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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #aventure catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1162 : Sonic, le film (2020)

Publié le 13 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Sega

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sonic, le film (2020) :

Perdu sur notre planète après avoir échappé in extremis à un assaut donné sur son monde natal, Sonic (Ben Schwartz), un hérisson bleu mutant ultra-rapide, s'est établi près de la ville de Green Hill, dans le Montana, où il est devenu une sorte de légende urbaine. Jusqu'au jour où il attire l'attention du Dr. Robotnik (Jim Carrey), un agent gouvernemental fasciné par ses pouvoirs. Sonic ne peut désormais plus compter que sur sa vitesse et sur l'aide de Tom (James Marsden), un officier de police local, pour éviter de devenir l'un des sujets d'expérience de Carrey...

Bon, par quel bout le prendre, ce Sonic... ? Par la conclusion, peut-être ?

San surprise, ce n'est pas bon. Sonic n'est pas un bon film. C'est un film pour enfants assez faiblard, qui semble arriver avec 20-30 ans de retard (la première chose à laquelle on pense, c'est Hop, déjà avec Marsden et déjà modelé sur les films des années 90-00) et paraît donc déjà daté dans son écriture, qui se délite et perd en intérêt progressivement, à mesure que le format road movie s'installe, que la logique se fait la malle, et que le scénario cesse de cacher ses trous ; un métrage qui peine à se montrer homogène dans son ton, dans la réalité de son univers (dès qu'un humain découvre Sonic, il a peur... jusqu'à ce que le film décide de placer une grosse séquence dans un bar western, où là, rien de va plus, le film met toutes ses règles de côté pour montrer un hérisson qui fait du line dancing, et prend part à une bagarre générale avec des bikers) et dans ses effets.

Le vrai problème, en fait, c'est la cible du film. On est clairement dans un film pensé pour les enfants (humour prout, flossing, etc, protagonistes simples, méchant cabotin), qui tente en même temps de flatter les parents nostalgiques, avec un fanservice conséquent à destination des fans de Sonic. Sauf que ces deux catégories, en réalité, ne se marient pas très bien : le film est bien trop basique pour que le fanservice suffise à porter le tout, et je ne suis pas sûr que la popularité du personnage de Sonic auprès des jeunes générations soit suffisante pour assurer le succès d'un tel métrage.

Mais revenons au film en lui-même. Niveau distribution, Schwartz est très bon en Sonic, Marsden remplit bien son rôle (comme d'habitude), Jim Carrey est en mode Ace Ventura/Mask (quand je disais que le film semblait avoir 25 ans de retard, c'est aussi pour ça : Carrey rejoue comme en 1994, ce qui plaira, ou pas, selon votre degré de tolérance pour cette version de Carrey, d'autant qu'il tente d'y injecter un sentiment de menace qui se marie mal avec le côté caricatural de l'interprétation), et Tika Sumpter est assez transparente.

Les effets spéciaux sont très inégaux - on sent fréquemment que le design de Sonic a été repensé tardivement, tant la finalisation du personnage varie d'une scène à l'autre. Et le rendu de la vitesse... est classique : c'est du déjà vu, tout comme les scènes de Sonic en mode Quicksilver.

En résumé, personne ne s'attendait à un chef d'œuvre, et ça tombe bien : c'est un film pour enfants assez quelconque, une origin story qui aurait pu être bien pire, mais qui ne décolle jamais vraiment, et qui a simplement pour elle un Sonic assez réussi, et un rythme suffisamment dynamique (90 minutes, ça aide à ne pas trop s'ennuyer). Ce n'est pas beaucoup.

2.25/6 (si le film était sorti tel quel il y a vingt ans, il aurait peut-être eu la moyenne...)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020)

Publié le 8 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Après une première moitié de saison très inégale, ne décollant véritablement qu'avec son cinquième et dernier épisode, suite de la saison 12 de Doctor Who, en espérant un peu plus de continuité globale et plus d'inventivité...

Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020) :

- 12x06 - Praxeus : Aux quatre coins de la planète, une nouvelle micro-bactérie contamine des êtres humains, et semble rendre fous les oiseaux. Le Docteur et ses compagnons enquêtent.

Mouais bof. J'avoue que je m'attendais à pire, mais c'est simplement particulièrement oubliable, avec à nouveau les problèmes habituels du show sous Chibnall (je sais, je me répète, malheureusement, mais il continue à faire les mêmes erreurs, lui aussi) : un message asséné sans la moindre subtilité, des sous-intrigues multiples et approximatives, des personnages secondaires beaucoup trop nombreux (et parfois plus développés ou possédant plus de personnalité que les compagnons récurrents du Doc)...

En fait, je n'ai pas grand chose de plus à en dire. 

- 12x07 - Can You Hear Me ? : Déposés sur Terre par le Docteur, les compagnons retrouvent leurs amis et proches respectifs, mais font tous l'expérience de phénomènes étranges, liés à une présence malveillante...

Encore une écriture en tandem pour Chibnall, et encore une impression d'un script un peu décousu et inabouti alternant idées intéressantes - bien que dérivatives - et moments assez ratés (les doigts baladeurs sont assez ridicules à l'image, la réaction du Doc fasse aux angoisses de Graham est hors-sujet).

Après, je n'ai pas détesté le mystère global, les méchants, les monstres et le fait que le script développe un peu les compagnons dans leur vie privée, etc... donc c'est un peu mieux que d'habitude, sans être pour autant exceptionnel.

- 12x08 - The Haunting of Villa Diodati : Le Docteur et son équipe arrivent en 1816, au bord du Lac Léman, où Mary Shelley et ses amis séjournent, et vont avoir l'idée de Frankenstein. Mais leur villa semble hantée par des phénomènes inexplicables... possiblement liés au Docteur.

Un épisode en deux parties, écrit par une scénariste quasi-débutante (elle n'a sur son CV que des épisodes de soap et d'Amandine Malabul, sorcière maladroite, soit des programmes loin d'être très exigeants niveau écriture ^^), et qui s'avère un peu inégal, mais néanmoins divertissant.

J'ai ainsi bien apprécié le côté maison hantée, fait avec suffisamment d'humour et de second degré pour fonctionner sans trop de problèmes dans ce contexte historique, mais j'ai trouvé qu'à partir de l'arrivée du Cyberman, ça pataugeait un peu plus, avec moins de fluidité, et une tendance à forcer de manière artificielle certaines décisions des personnages (toute la résolution et le choix final du Doc m'ont notamment paru un peu bâclés et patauds - notamment le Doc qui chouine parce qu'on se repose trop sur elle pour prendre les décisions difficiles).

Mais dans l'ensemble, c'était plutôt sympathique.

- 12x09 - Ascension of the Cybermen :

Le Docteur et sa fam' arrivent dans le futur, où subsistent quelques survivants de la Guerre contre les Cybermen ; pour tenter de les protéger, le Doc doit trouver Ko Shamus, un passeur capable de les exfiltrer de cette galaxie...

Première partie d'un double épisode écrit par Chibnall, qui a clairement voulu, avec cette saison, marcher sur les traces de Moffat et établir une intrigue de longue durée revisitant l'histoire du Doc de manière fondamentale. Sauf que voilà, Chibnall n'est pas très doué, et le tout tombe monumentalement à plat.

Cette première partie, donc, est sombre, dépressive, mollassonne, bourrée de personnages secondaires inutiles qui ne sont là que pour servir de chair à canon, et de mystères mystérieux (la sous-intrigue en Irlande) qui ne sont là que pour mettre en place le grand final.

Pourquoi pas, en soi, sauf que déjà, à la base, je n'a pas une grande affection pour les Cybermen, et que Chibnall, ici, n'en fait pas grand chose d'intéressant ou de nouveau. Bref, un épisode vague et tout sauf engageant, qui laisse présager du pire pour la fin de saison.

- 12x10 - The Timeless Children :

Emmenée par le Maître sur Gallifrey, le Docteur découvre la vérité au sujet des Timelords et de ses origines...

Un beau ratage. Sous la plume de Chibnall, ce final saisonnier de plus d'une heure se veut un hommage au Cartmel Masterplan, une réinvention totale des origines du Docteur, positionnant ce dernier comme un être unique, intemporel et immortel, encore plus exceptionnel qu'il ne l'était jusque là, un "Timeless Child" que les Timelords ont exploité pour obtenir leurs régénérations. Une entité énigmatique aux innombrables visages (dont le Docteur Ruth), et à l'importance désormais capitale : sans le Docteur, pas de Timelords... et pas de série.

Une réinvention qui fait passer le Docteur de vieux monsieur rebelle, ronchon mais bienveillant, frustré par ses semblables, à un Bucky Barnes de l'espace, un super-barbouze travaillant pour les services secrets gallifreyens, et dont l'esprit était effacé par ces derniers à chaque fin de "mission".

Soit. À la limite, les retcons de ce calibre peuvent être intéressants, s'ils sont bien menés, comme Moffat l'a prouvé avec Clara. Et il m'est difficile de m'indigner de tous les problèmes de continuité que cela pose (et ils sont innombrables, dès lors que l'on y songe un peu) quand il suffira à Chibnall (ou au showrunner suivant) de dire "tout cela n'était qu'un mensonge du Maître" pour rétablir le status-quo.

Non, le vrai problème, c'est que ce final est tout simplement soporifique. C'est mal écrit, ultra-bavard, avec près d'une heure d'exposition durant laquelle le Doc est totalement passive et "sauvée" in extremis par un old white male (ce qui est assez amusant compte tenu du positionnement woke et féministe de la communication autour de la saison), les compagnons sont inutiles, les Cybermen sont un prétexte, et le Maître cabotine toujours autant.

Et comme en plus tout ce petit monde est victime d'une réalisation et d'une direction d'acteurs assez faibles, qui ne met jamais en valeur sa distribution, et ne tient jamais la bride de son interprétation... le tout finit par être laborieux, inutile, téléphoné et particulièrement agaçant.

Bilan saisonnier :

Lorsque Chibnall a été annoncé comme showrunner, j'ai grimacé, redoutant l'écriture de ce dernier : après deux saisons sous son égide (deux saisons très différentes dans leur orientation, mais finalement pas tant que ça au niveau intérêt et qualité intrinsèques), je crois qu'on peut faire un premier bilan : sous Chibnall, la série patauge. Tant dans les audiences que créativement.

