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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #musique catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1291 : Bill & Ted Face The Music (2020)

Publié le 3 Septembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Musique, Review, Romance, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Bill & Ted Face The Music (2020) :

Quinquagénaires paumés n'ayant jamais réussi à unir le monde avec leur musique, Bill (Alex Winter) et Ted (Keanu Reeves) reçoivent la visite de Kelly (Kristen Schaal), la fille de feu Rufus : ils n'ont que 75 minutes pour écrire leur tube absolu, et sauver l'univers, qui tombe en morceaux. Aussitôt, Bill et Ted partent vers le futur, pour tenter de voler leur chanson à leurs versions futures ; de leur côté, Billie (Brigette Lundy-Paine) et Thea (Samara Weaving), leurs filles, partent dans le passé, pour tenter de réunir le plus grand groupe de tous les temps, en recrutant des superstars passées de la musique...

Déçu par ce revival de la franchise Bill & Ted, un revival qui arrive presque 30 ans après l'amusant Bogus Journey, et qui malheureusement semble trop souvent fatigué pour vraiment emporter l'adhésion.

En fait, ce Face The Music ressemble étrangement au premier film, et donne parfois l'impression qu'il a été conçu comme un reboot/sequel de l'original, avec un cast féminin, comme c'était récemment à la mode (voir par exemple Charlie's Angels, Ghostbusters, la franchise Star Wars, etc) : un tiers du film est en effet consacrée aux filles de Bill et Ted qui parcourent l'espace-temps pour réunir les grandes figures historiques de la musique, un peu comme leurs pères le faisaient dans Excellent Adventure... le second tiers, lui, consiste en des sauts temporels de Bill et Ted, qui vont rendre visite à leurs doubles futurs (l'occasion pour Reeves et Winter d'enfiler des perruques et des combinaisons en latex improbables, ce qui était probablement plus amusant à tourner que ça ne l'est à l'écran).

Ces deux sous-intrigues ne se rejoignent (en Enfer) qu'au bout d'une heure de film (et c'est d'ailleurs à cette occasion que la Mort ressurgit dans l'histoire), juste à temps pour un grand final feel good, plein de bons sentiments, qui permet à la musique d'unir le monde, et aux filles de Bill et Ted de sauver l'univers... pourquoi pas.

Le problème, en fait, c'est qu'une étrange impression d'inabouti et d'inachevé se dégage du tout, comme si le script de Billie & Thea's Excellent Adventure s'était transformé, à mi-parcours en ce Bill & Ted Face the Music, et que de multiples éléments de l'histoire des deux filles étaient passés à la trappe (notamment leur caractérisation, inexistante).

À l'identique, alors que les deux premiers films débordaient d'énergie adolescente et rebelle, pour ne pas dire métalleuse, ici, on est sur une voie bien plus rangée. Plus vraiment de métal au programme, d'ailleurs, mais de la musique pop-rock plus générique et passe-partout, et un rythme plus pépère - je suppose que c'est inhérent à l'âge des deux personnages principaux, en pleine crise de la cinquantaine, et aux couples dans la tourmente... mais ça peine à donner de l'énergie au film.

Et puis il y a des éléments qui ne fonctionnent pas du tout, comme ce robot assassin et ses états d'âme : on sent qu'ils veulent en faire quelque chose de drôle, un gag récurrent, mais ça tombe à plat, jamais assez développé ou dynamique pour être amusant.

Décevant, donc, et probablement le film que je préfère le moins des trois Bill & Ted.

3/6, en étant indulgent.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1289 : Les folles aventures de Bill et Ted (1991)

Publié le 1 Septembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, Musique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les folles aventures de Bill et Ted (Bill & Ted's Bogus Journey - 1991) :

Assassinés par leurs doubles robotiques envoyés depuis le futur, Bill (Alex Winter) et Ted (Keanu Reeves) doivent convaincre la Mort (William Sadler) de leur offrir une seconde chance, avant que les robots ne tuent Elizabeth (Annette Azcuy) et Joanna (Sarah Trigger), et ne détruisent le destin des Wyld Stallyns. Mais pour cela, ils vont devoir passer en Enfer, au Paradis, rencontrer des extraterrestres et construire leurs propres doubles cybernétiques...

Autant le premier Bill et Ted était une comédie de stoner inoffensive et adolescente, qui ne laissait pas forcément de grand souvenir, autant cette suite est un délire digne du Terry Gilliam de la grande époque : doubles maléfiques, doubles robotiques, la Mort (Bill Sadler, en roue libre) qui joue à Cluedo, à Twister et à la Bataille navale, le Diable, l'Enfer, des flashbacks, un futur où tout le monde porte des tenues en mousse, Dieu et un Paradis improbable, Station l'extraterrestre bricoleur pratiquant la mitose cellulaire, un Lapin de Pâques géant... cette suite est plus décalée, plus déjantée, avec des acteurs plus à l'aise, qui s'amusent beaucoup, de l'humour plus maîtrisé et non-sensique, et un rythme mieux géré.

C'est plus ambitieux, c'est plus délirant, c'est plus métal et c'est tout simplement plus efficace. Excellent !

4.75/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1264 : Eurovision Song Contest - The Story of Fire Saga (2020)

Publié le 29 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Netflix, Review, Romance, USA, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Eurovision Song Contest - The Story of Fire Saga (2020) :

Originaires de Husavik, une petite bourgade islandaise, Sigrid (Rachel McAdams) et Lars (Will Ferrell) forment le groupe Fire Saga, et ne rêvent que d'une chose : participer à l'Eurovision. Un jour, un coup du sort les propulsent représentants de leur pays, mais les tensions et la présence d'Alexander Lemtov (Dan Stevens), flamboyant candidat russe, vont mettre le duo en difficulté...

Comédie Netflix produite par Ferrell et sa bande, Eurovision se veut une déclaration d'amour au concours européen de la chanson, devenu très à la mode aux USA depuis quelques années, principalement pour son côté kitsch international et aussi, il faut être honnête, parce que les Américains supportent mal les évènements populaires internationaux dont ils ne font pas partie.

Le problème, en fait, c'est que cet ESS : The Story of Fire Saga tente de concilier comédie romantique formatée au possible avec parodie gentillette de l'Eurovision (mais pas trop méchante, puisqu'on devine clairement que le film s'est fait avec la coopération des instances officielles de la compétition) bourrée de fanservice : un mélange qui coince un peu aux entournures, qui tombe ponctuellement à plat, et qui, plus embêtant, dure plus de deux heures (un problème récurrent des métrages de Ferrell et des films Netflix).

Le film semble ainsi constamment tiraillé entre ces deux aspects, avec d'un côté la sincérité et l'émerveillement d'une Rachel McAdams, dans une romance improbable avec Will Ferrell, et de l'autre de la comédie bancale sur un groupe médiocre qui finit à l'Eurovision par un concours de circonstances capillotracté (mais étrangement téléphoné, narrativement parlant).

Sauf que le groupe formé par Sigrid et Lars n'est pas calamiteux - c'est même là l'un des soucis du script, qui nous explique qu'ils sont mauvais au possible (et dont tout le monde se moque allègrement), mais dont les prestations sont pourtant au même niveau que tous les autres chanteurs, avec de la pop insipide et générique à tendance internationale.

Autre problème : leur âge. Ils découvrent la pop avec Abba, en 1974, à l'âge de 7-10 ans... et en 2020, 46 ans plus tard, ils y participent en tant que trentenaires/jeunes quadragénaires. Ça coince.

Et puis il y a la question de la musique. La barre n'est pas forcément très haute, à l'Eurovision, et çà et là, le film frappe juste dans ses personnages et dans leurs morceaux, comme par exemple avec Lemtov et son Lion of Love pile dans la cible.

Les chansons de Sigrid et Lars, par contre... mouais. Un peu trop insipide et quelconque, la chanson finale se cale plus sur l'aspect comédie romantique sincère et touchante que sur le spectacle déjanté et folklorique que l'on pouvait attendre de l'Eurovision et du Volcano-man d'ouverture du film.

Pour résumer, j'ai eu un peu de mal avec cette rom-com formatée, qui se marie mal avec la folie théorique de l'Eurovision : le film se perd dans des digressions inutiles, les caméos sont assez forcés (outre Demi Lovato, on a surtout le passage clip vidéo de mi-film, durant lequel les personnages les plus excentriques de l'histoire récente du concours défilent pour interpréter ensemble un morceau en chantant directement face caméra - ça fera plaisir aux fans, mais ça ne sert à rien, et ça arrive comme un cheveu sur la soupe), et les "accidents techniques" des chansons de Fire Saga sont bien trop prévisibles pour fonctionner.

