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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 7 et 8 + bilan (2019)

Publié le 18 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Comédie, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Après trois premiers épisodes plutôt agréables à suivre, chroniqués en ces pages en novembre dernier, et les trois épisodes suivants, place à la suite et fin de cette première saison du Mandalorien, toujours chapeautée par Jon Favreau et Dave Filoni.

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 7 et 8 (2019) :

- Chapitre 7 - The Reckoning : lorsque Greef Karga (Carl Weathers) lui propose de passer l'éponge sur ses antécédents, et de le mener directement au client voulant l'Enfant, le Mandalorien décide d'assurer ses arrières en réunissant Kuiil l'Ugnaught (Nick Nolte) et Cara Dune (Gina Carano) pour l'accompagner...

Un épisode de préparation pour le grand final, et qui monte joliment en tension sur la fin, même si l'on peut déjà deviner ce qui va s'y dérouler (l'androïde, tout ça...).

C'est donc très sympathique à suivre, même s'il faut bien avouer que le rythme des épisodes continue d'être particulièrement bancal : on sent bien que Favreau n'a pas grande expérience dans l'écriture des séries tv, et niveau mise en images, Deborah Chow continue de peiner à dynamiser le tout, voire à rendre l'action compréhensible (il m'a fallu repasser la scène finale pour comprendre l'origine de la fusillade).

Bon, ce n'est pas dramatique, mais la série a intérêt à mettre la barre un peu plus haut pour le final (réalisé par Taika Waititi), pour ne pas rater sa conclusion.

- Chapitre 8 - Redemption : Secourus in extremis par IG-11, reprogrammé pour protéger l'enfant à tout prix, Mando, Cara et Greef tentent d'échapper aux troupes du Moff Gideon (Giancarlo Esposito), qui les ont encerclés...

Une fin de saison spectaculaire signée de la caméra de Taika Waititi (et si l'on en doutait encore, la première scène, avec les deux scout troopers incapables  - Adam Pally et Jason Sudeikis - est un moment d'humour typiquement Waititien), et qui s'avère tout à fait satisfaisante, à défaut d'être particulièrement surprenante ou originale.

Waititi, d'ailleurs, se réserve un joli moment dramatique, avec le sacrifice d'IG-11, dont il fait la voix, et les pistes ouvertes pour une saison 2 peuvent être très intéressantes (chercher un Jedi pour lui remettre l'enfant... oui, mais quel Jedi ?).

Seule réserve : tout le décorum mandalorien, mais j'y reviens tout de suite dans le bilan saisonnier...

-- BILAN SAISONNIER --

Le Mandalorien, donc. Une première saison inégale, mais cohérente, attachante et agréable à suivre, bien plus en tout cas que les productions cinématographiques récentes de la franchise : en jouant habilement de la nostalgie inhérente à la Trilogie originale, tout en n'y étant pas assujettie par ses choix scénaristiques et ses personnages, le Mandolarien parvient à se créer une niche à part, plutôt convaincante, et clairement aidée par la présence de l'adorable Bébé Yoda.

Ce n'est pas pour autant que la série est un chef d’œuvre parfait. Je l'ai mentionné çà et là, mais on sent que personne à la production ne maîtrise totalement le format télévisuel de 35-40 minutes. Pas forcément surprenant quand on sait qui fait quoi, et ce n'est pas non plus trop problématique au final, mais les problèmes de rythme sont là, tout comme certaines faiblesses de réalisation de l'action.

Plus embêtant, pour moi, tout ce qui touche au mythe mandalorien - les fans hardcore de la franchise, dont fait partie Dave Filoni, sont passionnés par Boba Fett, par les Mandaloriens, et on sent clairement une tentative d'en faire quelque chose de fascinant, peut-être l'équivalent du développement que le peuple Klingon a connu dans la franchise Star Trek. Malheureusement, toute cette mystique, tout ce côté rituel étrange ne fonctionne pas du tout sur moi, et me paraît systématiquement forcé et creux, comme le produit des obsessions d'un scénariste qui aurait le contrôle sur sa production, et qui serait bien décidé à imposer celles-ci à son univers de fiction (un peu ce qu'aurait probablement donné une postlogie écrite par Lucas, et centrée sur les midichloriens).

Reste que pour un coup d'essai au format série Disney +, ce Mandalorien est efficace. J'attends donc avec impatience la suite, la série Kenobi, et bien entendu, tout le contenu Marvel.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1137 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de foudre au Festival d'Automne (2019)

Publié le 14 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Romance, St Valentin, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Coup de foudre au Festival d'Automne (Love, Fall & Order - 2019) :

À l'occasion du festival de l'Automne de sa petite ville du Vermont, Claire (Erin Cahill), avocate new-yorkaise, retourne dans la ferme familiale pour y retrouver son père (Gregory Harrison), embarqué dans une dispute avec sa voisine (Jan Broberg) au sujet des limites exactes de son terrain. Là, elle tombe nez à nez avec Patrick (Trevor Donovan), son ancien rival de lycée, lui aussi avocat, et qui défend justement sa tante, la voisine de Claire. Rapidement, les tensions croissent alors dans la communauté...

Difficile de ne pas sourire en découvrant le titre de ce téléfilm Hallmark, nouvelle victime du cahier des charges pesant de la chaîne ; d'un jeu de mots sympathique et léger (Love & Order), à l'image du film, on se retrouve avec un titre pataud, mais qui obéit à la nomenclature rigide des métrages Hallmark : si c'est un film de Noël, il faut Christmas ou Holiday dans le titre ; un film hivernal, Winter ou Snow ; un film printanier, Flowers ou Spring ; la Saint Valentin, Valentine ou Love ; Juin, le mot Wedding ; l'été, Summer ou Sun ; et l'automne, Fall ou Autumn.

On se retrouve donc avec ce titre bancal, qui dessert plus qu'autre chose un métrage parvenant pourtant à injecter à la formule Hallmark un peu de peps et d'énergie.

Pourtant, ce n'était pas forcément gagné, notamment avec, dans le rôle masculin principal, un Trevor Donovan étrangement maquillé (l'acteur est tellement blond/pâle qu'ils semblent se sentir obligés de lui mettre du gloss légèrement coloré sur les lèvres, ce qui donne l'impression, à l'écran, qu'il manque constamment d'oxygène), et un Drew Fuller maigrichon et relooké nerd en ex-petit ami.

Un personnage d'ailleurs totalement inutile dans ce métrage, et que l'on devine, là encore, imposé par le cahier des charges Hallmark : Fuller et l'héroïne se séparent en de bons termes au tout début du film, et sa contribution au scénario, ensuite, finit par être sans importance.

Et pourtant, malgré cela, le tout parvient à rester intéressant, ne serait-ce que par la manière dont les clichés habituels sont gérés par le script : oui, l'héroïne revient au pays, mais elle ne choisit pas de plaquer sa carrière pour s'y installer (c'est une décision laissée en suspens à la fin du film, comme une concession aux impératifs du formatage Hallmark) ; oui, l'ex-petit ami revient dans le récit en cours de route, mais ce n'est pas pour compliquer la vie de l'héroïne, bien au contraire ; oui, le couple principal finit ensemble, mais c'est après tout un film passé à entretenir leur petite rivalité, notamment au travers d'une course sur piste d'athlétisme (!)...

Ajoutez à cela un ton globalement plus léger et décomplexé (il y a plein de petites scènes amusantes, avec des personnages secondaires décalés, comme cette grand-mère photocopieuse), des enjeux plus réalistes et crédibles (on voit fréquemment de telles disputes de voisinage), et un couple qui, malgré les efforts du département maquillage pour rendre le cast masculin le plus insipide et inoffensif possible, a une alchimie sympathique, et voilà : un téléfilm qui, sous des apparences classiques, altère suffisamment la formule Hallmark (ou du moins, la prend sous un angle suffisamment enthousiaste) pour que le tout reste intéressant et distrayant. Et puis j'avoue que le paysage automnal, les citrouilles, les arbres aux feuilles cuivrées, tout ça, ça fonctionne toujours sur moi.

4/6 - 0.25 pour le look des hommes = 3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 35 - La Baby-sitter 2 : Killer Queen (2020)

Publié le 20 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA, Netflix

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Babysitter - Killer Queen (2020) :

Toujours hanté par le massacre qu'il a traversé deux ans plus tôt, Cole (Judah Lewis) se laisse convaincre par Melanie (Emily Alyn Lind), sa meilleure amie, d'accompagner le groupe d'amis de cette dernière pour faire la fête au bord d'un lac. Mais sur place, un nouveau groupe de cultistes se manifeste, et lorsque Allison (Bella Thorne), Max (Robbie Amell), Sonya (Hana Mae Lee) et John (Andrew Bachelor) ressurgissent à leur tour, Cole est replongé dans son cauchemar. Cette fois-ci, cependant, il peut compter sur l'aide de Phoebe (Jenna Ortega), nouvelle arrivante dans sa classe...

Le premier The Babysitter, signé McG, ne m'avait pas forcément convaincu : ressemblant souvent à un film de Joseph Kahn bourré d'effets de style et de coolitude un peu forcée, il m'avait semblé, dans l'ensemble, un peu trop creux pour son propre bien, avec une caractérisation aux traits un peu trop gros. C'était néanmoins regardable, notamment grâce à l'énergie du tout, à la distribution enthousiaste et au charisme de Samara Weaving.

Pour cette suite, on prend les mêmes (ou presque) et on recommence deux ans après. Tout le monde a grandi et vieilli, mais l'approche reste identique : même ton décomplexé plus que de mesure, même gags récurrents ("Pussy !", la piqûre), mêmes gimmicks de réalisation (l'arrière-plan au ralenti pendant une scène, les exclamations type WTF qui s'affichent à l'écran), même structure globale, mêmes morts sanglantes (voire même encore plus sanglantes que dans l'original, avec des seaux entiers d'hémoglobine jetés au visage des personnages), même tentative de rebondissement (supposément) imprévisible (SPOILER_________ ici, c'est Melanie qui est à la tête du groupe de cultistes), même romance...

C'est bien simple, si l'on excepte l'environnement global (le film troque le huis-clos de la maison de banlieue de Cole pour la nature lacustre, filmée de nuit - bof), on a presque l'impression de revoir le premier film, une impression encore amplifiée par l'absence quasi-totale de caractérisation des nouveaux cultistes, éclipsés par le retour des anciens.

Plus embêtant, en se passant du scénariste du premier film (remplacé par McG et trois sbires), le métrage écope d'un rythme anémique (les trente premières minutes sont molles, mais molles !) et devient clairement un film de quadras nostalgiques, étrangement daté, que ce soit par les références cinématographiques que les personnages utilisent, par l'illustration musicale du tout, par certains délires totalement aléatoires (le combat à la Street Fighter, la scène 80s dansante pour illustrer le baiser)...

Et puis l'absence de Samara Weaving fait beaucoup de mal au métrage : seule cultiste à ne pas être morte dans le premier film, elle n'apparaît ici que lors de micro-flashbacks insérés à la truelle, avec une ligne de dialogue, pour montrer comment les personnages de son groupe ont été recrutés. Ça ne sert à rien, ce n'est pas particulièrement drôle, et surtout, ça n'est clairement qu'un moyen, pour McG et compagnie, de garder Weaving à l'esprit des spectateurs, avant son grand retour dans les dernières minutes du métrage.

Un grand retour un peu forcé et artificiel, et surtout ultra-prévisible, comme toute la fin du film.

Cette Baby-sitter 2 est donc un métrage qui semble sans idées : un bigger louder dumber qui n'apporte rien à l'histoire du premier film et se contente de la singer, en pilotage automatique. Alors déjà que le premier opus était très moyen, là, on est un bon cran en dessous.

