Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #uk catégorie

Halloween Oktorrorfest 2019 - 03 - Anna and the Apocalypse (2018)

Publié le 1 Octobre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Musique, Noël, Oktorrorfest, Review, UK, Yulefest

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Anna and the Apocalypse (2018) :

À l'approche de Noël, alors que son lycée organise le spectacle de fin d'année, Anna (Ella Hunt) et ses amis (Malcolm Cumming, Sarah Swire, Christopher Leveaux, Ben Wiggins, Marli Siu) sont confrontés à leur vice-principal tyrannique, Mr Savage (Paul Kaye), alors même qu'une épidémie transforme progressivement tout le monde en zombies...

Un film un peu à cheval entre l'Oktorrorfest et la Yulefest, mais qui finit par s'avérer nettement plus horrifique que festif, une fois ses 25 premières minutes dépassées.

Car, ayant abordé ce métrage sur la seule base de ses bonnes critiques, je ne savais pas trop à quoi m'attendre... et en fait, pendant ces 25 premières minutes, le choc est rude, puisqu'on se retrouve devant une comédie musicale lycéenne écossaise très premier degré, façon High School Musical.

Alors certes, musicalement, vocalement et au niveau des chorégraphies, toutes proportions gardées, ça n'a pas à rougir de la comparaison... mais tout de même, ça fait un choc, surtout si, à la base, on n'est pas forcément très friand de ce genre.

Pendant ce premier tiers, donc, j'ai eu énormément de mal à accrocher au tout. Ce n'est pas la faute de la distribution, efficace et sympathique, mais autant dire que j'étais bien content de voir débarquer les zombies à la barre de la demi-heure...

Ensuite, le métrage lorgne gentiment sur un Shaun of the Dead adolescent, sans en avoir l'humour aussi prononcé, et avec des chansons mélancoliques placées çà et là.

Pas de grande surprise au programme, on devine très rapidement dans quelle direction tout ça va nous mener, il y a une vague utilisation de l'apocalypse zombie comme métaphore du passage à l'âge adulte et de la fin du lycée, et le mélange émotion sérieuse, dépression, et comédie décalée ne fonctionne que partiellement, souffrant d'un étrange déséquilibre qu'on mettra sur le compte de la tristesse écossaise.

Je l'avoue, je n'ai pas vraiment été convaincu par Anna and the Apocalypse. Je comprends totalement pourquoi ce High School Musical of the Dead a pu séduire les critiques, mais de mon côté, j'ai trouvé le tout un peu trop inégal pour vraiment être efficace, et le côté musical m'a tout simplement laissé de marbre.

3/6 (pour récompenser l'effort de proposer quelque chose de quasi-inédit)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - A Discovery of Witches, saison 1 (2018)

Publié le 29 Septembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

A Discovery of Witches, saison 1 (2018) :

Sorcière orpheline refusant d'utiliser ses pouvoirs, Diana Bishop (Teresa Palmer) enseigne l'histoire à Oxford. Jusqu'au jour où elle découvre, dans la bibliothèque de l'Université, un vieux grimoire ancestral qu'elle est la seule à pouvoir lire, et qui révèle l'origine des vampires, des démons, et leurs liens avec les sorcières. Aussitôt, toute la communauté des êtres surnaturels se rapproche agressivement de Diana, pour tenter de découvrir la vérité, et la jeune femme fait la connaissance de Matthew Clairmont (Matthew Goode), un vampire séduisant bien décidé à la protéger...

Adaptation en 8 épisodes du roman Le Livre Perdu des Sortilèges de Deborah Harkness, cette série anglaise diffusé sur Sky TV évoquera sans nul doute des choses familières au spectateur amateur de littérature de genre : on est en effet en plein dans le genre de la bit-lit (la romance vampirique), avec tout ce que ça comporte de clichés et de défauts.
 
Difficile en effet de ne pas remarquer à quel point ces clichés sont présents : entre l'héroïne, élue aux pouvoirs extraordinaires et centre du monde surnaturel, jolie mais réservée, aux origines tragiques, et à la profession intellectuelle qui renvoie directement au métier et à la passion de Deborah Harkness (historienne et universitaire : on est à deux doigts du self insert façon Laurel K Hamilton) ; son prétendant vampire, mystérieux et séduisant mais proche de sa famille et noble de naissance, dirigeant d'un ordre spécial et secret ; les deux tantes excentriques que l'on dirait tout droit sorties de Sabrina l'apprentie sorcière, les luttes de clans entre les différents peuples surnaturels (ici surnommées créatures), la romance impossible et interdite façon Roméo et Juliette du pauvre, sans oublier le concept de voyage temporel qui semble gentiment surfer sur la vague Outlander, on devine tout de suite quelle est la tranche démographique visée par cette série et par le roman qu'elle adapte.

Et malheureusement, difficile de trouver beaucoup d'intérêt au programme tant il regorge à ce point de clichés, d'une réalisation et d'une esthétique assez froide (presque publicitaire), et d'un script maladroit qui tente d'adapter un ouvrage en y faisant des coupes peu judicieuses. Du moins, c'est ce que je suppose, puisque, n'ayant pas lu le roman, je ne peux que supposer qu'il était plus développé qu'ici : en effet, A Discovery of Witches a le malheureux problème de tenter d'établir un univers en huit épisodes à peine, ce qui est insuffisant.

La série se retrouve ainsi à présenter trois peuples principaux (les vampires, les sorcières, et les démons) sans jamais expliquer ou définir chacun de ces peuples. Passe encore pour les vampires et sorcières, assez communs, mais les démons souffrent ici de n'être jamais développés correctement : le spectateur ne sait donc jamais vraiment ce qu'est un démon dans cet univers, quels sont ses pouvoirs, et pourquoi certaines règles arbitraires interdisent le mélange des races, et semblent poser problème aux autres personnages.
 
D'ailleurs, il y a énormément de moments scientifiques qui n'apportent pas grand-chose à la série, une série clairement pensée comme une introduction à quelque chose de plus développé, et donc une série qui ne se suffit pas à elle-même. Paradoxalement, en 8 épisodes, il ne se passe pas grand-chose : l'héroïne est traquée des le premier épisode, et cela ne change pas jusqu'à la fin ; tout juste subit-elle une formation accélérée chez ses tantes, des tantes par ailleurs inutiles pendant les trois quarts de la saison, ce qui est un bien mauvaise utilisation de leurs actrices (Alex Kingston et Valarie Pettiford).

En multipliant les points de vue, par ailleurs, la série peine à intéresser. En effet, la particularité de la bit-lit, bien souvent, est d'adopter le point de vue de son héroïne, ce qui permet à la lectrice de s'identifier plus facilement au personnage, et de découvrir l'univers présenté par l'auteur. Seul problème : ici, le scénario passe autant de temps auprès des antagonistes (vampires et sorcières) et personnages secondaires (qui d'ailleurs ne débordent pas vraiment de charisme), qu'auprès de l'héroïne et de son vampire.

Le résultat, c'est un déficit de capital sympathie de l'héroïne (à l'interprétation inégale - et pourtant, habituellement, j'apprécie Teresa Palmer, mais ici, elle est terne) et un manque certain d'alchimie avec son vampire, raide comme un piquet et peu charismatique (j'ai bien conscience que ton nombre de spectatrices me contrediront, mais peu importe).

Et donc, entre ce couple principal franchement insipide (qui a même droit à une scène de sexe au ralenti et tout public, bien risible), leurs antagonistes assez peu engageants ou réussis, ces personnages secondaires sous-exploités ou inintéressants, ces effets spéciaux assez médiocres, et cette ambiance globale totalement glaciale, il y a bien trop peu de choses à se mettre sous la dent si l'on n'est pas conquis d'avance par le côté bit-lit et romance impossible entre deux êtres surnaturels.

J'avoue avoir abordé cette série sans attentes particulières, et je dois donc dire que je n'ai pas été déçu. A Discovery of Witches, à l'image de son monologue d'ouverture d'épisode répété jusqu'à plus soif, m'a laissé totalement de marbre, m'a lassé, et je crois que je vais m'arrêter là.

​---

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1057 : Stan et Ollie (2018)

Publié le 6 Septembre 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, BBC, UK, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Stan et Ollie (2018) :

Plus d'une décennie après leur âge d'or, Laurel (Steve Coogan) et Hardy (John C. Reilly) tentent de renouer avec le succès en faisant la tournée des salles de spectacle de Grande-Bretagne. Mais malgré le soutien de leurs épouses (Shirley Henderson, Nina Arianda), les vieux démons enfouis refont bien vite surface, et les conséquences d'une carrière vécue à 200 à l'heure finissent par peser lourd sur la santé de Hardy, et sur la relation des deux hommes...

Un biopic touchant et mélancolique relatant la fin de carrière de Laurel et Hardy, interprétés avec maestria par un Steve Coogan et un John C. Reilly impériaux (surtout Reilly), qui prouvent une fois de plus que les acteurs comiques font aussi de grands acteurs dramatiques.