Pas désagréable à suivre, mais nul doute que le même film, réalisé/écrit par des Européens (voire par des Anglais) et avec un autre acteur que Ferrell dans le rôle-titre, aurait probablement été plus dynamique, concis et proche de la réalité (ou alors nettement plus déjanté).

3/6 (principalement pour McAdams, qui apporte de la sincérité et de l'émotion au tout, et pour Dan Stevens)

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Un film, un jour (ou presque) #1221 : Les Trolls 2 - Tournée Mondiale (2020)

Publié le 4 Juin 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Trolls 2 - Tournée Mondiale (Trolls World Tour - 2020) :

Lorsque la Reine Barb (Rachel Bloom) des Trolls du Rock décide de conquérir les autres royaumes trolls pour imposer le rock comme seule musique dominante, Poppy (Anna Kendrick) et Branch (Justin Timberlake) décident d'aller prévenir les autres royaumes - le funk, le classique, la techno, et la country - avant qu'il ne soit trop tard...

J'avoue, j'ai un vrai problème avec ce film d'animation sorti directement en VOD à cause du coronavirus. J'avais déjà quelques réserves sur le premier film, mais là, malgré des digressions humoristiques absurdes que n'auraient pas renié les Teen Titans ou Bob l'Éponge, malgré une technique toujours assez aboutie, et malgré un message assez généreux, sur la tolérance, la cohabitation, la célébration des différences, et le fait qu'on soit plus forts tous ensemble, en nous nourrissant des opinions d'autrui... j'ai du mal à ne pas y voir quelque chose d'un peu cynique et de mécanique.

Probablement parce que tout le film repose sur l'affirmation des différences musicales, comme je le disais, et sur le fait que tous les styles musicaux s'appauvrissent lorsqu'ils s'isolent, tandis qu'ils s'enrichissent lorsqu'ils puisent les uns dans les autres.

Un message qui, sur le papier, est tout à fait honorable. Le seul vrai souci, c'est qu'en pratique, il est mis en application de manière assez douteuse et aseptisée. Avec, comme parfait exemple de ce problème, les grands méchants de ce film. La tribu des hard-rockers, des trolls métalleux (avec Grand-papa Ozzy)... qui entonnent joyeusement du rock FM tellement lissé en post-production qu'on dirait de la pop moderne.

Et il en va de même pour tous les styles musicaux utilisés dans le film : ils sont tellement passés à la moulinette du tous publics et de l'auto-tuning qu'ils se ressemblent tous, et qu'on finit par se dire que les enjeux du film sont bien dérisoires et hypocrites, puisque tous les trolls écoutent plus ou moins la même soupe surproduite.

Une impression encore renforcée par le déroulement mécanique du film : le passage chez les autres tribus musicales, la relation compliquée des deux protagonistes, la résolution superficielle... tout paraît un peu sous-développé, un peu mécanique, pas aidé par cette direction artistique toujours ultra-saturée et faussement enthousiaste et joyeuse.

On l'aura compris : ce Trolls World Tour ne m'a pas convaincu, loin de là. Cela dit, le film occupera les plus jeunes, et les spectateurs désireux de se poser 90 minutes devant un film jukebox qui permet d'éteindre son cerveau. C'est toujours ça de pris, je suppose.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1194 : Anvil ! The Story of Anvil (2008)

Publié le 28 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, Canada

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Anvil ! The Story of Anvil (2008) :

Un documentaire retraçant la carrière du groupe canadien Anvil, un temps considéré comme l'un des pionniers du thrash metal au même titre que Metallica et compagnie, et pour lequel les stars du milieu ont une admiration assumée (témoignages de Lemmy, de Scott Ian, de Slash, de Tom Araya, etc, à l'appui)... mais qui, après les années 80, a tout simplement disparu des médias et de la scène américaine, pour sombrer dans l'oubli.

Un groupe composé, à la base, de deux amis d'enfance, Steve ”Lips” Kudlow et Robb Reiner (à une lettre, près, le nom du réalisateur de Spinal Tap ^^) , inséparables et aussi proches que des frères, qui, depuis le fin fond de leur Canada enneigé, continuent de se produire et de partir en tournée en Europe de l'Est, vaguement managés par la petite amie d'un des musiciens de la formation.

On suit donc le groupe avant, pendant et après cette tournée DIY (une tournée catastrophique, forcément), qui débouche ensuite sur une tentative d'enregistrement d'un nouvel album produit par un vieil ami anglais. Un album financé par eux-mêmes, mais dont aucune maison de disque ne veut, malgré une demande évidente des fans, prouvée par un concert à guichets fermés dans un festival japonais.

Le portrait d'un duo attachant, que le succès a oublié, mais dont la passion, malgré les engueulades et les problèmes d'argent, n'a jamais disparu. Alors certes, par moments, on se croirait presque devant un mockumentaire à la Spinal Tap (et le documentaire en a conscience, filmant ici un ampli allant jusqu'à 11, là une visite à Stonehenge), mais la sincérité et le capital-sympathie des deux hommes sont indéniables, notamment ceux de Lips, une sorte de proto-Jimmy Pop cheveux longs, à la fois stressé, passionné et prompt à s'emporter.

Un excellent documentaire musical, en somme, à la conclusion feel good qui donne le sourire.

4.5/6

(voir aussi My Dinner with Hervé, du même réalisateur)

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Un film, un jour (ou presque) #1193 : The Greatest Showman (2019)

Publié le 27 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Musique, Review, Romance, USA

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The Greatest Showman (2019) :

L'histoire de PT Barnum (Hugh Jackman) qui, au milieu du XIXè siècle, décide de créer un cirque où présenter des numéros improbables et des personnages extraordinaires...

Je ne suis pas surpris.

Je ne suis pas surpris que cette comédie musicale, un projet porté à bout de bras par Jackman pendant des années, et co-écrit par Bill Condon, ait été si mal reçue par les critiques outre-atlantiques. Avec son script révisionniste (qui fait de Barnum un héros progressiste, rêveur, charismatique et dynamique, un jeune père de famille dévoué et aimant, qui fait oublier tous ses défauts et ses mensonges en chansons ; et de son cirque une seconde maison pour ses freaks, un endroit où ils étaient respectés et considérés à leur juste valeur), le film ne pouvait que frustrer les critiques exigeants, donnant une vague impression de métrage calculateur, dissimulant derrière son message faussement optimiste et empowering quelque chose de plus cynique (après tout, le film n'est pas si éloigné que ça du véritable Barnum : entièrement à la gloire de ce dernier, et exploitant ses freaks - à peine nommés et caractérisés - pour mettre en valeur son véritable héros).

Je ne suis pas non plus surpris que le film ait cartonné auprès du grand public, principalement sur la base de la popularité de Zendaya (il ne faut pas sous-estimer la puissance de sa fanbase), et sur celle de la bande originale du film, une accumulation de chansons radio pop surproduites, aux messages positifs martelés à longueur de morceau, ultra-formatées pour être reprises dans tous les concours de chant télévisés, de X-factor à The Voice, ou pour illustrer des publicités automobiles ou de compagnies aériennes.

En ce qui me concerne, je me trouve un peu au milieu : j'admire ce qui est clairement un projet tenant à cœur à Jackman, qui a fait tout son possible pour composer quelque chose de chatoyant à l'écran, un film spectaculaire à la direction artistique et aux moyens conséquents, lorgnant souvent sur Moulin-Rouge et compagnie.

À l'écran, tout le monde y croit, et tout le monde se donne à fond ; il y a même quelques moments qui fonctionnent très bien, généralement grâce à l'énergie des acteurs et danseurs, ou à la mise en images intéressante (je pense notamment aux pirouettes de Zendaya et d'Efron).

Malheureusement, dans l'ensemble, la mayonnaise ne prend pas vraiment. La faute à ce script effectivement problématique, superficiel, et qui reflète bien sa bande originale moderne ; une bande originale qui n'est qu'un enchaînement de platitudes insipides et de chansons à karaoké, supposées inspirer le spectateur et lui faire oublier le monde réel.

Le film ne s'en cache pas, d'ailleurs, avec un personnage de journaliste/critique uniquement là pour se voir dire en substance, par Barnum, d'éteindre son cerveau et de profiter du spectacle, parce que c'est l'opium du peuple, et que la fin (donner un peu de bonheur au spectateur) justifie les moyens (quitte à employer les techniques les plus faciles et malhonnêtes).

