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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Catch Review : WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016)

Publié le 11 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, WWE, NXT, Télévision

Nombreuses rumeurs menaçantes au sujet de NXT, vis à vis du titre visiblement définitif de ce Takeover, et de la réorganisation imminente des brands de la WWE. Espérons que NXT ne va pas en pâtir...

WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016) :

# Pre-show #

- Étrange ambiance, avec les trois présentateurs qui se demandent ce que peut bien signifier "The End", et si c'est la fin de la brand, etc...

- "NXT, sponsorisé par Babymetal." :mrgreen:

- Toujours du mal à voir, dans ce push de Nia Jax, quoi que ce soit d'autre que "hey, encore une cousine de The Rock, si on en faisait une superstar" ; et honnêtement, ça serait sympa qu'Asuka travaille son anglais, parce que ça fait tâche, là.

- Tease pour le début d'Andrade "Cien" Almas, un luchador qui fait ses débuts démasqué ce soir.

- Récap de Shinsuke Nakamura vs Austin Aries. C'est prometteur.

- Récap de Revival vs American Alpha. Interview de The Revival... je n'y peux rien, je les trouve beaucoup trop génériques, ces deux-là.

- Récap de Joe/Balor. J'ai toujours du mal avec Balor, mais bon...

 

# The End #

- Grosse récap de toute l'histoire de la NXT, et promesse de la fin du commencement, du commencement de la fin, et du début d'une nouvelle ère. Le show est rebaptisé "The End of the beginning", ce qui est déjà nettement moins inquiétant.

- Perfect Ten Tye Dillinger vs Andrade Cien Almas. Dillinger a un costume ridicule, mais est assez solide dans le ring (un peu le même style que Cesaro, en fait), et le match est particulièrement peu mémorable. Rien d'exceptionnel, mais rien de désastreux non plus.

- Revival vs American Alpha, NXT Tag Titles. Un tag match très compétent, avec un public motivé. Pas forcément fan de la toute fin, ou de cette nouvelle équipe managée par Paul Ellering.

- Aries vs Shinsuke Nakamura. Excellent match, qui a su narrer une histoire intelligente, celle d'un Aries qui se donne à 200%, et perd sur une seule erreur regrettable.

- Asuka vs Jax, NXT Women's Championship. Mwé. Jax est clairement un bon niveau en dessous, nettement plus lente, et se contente de profiter de sa taille et de sa force en abusant du no-selling... mais c'était regardable, bien qu'un peu brouillon çà et là, et avec une fin assez peu marquante.

- Joe vs Finn, Cage match, NXT title. Mwé (bis). Un match en cage, ça limite forcément l'action plutôt que de permettre de la décupler, donc déjà ce n'est pas mon style de match favori, surtout avec cette tendance actuelle à passer par la porte pour s'échapper de la cage. Et pour ne rien arranger, j'ai toujours du mal avec Balor, qui est un bon catcheur, mais a été tellement surhypé sur la base de son maquillage et de son entrée que j'ai toujours du mal à me passionner pour ses matches. Un match de championnat honorable, mais moins spectaculaire que ce que j'espérais.

 

Un NXT Takeover assez mineur, en fin de compte, mais qui n'est nullement mauvais ; le seul problème, c'est que la compagnie a placé la barre tellement haut durant certains shows passés, notamment au niveau de la division féminine, que forcément, derrière, ça déçoit dès que ça n'est plus aussi excellent.

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Les bilans de Sygbab - Spartacus : Les Dieux de l'Arène (2011)

Publié le 16 Décembre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Action, Aventure, Histoire, Starz

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Spartacus : Les Dieux de l'Arène (Spartacus : Gods of the Arena) :

Une préquelle est toujours un exercice de style difficile, à fortiori quand elle est due à l'absence de l'acteur principal pour cause de maladie - une contrainte de production pour le moins exceptionnelle. Il faut en effet savoir instiller un intérêt autre que le sort des personnages dont on connaît à l'avance l'évolution, ou encore disséminer quelques détails épars fournissant un éclairage différent sur certains évènements.

Cependant, il existe un écueil, et pas des moindres : à force de vouloir tout expliquer, des incohérences peuvent voir le jour, et quelques éléments sont susceptibles de désamorcer des situations placées dans le futur ou de décrédibiliser certains personnages.

Le traitement réservé à Crixus en est le meilleur exemple : cela casse un peu le mythe de constater que son statut de champion invaincu provient d'un abandon volontaire de Gannicus. Il en est de même pour Ashur : la première saison faisait référence à de nombreux combats dans l'arène, laissant penser qu'il était un grand combattant. Or, seule sa fourberie est mise en avant...

Dans les grandes lignes, la plupart des détails sont tout de même bien exploités, et la façon dont le lien est fait avec le développement futur des personnages est satisfaisante. Il y a même de très bonnes idées, comme le fait de montrer Lucrecia comploter contre son beau-père pour que son mari s'épanouisse et laisse libre cours à son esprit déviant et à son ambition dévorante.

Pour ne pas dépayser le téléspectateur, le ton est toujours aussi trash, avec les mêmes ingrédients : une violence toujours aussi graphique, et des mœurs débridées qui donnent lieu à des orgies et autres joyeusetés. Là où le bât blesse, c'est dans le déroulement de l'histoire, qui opère une sorte de mimétisme avec la première saison : un champion est adulé et d'autres cherchent à le destituer. Cela est certes inhérent à la condition des gladiateurs, voués à mourir à tout instant, mais il n'y a pas beaucoup de variété.

Les scénaristes essaient pourtant de se démarquer en introduisant un Gannicus au caractère bien trempé, qui ne cherche pas à honorer la Maison à laquelle il appartient tant il est absorbé par sa gloire et par les plaisirs qui en découlent. Mais ils font l'erreur de lui octroyer une manière de combattre similaire à Spartacus puisqu'il porte deux épées, ce qui invalide la volonté de s'écarter du héros principal de la série.

C'est tout aussi contre-productif que les clins d’œil un peu forcés, comme l'exhibition entre Gannicus et Crixus qui se transforme en combat réel (idée qui reviendra encore plus tard) : le dénouement est certes plus heureux que la confrontation entre Varo et Spartacus, mais la scène est dénuée d'intensité. Évidemment, cela rentre dans le cadre d'une intrigue principale clairement établie et qui tourne autour des machinations incessantes de Batiatus afin d'élever sa position, mais ce n'est pas bien passionnant.

Voilà bien le principal souci : les ingrédients principaux sont toujours là, les petits subtilités concernant les personnages sont dans l'ensemble savoureuses, mais l'emballage n'est pas à la hauteur.

Cela est peut-être dû au fait qu'il n'y ait que six épisodes, mais les ennemis de Batiatus manquent de charisme malgré les efforts fournis pour les rendre impitoyables, notamment dans le cas de Tullius. De fait, les complots du premier n'ont pas le même poids, d'autant qu'on avait déjà compris qu'il est sans foi ni loi.

La copie est un peu brouillonne, mais en remettant cela dans le contexte précité, le travail effectué reste intéressant - sur certains points seulement.

Il n'y a toutefois rien d'indispensable.

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Catch Review : TNA Impact Live (24/07/2014)

Publié le 25 Juillet 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Le dernier Impact était une excellente mise en bouche pour les tapings de NYC, avec un très bon équilibre entre action, nostalgie et modernité. On enchaîne donc avec la suite !

- Bobby Roode vs MVP, Falls Count Anywhere. MVP renacle à la tâche, se fait engueuler par Angle, et Roode vient le chercher par la force. Du brawl très enthousiaste dans un public déchaîné, une brève intervention de King contrée par EY, et un démarrage de show sur les chapeaux de roue. J'aurais préféré que le sharpshooter de Roode soit plus réussi, visuellement parlant, mais bon, c'est du pinaillage.

- Hardy n'est pas en grande forme.

- Dixie est là pour encourager son neveu.

- Hardy arrive en boîtant (au passage, je remarque que Vladimir, le superfan de la wwf des années 80 et 90, est là pour assister au show, ça fait plaisir), et fait la présentation de son frangin, accueillii par un public ravi. Promo sympa de Matt, qui fait son mea culpa, et annonce que les Hardyz veulent affronter les Wolves à Dest X. Les Wolves arrivent, acceptent, et zou, le match est booké. Ça promet.

- Aries reste mystérieux sur ses intentions.

- Les Bromans, pour annoncer que Robbie n'a plus peur des clowns, et pour troller un peu au micro.

- Low Ki vs Zema Ion. Un match de XDiv intense, qui va à 200 à l'heure, et qui sert de démonstration à Low Ki. Un peu trop bref pour être totalement satisfaisant, mais utile pour remettre les choses à plat.

- Gunner et Shaw discutent tranquillou, mais Anderson vient troller.

- Team EC3 tente de se motiver, Dixie arrive, avec son garde du corps King Mo, et remet les choses au clair.

- Bragnus vs Gunner & Anderson. Un match assez court, qui dégénère en brawl, avec un Gunner brièvement sauvé d'un passage à tabac par Shaw, qui se prend quelques coups pour son nouveau pote. Abyss vient mettre un terme à tout ça en visant Bram. Un segment assez chargé, au final, visant à réétablir Bram/Abyss, tout en insistant sur la reconversion de Shaw.

- La Team ECW reste convaincue du passage imminent de Dixie au travers d'une table.

- Angle et Aries dans le ring, pour connaître la décision d'Austin, mais Lashley et MVP s'incrustent, et MVP trolle joyeusement Austin et la X-div, ce qui pousse Aries, forcément, à échanger son titre contre un title shot vs Lashley. Excellente promo d'Aries, et je dois dire que l'expression ravie d'Angle pendant tout le segment était assez :mrgreen:

- Récap du feud de Taryn et Gail.

- Gail vs Taryn III, KO Title Match. Pas le match le plus fluide du monde, mais on ne peut pas reprocher aux deux compétitrices de ne pas s'être données à fond dans ce match... tant qu'il a duré. Le finish était logique, et mènera probablement à une version plus longue et spectaculaire (voire hardcore) du match @ BFG.

- Dixie a des renforts mystérieux.

- Muta est dans la place, et reçoit un accueil triomphal, avant d'être interrompu par Robbie E, qui vient troller un peu.

- Muta vs Robbie E. Squish squash, un green mist, un dragon screw, un shining wizard, et puis c'est réglé.

- Storm est mécontent de voir Muta voler du temps d'antenne aux lutteurs de la TNA, un petit coup de Beer Mist, et le voilà qui passe à tabac Muta et son sbire. Sanada intervient pour sauver Muta, mais se retourne contre lui : il a cédé au côté obscur. Un segment efficace.

- Dixie et King Mo avec Borash ; Dixie promet que si le public veut chanter ECDub, elle va lui donner une bonne raison de le faire.

- Team EC3 vs Team ECW, NYC Street Fight. Domination de la Team ECW, jusqu'à l'intervention de Snitsky et Ezekiel, qui renversent la vapeur, et permetteront sans doute à Dixie de venir se vanter qu'elle a ramené la véritable WWECW à NYC. Keep on trollin trollin trollin... :mrgreen:


 

Pas l'Impact le plus chargé en action longue et de qualité (ça, c'est réservé au Destination X de la semaine prochaine), mais un show de transition qui continue sur la lancée du précédent, en en conservant l'énergie, et en faisant avancer les nombreuses pièces en présence sur l'échiquier, à tous les niveaux. Mine de rien, il s'en est passé, des choses, en à peine 83 minutes...

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Catch Review : TNA Impact Live (19/06/2014)

Publié le 20 Juin 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après un Slammiversary du tonnerre, et avant les tapings imminents de NYC, pour lesquels la compagnie met tout sur la table, deux semaines d'enregistrements en Pennsylvanie...

- Bon, c'est sûr, en comparaison du public nombreux de Slammy, ça fait tout de suite un peu plus étriqué, mais bon, le public semble motivé.