Malgré une structure assez convenue, et une main un peu lourde sur les gros violons mélodramatiques, notamment lors de la prestation finale, les deux acteurs - ainsi que leurs deux pendants féminins, Shirley Henderson et Nina Arianda, aussi drôles que leurs "maris" - parviennent à maintenir l'intérêt, aidés par un film qui a la bonne idée de ne pas pousser jusqu'aux deux heures, et par des maquillages impeccables.

En résumé, un joli métrage sur une période méconnue du cinéma et de la carrière des deux hommes.

4.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Black Mirror, saison 5 (2019) - suite et fin (5x03)

Publié le 28 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, UK, Thriller, Black Mirror, Comédie

Suite et fin de cette mini-saison 5 de Black Mirror, mini-saison de trois épisodes diffusée sur Netflix en juin dernier.

Black Mirror 5x03 - Rachel, Jack and Ashley Too :

Superstar de la pop, Ashley O (Miley Cyrus) est lasse de cette vie creuse, et de son image intégralement contrôlée par Catherine (Susan Pourfar), sa tante. Rachel (Angourie Rice), elle, est une jeune adolescente timide, repliée sur elle-même depuis la mort de sa mère : fan d'Ashley O, elle reçoit un petit robot à l'image de la star pour son anniversaire. Mais bien vite, alors qu'Ashley O est placée dans un coma artificiel par sa tante pour empêcher sa rébellion, il s'avère que la personnalité de la popstar a été transplantée dans le robot à son image. Rachel, sa sœur Jack (Madison Davenport), et le robot vont alors tout faire pour aider la véritable Ashley O à échapper à un sort funeste...

Un épisode bancal, considéré par beaucoup comme l'un des pires depuis le début de la série... et il est facile de voir pourquoi. Le ton (globalement positif et plus léger que la norme Black Mirror), les protagonistes adolescents, le côté Amblin de l'aventure, le sens de l'humour, et la présence de Miley Cyrus dans un rôle important sont amplement suffisants pour braquer les spectateurs s'attendant à une réflexion cynique et post-moderne sur les nouvelles technologies, si possible avec une fin dépressive.

Et pourtant, si l'on met de côté des problèmes de rythme flagrants (la structure de la première moitié de l'épisode est grinçante et laborieuse), cet épisode s'avère plutôt agréable à suivre, justement parce qu'il ne se fond pas dans le moule habituel de la série.

D'un côté, le script propose un portrait désenchanté de la gloire, avec une pop-star dépressive, qui cherche à échapper à son image et à sa manager (c'est d'actualité, quand on pense à Britney Spears et au mouvement #FreeBritney). De l'autre, l'épisode dépeint le quotidien d'une adolescente renfermée, qui n'arrive pas à gérer le deuil de sa mère, et n'a d'autre amie qu'un robot commercial et formaté.

Tant Angourie Rice que Miley Cyrus incarnent très bien leurs personnages respectifs (d'autant plus simple qu'on sent une grosse part de vécu chez Cyrus), et si ce n'était pour la structure bancale de l'épisode, le parallèle serait des plus intéressants.

Le reste de la famille de Rachel, par ailleurs, ne gère pas mieux le deuil qui les a frappés, le père s'immergeant dans son projet improbable (une souris mécanique armée d'un taser, pour dératiser des habitations), et la sœur rebelle dans la musique que sa mère écoutait : c'est relativement convenu, mais c'est assez bien traité, et pas asséné lourdement, comme dans certains épisodes de Twilight Zone 2019.

Idem pour tout le propos sur les dérives de l'industrie de la musique : hologrammes, autotuning, intelligence artificielle, drogues, merchandising... rien de vraiment révolutionnaire dans cette dénonciation du milieu, mais ça reste tout à fait honorable, sans imposer sa critique sociale et politique au spectateur de manière explicite.

La seconde partie de l'épisode, façon cambriolage à l'initiative du robot débridé (très amusant d'entendre ce petit robot bien animé balancer des insultes avec la voix de Miley, comme un mini-Chucky sans le côté meurtrier), redonne alors un bon coup d'accélérateur à l'épisode, qui jusque là peinait à trouver son rythme.

Et au final, avec ses morceaux signés Trent Reznor et remixés à la sauce pop, ce 5x03 laisse une bonne impression, pour peu que l'on parvienne à se défaire de ses attentes. Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens...

--

Après... il faut bien reconnaître que dans l'ensemble, cette mini-saison 5 est faiblarde sur le fond comme sur la forme, et que les libertés (de format, de ton, de contenu) accordées à la série depuis son arrivée sur Netflix ne se sont pas transformées en quelque chose de particulièrement probant.

Brooker aurait bien besoin de faire des coupes dans ses scripts, et de pousser le bouchon encore un peu plus loin, s'il ne veut pas décevoir son public...

---

Retrouvez aussi les critiques des saisons précédentes de Black Mirror sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Black Mirror, saison 5 (2019) - première partie (5x01-02)

Publié le 27 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK, Netflix, Black Mirror

Après Bandersnatch, un épisode interactif amusant dans son concept, mais finalement peu marquant, Charlie Brooker remet le couvert, pour une mini-saison 5 de Black Mirror, mini-saison de trois épisodes à peine.

Black Mirror 5x01 - Striking Vipers :

Amis de longue date, Danny (Anthony Mackie) et Karl (Yahya Abdul-Mateen II) se sont perdus de vue, le premier se mariant avec Theo (Nicole Beharie), et le second connaissant une vie de célibataire endurci. Ils renouent à l'occasion d'un barbecue, et se donnent rendez-vous en ligne, pour jouer à un jeu de combat virtuel révolutionnaire, Striking Vipers X. Bien vite, cependant, les deux hommes éprouvent de l'attirance sexuelle pour l'avatar de l'autre joueur (Pom Klementieff, Ludi Lin)...

Sorte de pendant masculin du San Junipero de la saison 3, ce Striking Vipers donne l'impression d'être né d'un concept assez basique, celui du jeu vidéo comme troisième roue du carrosse dans un couple. Un concept sur lequel se greffent un propos sur l'infidélité, un degré de lecture supplémentaire sur le genre et l'attirance sexuelle, et bien plus encore... autant d'idées et de notions intéressantes, mais pas forcément toutes bien traitées.

Le vrai problème, à mon sens, est le choix du protagoniste. Le parcours de Danny est ainsi assez clair et simple : il est hétéro, marié, et il prend son pied en couchant avec l'avatar féminin de son adversaire. Ni plus, ni moins. C'est là que l'épisode rate un peu le coche, en se concentrant sur Danny, qui n'a pas une évolution particulièrement passionnante : son problème, c'est plus de tromper sa femme, que de le faire avec un homme prenant l'apparence d'une femme dans un univers virtuel.

Le parcours de Karl est plus intéressant : d'apparence hétéro, il prend du plaisir virtuel en couchant avec l'avatar masculin de Danny, mais ne ressent aucune attirance pour lui IRL. Probablement bisexuel à un certain degré, il devient obsédé par le jeu, qui comble chez lui un certain manque, et il adore endosser le rôle d'une femme, avec ce que cela implique de différences physiques et sensorielles. C'est Karl qui cristallise toutes les thématiques LGBTQ relatives à l'identité sexuelle, etc, et malheureusement, Karl n'est pas le sujet de l'épisode : son évolution se fait presque hors-champ, alors que le récit aurait gagné à inverser les rôles.

Autre problème, l'esthétique du monde virtuel ne convainc guère, trop cheap et ressemblant à un mauvais cosplay pour être satisfaisante. Cela tire un peu le récit vers le bas, et ça n'aide pas vraiment à s'immerger dans l'univers dépeint. Déjà que le rythme de l'épisode (qui prend un certain temps à démarrer) est assez mollasson...

Au final, malgré ses ambitions, Striking Vipers n'est pas plus marquant que cela : l'épisode se regarde assez bien, ses thématiques et sa fin heureuse sont modernes et agréables, mais ça s'arrête là. On aurait aimé que Brooker aille encore un peu plus loin, et pousse son concept dans ses ultimes retranchements...

Black Mirror 5x02 - Smithereens :

Au bord de la crise de nerfs, Chris (Andrew Scott) se fait passer pour un chauffeur de VTC, et prend en otage Jaden (Damson Idris), un jeune employé de l'entreprise de réseaux sociaux Smithereens. Sa seule exigence : pouvoir s'entretenir au téléphone avec Billy Bauer (Topher Grace), le créateur américain de Smithereens...

