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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Un film, un jour (ou presque) #877 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mon Mariage Surprise (2017) & The Big Sick (2017)

Publié le 7 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Amazon, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Mon Mariage Surprise (Surprise Me ! - 2017) :

Organisatrice d'évènements-surprises pour le compte de ses clients, Genie Burns (Fiona Gubelmann) est contactée par un producteur (Charlie Strater) pour organiser un mariage surprise à sa fiancée. En parallèle, elle doit composer avec son meilleur ami Danny (Jonathan Bennett) et sa nouvelle petite amie, ainsi qu'avec Jeff (Sean Faris), un chirurgien esthétique séduisant, direct et un peu arrogant, qui l'emporte dans une romance aussi soudaine qu'imprévisible...

Comédie romantique indépendante adaptée d'un livre, et écrite et réalisée par la romancière en personne, ce métrage s'avère assez routinier et un peu décousu, trahissant ainsi ses origines littéraires, et la maladresse de sa créatrice.

En même temps, tant le livre que le métrage étaient présentés comme traitant du lien entre sentiments et nourriture, d'où l'accroche "a romantic comedy diet"... sauf qu'en réalité, le film se concentre principalement sur une romance bancale, qui ne fonctionne jamais vraiment, et sur un argument particulièrement prévisible : celui des surprises.

Très tôt, on comprend que le film va tenter de jouer la carte des rebondissements inattendus, histoire de justifier la "surprise" du titre original. Mais comme le tout est amené avec la finesse d'un tractopelle, on devine systématiquement les "surprises" du récit, et notamment le gros rebondissement final, avec une bonne heure d'avance.

(mention spéciale, au passage, au titre français, qui spoile gentiment l'intrigue ; cela dit, même en ayant vu comme moi le film en VO, sans connaître ce titre français, la fin se devine bien trop rapidement)

Pire : le personnage de Sean Faris étant relativement désagréable (et ce dès sa première apparition), et sa relation amoureuse avec l'héroïne étant à la fois catapultée et artificielle, on devine tout aussi vite le second rebondissement principal du récit, qui découle du premier.

Résultat, on attend (im)patiemment que le film déroule sa mécanique mollassonne pendant toute sa seconde moitié, jusqu'à une conclusion attendue et quelconque.

Je suppose que si l'on arrive à se laisser porter par le récit, que l'on ferme les yeux sur le manque de subtilité du tout, et que l'on ne voit rien venir, Surprise Me ! peut être agréable - la distribution est effectivement très sympathique, et Fiona Gubelmann y met beaucoup d'énergie - mais personnellement, j'ai eu fortement envie d'user de l'avance rapide, et ce à maintes reprises...

2.5/6 (pour la distribution)

The Big Sick (2017) :

Comédien de stand-up, Kumail Nanjiani cache à ses parents pakistanais et traditionalistes ses envies d'occidentalisation : il ne prie pas, et joue sans y croire le jeu de sa mère, qui lui présente constamment des jeunes femmes pakistanaises, pour tenter de provoquer un mariage. Jusqu'au jour où il rencontre Emily (Zoe Kazan), future thérapeute : c'est aussitôt le coup de foudre, et le début d'une romance chaotique, entre choc des cultures, maladie, et mensonges...

Une comédie romantico-dramatique réalisée par Michael Showalter, distribuée par Amazon, écrite par Kumail Nanjiani et son épouse Emily, et très largement inspirée de leur rencontre et de leur romance.

On se retrouve donc avec un métrage sincère, touchant et attachant, qui commence comme une rom-com dans le milieu du stand-up, pour rapidement évoluer en quelque chose de plus proche de Mon Beau-père et moi, sur fond de maladie, le tout saupoudré de propos sur la tolérance, sur la mixité ethnique, sur la tradition, etc.

Nanjiani est très juste, tout comme Zoe Kazan (forcément adorable et toute en vulnérabilité), et les seconds rôles (notamment Ray Romano) sont globalement au diapason, pour un résultat sympathique comme tout, et bien mené, malgré une durée peut-être un peu superflue.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Blog Update ! - Janvier 2019

Publié le 3 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Update, St Valentin

Un mois de janvier assez chargé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un certain nombre de grosses sorties de 2018 rattrapées par mes soins...

#850: Roman Polanski - Wanted & Desired (2008) - 3/6

#851 : Father of the Year (2018) - 2.5/6

#852 : Spider-Man - New Generation (2018) - 4.5/6

#853 : No Clue (2013) - 2.25/6

#854 : Christ(off) (2018) - 1.5/6

#855 : Countdown (2016) - 1.75/6

#856 : Bumblebee (2018) - 4/6

#857 : The Price of Fame (2017) - 2.5/6

#858 : Action Point (2018) - 2.5/6

#859 : Aquaman (2018) - 3.75/6

#860 : Mowgli - La Légende de la Jungle (2018) - 3.5/6

#861 : Vintage Tomorrows (2015) - 3.75/6

#862 : Psychokinesis (2018) - 2.5/6

#863 : The Wizard of Lies (2017) - 3/6

#864 : Le Règne des Supermen (2019) - 3.25/6

#865 : Sale Temps à l'Hôtel El Royale (2018) - 3.75/6

#866 : Shawn Michaels - Heartbreak & Triumph (2007) - 4.5/6

#867 : Ralph 2.0 (2018) - 3.25/6

#868 : L'Incroyable Bibliothèque de M. Lemoncello (2017) - 3.5/6

#869 : Puddle Cruiser (1996) - 3/6

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# Bilan :

Un mois plutôt satisfaisant, avec une moyenne globale de 3.1/6 : une moyenne littéralement "moyenne", principalement due à de multiples films satisfaisants, et assez peu de véritables flops, notamment au niveau des sorties 2018.

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# Film du mois :

Comme toujours, en mettant de côté les documentaires, on se retrouve avec, en tête de liste, un Spider-man : New Generation inventif, décalé et ingénieux, une vraie bonne adaptation du Tisseur et de ses versions alternatives, qui présage du meilleur pour les films d'animation Marvel/Sony à venir.

Mention honorable à Bumblebee, en deuxième place, un film qui relance la franchise Transformers avec une héroïne attachante et une approche rétro revenant aux bases des personnages et du genre, loin de l'overdose d'images, d'action et d'effets spéciaux illisibles des Michael Bay.

 

# Flop du mois :

Un seul véritable perdant, ce mois-ci : Christ(off), la comédie française mettant en vedette un groupe de prêtres choristes, et Michael Youn. C'est bête, c'est plat, c'est mou, c'est dérivatif, bref, c'est un plantage.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, ce mois-ci, à commencer par la reprise de The Orville et de Discovery : la première continue d'hésiter entre comédie, soap et drame sérieux, tandis que la deuxième semble avoir appris de ses erreurs passées, et vouloir se lancer dans une direction plus maîtrisée.

Mentionnons aussi The Outpost (une série de fantasy fauchée), Titans (l'adaptation dark & gritty des jeunes super-héros DC), Black Mirror - Bandersnatch (la démonstration technique un peu creuse, façon épisode-dont-vous-êtes-le-héros de BM), la saison 4 de Fuller House (une série à bout de souffle), la saison 3 de Daredevil (peut-être ma préférée de la série), ou encore la saison 1 d'Insatiable (vraiment critiquée par la bien-pensance en ligne, mais finalement assez amusante et corrosive, malgré un gros problème de format).

Enfin, n'oublions pas cette chère Mme Maisel, avec une saison 2 qui m'a un peu moins convaincu que la première : la faute à des choix narratifs trahissant les quelques défauts récurrents de l'écriture d'Amy Sherman-Palladino. Rien de dramatique, heureusement, et l'interprétation globale de la distribution fait passer la pilule sans effort.

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# À venir :

Dès demain, le blog des Téléphages Anonymes met de côté sa rubrique Un film, un jour... ou presque ! jusqu'à la Saint Valentin, pour se consacrer à la romance et aux grands sentiments, avec deux semaines de longs-métrages sentimentaux et autres comédies romantiques...

 

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Un film, un jour (ou presque) #894 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Every Day (2018), In a Relationship (2018) & Crazy, Stupid, Love (2011)

Publié le 16 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Every Day (2018) :

Alors que son couple bas de l'aile, Rhiannon (Angourie Rice), une jeune lycéenne, s'aperçoit soudain au terme d'une journée idyllique et rarissime avec son petit ami, que celui-ci a été possédé pendant 24 heures par une entité mystérieuse, "A". Bien vite, elle apprend alors à connaître l'entité et sa malédiction : sans famille ni port d'attache, A change de corps sans pouvoir contrôler le phénomène, condamné à changer chaque jour de visage et/ou de sexe sans jamais trouver le bonheur. Mais maintenant que Rhiannon connaît son secret, et s'éprend de A, tout pourrait bien changer...

Une romance fantastique adaptée d'un roman young adult, et qui, à ma grande surprise, s'avère plutôt bien menée et intéressante.

Une grande partie du métrage repose en effet sur les épaules de la talentueuse Angourie Rice, jeune actrice australienne qui, depuis ses débuts prometteurs dans These Final Hours, et son rôle dans The Nice Guys, continue de prouver son talent et son potentiel de jeune première.

Le reste de la distribution, cela dit, est loin d'être mauvais, avec Maria Bello et Debby Ryan dans des petits rôles secondaires, et tout un assortiment de "visages" par lesquels passe A, soit autant de jeunes acteurs tout à fait compétents, qui se mettent au service d'un postulat intrigant, mêlant fantastique à une métaphore sur le genre, l'identité sexuelle, etc.

Bref, c'est plutôt sympathique et intéressant, tout ça... et si ce n'était à cause de cette conclusion trop mélodramatique et précipitée, je lui aurais bien mis un 4/6.

En l'état, un gentil 3.75/6 suffira.

In a Relationship (2018) :

Jeune couple de Los Angeles ensemble depuis des années, Owen (Michael Angarano) et Hallie (Emma Roberts) s'entendent de moins en moins bien, incapables de franchir un cap dans leur relation. Alors même qu'ils se séparent le temps d'un été, leurs deux amis Matt (Patrick Gibson) et Willa (Dree Hemingway) se rencontrent et tombent amoureux...

Une comédie romantique indépendante sur deux couples aux interprètes sympathiques, qui se croisent, se disputent, s'éloignent et se rapprochent. En soi, rien de bien original ou d'innovant, mais la distribution rend le tout assez agréable à suivre, à défaut d'être particulièrement passionnant.

3/6

Crazy, Stupid, Love (2011) :

Cal Weaver (Steve Carell) tombe de très haut lorsque son épouse Emily (Julianne Moore) lui annonce qu'elle l'a trompé avec un collègue (Kevin Bacon), et qu'elle demande le divorce. Ébranlé, Cal rencontre alors Jacob (Ryan Gosling), un grand séducteur qui décide d'aider le père de famille à se réinventer...

Une dramédie romantique chorale à la distribution conséquente et talentueuse - Carrell, Gosling, Bacon, Moore, Emma Stone, Marisa Tomei, Josh Groban, Analeigh Tipton, Julianna Guill, Liza Lapira, Joey King - et à l'humour assez drôle (Dan Fogelman est à l'écriture), qui rendent les deux heures de ce métrage assez agréables à suivre.

Mais... ça reste une dramédie romantique de deux heures, manquant clairement de rythme et de structure, et qui aurait largement bénéficié à être amputée d'un bon quart d'heure, si ce n'est plus.

Plus frustrant que rédhibitoire, à vrai dire, d'autant que personne ne se prend vraiment trop au sérieux dans le film, et que ça a même un petit côté vaudeville par moments, mais tout de même, la durée abusive du tout tire un peu le métrage vers le bas, ce qui est dommage.

4.25 -0.5 pour le manque de dynamisme et de rythme = 3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Angie Tribeca, saison 4 (2018)

Publié le 6 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Thriller, TBS

Après une saison 1 lorgnant très fortement sur Police Squad, une saison 2 choisissant une approche plus modérée et sérialisée, et une saison 3 tentant maladroitement de combiner les deux, voilà la saison 4 d'Angie Tribeca, une nouvelle fournée diffusée d'un bloc fin 2018, avec encore un changement radical de direction au programme.