- MVP se plaint, EY se pointe, King s'autobooke dans un match pour la ceinture, et c'est parti.

- EY vs King, HW title match. Les Wolves, Joe et Aries viennent contrer MVP & Lashley. Un bref petit match d'ouverture, avec EY qui vole la victoire via un petit paquet bien placé. Je ne serais pas surpris qu'il ait un autre match d'ici la fin du show.

- MVP s'en prend au responsable du gong, et le tout dégénère en brawl général entre la team MVP et la team EY. MVP gueule un bon coup, et booke EY vs Lashley II pour le titre, ainsi que Joe/Aries vs Wolves vs ? pour les titres par équipe, et vire Earl Hebner.

- Dixie est ravie du comportement hystérique de MVP, est fière de EC3, et attend de voir si Dreamer va se pointer.

- EY a appelé du renfort en la personne de Kurt Angle.

- Joe & Aries vs The Wolves vs Abyss & Willow. Tag title match. Christy botche un peu l'entrée des lutteurs, mais bon... un tag match gentiment chaotique et brouillon, mais pas désagréable pour autant, et même assez réussi.

- La Team MVP veut démolir le genou de Kurt.

- MVP évacue Joe et Aries, et booke les Wolves contre Bram & Magnus.

- Spud avec un costard génial ; Dixie dans le ring, sous les sifflements du public, trolle tout le monde, jusqu'à l'arrivée de Dreamer sous les acclamations de la foule. Dreamer trolle Dixie en se mettant dans la peau de n'importe quel smark de l'IWC, se lance dans une tirade pleine d'émotion, se met le public dans la poche, et se prend un coup de genou dans les cojones pour la peine. C'te heel heat sur Dixie, à la fin du segment. :mrgreen:

- Angle accueilli par Lashley, King, et leurs tuyaux.

- "His pipe is bigger than yours". :mrgreen:

- Bram & Magnus vs The Wolves. Tag title match. Match solide, qui se termine sur un passage à tabac des Wolves par leurs adversaires, et un sauvetage par Willyss.

- MVP se moque de Brian Hebner, et l'impose comme arbitre du main event, en le menaçant de renvoi s'il ne coopère pas.

- Taryn is back.

- Bragnus explique qu'ils ont été payés pour démolir les Wolves, et se font attaquer par Willyss.

- Gail & Taryn dans le ring, pour proposer un Taryn/Gail III. TBP se pointe, trolle un peu, mini-brawl. RAS et pas forcément très maîtrisé, comme segment.

- Angle tente de raisonner MVP, King s'en prend une, et Angle s'en va, furieux.

- Gail, Taryn, JB et le caméraman se font sortir par la sécurité.

- EY vs Lashley II, HW title match. Bon match entre les deux hommes, et EY succombe aux forces combinées de ses adversaires. Ce qui est tout à fait logique, puisque la compagnie veut clairement avoir un heel en tant que champion pour aborder les tapings de NYC. Sauvetage de EY par Roode en post-match, avec retour de son ancien thème en prime.


 

Un show plein de rebondissements. Je suis certain que le segment Dreamer/Dixie va être flingué par le web (pour ce qu'il représente symboliquement, aka Dixie qui fout un grand coup de genou dans les bollocks de ceux qui se plaignent), mais le reste était plutôt réussi, et enthousiasmant, avec une préférence pour la première heure, dont je n'ai pas vu le temps passer.

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Catch Review : TNA Impact (09/01/2014)

Publié le 10 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Dernier show de la session d'enregistrements en cours de diffusion, un Impact intégralement construit sur LE match incontournable : AJ Styles vs Magnus, pour l'unification des titres de la compagnie (prévue et enregistrée bien avant que la WWE ne fasse de même).

Impact :

- Dixie n'est pas là pour déconner, et fait signer son contrat d'un soir à AJ, avec une clause supplémentaire, NO Dq ; AJ accepte, mais il explique qu'il a du renfort. Des promos croisées clairement plus chargées en émotion (notamment du côté de Dixie) que d'habitude, puis Magnus se pointe, kickbanne Dixie, et fait une promo confiante. Un début efficace.

- Dixie a apparemment recruté Gail, Tapa et les Bromans pour... une tâche quelconque.

- Bromans vs EY & JP. Domination rapide de la Team Initiales, jusqu'à ce que EY ne se barre pour aller aider ODB, attaquée par Gail/Tapa ; seul contre deux, JP se fait laminer, et en post-match, se fait détruire sur un rail de sécurité.

- Joe est prêt à aider AJ, ce qui agace Dixie.

- JP est hors-service, EY emmène ODB à l'hosto : petit à petit, Dixie élimine tous les alliés potentiels d'AJ.

- Storm et Gunner s'engueulent, et remettent la valise en jeu @ Genesis.

- EC3 démolit Joe backstage, et continue de le démolir jusqu'au ring.

- EC3 vs Joe. Une rapide DQ, après que EC3 et Spud s'en soient pris aux genoux de Joe... et un allié d'AJ en moins, un.

- Backstage, Angle veut un cage match pour se préparer à un cage match. Oh, Kurt... ça va mal finir.

- Joe en piteux état.

- Gunner & Storm sont HS, Sting et Dixie s'engueulent bruyamment backstage.

- Angle vs Bad Influence, Handicap Steel Cage match. Solide.

- Dixie booke Roode contre Sting en cage. Roode surjoue. :mrgreen:

- Al Snow doit emmener Kurt à l'aéroport pour une urgence inexpliquée.

- Roode vs Sting, Cage match. Efficace, et finish logique.

- Anderson rend visite à une maison funéraire, où il trouve Ray, qui balance une promo obscure et menaçante. Un segment surproduit, mais bizarrement, ça finit par marcher.

- Sting est toujours debout, et Dixie le menace de ne pas renouveler son contrat.

- AJ vs Magnus, NODQ Unification Match. Un match qui se transforme immédiatement en 3 contre 1. Jusqu'à l'arrivée de Sting, qui égalise les chances. Jusqu'à l'arrivée des Bromans, qui ramène le tout à un 6 contre 2. Et puis ensuite c'est Bad Influence qui arrive, pour un 8 contre 2. Mais Earl Hebner en a marre, et se révolte. Jusqu'à ce que Dixie se pointe, et impose Hebner Jr pour le remplacer. AJ parvient à reprendre le dessus, mais Bad Influence se débarrasse de l'arbitre. AJ continue de lutter, prend le dessus, Hebner revient en courant, est sur le point de déclarer AJ vainqueur, mais Bad Influence intervient. AJ sur le point de placer un Spiral Tap, mais intervention de Roode, triple death valley driver, Dixie ramène un autre arbitre, et le match se termine sur une victoire de Magnus über-heel. Un bordel pas possible, clairement signé Jarrett (qui bookait les shows à ce moment-là) mais étrangement particulièrement fun, logique et bien mené.

 


 

 

D'ailleurs, tout le show était à l'identique : logique, et bien mené. Le plan était d'éliminer toute possibilité d'assistance pour AJ, et de s'assurer que le main event soit absolument chargé en sa défaveur, et c'est ce qui s'est produit, de manière cohérente. Certes, en guise de main event, ça ne donne pas un match très joli (si le match avait été booké pour un vrai PPV, on aurait eu 10-15 minutes d'action traditionnelle avant... là, pas le temps), et il est évident que ça ne plaira pas à l'interwebz, mais à entendre l'Impact Zone exploser pour AJ, et huer à tout va pour Magnus et Dixie, le résultat attendu est obtenu. Ah, et avec la sortie qu'ils lui ont bookée, AJ seul contre tous, il ne reste plus qu'à attendre qu'AJ revienne, dans six mois ou un an, pour reprendre son titre.

 

 

Next week, Genesis... et jamais un PPV de la TNA n'aura aussi bien porté son nom : c'est une nouvelle ère qui s'ouvre.

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Catch Review : Hell in a Cell 2013

Publié le 28 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE, PPV

Après les pronostics, voilà le PPV... sans grande motivation, mettons-nous donc devant le troisième PPV de la WWE en moins d'un mois et demi, en espérant qu'il s'y passe quelque chose d'autre que "CENA EST LE CHAMPION !!!!!".....

- Préshow : Curtis Axel s'étant bousillé les deux hanches pendant un tag match hier ou avant-hier, il ne peut pas se battre, et Big E n'aura pas son match. À place, youpi, quelle joie, on se coltine Sandow vs Kofi : flux audio tout pourri sur le youtube officiel de la WWE, avec audio anglais et audio espagnol mélangés constamment. Match routinier et sans intérêt, avec victoire de Sandow, ce qui écarte d'office un cash-in réussi ce soir.

- Rhodes vs Shield vs Usos - Triple Threat for the Tag Championship. Match solide, mais avec des Tornado rules mal expliquées, des spots trop évidents, et un finish sans surprise.
- Miz se pointe (et me donne l'envie de zapper) et se fait attaquer par les sbires de la Wyatt family, sans surprise. Kane arrive, mini botch sur Harper, et Kane donne un chokeslam à Miz. Inutile.
- Fandango débarque, en fait trois tonnes.
- Fandango & Summer Rae vs Khali & Natalia. Un match cinq étoiles. Si, si. :mrgreen:
- Big E vs Ambrose - US title. Match improvisé, gentiment bordélique et, sans surprise, Ambrose conserve.
- HIAC #1 : Punk vs Ryback & Heyman. Botches techniques pour l'arrivée de Heyman, qui est hissé sur le toit de la cage, et donc ne participe pas au match/passe tout le show perché sur la cage à ne rien faire. HIAC quelconque, avec un finish sans impact, et un match uniquement là pour avoir Punk en train de passer Heyman à tabac sur le toit de la cage. Tout ça pour ça.
- Real Americans vs Los Matadores. J'aime beaucoup la manière dont Claudio porte le drapeau, comme une cape de superhéros, ça lui va bien. Le match ? Un tv-tag classique et basique, au résultat prévisible.
- Encore une fois la vidéo de Cena est grand, Cena est fort, Cena est beau, Cena est surhumain, blablabla.
- Cena vs ADR, HW title.

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Sinon, match chiant, avec ADR qui passe son temps à attaquer le bras de Cena, comme prévu ; et la production avait tellement téléphoné un éventuel cash-in de Sandow, avec de multiples plans sur lui, aux aguets backstage, que ça ne pouvait pas se produire ce soir.
- Aj (w/Tamina) vs Brie (w/the other Bella). Quelconque et sans suspens.
- Les PTP jouent à WWE2k14 pendant le PPV (on les comprend), et se font faire la morale par Backlund.
- HIAC #2 : Bryan vs Orton w/guest ref Shawn Michaels. WWE Title. Un chair match plus qu'un véritable cage match, puisqu'une fois un spot ou deux bouclés, le match était assez classique. Ah, et bien sûr, finish overbooké et merdique, et Orton champion.

Le PPV n'avait pas trop mal commencé, pourtant... mais non. La WWE s'obstine, et persiste dans son booking foireux et prévisible à la fois. On en est à trois PPVs, et une dizaine de Raws, maintenant... et donc, le futur de la WWE, des nouveaux visages frais et inédits en tant que champions : Cena et Orton. #LOLWWE

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Catch Preview : Wrestlemania XXX

Publié le 31 Mars 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, WWE

Bon, Mania. Étant donné que j'ai fini par totalement lâcher la WWE durant cette Road to Mania (pas vraiment le résultat escompté par la compagnie, je pense), tellement c'était chiant, prévisible et redondant, je n'ai pas de grands espoirs pour le PPV. M'enfin bon, allons-y pour quelques pronostics.

Divas Invitational Match :
AKA on est incapable de booker la division, donc on les fout toutes en vrac dans un match de dernière minute. AKA il est temps que AJ perde sa ceinture au profit d'une des Bellas. AKA ça va être un désastre, mais j'espère quand même une surprise, du genre Kharma qui profite du format Invitational pour faire son retour et prendre la ceinture après avoir démoli tout le monde.

