Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (2/2)

Publié le 19 Octobre 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Comédie, Aventure, Thriller, Fantastique, Science-Fiction, Horreur

Suite et fin du bilan de la saison 2 de cette série excellente, qui a su remettre Scooby-Doo au goût du jour sans le dénaturer : 

 - 16 :

Les aliens (mais tous les aliens : petits gris, reptiliens, nordiques...) attaquent Crystal Cove (et dépouillent des magasins), l'occasion pour le show de nous refaire du X-files, des enlèvements, des rencontres du troisième type, des crop circles, des conspirations, et tutti quanti. Une première moitié assez amusante, mais la fin est plus faible.

- 17 :

Un troupeau de buffles mutants contrôlés par Pericles attaque la ville à la recherche du Disque antique. Un épisode pépère qui place une grosse référence à Aliens sur la fin, et un clin d'oeil appuyé au Roi Lion sur la lancée. La toute fin avec le "oups, on a résolu l'affaire, mais on vient de relâcher des centaines de super-prédateurs génétiquement modifiés dans l'océan par la même occasion... bon, faisons comme si de rien n'était, et tournons les talons... on n'a rien vu, on n'a rien fait, okay ?" était :mrgreen:

- 18 :

Retour des Hex Girls pour un remake officieux du dessin-animé Scooby & la légende du Vampire, avec le Gang qui enquête sur le retour à la vie d'un groupe de ska zombie. Et une grosse scène de band battle à la Scott Pilgrim pour finir, avec Scooby & co qui shreddent, et des effets spéciaux dans tous les sens. Très sympa. B)

- 19 :

Un démon glouton/gluten attaque des gens et les dévore, ce qui force l'ultra-vantard Doc Savage Spartan à intervenir. Un épisode plutôt anecdotique, mais le Doc Spartan, son couple en crise et son serviteur sarcastique sont plutôt marrants.

- 20 :

Un bandit-séducteur de grand chemin (semi-hommage au chanteur Adam Ant) terrorise les routes autour de Crystal Cove. Au gang de l'arrêter, avec Scooby et Shaggy qui se travestissent, et en prime des séquences de rêve à la Twin Peaks (la Red Room et un nain) et à la American Werewolf in London (Nazis attack !). Pas forcément exceptionnel, mais je me marre encore de la manière dont ils ont intégré les conneries d'Ancient Aliens à la mythologie du show (avec Amy Acker au doublage de la petite amie de Scooby ^^). :mrgreen: 

- 21 :

L'équipe enquête dans une maison hantée assez classique, sauf que... Univers Miroir (littéralement) avec Fred, remplacé IRL par son double négatif, et qui se retrouve dans un monde post-apocalyptique dévasté et empli de squelettes où il est le dernier homme sur Terre, car le gang n'a pas réussi à empêcher "Nibiru" sans le vrai Fred. Un épisode très réussi dans lequel Fred montre qu'il n'est pas que le muscle de la bande... et que sa relation avec ses parents est toujours très complexe. Ah, et visiblement, Pericles tente de libérer une entité d'outre-monde emprisonnée là depuis des éons... :P


- 22 :

À nouveau la Red Room de Twin Peaks, Amy Acker & Michael J Anderson au doublage, et la Miskatonic University, mais cette fois-ci pour un épisode dans lequel ne manquait que Freddy Krueger, puisqu'on a affaire à un être monstrueux qui tue dans les rêves. Le Gang est donc obligé de s'immerger dans le monde des rêves, ce qui donne lieu à de nombreuses scènes oniriques à travers le temps et les âges, à une référence inattendue à The Room de Tommy Wiseau et à des réponses à l'arc narratif global de la série. (et en prime, je viens de tilter que les personnages de la Mystery Inc précédente, celle de l'époque avant le Scooby Gang, étaient tous des copies exactes du cast de The Many Loves Of Dobbie Gillis, la série des 50s/60s qui a inspiré Scooby Doo à l'origine ^^)

- 23 :

Le groupe part au Yucatan pour tenter de trouver le Coeur du Jaguar, l'artefact nécessaire pour empêcher le réveil de l'entité. Pas forcément l'épisode le plus captivant, même si certains clins d'oeil à Indy, The Ruins ou Grease sont amusants, et que toute l'histoire de la mère de Velma, sex-symbol au Yucatan, est :mrgreen: 

- 24 :

Retour du Gang à Crystal Cove, qui est ravagée par des Tremors, et dont les habitants ont été réduits en esclavage par Pericles & co ; un peu plus d'explications au sujet du mystère Nibiru (vue la manière dont ils parlent d'affaiblissement des murs entre les dimensions, et d'effacer tout le mal qu'a fait l'entité par le biais de son influence, j'ai l'impression qu'on va avoir droit à un reboot final à la mort de la créature du sarcophage, wait & see...) ; une séance de bricolage à la A-Team ; Sammy, Scooby et le shérif qui se découvrent un courage inattendu et mènent l'insurrection des habitants de Crystal Cove ; et la destruction de la Mystery Machine avec reprises des dialogues et du rythme vocal de Shatner dans Star Trek III. Un bon épisode de quasi-fin de saison, avec en prime un Udo Kier qui s'éclate à doubler Pericles et à lancer des ordres en allemand à ses Kriegstaffelbots.

- 25 :

Des réminiscences d'Indiana Jones, à nouveau, puisque le Gang est contraint de déjouer les pièges successifs du tombeau de l'entité, sous la menace de Pericles et de ses troupes, qui retiennent des otages (au nombre desquels Hot Dog Water, la "copine" de Velma, qui se sacrifie, au grand désespoir de cette dernière). À nouveau, un épisode très réussi, dans lequel Fred repasse sur le devant de la scène en déjouant tous les pièges successifs, prouvant que son obsession de toujours l'a bien préparé pour ce moment. Avec en prime un petit clin d'oeil à Pirates des Caraibes At World's End, pour l'océan à l'envers.

- 26 :

L'entité poulpesque tentaculaire est désormais libre... au gang de l'arrêter. Une fin de saison épique, qui s'ouvre sur Amy Acker qui explique toute la mythologie des deux saisons précédentes, qui continue par des morts par centaines, et qui se finit par la destruction de la Terre en même temps que Cthulhu l'entité.

Et comme prévu, reboot final qui renvoie le Gang dans la Happiest Timeline (pour paraphraser Community), où tout le monde est heureux, Daphne et Fred vont se marier, Velma et Hot Dog Water partagent un même lit (pour lire, voyons, tsss....), et l'entité n'a jamais influencé des générations d'innocents... ou presque, puisqu'à la toute fin, le gang décide de s'inscrire à la Miskatonic University, pour suivre les cours de chasseurs de fantômes de Harlan Ellison, et se lancer ensuite sur les routes pour pourfendre les criminels se déguisant en fantôme. En guise de reboot, on a donc droit en fait à un toutéliage avec la toute première série Scooby-Doo, toutéliage tant thématique que musical et visuel. :wacko:

Grosse grosse seconde saison, donc. À quelques moments, peu aidé par sa diffusion chaotique, le show a failli succomber à une overdose de mythologie et d'épisodes lui étant consacrés, mais au final, c'est un succès. Les deux saisons de la série fonctionnent parfaitement en tant que stand-alone, la fin est arrivée au bon moment, et les personnages du show ont rarement (si ce n'est jamais) été aussi attachants et bien développés. Maintenant, j'ai un peu peur de ce qui viendra ensuite pour la franchise Scooby (à vrai dire, je crains un retour de bâton à la Doctor Who : "ces deux saisons étaient trop complexes, on veut un truc plus simple maintenant, quitte à ce que ce soit simpliste et abêti").

commentaires

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (première partie)

Publié le 20 Novembre 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

Allez, zou. Sans grande motivation après deux premières saisons ternes et peu enthousiasmantes, je continue mon intégrale de la série, avec sa saison 3 :  

3x01 - Basics part 2 :
Lors du bilan de la saison précédente, j'avais dit cela :
"(...) La brève réapparition de Suder dans l'épisode fait plaisir, cea dit, même si elle semble très clairement une mise en place pour un sacrifice ultérieur "pour le bien du vaisseau", avec rédemption du criminel, tout ça."

CQFD. En tant que conclusion à Basics Part 1, ça ronronne de manière prévisible, et ça a recours à toutes les solutions de facilité imaginables, tant tout tend vers un retour à la normale téléphoné pour l'équipage. De même, on a droit à une mort de red-shirt, et à Suder qui, malheureusement, se sacrifie bel et bien pour la cause. Bref, un show trop attendu, qui n'a comme intérêt que de mettre un terme à l'arc des Kazons (même s'il le fait de manière décevante, en butant Seska, et en faisant de son gamin celui du Kazon). Ah, et autant le gloumoute en cgi dans la grotte était sympa, autant les hommes prehistoriques de la planète sur laquelle l'équipage du Voyager est abandonné étaient risibles.

3x02 - Flashback :
Épisode anniversaire plein de bonnes intentions, avec le gros flashback à bord de l'Excelsior pendant Trek VI - The Undiscovered Country. Problème : tout ça est toutélié au scénar principal par une histoire de virus/souvenir réprimé pas très convaincante, et surtout - sacrilège - Braga se plante joyeusement dans la chronologie des évènements, condensant en quelques jours plusieurs mois des évènements du film. Dommage, parce que tout ce qui a trait à Tuvok fonctionne assez bien.

3x03 - The Chute :
Kim et Paris nous refont Oz & la Grande Évasion dans un pénitencier alien. Assez bien réalisé et joué, y compris par Garrett Wang, mais à part ça, ça ronronne quand même tranquillement par moments, avec un scénario de base convenu et rabaché, des aliens au maquillage minimaliste, et une Janeway intraitable assez agaçante (comme d'habitude, me direz-vous...).

3x04 - The Swarm :
Tout l'intro entre Torres et Paris en train de s'ennuyer en duo dans une navette était très sympa (et souligne bien que les personnages de toute série Trek ont besoin de vivre et d'interagir plus souvent s'ils ne veulent pas paraître froids et isolés) ; Le doc atteint d'alzheimer, et obligé d'avoir recours aux conseils de Zimmerman, n'était pas non plus une mauvaise idée ; mais bizarrement, le tout ne fonctionne que trop moyennement à mon goût, pas aidé par une crise forcée et anecdotique, qui oppose le vaisseau à un peuple hostile et sous-développé, dans une intrigue clairement rajoutée pour remplir l'épisode et meubler un peu. Rien de mauvais, toutefois (à part peut-être Janeway qui, une fois de plus, ignore le règlement quand bon lui semble, pour gagner du temps de voyage). 

3x05 - False Profits :
Aaah, un bon vieil épisode Ferengi, que la fanbase déteste tant !! Perso, j'aime bien l'humour de ces personnages, et cet épisode plus léger et dynamique qu'à l'habitude, ainsi que la continuité globale du truc. Bref, c'était sympa. Rien d'exceptionnel, cela dit... mais sympatoche.

3x06 - Remember :
Un Torres-centric assez consistant, et très bien joué par Roxann Dawson. Mais, car il y a toujours un mais, 1) ça fait toujours bizarre de voir B'elanna expliquer en détails à Chakotay qu'elle fait des rêves érotiques au sujet d'un alien, et qu'elle prend un pied monstre... alors qu'une saison plus tôt, elle était attirée par Chakotay, et ne semblait pas aussi proche de lui que ça, ou même suffisamment à l'aise pour aborder de tels sujets en sa présence. M'enfin bon, la continuité et Voyager, ça fait douze, de toute façon.
Et 2) le scénario en lui-même (le côté "B'el revit les souvenirs d'une alienne télépathe et découvre les secrets de la race-extraterrestre-de-la-semaine") est franchement téléphoné et cousu de fil blanc. Et comme d'habitude, la fin semble précipitée...

3x07 - Sacred Ground :
Arg, paglop, cette histoire de Kes qui profane un temple extraterrestre parce qu'on ne lui a pas appris qu'entrer sans autorisation dans des sites sacrés, ce n'est pas bien... et puis ensuite il faut la soigner, et faire un rituel spirituel à la con... Et Janeway qui engueule les aliens parce qu'ils ne peuvent pas aider... Un épisode gentiment creux de bout en bout dans sa forme, alors que le fond se veut profond et métaphysique. Je suppose qu'en théorie, tout l'épisode était sensé être une discussion sur la religion vs. la science, et sur la remise en question des convictions de Janeway... mais tout ce qu'il a accompli, c'est me donner envie de dormir. Surtout que le questionnement interne de Janeway, il ne resurgira jamais à l'avenir, donc... c'était bien utile.

3x08/09 - Future's End :
Du time-travel dans tous les sens, Sarah Silverman qui court avec enthousiasme (bouncy ! :mrgreen: ) mais qui joue toujours à la Sarah Silverman (comprendre qu'elle minaude beaucoup, avec un ton ironique et moqueur), des figurants qui reviennent toutes les trois minutes à l'écran pendant les scènes de foules, des fringues 90s, des dialogues WTF ("Who are you, people, and what is that thing in your pants !?"), un écran d'ordinateur qui ressemble à de l'Atari 2600, l'holo-émetteur portable du Doc qui fait sa première apparition, Torres et Chakotay qui sont pris en otage par des extrémistes de droite anti-gouvernement (huhuhu, l'intrigue qui ne sert à rien), et un rythme assez bancal, qui me fait dire qu'au lieu de 80 minutes, cette histoire aurait été plus efficace sur 40. M'enfin, ça se regardait (non sans être parfois un peu trop ennuyeux), et c'était même assez fun par moments (en partie parce que c'est déjà supra-daté)... mais le tout finissait quand même par se dégonfler gentiment... 

3x10 - Warlord :
Un running amusant (l'holoprogramme club de vacances de Neelix, à la fois hilarant de par l'esthétique sexy-mais-pas-trop/lamé à paillettes de toutes les potiches siliconées en bikini, et sympathique, parce que B'elanna en maillot :sweat: ), mais une histoire un peu bancale (Kes possédée par un despote alien appelé Tyran, qui veut conquir le mooooooonde, mouhahahahaha *riremaléfique*), sauvée par une Jenn Lien qui en fait trois tonnes, se prend pour l'Intendante Kira dans le Mirror Universe, et rend le tout joyeusement overzetaupe. Par contre, le black corpulent qui joue un moment les aliens sous les ordres de Kes était particulièrement mauvais.

3x11 - The Q and the Grey :
Un épisode apparemment détesté par le fandom (comme la majorité des épisodes "légers", d'ailleurs, parce que "TREK IS SERIOUS BIZNESS"), mais que je trouve toujours sympatoche, voire même réussi, jusqu'à la fin un peu bancale façon fusillade d'actioner forcée.

3x12 - Macrocosm :
Janeway & Neelix qui reviennent à bord, mais le vaisseau est vide, envahi par grosses bestioles virales agressives. Autrement dit, c'est Janeway en mode Ripley grimaçante avec un débardeur trempé et un gros gun. Gros gros bof, et des clichés à la pelle, mais apparemment, le fandom apprécie celui-là "si on met son cerveau de côté". Je retiens juste la scène de Tom & B'el qui s'engueulent à la cantine, et qui souligne une nouvelle fois que les persos secondaires devraient être plus souvent développés dans de petites scènes de ce genre.

(à suivre...)

commentaires

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 1 à 3

Publié le 9 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Comédie, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Canada, Nickelodeon

On ne présente plus Are You Afraid of the Dark ? cette anthologie canado-américaine pour enfants et jeunes adolescents, diffusée sur Nickelodeon de 1991 à 1996. Régulièrement, les membres de la Midnight Society se réunissaient ainsi autour d'un feu de camp nocturne, et ils se racontaient des histoires de leur invention, des histoires à glacer le sang....

Saison 1 :

Séquence nostalgie, et bonne surprise, puisque toutes proportions gardées (le jeu des enfants et l'intérêt des histoires restant assez aléatoires selon les épisodes), ça tient encore bien la route pour ce que c'est, probablement grâce à un format court et dynamique, un certain style, des guests occasionnels sympas (même si j'ai toujours du mal avec Rachel Blanchard, elle est un peu tête à claques) et à une ambiance sonore/musicale réussie.

Dans l'ordre: un pilote assez moyen ; Laura Bertram en guest ; un épisode dans une fête foraine, plutôt réussi ; une adaptation de W.W. Jacobs, assez classique ; une histoire de réincarnation avec une toute jeune Mia Kirshner ; une histoire de prom queen téléphonée ; une histoire de photographie à la Dorian Gray qui m'avait suffisamment marquée il y a 20 ans pour que je m'en souvienne encore presque totalement ; un remake assez bof de The Burbs ; une histoire sympa de créature dans la cave ; la magie des leprechauns & des banshees, plutôt fun ; une récit très inspiré de They Live, mâtiné de vaudou, dont je me souvenais aussi en grande partie ; un ado possédé par l'esprit de Goth, dieu-sorcier babylonien ; et un épisode assez cheesy sur un flipper/jeu-vidéo grandeur nature dans un centre commercial, avec Polly Shannon en princesse.

Rien de révolutionnaire, mais ça se regarde tout seul, et c'est assez efficace. En tout cas au moins autant que d'autres anthologies d'horreur supposément plus adultes.

Saison 2 :

Une saison qui m'a moins convaincu que la précédente, la faute à des scripts souvent soit über-convenus, soit peu passionnants, et à une production qui m'a semblé un peu plus cheap que précédemment, notamment au niveau de la musique, envahissante. Cela dit, reste une diversité ethnique dans le casting assez intéressante pour un show de ce type (pour n'importe quel type de show, en fait), et quelques épisodes ne fonctionnent pas trop mal tout de même.

Dans l'ordre:
- Amusant de voir que les gamins ont tous pris 10 centimètres entre les deux saisons ; une ado passionnée de contes de fées fait le voeu de se retrouver seule, voeu exaucé par le marchand de sable (Bobcat Goldswaith en surjeu total). Un peu cheap, et peu convaincant.

- Très sympa, cette histoire de Nosferatu sortant de l'écran d'un vieux cinéma de quartier pour terroriser les ados y travaillant. Avec en plus un retour du savant fou du premier épisode de la série.

- Une histoire assez bof de voyage temporel dans les 60s via un collier magique, pour empêcher la mort d'une élève.

- Le treizième étage abandonné d'un building, accessible uniquement par un ascenseur, et occupé par des aliens très 80s sous le couvert d'une usine de jouets. Avec un tout jeune Aaron Ashmore - ou était-ce son frère jumeau ? - dans le rôle d'un des deux gamins principaux. Un peu cheap, mais le twist final est sympa.

- Une machine à écrire magique qui rend réel le contenu des histoires qui y sont tapées. Gentillet, mais pas super mémorable.

