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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #musique catégorie

Un film, un jour (ou presque) #440 : Tous en Scène (2016)

Publié le 31 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Musical, Comédie, Review, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tous en Scène (Sing):

Magouilleur désespéré de rendre à son théâtre sa gloire d'antan, Buster Moon (Matthew McConaughey), un koala, décide de tenter le tout pour le tout, et d'organiser un concours de chant, avec un prix de 1000$ à la clef. Mais une erreur d'impression fait croire à tous les apprentis-chanteurs de la région que le prix est de 100000$, et aussitôt, c'est la folie. Dépassé, Buster finit par sélectionner une poignée de candidats finalistes : Mike (Seth MacFarlane), une souris à la voix de crooner ; Ash (Scarlett Johansson), une femelle porc-épic punk rockeuse ; Meena (Tori Kelly), une jeune éléphante timide ; Johnny (Taron Egerton), un jeune gorille criminel à la voix d'or ; et Rosita (Reese Witherspoon), une truie mère de famille ayant mis de côté la musique pour se concentrer sur ses enfants...

Second film Illumination Entertainment de 2016, après Comme des Bêtes, ce métrage d'animation écrit et réalisé par Garth Jennings (H2G2) souffre un peu des mêmes problèmes que Comme des bêtes : un casting vocal de qualité, une animation et un rendu maîtrisés, mais un script assez faible, particulièrement générique et calibré, et sans la moindre touche émotionnelle sincère (l'émotion, ici, est comme le script : calculée et prévisible).

En somme, ça manque de folie, ça manque d'humour, ça manque de fond et de coeur, et ça peine à se démarquer du reste de la production animée américaine. D'ailleurs, dans le genre "film d'animation juke-box autotuné", je dois dire que Trolls était au moins plus travaillé et plus original, visuellement parlant. 

Bref, un film un peu creux et anecdotique, qui fonctionne principalement sur la force de ses numéros musicaux, particulièrement dépendants des chansons choisies (paradoxalement la chanson de l'éléphante est la plus gueularde et insipide du lot, et le My Way de MacFarlane est plutôt médiocre)...

J'ai envie de lui mettre la moyenne pour la technique, mais non :

2.75/6, parce qu'au bout d'un moment, le film est tellement en pilotage automatique que j'ai à moitié décroché (même si ça plaira clairement à un public plus jeune, qui en prime n'aura pas trop à réfléchir à un éventuel message)

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Un film, un jour (ou presque) #438 : La Légende de Manolo (2014)

Publié le 27 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Musical, Review, Musique, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Légende de Manolo (The Book of Life) :

Dans la ville mexicaine de San Angel, Manolo (Diego Luna) et Joaquin (Channing Tatum) ont grandi avec la belle Maria (Zoe Saldana), dont ils sont tous deux épris. Manolo est fils de matador, mais plutôt que de suivre la tradition familiale, il préfèrerait passer son temps à chanter et à jouer de la guitare ; Joaquin, lui, est devenu militaire, et un héros de son peuple. Mais lorsque le maléfique Chakal menace la ville, les deux hommes se trouvent pris au coeur de ce conflit ; d'autant que Xibalba (Ron Perlman) et La Muerte (Kate Del Castillo), deux déités querelleuses, ont fait de leur triangle amoureux l'objet d'un pari céleste...

Un long-métrage animé produit par Guillermo Del Toro, pas désagréable, mais au fond assez basique, pas forcément compensé par une forme souffrant de problèmes très clairs à mes yeux.

Déjà, le character design et la direction artistique globale sont très tranchés, et peuvent laisser de marbre : ce fut globalement le cas pour moi, du moins jusqu'à ce que le film s'énerve un peu, et visite l'Au-Delà, dans sa seconde moitié.

Et on touche là à l'autre problème du film : son rythme et sa structure, très très inégaux.

Toute la première partie est ainsi assez générique, pas aidée par des chansons modernes revisitées à la sauce mexicaine, et par un artifice de narration tout simplement inutile ; la seconde moitié tient nettement plus la route, et est plus mouvementée/divertissante, mais c'est franchement un peu tard.

En l'état, un métrage assez moyen, surtout si l'on n'accroche pas trop à la direction artistique.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #434 : New York Melody (2014)

Publié le 23 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Musical, Romance, Comédie, Review, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

New York Melody (Begin Again) :

Dan (Mark Ruffalo), un producteur de disques aigri et déprimé, se fait éjecter du label qu'il a fondé faute de nouveaux talents ; Gretta (Keira Knightley), une compositrice-interprète, arrive avec son compagnon Dave (Adam Levine) à New York, mais se retrouve rapidement seule lorsque la carrière de celui-ci décolle, et qu'il l'abandonne. Dan et Gretta se rencontrent alors dans un club, et aussitôt, c'est un coup de foudre artistique entre les deux artistes à la dérive : sans budget mais avec l'aide de Steve (James Corden) et des contacts de Dan, ils travaillent alors au premier album de la jeune femme, et finissent par se rapprocher...

Une comédie romantico-musicale plutôt sympathique et assez feutrée, très orientée sur les performances musicales de Keira et d'Adam Levine, et sur la relation platonique entre Gretta et Dan.

Pas grand chose à dire de ce film, en fait : c'est agréable à suivre, c'est bien joué, la musique est assez réussie... mais ça s'arrête plus ou moins là, en fait, et je ne pense pas en retenir grand chose au final. :haussement d'épaules:

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #430 : Qui donc a vu ma belle ? (1952)

Publié le 17 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Musical, Review, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Qui donc a vu ma belle ? (Has Anybody Seen My Gal ?) :

Dans les années 20, un millionnaire sans proches ni héritiers, Samuel Fulton (Charles Coburn), cherche ce qu'il va bien pouvoir faire de cet argent qu'il déteste gaspiller. Nostalgique de ses jeunes années, il décide de se déguiser en artiste excentrique pour louer une chambre au sein de la famille attachante d'Harriet (Lynn Bari), la fille de celle qu'il a aimée autrefois. Son objectif : observer les réactions de cette famille, afin de voir s'ils sont dignes de son héritage. Mais rapidement, alors que Fulton les met à l'épreuve en leur faisant anonymement don de 100000$, le chaos s'empare de la famille d'Harriet, qui perd la tête et est atteinte de la folie des grandeurs...

Comédie semi-musicale de Douglas Sirk, qui s'essayait ici pour la première fois à la couleur avec cette fable sur le pouvoir corrupteur de l'argent, et débutait là sa collaboration avec Rock Hudson. Un Rock Hudson qui, un an plus tard, retrouvera Piper Laurie dans La Légende de l'épée magique, et qui ici partageait brièvement l'écran avec un James Dean débutant.

Le film s'avère donc un métrage agréable et léger, avec des chansons brèves, discrètes et peu envahissantes, qui rythment un récit classique mais bien mené : la famille perd la tête, vit au dessus de ses moyens, et finit par être sérieusement ramenée à la réalité ; Fulton, lui, s'adoucit au contact des plus jeunes membres de la famille, et cesse d'être un pingre grognon pour devenir quelqu'un de plus chaleureux et décoincé, qui trouve enfin une famille de substitution qu'il apprécie...

Pas grand chose à dire de plus, en fait, puisque c'est exactement ce à quoi l'on pouvait s'attendre sur la base du pitch et de l'époque de production : quelque chose de gentil et de moral, avec ce bon samaritain anonyme qui donne une leçon de vie à une famille qui a bon fond.