2/6 (dont 0.25 pour Jenna Ortega, sympathique et efficace)

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Un film, un jour (ou presque) #1306 : The Dark Knight Rises (2012)

Publié le 24 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, DC, Drame, Fantastique, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Dark Knight Rises (2012) :

Brisé par son combat contre le Joker, huit ans plus tôt, Bruce Wayne (Christian Bale) vit comme un reclus dans son manoir. Jusqu'à ce que Bane (Tom Hardy), un dangereux terroriste fanatique, arrive à Gotham et menace de détruire la ville avec une arme atomique. Confronté à cette menace inédite, Batman est contraint de reprendre du service, mais bien vite, il va réaliser que Bane est bien plus fort et dangereux qu'il ne le pensait...

Une conclusion de trilogie qui arrive tardivement, et qui donne constamment l'impression que personne au sein de la production n'avait la moindre motivation (autre que contractuelle et financière) à créer ce troisième opus.

Il faut dire que tenter de résumer plusieurs arcs narratifs entiers de l'univers Batman (Knightfall, No Man's Land, Dark Knight Returns) en 2h30, et ce sans mettre Batman plus de 30-45 minutes à l'écran, c'est compliqué, et c'est un défi qui demanderait quelqu'un d'autre que le duo Goyer/Nolan à l'écriture.

Déjà, parce que les choix créatifs sont peu probants : la voix de Bane est plus ou moins risible dès sa première apparition, le personnage de Miranda Tate arrive comme un cheveu sur la soupe (et répète le twist éventé du premier film sur l'identité de "Ducard"), le personnage de Wayne/Batman finit par paraître bien peu héroïque (pour un chevalier en croisade contre le crime, ce Bruce Wayne n'aura finalement endossé le masque qu'un an ou deux, et aura jeté l'éponge bien vite avant de partir en retraite), et la décision de faire disparaître Alfred du film à mi-parcours (Michael Caine était trop cher ?) après avoir passé un savon à Bruce n'est guère plus convaincante.

Et puis il y a l'orientation globale du métrage : en l'absence de Bruce Wayne/Batman, il faut bien meubler, et ce remplissage passe par une place accrue laissée à Gordon et à "Blake", un jeune policier idéaliste (dont on apprend, à la fin du film, que son prénom est Robin... parce que visiblement, les scénaristes pensaient qu'ils avaient trop bien brouillé les pistes en changeant son nom, et qu'un jeune héros idéaliste qui découvre la batcave et l'héritage de Batman une fois celui-ci disparu, ce n'était pas assez clair).

Le film prend donc fréquemment des airs de Gotham Central approximatif, plus intéressé par le quotidien d'un Gotham sous occupation que par le héros principal de la série. Un héros cassé de partout, grabataire, mais qui se remet comme par enchantement après six mois de musculation magique et spirituelle au fond d'un trou (on sent que Nolan/Goyer voulaient utiliser les Lazarus Pits de Ras Al Ghul, mais qu'ils étaient coincés par leur pseudo-réalisme... ce qui, paradoxalement, a rendu leur solution encore moins convaincante).

De manière assez intéressante, cela dit, le personnage de Catwoman est plutôt réussi et convaincant (un spin-off sur son duo formé avec Juno Temple aurait été le bienvenu, à l'époque) et il y a quelques moments plutôt réussis et spectaculaires, çà et là.

Le problème, à nouveau, reste cependant l'écriture. Une écriture pataude au niveau de ses métaphores (le puits, la psychologie de Bruce), de ses thématiques (la révolte du peuple contre les élites, transcender la souffrance et le traumatisme pour en ressortir plus fort, etc), de ses dialogues, qui fait de Batman, plus que jamais, un super-CRS, allant même jusqu'à lui faire prendre part à la charge de la Police contre les troupes de Bane (constituées de tous les criminels de la ville).

Une conclusion de trilogie qui continue de souligner les soucis de l'approche Nolan, qui n'a jamais vraiment réussi à gérer son personnage principal, à le mettre en valeur autrement que comme un vecteur de thématiques pseudo-profondes sur l'héroïsme, et tout et tout, et à atteindre un dynamisme visuel que Batman, plus grand artiste martial de la planète et détective hors-pair, aurait mérité.

Le plus faible épisode de la trilogie, un film faiblard, un Batman sans Batman, bourré d'approximations et de choix créatifs vraiment discutables.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 04 - Scooby-Doo et la Malédiction du 13e Fantôme (2019)

Publié le 29 Septembre 2020 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Scooby-Doo et la Malédiction du 13e fantôme (Scooby-Doo! and the Cruse of the 13th Ghost - 2019) :

Peu de temps après qu'une de leurs enquêtes ait mal tourné, le Scooby Gang - à la retraite forcée - reçoit un message de Vincent Van Ghoul, qui demande l'aide de Scooby, Shaggy et Daphne pour capturer le 13e Fantôme du Coffre aux Démons. Accompagnés de Fred et Velma, qui découvrent effarés tout ce que leurs trois amis leur avaient caché, Daphne, Shaggy et Sammy partent à l'aventure, direction l'Himalaya...

Comme en témoigne ce blog, je n'ai jamais été très convaincu par Les 13 Fantômes de Scooby-Doo, première tentative de sérialisation de la franchise Scooby : dépourvue de conclusion, la série de 13 épisodes peinait à établir son concept (13 fantômes... échappés du Coffre aux Démons... mais qui ne sont ni des fantômes ni des démons !), tiré vers le bas par l'absence de Fred et Velma, par une direction artistique bancale, et par des Flim-Flam et Scrappy-Doo agaçants et redondants, mes souvenirs nostalgiques des années 80 n'avaient pas survécu à un nouveau visionnage, il y a quelques années.

J'ai donc abordé ce métrage avec un certain scepticisme : 34 ans après, proposer une conclusion à une série déjà guère reluisante avait de quoi laisser perplexe. Mais bizarrement, pendant une grosse demi-heure, j'ai totalement adhéré à la proposition de ce dessin animé : une remise en questions assez méta de la série de 1985, en réutilisant de manière astucieuse et intéressante de multiples éléments, et en permettant à Daphne (en mode bikeuse sexy et indépendante) de briller un peu en prenant la place de Fred à la tête de l'équipe, et en menant la charge dans diverses scènes d'action (un girl power facile mais efficace).

Et puis progressivement, j'ai déchanté. À trop vouloir se moquer gentiment de la série originale, le scénario en vient en effet à être agaçant, avec un Van Ghoul impotent et ringard qui enchaîne les jeux de mots pourris, un Fred insupportable et abêti qui passe tout le métrage à être bouleversé d'avoir perdu le leadership de l'équipe, et à se chercher un rôle de substitution (il finit par être le cheerleader du Gang, avec des pompons), une Velma trop sceptique (alors qu'elle en a vu d'autres), un Flim Flam inutile, un Scrappy aux abonnés absents (son nom est mentionné dans une réplique, et c'est tout - cela dit, c'est toujours mieux que le sort réservé aux deux fantômes de la série, probablement trop compliqués à intégrer à cette suite de manière probante), et une explication finale de Velma qui résume cette histoire de 13 fantômes à une grosse hallucination collective.

Le tout, avec un rythme particulièrement mollasson - le film a un vrai gros ventre mou entre deux aventures de Daphne l'héroïne - et une conclusion télégraphiée au possible, qui n'apporte même pas réellement de fin satisfaisante à la série de 1985.

Bref, un Scooby-Doo assez frustrant, et qui ne m'a clairement pas réconcilié avec ces 13 Fantômes...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1287 : Far Cry (2008)

Publié le 28 Août 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Far Cry (2008) :

Ex-agent des forces spéciales allemandes, Jack Carver (Til Schweiger) s'est désormais reconverti dans la navigation de plaisance. Jusqu'au jour où il est recruté par une séduisante journaliste, Valérie Cardinal (Emmanuelle Vaugier), qui voudrait être déposée sur une île toute proche, où son oncle Max (Ralf Moeller) a disparu. Mais le Dr. Krieger (Udo Kier), qui a installé son laboratoire de recherche sur l'île, y développe des super-soldats bestiaux et génétiquement modifiés, que Carver va devoir affronter s'il veut s'en sortir vivant...

Venant tout juste de refaire l'intégralité du premier jeu Far Cry, je me suis dit : "soyons fous, et tentons de revoir l'adaptation d'Uwe Boll, l'un des rares films du bonhomme dont je ne garde aucun souvenir".

J'aurais mieux fait de m'abstenir.

Et pourtant, bizarrement, cette adaptation du premier Far Cry est presque fidèle au premier jeu de la série. Car pour être totalement franc, Far Cry, le jeu original de Crytek, était un first person shooter au scénario simpliste et à l'écriture faiblarde, au doublage médiocre, au déroulement linéaire et basique, mais au rendu technique mémorable, immergeant le joueur dans un monde tropical ensoleillé, un archipel à l'océan d'un bleu azur, et aux jungles hostiles emplies de mercenaires hostiles et de mutants difformes.

Et les grandes lignes de Far Cry sont respectées par ce film : Carver, Val, le bateau, l'explosion, l'île, le Dr. Krieger, le développement de mutants, les mercenaires... tous les éléments sont là (y compris la médiocrité technique ambiante). Enfin, presque... puisque Boll, pour économiser de l'argent, a tourné le tout au Canada/à Vancouver... de nuit. Là, forcément, ça coince, puisqu'on perd totalement ce qui faisait la force du jeu : ses environnements et sa beauté. Autre élément manquant faute d'argent : les monstres. En lieu et place des créatures difformes du jeu, on a droit à une poignée de pauvres cascadeurs peints en blanc... ça coince aussi.

Pour compenser, Boll et ses scénaristes rajoutent de l'humour. Beaucoup d'humour. De l'humour façon buddy movie, quand ils associent Schweiger à un petit gros insupportable, et de l'humour plus romantique, puisque toute la relation Val/Carver est ici nettement plus légère, nettement plus décontractée, menant à des moments non-sensiques comme une nuit de passion entre les deux tourtereaux, alors qu'ils viennent juste d'échouer sur l'île de Krieger.

Et puis il y a ces personnages secondaires tous sous-développés - Ralf Moeller, l'autre chef des mercenaires, la Russe qui sert d'acolyte à Krieger, etc...

Bref, entre les apports et les personnages inutiles, l'absence d'exotisme et de monstres, la romance forcée, l'action illisible (on se demande si Schweiger n'a pas accepté le rôle deux jours avant le tournage tant sa nonchalance ressemble parfois à du je-m’en-foutisme), la bande originale hors-sujet, et la fin bâclée, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce Far Cry, qui a tous les défauts du jeu original, sans en avoir les qualités.

Ce n'est pas forcément le désastre technique auquel Boll nous avait habitué, et le couple principal fonctionne assez bien, mais dans l'ensemble, c'est sans intérêt, tout simplement.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 63 - Sacrées Sorcières (2020)

Publié le 31 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, USA, HBO Max

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Sacrées Sorcières (The Witches - 2020) :

En 1968, dans l'Alabama, un jeune garçon (Jahzir Kadeem Bruno) accompagne sa grand-mère (Octavia Spencer) pour un séjour dans un grand hôtel de luxe, où il découvre un couvent de sorcières dirigées par la Grande Sorcière (Anne Hathaway). Leur objectif : distribuer une potion à l'échelle mondiale, et transformer tous les enfants en rongeurs...

Robert Zemeckis. Guillermo Del Toro. Alfonso Cuaron. Kenya Barris : quatre créateurs de talent, dans leurs genres respectifs, auxquels s'ajoute Alan Silvestri à la musique. Roald Dahl et Sacrées sorcières : un roman pour enfants mondialement connu et apprécié et dont la première adaptation (Les Sorcières, 1990), nostalgie aidant, est devenue un semi-classique, globalement salué pour ses effets spéciaux et pour son ton macabre.

Avec tant de talents derrière la caméra, et tant de potentiel, comment expliquer alors que ce remake cette nouvelle adaptation du récit soit à ce point plate et insipide ?