Chibnall peine à donner une caractérisation homogène à son Docteur, à lui donner une personnalité lui permettant de se distinguer de ses prédécesseurs et d'être autre chose qu'un Tennant-bis au féminin. Chibnall peine à développer et à utiliser ses compagnons, qui se retrouvent à faire de la figuration dans la majorité des épisodes, éclipsés par des personnages secondaires inutiles qui servent de chair à canon. Il peine à utiliser le canon et l'histoire du show de manière intéressante et originale, se contentant de répliquer des formules établies, ou de tenter de réinventer la roue. Et lorsqu'il tente d'évoluer hors du canon, de ne pas utiliser les figures imposées du show (sa première saison, en somme), il est incapable de produire une série qui ne soit pas maladroite, donneuse de leçons, ou mollassonne.

Il y a donc un vrai problème Chibnall, un peu comme si la BBC lui avait donné carte blanche sur la seule base du succès de Broadchurch, de son travail (pourtant médiocre) sur Torchwood, et sans se souvenir de ses épisodes bancals de Who. Et honnêtement, l'absence du moindre épisode mémorable sur plus de deux saisons et la chronologie actuelle de production laissent augurer du pire pour la série : déjà que le public n'est plus au rendez-vous, doit-on se dire qu'il reviendra dans plus d'un an, pour la saison suivante ?

Voire même pour l'épisode spécial de fin d'année... qui ramène encore les Daleks sur le devant de la scène ?

En ce qui me concerne, je reste dubitatif, et il est probable qu'à nouveau, l'épisode festif restera plusieurs mois en attente dans ma liste de visionnage, avant que je ne me décide à y jeter un coup d'œil...

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x03-1x04 (2020)

Publié le 7 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Après deux premiers épisodes inégaux - un premier plutôt intéressant, et un second qui redescendait déjà d'un bon niveau - place à la suite de cette série CBS dédiée à Jean-Luc Picard, et au futur de l'univers Star Trek...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x03 - The End is the Beginning : Jean-Luc tente de convaincre Raffi (Michelle Hurd) de lui trouver un pilote, tandis que Soji (Isa Briones), de son côté, interroge d'anciens drones borgs d'origine romulienne...

Mouais. La série continue dans une direction qui ne m'inspire guère, avec énormément de surplace et d'exposition, et des choix créatifs qui me laissent assez dubitatif. À commencer par les anachronismes contemporains, comme les lunettes de soleil, le vape pen, ou Raffi qui utilise l'expression "pro tip".

À côté, en plus, on semble se diriger vers une vague histoire de prophétie romulienne dont Soji ferait l'objet, ce qui, honnêtement, est un peu une béquille narrative dont je me serais bien passé. Idem avec la caractérisation de Picard, qui me semble toujours avoir baissé les bras un peu trop rapidement après l'incident de Mars, et avec ces sous-Lannister romuliens, qui semblent répéter constamment la même scène sans réellement avancer (en même temps, toutes ces scènes sur le cube Borg restent assez floues dans leur positionnement et dans le pourquoi du comment, ce qui n'aide pas à se passionner pour elles).

Étrangement, alors que le Capitaine Rios m'a fait une très mauvaise première impression (l'ex-officier torturé par la mort d'une personne lui étant chère, devenu un pilote/contrebandier indépendant et rebelle, bonjour le cliché), ses rapports avec ses hologrammes (interprétés par le même acteur) peuvent donner quelque chose d'intéressant si c'est bien développé.

(ah, et par contre, l'arrivée du Docteur Jurati au bout milieu de la fusillade, comme ça, ça m'a paru particulièrement suspect. Je ne sais pas si les scénaristes ont prévu quelque chose à son sujet pour la suite, mais je me méfie)

- 1x04 - Absolute Candor : Picard demande à son vaisseau de faire une escale sur la planète Vashti, pour y faire une dernière visite à des Romuliens réfugiés là. Mais sur place, il ne rencontre que l'hostilité des locaux, et retrouve Elnor (Evan Evagora), un jeune guerrier qui lui est fidèle...

Aïe. Ça me fait de la peine de le dire, puisque Michael Chabon est au scénario, mais ça ne s'améliore pas. Du tout. Quatrième épisode, presque la moitié de la saison, et on en est toujours à faire du surplace, de la construction d'équipage, sans rien faire progresser d'autre : les scènes sur le cube Borg sont toujours d'une vacuité exemplaire (Spock-bis continue de flirter avec Soji, les Lannister-bis continuent leur relation semi-incestueuse pleine de menaces), et Picard continue de s'auto-flageller pour une erreur de son passé bien peu caractéristique de sa personnalité.

D'ailleurs, en parlant de personnalité, la caractérisation de Picard est un peu bordélique, puisque lui qui règle habituellement tout par la négociation et la parole décide ici spontanément de chercher la bagarre avec les Romuliens de Vashti en foulant au pied un panneau d'interdiction, puis il passe un savon quand Elnor (alias un Space Samuraï Legolas élevé par des nonnes guerrières... WTF ?) intervient pour lui sauver la vie. Je suis honnêtement à la limite de commencer à trouver Picard antipathique, et ce n'est pas une phrase que je pensais un jour avoir à dire...

Bref. La saison prend un tour qui me déplait de plus en plus, et ce n'est pas sa scène finale de conflit spatial incompréhensible (car montée avec les pieds) et l'apparition fanservice de Seven of Nine qui y changeront quoi que ce soit. En espérant un changement radical de cap, et pas encore trois épisodes de remplissage avec passage touristique chez les Riker...

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - première partie (2020)

Publié le 1 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Compagnons inégalement développés, Docteur sans réelle personnalité, épisodes génériques et moralisateurs, aucune véritable direction : la saison 11 de Doctor Who, première année de Chris Chibnall aux commandes, m'avait déplu à un point tel que j'avais fini par jeter l'éponge et par délaisser l'épisode spécial du Nouvel An 2019, ne finissant par le regarder que six mois plus tard, sans grande motivation.

Mais je ne suis pas du genre à désespérer, et j'ai donc attaqué cette saison 12 avec des espérances minimes, peu motivé par cette affiche arc-en-ciel aux intentions clairement inclusives et woke, comme si c'était là le problème de la série dans cette incarnation (ou dans ses incarnations préalables, d'ailleurs)...

Doctor Who, saison 12 - première partie (2020) :

- 12x01-02 - Spyfall : Le Docteur (Jodie Whittaker) et ses compagnons Graham O'Brien (Bradley Walsh), Ryan Sinclair (Tosin Cole) et Yasmin Khan (Mandip Gill), sont recrutés par le MI6 pour enquêter sur une série de meurtres étranges liés à Daniel Barton (Lenny Henry), patron d'un grand moteur de recherche. Afin de les assister, ils recrutent les services de O (Sacha Dhawan), un agent spécialisé dans la surveillance des formes de vie extraterrestres...

Ça commence mal, tout ça. Un double épisode signé Chris Chibnall qui fait illusion durant sa première moitié de mise en place, mais qui s'écroule dès le second épisode : aussitôt, le script semble décousu, sous-développé et brouillon à de nombreux niveaux, on a l'impression d'avoir sous les yeux des embryons d'idées de trois ou quatre épisodes différents, combinés en un seul récit ; les personnages historiques sont sous-exploités, et surtout, plus gênant, il y a Sacha Dhawan.

Un Sacha Dhawan qui m'avait déjà moyennement convaincu dans Iron Fist, et qui là, cabotine encore plus que John Simm à l'époque Tennant, sans en avoir nécessairement le charisme ou la maîtrise.

Une reprise assez bof, donc, pour le moment, même si ça a le mérite de lancer une piste pour la saison.

- 12x03 - Orphan 55 : L'équipe du Docteur se rend dans un spa extraterrestre isolé du reste de la planète Orphan 55, et des créatures sanguinaires qui la peuplent... jusqu'au moment où ces créatures prennent d'assaut le spa et ses clients.

Là, je vais être encore plus clair : ce n'était pas bon. On retombe dans les problèmes récurrents de l'ère Chibnall, à savoir des personnages secondaires beaucoup trop nombreux, transparents, inutiles et souvent agaçants ; un script à la fois prévisible au possible et pas très rigoureux ; une Yaz inutile ; et une leçon de morale finale qui a la finesse d'un tractopelle sans conducteur.

Bref, cette douzième saison ne s'annonce pas sous de très bons augures.

- 12x04 - Nikola Tesla's Night of Terror : En 1903, Nikola Tesla (Goran Višnjić) se trouve embarqué dans une aventure improbable lorsqu'il devient la cible de la Reine des Skithras, dont le vaisseau endommagé survole, invisible, le laboratoire du savant...

Arf. Tesla. J'avoue que j'en ai un peu ras-le-bol de l'exploitation et de la récupération du personnage par certains scénaristes sans inspiration, et pa des franges pseudoscientifiques et conspirationnistes, qui le déifient à grand renforts de fake news à gogo, donc ça ne me donnait pas envie de regarder ce quatrième épisode...

Un épisode à nouveau gentiment brouillon et décousu... et surtout très peu passionnant. Du Docteur Who pseudo-historique sans le fun ni la rigueur de l'écriture, et avec de méchants aliens en carton, filmés avec les pieds pour cacher l'absence de budget (franchement, la Reine scorpion, c'était du niveau de Rita Repulsa).

(quant à la musique, disons qu'elle était particulièrement médiocre)

- 12x05 - Fugitive of the Judoon : Les Judoons débarquent sur Terre, à Gloucester, à la recherche d'une fugitive, Ruth (Jo Martin), pourtant d'apparence totalement humaine. Pendant ce temps, les compagnons du Docteur sont téléportés à bord du vaisseau du Capitaine Jack (John Barrowman), qui les avertit d'un danger imminent...

Han, un épisode réussi de l'ère Chibnall, je n'y croyais plus.

En même temps, quand on sait garder le secret sur certains rebondissements des plus étonnants - le retour du Capitaine Jack ! - ou que l'on décide de partir dans une direction inédite (un autre Docteur féminin !), ça donne tout de suite envie de voir la suite.

Bon, il y a toujours un petit ventre mou aux alentours de la visite du phare, et on sent bien grincer les rouages de la mise en place de l'arc global, mais c'était assez sympathique à suivre, je dois dire.

La seule véritable question, c'est : est-ce que Chibnall, qui a co-écrit cet épisode, sait où il va, et a préparé en amont des réponses à toutes les questions qu'il pose ici ? Difficile à dire.

Va-t-il nous faire une histoire d'univers parallèle, façon Crisis on Infinite Earths, pour expliquer tout ça, ou va-t-il opter pour une réécriture féministe complète de l'histoire du Docteur, comme on le murmure dans les milieux autorisés ?

Wait and see... en tout cas, l'intérêt de cette demi-saison remonte bien avec cet épisode, et c'est tant mieux.