- Un acteur de SGA, et le retour de la boutique de Sardo, pour une bête variation sur le thème de Jekyll & Hyde, avec un ado handicapé et complexé qui se transforme en playboy de lycée après avoir avalé une potion, mais qui doit faire face à des effets secondaires monstrueux. Bof, sans plus.

- Melissa Joan Hart en babysitter impertinente, dans une histoire assez quelconque de fantôme aux alentours d'une ferme habitée par deux frangines quasi-séniles. Le gamin babysitté joue super mal, le tout est réalisé au second degré, tout en essayant pourtant de faire peur, bref, ce n'est pas une réussite.

- Une babysitter et deux gamins reviennent de la fête foraine de la saison 1 du show, et s'arrêtent dans un hôtel bizarre, façon Maison Hantée de disney. Un peu cheap, à nouveau, ça fait très attraction en toc, et ça surjoue. Bof.

- Fright Night version garou mangeur de chats. Pas désagréable, malgré une musique calamiteuse.

- Une histoire d'ado hanté par le fantôme de son meilleur ami décédé dans un accident lorsqu'il était enfant. Pas particulièrement mauvais, mais ultra classique.

- Un ado devient l'apprenti d'un illusionniste, et se retrouve pris dans un conflit entre sorciers pour la possession d'un sceptre magique. Sympa.

- Un nerd et sa frangine rebelle passent un mois dans une école privée étrange, qui s'avère être une couveuse géante pour une race de lézards mutants. Pas franchement original, d'autant que ça a été plus ou moins recyclé dans diverses séries par la suite, et un peu surjoué, mais finalement assez fun.

- Un jeu de cache-cache dans un cimetière hanté. Trop prévisible pour convaincre.

Bref, une saison plutôt décevante. Espérons que la 3 retrouve du poil de la bête.

Saison 3 :

Nettement plus sympathique que la saison précédente, avec notamment l'introduction d'une certaine continuité dans les scènes de la Midnight Society, qui d'ailleurs voit son cast en partie renouvelé, avec l'arrivée du petit frère d'un des anciens membres (qui d'ailleurs continuent de prendre des centimètres de manière affolante), et celle de Joanna Garcia (toute jeune et adorable) à la place de Rachelle Blanchard (bon débarras).

La saison 3, c'est aussi celle de l'épisode ouvertement pompé par M. Night Shyamalan pour le Sixième Sens. Et soudain, en voyant l'épisode, on comprend mieux pourquoi Manoj peine à retrouver l'inspiration ou un script aussi fort qu'à ses débuts... À noter aussi une tendance assez intriguante : de par la nature canado-américaine du show, la grande majorité des enfants/ados acteurs principaux des épisodes - et pas forcément les pires - ont totalement disparu du milieu de la télévision ou du cinéma, et ont littéralement arrêté de jouer, décrochant au mieux un rôle au deux post-Fais-moi Peur. Et l'on ne peut pas dire que ce soit leur expérience sur le show qui les ait traumatisés, puisque souvent les bons leads refaisaient une apparition quelques années plus tard dans un autre épisode... Bref.

01 - La légende de Sleepy Hollow transposée de nos jours. Amusant, malgré des accents foireux, des acteurs un peu en surjeu, et un scénar qui sent bon le déjà vu.

02 - Une histoire relativement réussie d'appartement hanté.

03 - Jewel Staite, excellente en biatch de 12 ans, dans un remake de The Watcher in the Woods. Un peu cheesy (l'autre gamine joue assez moyennement) mais sympa.

04 - Amusant. Un gamin amateur de blagues téléphoniques se fait arrêter par la police des téléphones, et devient une légende urbaine. À son meilleur pote de le tirer de ce mauvais pas.

05 - Une histoire de porte en façade ne menant nulle part, et de maison de poupée faisant disparaître les gens. Réussie.

06 - Une babysitter aux pouvoirs magiques décide de redonner le goût de la lecture à un gamin insupportable. Amusant.

07 - Retour de la boutique de sardo, et Frank "Riddler" Gorshin en guest (et en surjeu total) pour une ado solitaire qui remonte le temps et rencontre un autre ado solitaire, 100 ans plus tôt. C'est regardable, sans être exceptionnel. Mention spéciale à Sardo, et à la jeune actrice, excellente.

08 - Pas terrible, une histoire de momie dans un musée, qui se traîne pas mal, et qui finalement ne va nulle part.

09 - Eddie Kaye Thomas (plutôt rigolo, avec son duvet et sa voix qui mue) dans un semi-remake d'un épisode de la Quatrième Dimension, avec cet appareil photo maudit qui porte malheur à tous ceux qui sont photographiés par ses soins.

10 - Le Sixième Sens v0.5. C'est amusant de revoir cet épisode en sachant que Shyamalan a, de son propre aveu, basé son script du Sixième Sens dessus... vu qu'on s'aperçoit alors qu'il n'a vraiment rien inventé, puisque tout est déjà là, en au moins aussi solide que dans le script de Manoj : perso apparemment normal qui voit des fantômes, mais n'interagit qu'avec un seul autre personnage vivant de tout l'épisode, indices disséminés ici ou là qui permettent de deviner le twist de fin si l'on est attentif, le perso qui "sees dead people", l'accident catalyseur, l'"alliance"... 

11 - Tatyana Ali dans une histoire de jumelles et de maison hantée par un poltergeist zombiesque. Regardable, sans plus.

12 - Un gamin insupportable est hanté par une poupée de chiffons à l'effigie d'un clown. Pas peur pour un sou si on n'est pas allergique aux clowns, mais le jeune acteur est excellent.

13 - Neve Campbell en guest, travaillant dans un restau tenu par le Dr Vink du pilote de la série, restau qui exploite la peur de ses employés pour en faire un ingrédient dans ses plats. Ça commence très moyennement, mais sur la fin c'est assez marrant, en fait, bien que cheap.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Rêves et Cauchemars (2006)

Publié le 13 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, TNT

Mini-série de huit épisodes diffusés en 2006 sur la chaîne TNT, Rêves et Cauchemars est passée assez inaperçue à son apparition sur les petits écrans américains. Ne bénéficiant ni du budget ni de la publicité des autres adaptations télévisuelles de King, cette mini-série a beau posséder une distribution intéressante, elle est en effet un peu trop inégale pour convaincre totalement.

Dans le désordre, quelques impressions de visionnage :

1x02 - Crouch End :

Un couple en vacances à Londres se perd à Crouch End, portail vers une dimension lovecraftienne...

Je me souvenais un peu de la nouvelle originale, du moins de quelques passages... et là, et bien... c'est Masters of Horror 2.5. Avec ce que ça sous-entend qualitativement. Jeff Beal à la musique, sympathique... le couple est très attachant, c'est assez joli visuellement... mais effectivement, c'est du lovecraftien très classique, en moins bien, et sans réelle tension : les sfx sont moches, les persos ont des réactions peu naturelles face aux évènements (ils perdent instantanément pied... ou alors c'est qu'ils surjouent constamment, je sais pas - surtout Forlani, qui a dû prendre des cours de comédie à la Tom Welling School of Acting), la réal alterne le bon et l'hideux, ça passe d'un truc à un autre sans s'y attarder, et la fin ne fonctionne pas très bien, la faute aux mauvais SFX du chat... Paglop, donc.

2/6

1x01 - Battleground :

L'affrontement sanguinaire entre un tueur à gages, et les petits soldats envoyés par sa dernière victime, patron d'une entreprise de jouets...

Une nouvelle dont je me souvenais très bien... et cette version, écrite par le fils Matheson, et réalisée par le fils Henson, est assez marrante. William Hurt est bon, Mia Sara passe à l'écran, l'absence de dialogue ne gêne pas du tout, les sfx sont plutôt bons... Par contre, l'épisode aurait clairement gagné à être amputé des 10 premières minutes illustrant le meurtre, qui auraient facilement pu être résumées en quelques phrases au début de l'épisode, pendant le passage de Hurt à l'aéroport... et un peu plus de rythme n'aurait pas été le malvenu... mais c'est quand même fun.

4/6

1x05 - The Road Virus Heads North :

Un auteur de romans d'horreur achète un tableau sinistre dont il s'inspire... mais bientôt le tableau commence à montrer les images d'évènements dramatiques réels.

Aucun souvenir de la nouvelle si ce n'est le pitch de base... La version épisode, elle, est très bof. La réalisation est très moyenne, pleine d'effets bancals, le rythme n'est pas génial, et l'adaptation est dénuée de rythme ou de suspense : on devine le dénouement dès le premier changement du tableau, et après, tout se déroule de manière systématique, presque machinale, avec des mini-intrigues secondaires, et des personnages qui ne servent pas à grand chose, si ce n'est à donner un peu de profondeur au perso de Berenger... L'absence de conclusion n'aide pas, tout comme la musique trip-hop/jazz/je sais pas quoi, gentiment soûlante... Bref...

2/6

1x04 - The End of the Whole Mess :

Agonisant, un réalisateur narre l'expérience menée par son frère, un vrai génie, décidé à mettre un terme à la violence de la société, quel qu'en soit le prix...

Absolument aucun souvenir de celui-là non plus, donc un épisode abordé avec un esprit frais... Bon point, la présence de Ron "Office Space" Livingston. Et dans une moindre mesure, celle de Henry "E.T." Thomas, même si sa tête me rappelle trop le désastreux Chocolate. À part ça, des sfx très limités... heureusement, car s'ils devaient tous être comme le bébé qui parle, ça aurait été un vrai carnage. Je me demande d'ailleurs s'ils n'ont pas concentré tous le budget effets spéciaux dans le premier épisode, pour le coup. Sinon, un très chouette épisode, assez touchant, et très bien interprété.

4.5/6 

1x03 - Umney's Last Case :

Un écrivain s'insère dans son nouveau roman, pour tenter d'obliger son personnage principal, Umney, à prendre sa place dans la vie réelle...

Ah, celui-là, je l'ai adoré. En même temps, je suis fan de l'ambiance noire des 30s, et de Macy donc, là, c'était parfait pour moi, avec ce face à face auteur/création. Pas parfait, cela dit, avec quelques moments de surjeu un poil trop flagrant, mais rien de rédhibitoire. Et puis la réal était jolie.

4.5/6

1x06 - The Fifth Quarter :

La chasse au trésor d'un détenu, prêt à tout pour mettre la main sur de l'argent volé et dissimulé...

Aucun souvenir de la nouvelle non plus. Un épisode sans aucun passage surnaturel, ça fait un choc, mais pourquoi pas. Bowman s'amuse à faire comme dans Day Break, il rajoute des effets purement gratuits, comme du ralenti, des jump-cuts, des trucs comme ça... pas utile. Sinon, l'histoire en elle-même est pas déplaisante, mais loin d'être exceptionnelle. C'est solide, porté par de bons acteurs, mais en fin de compte (attention, paradoxe) il se passe plein de choses sans que rien vraiment ne se produise de manière crédible (tout arrive sans réelle difficulté, il arrive, il bute un gars, il repart, le tout en 4 minutes chrono, ça s'enchaîne, c'est trop rapide, et trop survolé... il y aurait pourtant de quoi en faire un long-métrage, de cette histoire, en développant un peu). Un épisode moyen.

3/6

1x08 - You Know They Got A Hell Of A Band :

Un couple arrive à un endroit assez étrange, où les fantômes des stars de la musique sont tous présents...

Beaucoup plus space, celui-là... mais pas moins fun, avec Steven Weber qui débarque avec sa femme dans une ville étrange au milieu de nulle part, où vivent toutes les stars disparues du rock'n'roll... une ville que l'on ne quitte pas facilement. Très (trop ?) Twilight Zone, effectivement, comme ils le font remarquer...

4/6

1x07 - Autopsy Room Four :

Mordu par un serpent venimeux, un homme perd conscience, et entre dans un état catatonique, qui l'amène à assister impuissant à sa propre autopsie...

Voix-off un peu saoûlante, mais ça se laisse regarder, sans plus. La scène du serpent dans l'ascenseur est particulièrement moche et ratée, mais à part ça, c'est parfois amusant. De là à en faire un épisode de 45 minutes....

3/6

 

Bilan :

Sur huit épisodes, le bilan est très mitigé : près de la moitié des épisodes peine à atteindre la moyenne, tandis que l'autre moitié ne s'élève finalement pas très haut (deux épisodes sympas, sans plus, et deux bons épisodes qui ont tout de même des défauts évidents). Cela dit, ce n'est pas pire que le bilan des Masters of Horror et autre Fear Itself, donc après tout... et le générique et sa musique, très Tales from the Crypt dans l'esprit, sont très sympathiques, ça aide.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Farscape, saison 2 (2000)

Publié le 2 Avril 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Science-Fiction, Drame, Action, Aventure, Australie, USA, Farscape

Farscape, saison 2 :

- Un premier tiers de saison 2 assez décevant : un épisode excellent (2x04 - Crackers don't Matters), un seulement bon (2x05 - The Way We Weren't), un regardable, mais franchement moyen (celui avec la mine et le gorille à grandes dents), et quatre plutôt moyens à tendance mauvais (les trois premiers, notamment).

En fait, il se dégage de ce début de saison un étrange sentiment de bordel général, comme si la série venait tout juste de débuter et qu'elle se cherchait encore : les nouveaux looks ne sont pas vraiment probants, que ce soit au niveau des tenues ou des maquillages, la nouvelle marionnette de Rygel est franchement moyenne, la musique sonne toujours aussi faux, et le rythme des premiers épisodes est bancal au possible (probablement à cause du changement de format du show, il faut un temps d'adaptation pour tout le monde).

Donc pas vraiment convaincu en ce qui me concerne, mais bon, ce n'est pas bien grave, puisque tout cela s'améliore rapidement... 

- En effet, deuxième tiers de la saison, et deux constatations : non seulement c'est déjà nettement mieux que le premier tiers, mais en plus, ça devient tout de suite beaucoup plus intéressant dès qu'ils abandonnent les loners et qu'ils passent à des arcs narratifs de 2 ou 3 épisodes.

Là, c'est clairement le cas: la trilogie de la Princesse (2x11 à 2x13) est nettement le point fort de cette partie de la saison (malgré quelques faiblesses, comme les intrigues des personnages secondaires qui servent un peu de meublage, l'énième personnage omnipotent qui fait passer un test à Zhaan, ou bien la "romance" de Crichton avec la PK, qui fait un peu trop artificielle et forcée). Ce qui ne veut pas dire pour autant que les loners sont mauvais, puisqu'ils sont seulement un peu trop classiques.

Rien de vraiment exceptionnel en tout cas dans l'épisode procédurier 2x08, qui ne vaut que pour une jolie interprétation de Virginia Hey (et pour le juge dans une tenue très "Q"), ou dans le standard "Out of their minds" (2x09), avec son échange de corps amusant et efficace, mais surexploité par toutes les séries du genre. Le 2x10 n'est pas vraiment plus original, avec ses trois versions de Crichton, et souffre surtout d'un déroulement hyper-prévisible et d'une conclusion téléphonée. Quand au 2x14, avec le parasite façon Bodysnatchers, il est amusant (la tronche du Vork vaut le détour), mais au final lui aussi très classique.

Je retiens tout de même la storyline de l'implant probable de Scorpy dans la tête de John, que je sentais venir dès Princess I, et qui semble se confirmer. J'espère juste que l'inévitable épisode où John perdra l'esprit, manipulé par Scorpy, ne sera pas trop cliché...

- Dernier tiers qui, malheureusement, retombe dans une certaine torpeur décevante. Deux ou trois épisodes exceptés, tout semble en effet, au mieux, moyen et superflu. Dans les bons épisodes, il y a le 2x15, cette amusante auto-parodie de Human Reaction, qui part sympathiquement en vrille.

Le suivant, par contre, est déjà nettement moins sympathique. Entre la réapparition totalement artificielle et ratée de Stark, et le fait que le scénario ne soit qu'un copié-collé d'un épisode de Star Trek, The Locket (2x16) m'a profondément gonflé. Le 2x17 n'est pas mauvais, mais bon, Rashomon version Farscape, ce n'est pas vraiment exceptionnel, tant le format a été surexploité dans toutes sortes de films et de séries. Cela dit, j'aime bien les flashbacks de Ka'Dargo, dans lesquels il se place inévitablement en position de leader, et où Crichton passe pour un abruti qui ne sait que dire des phrases de maximum 3 mots.

Le 2x18, A Clockwork Nebari... hmm... un Chiana-centric pas inintéressant, mais qui fait monstrueusement tache, et qui sent le remplissage à plein nez. Sans compter qu'il y a un bon paquet de moments : Zhaan qui ne résiste pas une seconde au cleansing, et qui disparaît pendant tout le reste de l'épisode, notamment... mais aussi et surtout pourquoi diable est-ce que John & co, une fois Ka'dargo et Sun neutralisés, se fatiguent à mettre au point toute une simulation alors qu'il suffisait d'assommer l'autre idiote, ou au pire de lui immobiliser les bras ? Cela dit, j'ai bien aimé le Crichton-stoner... "dude"...

Arrive alors la trilogie des "Lies,....", et l'impression désagréable qu'ils se sont ratés en beauté, avec ces épisodes 2x19/20/21. Enfin pas tout à fait, parce que j'aime bien le 2x21. Mais le 2x19 commence très mal, avec un Stark ex-machina, qui arrive pile-poil avec un plan, et tout ce qu'il faut pour l'exécuter... mouais. Des ficelles narratives dans ce genre là, ça passe déjà très mal dans des séries comme Smallville, alors dans Farscape, ça devrait être interdit. Bref, tout cela paraît forcé et vraiment précipité. Je ne retiens juste que le face à face Scorpy/John.

Le 2x20 est à l'identique : über précipité et bâclé. Quel intérêt de faire un pseudo suspense sur le sort de Scorpy, si c'est pour le ramener directement en pleine forme dès l'épisode suivant, qui plus est avec 5 longueurs d'avance sur l'équipage de Moya !? L'intrigue des araignées est du pur remplissage, encore une fois, juste histoire de donner quelque chose à faire à Rygel et Chiana, et celle des mercenaires, bien que distrayante, à un arrière-goût de "on doit économiser un maximum de budget pour les deux derniers épisodes, alors recyclons tous les costumes qu'on a utilisés depuis le début du show". Bref, quand arrive la fin, l'on se dit "Tout ça pour ça", et l'on aurait pu se passer de cet épisode.

Le 2x21, comme je le disais, m'a bien plu. Forcément : la production a dépensé tout le budget pyrotechnie et effets spéciaux dans cet épisode, donc c'est déjà tout de suite beaucoup plus rigolo. Et autant je ne vois toujours pas l'intérêt du personnage de Stark, qui ne sert à rien, autant j'adore ce qu'est devenu Crais. La grande classe.