Mais comme pour moi, dans toute comédie musicale, l'important, ce sont les chansons, ce Greatest Showman ne tient pas la distance. C'est dommage, car avec une bande originale plus forte, ça aurait pu faire illusion. En l'état, cependant, c'est une coquille plus ou moins vide, qui m'a laissé globalement indifférent.

2.5/6  

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Un film, un jour (ou presque) #1192 : Sex and Drugs and Rock and Roll (2010)

Publié le 24 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sex & Drugs & Rock & Roll (2010) :

Poète iconoclaste et musicien décalé au carrefour des genres, Ian Dury (Andy Serkis) tente de concilier son combat permanent contre les séquelles de la polio, sa vie de couple avec Denise (Naomie Harris), ses enfants d'une première union (Bill Milner, Charlotte Beaumont) et les excentricités de la scène musicale anglaise des années 70, le tout sous les yeux de son fils, témoin de chaque instant...

Un biopic anglais reposant quasi-intégralement sur la performance central d'Andy Serkis, impeccable dans le rôle-titre, et qui révèle là (pour ceux qui ne s'en doutaient pas encore) un talent d'acteur et de caméléon incroyable.

Autour de lui, le reste de la distribution est compétent (et on retrouve de nombreux visages familiers dans les seconds rôles : Mackenzie Crook, Arthur Darvill, Luke Evans, Toby Jones, Noel Clarke, Olivia Williams, Ray Winstone), mais c'est bien la forme très particulière du métrage qui fera que l'on adhèrera ou pas au projet : un peu comme son personnage central, le film est protéiforme et inclassable, très stylisé et déstructuré, mêlant narration théâtrale et reconstitutions scénaristiques, montages accélérés, séquences imaginaires, flashbacks éparpillés, clips vidéo et séquences animées, pour composer un récit biographique dynamique, romancé, mais aussi chaotique que les prestations scéniques de Dury et de son groupe.

Personnellement, une telle approche, sur près de deux heures, m'a laissé un peu de marbre, voire a eu tendance à me fatiguer sur la durée. Nul doute, cependant, que ça parlera plus à d'autres que moi.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1186 : Le Retour de Spinal Tap (1992)

Publié le 16 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Retour de Spinal Tap (A Spinal Tap Reunion : The 25th Anniversary London Sell-Out - 1992) :

Dix ans après le documentaire qui a fait leur renommée, les Spinal Tap se réunissent à nouveau pour un concert exceptionnel au Royal Albert Hall : l'occasion pour la télévision britannique de filmer l'événement, et de revenir sur le parcours des trois musiciens vedettes depuis 1982...

À contrario du premier film que j'avais déjà vu et que je me suis fait un plaisir de revoir, place à un second film inédit de près d'une heure 50, un téléfilm pour être précis, composé à 80 % d'une captation live et à 20 % de segments mockumentaires, sur les coulisses du concert (le groupe folk de première partie qui se fait virer et finit dans le métro) et en forme de bilan "que sont-ils devenus ?".

En vrac, on apprend ainsi qu'après la séparation du groupe, en 82, David St Hubbins (Michael McKean) est parti s'installer avec son épouse en Californie, où il enseigne le football à des fillettes, et où sa chère et tendre gère deux boutiques, une boutique de vêtements irlandais, et une boutique new age ; Nigel Tufnel (Christopher Guest), lui, est reparti en Angleterre, où il parle avec son furet (^^) et a décidé qu'il était un inventeur de génie, inventeur notamment du capodastre à amplificateur Marshall (^^). Derek Smalls (Harry Shearer), enfin, a investi sans grand succès dans l'immobilier et, lui aussi de retour en Angleterre, il aide son père à faire subsister son métier de "nettoyeur de téléphone à domicile" (^^).

On retrouve aussi Marty Di Bergi (Rob Reiner), en froid avec le groupe depuis le documentaire, ainsi que des caméos de Fred Willard, de Kenny Rogers, de Bob Geldof, d'Andy Dick...

Le concert, lui, est plus classique - enchaînement de tous les hits du groupe, y compris Stonehenge (avec cette fois-ci une maquette trop grande pour rentrer dans l'Albert Hall), de morceaux de leurs autres projets (les morceaux 60s/70s, de la musique irlandaise, orientale, etc) et de moments absurdes dignes du groupe : l'arrivée des musiciens suspendus au plafond par des câbles qui ne fonctionnent pas, le duo avec Cher qui n'est pas là et est remplacée par une photo sexy d'elle avec des lèvres animées, le grand final - une sinistre chanson de Noël avec des nains en lutins, et le crâne géant démoniaque surplombant la scène orné d'un bonnet et d'une barbe... et le rappel : un plaidoyer pour l'euthanasie avec lâcher de colombes mortes.

Dans l'ensemble, un bon moment à passer, même si j'aurais préféré un show mieux équilibré, plus près d'un ratio de 60 % de musique pour 40 % de documentaire. En tout cas, pour un projet comique, les trois acteurs maîtrisent tout de même plutôt bien leurs instruments respectifs.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1185 : This is Spinal Tap (1984)

Publié le 15 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK

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This is Spinal Tap (1984) :

Fin 1982, le réalisateur Marty Di Bergi (Rob Reiner) décide de suivre avec une caméra le groupe de hard rock Spinal Tap (Michael McKean, Christopher Guest, Harry Shearer, RJ Parnell, David Kaff) alors qu'il est sur le point de sortir son nouvel album, Smell the Glove, et de partir en tournée aux USA pour tenter d'y reconquérir son public...

On ne présente plus ce rockumentaire de la bande de Christopher Guest, et son infinité de moments et de scènes cultes : les versions 60s et 70s du groupe, l'herpès labial de tout le monde, le running-gag des batteurs qui décèdent les uns après les autres, Stonehenge et ses nains dansants, le cocon qui reste bloqué, les rivalités entre le guitariste et la petite amie du chanteur, la réinvention free jazz de Spinal Tap, etc, etc, etc.

Avec en prime des caméos de multiples visages connus, de Fran Drescher à Patrick Macnee en passant par Dana Carvey, Billy Crystal, Paul Shaffer, Anjelica Huston, Fred Williard, Ed Begley JR et bien plus encore...

Un pastiche du monde de la musique et des documentaires musicaux particulièrement pertinent, un mockumentaire fondateur d'un genre, un métrage incontournable qui, aujourd'hui encore, fonctionne très bien, principalement parce qu'il était déjà très très proche de la réalité de certains groupes.

11/6

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Un film, un jour (ou presque) #1183 : The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019)

Publié le 13 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, Télévision, UK, USA, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019) :

Documentaire co-produit pour la télévision anglaise et américaine (à l'image du groupe Queen, désormais composé de ses musiciens anglais, et de son chanteur américain) consacré à la renaissance du groupe, et à ses années creuses après la mort de Freddie Mercury.

Un documentaire qui a la bonne idée de mettre en parallèle, à base de montage alterné, le parcours de Queen sans Freddie, et celui d'Adam Lambert, le tout illustré de nombreux extraits des concerts de Queen + AL, et d'intervention de musiciens et de célébrités (Foo Fighters, Def Leppard, Rami Malek, Simon Cowell...).

On y redécouvre rapidement la carrière de Queen, le concert-hommage de Wembley en 1992, puis la séparation du groupe, leurs embryons de carrières solo, la comédie musicale We Will Rock You (que Roger Taylor déteste cordialement), le concert de Capetown, en 2003, pour Nelson Mandela (qui leur a redonné le goût de tourner), le projet Queen + Paul Rodgers (pas forcément fructueux, de l'avis de tout le monde), etc, tout ça jusqu'à la découverte, lors d'un épisode d'American Idol, d'Adam Lambert, un musical theater kid ouvertement gay, à la voix tonitruante.

Un Adam Lambert qui, mal conseillé à la sortie d'American Idol (qu'il n'a pas gagné, car entouré d'un pseudo-scandale sur sa sexualité, qu'il aurait supposément caché aux médias), connaît une période de doute après avoir ultra-sexualisé son image... jusqu'à ce qu'une remise en question l'amène à accepter l'offre de Queen, avec le résultat que l'on connaît : une seconde jeunesse pour le groupe, qui visite désormais des pays autrefois inconnus à la formation, pour la plus grande joie de ses membres.