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x01-1x02 (2020)

Publié le 28 Février 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA

Bien décidé à rentabiliser sa plate-forme de streaming, et à exploiter sa franchise Star Trek au maximum, quitte à l'épuiser, CBS a lancé, en début d'année 2020, une nouvelle série dérivée en 10 épisodes de 45 minutes : Star Trek - Picard, un programme prenant place dans le futur de la Nouvelle Génération, chapeauté par Michael Chabon, Alex Kurtzman, Akiva Goldsman et d'autres, et délibérément plus sombre et dramatique.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x01 - Remembrance : Lorsqu'il reçoit la visite de Dhaj (Isa Briones), une jeune femme perdue récemment attaquée par de mystérieux assassins et dotée de capacités surhumaines, Jean-Luc Picard (Patrick Stewart), amiral à la retraite, ne sait sur quel pied danser. Et lorsque les origines de Dhaj commencent à refaire surface, Picard n'a d'autre choix que d'aider celle qui, peut-être, est la descendante de l'un de ses meilleurs amis...

Pour l'instant, tout va bien, comme dirait l'autre. C'est avec beaucoup d'appréhensions que j'ai abordé cette série CBS (Amazon, dans le reste du monde), échaudé par la médiocrité générale de Discovery, par le fanservice évident du matériel promotionnel (Data, Seven of Nine, les Borgs, etc, etc, etc), par le dernier Short Trek nous rejouant la partition du 11 Septembre, et par les déclarations de la production et de Stewart, annonçant vouloir faire de cette série l'équivalent de Logan pour les X-men : un récit sombre, désespéré, reflétant le monde actuel et abordant des problématiques sociétales contemporaines de manière dramatique... soit tout l'opposé d'un Star Trek lumineux, optimiste et aventureux, comme je préfèrerais le voir.

Mais pour l'instant, tout va bien. Je pourrais pinailler sur Harry Treadaway en romulien beau gosse mal rasé (pas du tout convaincant dans sa brève apparition, avec son look à la Spock de Discovery) ; sur certains dialogues un peu laborieux ; sur le français calamiteux de Patrick Stewart ; sur le côté "des méchants androïdes rebelles ont attaqué la terre" déjà peu probant, à la base ; ou sur certaines facilités, çà et là...

Mais dans l'ensemble, avec 45 minutes à peine au compteur, le tout s'avère, pour le moment, un programme posé et intéressant, porté par Stewart, avec une Alison Pill qui fait plaisir à voir, une Dhaj plutôt compétente, et un récit qui fait son choix parmi les éléments de continuité de la franchise : oui à nuTrek, oui à Nemesis, mais non à B-4... et ce n'est pas plus mal (même si ce n'est pas fait de la manière la plus élégante et subtile possible).

Pour l'instant, tout va bien.

- 1x02 - Maps and Legends : Alors que Picard mène l'enquête sur la mort et le parcours de Zhat, avec l'aide de Laris (Orla Brady), il est confronté à l'hostilité ouverte de Starfleet, qui lui claque la porte au nez...

Hum... ça va déjà moins bien. Le problème étant principalement une écriture plus laborieuse, qui se paume dans des plombes de technoblabla laborieux lors d'une scène de reconstitution de scène de crime inutile, qui utilise de gros traits pour dessiner le portrait d'un Starfleet corrompu de l'intérieur et hostile à Picard, et qui en rajoute encore une couche avec un duo frère/sœur romuliens aux relations compliquées.

Bon, j'avoue, ça n'aide pas que le tout fasse vraiment du surplace, et que l'actrice interprétant Rizzo ne m'ait pas du tout convaincu, donnant l'impression de tenter de composer une Cercei Lannister du pauvre.

À part ça, le trekkie qui sommeille en moi a apprécié que la série mentionne les problèmes de dégénérescence cérébrale de Picard (cf All Good Things, le final de TNG), mais honnêtement, après un premier épisode honorable, je suis désormais nettement plus sur la défensive.

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Un film, un jour (ou presque) #1149 : Abominable (2019)

Publié le 25 Février 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Chine, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Abominable (2019) :

Lorsque la jeune Yi (Chloe Bennett) découvre un jeune Yéti sur le toit de sa demeure de Shangaï, elle ignore que ce dernier va l'embarquer dans une aventure improbable jusqu'au mont Everest, en compagnie de Jin (Tenzing Norgay Trainor) et de son cousin Peng (Albert Tsai). D'autant que les hommes du maléfique Mr. Burnish (Eddie Izzard) sont aux trousses de l'animal, échappé de son laboratoire...

Un film d'animation sino-américain, co-produit par Dreamworks, et qui lorgne fortement sur un Dragons avec un protagoniste de sexe féminin, et prenant place en Chine.

On se trouve donc en terrain assez familier, de bout en bout, avec un script dont les grandes lignes un peu approximatives (quelques changements de direction peu probants, un yéti aux pouvoirs à géométrie variable...) semblent un peu dérivatives, une bande originale qui lorgne sur du John Powell, des chansons pop insipides, et des personnages gentiment sous-développés (de manière générale, les personnages humains ne sont ici pas très mémorables).

Malgré cela, le film s'avère assez agréable à suivre, principalement grâce à son monstre très attachant, et à son Eddie Izzard qui semble s'amuser. Dans l'ensemble, c'est trop générique pour vraiment rester dans les mémoires (et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas grand chose à en dire), mais ça occupe cependant 90 minutes sans trop de difficultés.

3.25 + 0.25 pour les serpents = 3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1143 : Les Incognitos (2019)

Publié le 17 Février 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Thriller

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Les Incognitos (Spies in Disguise - 2019) :

En mission au Japon, le super-agent Lance Sterling (Will Smith) tombe dans le piège d'un terroriste énigmatique, Killian (Ben Mendelsohn), qui fait passer Sterling pour le responsable du vol d'un drone au potentiel destructeur. Tentant d'échapper à sa propre agence, Sterling n'a d'autre choix que de se rapprocher de Walter (Tom Holland), un jeune chercheur pacifiste des laboratoires de l'agence, qui a mis au point une technique révolutionnaire permettant de transformer l'être humain en pigeon...

Un long-métrage d'animation au titre insipide, vaguement adapté par les studios Blue Sky (L'Âge de Glace, Rio) d'un court-métrage au titre nettement plus amusant (Pigeon : Impossible), ce film à la sortie sacrifiée le jour de Noël 2019 est globalement passé inaperçu et n'a pas vraiment fonctionné au box-office, malgré des critiques étonnamment enthousiastes.

Il faut dire qu'au premier abord, rien n'impressionne particulièrement : à tous les niveaux, on a souvent l'impression d'avoir déjà vu ailleurs les principaux éléments de ce Incognitos, que ce soit chez Dreamworks, Pixar, ou même chez Blue Sky et autres. Il faut dire que le pastiche du genre espionnage est difficile à rendre frais et intéressant, même lorsque, comme ici, on transforme son super-espion en pigeon.

Et pourtant, aidé par sa distribution vocale plus que compétente (outre Smith et Holland, il y a Rashida Jones, Reba McEntire, Karen Gillan, Masi Oka... malheureusement pas tous utilisés à leur juste valeur), Spies in Disguise finit par (mauvais jeu de mots) décoller, avec une action dynamique et ludique, un message pacifiste plutôt bienvenu, et une bande originale pétaradante signée Ted Shapiro.

Il est ainsi dommage que la direction artistique ne soit pas plus marquante, et donne à ce point une première impression d'un film générique et manquant de personnalité : en creusant un peu, on trouve pourtant un métrage assez attachant, même si l'on aurait honnêtement pu se passer de ce placement produit bien honteux pour l'Audi e-Tron.

4 - 0.5 pour l'e-Tron = 3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1136 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Top End Wedding (2019)

Publié le 13 Février 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Australie

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Top End Wedding (2019) :

Jeune avocate prometteuse, Lauren (Miranda Tapsell) vient de décrocher une promotion lorsque son compagnon, Ned (Gwilym Lee) décide simultanément de quitter son emploi et de demander Lauren en mariage, avec une condition : que la cérémonie se fasse rapidement et sans chichis. Lauren accepte, mais impose elle aussi une condition en retour : que le mariage se tienne dans sa famille aborigène, à l'autre bout du pays. Plus facile à dire qu'à faire, notamment lorsque Lauren et Ned arrivent chez le père éploré (Huw Higginson) de la jeune femme : la mère de Lauren (Ursula Yovich) vient de le quitter, et a disparu dans le bush. Sans hésiter, Ned et Lauren partent alors à sa recherche...

Comédie romantique australienne co-écrite par son interprète principale, ce Top End Wedding n'est pas tant une comédie romantique orientée mariage qu'un road trip dans le bush australien mêlant romance, poids des traditions, couples mixtes, préjugés raciaux et nature sauvage.

Un mélange plutôt intéressant, notamment de par la place importante qu'il laisse à la population aborigène, et par les thématiques qu'il soulève çà et là : il est donc dommage que la structure du scénario et son rythme ne soient pas plus maîtrisés.

En effet, pendant une grosse heure, le métrage tente de concilier la structure épisodique de son road trip avec de la comédie gentiment excentrique (façon La pire semaine de ma vie), des personnages secondaires assez caricaturaux (toutes les copines, le père dépressif, la patronne, l'oncle flamboyant, la belle-mère rigide, stricte et quasi-raciste...) et un fond plus émouvant, qui se trouve longtemps relégué en filigrane.

La mayonnaise ne prend que alors que très moyennement, le film manquant régulièrement d'énergie et de dynamisme, et ayant recours à de grosses ficelles et autres coïncidences assez pataudes. Et puis, dans son dernier tiers, alors que l'héroïne revient seule dans les îles Tiwi, le métrage décolle enfin, s'éloignant de sa comédie bancale pour évoluer vers quelque chose de plus touchant, de plus sincère : l'émotion repasse sur le devant de la scène, et c'est tout l'exotisme, la bonne humeur et les traditions aborigènes qui dominent alors le film, assurant un dépaysement certain pour le spectateur européen.

Le film n'évite cependant pas quelques clichés de rom-com, comme la dispute, le changement d'avis in extremis dans un aéroport, etc, mais dans l'ensemble, il s'en affranchit assez bien, pour produire quelque chose de différent et d'intéressant.

Certes, c'est assez décousu, et plutôt inégal ; il reste cependant quelque chose de sincère dans tout ça, un retour aux sources touchant et bien interprété, ponctué de moments amusants.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1103 : Nelly et Simon - Mission Yéti (2017)

Publié le 23 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nelly et Simon - Mission Yéti (Mission Kathmandu : The Adventures of Nelly & Simon - 2017) :

Lorsque Nelly Maloye, une apprentie-détective enthousiaste, croise le chemin de Simon Picard, un assistant anthropologue persuadé de l'existence du Yéti, le duo se retrouve bien vite au Népal, guidé par Tenzig Gombu, à la recherche de l'Abominable Homme des Neiges...