Quand au season finale (2x22), j'ai plutôt bien aimé aussi. Le Crichpius est un peu moyen niveau maquillage, la mort de Sun est digne de Smallville (= reboot probable dès le prochain épisode), mais ça reste très sympathique quand même.

 

Bilan d'une saison 2 en demi-teinte : franchement, à part une demi-douzaine d'épisodes, il n'y a rien qui sorte vraiment de l'ordinaire dans cette saison.

Les débuts chaotiques, où l'on avait l'impression que le show se cherchait à nouveau, se sont rapidement calmés, mais il y a très nettement une faiblesse des scénaristes sur les loners, qui sont trop souvent des redites ou des récits totalement quelconques, déjà vus maintes et maintes fois... exactement comme durant la saison 1, en fait.

Par contre, je dois dire que je suis agréablement surpris par la tournure prise par l'arc narratif de la puce de Scorpy, qui est en fait plutôt bien géré, avec beaucoup plus d'intelligence que ce à quoi je m'attendais.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Masters of Science-Fiction (2007)

Publié le 16 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Thriller, ABC, Anthologie

En 2007, l'équipe de Masters of Horror décide de remettre le couvert, mais cette fois-ci dans le genre de la science-fiction, et sur une chaîne mainstream, ABC. Le résultat, Masters of Sci-fi, met ainsi l'accent sur des récits classiques de la science-fiction littéraire, adaptés avec de nombreux acteurs connus.

Problème : rien ne différencie vraiment MOSF des autres anthologies du genre, comme Outer Limits. Pire : les récits choisis ne sont pas parmi les plus originaux, palpitants, ou réussis.

Autant dire que lors de leur diffusion, en plein été, les quatre premiers épisodes de la série ont fait un flop. Un flop menant immédiatement au retrait de la série de l'antenne, avant la diffusion des deux ultimes épisodes du show...

- 1x01 - A Clean Escape : Une psychiatre tente d'aider le Président des USA à retrouver la mémoire, pour qu'il prenne conscience de l'holocauste nucléaire qu'il a déclenché.

Meh. Heureusement qu'il y avait Allison Hossack, ça aide à maintenir un semblant d'intérêt, en ce qui me concerne. Franchement, c'est du Outer Limits, ni plus ni moins. Avec la voix robotique de Hawking en guise de narrateur... (mouais, pas du tout convaincu, par ce choix... dans une anthologie, un narrateur est synonyme de succès ou d'échec : Rod Serling était excellent ; Henri Rollins en imposait par sa seule présence ; le CryptKeeper est devenu mythique, Forrest Whitaker le faisait très moyennement ; et là, Mister Roboto, c'est pas franchement top...), la musique est inutilement grandiloquente... Et ils ont repris la police de caractère de Star Trek Deep Space Nine pour le générique.

M'enfin, du côté des bons points, ils ont l'air d'avoir mis de l'argent dans le show, et le format 40 minutes laisse moins de place aux baisses de rythme de MOH. C'est toujours ça. Même si ça n'empêche pas que ce soit super bavard, au final.

Sinon, le twist de fin : Mossieur Président a fait exploser sa super arme, a tué tout le monde, a pété un cable, et a oublié tout de l'année où il a appuyé sur le bouton rouge. La psy, c'est une ancienne militaire, qui a survécu aux bombes, mais dont la famille a été tuée par celles-ci. Et elle est malade, donc elle se suicide, mais Hossack prend sa suite, ce qui sous-entend que la torture psychologique du président est devenue, en quelque sorte, un divertissement pour ces 800-et-quelques survivants (voire qu'elle dure depuis des années, et que la psy malade n'était qu'une des nombreuses psy assignées à la torture du président).

- 1x02 - The Awakening : Un hélicoptère militaire se crashe en Irak, après avoir abattu ce qui ressemble très à un être volant non identifié... c'est la panique au gouvernement.
Alias "l'épisode avec Locke, Elizabeth Rohm, l'Homme à la cigarette (en président des States ), et Namaste-man". Problème : le twist de mi-épisode, sur la nature réelle de la créature abattue (un ange) est très rapidement éventé, tant le scénario et la réalisation mettent l'accent sur cette hypothèse dès la première scène, tout en tentant de convaincre le spectateur que la chose est un alien belliqueux.

Les personnages sont de plus assez classiques (j'ai même envie de dire bateau pour le sceptique qui a perdu la foi suite à la mort de sa femme, qui lui a cependant transmis un dernier message mystérieux, qui va l'aider à redevenir croyant, blablabla), et ça frôle clairement le prosélytisme et le préchi-précha, avec Dieu qui se rappelle aux hommes de manière bourrine... mais bon, c'est pas trop grave, à la limite, si on le prend comme on peut prendre Emprise de Paxton.

Bon, au final, c'est presque du Prince Of Darkness inversé, dans la première partie, et ensuite ce n'est pas inintéressant, mais pas franchement génial non plus, et pas super fin dans le message (la guerre c'est mal, les USA sont trop belliqueux, leur Président est un boulet xénophobe, et si l'homme ne se contrôle pas, Dieu viendra lui foutre une fessée).

- 1x03 - Jerry Was A Man : Un esclave créé en laboratoire tente d'obtenir son émancipation et que son statut d'être humain à part entière soit reconnu par tous...

Bon, ça aide d'avoir Anne Heche - qui n'est pas la dernière pour partir en vrille et faire le clown - dans le cast, un production design assez barge, une illustration musicale assez enjouée, un éléphant en CGI, d'adapter du Heinlein, et de s'inspirer aussi un peu de Measure of a Man (Star Trek Next Gen - dont le scénariste a d'ailleurs probablement dû s'inspirer d'Heinlein pour l'épisode ).

Car effectivement, c'était déjà plus sympa que les deux premiers. Bon, la voix de Mr Roboto fait toujours tache comme c'est pas permis, mais sinon, ça allait. J'ai bien aimé le serment juré sur "Dieu, Bouddha, blablablabla... et la grande tortue qui porte l'univers sur son dos". Et puis McDowell qui cachetonne, c'est toujours fun.

Par contre, bémol très clair sur le rythme, le premier quart d'heure pouvant être coupé sans problème et sans rien changer à l'histoire... à la limite, ça aurait même été plus efficace en format 25 minutes.

- 1x04 - The Discarded : Un navire en orbite terrestre, abritant de nombreux mutants exilés là, devient le seul moyen de sauver les terriens d'un virus dangereux.

Un épisode écrit par Harlan Ellison, une légende de la sci-fi (Bab 5, Trek, Outer Limits, Twilight Zone, etc), accessoirement un gros boulet dans la vie de tous les jours... et dirigé assez joliment par Jonathan "Riker" Frakes.

Et pourtant, ça reste décevant. C'est très clairement une histoire qui aurait été largement mieux traitée au format court, parce que là, ça se traîne monumentalement sans que rien de très extraordinaire ne se produise. Le format court aurait certainement masqué le côté convenu de l'histoire, et l'inutilité de plusieurs scènes, qui ne sont là que pour meubler et n'apportent rien au récit... J'ai un peu eu la même impression que devant certains MOH, donc, avec un récit délayé au possible pour un postulat de départ solide, mais mal exploité. Et puis le plombier de Wisteria Lane, il ne sert à rien...

- 1x05 - Little Brother : Une énième société dystopienne, dans laquelle la justice est administrée par des robots inflexibles, et par les consciences numérisées des innocents décédés. Un petit malin défavorisé accusé de meurtre tente alors de vaincre le système judiciaire, pour éviter la peine de mort.

C'est visuellement assez cheap, ça meuble beaucoup (yavait moyen de faire un Outer Limits de 30 minutes solide, plutôt qu'un épisode de 40 assez mou), et la fin est... peu convaincante.

- 1x06 - Watchbird : Sean Astin, moyennement crédible en inventeur de drones aériens intelligents, automatisés et surarmés, utilisés par l'armée qui veut en généraliser l'usage à la société civile pour faire baisser la criminalité et empêcher de potentielles actions terroristes (forcément arabes). Et évidemment, les drones finissent par outrepasser leur programmation...

La musique est , mais l'épisode n'est cependant pas inintéressant, et James Cromwell est très bon en boss de Sean Astin. Dommage que tout cela se termine juste en queue de poisson absolument pas satisfaisante...

 

Bilan global : une belle déception que cette série, donc. Quitte à faire une anthologie de SF/fantastique, franchement, Night Visions était beaucoup plus fun.Mais bon, je suppose qu'il ne fallait pas en attendre beaucoup plus de Mick Garris &co...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 6 - Saison 3.5

Publié le 24 Février 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, SyFy, BSG

- 3x13 : Huhuhuhu, la feinte du teaser sur l'hallucination de Jesus Baltar pendant son suicide, excellent ; d'ailleurs, tout ce qui a trait à Baltar, son interrogatoire/torture, sa détermination renouvelée, Gaeta, tout ça, c'est juste brillant. Malheureusement, c'est un peu trop plombé par du mélodrame soapesque franchement naze entre le quatuor habituel (j'ai franchement eu honte pour la production devant des scènes comme Lee bourré rentrant tard et se faisant engueuler par madame).

- 3x14 : Arf, un Helo-centric. Arf, un groupe ethnique aux croyances imposant un refus des soins médicaux modernes. Arf, une enquête sur la culpabilité ou non du médecin qui les soigne contre leur gré. Ça fait déjà trois "arfs", pour un épisode très Babylonien. Sauf que là, Helo est encore une fois représenté seul contre tous, comme la bonne conscience idéaliste du Galactica, son étendard de morale... c'est juste profondément fatiguant.

- 3x15 : Adama se prend pour Baltar et a des flashbacks de son ex décédée, dans lesquels on apprend qu'il est un militaire qui fait passer sa carrière avant son mariage (supra original, comme caractérisation, tiens), pendant que Cally et Tyrol se font piéger comme des idiots dans un sas défectueux, ce qui manque de les tuer (on y croit). Méga passionnant. (heureusement qu'il y avait deux minutes de Roslin/Adama, et - ce que je suppose être une mise en place pour la suite - Lee impliqué dans les formalités légales du procès de Baltar, ça évite l'épisode totalement transparent).

C'est tout de même amusant qu'à peu près au même moment qu'en saison 2, paf, on retombe dans des épisodes de meublage, durant lesquels l'histoire générale fait un gros surplace au profit d'épisodes de "développement des personnages" pas franchement réussis... je me demande si ça sera pareil en saison 4...

- 3x16 : Un épisode spécial grève ouvrière, dans lequel Adama & Roslin semblent un peu out-of-character, à considérer les grévistes comme des terroristes (voire même pire, puisque Adama finissait par céder aux terroristes, dans l'épisode sur la mort de Billy, alors que là, il parle de mutinerie, est prêt à tous les abattre. On se souviendra aussi que plusieurs fois il a pourtant laissé Helo faire des choses similaires sans punition aucune...). Et puis tout se résoud comme par magie en trois minutes, avec un revirement soudain à 180° de Roslin/Adama. Mouais. C'est dommage, parce que tout le côté industriel de la flotte était plutôt très bien illustré, l'introduction du bouquin de Baltar idem, et la scène entre lui et Tyrol excellente.

- 3x17 : Pas super rythmé, ni super prenant (mais ça c'est certainement dû à mon manque d'attachement à Kara), mais néanmoins intéressant que cet épisode de "fin" pour le perso de Starbuck. Je mets "fin" entre guillemets parce que je n'y crois absolument pas, hein. Par contre, les sfx des nuages, gros bof : ils faisaient un peu trop numériques pour être crédibles, et donc les scènes de vol étaient moins réussies que lorsque cela se déroule habituellement dans l'espace.

Après, au niveau de Kara et de sa destinée, je ne crois ni à l'hypothèse Kara= Cylon ou Final Five. Par contre, je penche plutôt pour Kara = hybride, fille d'un Cylon ou d'un Final Five, ce qui expliquerait plutôt pas mal sa destinée, le fait que Leoben la reconnaisse de suite, etc... ou alors la descendante directe d'un des Dieux, peut être des terriens ?

- 3x18 : Un guest impérial (un candidat au poste de Final Five ?), familier des sériephiles + Baltar + un procès + les conséquences de l'épisode précédent + les scénaristes qui se souviennent enfin qu'ils ont Caprica 6 en cellule + "Plowguy" = un excellent épisode, qui m'a passionné de bout en bout. Seul bémol: le titre de l'épisode, qui spoile un peu beaucoup les décisions de Lee.

- 3x19-20 : Bon... alors on connaît 4 des 5 Final Five. Pas de surprise pour deux d'entre eux, je suis content de voir que j'avais raison de les soupçonner (et ça confirme aussi le fait que le BSG a deux bébés hybrides à son bord, et que si c'est chose aussi commune, alors Kara et peut-être même Roslin peuvent en être aussi) ; la troisième Final Five, whatever, le perso est inexistant et transparent, voire limite parachuté au milieu des autres intrigues en tant que pièce rapportée, à l'arrache, et ça ne changera rien niveau intérêt de ma part pour le perso ; par contre, Tigh... je ne sais pas quoi en penser.

Le personnage a tellement souffert que de le révéler Cylon fait à la fois preuve d'ironie (les trois leaders de la résistance Capricaine étaient des cylons, whouhou), mais aussi semble un peu une facilité scénaristique, genre "quel est le perso de premier plan dont on peut faire un cylon sans que ça ne pose pour l'instant trop de problèmes de cohérence ou que ça ne braque les fans ? Tigh". Sans compter que ça pose pas mal de questions (si Tigh est un cylon humanoide, et qu'Adama le connaît depuis plusieurs décennies, ça veut dire que les FF sont infiltrés depuis longtemps parmi les humains, ce qui rend d'autant plus possible une Kara hybride, mais quid du vieillissement ?).

À part ça, un très bon season finale, malgré certains points à la con, comme le Cancer 2.0 de Roslin (c'était bien la peine de la guérir de manière totalement artificielle, pour la faire retomber malade ensuite - encore que je garde espoir en une feinte de Roslin pour justifier sa prise de drogue), ou le retour de Starbuck (c'était bien la peine de la faire "mourir" seulement deux épisodes plus tôt) et un rythme un peu mou dans le premier épisode. Je salue d'ailleurs le tour de force d'avoir réussi à donner un peu d'intérêt à Lee (c'est comme ça qu'il fallait le faire depuis le début, pas en le plaçant dans des loners bidons à base de prostitution).

Bilan de la saison 3 : c.f. les bilans des deux saisons précédentes. Les qualités sont les mêmes, les défauts idem, en ce qui me concerne. Peut-être une deuxième partie de saison un peu moins maîtrisée, ou du moins un meublage et une navigation à vue un peu plus prononcés qu'avant, avec des intrigues mises en stand-by au profit de loners pas toujours super bien écrits et de shipping assez cliché et soapesque. Une structure qui se cherche trop pour être pleinement efficace, donc.

Ah, et une question reste en suspens : durant toute cette fin de saison, où est passé le Vice-Président Zarek, bon sang !? (pour le coup, ça serait amusant qu'il s'avère être le Final Fifth)

commentaires

Les bilans de Lurdo : R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 1

Publié le 24 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Comédie, Jeunesse, Hub

Nouvelle série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

- 01-02 : Premier épisode du nouveau show de RL Stine, après Chair De Poule. Avec pour commencer une histoire de real doll pour enfants qu'acquiert une petite peste pourrie gâtée (la petite soeur de Terabithia, qui a toujours sa bonne bouille, et joue bien), qui voit alors la doll devenir vivante, pour prendre lentement sa place dans sa famille, et vice-versa. Plutôt bien joué par tout le monde, avec un caméo de Britt Irvin en prime, et niveau visuel, c'est beaucoup moins cheap et tv que ne pouvait l'être Chair de Poule, mais bon, le récit est hautement convenu, et rien de plus qu'une énième variation sur un thème vu et revu dans les anthologies de ce genre. En plus d'avoir une happy end totalement déplacée. À noter cela dit un jump scare assez fun, à la Paranormal Activity.

- 03 : Épisode de Noël, sur une famille qui affronte un goblin meurtrier sorti d'un paquet cadeau. Pas trop mal joué, et assez dynamique, mais affreusement convenu et téléphoné, à nouveau, et relativement cheap.

- 04 : Un ado constamment tourmenté par d'autres élèves finit par se venger avec l'aide d'un nouvel élève fantômatique plus agressif que prévu. Pas désagréable à suivre, même si le twist final est assez convenu.

- 05 : Un ado et sa mère passent une nuit dans un hôtel isolé et hanté par des garous. Encore une fois, c'est clairement plus lêché visuellement que les séries précédentes du genre, mais bon, ça reste quelconque, et là, en l'occurence, ça abuse des jump scares.

- 06 : Petits cameos d'Elise Gatien et d'Emmanuelle Vaugier pour une histoire assez médiocre de robe volée par une nerd timide dans une boutique magique, cette dernière retrouvant aussitôt confiance en soi et pouvoir de séduction, mais à un prix certain. Pas super bien joué, en plus...

- 07 : Une ado et son frangin, habitués des cimetières, sont confrontés à un fantôme qui prend possession du petit frère. À l'ado de le sauver avant l'aube. Pas très bien rythmé, et la fin était assez téléphonée.

- 08 : Gina Holden en guest dans l'histoire d'une famille s'installant dans une nouvelle maison, et de l'ado confronté au goblin maléfique qui hante ses murs. Manque de rythme, mais pas désagréable, notamment lorsque le gamin découvre l'identité du streum dans son Guide des Monstres de D&D, et c'est même plutôt fun sur la fin. 

- 09 : Deux gamers testent un nouveau zombie shooter, qui les transporte directement dans le jeu. Cheap, déjà daté, et pas du tout original.

- 10 : Un jeune geek passionné d'aliens rencontre deux élèves de son écoles, des aliens déguisés qui lui proposent de prendre part à un programme secret d'échange ; Gentiment surjoué, téléphoné, et sans intérêt. 

- 11 : Ariel Winter, en petite-fille d'un psy possédant un magnétophone magique qui rend réelles les peurs de ses patients, une fois que le magnétophone est mis en lecture. Sympathique, même si ça cabotine joyeusement une fois que la Peur se tape l'incruste.

- 12 : Un gamin à la recherche d'un animal domestique se retrouve avec un zombie sur les bras. Pas désagréable, mais ça ne vaut surtout que pour la toute fin.

- 13 : Des gamins s'introduisent dans une maison abandonnée, et y découvrent un masque, qui semble être une fenêtre sur le passé, et sur un drame s'étant déroulé dans la demeure. Assez bien joué, et avec une jolie atmosphère.

