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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #uk catégorie

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : Inside No. 9 - Live Halloween Special (2018)

Publié le 8 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Fantastique, Halloween, Comédie, UK, Anthologie, Sitcom, BBC, Documentaire, Found Footage, Inside

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Live Halloween Special - Dead Line (2018) :

Un épisode exclusif de l'équipe d'Inside No.9, tourné en direct, et diffusé à l'occasion d'Halloween 2018.

Ou presque.

La bande d'Inside No. 9 a encore frappé, avec un épisode d'une demi-heure qui, une nouvelle fois, et un peu comme lors de l'épisode spécial de Noël à base de Krampus, joue avec (et déconstruit allègrement) les codes du genre, et le format de la série télévisée.

En dire beaucoup plus serait trahir totalement les rebondissements de l'épisode ; contentons-nous de mentionner en vrac Most Haunted, les studios Granada hantés, la voix off de la BBC, des pannes techniques, Twitter, des apparitions subtiles mais très intelligemment mises à l'image, des vidéos d'archive, Ghostwatch, A Quiet Night In, du found footage et bien d'autres moments mémorables, qui font de ce Dead Line une réussite à part entière, bien rythmée, divertissante et gentiment glauque.

À ne pas rater, pour peu que l'on adhère à l'horreur et au macabre britannique, à la fois drôle et glaçant.

 

(retrouvez aussi la critique des saisons 1 et 2 en cliquant ici, et celle des saisons 3 et 4 en cliquant ...)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : Les Chroniques de la Peur, saison 1 (2017)

Publié le 8 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Oktorrorfest, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, UK, Canada, Anthologie, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 1 (Creeped Out - 2017) :

Anthologie télévisuelle pour enfants anglo-canadienne en 13 épisodes (techniquement, 11 épisodes + 1 double épisode final) de 20-25 minutes, Creeped Out s'inscrit directement dans la tradition des anthologies pour enfants du type Fais-moi Peur, Chair de Poule et autres L'Heure de la Peur : des récits sinistres et moraux, un enrobage plutôt bien travaillé, une présence musicale (signé Joe Kramer) efficace, et un personnage récurrent qui ouvre et ferme les épisodes, le Curieux, un observateur étrange caché derrière un masque.

# Marti : Kim, une adolescente, devient subitement populaire lorsqu'elle acquiert un smartphone doté d'un assistant intelligent hors du commun. Mais progressivement, ce dernier devient jaloux des amis de la jeune fille...

Une sorte de Black Mirror pour teens, pas mal joué, mais vraiment très (trop) classique, et manquant un peu de rythme. Pas désagréable, sans plus.

# Slapstick : agacée par ses parents, Jessie fait le souhait, lorsqu'elle rencontre une marionnette, de pouvoir contrôler sa famille. Mais lorsque son souhait se réalise, elle réalise bien vite que le résultat n'est pas à la hauteur de ses attentes...

Bof. Très balisé (ça rappelle fortement ce qui s'est déjà fait dans le genre, du côté de Chair de Poule et de Fais-moi Peur), trop mollasson, et globalement prévisible.

# Kindlesticks : baby-sitter négligente et peu sérieuse, Esme profite de son dernier engagement (surveiller Ashley) pour passer du temps avec son petit ami. Mais Ashley a un ami imaginaire, Kindlestick, qui n'apprécie guère le comportement d'Esme...

Un épisode assez prévisible, mais bien réalisé et bien mené, avec une jolie tension. On regrettera simplement l'interprétation très inégale de la protagoniste.

# Bravery Badge : une troupe de jeannettes parties en forêt tombe sur une forme de vie étrange, qui les possède une à une avec son étrange chanson...

À nouveau pas désagréable, mais très très générique et prévisible, depuis sa mise en place jusqu'à ses personnages, en passant par sa résolution.

# A Boy Called Red : lorsqu'il découvre, dans le sous-sol de la maison de sa tante, un portail vers le passé, Vincent voit là une chance de changer le cours de l'histoire, et la vie de son père divorcé et dépressif...

Un épisode classique et prévisible, mais plutôt touchant et réussi, avec en prime une référence musicale à Retour vers le Futur. Rien d'angoissant ou de menaçant, mais simplement un voyage temporel bien mené.

# Trolled : dans son école privée, Sam est le seul dont la mère connaît des problèmes d'argent. Pour se venger de ses semblables, Sam adopte une identité virtuelle, et passe ses nuits à troller en ligne les autres élèves, propageant des rumeurs et des mensonges à leur sujet. Jusqu'à ce que lui même soit menacé en ligne par un inconnu...

Un épisode cousu de fil blanc, et pas particulièrement original ni mémorable, hormis la toute dernière scène de transformation.

# Shed No Fear : lorsqu'il décide de suivre son meilleur ami, qui s'absente de classe sans raison, Greg découvre que ce dernier possède, dans son abri de jardin, une entité étrange et inexplicable, qu'il tente de déloger de là...

Pas terrible, celui-ci, malgré son ambiance high school américaine et enfants débrouillards. Il n'y a que la toute fin qui soit assez sympathique.

# Cat Food : quand il se fait passer pour malade, afin d'éviter d'aller à l'école, Stu n'imagine pas que sa voisine, une vieille femme aux nombreux chats, est en réalité une créature affreuse et difforme...

Un épisode assez classique dans sa première moitié, avec une interprétation inégale de son jeune interprète, mais qui retrouve de l'intérêt dans sa seconde partie, lorsqu'il confronte directement celui-ci à la voisine. La chute est prévisible, cela dit.

# The Call : à l'approche de son anniversaire, Pearl ne se sent pas bien dans sa peau, et au sein de sa famille adoptive ; elle réalise alors que l'océan l'appelle, et qu'elle n'est pas de ce monde...

Pas exceptionnel, celui-ci, avec une histoire de sirènes assez prévisible, et qui se termine malheureusement par un affrontement aux effets visuels assez peu inspirés. 

# Spaceman : en promenade dans les bois, Spud et Thomas découvrent un enfant extraterrestre tentant de communiquer avec sa planète pour qu'on vienne le chercher...

Bof. Le postulat de base de ET, des effets spéciaux et costumes très limités, et un rebondissement final plus que téléphoné.

# The Traveler : Jodie et Brandon, deux adolescents à problème, mettent un jour la main sur une valise qui leur permet d'arrêter le temps. Mais le propriétaire de cette dernière semble bien décidé à la récupérer...

Sympathique, cet épisode, à défaut d'être particulièrement original. Mais il est bien interprété, bien réalisé, bien rythmé et bien produit, donc ça fonctionne.

# Side Show 1 & 2 : Ace, un jeune garçon appartenant à un cirque ambulant, est hanté par des rêves de sa vie préalable, dont, étrangement, il n'a, à l'instar de tous ses collègues, aucun souvenir. L'arrivée d'Indigo, jeune acrobate elle aussi amnésique, amène alors Ace à se rebeller, et à exiger de quitter le cirque pour retrouver sa véritable famille...

Double épisode final de la saison, à thématique de fête foraine. Rien de vraiment exceptionnel, ou angoissant, mais une histoire qui n'aurait pas dépareillé dans un épisode de Fais-Moi Peur.

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Le tout fonctionne donc globalement assez bien, même si, comme la plupart des anthologies de ce genre, la série est assez inégale, très prévisible (tout a été fait dans le genre, depuis un bon moment - ce qui, convenons-en, ne dérangera probablement pas les plus jeunes, qui sont le public-cible) et dépend fortement de l'intérêt intrinsèque de chacun des épisodes.

Cependant, malgré cette hétérogénéité inévitable en matière d'intérêt et de sujet, Creeped Out finit par s'avérer un successeur tout à fait honorable aux anthologies jeunesse d'antan, aidé en cela par un motif musical tout à fait mémorable, qui confère une atmosphère très particulière à la série... Rien d'exceptionnel ou de must-see, mais une petite série sympathique à cette période de l'année.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Canada, Allemagne, Drame, USA, Thriller, UK

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Our House (2018) :

Lorsque ses parents trouvent la mort dans un accident de voiture, alors même qu'il passait la nuit au laboratoire à travailler sur un projet révolutionnaire, Ethan (Thomas Mann) se sent responsable, et abandonne études et petite amie (Nicola Peltz), pour s'occuper désormais de sa petite soeur (Kate Moyer) et de son frère adolescent (Percy Hynes White). Mais rapidement, ses expériences - menées dans son garage - ont des conséquences surnaturelles sur la maisonnée, où une porte semble s'être ouverte vers l'au-delà...

Une co-production américaine, allemande et canadienne qui, sur la base d'un postulat assez basique (transcommunication, invention révolutionnaire aux conséquences inédites, esprits menteurs) parvient néanmoins à imposer une certaine patte, en traitant le tout sur un mode sérieux, sincère et tout en retenue.

Amateurs de jump-scares s'abstenir : ici, la production préfère s'attarder sur les personnages et sur le deuil de cette petite famille finalement assez sympathique et attachante, plutôt que sur la peur et le suspense.

Il faut ainsi attendre une bonne demi-heure pour qu'un embryon de surnaturel se manifeste ici, et une bonne heure pour que tout se concrétise vraiment. Dans un film d'horreur plus classique, comme Poltergeist ou White Noise (auxquels on pense forcément), cela aurait pu s'avérer problématique, mais ici, ça ne gêne pas trop, à vrai dire.

Le point fort du film étant sa distribution, crédible et juste (surtout les enfants), on apprécie de passer un moment en compagnie de cette famille endeuillée, et ce quand bien même Thomas Mann manquerait un peu de charisme.

Après, le souci, c'est que le tout est très, très balisé : on devine les rebondissements du récit bien à l'avance, on regarde le tout sans grande passion, ni sans angoisse, bref, au niveau de l'horreur et du fantastique, on reste sur sa faim malgré des créatures vaporeuses intéressantes.

Par conséquent, selon que le spectateur est réceptif ou non à la sincérité et à la mesure du film/de ses personnages, il appréciera plus ou moins ce métrage qui a tout d'un petit film indépendant : ce n'est pas exceptionnel, ça ne révolutionnera rien, mais c'est suffisamment bien filmé pour que l'on ne passe pas un moment désagréable.

3.5/6

Bad Samaritan (2018) :

Apprenti photographe et valet de parking profitant de sa position pour cambrioler les demeures de ses clients avec l'aide de son collègue (Carlito Olivero), Sean (Robert Sheehan) découvre un jour une jeune femme (Kate Hopgood) enchaînée dans le bureau de leur dernier "client", Cale Erendreich (David Tennant). Paniqué, il la laisse sur place, mais pris de remords, il tente alors de tout faire pour la libérer... quitte à attirer sur lui et ses proches la colère du sadique.

Un bon gros ratage signé Dean Devlin, qui filme ce thriller à tendance serial killer de manière plate et insipide, laisse David Tennant en roue libre, et qui demande à Joseph LoDuca de mettre le tout en musique comme s'il composait la bande originale d'un film d'action des années 90 (les sonorités triomphantes lorsque Sheehan démolit à coups de pelle un Tennant rampant à plat ventre, WTF), avec score musical poussé à fond sur le devant de la scène.