Angie Tribeca, saison 4 (2018) :

Tout juste sortie de vingt années de prison pour usurpation d'identité, Angie retrouve son équipe, une équipe qui a bien changé, puisque Geils et Tanner ne sont plus là. À leur place, Maria (Kiersey Clemons), et AJ Geils Jr. (Bobby Cannavale), le fils adulte d'Angie. Désormais rebaptisée Special Division Force, l'escouade agit maintenant sous les ordres du Vice-Président Joe Perry (Matthew Glave), autrefois responsable de l'emprisonnement de Tribeca...

Et en effet, cette saison se déroule 20 ans après la précédente, une fois Angie sortie de prison.

Ce qui entraîne un renouvellement partiel de la distribution : Angie revient (avec une coupe de cheveux plus courte, et totalement synthétique), Atkins (Jere Burns) aussi (atteint d'un parasite qui le dévore de l'intérieur - une sous-intrigue qui ne va nulle part), Scholls (Andrée Vermeulen) idem (mais avec toujours plus d'antipathie pour Angie)... et avec eux, le petit fils du chien Hoffman, Geils Jr (le fils d'Angie, vingtenaire interprété par le quasi-quinquagénaire Bobby Cannavale), et Maria (Kiersey Clemons), une sorte de mentaliste millenial ultra-perceptive.

Toute cette petite équipe est désormais réunie sous l’appellation Special Division Force (SDF ^^), un groupe officieux au code moral douteux, travaillant directement sous les ordres du Vice President Perry, et qui, dans chaque épisode, se confronte, en infiltration, à des affaires toujours plus étranges.

Et c'est là que la nouvelle direction de la série entre en jeu : cette année, après avoir navigué entre sérialisation poussée et humour ZAZ, le show s'essaie à la parodie directe.

Chaque épisode voit ainsi la série parodier, avec ses guest stars, un genre ou un film en particulier (Grey's Anatomy, avec Eliza Coupe ; 21 Jump Street & Glee, avec Isla Fischer et Dove Cameron ; le monde des e-sports avec Jimmy Tatro et Gillian Jacobs ; Le Diable s'habille en Prada avec Anjelica Huston - et un caméo de Deon Cole ; Wall Street avec Jim Rash et Rose Byrne ; Fargo et No Country for Old Men avec Tony Cavalero ; Scandal avec Gina Torres et Heather Graham ; Erin Brockovich et Boston Legal avec John Michael Higgins et Harry Hamlin ; Indiana Jones & Benjamin Gates ; Air Force One, Face/Off et Esprits Rebelles avec Kathryn Hahn et Carol Burnett), et la série prend progressivement de faux airs de film de Friedberg et Seltzer (la série des _______ Movie).

Ce qui n'est pas forcément une bonne chose, et ce quand bien même une intrigue récurrente centrée sur Pierre Cardin (Taran Killam), diplomate/espion français voulant reprendre aux USA les terres cédées lors de la vente de la Louisiane servirait de fil rouge (souvent absurde et non-sensique) à la saison.

Le problème, en fait, c'est que cette succession de parodies ne fonctionne, comme souvent, que très ponctuellement, et que la série a un peu de mal à équilibrer sa nouvelle direction, et ses gimmicks habituels. Certains des épisodes, ainsi, tournent à vide, avec un abus de vannes littérales tel que l'on n'en avait pas vu depuis la saison 1, et des gags tellement mécaniques que leurs chutes en sont télégraphiées, tandis que d'autres se prennent un peu trop au sérieux dans leur enquête et finissent par paraître mollassons.

Pourtant, Angie Tribeca reste globalement sympathique, principalement parce que tout le monde a conscience de jouer dans une série farfelue, et qu'un évident souci du détail rend les parodies assez réussies (surtout dans le cas de Fargo et de Wall Street).

Mais comme dans les saisons précédentes, il semble toujours manquer un petit je-ne-sais-quoi pour vraiment rendre Angie Tribeca homogène, et éviter que la série ne ressemble à un succédané d'autres œuvres absurdes plus maîtrisées.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici. 

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Christmas Yulefest 2018 - 42 - Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (2018)

Publié le 24 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest, Action, Aventure

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (The Nutcracker and the Four Realms - 2018) :

À la recherche d'une clé lui permettant d'ouvrir le dernier cadeau de sa défunte mère, Clara (Mackenzie Foy) suit un fil doré tendu, à l'occasion de Noël, par son parrain, Drosselmeyer (Morgan Freeman), et aboutit dans un monde magique et improbable. Là, elle rencontre un soldat, Phillip (Jayden Fowora-Knight), et les figures royales qui dirigent trois des quatre Royaumes, au nombre desquelles l'excentrique Fée Dragée (Keira Knightley). Bien vite, Clara découvre alors que sa mère était la Reine de ce pays étrange, et qu'en son absence, la maléfique Mère Gingembre (Helen Mirren) y fait régner le chaos. Une Mère Gingembre qui possède justement la clé que cherche Clara...

Bon. Alors visiblement, en guise d'adaptation de Casse-Noisette, Disney a ici opté pour quelque chose de totalement différent : à la fois une suite, une fusion du récit original et du ballet, et un mélange bancal entre les Alice de Tim Burton (l'esthétique étrange du monde de Mère Gingembre, la destinée de l'héroïne qui finit par endosser une armure et par partir au combat, la grande bataille finale...), Star Wars Épisode VII (difficile de ne pas penser au duo Rey/Finn quand on découvre cette Clara dotée de toutes les qualités - volontaire, ingénieuse, dynamique, capable de se battre, de tout réparer, etc - accompagnée de ce Casse-Noisettes afro-américain qui ne sert à rien de tout le film), Pirates des Caraïbes (les deux gardes/cautions comiques du film), Un Raccourci dans le Temps (l'esthétique très clinquante, et la volonté évidente de "diversifier" certains personnages pour assurer les quotas) et Narnia (certains décors, et le schéma global du récit). Que des films Disney, d'ailleurs, ce qui donne vraiment l'impression que la Souris possède un générateur automatique de scripts pour ces blockbusters pour enfants...

Et le résultat est malheureusement particulièrement creux et brouillon : un film d'aventure aux personnages souvent sous-développés, sans substance, ni la moindre magie, malgré des décors physiques assez impressionnants. Faut-il y voir là le résultat de la genèse compliquée du film (le réalisateur original, suédois, a fini par céder la place à Joe Johnston pour un mois de tournage complémentaire) ? Ou bien de la volonté de Mickey & co de transformer le récit pour éviter de faire des souris/rats les grands méchants du récit, contrairement à l'original ? ^^

Quoi qu'il en soit, le film ne fonctionne jamais vraiment. C'est certes un beau spectacle visuel (pour peu que l'on adhère au rococo ambiant et aux visuels surchargés), et Keira Knightley porte le film sur ses épaules en cabotinant ouvertement, avec une interprétation maniérée et une voix de Betty Boop, mais la mayonnaise ne prend jamais, et ce Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (titre d'autant plus paradoxal qu'encore une fois, Casse-Noisette fait ici de la figuration) ressemble in fine à un film créé par comité, sans réelle direction créative ou visuelle, et visant à satisfaire le plus grand nombre.

C'est plat, ça n'a pas grande identité, ça n'a pas grand rapport avec le récit initial, et c'est creux : on oublie.

2 + 0.25 pour Mackenzie Foy, qui, dans le rôle principal, n'a rien à se reprocher = 2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Catch Review : TNA Impact (12/08/2015)

Publié le 15 Août 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Place aux nouveaux tapings, et au grand crossover avec la GFW...

Impact Wrestling 12/08/2015 :

- Arrivée des Jarretts, de Scott D'Amore et des catcheurs de la GFW.

- Jarrett qui fait encore et toujours la promotion de sa compagnie ("la meilleure compagnie du monde"), en profite pour montrer TNA sous un jour négatif ("ils étaient dans la merde, et j'étais là, l'homme providentiel, pour les sauver, parce que je suis un homme charitable", etc), booke le show de ce soir, et est interrompu par EY. Ey s'énerve, fait une promo excellente, et Jarrett réplique en bookant le KOTM de ce soir. Youpi (je n'aime pas les KOTM).

- EY attaque JJ, les lutteurs de la GFW débarquent, les lutteurs de la TNA aussi, brawl.

- JJ motive ses troupes.

- Les commentateurs ultra-vagues au sujet de Bully : "il souffre de multiples blessures, on ne sait pas quand il reviendra".

- Tapa vs Kong. Un match quelconque, par moments un peu mou et laborieux, et qui se finit en queue de poisson. Ça commence mal, ce crossover. Le manager de Tapa n'était pas mauvais au micro, cela dit.

- Promo générique de Galloway.

- Roode dans le ring, mécontent des événements de la semaine dernière, demande à être dans le main event, et à parler à Spud. Spud n'est pas impressionné, et tout cela donne lieu à un très bon échange de promos des deux côtés, et à un mini-brawl. Un segment réussi, bien qu'un peu longuet.

- Roode est furieux et s'en prend à Jarrett.

- Godderz, toujours convaincant dans son rôle.

- Godderz vs Lashley. Domination totale de Lashley, malgré une spear finale assez médiocre.

- Galloway assommé backstage. JJ & Karen semblent tout à fait concernés par cette situation, ouhlàlà, on y croit à fond.

- EC3 dans le ring, au micro. La routine, jusqu'à ce que Hardy se pointe, explique qu'il n'abandonne pas ses vues sur le titre (forcément... *soupir*), et donne une promo assez moyenne et inégale. Ec3 fait semblant d'être le champion du peuple, mais trolle joyeusement Hardy, qui se fait démolir par Tyrus et EC3. Rien de particulièrement mauvais, mais rien de particulièrement mémorable non plus.

- Taryn booke un cage match entre Gail et la Dollhouse.

- Donc Chris Masters continue d'utiliser son gimmick d'Adonis ce soir... alors que Godderz a fait de même un peu plus tôt. Awkward.

- Wolves vs Brian Myers (aka Curt Hawkins) & Trevor Lee. Bon tag match.

- Lashley est motivé, et un peu agacé.

- Tigre vs Sonjay. Décevant, car assez bref, et pas particulièrement rythmé et dynamique.

- Ec3 n'a pas confiance en JJ.

- Robbie E vs Justin Gabriel vs Chris Masters vs Lashley vs EY, KOTM. Un match assez précipité (deux tombés en moins de trente secondes après le début du match) et bordélique, avec un finish en deux temps assez moyen : autant la spear de Lashley était superbe, autant le 450 de PJ était botché.

 

Un show qui progresse enfin, bien qu'il reste inégal. D'un côté, l'arrivée de nouveaux talents est toujours appréciable, la production du show semblait upgradée, et le feud TNA/GFW change un peu de la routine habituelle... mais de l'autre, les catcheurs estampillés GFW sont assez moyens, cette storyline semble totalement consacrée à Jarrett et à sa compagnie, au détriment de la TNA, et je ne peux me défaire de l'impression persistante que tout cela n'est qu'un moyen d'obtenir de Jarrett qu'il vende, IRL, le reste de ses parts (comme cela se murmure depuis des mois au sein des dirt sheets) en échange de toute cette hype autour de sa nouvelle compagnie. M'enfin on verra bien.

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Un film, un jour (ou presque) #314 : William Shatner presents Chaos on the Bridge (2015)

Publié le 13 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Science-Fiction, Star Trek, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

William Shatner presents : Chaos on the Bridge :

Les débuts difficiles de Star Trek : The Next Generation, tels que vécus par les scénaristes et acteurs de la série...

Un documentaire d'une heure réalisé, écrit et présenté par Bill Shatner, et qui a pour objectif principal de démythifier Gene Roddenberry, au travers des témoignages quasi-unanimes de la majorité des scénaristes de STTNG, ainsi que de certains acteurs.