- 14 : À la veille de son 13è anniversaire, un ado coulrophobe se croit traqué par des clowns arrivés en ville. RAS niveau jeu, mais le scénar est franchement trop téléphoné pour être intéressant.

- 15 : Un pré-ado découvre que sa grande soeur (Jodelle Ferland, qui a bien grandi ) fraîchement rentrée de son pensionnat a désormais tout d'une sorcière maléfique. Pas hyper passionnant, et là aussi assez convenu.

- 16 : Debby Ryan (une Disney girl à la bouille sympatoche) en biatch de lycée caricaturale, qui se trouve prise dans un remake de Drag Me to Hell, avec une vieille gitane vengeresse. Amusant, dans le registre "copie".

- 17 : Un petit gros, fasciné par un camion de glaces fantômes, est prêt à tout pour en goûter les glaces. Assez prévisible.

- 18 : Un ado hawaiien traumatisé par une attaque de requin dans son enfance revit son drame dans une piscine municipale. Sans grand intérêt.

- 19 : Un ado sceptique et ses deux amis décident de débunker Ghost Hunters & co en faisant leur propre vidéo bidon de ce genre dans un asile. Sauf que forcément, l'asile est hanté. Pas trop mal filmé et interprété, mais le twist final, comme souvent, est déjà vu.

- 20 : Bon gros recyclage, avec l'histoire de deux frères d'un âge similaire, l'un supra doué, l'autre moyen, aux parents froids et exigeants. Et quand l'un des deux frangins se met à avoir des vertiges, perdre connaissance, et bégayer, il est envoyé "à la clinique" par ses parents. Twist mégaprévisible pour qui a déjà vu un Twilight Zone/Fais Moi Peur/Shyamalan/etc avant, mais réal et interprétations honorables.

- 21-22 :
- Première partie du double season finale, avec une ado timide qui joue à Scary Mary, et entre en contact avec l'entité de l'autre côté du miroir. Un mélange de Mirrors et de Bloody Mary, donc, pas particulièrement exceptionnele un à un les humains, un truc du genre.
- L'ado se réveille de l'autre côté du miroir, où toutes les filles qui y vivent n'ont plus de visage, et se cachent derrière des masques informes, au service de la Scary Mary originale, qui leur vole leur visage. S'engage alors une course contre la montre pour les amis de l'héroine, à l'extérieur du monde des miroirs. Une ambiance gentiment glauque, et un épi plutôt juste dans l'interprétation.

Bilan de la saison 1 :

Niveau visuel, c'est clairement plusieurs degrés au dessus de Fais-moi Peur et autres Chair de Poule ; c'est beaucoup plus professionnel, mieux léché, et assez bien interprété dans l'ensemble... problème, les scénars sont assez faiblards, et rarement originaux, comme souvent chez Stine.

Dommage. Mais ça reste assez sympa à regarder, surtout compte tenu de l'absence d'alternative plus adulte dans le genre, et le tout est souvent assez sombre pour un show à destination des enfants.

commentaires

Les bilans de Sygbab - Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 5 (2017)

Publié le 21 Février 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Les bilans de Sygbab

L'intégrale Agents of SHIELD de Sygbab continue, avec cette semaine, un petit coup de mou dans le programme...

Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 5 (Marvel's Agents of SHIELD, season 5 - 2017) :

Après leur victoire sur Aida, Coulson et ses agents sont enlevés et se réveillent à bord d'un vaisseau spatial, en 2091 : la Terre a été détruite, et l'humanité est au mains des Krees...

Claustrophobes, s'abstenir ! Placée sous le signe de restrictions budgétaires évidentes, cette saison se déroule de manière quasiment exclusive dans des décors intérieurs étriqués et avec une photographie sombre qui va de pair. Bien entendu, l'intrigue doit être ajustée en fonction pour le justifier et c'est tout d'abord l'option d'une excursion dans l'espace qui est retenue, faisant écho au cliffhangher du final de la saison 4.

Il y a un twist : l'équipe se retrouve projetée dans un futur dystopique où la Terre a été détruite, obligeant les derniers survivants à vivre sur une de ses parcelles contenant la Lighthouse, un méga bunker créé par le S.H.I.E.L.D. Ce dernier renferme une société dirigée d’une main de fer par les Kree en la personne de Kasius, secondé par Sinara.

Neuf épisodes durant, l’asservissement de l'espèce humaine - qui accepte son sort sans broncher car elle est au bord de l'extinction - entraîne une accumulation de clichés, soit autant de raisons de mettre des bâtons dans les roues des principaux protagonistes qui veulent mettre un grand coup de pied dans la fourmilière.

Mais le fait qu'aucune résistance ne se soit jamais organisée est compréhensible : Kasius est un lâche qui inhibe les Inhumains pour mieux les vendre au plus offrant - se débarrassant de la menace qu'ils peuvent représenter de la même manière - et dont les tendances psychopathes l’amènent à commettre un fratricide sans aucun remord.

Quant à Sinara, elle ne recule devant rien pour inspirer la crainte. Le gros bémol, c'est que leur caractérisation n'est pas très fine, surtout en ce qui concerne la seconde nommée : il n'était peut-être pas nécessaire qu'elle contrôle des boules de métal, histoire de souligner de manière appuyée que c'est elle qui porte des couilles.

Le voyage dans le temps n'aide pas non plus à apprécier cette première partie car il est difficilement compréhensible. D'ailleurs, si les scénaristes se sentent obligés de rappeler par la voix de Noah qu'ils ont déjà expliqué les tenants et les aboutissants en long, en large et en travers lorsque l'équipe retourne à son époque, c'est bien qu'il y a un problème.

Ça ne tient pas la route pour plusieurs raisons. La première, c'est que ce futur repose sur les prédictions de Robin, la fille de l'Inhumain au contact duquel Daisy avait eu une vision de la mort d'un de ses collègues en fin de saison 3. Étant donné qu'elle est censée voir des évènements qui vont se produire avec certitude, comment imaginer que ceux-ci peuvent être empêchés ? Ensuite, le concept d'une boucle temporelle dans laquelle les personnages se retrouvent bloqués suite à de nombreuses tentatives pour modifier leur déroulement n'est pas très convaincant.

Le point qui bloque le plus concerne l’ancienne prophétie évoquant leur apparition dans le futur. Elle a inspiré la croyance qu'ils seraient les sauveurs du monde, mais comme la Terre est déjà en morceaux et que la seule option est de s'assurer que ce futur n'ait jamais lieu pas, en quoi le fait de ne plus exister peut-il constituer un motif d'espoir ?

La suite n'est pas tellement plus reluisante. Recherchés par les autorités car ils sont de nouveau considérés comme des terroristes, Coulson & Cie sont bien contents de rester planqués dans... la Lighthouse, qui devient la principale unité de lieu. Leur nouveau défi est de trouver une solution pour stopper la destruction du monde, sans avoir de pistes à ce sujet. Les mauvaises idées s'enchaînent alors, comme la révélation à propos du général Hale, à la tête d'Hydra.

Malgré un flashback revenant sur son endoctrinement au sein de l'organisation alors menée par Whitehall, le personnage n'intéresse pas et souffre de la comparaison avec les leaders qui l'ont précédée. Que dire de sa fille Ruby, complètement ratée ? Qu'elle est cruelle et sadique, que c'est une adolescente immature et colérique, et c'est à peu près tout. La seule chose qu'elle a à son actif, c'est de couper les bras de Yo-Yo (une scène d'ailleurs choquante) et d'éclater la tête de Werner von Strucker, réapparu de manière bien éphémère. Dans ces circonstances, difficile de s'émouvoir de sa mort.

Pour couronner le tout, l'équipe créative semble à bout de souffle en multipliant les références aux saisons précédentes, réintroduisant d'anciens éléments comme des clés de l'intrigue : le projet Deathlok, le sérum Centipede qui donnait sa force à Garrett, le gravitonium que Talbot s'approprie pour devenir un super vilain en un temps record, réussissant à maîtriser ses nouveaux pouvoirs alors que d'autres galèrent pendant des mois ou des années...

Même le 5.12 The Real Deal souffre d'un défaut d'écriture alors qu'il s'agit du centième épisode, un événement marquant toujours très important dans une série. Le concept de la manifestation physique des peurs des personnages n'est pas mauvais en soi, mais ça flirte plus d'une fois avec la ligne jaune et plus particulièrement quand Coulson fait face à un avatar de Mike Peterson. L'échange qui suit remet en question la réalité de tout ce qui lui est arrivé, rappelant d'autres exercices de style similaires comme l'épisode Normal Again dans Buffy. Un manque d'originalité regrettable dans cet épisode symbolique, aggravé par le mariage à l'arrache de Fitz et Simmons qui fait office de conclusion. Il faut bien donner un peu de bonheur aux shippers...

À l’inverse, la cohabitation forcée des personnages principaux a une conséquence directe sur leur relation car ils se heurtent plus régulièrement aux opinions contraires de leur collègues, et leurs nerfs sont mis à rude épreuve. Dans la foulée, des conflits depuis longtemps larvés éclatent au grand jour, et le moral des troupes est au plus bas.

Fitz est toujours hanté par son double maléfique dans la Framework et dérive en prenant des décisions radicales, Yo-Yo doit gérer le traumatisme provoqué par la perte de ses bras, Coulson se délite peu à peu et refuse une deuxième extension de vie par des voies non naturelles, May se montre plus vulnérable et humaine...

Tout part à vau-l'eau, et Daisy est incapable de diriger l'équipe. Dans l'adversité, Mack se révèle alors comme un socle moral en critiquant durement les actions de ses amis et en répétant à qui veut l'entendre que le S.H.I.E.L.D. a d'autres valeurs, ce qui rend son choix en tant que nouveau leader plutôt logique.

Ce côté plus intimiste permet donc une véritable évolution des personnages, et donne un réel impact aux adieux de Coulson dans le final. Par ailleurs, sa relation avec May est finalement très bien traitée, plus subtilement qu'on aurait pu le penser.

Malgré ce point positif, dans l'ensemble, cette saison est un coup d'arrêt, d'autant plus regrettable que, jusqu'à présent, la série s'améliorait constamment.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici, et tous les bilans de Sygbab sur cette page.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Watchmen, saison 1 (2019)

Publié le 1 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, Télévision, USA

Après une relecture du comic-book, et un revisionnage du film de Snyder, passage obligé par la case HBO, avec cette seule et unique saison de Watchmen, la série chapeautée par Damon Lindelof, de Lost et des Leftovers. Une saison ambitieuse, suite distante du récit de Moore et Gibbons, et qui a été louée par les critiques et les spectateurs pour sa profondeur et son engagement social...

Watchmen, saison 1 (2019) :

Dans une Amérique où le Président Robert Redford a permis à la population afro-américaine de retrouver un semblant d'égalité sociale, et où les justiciers et autres super-héros indépendants sont interdits, les tensions règnent. Et alors qu'un groupuscule terroriste et nationaliste, la 7e Kavalerie, menace de ramener le chaos à Tulsa, dans l'Oklahoma, l'Inspectrice Angela Abar (Regina King), alias Sister Night, tente de faire respecter l'ordre par la violence... tout en mettant à jour un complot lié aux exactions, 34 ans plus tôt, d'Ozymandias et du Dr. Manhattan.

Une mini-série de neuf épisodes d'une heure, à l'ambition certaine, et qui se veut ouvertement une réflexion sur l'Amérique d'aujourd'hui, sur son rapport à la race, à la brutalité policière, aux traumatismes du passé hérité par les Américains d'aujourd'hui, bref, une relecture et une réinvention de l'univers Watchmen à l'aune de Black Lives Matter et de la justice sociale contemporaine.

Un projet d'envergure, renforcé par son statut (rétroactif) de mini-série, et qui se plie en quatre pour ne pas céder aux sirènes de l'adaptation basique et studieuse (à la Snyder) ou du fanservice simpliste : Lindelof et son équipe sont clairement de grands fans de l'œuvre d'origine, qu'ils ont assimilée, retravaillée, malaxée, soupesée et évaluée sous tous les angles avant d'en créer cette suite.

Et c'est d'ailleurs là toute la différence entre ce Watchmen et Lovecraft Country, deux séries HBO aux thématiques et aux intentions similaires (l'oppression des Afro-américains et des minorités sexuelles et ethniques par la Société américaine tout au long de l'histoire, le racisme systémique, etc)... mais ici, Lindelof est à la barre. Lindelof, un scénariste et showrunner éprouvé qui, malgré ses défauts (une tendance au "mystère mystérieux" héritée de l'époque Lost, notamment), sait mener sa barque, et a de l'expérience.

C'est ce qui fait toute la différence entre un gloubiboulga indigeste et bordélique comme Lovecraft Country, qui se laisse dévorer par son propos woke et ne maîtrise jamais sa narration ou son format, et ce Watchmen, particulièrement travaillé et maîtrisé dans son fond et dans sa forme.

Et pourtant, malgré tout cela, je dois bien avouer que j'ai été (un peu) déçu par ce spin-off de la franchise Watchmen. C'est plutôt bien écrit, plutôt bien produit, ça conserve ce côté à la fois dangereux, pathétique et ringard des vigilantes de l'univers Watchmen, et ça parvient à créer une suite plausible au récit d'origine, sans ressembler pour autant à une pâle copie de celui-ci.

En créant un monde où les tensions raciales, toujours présentes, sont néanmoins bouleversées par les réparations gouvernementales reçues par les Afro-américains (des réparations qui ont permis à ces derniers de mieux s'intégrer à toutes les strates de la société, et notamment au sein des forces de police), Lindelof et son équipe offrent un miroir déformant à l'Amérique d'aujourd'hui, un prisme différent aux multiples degrés de lecture... et qui succombe malheureusement un peu trop aux grosses ficelles du scénariste roublard qu'est Lindelof.  

C'est probablement mon plus gros problème avec la série : durant tout son déroulement, Lindelof tente de brouiller les pistes et les liens avec le récit d'origine, et il ménage de nombreux "mini-mystères" - l'identité de Hooded Justice, le sort et l'identité de Jeremy Irons, ceux du Dr. Manhattan, l'identité de Trieu, ainsi que nombre de rebondissements et de mystères plus secondaires - le Senateur Keene, le chef de la police, le clonage, le transfert des pouvoirs de Manhattan, la statue d'Ozymandias, etc, etc, etc.

Le souci étant qu'aucun de ces rebondissements de la série ne parvient à surprendre le spectateur attentif : Lindelof & co tentent de rester constamment sur le fil du rasoir, fournissant des indices comme autant de "fusils de Tchekhov" préfigurant ces diverses révélations à venir, mais le procédé devient vite systématique et le spectateur curieux remarque rapidement que le moindre élément incongru des dialogues, de la mise en scène ou de l'écriture est en fait uniquement là pour mettre en place un rebondissement important ou une révélation ultérieure.

Dès lors, il ne faut pas forcément être très perspicace pour commencer à démonter tous les rouages scénaristiques de la série, et avoir vingt longueurs d'avance sur le programme (peut-être l'effet d'un visionnage en mode binge-watching, mais j'ai du mal à imaginer que les forums ne fourmillaient pas déjà de théories et de déductions entre chaque diffusion). Le seul élément n'ayant pas vraiment trouvé de réponse (du moins, à l'écran, parce qu'elle a été donnée sur le site web de la série), c'est le pourquoi et l'identité de Lube Guy, que l'héroïne poursuit brièvement dans une rue.

Toute la réinvention/retcon de l'identité de Hooded Justice, notamment, est ainsi totalement télégraphiée, les six premiers épisodes de la saison tentant d'entretenir un mystère à la résolution pourtant évidente ; tout ça pour aboutir à un épisode 06 formellement excellent (en mode plongée dans les souvenirs de Hooded Justice), mais qui finalement traîne un peu en longueur.

Le concept n'est pas inintéressant (faire du premier vigilante de l'univers Watchmen une double minorité en colère se rebellant contre le système est pertinent), mais la manière dont c'est amené ne m'a pas forcément surpris ou convaincu.

Idem pour toute la sous-intrigue consacrée à Ozymandias, finalement pas très utile dans son ensemble (si ce n'est pour, à nouveau, revenir sur les thématiques de l'héritage, et des traumatismes du passé, à la fois celui d'Ozymandias et de l'Amérique), et pour, dans les derniers épisodes de la saison, le retour de Dr. Manhattan.

C'est là que la série a vraiment commencé à me perdre, en passant d'une intrigue globale et sociétale intéressante dont Sister Night était l'un des rouages, pour se recentrer sur Manhattan et toutélier ce personnage à l'héroïne de manière gentiment forcée et laborieuse.

D'ailleurs c'est assez paradoxal : en versant dans un fanservice plus appuyé, en faisant revenir sur le devant de la scène les personnages de Gibbons et Moore, en cédant à l'envie de mettre à l'écran Manhattan et compagnie, Lindelof perd ce qui faisait l'intérêt de la série.

Ce n'est pas faute d'essayer de jouer avec la chronologie des événements, et de se plier en quatre pour retranscrire (presque avec succès) la temporalité étrange du personnage de Manhattan. Mais entre ses rebondissements télégraphiés (dont la toute dernière scène de la série), sa mise en images inégale (pas forcément convaincu par ce Manhattan ou par la manière dont toute la relation Manhattan/Angela est filmée en plans serrés pour plus d'émotion émouvante), son développement limité de certains personnages (difficile de s'intéresser à Angela tant elle est peu développée en dehors de son métier et de son héritage) et ses choix d'interprétation polarisants (je ne suis pas particulièrement fan de Cal), cette dernière ligne droite de la série a peiné à me convaincre, tant on y sent les rouages scénaristiques grincer pour arriver à une conclusion cousue de fil blanc.

---

Malgré un début de saison intrigant, nettement meilleur que ce à quoi on pouvait s'attendre d'un tel projet casse-gueule, Watchmen n'a pas forcément su, à mon humble avis, tenir la route jusqu'au bout. En faisant passer progressivement son récit d'un commentaire social s'inscrivant dans le même univers que celui de la bande dessinée, à un blockbuster explosif réutilisant les personnages principaux de celle-ci et les pliant en quatre pour parvenir à ses fins (Ozymandias devient presque un bouffon parodique), Lindelof a été rattrapé par l'héritage de Watchmen, qui a fini par peser trop lourd sur ses épaules.

Finalement assez approprié pour une mini-série en grande partie consacrée à cette thématique...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Falcon et le Soldat de l'Hiver, saison 1 : épisode 5 et 6 + bilan (2021)

Publié le 24 Avril 2021 par Lurdo dans Falcon, Aventure, Action, Thriller, MCU, Marvel, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, USA

Dernière ligne droite pour cette série Marvel faisant la jonction entre Endgame et la suite du MCU, et un bilan pour le moment inégal : avec 6 épisodes seulement, le moindre problème d'écriture se ressent plus que de mesure, et c'était notamment le cas des deux précédents épisodes signés Derek Kolstad, au rythme, à la caractérisation et à la fluidité un peu brinquebalants...