C'est donc assez mauvais, écrit avec les pieds, longtemps dépourvu de tension, bourré de grosses ficelles, ça finit par tourner en rond, et ça place un moment de nudité semi-gratuite dès les cinq premières minutes, histoire de dire.

À éviter.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 61 - Witchboard (1986) & Witchboard 2 (1993)

Publié le 1 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, UK, USA, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

OuiJa (Witchboard - 1986) :

Rivaux depuis leur plus jeune âge, Brandon (Stephen Nichols), riche héritier, et Jim (Todd Allen), ouvrier, sont contraints de mettre leurs différends de côté lorsqu'une séance de OuiJa attire sur Linda (Tawny Kitaen), compagne de Jim, les attentions d'un esprit maléfique, qui commence à semer mort et désolation autour du couple...

Pseudo film d'horreur devenu étrangement culte auprès d'un certain public, ce métrage réalisé et écrit par Kevin Tenney (par ailleurs responsable de La Nuit des Démons) est assez typique des films du bonhomme : c'est assez mauvais, jamais effrayant, globalement assez mal joué et mal écrit, ça n'a pas la moindre ambiance ou atmosphère, bref, c'est du mauvais cinéma d'horreur des années 80.

Ici, c'est d'autant plus le cas que les personnages sont assez agaçants, qu'il y a une enquête policière sans intérêt qui se greffe sur le tout, et que les 3/4 du film se déroulent en plein jour, au soleil, ce qui empêche le moindre semblant de tension de s'installer.

Très mauvais, donc, mais paradoxalement amusant à regarder pour sa vibe 80s très prononcée (mention spéciale à Kathleen Wilhoite en jeune médium déglinguée), et pour s'amuser de l'incompétence globale du film.

1.5/6

Witchboard 2 : La Planche aux Maléfices (Witchboard 2 : The Devil's Doorway - 1993) :

Lorsque Paige (Ami Dolenz), une artiste, emménage dans son nouvel appartement pour échapper à Mitch (Timothy Gibbs), son ex, un policier un peu caractériel, elle y découvre une planche OuiJa et, rapidement, elle entre en contact avec l'esprit de Susan Sydney (Julie Michaels), la précédente occupante des lieux. Persuadée que cette dernière est morte assassinée, Paige mène alors l'enquête, aidée de Russel (John Gatins), son voisin photographe...

Pas de surprise : on prend les mêmes, et on recommence. Même réalisateur/scénariste, même thématiques récurrentes des tensions dans le couple, du mari qui remarque que sa chère et tendre à changé "car elle commence à jurer", même genre d'expert occultiste excentrique, mêmes ressorts narratifs, même protagoniste incapable de résister à la tentation du OuiJa et qui n'en fait qu'à sa tête, même cruel manque de tension, même métrage se déroulant à 95% en pleine journée et en plein soleil, même recours à une spirit cam en vue subjective, façon Evil Dead (ici accompagnée de soupirs alanguis des plus risibles), même interprétation globalement très inégale, même rivalité masculine....

Bref, on est en terrain très balisé, et ce n'est pas franchement meilleur que le premier opus, d'autant que la réalisation et la direction d'acteurs sont à nouveau très variables en qualité, et que le tout se conclue par un affrontement final gentiment kitschouille et approximatif.

Reste, à la toute fin, un caméo de Jim (Todd Allen), du premier film, reconverti en éboueur et enfin papa, et bien sûr la présence de la poumonée et radieuse Ami Dolenz dans le rôle principal, une actrice qui fait toujours plaisir à voir (même si elle n'est pas toujours bien dirigée ou juste, ici), et que je retrouve décidément dans pas mal de films de cette période...

1.5/6 

(je fais l'impasse sur le troisième opus, sorti directement en vidéo en 1995, uniquement co-écrit par Kevin Tenney, et tourné au Canada)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 59 - Les Sorcières (1990) & Troll (1986)

Publié le 31 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Jeunesse, Comédie, UK, USA

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Les Sorcières (The Witches - 1990) :

Lorsqu'il part se reposer avec sa grand-mère Helga (Mai Zetterling) dans un grand hôtel anglais, le petit Luke (Jasen Fisher) ne se doute pas qu'il va se retrouver au cœur d'une réunion de toutes les sorcières du pays, menées par la cruelle et maléfique Miss Ernst (Anjelica Huston)...

Un long-métrage pour enfants adapté de Roald Dahl (Sacrées Sorcières), assez typique de son auteur, puisqu'il mêle une sensibilité à la fois typiquement british, tout en étant très nordique dans son détachement. Aux commandes, Jim Henson (producteur), Nicolas Roeg (Don't Look Now), et Allan Scott (Don't Look Now), pour un film dont je ne garde, étrangement, pas grand souvenir, ni en bien ni en mal.

Pourtant, il est sorti exactement à la bonne période pour moi, mais pour une raison ou pour une autre, il ne m'a pas fait une grande impression à l'époque... et en le revoyant pour la première fois depuis au moins 25 ans, je comprends facilement pourquoi.

De manière globale, le film s'avère plutôt sympathique et amusant durant toute sa première partie, à la fois macabre et facile d'accès, avec des seconds rôles agréables, et un sens de l'humour anglais évident. Huston semble vraiment s'amuser, sa scène de métamorphose en sorcière immonde est joliment cauchemardesque, et malgré un petit côté "réalisation de télévision", le tout tient plutôt la route... même s'il faut fermer les yeux sur le fait que 70% de l'assemblée des sorcières chauves sont en fait composés de figurants masculins travestis !

Et puis, lorsque les transformations en souris commencent à se produire, l'intérêt retombe sérieusement pour le spectateur adulte. On se retrouve alors devant un film mettant en scène des souris/marionnettes parlantes, qui courent dans tous les sens au sein de l'hôtel, et le tout devient assez rapidement répétitif... le grand final redonne un peu de mordant au métrage (Mr Bean qui chasse les sorcières-souris au hachoir, c'est toujours amusant), mais la happy end finale ne convainc pas vraiment, et le film finit par rester trop inoffensif pour rester dans les mémoires.

Ajoutez à cela une post-synchronisation parfois approximative, et une musique qui utilise Dies Irae (et rappelle ainsi The Shining), et l'on se retrouve avec une adaptation moyennement mémorable, parfois assez générique, malgré quelques scènes et effets très réussis.

À réserver aux plus jeunes (pour peu qu'ils ne soient pas facilement impressionnés).

3.5/6

Troll (1986) :

Alors que sa famille emménage dans un nouvel immeuble, la petite Wendy Anne Potter (Jenny Beck) est remplacée par le maléfique Torok (Phil Fondacaro), un troll qui commence à métamorphoser un à un les occupants du building en créatures surnaturelles à ses ordres. Inquiet pour sa petite soeur, Harry (Noah Hathaway) trouve alors une aide inattendue en la personne de Dame Eunice (June Lockhart), une vieille femme impertinente vivant dans l'un des appartements, et qui semble en savoir énormément au sujet de Torok...

Ah, l'époque bénie des années 80, où les monstres en latex se multipliaient sans vergogne, et où l'on savait encore faire des films fantastiques à tendance horrifique pour enfants, films qui restaient parfaitement regardables et appréciables par les parents.

Troll en est un exemple parfait : dans l'absolu, c'est un peu kitschouille et peu crédible, avec toutes ses créatures caoutchouteuses et aux mouvements très limités, avec ses caméos improbables - Sonny Bono, Julia Louis-Dreyfus -, et avec son interprétation parfois assez inégale.

Et pourtant, entre son bestiaire au design réussi, ses personnages principaux attachants ("Harry Potter Jr" !), sa musique entêtante de Richard Band (ah, ce moment où le Cantos Profanae est lentement entonné par toutes les créatures pendant le conte de fées), son ton parfois léger et plein d'autodérision (les parents !) et ses moments étrangement poétiques et envoûtants (j'apprécie ainsi le fait que Torok, tel que joué par la fillette, est parfois plus curieux du monde des hommes qu'il n'est voué à le détruire, et qu'il a occasionnellement des moments durant lesquels il se montre plus sincère et bienveillant que simplement maléfique - notamment durant les instants touchants avec Malcolm, le nain malade), Troll fonctionne, et m'accompagne depuis ma plus tendre enfance comme l'un de ces films qui me sont chers, et que je ne me lasse jamais de revoir.

Torok/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 56 - Terror Tract (2000) & Ghost Stories (2017)

Publié le 30 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Fantastique, Horreur, Halloween, UK, Anthologie, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Terror Tract (2000) :

Anthologie horrifique indépendante très axée humour noir et satire mordante de la vie de banlieue américaine, notamment par le biais de John Ritter, dans le rôle d'un agent immobilier faisant visiter à un jeune couple plusieurs maisons aux antécédents sanglants...

- Nightmare : lorsque son époux businessman (Fredric Lehne) est assassiné par son amant (Carmine Giovinazzo), une femme (Rachel York) se persuade que son mari est revenu d'entre les morts pour se venger d'elle...

Un postulat de départ et une chute assez classiques, un montage pas toujours maîtrisé et des bruitages parfois un peu fauchés, pour un segment prévisible et peu mémorable, un peu longuet, répétitif et racoleur. Rien de dramatique, cela dit, et le caméo de Wade Williams fait toujours plaisir.

- Bobo : Ron Gatley (Bryan Cranston), père de famille, ne sait plus quoi faire : Bobo, le petit singe que sa fille (Katelin Petersen) a trouvé dans un arbre, s'avère intenable et agressif dès qu'il se trouve seul avec lui, mais personne ne le croit. Et lorsque le chien de la famille est retrouvé mort, Ron commence à s'énerver... mais rien n'y fait, pas même l'intervention d'un agent de la fourrière animalière (Buff Bagwell).

Un segment pour lequel j'ai toujours eu de la sympathie, malgré son côté outrancier et pas ultra-crédible : probablement parce que Cranston est sympathique (et se donne à fond sans tomber dans le surjeu goguenard), que la petite Katelin Petersen est adorable, qu'un catcheur se fait massacrer, ou que la dangereuse créature de cette histoire n'est qu'un pauvre capucin qui passe son temps à hurler. Ce n'est pas forcément exceptionnel ou très surprenant, mais c'est divertissant.

- Come to Granny : Un soir, le Dr. Helen Corey (Brenda Strong) reçoit la visite  de Sean (Will Estes), un adolescent troublé par des visions étranges : depuis peu, il assiste mentalement aux meurtres commis par le Granny Killer, un tueur en série portant un masque à l'effigie d'une grand-mère...

Un segment qui tente très fort de jouer la carte de la fausse piste, et y parvient presque. Dans l'ensemble, la distribution est sympathique (mention spéciale à Shonda Farr, dans un petit rôle, et qui a malheureusement disparu des écrans depuis près de 10 ans), l'atmosphère est menaçante, la montée en tension honorable, le tueur a un masque efficace, et la toute fin fonctionne.

- Fil conducteur : Bob Carter (John Ritter), agent immobilier, tente de convaincre Allen et Mary Ann Doyle (David DeLuise et Allison Smith), un jeune couple, d'acheter l'une de ses maisons, et de lui éviter ainsi un sort funeste...

