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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #uk catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1202 : Les Aéronautes (2019)

Publié le 8 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, UK, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Aéronautes (The Aeronauts - 2019) :

En 1862, bien décidé à prouver qu'une étude de l'atmosphère permettrait de prédire les grandes tendances météorologiques, James Glaisher (Eddie Redmayne) prend place dans une montgolfière, accompagné d'Amelia Wren (Felicity Jones), une experte en pilotage. Leur objectif : grimper plus haut que jamais, au péril de leur vie et de leur santé mentale...

Il y a, dans cet Aeronauts produit par Amazon, le potentiel de quelque chose de mémorable, un métrage en temps réel (l'expédition dont le film est très librement inspiré a duré dans les deux heures), un exercice de style et d'interprétation tendu et nerveux renforcé par des effets spéciaux compétents.

Là, sous la plume et l'œil de Tom Harper, le tout est "seulement" un film d'aventures sympathique et spectaculaire, mais très convenu dans sa structure : avec ses nombreux flashbacks visant à développer les deux personnages principaux et leur bagage émotionnel, le rythme est un peu cassé, et évoque par moments les mini-séries Hallmark de la grande époque, chaque flashback semblant signaler une coupure pub imminente.

Ce n'est pas forcément rédhibitoire, cela dit, puisque le tout est très bien filmé, de manière inventive, et que le duo vedette (qui se retrouve après Une Merveilleuse Histoire du Temps) est impeccable et attachant.

Bref, un petit film agréable, qui aurait pu être bien meilleur avec d'autres choix narratifs. 

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1200 : Tolkien (2019)

Publié le 6 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Review, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tolkien (2019) :

La vie et la carrière de J.R.R. Tolkien (Nicholas Hoult), célèbre auteur du Seigneur des Anneaux, ainsi que sa relation avec Edith Bratt (Lily Collins)...

Un biopic assez studieux et un peu opportuniste, mis en chantier dès 2013, et dont la seule réelle fantaisie, honnêtement, est d'illustrer l'imagination de Tolkien sous forme de visions plus ou moins fantasmatiques, que ce soit sur le champ de bataille de la Première Guerre Mondiale, ou dans son quotidien de tous les jours.

Le problème, en fait, c'est que la vie de Tolkien n'est pas très passionnante ni mouvementée, ni ne donne beaucoup de matériau dramatique viable permettant de créer un récit de cinéma dynamique. Résultat, on se retrouve avec un film assez raide et mécanique, qui n'effleure jamais le sujet de la religion (pourtant important dans la vie de Tolkien, et dans ses rapports avec certains de ses collègues), qui reste une amourette gentillette, qui se contente de recycler des clins d'œil aux éléments désormais incontournables de l'œuvre de Tolkien (et de ses adaptations cinématographiques), et qui ne décolle jamais, malgré une structure en flashbacks centrée sur son expérience durant la Guerre.

Et comme en plus le scénario s'arrête délibérément à l'écriture des premiers mots du Hobbit, on passe sous silence tout ce qui a suivi, l'influence des œuvres de Tolkien sur la littérature, etc...

Bref, assez décevant, car trop appliqué et indigeste pour son propre bien.

2.5/6 (cela dit, tout le monde y est très compétent)

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Un film, un jour (ou presque) #1197 : The Courier (2019)

Publié le 1 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Courier (2019) :

Lorsqu'une livreuse à moto (Olga Kurylenko) découvre que le paquet qu'elle vient de déposer dans une planque gouvernementale londonienne contenait du cyanure, et qu'il a coûté la vie aux gardes-du-corps d'un témoin (Amit Shah) devant accuser Ezekiel Mannings (Gary Oldman), un baron de la pègre, elle se trouve prise dans un piège qui ne lui était pas destiné. Enfermée dans le parking de l'immeuble avec le témoin, elle doit désormais survivre aux assauts des hommes de mains de Mannings, menés par l'excentrique Bryant (William Moseley), un agent gouvernemental corrompu...

Aïe. Je m'attendais à un actioner DTV basique, mais efficace, et finalement, c'est un métrage soporifique auquel j'ai eu droit, un film anglais sans le moindre rythme, sans la moindre énergie, avec des fusillades numériques et molles, un Moseley assez mauvais (ou plutôt, en roue libre, sans personne pour le diriger), un Shah inutile en sidekick semi-comique, et un Gary Oldman particulièrement éteint en grand méchant (qui a visiblement tourné toutes ses scènes dans une suite d'hôtel de luxe, seul avec un ou deux seconds rôles).

Je me suis bien ennuyé, et si ce n'était pour Olga, qui se donne à fond dans les scènes d'actions (et, de manière assez rafraîchissante, ne domine pas instantanément toutes les grosses brutes qui l'attaquent et la dominent clairement physiquement), j'aurais mis un zéro pointé.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1192 : Sex and Drugs and Rock and Roll (2010)

Publié le 24 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sex & Drugs & Rock & Roll (2010) :

Poète iconoclaste et musicien décalé au carrefour des genres, Ian Dury (Andy Serkis) tente de concilier son combat permanent contre les séquelles de la polio, sa vie de couple avec Denise (Naomie Harris), ses enfants d'une première union (Bill Milner, Charlotte Beaumont) et les excentricités de la scène musicale anglaise des années 70, le tout sous les yeux de son fils, témoin de chaque instant...

Un biopic anglais reposant quasi-intégralement sur la performance central d'Andy Serkis, impeccable dans le rôle-titre, et qui révèle là (pour ceux qui ne s'en doutaient pas encore) un talent d'acteur et de caméléon incroyable.

Autour de lui, le reste de la distribution est compétent (et on retrouve de nombreux visages familiers dans les seconds rôles : Mackenzie Crook, Arthur Darvill, Luke Evans, Toby Jones, Noel Clarke, Olivia Williams, Ray Winstone), mais c'est bien la forme très particulière du métrage qui fera que l'on adhèrera ou pas au projet : un peu comme son personnage central, le film est protéiforme et inclassable, très stylisé et déstructuré, mêlant narration théâtrale et reconstitutions scénaristiques, montages accélérés, séquences imaginaires, flashbacks éparpillés, clips vidéo et séquences animées, pour composer un récit biographique dynamique, romancé, mais aussi chaotique que les prestations scéniques de Dury et de son groupe.

Personnellement, une telle approche, sur près de deux heures, m'a laissé un peu de marbre, voire a eu tendance à me fatiguer sur la durée. Nul doute, cependant, que ça parlera plus à d'autres que moi.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1186 : Le Retour de Spinal Tap (1992)

Publié le 16 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Retour de Spinal Tap (A Spinal Tap Reunion : The 25th Anniversary London Sell-Out - 1992) :

Dix ans après le documentaire qui a fait leur renommée, les Spinal Tap se réunissent à nouveau pour un concert exceptionnel au Royal Albert Hall : l'occasion pour la télévision britannique de filmer l'événement, et de revenir sur le parcours des trois musiciens vedettes depuis 1982...

À contrario du premier film que j'avais déjà vu et que je me suis fait un plaisir de revoir, place à un second film inédit de près d'une heure 50, un téléfilm pour être précis, composé à 80 % d'une captation live et à 20 % de segments mockumentaires, sur les coulisses du concert (le groupe folk de première partie qui se fait virer et finit dans le métro) et en forme de bilan "que sont-ils devenus ?".

En vrac, on apprend ainsi qu'après la séparation du groupe, en 82, David St Hubbins (Michael McKean) est parti s'installer avec son épouse en Californie, où il enseigne le football à des fillettes, et où sa chère et tendre gère deux boutiques, une boutique de vêtements irlandais, et une boutique new age ; Nigel Tufnel (Christopher Guest), lui, est reparti en Angleterre, où il parle avec son furet (^^) et a décidé qu'il était un inventeur de génie, inventeur notamment du capodastre à amplificateur Marshall (^^). Derek Smalls (Harry Shearer), enfin, a investi sans grand succès dans l'immobilier et, lui aussi de retour en Angleterre, il aide son père à faire subsister son métier de "nettoyeur de téléphone à domicile" (^^).

On retrouve aussi Marty Di Bergi (Rob Reiner), en froid avec le groupe depuis le documentaire, ainsi que des caméos de Fred Willard, de Kenny Rogers, de Bob Geldof, d'Andy Dick...

Le concert, lui, est plus classique - enchaînement de tous les hits du groupe, y compris Stonehenge (avec cette fois-ci une maquette trop grande pour rentrer dans l'Albert Hall), de morceaux de leurs autres projets (les morceaux 60s/70s, de la musique irlandaise, orientale, etc) et de moments absurdes dignes du groupe : l'arrivée des musiciens suspendus au plafond par des câbles qui ne fonctionnent pas, le duo avec Cher qui n'est pas là et est remplacée par une photo sexy d'elle avec des lèvres animées, le grand final - une sinistre chanson de Noël avec des nains en lutins, et le crâne géant démoniaque surplombant la scène orné d'un bonnet et d'une barbe... et le rappel : un plaidoyer pour l'euthanasie avec lâcher de colombes mortes.