Pas forcément surprenant, compte tenu de la production compliquée de la série, interrompue par la pandémie, et repensée sur certains points pendant cette pause forcée, mais reste à voir comment la série va retomber sur ces pieds durant ces deux ultimes épisodes, aux enjeux conséquents.

Falcon et le Soldat de l'Hiver, saison 1 (The Falcon & The Winter Soldier : season 1 - 2021) :

- 1x05 : Suite aux actions de Walker, Sam et Bucky l'obligent à rendre son bouclier, avant de retourner en Amérique, pour faire le point. Mais bien vite, les Flag Smashers fomentent une nouvelle attaque, avec l'aide d'un certain Batroc, dépêché par... Sharon Carter.

Un épisode plutôt agréable, qui résout pas mal de thématiques de la saison, tout en mettant en place un final probablement explosif. C'est le calme avant la tempête, en quelque sorte, avec ce que ça a de bon - les échange Isaiah/Sam et Sam/Bucky, le training montage, la scène d'action d'ouverture - et ce que ça a de moins bon - beaucoup de temps consacré à Sam et à sa famille, son bateau, tout ça.

Certes, ce dernier point est inhérent au fil narratif de la série, avec une mise en parallèle évidente entre la reconstruction de Sam et celle de son bateau ; et par ailleurs, le tout est fait avec suffisamment de bonne humeur pour ne jamais devenir trop lourd. Mais il reste tout de même des problèmes de rythme et de structure des épisodes, qui de plus en plus semblent avoir été remontés et ré-articulés à postériori, plutôt que de la manière dont ils avaient été écrits (ce qui est somme toute logique, puisque c'est exactement ce qui s'est produit, COVID-19 oblige).

Cela dit, la série réserve toujours son lot de surprises, au nombre desquels Julia Louis-Dreyfus en Comtesse Allegra de Fontaine (aka Madame Hydra, dans les comic books) qui semble ici jouer le rôle d'Anti-Nick Fury, pour mettre sur pied un anti-Avengers (Les Thunderbolts ? Les Dark Avengers ?).

Ou encore, le retour inattendu de Batroc, apparemment en collaboration avec Sharon Carter, dont les allégeances réelles semblent de plus en plus floues.

Reste à voir ce que les scénaristes nous ont concocté pour le grand final... mais une chose est sûre : le bouclier en toc de l'US Agent ne fera pas long feu !

- 1x06 : Alors que la menace des Flag Smashers se concrétise et que le conseil du GRC est pris en otage, Sam, Bucky, Sharon et Walker convergent tous sur New York, pour un affrontement dans les airs et sur terre...

Un épisode satisfaisant principalement centré sur de l'action plutôt réussie (léger bémol sur le montage un peu cut des scènes d'affrontement rapprochés, cela dit), entre un Falcon qui endosse son nouvel uniforme made in Wakanda, très fidèle au comic-book (un peu trop, peut-être : je ne serais pas surpris de voir Marvel repenser quelques éléments de la tenue, notamment la cagoule, à l'avenir), Walker qui n'a pas encore totalement sombré dans le côté obscur de la Force (mais cela n'est qu'une question de temps, vu son recrutement par "Val"), et Sharon Carter... qui trahit tout le monde.

J'avoue que sur ce dernier point, je reste un peu dubitatif, tant le changement d'attitude de Sharon est radical par rapport à ses premières apparitions à l'écran... mais je n'ignore pas que Secret Invasion se profile à l'horizon, et que les Skrulls peuvent se cacher partout. À l'identique, je ne m'inquiète pas trop du sort de Batroc, qui pourra toujours revenir un jour ou l'autre, en jouant la carte du "j'avais un gilet pare-balles".

Quoiqu'il en soit, l'épisode se déroule à un rythme plutôt soutenu, jusqu'à son segment de conclusion, qui voit un nouveau status-quo plutôt radical : oui, le nouveau Captain America est un Noir à la tenue fabriquée en Afrique, qui descend du ciel tel un ange, préfère la négociation au combat, et est entouré de toute une communauté d'amis et de proches qui le soutiennent au quotidien. On est loin de Steve Rogers, l'homme hors du temps, qui vivait seul dans son appartement et n'avait d'autre ami réel que son compagnon d'armes, Bucky...

Et puis n'oublions pas ce moment touchant, centré sur Isaiah Bradley, qui a enfin droit à une reconnaissance qu'il pensait inespérée.

Après... je ne peux pas nier que toute la série aurait probablement été plus efficace si les motivations des Flag Smashers avaient été mieux définies, dès le début, et s'il n'y avait pas eu tout ce bricolage en post-production. Mais je vais revenir là-dessus dans le bilan saisonnier.

- Bilan saisonnier -

Un peu comme dans le cas de Wandavision, un bilan mitigé positif pour ce Falcon and the Winter Soldier. Et un peu comme pour la précédente série du MCU, si ce bilan n'est pas totalement enthousiaste, c'est en grande partie dû aux conditions particulières du tournage et de l'écriture du programme.

Il fallait s'y attendre : interrompre le tournage à mi-parcours, et repenser une partie de la série en post-production pour éviter potentiellement un sujet trop d'actualité (la pandémie ?) ne pouvait que donner lieu à des épisodes un peu décousus, au montage laborieux (doublage en post-prod oblige) et au rythme bancal.

En effet, si l'on en croit de multiples indices et sources concordantes (y compris au niveau de la production, qui se contredit allègrement - le showrunner confirme qu'une sous-intrigue importante a été coupée et que la série a été restructurée de 8 à 6 épisodes, la réalisatrice nie en bloc), tout ce qui concerne les Flag Smashers et leurs motivations, notamment, semble avoir été en grande partie retravaillé durant la pause COVID : toutes les scènes tournées en Europe de l'Est après la reprise de la production ont ainsi été repensées et/ou redoublées pour faire disparaître certains éléments de l'écran, et d'autres, présents dans les premiers épisodes (les Flag Smashers qui volent des vaccins, Mama Donya qui meurt d'une maladie pulmonaire...) finissent par être effacés/corrigés en cours de route, à grand renfort de dialogues clairement réenregistrés à postériori et montés sur des reaction shots des autres personnages,

On ne saura probablement jamais vraiment dans quelle mesure la deuxième moitié de saison a été réécrite et transformée en post-production, après la "pause" COVID, mais une chose est sûre : cela expliquerait sans problème combien les motivations des Flag Smashers sont floues, leurs actes manquent de logique, et les rebondissements les concernant sont un peu brouillons.

Heureusement, les Flag Smashers ne sont qu'une partie de la série (certes, la partie la plus faible et décousue), et le reste est nettement plus homogène et compétent : la prise de conscience de Sam, la descente aux enfers de l'US Agent, Bucky qui tire un trait sur son passé, les scènes d'action, les effets spéciaux, etc. Et il y a bien sûr la Comtesse, qui semble monter sa propre équipe de super-héros...

Dans l'ensemble, donc, les points forts de la série (notamment son propos sur le racisme systémique et institutionnel) compensent heureusement pour moi ses faiblesses, des faiblesses inhérentes à la production chaotique du programme.

Deux séries MCU, deux semi-réussites, pour le moment, handicapées à un degré ou un autre par la pandémie. J'attends désormais de voir ce que le studio nous offrira lorsqu'il tournera à plein régime, libéré des contraintes de production et d'écriture imposées par la situation actuelle.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Blog Update ! - Octobre 2021 - Halloween Oktorrorfest 2021

Publié le 7 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Update

Octobre : comme tous les ans depuis exactement une décennie, un gros mois consacré à l'Halloween Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec chaque jour du cinéma ou des séries fantastiques et horrifiques, pour célébrer le mois des Citrouilles et des Sorcières !

01 - Come Play (2020) - 3.25/6

02 - Save Yourselves ! (2020) - 2/6

03 - Shadow in the Cloud (2021) - 2.5/6

04 - Freaky (2020) - 4/6

05 - The Craft : les nouvelles sorcières (2020) - 2/6

06 - Black Christmas (2019) - 1.5/6

07 - Psycho Goreman (2021) - 4/6

08 - The Grudge (2020) - 1.5/6

09 - Sky Sharks (2020) - 1/6

10 - Army of the Dead (2021) - 2.5/6

11 - Sans un bruit 2 (2021) - 2.5/6

12 - Fear Street, partie 1 : 1994 (2021) - 2.5/6

13 - Fear Street, partie 2 : 1978 (2021) - 2/6

14 - Fear Street, partie 3 : 1666 (2021) - 3/6

15 - Werewolves Within (2021) - 2.5/6

16 - Willy's Wonderland (2020) - 2/6

17 - Rent-A-Pal (2020) - 4/6

18 - Blood Red Sky (2021) - 3/6

19 - The Djinn (2021) - 3/6

20 - Random Acts of Violence (2019) - 2.5/6

21 - Boys from County Hell (2021) - 3/6

22 - Blood Quantum (2020) - 2.75/6

23 - Old (2021) - 1.5/6

24 - The Mortuary Collection (2019) - 4.5/6

25 - Candyman (2021) - 3.75/6

26 - Détour Mortel : la Fondation (2021) - 2.5/6

27 - Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021) - 3.5/6

28 - La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (2021) - 2/6

29 - Under Wraps : La Momie d'Halloween (2021) - 2.5/6

30 - Monster Family 2 (2021) - 3.25/6

31 - Brain Freeze (2021) - 3/6

32 - V/H/S/94 (2021) - 3/6

33 - Sacrifice (2020) - 2.75/6

34 - Jakob's Wife (2021) - 3.5/6

35 - Too Late (2021) - 2.25/6

36 - Demonic (2021) - 1.5/6

37 - The Hill and the Hole (2020) - 1.5/6

38 - Girl on the Third Floor (2019) - 4/6

39 - Night Teeth (2021) - 3/6

40 - Grave Intentions (2021) - 2.75/6

---

# Bilan :

J'avais prévu une trentaine de films au programme de cette Oktorrorfest 2021, et finalement, j'en aurai regardé dix de plus, pour un total de 40 exactement.

Et comme d'habitude depuis dix ans, il y a eu un peu de tout dans ce festival d'horreur et de fantastique, du plutôt bon (The Mortuary Collection, Freaky, Psycho Goreman...) comme du désastreux (Sky Sharks, The Hill and the Hole), des films pour enfants (Addams Family 2, Nightbooks...) comme pour adultes (tout le reste), de grosses productions (Army of the Dead, Candyman, Old...) comme de petits projets indépendants (Girl on the Third Floor, The Djinn), et un certain nombre de sorties Netflix pas forcément plus probantes que la programmation habituelle de la plateforme.

Dans l'ensemble, cela dit, je dois avouer que le fait de diminuer le nombre de films passés en revue m'a permis de faire un tri préalable, et d'éviter trop de déchets et de fatigue. Résultat : je ressors de cette Oktorrorfest un peu plus satisfait que d'habitude même si, il faut bien l'avouer, je ne retiendrai pas forcément beaucoup plus de films de cette édition que des précédentes.

---

# Film(s) du mois :

Comme mentionné plus haut, The Mortuary Collection, une bonne surprise au format anthologique ; Girl on the third floor, un film indépendant plutôt intéressant ; Psycho Goreman et Freaky, deux comédies jouant avec les codes du genre ; et Rent-a-pal, un thriller psychologique assez maîtrisé.

 

# Flop(s) du mois :

Sky Sharks, évidemment, un navet pour festivalier imbibé ; The Hill and the Hole, un film aux ambitions certaines, mais pas du tout maîtrisées ; des remakes comme Black Christmas ou The Grudge, inutiles et creux ; Demonic, un film inabouti produit à la va-vite pendant la pandémie ; ou encore Old, le dernier Shyamalan... qui ne mérite pas qu'on en parle plus que ça.

---

# Petit écran :

Beaucoup de séries, cette année, et de la variété internationale : de la comédie anglaise moyennement convaincante (Truth Seekers), de la comédie néozélandaise nettement plus amusante (Wellington Paranormal saison 3, What We Do In The Shadows saison 3), de l'anthologie américaine très inégale (50 States of Fright, Creepshow saison 2 et saison 3), de l'horreur espagnole grandiloquente (30 Coins, saison 1), de l'animation toujours aussi peu convaincante à mes yeux (Castlevania, saison 4), la suite d'un revival d'une série jeunesse (Fais-moi peur ! La Malédiction des Ombres) qui passe à côté de son sujet, et les deux dernières productions de Mike Flanagan, qui partagent toujours des défauts et des qualités très similaires (The Haunting of Bly Manor et Midnight Mass).

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Comme tous les ans, trois petites semaines séparent à peine l'Halloween Oktorrorfest de la Christmas Yulefest, et pendant ces trois semaines, le blog reprend un programme à peu près normal, avec films et séries passés en revue : entre autres, Dune, Venom 2, Red Notice, Army of Thieves, ainsi que la fin de Marvel's What If et de Star Trek Lower Decks, mais aussi Star Wars Visions...

Et ensuite, à partir du 29 novembre, place à Noël, à la neige et aux bons sentiments !

 

Vous pouvez toujours retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de l'Halloween Oktorrorfest, et des films et séries passés en revue à cette occasion, en accédant à la page Index Halloween Oktorrorfest ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : The Boys, saison 2 (2020)

Publié le 14 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, USA, Amazon, Boys

Encore trop influencé par une relecture récente du comic-book, j'avais été laissé sur ma faim par la première saison des Boys d'Amazon (critique ici), une saison chapeautée par Eric Kripke (Supernatural), et qui partait dans une direction radicalement différente de la version papier.

Contrairement à l'œuvre de Garth Ennis, qui utilisait son récit pour parler de l'industrie des comics, de ses liens historiques avec la propagande, et pour casser tous les tabous en poussant la provocation toujours plus loin, Kripke avait fait le choix étrange de délaisser les Boys du titre pour se concentrer sur les super-héros de la série : des Supes nettement plus détaillés, développés, présents à l'écran et humanisés que l'équipe de Butcher, ce qui changeait drastiquement la donne, les intentions et l'approche d'un programme plus lisse, et ce pour le meilleur et pour le pire.

The Boys, saison 2 (2020) :

Désormais traqués par Vought, les Boys se terrent, tentant de rendre publique l'existence du Composé V, alors même que la multinationale passe aux mains d'un nouveau cadre impassible et calculateur, Stan Edgar (Giancarlo Esposito). De leurs côtés, les super-héros continuent leur petit bonhomme de chemin, Homelander (Antony Starr) trouvant bien vite une compagne digne de lui en la personne de Stormfront (Aya Cash), une super-héroïne intégrant les Sept, et possédant un caractère bien trempé...

Nouvelle saison de The Boys, donc, avec toujours Kripke aux commandes, pour huit épisodes d'une heure. Et malheureusement, les grandes lignes de la saison 1 sont ici préservées, avec des Supers qui monopolisent l'essentiel du temps du programme.

On l'a compris, ce qui intéresse Kripke, ce n'est pas tant le parcours de ses personnages humains, de ses Boys, la radicalisation de Hughie ou le développement organique de son opposition à Butcher (des éléments clés du comic-book), que l'occasion de produire une grosse satire super-héroïque lui permettant de parodier à volonté les univers Marvel et DC (sans jamais oser aller aussi loin que le comics sur ce point, cependant) et de se moquer de la popularité du genre, en leur associant au passage un propos assez problématique.

Kripke l'a dit en interview : pour lui, Trump, l'alt-right, tout ça, c'est une conséquence plus ou moins directe de la popularité des films Marvel, et de l'omniprésence de la figure super-héroïque dans notre société ; une figure qui, selon lui, infantiliserait le spectateur, et le placerait en position de victime attendant un sauveur, qu'il soit doté de super-pouvoirs ou d'une rhétorique populiste.

C'est une opinion hautement discutable, qu'il évoque dans la série par le biais de Stormfront, la super-héroïne dissimulant initialement ses opinions d'extrême-droite sous une ironie et un cynisme d'influenceuse millenial qui utilise les réseaux sociaux pour se présenter comme une rebelle au franc-parler, contrastant ainsi avec l'establishment et le côté policé des autres Supers.

Une Stormfront qui, malgré quelques modifications (dont un gender-swapping assez caractéristique de la série, qui tente visiblement de donner une place plus importante aux femmes dans un récit paradoxalement appelé The Boys), garde l'esprit de son pendant dessiné (un véritable super-nazi ayant rejoint Vought) et devient la compagne de Homelander, dans une relation malsaine qui occupe une bonne moitié de saison.

Car oui, comme je le disais en ouverture, on a à nouveau fréquemment l'impression que la série devrait s'intituler The Seven, et pas The Boys : contrairement aux comics, le protagoniste principal de la série, c'est ici Homelander, pas Hughie. Le programme consacre ainsi le plus clair de son temps aux super-héros, toujours plus humanisés et "adoucis", entre la paternité de Homelander, sa relation avec Stormfront, ses jeux de pouvoirs, les errances de Deep et de A-Train au sein d'une simili-Scientologie, le mystère Black Noir, les problèmes sentimentaux et moraux de Maeve (qui tourne un peu en rond depuis le début de la série), le désenchantement de Starlight, et tout ce qui est centré sur Vought.

Les Boys, eux, restent aussi anecdotiques qu'en saison 1, voire plus encore : totalement dépassés par les événements, ils restent particulièrement passifs, planqués, et les scénaristes décident d'en profiter pour développer un peu leurs motivations et leur passé... mais ça ne fonctionne pas vraiment. Trop sérieux, trop mélodramatique, on peine à s'intéresser à ces personnages parfois sous-développés (Mother's Milk est toujours totalement inexistant) qui sont totalement inefficaces face à leurs ennemis. La romance de Hughie et Annie ? Frenchie et son traumatisme ? Génériques au possible. Kumiko et son frère ? Une digression trop brève. Butcher et sa femme ? Inutile, surtout compte tenu de la fin de cette sous-intrigue.

Privés du Compound V et de l'invulnérabilité qu'il leur confère dans les comics, les Boys de la série sont encore trop souvent superflus et spectateurs, ne survivant que parce que les scénaristes les ont dotés de plot armor, et ne parvenant à leurs fins que grâce à l'aide de super-héros plus ou moins bienveillants (ce qui va un peu à l'encontre du concept même des Boys, une équipe de barbouzes supposément dangereux et redoutables, prêts à tout pour dézinguer du Supes).