D'ailleurs, il est assez amusant d'entendre les explications de Roger Taylor au sujet du recrutement de Lambert : comment lui et May ne voulaient absolument pas d'un clone de Freddie, d'un imitateur se teignant les cheveux ou se plaquant une fausse moustache, ni d'un clone vocal parfait sans la moindre personnalité - le message est clair, et arrive en réponse aux complaintes sempiternelles des fans, qui critiquent toujours le groupe pour ne pas avoir sélectionné un ou deux chanteurs bien particuliers pour remplacer Mercury "parce qu'ils ressemblent à/chantent exactement comme Freddie et ils méritent donc plus sa place".

Mais May et Taylor sont clairs : ils ne veulent pas de quelqu'un qui transforme le groupe en tribute band cherchant à singer au plus proche le Queen de la grande époque; ils veulent s'amuser, et Lambert, aussi flamboyant que Freddie, mais doté d'une personnalité résolument moderne et dynamique, est parfait, à leurs yeux, pour emmener Queen + AL dans le 21è siècle.

Un documentaire intéressant, parfois touchant (le Who Wants to Live Forever de cette version de Queen+ me met toujours la larme à l’œil), et voir les répétitions et les harmonies vocales du groupe en coulisses, avant un morceau, est un joli moment pour le fan que je suis.

4.5 - 0.25 pour les coupures pub = 4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1174 : Until the Light Takes Us (2008)

Publié le 31 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Drame, Musique, Review, Religion, Norvège

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Until the Light Takes Us (2008) :

En complément de Lords of Chaos, plongée documentaire dans le monde du black metal norvégien, pour un documentaire tentant de raconter les origines de ce courant musical, au travers d'interviews avec certains de ses membres - Fenriz, de Darkthrone, et Varg, de Burzum/Mayhem.

Forcément, on retrouve là bon nombre de points communs avec le film Lords of Chaos, dont on découvre la "vérité" (je mets des guillemets, car paradoxalement, pour un courant musical qui déteste les poseurs, il y a beaucoup de mythomanie, de baratin et de grands airs prétentieux derrière tout ce maquillage pseudo-daaaark), mais une chose est assez frappante, dans ce métrage : son absence de point de vue.

Les deux réalisateurs semblent être des fans du genre, ils se sont installés en Norvège et ont passé plusieurs années à côtoyer les musiciens pour préparer ce film et gagner leur confiance, mais l'ensemble du documentaire est étrangement dépourvu de direction vraiment concrète, et se contente de voguer de témoignages en témoignages, sans jamais les remettre en question, sans jamais leur opposer quoi que ce soit.

C'est surtout flagrant avec Varg, interviewé en prison, et qui a toute la latitude du monde pour raconter sa version de l'Histoire, sa version du monde : la Chrétienté, c'est le mal, il faut expurger la Norvège de cette secte judéo-chrétienne, les Américains c'est le mal, il faut rester pur et entre nous dans notre pays, bref, un joli manifeste nationaliste extrémiste, présenté par le documentaire comme une idéologie comme une autre, et dont les conséquences (les meurtres, les églises incendiées, etc) sont même applaudies par certains des autres intervenants du documentaire (on retrouve des membres d'Immortal, de Mayhem, d'Emperor, de Satyricon, systématiquement filmés de manière à les rendre daaark et menaçants).

Tout ce pan du documentaire est assez problématique, car très superficiel : des réalisateurs plus aguerris auraient probablement fait intervenir des historiens, des sociologues, etc, pour approfondir le sujet, et tenter d'expliquer comment et pourquoi l'un des pays les plus riches du monde (et l'un des plus idylliques, à en croire l'enfance de Varg) a pu ainsi donner naissance à une musique aussi brutale, mettant en avant les pires instincts de l'être humain (ce qui vaut aussi pour la florissante scène death metal suédoise, d'ailleurs), ainsi qu'à une jeunesse rebelle à ce point désabusée, misanthrope et dénuée de la moindre empathie.

Mais l'est-elle vraiment ? Après tout, si Fenriz passe la moitié du documentaire à marmonner dans son coin que le black metal est devenu trop mainstream et à répéter la rhétorique black métalleuse d'il y a quinze ans, il s'avère aussi un interlocuteur assez posé et ouvert, qui s'intéresse à d'autres types de musiques, à l'art moderne, et quelqu'un d'assez agréable à suivre (à défaut d'être particulièrement animé).

Les apparences comptent paradoxalement beaucoup dans le black metal. C'est un peu à l'image de ce passage ridicule made in Harmony Korine : le black metal dans tout ce qu'il a de Grand-Guignol, de théâtral et d'arty (dans le mauvais sens du terme, le sens poseur et prétentieux), alors qu'à la base, ce devrait être une musique avant d'être une philosophie ou une idéologie.

Et ce documentaire l'oublie étrangement : la musique y est au second, voire au troisième plan, un peu comme dans Lords of Chaos, et ses influences extérieures et ses courants sont à peine mentionnés, tant le tout passe bien après les frasques des ces (ex)ados dépressifs, nihilistes, provocateurs et un peu (très) cons.

Dommage.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1172 : Lords of Chaos (2018)

Publié le 27 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Religion, Norvège, Suède, UK, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lords of Chaos (2018) :

Désœuvrés, passionné de métal extrême, et désireux de se rebeller contre le carcan de la société norvégienne de la fin des années 80, plusieurs adolescents, menés par Øystein "Euronymous" Aarseth (Rory Culkin), décident un beau jour de créer le groupe Mayhem, d'inspiration satanique. Rapidement, sous l'influence de Pelle "Dead" Ohlin (Jack Kilmer), un jeune suicidaire et morbide, puis de Kristian "Varg" Vikernes (Emory Cohen), pyromane en puissance, le groupe se radicalise, et développe une aura sulfureuse, alors que leur succès grandit, et que suicides, meurtres et églises brulées se multiplient de leur fait...

Un biopic ouvertement romancé ("basé sur des vérités, des mensonges et sur les faits avérés", nous dit le carton d'ouverture) du groupe Mayhem, réalisé par un ancien membre du groupe Bathory, devenu cinéaste (et réalisateur de clips musicaux), et qui aborde frontalement la spirale infernale dans laquelle ces adolescents se sont embarqués, épris d'un désir toujours plus grand de choquer, de se rebeller, et se montrer différents.

Un métrage semi-comique, semi-mélancolique, semi-tragique et semi-horrifique (ça fait beaucoup de semis, je sais), constamment sur le fil du rasoir entre portrait moqueur de jeunes rebelles paumés et psychologiquement déséquilibrés (qui se radicalisent seuls dans leur quête de sensations et d’extrême, et dans leur désir paradoxal de ne pas paraître "poseurs" - alors même qu'ils se déguisent, se maquillent, et font semblant de vénérer Satan), malaise d'une violence crue et brutale (le suicide de Dead est à ce titre particulièrement marquant), et biopic plus traditionnel, avec ses inventions et ses raccourcis.

Dans l'ensemble, pour un semi-novice de la scène black metal norvégienne (je connais les noms et la musique, mais je n'ai jamais cherché à en savoir plus sur qui faisait quoi), le tout s'avère assez agréable à suivre, un biopic à la mise en image dynamique (et parfois assez implacable) et qui sait jouer la carte des ruptures de ton pour mieux surprendre et choquer le spectateur.

Le film est aidé par une interprétation très solide (notamment du jeune Culkin) qui parvient à donner un peu d'épaisseur à ces personnages fréquemment pathétiques, et par des moments joliment absurdes, façon Spinal Tap, qui permettent de décompresser un peu entre deux moments plus tendus. Ce n'est cependant pas parfait (la musique n'est pas particulièrement mise en valeur, la nudité est gratuite et amenée à l'arrache, certains moments sont too much), et bizarrement, j'ai trouvé que le climax du film (l'ultime confrontation entre Varg et Euronymous) était décevant, manquant de punch et d'énergie.

C'est peut-être dû à un côté trop "mis en scène", trop "écrit", et pas assez spontané, qui enlève beaucoup de force à cette confrontation sanglante, au point que sa violence finit par paraître un peu cartoonesque (idem pour le meurtre dans le parc).

Dans l'ensemble, cela dit, un bon biopic qui change un peu du lissage de mise dans les grosses productions hollywoodiennes.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1169 : I am Thor (2015)

Publié le 24 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

I am Thor (2015) :

Documentaire musical revenant sur la carrière de Jon Mikl Thor, ex champion de bodybuilding (Mr Canada et Mr USA), devenu, par passion pour le heavy metal et pour le spectacle scénique, la star du rock Thor, un Monsieur muscle qui, à moitié nu sur scène, tord des barres de fer, frappe des monstres de son marteau, se déguise, etc, etc, etc, entre deux chansons plus ou moins inspirées.

