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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #musique catégorie

Un film, un jour (ou presque) #785 : MOIS FRANÇAIS - Au Bistro du Coin (2011) & Sales Gosses (2017)

Publié le 4 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Musique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Au Bistro du Coin (2011) :

Lorsqu'un SDF local décède, tous les habitants d'un quartier se mobilisent, pour monter un spectacle au profit des sans-abris : tout le monde défile ainsi au bistro du coin, tenu par Manu (Fred Testot), mais chacun a ses propres problèmes, ses propres motivations, et ses propres inimitiés...

Distribution sympathique pour cette comédie d'à peine 80 minutes (Testot, Guy Lecluyse, Eddy Mitchell, Bruno Solo, Vincent Desagnat, Frédérique Bel, Vincent Lacoste, Arsène Mosca, Éric & Ramzy, Nader Boussandel, Anne Girouard, Jérôme Commandeur, François Berléand, Arnaud Tsamere, Massot & Jouclat, Bruno Moynot, Majid Berhila, Issa Doumbia...) basée sur une idée de Testot, et qui malheureusement ne fonctionne pas vraiment.

La faute à un format particulièrement décousu, sorte de défilé de visages connus qui font tous leur numéro respectif, tour à tour, sans véritable contenu ni script particulièrement intéressant pour lier le tout ou lui donner du rythme.

Je ne serais pas surpris qu'une grosse partie du métrage ait été semi-improvisée sur place, en fonction des comiques disponibles au jour le jour... et même si ce n'est pas le cas, c'est l'impression que ça donne.

Pas très drôle, pas très rythmé, dommage.

2/6

Sales Gosses (2017) :

Bien décidé à profiter de son travail de moniteur de colonie de vacances pour rencontrer des filles, Alex (Thomas Solivérès) déchante rapidement en découvrant qu'il va devoir superviser des personnes âgées. Et lorsque ces dernières s'avèrent encore plus incontrôlables que de jeunes enfants, Alex se trouve rapidement dépassé...

Une comédie estivale de colonie de vacances particulièrement banale et générique, dans laquelle les enfants ont simplement été remplacés par des personnes âgées insupportables et intenables... et c'est à peu près tout.

C'est suffisamment rythmé, énergique et c'est globalement bien interprété (mention spéciale à Solivérès, plutôt sympathique), mais dans l'ensemble, c'est trop potache, balisé de bout en bout et anecdotique pour vraiment marquer les esprits, ou pour mériter autre chose qu'un visionnage tv en plein mois de juillet.

2.5 + 0.25 pour Issa Doumbia, qui a un role plus développé que d'habitude = 2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #776 : MOIS FRANÇAIS - Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012) & Pop Redemption (2013)

Publié le 28 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Histoire, Fantastique, Action, Aventure, Jeunesse, Musique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Astérix et Obélix - Au service de Sa Majesté (2012) :

Vers 50 avant Jésus Christ, César (Fabrice Luchini) décide d'envahir la Bretagne, mais Cordelia (Catherine Deneuve), la Reine des Bretons, ne l'entend pas de cette oreille, et envoie l'un de ses hommes, Jolitorax (Guillaume Gallienne), demander l'aide des Gaulois qui résistent encore et toujours à l'envahisseur, Astérix (Édouard Baer) et Obélix (Gérard Depardieu). Ceux-ci se mettent alors en route en compagnie d'un tonneau de potion magique, et de Goudurix (Vincent Lacoste), un jeune Gaulois rebelle... sans se douter qu'au même moment, César tente d'approcher des Normands sans peur pour obtenir leur assistance.

Le premier Astérix était médiocre, mais honorable pour un coup d'essai ; Mission Cléopatre était excellent et décalé ; Astérix aux Jeux Olympiques était une baudruche anémique tentant de reproduire la formule du film précédent sans comprendre les raisons de son succès ; et donc, ce quatrième opus de la franchise Astérix, rebaptisée Astérix & Obélix (probablement pour flatter l'égo de Depardieu), Au service de Sa Majesté, a été produit avec un troisième interprète dans le rôle titre, en l'occurrence Edouard Baer (clairement pas le premier nom qui vient à l'esprit quand on pense à Astérix).

Un film supposé rebooter la franchise, et combiner deux albums ("Astérix et les Normands", et  "Astérix chez les Bretons"), mais qui finit par ressembler à un hybride du premier film et du troisième, avec un défilé d'acteurs français qui font tous leur numéro (Baer fait du Baer moustachu, Luchini du Luchini en armure) en français ou avec des accents anglais calamiteux, dans une intrigue fusionnée reflétant assez bien le monde de la bande dessinée (probablement même un peu trop), tout en étant malheureusement particulièrement banale et plate.

Ça ronronne très rapidement, les scènes et les gags durent trop longtemps pour leur propre bien, c'est mou, c'est plat, le rendu des effets spéciaux et postiches/costumes est toujours très inégal, le score de Klaus Badelt est hors-sujet, l'utilisation des Normands est inutile, bref, c'est assez laborieux de bout en bout, et ce pendant près de deux heures.

Sans oublier des vannes récurrentes sur l'homosexualité supposée d'Astérix et d'Obélix, assez pataudes, et bien sûr, le plus mémorable : le blackface d'Atmen Kalif (français d'origine algérienne) peint en marron très foncé pour interpréter un Indien, qui en plus parle avec un accent à la limite de l'asiatique caricatural.

Splendide.

2/6 (ce qui est toujours mieux que l'épisode précédent)

Pop Redemption (2013) :

Alors que ses membres sont en route pour se produire au Hellfest, le groupe de black metal Dead Makabés (Julien Doré, Jonathan Cohen, Grégory Gadebois, Yacine Belhousse) se trouve victime d'un quiproquo qui les rend responsable d'un homicide involontaire. En fuite et poursuivis par les autorités (Alexandre Astier, Audrey Fleurot), les Makabés sont contraints de se déguiser en groupe de flower pop, les All You Need Is Love, qui sont programmés dans un autre festival, à 400 kilomètres de là...

Une comédie métalleuse qui a bénéficié du travail de script doctor d'Alexandre Astier (qui ne tient qu'un tout petit rôle dans le film, et y fait du Astier), et qui s'avère amusante, sans plus.

En fait, quand on comprend que le résumé ci-dessus couvre près de 70 minutes de ce film (sur à peine plus de 90) sans qu'il ne se produise quoi que ce soit de plus que ce qui est raconté là (ça meuble énormément à base de disputes, et d'un passage façon wikipédia du métal, lorsque la fille de Fleurot lui explique les différents courants du genre), on réalise qu'il manque un bon paquet de péripéties pour rendre le tout vraiment bien rythmé et captivant, et éviter le ventre mou.

C'est dommage, parce que le tout est plutôt bien interprété, musicalement convaincant, respectueux du genre, et finalement attachant... mais ça s'arrête là.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #769 : MOIS FRANÇAIS - Fastlife (2014) & Coexister (2017)

Publié le 22 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Musique, Sport, Religion, Drame

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Fastlife (2014) :

Ancien coureur olympique du 100 mètres, Franklin Ébagé (Thomas N'Gijol) est désormais un raté sans le sou, flambeur prétentieux et parasite fini s'accrochant aux dernières miettes de sa gloire. Sans autre choix, décidé à remonter la pente, il accepte alors le sponsoring d'un grand producteur de volaille caractériel (Olivier Marchal), et finit par repartir en Afrique pour se ressourcer...

Première comédie solo de Thomas N'Gijol (à la réalisation, l'écriture et l'interprétation), qui s'essaie ici à un style de métrage à mi-chemin entre la cringe comedy/le pathétisme à l'anglaise, et les pantalonnades sportives façon Will Ferrell (la quête de rédemption d'une grande gueule arrogante ayant connu les sommets), en nettement plus sérieux, à la limite de la comédie dramatique.

Malheureusement, faute de jamais rendre son personnage attachant (ou au minimum suffisamment excentrique pour être intéressant), il est difficile de s'intéresser à ce métrage jamais particulièrement drôle ou rythmé, ou à ce protagoniste à la limite de l'enflure absolue.

Et je dois dire que la toute fin, en plus d'être prévisible, achève de donner envie de hausser les épaules, et de dire "tout ça pour ça".

2/6

    CoeXister (2017) :

    Producteur de musique à la recherche d'un hit instantané, Nicolas Lejeune (Fabrice Éboué) a l'idée de créer un groupe composé d'un imam, d'un rabbin et d'un prêtre catholique. Seul problème, Moncef (Ramzy Bédia) est un chanteur arabe tout sauf religieux, Samuel (Jonathan Cohen) est un juif paranoïaque et dépressif, et Benoit (Guillaume de Tonquédec), lui, n'est pas insensible au charme de Sabrina (Audrey Lamy), l'assistante de Nicolas...

    Dernière comédie en date écrite et réalisée par Fabrice Éboué (sans Thomas N'gijol, cela dit, ni Lionel Steketee, qui a préféré réaliser le mauvais Les Nouvelles Aventures de Cendrillon), dont on retrouve immédiatement le cynisme et l'humour, et ce dans la moindre des scènes de ce métrage.

    Un peu trop, d'ailleurs, puisqu'un peu comme dans Case Départ, le film tape (à raison) sur toutes les religions, toutes les ethnies, tous les préjugés et autres stéréotypes raciaux sous couvert de dénonciation, mais dès qu'il s'agit de l'homosexualité, les vannes se font purement gratuites et lourdes (le clip de rap gay, *soupir*).

    À part ça, le tout se regarde sans trop de problème, c'est assez bien interprété, mais comme Case Départ, ça finit par ronronner assez rapidement et par être globalement prévisible, en plus de perdre son mordant à mesure que le métrage prend les mésaventures et la carrière de ses protagonistes au sérieux.