Dans l'ensemble, un bon moment à passer, même si j'aurais préféré un show mieux équilibré, plus près d'un ratio de 60 % de musique pour 40 % de documentaire. En tout cas, pour un projet comique, les trois acteurs maîtrisent tout de même plutôt bien leurs instruments respectifs.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1185 : This is Spinal Tap (1984)

Publié le 15 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

This is Spinal Tap (1984) :

Fin 1982, le réalisateur Marty Di Bergi (Rob Reiner) décide de suivre avec une caméra le groupe de hard rock Spinal Tap (Michael McKean, Christopher Guest, Harry Shearer, RJ Parnell, David Kaff) alors qu'il est sur le point de sortir son nouvel album, Smell the Glove, et de partir en tournée aux USA pour tenter d'y reconquérir son public...

On ne présente plus ce rockumentaire de la bande de Christopher Guest, et son infinité de moments et de scènes cultes : les versions 60s et 70s du groupe, l'herpès labial de tout le monde, le running-gag des batteurs qui décèdent les uns après les autres, Stonehenge et ses nains dansants, le cocon qui reste bloqué, les rivalités entre le guitariste et la petite amie du chanteur, la réinvention free jazz de Spinal Tap, etc, etc, etc.

Avec en prime des caméos de multiples visages connus, de Fran Drescher à Patrick Macnee en passant par Dana Carvey, Billy Crystal, Paul Shaffer, Anjelica Huston, Fred Williard, Ed Begley JR et bien plus encore...

Un pastiche du monde de la musique et des documentaires musicaux particulièrement pertinent, un mockumentaire fondateur d'un genre, un métrage incontournable qui, aujourd'hui encore, fonctionne très bien, principalement parce qu'il était déjà très très proche de la réalité de certains groupes.

11/6

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Un film, un jour (ou presque) #1183 : The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019)

Publié le 13 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, Télévision, UK, USA, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019) :

Documentaire co-produit pour la télévision anglaise et américaine (à l'image du groupe Queen, désormais composé de ses musiciens anglais, et de son chanteur américain) consacré à la renaissance du groupe, et à ses années creuses après la mort de Freddie Mercury.

Un documentaire qui a la bonne idée de mettre en parallèle, à base de montage alterné, le parcours de Queen sans Freddie, et celui d'Adam Lambert, le tout illustré de nombreux extraits des concerts de Queen + AL, et d'intervention de musiciens et de célébrités (Foo Fighters, Def Leppard, Rami Malek, Simon Cowell...).

On y redécouvre rapidement la carrière de Queen, le concert-hommage de Wembley en 1992, puis la séparation du groupe, leurs embryons de carrières solo, la comédie musicale We Will Rock You (que Roger Taylor déteste cordialement), le concert de Capetown, en 2003, pour Nelson Mandela (qui leur a redonné le goût de tourner), le projet Queen + Paul Rodgers (pas forcément fructueux, de l'avis de tout le monde), etc, tout ça jusqu'à la découverte, lors d'un épisode d'American Idol, d'Adam Lambert, un musical theater kid ouvertement gay, à la voix tonitruante.

Un Adam Lambert qui, mal conseillé à la sortie d'American Idol (qu'il n'a pas gagné, car entouré d'un pseudo-scandale sur sa sexualité, qu'il aurait supposément caché aux médias), connaît une période de doute après avoir ultra-sexualisé son image... jusqu'à ce qu'une remise en question l'amène à accepter l'offre de Queen, avec le résultat que l'on connaît : une seconde jeunesse pour le groupe, qui visite désormais des pays autrefois inconnus à la formation, pour la plus grande joie de ses membres.

D'ailleurs, il est assez amusant d'entendre les explications de Roger Taylor au sujet du recrutement de Lambert : comment lui et May ne voulaient absolument pas d'un clone de Freddie, d'un imitateur se teignant les cheveux ou se plaquant une fausse moustache, ni d'un clone vocal parfait sans la moindre personnalité - le message est clair, et arrive en réponse aux complaintes sempiternelles des fans, qui critiquent toujours le groupe pour ne pas avoir sélectionné un ou deux chanteurs bien particuliers pour remplacer Mercury "parce qu'ils ressemblent à/chantent exactement comme Freddie et ils méritent donc plus sa place".

Mais May et Taylor sont clairs : ils ne veulent pas de quelqu'un qui transforme le groupe en tribute band cherchant à singer au plus proche le Queen de la grande époque; ils veulent s'amuser, et Lambert, aussi flamboyant que Freddie, mais doté d'une personnalité résolument moderne et dynamique, est parfait, à leurs yeux, pour emmener Queen + AL dans le 21è siècle.

Un documentaire intéressant, parfois touchant (le Who Wants to Live Forever de cette version de Queen+ me met toujours la larme à l’œil), et voir les répétitions et les harmonies vocales du groupe en coulisses, avant un morceau, est un joli moment pour le fan que je suis.

4.5 - 0.25 pour les coupures pub = 4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1177 : Avengement (2019)

Publié le 3 Avril 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Policier, Thriller, UK, USA

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Avengement (2019) :

Trahi par son frère Lincoln (Craig Fairbrass) et ses associés et transformé en machine à tuer par un séjour de sept ans dans l'une des prisons les plus dangereuses d'Angleterre, Cain (Scott Adkins) n'a qu'une idée en tête à son évasion : se venger. Et pour arriver à ses fins, il prend en otage tous les sbires de Lincoln, et en attendant l'arrivée de ce dernier, il leur raconte son histoire...

Un thriller façon pègre anglaise, avec des tronches toujours plus particulières, et un Adkins qui, lui aussi, se fait une tête recousue de partout, avec en prime des dents à la Joey Starr. C'est simple, efficace, nerveux, et ça se démarque par un récit déstructuré, en flashbacks savamment distillés tout au long du film, par un Adkins qui est un acteur de plus en plus convaincant, et par un gros affrontement final, joliment sanglant.

À noter aussi un thème musical principal qui évoque beaucoup Chi Mai de Morricone, ce qui est loin d'être désagréable.

Un 4/6 tranquille.

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Un film, un jour (ou presque) #1172 : Lords of Chaos (2018)

Publié le 27 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Religion, Norvège, Suède, UK, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lords of Chaos (2018) :

Désœuvrés, passionné de métal extrême, et désireux de se rebeller contre le carcan de la société norvégienne de la fin des années 80, plusieurs adolescents, menés par Øystein "Euronymous" Aarseth (Rory Culkin), décident un beau jour de créer le groupe Mayhem, d'inspiration satanique. Rapidement, sous l'influence de Pelle "Dead" Ohlin (Jack Kilmer), un jeune suicidaire et morbide, puis de Kristian "Varg" Vikernes (Emory Cohen), pyromane en puissance, le groupe se radicalise, et développe une aura sulfureuse, alors que leur succès grandit, et que suicides, meurtres et églises brulées se multiplient de leur fait...

Un biopic ouvertement romancé ("basé sur des vérités, des mensonges et sur les faits avérés", nous dit le carton d'ouverture) du groupe Mayhem, réalisé par un ancien membre du groupe Bathory, devenu cinéaste (et réalisateur de clips musicaux), et qui aborde frontalement la spirale infernale dans laquelle ces adolescents se sont embarqués, épris d'un désir toujours plus grand de choquer, de se rebeller, et se montrer différents.

Un métrage semi-comique, semi-mélancolique, semi-tragique et semi-horrifique (ça fait beaucoup de semis, je sais), constamment sur le fil du rasoir entre portrait moqueur de jeunes rebelles paumés et psychologiquement déséquilibrés (qui se radicalisent seuls dans leur quête de sensations et d’extrême, et dans leur désir paradoxal de ne pas paraître "poseurs" - alors même qu'ils se déguisent, se maquillent, et font semblant de vénérer Satan), malaise d'une violence crue et brutale (le suicide de Dead est à ce titre particulièrement marquant), et biopic plus traditionnel, avec ses inventions et ses raccourcis.

Dans l'ensemble, pour un semi-novice de la scène black metal norvégienne (je connais les noms et la musique, mais je n'ai jamais cherché à en savoir plus sur qui faisait quoi), le tout s'avère assez agréable à suivre, un biopic à la mise en image dynamique (et parfois assez implacable) et qui sait jouer la carte des ruptures de ton pour mieux surprendre et choquer le spectateur.

Le film est aidé par une interprétation très solide (notamment du jeune Culkin) qui parvient à donner un peu d'épaisseur à ces personnages fréquemment pathétiques, et par des moments joliment absurdes, façon Spinal Tap, qui permettent de décompresser un peu entre deux moments plus tendus. Ce n'est cependant pas parfait (la musique n'est pas particulièrement mise en valeur, la nudité est gratuite et amenée à l'arrache, certains moments sont too much), et bizarrement, j'ai trouvé que le climax du film (l'ultime confrontation entre Varg et Euronymous) était décevant, manquant de punch et d'énergie.