Si elle se regarde assez facilement, cette saison frustre, pas très bien gérée au niveau du rythme (gros ventre mou malgré le nombre d'épisodes limité), des thématiques (la série n'a jamais été très subtile dans sa satire, et la mise en images de certains passages, cette saison, est plutôt balourde - je pense notamment à cette ouverture d'épisode consacré à un fan de Stormfront qui se radicalise à force de trop regarder Faux News, et de lire les réseaux sociaux, le tout sur une reprise dépressive de What a Wonderful World), des choix créatifs (la série tente constamment de jongler entre ses propres intrigues, et une fidélité aux grandes lignes du comics - le résultat est inégal, au mieux, et parfois décevant, cf. Black Noir) et de ses péripéties.

D'autant que la série semble aussi revenir sur certaines décisions de la saison 1 : le personnage de Jennifer Esposito est ainsi immédiatement kelleyrisé de manière sanglante, et Stan Edgar, lui, est tout simplement un copier-coller du Stillwell du comic-book - mais comme la série a déjà utilisé Stillwell pour Elizabeth Shue, en s1, les voilà bien embêtés en saison 2, et contraints de créer un nouveau personnage (ce qui ne les empêche pas de continuer à gender-swapper les personnages du comic-book, avec cette fois-ci Mallory ; je suppose qu'ils ont un certain quota de personnages féminins principaux à respecter !)

Pourtant, il y a du bon, dans tout ça : Antony Starr est toujours excellentissime, Aya Cash fait du Aya Cash, Shawn Ashmore est convaincant dans un petit rôle (l'interprétation est globalement solide, de toute façon), il y a un certain contraste intéressant dans toutes ces notions de paternité récurrentes tout au long de la saison, et de manière globale, le show est très bien produit et visuellement convaincant, avec une fin de saison dynamique.

Mais The Boys, c'est aussi une série qui parodie et critique ouvertement (tant à l'écran qu'en interviews) certains éléments et clichés de la culture super-héroïques ("Dans Avengers Endgame, le moment où toutes les super-héroïnes se retrouvent simultanément à l'écran pour un moment de féminisme forcé, c'était très naze !"), avant de les utiliser exactement à l'identique un peu plus tard, au premier degré (le passage à tabac de Stormfront par les trois héroïnes, ou toute la conclusion de la sous-intrigue des pouvoirs de Ryan, notamment, qui renvoie au fils de Superman dans Superman Returns).

Une sorte de moyen un peu hypocrite d'avoir le beurre et l'argent du beurre, de ménager la chèvre et le chou, qui participe de cette approche qui me dérange toujours un peu dans la satire de ce programme : cette satire, souvent facile, un peu superficielle et creuse, prêche les convaincus (en ligne, la moindre critique un peu mitigée de The Boys reçoit des volées de bois vert et de "c'est trop intelligent et corrosif pour vous, vous n'avez pas dû comprendre la subtilité du programme", souvent en provenance d'un public qui, justement, prend de haut les films Marvel ou DC), tout en cédant fréquemment à ce qu'elle dénonce.

Critiquer le fanservice et les défauts de la concurrence, c'est amusant, mais quand on y a soi-même recours à longueur de saison (Love Sausage, Terror le chien, etc), ça dessert un peu le propos.

Et la conclusion de la saison 2 est un peu à cette image : après un épisode un peu bordélique et bâclé, fin heureuse pour tout le monde (ou presque), mais l'un des rares personnages secondaires positifs de la saison (un clone de la politicienne progressiste AOC) se révèle être soudain un grand méchant aux pouvoirs jusque là cachés ; un twist de dernière minute pas forcément ultra-cohérent sur tous les plans, et assez cliché dans l'absolu, mais l'honneur est sauf, et la thèse de Kripke est rendue transparente : "Le pouvoir corrompt, et tout le monde est pourri, surtout ceux qui se présentent comme vertueux".

Une morale assez cynique et désabusée, finalement plutôt en phase avec l'Amérique de notre époque. Et au delà de toutes les digressions inutiles du programme, cette vision cynique du monde est peut-être le point sur lequel la version télévisée de The Boys ressemble le plus au comic-book dont elle s'inspire...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Blog Update ! - Octobre 2022 - Bilan Halloween Oktorrorfest 2022

Publié le 6 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Update, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision

Le voilà, le mois que j'apprécie le plus de l'année : octobre, le mois de la citrouille, l'avènement de l'automne, avec ses températures qui baissent, ses nuits qui s'allongent, sa végétation qui se flétrit et roussit, sa météo qui se fait capricieuse... un véritable bonheur pour moi (du moins, en théorie, vue la météo anormalement chaude du mois écoulé), et l'heure, comme tous les ans, de l'Halloween Oktorrorfest des Téléphages Anonymes, notre marathon annuel de films et de séries d'horreur et fantastiques pendant tout le mois d'Octobre.

Et après une Oktorrorfest 2021 plus sobre et délibérément limitée en nombre de films passés en revue, place à une édition 2022 légèrement plus chargée, un peu comme si les producteurs avaient retrouvé le goût de leur métier après la pandémie...

01 - Kiki la petite sorcière (2014) - 3/6

02 - Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City (2021) - 1.5/6

03 - Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (2022) - 3/6

04 - Housewife (2017) - 2.75/6

05 - Paranormal Activity : Next of Kin (2021) - 1.5/6

06 - Scream (2022) - 3.5/6

07 - Hocus Pocus : Les trois sorcières (1993) - 4.5/6

08 - S.O.S Fantômes : L'Héritage (2021) - 4/6

09 - Monstrous (2022) - 2/6

10 - Slaxx (2020) - 3/6

11 - This is Gwar (2022) - 4.5/6

12 - Studio 666 (2022) - 4.25/6

13 - Firestarter (2022) - 1.5/6

14 - Jeepers Creepers : Reborn (2022) - 1/6

15 - The Deep House (2021) - 2.5/6

16 - Let the Wrong One In (2021) - 3.5/6

17 - Gatlopp : Hell of a Game (2022) - 4/6

18 - Day Shift (2022) - 3.25/6

19 - Nope (2022) - 3/6

20 - Slice and Dice : The Slasher Film Forever (2012) - 4.25/6

21 - One Cut of the Dead (2017) - 4.5/6

22 - Monster High (2022) - 3.75/6

23 - Boris Karloff : The Man Behind the Monster (2021) - 4.5/6

24 - Glorious (2022) - 4/6

25 - Immanence (2022) - 1.25/6

26 - Le mauvais esprit d'Halloween (2022) - 2/6

27 - The Inhabitant (2022) - 3.75/6

28 - Prey (2022) - 4.25/6

29 - The Cursed (2021) - 4/6

30 - La Maison (2022) - 3/6

31 - Hellraiser (2022) - 4/6

32 - The Munsters (2022) - 1.5/6

33 - Le bal de l'enfer (2022) - 3.25/6

34 - Deadstream (2022) - 4.25/6

35 - V/H/S/99 (2022) - 2.25/6

36 - Agnes (2021) - 2.5/6

37 - Black Phone (2022) - 3.5/6

38 - Esther 2 : Les Origines (2022) - 2/6

39 - Vivarium (2019) - 3.5/6

40 - Raven's Hollow (2022) - 2.25/6

 

41 - Solar Opposites : A Sinister Halloween (2022)

42 - Wendell et Wild (2022) - 3.75/6

43 - Hocus Pocus 2 (2022) - 2/6

44 - L'Exorcisme de ma meilleure amie (2022) - 2.25/6

45 - Screaming in High Heels : Rise & Fall of the Scream Queen Era (2011) - 4.5/6

46 - Werewolf By Night (2022) - 4/6

47 - Significant Other (2022) - 3/6

48 - The Visitor (2022) - 1.75/6

49 - Cursed Friends (2022) - 1.5/6

50 - The Superdeep (2020) - 1.5/6

51 - Spirit Halloween : The Movie (2022) - 2.25/6

52 - Affamés (2021) - 3/6

53 - Hollyblood (2022) - 3/6

54 - Under Wraps 2 (2022) - 3/6

55 - House of Darkness (2022) - 2.5/6

---

# Bilan :

55 films passés en revue cette année, contre 63 en 2020 et à peine 40 l'année dernière, mais des résultats toujours aussi mitigés, avec pas mal de déceptions : sur les 55 films passés en revue, plus d'une trentaine de films n'atteignent pas la barre fatidique du 3.5/6, qui, je le rappelle, est la note que je mets habituellement aux films méritant un minimum le coup d'œil.

Cette année, beaucoup de films en dessous de la moyenne, et notamment Hocus Pocus 2, qui tente tellement de retrouver la magie de l'original qu'il finit par être mécanique et jamais enthousiasmant. À contrario, le reboot de Scream est plutôt regardable et nerveux, et Monster High, l'adaptation Nickelodeon de la franchise de poupées est étrangement sympathique.

On peut aussi citer Wendell et Wild, une production Netflix inégale mais techniquement impressionnante ; Werewolf By Night, un métrage unitaire de Marvel qui s'amuse à rendre hommage aux vieux films d'horreur rétro ; ou encore Gatlopp et Glorious, deux petits budgets qui savent exploiter au maximum leurs limites, avec inventivité et sans se prendre trop au sérieux.

Mais dans l'ensemble, cette saison s'est avérée assez décevante, et il est probable que je limiterai l'Oktorrorfest 2023 à 40-45 films, pas plus.

 

# Top 4 : 

En mettant de côté les documentaires et ce bon vieux Hocus Pocus, premier du nom, citons Studio 666, une comédie rigolarde mettant en vedette les Foo Fighters ; One Cut of the Dead, comédie zombiesque ambitieuse made in Japan ; Prey, la renaissance efficace de la franchise Predator ; et Deadstream, une comédie horrifique amusante parodiant les générations Twitch et YouTube.

Avec une mention spéciale pour SOS Fantômes : l'Héritage (une remise à niveau tout à fait honorable de la franchise Ghostbusters), et pour Hellraiser, le reboot de la franchise de Clive Barker.

# Flop 4 :

Là, il y a du choix. Le reboot de la franchise Resident Evil, pitoyable. Le nouveau volet de Paranormal Activity, insipide. Le reboot de Jeepers Creepers, fauché et sans intérêt. Immanence, un film prosélyte imbuvable, qui sacrifie tout son potentiel sur l'autel de la religion.

Et une mention spéciale pour la comédie foireuse Cursed Friends, horripilante et balourde, et pour l'adaptation cinématographique de la série The Munsters par Rob Zombie, sans budget et bourrée de mauvaises idées.

---

# Petit écran :

Beaucoup de séries passées en revue cette année, peut-être même une ou deux de trop, et dans des genres assez différents.

Pas mal de comédies, pour débuter : de la comédie néozélandaise (ou sous-influence), avec l'ultime saison de Wellington Paranormal, et la saison 4 de What We Do in the Shadows - toujours très sympathiques ; de la comédie noire anglaise, avec les saisons 6 et 7 d'Inside No.9, parfois inégales, mais toujours mémorables, et l'adaptation télévisée réussie de Don't Hug Me I'm Scared ; et de la comédie américaine, avec un Shining Vale amusant mais inabouti, et un Wolf Like Me pas désagréable du tout.

À côté, quelques programme plus sérieux, comme l'adaptation télévisée ratée de Resident Evil (décidément !), les deux dernières saisons bancales de Locke and Key, la saison 4 pétaradante mais en roue libre de Stranger Things, ou encore l'anthologie semi-décevante de Guillermo Del Toro, Le Cabinet de Curiosités (pourtant, je partais conquis d'avance).

Et puis deux programmes jeunesse, avec d'un côté une anthologie Disney+ pas désagréable, De l'autre côté, et une énième déclinaison du reboot de Fais-moi peur !, L'Île aux fantômes, qui une fois de plus, passe totalement à côté de ce qui faisait le charme de la série originale...

 

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Et voilà, l'Halloween Oktorrorfest 2022 touche à sa fin dans les pages des Téléphages Anonymes ! Dès demain, retour à un programme plus normal, avec des critiques quotidiennes de films et de séries, et notamment une semaine Animation... tout cela, jusqu'à la fin du mois de novembre, lorsque commencera officiellement notre traditionnel marathon annuel de films de Noël pendant tout le mois de décembre, la Christmas Yulefest 2022

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Le Cabinet de Curiosités de Guillermo Del Toro, saison 1 - suite et fin (2022)

Publié le 5 Novembre 2022 par Lurdo dans Anthologie, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Le Cabinet de Curiosités de Guillermo Del Toro, saison 1 - suite et fin (2022) :

Deuxième moitié de cette anthologie horrifique chapeautée par Guillermo Del Toro, une anthologie qui, pour le moment, ne m'a pas vraiment convaincu, tant pour des problèmes de format trop variable que pour des raisons d'écriture.

1x05 - Pickman's Model : au début du siècle dernier, Thurber (Ben Barnes) fait la connaissance de Richard Pickman (Crispin Glover), un artiste excentrique aux tableaux d'une noirceur vénéneuse et envoûtante. Des années plus tard, alors qu'il a fondé une famille, et tout fait pour oublier Pickman, celui-ci ressurgit dans sa vie, et Thurber sombre dans une spirale infernale...

Du bon vieux Lovecraft au programme, pour une adaptation relativement libre du Modèle de Pickman, nécessaire pour transformer une nouvelle d'une poignée de pages en moyen-métrage d'une heure et quelques. Le résultat, fidèle dans l'esprit à défaut de l'être dans le texte, s'avère une sorte de mélange de la nouvelle originale, et de L'Antre de la folie de Carpenter, avec ces œuvres qui rendent fou ceux qui les regardent.

Dans l'ensemble, un épisode honorable, du réalisateur de The Vigil et Firestarter, avec un monstre réussi, quelques accents un peu bancals, un peu de nudité gratuite, des œuvres d'art pas forcément à la hauteur de leur influence, et une fin superflue.

1x06 - Dreams in the Witch House : traumatisé par la mort de sa sœur jumelle, Gilman (Rupert Grint) est devenu enquêteur pour la Massachussetts Spiritualist Society, et tente de trouver enfin un moyen de communiquer avec l'au-delà. Il finit par découvrir une drogue exotique qui lui permet de franchir la barrière du monde des esprits, et attire l'attention sur lui l'attention de l'esprit malfaisant d'une sorcière...

Aïe. Je ne suis pas hostile à une adaptation très libre de Dreams in the Witch House de Lovecraft, comme par exemple dans le cadre de Masters of Horror... mais là, on est presque dans du freestyle qui ne doit reprendre que 10 ou 15 % du récit original.

On est en effet dans un grand WTF sans grand rapport, qui oublie totalement le côté scientifique et géométrie non-euclidienne de la nouvelle de Lovecraft, pour la remplacer par du spiritisme bancal, met près d'une demi-heure à arriver dans la maison de la sorcière, propose un monde des esprits façon vieille forêt décrépie, une diversité un peu forcée (tous les personnages secondaires importants sont issus de minorités), une résolution médiocre, et des moments parfois assez risibles (en même temps, avec un rat à tête humaine qui parle, difficile de faire très sérieux).

Catherine Hardwicke (Twilight), à la réalisation, s'efforce de donner un peu de style à tout ça, mais honnêtement, c'est un gros bordel frustrant, pas aidé par l'utilisation récurrente de The Skye Boat Song, qui évoque clairement plus Outlander que Lovecraft, ou encore par l'ouverture sur la Valse nº2 de Chostakovitch... 

1x07 - The Viewing : en 1979, un groupe d'artistes éclectiques - le romancier Guy Landon (Steve Agee), l'astrophysicienne Charlotte Xie (Charlyne Yi), le musicien Randall Roth (Eric André), et le médium Targ Reinhard (Michael Therriault) - sont invités par le milliardaire excentrique et reclus Lionel Lassiter (Peter Weller) à passer la soirée dans sa demeure isolée, pour y découvrir un objet unique et fascinant...

Ah, c'est dommage que la série tienne à ce point à proposer des épisodes frôlant l'heure de métrage, car là, c'était bien parti.

Dans ce récit écrit et réalisé par le fils de George P. Cosmatos, par ailleurs à l'origine du déjanté Mandy avec Nicolas Cage, l'ambiance est assez prenante, lorgnant sur du Carpenter, avec son esthétique rétro-70s et sa musique synthétique hypnotique.

Mais le problème, c'est qu'avant d'arriver au pourquoi du comment de la soirée, il doit s'écouler les 3/4 de l'épisode, et que pour en arriver là, Cosmatos se laisse aller à des digressions pas forcément probantes, notamment au niveau de la caractérisation de ses personnages. Parce qu'au final, tout ça débouche sur une créature en latex sortie d'un météorite, qui tue la moitié du cast, et s'échappe lors d'une fin en queue de poisson. Tout le développement des personnages n'aura pas servi à grand chose, intrigant sur le moment, mais finalement bien inutile.

Plus court, au format 30 minutes, et sans tous ces moments qui n'apportent rien (le monologue de Boutella sur Kadhafi, l'homme à tout faire et son AK-47 doré, l'alcool, la drogue...), ça aurait probablement été plus efficace.

1x08 - The Murmuring : dans les années 50, un couple de scientifiques endeuillés par la mort de leur enfant, Nancy (Essie Davis) et Edgar Bradley (Andrew Lincoln), tentent de percer le mystère des murmures d'oiseaux, et s'installent, pour leurs recherches, dans une luxueuse demeure délaissée, bâtie sur une île. Rapidement, cependant, les non-dits et leur chagrin réprimé vont revenir hanter Nancy, alors qu'elle croit voir les anciens habitants de la maison, au sort tragique...

Ultime épisode de la saison, réalisé et co-écrit par la réalisatrice du Babadook, un film déjà très axé sur le traumatisme de ses protagonistes, et qui propose donc ici un métrage au visuel rétro assez travaillé, et dans lequel l'élément surnaturel est finalement très anecdotique, uniquement là pour servir de catalyseur au travail psychologique et au deuil de ses protagonistes.

On est dans de l'horreur "elevated", comme aiment le dire nos amis anglo-saxons, et c'est joliment réalisé, mais honnêtement, vu le postulat de départ, j'en attendais plus qu'une bête histoire de maison hantée. Dommage.

- Bilan saisonnier -

Je mentirais en disant que ce Cabinet de curiosités de Guillermo Del Toro ne m'a pas déçu. Je ne sais pas si c'est ma sympathie pour le bonhomme et son travail qui a fait que j'en attendais quelque chose de plus mémorable, mais je ressors de ces huit épisodes avec un étrange goût d'inabouti. 

Alors certes, comme les critiques US se sont fait un plaisir de le souligner, cette anthologie présente "les divers visages de l'horreur", et ce n'est pas une mauvaise chose. Mais à mes yeux, il y a tout de même un certain manque de cohésion dans cette anthologie, un manque d'unité formelle, thématique, stylistique, tonale, ou que sais-je encore. L'influence de Lovecraft est pourtant très présente, comme on pouvait s'y attendre avec GDT, que ce soit de manière directe, au travers d'adaptations plus ou moins libres, de récits très inspirés par l'auteur de Providence, ou d'horreurs indicibles et visuellement immondes venues des étoiles.