Parce que j'ai beau ne pas forcément être le plus grand fan de la version de 1990, mais je reconnais sans peine que les maquillages et effets signés Jim Henson étaient mémorables (de quoi donner des cauchemars aux plus jeunes), qu'Anjelica Huston faisait une sorcière glaçante et menaçante, et que le tout avait un charme typiquement british plutôt sympathique (et Mr Bean !).

Mais là, rien ne fonctionne vraiment. Déjà, évacuons tout de suite la contribution de Kenya Barris (Black-ish) : je vais peut-être m'avancer, mais je dirais que sa contribution a largement été évacuée au fil des révisions, et qu'il ne reste plus de son apport que le cadre du film (l'Alabama des années 60) et l'ethnicité du héros et de sa grand-mère. Deux facteurs qui auraient pu donner lieu à un propos sur le racisme de l'époque, etc... mais qui n'est pas exploité un seul instant, si ce n'est peut-être en filigrane, pendant quelques secondes, dans les regards du personnel de l'établissement, étonné de voir une afro-américaine avec de l'argent.

Mais c'est tout : peut-être que le premier jet du scénario était plus engagé socialement, et que ça s'est perdu en cours de route... car sinon, il n'y a absolument aucun intérêt dans la transposition du récit dans le sud des USA, dans les 60s. Pire : cela enlève tout le charme british et le flegme du récit original, qui se retrouve bien plat et générique.

Toute la mise en place du récit, avant l'arrivée dans l'hôtel, est ainsi laborieuse et mécanique ; pour ne rien arranger, le film a droit à une narration ponctuelle assez joviale de Chris Rock, totalement en décalage avec le ton du film, et qui ressemble plus à son travail sur Tout le monde déteste Chris qu'à autre chose (là aussi, un reste de l'influence de Kenya Barris ?).

Et puis, une fois dans l'hôtel, le film devient le show d'Anne Hathaway. Que l'on ne s'y méprenne pas : Hathaway est l'un des points forts du film, avec Octavia Spencer. Les deux actrices dominent le film dans des genres très différents, l'une en cabotinant, l'autre en mode grand-mère tendre et attachante.

Mais, un peu comme dans la version de 1990, les mésaventures des enfants-souris à l'hôtel ne sont pas des plus intéressantes, pas aidées par des effets spéciaux assez médiocres : depuis le chat d'Hathaway jusqu'aux souris, en passant par les transformations en rongeurs et par le maquillage des sorcières (au sourire carnassier façon Vampire, vous avez dit vampire ou monstre asiatique), tout est numérique et très approximatif, avec un rendu bien trop caricatural et forcé pour convaincre.

Dépourvu de ses effets, de son atmosphère et de son humour, Sacrées sorcières est affreusement anonyme, et n'a donc d'intérêt que pour la prestation d'Hathaway, qui s'amuse, ainsi que pour la présence de Spencer. On pourra aussi citer la fin douce-amère, qui était absente de la version 1990... pas de panique, cependant : si elle est bien présente ici, elle est aussi désamorcée par une scène finale sur les souris en train de danser sur We are family de Sister Sledge.

Ouaip. À se demander si le studio n'a pas passé son temps à fourrer son nez dans le projet original, jusqu'à le vider de sa moelle.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Black Monday, saison 2 (2020)

Publié le 6 Mars 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Sitcom, Showtime

Loin d'être désagréable, la saison 1 de Black Monday était cependant assez étrange, sorte de mélange entre le style Rogen/Goldberg (à la production), les délires absurdes de l'équipe habituelle de Paul Scheer, et quelque chose de plus sincère et de plus dramatique, supervisé par l'un des scénaristes de Happy Endings : à mi-chemin entre la parodie et les séries dramatiques courtes habituelles de Showtime, le résultat pouvait décontenancer et paraître un peu brouillon, le postérieur entre deux chaises.

Et pourtant, le programme (qui ressemblait pourtant fortement à une mini-série) a été renouvelé pour une seconde saison... un peu à la surprise générale, y compris celle de l'équipe créative.

Black Monday, season 2 (2020) :

Un an après le fameux Lundi noir, Blair (Andrew Rannells) et Tiff (Casey Wilson) tentent d'influencer les sphères politiques de Washington en favorisant Roger Harris (Tuc Watkins), membre du Congrès avec qui Blair a une aventure ; Dawn (Regina Hall), elle, tente de faire fonctionner la firme, qu'elle dirige désormais, mais le retour de Mo (Don Cheadle) dans sa vie complique nettement les choses. D'autant que Keith (Paul Scheer), lui, est bien décidé à tout faire pour éviter de couler...

La saison 2 de Black Monday continue donc à naviguer entre ces deux eaux de la parodie et du mélodrame sincère... avec plus ou moins de succès. Car si la série continue de regorger d'idées farfelues (Snoop Dogg en Mo dans la reconstitution tv, le double rôle de Ken Marino, les enfants Trump, la fête costumée) et de jouer avec la structure et et la chronologie de son récit, un problème de taille commence à transparaître, petit à petit.

Et c'est un problème qui peut se montrer assez rédhibitoire : tous les personnages de la série sont de véritables connards, qui passent leur temps à tenter de se manipuler les uns et les autres pour gagner de l'argent... ce qui, au bout d'un moment, est susceptible de fatiguer un peu le spectateur.

D'autant que le script, qui tente d'injecter de l'émotion dans les rapports Mo/Dawn, Blair/Roger, Keith/Lehman, semble être parfaitement content de les saboter presque immédiatement, au travers de moments absurdes, de réactions caricaturales, ou d'engueulades bruyantes.

Résultat : l'émotion ne prend pas, et comme paradoxalement, elle prend plus de place que jamais, j'ai fini par me désintéresser progressivement de ces vils personnages. Des personnages qui, pour ne rien arranger, évoluent la majeure partie du temps dans leurs bulles respectives : Blair, Tiff, Roger et June Diane Raphael, qui incarne la femme de Roger, passent le plus gros de la saison dans une sous-intrigue totalement détachée du reste, sur fond de conservatisme évangélique, de thérapie de conversion, et d'arnaques en tous genres. Mo et Dawn, eux, tentent de se rendre mutuellement jaloux, avec caméo de Dulé Hill à la clef ; Ken Marino s'amuse à jouer le double rôle des frères Lehman, mais reste isolé dans un bureau pendant un bon moment...

Tout ce petit monde finit par se retrouver lorsque les sous-intrigues se réunissent, vers la fin de saison, mais dans l'ensemble, il règne tout de même une impression un peu brouillonne (à l'image du season finale bordélique, qui tente de tout boucler en 25 minutes), comme si les scénaristes, ne s'attendant pas à une saison 2, avaient dû plus ou moins improviser celle-ci à partir d'idées semi-développées. et de personnages dont ils ne savaient plus nécessairement quoi faire (Casey Wilson/Tiff, en roue libre cette saison).

Cela dit, il n'y a rien de vraiment catastrophique au programme, et le show continue d'être fréquemment amusant, mais je dois bien avouer que la mayonnaise a nettement moins pris sur moi cette année, et que le tout a fini par me lasser un peu.

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Un film, un jour (ou presque) #580 : Kung Fu Yoga (2017)

Publié le 15 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Histoire, Chine, Inde, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kung Fu Yoga :

Jack (Jackie Chan), l'un des meilleurs archéologues de Chine, croise le chemin de la superbe Ashmita (Disha Patani), une spécialiste indienne, en possession d'une carte menant au fameux trésor perdu de Magadha. Avec l'aide de leurs assistants Kyra (Amyra Dastur), Xiaoguang (Zhang Yixing) et Noumin (Miya Muqi), ainsi qu'avec celle du pilleur de tombes Jones Lee (Aarif Rahman), Jack parcourt alors le globe, du Tibet à l'Inde en passant par Dubai, pour tenter de retrouver avant le maléfique Randall (Sonu Sood) les pièces manquantes permettant d'accéder à des richesses inestimables...

Pseudo-suite à The Myth, que je n'ai pas vu, Kung Fu Yoga est un métrage d'aventure et d'archéologie bourré de problèmes, parmi lesquels : 

- c'est une co-production chinoise et indienne, avec des fonds saoudiens, et par conséquent, le film passe de l'un à l'autre pays, en mettant en valeur les paysages (effectivement jolis) et en soulignant constamment la grandeur de ces pays, de leur philosophie, etc (le titre Kung Fu Yoga n'est ainsi qu'un prétexte pour quelques platitudes spirituelles balancées à la va-vite entre deux dialogues, pour meubler un peu).

- comme un bon paquet de films de Jackie Chan (voir Railroad Tigers, Skiptrace ou CZ12), maintenant que le bonhomme est sexagénaire, le métrage fonctionne sur une dynamique de groupe, qui permet à Jackie de s'entourer de plein de petits jeunes qui assurent la diversion, que ce soit niveau action, intrigue ou comédie.

- qui plus est, pour camoufler l'âge de Jackie, l'inexpérience de certains acteurs, etc, l'action y est ultra-câblée et numériquement retouchée, voire même accélérée en post-production.

- à l'identique, l'interprétation en langue anglaise y est, au mieux, inégale, avec une post-synchronisation parfois assez bancale.

- sans oublier les effets spéciaux, souvent médiocres, au service d'idées spectaculaires pas toujours judicieuses, et, la plupart du temps, un script assez inabouti, parfois incohérent et massacré au montage.

Bref, ce Kung Fu Yoga est un film qui coche toutes les cases mentionnées ci-dessus, ce qui fait un peu mal au cœur, d'autant qu'il est réalisé par Stanley Tong, avec qui Jackie avait déjà travaillé à de multiples reprises.

Mais non, il faut bien se rendre à l'évidence : Kung Fu Yoga est un film qui pèche largement par excès, de son introduction tout-numérique façon Dynasty Warriors, sur fond de narration brouillonne en voix-off, jusqu'à ses hyènes numériques, sa poursuite automobile à Dubai avec lion numérique en guise de co-pilote, ses loups numériques, son tournage partout dans le monde, ses gadgets technologiques improbables, ses placements produits locaux, ses personnages secondaires inutiles, et son numéro final de danse indienne forcément gratuit et qui remplace l'habituel bêtisier de Chan.

Et pourtant, je n'ai pas forcément détesté.

Peut-être parce que Jackie se donne un peu plus, au niveau combat, que dans certains de ses films récents, et semble s'amuser.

Peut-être parce qu'étrangement, la poursuite à Dubai fonctionne, malgré ses défaillances numériques.

Peut-être parce que Disha Patani est superbe, et que je suis faible.

Peut-être parce que Aarif Rahman a un charisme indéniable.

Ou peut-être aussi parce que Tong, Chan et compagnie assument totalement le fait de reprendre des moments et des séquences entières des films Indiana Jones, allant jusqu'à appeler un personnage Jones, et à citer directement l'archéologue dans un dialogue.

Bref, ça ne vole pas très, c'est bourré de défauts, c'est mal rythmé, câblé à tous les niveaux, et parfois assez laid visuellement, mais ça se regarde, et ça dépasse à peine les 95 minutes (puisqu'on peut faire l'impasse sur le générique de fin).

En fait, avec un peu plus de mesure et de maîtrise à tous les niveaux, ça aurait fait un film tout à fait honorable, et un digne successeur à Opération Condor.

3/6 (mais en réalité, ça ne vaut pas forcément la moyenne)

(critique mise à jour en juillet 2020)

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Un film, un jour (ou presque) #1259 : The Old Guard (2020)

Publié le 22 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Thriller, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Old Guard (2020) :

Lorsqu'elle meurt en mission en Afghanistan, Nile (KiKi Layne) revient à la vie, et découvre qu'elle est immortelle. Bien vite, elle est recrutée par un groupe de guerriers immortels menés par Andy (Charlize Theron), qui tentent de faire le bien depuis l'aube des temps. Mais Steven Merrick (Harry Melling), PDG d'un grand laboratoire pharmaceutique, à des vues sur l'immortalité de ces guerriers...