Une histoire de prise d'otage assez basique et cousue de fil blanc, dont les enjeux sont rapidement évidents au spectateur (ce n'est pas la première fois que l'on voit ce type d'intrigue, où le patron d'une multinationale est rendu responsable de la mort de quelqu'un par l'esprit malade d'un proche), mais qui parvient à maintenir l'intérêt grâce à son interprétation excellente, à sa tension, et à sa mise en contraste amusante des forces de police britanniques (à l'enquête lente mais probante) avec les connaissances étendues des employés de Smithereens (qui savent tout, de tout le monde, et disposent de moyens technologiques dignes des services secrets).

En résumé, ça se regarde (principalement grâce à la distribution), mais ça ne casse pas des briques.

La critique des réseaux sociaux addictifs et omniscients est légère, et Brooker, à nouveau, tente de jouer la carte émotion, à la fin, en faisant revenir (comme à son habitude) un élément détaché de l'intrigue (la mère éplorée), introduit de manière pataude et voyante au début de l'épisode.

Mouais.

---

Retrouvez aussi les critiques des saisons précédentes de Black Mirror sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #992 : Rocketman (2019)

Publié le 24 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Rocketman (2019) :

La vie plus ou moins fantasmée d'Elton John (Taron Egerton), petit prodige musical qui, dès qu'il rencontre Bernie Taupin (Jamie Bell), un parolier, trouve la voix du succès, mais aussi celle des excès et des addictions en tout genre...

Après Bohemian Rhapsody, sur lequel il était intervenu en dépannage après l'éviction de Bryan Singer, Dexter Fletcher s'est intéressé à un autre grand de la scène pop anglaise, Elton John.

Mais ici, le réalisateur et son scénariste (déjà à l'écriture de Billy Elliot et de Cheval de Guerre) font le choix d'aborder la vie d'Elton John comme une grande fantaisie flamboyante et psychédélique : Bohemian Rhapsody était une biographie formellement assez basique et réaliste du groupe Queen, Rocketman sera une biographie romancée et excentrique d'Elton John, une véritable comédie musicale où les personnages entonnent les tubes d'Elton pour décrire leurs états d'âme, des tubes qui rythment le récit, et sont accompagnés de grands numéros dansés et chantés des plus bigarrés.

Et ce côté déjanté, mélange d'imagination, d'hallucinations, de réalité et de folie fonctionne plutôt bien, d'autant que le film a un sens de l'humour assez prononcé (tout le métrage est une sorte de flashback d'Elton John, habillé dans un costume de démon flamboyant, qui participe à une réunion du type Alcooliques Anonymes), et que Taron Egerton se donne complètement à son rôle, allant jusqu'à interpréter lui-même toutes les chansons du film (à contrario de Rami Malek, doublé pour Freddie Mercury).

Cela dit, ce n'est pas pour autant que le métrage est parfait : comme souvent, le rise and fall d'un artiste est plus intéressant dans sa première partie, et lorsque l'on aborde la déchéance de l'artiste, le rythme ralentit drastiquement. Ici, comme ailleurs, c'est le cas, et la deuxième heure s'essouffle un peu, malgré quelques très jolies idées, comme lors du plongeon dans la piscine.

C'est dommage, car sous bien des aspects, Rocketman est (filmiquement) supérieur à Bohemian Rhapsody : plus audacieux, plus libéré, plus créatif... mais le film souffre de problèmes de rythme récurrents au cinéma de Dexter Fletcher (Eddie the Eagle était lui aussi un peu trop long pour son propre bien), d'une main assez lourde sur la psychologie de son sujet, et de la même décision d'arrêter la vie du protagoniste à une date donnée, pour terminer sur une ellipse et des cartons-titres résumant la suite de sa carrière.

Rocketman reste un biopic sympathique et entraînant, très bien interprété, et qui a beaucoup de qualités... mais soyons francs, par moments, c'est tellement balisé que l'on pense quand même un peu à Walk Hard : The Dewey Cow Story, qui se moquait déjà, à l'époque, des clichés du genre.

3.25 + 0.5 pour la performance d'Egerton = 3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo : After Life, saison 1 (2019)

Publié le 18 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, UK

Comédie dramatique produite, réalisée et écrite pour Netflix par Ricky Gervais, After Life prend la forme de 6 épisodes de 25-30 minutes, intégralement centrés sur le personnage de Tony, interprété par Gervais, et sur la manière dont il gère le décès de son épouse...

After Life, saison 1 (2019) :

Profondément ébranlé par le décès de son épouse suite à un cancer, Tony (Ricky Gervais), reporter dans un journal local gratuit, peine à retrouver un sens à sa vie. Décidé à ne plus se laisser marcher sur les pieds par quiconque, et possiblement à faire souffrir autrui autant que lui souffre encore, Tony choisit alors de ne plus faire et dire que ce dont il a envie, quoi que son entourage puisse en penser...

Ce n'est pas nouveau : tout au long de sa carrière, Ricky Gervais a eu deux visages.

Tout d'abord, celui qu'il arbore sur scène et en interview, dans ses films et dans ses séries, un personnage misanthrope, sarcastique, clairement persuadé d'être entouré d'abrutis nettement plus bêtes que lui, une tête à claques égocentrique et moqueuse au petit sourire narquois, qui se targue d'être provocateur et de ne pas tenir compte des normes d'autrui.

Et puis il y a un second visage plus sincère, plus touchant et émotionnel, un pathétisme que l'on peut distinguer en filigrane, mais qui, trop souvent, est éclipsé derrière cette arrogance (de façade ?).

Généralement, les projets conçus en collaboration avec Stephen Merchant permettent aux deux hommes d'équilibrer leurs forces et leurs faiblesses respectives ; en solo, cependant, Gervais a tendance à laisser sa misanthropie prendre le dessus, ce qui peut le rendre assez agaçant.

Pour After Life, Gervais est en solo, et au premier abord, on est pile dans son personnage habituel de misanthrope, ici drapé dans des atours de veuf endeuillé. Et comme d'habitude, il est entouré d'idiots, auxquels il dit leurs quatre vérités, et devant lesquels il s'adonne ponctuellement à des sermons sur son athéisme, etc.

La routine, en somme, une routine un peu mélancolique (deuil oblige), et parfois émaillée de scènes touchantes avec sa chienne - à chaque fois que Tony veut se suicider, c'est son amour de cet animal qui l'empêche de passer à l'acte) - ou avec son père. Mais malgré une distribution convaincante, aux nombreux visages familiers - Tony Way, Ashley Jensen, David Bradley, Penelope Wilson, David Earl, Tim Plester, etc - les personnages secondaires restent trop souvent à peine esquissés, et éclipsés par Gervais (notamment Mandeep Dhillon, la journaliste débutante indienne, qui a un développement proche du néant).

C'est donc le Gervais show habituel, qui plaira aux amateurs et ne convaincra pas les sceptiques... mais progressivement, plus la saison avance, et plus Gervais semble remettre en question le personnage cynique et moqueur qui est le sien sur scène et dans la vie.

L'émotion commence alors à se frayer un chemin (malgré quelques moments sombres, comme la mort du SDF, par la faute de Tony), tandis que notre héros asocial connaît une prise de conscience, et revient "du côté clair" de la force, prêt à entamer une nouvelle vie plus sereine.

Le seul problème, c'est que, comme je le disais, Gervais manque d'équilibre en solo. Ce qui se traduit, ici, par une happy end sirupeuse et pataude pour tous les personnages secondaires, comme si Gervais cherchait à faire amende honorable, par le biais de son personnage, pour toutes les provocations qu'il a pu faire au fil des ans...

Au final, After Life s'avère une série assez inégale, et, comme son créateur, elle possède deux facettes qui se marient très maladroitement : ce n'est pas désagréable à suivre, le format fait que tout ça se regarde facilement, et c'est même assez amusant, mais c'est très imparfait, et ça aurait mérité l'influence d'un second scénariste pour aider Gervais à garder le contrôle de ses défauts d'écriture habituels...

---

Retrouvez toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Marley's Ghosts, saison 2 (2016)

Publié le 12 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, UK

Après sa brève première saison, peu convaincante, Marley's Ghosts est revenue sur Gold pour une seconde année de 6 épisodes d'une demi-heure, toujours écrits par Daniel Peacock, acteur, réalisateur et scénariste officiant à la télévision britannique depuis la fin des années 70...

Marley's Ghosts, saison 2 (2015) :

Une seconde saison dans la droite lignée de la première : malgré un nombre d'épisodes deux fois plus important, il reste une désagréable impression de brouillon, et un manque de rythme notable dans la plupart des épisodes de la saison.

Systématiquement, on a l'impression que chaque épisode a une vingtaine de minutes de contenu, tout au plus, délayé pour en remplir 35, et que tout est terminé aux 2/3 de chaque script... sans oublier le fait que l'ensemble reste très décousu (une impression régulièrement renforcée par des ellipses "XXXX heures/mois plus tard" assez abruptes) : sur des postulats basiques, le show peine à développer ses personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires.