Mais trop souvent, le schéma narratif des épisodes est le même : énormément de mise en place, pour un bref moment d'horreur dans les dix dernières minutes, trop furtif et trahissant des contraintes de budget ou créatives.

Et c'est bien dommage, car l'un des points forts de l'œuvre de GDT, c'est bien son bestiaire, généralement abondamment présent à l'écran ; ici, visiblement, il ne pouvait pas en être ainsi, et il faut se contenter de miettes, et de récits qui peinent souvent à créer suffisamment de tension et d'angoisse pour pallier leurs limites.

Ce n'est pas forcément mauvais pour autant : c'est bien interprété, bien produit, le générique est plutôt joli, et les introductions de GDT, toutes raides qu'elles soient, font toujours plaisir. Mais j'en attendais plus qu'un Masters of Horror-bis, avec les mêmes problèmes qualitatifs que l'anthologie de Showtime (mais apparemment, ça suffit amplement aux nombreux critiques américains qui ont tout trouvé génial), et quoi qu'on en dise, je ne peux que m'étonner de l'absence d'un épisode réalisé par Del Toro en personne.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2016 - 91 - S.O.S. Fantômes (2016)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Comédie, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

S.O.S. Fantômes (Ghostbusters) :

Récemment renvoyée de son poste universitaire, la physicienne Erin Gilbert (Kristen Wiig) est contrainte de s'associer à une ancienne collègue, Abby (Melissa McCarthy), et à l'excentrique Jillian Holtzmann (Kate McKinnon), deux scientifiques parapsychologues enquêtant sur l'existence des fantômes à New York. Bientôt rejointes par Patty (Leslie Jones), une employée des transports en commun, les trois femmes vont alors découvrir les plans machiavéliques du maléfique Rowan (Neil Casey), qui a prévu de libérer dans la ville tous les esprits tourmentées du passé de New York...

Petit rappel des faits : après des décennies de stagnation d'un éventuel Ghostbusters 3, Sony voit le succès de Mes Meilleures Amies, comédie de Paul Feig avec un casting intégralement féminin. Aussitôt, les exécutifs du studio décident de confier à Feig le reboot de la franchise Ghostbusters, avec pour seule idée motrice "un casting entièrement féminin".

Une idée à l'opportunisme commercial tellement transparent que le débat fait aussitôt rage sur le web, se cristallisant tour à tour sur la distribution hautement prévisible, sur les défauts habituels des films du réalisateur, et, oui, sur le sexe des actrices, un point de contention particulièrement inadmissible pour une poignée d'abrutis du web à tendance trollesque.

Et malheureusement, c'est autour de cette minorité particulièrement bruyante que tout le projet Ghostbusters 2016 et sa promo finissent par s'articuler, pas aidés par une première bande-annonce objectivement ratée, et devenue la cible d'une campagne pas si organisée que ça de commentaires négatifs.

Immédiatement, la presse et les chevaliers blancs du web sont passés à l'assaut, trop contents d'avoir une bande de boulets sexistes à pourfendre de leur plume vertueuse, et il n'a pas fallu longtemps pour que les publicistes et l'équipe du film sautent sur l'occasion : en quelques mois, toute critique (légitime ou non) faite à l'égard du projet s'est vue automatiquement classée dans la case "sexisme réactionnaire", et le débat ultra-polarisé est devenu un échange d'insultes et de raccourcis hâtifs, aggravés par une production jouant la carte de la victimisation à outrance (tout en en rajoutant une nouvelle couche à chaque intervention, ainsi que dans l'écriture du film).

Bref, tout ce qui a entouré la genèse de ce Ghostbusters 2016 n'était qu'un cercle vicieux, une tornade d'excréments supposée créer un buzz, mais qui en réalité a eu l'effet inverse : SOS Fantômes 2016 s'est tout simplement vautré au box-office, handicapé par des critiques et un bouche à oreille très mitigés, et par cette polémique, qui a tout simplement fini par donner une très mauvaise image de marque à la franchise et au film.

Et quand on voit enfin ce dernier, on se dit "tout ça pour ça" ?

Car tous les défauts de ce film étaient prévisibles dès son annonce, tant ils sont endémiques au cinéma de Feig.

À l'époque de l'annonce du projet, avec Feig aux commandes, et ces quatres actrices, voilà ce que l'on pouvait redouter :

- un film trop long, et assez mal rythmé.

- une comédie jamais effrayante, semi-improvisée, avec des pets, du vomi, du caca et des vannes lourdes et peu subtiles, comme tous les Feig, dont seulement un gag sur deux ou trois fonctionne.

- une réalisation fonctionnelle mais ultra-basique et plate.

- un pseudo-remake/décalque du premier Ghostbusters, et qui, comme bon nombre de remakes, abuse du fanservice, et ne fonctionne réellement que lorsqu'il ose se détacher de son modèle.

- une sorte de version longue d'une parodie du Saturday Night Live, dans laquelle Melissa McCarthy est "la grosse, victime de slapstick mal cablé/doublé, avec option répartie cinglante", Leslie Jones "l'afro-américaine urbaine à grande gueule et à attitude", Kristen Wiig "l'héroïne guère mémorable", et Kate McKinnon "l'excentrique à l'accent/la diction bizarre, qui en fait constamment trois tonnes, et qui fait plein de grimaces et de mouvements bizarres dans chaque scène".

Et sans surprise, c'est exactement ce que l'on retrouve ici : une comédie inerte, bourrée de références aux premiers films, d'humour lourdingue, de scènes de dialogues plates qui durent trop longtemps, et de raccourcis narratifs problématiques.

Un film tellement concerné par son féminisme supposé qu'il fait de tous les personnages mâles des antagonistes, des idiots, des incapables ou des caricatures (Chris Hemsworth dont le personnage est tellement stupide qu'il se couvre les yeux quand il y a un bruit fort, parce qu'il pense que ce sont ses oreilles) ; qu'il place une ou deux piques anti-internet au passage, via des commentaires YouTube repris IRL ; et qu'il affronte le grand méchant en l'émasculant littéralement à coups de blasters...

Un métrage bourré de pseudo-jargon technique qui ne sert absolument à rien, à l'illustration musicale contre-productive (l'excellent score de Tim Shapiro est ici complètement noyé dans le reste), aux idées amenées avec la finesse d'un tractopelle (le logo, notamment) ou inutiles (toute la fin avec le saut en rappel dans le vortex), et qui a troqué tous les bruitages emblématiques de la saga (la sirène d'Ecto 1, l'allumage des packs à protons....) contre des sons passe-partout et instantanément oubliables.

Tout n'est cependant pas à jeter, dans ce remake, à commencer (comme je l'ai déjà mentionné) par le score de Ted Shapiro ; les effets spéciaux sont un peu trop axés "fantômes Disney et Scooby Doo" pour être satisfaisants, mais assurent tout de même, de par leur nombre et leur ampleur, le quota de spectacle ; Chris Hemsworth se donne à fond dans un rôle pourtant outrancier, stupide et caricatural ; et la chasse aux fantômes, en soi, est visuellement plutôt réussie, ce que l'on doit sans doute au réalisateur de seconde équipe, et aux studios d'effets spéciaux.

Tout cela n'est cependant pas suffisant pour contrer les énormes problèmes de rythme et de script du film, ainsi que son manque total de subtilité ou de demi-mesure (McKinnon est la coqueluche des critiques, mais je l'ai trouvé complètement hors-sujet). Le pire étant tout de même que l'échec retentissant de ce Ghostbusters 2016 met probablement un terme à tout espoir de franchise SOS Fantômes, qui va donc retourner au placard pendant quelques décennies...

2.25/6 (une sorte de Pixels-bis... mais avec le handicap de manquer totalement d'originalité ou de fraîcheur)

 

EDIT : et la version longue (un quart d'heure de plus) est totalement inutile, réintégrant la scène de danse du générique de fin dans le métrage, rajoutant de multiples scènes d'improvisation et de dialogues qui n'ajoutent pas grand chose au métrage, un peu plus de slime/vomi, ainsi qu'un peu de développement du personnage de Wiig... qui reste très anecdotique.

commentaires

Critiques éclair - The Orville : New Horizons, 3x09-10 + bilan (2022)

Publié le 27 Août 2022 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Science Fiction, Orville, Star Trek, Télévision, Hulu

Avec son visage très prononcé vers le sérieux et la copie conforme des grandes heures de Star Trek, The Orville divise désormais plus que jamais la communauté des fans, entre ceux qui sont ravis et parlent de meilleure série du monde, et ceux qui sont frustrés de voir une pâle copie inaboutie de Trek éclipser la franchise-mère dans le cœur des spectateurs les plus versatiles...

Et après un épisode 05 convaincant, la série a de nouveau connu une baisse de régime notable assez frustrante, et toujours le fait d'un format non maîtrisé et d'une écriture trop pataude pour son propre bien.

The Orville : New Horizons, saison 3 (2022) :

- 3x09 : Alors que l'Union met au point une arme destructrice redoutable contre les Kaylons, une alliance se noue entre les Krills et les Moclans, forçant l'Union à revoir ses plans...

On y est : dernière ligne droite, les deux derniers épisodes de la saison (et potentiellement de la série), et MacFarlane semble avoir gardé énormément de budget sous le coude, pour se payer un déluge d'effets spéciaux des plus spectaculaires.

Le tout, dans un épisode à la durée à nouveau quasi-double, comme un gros two-parter de Star Trek concentrant tous les effets spéciaux et les scènes d'action d'une saison autrement plus calme.

Le résultat cependant, c'est aussi un épisode à deux facettes, avec une première moitié plus posée, et une seconde partie où tout le monde se lâche, ça explose dans tous les sens, et la production se défoule clairement en lorgnant ouvertement sur Star Wars et tout ce qui est associé généralement à la franchise de Lucas. Quitte à précipiter plein d'éléments, et à conclure des arcs de manière précipitée - on sent que MacFarlane et les scénaristes ont voulu boucler plein de sous-intrigues avant une annulation probable de la série.

Assez symptomatique de cette tendance : le personnage de Charly. Je le mentionne depuis le début de la saison, mais ce personnage à l'écriture basique et grossière ne semblait exister que pour donner un rôle à la nouvelle copine de MacFarlane pour connaître un parcours d'évolution transparent au possible, de la haine viscérale et raciste envers les Kaylons, jusqu'à l'acceptation et le respect mutuel. Dans cet épisode, cette trajectoire est poussée à son paroxysme, puisque Charly se sacrifie pour sauver la race Kaylon, blablabla, un geste honorable, un symbole de paix, etc, etc, etc, des funérailles larmoyantes, bref, la routine habituelle, et des personnages particulièrement émus®™©, mais une intrigue qui tombe vraiment à plat pour le spectateur, tant Charly n'a jamais été particulièrement développée de manière intéressante.

Et puis ce qui l'entoure n'aide pas : quand on arrive enfin à la conclusion de l'épisode, force est de constater que près d'une demi-heure de batailles spatiales, de fusillades, de combats à mains nues et de destruction, etc etc, enchaînés sans réelle structure, ça lasse.

Les intentions de MacFarlane et compagnie sont bonnes, mais l'exécution, comme souvent, pèche un peu trop, et les quelques dilemmes éthiques posés lors de la première partie (l'utilisation d'une arme de destruction massive) ainsi que les éléments renvoyant directement à Star Trek sont bien vite éclipsés derrière les explosions et l'action.

En fait, cet épisode de The Orville, c'est un peu comme si l'on avait condensé une saison entière de Deep Space Nine et de sa géopolitique en moins de 80 minutes : ça fait brouillon.

- 3x10 : Tandis que Lysella (Giorgia Whigham), de la planète Sargas 4, monte à bord et découvre la vie au sein de l'Union, Isaac décide de faire sa demande en mariage au Docteur Finn...

Et voilà, un épisode de fin de saison/série qui renoue ouvertement avec le ton plus léger et comique de la première saison, que ce soit au travers du rituel reproductif des Moclans, en début d'épisode, de la jalousie des deux témoins, du strip-teaseur kaylon, ou des multiples problèmes de la préparation du mariage d'Isaac et Finn.

Un ton plus déconneur, une approche plus légère, mais toujours 80 minutes d'épisode à remplir... et donc des longueurs très perceptibles, notamment du côté de la sous-intrigue de Lysella (issue de la saison 1), très didactique et plate, avec une Kelly qui lui explique par le détail combien une société "post-scarcity", c'est formidable, mais qu'ils ne doivent pas intervenir dans le développement des espèces inférieures, etc.

Rien de bien neuf sous le soleil, c'est du Trek basique, c'est bourré d'exposition, mais au moins ça donne quelque chose de consistant à faire à Adrianne Palicki. À côté, l'intérêt de toute l'intrigue du mariage dépendra fortement de si le spectateur accroche ou non au couple Finn/Isaac, qui semble fasciner et toucher MacFarlane plus que de mesure.

Personnellement, cette relation et le shipping qui tourne autour depuis le début de la série/saison ne m'ont jamais totalement convaincu (Isaac n'est pas Data), et j'ai donc regardé ce mariage avec une certaine distance, sans réellement percevoir l'émotion que la série voulait transmettre.

Cela dit, comme season/series finale, c'était sympathique et chaleureux, et tout à fait honorable (même si le caméo d'Alara faisait vraiment ajout de dernière minute pour conclure sur une note positive). Pas forcément ultra mémorable pour autant, mais honorable.

- Bilan saison 3 et série -

Je vais probablement me répéter un peu avec ce que j'ai déjà dit préalablement, mais là où une certaine frange du fandom se prosterne désormais devant l'autel de MacFarlane, j'ai toujours du mal à y voir quelque chose de vraiment plus abouti qu'une grosse fanfic self-insert reprenant l'essentiel des éléments de l'univers Star Trek, circa Next Generation, et en changeant les noms pour "créer un univers inédit".

Attention, c'est une fanfic friquée, bien produite, et s'inscrivant dans une tradition Trek respectueuse, mais ça reste une fanfic dérivative. Et il me paraît évident qu'une grosse partie de la popularité de The Orville (toute relative, cela dit, vue le manque de succès populaire du programme) participe directement de la nostalgie qui anime les trekkies depuis des années : cette même nostalgie que Kurtzman et compagnie, à côté, tentent d'exploiter très maladroitement, pour un fanservice flagrant que MacFarlane utilise tout autant, et qui permet aux fans de la franchise détestant nuTrek (et dieu sait qu'il y en a) de trouver leur propre doudou, en cessant souvent de faire preuve de nuance et d'objectivité.

Problèmes de rythme, de format, d'écriture, manque de discernement dans le dégraissage de chaque épisode : les problèmes de cette saison 3, gentiment fourre-tout, sont multiples et évidents, et le nouveau titre de la saison, "New Horizons" ne se justifie jamais tant le programme opte encore et encore pour la suite d'événements ayant pris place dans de vieux épisodes (demandant souvent au spectateur de retourner voir en ligne ce qui se déroulait dans un épisode diffusé il y a près de 5 ans).

Mais, je l'admets, après une saison 1 trop axée comédie et une saison 2 mitigée, cette troisième (et probablement dernière) saison de The Orville est probablement la plus aboutie, bien que nettement trop sérieuse et premier degré pour se démarquer suffisamment d'une photocopie de STTNG et compagnie.

Il y aurait probablement encore un équilibre à parfaire pour que la série trouve sa propre identité, ni trop sérieuse, ni trop parodique, mais le programme n'en aura pas l'occasion. Et c'est dommage, car c'est en cette troisième année que Orville a produit l'un de ses meilleurs épisodes, le 3x05...

Bilan finalement mitigé, donc, tant pour cette troisième année que pour la série dans son intégralité. Une série de fanboy pour les fanboys (et fangirls) de Star Trek, qui ne se sera jamais totalement trouvée, et aura frustré aussi souvent qu'elle aura convaincu.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo : The Witcher, saison 1 (2019)

Publié le 30 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Les bilans de Lurdo, Aventure, Netflix, USA

Adaptation des romans d'Andrzej Sapkowski (et des jeux vidéo en étant tirés) narrant les aventures de Geralt le Sorceleur, The Witcher est chapeautée, pour Netflix, par Lauren Schmidt Hissrich (Daredevil, The Defenders, The Umbrella Academy... aïe), et a pris la forme, en 2019, d'une première année de 8 épisodes d'une heure à l'ambition très claire : remplir le vide laissé dans le cœur des fans d'heroic fantasy par la fin de Game of Thrones. Mission accomplie ?

The Witcher, saison 1 (2019) :

Les aventures de Geralt de Rive (Henry Cavill), Sorceleur mutant possédant des pouvoirs magiques et mercenaire chasseur de monstres, qui se trouve embarqué dans un conflit qui le dépasse lorsqu'il croise le chemin de Yennefer (Anya Charlotra), sorcière tourmentée, alors même que le royaume de Nilfgaard décide d'envahir violemment les nations voisines...

Résultats assez inégaux, pour cette première saison du Witcher, une première saison qui adapte plus ou moins diverses nouvelles, et adopte donc une approche décousue et déstructurée de sa narration : la plupart de ces épisodes sont des quasi-stand alones, avec des intrigues relativement closes (Geralt accompagne un groupe dans une quête, Geralt doit tuer tel monstre, etc) mais qui, en filigrane, construisent le monde où vit le Witcher, ses relations avec divers personnages secondaires récurrents, et les événements qui mènent au grand final - le siège de Sodden Hill, défendu par l'ordre des sorcières et des mages contre les troupes de Nilfgaard.

En parallèle des aventures de Geralt et de son barde Jaskier (Joey Batey), on suit donc le parcours initiatique de Yennefer, la bossue devenue sorcière toute-puissante en échange de sa fertilité, ainsi que celui de la jeune Ciri (Freya Allan), jeune princesse du royaume de Cintra, en fuite depuis la destruction de son château par les Nilfgaardiens, et destinée à retrouver Geralt.

Contrairement à ce que j'ai pu lire çà ou là, je n'ai pas trouvé la chronologie déstructurée de la série particulièrement difficile à suivre ou inutilement compliquée : au contraire, j'ai trouvé le tout plutôt clair et lisible, de par la présence d'indicateurs temporels visuels, et de personnages récurrents.

Je n'ai pas non plus trouvé que la série était particulièrement honteuse au niveau de ses effets spéciaux (c'est dans la moyenne du genre) ou de l'interprétation d'Henry Cavill (il est effectivement un peu raide dans un premier temps, mais c'est voulu, et il se détend au fil des années et des épisodes).