Et ce, à la grande époque, fidèlement retracée dans ce film, notamment au travers d'une narration en voix off de Thor en personne. On y découvre ses débuts dans le bodybuilding, ses premiers spectacles improbables, son passage par la case strip-teaseur queutard (une carrière qui a tourné court à l'arrivée d'un collègue afro-américain mieux membré), ses rôles dans des comédies musicales plus ou moins importantes, et puis ses embrouilles récurrentes dans le monde de la musique.

Tout d'abord, un kidnapping suite à un conflit d'intérêt entre maison de disques et manager, conflit qui a enrayé le succès de son premier album ; ensuite, divers problèmes de gestion, de manager, ou de tournée, comme lorsqu'il était sur le point de se lancer dans la plus grosse tournée pyrotechnique de l'histoire de la musique, mais a tout plaqué parce que son manager (qui avait lancé Bruce Springsteen) était trop ésotérique et excentrique ; puis une tournée en Angleterre, où Thor et son épouse/manager s'installent, délaissant totalement le reste du groupe (un trait récurrent chez Thor, clairement plus intéressé par sa carrière et son personnage que par son ensemble) ; suivi d'un passage avorté par la case cinéma... et d'un gros passage à vide d'une dizaine d'années, avec dépression, tentative de suicide, et retour à une vie de famille plus simple et calme.

Jusqu'à son retour, en 1997, un retour qui a signé la fin de son couple, mais la renaissance laborieuse de sa carrière. Et par renaissance, j'entends une suite de prestations assez misérables, avec un Thor boursouflé et rondouillard qui continue à jouer les hommes forts, des musiciens interchangeables, un public absent, etc...

Un comeback tragicomique qui dure depuis vingt ans, et qui constitue la plus grosse partie du documentaire, un documentaire qui passe par une nouvelle dépression, par une attaque cardio-vasculaire, et culmine par une mini-tournée en Scandinavie, où Thor et ses musiciens de l'époque sont accueillis comme des dieux.

De quoi finir sur une note à peu près positive, malgré un océan de moments pathétiques qui font un peu de peine à voir. Cela dit, loin de moi l'idée de lui jeter la première pierre : en filigrane, on devine que le caractère et la vision artistique de Thor l'ont amené là où il est aujourd'hui, mais il semble en avoir conscience, et avoir du recul sur sa carrière. Sans oublier le fait qu'aucun des intervenants n'a quoi que ce soit de critique à dire à son sujet.

I am Thor s'avère donc un portrait assez doux-amer d'un musicien musculeux, kitschouille et un peu malchanceux, incapable de gérer ses finances ou son groupe, qui a eu une carrière digne de Spinal Tap (ou d'un Manowar raté), mais a su toujours rester humain, malgré son personnage de demi-dieu nordique capable de casser des parpaings sur son torse.

Un métrage divertissant et amusant, dans la droite lignée de Anvil : The Story of Anvil, mais dont on se demande constamment quel est le degré de réalité et celui de fiction (certaines anecdotes sont un peu grosses), d'autant que le documentaire est un peu déséquilibré : en se concentrant à ce point sur la comeback story de Thor, et en compressant la période de son succès au premier tiers du film, le métrage limite celle-ci à son côté théâtral et grand-guignol. La musique, elle, passe un peu à la trappe, et cela n'aide donc pas le spectateur intrigué à comprendre l'adoration que semblent éprouver le documentaire et tous ses intervenants envers la musique de Thor...

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1160 : Fisherman's Friends (2019)

Publié le 11 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, UK

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Fisherman's Friends (2019) :

De passage dans un petit village de Cornouailles pour un enterrement de vie de garçon, Danny (Danny Mays), découvreur de talents dans l'industrie musicale, est abandonné là par ses amis, qui le mettent au défi de signer un groupe de marins local (James Purefoy, etc). Contre toute attente, Danny prend cette blague au sérieux, et commence à s'attacher à ces chanteurs improbables... d'autant qu'il n'est pas insensible à la séduisante Alwyn (Tuppence Middleton), mère célibataire qui gère là un bed & breakfast.

Une comédie typiquement anglaise inspirée d'une histoire vraie, et malheureusement vraiment cousue de fil blanc de bout en bout, au point d'en devenir un peu agaçante : les collègues de Danny (dont Noel Clarke) sont gentiment caricaturaux, l'humour est assez classique, le héros est peu attachant, les rebondissements sont télégraphiés au possible, et la romance n'est jamais totalement crédible, tant Tuppence Middleton et Danny Mays n'ont pas grande alchimie (en intervertissant les interprètes de Danny et du tenancier du pub, ça aurait peut-être mieux fonctionné), et tant le récit se contente d'aligner les clichés du genre.

Après, ça reste un feel good movie à l'anglaise, avec un petit village pittoresque, des interprètes plutôt agréables, et des sea shanties sympathiques à l'écoute (pour peu qu'on soit client de ce genre musical).... mais sur près de deux heures, ça se traîne fréquemment (les sous-intrigues ne sont pas passionnantes), et ça reste donc très moyen.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1153 : Cats (2019)

Publié le 2 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Musique, Review, USA

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Cats (2019) :

Lorsque Victoria (Francesca Hayward), une jeune chatte, est abandonnée dans la rue par ses maîtres humains, elle trouve refuge au sein de la communauté des Jellicle Cats, des chats dirigés par Old Deuteronomy (Judy Dench) et qui, en cette nuit magique, vont décider de quel membre de leur troupe va pouvoir accéder au paradis de la Jellicosphère, et obtenir le droit à une vie meilleure. Mais le machiavélique Macavity (Idris Elba) est prêt à tout pour obtenir cet récompense...

Il faut être franc : déjà, à la base, Cats est loin d'être la comédie musicale la plus facile à adapter du répertoire d'Andrew Lloyd Webber. Basé sur de la poésie semi-abstraite de TS Elliott, le show n'a pas de véritable trame narrative, mais un enchaînement de chansons/présentations des divers félins présents : il possède des chansons très inégales dominées par le morceau Memories, et sa renommée s'est principalement faite sur ses costumes et ses chorégraphies scéniques... franchement, sur le papier, adapter Cats au cinéma, c'était déjà particulièrement casse-gueule.

Donc forcément, quand Tom Hooper, un réalisateur déjà responsable des Misérables, et possédant une vision très particulière de la réalisation des comédies musicales, s'attelle au projet, et décide de repenser à la fois les chorégraphies (pour les confier au chorégraphe de Hamilton, plus orienté hip-hop) et les costumes (ici intégralement numériques), forcément... ça se casse la gueule.

Pourtant, ce n'est pas un désastre intégral : tout le monde, à l'écran, semble y croire, notamment Francesca Hayward, au visage de jeune féline ingénue assez charmant ; ponctuellement, l'alchimie opère, et les décors, les mouvements et la musique parviennent à retranscrire la vision de Webber et de Hooper ; et çà et là, on se dit que ça aurait pu fonctionner, si par exemple Hooper avait opté pour un film intégralement en motion capture, et pas pour un métrage bâtard mi-numérique, mi réel.

Car c'est bien là le problème principal du film : son aspect visuel brouillon, son monde tout-numérique approximatif, où les proportions des objets n'ont aucun sens, où les visages humains des chats semblent constamment mal proportionnés et mal incrustés sur des corps félins lisses et asexués, où la physique n'a pas sa place, et où les danseurs semblent souvent à peine être présents dans les décors (puisque filmés sur fond vert).

Un monde filmé sans inspiration par Hooper, qui monte ses chorégraphies de manière trop découpée, sans jamais les mettre en valeur ; un Hooper qui tente de répliquer le numéro larmoyant d'Anne Hathaway dans les Misérables avec le Memory de Jennifer Hudson, et qui semble s'amuser (beaucoup plus que le spectateur, je dois dire) à filmer le slapstick des personnages de Rebel Wilson et de James Corden (honnêtement, le film ne me dérangeait pas... jusqu'à ce que Rebel Wilson débarque et fasse son numéro habituel - c'est là que ça a commencé à coincer).