    Gentillet et vaguement amusant, sans plus.

    2.75 ou 3/6, en étant gentil.

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    Un film, un jour (ou presque) #763 : MOIS FRANÇAIS - Les Kaïra (2012) & Pattaya (2016)

    Publié le 18 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Musique, Aventure

    Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​  

    Les Kaïra (2012) :

    Glandeurs de banlieue, Mousten (Franck Gastambide), Abdelkrim (Medi Sadoun) et Momo (Jib Pocthier) vivent à Melun, et ne font rien de leur vie. Jusqu'au jour où ils repèrent une annonce proposant de devenir acteurs de films pornographiques : voyant là l'occasion rêvée de devenir riches, célèbres, et de séduire de nombreuses femmes, le trio décide alors de tourner au plus vite leurs bandes démos... 

    Adaptation par Franck Gastambide du programme court Kaïra Shopping, ce long-métrage ne fait clairement pas dans la finesse, la subtilité, et le bon goût. Cela dit, une fois qu'on a pris ça en compte... c'est assez amusant.

    Et je ne sais pas si c'est parce que j'ai connu des mecs comme ce trio improbable, ou si tout simplement, parce que le film sait rester attachant et sincère avec ses personnages, mais j'ai véritablement trouvé le tout sympathique, avec de nombreux détails amusants, un Ramzy plutôt drôle en caïd de banlieue, une Pom Klementieff charmante (bien avant les Gardiens de la Galaxie 2), des caméos en tous genres...

    Bref, si l'on excepte un rythme un peu inégal parfois à la limite d'une succession de sketches, et un abus de gags à base de smash cuts, Les Kaïra s'avère une comédie tout à fait honorable et bien interprétée.

    3.5/6

    Pattaya (2016) :

    Las de la routine de leur vie de banlieue, Franky (Franck Gastambide) et Krimo (Malik Bentala) rêvent de partir pour Pattaya, une station balnéaire de Thaïlande où Reza (Ramzy Bédia), le cousin de Krimo, s'est installé et connaît la gloire et le succès. Pour s'y rendre sans dépenser un sou, le duo inscrit alors Karim (Anouar Toubali), le nain de leur quartier, au championnat du monde de Boxe Thaï des Nains organisé par le Marocain (Gad Elmaleh) à Pattaya. Mais rapidement, sur place, la situation dégénère...

    Sorte de suite spirituelle aux Kaira, mâtinée de Very Bad Trip 2 et de Kickboxer, cette comédie à nouveau signée Franck Gastambide s'inscrit donc dans la droite lignée du film précédent, reprenant un trio principal très similaire, et l'envoyant à l'autre bout du monde, dans des décors paradisiaques plutôt bien mis en valeur.

    Et dans l'ensemble, ça fonctionne assez bien, du moins, autant que le film de 2012. Gastambide semble plus assuré, derrière et devant la caméra, et ça fourmille toujours autant d'idées et de gags absurdes, assurant le quota de rires.

    Malheureusement, cela s'agrémente de multiples caméos inutiles, qui parasitent un peu le tout (Hanouna, Quarteron), d'une seconde moitié au rythme plus inégal, et de quelques pointes d'humour graveleux/scato pas forcément indispensables.

    Au final, on s'amuse, le délire est assuré, mais ça manque d'un petit quelque chose pour vraiment rester dans les mémoires.

    3.5/6

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    Un film, un jour (ou presque) #757 : MOIS FRANÇAIS - Fatal (2010) & Coursier (2010)

    Publié le 14 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Musique, Action, Thriller, Policier

    Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

    Fatal (2010) :

    Fatal Bazooka (Michaël Youn) est un rappeur au sommet de sa gloire et de sa fortune... jusqu'au jour où Chris Prolls (Stéphane Rousseau), valeur montante de l'électro-pop, s'impose sur la scène musicale, et lui vole la vedette. Soudain ruiné et déchu de son trône, Fatal va devoir se ressourcer pour pouvoir retrouver l'inspiration, et remonter au plus haut.

    Que dire de plus au sujet de Fatal, premier film écrit et réalisé par Michaël Youn, sur la base de son personnage de Fatal Bazooka, rappeur déjanté et trash conçu pour le Morning Live ?

    Que c'est du grand n'importe quoi parodiant allègrement le monde du rap, de la musique, et s'inspirant ouvertement de multiples films américains, au premier lieu desquels Zoolander ?

    Que c'est drôle, absurde, déjanté, très bien produit, à la réalisation dynamique, et aux personnages improbables (Jérome Le Banner en garde du corps/masseur refoulé, Stéphane Rousseau excellent en Chris Prolls vandammien ; bémol sur Isabelle Funaro en Athena Novotel trop transparente) ?

    Le film est drôle, les morceaux mémorables, le parcours de Fatal convenu mais amusant (le retour aux sources en Savoie ^^), et si le rythme n'est pas parfait, l'humour parfois un peu lourd (mais bon, c'est inhérent au sujet et aux personnes impliquées), et si l'on sent un peu trop parfois le tournage au Québec (les accents de certains personnages secondaires), ça reste une réussite sympathique fourmillant de détails en tout genre.

    4.25/6

    Coursier (2010) :

    Alors que Sam (Michaël Youn), coursier, doit assister à un mariage avec sa petite amie Nadia (Géraldine Nakache), le voilà embarqué dans une course de dernière minute, qui va se transformer en course-poursuite parisienne impliquant Sam, ses amis, et une organisation criminelle aux trafics en tout genre...

    La première demi-heure de ce Coursier m'a fait très peur : ça ressemblait à une production Europa Corp basique, façon comédie policière d'action à la Taxi et en pilotage automatique, ça ronronnait, bref, ce n'était pas particulièrement intéressant, et j'avais l'impression que le couple Youn/Nakache était assez sous-exploité, et trop premier degré.

    Et puis progressivement, à partir de la demi-heure, le métrage se décoince un peu, et laisse s'exprimer le potentiel comique de ses interprètes. Le rythme reste inégal, mais ça fonctionne tout de suite mieux, le film peinant à convaincre dans ses moments les plus sérieux.

    Ça aurait donc pu être pire, et ça finit même par emporter l'adhésion grâce au capital sympathie de ses interprètes.

    3.5/6

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    Un film, un jour (ou presque) #750 : Cover Versions (2018)

    Publié le 5 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, Policier, Musique

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

    Cover Versions : 

    Starfoxy, un groupe sur le point de connaître le succès, arrive à Palm Springs pour prendre part à un festival des plus importants. Mais après avoir croisé le chemin de trois groupies (Debby Ryan, Ashley Argota, Jenn An) et organisé une fête chez eux, Jackie (Katie Cassidy), Kirk (Austin Swift), Travis (Jerry Trainor) et Byron (Drake Bell) se retrouvent confrontés aux cadavres des trois jeunes femmes : la première, noyée dans leur piscine, et les deux autres décédées dans un accident de voiture, en lisière de la ville. Interrogés séparément par la police, les quatre membres du groupe donnent alors des versions bien différentes de cette soirée funeste...

    Un thriller drogues, sexy & rock'n'roll pour un groupe d'acteurs en grande partie issus des écoles Disney (Debby Ryan) et Nickelodeon (Drake Bell, Ashley Argota, Jerry Trainor, Jenn An), accompagnés du frère de Taylor Swift, et de Katie Cassidy.

    Pas forcément désagréable de voir ces visages familiers se dévergonder un peu (ça reste néanmoins assez sage) dans un récit aux multiples points de vue façon Rashômon, avec changements d'acteurs, de dialogues, de costumes, d'angles de caméra, etc, en fonction de la version des événements racontée.

    C'est donc assez ludique, même si au final, le récit manque finalement un peu trop de mordant, de sexy, d'humour et d'originalité pour être autre chose que vaguement sympathique.

    Pas désagréable, mais anecdotique, capillotracté et un peu prévisible.

    3.5/6

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    Un film, un jour (ou presque) #693 : Woody Woodpecker (2017)

    Publié le 17 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Fantastique, Musique

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    Woody Woodpecker - Le Film :

    Lorsqu'un avocat divorcé (Timothy Omundson) s'installe dans un bois de l'état de Washington en compagnie de sa nouvelle petite-amie (Thaila Ayala) et de son fils (Graham Verchere) pour y construire une demeure immense et la revendre au plus offrant, il abat le coin de forêt où vit Woody Woodpecker (Eric Bauza), un pivert surexcité, bien décidé à protéger son habitat naturel...

    Long-métrage sorti partout dans le monde en vidéo/sur Netflix, et en salles au Brésil (marché pour lequel il a été produit), ce film hybride mêlant animation et prises de vue réelles est l’œuvre d'un faiseur confirmé, réalisateur d'innombrables téléfilms de Noël et autres suites médiocres de comédies pour enfants (La Course au Jouet 2, par exemple), qui a co-écrit le film avec les scénaristes d'Inspecteur Gadget 2, et de Norm.

    Autant dire que le seul intérêt, dans ce métrage, est la prestation de Timothy Omundson, dans l'un de ses derniers rôles (si ce n'est le dernier) avant son attaque cérébrale. Un Omundson qui se donne à fond malgré un script calamiteux, et un Woody Woodpecker détestable au possible, car épuisant, s'adressant constamment au spectateur, et doté d'un humour pipi/caca/prout déplorable.

    Bref, c'est creux au possible, c'est mal rythmé, le doublage de Woody est assez mal mixé, c'est du (mauvais) slapstick à gogo, avec une illustration musicale insipide, des seconds rôles transparents, des méchants chasseurs caricaturaux... et ça tente de jouer la carte de l'émotion dans sa dernière ligne droite, sans être particulièrement convaincant.