C'est peut-être dû à un côté trop "mis en scène", trop "écrit", et pas assez spontané, qui enlève beaucoup de force à cette confrontation sanglante, au point que sa violence finit par paraître un peu cartoonesque (idem pour le meurtre dans le parc).

Dans l'ensemble, cela dit, un bon biopic qui change un peu du lissage de mise dans les grosses productions hollywoodiennes.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1161 : Supervized (2019)

Publié le 12 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, UK

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Supervized (2019) :

Dans la maison de retraite Dunmanor, en Irlande, les pensionnaires sont tous des super-héros du troisième âge, supervisés par Alicia (Fiona Glascott), la jeune directrice. Mais bien vite, Ray (Tom Berenger), alias Maximum Justice, Ted (Beau Bridges), alias Shimmy, Madera (Fionnula Flanagan), alias Moonlight, et Pendle (Louis Gossett Jr.) alias Total Thunder, réalisent que certains de leurs congénères disparaissent et/ou perdent leurs pouvoirs de manière étrange : ils suspectent alors un trafic de pouvoirs organisé par le personnel soignant, et décident de passer à l'action.

Une comédie super-héroïque vaguement amusante, sorte de RED au pays des vieux héros, tourné en Irlande par Steve Barron (réalisateur du premier Tortues Ninja, désormais réalisateur de tv anglaise), et avec une distribution plutôt sympathique.

Le point faible du film, en fait, c'est qu'il est ultra-caricatural dans sa description de la maison de retraite et de ses pensionnaires : combiné à un budget assez limité, le ton et l'écriture donnent lieu à un humour très facile et en dessous de la ceinture, qui peinent un peu à donner de l'énergie au récit et à sa structure un peu bancale...

Dans l'absolu, le tout n'est pas désagréable à regarder, mais ça reste faiblard et bringuebalant, un peu à l'image de ses protagonistes, qui peinent à faire deux mètres sans tituber.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1160 : Fisherman's Friends (2019)

Publié le 11 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, UK

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Fisherman's Friends (2019) :

De passage dans un petit village de Cornouailles pour un enterrement de vie de garçon, Danny (Danny Mays), découvreur de talents dans l'industrie musicale, est abandonné là par ses amis, qui le mettent au défi de signer un groupe de marins local (James Purefoy, etc). Contre toute attente, Danny prend cette blague au sérieux, et commence à s'attacher à ces chanteurs improbables... d'autant qu'il n'est pas insensible à la séduisante Alwyn (Tuppence Middleton), mère célibataire qui gère là un bed & breakfast.

Une comédie typiquement anglaise inspirée d'une histoire vraie, et malheureusement vraiment cousue de fil blanc de bout en bout, au point d'en devenir un peu agaçante : les collègues de Danny (dont Noel Clarke) sont gentiment caricaturaux, l'humour est assez classique, le héros est peu attachant, les rebondissements sont télégraphiés au possible, et la romance n'est jamais totalement crédible, tant Tuppence Middleton et Danny Mays n'ont pas grande alchimie (en intervertissant les interprètes de Danny et du tenancier du pub, ça aurait peut-être mieux fonctionné), et tant le récit se contente d'aligner les clichés du genre.

Après, ça reste un feel good movie à l'anglaise, avec un petit village pittoresque, des interprètes plutôt agréables, et des sea shanties sympathiques à l'écoute (pour peu qu'on soit client de ce genre musical).... mais sur près de deux heures, ça se traîne fréquemment (les sous-intrigues ne sont pas passionnantes), et ça reste donc très moyen.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020)

Publié le 8 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Après une première moitié de saison très inégale, ne décollant véritablement qu'avec son cinquième et dernier épisode, suite de la saison 12 de Doctor Who, en espérant un peu plus de continuité globale et plus d'inventivité...

Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020) :

- 12x06 - Praxeus : Aux quatre coins de la planète, une nouvelle micro-bactérie contamine des êtres humains, et semble rendre fous les oiseaux. Le Docteur et ses compagnons enquêtent.

Mouais bof. J'avoue que je m'attendais à pire, mais c'est simplement particulièrement oubliable, avec à nouveau les problèmes habituels du show sous Chibnall (je sais, je me répète, malheureusement, mais il continue à faire les mêmes erreurs, lui aussi) : un message asséné sans la moindre subtilité, des sous-intrigues multiples et approximatives, des personnages secondaires beaucoup trop nombreux (et parfois plus développés ou possédant plus de personnalité que les compagnons récurrents du Doc)...

En fait, je n'ai pas grand chose de plus à en dire. 

- 12x07 - Can You Hear Me ? : Déposés sur Terre par le Docteur, les compagnons retrouvent leurs amis et proches respectifs, mais font tous l'expérience de phénomènes étranges, liés à une présence malveillante...

Encore une écriture en tandem pour Chibnall, et encore une impression d'un script un peu décousu et inabouti alternant idées intéressantes - bien que dérivatives - et moments assez ratés (les doigts baladeurs sont assez ridicules à l'image, la réaction du Doc fasse aux angoisses de Graham est hors-sujet).

Après, je n'ai pas détesté le mystère global, les méchants, les monstres et le fait que le script développe un peu les compagnons dans leur vie privée, etc... donc c'est un peu mieux que d'habitude, sans être pour autant exceptionnel.

- 12x08 - The Haunting of Villa Diodati : Le Docteur et son équipe arrivent en 1816, au bord du Lac Léman, où Mary Shelley et ses amis séjournent, et vont avoir l'idée de Frankenstein. Mais leur villa semble hantée par des phénomènes inexplicables... possiblement liés au Docteur.

Un épisode en deux parties, écrit par une scénariste quasi-débutante (elle n'a sur son CV que des épisodes de soap et d'Amandine Malabul, sorcière maladroite, soit des programmes loin d'être très exigeants niveau écriture ^^), et qui s'avère un peu inégal, mais néanmoins divertissant.

J'ai ainsi bien apprécié le côté maison hantée, fait avec suffisamment d'humour et de second degré pour fonctionner sans trop de problèmes dans ce contexte historique, mais j'ai trouvé qu'à partir de l'arrivée du Cyberman, ça pataugeait un peu plus, avec moins de fluidité, et une tendance à forcer de manière artificielle certaines décisions des personnages (toute la résolution et le choix final du Doc m'ont notamment paru un peu bâclés et patauds - notamment le Doc qui chouine parce qu'on se repose trop sur elle pour prendre les décisions difficiles).

Mais dans l'ensemble, c'était plutôt sympathique.

- 12x09 - Ascension of the Cybermen :

Le Docteur et sa fam' arrivent dans le futur, où subsistent quelques survivants de la Guerre contre les Cybermen ; pour tenter de les protéger, le Doc doit trouver Ko Shamus, un passeur capable de les exfiltrer de cette galaxie...

Première partie d'un double épisode écrit par Chibnall, qui a clairement voulu, avec cette saison, marcher sur les traces de Moffat et établir une intrigue de longue durée revisitant l'histoire du Doc de manière fondamentale. Sauf que voilà, Chibnall n'est pas très doué, et le tout tombe monumentalement à plat.

Cette première partie, donc, est sombre, dépressive, mollassonne, bourrée de personnages secondaires inutiles qui ne sont là que pour servir de chair à canon, et de mystères mystérieux (la sous-intrigue en Irlande) qui ne sont là que pour mettre en place le grand final.

Pourquoi pas, en soi, sauf que déjà, à la base, je n'a pas une grande affection pour les Cybermen, et que Chibnall, ici, n'en fait pas grand chose d'intéressant ou de nouveau. Bref, un épisode vague et tout sauf engageant, qui laisse présager du pire pour la fin de saison.

- 12x10 - The Timeless Children :

Emmenée par le Maître sur Gallifrey, le Docteur découvre la vérité au sujet des Timelords et de ses origines...

Un beau ratage. Sous la plume de Chibnall, ce final saisonnier de plus d'une heure se veut un hommage au Cartmel Masterplan, une réinvention totale des origines du Docteur, positionnant ce dernier comme un être unique, intemporel et immortel, encore plus exceptionnel qu'il ne l'était jusque là, un "Timeless Child" que les Timelords ont exploité pour obtenir leurs régénérations. Une entité énigmatique aux innombrables visages (dont le Docteur Ruth), et à l'importance désormais capitale : sans le Docteur, pas de Timelords... et pas de série.

Une réinvention qui fait passer le Docteur de vieux monsieur rebelle, ronchon mais bienveillant, frustré par ses semblables, à un Bucky Barnes de l'espace, un super-barbouze travaillant pour les services secrets gallifreyens, et dont l'esprit était effacé par ces derniers à chaque fin de "mission".