Rien de révolutionnaire, mais c'est sympathique, et Piper Laurie, Gigi Perreau et le chien sont adorables.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #427 : Les Trolls (2016)

Publié le 12 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Dreamworks, Review, Comédie, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Trolls (Trolls) :

Perpétuellement heureux et positifs, les Trolls passent le plus clair de leur temps à chanter et à danser, sans le moindre problème... hormis l'existence des Bergens, des êtres cruels et dépressifs, qui n'ont trouvé pour seule solution à leur tristesse que la consommation des petits Trolls innocents. Et lorsqu'un groupe de Trolls est capturé par les sbires du Prince Gristle Jr. (Christopher Mintz-Plasse), dirigeant des Bergens, Poppy (Anna Kendrick), la princesse des Trolls, doit faire équipe avec Branch (Justin Timberlake), un Troll cynique, pour sauver tous leurs amis...

Mouais.

J'ai lu beaucoup de bien de ce dessin animé Dreamworks, mais pour être franc, hormis le casting vocal quatre étoiles (Anna Kendrick et Zooey Deschanel sont vraiment impeccables ; les autres sont, au pire, très efficaces : Timberlake, Christine Baranski, Russell Brand, Jeffrey Tambor, John Clesse, etc), j'ai trouvé ça assez quelconque.

La faute à un récit vraiment ultra-basique (façon Cendrillon), à des personnages à la caractérisation calibrée (et parfois agaçante : l'héroïne, notamment, paraît régulièrement arrogante, insistante, trop confiante... et est assez symptomatique d'un problème de caractérisation récurrent dans le film : les Trolls, de manière globale, sont de gros fêtards égocentriques qui ne conçoivent pas qu'on ne puisse pas partager leur point de vue méga-fun et méga-positif sur le monde), à une direction artistique très polarisante et débatable (c'est ultra-fluo, c'est ultra-pailleté... c'est ultra-moche ?) et à un film juke-box qui rappelle beaucoup trop Strange Magic de George Lucas pour son propre bien, avec pléthore de chansons insipides et modernes, qui seront périmées dans 3 ans.

Alors certes, c'est maîtrisé d'un point de vue technique - le monde est visuellement crédible et quasi-tactile, l'animation est réussie - , et l'humour fonctionne plus que ce que l'on aurait pu redouter (vannes à base de pets exceptées), ce qui rend le film regardable, mais le tout manque cruellement d'ambition, d'originalité, ou (pour être franc) de véritable intérêt.

Il y a ainsi un bon paquet de moments ou de personnages sous-exploités, sous-développés et oubliés en cours de route, qui sous-entendent que la genèse compliquée du film est peut-être responsable de ce résultat mitigé (le film a connu plusieurs faux-départs, et des castings vocaux différents), et l'overdose de passages chantés, répétitifs et fatigants, empêche le tout de dépasser un tout petit

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #422 : Kill Your Friends (2015)

Publié le 28 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Comédie, Musique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kill Your Friends :

À Londres, en 1997, l'industrie musicale est à son apogée, et Steven Stelfox (Nicholas Hoult), un jeune dénicheur de talents cynique et ambitieux, est prêt à tout pour gravir les échelons de son industrie. À tout, y compris au meurtre...

Une comédie noire anglaise, adapté d'un roman de l'écossais John Niven, et qui se veut une satire du milieu de la musique, marchant dans les traces d'un Loup de Wall Street, de Syrup, et surtout d'un American Psycho.

Le problème étant que ce Kill Your Friends lorgne tellement sur ce dernier métrage qu'il souffre énormément de la comparaison. Notamment parce qu'ici, la satire manque de mordant ou de punch, et que le tout est finalement très sérieux, manquant fortement d'humour, de rythme, de détachement, voire même d'intelligence : l'écriture - pourtant de Niven lui-même - est assez quelconque et maladroite (avec des flashbacks inutiles), l'illustration musicale est envahissante (tout ce qui se faisait de pire à l'époque) et le film semble se croire beaucoup plus transgressif et malin qu'il ne l'est vraiment.

Bien tenté, mais insuffisant.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 97 - The Rocky Horror Picture Show : Let's Do The Time Warp Again (2016)

Publié le 25 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Fox, Halloween, Comédie, Musique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Rocky Horror Picture Show  - Let's Do The Time Warp Again :

Aaaah, le RHPS, ce film culte de 1975, adaptation cinématographique de cette comédie musicale underground et corrosive, hommage à tout un pan du cinéma de genre, dans laquelle un couple de jeunes WASPs bien pensants typiques des années 50 se voient corrompus et dévergondés par des extraterrestres pan-sexuels menés par le Dr Frank-n-Furter, un travesti à la fois séduisant, dangereux, dévorant et complexe.

Un show - qu'il soit scénique ou cinématographique - tellement provocant, culte, transgressif et avant-gardiste, que chacune de ses représentations donne désormais lieu à un véritable spectacle participatif sur scène, à l'écran et dans la salle... une comédie musicale irrémédiablement marquée par son esthétique proto-punk androgyne, kitsch et déjantée, conséquence d'un budget limité, par l'interprétation et le charisme de Tim Curry, et par certaines images indélébiles, comme cette paire de lèvres rouges qui ouvrent le métrage.

Autant dire qu'en annonçant un remake télévisé, la chaîne Fox tendait largement le bâton pour se faire battre, surtout qu'elle s'était déjà plantée en adaptant aseptisant le RHPS dans un épisode de Glee.

Et plus les informations arrivaient sur ce remake télévisé, plus  l'on pouvait craindre le pire : si à la limite, choisir Victoria Justice et Ryan McCartan (deux acteurs connus pour leurs carrières Disney et Nickelodeon) pour interpréter les niais Brad et Janet était assez logique (voire même approprié et pertinent), le choix de Laverne Cox (actrice transexuelle n'ayant jamais fait ses preuves dans le milieu de la comédie musicale) pour interpréter le personnage de Frank-n-Furter (un mâle travesti) laissait dubitatif, et semblait indiquer que les exécutifs de la Fox ne savaient pas trop où ils mettaient les pieds, ou voulaient simplement faire le buzz.

Et puis ensuite, on a découvert que le téléfilm serait réalisé par Kenny Ortega, réalisateur des High School Musical, chefs-d'oeuvre de subversion et de décadence s'il en est (oui, c'est de l'ironie). Et enfin, histoire de conclure en beauté, on nous a expliqué que le film jouerait la carte du méta-discursif : plutôt que d'enregistrer le show en live sur une scène, comme les autres succès d'audience US récents en matière de comédie musicale télévisée (et comme il aurait été pertinent de le faire pour une comédie musicale reposant à ce point sur l'interaction avec le public), ce RHPS16 allait être filmé de manière traditionnelle, avant d'être encadré par des segments montrant le film "diffusé" dans une salle fictive emplie d'un public fictif (aux déguisements improbables), qui interagirait ainsi avec le métrage pendant sa diffusion (spoiler : ça n'apporte rien, et ça sort systématiquement du métrage à chaque fois que le réalisateur décide de montrer ces réactions).

Sur papier, le tout était donc très casse-gueule. Et dans les faits, toutes les craintes (ou presque) que l'on pouvait avoir se sont réalisées. Oui, le RHPS sur la Fox est surproduit, surbudgeté, tout est poli, propre, artificiel : des décors, aux costumes, à l'interprétation, en passant par toutes les réorchestrations musicales, tout sonne forcé et lissé. À l'image des numéros musicaux, tellement surchorégraphiés qu'ils en perdent paradoxalement tout rythme et toute énergie : le Time Warp est anémique, l'entrée de Frank-N-Furter n'a pas le moindre impact, Touch Me perd toute transgression et sexualité, ou encore, I'm Going Home, chanson touchante dans la version originale, est ici plombée par tout un appareillage scénique et par une Laverne Cox beaucoup trop radieuse et triomphante, façon Diva à la Whitney ou Mariah Carey.