    1/6 (à réserver aux moins de 8 ans)

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    Un film, un jour (ou presque) #690 : Beep - A Documentary History of Game Sound (2016)

    Publié le 12 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique, Histoire, Canada

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    Beep - A Documentary History of Game Sound :

    Un documentaire canadien qui dure près de deux heures, et qui couvre en long, en large et en travers, l'histoire de la musique des jeux vidéos (principalement dans sa première moitié), et les nombreuses techniques et spécialités du genre (le doublage, le sound design, les musiques plus modernes, l'ambiance, etc).

    Problème : le documentaire dure près de deux heures.

    Deux heures d'interviews de spécialistes et de compositeurs, qui se répètent régulièrement, deux heures de propos parfois très pointus et austères, privilégiant les explications verbeuses aux démonstrations par le son (il n'y a pas forcément assez d'exemples musicaux reflétant les propos des intervenants, etc), et finissant par lasser, compte tenu de la durée conséquente du métrage.

    Assez frustrant, au final, et probablement à réserver aux passionnés du genre, qui n'hésiteront pas à passer deux heures complexes sur ce sujet.

    3/6 (pour l'effort de s'intéresser à un genre de niche, et pour l'exhaustivité des intervenants)

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    Un film, un jour (ou presque) - SPÉCIAL PÂQUES - Moyens-métrages Rankin/Bass (1971-1977)

    Publié le 1 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Pâques, Animation, Jeunesse, Fantastique, Musique, NBC, ABC, Rankin-Bass

    Comme aujourd'hui, c'est Pâques, et que j'ai déjà passé en revue, l'année dernière, l'un des rares films de Pâques qui existe (à ma connaissance), à savoir Hop, j'ai décidé cette année de profiter de ce dimanche festif pour m'intéresser à trois classiques de l'animation américaine télévisée pour enfants, tous trois issus de l’œuvre de Rankin/Bass (oeuvre déjà abordée en ces pages à l'occasion des fêtes de Noël).

    Au programme, trois moyens-métrages tous disponibles en ligne, et à l'intérêt inégal.

    Here Comes Peter Cottontail (1971) :

    Lorsque le Lapin de Pâques en chef décide de prendre sa retraite, il choisit Peter Cottontail (Casey Kasem) pour le remplacer. Mais le maléfique January Irontail (Vincent Price) est bien décidé à ruiner les fêtes de Pâques, et défie Peter en duel singulier, avec comme enjeu son poste de Lapin de Pâques. Vaincu, Peter doit désormais trouver un moyen de sauver les fêtes de Pâques en distribuant ses œufs au plus vite, grâce à l'aide de Seymour Sassafras (Danny Kaye), d'une machine à voyager dans le temps, et du Père Noël...

    Téléfilm d'animation en stop-motion de 50 minutes environ, et basé sur un roman de 1957 narrant les aventures du Lapin de Pâques, Here Comes Peter Cottontail s'avère une jolie réussite technique et visuelle, bénéficiant du savoir-faire de Rankin/Bass en matière d'animation image par image.

    On y retrouve le schéma désormais familier des œuvres du studio, avec un narrateur prestigieux qui raconte aux jeunes spectateurs une histoire fantastique, des doubleurs réputés, et des chansons fréquentes, plus ou moins datées et convaincantes (on est loin des chansons présentes dans les Rankin/Bass de Noël, par exemple).

    Globalement, cependant, le tout se suit tranquillement, aidé par un Peter Cottontail aux faux airs de Sammy de Scooby-Doo (même doubleur), par un doublage compétent et par une épopée temporelle qui passe de fête en fête (certes américano-centriques, mais bon...), apportant au film un "bestiaire" très varié et agréable (sorcières, fantômes, dinde, farfadets, Santa...). Plutôt sympathique, dans l'ensemble.

    (en 2006, ce téléfilm a connu une suite animée laide, en images de synthèse, avec une Reine des Glaces, une pieuvre géante, Roger Moore et Christopher Lloyd au doublage, et le fils de Peter qui doit sauver le Printemps avec l'aide de ses amis animaux)

    The First Easter Bunny (1976) :

    Lapin en velours offert à la petite Glinda pour Noël, Stuffy (Robert Morse) est jeté à la poubelle lorsqu'elle tombe malade. Il est alors sauvé par une fée, Calliope (Joan Gardner), qui lui donne vie, et l'envoie dans la Vallée de Pâques, pour qu'il y devienne le Lapin de Pâques. Mais le maléfique Zéro (Paul Frees), maître de l'Hiver, entend bien mettre des bâtons dans les roues du petit lapin...

    Une adaptation vraiment très libre du Lapin de Velours de Margery Williams, animée en 2d dans un style assez particulier, avec un doublage inégal, et qui rajoute à l'histoire originale tout un tas de personnages et de lieux inutiles (le Père Noël, Zero le maître du froid, son acolyte Bruce, le Pôle Nord, les rennes, le trio de lapins bons à rien, etc).

    En fait, on a l'impression d'une production assez datée (les chansons) et sous-développée, comme si Rankin/Bass avaient un script de moyen-métrage de stop-motion de 45-50 minutes qu'ils n'avaient jamais terminé et qui traînait dans les placards, et qu'ils avaient donc décidé de le produire en animation traditionnelle, au format 25 minutes.

    Ça fait donc patchwork un peu bâclé, pas très convaincant, et gentiment creux.

    The Easter Bunny is Coming to Town (1977) :

    S.D. Kluger (Fred Astaire), le facteur, est de retour, pour répondre à toutes les questions que se posent les enfants au sujet du Lapin de Pâques, dont il conte l'histoire : comment  Sunny (Skip Hinnant), un lapereau orphelin adopté par la ville de Kidville, et qui, en grandissant, découvre bien vite que la ville voisine est dépourvue d'enfants... hormis son jeune roi (James Spies), opprimé par sa tante maléfique (Meg Sargent). Il décide alors de lui livrer des œufs multicolores, mais le terrifiant Gadzooks (Allen Swift), un ours géant détestant les fêtes en tous genres, se dresse sur son chemin...

    Troisième origin story pour le Lapin de Pâques, et troisième version différente produite par Rankin/Bass... une version en stop-motion très largement inspirée de Santa Claus is Coming to Town (sorti 7 ans plus tôt), au point d'en être un remake à peine déguisé, puisqu'il en reprend toutes les grandes lignes de manière évidente.

    Après, ce n'est pas forcément désagréable à suivre pour autant, même s'il faut bien l'avouer : privés de la neige inhérente aux fêtes de fin d'année, ou des aventures temporelles de Here Comes Peter Cottontail, les décors et les environnements de ce métrage font un peu vides et trop propres.

    Ce qui va de pair avec une production et une direction artistique qui semblent moins abouties que d'habitude, moins soignées, avec des chansons assez quelconques, un côté country qui ressurgit çà et là, un Lapin de Pâques qui sonne parfois comme Owen Wilson, et des références religieuses et bibliques ponctuelles, pas vraiment pertinentes.

    Assez quelconque, au final, même si on doit tout de même saluer les efforts techniques du studio.

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    Un film, un jour (ou presque) #680 : Pitch Perfect 3 (2017)

    Publié le 29 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Musique, Action

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

    The Hit Girls 3 (Pitch Perfect 3) :

    Trois ans après leur retour fracassant, les Bellas originales se réunissent pour une tournée de spectacles aux armées, aux quatre coins de la planète. Rapidement, une compétition s'instaure alors avec les autres groupes présents lors de cette tournée, tous en lice pour une place en première partie de DJ Khaled. Mais lorsque Fergus (John Lithgow), le père criminel d'Amy (Rebel Wilson), ressurgit dans la vie de sa fille, les choses se compliquent...

    Troisième et dernier volet de cette trilogie musicale, ce Pitch Perfect 3 s'avère assez involontairement ironique, compte tenu de sa gestation difficile, et des problèmes rencontrés par la production pour réunir sa distribution : on sent en effet clairement que tout le monde, ici, voulait tourner la page depuis longtemps, et que seule une combinaison de salaires confortables, de voyage autour du monde, de récit plus centré sur les quelques stars de la franchise (adieu tous les personnages secondaires des deux premiers films), et de conclusion définitive à cette "saga" a su convaincre les actrices de remettre le couvert.

    Après tout, le film passe de longues scènes à expliquer que le moment est venu de passer à autre chose, et il se finit sur les Bellas qui chantent "Freedom" : les actrices sont enfin libres, tant mieux pour elles.

    Suite à un Pitch Perfect 2 surproduit et raté, plus intéressé par le parcours de Hailey Seinfeld et par les pitreries de Wilson que par ses autres personnages établis, il semble clair qu'une mise au point a eu lieu avant le tournage de cette conclusion. Kendrick, reléguée à un rôle secondaire dans le deuxième épisode, repasse au premier plan, et est la "star" du groupe : alors qu'elle était totalement éteinte et indifférente dans PP2, ici, elle semble un peu remotivée.

    Idem pour Anna Camp, qui a une sous-intrigue plus développée. Mais malheureusement, si Seinfeld repasse en arrière-plan, avec les autres Bellas qui n'ont que deux-trois répliques dans le film, c'est pour laisser d'autant plus de place à Rebel Wilson.

    Une Rebel Wilson désormais en mode action star, puisque le film profite de son passage en Europe pour virer au film d'action, avec slapstick, kidnapping, explosions, un Lithgow sous-exploité, et une Wilson qui fait du kung-fu. Absolument aucun intérêt, pour être franc, d'autant que tout ça est réalisé platement et sans inspiration, à l'instar de tous les numéros musicaux (et que la "grosse qui fait du kung-fu et démolit des méchants", ça a déjà été fait par Melissa McCarthy).

    La bonne nouvelle, c'est que ce qu'on perd en artifices et en mise en scène clinquante des chansons, on le gagne en production musicale plus satisfaisante, avec des prestations nettement mieux mixées (d'un autre côté, ça aide que les personnages se produisent désormais avec des micros).