Andre the Giant Memorial Battle Royal Match
AKA on a un PPV de quatre heures mais comme on est incapables de booker la mid-card, on les fout tous en vrac dans un match à la con. AKA ça serait logique de faire gagner Big Show, mais bon, de toute façon, le résultat ne compte pas le moins du monde.

The Shield vs. Kane & The New Age Outlaws
Il y a un mois, The Shield était sur le point de s'autodétruire, avec un 3-way prévu pour Mania. Aujourd'hui, ils affrontent les vieux dans un match sans intérêt. Victoire du Shield, à moins d'un heel turn d'un de ses membres pour rejoindre l'Authority... on peut toujours rêver, non ?

WWE Tag Team Championship Match The Usos © vs. The Real Americans vs. Ryback and Curtis Axel vs. Los Matadores
AKA on ne sait pas comment booker la tag division, donc autant les foutre tous en vrac dans un match de dernière minute, et les laisser faire leur truc. Avec un peu de bol, on aura enfin le faceturn de Cesaro.

John Cena vs. Bray Wyatt
Le build-up était risible (Wyatt qui débite des promos non-sensiques chaque semaine, et Cena qui "a peur pour la première fois de sa carrière", lulz), et le match devrait être potable, mais Wyatt a du mal avec les matches longs, donc Cena va devoir faire le gros du boulot. Ah, et pour le coup, si Cena wins, c'est méga facepalm.

The Undertaker vs. Brock Lesnar
On parie qu'au Raw de ce Lundi (que je ne regarderai pas plus que les semaines précédentes), Brock va démolir Undertaker, histoire de lui donner un minimum de crédibilité, après avoir été humilié et dominé par Taker depuis des semaines et des semaines ? Il serait temps... même si le match sera exactement ce à quoi tout le monde s'attend. J'espère toujours une apparition de Sting à la fin, depuis les rafters, pour mettre en place le match de PPV de l'année prochaine.

Third Spot In The WWE World Heavyweight Championship Triple Threat Match Daniel Bryan vs. Triple H
Allez, juste pour le fun, et parce que la destinée de Bryan est trop prévisible, on va dire que Triple H et ses sbires démolissent méthodiquement Bryan, mais que Hulk Hogan intervient, et le met quand même dans le main event, qui se transforme en Fatal Four-Way. Comme ça tout le monde est content, surtout Triple H, qui main evente Mania et flatte ainsi son égo.

WWE World Heavyweight Championship Match Randy Orton © vs. Batista vs. Daniel Bryan Or Triple H
3-Way ou Fatal Four Way remporté par Bryan, forcément, histoire de se mettre l'internet dans la poche pendant encore six mois d'abonnement au Network... mais j'avoue que j'aimerais beaucoup voir Bryan sur le point de remporter le titre, mais qui se prend un pedigree furtif, et HHH nouveau champion. L'internet exploserait, les sites de news seraient en panique à essayer de justifier tout ça et, pire que tout... tout le monde continuerait à regarder, comme un joli troupeau de moutons. :mrgreen:

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Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 10 - The Plan & Caprica

Publié le 7 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, SyFy, Drame, BSG

Après la conclusion en demi-teinte de leur série, les producteurs de Battlestar Galactica enchaînent les décisions discutables. Non contents de produire un téléfilm de conclusion à leur saga, intitulé The Plan, et confié à Jane Espenson (sorte d'aveu d'impuissance de la part des scénaristes, apparemment incapables de conclure leur récit dans le cadre de leur série), Moore & co décident de ne rendre ce dernier disponible que près de six mois après le series finale de BSG. De quoi agacer un peu plus bon nombre de fans de la saga, déjà échaudés par la fin de BSG, et redoutant un nouveau bottage en touche de la part des scénaristes... des fans qui, à l'arrivée de ce Plan, finissent par le regarder d'un oeil presque indifférent.

Et avec raison, puisque ces 110 minutes sont, au mieux, inutiles, et au pire, dommageables pour l'univers déjà établi.

Car souvenons-nous : depuis le premier épisode de la série, les scénaristes nous affirment que "les Cylons ont un Plan". Pendant quatre saisons, tout le monde a cherché à deviner ce plan... une certaine déception était inévitable, mais nul n'aurait parié sur la réponse donnée dans ce téléfilm.

Le Plan... c'est qu'il n'y a pas de plan.

Depuis le début, le plan des Cylons tient en quelques mots : tuer les humains. Mais malheureusement pour eux, ils n'y parviennent pas, parce qu'ils ont des sentiments. Par conséquent, le téléfilm passe en revue les évènements des premières saisons de la série, du point de vue des Cylons... en particulier Cavill, qui devient presque le personnage central de ce téléfilm. Un personnage omniprésent, qui surveille les Final Five, fait plein de références mystérieuses à leur statut, et a des difficultés à gérer Starbuck...

Problème : non seulement les sentiments des Cylons pour les humains contredisent légèrement les faits déjà établis en saison 1 sur la Cylon-occupied Caprica, mais en plus, le récit manque affreusement de structure et de consistance. Résultat, le téléfilm est assez peu engageant, et totalement inutile pour qui se posait encore des questions après le final de la série...

 

Et bien sûr, en 2009, Sy-fy, Moore et Espenson donnent naissance à Caprica, spin-off/préquelle à l'univers de Battlestar Galactica, prenant place sur la colonie de Caprica, 58 ans avant la série de 2003. Un show décrit par Moore comme Dallas dans l'espace... et c'est bien là que le bât blesse.

En effet, dès son pilote, Caprica pose des problèmes de taille : 15 secondes après le logo universal, paf, une scène d'orgie ! 10 minutes plus tard, paf un suicide bomber qui croit en "one true god" !

Rapidement, on reconnaît là la patte BSG : la majorité des acteurs et des persos sont à baffer... et, privé de scènes d'action ou de tension, c'est soporifique et über-bavard (sur 93 minutes, il doit facilement n'y en avoir qu'une trentaine de vraiment essentielles. Sur un network traditionnel, le pilote aurait été tout simplement refusé au stade du premier draft.)

Qui plus est, Caprica pose, comme postulat de départ, la création de la première forme de vie cybernétique, l'ancêtre des Cylons, en quelque sorte... et là, soudain, on comprend parfaitement le pourquoi et le comment de la faillite intellectuelle des Cylons de BSG : avec son premier Cylon né de la fusion d'une machine et de l'esprit d'une ado capricieuse et saoûlante de 16 ans, c'est normal que tout BSG puisse se résumer à un caca nerveux des cylons envers leurs parents.

Autre problème : le pilote de Caprica choisit de montrer comme opprimés les terroristes monothéistes, qui choisissent de faire exploser des civils au nom de leur Dieu unique... or, avec la fin de BSG leur donnant raison, le pilote de la série cautionne ainsi involontairement le terrorisme religieux !

 

À la simple vision du pilote, échaudés par la fin de BSG, de nombreux spectateurs prédisaient un plantage de la série niveau audience, et ce malgré la dévotion des fans hardcore de BSG et la bienveillance critique envers Moore (qui, d'ailleurs, devrait se calmer avec la réalité virtuelle, parce qu'entre ça et Virtuality, bonjour l'overdose).

Pas de surprise : au terme de 13 épisodes diffusés (des épisodes au rythme lent, à l'esthétique froide et aseptisée, à la rétrocontinuité hésitante, et aux personnages peu attachants), la série est annulée, avec moins de 800000 spectateurs par épisode.

Un bel échec, tant créatif que financier, et qui met un terme (provisoire ?) à l'aventure BSG sur Syfy.

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Un film, un jour (ou presque) #1142 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Unicorn (2019) & The Giant Mechanical Man (2012)

Publié le 16 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Unicorn (2019) :

Après avoir découvert que ses parents (Beverly D'Angelo et John Kapelos) ont l'habitude de faire des plans à trois avec des ami(e)s, Malory (Lauren Lapkus) commence à remettre en question la monotonie de son propre couple. Et quand, avec son compagnon Caleb (Nick Rutherford), ils rencontrent au détour d'une soirée la mystique et excentrique Jesse (Lucy Hale), ils envisagent de se laisser eux aussi tenter... sauf que tout ne se déroule pas comme prévu. Bien décidés cependant à trouver la perle rare, la "licorne" prête à partager leur lit, ils passent alors de rencontre en rencontre, chaque échec compliquant un peu plus leur propre relation.

Une comédie indépendante un peu frustrante et inaboutie, signée du frère de Jason Schwartzman, et qui peine, dans l'ensemble, à se montrer surprenante ou très originale.

Le cheminement du couple principal est ainsi cousu de fil blanc : on devine rapidement que ce couple va faire des expériences toujours plus catastrophiques (en réalité, elles se limitent à trois tentatives avortées), que cela va créer des tensions, qu'ils vont se disputer, avant de réaliser qu'ils s'aiment et qu'ils n'ont pas besoin de ça pour être heureux, blablabla, marions-nous.

Et donc ce métrage se déroule sans surprise, avec quelques moments amusants, mais dans l'ensemble de manière un peu routinière et plate. Ce qui n'aide pas, c'est le surjeu des deux membres du SNL, Beck Bennett (en bisexuel responsable de club de strip-tease) et Kyle Mooney (en garde à l'entrée d'une maison de retraite), et le convenu du traitement, qui aurait mérité un peu plus de punch ou de fantaisie pour maintenir l'intérêt sur la durée.

2 + 0.5 pour le capital sympathie de Lauren Lapkus = 2.5/6

The Giant Mechanical Man (2012) :

Trentenaire paumée et intérimaire, Janice (Jenna Fischer) vit temporairement chez sa sœur (Malin Akerman), qui semble bien décidée à mettre Janice en couple avec Doug (Topher Grace), un auteur à succès prétentieux et superficiel. Mais lorsqu'elle rencontre Tim (Chris Messina) dans le zoo de Detroit où ils travaillent tous les deux, une amitié se noue... sans savoir que Tim est aussi l'artiste qui incarne une statue muette dans les rues de la ville, et à laquelle Janice a pris l'habitude de se confier.

Une jolie comédie sentimentale indépendante écrite et réalisée par Lee Kirk, le mari de Jenna Fischer, et dans laquelle on retrouve plusieurs visages familiers, outre ceux déjà mentionné plus haut : Lucy Punch, Bob Odenkirk, Sean Gunn (ex-beau-frère de Fischer), Rich Sommer, etc, dans de multiples petits rôles à la caractérisation pas toujours très subtils, mais efficaces.

D'ailleurs, c'est ce que l'on peut retirer de ce métrage : ce n'est pas forcément exceptionnel, mais c'est efficace. Jenna Fischer est forcément attachante, Messina tient bien son rôle, et leur relation en filigrane, toute en retenue, fait que l'on accroche vraiment à ces deux êtres solitaires un peu perdus qui se trouvent et se complètent.

Ajoutez à cela un Détroit enneigé, des animaux au zoo, et une résolution classique mais qui fonctionne grâce aux acteurs, et voilà, un film sans ambitions démesurées, mais qui s'avère très sympathique.

4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1140 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour et quiproquos (2006) & Crash Pad (2017)

Publié le 15 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, Hallmark, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Amour et quiproquos (Anything for Love - 2006) :

Cadre dans l'immobilier à Chicago, Katherine Benson (Erika Christensen)  ne pense qu'à son métier, et n'a pas le temps de trouver l'amour. Jusqu'à ce que son assistante, Debbie (Ali Liebert), l'inscrive sur un site de rencontre, en utilisant sa propre identité. Ailleurs, Jack (Paul Greene), infirmier célibataire, connaît le même sort lorsque son meilleur ami Reggie (Patrick Gilmore) lui crée un profil imaginaire. Bientôt, Katherine et Jack se rencontrent, et tombent amoureux... mais chacun ignore la véritable identité de l'autre, et Charles (Antonion Cupo), l'ex de Katherine, est bien décidé à faire tout capoter.