Un film d'animation québécois à orientation film d'aventures enneigé, et au style visuel et à l'animation plutôt intéressants... mais qui ne convainc jamais sur la durée. Le problème, en réalité, c'est que le film n'est tout simplement pas particulièrement intéressant : ce n'est pas particulièrement drôle, pas particulièrement rythmé, pas particulièrement original, pas particulièrement inspiré, pas particulièrement dynamique, pas particulièrement développé, et (dans sa version originale, du moins), le doublage n'est pas particulièrement mémorable.

Bref, en résumé, ça occupera probablement les plus jeunes pendant 90 minutes, mais l'intérêt du tout s'arrête plus ou moins là, malgré (encore une fois), une esthétique qui n'est pas désagréable.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1100 : Jay and Silent Bob Reboot (2019)

Publié le 20 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Jay and Silent Bob Reboot (2019) :

Lorsqu'ils apprennent que Saban Films a prévu de relancer une nouvelle fois les aventures de Bluntman et Chronic au cinéma, et détiennent les droits de leurs noms, Jay et Silent Bob (Jason Mewes, Kevin Smith) décident d'empêcher ce projet de voir le jour. Pour cela, ils prennent la route pour rejoindre au plus vite la Chronicon, grande convention où le projet va être dévoilé par son réalisateur, Kevin Smith. Mais en chemin, le duo va devoir composer avec Milly (Harley Quinn Smith), la fille cachée de Jay, et ses amies (Treshelle Edmond, Aparna Brielle, Alice Wen)...

Je l'ai déjà mentionné sur ce blog, mais depuis qu'il a découvert la marijuana, Kevin Smith part gentiment en vrille, du moins créativement (sa production cinématographique est de plus en plus faible et sous-développée). Depuis son dernier film, Yoga Hosers, Smith a cependant eu une crise cardiaque massive, qui l'a amené à repenser un peu son existence, sa santé (il a perdu beaucoup de poids) et son travail (il se concentre désormais sur la réalisation télévisée, moins stressante et épuisante).

Avec ce Jay and Silent Bob Reboot, cependant, Smith semblait vouloir boucler la boucle de ses deux personnages fétiches, pour produire un baroud d'honneur, une sorte de film-somme revenant sur toute sa carrière, et sur les personnages de ses divers longs-métrages, de Mallrats à Dogma, en passant par Chasing Amy, Clerks, et autres films plus ou moins réussis...

Un film-somme clairement pensé par et pour les fans, et qui s'inscrit dans la continuité directe de Jay et Silent Bob Contre-attaquent : même format road-movie, même concept global, même défilé de visages familiers, et même fanservice particulièrement prononcé ; malheureusement, ce Reboot n'a pas le rythme ni la folie décomplexée de son modèle.

Étrangement nonchalant et parfois laborieux (avec de longs passages à vide sans réel intérêt - toute la visite chez le KKK), J&SBR semble tenter de concilier le format de Jay et Silent Bob Contre-Attaquent avec les digressions habituelles de Smith sur l'industrie hollywoodienne et la tendance aux reboots/remakes (régulièrement, des scènes maladroites voient les personnages expliquer et analyser les dessous de l'industrie, à un point tel qu'on a l'impression d'assister à l'un des stand-ups de Smith), et avec tout un propos sur la parentalité.

Car derrière son humour de stoner, ses caméos plus ou moins inspirés (plutôt moins que plus, d'ailleurs), ses personnages qui viennent, le temps d'une scène, expliquer ce qu'ils sont devenus depuis la fin de leur film (Damon reprend son personnage d'ange de Dogma et s'improvise narrateur le temps d'une scène, le cast de Clerks revient en noir et blanc pour un plan ou deux, Joey Laurel Adams et Ben Affleck réapparaissent pour apporter une conclusion aux personnages de Chasing Amy...), ce métrage reste un moyen, pour Smith, de mettre en parallèle le concept de reboot cinématographique à celui de reboot biologique : le fait d'avoir des enfants, de les voir ressembler à leurs parents, tout étant suffisamment différents pour exister indépendamment de ceux-ci (autrement dit, la thèse du film est qu'un bon parent donne lieu à un enfant qui est son reboot - des éléments similaires, mais un résultat différent et potentiellement meilleur, et qui apporte un autre éclairage à l’œuvre d'origine - alors qu'un mauvais parent donne lieu à un remake - le même, qui répète les mêmes erreurs et n'améliore en rien l'original).

Tout" une thématique qui s'exprime au travers du personnage de Jay et de sa fille, une sous-intrigue qui, de manière étonnante, fonctionne très bien, car touchante et bien interprétée par Mewes et par la fille de Smith (et qui évoque un peu le travail de Smith sur Jersey Girl).

Après, tous ces éléments se marient de manière tout de même très bancale, et à moins d'être un über-fan de Smith, et de connaître tous ses films, le fanservice ne suffit pas vraiment pour en faire un tout cohérent et intéressant.

C'est décousu, c'est bordélique, ça tombe souvent à plat (ce qui n'est pas forcément surprenant, puisque le script de J&SBR est un patchwork composé de morceaux de scripts de Mallrats 2 et de Clerks 3, entre autres), c'est beaucoup moins drôle, malin et pertinent que ça semble penser l'être, mais ça se regarde tout de même, principalement parce que ça reste sincère, et que Smith maîtrise toujours très bien l'auto-critique et l'auto-dérision.

3/6 (parce que j'ai toujours de la sympathie pour la filmographie du réalisateur, et pour ses personnages, mais honnêtement, ça ne les vaut pas franchement)

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 7 et 8 + bilan (2019)

Publié le 18 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Comédie, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Après trois premiers épisodes plutôt agréables à suivre, chroniqués en ces pages en novembre dernier, et les trois épisodes suivants, place à la suite et fin de cette première saison du Mandalorien, toujours chapeautée par Jon Favreau et Dave Filoni.

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 7 et 8 (2019) :

- Chapitre 7 - The Reckoning : lorsque Greef Karga (Carl Weathers) lui propose de passer l'éponge sur ses antécédents, et de le mener directement au client voulant l'Enfant, le Mandalorien décide d'assurer ses arrières en réunissant Kuiil l'Ugnaught (Nick Nolte) et Cara Dune (Gina Carano) pour l'accompagner...

Un épisode de préparation pour le grand final, et qui monte joliment en tension sur la fin, même si l'on peut déjà deviner ce qui va s'y dérouler (l'androïde, tout ça...).

C'est donc très sympathique à suivre, même s'il faut bien avouer que le rythme des épisodes continue d'être particulièrement bancal : on sent bien que Favreau n'a pas grande expérience dans l'écriture des séries tv, et niveau mise en images, Deborah Chow continue de peiner à dynamiser le tout, voire à rendre l'action compréhensible (il m'a fallu repasser la scène finale pour comprendre l'origine de la fusillade).

Bon, ce n'est pas dramatique, mais la série a intérêt à mettre la barre un peu plus haut pour le final (réalisé par Taika Waititi), pour ne pas rater sa conclusion.

- Chapitre 8 - Redemption : Secourus in extremis par IG-11, reprogrammé pour protéger l'enfant à tout prix, Mando, Cara et Greef tentent d'échapper aux troupes du Moff Gideon (Giancarlo Esposito), qui les ont encerclés...

Une fin de saison spectaculaire signée de la caméra de Taika Waititi (et si l'on en doutait encore, la première scène, avec les deux scout troopers incapables  - Adam Pally et Jason Sudeikis - est un moment d'humour typiquement Waititien), et qui s'avère tout à fait satisfaisante, à défaut d'être particulièrement surprenante ou originale.

Waititi, d'ailleurs, se réserve un joli moment dramatique, avec le sacrifice d'IG-11, dont il fait la voix, et les pistes ouvertes pour une saison 2 peuvent être très intéressantes (chercher un Jedi pour lui remettre l'enfant... oui, mais quel Jedi ?).

Seule réserve : tout le décorum mandalorien, mais j'y reviens tout de suite dans le bilan saisonnier...

-- BILAN SAISONNIER --

Le Mandalorien, donc. Une première saison inégale, mais cohérente, attachante et agréable à suivre, bien plus en tout cas que les productions cinématographiques récentes de la franchise : en jouant habilement de la nostalgie inhérente à la Trilogie originale, tout en n'y étant pas assujettie par ses choix scénaristiques et ses personnages, le Mandolarien parvient à se créer une niche à part, plutôt convaincante, et clairement aidée par la présence de l'adorable Bébé Yoda.

Ce n'est pas pour autant que la série est un chef d’œuvre parfait. Je l'ai mentionné çà et là, mais on sent que personne à la production ne maîtrise totalement le format télévisuel de 35-40 minutes. Pas forcément surprenant quand on sait qui fait quoi, et ce n'est pas non plus trop problématique au final, mais les problèmes de rythme sont là, tout comme certaines faiblesses de réalisation de l'action.

Plus embêtant, pour moi, tout ce qui touche au mythe mandalorien - les fans hardcore de la franchise, dont fait partie Dave Filoni, sont passionnés par Boba Fett, par les Mandaloriens, et on sent clairement une tentative d'en faire quelque chose de fascinant, peut-être l'équivalent du développement que le peuple Klingon a connu dans la franchise Star Trek. Malheureusement, toute cette mystique, tout ce côté rituel étrange ne fonctionne pas du tout sur moi, et me paraît systématiquement forcé et creux, comme le produit des obsessions d'un scénariste qui aurait le contrôle sur sa production, et qui serait bien décidé à imposer celles-ci à son univers de fiction (un peu ce qu'aurait probablement donné une postlogie écrite par Lucas, et centrée sur les midichloriens).

Reste que pour un coup d'essai au format série Disney +, ce Mandalorien est efficace. J'attends donc avec impatience la suite, la série Kenobi, et bien entendu, tout le contenu Marvel.