Pour son film, Hooper a donc choisi de faire passer Victoria (une danseuse secondaire du show scénique) au premier plan, pour en faire le référent du spectateur et expliquer l'univers du film ; il a changé un peu le personnage de Macavity, grand méchant kidnappant les autres candidats à l'ascension, et dont Bombalurina (Taylor Swift) devient une "adepte" ; pas de transformations véritablement bouleversantes au programme, donc, et une tentative de structurer un peu la comédie musicale... mais ça ne fonctionne pas vraiment : il aurait fallu que le scénariste (aussi derrière Rocketman et Cheval de Guerre) structure encore plus le tout, et développe un véritable récit de cinéma.

Ces efforts disparaissent en effet derrière la succession épuisante des chansons très inégales, derrière les effets spéciaux vraiment bancals (les souris et les cafards sont immondes et donnent l'impression de n'avoir jamais été finalisés), derrière la sensualité bizarre de ces chats qui devraient plaire à bon nombre de furries, et derrière certains de ces choix créatifs qui laissent perplexe, comme ce grand final laid au possible, au petit matin, avec une Judy Dench qui s'adresse face caméra au spectateur.

Il serait trop simple de dire que cette adaptation est un plantage total : en réalité, c'est bien plus mitigé, et par certains aspects, c'est même plutôt intéressant (le numéro de McKellen, par exemple). Mais il reste un véritable problème de direction artistique et de mise en images, à la fois inhérent aux choix effectués par Hooper, et à la qualité des effets spéciaux.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1144 : Dolemite is my Name (2019)

Publié le 18 Février 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Netflix

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Dolemite is my Name (2019) :

Chanteur, danseur et comique raté, Rudy Ray Moore (Eddie Murphy) connaît un succès instantané sur les scènes afro-américaines des années 70 lorsqu'il invente le personnage de Dolemite, un proxénète vantard aux rimes hilarantes et graveleuses, inspirées des histoires racontées par divers SDF de sa connaissance. Entouré par ses amis et collaborateurs (Keegan-Michael Key, Tituss Burgess, Craig Robinson, Mike Epps, Wesley Snipes, Da’Vine Joy Randolph), Moore décide alors de capitaliser sur son succès, en se lançant dans le cinéma, et en surfant sur la vague de la blaxploitation...

Biopic écrit par les scénaristes du Ed Wood de Tim Burton, de The People vs Larry Flint et de Man on the Moon, et dirigé par le réalisateur de Black Snake Moan et Hustle & Flow, ce Dolemite is my name retrace la vie et la carrière de quelqu'un qui m'était totalement inconnu, mais qui, avec ce métrage, devient instantanément sympathique et amusant.

Pas tant pour ses rimes et son humour (qui m'ont laissé de marbre, malgré l'influence historique de Dolemite sur le monde du hip-hop) que pour son histoire, une histoire somme toute assez classique de l'underdog qui parvient à trouver le succès contre toute attente, et en dépit des obstacles du système, mais une histoire bien menée, bourrée de caméos amusants (Chris Rock, Snoop Dogg, Bob Odenkirk, et puis bien sûr Wesley Snipes qui se lâche totalement dans son rôle), et délicieusement funky de bout en bout.

Ça ne révolutionne absolument pas le genre, c'est un peu trop superficiel et léger pour vraiment être marquant, mais les deux heures du film passent comme une lettre à la poste, et pour qui apprécie l'époque, le genre, la musique, les tenues 70s, etc, Dolemite is my Name s'avère un très bon moment à passer, en compagnie d'un Eddie Murphy qui a joliment repris du poil de la bête.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1112 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Yesterday (2019)

Publié le 2 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Musique, Review, Romance, UK, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Yesterday (2019) :

Chanteur inconnu et sans avenir, Jack Malik (Himesh Patel) tente (en vain) de lancer sa carrière, avec l'aide de sa meilleure amie d'enfance, Ellie (Lily James). Jusqu'au jour où une mystérieuse panne électrique mondiale (et un accident de vélo) propulse Jack dans une réalité qui n'a jamais connu les Beatles, le Coca-cola et les cigarettes. Seul à se souvenir des chansons de Paul, John, George et Ringo, Jack décide alors de se déclarer l'auteur de ces morceaux incontournables... et aussitôt, c'est le succès. Mais bien vite, Jack va devoir choisir entre sa carrière et l'amour d'Ellie, restée dans leur petit village natal...

Une semi-rom-com fantastique gentillette, mais bien trop balisée pour totalement convaincre. L'argument de base est pourtant très fort : un monde qui n'a pas connu les Beatles, ça pouvait donner quelque chose de fort, notamment dans les répercussions potentielles sur la société, sur la place de l'Angleterre dans la culture internationale, sur la musique, etc.

Et puis, en fait, non : aucune répercussion particulière, à part une blagounette passagère sur la non-existence d'Oasis. C'est bien là l'un des problèmes du film : il survole son sujet, pour s'attarder sur la relation de Jack et Ellie, et en faire l'un des noyaux du film. En soi, pourquoi pas... malheureusement, le tout est particulièrement balisé de bout en bout, et se déroule comme on pouvait le deviner dès les premières minutes du film.

C'est bien dommage, car les deux acteurs ont une alchimie certaine, et Lily James est très attachante... mais on est ici dans de la rom-com anglaise standard, amusante mais pas indispensable.

D'autant que tout ça s'accompagne d'une satire faiblarde de l'industrie de la musique, satire pour laquelle Richard Curtis et Danny Boyle ont recours à des acteurs du SNL. Kate McKinnon, notamment, déboule dans le film avec son jeu caricatural habituel, et fait gentiment tache dans le rôle de l'agent de Malik, contrastant fortement avec l'humour plus subtil et anglais du reste du film ; et pour ne rien arranger, Danny Boyle décide d'user et d'abuser d'effets de réalisation et de montage - effets qui donnent du rythme, certes, mais qui à la longue ne servent plus à grand chose, et lassent un peu.

Une déception, donc, que cette rom-com cousue de fil blanc, qui se démarque cependant par la musique des Beatles, intemporelle et toujours excellente.

3.25 + 0.5 pour John, surprenant = 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1109 : Le Roi Lion (2019)

Publié le 31 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Musique, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Roi Lion (The Lion King - 2019) :

L'histoire de Simba (Donald Glover), héritier du royaume des lions, et qui, après avoir été chassé par son oncle, le machiavélique Scar (Chiwetel Ejiofor), à la mort de son père Mufasa (James Earl Jones), vient reprendre le trône qui lui revient de droit...

Remake tout-numérique du dessin-animé de 1997, chapeauté par John Favreau, ce Roi Lion a fait son buzz en réunissant une distribution vocale principalement afro-américaine, avec en tête d'affiche Donald Glover et Beyoncé.

De quoi assurer un box-office quasi-record... et ce malgré des critiques très mitigées. Il faut dire que l'intérêt du film est discutable, en soi : le Roi Lion reste l'un des classiques incontournables de Disney, et le refaire à l'identique (mais en CGI photoréalistes) n'est pas un choix très pertinent.

Un défi technique ? Absolument. Et d'ailleurs, ce défi technique est en très grande partie réussi, avec des animaux souvent plus vrais que nature, et un rendu visuel globalement impressionnant (mais parfois imparfait, notamment sur certains plans de Simba enfant et adolescent).

Une réussite créative ? Pas vraiment. Et c'est là que le bât blesse : créativement parlant, ce remake est inerte. Les ajouts apportés au récit tombent à plat, n'ont pas grand intérêt, et sabotent même un peu le rythme du métrage, ainsi que sa poésie. Le doublage est moyennement convaincant, pas aidé par un mixage sonore souvent frustrant ; et ce même mixage sonore plus "moderne", plus "dynamique", a tendance à affaiblir la bande originale pourtant remarquable.

C'est bien simple, pendant tout le film, j'ai tenté de mettre le doigt sur ce qui me dérangeait musicalement. La production trop propre, trop travaillée, trop "studio" ? Le mixage sonore surproduit ? L'interprétation surchantée ? Les nappes de samples synthétiques de Hans Zimmer, plus présentes qu'avant, et ses réorchestrations nettement plus pataudes ? L'utilisation de certaines chansons qui n'ont plus grand sens dans ce remake (Can You Feel The Love Tonight ? chantée en pleine journée... !?) ?

Toujours est-il que je n'ai pas du tout accroché au versant musical de ce remake... ce qui est problématique, compte tenu de la nature du film.