Un téléfilm Hallmark assez frustrant, car évitant bon nombre de clichés pendant 50 minutes, et se montrant alors assez agréable à suivre, avec un couple qui se forme, qui a de l'alchimie, des personnages principaux agréablement développés, et une Ali Liebert toujours éminemment attachante.

Et puis, à partir de cette barre des 50 minutes (où se produit une crise cardiaque particulièrement forcée), le script commence à vraiment prendre l'eau de toute part, à enchaîner les quiproquos artificiels, les coïncidences, les mensonges, et à ramener l'ex et sa vengeance terriblement bancale. Sans oublier Reggie, le meilleur pote bedonnant aux techniques de drague foireuses, mais qui séduit pourtant le personnage d'Ali Liebert au premier coup d’œil. On se demande encore comment.

En somme, il y a ici une grosse moitié de film sympathique, qui s'écroule cependant dans la seconde partie, et qui finit juste en dessous de la moyenne. Dommage.

2.75/6

Crash Pad (2017) :

Lorsque Morgan (Christina Applegate), la femme plus âgée avec laquelle il a une aventure, lui explique qu'elle est mariée à Grady (Thomas Haden Church), et que cette histoire extraconjugale ne peut pas durer, Stensland (Domhnall Gleeson), un loser paumé et glandeur, s'indigne. Bien décidé à se venger, il finit cependant par sympathiser avec un Grady meurtri, qui finit par s'installer dans l'appartement miteux du jeune homme, et en profite pour lui montrer ce qu'est la vie d'un homme, un vrai.

Un métrage indépendant qui n'est pas vraiment une rom-com, mais plutôt une stoner/slacker comedy  reposant cependant intégralement sur l'amour et les sentiments éprouvés par les membres de ce triangle amoureux déjanté et improbable.

À partir de là, c'est au spectateur de voir s'il adhère ou non à ce mélange très particulier, qui se repose intégralement sur la bonne alchimie de son trio principal (et de Nina Dobrev, qui fait à peine plus que de la figuration) : avec son parcours semi-rédemptif à la conclusion évidente (le couple se réconcilie, Stensland se rapproche de Dobrev), le film mise tout sur le décalage provoqué par cet Irlandais glandeur plongé dans une intrigue digne d'une sitcom américaine, et contraint de cohabiter avec un macho américain à grosse moustache.

Le problème, en fait, c'est que le ton décomplexé et caricatural du film rend son protagoniste geignard et immature immédiatement antipathique, et que, du moins en ce qui me concerne, je n'ai jamais vraiment adhéré au ton du métrage (malgré ses occasionnelles séquences amusantes et inventives).

Un bon gros bof, en ce qui me concerne, malgré une interprétation compétente et des caméos de Britt Irvin et d'Aliyah O'Brien.

2.25/6

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Blog Update ! - Novembre 2019

Publié le 30 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de novembre "entre deux", toujours un peu bancal, pris entre le marathon intensif de l'Halloween Oktorrorfest, et la Christmas Yulefest de décembre, alors même qu'en France comme à l'étranger, la télévision s'est déjà mise à l'heure de Noël...

#1073 : Endiablé (2000) - 3.5/6

#1074 : Stuber (2019) - 2.25/6

#1075 : Teen Titans Go ! vs. Teen Titans (2019) - 4.5/6

#1076 : Tron (1982) - 4.25/6

#1077 : Tron - L'héritage (2010) - 3.75/6

#1078 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker (1983) - 1.5/6

#1079 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Kaine le Mercenaire (1984) - 2.5/6

#1080 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Barbarian Queen (1985) - 1.5/6

#1081 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Les Magiciens du Royaume Perdu (1985) - 2.5/6

#1082 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Amazons (1986) - 2/6

#1083 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker 2 (1987) - 3.5/6

#1084 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Stormquest : Kimbia, la Cité des Femmes (1987) - 1/6

#1085 : Bigger, Stronger, Faster* (2008) - 3.5/6

#1086 : Prescription Thugs (2015) - 2.5/6

#1087 : Dora et la Cité Perdue (2019) - 4/6

#1088 : Wonder Woman - Bloodlines (2019) - 3/6

#1089 : La Petite Sirène (2018) - 2/6

#1090 : Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (2019) - 2.5/6

#1091 : Terminator - Dark Fate (2019) - 1.75/6

#1092 : Icarus (2017) - 4.5/6

#1093 : The Oath (2018) - 3/6

#1094 : The Turkey Bowl (2019) - 2.75/6

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# Bilan :

Comme prévu, un petit mois pour les Téléphages Anonymes, un mois de récupération, qui nous a permis de partir en Argentine pour toute une collection de films particulièrement bancals, mais assez amusants néanmoins.

À part cette semaine Corman, et quelques documentaires plus ou moins réussis, on pourra noter des films d'animation assez quelconques (Wonder Woman, Angry Birds 2) et deux films de Thanksgiving qui ne pourraient pas plus être aux antipodes l'un de l'autre (l'un étant une comédie bas de plafond, l'autre une satire politique anti-Trump).

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# Film du mois :

Et ce mois-ci, ce sont une nouvelle fois les Teen Titans Go ! qui s'imposent avec un nouveau long-métrage toujours amusant, et bien plus malin que l'on ne veut bien souvent le croire. Sans oublier une mention spéciale pour l'adaptation en prises de vue réelles de Dora l'exploratrice, surprenante et inattendue...

# Flop du mois :

Mettons de côté la semaine Corman en Argentine, une semaine délibérément consacrée à des nanars éprouvés, et qui seraient trop facile à pointer du doigt dans la catégorie flop. Non, le véritable flop de ce mois de novembre, c'est Terminator Dark Fate, un blockbuster anémique et inintéressant, qui n'a bénéficié de l'indulgence des critiques que parce que le nom de James Cameron était vaguement rattaché au script. C'est insipide, le Terminator est transparent, les doublures numériques sont caoutchouteuses, bref, rien à sauver...

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# Petit écran :

Un petit mois, niveau séries, avec les premiers épisodes des Short Treks de Star Trek Discovery (des vignettes sympathiques, mais qui ne donnent paradoxalement pas envie de voir la suite de Discovery), ceux de Star Wars : The Mandalorian (un début de saison là aussi sympathique, malgré des défauts évidents), la première saison de NOS4A2 (bon gros bof), celle de Carnival Row (bon gros bof, bis), et l'ultime saison de The Detour (bon gros bof, ter).

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# À venir :

Dès cet après-midi, et jusqu'à début janvier, place à la Christmas Yulefest 2019, ce festival de films de Noël débordant de bons sentiments et de films douillets... des films dont vous pouvez toujours retrouver la liste alphabétique en cliquant ici ou en passant par l'Index de haut de page...

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Catch Review : TNA Impact (17/10/2013) + Pronostics Bound For Glory 2013

Publié le 18 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Ultime show avant Bound For Glory, ce dimanche, et un show qui, finalement, n'a pas grand chose à rajouter à la carte du PPV.

- Dixie dans le ring, met une prime sur la tête d'AJ, Ray débarque, mais Magnus vient pousser un coup de gueule. Ouverture de show honorable, mais j'ai toujours du mal avec la manière dont les promos de Dixie sont sonorisées.
- Bully tente de motiver les Aces backstage.
- Daniels vs Robbie E vs El Taco Grande vs EY. Pas très long, mais efficace pour ce que c'était.
- Godderz tente de démolir AJ backstage.
- AJ dans le ring, pas effrayé par la mise à prix de sa tête, et il défie ceux qui veulent la prime. Les Aces débarquent, Gunnstorm sauvent AJ... un segment assez anecdotique.
- Gunner vs Knux. RAS. Les Aces sont abandonnés par Bully, qui ne vient pas les aider.
- Sabin veut la prime de 50000$.
- La révolte des Aces continue.
- Gail s'inquiète de Lei'D Tapa, mais Brooke ne veut rien entendre.
- Sabin cherche AJ, mais trouve Joe, et repart la queue entre les jambes.
- Sabin vs Joe. Match solide, avec un Heel Sabin très amusant. Post match efficace mettant en place l'Ultimate X de Dimanche.
- EGO attaque AJ backstage, mais il s'en sort à grands coups d'extincteur.
- ECIII est bien le neveu de Dixie, :mrgreen:
- Magnus vs Ray. Comme le précédent, un match consistant, mais sans surprises, puisque uniquement là pour préparer le PPV.
- Sting et Magnus sont brouillés.
- Roode & Angle dans le ring, pour un duel de promos réussi. Étrangement, la Main Event Mafia n'est pas intervenue pour aider Kurt.
- Ray démolit AJ au micro. AJ ne se laisse pas faire.

Une fin de show qui remet le main event au centre de la carte d'un PPV qui promet. Un show de pré-PPV efficace, même si à nouveau, ce n'était pas exceptionnel.

Pronostics Bound For Glory 2013 :

- Preshow : Los Tacos vs Bromans vs Team EY Law vs EGO : les champions actuels sont face, donc probablement la victoire d'une équipe heel dans ce pré-show... EGO ?
- Ultimate X - X-div title : gros Ultimate X en perspective, mais je ne vois personne d'autre que Manik en tant que champion, pour le moment, donc...
- ODB vs Gail Kim vs Brooke Assmacher - KO title : Tapa va probablement intervenir à un moment ou un autre, et je ne vois pas vraiment ODB remporter le titre, donc Gail Kim conserve ?
- Sting vs Magnus. Magnus remporte la bataille au terme d'un match intense... ou d'un heel turn sur Sting, pour rejoindre la #TeamDixie ? (même si c'est peu probable après la promo de cette semaine).
- Gunnstorm vs (EGO ?) - Tag titles : Gunnstorm conserve, à mon avis. Pas de raison de changer de champions, à moins que la compagnie ait une nouvelle équipe en stock.
- Roode vs Angle : Kurt Angle remporte la vitoire après un excellent match.
- AJ vs Bully Ray - HW title - NoDQ : AJ gagne le match, après non-intervention des Aces, retour de Anderson, et probablement intervention de trouzemille personnes. Ça sera overbooké, mais le résultat final devrait faire plaisir.

- En prime, certainement un match d'Ethan Carter, contre l'un des lutteurs pas sur la carte (Jay Bradley ?), et possiblement un autre match de X-Div (King vs Zema ou Shaw ?).
- Et on n'est pas à l'abri d'un retour inattendu... Jarrett ?

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Blog Update ! - Mars 2021

Publié le 27 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Update

Un mois de mars un peu coupé court pour laisser de la place à la semaine ZAZ qui commence dès aujourd'hui, et qui, pour une fois, a vu quelques sorties intéressantes poindre le bout de leur nez, malgré les circonstances actuelles...

#1382 - La Voix du Succès (2020) - 2.5/6

#1383 : Tom et Jerry (2021) - 2/6

#1384 : The Opening Act (2020) - 3.5/6

#1385 : Chick Fight (2020) - 2/6

#1386 : Nail in the Coffin - The Fall and Rise of Vampiro (2020) - 4.5/6

#1387 : Un Prince à New York (1988) - 3.75/6

#1388 : The Arrested Development Documentary Project (2013) - 3.5/6

#1389 : Abduction (2019) - 2.25/6

#1390 : Un Prince à New-York 2 (2021) - 3/6

#1391 : La Vallée des lanternes (2018) - 3/6

#1392 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Peuple loup (2020) - 4.25/6

#1393 : SEMAINE SAINT PATRICK - Wild Mountain Thyme : amoureux foux (2020) - 1.5/6

#1394 : SEMAINE SAINT PATRICK - Je suis Patrick (2020) - 3/6

#1395 : SEMAINE SAINT PATRICK - Lucky (2019) - 3.5/6

#1396 : SEMAINE SAINT PATRICK - Vieilles canailles (1998) - 4/6

#1397 : Pick it up ! Ska in the '90s (2019) - 4.25/6

#1398 : Zack Snyder's Justice League (2021) - 3.5/6

#1399 : Raya et le dernier dragon (2021) - 4/6

#1400 : Jiu Jitsu (2020) - 1.5/6

#1401 : Yes Day (2021) - 2.5/6

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# Bilan :

Un petit mois sans réelles surprises, entrecoupé d'une semaine consacrée à l'Irlande et à la Saint Patrick : de quoi passer un moment agréable, avec en prime quelques nouveautés - malheureusement pas toujours des plus probantes. Si la Snyder Cut de Justice League est effectivement meilleure que la version cinéma, de nouvelles sorties comme Yes Day ou Tom et Jerry semblent vraiment en pilotage automatique.