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Un film, un jour (ou presque) #1097 : Albator, Corsaire de l'Espace (2013)

Publié le 15 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Albator, Corsaire de l'Espace (Space Pirate Captain Harlock / Kyaputen Hârokku - 2013) :

Dans un futur lointain, la race humaine a colonisé toute la galaxie, et épuisé ses ressources naturelles. La Terre est désormais la ressource la plus précieuse de l'univers, contrôlée d'une main de fer par la Coalition Gaia, corrompue et malfaisante. Face à elle, Albator, corsaire de l'espace et héros de légende, à la tête de l'équipage de l'Arcadia, un navire indestructible : seul contre tous, et hanté par les méfaits de son passé, Albator est prêt à tout pour mettre un terme au règne de Gaia... même au pire, comme le découvre Logan, une jeune recrue à bord de l'Arcadia - mais en réalité un espion aux ordres de Gaia, placé là par son frère Ezra, général de la flotte de la Coalition.

Un long-métrage d'animation par ordinateur adapté du manga/de l'anime Albator/Captain Harlock, et qui souffre d'une assez mauvaise réputation, ce qui est assez compréhensible : comme de nombreuses œuvres japonaises de genre aux ambitions prononcées (les Final Fantasy me viennent à l'esprit), l'écriture est capillotractée, donneuse de leçons, et pleine d'une pseudo-philosophie et d'une pseudo-science débitée à grands renforts de dialogues imbitables.

Seulement voilà : malgré cela, j'ai bien aimé. J'ai bien aimé le côté jusqu’au-boutiste d'Albator, qui m'a rappelé le Neuvième Docteur Who par son côté vétéran ayant commis des actes traumatisants pendant une guerre épique, et traînant sa culpabilité à travers les siècles. J'ai bien aimé son lien fusionnel avec son navire et son équipage, comme une sorte de Hollandais Volant futuriste, aux visuels somptueux (l'Arcadia, toujours enveloppé dans un nuage de matière noire fantomatique). J'ai bien aimé tous les affrontements spatiaux, toutes les batailles, globalement bien mises en images et lisibles, j'ai bien aimé certains concepts, et j'ai surtout bien aimé la direction artistique et le rendu technique, très réussis à mon goût (malgré une petite raideur dans l'animation).

Après... ça reste laborieux sur le fond, impossible de dire le contraire. Mais sur la forme, ça a fonctionné sur moi, et il y a même un petit quelque supplément d'âme, çà et là, qui m'a bien plu.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1096 : Maléfique - Le Pouvoir du Mal (2019)

Publié le 14 Janvier 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Maléfique - Le Pouvoir du Mal (Maleficent : Mistress of Evil - 2019) :

Lorsque Aurore (Elle Fanning) annonce à sa marraine Maléfique (Angelina Jolie) qu'elle veut épouser le prince Philippe (Harris Dickinson), et qu'elle voudrait que Maléfique rencontre les parents de ce dernier, la fée noire rechigne. Et lorsque l'invitation se transforme en piège tendu par la sinistre Reine Ingrith (Michelle Pfeiffer), Maléfique est contrainte de s'enfuir, alors même que le Royaume d'Ulstead décide de donner l'assaut au monde des fées. Pendant ce temps, Maléfique retrouve des membres de son peuple (Chiwetel Ejiofor, Ed Skrein, etc), vivant isolés de tout et de la folie des Hommes...

Suite du Maléfique de 2014, l'un des premiers films chroniqués sur ce blog, ce métrage arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, sans réelle demande du public, ni besoin du récit (qui était plus ou moins bouclé).

C'est d'autant plus flagrant que ce Maléfique 2 efface plus ou moins la conclusion du premier film, en faisant comme si cette fin avait été passée sous silence : Maléfique est de nouveau considérée comme une menace, le peuple des humains redoute de nouveau celui des fées, et vice-versa... et le prince a changé de visage (Brenton Thwaites n'était pas disponible, visiblement, et a été remplacé par un Harris Dickinson encore plus transparent et insipide). Ajoutez à cela une Michelle Pfeiffer en mode méchante belle-mère comploteuse, et une Angelina Jolie plus hautaine et moins concernée que dans le premier film, et voilà, une suite pas très convaincante, assez prévisible et téléphonée de bout en bout, chapeautée par le réalisateur de Pirates des Caraïbes 5.

Plus long (le film frôle les deux heures), plus convenu, plus orienté fantasy épique et guerrière que le précédent, ce Maléfique 2 déroule sa narration basique pendant deux heures, lorgnant un peu sur la franchise Dragons pour donner à Maléfique une sous-intrigue durant laquelle elle retrouve son peuple, caché à l'écart du monde... et pourtant, j'ai probablement légèrement préféré ce deuxième volet au premier.

Probablement grâce à sa direction artistique et à ses effets spéciaux nettement plus homogènes, à sa musique plus nerveuse de Geoff Zanelli, à Warwick Davis dans un petit rôle, et, de manière générale, à cette dernière grosse demi-heure pleine d'action - de l'action aux enjeux et au déroulement assez prévisibles, certes, ainsi qu'aux divers sacrifices un peu creux, mais de l'action néanmoins, plutôt bien menée et spectaculaire.

Après, ça reste un long-métrage de fantasy assez peu mémorable, qui ne justifie jamais vraiment son existence ; mais c'est globalement compétent pour ce que c'est, à défaut d'être totalement convaincant.

3.25/6 (dont 0.25 pour le quasi-Owlbear !)

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Un film, un jour (ou presque) #1095 : Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (2019)

Publié le 13 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Star Wars

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (Star Wars : Episode IX - The Rise of Skywalker - 2019) :

Contre toute attente, l'Empereur Palpatine (Ian McDiarmid) est de retour : pour l'empêcher de reprendre le pouvoir, la Résistance fait tout son possible pour trouver des informations sur la cachette de l'Empereur et sur l'endroit où il abrite une flotte de vaisseaux à la puissance de frappe stupéfiante. Kylo Ren (Adam Driver), lui, voit d'un œil négatif le retour de Palpatine, mais il se plie à ses ordres, séduit par la promesse d'un nouvel Empire dont il serait le seul leader... quitte à trahir ultérieurement son nouveau maître.

Aïe aïe aïe. Que dire sur cette fin de trilogie, sur cette fin de saga ?

Il y a deux manières d'aborder cette Ascension de Skywalker : sous l'angle du film indépendant, et sous celui du troisième volet de la postlogie, par ailleurs neuvième volet de la saga Skywalker.

Et pour être franc, il y aurait beaucoup à dire dans les deux cas. Comment aucune de ces deux approches n'est satisfaisante. Comment ce métrage se contente, pour la plupart, de revenir sur l'épisode précédent, pour réaligner la saga dans une direction débordant de fanservice un peu creux. Comment le script de cet épisode 9 est plein de trous, de raccourcis et d'explications manquantes. Comment la moitié des personnages de cette nouvelle trilogie, ainsi que leurs relations établies, sont passées à la trappe de ce film (Rose, notamment, mais aussi la relation Finn/Rey). Comment certaines des idées de ce métrage sont un recyclage à peine camouflé des idées de l'Univers Étendu, légèrement modifiées (toujours pour le pire) afin de coller à ce nouvel univers. Etc, etc, etc...

Il y aurait beaucoup à dire, mais je n'ai pas envie de développer. Je n'ai pas envie de développer, car je me retrouve un peu aujourd'hui dans la même position qu'après la prélogie : j'éprouve une certaine lassitude envers la franchise Star Wars, envers la manière dont elle est actuellement gérée, et envers la polarisation de ses fans les plus intenses, qui modèlent le discours et l'opinion générale de la franchise (et sont en partie responsables de son état actuel).

Lors de ma critique de l'épisode 7, j'avais conclu par "avec un univers aussi vaste que celui de Star Wars, il est vraiment regrettable que Abrams et ses scénaristes aient fait le choix d'en réduire toujours plus l'ampleur, en la limitant aux Skywalker et à leurs conflits familiaux (...) 3.25/6, en attendant un second visionnage (...) une fois l'épisode 8 sorti et assimilé (histoire de voir si toute cette mise en place était bien utile)".

Au terme de l'épisode 8, j'avais fini en disant que "par sa volonté de se détacher du travail de JJ sur le précédent volet, l'Épisode VIII finit par affaiblir rétroactivement ce dernier, qui redescend provisoirement à 3/6, en attendant de voir comment l'Épisode IX sauvera - ou non - les meubles. Car de toute façon, comme JJ & Johnson ne se sont nullement concertés lors de la conception de cette nouvelle trilogie (ce qui explique bien des choses), il est probable que le prochain épisode reparte à nouveau de zéro, et remette en question les nouveaux acquis de ces Derniers Jedis. (...) Un 3/6 provisoire, car si la franchise continue en ce sens, les notes de cette nouvelle trilogie risquent bien de baisser à nouveau une fois l'Épisode IX sorti..."

Et donc, je suis un peu triste d'avoir eu raison : l'Ascension de Skywalker repart sur des idées et dans des directions différentes, le film rejoue des partitions déjà bien usées, et tout ce que ce récit bancal suscite chez moi, c'est un bon gros "tout ça pour ça ?". La trilogie, dans son ensemble, en ressort encore plus affaiblie, et hérite donc d'un beau 2.5/6 global (la même note que ce troisième film) : c'est spectaculaire, c'est globalement bien interprété, mais ça a tellement peu de direction globale et de personnalité que le tout tombe totalement à plat, comme une tour construite sur les sables mouvants de ce neuvième épisode : au dessus d'un grand vide dans lequel tout le monde finit par disparaître.

Peut être que dans quelques mois, je reverrais ce neuvième épisode avec plus d'indulgence. Pour l'instant, cependant, je vais me limiter au Mandalorien, malgré ses imperfections.

2.5/6

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 4 à 6 (2019)

Publié le 12 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, Star Wars

Après trois premiers épisodes plutôt agréables à suivre, chroniqués en ces pages en novembre dernier, place à la suite de cette première saison du Mandalorien, toujours chapeautée par Jon Favreau et Dave Filoni.

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 4 à 6 (2019) :

- Chapitre 4 - The Sanctuary : Le Mandalorien et son protégé arrivent sur une planète reculée pour s'y cacher, et ils y retrouvent une ancienne militaire en fuite (Gina Carano). Rapidement, cependant, un village local en proie à des pillards armés d'un AT-ST viennent demander l'aide des deux mercenaires...

Un épisode réalisé par Bryce Dallas Howard, et qui, une fois de plus, s'inscrit directement dans une tradition de serial western (ou samourai), façon Les 7 Mercenaires.

Ici, les Mercenaires ne sont que deux, mais tout le reste colle de très près aux passages incontournables habituels du genre, de l'entraînement des villageois en passant par la jolie veuve pas insensible au mystère du Mandalorien casqué : autant de poncifs qui frôlent le cliché éventé, qui fleurent bon les années 90 télévisuelles (les aventures de Lorenzo Lamas ou de Kevin Sorbo ne sont pas loin, dans le format), mais qui parviennent à conserver un intérêt grâce à l'univers et à de multiples petites touches sympathiques : le bébé toujours adorable et expressif, Gina Carano efficace, ou encore cet AT-ST filmé comme un dinosaure de Jurassic World.