    La mauvaise nouvelle, c'est qu'entre chansons quelconques (Toxic de Britney Spears, je ne supporte plus), romances insipides, compétition jamais intéressante (un groupe de pop-punk féminin générique façon Josie et les Pussycats) et digressions inutiles, le film finit par tourner à vide, voulant trop refaire de Kendrick la superstar de cet univers pour vraiment convaincre, et paraissant paradoxalement bâclé, avec son heure et demi de métrage, tout compris.

    À nouveau, il est difficile de ne pas se dire que, pour ce Pitch Perfect 3, tout le monde voulait se payer des vacances en Europe, conclure pour de bon cette série de films, et que personne ne s'est particulièrement démené sur ce projet...

    2.5/6 (mieux que le 2, en dessous du 1)

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    Un film, un jour (ou presque) #669 : SEMAINE ST-PATRICK - Darby O'Gill et les Farfadets (1959) & La Vallée du Bonheur (1968)

    Publié le 14 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, Comédie, Musique, Fantastique, Disney, Jeunesse

    Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

    Darby O'Gill et les Farfadets (Darby O'Gill and the Little People - 1959) :

    Lorsque Darby O'Gill (Albert Sharpe), gardien vieillissant d'une propriété irlandaise, est remplacé par un jeune homme fringant, Michael (Sean Connery), le vieillard refuse d'avouer la vérité à sa fille, Katie (Janet Munro). D'autant qu'en parallèle, Darby, bonimenteur patenté, a trouvé un moyen d'obliger le Roi des Farfadets, Brian (Jimmy O'Dea), à exaucer trois de ses vœux... une tâche plus facile à dire, qu'à faire.

    Une chouette comédie fantastique familiale Disney qui fleure bon l'Irlande (même si tout a été tourné en Californie), avec des accents dans tous les sens (à la limite du compréhensible, d'ailleurs), des créatures surnaturelles dans tous les coins (Leprechauns, Pookas, Banshees, Calèches fantômes, etc), et des acteurs qui semblent s'amuser (notamment Janet Munro, radieuse et louchant un peu).

    C'est très agréable à regarder, ça déborde d'effets spéciaux réussis, et malgré un petit côté patchwork de contes populaires, la dernière partie emporte l'adhésion et s'avère même assez captivante, dans son ambiance et son dénouement.

    4/6

    La Vallée du Bonheur (Finian's Rainbow - 1968) :

    Un beau jour, Finian (Fred Astaire), un immigrant irlandais, arrive en compagnie de sa fille Sharon (Petula Clark), dans la petite ville américaine de Rainbow Valley. Son objectif : enterrer là le chaudron magique empli d'or qu'il a dérobé à un farfadet irlandais, au pays, et espérer que la magie de la vallée décuple ainsi ses gains. Mais Og le leprechaun (Tommy Steele) est sur ses traces, et pour ne rien arranger, les habitants de la vallée ont leurs propres problèmes, qui compliquent rapidement la tâche de Finian...

    Une comédie musicale américaine réalisée par Francis Ford Coppola (avec de jolis mouvements de caméra, çà et là), et adaptée d'un spectacle de Broadway à succès, en un métrage de plus de 2h25, avec ouverture musicale, entracte et tout le toutim...

    Un Coppola qui paraît vraiment, à l'image du film, tiraillé entre deux époques : d'un côté, la comédie musicale traditionnelle, avec des décors de studios très artificiels, des chorégraphies à la mise en scène classique, une durée interminable, des mélodies datées et peu mémorables, un Don Francks assez transparent, etc ; de l'autre, un fond social plus percutant que la norme (avec un propos sur le racisme, sur la ségrégation, sur le socialisme, sur la liberté, etc), un Coppola qui tente des choses derrière sa caméra, des scènes d'extérieur amples et naturelles, etc...

    Le film a donc vraiment le postérieur entre deux chaises, à la fois vieillot et surjoué (le leprechaun est à la limite du supportable, un véritable cartoon sur pattes ; les fiançailles express de l'héroïne semblent déplacées), et parfois moderne et frappant (le numéro de danse de Barbara Hancock, sous la pluie). Ça manque clairement de subtilité, notamment dans son approche de la race, et son blackface du personnage du maire... et au milieu de tout ça, Fred Astaire danse un peu. Un Fred Astaire de 70 ans, qui se remue toujours pas mal, même s'il n'a plus l'énergie de ses 20 ans.

    Bref, un résultat assez mitigé pour un film qui n'est pas désagréable, mais qui semble lui-même incertain de ce qu'il veut être.

    3/6

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    Un film, un jour (ou presque) #668 : SEMAINE ST-PATRICK - Séduction à l'Irlandaise (2000) & La Ballade de County Clare (2003)

    Publié le 13 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, Comédie, Romance, Musique

    Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

    Séduction à l'Irlandaise (The Closer You Get / American Women - 2000) :

    Dans un petit village irlandais, les hommes célibataires (Ian Hart, Ewan Stewart, Sean McDonagh, etc) sont de plus en plus mécontents de leur situation. Pour tenter d'attirer de jeunes femmes jusqu'à leur petite bourgade irlandaise, ils ont alors l'idée de placer des annonces dans un journal américain. Ce qui incite les femmes du village à chercher, elles aussi, de la compagnie étrangère...

    Un film rural, du producteur de The Full Monty, et qui s'avère une petite comédie sympathique, mais finalement assez anecdotique, et manquant cruellement de punch et de rebondissements pour ne pas être autre chose que rapidement oubliable.

    Pourtant, la distribution est très sympathique (Ian Hart est notamment assez attachant, malgré son blond platine immonde), et certaines scènes sont bien trouvées (le sermon du prêtre, qui explique les femmes et leurs voies impénétrables aux hommes du village ^^), mais ça ne décolle jamais vraiment, malheureusement.

    Gentillet et sympathique, donc, sans plus.

    Un petit 3/6 (et encore...)

    La Ballade de County Clare (The Boys & Girl From County Clare - 2003) :

    En 1965, deux frères rivaux - John Joe McMahon (Bernard Hill) et Jimmy McMahon (Colm Meaney) - s'affrontent avec leurs groupes respectifs dans le cadre d'une compétition de musique irlandaise se tenant dans le Comté de Clare, en Irlande...

    Une comédie irlandaise plutôt amusante et légère, bien qu'un peu trop prévisible (on devine très rapidement l'origine de la brouille familiale, et heureusement, le film ne tente pas trop de jouer la carte du mystère à ce sujet), et souffrant d'une distribution inégale - Hill & Meaney sont impeccables, Shaun Evans est efficace, Andrea Corr est nettement moins constante (mais en même temps, ce n'est pas son métier).

    À part ça, le métrage se regarde tranquillement, sans forcément être très marquant, mais pour peu que l'on apprécie la musique irlandaise, on passe tout de même un moment qui n'est pas  désagréable.

    3.5/6

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    Un film, un jour (ou presque) #649 : SEMAINE ST-VALENTIN - Michael Bolton's Big Sexy Valentine's Day Special (2017), L'Étincelle de l'Amour (2014) & Mon Amoureux Secret (2018)

    Publié le 14 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Netflix, Comédie, Musique, Romance, Hallmark, St Valentin

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

    Michael Bolton's Big, Sexy Valentine's Day Special :

    Lorsque, le jour de la Saint Valentin, le chanteur Michael Bolton est contacté par le Père Noel, il apprend qu'il doit aider ce dernier à concevoir 75000 nouveaux bébés avant Noël, afin d'écouler les stocks de jouets du Pôle Nord. Pour cela, un seul moyen : organiser un Téléthon spécial Saint Valentin, où les stars se succèdent, et inciter les téléspectateurs à copuler devant leur écran...

    Un moyen-métrage spécial d'une heure, diffusé pour la St. Valentin 2017 sur Netflix, et conçu par toute la bande de The Lonely Island et ses compères, que l'on retrouve tout au long du show, que ce soit dans leurs propres rôles, ou dans celui de personnages improbables : en vrac, on a Adam Scott, Sarah Shahi, Brooke Shields, Janeane Garofalo, Bob Saget, Sarah Silverman, Randall Park, Andy Samberg, Fred Armisen, Maya Rudolph, Chris Parnell, Eric André, Will Forte ou encore Michael Sheen dans le rôle d'un chorégraphe très énervé. :p

    Ce spécial est donc une succession de mini-sketches, numéros et chansons décalés, à l'intérêt et à l'humour forcément très variables, mais qui dans l'ensemble fonctionnent assez bien, notamment parce que Bolton, malgré sa raideur et son manque de naturel, est prêt à tout pour faire rire. D'ailleurs, cette raideur participe un peu au décalage absurde de toute cette heure, et ne fait que le renforcer, donc c'est bien la preuve que Bolton était fait pour ça.

    Et puis rien que toute la séquence finale, à base d'assassinat, de Nessun Dorma, de Boltron 90s, et de Super Noël, ça vaut le détour.

    This is the tale of Captain Jack Sparrow/6

    L'Étincelle de l'Amour (When Sparks Fly) :

    Journaliste, Amy Peterson (Meghan Markle) a abandonné sa vie provinciale et son fiancé Hank (Christopher Jacot) pour se lancer dans sa carrière rêvée, à Chicago. Sept ans plus tard, cependant, son rédacteur en chef lui demande de retourner dans sa ville natale à l'occasion du 4 Juillet, afin d'écrire un article sur l'entreprise de feux d'artifice de ses parents. Là, elle retrouve sa meilleure amie Sammie (Kristina Pesic), qui lui annonce qu'elle est sur le point d'épouser Hank, et qu'elle place Amy en charge de l'organisation de la réception : de quoi raviver les sentiments d'Amy pour ce dernier, et amener la jeune femme à faire le point sur toute son existence.