Grosse sortie Netflix de cet été, The Old Guard a été immédiatement accueilli à grands renforts de louanges par la critique US, trop contente d'avoir là un métrage d'action cochant toutes les cases de la wokeness en vigueur : une réalisatrice afro-américaine, des personnages principaux féminins forts et existant à la fois dans l'action et dans la réflexion, des personnages masculins allant à contre-courant des protagonistes mâles-blancs-hétéros habituels (outre le couple d'immortels gays, les seuls autres personnages masculins de premier plan, dans le film, sont le méchant, Chiwetel Ejiofor qui commence méchant et finit veuf éploré au service des gentils, et un traître), et une sensibilité différente de la norme des films d'action.

Et dans l'absolu, même si tout cela fait un peu liste d'éléments à placer pour avoir l'assentiment des faiseurs d'opinion des réseaux sociaux, pourquoi pas. Si le tout était bien mené, original et dynamique, pourquoi pas.

Le problème, en fait, c'est que The Old Guard, adaptation d'un comic-book de Greg Rucka, est affreusement générique et dérivatif. Toutes les idées du script proviennent d'ailleurs, et l'on a constamment l'impression d'assister à un spin-off bourrin de la franchise Highlander, depuis la sensation étrange que les immortels partagent lorsque "naît" un nouvel immortel, jusqu'aux atermoiements génériques sur les travers de l'immortalité, blablabla, who wants to live forever et compagnie.

Pire : non content d'évoquer constamment un ersatz d'Highlander, les duels à l'épée en moins, The Old Guard ressemble surtout à un pilote de série, en cela qu'il pose énormément d'éléments en vue d'une suite hypothétique (dont la scène de post-générique, télégraphiée au possible), et que sa distribution est atrocement falote. C'est bien simple, Theron exceptée, personne n'a grand charisme dans le casting, et le métrage finit par ressembler à un DTV, avec son méchant surjoué au possible et ses personnages quelconques (un peu le même problème que Michael Bay avait rencontré avec son Six Underground, déjà pour Netflix : un lead charismatique, et autour de lui, le néant).

Bref, c'est ultra-dérivatif (les téléphages penseront aussi à certains aspects de Buffy et d'Angel), prévisible et maladroit, l'illustration musicale est fréquemment hors-sujet (est-ce dû à la sensibilité différente de la réalisatrice ?), et hormis les scènes d'action, effectivement bien menées mais limitées à des fusillades ou à quelques passes d'armes/de combat rapproché, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent.

C'est quand même désespérant de réaliser que sur un sujet comme l'immortalité, tout ce que Rucka (aussi au scénario du film) trouve à faire, c'est un super-commando militaire gentiment bourrin.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #998 : Godzilla II - Roi des Monstres (2019)

Publié le 2 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Godzilla II : Roi des Monstres (Godzilla : King of the Monsters - 2019) :

Des années après le réveil de Godzilla, l'organisation Monarch continue d'étudier les nombreux Titans endormis aux quatre coins de la planète. Mais lorsqu'un groupe écoterroriste décide de kidnapper Emma Russell et sa fille Madison (Vera Farmiga, Millie Bobby Brown), pour obtenir d'Emma le contrôle d'une technologie permettant d'interagir avec les Titans, la situation se complique, avec le réveil de Ghidorah, un immense dragon destructeur à trois têtes. Et tandis que tous les Titans se réveillent, un à un, pour prêter allégeance à Ghidorah et exterminer l'humanité, les êtres humains ne peuvent plus compter que sur Godzilla pour vaincre le dragon et restaurer la paix...

Le premier Godzilla, signé Gareth Edwards, m'avait vraiment laissé de marbre : trop de personnages humains insipides, pas assez de Godzilla, des antagonistes monstrueux quelconques, un rythme insuffisant, bref, je ne suis pas fan, même avec du recul.

Kong : Skull Island, le second film de cet univers partagé, m'avait un peu plus satisfait, tout en souffrant toujours des mêmes problèmes : incapable de rendre ses personnages humains intéressants (malgré une distribution de qualité), Jordan Vogt-Roberts se rabattait sur une forme plus décontractée, évoquant Apocalypse Now, mais victime tout de même d'effets spéciaux inégaux (notamment un Kong aux proportions assez variables).

Ici, avec Michael Dougherty (Krampus, Trick'r'Treat) aux commandes du script et de la réalisation, on pouvait s'attendre à des images mémorables, mais pas forcément à un script beaucoup plus détaillé.

Et sans surprise, c'est le cas, puisque si je voulais résumer ce Godzilla KOTM à une simple phrase de notation, ce serait 5/6 pour les monstres, leurs affrontements, leur capital sympathie, leur caractérisation... et 1/6 pour l'écriture et les personnages humains trop souvent sous-développés, aux interprètes sympathiques, mais aux motivations absconses, et à la présence agaçante (toute la dernière partie du film frustre, à constamment revenir sur ces personnages-fonctions indestructibles, qui tentent de survivre au milieu d'un combat de titans).

Et c'est vraiment le problème du film : il est beau, il est lisible, tout ce concerne les Titans et le world-building (tout le générique de fin développe notamment joliment les liens entre Kong, les Titans, et le monde transformé qui est désormais celui des humains de cet univers partagé) est intéressant... mais tout ce qui concerne les humains est globalement insipide, voire même énervant, en particulier à partir d'un certain retournement de situation, en Antarctique, et de son explication, façon Thanos du pauvre. Sans oublier Charles Dance, en méchant cliché uniquement là pour (à en croire le générique de fin) mettre en place une suite.

Heureusement que ponctuellement, Dougherty parvient à créer des moments de grâce avec ses monstres, que ce soit Ghidorah au sommet du volcan, Ghidorah et son électricité, tout ce qui tourne autour de Mothra, ou encore Godzilla et Ghidorah qui s'envolent... autant de moments visuellement mémorables malheureusement entrecoupés de passages laborieux sur ces protagonistes humains (trop souvent) insignifiants.

Bref, je comprends sans problème la flopée de critiques négatives que ce film a reçu ces dernières semaines... mais je les trouve néanmoins complètement disproportionnées. Pris dans son ensemble, le film est bancal, certes, mais j'ai envie de dire que tout dépend vraiment des attentes du spectateur : j'ai abordé le métrage en voulant voir de belles images de monstres s'affrontant dans des combats épiques et destructeurs, et en me moquant complètement de l'élément humain du film. J'ai donc été satisfait sur ce front, malgré la présence humaine (en grande partie) insipide.

Et donc, comme je le disais plus haut, niveau notation, (5/6 + 1/6)/2 = 3/6 + 0.5 pour le score musical de Bear McCreary = 3.5/6 (soit la même note que Skull Island).

(par contre, je ne sais pas trop comment Kong va pouvoir rivaliser avec Godzilla dans le prochain film, ne serait-ce qu'au niveau de sa taille...)

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Un film, un jour (ou presque) #1236 : DC Showcase 2020 (2020)

Publié le 25 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction, USA, DC, Anthologie

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DC Showcase 2020 (2020) :

Retour de l'anthologie made in DC Animation, qui avait déjà donné lieu à Superman/Shazam, et qui se consacre, sous la forme de courts-métrages de 15 minutes environ, aux personnages plus obscurs de l'univers DC Comics. À commencer par...

- DC Showcase - Adam Strange : Sur une colonie minière lointaine, les habitants sont attaqués par une race insectoïde sortie de terre. Seul Adam Strange (Charlie Weber) peut les en empêcher, malgré le drame qui l'a plongé dans l'alcoolisme et le désespoir...

Ambiance pure SF pour un récit en flashbacks assez convenu, qui a le problème de ne pas en expliquer assez sur Adam Strange (Qu'est-ce que les rayons zéta ? Pourquoi est-ce que Strange leur est assujetti comme Sam Beckett aux sauts quantiques, ou les Sliders à leur minuteur ? Et pourquoi les Thanagariens sont-ils responsables de la tragédie ayant touché sa famille ?), et de miser principalement sur un protagoniste réticent et noyant ses problèmes dans l'alcool.

Pas forcément rédhibitoire, mais pas non plus totalement probant : ça parlera clairement plus aux fans du personnage, déjà familiers avec son coin de l'univers DC.

- DC Showcase - The Phantom Stranger : Le Phantom Stranger (Peter Serafinovicz) suit le destin d'une jeune femme qui, dans les années 60, rejoint un groupe de hippies pour une fête avec Seth (Michael Rosenbaum), un homme aux pouvoirs étranges vivant dans une demeure en ruines...

Bruce Timm aux commandes de ce court-métrage à l'esthétique Batman : TAS/Superman : TAS, ce qui fait vraiment plaisir : les traits sont épurés, c'est coloré, c'est mémorable, et le tout se marie justement très bien à cette période 60s, frôlant parfois une esthétique Scooby-Doo de l'époque (le montage psychédélique ^^)... en beaucoup plus sombre.

Vraiment beaucoup aimé ce segment avec son introduction façon Rod Serling, et son style très prononcé.

- DC Showcase - Sgt. Rock : Le Sgt. Rock (Karl Urban) est placé à la tête d'un commando de créatures surnaturelles pour une mission au fin fond de l'Allemagne, dans un vieux château où les Nazis tentent de lever une armée de cadavres...

Alors là, malgré Bruce Timm à la réalisation, j'ai trouvé ça vraiment plat et générique. Visuellement, ça aurait mérité d'être plus nerveux et dynamique, notamment lors des scènes de guerre, et d'avoir un style, tout simplement : là, on a l'impression que ce Sgt. Rock a été fait avec des bouts de ficelle, avec les restes du budget des trois autres courts, ce qui se traduit par une animation assez médiocre, un Sgt. Rock ultra-générique, et des monstres à la direction artistique assez quelconque.

Pas très convaincant, donc.

- DC Showcase - Death : Vincent (Leonardo Nam), un artiste tourmenté, croise le chemin d'une jeune femme mystérieuse (Jamie Chung), qui l'aide à faire la paix avec ses démons intérieurs...

Court-métrage chapeauté par Sam Liu, et qui adopte donc le style anime/New 52 des longs-métrages du DCAMU, ce qui, je l'avoue, m'a un peu rebuté. C'est dommage, parce que ce récit à l'ambiance très mélancolique et pluvieuse est plutôt réussi, avec une illustration musicale qui joue pour beaucoup dans l'atmosphère générale.

Après, ça reste très prévisible, et le tableau final aurait mieux fait de rester invisible à l'écran, car pour le coup, ce portrait de la Mort signé Jae Lee est assez quelconque, voire moche.

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Un film, un jour (ou presque) #1275 : Expendables 3 (2014)

Publié le 12 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, USA, Thriller, Review, Critiques éclair

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Expendables 3 (The Expendables 3 - 2014) :

Lorsqu'une mission tourne mal, et que Hale Caesar (Terry Crews) est envoyé à l'hôpital, Barney Ross (Sylvester Stallone) décide de mettre fin aux aventures des Expendables, qui viennent pourtant de retrouver Doctor Death (Wesley Snipes), l'un de leurs anciens membres. Barney, lui, n'a qu'une idée en tête : venger Caesar en recrutant une bande de jeunes mercenaires n'ayant rien à perdre (Ronda Rousey, Kellan Lutz, Glen Powell, Victor Ortiz, Antonio Banderas), et aller tuer le responsable de l'échec de la mission, Conrad Stonebanks (Mel Gibson), un ancien Expendable...

Après un premier volet très moyen, mais amusant, et un second volet plus lisible et efficace, voilà le troisième volet de la franchise Expendables... et là, ça coince nettement plus.