Un fil rouge plutôt amusant, avec trois acteurs qui s'amusent vraiment à réagir aux trois segments du métrage, et qui sont au diapason les uns des autres. Et puis, bien entendu, le grand final, où tout vire au grand-guignol déjanté, avec tout le quartier qui part en vrille de manière très très réjouissante.

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Dans l'ensemble, une anthologie assez moyenne, qui trahit facilement ses origines de DTV, et qui ne déborde pas forcément d'originalité, mais paradoxalement, ça fonctionne tout de même assez bien : la distribution est, globalement, assez convaincante et bien choisie, et surtout, le métrage parvient à constamment garder cet équilibre précaire entre grosse farce caricaturale, humour noir mordant, et suspense horrifique.

Ajoutez à cela une bande originale symphonique très réussie d'un tout jeune Brian Tyler (peut-être même trop réussie pour le film, mais bon), et voilà :

3.5/6

Ghost Stories (2018) :

Universitaire et animateur d'une émission télévisée au cours de laquelle il démasque les pseudo-médiums et autres charlatans, Phillip Goodman (Andy Nyman) est contacté par son idole de toujours, Charles Cameron, qui a mystérieusement disparu de la vie publique il y a plusieurs décennies. Mais lorsqu'il le rencontre enfin, Cameron a changé : cloîtré dans une caravane miteuse, Cameron semble désormais persuadé de l'existence du paranormal, et désespéré, il confie à Goodman trois affaires non résolues, pour le convaincre de leur caractère surnaturel...

Film anglais, écrit et réalisé par Andy Nyman (acteur/réalisateur/scénariste et fréquent associé de Derren Brown) et Jeremy Dyson (le membre "invisible" du Club des Gentlemen), qui adaptent là leur pièce de théâtre sous forme d'une anthologie en trois segments + un fil conducteur.

(attention, SPOILERS)

- Tony Matthews : Goodman rencontre Tony Matthews (Paul Whitehouse), un veilleur de nuit, qui a vécu une expérience terrifiante dans un asile pour femmes désaffecté.

Un segment assez quelconque, malheureusement, avec une banale histoire d'asile délabré et de gardien qui croise le fantôme d'une fillette : pas assez tendu, le fantôme est plutôt générique, l'ambiance est faiblarde, bref, un bon gros bof.

Et la transition vers le segment suivant est bien trop abrupte à mon goût.

- Simon Rifkind : Goodman se rend chez Simon Rifkind (Alex Lawther), un adolescent fébrile qui affirme avoir renversé le diable alors qu'il roulait de nuit au volant de la voiture de son père, dans une forêt...

Là encore, un résultat très mitigé. Très mitigé, car d'un côté, Alex Lawther (déjà excellent dans Howards End et dans l'épisode Shut Up and Dance de Black Mirror) se donne à fond, à la limite du surjeu... mais c'est voulu, puisque le segment est semi-humoristique et grotesque, avec une musique lorgnant sur La Malédiction, une caméra flottante à la Evil Dead, etc

C'est donc assez sympathique, avec une ambiance étrange dès que Goodman arrive dans la maison de Rifkind. Malheureusement, un peu comme dans le segment précédent, tout se termine en queue de poisson, de manière bien trop abrupte, sans vraie résolution. Dommage.

- Mike Priddle : Goodman rencontre Mike Priddle (Martin Freeman), un trader de la City victime d'un poltergeist à son domicile durant la grossesse de son épouse hospitalisée.

Rien de vraiment passionnant non plus, puisque Freeman se contente de narrer le tout, et de vaguement réagir à quelques phénomènes paranormaux, et au fantôme de son épouse. Pas grand suspense, pas grand intérêt... mais une fin de segment surprenante et efficace.

- Fil conducteur - Goodman & Cameron :

Et là, dès le début du film, problème. Car non seulement le concept du sceptique debunker qui est confronté à des phénomènes paranormaux réels, et change alors radicalement d'avis, est déjà assez convenu (sur le coup, j'ai même pensé au raté Red Lights), mais en plus, dès que l'on aperçoit Charles Cameron à l'écran, on se doute qu'il y a anguille sous roche.

Que ce soit dans la vidéo flashback, ou en face à face dans sa caravane, on comprend très vite qu'on a affaire à un acteur déguisé sous un masque en latex. Et quand bien même le spectateur ne reconnaîtrait pas la voix de ce dernier (grâce à l'épais accent dont il s'affuble), le simple fait que le personnage ne soit crédité nulle part (et s'il l'est, c'est à un acteur inconnu et sans la moindre photo ou présence en ligne) met la puce à l'oreille. Tout de suite, on réalise que le film essaie de nous piéger, et se prépare à révéler l'identité du personnage de manière spectaculaire, à un moment ou à un autre.

Et c'est le cas, après 75 minutes de film - c'est bien Freeman sous le masque (on s'en doutait), et le fait qu'il soit encore en vie a une explication toute simple : tout le film n'est qu'une variation très dérivative d'une astuce scénaristique maintes et maintes fois exploitée dans le registre de l'horreur, le "tout ça n'était qu'un rêve".

Le rêve d'un Goodman dans le coma, sur son lit d'hôpital, et dont les trois "enquêtes" étaient une manière pour son cerveau d'analyser et de gérer ses angoisses, ses regrets, sa culpabilité (suite à une expérience traumatisante durant son enfance) et les stimuli sensoriels du monde extérieur.

Pour le spectateur attentif, ou qui a déjà une certaine expérience du genre, pas de surprise : les indices étaient assez transparents (il y a un certain manque récurrent de subtilité et de finesse dans les dialogues, avec des répliques bien appuyées pour faire comprendre au spectateur leur double-sens évident), et les manifestations surnaturelles, entre chaque segment, laissaient deviner que quelque chose ne tournait pas rond chez Goodman.

Pas de surprise, mais pas grand intérêt non plus, tant ce ressort narratif est éventé et basique. D'autant que le film développe en longueur le traumatisme de Goodman, par le biais d'un segment-flashback assez plat, et sans grande tension. On retiendra néanmoins quelques effets de transition très efficaces et bien trouvés, qui permettent une réalisation onirique assez sympathique (l'illustration musicale, par contre, est un peu envahissante).

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Une anthologie vraiment décevante, surtout compte tenu de la présence d'un membre de la League à l'écriture et à la réalisation : tout en étant un hommage sincère, professionnel et bien produit à tout un pan du cinéma britannique (les anthologies Amicus, principalement), le film manque cruellement d'originalité, de subtilité, et peut-être même d'humilité, tant il semble parfois persuadé de la pertinence, de l'originalité et de la subtilité de ses métaphores, de son script et du tour de passe-passe sur lequel ils reposent.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 52 - The Creature Below (2016) & They Remain (2018)

Publié le 29 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Lovecraft, UK, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

The Creature Below (The Dark Below - 2016) :

Océanologue ambitieuse, Olive (Anna Dawson) se prête à une plongée expérimentale dans les grands fonds, lorsqu'elle y perd connaissance après avoir été confrontée à une entité tentaculaire indescriptible. Découvrant un œuf étrange fixé à sa combinaison, elle le ramène chez elle, et le cache à son petit ami Matt (Daniel Thrace), ainsi qu'à sa sœur Ellie (Michaela Longden), et commence à s'apercevoir qu'elle est inextricablement liée à la créature qui sort de l’œuf, et à sa soif de sang...

Un film indépendant anglais au budget clairement ultra-limité, et aux ambitions gigantesques qui ne sont donc pas à la hauteur de ce dernier : dès les premières scènes, on enchaîne les effets numériques calamiteux, les fonds verts voyants, le montage sonore un peu abrupt et bancal, un script cousu de fil blanc, et une interprétation vraiment très inégale de la part de tout le monde, pour un tout assez décevant.

Et pourtant, The Creature Below est plein de bonne volonté, notamment dans son désir de narrer une apocalypse lovecraftienne par le petit bout de la lorgnette, illustrée par une bande originale lorgnant fortement sur The Thing de Carpenter.

Mais si les idées sont là, le budget et la maîtrise ne le sont pas, elles, et ça plombe malheureusement le métrage, qui ne s'en relève jamais vraiment.

2.25/6 (en plus, les personnages sont tous assez antipathiques, ce qui n'aide vraiment pas) 

They Remain (2018) :

Envoyés par leur employeur sur les lieux d'un massacre sectaire, en pleine nature, pour y étudier cette zone qui, depuis, reste le siège de phénomènes inexplicables, Keith (William Jackson Harper) et Jessica (Rebecca Henderson), anciens amants désormais en froid, tentent d'accomplir leur mission, alors même qu'ils sombrent lentement dans la folie...

Le problème, quand on ouvre un film traitant de la folie et de forces surnaturelles par une citation de Lovecraft, c'est que l'on met d'office la barre très haut, et qu'il y a alors intérèt à se montrer à la hauteur.

Et malheureusement, ce film du scénariste de Europa Report est très loin d'y parvenir... voire même, il parvient à accomplir l'inverse, et à se montrer totalement raté de bout en bout.

Alors que se métrage se réclame en effet de Lovecraft, et veut nous narrer la descente vers la folie de son couple principal, il ne parvient en fait qu'à susciter l'ennui, incapable de transcender ce qui n'est qu'un script de théâtre contemporain et expérimental transposé dans les bois, et illustré tour à tour de randonnées en forêt, ainsi que d'images pseudo-oniriques et contemplatives, et de flashbacks ringards.

Et quand je parle de pièce de théâtre moderne, ce n'est pas une exagération : l'essentiel du film, entre deux promenades forestières, ce sont des échanges passifs-agressifs entre les deux protagonistes, en huis-clos dans leur tente/laboratoire.

Des échanges sarcastiques et pseudo-spirituels, mais qui, surtout, sonnent constamment faux et emplis de prétention. Ce qui pourrait passer dans la bouche de très bons acteurs... mais si William Jackson Harper (Chidi, dans The Good Place) s'en sort très bien, on ne peut pas en dire autant de sa partenaire, qui joue son personnage comme si elle était Amy Farrah Fowler de The Big Bang Theory... en encore plus agressive, hostile, cassante, et sans la moindre alchimie avec "son ex".

Résultat, entre cette interprétation à côté de la plaque (et franchement agaçante), ce scénario qui ne va nulle part, ce score bourdonnant, et cette mise en images pseudo-artistique, on se retrouve devant 1h40 de film poseur, creux et insipide, qui énerve très rapidement, et donne envie de réclamer des dommages et intérêts pour tout ce temps perdu.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 50 - Patient Zero (2018)

Publié le 26 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, UK, USA

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Patient Zero :

Dans un monde envahi par des infectés enragés, une poignée de survivants tente de trouver un remède contre l'épidémie : Gina Rose (Natalie Dormer), une scientifique, essaie ainsi de mettre au point un antidote à partir du sang de Morgan (Matt Smith), infecté ne s'étant jamais transformé, et capable d'interroger les enragés capturés, pour tenter de trouver le patient zéro de l'épidémie. Mais progressivement, il apparaît que les infectés sont plus organisés qu'on ne le pensait, et qu'ils en ont eux aussi après Morgan...

Encore un script de la Black List, et encore une déception, puisqu'on se retrouve, avec ce métrage terminé en 2015, en terrain tellement balisé qu'on peine à trouver le moindre intérêt dans le produit fini.