Bref, c'est très perfectible sur de nombreux plans (la personnalité et les capacités/l'efficacité du Mandalorien restent assez vagues et brouillonnes, changeant d'épisode en épisode), mais ça se regarde tranquillement, notamment parce que c'est plutôt bien rythmé.

- Chapitre 5 - The Gunslinger : Le Mandalorien arrive sur Tatooine, pour y réparer son vaisseau endommagé dans une escarmouche. Là, il se joint à Toro Calican (Jake Cannavale), un jeune chasseur de primes, pour traquer Fennec Shand (Ming-Na Wen), une mercenaire à la tête mise à prix...

Un épisode écrit et réalisé par Dave Filoni, qui décide ici se se faire plaisir, et de jouer à fond la carte du fanservice en plaçant tous les lieux incontournables de Tatooine, tous les personnages emblématiques, et autres clins d’œil bien voyants... quitte à donner l'impression d'un épisode un peu indigeste et gratuit.

Une impression pas aidée par la présence d'Amy Sedaris dans un petit rôle, une Amy Sedaris dont l'interprétation et l'apparence plus outrancière renvoie presque plus à la Bea Arthur du Holiday Special de Star Wars qu'au ton sérieux de la série.

Et une nouvelle fois, on se dit que les showrunners et scénaristes semblent peiner à trouver un ton homogène pour leur programme, entre humour, références, Bébé Yoda, action, et western spatial.

Ce n'est pas rédhibitoire, la série reste tout à fait regardable (on regrettera tout de même le gros manque de présence et de personnalité de Toro Calican - quelqu'un comme Dave Franco aurait été bien plus intéressant dans le rôle), mais cela l'empêche de vraiment décoller, pour l'instant, au-delà du programme sympatoche mais anecdotique.

- Chapitre 6 - The Prisoner : Toujours à la recherche d'une mission, le Mandalorien rejoint un groupe de mercenaires (Bill Burr, Natalia Tena, Clancy Brown, Richard Ayoade) pour libérer un criminel d'un navire-prison de la République...

Un épisode un peu plus long (une quarantaine de minutes) et divisé en deux grosses parties : une partie "film de casse" façon Rogue One, pas désagréable, et une partie huis-clos/survival, dans laquelle le Mandalorien traque un à un les membres du commando dans les couloirs verrouillés de la prison.

Dans l'ensemble un épisode sympathique, principalement grâce à sa distribution invitée qui fait toujours plaisir (grosses réserves cependant sur l'interprétation de Natalia Tena, que j'ai trouvée forcée au possible), et sur les quelques caméos référentiels (Matt Lanter, Dave Filoni).

Après, reste toujours le souci d'une série qui tente à la fois de présenter son protagoniste comme un dur à cuire de western, meilleur que tout le monde au combat, et qui, en parallèle, le place toujours en position d'infériorité dans bon nombre d'affrontements, au cours desquels il s'en prend plein la tête, et ne triomphe souvent qu'in extremis, grâce à un gros coup de chance. C'est un peu tenter d'avoir le beurre (le côté "protagoniste badass") et l'argent du beurre (les scènes d'action semi-slapstick à la Harrison Ford), sans que cela ne fonctionne totalement.

Rien de bien grave, cela dit, tant que Bébé Yoda continue de jouer à cache-cache avec des androïdes...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x04-05 (2019)

Publié le 12 Janvier 2020 par Lurdo dans Aventure, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Après trois premiers épisodes amusants, mais ne donnant qu'une envie (regarder une série consacrée à l'Enterprise de Pike plutôt qu'au Discovery), retour de ces Short Treks, courts-métrages d'une dizaine de minutes prenant place (théoriquement) dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x04 - The Girl who made the Stars : afin de calmer sa fille Michael Burnham, apeurée par le noir, son père lui raconte une légende africaine concernant une fillette ayant apporté la lumière aux peuples primitifs effrayés par l'obscurité...

Pas désagréable, en soi, mais ça lorgne fortement sur du Disney qui se prendrait mollement les pieds dans le tapis du message de curiosité et d'exploration qu'il veut exprimer. Je ne sais pas trop quoi en penser, c'est compétent, mais il y a quelque chose qui me dérange dans le côté "grâce à son courage et à sa curiosité, elle a apporté la lumière et les étoiles à son peuple (après qu'un extraterrestre de passage les lui ai donnés, influençant de fait l'évolution de l'espèce terrestre)".

Je sais qu'on est dans le conte pour enfants, dans la métaphore, et tout et tout, mais quelque part, ça explique beaucoup de choses sur le caractère rebelle et approximatif de Michael Burnham...

2x05 - Ephraim and Dot : les mésaventures d'une mère tardigrade qui décide de pondre ses œufs à bord de l'Enterprise de Kirk, au grand dam d'un robot de sécurité qui ne l'entend pas de cette oreille...

Un adorable épisode animé réalisé et mis en musique par Michael Giacchino, qui pour l'occasion nous produit un court-métrage hommage à Tex Avery, à Pixar et à toute l'histoire de Star Trek TOS, d'une bien belle manière ludique et dynamique.

C'est drôle, c'est mignon, c'est coloré, et forcément, ça a déplu à cette frange de la fanbase Trek qui prend sa franchise trop au sérieux, s'indigne du moindre manquement à la continuité, et t'explique que Star Trek, ça n'a jamais été tous publics, et que ça devrait être réservé à une élite intellectuelle, plutôt que d'être décliné sous forme de sous-Pixar destiné aux gamins... *soupir*

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Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

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Christmas Yulefest 2019 - 68 - Le Pôle Express (2004)

Publié le 5 Janvier 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Pôle Express (The Polar Express - 2004) :

Billy (Hayden McFarland) ne croit plus au Père Noël... mais il aimerait tout de même que ce dernier existe. Le soir de Noël, en pleine nuit, un train sorti de nulle part s'arrête devant sa maison : le Pôle Express, empli d'enfants qui, comme l'explique le contrôleur (Tom Hanks), ont été choisis pour rejoindre le Pôle Nord, et rencontrer Santa Claus.  Mais le voyage ne sera pas de tout repos...

En passant ma liste de Yulefest en revue, je me suis aperçu que je n'avais jamais chroniqué les deux films d'animation de Robert Zemeckis, pourtant assez incontournables en cette période festive. Dont acte : je me rattrape, en commençant par le Pôle Express, dont la bande originale de Silvestri tourne en boucle chez moi, tous les ans, à l'approche des fêtes de Noël.

Et évacuons tout de suite le sujet qui fâche : oui, l'animation des personnages est très très approximative. Le Polar Express, c'était les balbutiements de la performance capture, et les équipes de Sony Pictures Imageworks (qui déjà, à la base, sont un bon niveau en dessous des élites d'ILM) peinent à vraiment donner vie à tout ce petit monde.

À l'époque, tout le monde parlait d'uncanny valley et de mannequins de cire au visage figé - ce n'est pas faux. Mais paradoxalement, avec du recul, la prouesse technique prend le dessus sur ces soucis d'animation, et parvient presque à les faire oublier (presque : si les enfants sont plutôt convaincants pour l'époque, le Père Noël, par exemple, est assez raté, pas aidé par une voix assez étrange de Tom Hanks).

Il faut dire que la direction artistique du film est convaincante et maîtrisée, adaptation assez fidèle du livre de Chris Van Allsburg, mise en valeur par la réalisation inventive et décomplexée de Zemeckis.

Adaptation fidèle, certes, mais là se pose un autre problème de ce Polar Express : le livre est très court (les audio ou visual books existants ne durent même pas dix minutes - quinze, avec de la musique), mais le film approche des 100 minutes.

Zemeckis a donc eu recours à beaucoup de remplissage pour atteindre cette durée finale, un remplissage qui se sent vraiment au visionnage, à grands renforts de séquences "parc d'attraction" visant à souligner les effets 3D : ce n'est pas forcément des plus passionnant, même si l'excellente bande originale de Silvestri parvient à rendre le tout dynamique et festif.

Et puis, lorsque le train arrive au Pôle Nord, une étrange ambiance s'installe dans le métrage, qui perd alors (à mes yeux) énormément de son intérêt : ce Pôle froid façon Angleterre Industrielle, avec ces immenses rues et usines désertes où résonnent des chants de Noël vides de sens, me glace systématiquement le sang, et tout sens du merveilleux qui pouvait subsister dans ce métrage se volatilise chez moi, pour ne jamais reparaître du reste de la dernière demi-heure de film.

C'est problématique, et c'est bien à l'image de ce métrage d'animation bancal et inégal, au message bienveillant sur la foi et la croyance en la magie de Noël, mais à la mise en images parfois sinistre et étrangement déprimante.

Dans l'ensemble, cependant, le Pôle Express reste un visionnage intriguant, surtout si l'on se prend au jeu de l'analyse thématique des intentions de Zemeckis...

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2019 - 51 - La Légende de Klaus (2019)

Publié le 25 Décembre 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest, Netflix

Noël est là, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Klaus (2019) :

Envoyé par son père à Smeerensburg, une île nordique perdue, pour y faire ses preuves en tant que futur postier, Jesper (Jason Schwartzman), un jeune homme égocentrique et fainéant, découvre là deux clans qui s'affrontent depuis des siècles, les Krum (Joan Cusack, etc) et les Ellingboe (Will Sasso, etc). Après avoir compris que personne à Smeerensburg n'utilise le courrier postal, Jesper réalise que s'il veut retrouver son petit confort sur le continent, il va devoir trouver une combine : il parvient à convaincre les enfants du village d'écrire des lettres en échanges des jouets fabriqués par Klaus (J.K. Simmons), un menuisier veuf vivant reclus dans les bois ; rapidement, avec l'aide d'Alva (Rashida Jones), l'institutrice, Jesper organise la distribution des jouets de Klaus, sans ce douter que cette idée n'est pas du goût des deux familles régnant sur l'île...

Un dessin animé Netflix à l'animation plus traditionnelle, mêlant 2D et 3D, et chapeauté par le créateur espagnol de la franchise Moi, Moche et Méchant, dont on retrouve ici certains coups de crayon, et un sens de l'humour assez européen.