Déjà, parce que le film est rallongé de 20-25 bonnes minutes, pour dépasser les deux heures, et qu'il est affublé d'un classement PG-13 atténuant grandement la violence et le quota de bourrinage du film ; ensuite, parce qu'il est confié à un réalisateur débutant (ensuite passé sur le tout à fait oublié Hitman et Bodyguard), qui use et abuse du numérique pour illustrer les ambitions démesurées du film (le grand final, s'il est explosif, est aussi alourdi d'hélicoptères numériques immondes, de cascades bricolées, d'explosions mal intégrées, etc) ; et surtout, parce que le script se paie la très mauvaise idée de mettre les Expendables de côté pendant une bonne demi-heure, pour se consacrer aux Expendables 2.0, une nouvelle équipe de petits jeunes insipides que Stallone met sur pied pour aller se venger de Mel Gibson.

Parce que oui, le film passe son temps à faire le yo-yo entre la déconne habituelle des Expendables, avec clins d'œil, caméos et répliques vachardes, et un ton ultra-sérieux et dramatique, façon "Stallone tente d'expier ses démons, quels qu'ils soient", qui se marie mal avec l'atmosphère habituellement décomplexée de la franchise, mais aussi avec sa violence PG-13.

Mais pour revenir aux Expendables 2.0, il n'y a, à la limite, que Ronda Rousey qui parvient à faire la moindre impression. Et pas pour ses talents d'actrice. À côté, tous les autres nouveaux sont transparents, et heureusement qu'Antonio Banderas est là pour faire le clown, tant il apporte une bouffée d'air frais au tout.

Bref, trop de personnages du côté des gentils, entre les Expendables habituels, même en nombre réduit, les Expendables 2.0, les nouveaux personnages (Wesley Snipes, très amusant, Harrison Ford, qui semble plus impliqué là-dedans que dans n'importe quel Star Wars de la postlogie, Kelsey Grammer en agent de mercenaires), les anciens qui reviennent (Jet Li, Arnold)... et en face, personne, à part Mel Gibson.

Un Mel Gibson charismatique, qui se donne à fond et rappelle qu'il est un excellent acteur, mais qui n'est là que pour se battre mano à mano avec Stallone... ce qui laisse les autres sans réelle occasion de briller à l'écran. Ajoutez à cela une dose de placement produit assez maladroite, et vous vous retrouvez avec un Expendables un peu anémique et au souffle court, trop long, trop ambitieux, trop boursouflé et trop brouillon pour vraiment convaincre.

Au point que je le classerais probablement comme le moins bon des trois.

2.5/6

(cela dit, tout ça se joue dans un mouchoir de poche)

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Un film, un jour (ou presque) #1284 : Chinese Zodiac (2012)

Publié le 25 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Review, Chine, Hong Kong, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Chinese Zodiac (CZ12 - 2012) :

Jackie reçoit pour mission de retrouver les douze têtes de bronze du zodiaque chinois qui ornaient le Palais d'Été, et qui ont été dérobées lors de sa mise à sac par les Européens : avec son équipe (Kwon Sang-woo, Liao Fan, Zhang Lanxin), et aidé d'une spécialiste (Helen Yao), Jackie traverse alors le globe à la recherche des têtes manquantes, et de l'épave du navire de l'ancêtre d'une noble française, Catherine (Laura Weissbecker)...

Troisième volet de la saga Armour of God, mettant en avant un Jackie Chan aventurier/mercenaire, ce Chinese Zodiac est une sérieuse déconvenue. Après un Mister Dynamite qui a relativement mal vieilli, et un Opération Condor qui, au contraire, a toujours autant de punch, ce Chinese Zodiac est malheureusement un film dans lequel Jackie Chan accuse bien son âge et ne parvient pas à compenser ses limites actuelles.

Réalisateur, acteur, éclairagiste, chanteur, scénariste, cascadeur, chorégraphe, monteur, etc : Jackie est à tous les postes de ce métrage, comme pour compenser une présence diminuée devant la caméra, et cela se traduit par un film visuellement assez laid (couleurs saturées, etc), qui s'éparpille un peu, qui multiplie les lieux, les pays, les langues, et qui finit par être brouillon (un peu à l'image du personnage de Jackie, ici mercenaire un peu obsédé par son pays natal, ponctuellement froid et distant... à moins que ce soit l'interprétation de Chan qui provoque cela, un Chan qui, très souvent, a tellement à faire sur ce projet qu'il en est réduit à lire ses dialogues anglais - toujours un problème pour lui - sur des cartons tenus hors-champ).

L'équipe de Jackie ? Tous manquant de charisme, et affublés de problèmes personnels sans grand intérêt. La Française et la scientifique chinoise ? Sous-développées et peu mémorables. Jackie lui-même ? Dès l'introduction du film, avec cette évasion de Jackie d'une base militaire russe, ça ne fonctionne pas : entre les doublures, le câblage évident, les effets numériques approximatifs, les cascades impossibles, on est plus près d'un James Bond au rabais que d'un Opération Condor, on perd ce sens du "réalisme" (toutes proportions gardées) dans les exploits de Jackie, et on regarde ça sans être particulièrement impressionné.

C'est probablement ce qui coince le plus : avant, on était impressionné par Jackie et ses performances, même lorsqu'il était ponctuellement câblé. Maintenant, avec les béquilles dont il dispose (câblage omniprésent et voyant, effets spéciaux numériques, fonds verts, doublures, acolytes qui se battent à sa place, contrôle total sur le montage, sur la réalisation et sur les cascades, etc), on n'est que rarement impressionné par ce qui apparaît à l'écran. D'autant que Jackie profite de cette débauche de moyens pour inventer des cascades plus exubérantes les unes que les autres : par exemple, ce combat en chute libre au-dessus d'un volcan.

Sur le papier, pourquoi pas, c'est du pur James Bond. Dans les faits, tout a été tourné devant des fonds bleus, au-dessus d'une soufflerie verticale - une prouesse en soi, qui aurait été impressionnante telle qu'elle (on peut imaginer ce même combat, plus crédible, au-dessus d'une ou de plusieurs souffleries verticales dans l'entrepôt), mais qui perd paradoxalement en plausibilité et en intérêt une fois transposée en chute libre interminable à la verticale d'un volcan.

À trop vouloir en faire, le film en devient ainsi contre-productif : une mission à Chantilly ? Le moindre saut de Jackie est câblé, et sa poursuite avec des dobermans dans un labyrinthe est sapé par des incrustations numériques ratées. Une aventure sur une île lointaine, dans une épave échouée dans la jungle ? Des moments amusants, des pirates déglingués, mais aussi une jungle de studio jamais vraiment crédible. Un affrontement dans un entrepôt ? Malheureusement tiré vers le bas par un câblage très approximatif (notamment durant le combat des femmes), et par une explosion numérique très moche.

Et puis il y a cette toute fin jouant à fond la carte du mélo, où Jackie devient un héros international en se sacrifiant devant les caméras de toute la planète. Mouais. Surtout que le montage best-of de la carrière de Jackie, pendant le générique de fin, ne fait que souligner à quel point "c'était mieux avant".

Décevant, même en prenant en compte le fait que Jackie est désormais un sexagénaire, et qu'il ne peut donc plus être au même niveau qu'à la grande époque.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1230 : The Knight of Shadows - Between Yin and Yang (2019)

Publié le 17 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Histoire, Review, Romance, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Knight of Shadows - Between Yin and Yang (Shéntàn Pú Sōnglíng Zhī Lánruò Xiānzōng - 2019) :

Chasseur de démons excentrique, Pu Songling (Jackie Chan) traque les monstres à l'aide d'une équipe de démons étranges et repentis, et de son pinceau magique, lui permettant d'emprisonner et de plier à sa volonté les forces du mal. Lorsque plusieurs jeunes femmes d'un village sont enlevées par la démone Nie Xiaogian (Zhong Chuxi), Songling fait alors équipe, un peu malgré lui, avec Fei (Austin Lin), un officier de police pas très doué : le duo rencontre ainsi Chixia (Ethan Juan), un autre chasseur de démons... épris de Xiaoqian, et bien décidé à sauver son âme. 

Film en costumes de fantasy chinoise adapté des Contes étranges du studio du bavard de Pu Songling, débordant de visuels improbables, de monstres grotesques et de personnages excentriques, ce Knight of Shadows s'est avéré une assez bonne surprise, tout compte fait. Il faut dire que je n'en attendais absolument rien, et que j'ai abordé le tout en espérant quelque chose de vaguement regardable (et de suffisamment éloigné des Monster Hunt pour ne pas ressembler à une vulgaire copie).

Et effectivement, c'est regardable. Voire même, c'est assez divertissant.

Knight of Shadows n'est toutefois pas dénué de problèmes : découpé en deux parties distinctes, il peine un peu à maintenir son rythme et son intérêt de manière homogène.

La première partie, centrée sur Jackie Chan et sur l'enquête de ce dernier, est plutôt amusante et décomplexée, portée par un Chan et un Austin Lin qui semblent prendre un certain plaisir à jouer le tout de manière caricaturale et malicieuse. Oui, les gentils démons sont clairement à destination des enfants (le démon qui pète, notamment), et oui, les câblages sont parfois voyants, mais le monde dans lequel ces personnages évoluent est immense, visuellement convaincant (les effets numériques sont plutôt bons, dans l'ensemble), et la comédie est à peu près ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part du cinéma asiatique.

On a même droit à une scène d'arts martiaux made in Jackie Chan, à l'ancienne, avec une chaise : c'est bref, mais ça fait plaisir.

Le dernier tiers du film, cependant, bascule dans une toute autre direction, lorsque tous les personnages passent dans la dimension où les démons sont emprisonnés : là, la comédie et l'excentricité du début du film font place à un déluge d'effets spéciaux, dans un monde tout-numérique, avec des affrontements de super-pouvoirs dignes d'un anime (voire de DBZ).

On y perd grandement en capital-sympathie, les personnages passent un peu à la trappe, mais cela dit, le tout donne alors lieu à des images spectaculaires et vraiment travaillées, qui font que l'on ne s'ennuie pas jusqu'à la fin de ces 1h49 (en réalité, le film est plus près des 90 minutes que des deux heures).

En somme, comme je le disais plus haut, une relative bonne surprise. Je ne classerai pas ce film dans mon top 10 de l'année, mais la bonne humeur générale, l'imagination et l'inventivité de la direction artistique, les effets spéciaux, la bande originale et l'enthousiasme de Jackie Chan permettent au tout de rester agréable à suivre, du début à la fin.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019)

Publié le 21 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Once Upon a Time... in Hollywood (Once Upon a Time in Hollywood - 2019) :

En 1969, le quotidien de Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), acteur à la dérive dans un Hollywood en pleine mutation, et de Cliff Booth (Brad Pitt), son meilleur ami cascadeur, installés dans la maison voisine du couple Roman Polanski (Rafał Zawierucha)/Sharon Tate (Margot Robbie)...

Hmm. Pour être franc, je ne peux pas dire que j'ai aimé ce OUATIH. Je n'ai pas détesté non plus, je suis simplement resté globalement de marbre devant la proposition de Quentin Tarantino. Il faut dire que cette proposition est très particulière et polarisante, à la fois une reconstitution ouvertement idéalisée et fantasmée d'une période très précise de l'industrie du cinéma américaine, crime story détournée, réécriture décontextualisée de l'histoire, portrait d'un acteur, tranche de vie...

Forcément, ça peut laisser de marbre. Et ça a été mon cas : dépourvu de trame narrative autre que l'évolution de la carrière de Dalton, et le sort funeste de Polanski et Tate, le film n'a pas su me captiver, malgré de nombreuses qualités formelles et visuelles.

Impossible de dire que l'art de la reconstitution historique échappe à Tarantino : devant sa caméra, Hollywood et la Californie sont dépeints de manière idyllique, une atmosphère constamment baignée de radio et de musique, un paradis perdu au sein duquel évolue une Sharon Tate vaporeuse, délibérément sous-caractérisée, comme un symbole d'une époque et d'un lieu dont le destin constitue le filigrane du métrage.