Si la vanité et l'égocentrisme de Marley restent amusants, ainsi que son désir de séduire, c'est Adam qui reste le plus développé, et se taille la part du lion, principalement grâce au charisme de John Hannah. La vicaire, elle, semble toujours jouer la même partition (tout au plus devient-elle un peu plus intéressante quand elle traverse une brève crise existentielle, dans un épisode), et Michael, de son côté, semble régulièrement faire de la figuration, présent au second plan, sans rien apporter de vraiment indispensable au programme.

À ces personnages principaux, le scénariste ajoute la nièce de Marley (Ella Rae-Smith), une adolescente rebelle assez clichée, et sa mère (Juliet Cowan), une alcoolique affreusement surjouée et insupportable. Sans oublier la nouvelle voisine de Marley (Elizabeth Berrington, qui disparaît de la série après quelques épisodes), et les divers prétendants de l'héroïne, des prétendants qui systématiquement suscitent la jalousie de l'un ou l'autre des esprits, et repartent aussi vite qu'ils sont venus.

Et puis, bien entendu, le côté très prévisible du tout n'aide pas à se débarrasser de cette sensation de remplissage qui hante (sans mauvais jeu de mots) toute la série : lorsque, dans le premier épisode de la saison, Michael tente de convaincre Marley de contacter son ex-compagne probablement bouleversée par sa mort, on se doute bien que cette dernière n'en a rien à faire. Quand le scénario se met à parler de Noël et de Nativité en plein été, et qu'on apprend ensuite que Marley est enceinte, on voit venir de très loin toute la dernière partie de l'épisode...

Je pourrais aussi revenir sur la répétition de certaines idées (personnages qui meurent soudainement et reviennent sous forme de fantômes, les hommes séduisants qui s'avèrent tous des menteurs à un degré ou un autre, etc), ou sur la tentative de jouer sur la carte sensible, çà et là, mais bon : pas la peine de s'éterniser.

Marley's Ghosts est une sitcom britannique inaboutie, qui semble peiner à trouver son rythme et son énergie, qui manque de folie, mais qui reste regardable. Pas sûr, cependant, qu'elle me laissera le moindre souvenir.

---

Retrouvez toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Marley's Ghosts, saison 1 (2015)

Publié le 11 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, UK, Télévision

Série comique anglaise diffusée en 2015 et en 2016 sur la chaîne Gold, Marley's Ghosts a connu deux saisons, pour un total de neuf épisodes d'une petite demi-heure, tous écrits par Daniel Peacock, acteur, réalisateur et scénariste officiant à la télévision britannique depuis la fin des années 70...

Marley's Ghosts, saison 1 (2015) :

La vie de Marley Wise (Sarah Alexander), une quadragénaire magistrate, n'est pas des plus tranquilles, entre un mariage malheureux avec Adam (John Hannah), et une relation extraconjugale compliquée avec Michael (Nicholas Burns). Et la situation ne s'arrange pas lorsque Adam s'étouffe, le jour même où Michael a un accident de voiture fatal avec une vicaire (Jo Joyner)... d'autant que les fantômes de ces trois morts décident de s'installer chez Marley et de la hanter !

Une première saison qui n'atteint même pas les 90 minutes d'un long-métrage, et qui s'avère, par conséquent, assez superficielle, et finalement peu convaincante. Après un premier épisode de mise en place, la série tente rapidement d'exploiter son postulat de départ, en faisant venir une exorciste excentrique (Cariad Lloyd) et une cambrioleuse (Sydney Rae White) puis, dans le dernier épisode, en allant dans une direction plus mélodramatique, avec Beth (Beattie Edmondson), la fille cachée d'Adam, qui débarque et cherche à connaître son père.

En soi, pourquoi pas... mais le souci principal de la série, c'est son rythme. La série manque ainsi cruellement de dynamisme, de timing comique et d'énergie, et cela se ressent dans chaque épisode : sur les 35 minutes de ces derniers, on a souvent l'impression que l'épisode est terminé au bout d'une vingtaine de minutes, et que les dix dernières servent de remplissage.

À l'identique, malgré des acteurs attachants (Hannah, Alexander, Mina Anwar dans le rôle de la voisine ; les autres personnages, je suis moins convaincu, notamment Nicholas Burns, qu'on a un peu de mal à prendre au sérieux en tant qu'amant séduisant de l'héroïne), les dialogues ne pétillent que trop rarement, et les moments vraiment amusants sont rares, alors même que la série semble régulièrement vouloir adopter les codes du théâtre de boulevard.

Bref, ça ne fonctionne pas réellement, malheureusement, à tel point que j'ai fréquemment eu l'envie, au fil de ces trois épisodes, d'arrêter là sans passer à la seconde saison.

Cela dit, le tout dernier épisode donne lieu à quelques échanges assez touchants entre Adam et sa fille, et cela m'a donné envie de voir si, oui ou non, la série allait trouver son ton en saison 2. Une saison 2 composée de six épisodes, que j'espère plus maîtrisés, et moins éparpillés...

---

Retrouvez toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019)

Publié le 10 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Alex, le Destin d'un Roi (The Kid Who Would Be King - 2019) :

Alors que le Royaume-Uni sombre chaque jour un peu plus dans la division et le chaos, Alex (Louis Ashbourne Serkis), un jeune garçon harcelé par Kaye (Rhianna Dorris) et Lance (Tom Taylor), deux de ses camarades, découvre une épée plantée dans une pierre, au beau milieu d'un chantier de construction. Lorsqu'il l'en sort, il découvre qu'il est l'héritier du Roi Arthur, et qu'avec Kay, Lance, Bedders (Dean Chaumoo) et l'aide de Merlin (Angus Imrie), il a quatre jours pour déjouer les manigances de la maléfique Morgana (Rebecca Ferguson)...

Film d'aventure anglo-américain réalisé et écrit par Joe Cornish (Attack The Block), et qui tente de ressusciter le charme des films d'aventure pour enfants des années 80, malheureusement sans vraiment y parvenir.

Ce n'est pas la faute des interprètes : les enfants (le fils d'Andy Serkis en tête) sont justes, Merlin est amusant (c'est même le point fort du film, ce Merlin adolescent et excentrique, qui se transforme occasionnellement en Patrick Stewart, et en chouette déplumée lorsqu'il éternue), et Rebecca Ferguson est efficace (même si elle se contente, pendant le plus gros du film, d'une voix off ou d'une doublure numérique façon harpie).

Ce n'est pas non plus la faute de la direction artistique, ou des effets spéciaux : compte tenu du budget et de la provenance géographique, le tout est assez honorable, la Morgana-harpie n'est pas désagréable, et les cavaliers squelettiques sont assez réussis, évoquant même par moments le Roi Cornu de Taram...

Non, le vrai problème, c'est que le tout manque cruellement d'énergie, de fantaisie ou d'originalité. Passée l'introduction animée, agréable, le film adopte un rythme mollasson (il dure tout de même deux heures, avec une fausse conclusion au bout de 90 minutes, et une dernière demi-heure qui remet le couvert pour un siège plus spectaculaire, mais assez dérivatif), est totalement cousu de fil blanc, et manque cruellement d'ampleur ou de sens de l'épique.

Ajoutez à ce déroulement nonchalant et un peu terne une bande originale générique (composée par un collectif spécialisé dans l'illustration musicale commerciale, et chapeauté par Damon Albarn de Blur/Gorillaz), et quelques idées pas très probantes (le pommeau d'Excalibur qui clignote quand le mal est proche, pourquoi pas, mais en pratique, ça ressemble à une pauvre LED fauchée), et on se retrouve avec un long-métrage très inégal, pas forcément pire que les Percy Jackson (hormis au niveau du budget), mais qui a trop de problèmes pour vraiment plaire à un public âgé de plus de 10 ans.

3/6 pour les enfants, 2.5/6 pour les adultes

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #949 : La Révolution de Mme Ratcliffe (2007)

Publié le 26 Avril 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Révolution de Mme Ratcliffe (Mrs. Ratcliffe's Revolution - 2007) :

Lorsque son époux Frank (Iain Glen), professeur de lettres et communiste, accepte un poste en Allemagne de l'Est, Dorothy Ratcliffe (Catherine Tate) accepte de le suivre sur place, accompagnée par leurs deux filles, Alex (Brittany Ashworth) la rebelle et Mary (Jessica Barden), qui idolâtre son père, ainsi que par l'oncle des fillettes, Philip (Nigel Betts). Mais rapidement, toute la petite famille anglaise découvre que la RDA de 1968 est loin d'être le lieu idyllique qu'on lui promettait, et elle décide de faire tout son possible pour s'enfuir...

Une comédie anglaise amusante et légère, inspirée d'une histoire vraie, qui se regarde très facilement, et dans laquelle Catherine Tate se cherchait encore un peu au niveau interprétation, puisqu'elle avait ici encore tendance à surjouer ponctuellement certaines ses scènes dramatiques.