D'autres, comme Un Prince à New York 2, tombent dans l'écueil des suites inutiles qui n'apportent rien à leur modèle, voire l'affaiblissent rétrospectivement. Dommage, car le retour en grâce d'Eddie Murphy, entamé avec Dolemite, se fait toujours attendre.

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# Film(s) du mois :

Deux documentaires (Pick It Up ! et Nail in the Coffin), suivis de deux films d'animation : le dernier Disney, (Raya, une bonne surprise inattendue), et le Peuple Loup, forcément superbe et enchanteur.

 

# Flop(s) du mois :

Deux beaux flops, entre un Wyld Mountain Thyme insipide et agaçant au possible, et un Jiu Jitsu approximatif et sous-développé, qui ne convainc ni par son scénario ni par son action.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a terminé son intégrale Marvel : Les Agents du SHIELD, avant de s'attaquer à deux one-shots qui n'ont pas connu de suite, le mythique Firefly, et le moins connu Total Recall 2070 ; un mélange des genres intéressant, complété, de mon côté, par la fin de saison 1 de Wandavision, et par (histoire de rester dans l'univers des super-héros) la bordélique saison 2 des Titans de DC.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En avril, on commence par un hommage à des colosses de la comédie : les ZAZ, avec une rétrospective de leur œuvre (tant cinématographique que télévisuelle) pendant une bonne semaine. Ensuite, retour à la normale, avec du lourd, du moins lourd, et de l'excentrique : Monster Hunter, la série Dark Crystal - Le Temps de la Résistance, Le Faucon et le Soldat de l'Hiver, Mulan, la série Final Space, et bien d'autres choses encore, en fonction de l'actualité...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Falcon et le Soldat de l'Hiver, saison 1 : épisode 3 et 4 (2021)

Publié le 17 Avril 2021 par Lurdo dans Falcon, Action, Aventure, Thriller, MCU, Marvel, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, USA

Sans atteindre le même niveau d'intérêt que Wandavision, les deux premiers épisodes de Falcon et le Soldat de l'Hiver ont réussi à convaincre, en donnant une suite intrigante à Avengers Endgame, et en ramenant au premier plan le personnage de Zemo, décidément des plus mémorables...

Falcon et le Soldat de l'Hiver, saison 1 (The Falcon & The Winter Soldier : season 1 - 2021) :

- 1x03 : Décidés à retrouver l'origine du nouveau sérum des super-soldats, Sam et Bucky se tournent vers le Baron Zemo (Daniel Brühl), toujours en prison. Un choix qui les amène ensuite à Madripoor, une ville asiatique rongée par la corruption et le crime...

Un épisode qui fait avancer beaucoup de choses, même s'il m'a paru un peu plus décousu et brouillon qu'à l'accoutumée dans son écriture (signée du créateur et scénariste des John Wick).

Probablement parce qu'il avance à une vitesse assez conséquente, sans se laisser le temps de respirer, ou sans laisser le temps à ses personnages d'exister et d'interagir : ici, on passe de l'Allemagne à Madripoor, puis aux Pays de l'Est, avec de multiples scènes d'actions (pas toujours ultra abouties - la fusillade à Madripoor, avec les coups de feu numériques), etc - en fait, ça donne presque l'impression d'un double épisode condensé en un, une fois dégraissé de tout son tissu connectif.

Pas forcément rédhibitoire, puisqu'il reste suffisamment d'éléments intéressants et dynamiques en place (le retour de Sharon Carter, qui ne semble pas dire toute la vérité à ses compères - serait-elle toujours aux ordres de Fury ? Ou est-elle le Power Broker ?) ou amenés progressivement (les véritables motivations des Flag Smashers, l'histoire du sérum, le caméo de fin d'épisode) pour maintenir l'attention du spectateur.

Mais ça reste un peu décevant, et probablement l'épisode que j'ai le moins apprécié depuis le début de la saison.

Heureusement que Zemo danse comme un dieu.

- 1x04 : Alors que la menace des Dora Milaje plane sur Bucky, Sam et Zemo, le trio retrouve Karli Morgenthau et tente de parler avec elle. Mais Walker et son coéquipier interviennent, et c'est le chaos...

Même scénariste que le précédent, et même impression d'un récit un peu trop décousu, et amputé de transitions ou de scènes plus connectives... mais là, ça passe un peu mieux, parce que le tout avance assez bien, et que Zemo reste un électron libre plutôt sympathique.

Dans l'ensemble, globalement, ça allait, entre l'intro au Wakanda (durant laquelle Sebastian Stan se donne totalement), la visite des Dora Milaje, la frustration croissante de l'US Agent, et la conclusion de l'épisode, logique et joliment sanglante.

Le tout saupoudré de Zemo qui manipule à droite et à gauche, en conservant un flegme assez imparable.

Reste que le problème de cette saison, pour l'instant, ce sont les Flag Smashers : je ne sais pas si c'est dû à un manque de charisme global, à un flou trop longtemps entretenu sur leurs motivations, et à une interprétation inégale (peut-être un peu des trois), mais les Flag Smashers peinent à convaincre en tant que réelle menace. Et comme de nombreuses scènes de dialogues sont ici consacrées à Karli et à ses doutes, ça tire un peu le tout vers le bas.

Bref, un épisode un peu inabouti, à nouveau, mais moins que le précédent, et qui avance nettement sur de multiples fronts. Les deux derniers épisodes de la saison devraient s'avérer plus qu'intéressants.

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Critiques éclair - Wandavision, saison 1 : épisodes 1x05-06 (2021)

Publié le 27 Février 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Sitcom, Télévision, Fantastique, Romance, Drame, Action, Science-Fiction, Thriller, Les bilans de Lurdo, USA, Disney, MCU, Marvel, Wandavision

Progressive montée en puissance de la saison 1 de Wandavision, avec un épisode 4 qui a joliment changé la donne, même s'il n'a pas forcément surpris le spectateur le plus attentif...

Wandavision, saison 1 (2021) :

- 1x05 : Alors que le Sword tente de résoudre le mystère qui entoure l'hexagone, Wanda et sa famille traversent les années 80 et adoptent un chien. Mais Vision commence à avoir des soupçons sur la réalité qui l'entoure...

Ah, les petits malins ! Je parle bien sûr de la fin de l'épisode, une fin d'épisode qui se permet de fusionner deux univers cinématographiques Marvel en amenant le Quicksilver de la Fox et des X-men dans la bulle irréelle de Wanda.

Un rebondissement de fin d'épisode qui fonctionne très bien, et qui arrive en conclusion d'une trentaine de minutes navigant assez habilement entre la reconstitution de sitcom 80s (la musique, les vêtements, le générique sont parfaits) et le thriller fantastique, avec de plus en plus de ces moments durant lesquels l'illusion maintenue par Wanda se fissure, et les captifs retrouvent leur libre-arbitre.

Sans oublier les moments extérieurs à la bulle, qui laissent subodorer que Sword (ou quelqu'un d'autre ?) ne serait pas totalement innocent, dans tout cela...

Mais c'est bel et bien la présence d'Evan Peters dans l'épisode qui ouvre les portes au Multiverse of Madness du prochain Doctor Strange.

Car maintenant que ce Quicksilver existe dans le MCU, et est identifié comme frère de Wanda (qui ne le reconnaît pourtant pas, ce qui laisse sous-entendre que son subconscient a été chercher ce Quicksilver... "ailleurs"), qu'est-ce qui empêche Feige et compagnie de nous ramener leur père dans un prochain épisode ? Les possibilités sont infinies.

- 1x06 : Halloween bat son plein à Westview, alors même que Vision mène son enquête, tentant de comprendre les tenants et les aboutissants du monde qui l'entoure, contrôlé par Wanda...

Un épisode plus court que le précédent, et plus mineur, qui arrive en réponse à la remarque émise dans l'épisode précédent ("il n'y a pas d'enfants à Westview, c'est bizarre"), et qui permet de mettre en place une dynamique de fond qui va sans nul doute culminer dans les semaines à venir.

Mais avant cela, on a droit à une reconstitution de sitcom 90-00s façon Malcolm, avec générique à la musique pop-punk dynamique, enfants qui parlent face caméra et s'adressent au spectateur, ponctuations musicales typiques à chaque scène, et personnage d'oncle déconneur et slacker qu'Evan Peters se fait un plaisir d'interpréter.

L'amateur de comics sera aussi comblé par de nombreux clins d'œil, des costumes originaux de Vision, Quicksilver, Wanda et des deux enfants, aux pouvoirs de ces derniers, qui laissent potentiellement présager d'un avenir pour les deux personnages... ou pas.

Car après tout, si les scénaristes peuvent toujours décider de trouver un moyen pour Wanda de conserver ses deux enfants une fois cette intrigue résolue, cela me paraît difficile à envisager sans tomber dans les histoires de Mephisto et compagnie (malgré les nombreux clins d'œil des scénaristes au diable et à l'enfer, je n'y crois pas vraiment).

Reste que pour l'instant, à trois épisodes de la fin, Wandavision tient bien la barre, évolue dans une direction de plus en plus sinistre, et que la fin de l'épisode, avec Wanda qui étend un peu plus la bulle de Westview pour sauver Vision, absorbant au passage tout le camp du SWORD (et Darcy), promet du lourd (a-t-elle les capacités d'étendre la bulle et de réécrire la réalité... à l'échelle de la planète ?).

(maintenant, c'est quand ils veulent pour une série dérivée Darcy & Woo, avec un Jimmy qui m'a surpris par son efficacité au combat)

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Un film, un jour (ou presque) #1434 : Justice Society - World War II (2021)

Publié le 7 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Justice Society - World War II (2021) :

Alors qu'il tente d'aider Superman (Darren Criss) à vaincre Brainiac (Darin De Paul), Flash se retrouve projeté durant la Seconde Guerre Mondiale, où il rencontre Wonder Woman (Stana Katic), à la tête de la Justice Society. À leurs côtés, Barry Allen (Matt Bomer) va affronter les Nazis puis les Atlantes d'Aquaman (Liam McIntyre), contrôlés par un mystérieux antagoniste...

Un long-métrage d'animation DC assez décousu, et pour cause : une partie des idées de ce scénario provient d'une série d'animation Wonder Woman avortée, ce qui explique que l'on a fréquemment l'impression d'un récit épisodique aux chapitres collés bout à bout : une introduction sur Wonder Woman à la recherche d'artefacts nazis (qui ne seront plus mentionnés de tout le film), puis le présent (avec Barry et Iris, Superman, tout ça), puis retour en arrière pour l'intégration de Barry au sein de la Society, puis un passage en sous-marin à la recherche d'un signal étrange, puis l'Atlantide contrôlée par un méchant, puis une invasion terrestre par les Atlantes et leurs Kaijus, puis retour au présent pour la fin de Superman/Brainiac, etc, etc...

Alors certes, dans l'absolu, tous ces éléments restent liés avec plus ou moins de bonheur dans un tout qui se regarde facilement ; mais cela n'empêche pas une vrai impression de patchwork, comme si l'on avait assemblé plusieurs intrigues de films, un peu à l'arrache, en mettant fortement l'accent sur Wonder Woman, Aquaman et Flash, sur la simple base de leur popularité actuelle au box-office et à la télévision.