Sauf que, Tarantino oblige, ce destin ne peut être celui que l'on connaît, et un peu comme dans Inglourious Bastards, le réalisateur réécrit l'histoire dans un bain de sang décomplexé et excentrique : amusant, mais cela ne compense pas pour autant les errances du métrage.

Des errances de rythme, déjà : dans son désir de recréer une époque, une atmosphère à l'apparence insouciante et éthérée, Quentin succombe à la nostalgie, et multiplie les nombreux plans langoureux sur des personnes qui conduisent, sur des paysages, sur sa reconstitution historique des 60s/70s. C'est joli, mais ça rallonge un film n'ayant déjà pas de véritable structure narrative ou de tension dramatique à laquelle se raccrocher.

Des errances créatives, aussi, avec certains passages qui n'apportent rien (je ne suis vraiment pas fan de la voix off qui s'invite ponctuellement, notamment à la barre des 45 dernières minutes), certaines scènes qui semblent uniquement là pour placer un pote du réalisateur ou l'un de ses clins d'œil de cinéphile, d'autres pour s'amuser (les nombreux extraits reconstitués de films et de séries, la scène de Bruce Lee...), d'autres encore pour assouvir le fétichisme des pieds de Tarantino (le nombre de plans avec pieds nus féminins bien en vue ^^)...

En soi, rien de rédhibitoire si l'on adhère à la proposition globale de Tarantino, et d'ailleurs, tant Brad Pitt (qui semble avoir rajeuni de 20 ans) que DiCaprio (forcément très bon en acteur en pleine midlife crisis) sont excellents. Mais dans l'ensemble, cette version fantasmée et improbable, nostalgique et décalée - mais aussi gentiment complaisante et un peu vaine (Tarantino se fait largement plaisir, et se regarde souvent filmer) n'a pas vraiment su m'enchanter.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1199 : JOURNÉE STAR WARS - L'Aventure des Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

Publié le 5 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Star Wars, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Aventure des Ewoks - la Bataille d'Endor (Ewoks : Battle for Endor - 1985) :

Alors qu'ils sont sur le point de quitter enfin Endor, leurs réparations achevées, la famille Towani et ses amis Ewoks sont attaqués par des mercenaires menés par Terak (Carel Struycken), un maraudeur voulant mettre la main sur les réserves énergétiques du vaisseau des humains. Désormais orpheline, et seule aux côtés de Wicket, Cindel trouve alors refuge auprès de Noa (Wilford Brimley), un vieil ermite, qui n'a pas vraiment l'air décidé à les aider à libérer tous les autres Ewoks, emprisonnés par Terak...

La Journée Star Wars du 4 mai déborde un peu aujourd'hui, avec ce second téléfilm diffusé sur ABC en 1985 : la Bataille d'Endor.

Suite directe de La Caravane du Courage (l'action se déroule six mois après, il me semble), cette Bataille d'Endor s'inspire à nouveau d'une intrigue de George Lucas pour partir dans une direction moins convaincante, en commençant, à la manière d'un Conan, par la mise à sac du village des Ewoks, et par la mort de toute la famille de l'héroïne.

Ce qui, tout de suite, pose un certain ton assez particulier, et globalement polarisant. On reste ainsi dans de la fantasy assez classique, avec ces pillards maléfiques (chevauchant de gros monstres bipèdes récemment revus dans Le Mandalorien) aidés d'une sorcière (Siân Phillips) capable de se transformer en corbeau , ce vieil ermite ronchon qui prend une petite orpheline sous son aile, le passage "il faut libérer la princesse enfermée dans le donjon", la grande bataille finale, etc.

La continuité est assurée avec le téléfilm précédent, donc, mais quelque chose fait que cette Bataille d'Endor fonctionne moins bien que le précédent métrage : plus statique, cet opus ne se met à véritablement fonctionner que dans son dernier tiers, lorsque le rythme décolle un peu.

La grande bataille finale, notamment, est plutôt efficace, une version à plus petit budget de celle du Retour du Jedi, où les Ewoks tiennent une place plus importante et dynamique. Il faut aussi dire que les Ewoks se sont techniquement améliorés entre les deux métrages : ici, ils possèdent une bouche bien plus mobile, et ça fait une grande différence au niveau du rendu final des personnages (leurs yeux restent malheureusement fixes, ce qui est regrettable).

À l'identique, Teek, le compère de Noa Briqualon, bénéficie d'expressions convaincantes et amusantes, qui complètent sa tête un peu ahurie, et qui se marient bien avec le côté plus slapstick de l'action.

Reste que dans l'ensemble, le film m'a bien moins intéressé que le précédent - cela dit, j'aurais bien aimé avoir d'autres téléfilms centrés sur les Ewoks : par exemple, je ne dirais pas non à une suite se déroulant à l'époque de l'Épisode IX, et qui verrait une Cindel adulte revenir sur la lune d'Endor pour y retrouver Wicket, et tenir la promesse qu'elle lui a faite à la fin de ce téléfilm. Si jamais Disney+ lit ces lignes... ^^

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Un film, un jour (ou presque) #1183 : The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019)

Publié le 13 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, Télévision, UK, USA, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019) :

Documentaire co-produit pour la télévision anglaise et américaine (à l'image du groupe Queen, désormais composé de ses musiciens anglais, et de son chanteur américain) consacré à la renaissance du groupe, et à ses années creuses après la mort de Freddie Mercury.

Un documentaire qui a la bonne idée de mettre en parallèle, à base de montage alterné, le parcours de Queen sans Freddie, et celui d'Adam Lambert, le tout illustré de nombreux extraits des concerts de Queen + AL, et d'intervention de musiciens et de célébrités (Foo Fighters, Def Leppard, Rami Malek, Simon Cowell...).

On y redécouvre rapidement la carrière de Queen, le concert-hommage de Wembley en 1992, puis la séparation du groupe, leurs embryons de carrières solo, la comédie musicale We Will Rock You (que Roger Taylor déteste cordialement), le concert de Capetown, en 2003, pour Nelson Mandela (qui leur a redonné le goût de tourner), le projet Queen + Paul Rodgers (pas forcément fructueux, de l'avis de tout le monde), etc, tout ça jusqu'à la découverte, lors d'un épisode d'American Idol, d'Adam Lambert, un musical theater kid ouvertement gay, à la voix tonitruante.

Un Adam Lambert qui, mal conseillé à la sortie d'American Idol (qu'il n'a pas gagné, car entouré d'un pseudo-scandale sur sa sexualité, qu'il aurait supposément caché aux médias), connaît une période de doute après avoir ultra-sexualisé son image... jusqu'à ce qu'une remise en question l'amène à accepter l'offre de Queen, avec le résultat que l'on connaît : une seconde jeunesse pour le groupe, qui visite désormais des pays autrefois inconnus à la formation, pour la plus grande joie de ses membres.

D'ailleurs, il est assez amusant d'entendre les explications de Roger Taylor au sujet du recrutement de Lambert : comment lui et May ne voulaient absolument pas d'un clone de Freddie, d'un imitateur se teignant les cheveux ou se plaquant une fausse moustache, ni d'un clone vocal parfait sans la moindre personnalité - le message est clair, et arrive en réponse aux complaintes sempiternelles des fans, qui critiquent toujours le groupe pour ne pas avoir sélectionné un ou deux chanteurs bien particuliers pour remplacer Mercury "parce qu'ils ressemblent à/chantent exactement comme Freddie et ils méritent donc plus sa place".

Mais May et Taylor sont clairs : ils ne veulent pas de quelqu'un qui transforme le groupe en tribute band cherchant à singer au plus proche le Queen de la grande époque; ils veulent s'amuser, et Lambert, aussi flamboyant que Freddie, mais doté d'une personnalité résolument moderne et dynamique, est parfait, à leurs yeux, pour emmener Queen + AL dans le 21è siècle.

Un documentaire intéressant, parfois touchant (le Who Wants to Live Forever de cette version de Queen+ me met toujours la larme à l’œil), et voir les répétitions et les harmonies vocales du groupe en coulisses, avant un morceau, est un joli moment pour le fan que je suis.

4.5 - 0.25 pour les coupures pub = 4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1182 : Ad Astra (2019)

Publié le 10 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, USA

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Ad Astra (2019) :

Lorsque la Terre est victime d'impulsions électro-magnétiques récurrentes issues de l'espace, Roy McBride (Brad Pitt), un astronaute stoïque et impassible, est recruté pour partir à l'autre bout du système solaire, afin d'y retrouver son père Clifford (Tommy Lee Jones), porté disparu lors d'une mission vers Neptune à la recherche de l'existence d'une forme de vie extraterrestre ; un Clifford qui pourrait bien être responsable de ces impulsions destructrices, et que Roy n'a pas revu depuis son adolescence...

Après The Lost City of Z, je crois que c'est désormais très clair : je n'accroche pas au style James Gray, réalisateur et co-scénariste de ce métrage. Un métrage qui, sous prétexte de raconter une grande aventure spatiale dans la lignée de Solaris, Interstellar, Gravity, 2001, et tutti quanti, narre en fait le parcours d'un homme seul, froid et distant, qui a consacré sa vie à son travail, et qui est alors confronté à son père, aux choix similaires et à la réputation écrasante. Une quête de sens contemplative, un face à face avec la solitude, une redécouverte des émotions masculines, une confrontation des thématiques de l'abandon, de la vulnérabilité, etc, etc, etc : on peut voir plein de choses dans Ad Astra.

Le problème, en fait, c'est que toutes ces choses sont a) amenées avec la subtilité d'un tractopelle (la voix off constante de Brad Pitt, ses examens psychiatriques, les platitudes lénifiantes que le script lui fait dire, les références symboliques...) et b) qu'elles ont toutes été abordées ailleurs, parfois sous d'autres angles, et en mieux.

C'est bien simple, Ad Astra m'a constamment renvoyé aux références citées plus haut (ainsi qu'à Apocalypse Now), mais à aucun moment je me suis dit "tiens, c'est une approche intéressante de telle ou telle thématique". Paradoxalement, ce sont dans les à côtés que le film m'a le plus intéressé : sa séquence sur la Lune, avec les pirates, m'a un peu rappelé les bandes dessinées de Picsou et compagnie à la recherche de roches précieuses, un petit côté pulp pas désagréable du tout, mais bien trop bref ; sa représentation du voyage spatial comme une industrie ultra-commerciale, avec de grandes enseignes, etc, m'a intrigué.

Malheureusement, tout tourne autour de McBride, de sa dépression et de son traumatisme œdipien, et en retour, tout le reste en pâtit : l'aspect scientifique du film est une vaste pantalonnade à géométrie variable (un peu comme la fidélité historique de City of Z), les personnages secondaires sont tous sous-développés (Donald Sutherland, Ruth Negga, Liv Tyler) ou délibérément abêtis (l'équipage de la fusée martienne), le rythme est (au mieux) nonchalant, avec une ou deux séquences d'action un peu forcées et placées çà et là pour réveiller le spectateur (la Lune, donc, mais aussi le singe), et Gray semble totalement adhérer à une philosophie opposée au "show, don't tell" que l'on recommande aux réalisateurs, puisqu'il passe son temps à expliquer verbatim les sentiments, les gestes et la psychologie de son héros, plutôt que de laisser le spectateur tirer ses propres conclusions des images.

En résumé, autant je n'ai absolument rien à reprocher au film sur son aspect visuel (c'est beau, c'est maîtrisé, c'est spectaculaire - nettement moins sur petit écran, cela dit) mais tout le reste m'a laissé de marbre, et pas parce que "je n'ai rien compris". J'ai compris le fond du film, mais je l'ai trouvé le tout vraiment générique - et honnêtement, je commence à en avoir un peu assez de ce type de métrages, façon "un homme paumé part à l'autre bout du monde/de l'univers pour faire sa psychanalyse et trouver, au final, une sorte de paix intérieure".