D'ailleurs, attardons-nous sur l'interprétation : tout le monde surjoue un peu (problème de direction), mais dans l'ensemble, ça chante à peu près juste, et Justice et McCartan s'en sortent plutôt bien ; Annaleigh Ashford, dans le rôle de Columbia, est tout à fait dans le ton, tout comme Staz Nair, en Rocky (qui troque son slip moulant lamé or pour un caleçon nettement moins apte à choquer la ménagère) ; en Frank-N-Furter, Laverne est très inégale, juste et convaincante dans ses dialogues et réactions (malgré son accent bancal), un peu moins dans ses chansons, chorégraphies, et tout simplement dans sa présence : en effet, en faisant de Frank-N-Furter une femme à la poitrine pigeonnante et aux tenues spectaculaires (à la Beyonce ou Lady Gaga), le métrage perd complètement le malaise et le trouble créés par un Tim Curry carnassier en bas résilles. Ce qui m'amène à Adam Lambert, le chanteur actuel de Queen, un talent vocal ultra-flamboyant et ouvertement gay, qui aurait été parfait en Frank-N-Furter, mais se contente ici d'une brève apparition en Eddie (le personnage initialement interprété par Meat Loaf).

Enfin, mention spéciale à Riff-Raff (Reeve Carney) et Magenta (Christina Milian) : si le premier fonctionne moyennement tant il essaie d'imiter Richard O'Brien, la seconde est tout simplement calamiteuse, avec un accent ridicule, et un timing déplorable.

Apparaît aussi, en tant que narrateur, ce pauvre Tim Curry, qui se remet de son attaque cérébrale, et qui a tout de même bien souffert...

Avec une telle distribution, et une telle surproduction, à la limite, un bon réalisateur aurait pu sauver les meubles, et pondre quelque chose de rythmé. Hélas, ce n'est pas le cas : la réalisation d'Ortega est basique, simpliste, le montage (avec plans de coupes sur figurants, danseurs, choristes, orchestres, spectateurs dans la salle, etc) casse le rythme des chansons, et le film se traîne mollement jusqu'à la ligne d'arrivée, pas aidé par une aseptisation certaine du propos (moins de sexe, moins de violence, moins de cannibalisme, etc).

Au final, alors que l'original était "sale", osé, décadent et débordait d'énergie, ce remake Fox est (comme on pouvait s'y attendre) trop propre et appliqué pour faire illusion, ne serait-ce qu'un seul instant, et ce malgré les efforts de (quasiment) toute la distribution. On se demande donc qui était le public visé : les fans ne pouvaient que détester un tel projet faiblard et bancal, et les spectateurs lambda sont probablement passés à côté d'une partie du film, tant il repose sur une connaissance du métrage/spectacle original pour comprendre les blagues, les références, les rebondissements, le faux public, etc. 

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #394 : La Famille Von Trapp - Une Vie en Musique (2015)

Publié le 31 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie, Musique, Biographie, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Famille Von Trapp : Une Vie en Musique (The Von Trapp Family : A Life of Music) :

Lorsque sa nièce (Lauryn Canny) fugue de chez elle, Agathe von Trapp (Rosemary Harris) la retrouve dans une gare, et lui narre alors sa propre jeunesse en Autriche, lorsque, adolescente (Eliza Bennett), elle a dû faire face à la mort de sa mère, au remariage de son père, le Baron von Trapp (Matthew Macfadyen), et à l'avènement des forces nazies qui, après avoir ruiné sa famille, ont forcé cette dernière à tout abandonner et à fuir pour les USA...

Une coproduction américano-allemande qui prend le parti de raconter, sous la forme d'un biopic, la vie et les mésaventures de la famille von Trapp, désormais connue dans le monde entier pour être les protagonistes de la comédie musicale La Mélodie du Bonheur.

Et là, premier problème, puisque ce métrage suit la famille avant, pendant, et après les événements couverts par La Mélodie du Bonheur, mais que le tout s'arrête un peu brusquement, en queue de poisson, alors même que tout ce petit monde s'enfuie pour l'Amérique.

On a ainsi un peu l'impression d'être devant la première partie d'un double-téléfilm couvrant toute la carrière de la famille, impression encore renforcée par la narration en forme de conte de Noël raconté à une jeune fille par sa grand-mère. Pour faire simple, on pourrait tout à fait voir ce métrage sur M6 l'après-midi du 25 Décembre ; ça n'a pas plus d'ambition que bon nombre de téléfilms Hallmark (pas les comédies romantiques, mais les mini-séries ou téléfilms "de prestige" que la chaîne produisait parfois de par le passé), l'écriture et la post-sychronisation sont assez médiocres, et l'interprétation est particulièrement inégale : autant Rosemary Harris est juste, et Eliza Bennett (sur qui repose tout le film) est excellente et touchante (en plus de bien chanter), autant Macfadyen en fait parfois un peu trop, comme bon nombre de seconds rôles, assez caricaturaux.

Pourtant, le tout se regarde sans trop de problèmes, grâce à Bennett, et aussi aux paysages superbes de l'Autriche : ça ne fait pas de ce métrage quelque chose de particulièrement bon ou de mémorable, mais si l'on prend ça comme un téléfilm de luxe, on est tenté de lui donner un gentil

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #383 : Bang Bang Baby (2014)

Publié le 16 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Bang Bang Baby :

Stepphy (Jane Levy), une jeune adolescente travaillant dans le garage de son père, aimerait beaucoup devenir une chanteuse célèbre, et partir pour New York ou Hollywood. Mais dans sa petite ville des années 60, les opportunités sont rares, et entre son père alcoolique (Peter Stormare), et les avances assez insistantes de Fabian (David Reale), l'avenir de Stepphy est des plus grisâtres... du moins, jusqu'à ce que le chanteur de ses rêves, Bobby Shore (Justin Chatwin) tombe en panne en ville, alors même qu'un incident technique à l'usine chimique locale inonde la communauté d'un gaz mutagène...

Un hybride comédie musicale/science-fiction made in Canada, et qui donne fortement l'impression d'avoir été, initialement, conçu comme un spectacle scénique, tant l'économie de décors (inhérente aux petits-budgets, certes) et de personnages, le huis-clos, et bien sûr le format musical, donnent l'impression d'un pièce filmée. Ce qui n'est pas forcément redondant, d'autant qu'un film comme Reefer Madness (ou encore Hairspray), par exemple, a prouvé qu'il était toujours possible de produire au cinéma de bonnes comédies musicales adaptées des planches.

Malheureusement, ici, le résultat est particulièrement mitigé. Au niveau de la distribution, d'abord, si Jane Levy est excellente (et chante plutôt bien), Stormare fait son truc habituel, et Chatwin ne fait aucune impression (d'autant qu'il ne chante apparemment pas) ; ensuite, se pose un problème plutôt gênant : musicalement, il n'y a pas une mélodie accrocheuse, pas une chanson mémorable. Il ne reste donc, pour vraiment intéresser le spectateur, que l'histoire ; une histoire pas assez rythmée, et dont le contenu métaphorique/allégorique est par ailleurs transparent et prévisible.