    Une rom-com Hallmark diffusée à l'occasion de la Fête Nationale américaine 2014, et qui a l'insigne honneur d'avoir pour héroïne Meghan Markle (désormais plus connue pour le Prince qu'elle va épouser que pour sa carrière), une métisse afro-américaine (chose généralement impensable dans les productions de la chaîne, lavant habituellement plus blanc que blanc). Sauf que... son personnage est ici caucasien, fille de deux parents globalement caucasiens : l'honneur Hallmark est sauf ! :S

    (pas de panique, la moitié des personnages secondaires & figurants est d'origine ethnique, comme souvent, afin d'assurer le quota...)

    D'un autre côté, pour être parfaitement honnête, l'ethnicité de l'héroïne est vraiment le moindre des problèmes de ce métrage.

    Au rayon des problèmes, commençons par l'écriture, fruit du travail d'une scénariste qui n'a écrit que cinq ou six scripts en 25 ans, et plus rien depuis ce téléfilm.

    Une écriture assez bancale et caricaturale, qui fait de l'héroïne (pourtant citadine depuis 7 ans et fiancée à quelqu'un d'assez riche) une fille "rurale", aux manières toujours rustres, commandant des hamburgers dans des restaurants trois étoiles ; qui transforme sa meilleure amie en psychopathe hystérique über-patriote et jalouse durant la préparation de son mariage ; qui insère des rebondissements et des événements totalement forcés et improbables dans le cadre du mariage ; qui change la personnalité des protagonistes en fonction des besoins du script ; et qui traite les relations sentimentales de ses protagonistes comme des relations interchangeables et sans profondeur, puisque à l'instant où Amy revient en ville, son ex commence à flirter avec elle, sans la moindre honte, pendant que Phil (Lochlyn Munro), le compagnon de l'héroïne, commence immédiatement à flirter avec la future mariée dès son arrivée en ville.

    Bref, les personnages ont tendance à agacer, ont des comportements très discutables, mais forcément, tout s'arrange, parce que Hallmark, et tout et tout.

    Reste qu'Amy finit par plaquer sa carrière, son mec, et sa vie citadine pour s'installer chez ses parents (sans autre emploi que webmaster de l'entreprise familiale), et pour se marier avec son ex (un ex qui, pendant tout le métrage, était plus intéressé par Amy que par la préparation de son mariage). N'oubliez pas, les filles, pour trouver le bonheur, laissez tomber vos rêves et rentrez à la maison !

    Et si encore l'ex en question était un homme charismatique et charmant... mais non, Jacot n'a pas grand chose d'un protagoniste de comédie romantique, il est terne et générique, et n'a pas grande alchimie avec Meghan Markle. Résultat : on peine à se ranger aux côtés du couple vedette, et on finit par se désintéresser de ce métrage prévisible, aux personnages et à l'écriture très frustrants.

    1.75/6

    Mon Amoureux Secret (My Secret Valentine - 2018) :

    Lorsque son père lui annonce qu'il a prévu de prendre sa retraite et de vendre le vignoble familial, Chloe (Lacey Chabert), restauratrice, n'en revient pas. Elle décide alors de rentrer à la maison, et de superviser la visite de Seth (Andrew Walker), le représentant commercial d'une grande entreprise de vente de vin. Mais en parallèle, Chloe s'éprend d'un homme énigmatique et bricoleur louant le chalet de la propriété, et avec lequel elle échange des mots doux par le biais d'un tableau noir...

    Le premier téléfilm du Countdown to Valentine's Day 2018 de Hallmark, ce métrage assez classique réunit l'indéboulonnable Lacey Chabert (qui, à ce point de sa carrière, ne tourne plus que pour la chaîne, à raison d'un ou deux téléfilms par saison) et Andrew Walker (lui aussi une valeur sûre), une combinaison inédite pour la chaîne.

    Malheureusement, cette combinaison au potentiel certain se retrouve plongée dans une histoire de vignoble très basique, mâtinée de quiproquos, et d'une histoire d'identité secrète rapidement éventée et déjà vue (on est dans un semi-remake de Rendez-vous et de ses divers remakes). En fait, j'ai vraiment eu l'impression d'un bon gros recyclage, de bout en bout, de la meilleure copine rouquine, en passant par la retraite du père, par l'environnement, par le festival municipal, et par la traditionnelle dispute de fin de métrage (ici gentiment bâclée dans les 5 dernières minutes).

    Un recyclage tout à fait regardable, cela dit, notamment parce que les deux acteurs principaux ont une bonne alchimie (et Chabert semble un peu plus impliquée que dans d'autres téléfilms où elle semblait fatiguée et en pilotage automatique), mais un recyclage néanmoins - celui d'une comédie romantique probablement prévue pour être initialement tournée et diffusée en été (ou au début de l'automne), mais déplacée en hiver, avec des acteurs qui semblent transis de froid durant leurs scènes en extérieur, sous un ciel couvert et grisâtre des plus menaçants.

    Le (très vague) rapport avec la Saint Valentin ? Les quelques kiosques malingres du festival de fin de métrage, je suppose.

    3/6

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    Un film, un jour (ou presque) #641 : Coco (2017)

    Publié le 2 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Musique, Jeunesse, Disney, Pixar, Fantastique

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

    Coco :

    En dépit de l'interdiction formelle de jouer de la musique imposée par sa famille, Miguel (Anthony Gonzalez), un jeune garçon, a appris à jouer de la guitare en secret en s'inspirant de son idôle, Ernesto de la Cruz (Benjamin Bratt). Jusqu'au jour où il découvre qu'Ernesto est son ancêtre : il décide alors de profiter du Jour des Morts, lorsque le monde des vivants et celui des morts se rejoignent, pour retrouver Ernesto avec l'aide d'Héctor (Gael García Bernal), un squelette bon à rien et magouilleur rencontré en chemin...

    Le tout dernier Pixar, une ode à la famille, au souvenir et au Mexique, et qui s'avère visuellement particulièrement chatoyant et bigarré : un régal pour les yeux, malgré un petit ventre mou avant le gros rebondissement lançant le dernier tiers du film.

    Cela dit, bien que le rebondissement en question soit effectivement assez classique et prévisible, tout ce qui suit est diablement efficace et touchant, et il est difficile de résister à l'émotion lorsque Coco et Miguel se retrouvent enfin.

    Pas parfait, mais néanmoins une réussite de plus à mettre au compte de Pixar.

    4.25/6 (nettement au dessus de La Légende de Manolo, en ce qui me concerne)

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    Un film, un jour (ou presque) #628 : Opening Night (2016)

    Publié le 16 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    Opening Night :

    Après l'échec de sa carrière de chanteur sur Broadway, et sa rupture d'avec la belle Chloe (Alona Tal), Nick (Topher Grace) est devenu cynique, et est devenu responsable de production de la comédie musicale One Hit Wonderland, mettant en vedette l'ex-NSYNC JC Chasez. Et, le jour de la première, non seulement Nick doit gérer les caprices de sa star, mais aussi la présence de Chloe au casting, la rivalité d'un danseur gay (Taye Diggs) et d'une chanteuse (Lesli Margherita), les problèmes de la tête d'affiche féminine (Anne Heche) et bien d'autres soucis, au nombre desquels Goldmeyer (Rob Riggle), le producteur caractériel du spectacle...

    Une comédie musicale indépendante à la distribution très sympathique (Alona Tal est particulièrement attachante, comme toujours, mais tous les autres apportent une grosse énergie au film), et au rythme suffisamment soutenu pour que l'on ne voie pas le temps passer, ni que l'on ne s'aperçoive du script particulièrement basique et prévisible.

    C'est ce dernier point qui empêche cependant le film de vraiment convaincre, et c'est dommage, parce que sinon, le côté "comédie musicale" est bien amené (les chansons sont peu nombreuses, font partie du spectacle, ou arrivent naturellement), bien géré (tout le monde s'en sort plus qu'honorablement) et quelques moments sont vraiment réussis.

    Mais dans l'ensemble, on se contente trop souvent d'attendre que telle ou telle intrigue se conclue de la manière la plus prévisible possible, pour espérer passer à autre chose de plus original... en vain.

    3.5/6

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    Un film, un jour (ou presque) #627 : The Source Family (2012)

    Publié le 15 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA, Musique, Religion

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    The Source Family :

    À la fin des années 60, Jim Baker, ancien marine, expert en judo, meurtrier et braqueur de banque, plusieurs fois marié et séparé, investit dans plusieurs restaurant végétariens en Californie, et, après avoir connu un éveil spirituel, il devient Father Yod, un gourou bienveillant vivant, avec sa nouvelle femme de 20 ans et tout un troupeau de plus de 200 disciples, dans un manoir en banlieue de Los Angeles.

    Là, père spirituel de toute une famille recomposée, Yod entretient une utopie, entre peace, love (la famille pratiquait l'amour libre, la magie sexuelle, et Yod avait 14 compagnes différentes), drogues (forcément), rock'n'roll (Baker et la famille ont créé le groupe YaHoWha13, qui a enregistré une soixantaine d'albums de rock psychédélique improvisé, et leur servait de passerelle pour recruter de nouveaux membres dans les lycées où ils se produisaient) et philosophie new age... et pendant quelques années, malgré quelques déménagements (notamment à Hawaii), cela fonctionne.

    Mais les finances de la Source Family (du nom du restaurant le plus populaire de Baker) viennent à se tarir, les problèmes de santé et les incidents graves se multiplient (accouchements "naturels" qui tournent mal, détournement de mineurs), Baker commence à se prendre pour Dieu, puis à déprimer, et finalement, la famille se dissout à la mort de Baker, dans un "accident" de deltaplane (il s'est volontairement lancé du haut d'une falaise avec un deltaplane sans savoir s'en servir, et il a refusé de partir aux urgences après le crash lui ayant brisé le dos). 