En tant que long-métrage d'animation et film de Noël, ce n'est pas parfait : la grosse partie mise en place, jusqu'à l'arrivée de Klaus, est un peu bancale au niveau du rythme ; la direction artistique très particulière ne sera pas forcément du goût de tout le monde ; le côté "déconstruction du mythe" se limite un peu à une reconstruction à l'envers où chaque élément du Père Noël est systématiquement expliqué ; le quiproquo de dernière minute est non seulement prévisible, mais aussi un peu trop basique ; et la bande originale d'Alfonso Aguilar est compétente, mais peu mémorable.

Et pourtant, malgré tout cela, le film a un charme certain, qui fait vraiment plaisir à voir, et qui donne envie de tout lui pardonner.

Ainsi, à partir du moment où Klaus entre en scène, le film commence à prendre véritablement vie, et à s'engager sur une voie vraiment sympathique. Une grande part de ce succès est due, comme je le mentionnais, à un humour typiquement européen et décalé, et à des personnages secondaires qui ont tous une personnalité - soit développée par le script, soit de par leur apparence - mais aussi aux idées du scénario, qui revisite le mythe de manière souvent amusante et originale : tout cela donne vie à cette petite île étrange, à ce Klaus mélancolique (qui a d'ailleurs droit à une dernière scène très jolie), et rend tout ce petit monde attachant.

En somme, même s'il y a des défauts dans tout cela, le capital sympathie est conséquent, le résultat très plaisant et techniquement très réussi, le doublage efficace... bref, c'est un joli succès pour Netflix.

4.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 28 - Elfette sauve Noël (2019)

Publié le 14 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Elfette sauve Noël (Elfette Saves Christmas - 2019) :

Lorsque le Pôle Nord est attaqué et le Père Noël (Quinton Aron) enlevé par la pègre, pour le compte de la directrice d'un fabricant de smartphones jalouse de voir le Père Noël lui faire de la concurrence, Elfette (Brielle Carter), un lutin à la faible estime de soi actuellement en vacances en Floride, doit partir à l'aventure pour tenter de sauver Noël...

Un film indépendant à la tentative de financement participatif ratée, et qui s'avère un bien étrange projet, à la fois trop décomplexé, sarcastique et parodique pour être pris au premier degré, comme un film pour les plus petits, et trop plat, approximatif et fauché pour fonctionner comme une comédie festive moqueuse et décalée.

On passe ainsi de quelques gags amusants et qui fonctionnent à des scènes entières imbuvables et bancales (toutes les scènes du réalisateur/scénariste, qui tient ici un rôle insupportable et totalement inutile au récit), de moments interprétés avec sincérité à d'autres surjoués au possibles par des acteurs semblant être sous l'influence de substances illicites, d'idées incongrues (un Santa noir) à d'autres qui laissent perplexes (le "Mistlefinger" qui agit comme de la drogue), bref, c'est un bordel intégral, laborieux et décousu, qui dure facilement 20 minutes de trop, et ne mène nulle part.

M'enfin bon, au moins, "Elfette" (qui est par ailleurs co-scénariste et productrice du projet (forcément), reste sincère et premier degré du début à la fin, c'est toujours ça de pris.

WTF/6

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Christmas Yulefest 2019 - 26 - Les Rikikis au Pays du Père Noël (1989)

Publié le 13 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Jeunesse, Noël, Review, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les Rikikis au Pays du Père Noël - saison 1 (1989) :

Dans le village du Père Noël, en Suède, le Père Noël (André Nader) peut toujours compter sur la bonne fée Oriane (Cécile Auclert) et sur ses fidèles lutins, les Rikikis, pour préparer les jouets des enfants. Il y a Rikiki Vert, l'ami des animaux, Rikiki Rouge, le gourmand, Rikiki Jaune, le turbulent, Rikiki Bleu, le farceur sportif, et Turluru, le chef de la troupe. Mais entre Boudou le bonhomme de neige vivant, Flop le chien, ou encore le menaçant Troll qui rôde dans les parages, la vie au Pays du Père Noël n'est pas de tout repos...

Peut-être plus encore que J'ai rencontré le Père Noël, du même réalisateur/concepteur, et dont ces Rikikis reprennent des pans entiers (le traîneau, certains interprètes et personnages, la fée, la musique, et, vers la fin de saison, les effets spéciaux et certaines scènes), c'est bien de cette mini-série calendrier de l'avent, de 24 x 5 ou 6 minutes dont je me souviens.

Sa diffusion quotidienne sur Antenne 2 avait alors largement marqué le petit garçon que j'étais, et aujourd'hui encore, je revois avec une certaine nostalgie ce programme court et mensuel, un concept de calendrier de l'avent télévisuel que la télévision française a totalement délaissé, mais qui continue pourtant de connaître un succès jamais démenti, notamment chez nos cousins des pays nordiques.

Ici, donc, Christian Gion recycle son film original, et le décline sous forme de mini-série tournée à Mora, en Suède (contrairement au long-métrage, tourné en Finlande), changeant quelques éléments (l'ogre devient un troll ressemblant comme deux gouttes d'eau aux trolls de Rien Poortvliet, Karen Chéryl est remplacée par une autre Fille d'à Côté, et les lutins acquièrent des noms et des personnalités), mais gardant l'essentiel de son univers, qu'il peuple de personnages supplémentaires.

Et, histoire de renforcer encore le côté calendrier de l'avent, il ajoute un calendrier physique qui encadre chaque épisode, calendrier dont deux enfants (qui jouent très mal) et leur nounou suédoise ouvrent les fenêtres une à une, les aventures des Rikikis devenant ainsi des histoires racontées par la nourrice à ses protégés.

Alors certes, ces épisodes, qui racontent chacun une mésaventure des Rikikis, ou répondent à une question que se posent les enfants, ont toujours un budget très limité (les barbes des Rikikis, le doublage, le recyclage d'images...), mais ils ont la chance d'être nettement mieux écrits que le film de 1984, et d'être plus ludiques. Ainsi, les personnages sont moins manichéens, comme ce Troll finalement pas si méchant, et contrairement à la Finlande de Rovaniemi, plus désolée et ne servant que d'arrière-plan au film, la Suède est ici l'occasion pour les personnages de faire du sport, du patinage, de la motoneige, etc, dans un décor naturel des plus séduisants et enneigés.

Bref, pour les plus petits, c'est dépaysant, ce n'est pas dénué de charme, et la narration de Cécile Auclert (il me semble), maîtrisée, fait beaucoup pour donner un côté conte de fées au tout, idéal pour les plus jeunes à l'approche des fêtes.

Ça mériterait presque un remake plus contemporain, avec un budget plus important. ^^

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Christmas Yulefest 2019 - 24 - J'ai rencontré le Père Noël (1984)

Publié le 12 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest, France

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

J'ai rencontré le Père Noël (1984) :

Pour Noël, le seul souhait de Simon (Emeric Chapuis) est de retrouver ses parents, prisonniers politiques en Afrique. À l'occasion d'une excursion scolaire à l'aéroport avec son institutrice (Karen Chéryl), Simon et son amie Élodie (Alexia Haudot) se faufilent à bord d'un avion à destination de Rovaniemi, en Finlande. Là, ils rencontrent le Père Noël (Armand Meffre) et la bonne fée Marie-Ange (Karen Chéryl), et vivent de nombreuses aventures improbables au pays du Père Noël...

Séquence nostalgie avec ce métrage français de 1984, découvert en VHS au début des années 90, et intrinsèquement lié à la série des Rikikis au Pays du Père Noël (critique demain matin) : un film signé Christian Gion (réalisateur de comédies nanardes avec Bruel ou Maccione), sur une musique de Francis Lai, et mettant en vedette Karen Cheryl, dans le double rôle d'une bonne fée et d'une institutrice.

Et honnêtement, c'est assez mauvais sur de nombreux plans. Si les mélodies sont agréables, elles sont répétées jusqu'à l’écœurement, illustrant de multiples séquences touristiques montrant la Finlande enneigée, quand elles ne sont pas tout simplement déclinées sous forme de chansons improbables par Karen Chéryl ; l'interprétation est au mieux médiocre, et très souvent retravaillée en studio ; le rythme est des plus bancals ; la réalisation inexistante ; l'écriture est (au mieux) simpliste, les personnages irresponsables ; et lorsque le Père Noël et Marie-Ange partent pour l'Afrique, le tout vire au grand n'importe quoi, avec des effets spéciaux se limitant à des astuces de montages approximatives, des chefs de guerre caricaturaux, du cabotinage et des péripéties risibles.

Rapidement, on ressent une certaine improvisation dans tout ce métrage, comme si réalisateur comme acteurs avaient commencé à tourner sans vraiment savoir quoi faire ou quoi dire. On se retrouve ainsi avec un film destiné aux tout-petits, assez brinquebalant, souvent non-sensique et approximatif, et avec des moments totalement WTF, comme cette chanson de la bonne fée dans l'usine, en mode "travaillez, bande de larves elfiques, la productivité est en baisse !".

Impossible à noter objectivement, tant c'est fauché, piteux et bancal, mais étrangement sincère et divertissant. Et puis Rovaniemi, c'est toujours agréable à voir.

?/6

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Christmas Yulefest 2019 - 22 - Noelle (2019)

Publié le 11 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noelle (2019) :

Peu de temps après la mort de Kris Kringle, le manteau de Père Noël doit revenir à son fils, Gabe (Bill Hader). Seul problème : ce dernier n'est absolument pas intéressé ni fait pour cela, et il s'enfuit, sur le conseil involontaire de sa soeur Noelle (Anna Kendrick), pour devenir professeur de yoga à Phoenix, dans l'Arizona. Afin d'éviter que Noël ne soit annulé, Noelle part alors pour l'Amérique en compagnie de sa nourrice, l'Elfe Polly (Shirley MacLaine), et a recours aux services d'un détective privé divorcé (Kingsley Ben-Adir) pour retrouver son frère...

L'un des produits de lancement de Disney +, Noelle était initialement destiné à une sortie cinématographique (toujours compliquée pour les films de ce type), avant de se voir annoncée pour la plate-forme de streaming... ce qui pouvait avoir deux significations : soit Disney croyait très fort à ce film en tant que produit d'appel incontournable, soit, au contraire, le film était un peu faiblard, et Disney voulait limiter la casse d'une sortie en salles.

Au vu du produit fini, c'est plutôt l'option 2 qui prévaut. Non pas que le film soit désastreux, mais il s'avère particulièrement décevant et générique.