Contrairement à bon nombre de critiques, l'inexpressivité inhérente aux animaux sauvages photoréalistes ne m'a pas du tout dérangé : Timon et Pumbaa sont amusants, peut-être même plus attachants que dans l'original, et cela tient en grande partie à leurs doubleurs (Billy Eichner et Seth Rogen) qui ont su leur insuffler de la vie. On ne peut pas en dire autant de bon nombre des personnages de ce remake, mais le problème n'est pas tant le photo-réalisme animalier que le reste du métrage : le doublage en demi-teinte, la musique hors-sujet (la nouvelle chanson de Beyoncé fait affreusement tâche lorsqu'elle arrive), le rythme bancal, et des choix créatifs tout simplement peu convaincants.

3/6 pour Timon, Pumbaa et pour le travail des animateurs et des techniciens, mais je ne suis pas sûr que dans l'ensemble, le film mérite vraiment la moyenne.

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Christmas Yulefest 2019 - 38 - Buttons - A Christmas Tale (2018)

Publié le 19 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Musique, Religion, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Buttons : A Christmas Tale (2018) :

Au début du 20è siècle, une fillette abandonnée (Noelle Parker) est recueillie dans un hôpital par une nonne (Roma Downey), en dépit des remontrances du directeur (John de Lancie). Là, elle reçoit la visite de Rose (Angela Lansbury), son ange gardien, qui lui raconte l'histoire d'une autre petite orpheline, Annabelle (Alivia Clark), fille de marin contrainte par sa tante malveillante (Katie McGrath) de travailler dans l'usine de cette dernière, et d'y coudre des boutons, le tout sous l'oeil bienveillant de son ange gardien (Dick Van Dyke)...

Un long-métrage indépendant se voulant une sorte d'hommage aux comédies musicales d'autrefois et autres films musicaux Disney, et qui a eu droit à une sortie d'une seule journée en salles, en 2018, sur la simple base de sa distribution assez intrigante : Van Dyke, Lansbury, McGrath, de Lancie, Downey, mais aussi Jane Seymour, Ioan Gruffudd, Robert Picardo, Abigail Spencer, Charles Shaughnessy, et Robert Redford à la narration.

Malheureusement, le film est très mauvais.

Écrit, composé et réalisé par Tim Janis, un compositeur américain, le métrage est clairement bourré de bonnes intentions, mais se rate à la moindre occasion : le récit est brouillon et décousu, inutilement sombre et mélodramatique ; les chansons sont particulièrement laborieuses et plates ; l'interprétation est très inégale (et encore plus dans les passages chantés) ; la réalisation est générique au possible ; et ça n'a quasiment rien de Noël (le "A Christmas Tale" a été rajouté pour sa sortie vidéo)... bref, si ce n'est pour la distribution, qui fait tout son possible pour donner vie au récit, et pour les effets spéciaux, simples mais honorables, il n'y aurait rien à sauver de cette tentative, qui ressemble pas mal à une lubie de Janis, qui aurait voulu se faire plaisir et aurait recruté ses amis et contacts dans ce projet.

(cela dit, je dois dire que la pluie de critiques extatiques et de 10/10 - tous clairement objectifs et pas du tout affiliés à la production - que l'on peut trouver sur Imdb ou Amazon.com m'amuse beaucoup)

1.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 24 - J'ai rencontré le Père Noël (1984)

Publié le 12 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest, France

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

J'ai rencontré le Père Noël (1984) :

Pour Noël, le seul souhait de Simon (Emeric Chapuis) est de retrouver ses parents, prisonniers politiques en Afrique. À l'occasion d'une excursion scolaire à l'aéroport avec son institutrice (Karen Chéryl), Simon et son amie Élodie (Alexia Haudot) se faufilent à bord d'un avion à destination de Rovaniemi, en Finlande. Là, ils rencontrent le Père Noël (Armand Meffre) et la bonne fée Marie-Ange (Karen Chéryl), et vivent de nombreuses aventures improbables au pays du Père Noël...

Séquence nostalgie avec ce métrage français de 1984, découvert en VHS au début des années 90, et intrinsèquement lié à la série des Rikikis au Pays du Père Noël (critique demain matin) : un film signé Christian Gion (réalisateur de comédies nanardes avec Bruel ou Maccione), sur une musique de Francis Lai, et mettant en vedette Karen Cheryl, dans le double rôle d'une bonne fée et d'une institutrice.

Et honnêtement, c'est assez mauvais sur de nombreux plans. Si les mélodies sont agréables, elles sont répétées jusqu'à l’écœurement, illustrant de multiples séquences touristiques montrant la Finlande enneigée, quand elles ne sont pas tout simplement déclinées sous forme de chansons improbables par Karen Chéryl ; l'interprétation est au mieux médiocre, et très souvent retravaillée en studio ; le rythme est des plus bancals ; la réalisation inexistante ; l'écriture est (au mieux) simpliste, les personnages irresponsables ; et lorsque le Père Noël et Marie-Ange partent pour l'Afrique, le tout vire au grand n'importe quoi, avec des effets spéciaux se limitant à des astuces de montages approximatives, des chefs de guerre caricaturaux, du cabotinage et des péripéties risibles.

Rapidement, on ressent une certaine improvisation dans tout ce métrage, comme si réalisateur comme acteurs avaient commencé à tourner sans vraiment savoir quoi faire ou quoi dire. On se retrouve ainsi avec un film destiné aux tout-petits, assez brinquebalant, souvent non-sensique et approximatif, et avec des moments totalement WTF, comme cette chanson de la bonne fée dans l'usine, en mode "travaillez, bande de larves elfiques, la productivité est en baisse !".

Impossible à noter objectivement, tant c'est fauché, piteux et bancal, mais étrangement sincère et divertissant. Et puis Rovaniemi, c'est toujours agréable à voir.

?/6

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Christmas Yulefest 2019 - 08 - Comme Cendrillon 5 : Un Conte de Noël (2019)

Publié le 4 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

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Comme Cendrillon 5 - Un Conte de Noël (A Cinderella Story : Christmas Wish - 2019) :

Apprentie-chanteuse orpheline, Kat Emerson (Laura Marano) vit désormais avec sa belle-mère Deirdra (Johannah Newmarch) et ses deux demi-sœurs, la vaniteuse Joy (Lillian Doucet-Roche) et l'idiote Grace (Chanelle Peloso), qui la traitent comme une esclave et dilapident son héritage. Jusqu'à ce qu'elle rencontre, dans le Santaland où elle travaille, le séduisant Dominic (Gregg Sulkin), Père Noël remplaçant au charme duquel elle n'est pas indifférent... et qui s'avère être le fils du propriétaire du parc, un riche milliardaire.

Mouais.

Techniquement, j'ai de la sympathie pour cette distribution, de Marano à Peloso, en passant par la sympathique Isabella Gomez en meilleure copine décomplexée ; la direction artistique du tout n'est pas désagréable, avec des costumes amusants pour le parc, etc ; et Marano/Sulkin fonctionnent bien ensemble.

Mais ce qui aurait pu donner un téléfilm regardable mais générique (du 3.25/6, en somme) s'écroule totalement dès lors qu'il tente d'être une comédie musicale. Déjà parce qu'il n'y a que trois ou quatre chansons dans tout le film, mais aussi et surtout parce que toutes ces chansons (sauf une) sont de la soupe immonde et affreusement autotunée, qui ne donne qu'une envie : arrêter immédiatement le métrage.

Tout le côté musical est donc un flop intégral, et pour ne rien arranger, on se retrouve aussi avec un trio de "méchantes" en cabotinage total (surtout Newmarch, qui semble tenter d'imiter Carolyn Hennesy), que l'écriture inégale rend assez fatigantes sur la durée.

Bref, le tout est tiré vers le bas par ces défauts, et c'est assez dommage de gâcher ainsi ces acteurs et leur talent.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 05 - Sur un Air de Noël (2019)

Publié le 2 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Musique, Télévision, Yulefest

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Sur un Air de Noël (The Road Home For Christmas - 2019) :

Lindsay (Marla Sokoloff) et Wes (Rob Mayes) sont deux musiciens de La Nouvelle-Orléans qui s'affrontent tous les soirs au piano dans un club de jazz. Malgré leurs différences (il est nonchalant et chaleureux, elle est organisée et stricte), le duo doit apprendre à se supporter alors qu'il entreprend un road trip à travers le pays jusqu'à leur région natale...

Un téléfilm Lifetime assez agréable à suivre, malgré quelques problèmes qui deviennent évidents sur la durée.

Dans l'absolu, le capital-sympathie du couple principal permet au film de bien fonctionner pendant 45-50 minutes : l'atmosphère de la Nouvelle-Orléans est agréable, l'illustration musicale est ludique et sautillante, les deux acteurs chantent bien et sont crédibles, bref, ça se regarde tranquillement pendant la première moitié du métrage.