    Soit.

    Si l'on vous demande d'imaginer un hippie tout ce qu'il y a de plus cliché, il y a 99% de chances que vous ayez quelque chose en tête qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Jim Baker, ou aux membres de la Source Family. Et si l'on vous demande maintenant d'imaginer un ex-hippie tout aussi cliché, avec 30 ou 40 ans de plus, vous aurez en tête une bonne image de ces mêmes membres tels qu'ils sont aujourd'hui : tous encore impliqués dans des commerces ou établissements new-age, holistiques, "bio", spirituels et typiquement californiens, au point d'en être une caricature incroyable.

    Et c'est vraiment le problème que j'ai avec The Source Family, documentaire basé sur un livre écrit par deux des anciens membres de cette secte, et sur les nombreuses images d'archive de la communauté : c'est un métrage particulièrement frustrant.

    Frustrant, car intégralement illustré par la musique de YaHoWha1, particulièrement datée et lassante (malgré les témoignages de personnes comme Billy Corgan, qui trouvent le tout fascinant et quasi-religieux). 

    Frustrant, car quasiment admiratif de Jim Baker et de cette période... et pour cause : on sent que tous les ex-membres sont encore, dans leur tête, membres à part entière de la Source Family, qu'ils gardent un très bon souvenir de Baker, le vénèrent encore comme un être illuminé et surnaturel, et qu'ils regrettent vraiment cette période.

    Enfin, frustrant car, en fin de compte, le documentaire n'est pas forcément particulièrement intéressant en tant que tel : certes, en tant que représentation d'une certaine époque et d'une certaine culture, ce n'est pas désagréable, mais il y a tellement peu de recul sur les événements qu'on finit par être agacé par le discours du documentaire ; d'ailleurs, si Jim Baker était encore de ce monde, et si la communauté était encore active, on aurait presque l'impression d'un film de propagande visant à recruter de nouveaux membres.

    Mouais.

    3/6 (en étant gentil, et uniquement parce que formellement, c'est assez bien mené)

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    Christmas Yulefest 2017 - 79 - A Christmas Story Live ! (2017)

    Publié le 2 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Musique, Comédie, Fox

    Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

    A Christmas Story Live ! :

    À l'approche de Noël, Ralphie Parker (Andy Walken/Matthew Broderick) rêve de recevoir une carabine à plomb Red Ryder, et il tente donc de convaincre ses parents (Chris Diamantopoulos & Maya Rudolph) de la lui offrir pour les fêtes...

    Adaptation télévisée, tournée dans les conditions du direct par la Fox, de la comédie musicale A Christmas Story - The Musical, elle-même adaptée du long-métrage A Christmas Story, lui-même adapté de nouvelles et d'anecdotes de Jean Shepherd...

    Et là se pose le premier problème de ce métrage de plus de deux heures (plus de trois, avec les coupures publicitaires tous les quarts d'heure) qui a reçu un accueil assez hostile de la part des spectateurs : c'est l'adaptation d'une comédie musicale assez quelconque et oubliable, et pas celle du film.

    Et en n'insistant pas assez sur ce point, la Fox a tendu le bâton pour se faire battre. Une grande partie du public américain s'attendait en effet à une version live du film, et s'est trouvé confrontée à trois heures de chansons insipides et génériques : forcément, ça fait un choc, surtout quand, en plus, ce spectacle "live" s'ouvrait sur plusieurs minutes de playback autotuné d'une chanteuse pop inconnue au bataillon, Bebe Rekha, qui interprétait un titre inédit sans rapport avec la comédie musicale, avec des visuels et des danseurs de clip vidéo.

    Le choc est donc assez rude, dès le début, et ensuite, malgré le gros travail de réalisation, d'interprétation et de mise en scène (quelques très beaux changements de décors et numéros spectaculaires), il est très difficile de rester intéressé pendant les deux heures du spectacle.

    Deux heures de caméra constamment en mouvement, une vingtaine de chansons dont une ou deux à peine s'avèrent un minimum mémorables (et encore, c'est souvent le numéro qui les accompagne qui impressionne, et pas la chanson en elle-même), plusieurs minutes de chanson tirée du dernier film de Hugh Jackman (histoire de faire sa promotion), et un récit tellement délayé et mécanique qu'il en perd tout goût, toute originalité et tout intérêt.

    Reste finalement quelques moments remarquables (Diamantopoulos et Krakowsky sont excellents dans leurs numéros respectifs), et un travail de production impressionnant, pour une œuvre originale (la comédie musicale, pas le film de Bob Clark) qui n'en méritait clairement pas tant. Dommage.

    2.5/6

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    Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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    Christmas Yulefest 2017 - 71 - Animation (1/2) - La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (2017) & Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (2017)

    Publié le 29 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Jeunesse, Musique, Animation, Disney

    Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

    La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (Olaf's Frozen Adventure) :

    Alors que le royaume d'Arendelle fête officiellement son premier Noël, Olaf s'aperçoit que Anna et Elsa n'ont pas de tradition familiale à l'occasion des Fêtes de fin d'année. Il décide alors de mener l'enquête,  et de proposer aux sœurs tout un assortiment des traditions les plus populaires du royaume...

    Un court-métrage de 22 minutes diffusé avant Coco, de Pixar, et qui a reçu un accueil assez hostile et agacé du public... forcément, puisqu'on parle ici d'un court-métrage initialement conçu pour être diffusé à la télévision, et qui a été catapulté en première partie de Coco pour la simple et bonne raison qu'il fallait inciter les petites filles et les fans absolus de Frozen à se rendre en salles, et à payer leur place.

    Pas de chance, Coco n'avait pas besoin de tout cela, et l'initiative de Disney s'est retournée contre la firme aux grandes oreilles. En même temps, ce n'est pas forcément surprenant quand on réalise que ces 22 minutes sont consacrées à un Olaf qui n'est jamais particulièrement drôle ou intéressant, et qu'il y a quasiment une chanson toutes les 90 secondes.

    De quoi vraiment agacer, surtout si l'on est déjà assez réservé au sujet de cette franchise, et que la voix toujours aussi criarde de Menzel vous fatigue plus qu'elle ne vous enchante.

    2.25/6 (pour l'aspect technique et visuel)

    Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (Mariah Carey's All I Want For Christmas is You - 2017) :

    À l'approche de Noël, Mariah (Mariah Carey/Breanna Yde) n'a qu'un vœu pour les fêtes : Princess, une petite chienne repérée dans une animalerie locale. Mais ses parents refusent formellement, jusqu'à ce que son père lui confie Jack, le chiot incontrôlable de son oncle, pour voir si elle peut s'en occuper...

    Un projet narré (plus ou moins bien) par Mariah Carey, illustré par ses chansons de Noël, et confié à un scénariste et à un réalisateur expérimentés dans le domaine de l'animation.

    Bizarrement, alors que, dans l'absolu, j'aurais dû trouver le tout générique, prévisible, insipide, dérivatif (et ça l'est), et tiré vers le bas par une durée improbable (ça aurait dû faire 30 minutes, 45 au maximum, mais là, tout est étiré sur plus de 90 minutes), je n'arrive pas vraiment à être sévère avec ce dessin animé.

    Pour peu qu'on ne soit pas trop allergique aux histoires de fillettes et de chiens, pleines de bons sentiments, ce All I Want For Christmas is You finit par être tout à fait regardable, plutôt bien doublé, et à l'animation honorable (du moins en ce qui concerne les chiens).

    Tout sauf indispensable, mais ça devrait plaire aux petites filles.

    3/6

    --

    Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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    Christmas Yulefest 2017 - 36 - The Christmas That Almost Wasn't (1966)

    Publié le 16 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Comédie, Musique, Fantastique, Italie, USA

    Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

    The Christmas That Almost Wasn't (Il Natale che quasi non fu) :

    Sam Whipple (Paul Tripp), un avocat sans le sou mais habité par l'esprit de Noël, rencontre un beau jour Santa Claus (Alberto Rabagliati), qui lui demande son aide : le nouveau propriétaire du Pôle Nord, Phineas T. Prune (Rossano Brazzi), a décidé de réclamer un loyer à Santa, et exige que ce dernier lui paye des siècles d'arriérés... car Prune déteste Noël, et tente d'y mettre un terme, en expulsant Santa, et en saisissant toutes ses installations.

    Un film italien de 1966, tourné en anglais/intégralement post-synchronisé (de manière assez laborieuse), et adapté d'un livre de Paul Tripp par son auteur, qui joue par ailleurs le rôle principal, et chante.

    Beaucoup.

    C'est d'ailleurs le cas de tous les personnages de ce film pour enfants assez daté, qui lorgne très souvent sur la comédie musicale : tout est très coloré, très caricatural (le méchant utilise occasionnellement de gros bâtons de dynamite qu'on dirait sorti d'un cartoon façon Les Fous du Volant), les chansons sont enfantines, le film s'ouvre sur un générique animé (assez réussi, d'ailleurs), et le script lorgne fortement sur de nombreux autres œuvres de Noël (notamment Miracle sur la 34ème Rue, le Grinch, et Un Chant de Noël, mais on pense aussi au Père Noël et au Tambour Magique de Mauri Kunnas), et les limites du budget sont fréquemment évidentes (le décor fauché du Pôle Nord, et son arrière plan trop court qui dévoile les murs du studio, le montage musical sur des photos de tournage pour gagner du temps et économiser sur le temps de doublage, les décorations anémiques sur les arbres...).

    Dans l'ensemble, un film qui a bon fond (parfois trop, d'ailleurs, car c'est très naïf et simplet), qui a assez mal vieilli et est probablement à déconseiller aux plus de 8/10 ans.