Soit. À la limite, les retcons de ce calibre peuvent être intéressants, s'ils sont bien menés, comme Moffat l'a prouvé avec Clara. Et il m'est difficile de m'indigner de tous les problèmes de continuité que cela pose (et ils sont innombrables, dès lors que l'on y songe un peu) quand il suffira à Chibnall (ou au showrunner suivant) de dire "tout cela n'était qu'un mensonge du Maître" pour rétablir le status-quo.

Non, le vrai problème, c'est que ce final est tout simplement soporifique. C'est mal écrit, ultra-bavard, avec près d'une heure d'exposition durant laquelle le Doc est totalement passive et "sauvée" in extremis par un old white male (ce qui est assez amusant compte tenu du positionnement woke et féministe de la communication autour de la saison), les compagnons sont inutiles, les Cybermen sont un prétexte, et le Maître cabotine toujours autant.

Et comme en plus tout ce petit monde est victime d'une réalisation et d'une direction d'acteurs assez faibles, qui ne met jamais en valeur sa distribution, et ne tient jamais la bride de son interprétation... le tout finit par être laborieux, inutile, téléphoné et particulièrement agaçant.

Bilan saisonnier :

Lorsque Chibnall a été annoncé comme showrunner, j'ai grimacé, redoutant l'écriture de ce dernier : après deux saisons sous son égide (deux saisons très différentes dans leur orientation, mais finalement pas tant que ça au niveau intérêt et qualité intrinsèques), je crois qu'on peut faire un premier bilan : sous Chibnall, la série patauge. Tant dans les audiences que créativement.

Chibnall peine à donner une caractérisation homogène à son Docteur, à lui donner une personnalité lui permettant de se distinguer de ses prédécesseurs et d'être autre chose qu'un Tennant-bis au féminin. Chibnall peine à développer et à utiliser ses compagnons, qui se retrouvent à faire de la figuration dans la majorité des épisodes, éclipsés par des personnages secondaires inutiles qui servent de chair à canon. Il peine à utiliser le canon et l'histoire du show de manière intéressante et originale, se contentant de répliquer des formules établies, ou de tenter de réinventer la roue. Et lorsqu'il tente d'évoluer hors du canon, de ne pas utiliser les figures imposées du show (sa première saison, en somme), il est incapable de produire une série qui ne soit pas maladroite, donneuse de leçons, ou mollassonne.

Il y a donc un vrai problème Chibnall, un peu comme si la BBC lui avait donné carte blanche sur la seule base du succès de Broadchurch, de son travail (pourtant médiocre) sur Torchwood, et sans se souvenir de ses épisodes bancals de Who. Et honnêtement, l'absence du moindre épisode mémorable sur plus de deux saisons et la chronologie actuelle de production laissent augurer du pire pour la série : déjà que le public n'est plus au rendez-vous, doit-on se dire qu'il reviendra dans plus d'un an, pour la saison suivante ?

Voire même pour l'épisode spécial de fin d'année... qui ramène encore les Daleks sur le devant de la scène ?

En ce qui me concerne, je reste dubitatif, et il est probable qu'à nouveau, l'épisode festif restera plusieurs mois en attente dans ma liste de visionnage, avant que je ne me décide à y jeter un coup d'œil...

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - première partie (2020)

Publié le 1 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Compagnons inégalement développés, Docteur sans réelle personnalité, épisodes génériques et moralisateurs, aucune véritable direction : la saison 11 de Doctor Who, première année de Chris Chibnall aux commandes, m'avait déplu à un point tel que j'avais fini par jeter l'éponge et par délaisser l'épisode spécial du Nouvel An 2019, ne finissant par le regarder que six mois plus tard, sans grande motivation.

Mais je ne suis pas du genre à désespérer, et j'ai donc attaqué cette saison 12 avec des espérances minimes, peu motivé par cette affiche arc-en-ciel aux intentions clairement inclusives et woke, comme si c'était là le problème de la série dans cette incarnation (ou dans ses incarnations préalables, d'ailleurs)...

Doctor Who, saison 12 - première partie (2020) :

- 12x01-02 - Spyfall : Le Docteur (Jodie Whittaker) et ses compagnons Graham O'Brien (Bradley Walsh), Ryan Sinclair (Tosin Cole) et Yasmin Khan (Mandip Gill), sont recrutés par le MI6 pour enquêter sur une série de meurtres étranges liés à Daniel Barton (Lenny Henry), patron d'un grand moteur de recherche. Afin de les assister, ils recrutent les services de O (Sacha Dhawan), un agent spécialisé dans la surveillance des formes de vie extraterrestres...

Ça commence mal, tout ça. Un double épisode signé Chris Chibnall qui fait illusion durant sa première moitié de mise en place, mais qui s'écroule dès le second épisode : aussitôt, le script semble décousu, sous-développé et brouillon à de nombreux niveaux, on a l'impression d'avoir sous les yeux des embryons d'idées de trois ou quatre épisodes différents, combinés en un seul récit ; les personnages historiques sont sous-exploités, et surtout, plus gênant, il y a Sacha Dhawan.

Un Sacha Dhawan qui m'avait déjà moyennement convaincu dans Iron Fist, et qui là, cabotine encore plus que John Simm à l'époque Tennant, sans en avoir nécessairement le charisme ou la maîtrise.

Une reprise assez bof, donc, pour le moment, même si ça a le mérite de lancer une piste pour la saison.

- 12x03 - Orphan 55 : L'équipe du Docteur se rend dans un spa extraterrestre isolé du reste de la planète Orphan 55, et des créatures sanguinaires qui la peuplent... jusqu'au moment où ces créatures prennent d'assaut le spa et ses clients.

Là, je vais être encore plus clair : ce n'était pas bon. On retombe dans les problèmes récurrents de l'ère Chibnall, à savoir des personnages secondaires beaucoup trop nombreux, transparents, inutiles et souvent agaçants ; un script à la fois prévisible au possible et pas très rigoureux ; une Yaz inutile ; et une leçon de morale finale qui a la finesse d'un tractopelle sans conducteur.

Bref, cette douzième saison ne s'annonce pas sous de très bons augures.

- 12x04 - Nikola Tesla's Night of Terror : En 1903, Nikola Tesla (Goran Višnjić) se trouve embarqué dans une aventure improbable lorsqu'il devient la cible de la Reine des Skithras, dont le vaisseau endommagé survole, invisible, le laboratoire du savant...

Arf. Tesla. J'avoue que j'en ai un peu ras-le-bol de l'exploitation et de la récupération du personnage par certains scénaristes sans inspiration, et pa des franges pseudoscientifiques et conspirationnistes, qui le déifient à grand renforts de fake news à gogo, donc ça ne me donnait pas envie de regarder ce quatrième épisode...

Un épisode à nouveau gentiment brouillon et décousu... et surtout très peu passionnant. Du Docteur Who pseudo-historique sans le fun ni la rigueur de l'écriture, et avec de méchants aliens en carton, filmés avec les pieds pour cacher l'absence de budget (franchement, la Reine scorpion, c'était du niveau de Rita Repulsa).

(quant à la musique, disons qu'elle était particulièrement médiocre)

- 12x05 - Fugitive of the Judoon : Les Judoons débarquent sur Terre, à Gloucester, à la recherche d'une fugitive, Ruth (Jo Martin), pourtant d'apparence totalement humaine. Pendant ce temps, les compagnons du Docteur sont téléportés à bord du vaisseau du Capitaine Jack (John Barrowman), qui les avertit d'un danger imminent...

Han, un épisode réussi de l'ère Chibnall, je n'y croyais plus.

En même temps, quand on sait garder le secret sur certains rebondissements des plus étonnants - le retour du Capitaine Jack ! - ou que l'on décide de partir dans une direction inédite (un autre Docteur féminin !), ça donne tout de suite envie de voir la suite.

Bon, il y a toujours un petit ventre mou aux alentours de la visite du phare, et on sent bien grincer les rouages de la mise en place de l'arc global, mais c'était assez sympathique à suivre, je dois dire.

La seule véritable question, c'est : est-ce que Chibnall, qui a co-écrit cet épisode, sait où il va, et a préparé en amont des réponses à toutes les questions qu'il pose ici ? Difficile à dire.

Va-t-il nous faire une histoire d'univers parallèle, façon Crisis on Infinite Earths, pour expliquer tout ça, ou va-t-il opter pour une réécriture féministe complète de l'histoire du Docteur, comme on le murmure dans les milieux autorisés ?

Wait and see... en tout cas, l'intérêt de cette demi-saison remonte bien avec cet épisode, et c'est tant mieux.

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Un film, un jour (ou presque) #1124 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Patrick (2018)

Publié le 8 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, UK, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Patrick (2018) :

Institutrice célibataire à la vie chaotique, Sarah (Beattie Edmondson) reçoit, en héritage de sa grand-mère, Patrick, un pug qui n'en fait qu'à sa tête, et qui lui complique soudain particulièrement la vie. Jusqu'à ce que Patrick l'amène à rencontrer un séduisant vétérinaire (Ed Skrein), et un promeneur sympathique (Tom Bennett), et que la jeune femme commence à comprendre que l'animal n'est pas si catastrophique que ça...