Les enragés ? C'est du déjà vu. Les personnages en place ? Des clichés ambulants, aux relations basiques, à la limite du soap. La structure ? Des flashbacks évidents et sans finesse. Et il en va de même pour tous les éléments du script, de ses échanges à sa conclusion, en passant par son gros rebondissement qui se produit lorsque Stanley Tucci débarque, au bout de 45 minutes... et lorsque le script tombe dans l'énorme cliché habituel du méchant qui se laisse capturer et interroger pour mieux s'introduire dans la base du héros.

Ajoutez à cela une dernière demi-heure cousue de fil blanc, sans grande tension, un Matt Smith à l'accent américain forcé, et une musique pataude de Wandmacher, et l'on se retrouve avec un film d'infectés qui ne semble pas réaliser qu'il a plus de 15 ans de retard sur le genre (et auquel il semble manquer 15-20 bonnes minutes pour espérer être un tant soit peu efficace).

2/6 + 0.5 pour la distribution sympathique, qui fait de son mieux = 2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 36 - 10x10 (2018)

Publié le 22 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Thriller, UK

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10x10 :

D'apparence ordinaire, Lewis (Luke Evans) est obsédé par l'idée de se venger de Cathy (Kelly Reilly) : il la kidnappe ainsi sur un parking, et la ramène chez lui, où il l'enferme dans une cellule isolée, et tente de lui faire avouer un secret qu'elle est la seule à connaître...

Un thriller anglais écrit par Noel Clarke (Mickey de Doctor Who, décidément un scénariste assez médiocre, cf The Anomaly et Storage 24), se déroulant quasi-intégralement entre les quatre murs d'une maison, voire entre ceux d'une cellule, et qui repose intégralement sur l'interprétation très solide de Luke Evans et de Kelly Reilly...

Et ça s'arrête plus ou moins là, puisque dans l'absolu, le tout manque cruellement de subtilité et de vraisemblance, comme par exemple dans la manière dont cette prisonnière d'1m65, les mains ligotées, parvient à plusieurs reprises à prendre physiquement le dessus sur son ravisseur d'1m85, et est régulièrement sur le point de s'échapper ou de le tuer, avant d'être reprise in extremis...

Une fois, ça passe ; deux fois, à la limite ; mais quand ça se répète à de multiples reprises jusqu'à la fin, ça coince.

La crédibilité n'est donc pas forcément le point fort du film, d'autant que l'on devine très rapidement les tenants et les aboutissants de l'intrigue, et de ses rebondissements tous très prévisibles (la porte du garage, un fusil de Tchekhov vraiment trop surligné)...

La grande explication des raisons de cet enlèvement, notamment, semble clairement conçue pour faire basculer le film, et faire changer le spectateur de camp ; elle arrive cependant bien trop tard, et la caractérisation pataude des personnages fait que le film a beau s'énerver à l'écran, avec du sang et des cris, ça laisse globalement de marbre.

Pas grand chose à retenir, donc, si ce n'est l'interprétation des deux acteurs principaux.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 19 - Le Petit Vampire 3D (2017)

Publié le 12 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse, Allemagne, Hollande, UK, Danemark

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Le Petit Vampire (The Little Vampire 3D) :

Le clan de Rudolph (Rasmus Hardiker), un petit vampire semblant avoir 13 ans, est menacé par un chasseur maléfique, Rookery (Jim Carter). Jusqu'à ce que Rudolph fasse la connaissance de Tony (Amy Saville), un garçon américain du même âge que lui, en vacances en Europe centrale, et qui est passionné par tout ce qui est macabre : aussitôt, les deux nouveaux amis décident de mettre leurs talents en commun pour sauver les proches de Rudolph, avant qu'il ne soit trop tard...

Une adaptation animée des romans d'Angela Sommer-Bodenburg, qui tient en fait beaucoup plus du remake du film de 2000 (on en retrouve les grandes lignes, la vache-vampire, et Jim Carter + Alice Krige au doublage) que d'une adaptation à proprement parler des livres d'origine.

Et malheureusement, on se trouve ici dans un film animé assez quelconque, et plutôt limité, techniquement parlant : si les décors sont assez réussis, les personnages sont particulièrement lisses, la direction artistique peu mémorable, et l'animation, dans son ensemble, assez inégale et limitée selon les personnages et leur importance.

Au niveau histoire, c'est un peu la même chose, avec un script qui passe beaucoup trop de temps sur Rookery, le méchant, et sur son acolyte, et qui néglige de développer les vampires, leurs personnalités diverses, etc.

Résultat, comme tout cela se combine à beaucoup de poursuites et de slapstick, on se retrouve devant un film d'animation un peu raide, un peu vide, et à réserver aux plus jeunes.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 17 - Happy Family (2017)

Publié le 11 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Jeunesse, Comédie, UK, Allemagne, Oktorrorfest

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Happy Family (Monster Family) :

Libraire, Emma Wishbone (Emily Watson) a du mal à maintenir la paix et l'harmonie dans sa famille : Frank, son époux flatulent (Nick Frost), se fait marcher sur les pieds au travail, l'adolescente Fay (Jessica Brown Findlay) se rebelle, et Max (Ethan Rouse) est harcelé à l'école. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) s'éprend d'Emma, et qu'il envoie Baba Yaga (Catherine Tate) la transformer en vampire, le sort tourne mal, et c'est toute la famille Wishbone qui devient monstrueuse : Emma en vampire, Frank en créature de Frankenstein, Fay en momie et Max en loup-garou...

Un film d'animation anglo-allemand assez décousu et bancal, qui souffre de pas mal de problèmes d'écriture (ça part dans tous les sens, il y a bien trop de slapstick et de vannes puériles à base de pets, les trois chauve-souris sont des Minions à peine déguisés, Dracula ressemble à un croisement entre Magneto et un méchant de James Bond, la caractérisation est très fluctuante), d'une synchronisation labiale défectueuse (à se demander si certaines scènes n'ont pas été conçues sur la base du script allemand, puis redoublées), et de soucis de logique interne embêtants (la libraire qui n'a jamais entendu parler de Dracula ; les Wishbone, famille américaine doublée par des Anglais, et qui rencontre ultérieurement des Américains caricaturaux à l'accent prononcé).

Bref, tout ça plombe le métrage, qui pourtant est techniquement assez réussi : la direction artistique est convaincante, colorée, bourrée de textures et de détails, l'animation est très expressive et naturelle, bref, c'est agréable à regarder et à suivre.

Si seulement ce n'était pas aussi dérivatif et approximatif au niveau de l'écriture et du rythme...

2.75/6

(moins sensibles aux problèmes d'écriture, les plus jeunes apprécieront probablement plus ce métrage que les adultes)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 - Le Club Des Gentlemen : épisodes anniversaires (2017)

Publié le 7 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Comédie, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

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15 années après la dernière saison de la série, et 12 ans après le long-métrage adapté de celle-ci, Steve Pemberton, Royce Shearsmith, Mark Gatiss (et leur collègue de l'ombre, Jeremy Dyson) retournent dans la petite bourgade de Royston Vasey, pour célébrer les 20 ans d'existence de ces personnages, qui ont fait leurs débuts à la radio en 1997.

The League of Gentlemen - Anniversary Specials (2017) :

Après une première saison centrée sur la menace de la construction d'une départementale au beau milieu de Royston Vasey, une seconde saison s'intéressant au mystère des saignements de nez touchant les habitants de la bourgade, et un épisode spécial Noël durant lequel la Vicaire retombait aux mains de Papa Lazarou, la troisième saison du Club des Gentlemen s'était montrée plus sombre, plus complexe et plus ambitieuse, pour le meilleur et pour le pire.

Quinze ans plus tard, retour à Royston Vasey, pour y retrouver cette galerie de personnages tous plus grotesques les uns que les autres...

01 - Return to Royston Vasey : 

De retour à Royston Vasey à l'occasion des funérailles de son oncle, Benjamin (Shearsmith) découvre que la ville est en ruines : la bourgade est en effet sur le point d'être éliminée de la carte régionale, et intégrée à une plus grande agglomération. Mais au cours de son enquête à ce sujet, la journaliste Ellie Johnson (Lyndsey Marshall) tombe nez à nez avec un vieux couple : Tubbs (Pemberton) et Edward (Shearsmith)...

Une reprise aussi glauque et étrange que ce à quoi l'on pouvait s'attendre, et qui nous replonge immédiatement dans le bain de cette communauté bizarre et improbable, en faisant une sorte de bilan de la situation de ses habitants.

Et quand bien même on n'aurait pas vu les anciens épisodes depuis dix ans, on reconnaît immédiatement les incontournables de Royston Vasey, on apprécie de nouveau les petits détails absurdes et les gags visuels qui se cachent ici ou là, et on est intrigué par ce mystérieux photomaton qui enlève les gens (Lazarou ?).

Ah, et bien sûr, le clin d’œil final à Inside N°9 fait toujours plaisir...

02 - Save Royston Vasey :

Les autorités et la mairie s'intéressent aux otages pris par Edward et Tubbs, pendant que Benjamin est retenu prisonnier par sa tante et ses cousines pour leur servir de victime au cours d'une séance de magie noire, que Geoff tente d’assassiner la femme de Mike, et que Grandpop, le père d'Al, s'installe au sein de la famille de ce dernier, au grand dam de son épouse et de ses filles...

De plus en plus étrange et glauque, avec des sous-intrigues qui partent dans tous les sens (et c'est tant mieux), et des conclusions très appropriées pour certains des personnages. Cela dit, je regrette quand même de ne pas avoir revu les saisons précédentes juste avant, car régulièrement, je me retrouve à me demander qui est qui, ou encore si tel ou tel personnage est inédit à Royston Vasey.

Malgré cela, cependant, les épisodes fonctionnent sans problème, ce qui est bien la preuve du talent d'écriture et d'interprétation de la petite bande (par exemple, dans celui-ci, mention spéciale au vieil homme de la salle de bingo, interprété par Gatiss, et à son histoire de tourisme sexuel comique, triste et glauque à la fois).

03 - Royston Vasey Mon Amour :

Grâce à l'intervention d'un négociateur (David Morrissey), Edward et Tubbs deviennent brièvement des célébrités nationales ; Les McQueen renoue avec le succès ; Grandpop traque son autre fils, pour des retrouvailles des plus sanglantes...

Un conclusion appropriée à cette mini-saison, avec du sang, du surnaturel, de l'improbable, et le retour de Lazarou, pour une seule punchline, qui fait son effet. Sans oublier toutes les références cachées çà et là, qui donnent envie de se refaire l'intégrale de la série depuis le début.

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- Bilan -

Une saison anniversaire assez satisfaisante, dans l'ensemble, avec une utilisation pertinente d'une majorité de personnages de la série, et toujours cet humour noir et glauque qui fait la force du programme.

C'est absurde, c'est malsain, c'est anglais, bref, c'est bien, même si je déconseille le visionnage de cette saison sans avoir, au préalable, revu les saisons d'origine, ainsi que le Christmas Special de 2000.