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1162 : Sonic, le film (2020)

Publié le 13 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Sega

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Sonic, le film (2020) :

Perdu sur notre planète après avoir échappé in extremis à un assaut donné sur son monde natal, Sonic (Ben Schwartz), un hérisson bleu mutant ultra-rapide, s'est établi près de la ville de Green Hill, dans le Montana, où il est devenu une sorte de légende urbaine. Jusqu'au jour où il attire l'attention du Dr. Robotnik (Jim Carrey), un agent gouvernemental fasciné par ses pouvoirs. Sonic ne peut désormais plus compter que sur sa vitesse et sur l'aide de Tom (James Marsden), un officier de police local, pour éviter de devenir l'un des sujets d'expérience de Carrey...

Bon, par quel bout le prendre, ce Sonic... ? Par la conclusion, peut-être ?

San surprise, ce n'est pas bon. Sonic n'est pas un bon film. C'est un film pour enfants assez faiblard, qui semble arriver avec 20-30 ans de retard (la première chose à laquelle on pense, c'est Hop, déjà avec Marsden et déjà modelé sur les films des années 90-00) et paraît donc déjà daté dans son écriture, qui se délite et perd en intérêt progressivement, à mesure que le format road movie s'installe, que la logique se fait la malle, et que le scénario cesse de cacher ses trous ; un métrage qui peine à se montrer homogène dans son ton, dans la réalité de son univers (dès qu'un humain découvre Sonic, il a peur... jusqu'à ce que le film décide de placer une grosse séquence dans un bar western, où là, rien de va plus, le film met toutes ses règles de côté pour montrer un hérisson qui fait du line dancing, et prend part à une bagarre générale avec des bikers) et dans ses effets.

Le vrai problème, en fait, c'est la cible du film. On est clairement dans un film pensé pour les enfants (humour prout, flossing, etc, protagonistes simples, méchant cabotin), qui tente en même temps de flatter les parents nostalgiques, avec un fanservice conséquent à destination des fans de Sonic. Sauf que ces deux catégories, en réalité, ne se marient pas très bien : le film est bien trop basique pour que le fanservice suffise à porter le tout, et je ne suis pas sûr que la popularité du personnage de Sonic auprès des jeunes générations soit suffisante pour assurer le succès d'un tel métrage.

Mais revenons au film en lui-même. Niveau distribution, Schwartz est très bon en Sonic, Marsden remplit bien son rôle (comme d'habitude), Jim Carrey est en mode Ace Ventura/Mask (quand je disais que le film semblait avoir 25 ans de retard, c'est aussi pour ça : Carrey rejoue comme en 1994, ce qui plaira, ou pas, selon votre degré de tolérance pour cette version de Carrey, d'autant qu'il tente d'y injecter un sentiment de menace qui se marie mal avec le côté caricatural de l'interprétation), et Tika Sumpter est assez transparente.

Les effets spéciaux sont très inégaux - on sent fréquemment que le design de Sonic a été repensé tardivement, tant la finalisation du personnage varie d'une scène à l'autre. Et le rendu de la vitesse... est classique : c'est du déjà vu, tout comme les scènes de Sonic en mode Quicksilver.

En résumé, personne ne s'attendait à un chef d'œuvre, et ça tombe bien : c'est un film pour enfants assez quelconque, une origin story qui aurait pu être bien pire, mais qui ne décolle jamais vraiment, et qui a simplement pour elle un Sonic assez réussi, et un rythme suffisamment dynamique (90 minutes, ça aide à ne pas trop s'ennuyer). Ce n'est pas beaucoup.

2.25/6 (si le film était sorti tel quel il y a vingt ans, il aurait peut-être eu la moyenne...)

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Un film, un jour (ou presque) #1187 : Rambo - Last Blood (2019)

Publié le 17 Avril 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Horreur, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rambo - Last Blood (2019) :

De retour au pays, John Rambo (Sylvester Stallone) mène une vie plus ou moins paisible sur son ranch familial, où il élève des chevaux en compagnie de Gabriela (Yvette Monreal), une adolescente qui vit là avec sa grand-mère (Adriana Barraza). Mais lorsque la jeune femme, lors d'un passage au Mexique pour y retrouver son père, est enlevée par les frères Martinez (Sergio Peris-Mencheta, Oscar Jaenada), meneurs d'un cartel mexicain, puis exploitée, droguée et violée, Rambo doit sortir de son exil pour la ramener en sécurité... et la venger.

Rambo (2018) était un revival de la franchise moins convaincant que son équivalent pour la franchise Rocky, car plus court, plus en dents de scie, bourré de personnages assez transparents et avec une fin un peu abrupte ; il restait néanmoins intéressant, notamment par son côté brut de décoffrage, et par le bilan que John Rambo faisait de son existence, un bilan qui, finalement, l'amenait à revenir au pays pour la première fois depuis des décennies.

Une fin de franchise honorable, mais qui malheureusement n'aura pas su résister à l'appel de l'exploitation et du dollar, ainsi qu'à la question : comment un vétéran traumatisé comme Rambo va-t-il s'adapter à une vie domestique rangée, alors qu'il a passé sa vie à errer de mission en mission, de pays en pays ?

La réponse, c'est mal : le Rambo de ce Last Blood est un Rambo rongé par son PTSD, qui s'enfouit dans le sol de sa ferme pour y creuser des tunnels et s'y constituer un arsenal, comme à la "grande" époque du Vietnam, un vétéran bourré de médicaments et hanté par les flashbacks du champ de bataille, un homme en constante ébullition qui ne parvient que difficilement à contenir sa rage...

Une approche radicalement différente de l'action hero musculeux et triomphant des 80s (même si le Rambo d'alors avait déjà une part de refus du combat en lui) et qui accompagne un film très noir et sombre, assez glauque, virant parfois même au slasher. La violence est ici encore plus crue que dans le précédent volet, et malheureusement, c'est là l'un des points faibles du film : à trop vouloir une violence frontale et sanglante, loin du spectacle de la franchise d'autrefois, Sly et compagnie ont poussé le curseur à l'opposé. Maintenant, Rambo est trop violent, trop sanglant, et cette violence, si elle fait grimacer lorsqu'elle se produit, est aussi devenue too much, et quasi-caricaturale, difficile à prendre au sérieux (l'arrachage de cœur à main nue).

Ici, plus que jamais, Rambo est un boogeyman de slasher, implacable et meurtrier, mais l'environnement du Mexique ne lui convient pas - trop urbain, c'est une digression qui ne sert qu'à faire un peu de remplissage pour amener un grand final (enfin, un final de taille moyenne) façon Maman, j'ai raté l'avion sur son propre terrain, où Rambo transforme le ranch de sa famille en champ de bataille.

Alors oui, c'est bourrin, mais trop, et le tout finit par tourner à vide, malgré le charisme et la présence de plus en plus torturée de Stallone dans le rôle titre.

Et puis il y a ce plan final sur un Rambo sérieusement blessé, qui s'assied dans son fauteuil, sur le porche de sa demeure, au milieu d'un terrain en ruines et jonché de cadavres, et ferme les yeux, en paix avec lui-même. Ça aurait pu être un joli plan de conclusion pour la franchise Rambo, celui d'un soldat n'ayant jamais pu trouver sa place ailleurs que sur un champ de bataille, et qui finit ses jours après une dernière guerre, ayant sacrifié sa vie domestique et sa demeure à cette vocation sanglante.

Mais non, puisque dans le générique de fin (en mode extraits de tous les films de la franchise), il se relève, et repart à dos de cheval vers d'autres aventures.

Pas sûr que c'était nécessaire, tout ça.

2.5/6 + 0.5 = 3/6 (c'est du niveau DTV, avec un petit supplément d'âme Stallonienne)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (2019)

Publié le 2 Novembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Télévision, CBBC

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (The Worst Witch, Season 3 - 2019) :

Désormais reconnue comme une sorcière à part entière, Mildred (Bella Ramsey) décide de faire à sa mère mortelle (Nicola Stephenson) un cadeau inattendu, en utilisant une étoile à souhaits pour lui offrir des pouvoirs magiques. Mais ce faisant, elle ignore qu'elle s'engage sur une pente glissante qui va ouvrir une porte dangereuse sur le passé de l'Académie Cackle, et de Miss Hardbroom (Raquel Cassidy)...

Troisième saison de cette adaptation made in BBC et Netflix des romans de Jill Murphy, après une première année assez peu mémorable, et une seconde année qui partait des idées du roman pour partir dans quelque chose de bien plus large sur les origines réelles de Mildred et de sa mère, tout en déléguant une grosse partie des sous-intrigues de la saison à des élèves de la classe inférieure.

Sans surprise, cette troisième saison se coule dans le moule des épisodes qui l'ont directement précédée, en adaptant très superficiellement les idées du roman Amandine Malabul, la Sorcière et sa bonne étoile pour déboucher sur quelque chose de radicalement différent : dans une optique d'intégration et de rupture avec les traditions (un grand thème de cette saison), la mère de Mildred finit par intégrer l'Académie Cackle en tant qu'enseignante en arts plastiques.

De quoi provoquer bien des conflits, notamment vis à vis des sorcières n'acceptant pas une mortelle parmi elles ; et lorsque Maman Hubble récupère des pouvoirs suite à un vœu d'une Mildred cette année toujours plus rebelle et impulsive, c'est le désastre, puisque la mortelle est incapable de maîtriser ses pouvoirs, et se laisse consumer par ceux-ci.

De quoi amener Hardbroom à expliquer à Mildred qu'elle a connu une situation similaire avec Indigo Moon (Kelsey Calladine-Smith), son amie d'enfance désormais changée en pierre, une situation qui a fait de Hardbroom celle qu'elle est aujourd'hui.

Aux deux-tiers de la saison, une rupture s'opère ainsi : privée de ses pouvoirs, la mère de Mildred quitte l'Académie, et le récit se centre, de manière épisodique, sur Indigo, ramenée à la vie, et qui, désormais sans nulle part où aller, devient une épine dans le pied de Hardbroom.

L'amitié naissante de Mildred et Indigo passe alors sur le devant de la scène, quitte à négliger les autres personnages, ou à leur conférer une caractérisation assez simpliste (je pense notamment à Ethel, qui est plus que jamais une caricature ambulante, gratuitement méchante, manipulatrice et égoïste, et à l'origine de tous les problèmes de l'Académie).

Et pourtant, malgré cela, difficile de se défaire d'une impression bien précise, pendant cette saison : comme l'année dernière, on sent que les scénaristes préparent largement le terrain pour une éventuelle suite de série sans Bella Ramsay, et les nouvelles générations d'élèves prennent ainsi une place toujours plus importante. La saison introduit notamment la cuisinière de l'Académie, et sa fille, Mabel, une jeune femme de petite taille au caractère abrasif, qui devient membre du groupe formé par Sybil, Clarice et Beatrice.

Mais ces quelques nouveaux personnages n'apportent pas grand chose au programme, si ce n'est qu'ils permettent aux scénaristes de partir sur des tangentes servant de remplissage et qui, malheureusement, ont un peu tendance à embrouiller le tout.

C'est décidément une plaie des séries pour enfants : une écriture fréquemment approximative, et une vraie tendance à emprunter tous les raccourcis possibles pour parvenir à la fin narrative et émotionnelle voulue. Comme avec la seconde saison de Creeped Out, on sent que les scénaristes de cette troisième année de The Worst Witch avaient des idées, des thèmes à traiter, mais que dans la pratique, il manque un petit quelque chose (une certaine rigueur ?) pour que cela fonctionne totalement.

Après... j'avoue que toutes les jeunes actrices de la série ont bien progressé, semblent à l'aise, et donnent l'impression de s'amuser dans ces rôles improbables ; à l'identique, les effets spéciaux sont désormais honorables pour un tel programme au budget minuscule.

