

Une adaptation fictionnalisée made in Hallmark d'un livre de coaching pseudo-profond et spirituel écrit par un auteur ouvertement chrétien, cette rom-com ne vaut franchement que pour son actrice principale, comme toujours naturelle, attachante et impeccable.

Le reste, par contre, est d'un soporifique improbable, entre les réunions sans intérêt, le boyfriend déclencheur de gaydar, l'animateur radio sans le moindre charisme (alors que Bobby Cannavale, par exemple, aurait été parfait dans le même rôle), le propos façon réflexions de bac à sable... vraiment pas intéressant, ni bien rythmé.

2/6 (pour HMC)

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