(le long-métrage est, quant à lui, un bonus sympathique, mais il est loin d'être indispensable, puisqu'il ne s'inscrit pas vraiment dans la continuité de la série)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 10 - Le Rituel (2018)

Publié le 5 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Drame, Netflix, UK, Fantastique

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Le Rituel (The Ritual) :

Pour rendre hommage à leur meilleur ami Robert (Paul Reid), victime d'un braquage ayant mal tourné, quatre compères anglais (Sam Troughton, Rafe Spall, Arsher Ali, Robert James-Collier) se retrouvent six mois plus tard pour une randonnée dans la forêt suédoise. Mais rapidement, lorsqu'une blessure les oblige à couper à travers bois, ils s'abritent des intempéries dans un vieux chalet abandonné, où il découvrent un autel dédié à une entité maléfique... une entité qui, rapidement, commence à les traquer.

Mouais.

David Bruckner, réalisateur de segments de The Signal, V/H/S et Southbound, décide ici de livrer un pendant masculin à The Descent (mâtiné de Blair Witch) pour une adaptation de roman d'horreur, filmée en Roumanie (en lieu et place de la Suède), et qui oppose quatre Anglais à une créature étrange, au fin fond d'une forêt perdue.

En soi, rien de honteux, et c'est d'ailleurs globalement plutôt bien filmé : la nature est superbe, la photographie travaillée, et les transitions rêves/réalité fonctionnent très bien.

Malheureusement, il n'y a ici rien de très original, puisqu'on nous ressert l'idée de l'horreur comme catharsis personnelle d'un héros traumatisé, qui va se confronter à une force surnaturelle pour en ressortir grandi et purgé de sa névrose.

Un arc narratif particulièrement balisé, donc, qui fait qu'un seul personnage (le héros) se trouve vraiment développé, alors que ses compères ne sont là que pour servir de chair à canon.

Par conséquent, il est difficile de s'attacher aux personnages sur la longueur, et le fait que le script soit à ce point cousu de fil blanc fait que l'on a un peu tendance à penser à autre chose à mi-métrage.

Et puis la dernière demi-heure du film a le bon goût de sortir un peu le film de la forêt, en envoyant les survivants dans (attention spoilers) un village de cultistes gentiment clichés (qui semblent tout droit sortis de The VVitch) : on y a droit à des paysans caricaturaux, à quelques idées sous-exploitées - la congrégation de cultistes "momifiés" - et quelques moments quasi-comiques - le coup de poing à la grand-mère, le coup de fusil qui part tout seul - et à une confrontation rapide entre le protagoniste, et la bête.

Une bête vraiment réussie, conceptuellement, et dont l'apparence dérangeante fonctionne très bien. C'est d'ailleurs l'une des qualités premières du film, avec sa réalisation, et son score musical grinçant, qui parvient à imposer ponctuellement une certaine tension (ce qui est pratique lorsque le reste du film n'y parvient pas).

Mais dans l'ensemble, le script n'est pas vraiment à la hauteur : c'est dommage, ça aurait pu être nettement plus nerveux et intéressant.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Halloween, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Channel 4, UK, Irlande

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Le Club des Gentlemen : Apocalypse (The League of Gentlemen's Apocalypse) :

Après des siècles de vie "paisible", le village de Royston Vasey et ses habitants déglingués sont sur le point d'être détruits : leurs créateurs, Jeremy Dyson, Mark Gatiss, Steve Pemberton et Reece Shearsmith, ont en effet décidé de passer à autre chose - une fiction historique intitulée The King's Evil - et Royston est donc à l'agonie. Jusqu'à ce que certains des personnages découvrent un portail dimensionnel menant à la réalité des scénaristes et acteurs. Sans attendre, ils l'empruntent, bien décidés à sauver leur peau en convaincant le Club des Gentlemen d'écrire de nouveau pour eux...

Adaptation cinématographique de la série Le Club des Gentlemen, sortie 3 ans après la dernière saison du show (une saison plus sombre et dure que les précédentes), ce métrage a des allures de téléfilm de luxe (enfin, plutôt au budget un peu supérieur à la moyenne), et souffre de problèmes de rythme évidents : son découpage en trois parties ne lui fait pas de cadeaux, entre son premier tiers un peu maladroit, visant à ré-établir l'univers et ses personnages, et (trop) chargé en vannes graveleuses ; son second tiers se déroulant à 80% dans le monde fictif de King's Evil ; et son dernier tiers où tous les univers entrent en collision, concluant le tout dans un bain de sang.

Au niveau de l'articulation du script, c'est donc gentiment décousu et laborieux... et pourtant ça fonctionne plus ou moins bien, ou du moins, ça force la sympathie, puisque les personnages de Royston Vasey sont respectés dans ce qu'ils ont de tordu et d'improbable (pas assez de Papa Lazarou, cependant), que les interprètes sont toujours à fond dans leurs rôles respectifs, et que tout le côté métadiscursif s'avère plutôt amusant à suivre.

À part ça, comme dans Inside N°9, le trio de scénaristes-acteurs s'est par ailleurs amusé à placer quelques références bienvenues (Kubrick, Cocteau), le caméo de Simon Pegg est assez (dé)culotté, David Warner s'amuse vraiment en sorcier maléfique, et la présence de monstres en stop motion (du moins, il me semble que c'était de la stop motion) fait toujours plaisir à voir.

Bref, un portage cinématographique loin d'être parfait et totalement maîtrisé, mais qui s'avère néanmoins assez amusant, pour peu que l'on soit familier de cet univers, et que l'on n'ait pas peur d'un film somme toute assez inégal.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 01 - Le Bouffon de l'Horreur (1994)

Publié le 1 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, UK

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Le Bouffon de l'Horreur (Funny Man) :

Lorsqu'il remporte le vieux manoir de Callum Chance (Christopher Lee) au cours d'une partie de poker, Max Taylor (Benny Young) n'en croit pas ses yeux, et y emménage aussitôt avec sa femme et ses deux enfants. Mais rapidement, alors même que le frère de Max, Johnny (Matthew Devitt), arrive en compagnie d'auto-stoppeurs, un être étrange aux allures de bouffon (Tim James) commence à tuer tous les membres de la famille Taylor, de manière toujours plus improbable...

Une comédie horrifique anglaise assez bizarre, qui semble vouloir lorgner sur les productions américaines de la même époque, façon Freddy, Leprechaun et compagnie, mais en appliquant à ce schéma du boogeyman vanneur et meurtrier un humour déjanté et un décalage des plus anglais.

Ici, rien n'est pris au sérieux, que ce soit les personnages (on a un clone de Velma de Scooby-Doo, une sorcière jamaïcaine droguée, et de manière générale, tous les personnages sont des caricatures ambulantes), l'intrigue, la musique, les bruitages ou même les mises à mort sanglantes et inventives effectuées par le Funny Man (un bouffon à l'apparence et à l'interprétation convaincantes, mais au sens de l'humour très... "particulier", et qui s'adresse fréquemment au spectateur pour balancer des punchlines bancales).

C'est rarement aussi drôle que ça pense l'être, c'est régulièrement très aléatoire, absurde et ridicule, c'est parfois assez fauché, moyennement joué, bref, ce n'est pas très bon, en soi, mais paradoxalement, ça donne à ce Bouffon de l'Horreur une atmosphère vraiment unique, non-sensique et étrangement sympathique.

?/6

(impossible à noter, franchement, tant le tout semble avoir été écrit, filmé et interprété sous l'influence de psychotropes très puissants)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 - Inside No. 9, saisons 1 (2014) et 2 (2015)

Publié le 29 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Thriller, Policier, Drame, Sitcom, UK, Anthologie, BBC, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Inside

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

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Petit passage par la case anglaise, pour cette anthologie sombre et décalée créée par Reece Shearsmith et Steve Pemberton, deux des membres de la troupe déjà responsable de Psychoville et du Club des Gentlemen.

Sans surprise, cette anthologie de quatre saisons (pour l'instant) donne dans le glauque, dans l'humour noir, et dans le malsain, au travers de six épisodes d'une petite demi-heure par année de diffusion : des épisodes totalement déconnectés, mais qui partagent un lien avec le chiffre 9, et qui sont l'occasion pour bon nombre d'acteurs de se joindre aux showrunners/acteurs/scénaristes, pour s'essayer à des concepts et des scénarios frôlant parfois l'expérimental...

- Saison 1 -

1x01 - Sardines : Dans la demeure familiale de Rebecca (Katherine Parkinson), la jeune femme et son compagnon (Ben Willbond) organisent une fête pour célébrer leurs fiançailles. Mais rapidement, une partie de cache-cache sardine commence à dégénérer à mesure que plusieurs de leurs proches les rejoignent dans leur cachette, et que les langues se délient...

Un premier épisode sympathique, qui donne assez bien le ton de la série, et montre sa volonté de jouer avec les formats, mêlant le théâtre à la télévision et au cinéma. Ici, en l'occurrence, tout se déroule dans une armoire, avec une unité de lieu qui permet de faire monter la pression, et de révéler progressivement des secrets et des vérités toujours plus malsaines.

On saluera la présence toujours agréable de Katherine Parkinson (The IT Crowd), et on regrettera une chute finale un peu faiblarde.

1x02 - A Quiet Night In : Eddie et Ray (Pemberton et Shearsmith), deux cambrioleurs incapables, tentent de dérober un tableau dans la demeure de Gerald (Denis Lawson) et Sabrina (Oona Chaplin), un couple au bord de l'explosion.

Un nouvel épisode très expérimental, puisque presque intégralement dépourvu de dialogues, et pourtant jamais ennuyeux ou répétitif : les deux acteurs principaux parviennent à rendre le tout drôle et prenant, faisant de cet épisode l'un des plus mémorables et réussis de ces deux premières saisons.

1x03 - Tom & Gerri : Auteur frustré et instituteur mécontent, Tom (Shearsmith) croise le chemin de Migg (Pemberton), le sans-abri vivant devant chez lui, lorsque ce dernier lui ramène son porte-feuille perdu. Rapidement, cependant, Migg exerce de plus en plus d'influence sur Tom, au grand dam de la petite amie de ce dernier, Gerri (Gemma Arterton)...

Un troisième épisode nettement plus sombre et moins drôle que les précédents, mais néanmoins sympathique, notamment pour ses invités (Arterton, notamment, mais aussi Conleth Hill, dans un tout petit rôle). On regrettera cependant un déroulement plutôt prévisible, et une conclusion qu'on voit largement venir à l'avance...

1x04 - Last Gasp : Lors d'une visite hospitalière en compagnie de son assistant Si (Adam Deacon) et d'une responsable d'association caritative (Tamsin Greig), Frankie Parsons (David Bedella), une pop-star, décède subitement dans la chambre de la petite Tamsin (Lucy Hutchinson), alors qu'il vient de gonfler un ballon. Rapidement, les adultes présents réalisent que le dernier souffle de Frankie vaut une fortune, et ils commencent à se disputer...

Un épisode regardable, avec notamment un moment amusant (lorsque les personnages tentent de prononcer le prénom de la fillette... prénom qui est aussi celui de l'une des actrices) qui sent vraiment le vécu, mais dans l'ensemble, c'est l'un des épisodes les plus faibles de la saison, en partie à cause d'un manque évident de chute marquante et percutante.