On nous y présente ainsi un Gene caractériel, qui avait mal supporté la traversée du désert séparant TOS du premier film, en gardait une certaine amertume, un certain égo surgonflé, et qui s'adonnait régulièrement à la drogue et l'alcool en quantités importantes lorsque CBS/Paramount ont voulu lancer Next Gen.

Une bonne grosse cure de désintox plus tard, et voici le Gene de retour (un peu à son insu) aux commandes la franchise, à se prendre la tête avec le président de la chaîne et les exécutifs, à remettre en question la moindre décision qui n'était pas de lui, et de manière générale, à faire un carnage dans la salle d'écriture de la série, virant les scénaristes à la pelle, et réécrivant des morceaux de scripts au dernier moment juste pour pouvoir apposer son nom sur ceux-ci (et toucher une partie des royalties ^^).

Pour ne rien faciliter, avec son état de santé déclinant, Roddenberry avait délégué beaucoup de  pouvoirs à son avocat, une fouine haïe par tout le monde, qui écoutait aux portes, revenait la nuit pour lire les scripts et s'introduire sur les ordinateurs des scénaristes, espionnait ces derniers, et faisait ses propres corrections sur les scripts, corrections qu'il faisait passer pour celles de Gene.

Bref, ceci est un portrait très corrosif du personnage que Gene Roddenberry s'était créé : dans les années 60, de son propre aveu, il s'imaginait bien comme Kirk, dragueur et héroïque ; dans les années 80, son image de lui-même avait évolué, et il se voulait à mi-chemin entre Picard et Q, une sorte d'entité supérieure capable de mener l'humanité dans une direction meilleure ; comme le rappelent certains intervenants, Roddenberry connaissait bien L. Ron Hubbard, et lui aurait dit un jour que s'il l'avait voulu, il aurait pu faire de Star Trek sa propre Scientologie.

Au nombre des intervenants, on notera deux personnes qui prennent la défense de Gene plus que les autres : Richard Arnold, très proche de Gene de son vivant, placé par ce dernier à la tête des produits dérivés littéraires de Star Trek, et dont le surnom parmi la fanbase est celui de l'un des officiers nazis dans un vieil épisode de TOS (^^), et Maurice Hurley, le showrunner choisi personnellement par Gene, qui est persuadé que la meilleure chose arrivée à Star Trek, c'est son arrivée sur la franchise, ainsi que la manière dont il a su largement améliorer la vision utopique de Gene (jusqu'à dépasser le maître !), et qui est parti juste avant la s3, pour de nombreuses raisons, notamment la réaction toujours hostile des fans, avec leur "STTNG, ce n'est pas du Star Trek, Star Trek, ce n'est pas ça du tout, aux chiottes les scénaristes".

Heureusement qu'il est parti, et que Piller, que tout le monde adore dans le documentaire, est arrivé juste après.

Un documentaire qui est donc intéressant, bien que forcément un peu biaisé en l'absence inévitable de son sujet ; au niveau de la forme, on alterne entre interviews et reconstitutions animées assez amusantes, mais à la fin du documentaire, j'ai tout de même eu l'impression qu'il manquait 20 bonnes minutes pour bien couvrir tout ce qu'il y avait à dire sur le Grand Oiseau de la Galaxie. M'enfin bon.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #323 : Les Muppets, le retour (2011) & Opération Muppets (2014)

Publié le 26 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Muppets, le retour (The Muppets) :

Walter, le plus grand fan des Muppets au monde, profite de vacances à Los Angeles en compagnie de son frère Gary (Jason Segel) et de Mary (Amy Adams), la petite amie de ce dernier, pour visiter le studio des Muppets, laissé à l'abandon. Là, ils découvrent le plan machiavélique de Tex Richman (Chris Cooper) un magnat du pétrole bien décidé à mettre la main sur le studio et sur les droits des Muppets, pour les enterrer à jamais, et forer sous le bâtiment. À Walter, Gary et Mary de réunir Kermit et sa troupe au plus vite, pour tenter de monter un ultime spectacle, et de rassembler suffisamment de fonds pour sauver les Muppets...

Dans le domaine de la fan-fiction, la "self-insertion" décrit des récits dans lesquels l'auteur se représente le plus souvent sous les traits favorables d'un personnage exceptionnel (soit directement, soit déguisé en un personnage surnommé Marty Stu ou Mary Sue, selon son sexe), et s'intègre au coeur de son univers favori, qu'il va généralement changer et sauver de par son génie et son talent.

Les fanfics self-insert sont généralement très mal vues, car particulièrement creuses et complaisantes, et très peu satisfaisantes, créativement parlant.

Mais visiblement, lorsque l'auteur est un comédien populaire (Jason Segel), et que la fanfic est un blockbuster à 45 millions de dollars, tout est pardonné.

Car c'est bien là le problème principal que j'ai avec ce relaunch des Muppets : c'est une énorme fanfic écrite par Jason Segel, qui se met en scène dans la peau de Gary, l'humain immature qui refuse de s'engager, et de Walter, la marionnette über-fan des Muppets, dont le rêve est d'intégrer la troupe, de travailler avec les Muppets, et qui finit par sauver la franchise en la relançant et en la ramenant dans l'inconscient collectif.

Alors, oui, c'est une grosse fanfic particulièrement métadiscursive, avec de l'humour absurde, des caméos plutôt amusants, et beaucoup de sincérité... mais cette lettre d'amour aux Muppets a ses limites, notamment pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier pour Kermit et compagnie.

Le déroulement du métrage, ainsi, est absolument téléphoné de bout en bout, et même si le script en joue un peu, le tout finit par s'avérer un peu longuet pour son propre bien. Sans oublier ces chansons, très inégales.

M'enfin dans le genre relaunch, cela reste tout à fait honorable.

3.75/6
 

Opération Muppets (Muppets : Most Wanted) : 

Le nouveau manager des Muppets, Dominic Badguy (Ricky Gervais) - alias le Lémurien, un bandit international - parvient à convaincre la troupe de partir en tournée autour du monde ; l'occasion pour le maléfique Constantine, un sosie parfait de Kermit, de prendre la place de ce dernier, afin de tenter de voler les Joyaux de la Couronne Britannique.

Et là, tout de suite, mon manque d'attachement pour les Muppets revient à la charge, puisque dénué de la présence et de l'écriture décalée de Segel, on retombe tout de suite ici dans un film Muppets classique, blindé de caméos en tous genres (ça va de Hayek à Trejo en passant par Tucci, Langella, Hiddleston, Lady Gaga, Celine Dion, Mackenzie Crook, P-Diddy, Ty Burrell, Tina Fey, etc)... mais cousu de fil blanc, et particulièrement inintéressant pour moi.

D'autant que, privé de la tension narrative et des enjeux du premier film, ce métrage manque cruellement de rythme et d'énergie. À vrai dire, j'ai même failli arrêter en cours de route, tant je ne parvenais pas à m'intéresser au récit.

Les fans apprécieront probablement, et c'est techniquement compétent, mais... sans moi.

2.5/6

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Catch Review : WWE Night of Champions (20/09/2015)

Publié le 21 Septembre 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

WWE Night of Champions 2015 :

- Preshow : Ascension & Stardust vs Lucha Dragons & Neville. L'Ascension est vraiment ridicule, et sinon, c'est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre, de la lucha acrobatique pour les faces, et de la lutte méthodique et basique pour les heels. Pas le match le plus captivant, honnêtement.

- Le New Day est vraiment de plus en plus forcé dans la comédie absurde.

 

- Ryback vs Kevin Owens, IC Title Match. Ultra balisé et moyen, avec un Ryback qui se fait dominer par la technique de Steen, et Steen qui triche pour gagner. Mwé.

- Zigg vs Rusev #2589634331. Regardé uniquement d'un oeil, tant ce feud tourne en rond et est affreusement périmé. Rien de mauvais, mais rien d'intéressant.

- Le New Day veut sauver les tables du monde entier, et faire une promo absurde et agaçante.

- New Day vs Dudley Boys, Tag Titles Match. Un match typique de la Team 3D. Et bien sûr, ils perdent par DQ alors qu'ils sont sur le point de devenir les nouveaux champions, à 3 contre 2 (traduction : Spike Dudley n'est probablement pas loin). Et en post-match, forcément, les Dudleys passent un de leurs adversaires au travers d'une table.

Particulièrement médiocre, cette première heure.

- Nikki Bella vs Charlotte, Divas Title match. Un match particulièrement décevant, puisque du type "le héros est blessé, et le heel s'acharne sur sa blessure pendant 95% du match", et avec une Nikki pas forcément totalement à l'aise dans son rôle. Et Charlotte gagne en une prise. Une. Alors qu'elle est blessée. Facepalm.

- Kevin Owens fait une promo triomphante en expliquant qu'il a enfin ce qui lui manquait depuis ses débuts à la WWE : une ceinture de champion. Alors même qu'il a passé tout son feud contre Cena à expliquer qu'il se contrefoutait des ceintures de la WWE. M'enfin bon.

- Flair et sa fille font la fête. À peine forcé.

- Récap du feud Shield/Wyatts.

- Wyatts vs Shield + ?. Et "?" s'avère être un abruti du public qui s'incruste Y2J, ce qui ne pourrait pas être moins intéressant (nan, mais sérieusement, les Wyatts upgradent en ramenant un géant, le Shield réplique en ramenant un nabot collagéné, lulz). D'ailleurs, le match dans son ensemble est assez classique et ultra-prévisible, puisqu'on l'a déjà vu une bonne dizaine de fois, dans une version ou une autre, et que Y2J n'est pas une menace crédible.

- Interminable récap de Seth Rollins vs the world.

- Seth Rollins vs John Cena, US Title. Si Rollins était vraiment "l'architecte" et s'il était malin, il mettrait un bon coup de pied dans les bollocks de Cena, se faisant ainsi DQ, et retournerait vite fait au vestiaire se reposer, tout en étant encore champion.

Ou bien, si la WWE était maligne, elle bookerait deux matches marathons, avec un Rollins conservant ses deux titres in extremis sans tricher, et elle bookerait une défaite de Sheamus durant son cash-in : de quoi faire de Rollins une superstar instantanée, et entériner un face-turn menant à un feud contre HHH (et à la réunion inévitable du Shield, dans quelques semaines/mois).

De toute façon, en le plaçant dans deux (ou trois) matches successifs, la WWE le place déjà dans une position de face involontaire, donc autant le faire de manière intelligente et logique.
M'enfin bon, on parle de la WWE, là, et donc #Cenawinslol.

Le match était réussi l'indy spotfest habituel des matches actuels de Cena et Rollins, cela dit, bien qu'il téléphonait un peu le fait que le match contre Sting allait être principalement à l'offensive de Sting.

- Cena démolit Rollins en post-match, histoire de l'humilier un peu plus.

- Seth Rollins vs Sting. HW Title match. Un brawl inégal jusqu'à ce que Sting se cogne la tête en tombant sur la table espagnole ; ensuite, il embraye étrangement la seconde, et ça devient un match de championnat potable.. jusqu'à ce que Sting se sonne IRL sur une powerbomb, et s'effondre. Il finit le match sur les rotules et perd comme une merde.

- Sheamus démolit Rollins, mais Kane intervient, démolit Rollins et Sheamus, empêchant ce dernier d'encaisser son MITB. Une fin de PPV... médiocre.

 

J'espère que Sting est content d'être venu à la WWE pour perdre tous ses matches importants de manière pitoyable, et ne gagner qu'un match par équipe sans intérêt pendant Raw.

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Catch Review : TNA Impact (23/09/2015)

Publié le 27 Septembre 2015 par Lurdo dans Catch, Review, Critiques éclair, Télévision, TNA

Après cet Impact, plus qu'une semaine avant Bound For Glory...