Pas exactement une comédie romantique au sens propre du terme (la romance n'est qu'une composante secondaire du métrage, encore que... la relation Sarah/Patrick finit par ressembler à une romance compliquée !), mais une comédie anglaise assez anecdotique, avec une actrice principale pas désagréable du tout (pour peu que son abattage comique ne vous dérange pas), des caméos de Jennifer Saunders, de Peter Davison et de Bernard Cribbins, et un script qui, dans l'esprit, n'est pas si éloigné que ça d'un Beethoven ou autres métrages du même genre (avec un peu de second degré anglais et de message positif en plus).

Ce n'est pas désagréable, les moments de face à face entre Patrick et un chat (avec musique de western) sont amusants, et ça se regarde facilement, mais ça reste très cousu de fil blanc (avec quelques grosses ficelles assez pataudes, notamment au niveau du travail éducatif de l'héroïne qui entre en collision avec sa romance), ça s'éparpille un peu trop, et c'est peu mémorable.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1112 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Yesterday (2019)

Publié le 2 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Musique, Review, Romance, UK, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Yesterday (2019) :

Chanteur inconnu et sans avenir, Jack Malik (Himesh Patel) tente (en vain) de lancer sa carrière, avec l'aide de sa meilleure amie d'enfance, Ellie (Lily James). Jusqu'au jour où une mystérieuse panne électrique mondiale (et un accident de vélo) propulse Jack dans une réalité qui n'a jamais connu les Beatles, le Coca-cola et les cigarettes. Seul à se souvenir des chansons de Paul, John, George et Ringo, Jack décide alors de se déclarer l'auteur de ces morceaux incontournables... et aussitôt, c'est le succès. Mais bien vite, Jack va devoir choisir entre sa carrière et l'amour d'Ellie, restée dans leur petit village natal...

Une semi-rom-com fantastique gentillette, mais bien trop balisée pour totalement convaincre. L'argument de base est pourtant très fort : un monde qui n'a pas connu les Beatles, ça pouvait donner quelque chose de fort, notamment dans les répercussions potentielles sur la société, sur la place de l'Angleterre dans la culture internationale, sur la musique, etc.

Et puis, en fait, non : aucune répercussion particulière, à part une blagounette passagère sur la non-existence d'Oasis. C'est bien là l'un des problèmes du film : il survole son sujet, pour s'attarder sur la relation de Jack et Ellie, et en faire l'un des noyaux du film. En soi, pourquoi pas... malheureusement, le tout est particulièrement balisé de bout en bout, et se déroule comme on pouvait le deviner dès les premières minutes du film.

C'est bien dommage, car les deux acteurs ont une alchimie certaine, et Lily James est très attachante... mais on est ici dans de la rom-com anglaise standard, amusante mais pas indispensable.

D'autant que tout ça s'accompagne d'une satire faiblarde de l'industrie de la musique, satire pour laquelle Richard Curtis et Danny Boyle ont recours à des acteurs du SNL. Kate McKinnon, notamment, déboule dans le film avec son jeu caricatural habituel, et fait gentiment tache dans le rôle de l'agent de Malik, contrastant fortement avec l'humour plus subtil et anglais du reste du film ; et pour ne rien arranger, Danny Boyle décide d'user et d'abuser d'effets de réalisation et de montage - effets qui donnent du rythme, certes, mais qui à la longue ne servent plus à grand chose, et lassent un peu.

Une déception, donc, que cette rom-com cousue de fil blanc, qui se démarque cependant par la musique des Beatles, intemporelle et toujours excellente.

3.25 + 0.5 pour John, surprenant = 3.75/6

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Les bilans de Lurdo : The Rook - Au Service Surnaturel de Sa Majesté, saison 1 (2019)

Publié le 19 Janvier 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Starz, UK, USA

Que se passe-t-il lorsque la chaîne Starz décide d'adapter le roman australien The Rook - Au Service Surnaturel de Sa Majesté, un livre mêlant urban fantasy et espionnage avec un sens très prononcé de l'excentricité et un caractère (ainsi qu'un humour) très anglo-saxon... mais charge Stephenie Meyer (Twilight) de l'adaptation ?

Une Stephenie Meyer qui quitte la série durant le tournage des deux premiers épisodes, pour des raisons de "divergences artistiques" avec ses collègues, à savoir un producteur anglais issu de la série d'espionnage Spooks, et des scénaristes et producteurs de séries américaines médiocres (Flashforward, The Event, Prison Break, Touch)... ?

On se retrouve avec un mini-série de 8 épisodes totalement terne et insipide, qui passe à côté de tout ce qui faisait l'intérêt du livre et de son univers.

The Rook - Au Service Surnaturel de Sa Majesté, saison 1 (2019) :

Lorsqu'elle reprend conscience au milieu d'un pont londonien, entourée de cadavres, Myfanwy Thomas (Emma Greenwell) n'a aucun souvenir de comment elle est arrivée là. Pire, elle est totalement amnésique, et ne peut que s'enfuir... jusqu'à ce qu'elle trouve un message qu'elle s'était laissé avant de perdre la mémoire : elle appartient au Checquy, un service secret britannique dirigé par Linda Farrier (Joely Richardson), qui se charge des phénomènes paranormaux, et des individus dotés de pouvoirs surhumains. Mais quelqu'un a trahi Myfanwy, et la jeune femme, qui tente de reconstruire son identité et ses souvenirs, ne sait plus en qui avoir confiance...

Exit, en effet, l'humour et le mélange improbable des genres du roman original (qui avait, notamment un canard télépathe prédisant l'avenir ^^), entre les mutants à la Marvel, l'UNIT de Doctor Who, les Men In Black, l'urban fantasy décalée ; exit l'héroïne attachante, à la répartie très british, et qui trouvait dans cette amnésie un moyen de se réinventer, de s'épanouir et de trouver la sérénité ; exit l'univers farfelu, avec des vampires, des terroristes belges, des œufs de dragon, des pouvoirs improbables, etc ; exit le rythme du récit original, imparfait mais sympathique...

À la place, on a droit à une sorte de croisement bâtard entre Jason Bourne/La Mémoire dans la Peau, et les X-men, enrobé dans un procédural assez générique et glacial : tout le surnaturel et le paranormal se résument ici à des pouvoirs de mutants, rarement exploités à l'écran, encadrés par des agences gouvernementales manipulatrices et des syndicats du crime qui se font des guéguerres assez creuses.

Visuellement, The Rook est bien filmé, mais froid, stérile et terne (à l'image de son illustration musicale, avec électro et pop vaporeuse çà et là) ; on est en plein dans du show d'espionnage glacial et ultra-lissé, dépourvu de charme ou d'humour, avec une héroïne fragile, névrosée et complexée, qui passe son temps au bord des larmes à retracer ses pas sans vraiment avancer (l'actrice évoque un peu Clea DuVall, sans le sourire ni le capital sympathie), et à interagir avec des personnages secondaires peu mémorables ;

On a ainsi une assistante en fauteuil roulant, une patronne mystérieuse (forcément louche), un patron honnête (mais à la sous-intrigue romantique inutile), une sœur rebelle clichée au possible (avec piercings et dreadlocks), un agent américain inutile (Olivia Munn, dont le personnage cliché d'Américaine sarcastique, badass et arrogante, développée pour la série, n'est clairement là que pour faire un appel du pied au public US, au point qu'elle passe le plus clair de la saison à évoluer dans son coin, et qu'on pourrait très bien remonter tous les épisodes en coupant ses scènes, sans rien y perdre), et Gestalt.

Gestalt, un personnage justement assez intéressant sur le papier : quatre corps (trois hommes, une femme, à la chevelure blond platine), mais un seul esprit, qui agissent, pensent et parlent de concert. Dans la série, ce quatuor reste peu ou prou identique, mais est globalement totalement sous-exploité, ses capacités étant retranscrites de manière assez peu inventive à l'écran, et les quatre personnages se trouvant affublés d'une histoire d'amour jamais crédible avec Myfanwy.

Jamais crédible, mais bien pratique pour faire du Sense 8 du pauvre, et montrer un baiser lesbien entre Myfanwy et l'incarnation féminine de Gestalt (une Catherine Steadman affreusement sous-exploitée, et affublée, comme ses trois compères, d'une capillarité peu convaincante), ou encore une scène de sexe aux effets de montage simplistes (un fondu au noir = changement d'acteur dans le rôle de Gestalt).

De manière générale, la série ne garde du roman qu'une trame très vague, et les personnages principaux : tout le reste change, des mafieux russes en lieu et place des belges adeptes de la Chair cronenbergienne, au caractère de Myfanwy, fébrile et apeurée du début à la fin (une inversion bizarre, qui donne l'impression, à l'écran, qu'elle était plus libérée avant son amnésie, ce qui sabote la conclusion girl power de la série), en passant par l'identité des traîtres et du big bad.