1x05 - The Understudy : Tony (Pemberton) est une star du West End, et la vedette de Macbeth. Jim (Shearsmith), sa doublure, rêve quant à lui d'un rôle plus conséquent, et, motivé par sa fiancée Laura (Lyndsey Marshal), elle-même dans la pièce, il décide de faire tout son possible pour se faire une place sous les projecteurs...

Un épisode inspiré par Macbeth, et construit en cinq actes, pour un tout qui n'est pas désagréable, mais qui peut paraître un peu décousu (on sent que le script a été réécrit encore et encore par les scénaristes, à la recherche d'un angle d'attaque pertinent), et prévisible. Rien de mauvais, mais rien d'exceptionnel.

1x06 - The Harrowing : Engagée par Hector (Shearsmith) et Tabitha (Helen McCrory), un couple étrange, pour surveiller leur demeure gothique en leur absence d'un soir, Katy (Aimee-Ffion Edwards) découvre bien vite que la demeure glaciale abrite à l'étage le frère handicapé du couple, Andras (Sean Buckley), qui ne doit être dérangé sous aucun prétexte...

Dernier épisode de la saison 1. Et quel épisode, puisque Shearsmith et Pemberton se lâchent totalement et produisent ici un récit d'horreur gothique totalement premier degré et jusqu'au- boutiste, joliment glauque et oppressant. Très réussi.

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Deux épisodes excellents (le second et le dernier), quatre autres épisodes nettement plus moyens et/ou prévisibles, mais pas désagréables pour autant : de quoi donner une première saison sympathique, sans être exceptionnelle. Place à la suite...

- Saison 2 -

2x01 - La Couchette : À bord d'un wagon-lit français, Maxwell (Shearsmith), un médecin anglais, tente de dormir, mais il est constamment dérangé, tout d'abord par Jorg (Pemberton), un Allemand ivre et flatulent, puis par Kath (Julie Hesmondhalgh) et Les (Mark Benton), un couple anglais, et enfin par Shona (Jessica Gunning), une Australienne, Hugo (Jack Whitehall)... et par un cadavre.

Un épisode de reprise qui renvoie au premier épisode de la saison précédente, avec un fort sentiment de claustrophobie, accentué par la présence du cadavre encombrant. Plutôt amusant, mais aussi plus anecdotique et léger que d'autres, à nouveau à cause d'un script un peu prévisible.

2x02 - The 12 Days of Christine : À intervalles réguliers de 13 mois, douze jours marquants de la vie de Christine (Sheridan Smith) aux côtés d'Adam (Tom Riley), qu'elle rencontre lors des fêtes de la Nouvelle Année. Une vie qui, rapidement, sombre dans un chaos étrange, alors qu'un homme inconnu (Shearsmith) apparaît et disparaît de chez elle, sans explication.

Pas très inspiré, celui-là, avec son parti-pris Échelle de Jacob/Carnival of Souls, qui oriente clairement l'épisode vers quelque chose de nettement plus dramatique, et de très peu comique ou macabre.

Pour peu qu'on ait une certaine connaissance du genre, on devine rapidement comment tout cela va se dérouler, ainsi que le fin mot de cette histoire. Et il faut dire aussi que l'actrice principale arbore une perruque particulièrement laide pendant tout l'épisode, pour faciliter ses changements de coupe de cheveux au fil du temps, ce qui n'aide pas franchement à crédibiliser le tout, ou à brouiller les pistes.

Pas mauvais, en soi, mais très frustrant.

2x03 - The Trial of Elizabeth Gadge : Au 17ème siècle, deux chasseurs de sorcières réputés, Warren (Shearsmith) & Clarke (Pemberton) sont convoqués par le Magistrat (David Warner) de la petite bourgade de Little Happens, pour enquêter sur le sort d'Elizabeth (Ruth Sheen), accusée de sorcellerie...

Une farce totalement absurde, à mi-chemin entre les Monty Python et les films de la Warner, et qui prend le contre-pied total de l'épisode précédent, en optant pour de la comédie pure et dure (avec en prime une pointe de surnaturel), et en opposant ses deux chasseurs de sorcières à un village de profonds abrutis. Plutôt agréable, tout ça.

2x04 - Cold Comfort : Andy (Pemberton) rejoint le personnel d'une ligne de soutien psychologique, où il côtoie son superviseur George (Shearsmith), la pipelette Liz (Jane Horrocks), et Joanne (Nikki Amuka-Bird), employée consciencieuse. Mais lorsqu'une adolescente suicidaire les contacte, les choses dégénèrent rapidement...

Un épisode filmé en mode caméra de surveillance avec split-screen, beaucoup plus sérieux que drôle, et qui possède une conclusion vraiment noire et sans appel. Pas forcément l'épisode le plus mémorable, en fin de compte, mais néanmoins assez intéressant.

2x05 - Nana's Party : Angela (Claire Skinner) accueille sa famille à l'occasion de l'anniversaire de sa mère de 79 ans, Maggie (Elsie Kelly) ; mais Jim (Pemberton), le mari d'Angela, est bien décidé à faire une blague à Pat (Shearsmith), son beau-frère farceur, et il se cache dans un faux gâteau d'anniversaire...

Un épisode avec une structure d'in media res pas forcément pertinente ou efficace, puisque tout ce qui à trait à l'ambulancier est particulièrement prévisible, et que le tout finit par manquer de mordant.

De manière globale, la montée en pression de tout l'épisode est assez réussie, mais la chute, malheureusement, n'est pas à la hauteur, et déçoit un peu.

2x06 - Séance Time : Accueillie par Hives (Shearsmith), Tina (Sophie McShera) arrive dans la villa victorienne de Madame Talbot (Alison Steadman), une voyante, pour que cette dernière lui lise l'avenir. La séance semble alors basculer dans le surnaturel, jusqu'à ce que Hives révèle que Tina est la victime d'une caméra cachée dont il est le producteur. Mais lorsque Pete (Pemberton), une nouvelle victime, entre en scène, le canular dégénère, et un véritable esprit vengeur s'invite dans l'émission...

Un épisode très réussi (plan final excepté), qui parvient à ménager comédie et épouvante, et à instaurer une ambiance prenante et angoissante. Bien joué.

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Une jolie fin de saison, pour une cuvée 2015 assez inégale, car légèrement trop prévisible, et manquant un peu d'expérimentations. Certes, Pemberton et Shearsmith jouent occasionnellement avec la structure narrative de certains épisodes, mais c'est fait de manière un peu trop évidente pour convaincre totalement, et ça manque d'humour pour compenser (2x03 excepté).

Cela dit, le 2x02 est considéré par beaucoup comme un chef-d’œuvre tragique et glaçant, alors qu'il m'a vraiment laissé de marbre, donc...

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #826 : iBoy (2016)

Publié le 18 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, UK, Thriller, Romance, Jeunesse, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

iBoy :

Lorsqu'il surprend les violeurs de son amie Lucy (Maisie Williams) sur le fait, Tom (Bill Milner) est abattu d'une balle en pleine tête, qui loge des débris de smartphone dans son cerveau. Désormais en possession de pouvoirs étranges sur les appareils électriques, Tom décide alors de se venger du gang qui a fait du mal à Lucy...

Une origin story superhéroïque urbaine à l'anglaise, avec une Maisie Williams attachante (et convaincante) dans un petit rôle secondaire, une Miranda Richardson amusante en grand-mère écrivant des récits très particuliers, et Rory Kinnear en grand méchant, qui fait son apparition dans les trente dernières minutes.

Pas désagréable à regarder, ça fait très comic-book ou jeu vidéo dans sa représentation visuelle (le héros qui se promène à vélo avec une mini-carte intégrée), mais ça manque d'un protagoniste vraiment charismatique (ici, son jeu est vraiment en mode minimaliste), et d'un script un peu plus fort et solide (le dernier quart d'heure, notamment, est assez faiblard et sous-développé).

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #824 : Walk Like a Panther (2018)

Publié le 14 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, UK, Drame, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Walk Like a Panther :

Lorsque le pub familial, endetté, est contraint de fermer ses portes, Mark (Stephen Graham), fils de catcheur et fan de la discipline, a l'idée de profiter d'un incident devenu viral pour organiser un spectacle caritatif avec tous les anciens lutteurs des Panthères, le groupe de catcheurs de son père. Plus facile à dire qu'à faire quand tous ces derniers n'ont pas lutté depuis les années 80...

Pilote de série tv avortée, reconverti en long-métrage surfant sur la popularité du Full Monty, cette comédie dramatique anglaise souffre d'une réalisation assez désagréable, avec un flou circulaire apparent en bordure de nombreux plans, et des angles de caméra constamment en contre-plongée légère, comme si le caméraman faisait 1m50, et avait en plus tourné tout le film assis par terre, ou sur une chaise.

Ce n'est pas rédhibitoire, en soi, mais une fois que l'on s'en aperçoit, on ne voit plus que ça, d'autant que le film n'est jamais suffisamment divertissant ou drôle pour faire oublier l'aspect technique.

Notamment sur le plan du catch, pourtant au cœur du métrage : malheureusement, du catch, il n'y en a guère dans ce film d'une heure 50 minutes. On est en plein dans de la comédie dramatique anglaise typique, et tout ce qui est catch reste hors-champ, ou limité à un bref montage au bout de 80 minutes, ainsi qu'au grand show final.

Et encore : là aussi, le tout est entrecoupé de sous-intrigues sur les gardes du corps barbus, sur la démolition du pub, etc, des digressions clairement de trop, et assez mal gérées au niveau du rythme, du montage et du cadrage.

Combinez tout cela à des personnages bien trop basiques, jamais particulièrement attachants ou intéressants, à des choix peu pertinents (le réalisateur qui utilise sa compagne, Lena Headey, dans deux scènes, pour placer une référence au Trône de Fer, et qui met en avant Jason Flemyng, lequel n'a qu'une scène et demi dans le film), et à un script (écrit par le réalisateur) assez cousu de fil blanc... et on se retrouve avec un tout particulièrement décevant et terne, qui déçoit inévitablement.

(d'autant plus que le film prétend que le monde du catch est moribond, alors qu'il ne s'est jamais aussi bien porté depuis 30 ans grâce à la nouvelle génération, sans même parler de la WWE, qui recrute à tour de bras en Angleterre)

2/6 (Michael Sosha est amusant, cela dit)

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Les bilans de Lurdo : Tutankhamun (2016)

Publié le 9 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, UK, Histoire, Drame, ITV, Romance, Les bilans de Lurdo

Mini-série ITV en 4x45 minutes, Tutankamun se propose de retracer la découverte du tombeau du célèbre pharaon, en remettant cette découverte dans son contexte humain et historique...

Tutankhamun (2016) :

Au début du XXème siècle, en Égypte, Howard Carter (Max Irons) découvre des indices de l'existence d'une tombe inconnue, celle du Pharaon Toutankhamon. Mais malgré l'opposition de ses pairs, et grâce au soutien de la belle Maggie Lewis (Catherine Steadman), une archéologue américaine, il parvient à convaincre Lord Carnarvon (Sam Neill) de financer ses fouilles... avec succès.