Impact du 23/09/2015 :

- La Team TNA dans le ring, avec Dixie, et tout le roster autour du ring, pour triompher très "humblement" suite à la semaine dernière ; incroyable comme tout ça est forcé; notamment avec Galloway, qui continue de faire la même promo toutes les semaines. Dixie annonce un 5-way pour le spot de challenger @ BFG, et se plaint de la trahison de EY, qui comme Big Show, a un "contrat en béton armé", et ne peut donc pas être viré. D'autant qu'à chacune de ses interventions, EY se transforme un peu plus en Ric Flair dans sa diction et ses promos. Dixie finit par booker un lumberjack match entre EY & Melendez.

- Melendez vs EY, Lumberjack match. Énième match entre les deux hommes, donc pas vraiment intéressant, d'autant que le finish est faiblard au possible, et que les lumberjacks n'ont servi à rien, mais bel effort de Melendez, qui fait tout le match sur une jambe, et s'améliore progressivement.

- La DH récapitule le feud en surjouant à fond, comme d'habitude, et Taryn envoie Jade pour se battre contre Gail.

- EC3 rappelle Jeff Hardy à l'ordre.

- Lashley est content, les commentateurs meublent.

- Jade vs Gail, KO title match. Jade n'a pas gagné le moindre match depuis son arrivée, et la voilà challenger. Moui. Heureusement que les deux femmes sont douées, ça aide à faire passer la pilule. Un bon match, à la fin prévisible, et au post-match bordélique et assez plat. Le face à face Kong/Gail n'est là que pour mettre en place le match de PPV.

- Très bonne promo de Spud backstage. Le fait qu'il soit à ce point sous-utilisé m'agace énormément.

- Tigre Uno vs Kenny King, XD title match. King n'a pas gagné le moindre match depuis des mois (et il a désormais quitté la compagnie), et le voilà challenger. Moui. Le match était assez réussi, cela dit, ce qui rend l'inutilisation de King encore plus frustrante.

- EC3 vs Spud. WH title match. Un match sans surprises, mais techniquement réussi, et un post-match avec un Hardy qui se retourne pour de bon contre EC3 - précipité et baclé, mais bon, plus trop le temps de trainer, avec BFG dans une dizaine de jours.

- EC3 est furieux.

- Revolution dans le ring, avec Storm mécontent de ses troupes, Abyss qui se rebelle, part, et Manik qui fait de même, avant de jeter son masque. Bon segment, bonnes promos, malgré Shera qui se pointe, baragouine en anglais et défie Storm. Qui se barre. Dommage que la Revolution ait été un tel fail.

- Galloway salue les Wolves backstage.

- Les Hardys discutent backstage.

- Bram vs Galloway vs Wolves vs Lashley, #1 contender elimination match. Bon match, là encore. Lashley est comme toujours un colosse dans le ring, mais bon, le finish était prévisible au possible.

- EC3 passe un savon à Hardy dans le ring, et celui-ci démissionne. Un segment redondant, et qui finit le show de manière assez plate.

 

En soi, le show était assez bon, principalement parce que les matches étaient tous bons. Après, il faut bien admettre que, 1) je me contrefous un peu des lutteurs qu'ils ont choisi de mettre en avant - Melendez, Galloway, Shera, les Hardys, et même Gail - , 2) la carte de BFG, pour l'instant (à peine deux ou trois matches annoncés, et rien d'intéressant) est assez médiocre, et 3) le booking est un merdier improbable, plein d'occasions manquées et de talent gâché.

Donc difficile de s'enthousiasmer pour l'avenir, d'autant que l'avenir en question est toujours très très vague, post-BFG.

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Christmas Yulefest 2015 - 61 - Animation en vrac (5)

Publié le 21 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Jeunesse, Fantastique, Religion

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les 3 Rois Mages (2003) :

Petit garçon ne croyant plus en Noël car il n'a pas reçu de cadeau, Jim écoute l'histoire que lui raconte son grand-père : celui-ci lui narre en effet les aventures de Melchior, Gaspard et Balthazar, trois sorciers antiques réunis par une étoile mystérieuse, et qui doivent mettre de côté leurs différences pour retrouver les attributs royaux, afin de les offrir au Roi des Rois, sur le point de naître en Galilée ; pour les aider en chemin et leur permettre de contrer les plans des maléfiques Hérode et Belial, ils pourront compter sur l'assistance de Sarah, une rebelle, et Tobias, fils de Jason...

Un film d'animation espagnol, supervisé par un réalisateur et des animateurs ayant autrefois travaillé chez Disney, ce qui confère au métrage une animation assez réussie, dans un style parfois réminiscent de Don Bluth ou de Disney (la direction artistique est cependant plus inégale, surtout au niveau des personnages).

Tout n'est cependant pas parfait au niveau visuel, puisque les décors un peu ternes et en retrait manquent parfois de profondeur, de détails et de relief, ce qui donne l'impression de personnages marchant devant une toile de fond esthétique mais plate ; à l'identique, on repère ça et là des facilités d'animation assez grossières, comme des silhouettes animées et copiées-collées à de multiples reprises (je pense par exemple aux loups dupliqués).

Dans l'absolu, cependant, l'animation reste le dessus du panier des métrages de ce type (à savoir des sous-Disney en 2D aux ambitions notables)  ; quel dommage alors que le reste de la production desserve à ce point les efforts investis dans le visuel de ce long-métrage.

En effet, les bruitages sont souvent trop en retrait, et empêchent de vraiment croire à la réalité physique du monde montré à l'écran ; le doublage français est particulièrement inégal, voire parfois mauvais ; la bande-originale est très répétitive et dérivative (sans que je parvienne à vraiment mettre le doigt sur ce dont elle s'inspire) ; et, last but not least, le script est particulièrement problématique.

Car on aurait pu se dire qu'en narrant la quête des Rois Mages, les scénaristes auraient tenté de coller un minimum à la légende biblique. Et bien non, puisque ce métrage s'avère une film d'aventures façons "Les Rois Mages Begins", et mélange de nombreuses mythologies dans une quête pseudo-épique, et assez brouillonne. Probablement la faute de la réécriture complète du script intervenue en cours de production, afin de changer la direction du métrage.

Entre les innombrables personnages secondaires inutiles (mention spéciale au duo Tobias/Sarah, uniquement là pour assurer le quota de romance du film, et pour placer une fille "sexy" aux lèvres collagénées et à l'air idiot dans un récit biblique qui n'en avait pas besoin), les rebondissements improbables (les pièges du Temple final, à la Indiana Jones), les méchants caricaturaux, et les péripéties finalement assez décousues, ce Trois Rois Mages ne convainc jamais vraiment, et manque cruellement de merveilleux, de magie, ou même de religieux (surtout compte tenu du sujet).

2.5/6, pour les efforts (certes insuffisants) fournis, notamment au niveau de la direction artistique.

Deuxième étoile à gauche (Second Star to the Left - 2001) :

La veille de Noël, un paquet cadeau tombe du traîneau du Père Noël, et atterrit dans une grange, où vivent Archie (Hugh Laurie), Babs et Duke, trois animaux curieux. Rapidement, mené par le lapin Archie (dont l'existence fermière l'ennuie profondément), le trio décide de livrer eux-même ce colis mystérieux avant le petit matin, et de vivre une aventure inattendue qui va changer leur vie...

Un joli film d'animation de 30 minutes, diffusé sur la BBC en 2001, la veille de Noël.

C'est assez charmant, avec une animation et un design global plutôt stylisés (Archie ressemble un peu à Bugs Bunny dans ses mouvements et son apparence), pour un résultat gentillet, sans plus, qui manque un peu de substance, souffre d'une illustration musicale inégale, et qui laisse Hugh Laurie un peu trop en roue libre. Mais pour les plus jeunes, c'est sympathique.

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Christmas Yulefest 2015 - 77 - Un Prince Pour Noël (2015)

Publié le 26 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, ION

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Prince Pour Noël (A Prince For Christmas, aka Small Town Prince) :

Séduisant prince européen destiné à un mariage arrangé par sa mère, la Reine Ariana (Kelly LeBrock), le Prince Duncan (Kirk Barker) décide de s'enfuir pour l'Amérique, à la recherche d'une vie normale et du grand amour. Là, dans une petite bourgade enneigée, il fait la connaissance d'Emma (Viva Bianca), une serveuse au quotidien morose, dont il s'éprend aussitôt...

En 2014, Hallmark produisait Un Noël de Princesse, sur un prince européen qui ramenait dans son royaume une humble travailleuse américaine (Lacey Chabert) dont il était tombé amoureux en Amérique, au grand dam de sa mère la Reine (Jane Seymour) qui le destinait à un mariage arrangé.

Cette année, en 2015, Hallmark a diffusé Once Upon A Holiday, dans lequel une princesse européenne lasse de ses obligations profitait d'un voyage en Amérique pour s'enfuir, et pour trouver l'amour avec un Américain.

En quelque sorte, les deux chapitres d'une histoire très similaire, que la chaîne ION TV s'est empressée de repomper allègrement cette année, en les fusionnant dans ce métrage.

Ici, contrairement à Un Noël de Princesse, on ne passe quasiment aucun moment dans l'hypothétique royaume européen : alors que le film Hallmark se concentrait sur l'arrivée de Lacey Chabert à la cour, et sur la comédie qui en découlait, A Prince For Christmas préfère lorgner sur Once Upon a Holiday, et narrer la rencontre de ses protagonistes en terre yankee. Le postulat est toujours le même, les personnages sont toujours affreusement similaires, mais l'avantage, c'est qu'en se concentrant sur cette rencontre aux USA, ION fait d'énormes économies de tournage.

Pas besoin de château, de tournage en Europe de l'Est, etc : une petite ville américaine rustique et très joliment enneigée suffira (ce qui, paradoxalement, fait nettement plus "Noël" et festif que le royaume méditerranéen ensoleillé de Un Noël de Princesse). Et les économies se retrouvent à tous les niveaux : l'écriture, donc, qui se contente de repomper des films préexistants (et nous inflige un affreux "montage flashback des moments forts de la relation sur fond de chanson triste"), la réalisation, assez basique, mais aussi la distribution, particulièrement bon marché.

En lieu et place de Lacey Chabert, Viva Bianca, précédemment vue en très petite tenue (voire sans tenue du tout) dans la série Spartacus... et qui fait une héroïne bien peu attachante, charismatique ou tout simplement intéressante ; son prince est assez quelconque ; le rival amoureux (Aaron O'Connell de 12 Gifts of Christmas) est une caricature ambulante ; quand à la Reine, on troque une Jane Seymour impeccable contre une Kelly LeBrock tellement refaite de partout qu'elle en est méconnaissable.

On n'y gagne pas vraiment au change, puisque la distribution est globalement affreusement transparente et insipide... ce qui condamne rapidement cet énième ersatz du genre "conte de fées royal à Noël" à une indifférence certaine.

Avec un récit à ce point balisé, une romance aussi forcée et sans alchimie, et une distribution aussi générique, il n'y a en effet rien à quoi se raccrocher pour le spectateur qui a déjà vu l'un des autres films du genre.

On s'ennuie donc assez fermement, et on doit alors se contenter de paysages campagnards agréables, et des scènes dans laquelle apparaît la jeune soeur d'Emma (interprétée par Brittany Beery), dont l'énergie, le naturel et le capital sympathie font qu'elle a une bonne alchimie avec tout le reste de la distribution.

C'est peu.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (1/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Saint Valentin

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Un Coach pour la Saint-Valentin (All Things Valentine - 2016) :

Journaliste bloggeuse pour un journal de Portland, Avery (Sarah Rafferty) est assez désabusée, et ne croit plus en l'amour. À l'approche de la St Valentin, cependant, la voilà contrainte de rédiger une rubrique romantique sous un pseudonyme, ce qui lui attire rapidement les critiques d'un internaute anonyme. Cet internaute, c'est Brendan (Sam Page), un vétérinaire récemment plaqué par sa compagne (Kimberly Sustad) après que cette dernière ait reçu de mauvais conseils de la part d'Avery. Mais lorsqu'Avery et Brendan se rencontrent sans connaître leurs pseudonymes respectifs, c'est le coup de foudre, et ils commencent à se fréquenter... tout en échangeant sans le savoir d'acerbes critiques sur le web.