Il ne faut en effet pas bien longtemps pour remarquer que c'est à partir d'un certain moment bien précis que tout le film bascule dans la science-fiction et dans l'improbable. Il suffit alors d'en tirer les conclusions appropriées, et le reste du film s'avère alors cousu de fil blanc : sans que ce soit mal fait ou inintéressant, Bang Bang Baby se résume alors à "tout ça pour ça ?", et aurait mérité d'être un peu plus maîtrisé et percutant.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #365 : Popstar - Never Stop Never Stopping (2016)

Publié le 21 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Popstar - Never Stop Never Stopping :

Superstar de la pop-music contemporaine, Conner (Andy Samberg) doit tout son succès à ses débuts au sein des Style Boyz, un trio de hip-hop qu'il formait avec Owen (Jorma Taccone) et Lawrence (Akiva Schaffer). Mais le succès aidant, Conner a totalement oublié ses compères, et a laissé la célébrité lui monter à la tête. Jusqu'au jour où son second album fait un flop, alors même qu'une équipe documentaire le suit au quotidien : Conner doit désormais faire face à ce qu'il est devenu, et trouver un moyen de ne pas sombrer...

Une déception à la hauteur de l'attente, puisque j'aime beaucoup Andy Samberg et The Lonely Island, et que je m'attendais à quelque chose de vraiment délirant et décalé.

Mais non, en l'état, ce Popstar ressemble vraiment à un Digital Short du SNL étiré pour remplir 90 minutes, un métrage gentillet, mais qui rappelle directement beaucoup d'autres films préexistants (on pense à Zoolander, à Spinal Tap, à des films de Will Ferrell comme Walk Hard ou Ricky Bobby : Roi du circuit, voire même à Fatal de Michael Youn) sans vraiment apporter quoi que ce soit de vraiment mémorable ou innovant à cette formule.

Ajoutez à cela quelques moments de surjeu (toute la parodie de TMZ est assez naze), des caméos soit envahissants, soit sous-exploités (Imogen Poots, notamment, disparaît aussi vite qu'elle est présentée), et une parodie pas assez mordante des carrières de Bieber et Timberlake, et on se retrouve avec un mockumentaire décevant, et finalement assez inoffensif.

Dommage.

3/6 (j'ai même eu envie de lui mettre juste en dessous de la moyenne, franchement, mais ça reste suffisamment bien produit pour inciter à l'indulgence)

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Un film, un jour (ou presque) #323 : Les Muppets, le retour (2011) & Opération Muppets (2014)

Publié le 26 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Muppets, le retour (The Muppets) :

Walter, le plus grand fan des Muppets au monde, profite de vacances à Los Angeles en compagnie de son frère Gary (Jason Segel) et de Mary (Amy Adams), la petite amie de ce dernier, pour visiter le studio des Muppets, laissé à l'abandon. Là, ils découvrent le plan machiavélique de Tex Richman (Chris Cooper) un magnat du pétrole bien décidé à mettre la main sur le studio et sur les droits des Muppets, pour les enterrer à jamais, et forer sous le bâtiment. À Walter, Gary et Mary de réunir Kermit et sa troupe au plus vite, pour tenter de monter un ultime spectacle, et de rassembler suffisamment de fonds pour sauver les Muppets...

Dans le domaine de la fan-fiction, la "self-insertion" décrit des récits dans lesquels l'auteur se représente le plus souvent sous les traits favorables d'un personnage exceptionnel (soit directement, soit déguisé en un personnage surnommé Marty Stu ou Mary Sue, selon son sexe), et s'intègre au coeur de son univers favori, qu'il va généralement changer et sauver de par son génie et son talent.

Les fanfics self-insert sont généralement très mal vues, car particulièrement creuses et complaisantes, et très peu satisfaisantes, créativement parlant.

Mais visiblement, lorsque l'auteur est un comédien populaire (Jason Segel), et que la fanfic est un blockbuster à 45 millions de dollars, tout est pardonné.

Car c'est bien là le problème principal que j'ai avec ce relaunch des Muppets : c'est une énorme fanfic écrite par Jason Segel, qui se met en scène dans la peau de Gary, l'humain immature qui refuse de s'engager, et de Walter, la marionnette über-fan des Muppets, dont le rêve est d'intégrer la troupe, de travailler avec les Muppets, et qui finit par sauver la franchise en la relançant et en la ramenant dans l'inconscient collectif.

Alors, oui, c'est une grosse fanfic particulièrement métadiscursive, avec de l'humour absurde, des caméos plutôt amusants, et beaucoup de sincérité... mais cette lettre d'amour aux Muppets a ses limites, notamment pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier pour Kermit et compagnie.

Le déroulement du métrage, ainsi, est absolument téléphoné de bout en bout, et même si le script en joue un peu, le tout finit par s'avérer un peu longuet pour son propre bien. Sans oublier ces chansons, très inégales.

M'enfin dans le genre relaunch, cela reste tout à fait honorable.

3.75/6
 

Opération Muppets (Muppets : Most Wanted) : 

Le nouveau manager des Muppets, Dominic Badguy (Ricky Gervais) - alias le Lémurien, un bandit international - parvient à convaincre la troupe de partir en tournée autour du monde ; l'occasion pour le maléfique Constantine, un sosie parfait de Kermit, de prendre la place de ce dernier, afin de tenter de voler les Joyaux de la Couronne Britannique.

Et là, tout de suite, mon manque d'attachement pour les Muppets revient à la charge, puisque dénué de la présence et de l'écriture décalée de Segel, on retombe tout de suite ici dans un film Muppets classique, blindé de caméos en tous genres (ça va de Hayek à Trejo en passant par Tucci, Langella, Hiddleston, Lady Gaga, Celine Dion, Mackenzie Crook, P-Diddy, Ty Burrell, Tina Fey, etc)... mais cousu de fil blanc, et particulièrement inintéressant pour moi.

D'autant que, privé de la tension narrative et des enjeux du premier film, ce métrage manque cruellement de rythme et d'énergie. À vrai dire, j'ai même failli arrêter en cours de route, tant je ne parvenais pas à m'intéresser au récit.

Les fans apprécieront probablement, et c'est techniquement compétent, mais... sans moi.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #320 : Gatsby le Magnifique (2013)

Publié le 23 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Musique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) :

Lorsqu'il arrive à New York en 1922, Nick Carraway (Tobey Maguire), un apprenti-auteur, s'installe sur les rives d'une baie, dans le voisinage de sa cousine Daisy (Carey Mulligan), mariée à Tom (Joel Edgerton), infidèle. Bientôt, cependant, il fait la connaissance du mystérieux Gatsby (Leonardo DiCaprio), un millionnaire mystérieux et fantasque, autrefois épris de Daisy, et prêt à tout pour la reconquérir...

Pour une raison que je ne m'explique pas, je n'avais pas réalisé, avant de regarder ce Gatsby, que ce métrage était signé Baz Luhrmann. Je n'ai habituellement rien contre Luhrmann, et j'ai même une certaine affection pour Moulin Rouge, l'une des rares comédies musicales cinématographiques modernes que j'apprécie... mais là... hum. On va dire que je suis resté à la porte de cette grande fête improbable, clinquante et tapageuse jusqu'à l'écoeurement.

En fait, ce Gatsby m'a fait l'effet d'un Moulin Rouge sous amphétamines, à la limite de l'auto-parodie, avec plus de romance tragique, plus de visuels exubérants et too much, plus d'effets de caméra numériques, plus de jeu théâtral et forcé, plus de tout, jusqu'à l'overdose.