Une mini-série prestigieuse, au budget évident, et à la mise en images assez convaincante et luxueuse (c'est le réalisateur de La Jeune Fille à la Perle qui est aux commandes)... mais paradoxalement, c'est l'écriture qui pèche gentiment dans ce programme. Je dis "paradoxalement" car le scénariste, Guy Burt, est un scénariste de télévision assez éprouvé et récompensé ; mais étrangement, le script, ici, est une succession de raccourcis faciles, de grosses ficelles et d'approximations qui donnent lieu à une temporalité bancale, et à des moments assez frustrants.

À commencer par le rajeunissement abusif de Howard Carter. Max Irons a tout juste la trentaine, ce qui fonctionne à peu près lors des premières scènes de la série (qui se déroulent au tout début du siècle), mais commence rapidement à coincer et devient problématique à mesure lors que l'on s'approche de la découverte du tombeau, en 1922 : Irons est toujours aussi jeune et dynamique, sans signe apparent de vieillissement (et toujours avec sa moustache peu convaincante), alors que Carter avait 47/48 ans.

Là-dessus, Burt rajoute en plus une histoire de triangle amoureux. Un triangle amoureux entre Carter, donc, Maggie (la toujours sympathique et radieuse Catherine Steadman, évacuée après le deuxième épisode), et la fille de Lord Carnarvon (Amy Wren) - par "chance", la temporalité de la série est tellement vague que l'on peut raisonnablement supposer que cette dernière est majeure au moment de cette romance...

Reste que cette romance contrariée semble étrangement forcée et inutile, et participe d'une impression de facilité dans l'écriture. Impression que l'on retrouve dans cette vague contextualisation historique (à base de colonialisme et de révolte) totalement éclipsée par cette histoire d'amour impossible sur fond de différences de classe sociale.

Mais on pourrait aussi parler, par exemple, de la découverte des marches de la tombe par le jeune fils orphelin de l'ancien contremaître des fouilles, façon "bonjour, je viens pour travailler, tiens, si je prenais une pioche pour creuser n'importe où, oh, voilà la tombe que vous cherchiez, patron !" en moins de trois minutes chrono.

Ce sont tous ces petits détails frustrants qui font que j'ai vraiment eu du mal à adhérer à l'écriture de cette mini-série, et par extension, à son histoire... ce n'est pas mauvais, en soi (c'est suffisamment bien produit pour rester intéressant ; c'est bien interprété, notamment par Sam Neill), mais il manque quelque chose (moins de remplissage ? Une bande originale plus inspirée ? Une meilleure gestion de la chronologie ?) pour vraiment rendre le programme mémorable.

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Les bilans de Lurdo : Howard's End (2017)

Publié le 2 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Histoire, Romance, UK, BBC

Après un peu de comédie décérébrée, place à quelque chose d'un peu plus distingué, d'un peu plus terre à terre, et d'un peu plus romantique, avec l'adaptation en quatre épisodes d'une heure, par la BBC, du célèbre roman de E.M. Forster.

Howards End :

Dans l'Angleterre du début du XXème siècle, les relations compliquées entretenues par trois familles originaires de milieux différents. Les Wilcox (Matthew Macfadyen, Julia Ormond, Joe Bannister, Jonah Hauer-King, Bessie Carter), une famille aisée de capitalistes ayant fait fortune dans les colonies, et très à cheval sur les conventions et les différences de classes sociales ; Helen et Tibby Schlegel (Philippa Coulthard & Alex Lawther), élevés par leur sœur aînée Margaret (Hailey Atwell), forment une famille d'intellectuels bourgeois idéalistes, qui n'hésitent pas à s'engager pour aider autrui, pour le meilleur et pour le pire ; et les Bast, Leonard et Jacky (Joseph Quinn, Rosalind Eleazar), de basse extraction, qui tentent de se sortir de leur condition en s'instruisant et en travaillant dur...

Adaptation en quatre parties du roman du même nom, cet Howards End a été particulièrement bien reçu en Angleterre, un Royaume-Uni qui, encore à ce jour, reste fasciné et hantée par sa nature de société de classes.

Il y aurait beaucoup à dire sur le symbolisme du roman, sur la représentation de toute la société anglaise du début du siècle, dans ce qu'elle avait de bon et de mauvais, au travers de chacune des familles suivies par le récit, sur la pertinence du roman et de son adaptation à notre époque, etc.... et les journalistes anglais ne se sont pas privés pour le faire, comme le prouve une rapide recherche web.

Mais pour un spectateur étranger comme moi, bien moins imprégné du status-quo social anglais, et pas du tout familier du roman original (ou du film de 1992), que reste-t-il de ce récit, à vrai dire ?

Étrangement, pas grand chose de vraiment passionnant. Ou plutôt, cette mini-série a eu sur moi un effet étrangement contre-productif : avec ses personnages figées dans leurs positions sociales très marquées, et qui n'hésitent pas à défendre celles-ci dans des tirades ou par des remarques pompeuses et pontifiantes, Howards End est rapidement devenu agaçant.

Passons outre le récit global, cousu de fil blanc, et aux rebondissements télégraphiés par une réalisation et un script un peu trop appuyés - à la limite, c'est un problème que l'on peut trouver dans bon nombre de récits anciens, surtout si l'on est très familier du genre. Passons aussi sur la temporalité un peu brouillonne du tout, et sur certains raccourcis narratifs typiques d'adaptations de romans, qui font tout même se demander occasionnellement au spectateur pourquoi telle ou telle réaction des personnages.

Ce qui coince un peu plus, c'est vraiment la caractérisation des protagonistes. Du côté des Schlegel, on a Margaret, totalement obsédée par la propriété Howards End, et qui n'a quasiment aucune alchimie romantique avec son futur époux (Atwell semble s'effacer dès que cette relation débute, et elle reste falote pendant tout le reste de la mini-série) ; Helen, inconstante, indiscrète, qui met son nez dans les affaires des autres, et dont la réaction de fuite en avant est particulièrement frustrante ; et Tibby, l'adolescent fainéant, sarcastique et moqueur (mais paradoxalement, le personnage le plus amusant du lot). Ensemble, Margaret et Helen sont un peu comme des Gilmore Girls du début du siècle, envahissantes, constamment en train de discuter à 200 à l'heure, têtues, tenaces et insistantes, ne laissant jamais autrui placer un mot, et n'écoutant de toute façon pas du tout ce que leurs interlocuteurs ont à dire, tant elles sont absorbées par leurs idéaux, leurs objectifs et leurs aspirations artistiques...

En face, les Wilcox sont engoncés dans leurs principes et leurs positions, inamovibles et distants, rétrogrades et détachés. Et à l'autre bout de l'échelle sociale, les Bast, eux, ne sont guère mieux lotis : Bast est rigide, complexé, peu attachant, obsédé par l'idée de s'améliorer intellectuellement pour grimper l'échelle sociale, et son histoire extra-conjugale ne fait que le rendre encore plus antipathique ; quant à sa femme jalouse et malade, elle, elle est évacuée de l'histoire une fois cette relation extra-conjugale entamée... et ce n'est pas plus mal vu la nature réelle du personnage, et ses relations avec le père Wilcox (vraiment inutiles et superflues d'un point de vue narratif).

Et donc, entre deux lettres échangées et lues en voix off, tous ces personnages se disputent, se dissimulent la vérité "pour préserver les bonnes apparences", se parlent sans s'écouter, le tout dans une cacophonie de dialogues qui se chevauchent et ne mènent nulle part.

Je me suis donc rapidement lassé de cette rigidité perpétuelle des conventions, de ces personnages peu attachants et aux réactions agaçantes, de ce sujet très "daté" (pas forcément dans le sens péjoratif du terme), de ce traitement assez basique, et de ce rythme inégal... d'autant que le tout se conclue par une quasi-happy end un peu douce amère, dans laquelle tout le monde trouve un peu de bonheur et d'apaisement.

Tout le monde, sauf les pauvres, puisque Bast a droit à une fin au symbolisme un peu trop appuyé, et qui laisse un goût amer dans la bouche !

Alors certes, c'est bien filmé, bien interprété (heureusement que la distribution est sympathique), et le ton peu sérieux des deux premiers épisodes permet de donner un peu d'énergie à la mise en place, mais je suis vraiment resté sur ma faim devant cette mini-série.

Est-ce que cela provient du roman original, ou uniquement de l'adaptation ? Je ne saurais le dire. Mais il est probable que je sois simplement passé à côté de ce programme, et que d'autres y trouveront plus largement leur compte...

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Un film, un jour (ou presque) #813 : Vinyl (2012)

Publié le 30 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, UK, Review, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vinyl :

Durant l'âge d'or du punk rock anglais, les Weapons of Happiness dominaient les charts, menés par Johnny Jones (Phil Daniels). Désormais rangés et has-been, les musiciens composent néanmoins une chanson un soir de beuverie, et, persuadés de détenir un hit, tentent alors de convaincre les maisons de disque et les radios d'en faire la promotion... en vain. Pour diffuser leur musique, Johnny a alors l'idée de monter un groupe de toutes pièces, les Single Shots, en recrutant des adolescents photogéniques et dynamiques, plus faciles à vendre et à promouvoir...

Une comédie anglaise sympatoche, mais plutôt inégale.

Le premier tiers, concentré sur ces anciens punks qui continuent de se rebeller contre le système, bien qu'ils en fassent totalement partie, est assez brouillon, manquant de cohésion et de direction. Le second tiers (le canular en lui-même) est nettement plus réussi, avec une énergie certaine apportée par les jeunes acteurs, et par le contraste de ces derniers avec les vieux punks. Malheureusement, le dernier tiers retombe dans les travers d'une dramédie convenue, avec paternité, problèmes de famille et de responsabilité, etc...

Au final, ce film n'est pas désagréable (d'autant qu'étant inspiré de l'histoire vraie du chanteur du groupe The Alarm, il bénéficie de la musique punk de cette formation), mais qui, pour un récit mettant en avant l'énergie et l'attitude punk, manque cruellement de punch, et s'avère bien trop gentillet et prévisible.

Dommage.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #793 : MOIS FRANÇAIS - N'importe Qui (2014) & Connasse, Princesse des Coeurs (2015)

Publié le 11 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, YouTube, UK

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

N'importe Qui (2014) :

Remi Gaillard, le trublion des caméras cachées du web, est en crise. Ses amis (Franc Bruneau, Alban Ivanov, Sylvain Katan & Quentin Jodar) en ont assez de son égo et sa compagne (Nicole Ferroni) voudrait qu'il soit plus mûr et adulte. Gaillard décide alors de tenter de se comporter en adulte responsable, pour le meilleur et pour le pire...

Un métrage bancal, qui rappelle un peu les Onze Commandements de Michael Youn, en cela qu'il tente de donner une structure narrative aux gags en caméra cachée de Gaillard, avec plus ou moins de succès.

Il est amusant d'apprendre que Gaillard a renié le film et son réalisateur, mécontent du format actuel du film : on a ainsi une bonne heure de narration retraçant la crise de Gaillard, ses relations de couple, sa dépression, etc, puis 10 minutes de caméras cachées inédites, pour conclure.

Là où il y a un paradoxe, c'est que le film fonctionne à peu près lors de son heure de narration, absurde, décalée, avec un second degré et un recul salvateur sur le personnage de Gaillard, et une Nicole Ferroni impeccable.