Et, même pris indépendamment du livre, ces changements ne sont jamais vraiment intéressants : l'exposition est laborieuse, formatée, et l'ambiance tellement aseptisée qu'on peine à se captiver pour le récit, pour le parcours de cette héroïne guère attachante, ou pour l'atmosphère pseudo-paranoïaque qui règne sur le show.

Au final, on se retrouve en effet devant un produit qui aurait très bien pu passer sur la Fox ou sur NBC, un show inoffensif, générique, quelconque, et surtout, sans le moindre élément mémorable.

(La disparition du canard prédisant l'avenir est ainsi assez symptomatique de l'approche de la série : ici, il est remplacé par une autiste douée de pouvoirs prophétiques, notamment boursiers, qui apparaît brièvement dans un épisode flashback, et est aussitôt mise au placard par le personnel du Checquy. Il ne faudrait pas que la série soit trop excentrique et surnaturelle, non plus !)

Bref. Nul doute que si le projet avait été produit et écrit par des Britanniques, le résultat aurait été bien différent, et beaucoup plus original ; et l'on peut même se demander ce qu'aurait donné la série si Meyer était restée aux commandes.

En l'état, une chose est sûre : si ce n'est pas mauvais, en soi (ça reste bien produit), The Rook est simplement totalement médiocre, et particulièrement oubliable.

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Un film, un jour (ou presque) #1099 : Driven (2018)

Publié le 17 Janvier 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Thriller, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Driven (2018) :

L'histoire à peu près réelle de Jim Hoffman (Jason Sudeikis), pilote/trafiquant devenu informateur du FBI et qui, à la fin des années 70, croise le chemin du célèbre ingénieur automobile John DeLorean (Lee Pace), à la recherche de fonds pour financer sa nouvelle entreprise. Rapidement, les deux hommes s'associent, mais le passé de Hoffman le rattrape bien vite, et l'argent de la drogue met en péril les projets de DeLorean...

Un semi-biopic étrangement écrit et réalisé par des Irlandais, et qui, s'il est plutôt sympathique à regarder (la distribution est excellente - Sudeikis, Pace, Judy Greer, Corey Stoll), souffre aussi d'un ton général assez hétérogène (on passe de la comédie à la reconstitution historique, puis au drame, puis au thriller, avant de revenir à la comédie, etc), et d'un rythme plutôt inégal (coup de mou notable passée la barre de la première heure).

En fait, on sent très clairement que ce qui intéresse l'équipe derrière le film, c'est Hoffman et ses magouilles, plus que DeLorean, décrit ici comme distant, arrogant, et imbu de sa personne. Avec sa structure en flashbacks, et son narrateur non fiable, le film met clairement Hoffman au premier plan de son récit, et c'est un choix qui plaira ou pas.

En ce qui me concerne, je n'ai pas détesté, mais il manque tout de même quelque chose pour que ce métrage soit vraiment réussi. Peut-être un peu plus de rythme, de folie, de style ou, à l'inverse, de rigueur dans la narration, je ne sais pas.

3.25/6 (amusant, mais anecdotique)

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Christmas Yulefest 2019 - 34 - Last Christmas (2019)

Publié le 17 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, UK, Yulefest, Drame

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Last Christmas (2019) : 

Depuis qu'elle a subi une opération du cœur, Kate (Emilia Clarke) n'est plus la personne chaleureuse et bienveillante qu'elle était autrefois : cynique, mécontente de son emploi de lutin de Noël dans une boutique londonienne de Noël tenue par "Santa" (Michelle Yeoh), et récemment mise à la porte par sa colocataire, elle se cherche, plus ou moins brouillée avec le reste de sa famille (Emma Thompson, Lydia Leonard, Boris Ivakovic). Lorsqu'elle rencontre le mystérieux Tom (Henry Golding), cependant, elle est intriguée, et, espérant le revoir, elle commence à consacrer son temps à un refuge pour sans-abris, où Tom travaille habituellement. Mais sur place, personne ne semble connaître ce dernier, et contre toute attente, Kate retrouve là un sens à sa vie...

Ça aurait pu fonctionner.

Une comédie romantique à l'anglaise, avec une actrice assez sympathique dans le rôle principal, un prétendant asiatique à la mode, des décors londoniens et une bande originale rythmée par les hits de George Michael, le tout sous la plume malicieuse d'Emma Thompson... sauf que pour cela fonctionne, il aurait fallu de la subtilité, un flegme anglais, et une main légère.

Il ne fallait pas confier le tout à Paul Feig, Américain plus habitué à l'humour graveleux qu'à la décontraction britannique ; il ne fallait pas utiliser les chansons de George Michael de manière littérale, avec des paroles illustrant exactement ce qui se passe à l'écran ; et il ne fallait pas construire ce film autour d'un twist de dernière minute, façon Fight Club du pauvre, là aussi littéralement télégraphié par la chanson-titre du métrage, et par un récit nettement moins malin qu'il ne pense l'être.

Il faut être très clair : plutôt que la comédie romantique feel good vendue par la bande-annonce et la promo, Last Christmas est en fait un semi-mélodrame où une fille paumée et un peu dépressive sur les bords réapprend à s'aimer et à trouver un sens à sa vie. Avec, vraiment en marge, une semi-romance embryonnaire avec un mystérieux inconnu, trop absent pour qu'une quelconque alchimie ait le temps de se développer entre Clarke et Golding (qui ont plus une relation de potes que d'amants potentiels).

En tant que comédie romantique, donc, Last Christmas ne fonctionne pas vraiment, tirée vers le bas par un couple falot, par une romance anémique, et par des personnages secondaires assez peu inspirés (toute la famille yougoslave de l'héroïne, avec une Emma Thompson cabotine à l'accent forcé, prétexte à un embryon sous-développé de propos politique sur le Brexit et l'immigration).

Et donc, il y a ce rebondissement de dernière minute, traité comme une révélation stupéfiante par la réalisation (à base de montage au ralenti retraçant tout le film sous un autre point de vue) et par l'écriture, et pourtant largement télégraphié par tout le métrage.

Bref, comme je le disais, ça aurait pu fonctionner. Mais en l'état, c'est assez maladroit et pataud, avec une protagoniste qui reste un long moment assez geignarde et antipathique (elle est assez américaine, dans son écriture, un peu à la Judd Apatow), et un grand final en musique, avec grand discours de leçon de vie à la clef. Forcément.

2.5/6 (heureusement qu'il y a un peu d'humour, et une Michelle Yeoh finalement plus touchante et amusante qu'Emilia Clarke)

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Christmas Yulefest 2019 - 14 - Christmas Survival (2018)

Publié le 7 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, UK, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Christmas Survival (Surviving Christmas with the Relatives - 2018) :

Rêvant d'un nouvelle vie à la campagne, Miranda (Gemma Whelan) et Dan (Julian Ovenden) ont tout plaqué pour investir dans une ferme en constante rénovation, où ils vivent avec leurs enfants et leurs animaux. Cette année, à Noël, tous leurs proches viennent leur rendre visite, pour un grand réveillon qui s'annonce chaotique : Lyla (Joely Richardson), une actrice, son époux (Michael Landes) et leurs enfants, ainsi que tous les oncles, tantes, chiens, amis et autres ouvriers polonais travaillant à la ferme...

Comédie anglaise chorale signée du scénariste d'Attraction Fatale (!), et qui évoque franchement une sorte de Le Sapin a les Boules à l'anglaise... mais en nettement plus mélodramatique, décousu, et ultra-mou.

Il n'y a vraiment pas grand chose à dire sur ce métrage, qui jongle avec d'innombrables sous-intrigues (parfois comiques, parfois dramatiques, et trop souvent plates) et manque cruellement de rythme et d'énergie.

Le résultat, c'est que malgré une distribution sympathique, qui se donne du mal, le film ne décolle jamais, et peine à passionner, surtout lorsqu'il s'attarde longuement sur les problèmes d'addiction du fils, dans la dernière demi-heure.

Énorme bof.

2/6

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Christmas Yulefest 2019 - 04 - Sacré Noël 4 : Nativity Rocks ! (2018)

Publié le 2 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Noël, Review, UK, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Sacré Noël 4 - Nativity Rocks ! (2018) :

Séparé de son père à son arrivée en Angleterre, Doru (Brian Bartle) , un jeune réfugié syrien, arrive dans l'école primaire de St Bernadette, où il croise le chemin de Jerry Poppy (Simon Lipkin), assistant d'enseignement fraîchement recruté, et totalement excentrique. Ensemble, et avec toute la classe, Doru va participer à une opéra rock de Noël organisé par l'école, et dirigée par Emmanuel Cavendish (Craig Revel Horwood), une star du monde de la musique...