Et paradoxalement, le film a aussi nettement moins de charme - les musiques modernes r'n'b & hip-hop font tache, la distribution est particulièrement inégale (et se fait largement dominer par un DiCaprio excellent comme toujours), les effets visuels sont si nombreux que les moins réussis se remarquent tout de suite en se détachant du lot - et nettement moins de rythme, le récit se perdant en digressions pas toujours utiles, et le mystère Gatsby ne suffisant pas à porter ces 2h20 de métrage.

C'est clairement un film qui a demandé beaucoup de travail technique et créatif... mais rien dans ce film n'a malheureusement réussi à me transporter ou même à susciter chez moi autre chose qu'un intérêt poli. Une jolie coquille un peu creuse.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #276 : Teen Beach 2 (2015)

Publié le 22 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Télévision, Musique, Romance, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Teen Beach 2 :

Après leur aventure dans leur film préféré, le "beach party movie" Wet Side Story, Mack (Maia Mitchell) et Brady (Ross Lynch) ont repris le lycée... mais les aléas du quotidien ont un impact imprévu sur le couple. Heureusement, l'arrivée inattendue, dans leur monde moderne, de Lela (Grace Phipps) et de Tanner (Garrett Clayton), les deux protagonistes principaux du film, va les aider à retrouver le véritable sens des priorités.

Le premier Teen Beach Movie (2013), une DCOM initialement vendue comme un clone de High School Musical, s'était avérée un hommage sympathique et dynamique aux vieux beach party movies des années 60, avec une lead très attachante, une ambiance dynamique et légère, et un cast globalement très sympathique.

Pour cette suite, changement de scénaristes, et un script qui inverse le postulat du premier, envoyant ici un couple de personnages des 60s dans notre monde moderne, pour en extirper pataudement un propos sur la condition féminine, et un paradoxe temporel improbable.

Les problèmes se succèdent donc à tous les niveaux, puisque le film finit par n'avoir ni le charme ou la bonne humeur du premier, ni ses numéros musicaux sympathiquement rétros (le dernier numéro de ce métrage partait pourtant dans la bonne direction), ni le rythme (le tout se traîne très mollement pendant la majorité de ses 100+ minutes), ni les interprètes (puisque les 3/4 des personnages de Wet Side Story y restent coincés pour des scènes plates, génériques et anecdotiques pendant 95% de leur temps de présence à l'écran, déjà bien faible).

Sans parler de déception (parce que pour qu'il y ait déception, il faut qu'il y ait attente), un échec assez flagrant, qui prouve que de mettre précipitamment en chantier la suite d'un succès inattendu n'apporte jamais rien de bon.

Un film qui est au premier opus ce que Grease 2 est à Grease.

Un minuscule 2/6 (pour Maia & Grace, et pour Tanner le flamboyant)

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Un film, un jour (ou presque) #252 : Dear Dumb Diary (2013)

Publié le 17 Février 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Jeunesse, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dear Dumb Diary :

Une collégienne précoce, artiste, et au tempérament affirmé raconte son quotidien dans son journal, dans cette adaptation de livres à succès pour jeunes filles...

Cela se veut une comédie familiale sur une héroïne débrouillarde et intelligente.

Problème, elle est insupportable de suffisance, elle est pourrie, gâtée, arrogante, superficielle, et persuadée de son génie inné.

Alors comme en plus l'actrice est constamment à la limite du surjeu satisfait, et que le ton global est beaucoup trop mature et cynique pour être crédible, ça devient rapidement calamiteux, sans même parler des passages musicaux récurrents...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #248 : Pan (2015)

Publié le 11 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Action, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pan :

Enlevé à son orphelinat londonien par des pirates, Peter (Levi Miller) est emmené au Pays Imaginaire pour y travailler dans des mines de poussière de fée pour le compte du maléfique Barbe-Noire (Hugh Jackman). S'échappant en compagnie de James Hook (Garrett Hedlund), et faisant rapidement la connaissance de la courageuse Tiger Lily (Rooney Mara), Peter va finir par découvrir qu'il est le sujet d'une prophétie ancienne, et que sa destinée est de devenir le héros du Pays Imaginaire...

Une bouse infâme, pour un flop retentissant au box office : voilà comment décrire cette énième adaptation cinématographique de Peter Pan.

En même temps, rien de surprenant, lorsque l'on confie un projet déjà conceptuellement faisandé et inutile (une préquelle à Peter Pan écrite par un scénariste relativement inexpérimenté, et racontant comment Peter était l'Élu, fils d'une humaine et d'un Prince fae, et comment Hook et lui se sont rencontrés) à un réalisateur pas forcément adéquat (Joe Wright, plus habitué à de plus petits budgets rendus intéressants par son style visuel), qu'on y rajoute une couche de direction artistique immonde - les décors, les costumes, les paysages : tout est de mauvais goût, clinquant, et décalé -, un rythme hystérique et épuisant, des effets spéciaux souvent médiocres (les doublures en images de synthèse sont laides et mal animées, les bateaux volants n'ont aucun poids réel), et une interprétation outrée et cartoonesque (le jeune Peter est très bon, cela dit).

Bref, j'ai fait un rejet immédiat, dès le premier quart d'heure, avec ses bonnes soeurs ridicules, et ses avions de la RAF en plein combat aérien de dessin animé dans le ciel londonien contre un bateau de pirates, en plein Blitz... et ensuite, ça n'a fait qu'empirer, entre Barbe Noire/Hugh Jackman qui cabotine en pirate drogué à la poussière de fée, Garrett Hedlund en Hook séduisant à l'accent calamiteux, Tiger Lily/Rooney Mara alias le quota "personnage féminin fort et badass" de service (au détriment du quota "personnage ethnique positif de service"), la prophétie de Pan (ce style de prophétie à la Potter ou Luke est désormais vraiment une béquille de scénariste incapable ; il faut trouver autre chose, maintenant, c'est bon), le score assez moyen (car peu inspiré) de John Powell, et, pire que tout, les chansons.

Des pirates, qui chantent du Nirvana et du Ramones.

WHAT. THE. FUCK.

On n'est pas chez Baz Luhrmann, bordel.

Je ne vais pas épiloguer des heures, j'ai détesté de bout en bout, et je préfère recommander encore et toujours le Peter Pan de PJ Hogan, sorti en 2003, et probablement la meilleure adaptation cinématographique de ce récit.

1/6 (pour le score de Powell, et pour Levi Miller)

(et dire que le scénariste de ce navet travaille actuellement sur Wonder Woman...)

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Un film, un jour (ou presque) #245 : Strange Magic (2015)

Publié le 8 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Animation, Musique, Comédie, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Strange Magic :

Dans la forêt enchantée poussent des fleurs magiques, utilisées depuis toujours pour la concotion de philtres d'amour par la fée Sugar Plum (Kristin Chenoweth). Mais le Bog King (Alan Cumming), le roi des gobelins maléfiques, déteste l'amour, et a emprisonné la fée dans son donjon. Amoureux de Dawn (Meredith Anne Bull), la fille cadette du roi des fées, Sunny (Elijah Kelley), un petit lutin, entreprend alors de libérer Sugar Plum, afin qu'elle lui concocte un philtre pour séduire Dawn. Mais il n'est pas le seul à partir en mission, car Marianne (Evan Rachel Wood), la soeur rebelle de Dawn, et Roland (Sam Palladio), l'ex-fiancé de Marianne, partent eux-aussi à l'aventure en territoire ennemi.