Une rom-com de St Valentin made in Hallmark, diffusée fin Janvier, et qui ne convainc que moyennement.

Ce n'est pas forcément la faute du couple principal (Sam Page est toujours sympathique, et Rafferty, si elle fait un peu "Amy Adams fatiguée", reste compétente ; leur alchimie, cependant, n'est que moyenne), qui est ici développé de manière plus approfondie et sérieuse que dans bon nombre d'autres téléfilms Hallmark, mais plutôt de l'ensemble, jamais vraiment intéressant, original, rythmé ou enlevé.

Et comme en plus le métrage a clairement été tourné en automne, on se retrouve avec un produit fini assez mollasson et quelconque, qui manque de fantaisie, et dans lequel on s'intéresse plus au chiot adorable, et aux problèmes de coeur du meilleur ami du protagoniste principal, plutôt qu'à ce dernier. Ce qui est assez problématique.

2/6 + 0.25 pour le toutou = 2.25/6

Comment rencontrer l'âme soeur en 10 leçons (Dater's Handbook - 2016) :

Lorsqu'elle réalise qu'elle continue de choisir des hommes qui ne lui conviennent pas, Cassandra Barber (Meghan Markle), une publicitaire douée, cède aux conseils de sa soeur et se tourne vers le Dater's Handbook du Dr. Susie (Teryl Rothery), un livre de conseils qui préconise de cesser de chercher l'homme parfait, et de se contenter d'un homme stable et fiable. L'homme parfait et charmeur, c'est Robert (Kristoffer Polaha), qui est drôle, sympathique, et partage de nombreux points communs avec Cassandra ; l'homme stable et fiable, c'est George (Jonathan Scarfe), l'un des clients de Cassandra, avec qui elle n'a pas grand chose en commun. Entre eux deux, le coeur de Cassandra balance... et sa famille ne fait rien pour faciliter son choix.

Romance Hallmark de la Saint Valentin 2016, ce téléfilm semble bénéficier d'un budget un peu plus important que la moyenne : outre la présence de REO Speedwagon dans le script et à la béo, la réalisation est un peu plus travaillée qu'à l'habitude (effets de transition, etc), et le script semble un peu plus abouti (les deux hommes ont même des défauts !).

Non pas que cela soit un gage d'une écriture très subtile ou originale, mais le ton léger et sympathique rend le tout très regardable, aidé par un couple principal assez attachant (Markle, notamment, pétille dans ce rôle).

Bon, après, la protagoniste principale passe tout de même la moitié du film à sortir avec deux hommes en même temps (ce qui est moyen niveau éthique), elle ne se remet pas forcément en question, et Scarfe (le sosie de Spud de Angel of Christmas) hérite d'un rôle un peu ingrat, mais il ne faut pas trop en demander non plus à du Hallmark...

3/6

La Guerre des Pères (Our Family Wedding - 2010) :

De retour de la fac, Lucia (America Ferrera) et Marcus (Lance Gross) annoncent soudain leurs fiançailles à leurs parents respectifs, qui ne se sont jamais rencontrés, et qui ne pourraient pas être plus différents : fils d'un célèbre DJ radio afroaméricain (Forest Whitaker) célibataire et dragueur, Marcus n'est pas très bien accepté par l'énorme famille hispanique de Lucia, dont le père garagiste (Carlos Mencia) ne provient pas des mêmes couches sociales que la famille de Marcus. Et alors que le mariage approche, les tensions montent entre les deux clans...

Une comédie romantique et familiale générique au possible, sur laquelle il n'y a absolument rien à dire tant elle cumule les clichés éculés, notamment sur le mariage mixte, et gaspille le capital sympathie et le potentiel de sa distribution avec un script prévisible et mollasson.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (2/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^) et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Tom, Dick & Harriet (All's Fair In Love And Advertising - 2013) :

Publicitaire de génie, Tom Burns (Steven Weber) est malheureusement trop vieux pour son nouveau patron, qui le renvoie sans attendre ; désespéré, Tom recrute alors Dick (Andrew Francis), un jeune arnaqueur talentueux à la répartie et au mensonge flamboyants, pour intégrer son ancienne agence, et vendre pour lui tous ses concepts publicitaires. Mais les choses se compliquent quand Tom et Dick s'éprennent tous deux d'Harriet (Michelle Harrison), l'une de leurs collègues, et que la fille de Tom, Kelly (MacKenzie Porter), s'installe chez son père...

Une comédie semi-romantique Hallmark qui souffre d'une réalisation assez médiocre, de quelques rebondissements capillotractés, et d'un casting de seconds rôles peu convaincants.

Cela dit, le tout se regarde très bien, et fonctionne même globalement, grâce à son trio principal (Weber en tête), professionnel et crédible. Ça aurait pu être bien pire.

3/6

Jane (Becoming Jane - 2007) :

Bien que les parents de Jane Austen (Anne Hathaway), en difficultés financières, s'attendent à ce qu'elle épouse le neveu de la riche Lady Gresham (Maggie Smith), celle-ci n'en a aucune envie, et redoute cette union plus que tout. Elle finit par rencontrer l'impertinent et rebelle Tom Lefroy (James McAvoy), un séducteur sans le sou, qui apporte à la jeune écrivaine l'expérience d'un amour dont elle ignorait l'existence...

En partie adapté d'un ouvrage de 2003 sur Jane Austen, ce semi-biopic romantique en costume est bien filmé, bien reconstitué, bien mis en musique, bien casté, bien joué... mais malheureusement, non seulement il est un peu ampoulé et relativement convenu, mais surtout, il s'avère gentiment soporifique pour peu qu'on ne sache rien de Jane Austen, ou que l'on n'ait d'elle/de ses ouvrages que de vagues connaissances.

Un 3/6 technique pour moi, probablement nettement plus pour les passionnés et autres amateurs d'Austen.

L'amour, c'est compliqué (Love is Complicated - 2016) :

Leah Townsend (Holly Marie Combs) est un paillasson : auteur à succès et fille de sénateur, elle a une fâcheuse tendance à éviter le moindre conflit en se rangeant à l'avis des autres. C'est notamment le cas dans son couple avec Edward (Randal Edwards), où la routine s'installe, et dans sa vie professionnelle, où son nouveau roman peine à convaincre son éditrice. Contrainte de prendre des cours de résolution de conflit, elle rencontre alors Cinco Dublin (Ben Bass), un animateur radio volubile et sarcastique qui n'est guère friand des oeuvres de Leah. Malgré leurs différences et leur hostilité réciproque, Leah et Cinco vont alors apprendre à mieux se connaître...

Une adaptation fictionnalisée made in Hallmark d'un livre de coaching pseudo-profond et spirituel écrit par un auteur ouvertement chrétien, cette rom-com ne vaut franchement que pour son actrice principale, comme toujours naturelle, attachante et impeccable.

Le reste, par contre, est d'un soporifique improbable, entre les réunions sans intérêt, le boyfriend déclencheur de gaydar, l'animateur radio sans le moindre charisme (alors que Bobby Cannavale, par exemple, aurait été parfait dans le même rôle), le propos façon réflexions de bac à sable... vraiment pas intéressant, ni bien rythmé.

2/6 (pour HMC)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite)

Publié le 13 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

En Novembre 2013, je publiais ici-même un bilan de la première mi-saison 3 de Star Trek Voyager, tout décidé que j'étais alors à me refaire l'intégrale de la série sur la lancée.

Malheureusement, le niveau qualitatif de la série, et le manque d'intérêt chronique des épisodes à ce point du show avaient alors eu raison de ma détermination... et il m'a fallu près de deux ans et demi pour trouver le courage de m'y remettre.

Cette fois-ci, cependant, je vais faire ça de manière plus progressive, avec des mini-reviews plus régulières, de trois épisodes à la fois.

Et pour commencer...

3x13 - Fair Trade :

Pas de continuité avec l'épisode précédent : Janeway voulait y faire de Neelix un ambassadeur, tout le monde était content, mais là, Neelix se sent mal, il trouve qu'il n'a pas sa place à bord, il veut soudain être officier de sécurité, ingénieur, ou que sais-je encore.

Bon, sinon, un épisode sur Neelix et son passé trouble, lorsqu'il retrouve un de ses anciens compères contrebandiers. Pas désagréable, même si Neelix a un peu tendance à être incapable et hésitant dans cet épisode, et à se laisser influencer par tout le monde. Ce qui peut être agaçant. M'enfin la dernière scène était réussie. On peut toutefois se demander où était Kes pendant tout ça...

3x14 - Alter Ego :

Un Kim-centric - hey, revenez, partez pas comme ça ! - sur Kim qui tombe amoureux de l'une des bimbos holographiques du Club Med holographique du vaisseau (assez quelconque, d'ailleurs, la demoiselle), et demande à Tuvok de l'aider, mais l'hologramme, elle, tombe amoureuse du gros... hum... cerveau du Vulcain.

Hormis les quelques scénettes amusantes de certains personnages hors du cadre professionnel (la soirée de l'équipage au Club Med, avec notamment B'elanna qui se fait draguer par son collègue vulcain sous les yeux d'un Tom interloqué, ou encore le Doc qui découvre les charmes des serveuses), pas grand chose de mémorable.

Rien de honteux non plus (si ce n'est Kim, qui réagit comme un ado de 14 ans pendant tout l'épisode ; et bien sûr, le Club Med qui ressemble toujours ponctuellement à un mauvais décor de studio, surtout avec les brushings parfaits des figurantes), mais le script donne vraiment l'impression d'être un script de Next Generation mettant en scène Wesley Crusher et Data, transposé dans l'univers de Voyager.

3x15 - Coda :

Un épisode assez frustrant, puisqu'il commence par Chakotay et Janeway qui partent seuls en navette (pourquoi ? Ce n'est jamais expliqué), et s'écrasent (forcément) ; puis l'épisode joue la carte de la boucle temporelle, avant de changer de direction, de faire de Janeway un fantôme refusant de quitter ce plan d'existence pour rejoindre l'au-delà, et de la confronter à l'esprit de son père qui en fait est un alien maléfique/démon qui veut dévorer son âme (retournement de situation involontairement téléphoné par la production, qui met l'acteur dans un vieil uniforme de Next Generation - logique, le personnage est mort 15 ans plus tôt -, mais lui colle un combadge moderne apparu avec DS9/VGR... Oups).

C'est bien rythmé, et c'est assez bien interprété (notamment par Roxann Dawson ; Mulgrew, elle, est en roue libre), mais ça reste un bon gros bordel pourtant écrit par Jeri Taylor (habituellement bien meilleure) et qui ressemble à trois ou quatre idées différentes mélangées au hasard, jusqu'à obtenir un récit se déroulant intégralement dans la tête de Janeway, et donc sans conséquences (ni véritable intensité dramatique).

(intéressant de constater que c'est le second épisode à la suite où le postulat de départ, clairement recyclé - "un personnage holographique devient indépendant" et "les protagonistes sont pris dans une boucle temporelle" - est foutu à la poubelle à mi parcours, pour partir sur un autre postulat tout aussi recyclé)

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (fin)

Publié le 5 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x25 - Worst Case Scenario :

Un épisode sympathique, bien qu'inégal, sur l'équipage du Voyager qui se passionne pour une simulation holographique anonyme récemment redécouverte dans les archives du vaisseau, et mettant en scène la mutinerie du Maquis à bord.

Pendant les deux premiers tiers de l'épisode, le tout est agréable, assez léger, centré sur Paris et Torres, et le récit avance à un rythme soutenu et efficace ; aux 2/3, cependant, on retombe dans les clichés habituels de l'épisode holo-centrique, avec une méchante holographique (ici, en l'occurrence, Seska) qui prend le contrôle de la simulation et menace la vie des officiers. Rien d'exceptionnel, au final, mais un tout assez agréable à suivre, et bien mené.