    2.5/6

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    Christmas Yulefest 2017 - 19 - Un Noël pour se retrouver (2017)

    Publié le 7 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Comédie, Romance, UpTV, Musique

    Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

    Un Noël pour se retrouver (A Very Country Christmas) :

    Lorsque Zane (Greyston Holt), une superstar de la country, tente d'échapper à la pression médiatique en se réfugiant dans sa petite ville natale, il rencontre Jeanette Williams (Bea Santos), une jeune mère célibataire qui tente de mener de front sa vie professionnelle chaotique, et l'éducation de sa fille. Malgré leurs différences, Zane et Jeanette acceptent alors d'aider Jolene (Deana Carter), une amie commune, à préparer un spectacle de Noël, et ils finissent par se rapprocher l'un de l'autre...

    Pendant de nombreuses années, qui disait téléfilm UpTV disait généralement équivalent discount et bien pensant des films Hallmark. Mais depuis quelques temps, la chaîne fait des efforts pour se démarquer un peu et proposer plus d'originalité et de diversité.

    Ici, cela se traduit surtout par une production plus convaincante que certains téléfilms Hallmark récents, avec des décors naturels emplis d'une neige épaisse, des scènes extérieures, une direction artistique intéressante (la bande originale instrumentale country est assez appropriée et bien choisie), un couple principal plus développé, et d'innombrables personnages secondaires.

    Des personnages secondaires qui, bien qu'ils soient parfois bien interprétés (Deana Carter, notamment, qui est chanteuse country IRL, s'en sort très bien, mais aussi Allison Hossack, Alys Crocker, ou encore la fillette), sont cependant trop nombreux et inutiles pour leur propre bien : ce téléfilm est en effet adapté d'un roman Harlequin pour une chaîne "familiale et religieuse", ce qui signifie qu'il a fallu remplacer une romance probablement torride par une histoire d'amour en pointillé, de multiples sous-intrigues sans intérêt aux nombreux personnages qui ne font guère plus que de la figuration (Greg Vaughan, la fliquette, la restauratrice, la patronne, l'assistante maladroite, le traître, son compère glandeur épris de l'héroïne, les présentatrices tv...), et surtout, énormément de longs passages dialogués qui permettent aux personnages principaux de faire de l'exposition, d'expliquer leurs états d'âme, leur situation, etc, dans les grandes largeurs.

    Ce qui n'est pas un problème en soi, et permet d'éviter aux protagonistes de n'être que des clichés... mais ça ralentit considérable le rythme du tout, un rythme souffrant déjà du manque de péripéties, d'un couple principal assez quelconque (ils jouent bien, mais sont transparents), et d'un ton hésitant, oscillant entre surexcitation frénétique supposée donner de l'énergie, et quelque chose de plus solennel et sérieux, pour ne pas dire mélodramatique.

    Bref, ce côté bipolaire fait que le film semble hésiter sur quel pied danser, et finit par être assez oubliable : la romance est timide, le côté country pas très appuyé, les péripéties oubliables, les personnages secondaires sous-développés... et tout cela finit par effacer les bons points de la production et de l'interprétation, pour ne pas laisser le moindre souvenir. Dommage.

    2.5/6

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    Un film, un jour (ou presque) #618 : La Belle et la Bête (2017)

    Publié le 3 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Disney, Comédie, Musique, Romance

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    La Belle et la Bête (Beauty and the Beast) :

    Au XVIIIème siècle, près d'un petit village français, une jeune femme intelligente et studieuse, Belle (Emma Watson), accepte, pour sauver la vie de son père, de devenir la captive d'une Bête terrible (Dan Stevens), en réalité un Prince maudit par une enchanteresse, et qui doit trouver l'amour s'il veut rompre ce sort improbable...

    Aïe, ce carnage. Bon, tout de suite, autant prévenir :

    1) Je n'ai jamais vu la version animée de La Belle et la Bête de Disney. J'en connais quelques mélodies et quelques scènes par osmose culturelle, mais je n'ai jamais eu le moindre intérêt pour l'histoire, pour son héroïne, et surtout, il est sorti en salles lorsque j'avais 9/10 ans - et à cette âge, j'étais plutôt Star Wars que Princesse Disney.

    2) J'ai toujours trouvé qu'Emma Watson était une bien piètre actrice, qui confond souvent "exprimer des émotions" avec "jouer des sourcils", avec une tendance récurrente au manque d'investissement dans ses rôles, comme si elle n'y croyait pas à fond.

    3) Jusqu'à présent, je n'ai vraiment pas été convaincu par les remakes en prises de vue réelles des classiques Disney, que ce soit Maléfique, Cendrillon, ou Peter et Elliott le Dragon (Le Livre de la Jungle est, à ce jour, la seule exception à mes yeux).

    Autant dire que déjà, à la base, ce remake avait du pain sur la planche pour me convaincre.

    Pourtant, réserves ci-dessus mises à part, j'y allais plutôt curieux. Curieux de voir ce qu'un bon réalisateur comme Bill Condon pouvait faire avec un conte aussi connu, par ailleurs un classique de l'animation vénéré par des générations mais inédit pour moi, et dont le compositeur revenait justement pour écrire de nouvelles chansons.

    Malheureusement, la réponse à cette interrogation est sans appel : Condon en a fait un remake studieux, mais rallongé artificiellement pour passer de 80+ minutes à plus de deux heures, avec de nouvelles chansons insipides, un rythme anémique (gros coup de mou une fois Belle enfermée chez la Bête), des protagonistes fades qui n'ont pas la moitié du charisme de leurs équivalents animés, et un univers tellement calibré pour plaire aux critiques que ce petit village français du XVIIIème siècle est ethniquement plus divers et intégré qu'un bon paquet de villages actuels.

    Les protagonistes, pour commencer : Emma Watson est fidèle à elle-même (trois expressions faciles pendant la majeure partie du film) ; Dan Stevens parvient à créer une Bête à l'animation et l'interprétation convaincantes (malheureusement, elle n'est jamais menaçante, et le rendu visuel/l'intégration sont très inégaux) ; Luke Evans fait illusion en Gaston ; Josh Gad n'est pas mauvais du tout en LeFou (même si le côté "premier personnage Disney homosexuel" sombre dans la caricature) ; et toutes les stars assignées au doublage des personnages animés s'en sortent honorablement.

    Là où ça coince déjà plus - et c'est globalement un problème général du film - c'est que tout apparaît constamment surchargé : les personnages animés, de la Bête aux objets du château, souffrent du syndrome Transformers, à savoir qu'ils sont tellement détaillés et surchargés qu'ils en deviennent brouillons, et peu lisibles ; les décors et les costumes sont tellement clinquants qu'on n'a jamais l'impression d'être devant une "réalité", mais bien devant un spectacle scénique filmé ; idem pour les numéros musicaux, les chorégraphies, etc... tout est tellement surchargé et surproduit que ça en devient contre-productif, pataud et "kitsch". 

    On finit par se lasser vraiment de ce qu'on a sous les yeux, surtout quand le métrage s'engouffre dans des tunnels de chansons, et aborde l'assaut des paysans sur le château, l'occasion d'un déluge d'effets numériques pas toujours très réussis (à l'image des effets du film dans son ensemble - les loups sont réussis, mais certains plans d'ensemble du château, du village ou des paysages environnants semblent manquer de finalisation).

    Enfin, pour conclure, comme le film n'est ni plus ni moins qu'une comédie musicale, n'oublions pas de mentionner l'interprétation musicale de la distribution... une distribution qui peut dire merci à l'auto-tuning, tant il est évident et flagrant, notamment dans les morceaux chantés par Emma Watson.

    En résumé, je n'ai pas du tout aimé, alors que je m'attendais à simplement rester indifférent. La distribution, le rythme, les (nouvelles) chansons, les chansons réinterprétées, une partie des effets numériques, le script... énorme bof.

    2.25/6, pour les efforts de production.

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    Un film, un jour (ou presque) #616 : Baby Driver (2017)

    Publié le 16 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, UK, USA, Musique

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

    Baby Driver :

    Conducteur hors-pair basant toute son existence sur le rythme des morceaux qu'il écoute dans ses nombreux ipods, Baby (Ansel Elgort) travaille malgré lui pour un criminel (Kevin Spacey), le temps de rembourser ses dettes ; il aide tous les hommes de mains de ce dernier à s'enfuir lors de braquages, jusqu'au jour où un casse tourne mal, et menace de faire s'écrouler toute son existence, notamment sa nouvelle relation avec Deborah (Lily James), une serveuse innocente.

    Le problème que j'avais avec Scott Pilgrim, le précédent film d'Edgar Wright, c'est qu'il était un exemple parfait de style primant sur le contenu : oui, Edgar Wright est un excellent réalisateur, inventif, dynamique, drôle, décalé, et aux références le rendant immédiatement sympathique aux yeux d'une certaine génération... mais en adaptant Scott Pilgrim pour le grand écran et en confiant le rôle principal du film à Michael Cera, Wright rendait instantanément son héros antipathique, ce qui sabordait l'aspect romantique du métrage (pourtant essentiel et primordial à ce récit), et transformait le film en coquille vide, plus proche d'un exercice de style hipster que d'un hommage sincère et touchant à une certaine esthétique jeu vidéo/bd.

    Et là, on retrouve un peu ce même problème (en heureusement moins prononcé), avec ce Baby Driver qui utilise un postulat basique ("le dernier casse avant la retraite"), nourri d'influences très claires (Heat, Driver, Drive...) pour agrémenter une romance qui ne fonctionne pas (pas forcément pour les mêmes raisons que dans Pilgrim, cela dit), et le concept fort du film ("un personnage qui perçoit le monde comme un enchaînement non-stop de morceaux musicaux, qui rythment le moindre de ses faits et gestes").