Rien de bien méchant ou de rédhibitoire, cela dit, d'autant qu'elle est bien entourée, et que le ton général se prête à heureusement à un peu de caricature et d'outrance. En somme, c'est sympathique, sans être forcément ultra-mémorable.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #919 : Robin des Bois (2018)

Publié le 15 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Drame, Histoire, Critiques éclair, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Robin des Bois (Robin Hood) :

À son retour des Croisades, Robin de Loxley (Taron Egerton) découvre que toute sa région natale est sous le joug du machiavélique Shérif de Nottingham (Ben Mendelsohn). Accompagné de John (Jamie Foxx), un Maure rencontré durant la Guerre, et de Marian (Eve Hewson), son ex-compagne, Robin décide alors de devenir un justicier nocturne, volant aux riches pour donner aux pauvres, dissimulé sous une capuche et armé de son arc...

Un navet vraiment piteux, qui tente de combiner propos politique anémique à base de révolte populaire à coups de cocktails molotov s'écrasant sur des boucliers de CRS, relations et esthétique/direction artistique/costumes façon young adult dystopien et clinquant (la scène du bal costumé est à se facepalmer, le triangle amoureux risible), des clichés à la pelle (le sacrifice du mentor au ralenti, pour permettre au héros de s'échapper), une distribution très inégale (entre Mendelsohn qui fait toujours le même numéro et ne change même plus de costume entre ses films, Tim Minchin assez moyen, Eve Hewson et son personnage inexistant, Jamie Dorman qui n'a pas grand chose de plus à faire si ce n'est mettre en place une suite qui ne viendra jamais), une réalisation et un montage assez laids, des techniques d'archerie en carton, des effets spéciaux médiocres, et toute une approche anachronique gentiment creuse (la séquence commando au Moyen Orient, avec ses soldats aux gilets pare-balles pare-flèches, contre des méchants Maures aux projectiles faisant des bruits explosifs, au secours)...

C'est bien simple, ça tente de partir dans tellement de directions que ça paraît totalement décousu et que tout sonne faux du début à la fin. Ça rappelle fortement King Arthur de Guy Ritchie, mais en encore moins intéressant et maîtrisé... c'est dire !

1.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #912 : Here Comes The Grump - A Wizard's Tale (2018)

Publié le 6 Mars 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK, Mexique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Here Comes The Grump - A Wizard's Tale :

Lorsque Terry (Toby Kebbell) se retrouve transporté dans le royaume médiéval de Groovynham, il y découvre un monde dépourvu de rire et de joie de vivre, par la faute du maléfique Sorcier Grump (Ian McShane). À Terry de rendre le bonheur au royaume, avec l'aide de la Princesse Dawn (Loly Collins)...

J'avoue : je n'ai pas réussi à terminer d'une traite ce film d'animation anglo-mexicain, apparemment adapté d'une série télévisée animée américaine de la fin des années 60, et j'ai fini par avoir recours à l'avance rapide pour avancer dans le récit.

Non seulement à cause d'un manque total de nostalgie pour le matériau originel, qui m'est inconnu, mais aussi et surtout parce que le film est tout simplement mauvais : très mal rythmé, il s'ouvre sur un long flashback insipide expliquant les origines du méchant (ce qui aurait été plus intéressant en flashback, plus tard dans le film), et s'éparpille ensuite dans de multiples directions, sans jamais trouver de ligne narrative suffisamment forte pour compenser ses visuels médiocres.

La musique est insipide, l'animation est basique, le doublage est quelconque, l'histoire est très mal structurée, l'humour est bancal... bref, je suis peut-être passé à côté (j'en doute), mais j'ai trouvé tout ça assez raté.

1.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #898 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Première Neige, Premier Amour (2019), Nous deux, c'était écrit (2019) & Mariage à l'Anglaise (2013)

Publié le 17 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, Télévision, Hallmark, Canada, UK

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Première Neige, Premier Amour (SnowComing - 2019) :

De retour dans sa ville natale à l'occasion de SnowComing, une fête locale, Samantha (Lindy Booth) y retrouve Jake (Trevor Donovan), une superstar du football, et son ex-petit-ami, avec qui sa relation s'était mal terminée. Malgré leurs différends, Sam et Jake acceptent alors de faire équipe pour préparer SnowComing, mais rapidement, le couple comprend qu'il va falloir sauver la bibliothèque locale, à l'agonie...

Téléfilm Hallmark du Winterfest 2019, ce SnowComing m'a laissé de glace (sans mauvais jeu de mots).

Ce n'est pas la faute de son couple principal, globalement sympathique, et à l'alchimie décontractée... mais plutôt au script, qui enchaîne les grandes lignes clichées des rom-coms de la chaîne (la citadine qui rentre dans sa ville rurale natale, et finit par organiser le bal du lycée avec son ex ; la citadine qui fait équipe avec son ex pour sauver une institution locale ; l'ex-sportif superstar qui revient dans sa ville natale et décide de changer de vie), le tout enveloppé d'une couche de football américain et d'adoration du coach local qui ne m'a pas du tout intéressé.

Ça plaira probablement à certains, et il est probable que ça parlera plus aux spectateurs/trices des USA, mais moi, je suis resté de marbre (d'autant que certains des seconds rôles ne m'ont pas convaincu).

Un petit 3/6 (parce qu'intrinsèquement, ce n'est pas plus mauvais qu'autre chose, et parce que Booth et Donovan semblent s'amuser)

Nous deux, c'était écrit (The Story of Us - 2019) :

En apprenant que sa librairie et les commerces de sa ville de l'Oregon risquent de fermer leurs portes dans le cadre d'un projet de rénovation urbaine, Jamie Vaughn (Maggie Lawson) décide de se battre pour que cela ne se produise pas. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Sawyer (Sam Page), son ex-petit ami, qu'elle n'a pas revu depuis 15 ans, est l'architecte en charge du projet...

Une comédie romantique Hallmark de Saint Valentin malheureusement pas très intéressante, malgré son couple principal très sympathique.

Le problème, en fait, c'est que non seulement le côté "il faut sauver xxx ou yyyy de la ville de ces méchants développeurs immobiliers" est ultra-convenu et dérivatif de pléthore d'autres productions Hallmark, mais en plus le ton global de ce Story of Us est assez confus. Ponctuellement, c'est relativement sérieux et dramatique, au point de presque ressembler à du Hallmark Movies & Mysteries, et le reste du temps, entre la bande originale primesautière et omniprésente, et l'interprétation et les réactions un peu outrées, il se dégage du métrage une impression de forcé et d'artificialité (à l'image de ce grand final logistiquement impossible).

En résumé, ça manque de subtilité à pas mal de niveaux, et ça manque un peu de rythme, pour un résultat assez banal et oubliable.

2.5 + 0.25 pour le chat et pour le capital sympathie du couple principal = 2.75/6

Mariage à l'Anglaise (I Give It A Year - 2013) :

Nat (Rose Byrne), ambitieuse responsable de projets, et Josh (Rafe Spall), un auteur à succès en panne d'inspiration, ont eu un coup de foudre, et sont mariés depuis neuf mois... mais leur relation n'est pas aussi idyllique qu'ils l'espéraient, et rapidement, tandis que Josh reste le confident de Chloe (Anna Faris), son ex, Nat se rapproche de plus en plus de Guy Harrap (Simon Baker), un client américain irrésistible...

Une comédie romantique anglo-américaine du co-scénariste de Borat et de Brüno, qui mise grandement sur une distribution de qualité (Byrne, Spall, Faris, Baker, Stephen Merchant, Minnie Driver, Jason Flemyng, Olivia Colman...), et sur un humour fortement axé cringe comedy (forcément, avec Stephen Merchant).

Une comédie à l'anglaise, donc, qui tente de prendre à contre-pied les clichés du genre, mais finit par retomber dedans, et troque malheureusement un peu trop la romance contre le malaise et la maladresse, ce qui l'handicape un peu.

En soi, ce n'est pas forcément rédhibitoire, et cela n'empêche pas le tout d'être amusant à suivre, mais il manque tout de même quelque chose pour que I Give it a Year fonctionne pleinement - peut-être des personnages plus attachants, ou des relations plus approfondies, pour mieux comprendre les problèmes de ce couple et s'y attacher.

Car en l'état, le film, qui tente de jouer à la fois la carte de la comédie anglaise satirique, de la farce de mœurs, de la comédie romantique, et de la comédie graveleuse (avec full frontal masculin en érection), semble un peu manquer de sincérité et se perdre en chemin.

Un petit 3/6, en étant généreux.