Un dessin animé produit par Lucasfilm (ce qui garantit un rendu technique exemplaire) et initialement conçu par George Lucas (ce qui garantit une certaine naïveté dans le propos), à partir du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare (ce qui garantit des fées, des lutins, des quiproquos et de l'amour).

Seuls problèmes : 1) le character design est assez discutable, inégal et dérivatif, pas très loin d'un Arthur et les Minimoys ou d'un Epic, et 2) c'est une comédie musicale à la Moulin Rouge, qui utilise des hits pop-rock modernes en les intégrant au récit et en les mettant dans la bouche de ses personnages.

Et autant le premier point n'est pas forcément rédhibitoire, autant ici, la musique s'avère insupportable : les chansons choisies sont peu inspirées (exception notable, le chorus de Bad Romance utilisé en guise de marche militaire ^^), leur réorchestration ratée, elles sont insérées à la truelle, et elles rendent tout le premier tiers du film insupportable.

Ensuite, lorsque l'aventure débute vraiment, et que le philtre d'amour est fabriqué, le film trouve heureusement un semblant d'âme et de rythme, et fonctionne même sympathiquement par moments, mais ces chansons... arg.

C'est vraiment d'autant plus agaçant que le film a un message louable, et que techniquement parlant, ILM oblige, il est impeccable, et particulièrement réussi (comme Rango en son temps) ; mais malheureusement, le produit fini est trop inégal pour convaincre.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #232 : The Sweatbox (2002)

Publié le 20 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Animation, Disney, Musique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Sweatbox :

À la fin des années 90, la genèse compliquée du film animé Kingdom in the Sun de Disney, qui passe progressivement d'une version inca de Le Prince et le Pauvre, accompagnée de chansons originales de Sting, à quelque chose de radicalement différent, finissant par être rebaptisé Kuzco, l'Empereur Mégalo en 2000.

Après une première demi-heure assez classique dans le genre making-of, cette Sweatbox devient assez fascinante lorsque tout le travail fait sur Kingdom in the Sun est jeté à la poubelle suite à une projection-test pour les pontes du département animation.

On assiste alors à la décomposition d'une équipe qui voit son projet lui échapper totalement, pour être confié à d'autres ; aux frustrations de Sting (époux de la réalisatrice de The Sweatbox), en mode "musicien profond et rebelle qui fait de l'art", légèrement agaçant ; aux acteurs/doubleurs engagés sur le projet, et qui doivent faire face à des changements de direction radicaux ; aux conflits internes à Disney, entre les animateurs, les créatifs et les bureaucrates qui les dirigent...

Malheureusement, si le tout reste globalement intéressant, c'est aussi un documentaire assez long et sec, qui demande d'être vraiment passionné par le monde de l'animation et par l'histoire des films Disney pour rester captivé jusqu'au bout.

4/6

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Christmas Yulefest 2015 - 111 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (3)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Nickelodeon, Fantastique, Christmas, Noël, Jeunesse, Animation, Musique, Russie

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

Mes Parrains Fêtent Noël (A Fairly Odd Christmas - 2012) :

Accompagné de ses parrains féériques Cosmo, Wanda et Poof, et de la belle Tootie (Daniella Monet), Timmy Turner (Drake Bell) parcourt le monde, exauçant les voeux d'autrui de manière anarchique... seul problème : tous ces voeux exaucés rendent le travail du Père Noël (Donavon Stinson) inutile, et incitent les enfants à ne plus être sages à l'approche des fêtes. Santa dépèche alors Christmas Carol (Devyn Dalton) et Dingle Dave (Travis Turner), deux de ses elfes, pour qu'ils ramènent Timmy au Pôle Nord, afin de le rappeler à l'ordre. Mais lorsque Timmy utilise sa magie pour prouver sa bonne foi et réparer l'une des machines de Santa, un accident se produit, et le Père Noël perd la tête et la mémoire. À Timmy et toute sa bande - y compris le maléfique Mr Crocker (David Lewis) - de sauver les fêtes de Noël avant qu'il ne soit trop tard...

Un téléfilm Nickelodeon, suite de Mes parrains sont magiques, le film : Grandis, Timmy !, et seconde adaptation en images réelles de la série animé Mes Parrains sont magiques, réalisé par l'un des réalisateurs attitrés de Big Time Rush, et écrit par le créateur du cartoon : forcément, cela débouche sur un métrage caricatural et surjoué (Teryl Rothery et Daran Norris en font notamment trois tonnes dans le rôle des parents de Timmy), bigarré de bout en bout, dynamique et frénétique, à la limite de l'hystérie, et bourré d'effets sonores puérils et de gags pas très fins.

Sauf que, bizarrement, cette heure de film se regarde tranquillement, malgré toutes ces caractéristiques la réservant aux moins de 10 ans.

Et si ça se regarde tranquillement, c'est probablement parce que le budget est là, qu'il est bien exploité (les costumes sont agréables à l'oeil, les décors naturels enneigés se marient plutôt bien aux décors de studio, les effets sont relativement convaincants), et que la distribution est sympathique (Devyn Dalton, notamment, est adorable en elfette, Drake Bell joue le tout au premier degré, David Lewis cabotine au possible en pseudo-méchant, et bien que Daniella Monet soit, une fois de plus, sous-exploitée, elle a quelques scènes réussies).

Bref, ce n'est pas à conseiller à tous les publics (sous peine de pertes sévères de neurones), mais en comparaison d'autres Christmas Specials au budget similaire, ce Fairly Odd Christmas s'en tire plutôt bien, et est assez festif.

The Snow Queen 2 : The Snow King (2014) :

Décidé à conquérir la main de la princesse des trolls, Orm (Sharlto Copley), le troll menteur ayant autrefois aidé Gerda à vaincre la Reine des Neiges, oublie ses bonnes résolutions, et affirme à ses semblables qu'il a vaincu seul la maléfique souveraine, et qu'il est un héros hors-pair. Mais lorsque le Vent du Nord, contrôlé par le Roi des Neiges - le reflet maléfique d'Orm - enlève la princesse, Orm est contraint de véritablement faire preuve d'héroïsme, s'il veut parvenir à sauver sa bien-aimée avant Arrog (Sean Bean), son grand rival troll.

Malgré ses ajouts et ses digressions très dispensables, son humour bas-de-plafond, sa direction artistique discutable, et son doublage anglo-saxon médiocre, le premier Snow Queen (2012), film d'animation russe produit par Timur Bekmambetov, restait pourtant un dessin-animé très regardable, porté à bouts de bras par la trame éprouvée du conte d'Andersen.

Cette suite, malheureusement, garde tous les défauts du premier opus (sauf peut-être, à la limite, le doublage un peu meilleur, et l'animation plus détaillée), et fait le choix regrettable de consacrer tout le métrage au sidekick comique de l'original, releguant Gerda et ses amis à de la figuration.

Le film souffre ainsi d'une structure bancale (la mise en place est interminable, et les poursuites répétitives et frénétiques sont fatigantes), d'un faux sens de l'épique (la bataille finale, inutile), d'une illustration musicale insipide et ultra-dérivative, et de références étrangement datées (Orm qui se déguise en Leonidas pour ressembler à un héros, avec mise en scène et musique qui vont avec).

Bref, les plus jeunes apprécieront peut-être, mais ça n'a tellement plus aucun rapport avec "La Reine des Neiges" que je n'en vois pas l'intérêt.