À l'identique, on s'aperçoit rapidement que certains choix créatifs découlent directement d'un format sériel, où les personnages auraient été naturellement plus développés, notamment au niveau de la Society : ainsi, le film insiste sur la romance Hawkman/Black Canary... avant de tuer Hawkman en cours de route, sans que le tout n'ait vraiment d'impact émotionnel. Plus embêtant, il fait ensuite à nouveau de même avec Steve Trevor/Diana, pour un rebondissement tragique affaibli par les événements préalables.

Il y a aussi cette affaire de Clark Kent, reporter de guerre individualiste qui cache ses pouvoirs et refuse de s'impliquer dans la guerre contre les Nazis... sauf à la toute fin du film, dans un Deus Ex Superman particulièrement télégraphié (qui n'est pas sans rappeler à la Justice League de Snyder/Whedon) : ça aurait pu fonctionner avec plus de développement, plus de place pour respirer (honnêtement, toute la sous-intrigue sur Aquaman est vraiment de trop, il aurait été aussi simple d'avoir un méchant Nazi qui réussit à réveiller un Kaiju ou quelque chose du genre, plutôt que ce que l'on a là) ou moins de personnages secondaires.

Ce qui est frustrant, en fait, c'est que malgré tous ces défauts structurels et narratifs, j'ai plutôt apprécié cette proposition : en fait de Justice Society, c'est plutôt une version alternative de la JLA, et le contexte historique donne lieu à un trait presque cell-shadé, à un générique délibérément rétro, et à un univers intrigant, pas loin de celui de DC Bombshells.

Mais toute cette histoire de "Barry retourne dans le passé qui n'est pas le passé mais un univers parallèle et y découvre qu'ensemble, on est plus fort que tout seul, juste à temps pour retourner fonder la JLA dans son univers d'origine" fait honnêtement pièce rapportée, un dispositif narratif alourdissant malheureusement un film qui aurait pu être quelque chose de similaire à Justice League : The New Frontier, à une époque différente.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1492 : Space Jam - Nouvelle Ère (2021)

Publié le 27 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Space Jam - Nouvelle Ère (Space Jam : A New Legacy - 2021) :

Lorsque le basketteur LeBron James refuse une idée promotionnelle proposée par Al-G Rhythm (Don Cheadle), algorithme informatique définissant la stratégie commerciale des studios Warner, ce dernier s'emporte et décide de se venger. Il enlève le fils de LeBron, Dom (Cedric Joe), apprenti programmateur, et oblige LeBron à constituer une équipe de Looney Tunes pour se battre contre sa propre équipe, menée par son fils, afin de déterminer l'avenir du monde virtuel Warner, et de la famille James...

Mouais.

Difficile de critiquer ce Space Jam 2.0 sans tomber dans une liste de comparaisons avec l'original... D'autant que le schéma narratif global reste le même, alourdi d'une relation Lebron/Dom assez cousue de fil blanc.

Mais pour faire court, Space Jam 2021 est peu ou prou du même niveau que Space Jam 1996, une sorte de Ready Player One à la gloire de toutes les franchises Warner Bros, et qui utilise ces dernières n'importe comment, au point que l'on se demande à qui s'adresse le film : bourrer les arrières-plans de références à Casablanca, à Ça, au Magicien d'Oz, à Mad Max - Fury Road, à Matrix ou à Austin Powers, ça ne donne pas particulièrement l'impression que le film s'adresse vraiment aux enfants, mais plus à leur parents nostalgiques ayant grandi avec l'original (et encore, pas sûr que beaucoup de trentenaires ou quadras connaissent un film comme Les Diables de Ken Russell)...

D'ailleurs, se pose là un problème évident : Oui, LeBron est meilleur acteur que Jordan en son temps (il était déjà plutôt correct dans Trainwreck)... mais il n'en a pas le charisme et l'aura légendaire dans la conscience collective. Sans surprise, le moment où les Tunes annoncent qu'ils ont trouvé Jordan pour se joindre à l'équipe (ce qui débouche sur une feinte et un gag assez prévisibles, mais amusants), le film passe un autre palier... avant de retomber aussitôt.

Sans Jordan et son aura de légende, le côté humain du film peine à intéresser, avec la cellule familiale qui fait de la figuration. On peine aussi à croire au leadership de Lebron vis à vis des Tunes, et il est totalement éclipsé par Don Cheadle, qui s'éclate vraiment dans le rôle du grand méchant et vole la vedette aux autres humains du film.

Les Tunes, eux, s'en sortent un peu mieux que dans le film original : il faut dire qu'avec un film frôlant les deux heures, et un match de basket (enfin, pas vraiment, puisque c'est du basket 2.0, aux règles jamais énoncées clairement, et qui sabote donc sa propre tension et ses enjeux au profit d'un déluge d'effets spéciaux) occupant les dernières 45 minutes, les personnages animés ont plus le temps d'exister et de faire leur numéro.

Reste que scénaristiquement, on est dans un calque de l'original, un calque plus long, plus mou, plus chargé encore en placement produit Warner cynique et forcé, mais pas forcément plus honteux ou mauvais.

Ça se regarde, en somme, malgré quelques passages qui font grincer des dents (la parodie de 8 Mile avec Porkey), quelques fausses bonnes idées (la foule de caméos en arrière plan, pendant tout le match, n'a non seulement ni queue ni tête, mais en plus les figurants en font généralement trois tonnes dans des maquillages approximatifs, malheureusement trop visibles à l'écran ; la fausse mort de Bugs Bunny) et une vision assez dépassée du monde numérique.

3/6 pour les plus jeunes (2.5/6 pour les adultes)

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Un film, un jour (ou presque) #1488 : La Naissance du Dragon (2016)

Publié le 21 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, USA, WWE, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Naissance du Dragon (Birth of the Dragon - 2016) :

En 1964, alors qu'il enseigne à San Francisco, Bruce Lee (Philip Wan-Lung Ng) apprend que Wong Jack-man (Xia Yu), un artiste martial rival, est arrivé en ville. Persuadé qu'il est l'envoyé des grands maîtres chinois qui s'opposent à sa volonté d'enseigner le kung-fu aux occidentaux, Bruce défie alors Wong Jack-man en duel singulier, sous le regard désapprobateur de Steve McKee (Billy Magnussen), l'un de ses élèves. Car Steve est intéressé par la philosophie de Wong Jack-man, et commence à être déçu par celle, plus agressive, de Bruce Lee. Pire : l'élue de son cœur est aux mains de la pègre locale, et pour la sauver, il doit convaincre un Wong Jack-man réticent d'affronter Bruce....

J'en parlais hier après mon visionnage de Dragon : j'étais curieux de voir ce Birth of the Dragon de 2016, réalisé par George Nolfi (L'Agence, Spectral), et produit par Blumhouse et la WWE (aïe), afin de savoir s'il allait être plus fidèle à la réalité et plus abouti que le Dragon de Rob Cohen.

Pas de chance, c'est tout l'inverse.

Le problème, en fait, c'est que ce métrage, écrit par le scénariste de Nixon, de Ali et de Gemini Man, prétend faire de Bruce Lee son personnage principal, alors qu'en réalité, il en est l'antagoniste : ici, Bruce Lee est arrogant, vantard, jaloux et abrasif, un bully brutal et mesquin qui ne deviendra la légende et le philosophe pacifique que l'on connaît que grâce à l'influence de l'un de ses élèves, inventé pour l'occasion, un white saviour caucasien blond aux yeux bleus qui s'éprend d'une jeune immigrante retenue prisonnière de la pègre locale.

Une approche qui fait gentiment grincer des dents, et place ce personnage au carrefour de l'évolution de Bruce Lee, et de la rédemption de Wong Jack-man, le célèbre maître qui a affronté Lee en duel singulier, et que le film semble bien décidé à présenter sous le meilleur possible, faisant de lui un combattant supérieur à Bruce Lee, plus sage, plus doué, qui laisse Bruce gagner pour lui apprendre une leçon de vie (et ayant, in fine, contribué à faire voir la lumière à ce dernier).

En soi, pourquoi pas, un film évitant de déifier Bruce Lee aurait pu avoir du bon. Mais en faisant tout tourner autour de "Steve McKee" et de Wong Jack-man, le métrage se retrouve presque à mentir sur la marchandise. Oui, Bruce Lee fait partie du film, mais il n'en est qu'un personnage secondaire, limité à ses traits négatifs, et sa "naissance" est en fait une renaissance philosophique dont les deux autres personnages sont à l'origine.

On est donc loin d'un biopic, et ce qui n'aide pas les choses, c'est que les affrontements (notamment le grand duel Lee/Jack-man) sont filmés à l'aide de multiples gimmicks de réalisation : ralentis matrixiens, angles de caméra improbables, accélérés et floutages, effet "je prédis les coups à venir de mon adversaire en surimposition", sauts câblés à la pseudo-signification métaphorique, etc.

Ça gâche parfois gentiment le spectacle, ce qui est d'autant plus dommage que les acteurs sont plutôt bons, martialement parlant, et que les chorégraphies de Corey Yuen ne sont pas mauvaises.

Et puis je ne parle même pas de la structure globale "film de superhéros", qui voit les héros s'affronter aux 2/3 du film, parvenir à un status quo, et faire ensuite équipe pour aller botter le cul des méchants dans un dernier quart cheesy au possible, façon buddy movie, avec one-liners faiblards, et musique symphonico-électronico-rock (qui vire au métal hors-sujet dans le générique de fin).

Un film bancal ne semble donc pas savoir sur quel pied danser : buddy movie léger et humoristique, biopic sérieux et profond, film d'exploitation, etc.

2.5/6 (pour la chorégraphie des combats, principalement)

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Un film, un jour (ou presque) #1473 : CYCLE SCI-FI - Le Passager n°4 (2021)

Publié le 1 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

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Le Passager n°4 (Stowaway - 2021) :

En mission pour Mars, l'équipage du MTS-42 (Toni Collette, Anna Kendrick, Daniel Dae Kim) découvre soudain à son bord un passager clandestin, Michael (Shamier Anderson), qui ignore totalement comment il est arrivé là. Confrontés à une réserve d'oxygène insuffisante pour les quatre passagers, les trois astronautes se trouvent alors face à un choix drastique : sacrifier cet inconnu, ou risquer la vie de tout l'équipage.

Stowaway est un long-métrage Netflix qui pose un dilemme moral percutant et pertinent à ses personnages cartésiens et scientifiques : quel choix effectuer lorsque les ressources deviennent soudain limitées et qu'il faut "sacrifier" un passager pour espérer assurer la survie du reste de l'équipage.

On aurait pu réaliser le même film dans un sous-marin, sur un bateau à la dérive, lors d'une expédition polaire... les choix sont multiples, et reposent tous sur la même question fondamentale, traitée à de multiples reprises dans la fiction (Stowaway n'est guère plus qu'une relecture "réaliste" de l'Équation de la mort, un épisode de la Quatrième Dimension adapté d'une nouvelle, elle-même inspirée d'autres récits), et opposant la logique pragmatique de la survie du plus grand nombre à la réaction émotionnelle de la valeur de toute vie.

Et le film fait tout pour embarquer le spectateur dans ce débat : mise en place prenante, réalisation et rendu visuel efficaces, acteurs compétents, et caractérisation très appuyée du passager clandestin, qui est présenté comme quelqu'un de courageux, d'intelligent, de travailleur, de sociable et de sympathique, pour mieux remuer le couteau dans la plaie lorsque vient le moment de la décision fatidique.

Le seul vrai problème, en fait, c'est que pour adhérer à la proposition du film, et pour que la suspension d'incrédulité fonctionne, il faut trouver le postulat du métrage plausible ; et c'est là que tout s'écroule, pour moi. Parce que le film choisit délibérément de botter en touche sur le pourquoi et le comment de la présence à bord de ce passager clandestin, et qu'à mes yeux, c'est là le début de l'effet domino qui fait s'effondrer tout le château de cartes Stowaway.