    Or, comme pour Pilgrim, une fois le métrage vidé de sa composante émotionnelle, et victime de personnages secondaires creux (les personnages féminins sont inexistants, les personnages masculins des caricatures) combinés à de grosses ficelles narratives, il ne reste plus que l'exercice de style, avec en lieu et place du référentiel jeux vidéo de Pilgrim un référentiel musical (à plusieurs niveaux).

    Alors oui, techniquement, c'est réussi, c'est dynamique, les poursuites en musique sont impeccables, les fusillades synchronisées avec les morceaux, c'est amusant, et le début façon comédie musicale (avec long plan séquence où musique et environnement se répondent) laisse présager d'un métrage plus décalé que ce qu'il est vraiment (le film manque à ce titre d'humour et de fantaisie, contrairement aux autres métrages de Wright)... mais voilà, tout l'intérêt du film se limite à ses poursuites musicales et à son action bien menée, alors que tout ce qu'il y a autour laisse de marbre, et notamment la romance catapultée de Baby et de sa serveuse.

    En partie parce que je ne trouve pas grand charisme à Lily James (déjà, dans Cendrillon, elle ne m'avait pas du tout marqué, mais alors là, avec son personnage au développement inexistant, c'est encore pire), mais aussi parce que Baby est délibérément un personnage introverti (le jeu d'Elgort, dans la première moitié du film, n'est pas loin de celui de Cera, d'ailleurs), et que par conséquent, toutes leurs scènes de séduction semblent particulièrement forcées et artificielles.

    Il faut dire que les dialogues maladroits n'aident pas vraiment, et que l'interprétation de certains non plus (je pense à Jamie Foxx, là)... cela dit, s'il faut bien reconnaître au film une chose, c'est son énergie. Certes, le film aurait clairement bénéficié de 15 minutes de moins, mais une fois que les choses s'emballent, ça le fait, et de bien belle manière.

    C'est donc une impression de coquille un peu vide, ou d'occasion manquée, qui se dégage de ce Baby Driver, à mille lieues de l'extase critique entourant ce métrage depuis sa sortie. À voir pour la maîtrise technique de l'action et de la musique, mais pas beaucoup plus...

    3.75/6

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    Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - The David S. Pumpkins Halloween Special (2017) & Michael Jackson's Halloween (2017)

    Publié le 12 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse, NBC, CBS, Musique, SNL

    L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

    Saturday Night Live's The David S. Pumpkins Halloween Special :

    Kevin (Peter Dinklage), désormais adulte, prépare sa citrouille d'Halloween et raconte comment, dans son enfance, il a rencontré David S. Pumpkins (Tom Hanks), un esprit d'Halloween particulièrement étrange et excentrique, et comment, ensemble, ils ont sauvé la fête des Citrouilles de méchants garnements...

    Un Halloween Special d'une durée de 20 minutes, basé sur un sketch du SNL inexplicablement devenu viral, avec Tom Hanks dans le rôle improbable de David S. Pumpkins, qui s'occupait à l'époque d'un ascenseur hanté.

    Ici, les mêmes auteurs & comédiens tentent d'ériger ce personnage en icône d'Halloween, l'équivalent du Père Noël pour la Fête des Citrouilles, au travers d'un film animé à l'animation rétro 90s (et donc assez limitée et fauchée), de chansons absurdes, et de rimes façon Dr. Seuss.

    Dans l'absolu, pourquoi pas, mais il faut bien avouer que tout l'intérêt du sketch original résidait dans son non-sens total, et dans l'investissement total de Tom Hanks dans ce personnage bizarre. Ici, tout cela est dilué dans un récit de 20 minutes, trop long pour ce que ça raconte, et on finit par se dire tout simplement "tout ça pour ça ?".

    Qu'on apprécie ou pas le sketch du SNL, une chose est sûre : cette adaptation sous forme plus longue n'était pas franchement nécessaire. Ça se regarde, mais ça ne restera probablement pas dans les mémoires... du moins, pas comme le sketch original.

    Michael's Jackson's Halloween :

    Vincent (Lucas Till) et Victoria (Kiersey Clemons) se rencontrent le soir d'Halloween, et finissent dans un étrange hôtel, peuplé de créatures toutes plus improbables : Bubbles (Brad Garrett), le chimpanzé garçon d'étage ; Hay Man (Jim Parsons), l'épouvantail jardinier ; le Général Meriweather (Alan Cumming), l'araignée responsable de la sécurité ; Franklin Stein (Diedrich Bader), un savant fou félin... tous unis dans un combat contre la maléfique sorcière Conformity (Lucy Liu), qui veut priver l'univers de musique et de danse en transformant tout le monde en zombies...

    Un moyen-métrage d'animation en images de synthèse de 45 minutes diffusé sur CBS à l'occasion d'Halloween, avec Mark Spawn Dippé à la co-réalisation, et, à la co-écriture, Dippé et les esprits géniaux à l'origine d'Alvin et les Chipmunks, de Festin de Requin, de Hop ou encore de Joyeux Noël, Grumpy Cat. Une combinaison de talents qui ne pouvait produire qu'un résultat particulièrement insipide et médiocre, défini par un seul mot : "bancal".

    En réalité, rien dans ce Halloween Special consacré à Michael Jackson n'échappe à ce mot.

    Tout est bancal, inutile ou inabouti, depuis l'animation, parfois ultra-simpliste et basique, jusqu'à l'histoire naïve et générique, au format très jeu vidéo (les personnages arrivent dans un nouveau niveau, assistent à un numéro de danse, affrontent Conformity, et repartent avec un trophée qui leur permettra, une fois combiné aux autres trophées, d'invoquer Michael en personne pour la boss battle finale), en passant par la direction artistique très inégale, et par un doublage discutable (Clemons est souvent plate, et la prise de son de Lucy Liu est parfois défaillante et creuse, comme si quelqu'un avait oublié d'appliquer les bons filtres audio sur sa voix).

    Tout ça sans même parler de la danse ou de la musique, qui ne sont que des patchworks des œuvres de MJ (+ Somebody's Watching Me de Rockwell), souvent desservies par l'animation raide (le Michael final, en particulier, dont la danse est assez laborieuse).

    Bref, tout cela semble particulièrement inutile et mercantile ; peut-être que du vivant de Jackson, un tel projet aurait su réunir des talents nettement plus importants et prestigieux, mais en l'état, c'est vraiment de l'exploitation pure et simple qui n'apporte rien à personne, et ne fait que très ponctuellement illusion.

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    Halloween Oktorrorfest 2017 - 75 - Animation : Realm of the Damned (2017) & Monster Island (2017)

    Publié le 8 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Musique, Action, Jeunesse, Comédie

    Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

    Realm of the Damned - Tenebris Deos :

    Lorsque Lord Balaur (Dani Filth), le plus maléfique de tous les vampires, est ramené à la vie par l'un de ses disciples, il commence alors à écumer la planète, visant à se nourrir de l'énergie et des pouvoirs des monstres les plus dangereux au monde. Sa soeur, Lady Athena (Jill Janus), recrute alors Alberic Van Helsing (David Vincent), célèbre chasseur de monstres, pour arrêter le demi-dieu épris de vengeance...

    Un motion comic adapté d'un comic book, ce métrage animé de moins d'une heure se veut très "metal" : tous les rôles principaux sont doublés par chanteurs de groupe de black metal, ce qui donne forcément un résultat final très très inégal.

    Parfois, ça fonctionne et c'est à peu près juste... et parfois, c'est du surjeu médiocre et calamiteux, qui casse toute immersion (d'autant que tous les personnages ont un accent anglais et jurent comme des charretiers, de la momie égyptienne aux prêtres du Vatican... ce qui est assez perturbant).

    Après, le récit reste assez balisé et classique, dans le genre, donc rien de forcément très mémorable à se mettre sous les crocs, d'autant que les plages d'exposition maladroite ne font rien pour redonner du rythme et du punch au film. 

    2.5/6 (pas sûr que ça les vaille vraiment)

    Monster Island :

    Lorsque Lucas, un jeune lycéen de 13 ans, découvre soudain que pour lui, la puberté signifie une transformation en monstre difforme et orange, il panique. Il part alors pour l'Île des Monstres, afin de tenter de comprendre ses origines...

    Un film d'animation mexicain assez clinquant et insipide, en plus d'être globalement assez dérivatif et brouillon.

    Pas grand chose de mémorable à signaler donc, et le métrage est d'ailleurs assez limité techniquement : ce n'est pas dramatique, mais dans l'ensemble, la direction artistique est peu inspirée (et à tendance couleurs fluos et sous-Burton), et le film n'a pas d'identité particulièrement forte, ni d'intrigue particulièrement intéressante.

    À la limite, le générique en 2D était peut-être plus sympathique que le corps du métrage, malgré sa bande originale assez... "familière".

    Ça occupera probablement les plus jeunes pendant 80 minutes, mais ça s'arrête là.

    2/6

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    Un film, un jour (ou presque) #521 : Broadway Idiot (2013)

    Publié le 24 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique

    Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

    Broadway Idiot :

    Un documentaire centré sur l'album American Idiot de Green Day, et sur sa transformation en comédie musicale, faite avec l'accord et l'assistance de Billie Joe Armstrong, le meneur de la formation.

    Un métrage à réserver aux fans du groupe et aux passionnés de Broadway, tant il alterne entre admiration pour Billie Joe et son talent, chansons détaillées avec paroles affichées à l'écran, et images de coulisses et de préparation de la comédie musicale.

    Habituellement, je suis plutôt client de ce type de documentaire, et la musique de Green Day ne me rebute pas, mais ce film ne m'a pas particulièrement passionné, la faute à des ventres mous assez notables et évidents (qui ne gêneront cependant pas forcément les catégories de public sus-mentionnées).

    3/6

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