Difficile de se montrer vraiment critique, par conséquent : avec son message d'ouverture du savoir et de l'éducation à toutes les classes sociales, la troisième saison de The Worst Witch reste agréable, et satisfera probablement le public visé. C'est toujours ça de pris.

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Blog Update ! - Septembre 2019

Publié le 28 Septembre 2019 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review

Un mois de septembre qui a signé un retour à la normale sur le blog des Téléphages Anonymes, avec des critiques quotidiennes de films, et quelques grosses séries le week-end...

#1053 : Le Parc des Merveilles (2019) - 3/6

#1054 : At The Heart of Gold (2019) - 4.25/6

#1055 : Fast & Furious - Hobbs & Shaw (2019) - 3.25/6

#1056 : Back To School (2018) - 2/6

#1057 : Stan et Ollie (2018) - 4.25/6

#1058 : Les Sextuplés (2019) - 1.5/6

#1059 : Half Magic (2018) - 2.5/6

#1060 : Terra Formars (2016) - 2/6

#1061 : Fuck You All - The Uwe Boll Story (2018) - 3.75/6

#1062 : Lego DC Batman - Family Matters (2019) - 3/6

#1063 : Drunk Parents (2019) - 1/6

#1064 : Egg (2018) - 3/6

#1065 : Les Faussaires de Manhattan (2018) - 3.5/6

#1066 : Le Choc des Générations (2013) - 3/6

#1067 : Late Night (2019) - 2/6

#1068 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2004) - 4/6

#1069 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : Le Sabre des Tempêtes (2006) & Les Chaussures de Fer (2007) - 3.25/6

#1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018) - 3.5/6

#1071 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy II : Les Légions d'Or Maudites (2008) - 3.75/6

#1072 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2019) - 2.5/6

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# Bilan :

Un mois plutôt tranquille, bien aidé par une semaine Hellboy permettant de faire bien remonter la moyenne générale, et qui propose un certain nombre de films agréables à suivre, à défaut d'être particulièrement mémorables ou exceptionnels. Ça aurait pu être bien pire et, hormis une poignée de comédies américaines assez pitoyables malgré leurs têtes d'affiche, cette fournée de septembre s'est avérée globalement honorable.

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# Film du mois :

Stan & Ollie, une biographie touchante et très bien interprétée sur la fin de carrière de deux légendes de la comédie. Ex-aequo avec un documentaire HBO assez symptomatique de l'époque actuelle, et juste devant le premier Hellboy, toujours sympathique et tiré vers le haut par sa bande-originale mémorable.

# Flop du mois :

Combo comédies de merde, ce mois-ci, avec une double fournée made in plates-formes de streaming - le dernier Wayans, Sextuplets, une pauvre resucée d'autres films et du travail d'autres comiques ; et Late Night, une comédie pseudo-subversive, pseudo-féministe, pseudo-#MeToo, et qui finit par n'être que générique, consensuelle, donneuse de leçons et assez typique du travail de Mindy Kaling.

Sans oublier Drunk Parents, un navet qui gâche royalement sa distribution pourtant bien éprouvée et compétente.

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# Petit écran :

Un mois assez frustrant, au niveau télévisuel, avec un certain nombre de déceptions, en dépit d'un accueil critique globalement positif : c'est notamment le cas pour la dernière saison de Jessica Jones, pour The Boys, ou pour la saison 3 de GLOW ; sans oublier le très médiocre Wu Assassins, ou l'inégal Rob Riggle's Ski Master Academy.

Reste heureusement la deuxième saison de Corporate, égale à elle-même...

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# À venir :

 

En octobre, place à l'Halloween Oktorrorfest 2019 sur le blog des Téléphages Anonymes : chaque jour, deux ou trois critiques de films d'horreur et de métrages fantastiques, et le week-end, des séries de genre, de Stranger Things 3 à The Worst Witch, en passant par What We Do In The Shadows, et bien plus encore...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 7)

Publié le 3 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui touche à sa fin !

4x23 - Living Witness :

Un épisode particulièrement réussi, co-signé Braga, Menosky et Fuller, et qui repose entièrement sur le concept de "l'histoire est toujours écrite par les vainqueurs", avec ce peuple extraterrestre qui a réécrit l'histoire d'une guerre s'étant déroulée 700 ans plus tôt, histoire qui décrit désormais le Voyager et son équipage comme des psychopathes assoiffés de sang.

En résumé, un moyen de faire un épisode Univers Miroir de manière détournée, et encadrée par des segments impliquant l'HoloDoc, réactivé 700 plus tard. Le propos est maîtrisé, globalement bien joué (bien qu'un poil inégal au niveau des aliens), c'est intelligent, plutôt rythmé, et la fin est astucieuse et bien amenée. Bien joué, Voyager.

 

4x24 - Demon :

Soudain, le Voyager tombe en panne de deuterium (un deuterium dont ils ont pourtant fait le plein il y a quelques épisodes à peine), et n'a plus d'énergie (ils auraient peut-être pu s'en apercevoir plus tôt, alors il y a trois-quatre semaines, Paris jouait dans l'holodeck avec sa voiture de collection, et ça ne dérangeait personne) ; pendant que le vaisseau se met en mode économie, on envoie donc Paris et Kim sur une planète inhospitalière pour chercher ce qui manque, et là, ils trouvent une substance étrange qui les clone.

Et c'est à partir de ce postulat de départ déjà très discutable qu'on se paie un véritable gruyère scénaristique, écrit avec les pieds ("non, Chakotay, on ne peut pas risquer de vous envoyer seul à bord d'une navette pour tenter de retrouver Tom & Harry à la surface ! On va poser le Voyager sur cette planète, ça sera plus efficace !" - trois minutes plus tard, Chakotay part seul avec Seven, à pied, à la recherche de Tom & Harry, pendant qu'à bord, c'est "ah, ben on n'a plus assez d'énergie pour redécoller" :facepalm: ), et dans lequel les personnages ont tous 2 de QI ("vite, on doit retourner à la navette, car dans cette atmosphère ultra-corrosive, brûlante et toxique, sans oxygène, nos combinaisons ne vont pas tenir longtemps !" alors que ces deux abrutis ont laissé les portes de la navette grandes ouvertes avant de partir), et une caractérisation un peu à côté de la plaque par moments. Après l'excellent 4x23, cet épisode ramène brutalement à la réalité... Ouch.

(sans oublier cette fin d'épisode baclée et WTF, à base de "tiens, si je laissais cette substance étrange cloner tout mon équipage, sans vraiment demander son avis à ce dernier, et sans émettre la moindre objection quant aux informations top secrètes que la substance pourrait acquérir de cette manière")

 

4x25 - One :

Lorsque tout l'équipage est placé en stase pendant un mois pour traverser une nébuleuse aux effets secondaires toxiques, Seven se retrouve seule à bord, sous les ordres de l'HoloDoc, et doit faire face à la solitude, ainsi qu'à des hallucinatioons étranges et paranoïaques.

Un épisode plutôt efficace (car signé Jeri Taylor et centré sur deux des meilleurs acteurs du show, par ailleurs parmi les plus développés) malgré certaines facilités pardonnables, un dernier quart un peu trop démonstratif, et un côté un peu trop prévisible dès lors que Paris s'échappe de son caisson sans effets secondaires : on devine tout de suite que quelque chose cloche et que Seven va progressivement perdre la tête, dévorée par ses angoisses (paradoxalement, cependant, la fin de l'épisode laisse entendre que ce moment précis n'est pas une hallucination, mais plutôt un trou du scénario...).

Le tout reste néanmoins assez intéressant et bien mené.

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Catch Review : TNA Slammiversary 2016 (12/06/2016)

Publié le 25 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, TNA, Télévision, Sport

Après toutes ses mésaventures récentes, la TNA a besoin de buzz, afin de faire oublier ses problèmes financiers, et le feud Jeff vs Matt Hardy, qui a fait parler de lui tant il est ridicule... va-t-elle y parvenir avec ce Slammiversary ?

TNA Slammiversary 2016 :

- Une minute de silence pour les victimes de la fusillade. Simple, mais touchant.

- Générique d'ouverture à demi-avorté par l'annonce du Full Metal Mayhem de JB. Premier botch, ça commence mal.

- Sans surprise, le show s'ouvre sur le X-division 4-way pour la ceinture : DJZ vs Eddie Edwards vs Trevor Lee vs Andrew Everett. Un match plutôt solide, avec un joli corkscrew moonsault depuis la troisième corde, mais je dois dire que le résultat final me laisse assez indifférent.

- Promo backstage d'EC3.

- The Tribunal w/ Al Snow vs Shera & Grado. Tag match assez quelconque.

- Braxton Sutter croise James Storm backstage, et zou, c'est probablement lui son adversaire pour ce soir. Ou alors ils vont se mettre en équipe, allez savoir.

- Récap à rallonge de Gail vs Maria. Assez inutile, vu que Gail est blessée (kayfabe), et Maria est blessée (IRL).

- Allie me fait mal aux oreilles ; Maria tente d'esquiver, Corgan confirme, et rajoute Gail au match de championnat. Of course. :\

- Gail vs Sienna vs Jade, KO title. Un match un peu brouillon, mais assez honorable dans l'ensemble. Si l'on ferme les yeux sur la fin, blindée d'interventions en tous genres, et d'une SuperGail sur le point de gagner, avant que quelqu'un ne lui vole la victoire. Forcément.

- Bobby s'est bien amélioré, niveau promos.

- James Storm au micro, pour donner une chance à Braxton Sutter, un petit jeune (qui n'a techniquement que deux ou trois ans de moins que Storm, de mémoire :mrgreen:).

- Storm vs Sutter. RAS.

- Eli Drake très bon au micro, comme toujours.

- Eli Drake vs Bram, KOTM title. Drake a un peu de mal avec les cordes du ring, ce soir. Sinon, RAS, un match compétent, mais pas très mémorable.

- Mike Bennett solide au micro.

- EC3 vs Mike Bennett. Plutôt réussi, même si, à nouveau, trop d'interventions et de triche.

- Promo nawak de Matt Hardy, comme d'habitude.

- Récap du feud le plus facepalmesque de 2016.

- Matt vs Jeff Hardy, Full Metal Mayhem. Entrée ridicule de Matt, et un match hardcore particulièrement bordélique, qui ne fonctionne que parce que les deux frères se donnent à fond, avec une intensité qui fait plaisir. Mais bon, ça reste un gros bordel quand même. Cela dit, si on aime le style hardcore, ça peut être très plaisant.

- Promo sympa du Decay.

- Decay vs Bromans, tag titles. Vraiment RAS, un tag match pas désagréable, mais ultra-basique... et puis cette fin surbookée *soupir*

- Galloway vs Lashley, Tap Out or KO match. Très bon match, très axé soumissions. On regrettera l'arbitre qui compte lorsqu'un catcheur est dans les cordes (alors que bon, pas de DQ, ça implique qu'il peut compter jusqu'à 200 s'il veut, il ne pourrait pas punir le catcheur qui refuserait de lâcher prise), et une fin étrangement précipitée, qui n'a pas du tout été mise en place préalablement, par exemple en soulignant que Lashley est un excellent boxeur, ou un truc du genre. Mais ça reste tout de même du haut niveau, ce match.

 

Dans l'ensemble, un PPV qui était exactement là où je l'attendais : assez solide, globalement, sans match vraiment mauvais (au pire, c'était moyen), avec un main event qui m'a surpris en bien (pour une fois que je trouve Galloway intéressant), et d'autres matches qui satisferont les fans des catcheurs impliqués...

... mais un PPV qui ne créera pas le moindre buzz, et qui sera oublié dans un mois, tant il était assez anecdotique, avec trop de finishes sur interventions ou tricheries, et pas la moindre surprise. Pour l'instant, en tout cas, ça ne m'a pas redonné envie de reprendre la TNA de manière régulière.

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