Avec sa durée d'une heure quarante minutes, et son scénario (signé de la plume de Marc Lawrence, réalisateur/scénariste attitré de comédies romantiques de Sandra Bullock et de Hugh Grant) assez plat, qui enchaîne les clichés, les gags éventés (le gag du Père Noël qui descend dans un foyer et tombe sur une famille juive, notamment), et les dialogues assez laborieux (bourrés de citations de chansons de Noël), Noelle s'avère vite un film en pilotage automatique, pas aidé par des effets spéciaux parfois inégaux (Snowcone, le petit renne, est mignon tout plein, mais certaines de ses scènes, notamment au début, ne semblent pas avoir été très bien finalisées), par une réalisation relativement plate, et par une distribution qui l'est tout autant (Jake et son fils ne sont pas très intéressants ni mémorables).

Et puis, fréquemment, on a aussi l'impression de sous-intrigues coupées au montage et de personnages sous-exploités, comme Billy Eichner et ses ambitions modernes, qui passent à la trappe au bout d'un moment.

Heureusement, il reste le capital-sympathie de la distribution, Anna Kendrick en tête, qui donne de l'énergie à ce métrage finalement pas si éloigné que cela de ce qui pouvait passer sur ABC Family ou Disney Channel il y a 20-30 ans. J'oserais même dire que le premier Northpole de Hallmark n'est finalement pas si différent de ce Noelle, à quelques grammes de romance près (même si, soyons francs, le détective privé est ici clairement positionné comme un love interest potentiel pour Noelle, avant d'être évacué sans plus d'égards par le script - potentiellement sur ordre de Disney ?).

Une chose est sûre, quitte à regarder un film de Noël spécialement conçu pour le streaming, je préfère largement les Chroniques de Noël de Netflix au Noelle de Disney...

3/6, en étant très gentil (en réalité, c'est plus du 2.75 agrémenté d'un bonus pour les carolers qui font office de chœur grec amusant)

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Christmas Yulefest 2019 - 20 - Aïlo : Une Odyssée en Laponie (2018)

Publié le 10 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Documentaire, Review, Yulefest, Noël, Christmas, France, Finlande

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Aïlo - Une Odyssée en Laponie (2018) :

La première année de la vie d'Aïlo, un petit renne qui voit le jour dans les étendues enneigées de la Laponie...

Pas vraiment un film de Noël, mais bon : des rennes, la Finlande, la neige, ça fait l'affaire, et ça permet de se laver un peu l'esprit des romances génériques de la saison. Ici, en l'occurrence, un documentaire animalier franco-finlandais très joliment filmé, avec de très belles images... mais qui ne m'a pas convaincu outre mesure sur le plan de la narration.

Une narration effectuée (en français) par Aldebert, aux envolées parfois trop lyriques, pas toujours très intéressantes ou pertinentes, et qui survole malheureusement des points qui auraient mérité plus de développement (impact du changement climatique, etc). À l'identique, on peut regretter qu'en se concentrant sur une seule année de la vie du renne, le film limite très sérieusement son intérêt, et se trouve obligé de présenter toute la faune locale, quitte à délaisser ses rennes pendant un bon moment.

On a ainsi l'impression que le documentaire aurait largement bénéficié à se concentrer sur la vie toute entière d'un jeune renne, quitte à tricher un peu, et que là, il tourne un peu à vide, peinant à trouver de quoi remplir ses 90 minutes.

Mais ça reste très beau à regarder.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1090 : Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (2019)

Publié le 25 Novembre 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (The Angry Birds Movie 2 - 2019) :

Lorsqu'une nouvelle île, l'île des Aigles, est découverte, et que sa dirigeante, Zeta (Leslie Jones), menace de détruire l'île des Oiseaux et celle des Cochons, les deux peuples ennemis doivent s'unir pour sauver leur habitat. Red (Jason Sudeikis), Chuck (Josh Gad), Bomb (Danny McBride), Mighty Eagle (Peter Dinklage), et Silver (Rachel Bloom), la soeur de Chuck, s'associent alors à Leonard (Bill Hader), Courtney (Awkwafina), et Garry (Sterling K. Brown), des cochons, pour monter une équipe improbable, et partir à l'assaut de l'île des aigles...

Le premier Angry Birds était loin d'être un film réussi, mais bizarrement, malgré ma critique très mitigée, j'en garde un souvenir n'étant pas si désagréable que ça. Pas au point, cependant, d'accueillir une suite avec impatience ou curiosité, mais bon : cette suite existe, et la promesse d'un film de casse où cochons et oiseaux unissent leurs forces contre les aigles avait, potentiellement, de quoi intriguer.

En l'état, le résultat est très inégal, probablement plus encore que le film original. Déjà, parce que le script se découpe en deux pans, une intrigue principale suivant l'équipe de Red dans un semblant de heist movie, et une sous-intrigue concernant un trio de poussins tentant de retrouver des œufs perdus.

Deux intrigues à peine liées (comme on s'en doute, elles finissent par se rejoindre à la toute fin du film, mais pas forcément de manière très naturelle), et qui donnent vraiment l'impression d'un court-métrage intégré à la trame principale du récit, pour tenter de lui donner un rythme artificiel.

Car c'est l'un des problèmes du film : malgré ses péripéties et ses personnages assez excentriques, et ses bruitages amusants (façon vieux cartoons Tex Avery/Looney Tunes), le rythme de cet Angry Birds 2 est assez bancal, au point que la seconde moitié du film se traîne mollement, çà et là. Ajoutez à cela un script un peu décousu et brouillon, avec des références musicales étrangement datées, et voilà, un résultat aussi générique et quelconque que le premier film, qui n'a vraiment pour lui qu'un doublage maîtrisé.

Pas désagréable, mais encore moins mémorable que le premier métrage.

2.5/6

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 1 à 3 (2019) - Premières impressions

Publié le 23 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, Star Wars

Voilà : le 12 novembre dernier, Disney a lancé sa plate-forme de VOD outre-atlantique, et ailleurs dans le monde, avec pour produit d'appel l'ensemble de son catalogue... et cette série Star Wars inédite, chapeautée par Jon Favreau (Iron Man) et Dave Filoni (Clone Wars). Une série en huit épisodes hebdomadaires, centrée (comme son nom l'indique) sur un Mandalorien, et prenant place entre le Retour du Jedi, et le Réveil de la Force...

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 1 à 3 (2019) :

- Chapitre 1 : Quelque temps après la chute de l'Empire, un chasseur de primes mandalorien (Pedro Pascal) accepte de capturer et de ramener, pour le compte d'un ancien officier impérial (Werner Herzog), une cible mystérieuse très chère payée. Mais rapidement, cette cible s'avère des plus surprenantes...

38 minutes à peine (tout compris) pour un pilote sympathique, sans être exceptionnel. Visuellement, dans cet épisode dirigé par Filoni, on retrouve tout ce qui faisait le charme de la trilogie originale : un côté poussiéreux, décati, au sein duquel ce Mandalorien évolue, comme dans un western spaghetti.

Les intentions de la production sont très claires : exploiter au maximum le budget conséquent de la série (la direction artistique est réussie, les effets spéciaux le sont aussi) pour donner vie à une sorte de Boba Fett-bis en mode western/samourai solitaire, dont on devine assez rapidement que la série remplace un éventuel projet de film solo consacré à Fett.

Cette impression de "next best thing" est d'autant plus présente que Filoni et compagnie, fascinés par les Mandaloriens et par la mystique qui les entoure, prennent bien leur temps autour de ce personnage, le présentant (de manière certes un peu clichée, mais efficace) comme ce chasseur de primes implacable et impressionnant, craint par tous et entouré d'une aura légendaire.

Et c'est là que ça coince un peu pour moi, puisque je n'ai jamais été particulièrement intéressé par Fett ou par les Mandaloriens : toute cette aura, cette fascination autour de ce peuple, me laissent un peu de marbre, et les efforts déployés par la production pour rendre le personnage badass m'ont même ponctuellement paru gentiment forcés.

Après, pour un pilote, ça reste tout à fait sympathique, même si ça prêche clairement pour sa paroisse. La fusillade finale fonctionne bien, le générique de fin est très esthétique, et l'identité de la cible m'a bien surpris, en plus d'être très réussie visuellement. Continuons...

- Chapitre 2 - The Child : Alors que le Mandalorien ramène sa cible à son vaisseau, il découvre que celui-ci a été pillé par des Jawas, et qu'ils lui ont volé des pièces indispensables...

Un second épisode de 30 minutes à peine, tout compris (donc plus près de 26-27 minutes, en fait, une fois évacués le générique et le résumé de l'épisode précédent) qui laisse supposer que ces deux premiers épisodes n'en faisaient qu'un, en réalité, un gros pilote d'1h20 couvrant ainsi toute la première mission du Mandalorien.

Cela dit, en voyant ce second épisode, toujours plus dans la lignée des Baby Cart, on se dit que la coupure n'est pas un mal, puisque malgré ses 27 minutes, le récit conserve quelques moments de flottement pas très maîtrisés : on ne peut qu'imaginer les gros passages à vide qu'un pilote de 60-80 minutes aurait connu.

Là, en version courte, on n'a pas trop le temps de s'ennuyer, puisque l'épisode propose deux scènes d'action sympathiques, qui éclairent le Mandalorien sous un autre jour, celui d'un chasseur de primes pas si doué et classe que ça, et qui s'en prend beaucoup dans la tête. C'est un peu l'école Harrison Ford du héros de serial, et ça se prête très bien à la série, une série qui, par ailleurs, sait exploiter au mieux sa proie, un mini-Yoda adorable comme tout, très expressif et qui passe très bien à l'écran.

À noter, aussi, que près de la moitié de cet épisode se déroule sans le moindre dialogue, et parvient cependant à créer un lien entre le Mandalorien et sa cible : un joli tour de force, qui laisse augurer du meilleur pour la suite, même si, encore une fois, j'attends de voir comment le rythme sera géré dans les prochains épisodes.

- Chapitre 3 - The Sin : Le Mandalorien rapporte sa cible à son client, mais devant le comportement évasif de ce dernier, le chasseur de primes décide de revenir sur son contrat...

Un peu plus mitigé, sur ce troisième épisode d'une trentaine de minutes, qui semble parfois un peu redondant visa à vis du tout premier : une nouvelle fois, Favreau & co semblent fascinés par les rites et les traditions des Mandaloriens, et répètent plusieurs scènes du pilote, y compris les flashbacks dans la forge, ce qui n'était honnêtement pas indispensable.

Cela a tendance à alourdir un peu le rythme des épisodes, un sentiment qui se conjugue à une mise en images de l'action moyennement convaincante : ainsi, la grande arrivée des Mandaloriens était probablement supposée être épique, mais je l'ai trouvée un peu pataude, voire maladroite, notamment à cause de ces jet-packs pas très convaincants à l'image.

Cela dit, ça reste sympathique à regarder, mais c'était probablement pour moi le plus faible des trois épisodes.

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