3x26 - Scorpion, part 1 :

Enfin l'arrivée tonitruante des Borgs... qui se font démolir en cinq secondes dès le pré-générique par l'espèce 8472. Difficile de faire plus efficace, et d'ailleurs, l'épisode tout entier est plutôt bien mené, profitant du format double pour développer un peu plus ses autres personnages (Janeway/Chakotay) et pour se ménager des moments de calme bienvenus (bon, cinq minutes d'ouverture sur Janeway/Leonardo Da Vinci, c'était peut-être un peu trop).

Cela dit, malgré l'efficacité de l'épisode et de son cliffhanger, force est de reconnaître que l'espèce 4872 est assez datée dans son imagerie numérique, que le plan de Janeway (négocier un traité de paix avec les Borgs en échange d'un moyen d'assimiler les 4872) est très très mal avisé (offrir aux Borgs un moyen d'assimiler une technologie surpuissante... je ne vois pas comment ça ne pourrait pas ne pas mal tourner), et que c'est la première étape dans l'affaiblissement malheureusement systématique des Borgs dans Voyager, qui passent ainsi de menace ultime de l'univers Trek à race vaguement méchante que l'on peut repousser et avec laquelle on peut négocier.

Bilan :

Je vais me contenter d'un bilan de mi-saison, puisque la première moitié de la saison 3 est beaucoup trop vague dans mon esprit... et donc, une seconde moitié de saison 3 très inégale. Pendant un bon moment, les épisodes sont (au mieux) anecdotiques, jusqu'à ce que, pour une raison ou une autre, la production retrouve du poil de la bête, à peu près au moment où ils décident d'utiliser les Borgs, dans la dernière ligne droite de la saison.

En parallèle, alors que la majorité de l'équipage reste inexistante et transparente, soudain, B'elanna et Tom Paris prennent de l'importance, deviennent attachants, et existent en tant que personnages à part entière (et plus seulement en tant qu'archétypes-fonctions). Probablement parce que Roxann Dawson est l'interprète la plus solide du cast féminin de la série (en face, c'est clairement Picardo), et que les scénaristes n'hésitent plus à se reposer lourdement sur elle, quitte à faire passer Kate Mulgrew au second plan.

Bref, une saison 3 qui ne m'a pas marqué (c'est le moins que l'on puisse dire, vu que je m'ennuyais tellement que j'ai fais un break de deux ans et demi), mais qui se termine de manière intéressante et intrigante, avec l'arrivée des Borgs, et le passage du Voyager en territoire ennemi. Place à la s4, et à l'uniforme argenté de Seven trois tailles trop petit.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 06 - The Veil (2016)

Publié le 21 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Veil :

Dans les années 80, Jim Jacobs (Thomas Jane), le gourou d'une secte étrange appelée Heaven's Veil, a emporté avec lui tous les membres de sa communauté lorsqu'il s'est donné la mort au terme de nombreuses expérimentations visant à séparer l'âme humaine de son enveloppe corporelle. 25 ans plus tard, Maggie (Jessica Alba), la fille d'un agent du FBI ayant découvert les cadavres de Jacobs et de ses adeptes, décide de réaliser un documentaire sur la tragédie, en ramenant la seule survivante de celle-ci, Sarah (Lily Rabe), sur les lieux du suicide collectif. Mais sur place, ils s'aperçoivent bien vite que les expérimentations de Jacobs ont peut-être bien porté leurs fruits...

Une production Blumhouse ultra-frustrante puisque son fond est totalement desservi, pour ne pas dire saboté, par sa forme particulièrement médiocre et laide.

Le fond, c'est, pour faire simple, encore une nouvelle relecture fictive du massacre de Jonestown qui avait déjà donné naissance, en 2013 et 2014, à The Sacrament et à Apocalyptic, deux found-footages aux réussites diverses et inégales.

Ici, cependant, le script a la bonne idée de faire de cette relecture (attention SPOILERS) une histoire intéressante de secte menée par un gourou charismatique (excellent Thomas Jane, pourtant en roue libre et relooké à la Jim Morrison) doté de pouvoirs réels, et capable de ramener les morts à la vie, mais qui voit le rituel de renaissance de ses fidèles interrompu par le FBI juste après leur suicide collectif, et meurt donc sans avoir le temps de ressusciter ses disciples.

Et donc, 25 ans plus tard, ces disciples, réduits à l'état d'esprits furieux, prennent possession, un à un, de l'équipe de tournage du documentaire, pour exercer la vengeance de Jacob en levant une armée de possédés.

Un concept pas dénué de défauts (toute la structure du film, en flashbacks/images d'archive, ne fait que rappeler que le métrage était, initialement, conçu pour être lui aussi un found footage ; les personnages ont des réactions souvent stupides et improbables, sont tous interchangeables, et ont une caractérisation inexistante), mais qui serait resté intrigant si les choix du réalisateur ne le tiraient pas constamment vers le bas.

Ainsi, visuellement, tout est gris, monochrome, désaturé et sans contraste, au point que l'on ne fasse pas la différence entre les flashbacks des années 80 et les scènes du présent ; histoire de rajouter une couche de médiocrité inutile, le tout est régulièrement filmé avec une caméra à la limite du fish-eye, ce qui implique une distorsion visible de l'image sur ses côtés ; le rythme est assez pépère, pas aidé par des jump scares téléphonées au possible, et donc, par ces personnages génériques et sous-exploités (Alba est tout simplement inexistante dans le rôle principale, voire même en devient antipathique tant ses motivations sont mal définies, alors que Shannon Woodward n'a absolument rien à faire, si ce n'est débiter les clichés habituels du personnage de la fille prudente et peureuse qui veut partir de là au plus vite, mais que personne n'écoute).

En somme, le potentiel du récit est totalement gâché par sa mise en images particulièrement plate et insipide, et l'on finit par regretter qu'un autre réalisateur ne se soit pas chargé du même script, quitte à garder Alba en rôle principal.

2.25/6 pour la trame de fond et pour Jane.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 43 - Hôtel Transylvanie 2 (2015)

Publié le 7 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Animation, Jeunesse

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Hôtel Transylvania 2 :

Maintenant que Dracula (Adam Sandler) a ouvert les portes de l'Hôtel Transylvania aux humains, et que sa fille Mavis (Selena Gomez) est mariée à l'humain Jonathan (Andy Samberg), tout va pour le mieux au royaumes des monstres. Tout, ou presque, puisque Dennis, le fils de Mavis et de Johnny, tarde à montrer les crocs, et que Dracula est prêt à tout pour s'assurer qu'il est bien un vampire.. mais lorsque Vlad (Mel Brooks), le père traditionnaliste de Dracula, s'en mêle, les choses tournent vite à la catastrophe.

En 2012, lors de mon premier visionnage d'Hôtel Transylvania, je lui avais mis un 3/6 : le film regorgeait d'idées et de trouvailles visuelles, le bestiaire, l'univers et les personnages étaient particulièrement attachants, la direction artistique impeccable, mais le rythme était très inégal, et le récit finalement assez creux et convenu, même s'il avait bon fond.

En 2014, lors de mon revisionnage du film, celui-ci était un peu mieux passé, mais les défauts étant toujours les mêmes, je n'étais monté qu'à 3.25/6.

Et aujourd'hui, en 2016, j'ai bien envie de lui rajouter encore un quart de point, pour atteindre les 3.5/6 ; néanmoins, j'ai enfin fini par comprendre ce qui me posait vraiment problème dans ce premier opus : le personnage de Jonathan. Dès qu'il arrive dans le récit, mon intérêt pour ce métrage retombe. Il est terne, transparent, générique, son apparence est basique, et malgré toute mon affection pour Samberg, son doublage est peu mémorable.

Alors en voyant arriver cette suite, et sa promesse de placer le bébé de Mavis et Johnny au coeur de l'intrigue, j'ai eu très peur.

J'ai redouté toujours plus de Jonathan, mais heureusement, il n'en est rien. Mieux encore : le personnage de Johnny passe plus ou moins au second plan, puisque le film se structure en deux intrigues parallèles. D'un côté, Dracula et ses amis, qui partent à l'aventure avec le petit Dennis, pour tenter de réveiller son côté vampirique ; et de l'autre Mavis et Jonathan, qui vont en Californie chez les parents de Johnny.

La première intrigue est assez sympathique, les personnages sont bien exploités, les environnements pas désagréables, bien que l'on retrouve çà et là certains des rouages habituels des films familiaux de Sandler (ici passé à la co-écriture) ; l'autre intrigue, malgré la présence de Jonathan, s'avère tout aussi regardable, bénéficiant de personnages secondaires improbables (et bien doublés), et d'une Mavis qui devient le point focal de cette sous-intrigue. Jonathan s'efface ainsi, et avec lui, bon nombre de mes problèmes.

Le métrage est par ailleurs mieux rythmé, l'alternance des intrigues permettant une structure mieux articulée : malheureusement, tout ça a un peu tendance à vaciller lorsqu'arrive le dernier quart du film, en même temps que Papy Vlad et son armée de chauves-souris stéroïdées. Là, le film commence à patauger un peu, ces nouveaux personnages sont un peu baclés, ils sont survolés, n'ont pas grande substance, et le film opte alors pour une conclusion prenant la forme d'une grosse scène de combat mettant en scène tous les personnages, scène amusante et bien réalisée, certes, mais finalement assez creuse, et au dénouement très prévisible.

Reste que, malgré tout, j'ai trouvé ce second opus plus agréable et réussi que le premier (ce qui n'est pas une opinion partagée par beaucoup de monde, visiblement).

Par conséquent, zou, un 3.75/6, et je serai là pour l'épisode 3 (2018), voire même pour la série animée (2017).

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 50 - Before I Wake (2016)

Publié le 9 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Before I Wake :

Parents d'un enfant récemment décédé dans un accident domestique, Jessie (Kate Bosworth) et Mark (Thomas Jane) tentent de se remettre de ce drame, et finissent par adopter le petit Cody (Jacob Tremblay), un garçonnet adorable et fasciné par les papillons. Mais rapidement, les deux adultes découvrent que les rêves de Cody deviennent réalité lorsqu'il dort... ses rêves, mais aussi ses cauchemars, hantés par une créature squelettique qu'il a baptisée Kankerman...

Rah là là quel dommage que ce film soit vendu comme un film d'horreur intense et palpitant, quand en fait, il s'agit, au mieux, d'un conte fantastique doux-amer qui, uniquement dans ses dernières 20 minutes, s'essaie un peu à l'horreur.

Troisième film de Mike Flanagan après Absentia et Oculus (et avant Hush), ce Before I Wake (initialement baptisé Somnia) est resté inédit depuis la fin de son tournage, en 2013, suite à la faillite de son distributeur.

Et c'est bien dommage, car bien qu'il ne soit pas sans défauts, ce petit film est une fois de plus relativement sympathique (et dans la droite continuité qualitative des trois autres films de Flanagan) ; pendant une grosse partie du métrage, le scénariste/réalisateur sait ménager son pitch (très Quatrième Dimension dans l'esprit), rendre Cody attachant (sa passion pour les lépidoptères, sa tendance à toujours s'excuser, et son amitié avec sa copine de classe y sont pour beaucoup) et réserve des moments assez poétiques grâce aux manifestations des pouvoirs de Cody : des papillons multicolores qui virevoltent en tous sens, et un peu plus tard, une reconstruction féérique d'un matin de Noël improbable, avec ces mêmes papillons qui se changent en boules lumineuses volantes et qui se posent sur un sapin.

Pour faire simple, j'ai vraiment adhéré à toute cette partie du film (sa première heure), et ce malgré une caractérisation assez discutable du personnage de Kate Bosworth, limite manipulatrice et assez détestable dans la manière dont elle choisit d'abuser égoïstement des pouvoirs de son fils adoptif (je comprends pourquoi Flanagan l'a écrite comme ça, et ça met en place une sorte de rédemption finale du personnage, mais ça participe de cette tendance à décrire les mères en deuil comme des créatures égocentriques dévorées par le chagrin, prêtes à tout pour retrouver leur enfant, et qui blâment leur mari pour tout et pour rien, comme dans The Door, par exemple).