(et puis bon, honnêtement, Anna Faris et ses lèvres de poisson, je fais un rejet physique... donc ça n'aide pas à la trouver convaincante en tant que rivale amoureuse de Rose Byrne)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #892 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Scottish Mussel (2015) & Sierra Burgess is a Loser (2018)

Publié le 15 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, UK, Écosse, Jeunesse, Netflix, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Scottish Mussel (2015) :

En Écosse, les moules locales sont une valeur sûre, notamment pour les distilleries de whiskies qui les utilisent dans la fabrication de cet alcool, mais aussi pour les perles qu'elles renferment. Aussi, lorsque Ritchie (Martin Compton) et ses deux compères Danny (Joe Thomas) et Fraser (Paul Brannigan), des citadins, décident de s'improviser pêcheurs de perles dans une réserve naturelle protégée au cœur des Highlands, ils se mettent hors-la-loi, mais tombent bien vite sur la belle Beth (Talulah Riley), une conservationniste dédiée à sa réserve. Sous le charme de la jeune femme, Ritchie décide de tout faire pour la séduire, mais doit composer avec Ethan (Morgan Watkins), un Américain séduisant qui travaille avec Beth, et avec des membres de la pègre de Glasgow, intéressés par le trésor de ces moules...

Une comédie indépendante anglaise écrite, interprétée et réalisée par Talulah Riley (ex-épouse d'Elon Musk, aperçue par ailleurs dans Westworld ou les St Trinian), qui chapeaute là son premier long-métrage. Une comédie romantique et rurale pas très mémorable, sans grand charme ni grande fantaisie, et qui laisse globalement indifférent par manque de rythme, d'humour ou de subtilité. Dommage.

2.25/6

Sierra Burgess is a Loser (2018) :

Lorsque la méprisante Veronica (Kristine Froseth) donne un faux numéro à Jamey (Noah Centino), un membre de l'équipe de football du lycée, ce dernier ignore qu'il appelle en réalité Sierra (Shannon Purser), intelligente mais impopulaire, notamment de par son surpoids. Rapidement, Sierra et Jamey développent une relation inattendue, avec un bémol : Sierra continue de se faire passer pour Veronica depuis l'autre côté de l'écran de son téléphone... et quand vient le moment de se parler en face à face, Sierra n'a pas d'autre choix que de demander l'aide de Veronica, en échange de cours particuliers.

Une teen comedy romantique Netflix lorgnant très fortement sur le cinéma des années 80 façon John Hughes (avec Alan Ruck et Lea Thompson en prime, dans le rôle des parents de Sierra, et des arrêts sur image avec texte explicatif sur le devenir des personnages, en fin de film), et qui joue la carte de la nostalgie façon Stranger Things, en utilisant une bande originale synthétique et Shannon Purser, la Barb de la série.

Cependant, si la chaîne espérait sans doute que l'équation Purser + Eighties + Noah Centino (déjà dans une autre comédie romantique adolescente à succès de la plate-forme) + romance susciterait un capital sympathie immédiat, c'est l'inverse qui s'est produit, puisque le web et sa machine à outrage se sont emballés, en s'acharnant sur les multiples problèmes du script.

Des problèmes qui, il faut bien l'avouer, sont effectivement gênants, puisque cette relecture peu inspirée et clichée de Cyrano de Bergerac, à la mode sms, semble persuadée que le spectateur va se ranger instinctivement du côté de Purser, sur la simple base de l'actrice ; par conséquent, l'écriture ne fait donc absolument rien pour rendre le personnage sympathique : Sierra est menteuse, manipulatrice, jalouse, elle n'hésite pas à mener l'objet de son désir en bateau, à le suivre, à lui voler un baiser et, lorsqu'elle s'estime trahie, elle se retourne contre sa nouvelle amie en piratant ses réseaux sociaux, et en l'humiliant publiquement. Ah, et son premier réflexe, lorsque tout se complique pour elle, c'est de blâmer ses parents pour son physique et pour ses complexes.

Autant de traits de caractère et de réactions que le scénario tente de faire passer pour anecdotiques et amusants, dans quelque chose de romantique et de léger... mais comme l'écriture n'a pas la subtilité nécessaire pour cela (tout est écrit sans grande finesse), et que la réalisation peine à donner de la fantaisie et du rythme au récit, on se retrouve à regarder tout ça de manière dubitative, et par soupirer lorsque, à la fin du film, Sierra se fait pardonner en trois minutes chrono, en chanson, et obtient tout ce dont elle rêvait jusque là.

Généralement, je n'ai pas tendance à hurler avec la meute, surtout de nos jours, mais là, je comprends les problèmes posés par ce métrage, qui n'a pas une once du charme ou de la maîtrise nécessaires pour faire fonctionner son postulat et son traitement.

2/6 (au moins, c'est bien interprété)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #884 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Three Summers (2017) & Que s'est-il passé cette nuit-là ? (2017)

Publié le 11 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Romance, Thriller, Télévision, Lifetime, Australie, UK, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Three Summers (2017) :

Trois années de suite, durant le festival musical annuel Westival, en Australie, deux musiciens irlandais - Roland (Robert Sheehan), prétentieux et élitiste joueur de thérémine, et Keevy (Rebecca Breeds), une joueuse de violon folk terre-à-terre et enthousiaste - se croisent et se rapprochent, alors qu'autour d'eux s'animent diverses communautés et autres groupes musicaux toujours plus excentriques...

Une comédie romantique écrite et réalisé par Ben Elton, légende de la télévision comique anglaise (Mr. Bean, Mr. Fowler brigadier-chef, Blackadder, The Young Ones)... et qui, en regard des antécédents de son créateur, s'avère étrangement décevante et plate.

Le problème, c'est que, plutôt que de faire un métrage purement romantique, Elton a choisi de faire de ce film une comédie collective, avec bon nombre de personnages secondaires et de moments récurrents, au sein desquels Sheehan (parfait en musicien méprisant et hautain) et Breeds évoluent et se disputent, avant de se retrouver.

Résultat, entre moments de revendication politique aborigène, chansons vaguement décalées, seconds rôles excentriques, plaidoyer pour le vivre-ensemble, humour australo-britannique, etc, la romance évolue mollement, sans vraiment passionner, et ce bien que le couple principal soit agréable.

Ce n'est pas calamiteux, c'est simplement assez quelconque.

3/6

Que s'est-il passé cette nuit-là ? (The Wrong Bed : Naked Pursuit - 2017) :

Peu de temps après avoir été renvoyée d'une compagnie d'assurance, Stella (Jewel Staite) se réveille un beau matin dans une chambre d'hôtel, nue et menottée à un séduisant pompier, Owen (Corey Sevier). Ni Stella ni Owen ne se souviennent comment ils sont arrivés là, ni qui est l'autre, mais progressivement, alors qu'ils se rapprochent, ils comprennent qu'ils sont embarqués dans une histoire de conspiration pharmaceutique qui les dépasse, et qui les oblige à fuir constamment de l'avant..

Pas vraiment une comédie romantique, puisqu'on est ici dans un téléfilm Lifetime façon thriller miteux, mais dans lequel la romance joue tout de même un rôle important (car récit adapté d'un roman Harlequin).

Adapté à quatre mains, ce téléfilm s'avère ainsi un métrage assez bâtard, bourré de choix créatifs contre-productifs (dès que le récit s'éloigne du couple principal, ça patauge) qui semblent uniquement là pour remplir un peu les 85 minutes du programme.

Ce n'est donc pas très intéressant, malgré le capital sympathie du couple principal et les paysages canadiens enneigés, et sur la fin, ça vire même au ridicule, avec ce grand méchant surjoué, qui nous fait son monologue avant de tuer les héros.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #878 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Starter For 10 (2006) & Le Mariage de la Dernière Chance (2016)

Publié le 8 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK, Télévision, Hallmark, Drame, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Starter For 10 (2006) :

Brian Jackson (James McAvoy), jeune étudiant issu d'un milieu populaire, décroche une chance d'entrer à l'université prestigieuse de Bristol. Là, il rencontre la superbe Alice (Alice Eve), la sarcastique Rebecca (Rebecca Hall), et intègre l'équipe de culture générale de l'université, dirigée par Patrick (Benedict Cumberbatch).

Une comédie romantique anglaise se déroulant dans les années 80, et bénéficiant donc d'une ambiance très sympathique, et d'une illustration musicale d'époque plutôt efficace (The Cure, The Smiths, Echo & The Bunnymen, New Order, Tears for Fears, etc).

Dans l'absolu, rien d'exceptionnel au niveau de l'intrigue (adaptée d'un roman par son auteur), mais pourtant, le tout fonctionne plutôt bien, aidé par le charme indiscutable de sa distribution bourrée de visages familiers (outre l'excellent et touchant McAvoy, Alice Eve et Rebecca Hall, on retrouve Benedict Cumberbatch en mode comédie, Catherine Tate en mère inquiète, James Corden en métalleux, Dominic Cooper, Charles Dance, Mark Gatiss....).

Tous ces acteurs se combinent très agréablement pour donner lieu à un métrage amusant, dynamique et léger, qui se suit sans problème, et s'avère des plus sympathiques à regarder.