Dès que les caméras cachées reviennent, cependant, le côté sale gosse impertinent et mal élevé de Gaillard ressurgit, et avec lui, on rappelle au spectateur que systématiquement, malgré les costumes d'animaux et compagnie et les occasionnels gags purement visuels, les prestations de Gaillard sont souvent "méchantes", en cela qu'elles se font au détriment d'autrui, et qu'elles reposent pour la plupart sur un concept : "faire ch*er le monde".

(on me dira que c'est le concept même de la caméra cachée, mais il y a l'art et la manière de le faire sans que ce ce soit violent ou que ça paraisse "hostile")

Résultat : on passe tout le film à se dire qu'il semble y avoir là une tentative de prise de conscience de Gaillard, d'évolution de son personnage vraiment pas sympathique à la vase, et puis en fait non, on retombe de manière pataude dans les caméras cachées du bonhomme, menant à une conclusion un peu précipitée, et à un retour au status-quo.

Dommage.

2.5/6 (néanmoins meilleur que ce que je craignais)

Connasse, Princesse des Coeurs (2015) :

Parisienne imbuvable, Camilla (Camille Cottin) découvre un jour qu'elle n'aime pas sa vie, et qu'elle est faite pour une vie de princesse. Elle décide alors de partir pour l'Angleterre, et de tenter de séduire le Prince Harry...

Mouais.

Là, sur un postulat similaire - utilisation d'une pseudo-trame narrative pour mettre en scène des caméras cachées - on a tout l'inverse de N'importe Qui : la trame narrative est quasi-inexistante, à peine alimentée par la voix off (très inégale) de Cottin, qui illustre une suite de caméras cachées très moyennes (voire nulles - pauvres chiens), mettant en scène Camille Cottin en connasse absolue et arrogante (normal, c'est son personnage).

Et puis c'est tout. Ce qui fonctionnait plus ou moins au format pastille comique sur Canal + s'avère épuisant et agaçant sur la durée d'un long-métrage - ça n'a pas le décalage et l'excentricité d'un Borat, ni sa pertinence ou son fond - , et une fois en Angleterre, le dispositif de la caméra cachée trouve ses limites.

Le film se résume donc à Cottin qui fait des caprices pendant 80+ minutes, et donne une image déplorable de la France à l'étranger... ce qui est peu.

(heureusement, le générique de fin, avec toute l'équipe qui s'excuse à chaque gag, permet de désamorcer un peu la mauvaise impression générale, et d'adoucir le tout, mais bon)

1/6

(décidément, j'ai vraiment beaucoup de mal avec le genre de la caméra cachée)

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Un film, un jour (ou presque) #792 : MOIS FRANÇAIS - Les Profs (2013) & Les Profs 2 (2015)

Publié le 10 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Jeunesse, UK

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Les Profs (2013) :

Pire lycée de France, l'établissement Jules Ferry est désormais le lieu d'une expérimentation improbable, puisque, désespérée, l'Académie impose au proviseur de recruter les pires profs de France (Pierre-François Martin-Laval, Isabelle Nanty, Christian Clavier, Arnaud Ducret, Stéfi Celam, Raymond Bouchard, Fred Tousch, Alice David, etc) dans l'espoir de provoquer un électro-choc dans l'établissement...

Adaptation (écrite, réalisée et interprétée par Pef) de la bande dessinée Les Profs, ce métrage potache s'avère assez frustrant et décousu, puisqu'il n'est, au final, qu'une succession de vignettes et de gags vaguement rattachés par un semblant d'intrigue.

Pas forcément surprenant, compte tenu du format de la bande dessinée d'origine, mais pas franchement convaincant, d'autant que le trait est très forcé, que tout le monde fait son petit numéro (Ducret qui nous fait un Van Damme du pauvre... *soupir*), et que, si ça fonctionne ponctuellement de par son absurdité, ce n'est tout de même pas très drôle sur la durée (en plus d'être répétitif).

Bon gros bof (vite vu, vite oublié).

2.5 - 0.25 pour la romance insipide que Pef donne à son personnage = 2.25/6

Les Profs 2 (2015) :

Sur ordre de la Reine d'Angleterre, les Profs (Pierre-François Martin-Laval, Isabelle Nanty, Didier Bourdon, Arnaud Ducret, Stéfi Celam, Raymond Bouchard, Fred Tousch) arrivent dans le meilleur établissement privé du Royaume-Uni, pour y superviser l'éducation de Vivienne (Gaia Weiss), sa petite-fille rebelle. Mais Boulard (Kev Adams) les accompagne, et s'éprend rapidement de la jeune femme...

Énorme bof pour cette suite précipitée et molle, qui fait énormément de place à Kev Adams (affublé d'une romance insipide avec une Gaia Weiss transparente) au détriment de tous les profs.

Ces derniers se retrouvent ainsi réduits à des gags éventés et répétitifs (et flatulents !), quand ils ne font pas tout simplement de la figuration (Bourdon, qui remplace Clavier), dans une intrigue générale assez superficielle et creuse, pleine d'accents approximatifs, et totalement centrée autour du personnage de Weiss, et de ses rapports avec Kev Adams.

Bref, si ce n'était pour l'ambiance vaguement Potterienne de l'école, quelques moments amusants, et un Eric Lampaert excellent en garde-chiourme de l'école, le tout n'aurait pas grand intérêt.

2 - 0.25 pour la chanson finale de Kev (avec chorégraphie générale), insupportable = 1.75/6

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror - Saison 4, suite et fin (2017)

Publié le 1 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Drame, UK, Thriller, Fantastique, Science-Fiction, Anthologie, Black Mirror

Trois saisons de Black Mirror, et peu d'épisodes totalement convaincants pour moi. De bonnes idées, des approches intéressantes, mais au final, une écriture qui ne m'a jamais paru particulièrement subtile ou inspirée, à une exception ou deux près...

Après un pastiche de Star Trek plutôt amusant, et deux épisodes décevants, l'intégrale de Black Mirror touche à sa fin...

Black Mirror - Saison 4.2 :

4x04 - Hang The DJ :

Dans un monde où les relations amoureuses sont supervisées par une application de rencontre calculant les probabilités de succès d'un couple, et sa "durée de vie", Amy (Georgina Campbell) et Frank (Joe Cole) finissent par comprendre qu'ils sont faits l'un pour l'autre, et que s'ils veulent rester ensemble afin de trouver le bonheur, ils doivent se rebeller contre le système...

Un chouette épisode positif façon comédie romantique, qui utilise le prétexte d'une technologie façon Tinder/OK Cupid/sites de rencontre pour narrer le devenir d'un couple et ses probabilités de succès.

Alors certes, Brooker ne peut pas s'empêcher de laisser deviner à l'avance son retournement final de situation, que ce soit au travers de dialogues ou des ricochets, mais dans l'ensemble, ça fonctionne bien, et le caméo de Gwyneth Keyworth est amusant.

4x05 - Metalhead :

Dans un futur post-apocalyptique, Bella (Maxine Peak) tente d'échapper à un chien de garde robotique qui la poursuit inlassable après qu'elle ait tenté de piller un entrepôt abandonné...

40 minutes de course-poursuite efficace, filmées en noir et blanc (pourquoi ? Allez savoir ! On va dire que c'est pour une meilleure intégration des effets spéciaux...) par David Slade (30 Jours de Nuit, Hard Candy), et reposant intégralement sur les épaules de Maxine Peak, qui s'en sort très bien.

Après, ça reste 40 minutes de simili-slasher/survival très premier degré, avec un rebondissement final maladroit uniquement là pour rajouter une dose de pathos et de déprime au tout (c'est du Brooker, après tout), mais dans l'ensemble, ça fonctionne plutôt bien. Reste le noir et blanc, qui laisse dubitatif.

4x06 - Black Museum :

Dans un musée sinistre, au milieu de nulle part, Rolo Haynes (Douglas Hodge), le propriétaire, raconte à Nish (Letitia Wright), une visiteuse en panne dans le secteur, trois des nombreuses histoires macabres qui peuplent son exposition : un médecin sadique (Daniel Lapaine) qui utilise un implant révolutionnaire pour ressentir la douleur d'autrui, un homme (Aldis Hodge) qui accepte de transférer la conscience de sa femme comateuse (Alexandra Roach) dans son esprit mais trouve rapidement cette expérience insupportable, et le destin de Clayton Leigh (Babs Olusanmokun), un tueur qui accepte, contre finances, de céder son double numérique au musée, pour y être torturé à jamais...

Une sorte de mise en abyme méta de la série, avec un Douglas Hodge dans le rôle d'un simili-Charlie Brooker, qui fait subir à ses personnages les pires atrocités sous le prétexte de tester de nouveaux concepts technologiques.

Ça ressemble forcément beaucoup à White Christmas, avec un fil conducteur qui fait que le moindre élément présenté au cours de ces sous-intrigues ressurgit forcément à la toute fin, et si c'est bien interprété, c'est aussi assez inégal, et un peu trop long.

Le premier segment, sur le médecin sadique, est gentiment sanglant, mais il n'est là que pour le parallèle entre le médecin et Rolo ; c'est assez prévisible, et on aurait pu condenser le tout ; le second est plus amusant, avec une métaphore intéressante sur le souvenir de l'être défunt et sa présence dans la mémoire ; le troisième segment n'est qu'un prétexte, malheureusement, et pose plus de questions techniques qu'il n'en résout.

Globalement, ce n'est pas désagréable, et ça a même un petit côté final pour Black Mirror, comme si Brooker voulait passer à autre chose. Peu probable, cela dit.

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Bilan saisonnier :

Depuis son arrivée sur Netflix, la série a changé, et pas uniquement au niveau de la durée excessive de ses épisodes : les concepts technologiques se répètent un peu, les épisodes surprennent beaucoup moins, mais la production et Brooker compensent en partant dans des directions parfois moins pessimistes et déprimantes.

Ce qui donne des épisodes occasionnellement plus légers, plus humoristiques, plus positifs, et aux fins plus heureuses que d'habitude. Un choix probablement polarisant auprès des fans, mais comme ce sont justement ces épisodes qui m'ont le plus plu, alors même que du Black Mirror "typique", sombre et misanthrope, ça me laisse habituellement totalement de marbre, je ne vais pas m'en plaindre...

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Un film, un jour (ou presque) #746 : Un Mariage Inoubliable (2012)

Publié le 29 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, UK, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Un Mariage Inoubliable (The Wedding Video) :

Témoin du mariage de son frère Tim (Robert Webb) et de Saskia (Lucy Punch), une amie de lycée, Raif (Rufus Hound) décide de leur offrir un présent inoubliable : une vidéo de toute la cérémonie et de ses préparatifs, filmée par ses soins... ce qui est plus facile à dire qu'à faire.

Une comédie de mariage britannique en found footage, façon vidéo amateure réalisée par le témoin, écrite par le scénariste de Kinky Boots et de Calendar Girls, et qui... n'est pas franchement terrible : c'est gentiment plat, mollasson, cousu de fil blanc, ça manque vraiment de punch, et les acteurs principaux (notamment Lucy Punch, mais aussi Michelle Gomez, dans un rôle secondaire) ont beau y mettre une certaine énergie, celle-ci ne se transmet pas au reste du film, limité par son format.

En résumé, à part quelques moments sincères et quelques gags, bof.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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