Les fidèles de ce blog le savent : j'ai beaucoup de mal avec la série des Nativity/Sacré Noël qui, d'épisode en épisode, de film en film, perd en prestige et gagne en caractère insupportable. De Martin Freeman et Ashley Jensen dans le premier opus, on est passé à David Tennant et Jessica Hynes dans le second, puis à Martin Clunes et Catherine Tate dans le troisième, avec systématiquement, au fil des films, un point focal se déplaçant de ces personnages vers celui de Mr Poppy (Marc Wootton), comic relief surexcité et enfantin.

Là, c'est pire, puisque tout le film est centré sur Mr Poppy... enfin, sur son frère caché, Jerry, une sorte de croisement en Stéphane Plaza (pour le physique) et Jack Black (pour la voix et l'énergie cocaïnée). Marc Wootton, lui, a préféré ne pas reprendre son rôle, ce qui en dit long sur le niveau du script.

Un Simon Lipkin qui, s'il assure le côté vocal de son personnage, est probablement encore plus insupportable, puéril et immature que le Mr Poppy original, au point de donner envie, à de multiples reprises, d'arrêter le film en cours de route.

D'autant qu'il n'y a personne, face à lui, pour jouer les clowns blancs : pas de Tennant, de Freeman, de Clunes, etc, c'est Jerry, Jerry, et encore Jerry, en roue libre, dans un film qui se fond dans le moule de ses prédécesseurs, avec un rythme épuisant, un montage à la serpe, une écriture approximative et bordélique, et un concert final qui dure plus de 20 minutes.

Alors certes, Jessica Hynes refait une petite apparition, et les enfants semblent s'amuser (à défaut de chanter juste), mais cette Nativity à la sauce School of Rock reste, du début à la fin, un métrage décousu, impossible à aimer si l'on a plus de 10 ans.

Et ce n'est pas ce propos bancal et sous-développé sur les réfugiés qui y change quoi que ce soit...

1/6 (je crains le pire pour le cinquième volet, déjà en chantier)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Les Chroniques de la Peur, saison 2 (2019)

Publié le 27 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Canada, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 2 (Creeped Out, season 2 - 2019) :

Seconde saison de cette anthologie fantastique/horreur anglo-canadienne diffusée sur Netflix, une anthologie à nouveau au format 10x25 min, et qui lorgne toujours autant sur les Fais-moi Peur et autres Chair de Poule d'antan, mâtinés de Black Mirror pour le rapport aux nouvelles technologies.

La première saison, chroniquée ici, n'était pas vraiment originale, pas vraiment inspirée, et souffrait d'une interprétation inégale... mais pour autant, elle restait sympathique à regarder malgré ses nombreux défauts d'écriture, principalement grâce à son atmosphère très particulière. En sera-t'il de même pour cette nouvelle cuvée ?

# One More Minute : Passionné de jeux vidéo, Jack (Tomaso Sanelli) s'aperçoit qu'à chaque partie en compagnie de Paladin, un ami en ligne, il perd toute notion du temps, et se réveille des heures, des jours, des mois, voire des années plus tard...

Une sorte de grosse métaphore pataude de l'évasion par les jeux vidéo, à grand renfort de dédoublement de personnalité (ou plutôt du petit diablotin sur son épaule, qui pousse à céder à ses mauvais penchants). Bien interprété, mais trop long pour son propre bien, et tourne un peu en rond.

# The Takedown : Seule fille d'une équipe de lutte d'une école d'Alaska, Alexa (Imogen Tear) reçoit un texto lui offrant d'exaucer le souhait de son choix, à la condition que quelque chose d'autre lui soit retiré. Elle demande alors la force physique de vaincre ses adversaires, et commence rapidement à y prendre goût...

À nouveau, un récit un peu faiblard pour tenir 25 minutes, pas aidé par une interprétation en dents de scie, et par des affrontements de lutte tout sauf crédibles. Avec sa structure en chapitres, sa réalisation à la caméra portée et tremblotante, et son final assez grotesque, à la chute assez plate, c'est là un épisode bien bancal, qui ne convainc pas franchement.

# Help : Crispin et Molly (Jakob Davies et Quincy Kirkwood) passent le week-end seuls chez eux, mais l'assistante connectée qui contrôle toute la maison se rebelle soudain, à la recherche d'un hôte humain pour s'y transférer avant qu'une mise à jour n'efface sa personnalité...

On retombe dans le Black Mirror pour enfants, avec les dangers du tout connecté... sauf que, problème, les deux enfants ciblés par la Alexa du pauvre sont assez antipathiques, l'écriture est grossière et maladroite (c'est un point commun de tous ces épisodes : les réactions sont précipitées, peu naturelles, et l'écriture souvent décousue), et dans l'ensemble, l'interprétation est faiblarde (notamment chez la fillette).

# The Many Place : les trois enfants (Hannah Saxby, Alex Warburton, Minti Gorne) d'une famille de touristes anglais arrivent dans un hôtel en Australie, où un ascenseur en panne les dépose à un étage étrange, carrefour entre les réalités et prison d'une créature sanguinaire...

Sur le papier, un concept amusant et ludique, avec beaucoup de potentiel. À l'écran, un script très mal structuré, des dialogues jamais vraiment naturels ou bien rythmés, des personnages aux réactions agaçantes, et une interprétation inégale font que l'épisode tombe à plat, n'exploitant jamais pleinement ses idées, au profit d'un rebondissement final assez moyen.

# Only Child : Fille unique impertinente et intelligente, Mia (Shechinah Mpumlwana) accepte plus ou moins bien l'arrivée de son nouveau petit-frère... jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que le bébé possède des pouvoirs étranges, et semble bien décidé à l'éliminer.

Un épisode assez classique en soi, mais assez amusant et bien interprété, en plus d'avoir des effets convaincants. Après, il reste toujours quelques raccourcis habituels à la série, quelques réactions improbables, et la toute fin manque de punch, mais c'était sympathique.

# No Filter : Marcy (Shanice Archer) et Keira (Imogen Faires) sont deux sœurs bien différentes : la première est responsable, et passionnée de programmation informatique ; tandis que la deuxième préfère passer tout son temps à se prendre en photo. Jusqu'au jour où Keira installe une app de retouche photo révolutionnaire, sans en lire les conditions d'utilisation...

Un épisode plutôt pertinent et d'actualité, d'ailleurs assez bien interprété, et avec un moment ou deux assez glauques au niveau des visuels. À nouveau, on pourra reprocher les quelques facilités narratives, et le maquillage fauché de Richard Brake, vers la fin, mais dans l'ensemble, c'était honorable.

# Splinta Claws : Deux enfants (Alex Eastwood, Taighen O'Callaghan) passent une nuit dans un grand magasin à l'approche de Noël, et sont pris en chasse par un Père Noël animatronique bien décidé à punir les enfants... sages.

Pas désagréable, ce changement d'ambiance, et ce petit côté FNAF une fois que Santa perd son masque... mais le tout traine beaucoup trop en longueur pour vraiment fonctionner. Heureusement, la chute finale, joyeusement noire, rattrape un peu le tout.

# Itchy : Gabe (Oliver Finnegan), jeune élève anxieux d'une académie militaire située sur une île anglaise, s'aperçoit soudain qu'il parvient à entendre les poux qui envahissent peu à peu les dortoirs de l'établissement, et que ces poux ont pour projet de conquérir le monde...

Alors là, malgré tous les efforts du jeune protagoniste (une sorte de mini-Alfie Allen), c'est un grand n'importe quoi grotesque et assez peu inspiré, entre ces hordes de poux au nombre infini, au déplacement immédiat, et à la reproduction instantanée, tous détectables avec une tablette et un capteur infra-rouge, ces personnages qui acceptent sans broncher les élucubrations du héros, cette contamination éclair qui rend tout le monde fou par ses démangeaisons, et cette conclusion (biologiquement non-sensique) à base de chat plein de poux. Un joli ratage.

# Tilly Bone : Cass (Lola Mae Loughran), vloggeuse se filmant constamment, organise avec ses amis une soirée chez elle poir visionner l'intégrale de leur saga préférée. Mais Junebug (Alice Franziska Woodhouse), nouvelle arrivante au lycée, leur propose un Tilly Bone, instrument magique qui donne corps aux pensées, et qui va faire tourner la soirée au cauchemar...

Un épisode au postulat intéressant, puisque jouant la carte du found footage diffusé à l'envers, révélant progressivement comment la soirée a tourné au cauchemar.

Le problème, en fait, c'est qu'encore une fois, l'écriture est très approximative, et plus l'épisode avance, plus le scénario s'embrouille, entre le Tilly Bone, la blague qui tourne mal, la critique des vloggeurs, les nombreuses références à peine dissimulées à Star Wars et George Lucas qui s'en prennent plein la tête, et les motivations peu claires de Junebug.

Résultat, ça tombe à plat sur la fin, en voulant trop compliquer les choses.