4/6

Le Mariage de la Dernière Chance (Karen Kingsbury's A Time To Dance - 2016) :

Après des décennies de mariage, rien ne va plus entre Abby (Jennie Garth) et John (Dan Payne), au point qu'ils envisagent très sérieusement le divorce. Mais leur fille Nicole (Chanelle Peloso) leur annonce qu'elle va bientôt se marier, et les deux parents décident alors de garder le secret sur leurs problèmes de couple, le temps que la cérémonie s'organise...

Un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries sans le moindre mystère, mais qui a probablement fini sur cette chaîne secondaire par défaut, car n'étant pas assez prestigieux pour être estampillé Hallmark Hall of Fame, et pas assez léger et formulaïque pour être un film Hallmark "traditionnel".

Ici, en effet, on est dans de la comédie dramatique assez sérieuse, toute en retenue et en sobriété, avec des acteurs concernés et éplorés, et des rebondissements tragiques (l'hospitalisation du père) : allergiques à ce genre de métrage (et à une illustration musicale à tendance country) s'abstenir, donc, et bien que le tout soit plutôt bien interprété.

Personnellement, je n'ai pas trouvé ça particulièrement passionnant (le drame larmoyant, pur et dur, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé), mais nul doute que ça plaira au public visé.

3/6 (parce que ça fait plaisir de revoir Chanelle Peloso dans un autre registre que la comédie)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Les bilans de Lurdo : Tourist Trap, saison 1 (2018)

Publié le 26 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, UK, BBC, Documentaire

Comédie semi-improvisée en 6 épisodes d'une petite demi-heure produite par la BBC Wales, Tourist Trap adopte un format des plus familiers aux amateurs de comédie télévisée : celui du mockumentaire, un mockumentaire centré sur une équipe d'employés gouvernementaux incapables, menés par une responsable pleine de bonne volonté, mais pas très douée...

Tourist Trap, saison 1 (2018) :

Responsable du projet Wow Wales, Elaine Gibbons (Sally Phillips), une Anglaise inexpérimentée, a pris la tête de l'Office du Tourisme du Pays de Galles, avec pour projet de faire de la région le nouveau spot touristique à la mode... plus facile à dire qu'à faire, surtout compte tenu de l'équipe de bras-cassés qui l'entoure (Elis James, Mali Ann Rees, Mike Bubbins, Mari Beard, Leroy Brito, Tom Price, Remy Beasley, Sara Gregory, Tudur Owen, Sion Pritchard...).

Sans surprise, on pense immédiatement à The Office, et pour être plus précis, on pense aussi et surtout à Parks and Recreation, tant ce Tourist Trap semble modelé sur la série américaine : même type d'environnement, même type d'organisation, même type de distribution, même format - tout évoque clairement les mésaventures de Leslie Knope et de sa petite bande de bras-cassés, mais avec une bonne dose d'humour gallois/anglais en prime.

En lieu et place d'Amy Poehler, on trouve Sally Phillips, figure incontournable de la scène comique télévisée britannique, et ce depuis Smack The Pony - elle incarne ici une responsable de projet assez inefficace, bien qu'enthousiaste. Autour d'elle, de nombreux personnages excentriques, qui occupent tous les postes de cet office du tourisme gallois : un couple de cadres à la libido surdéveloppée, un trio de jeunes responsables du marketing, un responsable TI syndicaliste, les trois préposés au kiosque de l'Office du Tourisme, un agent de contact rural, une handicapée tentant de piéger les hôtels locaux pour s'assurer qu'ils sont aux normes, une jeune employée sarcastique d'un centre d'appel, etc...

Une belle gallerie de personnages improbables, plutôt bien interprétés, qui apportent au programme une bonne dose de folie et de décalage... une dose malheureusement insuffisante pour rendre ce Tourist Trap vraiment attachant. La série n'est pas mauvaise, en soi, mais elle est globalement bien trop anecdotique pour fonctionner.

La faute, principalement, à des épisodes qui s'éparpillent, sans réel début ni fin, sans structure vraiment travaillée, et à l'intérêt très inégal : le tout donne une impression de brouillon inabouti, manquant d'unité au sein de ses épisodes, et finissant par ressembler à une succession de mini-sketches sans continuité ni transitions.

Il manque probablement une véritable vision créative derrière Tourist Trap pour que la série trouve son ton et son rythme de croisière : en l'état, le programme est tout à fait regardable, mais il ne marque absolument pas les esprits (surtout dans ce genre de mockumentaire tv jalonné d'incontournables), et est tout aussi rapidement oublié qu'il aura été visionné.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Black Mirror - Bandersnatch (2018)

Publié le 12 Janvier 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK, Black Mirror

Diffusion surprise, en cette fin d'année 2018, d'un épisode spécial de la série Black Mirror, un épisode au concept audacieux, sur une plate-forme qui s'y prête particulièrement bien...

Black Mirror - Bandersnatch :

Jeune programmateur de jeu vidéo aux problèmes psychologiques liés à la mort de sa mère, Stefan Butler (Fionn Whitehead) rêve d'adapter en jeu un livre-dont-on-est-le-héros réputé pour avoir mené son auteur à la folie et au meurtre. Ce jeu, Bandersnatch, commence rapidement à envahir sa vie, et à lui donner l'impression qu'il ne contrôle plus son existence, et que quelqu'un le pousse à des actes effrayants...

Concept audacieux que de transposer l'idée de visual novel/film interactif (comme les bons vieux jeux en FMV des années 80) sous forme d'épisode de série télévisée dont le spectateur est le héros, ou presque. En réalité, le spectateur de ce Bandersnatch, produit dans le plus grand des secrets, est au premier abord un spectateur quasi-omnipotent, qui dirige la destinée du protagoniste, et l'emmène dans des directions assez improbables.

Malheureusement, si le côté technique de la production est convaincant - c'est bien interprété, bien monté, bien structuré, c'est fluide - , je dois bien admettre que l'intérêt du tout reste très discutable à mes yeux.

Je ne m'en suis jamais caché, il suffit de relire mes critiques des saisons précédentes : j'ai un peu de mal avec le style Charlie Brooker, puisque je trouve systématiquement que le programme souffre d'un (et je me cite) "manque de finesse dans la satire", et propose "des épisodes qui semblent limités à un concept de base intéressant, fréquemment développé de manière inaboutie, et enveloppé d'une bonne dose de cynisme et de misanthropie."

Et là, il en va un peu de même. Le concept de Bandersnatch est fort, ses thématiques sur le libre-arbitre, le choix, la folie sont intéressantes (rien de forcément ultra original, cependant, pour qui est un peu familier avec ce qui se fait sur le même sujet dans le monde du jeu vidéo indépendant), mais rapidement, quand on explore les différentes possibilités offertes par le récit, on réalise que le tout s'arrête plus ou moins de manière abrupte et noire, avec une seule véritable fin "heureuse", en elle-même globalement dépressive et cynique (ce qui est clairement voulu, probablement en tant que réflexion méta-discursive adressée au spectateur sur sa condition et sur ses choix = quoi que le spectateur fasse, ça se termine mal pour le personnage, et donc ses choix ne sont pas réellement importants, dans l'absolu).

Les thématiques, elles, semblent par ailleurs survolées (malgré ce qu'en disent les plus ardents défenseurs de Brooker, qui sont prêt à pondre trois pages d'explication de texte sur la moindre scène de Black Mirror, et à rejeter la moindre critique négative que l'on peut émettre car "il est clair que c'est trop intelligent et subtil pour toi, tu n'as rien compris"), et le métrage finit par se perdre dans son propre format, un format qui empêche le spectateur de se préoccuper vraiment/de s'attacher au sort de son protagoniste.

Résultat, plus l'on explore les fins possibles du jeu - ce que le programme désire clairement - et plus l'on en perçoit les limites, ainsi qu'une certaine vacuité narrative.

C'est dommage, car la forme est réussie, l'expérience Bandersnatch est un succès technique, et il y a là des pistes intrigantes à suivre... mais comme souvent, Brooker & Black Mirror aiment mettre en avant leur intelligence et leur astuce, tout en se croyant plus intelligent et astucieux qu'ils ne le sont vraiment.

Cela dit, cela ne semble pas déranger la plupart des spectateurs, et comme pour le reste de la série, mon avis reste minoritaire : la grande majorité des critiques sont extatiques devant ce Bandersnatch, ils parlent de révolution du genre, et crie encore et toujours au génie de l'écriture de Brooker...

Autant dire que je ne partage vraiment pas cet enthousiasme, et que je reste peu convaincu par le travail du bonhomme.

---

Retrouvez aussi les critiques des saisons précédentes de Black Mirror sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Christmas Yulefest 2018 - 45 - La Première Douce Nuit (2014)

Publié le 26 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Noël, Musique, Religion, Review, Yulefest, UK, USA, PBS

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

La Première Douce Nuit (The First Silent Night - 2014) :

Documentaire de 55 minutes diffusé en 2014 sur la chaîne publique américaine PBS, à l'occasion du centenaire de la Trêve de Noël durant la Première Guerre Mondiale, ce métrage se propose de revenir sur la genèse de Douce Nuit, Sainte Nuit, dans la région de Salzbourg, en Autriche, au début du 19è siècle.