Et puis progressivement, on s'aperçoit que l'équilibre entre les péripéties improbables du road-trip (des nonnes déguisées, une convention de Pères Noël, un spectacle de fin d'année, une tempête de neige, etc), la promotion croisée pour la tournée de Marie Osmond, et surtout les moments estampillés émotion et tête à tête sincère entre les deux protagonistes, est un peu bancal et maladroit.

Résultat : plus le film avance, et plus le rythme est en dents de scie, ce qui provoque, à la longue, un essoufflement du récit, et une perte d'intérêt progressive. Ce n'est pas rédhibitoire, et la distribution conserve suffisamment de charisme pour que l'on ne décroche pas totalement, mais dans l'ensemble, le téléfilm ne parvient pas à conserver l'énergie de sa première demi-heure, et se conclut même par une note un peu kitschouille, avec tout ce petit monde réuni autour d'un petit-déjeuner dans des pyjamas assortis.

Mouais.

3.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 04 - Sacré Noël 4 : Nativity Rocks ! (2018)

Publié le 2 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Noël, Review, UK, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Sacré Noël 4 - Nativity Rocks ! (2018) :

Séparé de son père à son arrivée en Angleterre, Doru (Brian Bartle) , un jeune réfugié syrien, arrive dans l'école primaire de St Bernadette, où il croise le chemin de Jerry Poppy (Simon Lipkin), assistant d'enseignement fraîchement recruté, et totalement excentrique. Ensemble, et avec toute la classe, Doru va participer à une opéra rock de Noël organisé par l'école, et dirigée par Emmanuel Cavendish (Craig Revel Horwood), une star du monde de la musique...

Les fidèles de ce blog le savent : j'ai beaucoup de mal avec la série des Nativity/Sacré Noël qui, d'épisode en épisode, de film en film, perd en prestige et gagne en caractère insupportable. De Martin Freeman et Ashley Jensen dans le premier opus, on est passé à David Tennant et Jessica Hynes dans le second, puis à Martin Clunes et Catherine Tate dans le troisième, avec systématiquement, au fil des films, un point focal se déplaçant de ces personnages vers celui de Mr Poppy (Marc Wootton), comic relief surexcité et enfantin.

Là, c'est pire, puisque tout le film est centré sur Mr Poppy... enfin, sur son frère caché, Jerry, une sorte de croisement en Stéphane Plaza (pour le physique) et Jack Black (pour la voix et l'énergie cocaïnée). Marc Wootton, lui, a préféré ne pas reprendre son rôle, ce qui en dit long sur le niveau du script.

Un Simon Lipkin qui, s'il assure le côté vocal de son personnage, est probablement encore plus insupportable, puéril et immature que le Mr Poppy original, au point de donner envie, à de multiples reprises, d'arrêter le film en cours de route.

D'autant qu'il n'y a personne, face à lui, pour jouer les clowns blancs : pas de Tennant, de Freeman, de Clunes, etc, c'est Jerry, Jerry, et encore Jerry, en roue libre, dans un film qui se fond dans le moule de ses prédécesseurs, avec un rythme épuisant, un montage à la serpe, une écriture approximative et bordélique, et un concert final qui dure plus de 20 minutes.

Alors certes, Jessica Hynes refait une petite apparition, et les enfants semblent s'amuser (à défaut de chanter juste), mais cette Nativity à la sauce School of Rock reste, du début à la fin, un métrage décousu, impossible à aimer si l'on a plus de 10 ans.

Et ce n'est pas ce propos bancal et sous-développé sur les réfugiés qui y change quoi que ce soit...

1/6 (je crains le pire pour le cinquième volet, déjà en chantier)

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 31 - Dead Ant (2019)

Publié le 15 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Musique, Science-Fiction, Review

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Dead Ant (2019) :

Groupe de hair-metal has-been, Sonic Grave - Pager (Rhys Coiro), Merrick (Jake Busey), Art (Sean Astin), Stevie (Leisha Hailey) - font route, avec leur manager Danny (Tom Arnold), et la compagne de Merrick (Cameron Richardson) pour se produire dans un festival au milieu du désert californien. En chemin, cependant, ils n'écoutent pas l'avertissement d'un vieil indien dealer de peyote (Michael Horse) et de son compère nain, Firecracker (Danny Woodburn), et ils profanent la vie sauvage du territoire sacré voisin : ils deviennent alors la proie de fourmis géantes bien décidées à mettre un terme à la vie du groupe...

Une comédie indépendante tournée en 2017 et qui aurait pu être diffusée sur SyFy (encore que, les effets spéciaux sont encore plus médiocres que la niveau actuel des productions SyFy) tant elle est générique et inoffensive, hormis son ouverture totalement gratuite  et absurde sur Cortney Palm poursuivie par une fourmi, et qui se déshabille totalement pour lui échapper.

Le reste ne vole jamais bien haut, à commencer par l'humour du métrage, assez faiblard et quelconque : les trente-quarante premières minutes sont ainsi particulièrement plates, pas aidées par des interprètes en roue libre, et des postiches capillaires ultra-fauchés. Heureusement, quand les premières fourmis attaquent vraiment, le métrage décolle un peu, même s'il faut attendre la dernière demi-heure pour que ça devienne vraiment amusant (notamment avec sa conclusion façon Mars Attacks).

Dans l'ensemble, Dead Ant reste cependant mollasson, pas aussi drôle et excentrique qu'il semble penser l'être, et trop fauché pour vraiment convaincre. Mais la distribution sympathique, qui semble s'amuser (Tom Arnold, en particulier, semble à fond dedans), et le second degré du tout font que ça se regarde tranquillement.

2.5 + 0.25 pour le duo Indien/Nain et pour Tom Arnold qui applaudit avec ses moignons pissant le sang = 2.75/6

(on est loin du délire d'un Arac Attack !)

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 03 - Anna and the Apocalypse (2018)

Publié le 1 Octobre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Musique, Noël, Oktorrorfest, Review, UK, Yulefest

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Anna and the Apocalypse (2018) :

À l'approche de Noël, alors que son lycée organise le spectacle de fin d'année, Anna (Ella Hunt) et ses amis (Malcolm Cumming, Sarah Swire, Christopher Leveaux, Ben Wiggins, Marli Siu) sont confrontés à leur vice-principal tyrannique, Mr Savage (Paul Kaye), alors même qu'une épidémie transforme progressivement tout le monde en zombies...

Un film un peu à cheval entre l'Oktorrorfest et la Yulefest, mais qui finit par s'avérer nettement plus horrifique que festif, une fois ses 25 premières minutes dépassées.

Car, ayant abordé ce métrage sur la seule base de ses bonnes critiques, je ne savais pas trop à quoi m'attendre... et en fait, pendant ces 25 premières minutes, le choc est rude, puisqu'on se retrouve devant une comédie musicale lycéenne écossaise très premier degré, façon High School Musical.

Alors certes, musicalement, vocalement et au niveau des chorégraphies, toutes proportions gardées, ça n'a pas à rougir de la comparaison... mais tout de même, ça fait un choc, surtout si, à la base, on n'est pas forcément très friand de ce genre.

Pendant ce premier tiers, donc, j'ai eu énormément de mal à accrocher au tout. Ce n'est pas la faute de la distribution, efficace et sympathique, mais autant dire que j'étais bien content de voir débarquer les zombies à la barre de la demi-heure...

Ensuite, le métrage lorgne gentiment sur un Shaun of the Dead adolescent, sans en avoir l'humour aussi prononcé, et avec des chansons mélancoliques placées çà et là.

Pas de grande surprise au programme, on devine très rapidement dans quelle direction tout ça va nous mener, il y a une vague utilisation de l'apocalypse zombie comme métaphore du passage à l'âge adulte et de la fin du lycée, et le mélange émotion sérieuse, dépression, et comédie décalée ne fonctionne que partiellement, souffrant d'un étrange déséquilibre qu'on mettra sur le compte de la tristesse écossaise.

Je l'avoue, je n'ai pas vraiment été convaincu par Anna and the Apocalypse. Je comprends totalement pourquoi ce High School Musical of the Dead a pu séduire les critiques, mais de mon côté, j'ai trouvé le tout un peu trop inégal pour vraiment être efficace, et le côté musical m'a tout simplement laissé de marbre.

3/6 (pour récompenser l'effort de proposer quelque chose de quasi-inédit)

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