# The Unfortunate Five : cinq lycéens (Olivia Presti, Claire Qute, Yathath Bath, Danre Zee, Brielle Robillard) sont collés un week-end dans leur établissement, et sont  confiés à Faye (Morgan Kohan), une conseillère psychologique et spirituelle qui semble tout faire pour attiser les tensions et échauffer leurs esprits...

Une revisite du Breakfast Club avec des personnages très clichés, mais ça fonctionne néanmoins à peu près, notamment parce que la "succube" se donne à fond à son rôle (et que le vice-proviseur interprété par Tony Nappo est plutôt amusant).

Il y a toujours des raccourcis un peu brutaux dans le récit, toujours l'impression qu'il manque des morceaux çà ou là, et la fin assez cynique rappelle celle de Splinta Claws, mais dans l'ensemble, c'est loin d'être le pire épisode de la saison.

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Bilan :

Je ne sais pas si mon indulgence vis à vis de la saison 1 s'est, depuis, estompée, mais cette saison 2 de Creeped Out m'a paru nettement plus laborieuse et approximative. 

Avec pour problème principal, comme je l'ai fréquemment répété au cours de ces 10 épisodes, l'impression persistante que des pages entières de script ont été jetées à la poubelle avant le tournage, pour faire tenir ces épisodes dans le format 25 minutes imposé par le cahier des charges.

Résultat, c'est tout un tissu connectif qui est absent, et les personnages, leurs réactions, les rebondissements, leurs décisions semblent fréquemment illogiques et bâclées, comme le produit du premier jet d'un script assez inabouti.

Alors certes, ce n'est clairement pas le genre de chose qui posera problème au public principalement visé par la série (les enfants et jeunes adolescents), mais pour un adulte, c'est assez flagrant.

C'est d'autant plus dommage que jamais les scripts ne parviennent à égaler l'atmosphère mystérieuse et étrange qui entoure systématiquement les introductions et conclusions mettant en scène le Curieux.

À croire que l'inspiration des scénaristes (principalement les deux showrunners) s'est en grande partie tarie après la création de la série...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 36 - Zoo (2019)

Publié le 17 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, UK

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Zoo (2019) :

Ébranlé par la perte de leur bébé, le couple de Karen (Zoë Tapper) et de John (Ed Speleers) ne va pas bien. Et alors même que Karen est sur le point de demander le divorce, une épidémie zombie frappe le pays, obligeant le couple à se cloîtrer dans son appartement. Entre leurs voisins, des pilleurs, les zombies, des provisions à trouver, etc, Karen et John auront fort à faire pour survivre... et pour rebâtir leur couple.

Un film coproduit par la Suède et le Danemark, décalé et assez inégal, qui ressemble un peu à une pièce de théâtre, et qui peut se décomposer en quatre ou cinq actes/phases distinctes, aux tons radicalement différents.

Les deux premières parties - la mise en place façon crise d'un couple qui ne se parle plus, puis la venue d'une apocalypse zombie - sont assez compliquées à cerner, entre ces personnages peu sympathiques (la caractérisation de Karen, notamment, la rend rapidement énervante), ce huis-clos prenant la menace globale sur le ton de la semi-comédie, et ce couple qui, immédiatement, commence à s'entraîner et à piller les appartements voisins pour être mieux installé.

La troisième partie, qui débute à l'arrivée du second couple, est plus amusante et décalée : on assiste à un duel entre les deux couples, duel toujours motivé par une Karen hostile et manipulatrice, et qui bénéficie d'une interprétation excentrique de Jan Bijvoet en voisin paumé.

Et puis ensuite, une fois les voisins... "évacués", le film reprend une tournure plus intimiste et romantique, avant de changer à nouveau de direction pour virer à la tragédie larmoyante, à la conclusion somme toute assez prévisible.

Autant de changements de directions et de tons qui font que le film est compliqué à appréhender comme un tout, et à vraiment apprécier : le postulat de départ est intéressant, la musique grinçante met mal à l'aise (par contre, le recours à de la musique classique, çà et là, ne fonctionne pas aussi bien que prévu), mais le contraste entre les différentes phases du film (et encore, je n'ai parlé des pillards et de la menace de viol, qui sont trop clichés pour être efficaces) est trop prononcé pour que celui-ci fonctionne réellement.

Bref, ce n'est pas inintéressant, c'est relativement compétent dans sa réalisation et dans son interprétation, et le décalage nordique apporté au sujet amuse ponctuellement, mais le tout semble souvent décousu, et je n'ai pas assez adhéré au couple principal, antipathique, pour être vraiment convaincu par l'émotion entourant son sort final. Très inégal, en somme.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 28 - Knight of the Dead (2013)

Publié le 14 Octobre 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Histoire, Horreur, Oktorrorfest, Religion, Review, UK

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Knight of the Dead (2013) :

En pleine peste noire, alors qu'ils sont traqués par des barbares, un groupe de croisés et un prêtre sont contraints de traverser un territoire empli de zombies, attirés vers eux par le Saint Graal qu'ils transportent...

Vous remarquerez que ce résumé ne contient pas de noms d'acteur, contrairement à mes habitudes sur ce blog... et ce n'est pas sans raison : en effet, je suis bien en peine de me rappeler du moindre nom, du moindre personnage, et d'associer les visages des protagonistes à des fiches imdb qui n'ont quasiment aucune photo.

C'est le problème quand, sur un postulat potentiellement sympathique (des zombies médiévaux, c'est bien trop rare pour ne pas être intriguant), on produit un métrage imbuvable de par son amateurisme, sa laideur (toutes les images sont grises et désaturées), son interprétation faiblarde, au budget que l'on devine inexistant, et qui se permet, en prime, de placer une scène de sexe risible et mal filmée.

Ça aurait pu être gentiment gore, drôle, tendu, bourré d'action approximative, ou même sympathique dans son amateurisme, mais en réalité, c'est simplement insipide, et raté à tous les niveaux. Je l'avoue sans problème, j'ai fini par faire avance rapide pour arriver plus vite à la fin.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 16 - Shed of the Dead (2019)

Publié le 8 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, UK

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Shed of the Dead (2019) :

Glandeur invétéré, Trevor (Spencer Brown) est un rôliste qui passe tout son temps dans son abri de jardin, où il évite ainsi son épouse gueularde (Lauren Socha) et sa meilleure amie (Emily Booth), en s'imaginant vivre des aventures épiques et médiévales. Mais lorsque des zombies apparaissent en ville et commencent à dévorer les vivants, Trevor et son meilleur ami (Ewen MacIntosh) vont devoir survivre et protéger les leurs...

Une comédie horrifique anglaise qui lorgne très fortement (et ouvertement) sur Shaun of The Dead (on retrouve un duo de personnages masculins similaires, certaines scènes), sans en avoir malheureusement le sens de l'humour (ici, on est plutôt dans de l'humour graveleux assez lourd), le rythme, ou les personnages attachants.

C'est même le problème principal du film : tous ses protagonistes sont antipathiques, et hormis quelques caméos amusants de visages familiers du grand écran horrifique (Michael Berryman, Kane Hodder, Bill Moseley, une narration de Brian Blessed), quelques scènes oniriques de fantasy, et une Lauren Socha (Misfits) toujours impeccable, il n'y a vraiment pas grand chose à retenir de ce métrage trop décousu et bas de plafond pour fonctionner.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 04 - Slaughterhouse Rulez (2018)

Publié le 1 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, UK, Jeunesse

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Slaughterhouse Rulez :

Lorsque Don (Finn Cole) arrive dans le collège anglais privé de Slaughterhouse, il est confronté à un environnement scolaire étrangement autoritaire et glauque, où il sympathise avec Willoughby (Asa Butterfield), son compagnon de chambrée, et où il s'éprend de la belle Clemsie (Hermione Corfield). Mais rapidement, les opérations de fracking se déroulant à proximité semblent provoquer l'ouverture d'un trou béant dans le sol de la forêt, et le réveil de créatures sanguinaires y vivant...

Une comédie horrifique anglaise produite par Simon Pegg et Nick Frost, et qui, pendant près d'une heure, ressemble à du St Trinians, ou à une adaptation IRL (en plus soft) de Bully, le jeu de Rockstar, avec son collège anglais dégénéré, ses personnages trashouilles (le Drago Malefoy de service, le proviseur...), et son politiquement incorrect amusant...

C'est gentiment décousu, c'est gentiment inoffensif, c'est gentiment approximatif et brouillon, mais ce n'est pas désagréable.

Et puis au bout d'une heure, ça se décoince enfin, quand les monstres passent à l'assaut, et que les élèves se défendent... malheureusement, ça ne décolle jamais totalement, la faute à un rythme en dents de scie, et à un budget que l'on devine assez limité, notamment dans sa mise en image relativement "stratégique" de ses créatures.

Au final, c'est tout à fait regardable, voire même sympathique par moments (ça fait toujours plaisir de revoir Asa Butterfield et Hermione Corfield), mais ça reste totalement anecdotique (à l'image du caméo de Margot Robbie par webcam).

3/6, dont un demi-point pour le chien.

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