Une mélodie signée Joseph Mohr et Franz Gruber, qui est depuis entrée au panthéon des chansons de Noël incontournables, reprise dans d'innombrables langues, et qui a directement mené à cette Trêve de Noël au milieu des tranchées.

Le documentaire, lui, est présenté par l'acteur Simon Callow, qui pour l'occasion arpente l'Autriche de long en large... et ne nous raconte pas grand chose de vraiment intéressant. Le problème, en réalité, c'est qu'il n'y a pas grand chose de palpitant ou d'intrigant à raconter au sujet de ce chant de Noël et de sa création ; par conséquent, le plus clair de ces 55 minutes consiste en des plans (superbes) de l'Autriche sous la neige, au point que l'on se demande par moments si le film n'a pas été écrit et financé par l'Office de Tourisme de Salzbourg.

Et puis il faut bien avouer que l'utilisation non-stop de Douce Nuit en guise d'illustration musicale finit par lasser (sans même parler de la version pop réorchestrée insipide que l'on nous présente dans son intégralité, vers la fin du documentaire).

55 minutes assez dispensables, à vrai dire.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Christmas Yulefest 2018 - 44 - The Legends of Santa (2008)

Publié le 25 Décembre 2018 par Lurdo dans Biographie, Christmas, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Noël, Review, Yulefest, UK, Télévision

C'est Noël , et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Legends of Santa :

Documentaire anglais/gallois de 2008, narré par Lord Richard Attenborough (un Richard Attenborough fatigué et essoufflé), et qui se propose de revenir sur les origines historiques du Père Noël, au travers de ses multiples incarnations, depuis le Saint Nicolas original, en Turquie, jusqu'au Santa actuel, en passant par le Christkind allemand, les Rois Mages espagnols, la Befana italienne, le Julebukk nordique, etc...

Le problème, en fait, c'est qu'en 50 minutes, ce documentaire ne fait que survoler toutes ces traditions, et ce de manière assez décousue : dans un premier temps, LoS semble vouloir suivre la chronologie de l'évolution du personnage de Santa Claus, mais soudain, le virage par la case Hollande/Saint Nicolas donne lieu à une exploration sommaire des traditions de différents pays, avec reconstitution du matin de Noël par des enfants moyennements motivés. Et puis le film revient sur Santa pour conclure par la version Coca Cola du personnage.

Un documentaire à la structure un peu décousue, donc, et à la narration à l'agonie, qui trahit les limites très claires de son budget, et du savoir-faire de son équipe semi-régionale.

Ce n'est pas désagréable, en soi, et ça évite de tomber dans des pièges trop souvent répétés par les médias (non, l'image et la couleur du costume de Santa ne proviennent pas de Coca Cola), mais on ne peut s'empêcher d'être un peu déçu par ce programme un peu trop amateur et vieillot pour son propre bien.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Christmas Yulefest 2018 - 28 - Le Parfait Village de Noël (2018)

Publié le 17 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, UK, Irlande, Drame

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Parfait Village de Noël (Christmas Perfection, aka The Perfect Christmas Village) :

Traumatisée par les Noëls difficiles de son enfance, Darcy (Caitlin Thompson) est devenue une adulte obsédée par l'idée de contrôler le moindre aspect de ses fêtes de fin d'année, jusqu'à atteindre la perfection. Jusqu'au jour où, suite à une rencontre étrange, elle se réveille dans un petit village irlandais, ce même village qui trône actuellement, en miniature, sur l'un des meubles de sa maison, et qu'elle a toujours perçu comme l'incarnation de ses rêves festifs. Là, tout tourne autour de Darcy, et c'est tous les jours Noël, mais rapidement, la jeune femme va s'apercevoir que cette "réalité" n'est pas forcément à la hauteur de ses attentes...

Un téléfilm fantastique anglo-irlandais acheté par Lifetime pour l'ajouter à sa grille de programmes 2018, et qui lorgne très fortement sur des métrages comme Le Noël Rêvé d'Angela ou Le Noël Rêvé de Megan, saupoudrés d'une bonne dose d'Un Jour Sans Fin, et d'accents irlandais.

On se retrouve donc clairement en terrain connu, avec une héroïne un peu psycho-rigide, qui finit par réaliser que la perfection imaginaire de ses rêves n'est qu'illusoire et problématique, que tous les jours Noël, c'est saoulant, et qu'elle doit profiter de l'instant présent.

Pour autant, ce n'est pas désagréable du tout, notamment parce que Caitlin Thompson est un visage frais et sympathique, que ça ne se prend pas trop au sérieux, et que le tout a été tourné sur place, dans des décors et des paysages authentiquement irlandais.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Christmas Yulefest 2018 - 24 - Le Noël d'Angela (2018)

Publié le 15 Décembre 2018 par Lurdo dans Animation, Christmas, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, UK, Yulefest, Irlande

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Noël d'Angela (Angela's Christmas) :

Au début du siècle, en Irlande, la jeune Angela remarque le petit Jésus, dans la crèche de Noël de l'église locale. Craignant pour la santé du poupon dans cette grande bâtisse glaciale, elle décide alors de dérober le nourrisson pour le garder au chaud, chez elle...

Court-métrage irlandais d'une petite demi-heure, acquis et distribué par Netflix, adapté d'un livre, et qui s'avère d'une facture tout à fait honorable, tant au niveau technique qu'au niveau de l'écriture.

Ce n'est pas nécessairement exceptionnel, en soi, et c'est assez typiquement irlandais, notamment dans son rapport à la religion, mais dans l'ensemble, ça a suffisamment bon fond, et c'est assez mignon, pour que l'on passe un moment relativement agréable.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Christmas Yulefest 2018 - 05 - Christmas at the Riviera (2007)

Publié le 4 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Noël, Yulefest, Critiques éclair, Review, Télévision, Cinéma, Comédie, UK, ITV

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Christmas At The Riviera :

Lorsqu'il se retrouve propulsé responsable de l'hôtel Riviera de Eastbourne à l'approche de Noël, Ashley Dodds (Reece Shearsmith) voit là une occasion rêvée de faire ses preuves, et d'organiser les festivités comme bon lui semble. Mais entre le Révérend Roger (Alexander Armstrong), sa maîtresse (Katherine Parkinson) et son épouse (Anna Chancellor) ; Tim (Darren Boyd) et son père Dennis (Sam  Kelly), qui peinent à se remettre de la mort de la mère de Tim ; Avril (Pam Ferris) qui est prête à tout pour trouver un homme ; ou encore Rita (Barbara Flynn) et son époux râleur (Warren Clarke), Dodds va avoir bien du mal à gérer l'établissement et ses clients...

Une comédie de mœurs vaudevillesque de l'équipe créative à l'origine de La Pire Semaine de ma Vie (dont on retrouve l'ambiance, le style musical, la montée en puissance, etc) : les portes de l'hôtel claquent, ça crie, ça se dispute, ça parle de sexe et d'aventures extraconjugales, il y a un peu d'émotion, et on retrouve pas mal de visages familiers du petit écran anglais (Alexander Armstrong, Darren Boyd, Anna Chancellor, Warren Clarke, Katherine Parkinson, Reece Shearsmith, Angus Barnett, etc)...

Bref, ce n'est pas désagréable à suivre, même si c'est très (trop ?) télévisuel dans sa réalisation et dans sa photographie, et que ça manque un peu de punch et de rythme.

Sympathique, sans plus.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #842 : Johnny English Contre-Attaque (2018)

Publié le 21 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Johnny English Contre-Attaque (Johnny English Strikes Again) :

Lorsqu'une cyber-attaque révèle l'identité de tous les agents secrets du gouvernement britannique, seul reste Johnny English (Rowan Atkinson), agent incapable à la retraite et enseignant dans une école. Rapidement, English retrouve son compère Bough (Ben Miller), et ensemble, ils tentent de trouver le responsable de ce piratage, alors même que le Premier Ministre (Emma Thompson) est sur le point de conclure un accord avec Jason Volta (Jake Lacy), un magnat américain de la cyber-économie...

Troisième volet de la franchise des Johnny English, et honnêtement, le personnage est à bout de souffle.

Rowan Atkinson est toujours très bon dans la comédie physique improbable, mais autour de lui, les idées ne sont plus là, le récit est creux, c'est plat, mollasson, pas très bien rythmé, bref, le film est assez insipide de bout en bout, malgré quelques moments amusants, çà et là.

Je ne peux même pas dire que j'ai détesté le métrage, puisqu'il m'a laissé totalement indifférent, au point de bailler d'ennui devant certains passages télégraphiés et sans énergie.

2/6 + 0.25 pour Atkinson qui danse sur Sandstorm de Darude ^^ = 2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>