Et puis arrive progressivement le boogeyman, une sorte de mélange du Slenderman et de Mr. Jack, assez réussi visuellement, notamment lorsque la scène de Noël vire au cauchemar, et qu'il s'extirpe d'un paquet cadeau pourrissant. À partir de là, le script s'engage sur un chemin nettement plus balisé, qui lorgne fortement sur un Freddy : Les Griffes de la Nuit (et ses suites) : les médecins forcent Cody à dormir, Jessie est seule contre le boogeyman, elle doit lui faire face, elle pénètre plus ou moins dans le monde des rêves, et elle doit sauver Cody, faisant ainsi pour de bon le deuil de son fils précédent en cessant de ne penser qu'à son trauma, et en accueillant sincèrement cet enfant adoptif dans son coeur. Assez convenu, dans l'absolu, et manquant un peu de punch et d'angoisse, mais je ne pense pas que l'horreur soit vraiment ce que Flanagan cherchait à accomplir.

La résolution du film, ainsi, sous forme de conte de fées à la conclusion douce-amère, renforce les intentions du scénariste/réalisateur : tenter de combiner peurs et insécurités infantiles à celles d'un couple frappé par le deuil, en lui rajoutant une couche de fantastique et de surnaturel qui, par la force des choses et du monde commercial du cinéma, a donné cet hybride de conte et de film d'horreur assez inégal.

Un métrage très imparfait, qui aurait bénéficié à partir encore plus ouvertement dans le fantastique et dans le conte irréel, plutôt que dans le film de monstres, mais aussi un film globalement attachant, bien joué (malgré un Jane parfois un peu trop en intériorisation) et qui bénéfie de quelques très belles images dont Flanagan n'a pas à rougir.

(Je vois cependant que son prochain film est OuiJa 2... mwé. Il mérite mieux que ça)

3.5/6 (une note dans la droite lignée de ses films précédents, tous solides sans être exceptionnels)

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Un film, un jour (ou presque) #748 : G.I. Joe - Conspiration : Version Longue (2013)

Publié le 3 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

G.I. Joe : Conspiration - Version Longue (G.I. Joe : Retaliation - Extended Action Cut) :

Lorsque Zartan (Arnold Vosloo), sous les traits du Président des USA (Jonathan Pryce), démilitarise la planète et élimine les Joes, trois survivants (Dwayne Johnson, Adrianne Palicki, DJ Cotrona) tentent de renverser la situation, avec l'aide de Snake Eyes (Ray Park), de Jinx (Élodie Yung), et du Général Colton (Bruce Willis), à la retraite. Mais les choses se compliquent lorsque Storm Shadow (Byung-hun Lee) refait surface, et quand, aidé par Firefly (Ray Stevenson), il libère le Cobra Commander de sa prison...

Version longue de deux heures pour cette suite tardive du premier GI Joe, dont quasiment toute la distribution est évacuée hors-champ, y compris Channing Tatum (qui a cependant la chance d'avoir une mort à l'écran, après quelques scènes avec The Rock, dans lesquelles Tatum montre qu'il a développé un peu de charisme et d'expressivité en quelques années). Reste cependant Arnold Vosloo, dans quelques scènes, et les deux ninjas, qui reviennent, et se taillent une belle part du métrage.

Le bon point de cette suite (notamment dans sa version longue), c'est son action : les erreurs de direction artistique du premier film ont été corrigées (Snake Eyes, les uniformes, les véhicules, le Cobra Commander), et le film est généreux en séquences d'action, principalement dans sa première heure, relativement bien rythmée.

On fermera les yeux sur DJ Cotrona (insipide et qui ne sert à rien) et sur RZA, hors sujet, et on s'amusera tout de suite beaucoup plus à suivre les aventures de The Rock, qui semble vraiment à son aise dans cet univers de gros bras et de destruction massive.

La première heure, donc, parvient à maintenir l'intérêt du spectateur, rebondissant d'une scène d'action à une autre, avec une progression assez harmonieuse de l'intrigue entre deux. Bien entendu, cela reste du GI Joe, et il ne faut pas s'attendre à quelque chose de très subtil ou recherché, mais ça fonctionne globalement, malgré quelques micro-coups de mou, notamment quand Bruce Willis fait son apparition.

Un Bruce Willis qui est clairement là en lieu et place du Sergent Slaughter (il a même son mini-tank dans le garage), et qui fait le strict minimum, comme à son habitude. Et l'arrivée de Bruce Willis donne, en quelque sorte, le signal du début des vrais problèmes structurels du film : une fois passée la barre de la première heure, en effet, Retaliation commence à trainer de plus en plus la patte, et se termine à bout de souffle, pas aidé par un plan machiavélique de Cobra assez creux et quelconque, et par un score de Henry Jackman des plus médiocres.

Dommage, donc, que le tout finisse par sérieusement piquer du nez, et par gaspiller tous les points positifs du film.

4/6 pour la fidélité, 2/6 pour la deuxième heure = 3/6 au total.

En étant généreux.

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Un film, un jour (ou presque) #751 : Girl 27 (2007)

Publié le 6 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Drame, Thriller, Policier, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Girl 27 :

En 1937, à l'occasion d'une convention organisée par la MGM pour remercier ses représentants de commerce, Patricia Douglas, l'une des 120 danseuses/figurantes mineures employées par le studio, est violée par un employé. Rapidement, elle porte plainte, et l'affaire fait les gros titres des journaux américains, mais tant la justice que l'industrie cinématographique font alors tout pour la discréditer, et pour étouffer le scandale... avec succès.

Un documentaire que j'avais déjà vu en partie il y a sept ou huit ans, et qui a retrouvé une certaine popularité dans le cadre du mouvement #MeToo, tant ce récit assez glauque illustre bien un système souffrant de problèmes endémiques qui existent depuis la création du Vieil Hollywood.

Et ce métrage est effectivement plutôt intéressant dans sa première partie, tant qu'il narre les événements et reconstitue le puzzle de ce qui est arrivé à Patricia Douglas en 1937, à grands renforts d'images et d'archives d'époque, et de témoignages en tous genres (même si l'on peut se demander s'il n'y avait pas plus pertinent comme expert que la spécialiste juridique de Fox News).

Le problème, à vrai dire, c'est que rapidement, on en vient à percevoir un certain côté manipulateur dans ce Girl 27, à mesure que le réalisateur, David Stenn, un scénariste et journaliste spécialisé dans le Vieil Hollywood et dans la vie de ces stars d'antan, se met en scène, ou qu'il utilise de multiples images et extraits d'actualité et de vieux films, sortis de leur contexte, pour illustrer ses propos, ses conclusions ou certains témoignages.

À l'identique, on devine une dramatisation un peu superflue et forcée, comme lorsque Stenn attend dans une chambre d'hôtel un coup de téléphone, avec musique tendue en prime, ou quand il rajoute systématiquement des bruitages de téléphone brutalement raccroché lorsque Douglas décide d'interrompre à plusieurs reprises son témoignage (un témoignage clairement pas effectué par téléphone, mais bien enregistré de visu).

Cette forme et cette omniprésence de Stenn (non seulement sert-il de voix off, mais on le voit donc aussi dans sa chambre d'hôtel, marcher dans la rue, se rendre sur les lieux des événements, danser sur la tombe du violeur (!)...), finissent par prendre le pas sur le fond, notamment quand, dans sa seconde partie, le documentaire historique qui tentait de développer le contexte historique de cette histoire cède la place à une interview de Patricia Douglas, et à l'histoire de Patricia et de Stenn, et de leur relation chaotique.

Une Douglas qui ne s'est jamais vraiment remise de ce qu'elle a traversé, et qui a désormais son petit caractère (un caractère qui la coupe de tous et de toute sa famille), mais qui répète beaucoup de choses déjà abordées dans la première partie du documentaire. Pire, la réalisation se limite alors à une caméra fixe, et à des plans de coupe de mauvais goût, qui illustrent le témoignage ému et brutal de Douglas par des extraits de films montrant des violences faites à des personnages féminins. L'effet est contre-productif, et affaiblit le témoignage plus qu'il ne le renforce.

En somme, un documentaire au sujet très intéressant, mais à la réalisation et à l'écriture vraiment pas à la hauteur de ce dernier.

Malheureusement, Stenn semble être aussi intéressé par l'histoire de Douglas qu'il ne l'est par l'idée de raconter comment lui seul a su dénicher cette histoire (à plusieurs reprises, il laisse des commentaires très flatteurs pour sa personne, le genre de moments qu'un autre documentariste digne de ce nom aurait coupé au montage), et en fin de compte, cela dessert le témoignage de Douglas, tout en donnant parfois l'impression que le journaliste exploite celle-ci pour faire sa publicité.

3.25/6

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Les bilans de Lurdo : Santa Clarita Diet, saison 2 (2018)

Publié le 29 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix, Horreur, Fantastique

Il y a un peu plus d'un an, au terme du visionnage de la première saison de cette Santa Clarita Diet, une sitcom fantastique décalée signé Victor Fresco (Better Off Ted, Le Monde Merveilleux d'Andy Richter, Earl), j'avais conclu que si ce programme zombiesque était plutôt amusant et agréable à suivre (car la distribution y mettait vraiment du sien), il était aussi assez anecdotique ; de plus, paradoxalement, le show me paraissait manquer de mordant, pour se reposer sur les lauriers de son postulat de départ ("et si on faisait une comédie sur une famille dont la mère est une zombie ?") finalement pas si frais que ça...

Santa Clarita Diet, saison 2 :

Après avoir réussi à interrompre la détérioration de l'état de Sheila, la famille Hammond (et Eric) tente de trouver l'origine de ce qui semble être une épidémie zombiesque en train de se propager...

Au terme de cette seconde saison de la Santa Clarita Diet, une expression me vient à l'esprit : potentiel inexploité.

En effet, si, à son niveau fondamental, la série est une sitcom sympatoche centrée sur une vie de couple et de famille improbable, avec la "zombification" comme élément perturbateur et comme catalyseur de changement chez les personnages, quels qu'ils soient, le programme en lui-même semble peiner à trouver son chemin, ainsi qu'une structure solide et cohérente.

Difficile de vraiment développer ce qui se produit durant cette saison au delà des deux lignes de résumé ci-dessus : en effet, l'intrigue de fond se limite plus ou moins à cela, et la "mythologie" de la série reste ainsi en suspens pendant le plus clair de la saison, ne progressant qu'au compte-gouttes, par à coup, la série s'empressant aussitôt de repartir dans des sous-intrigues secondaires pas particulièrement indispensables.

C'est clairement assez frustrant, et ce dès le début de la saison : les cliffhangers de la saison précédente sont résolus en quelques minutes ; toute la sous-intrigue de Ramona est évacuée avant la fin de la mi-saison ; tant la tête coupée de Gary (Nathan Fillion) que la boule sur pattes sont plus ou moins oubliées en cours de route, et ne servent pas à grand chose ; les Chevaliers de Serbie (Zachary Knighton !) font de la figuration-éclair et disparaissent avant la fin ; le problème des palourdes serbes est réglé en deux épisodes ; etc, etc, etc...

Bref : le tout est un étrange mélange de pistes potentielles catapultées et bâclées, et de sous-intrigues de sitcom mollassonnes, aux rebondissements particulièrement classiques et trop souvent prévisibles. Ce qui provoque des ventres mous regrettables, durant lesquels on attend que telle ou telle mini-intrigue trouve sa conclusion (sans la moindre conséquence sur le reste du show) pour que le tout avance un peu.

Par exemple, les deux adolescents (par ailleurs parmi les très bons points du show, et plutôt attachants) passent une bonne moitié de la saison totalement déconnectés du reste des personnages, puisque embarqués dans une sous-intrigue de manifestations et d'activisme anti-fracking. Une sous-intrigue qui, à en juger par la conclusion de la saison, n'était pour les scénaristes qu'une énorme mise en place pour une punchline explosive, mais étrangement télégraphiée.