The Nutcracker Sweet (2015) :

Dans la famille Silberhaus, les enfants sont surexictés à l'approche de Noël, car leur parrain Drosselmayer arrive à cette occasion avec des cadeaux : Marie reçoit ainsi un casse-noisette, qui l'emmène, au gré de son imagination, dans un univers féérique et magique, où les soldats de bois affrontent sans cesse le Roi des souris et ses troupes, espérant lever ainsi une malédiction ancienne...

Adaptation relativement libre du récit de Hoffman, ce long-métrage d'animation péruvien bénéficie d'un style global volontairement très simpliste et stylisé : ce qui fonctionne très bien pour les décors et les environnements, mais nettement moins pour les personnages, à l'animation assez raide.

Ajoutez à cela un doublage un peu forcé, et une musique qui fait du mickey-mousing, et on se retrouve avec une occasion ratée et très oubliable, ce qui est dommage, car la réalisation est dynamique, et laisse présager d'un potentiel certain.

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Christmas Yulefest 2015 - 94 - Une Mélodie de Noël (2015)

Publié le 1 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Noël, Christmas, Hallmark, Comédie, Romance, Musique

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Une Mélodie de Noël (A Christmas Melody) :

Après l'échec de sa carrière de styliste à Los Angeles, Kristen (Lacey Chabert) décide de retourner vivre dans sa ville natale de Silver Falls, Ohio, en compagnie de sa fille Emily (Fina Strazza). Là, elle retrouve sa tante (Kathy Najimy), sa rivale de toujours (Mariah Carey), un séduisant professeur de musique (Brennan Elliott), et un étrange homme de ménage barbu qui semble cacher bien des choses (Kevin Chamberlin).

Alors là, soyons très clairs : ce film de Noël Hallmark a été intégralement vendu sur la présence à l'écran, derrière les caméras, et à la bande-son de Mariah Carey. Et sur ces trois points, c'est un flop : Carey est une piètre actrice, robotique, toujours cadrée en gros plan, et avec un filtre d'image façon mauvais soap des années 60 ; elle est une réalisatrice débutante, et ça se voit clairement au nombre incroyable de plans ratés, d'angles mal choisis, d'interactions peu crédibles, et de jeu bancal ; et la chanson finale est une soupe imbuvable qui ferait presque pitié.

Bref, la Mariah Carey Experiment est un splendide échec, et c'est bien dommage, car le film, sinon, est tout à fait dans la moyenne du genre : le couple principal (déjà celui de Une Maison pour Deux, plus tôt en 2015) est ici plus dynamique et enjoué qu'à la St Valentin, et Lacey Chabert, notamment, met ici dix fois plus d'énergie dans la moindre de ses scènes que dans la totalité de Une Famille pour Noël.

On regrettera néanmoins que tous les enfants, et notamment Fina Strazza, soient dirigés de manière à en faire beaucoup trop, ce qui a tendance à agacer et à leur donner de faux airs d'enfants précoces. Ah, et aussi, pauvre Père Noël qui ne sert à rien.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 57 - Sacré Noël 3 (2014)

Publié le 19 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, UK, Musique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Sacré Noël 3 (Nativity 3 : Dude, Where's my Donkey ?) :

Lorsque Mr Shepherd (Martin Clunes), le nouvel instituteur de l'école St Bernadette's, perd la mémoire en recevant un coup de sabot sur la tête, toute sa classe, ainsi que l'excentrique Mr Poppy (Marc Wootton), unissent leurs forces afin de lui rendre ses souvenirs, et de l'amener à New York, à temps pour y épouser sa fiancée Sophie (Catherine Tate). Mais pour cela, encore faut-il remporter un concours de flashmob improbable...

Le premier Sacré Noël était une comédie de Noël anglaise pas très bien filmée, pas très bien rythmée, assez épuisante et bordélique, mais qui fonctionnait à moitié, grâce aux enfants et à Martin Freeman, excellent.

Le second Sacré Noël était peu ou prou la même chose, mais sans la fraîcheur, avec beaucoup plus de facilités, et encore plus frénétique et fatigant, tout en étant encore moins bien rythmé, et ce, malgré David Tennant.

Sans surprise, donc, ce troisième Sacré Noël est encore pire : c'est toujours aussi mal filmé, mal rythmé, mal écrit (puisque c'est improvisé), mais là, pour ne rien arranger, la réalisatrice/scénariste s'est débarrassée des prétextes d'un concours de spectacle de Noël ou de chant, pour opter pour les flashmobs musicales. Traduction : tout le monde chante et danse un peu n'importe quand (mais très souvent, et assez mal), le film devenant ainsi rapidement un calvaire impossible à supporter pour quiconque ayant plus de dix ans.

C'est puéril, c'est idiot, tout donne l'impression d'avoir été tourné sans préparation (notamment l'introduction du film, une suite de scénettes narrées en voix-off qui semblent être issues de scènes coupées rattachées à l'arrache au film pour présenter les personnages), ça met un temps fou à se mettre en place, Catherine Tate fait de la figuration, et le tout m'a presque donné envie de revoir les précédents à la hausse tant c'est dénué de la moindre qualité ou de la moindre inspiration.

1/6 (le point en question étant pour tous les enfants, comme toujours adorables, naturels et attachants)

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Christmas Yulefest 2015 - 46 - Animation en vrac (3)

Publié le 16 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Jeunesse, Finlande, Musique, Comédie, Aventure

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Niko, le petit renne (The Flight Before Christmas - 2008) :

Niko (Andrew McMahon), un jeune renne ne connaissant pas son père et souffrant d'un vertige carabiné, décide de vaincre ses peurs, en suivant des leçons de vol auprès de Julius (Norm Macdonald), un écureuil volant maladroit ; mais lorsque le Père Noël et ses rennes deviennent la cible de loups maléfiques, Niko s'avère le seul à pouvoir les aider...

Un dessin-animé finno-européen en images de synthèse, qui trahit régulièrement ses origines non-américaines par des choix narratifs et créatifs très particuliers : tous les rennes de Santa Claus sont ainsi bizarrement décrits comme des beaufs/alcooliques/couards/dragueurs impénitents profitant de leur statut de star pour coucher avec un maximum de groupies (scandale aux USA lors de la diffusion télévisée !!), ou encore le choix d'Emma Roberts, 16 ans, au doublage d'une hermine séductrice/chanteuse de cabaret qui flirte avec un vieil écureuil veuf (scandale n°2 !)...

Bref, ça dépayse un peu, et même si le doublage anglo-saxon (techniquement, irlando-américain) n'est pas toujours formidable, le tout est plutôt joli visuellement (caniche rose excepté), et l'animation n'est pas forcément beaucoup moins bonne que celle d'un Âge de Glace de Dreamworks.

Bon, ce métrage reste tout de même anecdotique, mais finalement, il n'y a là rien de vraiment honteux.

3/6

Santa Claus is Coming to Town (1970) :

SD Kluger (Fred Astaire), un postier, décide de répondre aux questions les plus communes au sujet de Santa Claus : il raconte alors l'histoire du petit Kris (Mickey Rooney), bébé abandonné sur le palier de la famille Kringle, fabricants de jouets de père en fils. En grandissant, Kris décide qu'il veut apporter des jouets aux enfants de Sombreville, mais le maire de la bourgade, Herr Meisterburger (Paul Frees) s'oppose à lui. Et pour ne rien arranger, un sorcier maléfique nommé Hiver (Keenan Wynn) se dresse sur le chemin de Kringle...

Un classique de l'animation américaine de Noël, signé Rankin & Bass, et lorsqu'on le regarde, on comprend immédiatement pourquoi.