Car se contenter d'un "Michael est un préparateur technique qui travaillait sur la navette lorsqu'elle était sur sa rampe de lancement... et voilà, c'est tout, il s'est réveillé à bord après le décollage et l’arrimage à la station, et ne sait pas comment il est arrivé là", c'est loin d'être suffisant, surtout que cela ne semble poser de problème à personne, avec un équipage qui accepte volontiers à son bord cet inconnu sympathique.

Ça aurait pu passer si le film s'était engagé dans la direction d'un thriller, avec un 4e passager menteur et menaçant... mais non, Stowaway n'est intéressé que par son dilemme éthique, et considère que cette absence d'explications n'est pas un obstacle au bon déroulement du récit.

Sauf que bon, pas de postulat justifié, des rebondissements artificiels et forcés (l'éruption solaire qui tombe forcément pile au pire moment, sans prévenir), des personnages assez peu développés (Toni Collette est sous-exploitée), un rythme globalement pépère et sans grande tension et une résolution ultra-prévisible avec morale en voix off, à force, ça commence à faire beaucoup.

D'autant plus frustrant que ça commençait bien, avec vingt premières minutes très efficaces.

2.5/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 4 (2021)

Publié le 6 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Netflix, Télévision, USA

Avec sa saison 3, Camp Cretaceous semblait avoir atteint une conclusion efficace et potentiellement définitive : les jeunes protagonistes avaient quitté l'île d'Isla Nublar, avec au programme une happy end pour quasiment tout le monde, et un aboutissement efficace des diverses sous-intrigues de la série... sauf que Netflix avait clairement une autre idée en tête, puisque la série continue, pour le meilleur et pour le pire. Place donc à cette saison 4 de 11 épisodes, une saison qui ne m'a pas vraiment convaincu...

Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 4 (Camp Cretaceous, season 4 - 2021) :

Six mois après les événements de Jurassic World, Kenji, Yaz, Sammy, Ben, Darius et Brooklynn s'échouent sur une nouvelle île aux biomes multiples. Rapidement, ils découvrent que c'est là un centre d'expérimentations de Mantah Corp, et qu'ils vont devoir tout faire pour protéger les dinosaures qui servent de cobayes à la multinationale...

Une quatrième saison en demi-teinte, à vrai dire, après une troisième saison qui se terminait de manière plutôt satisfaisante. Il faut dire qu'entre le rythme un peu bancal, l'accent prononcé mis sur la romance naissante entre Kenji et Brooklynn, et surtout le côté ultra-technologique de la saison, le tout ressemble presque à une tentative de réorienter la série vers quelque chose de différent, de changer les enjeux, tout en gardant les bases et les personnages.

Le problème, c'est que les bases (limitées) de la série, c'est "un groupe d'ados sont perdus dans Jurassic World alors que le parc a été évacué, et ils doivent survivre aux dinosaures en liberté". Cette saison 4, à contrario, c'est "un groupe d'ados est prisonnier d'un labo ultra-sophistiqué aux biomes multiples façon holodeck de Star Trek, dans lesquels vivent quelques dinosaures, et qui sont gardés par une armés de drones volants, de chiens-robots et de lézards-cyborgs bipèdes tirant des lasers et contrôlés par un trentenaire immature qui travaille pour la grande méchante corporation rivale d'InGen/Masrani, qui tente de télécommander les dinos avec une puce pour les faire se battre".

Forcément, ça change nettement le cadre, les enjeux et le déroulement du tout : plutôt que d'être poursuivis par des dinosaures, les protagonistes sont encore et toujours traqués par les robots de Mantah, ce qui devient rapidement assez répétitif. Les détails et la plausibilité de tout ce côté technologique coincent un peu (une base secrète à la technologie digne de Star Trek, à deux encablures à peine d'Isla Nublar et du parc... mouais). Le personnage de Kash est un peu trop basique et cliché pour faire un antagoniste probant...

Et de manière générale, la saison a tendance à jouer un peu trop la carte de l'émotion facile et manipulatrice, façon "regardez, les enfants, vous les trouvez mignons, nos bébés dinos qui réagissent comme des animaux domestiques ? Et bien les méchants vont les torturer et les télécommander, avec des gros plans sur les yeux pleins de terreur des pauvres bébés. Et puis vous vous souvenez de Bumpy, le dinosaure de Ben ? Et bien on va finir un épisode en vous montrant qu'il est seul sur Isla Nublar, déprimé, et que les enfants lui manquent ! SOYEZ TRISTES, LES ENFANTS !"

Bref, une saison qui ne m'a pas vraiment convaincu : oui, les bébés dinosaures sont mignons, oui, le développement psychologique de certains des personnages est bienvenu (le PSTD de Jaz, notamment), mais dans l'ensemble, la série est partie dans une direction trop peu probante à mon goût, cette année, le Spinosaure faisait presque de la figuration, et tous ces changements n'ont pas forcément fait du bien au programme.

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Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x07 + bilan (2021)

Publié le 27 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Star Wars, Review, Télévision, USA, Boba Fett

Après quatre premiers épisodes assez décevants, Le Livre de Boba Fett a enfin passé la seconde... pour deux épisodes se consacrant presque totalement au Mandalorien et à Grogu. Un joli paradoxe inhérent à la série, et qui devrait trouver une résolution dans cet ultime épisode de la saison...

Star Wars : Le Livre de Boba Fett 1x07 + bilan (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x07 - Tous les clans de Mos Espa trahissent Boba et l'attaquent simultanément, aux quatre coins de la ville ; retranché avec une poignée d'alliés, Fett se prépare à un siège sans issue...

Un épisode final assez symptomatique de la série, en cela qu'il est efficace dans l'action, et beaucoup plus intéressant sur le front du Mandalorien (qui retrouve ici Grogu) que sur celui de son personnage-titre (tout en continuant de sous-exploiter Ming-Na Wen).

Pour ce final, donc, Robert Rodriguez revient derrière la caméra, et se fait plaisir avec d'innombrables séquences western, des clins d'œil à King Kong et Godzilla, et de l'action, de l'action, de l'action.

Pas beaucoup de surprises au programme, cependant : tous les personnages amenés au fil de la saison reviennent ici sous une forme ou une autre, tout est logique, mais aussi... fortement prévisible, à l'image du petit dôme/cockpit transparent du vaisseau du Mandalorien, qui dès sa première apparition à l'écran téléphonait largement toute l'évolution de la sous-intrigue Grogu, ainsi que l'image finale de la saison.

Ça reste efficace dans sa mise en images, ça se regarde, mais ça s'arrête là.

- Bilan saisonnier -

On avait pourtant été prévenus par la production, bien avant la diffusion du programme : Le Livre de Boba Fett n'était pas une série à part entière, mais une saison 2.5 du Mandalorien.

Et dans les faits, c'est tout à fait exact, avec quatre premiers épisodes consacrés à Boba, et la dernière partie de la saison très axée sur Mando et Grogu. Il n'y a donc jamais eu tromperie sur le produit proposé... mais ce produit est tellement mal dosé/équilibré et structuré qu'on peut se demander si un peu plus de recul n'aurait pas été nécessaire avant de se lancer dans une telle saison.

D'autant que l'écriture du Mandalorien était déjà loin d'être exempte de défauts, avec un démarrage assez mollasson et des digressions pas toujours pertinentes. Sans surprise, donc, on retrouve ces soucis ici, décuplés par une volonté de se concentrer exclusivement, dans un premier temps, sur Boba et Fennec et sur des flashbacks répétitifs et convenus.

Après, c'était aussi partiellement voulu : la série a clairement opté pour une optique western, et a clairement décidé de transposer tous les clichés du genre dans l'univers Star Wars, avec les Hommes des sables en lieu et place des Indiens, et tout et tout. Mais ce n'est pas parce que c'était voulu que c'était nécessairement réussi.

Au final, on se retrouve donc avec quatre épisodes sur Boba, qui auraient pu être condensés en 90 minutes, voire intégrés aux trois derniers épisodes en flashbacks. D'autant que malgré les sept épisodes de cette série, les motivations et la caractérisation de Boba peinent toujours à convaincre - autant s'en passer, honnêtement, et laisser planer le mystère sur le chasseur de primes, plutôt que de lui donner un background basique façon Danse avec les Loups.

Bref. Du Livre de Boba Fett, on ne retiendra vraiment que les deux épisodes consacrés au Mandalorien, et quelques scènes çà et là. Vraiment un projet de transition, en somme, reste à voir ce qui viendra ensuite.

En tout cas, je revois nettement mes attentes à la baisse pour la série Obi-Wan, surtout avec le scénariste du Roi Arthur de Guy Ritchie et de l'Army of the Dead de Snyder à l'écriture.

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Un film, un jour (ou presque) #1588 : Uncharted (2022)

Publié le 25 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Romance, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Uncharted (2022) :

Nathan Drake (Tom Holland), jeune arnaqueur passionné d'histoire, est recruté par Sully (Mark Wahlberg), un chasseur de trésors, pour tenter de retrouver le trésor de Magellan, perdu il y a plus de 500 ans par la Maison Moncada. Une course autour du monde s'engage alors entre Drake, Sully et Santiago Moncada (Antonio Banderas), avec pour enjeu plus de 5 milliards de dollars en or et en métaux précieux...

Soyons honnêtes : même sans avoir joué à tous les jeux de la franchise (et c'est mon cas, j'ai uniquement joué aux deux premiers), les caractéristiques principales d'Uncharted sont flagrantes. Un protagoniste baroudeur sarcastique (à la Indy) ressemblant physiquement à (et sonnant comme) Nathan Fillion, une relation ludique avec Sully, son mentor moustachu, des fusillades à gogo, des aventures aux quatre coins du globe, des puzzles à résoudre, de l'escalade, et des cascades spectaculaires et cinématographiques.

Donc forcément, quand après près de 15 ans au point mort, en development hell, cette adaptation filmique de la saga vidéoludique (confiée à trois scénaristes et au réalisateur de Venom et de Zombieland) ne garde qu'une fraction de ces points essentiels (et ne les exploite vraiment qu'à la fin du métrage), ça coince.

À commencer par le casting : j'aime beaucoup Tom Holland, il est attachant, mais il n'a absolument rien de Nathan Drake, même en version Begins - pas vraiment l'humour ou le répondant, pas le côté baroudeur, pas d'alchimie avec Sully (un Wahlberg autrefois envisagé pour le personnage titre, et ici en pilotage automatique et en débardeur pour montrer ses muscles)... au moins, à défaut d'utiliser des armes à feu (il le fait dans une scène vers la fin du film, et le métrage en profite pour placer enfin le thème musical des jeux, mais c'est très bref), il fait du parkour et de la musculation, c'est déjà ça et ça plaira aux fans de l'acteur.

Donc Drake n'est pas ultra convaincant, Sully non plus, Banderas fait de la figuration (Chloé s'en sort mieux), les fusillades sont aux abonnés absents dans le métrage, les puzzles sont assez génériques et pas très intéressants dans leur mise en image, les aventures internationales sont étrangement étriquées et claustrophobiques, et enfin, les cascades paraissent bizarrement mollassonnes : encore une fois, lorsque Tom Holland fait du parkour, c'est efficace, quand il est remplacé par des doublures numériques lors de grandes cascades défiant toutes les lois de la physique et de la plausibilité (à la Fast and Furious), ça coince - oui, c’était déjà comme ça dans les jeux, mais à l’écran, en prises de vue supposément réelles, ça ne passe pas.

Et puis je pourrais citer la musique, ici totalement insipide (merci Djawadi, une fois de plus), le rythme en dents de scie, le montage très moyen des scènes d'action, le caméo pataud de Nolan North, ou encore une cruelle absence de fun, de personnalité et d'énergie tout au long d'un métrage qui est plus près d'un Benjamin Gates 2 que d'un Indiana Jones...