Cette sous-intrigue est assez symptomatique de la saison dans son ensemble : puisqu'elle refuse de vraiment faire avancer son intrigue de fond, SCD se rabat sur les relations entre les personnages : ce qui est loin d'être désagréable, et donne une véritable cohésion à cette famille (ainsi qu'à leurs proches), mais est néanmoins desservi par un surjeu parfois outré et caricatural du couple vedette, à la limite du théâtre de Guignol (comme en saison 1, le rictus constamment goguenard de Timothy Olyphant n'aide pas vraiment).

On finit par se trouver, avec SCD, devant une sitcom qui ne semble pas savoir sur quel pied danser, refusant (ou incapable ?) de prendre trop au sérieux sa mythologie et son intrigue de fond, et préférant s'intéresser à du relationnel et à des sous-intrigues un peu éventées, quitte à donner l'impression de survoler son sujet.

Autrement dit, malgré ses nombreux moments amusants et décalés, sa distribution qui se donne totalement aux personnages, et ses idées improbables, malgré son ton ouvertement déconneur et ses quelques notes sanguinolentes (un peu en retrait, cette saison), Santa Clarita Diet reste étrangement peu mémorable, dans son ensemble, une série poids-léger au rythme nonchalant, et qui, si elle est plaisante à suivre... laisse un peu sur sa faim (sans mauvais jeu de mots).

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Un film, un jour (ou presque) #699 : Pacific Rim 2 - Uprising (2018)

Publié le 25 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Action

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Pacific Rim 2 - Uprising :

Alors qu'il a tourné le dos à l'héritage de son père Stacker, qui a sauvé le monde de l'invasion des Kaijus il a bien des années, Jake (John Boyega) est contraint de reprendre du service lorsqu'une menace encore plus importante s'en prend à la Terre. Mais Jake ne peut plus compter que sur une poignée de Jaegers, et le nombre de pilotes disponibles est des plus réduits...

Cette suite du premier Pacific Rim (un film assez creux signé Guillermo Del Toro, peu inspiré au niveau direction artistique, au concept sous-développé et qui peinait étrangement à rendre ses robots et ses monstres mémorables et/ou impressionnants) a clairement été tournée pour le marché asiatique, et ça se voit immédiatement : l'action prend principalement place en Asie, les acteurs asiatiques sont nombreux, dans des rôles proéminents, et le grand final se déroule sur les pentes du Mont Fuji, après un passage en ville, au pied d'une statue Gundam.

Et effectivement, bon nombre de codes des animes de méchas se retrouvent dans ce métrage signé Steven S. DeKnight : les robots sont plus agiles, certaines poses et scènes semblent clairement sous influence anime, et les Kaijus finissent par fusionner pour faire un Mega Kaiju aux allures de Godzilla.

Ce qui serait amusant si le film n'était pas à ce point quelconque, et ne lorgnait pas tant vers les Transformers de Bay (jusqu'à reprendre un plan rotatif au ralenti, typiquement Bayien, autour de la jeune héroïne - excellente Cailee Spaeny, d'ailleurs - qui contemple la dévastation autour d'elle).

Score insipide d'un sbire de Hans Zimmer, personnages sous-développés, script cousu de fil blanc, direction artistique des Jaegers et Kaijus toujours assez générique, duo de scientifiques en roue libre et qui en font toujours trois tonnes, distribution globalement insipide : rien de vraiment surprenant, c'est dans la droite lignée du premier Pacific Rim.

Là où ça change un peu, c'est que, contrairement au premier film qui échouait constamment à donner la moindre sensation de gigantisme à ses robots en les faisant évoluer, la plupart du temps, de nuit et sous la pluie, ici, tout se passe en plein jour, et en pleine ville.

Les jeux d'échelle fonctionnent nettement mieux, l'action est plus variée... mais en contrepartie, on y perd nettement en poids, en impact, et en intérêt : les scènes d'action deviennent vite répétitives, pas franchement aidées par des effets numériques vraiment aléatoires, qui donnent parfois aux robots le rendu de jouets en plastiques.
 
Sans oublier des idées totalement idiotes, comme le décollage des Jaegers dans le ciel sur fond de Trololo, ou tout simplement maladroites, comme le montage façon Agence Tous Risques, seul moment du film où le thème musical du premier Pacific Rim pointe le bout de son nez.

Bref, un film assez typique de son réalisateur/scénariste (regardable, mais jamais très subtil, jamais très original, toujours un peu brut de décoffrage et manquant de raffinement) : c'est quelconque, avec des défauts et qualités différents du premier (le duo principal - Boyega & Spaeny - est nettement plus attachant que les acteurs principaux du Del Toro, par exemple), mais au final, c'est aussi peu mémorable.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #721 : Annihilation (2018)

Publié le 25 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Science-Fiction, Drame, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Annihilation :

Lorsque son époux militaire, Kane (Oscar Isaac), rentre de mission distant et gravement malade, Lena (Natalie Portman) et lui se trouvent amenés de force dans une zone militaire non-répertoriée, en bordure du Miroitement, un périmètre interdit et chatoyant créé par la chute d'un météore sur Terre. Après avoir découvert que Kane a visité cette zone, et qu'elle est responsable de son état, Lena accompagne quatre autres chercheuses (Jennifer Jason Leigh, Tessa Thompson, Gina Rodriguez, et Tuva Novotny) au coeur du Miroitement, pour découvrir ce qui s'y passe...

À nouveau un réalisateur très apprécié par les amateurs de genre (ici, Alex Garland, scénariste de 28 Jours Plus Tard, Sunshine, Dredd, et du relativement surestimé Ex Machina - autant de concepts forts, ayant tendance à user, dans leurs dernières lignes droites, de grosses ficelles typiques de film du genre, quitte à largement affaiblir ce qui précède, et à tomber dans la série B) pour une production sortie en salles aux USA, et sur Netflix dans le reste du monde.

Ici, en adaptant un roman de science-fiction lorgnant vaguement sur la Couleur Tombée du Ciel de Lovecraft, en nettement plus contemplatif et métaphysique (façon Tarkovsky), Garland continue sur sa lancée, celle d'un film pas inintéressant et bien produit, mais qui pèche çà et là par son écriture.

Toute la première partie du film est ainsi assez prenante : la mise en place, l'explication du Miroitement, l'expédition, etc. Malheureusement, à partir du moment où les personnages arrivent dans la base militaire abandonnée, et commencent à être attaqués par l'ours, le film tombe dans une sorte de survival assez classique ; un survival bien exécuté et gentiment sanglant, mais pas forcément plus intéressant que ça, notamment à cause de l'écriture défaillante de ces personnages creux et sous-développés (la lesbienne de service, forcément hostile ; les problèmes de couple et d'infidélité de Natalie Portman ; les premières victimes, qui ont droit à deux lignes de caractérisation, pas plus ; Tessa Thompson, assez moyenne).

Et puis, dans sa dernière demi-heure, le film repart dans quelque chose d'à la fois plus concret (Portman vs un alien) et vague (pourquoi ? comment ?), pour se finir en queue de poisson, d'une manière pas particulièrement convaincante ou surprenante.

Le vrai problème, en fait, c'est que le film ne fait qu'effleurer de nombreux concepts et de nombreuses thématiques à la résonance potentiellement passionnante, et il le fait de manière assez pataude ou maladroite (toute la structure en flashbacks sur la vie de couple de Portman, donc ; les plans bien soulignés sur les reflets dans les verres d'eau ; tout le propos sur la division cellulaire, le cancer, blablabla).

Ce qui donne la fausse impression (à en juger par les critiques et analyses dithyrambiques du web) que le film est d'une profondeur incroyable, alors qu'en fait, c'est simplement que toute cette profondeur est restée sur le papier, et n'apparaît jamais à l'écran.

C'est dommage, parce que dans l'ensemble, ce n'est pas désagréable à regarder, la direction artistique est relativement intéressante, et il y a là énormément de potentiel. Mais c'est trop lent pour ce que ça raconte, trop vague, et pas assez abouti pour me convaincre.

(je comprends tout à fait que les distributeurs cinématographiques aient hésité à le sortir en salles, celui-là)

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #861 : Vintage Tomorrows (2015)

Publié le 22 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Histoire, Documentaire, Fantastique, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Vintage Tomorrows :

Un documentaire d'à peine une heure s'intéressant au mouvement steampunk, à ses origines, à ses intérêts, à son futur, et à ce que cette tendance peut apporter au reste de la société...

Au programme, de nombreux intervenants, artistes, auteurs, musiciens, inventeurs, couturières, tailleurs, etc, qui expliquent leur passion du genre steampunk, et les raisons de cette passion, ainsi que leurs motivations philosophiques et idéologiques.

Et alors que le documentaire se veut une exploration positive du mouvement, un métrage supposé montrer au monde toutes les qualités du steampunk, ce que j'en retire, c'est que le steampunk (du moins, celui qui est présenté dans le film, très californien) est bourré de contradictions, incapable de se définir, et qu'il n'est, au final, pas si éloigné que ça des ren-fairs, les renaissance fairs américaines très à la mode dans les années 60-80.

Comme dans les ren-fairs, ces steampunkers (steampunks ?) sont attirés par l'idée de s'immerger dans un monde imaginaire, dans une autre époque qu'ils n'ont pas connue, et qui leur est étrangère ; une époque qu'ils revivent au travers de costumes, de jeux-de-rôles, de projets artistiques, et qu'ils s'approprient en se livrant à une bonne dose de révisionnisme historique.

La composante raciale du mouvement est ainsi assez problématique : 98% des intervenants du documentaire sont blancs, libéraux (dans le sens américain du terme), et semblent vraiment hésiter à assumer pleinement le caractère discutable de cette vénération d'une époque coloniale pleine d'injustices (certains intervenants militent pour un steampunk réécrivant l'histoire par le prisme du politiquement correct actuel, d'autres trouvent que c'est une aberration) ; une intervenante afro-américaine aborde justement ce point, pour expliquer pourquoi elle n'est pas à l'aise avec le steampunk tel que beaucoup le pratiquent.

Comme bon nombre de participants aux ren-fairs, la composante artisanale est importante, tout comme le confort nostalgique d'une époque plus simple : les amateurs de steampunk adorent la technologie, mais pas celle d'aujourd'hui, trop compliquée ; ils veulent une technologie plus basique, qu'ils sont en mesure de démonter et de comprendre.

Un retour aux choses simples, un désir de fabrication manuelle, de reprise de contrôle sur son existence, etc... qui passe par la construction d'un monde imaginaire idéalisé ; une recherche d'une technologie personnalisée et d'un style unique... qui passe par l'intégration à un mouvement où tout le monde a tendance à coller des rouages sur tout ce qui bouge, et à aimer les mêmes choses/livres/œuvres, etc.

Et il y a aussi cette sorte de prétention qui se dégage des "intellectuels" du mouvement, une prétention artistique qui refuse l'appellation "simpliste et méprisante" de cosplay, impose et invoque à sa place une philosophie de vie, un mouvement révolutionnaire et contestataire pouvant changer l'avenir du monde, comme le Flower Power l'a fait à son époque.

C'est cette intellectualisation du mouvement qui domine ici, et qui a la parole. Une intellectualisation qui, lorsque l'on se renseigne un peu, a clairement divisé le mouvement steampunk américain il y a quelques années, entre les "artistes & philosophes" voulant associer au mouvement des valeurs progressistes, de justice sociale, et de révolution sociétale, et les participants lambda, des amateurs voulant prendre part à un fandom un peu différent des autres, avec son esthétique particulière, sa communauté, ses fêtes, etc.

Avec sa petite heure de métrage, Vintage Tomorrows ne semble pas vouloir explorer toutes les contradictions et tous les courants de pensée du mouvement steampunk ; c'est bien dommage, et on ressort du documentaire avec une impression d'inachevé.

Cela dit, pour une introduction à ce milieu (ou du moins, à une partie de ce qu'était ce milieu il y a 5 ou 6 ans), Vintage Tomorrows devrait faire l'affaire.

3.75/6

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