L'animation image-par-image se marie en effet parfaitement avec les doublages de Fred Astaire et de Mickey Rooney, et donne vie à cette biographie imaginaire du Père Noël d'une manière particulièrement charmante.

C'est beau, c'est musical (bien que certaines chansons paraissent un peu datées), bref, c'est très sympathique, à condition que l'on garde à l'esprit la nature du programme : un moyen-métrage produit pour la télévision, et à destination des plus petits.

4.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 45 - Maman Noël (1996)

Publié le 15 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, CBS, Hallmark, Comédie, Musique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Maman Noël (Mrs Santa Claus) :

Une semaine avant Noël, en 1910, la Mère Noël (Angela Lansbury) s'ennuie ferme au Pôle Nord, alors que son époux (Charles Durning) est obnubilé par le 25 Décembre. Afin de lui prouver qu'elle n'est pas inutile, elle prend les rennes et le traîneau afin de vérifier un nouveau parcours pour la tournée, mais à cause de la météo horrible, elle est contrainte de se poser en urgence à New York, dans un quartier populaire. Là, alors que l'un de ses rennes, blessé, se remet lentement, "Mme Nord" passe une semaine en compagnie des nombreux immigrants qui l'entourent, et dont elle découvre - et parfois transforme - le quotidien.

Comédie musicale télévisée, diffusée sur CBS en 1996, produite par Hallmark, et qui met en scène une Angela Lansbury en pleine forme malgré ses 71 ans.

Visuellement, le tout est clairement téléfilmesque et scénique (les angles de caméra sont très  basiques, le rendu, les décors et les éclairages assez théâtraux) ; l'interprétation est inégale (les accents, notamment, sont parfois discutables), tandis que l'écriture, elle, appuie un peu fort sur le côté justice sociale de l'intervention de la Mère Noël, entre l'intégration raciale, les suffragettes, l'exploitation des enfants, etc...

D'ailleurs, c'est bien là le problème principal de ce métrage : plutôt que de les laisser en filigrane et de permettre à la magie de Noël faire son oeuvre, le script fait passer au premier plan du récit tous les problèmes sociaux rencontrés par la Mère Noël, jusqu'à en faire l'un de ses sujets principaux.

Des ambitions qui sont louables, mais qui ont tendance à faire de cette comédie musicale quelque chose de trop laborieux et de morne, qui freine des quatre fers entre ses passages chantés. Cela dit, heureusement, le tout reste assez honorable grâce à ces derniers, du moins, pour peu qu'on apprécie les comédies musicales.

À ce niveau, rien d'exceptionnel ; cependant, les compositions très "yiddishs" de Jerry Herman (par ailleurs compositeur de Hello, Dolly! et de la version musicale de La Cage aux Folles) restent assez entraînantes, et bien interprétées par la distribution du métrage.

Mais bon... il faut bien avouer que pour une comédie musicale sur la Mère Noël, le film est étrangement peu festif ou magique. D'autant qu'en parallèle de toute cette histoire, on revient régulièrement sur le Père Noël, qui déprime seul au Pôle Nord. Youpi.

Dommage, car Lansbury est ici excellente, et aurait mérité de se produire dans une oeuvre plus légère, et moins "réaliste".

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 42 - Sacré Noël (2009)

Publié le 14 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Musique, Jeunesse

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Sacré Noël (Nativity !) :

Cette année, l'instituteur Paul Maddens (Martin Freeman) est chargé d'organiser la crèche musicale de son école, et d'affronter ainsi en duel une école rivale et huppée. Tout se complique lorsque Paul se vante de sa petite amie Jennifer (Ashley Jensen), productrice à Hollywood, qui selon les dires de Paul doit assister au spectacle, afin d'en faire un film à gros budget. Seul problème : Paul et Jennifer ne se sont pas vus depuis des années, et Paul est alors embarqué dans une spirale infernale, alors même que Mr Poppy (Marc Wootton), l'assistant de Paul, ne fait qu'aggraver la situation...

Comédie britannique de Noël dont j'avais déjà chroniqué la suite ici, Nativity met en scène Martin Freeman et Ashley Jensen (de Extras), dans un métrage pas très bien réalisé, brouillon (car en grande partie improvisé), et avec un Marc Wootton épuisant.

Le tout fonctionne tout de même par moments, grâce à l'énergie et l'émotion des enfants et de Freeman.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 22 - La Mission de Chien Noël (2010)

Publié le 8 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Jeunesse, Disney, Musique, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Mission de Chien Noël (The Search for Santa Paws) :

Lorsque Santa Claus (Richard Riehle) est renversé par un taxi new-yorkais, il perd la mémoire, et se fait voler le cristal magique qui le rend immortel ; derrière lui, il laisse Chien Noël (Zachary Gordon), un chien en peluche devenu réel grâce à la magie du cristal. À Paws de se débrouiller désormais pour retrouver son maître, et pour sauver Noël...

Préquelle de "Les Copains fêtent Noël", et spin-off de la franchise des Air Bud/Air Buddies, Santa Paws est un DTV de Noël Disney typique, avec son arsenal habituel de nains déguisés en lutins, de rouge, de vert, de sapins et de neige.

Après un début en chansons, qui fait un peu peur, et la découverte du visage de Santa, qui fait encore plus peur, le film se dirige rapidement vers des animaux qui parlent et chantent, et vers la traque de Santa Paws, le chien du Père Noël amnésique, sur fond de reprise réticente d'un magasin de jouet new-yorkais par le fils du fondateur, et d'orphelinat dirigé par une mégère.

Un gros gloubiboulga d'intrigues en tous genres et de chansons insipides, pour un tout clairement destiné aux plus jeunes, qui fermeront sans doute les yeux sur le rythme anémique, et sur l'intérêt assez limité du tout.

1.75/6 (pour les spectateurs adultes)

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Christmas Yulefest 2015 - 20 - À la Recherche du Père Noël (2007)

Publié le 7 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Musique, Animation, Comédie, Aventure, Jeunesse

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

À la Recherche du Père Noël (Christmas is Here Again) :

Lorsque le maléfique Krad (Ed Asner) dérobe la hotte du Père Noël (Andy Griffith), Sophianna (Madison Davenport), une orpheline handicapée, part dans une quête incroyable pour la récupérer, accompagnée par Paul Rocco (Daniel Roebuck), l'un des elfes du Père Noël, par Dart (Colin Ford), un jeune renne, par Buster (Norm Macdonald), un renard, et par Charlie (Brad Garrett), un ours polaire.

Un dessin animé narré par Jay Leno (!?), au style visuel plutôt réussi, à la fois moderne, stylisé et simpliste, qui donne par moments un rendu très "livre d'illustrations".

Malheureusement, tout l'intérêt du métrage s'arrête là, parce que le reste est affreusement plat, au point d'en être hallucinant de transparence : les choix vocaux sont étranges (Leno ? Griffith ? Macdonald ? Garrett ?), il n'y a quasiment aucun accompagnement musical de tout le film (et quand il y en a un, il est tellement en retrait et anonyme qu'il passe totalement inaperçu), les chansons sont particulièrement mauvaises, et le récit est on-ne-peut-plus bancal et incohérent, avec des jeux de mots pitoyables, des orphelins, des lutins, un renne, des enfants mineurs, une chenille, Santa Claus, un méchant sorcier, les langes du petit Jesus et le sac magique de Santa (qui ne font qu'un !?).

Bref, un long-métrage animé particulièrement frustrant, mollasson et agaçant, qui ne décroche quelques points que pour son animation et son style visuel.

2/6

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