2.5/6 (à peu près comme le Tomb Raider de Vikander, en fait)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Marvel's Hit-Monkey, saison 1 (2021)

Publié le 28 Février 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Marvel, Review, Thriller, Télévision, USA, Hulu

Un peu à l'instar de MODOK, voici une nouvelle production Marvel Animation mise en chantier bien avant la fusion Fox/Disney, et qui, suite à la fermeture des studios Marvel TV, a été ensuite conservée par le studio de Mickey pour une diffusion sur Hulu.

Au programme, 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, chapeautés par les réalisateurs de Blades of Glory et de Joyeux Bordel !, pour une histoire improbable de singe tueur à gages accompagné d'un fantôme très bavard...

Marvel's Hit-Monkey (2021) :

Parce que son clan a été massacré par des assassins traquant Bryce Fowler (Jason Sudeikis), un tueur à gages blessé caché au milieu des montagnes enneigées du Japon, Hit-Monkey (Fred Tatasciore), un macaque en colère, décide de se venger des yakuzas responsables de cet acte et, accompagné par le fantôme sarcastique de Fowler, qui lui fait découvrir le monde des humains, il part pour Tokyo, alors en pleine élection du nouveau Premier Ministre japonais, afin de nettoyer les rues de la ville de la pègre qui l'envahit...

N'étant pas très fans de tout ce qui est ambiance japonaise et histoires de yakuza et de pègre asiatique, j'avoue avoir entamé cette série d'animation avec une certaine méfiance, d'autant plus que j'ignorais tout de l'histoire et des personnages.

Et puis, finalement, malgré une animation parfois inégale (certains épisodes semblent un peu sommaires, d'autres sont nettement plus expérimentaux), certains personnages inutiles (du côté de la police, notamment) et un aspect finalement assez dérivatif (Kill Bill est passé par là, dans le genre hommage et références à tout cet univers), j'ai fini par me laisser séduire par cette histoire improbable de macaque tueur à gages réticent et tourmenté, accompagné d'un fantôme humain à la langue bien pendue (Archer n'est pas loin, et si la série avait été adaptée en prises de vue réelles, nul doute que Ryan Reynolds aurait eu le rôle), et qui évolue dans un Tokyo peuplé d'esprits (Yuki, le fantôme protecteur de la ville), de super-méchants (Lady Bullseye, le Silver Samuraï) et de caïds déglingués aux capacités surhumaines (Ogun, par exemple).

Une histoire qui, bizarrement, n'oublie pas de se montrer plus sensible et émouvante entre deux gerbes de sang, des scènes d'action très violentes et un humour qui fonctionne : Monkey ne se sent pas à sa place chez les humains ou chez les singes, sa relation avec Bryce devient de plus en plus compliquée, il s'éprend vaguement de la nièce du candidat aux élections, et lorsqu'il tente de renouer avec son espèce en partant dans les montagnes, il n'amène avec lui que violence et désolation.

D'ailleurs, c'est peut-être là mon seul vrai bémol en ce qui concerne cet aspect de la série : l'épisode 08, plus "émotionnel", se consacre donc au retour de Monkey chez les singes, mis en parallèle de l'origin story de Bryce, avec son enfance difficile, etc. Et ces deux sous-intrigues m'ont semblé un peu trop faciles et convenues, une manière simpliste d'expliquer les traumatismes des deux personnages - après, peut-être était-ce déjà comme ça dans les comic-books, mais bon...

(et puis il faut reconnaître que la série ne brille pas forcément par son originalité, donc ces clichés sont finalement assez logiques, je suppose)

Le reste de la série s'articule autour des différents "caïds" de la pègre, dont Monkey et Bryce remontent les échelons un par un, passant par des environnements assez variés : pas le temps de s'ennuyer, tout est plutôt bien géré, c'est dynamique et bien doublé, bref, ça marche plutôt bien, même si par moments, l'illustration musicale un peu hipster cool rétro-60s (chansons en français, etc) se marie mal avec le reste du programme.

Ça mérite un coup d'œil, donc, si on aime le genre, en regrettant tout de même que la porte ouverte sur une saison 2 ne débouchera probablement sur rien.

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Les bilans de Lurdo : The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022)

Publié le 10 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Amazon, Boys

Anthologie animée en 8 épisodes de 11 minutes, The Boys presents : Diabolical se propose de raconter de petites histoires prenant place dans l'univers des Boys, la série d'Amazon... ou presque, puisqu'on est plus là dans une série de courts-métrages inspirés de l'univers de The Boys, sans forcément appartenir à la même continuité.

The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022) :

- 1x01 - "Laser Baby's Day Out" : un employé de Vought tente de sauver un bébé doté de pouvoirs incontrôlables...

Plutôt sympathique, ce court muet écrit par Evan Goldberg et Seth Rogen, et animé dans le style des vieux cartoons façon Warner et compagnie. C'est ultra-gore et violent, mais le contraste fonctionne bien avec le style innocent, et le slapstick inhérent au genre.

- 1x02 - "An Animated Short Where Pissed-Off Supes Kill Their Parents" : un groupe de supers aux pouvoirs lamentables décide de se venger de Vought et de leurs parents en tuant ces derniers...

Parodie de Red Band Society par Justin Roiland, on retrouve ici le style et le ton des œuvres de ce dernier, comme Rick et Morty, ainsi qu'un paquet de noms familiers au doublage (Roiland, Kevin Smith, Kenan Thompson, Gary Anthony Williams, Christian Slater, Ben Schwartz, etc), pour un résultat amusant et bourrin, sans plus.

- 1x03 - "I'm Your Pusher" : Butcher s'introduit chez OD, dealer de drogues des plus grands superhéros...

Un épisode dans le style et la continuité des comic-books d'origine, écrit par Garth Ennis himself, avec là encore un casting vocal mémorable (Kieran Culkin, Dominique McElligott, Kevin Michael Richardson, Michael Cera, Jason Isaacs, Simon Pegg, Antony Starr), pour un résultat efficace dans la droite lignée de la bande dessinée.

- 1x04 - "Boyd in 3D" : un homme timide essaie un produit expérimental Vought qui lui confère un physique d'Apollon, ce qui lui permet de séduire sa voisine...

Chris Diamantopoulos, Kumail Nanjiani et Nasim Pedrad (entre autres), au casting vocal de cet épisode écrit par la scénariste de la série Broad City, au style visuel supposément européen, et qui adopte globalement un ton comique pour une satire des réseaux sociaux et du culte de l'apparence. Pas désagréable, même si anecdotique, et manquant un peu de mordant (sauf sur la toute fin).

- 1x05 - "BFFS" : une jeune femme consomme du Compound V, et découvre qu'elle peut parler à ses déjections...

Aïe. Un style anime, et Awkwafina au scénario et au doublage (ainsi que Seth Rogen et Chace Crawford), pour un épisode à l'humour de stoner pipi-caca qui ne m'a pas du convaincu.

- 1x06 - "Nubian vs Nubian" : une fillette tente d'empêcher le divorce de ses parents superhéros avec l'aide de leur adversaire de toujours.

Amusant, ce segment écrit par Aisha Tyler, qui double l'un des personnages principaux aux côtés de Don Cheadle. Sans plus.

- 1x07 - "John and Sun-Hee" : un homme de ménage de Vought dérobe du Compound V pour soigner sa femme, atteinte d'un cancer... mais ce dernier prend vie et devient incontrôlable.

Andy Samberg surprend à l'écriture d'un segment d'inspiration asiatique à la fois poétique, grotesque et violent. Plutôt réussi.

- 1x08 - "One Plus One Equals Two" : la première mission de Homelander vire au désastre...

Un épisode in-continuity, doublé par les acteurs de la série, et qui s'avère plutôt efficace, à défaut de surprendre.

- Bilan -

Dans l'ensemble, une anthologie intéressante à suivre, principalement parce qu'elle propose des styles visuels et narratifs totalement différents, mais qui s'intègrent bien dans l'univers de The Boys. Une bonne surprise, donc, même si le tout reste forcément un peu inégal, reposant fréquemment sur un gore et une violence immatures pour choquer le spectateur, sans forcément aller beaucoup plus loin que cela.

Mais bon, c'est un peu devenu la marque de fabrique de tout ce que produisent Goldberg et Rogen (et donc de la série The Boys, déjà assez grâtinée sur ce plan dans sa forme papier) donc on ne peut décemment pas être surpris quand ces caractéristiques (ainsi que l'humour en dessous de la ceinture) se trouvent un peu amplifiées par le format animé.

Et puis honnêtement, même pas 90 minutes au total, ça passe comme une lettre à la poste.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 13 - Fear Street, partie 2 : 1978 (2021)

Publié le 13 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Fear Street, partie 2 : 1978 (Fear Street, part 2 : 1978 - 2021) :

En 1978, au camp de vacances Nightwing, les adolescents de Sunnyvale et de Shadyside passent un été tranquille, jusqu'à ce que l'esprit de Sarah Fier ne se réveille, et ne déclenche une nouvelle série de meurtres. Prises au milieu de cette tourmente, Cindy Berman (Emily Rudd), l'une des monitrices, et sa sœur Ziggy (Sadie Sink), rebelle et caractérielle...

On prend les mêmes et on recommence, pour une suite du premier Fear Street ayant inexplicablement reçu le même accueil critique et public que celui-ci : enthousiaste, indulgent et admiratif. Alors que les défauts sont exactement les mêmes, mais ici transposés dans les années 70, et dans un pastiche des slashers de camp de vacances à la Vendredi 13.

On a donc droit à 45 bonnes minutes d'exposition et de mise en place, assez interminables et peu passionnantes, avant que le tout ne commence à s'énerver un peu : les personnages ne sont guère plus intéressants que dans le premier film (l'écriture a cette même tendance à rendre tous les protagonistes étrangement criards et agressifs, et à forcer le trait sur leurs actions quitte à les faire paraître très caricaturales et simplistes - par ex, la mean girl qui ligote et torture l'héroïne au briquet, et les moniteurs de colonie qui s'en offusquent à peine : même dans un monde polarisé comme celui de Fear Street, ça manque de nuances), la mythologie n'est pas particulièrement approfondie, et le métrage tente une feinte inexplicable en essayant de laisse le doute sur l'identité réelle du personnage de Gillian Jacobs... sauf que ça ne fonctionne pas du tout, et que le spectateur comprend immédiatement que l'adolescente rousse au caractère bien trempé et l'adulte rousse au caractère bien trempé ne font qu'une.

Et j'ai lu ici ou là qu'une fois que le film démarrait enfin, au bout de 3/4 d'heure, ça avait le bon goût d'être un peu plus nerveux et sanglant, renvoyant directement aux meurtres assez graphiques des films de l'époque. Ce à quoi je réponds... mouais.

Parce qu'effectivement, il y a des meurtres un peu plus graphiques et tout le monde y passe... mais le tout est tellement dilué par des scènes d'exposition et de dialogues insipides entre ados génériques qu'en fait, ça traîne la patte jusqu'à la conclusion du film, un film qui se révèle finalement plus décousu, moins bien structuré, et moins intéressant que son prédécesseur.

(c'est encore plus évident après avoir vu le dernier chapitre de la trilogie, qui souligne à quel point ce second épisode ne raconte rien qui n'aurait pu être présenté dans un flashback de dix minutes)

Ajoutez à cela une mise en musique à nouveau en mode jukebox, avec une compilation des meilleurs hits des années 70 qui défile encore et encore, et une reconstitution assez peu convaincante de l'époque (à nouveau, les ados sont écrits comme des ados modernes, et il y a quelque chose qui sonne faux, visuellement - c'est plus les années 70 telles que se les imagine le public visé par cette série qu'autre chose de vraisemblable), et on se retrouve là avec ce qui est probablement le film le plus faible de cette trilogie.

Dommage, parce que c'est plutôt bien interprété.

2/6

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