Là où ça a coincé un peu plus pour moi, c'est au niveau de l'intérêt des diverses sous-intrigues, ainsi que de certains choix de direction artistique, parfois gentiment kitschouilles. Ainsi, les mésaventures de Ciri sont d'un inintérêt chronique, pas aidées par un passage assez raté chez les dryades (des amazones dignes d'un mauvais épisode d'Hercule ou de Xena, dans des décors à la photographie plutôt laide), et par un rythme mollasson, histoire de faire durer le tout jusqu'au final.

À l'identique, les Nilfgaardiens ne paraissent jamais vraiment menaçants ou dangereux, ou du moins, peinent à acquérir une véritable présence à l'écran, engoncés dans des armures fripées très peu probantes, façon cosplay. Et le design des créatures monstrueuses (faune, strige, dragon) est un peu trop générique pour totalement convaincre.

Et puis, je dois bien l'avouer, j'ai toujours du mal avec la diversité forcée façon Netflix, à l'américaine, qui est plus maladroite et pataude qu'autre chose, altérant le récit et les personnages originaux pour leur apporter une ethnicité différente ; je pense notamment à Fringilla, qui, dans les romans, est une sorcière caucasienne pâle aux yeux verts, ressemblant étrangement à Yennefer au point que Geralt la fréquente un temps, et qui devient ici noire et ouvertement manipulatrice/malfaisante, quitte à rajouter au personnage une caractérisation à la limite du cliché raciste noir = méchant.

À l'identique, le script rajoute de nouveaux personnages exotiques pas franchement utiles (Dara l'elfe), qui souvent ne semblent là que pour assurer un quota de représentativité. Si c'était fait de manière naturelle et plus subtile, aucun problème, mais là, ce n'est pas le cas, et il est difficile de faire abstraction de cette artificialité dans les premiers épisodes de la saison...

Après, l'ensemble reste agréable à suivre : je n'ai pas binge-watché le tout (ce qui explique peut-être pourquoi je n'ai pas eu trop de mal à suivre la chronologie) mais j'ai pris mon temps, au rythme d'un épisode par jour, et je n'ai jamais vraiment eu l'impression que le programme souffrait du syndrome Netflix habituel.

Les acteurs sont, dans l'ensemble, bons, la série conserve un léger sens de l'humour, la nudité n'est pas trop gratuite, les combats à l'épée sont efficaces, et si l'on pourra reprocher un world-building un peu pataud selon les scénaristes, le tout commence à prendre forme une fois que la chronologie se cristallise, à partir de la mi-saison.

Le bilan est donc mitigé positif, avec quelques épisodes qui se démarquent, pas toujours en bien : l'épisode du chevalier hérisson a le souci de recycler un récit traditionnel déjà vu, notamment dans les Monstres et Merveilles de Jim Henson, et d'être tiré vers le bas par la sous-intrigue de Ciri chez les dryades ; à l'inverse, l'épisode de la recherche du dragon dans les montagnes était plutôt amusant, bien que très prévisible ; et puis l'épisode final, particulièrement frustrant, puisque choisissant de placer Geralt dans un semi-coma pendant toute la bataille de Sodden Hill - un choix étrange que de penser que le spectateur est plus intéressé par Yennefer et ses copines défendant d'illustres inconnus, que par le sort et les actions du héros de la série.

C'est peut-être là que la série trahit le fait qu'une showrunneuse ayant fait une partie de sa carrière chez Shonda Rhimes est aux commandes : le programme semble souvent plus intéressé par le destin tragique et les états d'âme de ses protagonistes féminins (au demeurant bien interprétés), plutôt que par Geralt, qui traverse bon nombre d'épisodes en grognant, quasi-impassible.

À nouveau, avec un peu plus de subtilité et de maîtrise, une telle approche pourrait pleinement fonctionner. En l'état, ça reste un peu maladroit, et ça tente parfois trop de lorgner sur les manigances du Trône de Fer pour son propre bien.

Ah, et j'ai failli oublier un point important de la série : sa musique. Important, mais plutôt par son absence, car elle ne m'a pas du tout marqué, entre un thème principal et des sonorités m'ayant immédiatement renvoyé au thème principal de Black Sails, et des chansons de fin de générique assez insipides, le tout m'a semblé plat au possible, sur ce front. Y compris au niveau de Toss a Coin..., qui a fait sensation sur le web au moment de la diffusion de la saison 1, mais qui est honnêtement assez pauvre dans son écriture.

Je serai au rendez-vous d'une saison 2, plus par curiosité de voir s'ils vont trouver leur rythme de croisière que par véritable passion pour la série, mais une chose est sûre : il y a eu bien pire dans le genre fantasy télévisuelle, et finalement, cette saison 1 du Witcher est plutôt honorable.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #649 : SEMAINE ST-VALENTIN - Michael Bolton's Big Sexy Valentine's Day Special (2017), L'Étincelle de l'Amour (2014) & Mon Amoureux Secret (2018)

Publié le 14 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Netflix, Comédie, Musique, Romance, Hallmark, St Valentin

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Michael Bolton's Big, Sexy Valentine's Day Special :

Lorsque, le jour de la Saint Valentin, le chanteur Michael Bolton est contacté par le Père Noel, il apprend qu'il doit aider ce dernier à concevoir 75000 nouveaux bébés avant Noël, afin d'écouler les stocks de jouets du Pôle Nord. Pour cela, un seul moyen : organiser un Téléthon spécial Saint Valentin, où les stars se succèdent, et inciter les téléspectateurs à copuler devant leur écran...

Un moyen-métrage spécial d'une heure, diffusé pour la St. Valentin 2017 sur Netflix, et conçu par toute la bande de The Lonely Island et ses compères, que l'on retrouve tout au long du show, que ce soit dans leurs propres rôles, ou dans celui de personnages improbables : en vrac, on a Adam Scott, Sarah Shahi, Brooke Shields, Janeane Garofalo, Bob Saget, Sarah Silverman, Randall Park, Andy Samberg, Fred Armisen, Maya Rudolph, Chris Parnell, Eric André, Will Forte ou encore Michael Sheen dans le rôle d'un chorégraphe très énervé. :p

Ce spécial est donc une succession de mini-sketches, numéros et chansons décalés, à l'intérêt et à l'humour forcément très variables, mais qui dans l'ensemble fonctionnent assez bien, notamment parce que Bolton, malgré sa raideur et son manque de naturel, est prêt à tout pour faire rire. D'ailleurs, cette raideur participe un peu au décalage absurde de toute cette heure, et ne fait que le renforcer, donc c'est bien la preuve que Bolton était fait pour ça.

Et puis rien que toute la séquence finale, à base d'assassinat, de Nessun Dorma, de Boltron 90s, et de Super Noël, ça vaut le détour.

This is the tale of Captain Jack Sparrow/6

L'Étincelle de l'Amour (When Sparks Fly) :

Journaliste, Amy Peterson (Meghan Markle) a abandonné sa vie provinciale et son fiancé Hank (Christopher Jacot) pour se lancer dans sa carrière rêvée, à Chicago. Sept ans plus tard, cependant, son rédacteur en chef lui demande de retourner dans sa ville natale à l'occasion du 4 Juillet, afin d'écrire un article sur l'entreprise de feux d'artifice de ses parents. Là, elle retrouve sa meilleure amie Sammie (Kristina Pesic), qui lui annonce qu'elle est sur le point d'épouser Hank, et qu'elle place Amy en charge de l'organisation de la réception : de quoi raviver les sentiments d'Amy pour ce dernier, et amener la jeune femme à faire le point sur toute son existence.

Une rom-com Hallmark diffusée à l'occasion de la Fête Nationale américaine 2014, et qui a l'insigne honneur d'avoir pour héroïne Meghan Markle (désormais plus connue pour le Prince qu'elle va épouser que pour sa carrière), une métisse afro-américaine (chose généralement impensable dans les productions de la chaîne, lavant habituellement plus blanc que blanc). Sauf que... son personnage est ici caucasien, fille de deux parents globalement caucasiens : l'honneur Hallmark est sauf ! :S

(pas de panique, la moitié des personnages secondaires & figurants est d'origine ethnique, comme souvent, afin d'assurer le quota...)

D'un autre côté, pour être parfaitement honnête, l'ethnicité de l'héroïne est vraiment le moindre des problèmes de ce métrage.

Au rayon des problèmes, commençons par l'écriture, fruit du travail d'une scénariste qui n'a écrit que cinq ou six scripts en 25 ans, et plus rien depuis ce téléfilm.

Une écriture assez bancale et caricaturale, qui fait de l'héroïne (pourtant citadine depuis 7 ans et fiancée à quelqu'un d'assez riche) une fille "rurale", aux manières toujours rustres, commandant des hamburgers dans des restaurants trois étoiles ; qui transforme sa meilleure amie en psychopathe hystérique über-patriote et jalouse durant la préparation de son mariage ; qui insère des rebondissements et des événements totalement forcés et improbables dans le cadre du mariage ; qui change la personnalité des protagonistes en fonction des besoins du script ; et qui traite les relations sentimentales de ses protagonistes comme des relations interchangeables et sans profondeur, puisque à l'instant où Amy revient en ville, son ex commence à flirter avec elle, sans la moindre honte, pendant que Phil (Lochlyn Munro), le compagnon de l'héroïne, commence immédiatement à flirter avec la future mariée dès son arrivée en ville.

Bref, les personnages ont tendance à agacer, ont des comportements très discutables, mais forcément, tout s'arrange, parce que Hallmark, et tout et tout.

Reste qu'Amy finit par plaquer sa carrière, son mec, et sa vie citadine pour s'installer chez ses parents (sans autre emploi que webmaster de l'entreprise familiale), et pour se marier avec son ex (un ex qui, pendant tout le métrage, était plus intéressé par Amy que par la préparation de son mariage). N'oubliez pas, les filles, pour trouver le bonheur, laissez tomber vos rêves et rentrez à la maison !

Et si encore l'ex en question était un homme charismatique et charmant... mais non, Jacot n'a pas grand chose d'un protagoniste de comédie romantique, il est terne et générique, et n'a pas grande alchimie avec Meghan Markle. Résultat : on peine à se ranger aux côtés du couple vedette, et on finit par se désintéresser de ce métrage prévisible, aux personnages et à l'écriture très frustrants.

1.75/6

Mon Amoureux Secret (My Secret Valentine - 2018) :

Lorsque son père lui annonce qu'il a prévu de prendre sa retraite et de vendre le vignoble familial, Chloe (Lacey Chabert), restauratrice, n'en revient pas. Elle décide alors de rentrer à la maison, et de superviser la visite de Seth (Andrew Walker), le représentant commercial d'une grande entreprise de vente de vin. Mais en parallèle, Chloe s'éprend d'un homme énigmatique et bricoleur louant le chalet de la propriété, et avec lequel elle échange des mots doux par le biais d'un tableau noir...

Le premier téléfilm du Countdown to Valentine's Day 2018 de Hallmark, ce métrage assez classique réunit l'indéboulonnable Lacey Chabert (qui, à ce point de sa carrière, ne tourne plus que pour la chaîne, à raison d'un ou deux téléfilms par saison) et Andrew Walker (lui aussi une valeur sûre), une combinaison inédite pour la chaîne.

Malheureusement, cette combinaison au potentiel certain se retrouve plongée dans une histoire de vignoble très basique, mâtinée de quiproquos, et d'une histoire d'identité secrète rapidement éventée et déjà vue (on est dans un semi-remake de Rendez-vous et de ses divers remakes). En fait, j'ai vraiment eu l'impression d'un bon gros recyclage, de bout en bout, de la meilleure copine rouquine, en passant par la retraite du père, par l'environnement, par le festival municipal, et par la traditionnelle dispute de fin de métrage (ici gentiment bâclée dans les 5 dernières minutes).

Un recyclage tout à fait regardable, cela dit, notamment parce que les deux acteurs principaux ont une bonne alchimie (et Chabert semble un peu plus impliquée que dans d'autres téléfilms où elle semblait fatiguée et en pilotage automatique), mais un recyclage néanmoins - celui d'une comédie romantique probablement prévue pour être initialement tournée et diffusée en été (ou au début de l'automne), mais déplacée en hiver, avec des acteurs qui semblent transis de froid durant leurs scènes en extérieur, sous un ciel couvert et grisâtre des plus menaçants.

Le (très vague) rapport avec la Saint Valentin ? Les quelques kiosques malingres du festival de fin de métrage, je suppose.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Blog Update ! - Décembre 2022 - Bilan Christmas Yulefest 2022

Publié le 8 Janvier 2023 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, Christmas, Yulefest, Noël

Les Rois mages sont arrivés, et avec eux se termine la période des fêtes de fin d'année : toujours un moment doux-amer, celui des bilans et des mises au point ; il en va de même sur le blog des Téléphages Anonymes, avec le bilan de la Christmas Yulefest 2022, notre marathon annuel de films de Noël en tout genre...

01 - Un Noël de rêve en Suisse (2022) - 2.5/6

02 - Il faut sauver la boutique de Noël (2022) - 2.5/6

03 - Noel Next Door (2022) - 3.75/6

04 - Krampus : The Naughty Cut (2015) - 4.5/6

05 - A Cozy Christmas Inn (2022) - 2.5/6

06 - Le Mystère de Noël (2019) - 3/6

07 - A Gingerbread Christmas (2022) - 2.75/6

08 - Ghosts of Christmas Always (2022) - 4.25/6

09 - Noël tombe à pic (2022) - 2.25/6

10 - Lights, Camera, Christmas! (2022) - 3.75/6

11 - Les Six Pères Noël (2022) - 2.25/6

12 - Christmas at the Golden Dragon (2022) - 3.75/6

13 - A Christmas Number One (2021) - 4/6

14 - Christmas Bedtime Stories (2022) - 1.5/6

15 - Spirited : l'esprit de Noël (2022) - 3.75/6

16 - Three Wise Men and a Baby (2022) - 4/6

17 - Christmas with You (2022) - 3.25/6

18 - My Southern Family Christmas (2022) - 3.5/6

19 - Prancer : un conte de Noël (2022) - 3.75/6

20 - A Christmas... Present (2022) - 1/6

21 - Noël en héritage (2022) - 2/6

22 - A Royal Corgi Christmas (2022) - 2.75/6

23 - Un mystère de Noël (2022) - 3.25/6

24 - A Tale of Two Christmases (2022) - 2.25/6

25 - The 12 Days of Christmas Eve (2022) - 2/6

26 - Haul out the Holly (2022) - 3.75/6

27 - Menorah in the Middle (2022) - 4/6

28 - A Christmas Cookie Catastrophe (2022) - 2.75/6

29 - A Christmas Karen (2022) - 4.25/6

30 - Une bague pour deux (2022) - 3.5/6

31 - Le journal de Noël (2022) - 4/6

32 - Violent Night (2022) - 3.75/6

33 - Santa Camp (2022) - 3/6

34 - Noël chez les Campbell (2022) - 2.25/6

35 - Reindeer in Here (2022) - 3/6

36 - 'Twas the Night Before Christmas (2022) - 3.75/6

37 - Scrooge : un (mé)chant de Noël (2022) - 3/6

38 - A Fabled Holiday (2022) - 3.5/6

39 - Les Gardiens de la Galaxie : Joyeuses Fêtes (2022) - 4.25/6

40 - La Famille Claus 3 (2022) - 3.5/6

41 - A Christmas Story Christmas (2022) - 4.5/6

42 - Hanukkah on Rye (2022) - 2.5/6

43 - Christmas on Candy Cane Lane (2022) - 2/6

44 - The Royal Nanny (2022) - 2.75/6

45 - B&B Merry (2022) - 2.75/6

46 - Ton Noël ou le mien ? (2022) - 3.5/6

47 - All I Didn't Want for Christmas (2022) - 4/6

48 - Noël au drive-in (2022) - 3.5/6

49 - Must Love Christmas (2022) - 3.75/6

50 - The Holiday Sitter (2022) - 3.5/6

51 - Christmas at the Ranch (2021) - 3.75/6

52 - A Holiday Spectacular (2022) - 3/6

53 - This is Christmas (2022) - 3.75/6

54 - A Big Fat Family Christmas (2022) - 3/6

55 - Five More Minutes : Moments like these (2022) - 2.25/6

56 - Dolly Parton's Magic Mountain Christmas (2022) - 2.75/6

57 - Christmas Carole (2022) - 2.5/6

58 - Snow Day (2022) - 2.25/6

59 - La vérité sur les Rois Mages (2022) - 3.75/6

 ---

# Bilan :

Toujours plus de chaînes, toujours plus de plateformes de streaming, et toujours plus de diffusions, cette année : faire un tri préalable est désormais indispensable pour espérer s'en sortir parmi les 150+ films de Noël diffusés outre-Atlantique entre fin octobre et fin décembre.

D'où un nombre de films critiqués limités à 60 (59, techniquement), et une première constatation : lorsque Hallmark laisse ses acteurs s'amuser, passer derrière la caméra ou à l'écriture, apparaître dans les téléfilms des copains, tout de suite, le niveau remonte notablement.

Haul out the Holly, Three Wise Men and a Baby, Noel Next Door, Lights, Camera, Christmas !, Christmas at the Golden Dragon, Twas the Night before Christmas, autant de productions Hallmark se démarquant suffisamment du lot pour se placer sur le haut du panier de la saison 2022, avec notamment un ton plus décontracté, une distribution plus diverse et originale, et des sujets souvent moins balisés.

Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'Hallmark n'a pas produit une demi-tonne de téléfilms insipides et génériques... mais pas tant que la concurrence, de Netflix à Lifetime en passant par CBS, UpTV et autres.

Ça et là, on trouve bien quelques récits sympathiques, que ce soit aux USA ou en Angleterre (ici, Must Love Christmas, là, A Christmas Number One), quelques plus grosses productions aux sorties cinématographiques (ou assimilées), comme Violent Night ou Spirited, de quoi donner, in fine, une saison plutôt agréable à suivre, avec des pics plus prononcés que lors des saisons précédentes, et des creux moins profonds.

Une saison épuisante à passer en revue, mais finalement assez intéressante...

---

# Film(s) du mois :

Un top 5 qui se joue dans un mouchoir de poche, dominé par le très bon Ghosts of Christmas Always, une production Hallmark surprenante et ambitieuse. On peut aussi citer All I didn't want for Christmas, une relecture rigolarde et impertinente du genre du "souhait magique exaucé à Noël" ; A Christmas Karen, une adaptation moderne et sarcastique du Conte de Noël de Dickens ; A Christmas Story Christmas, une suite tout à fait honorable du Christmas Story de Bob Clark ; ou encore Three Wise Men and a Baby, une revisite légère de Trois hommes et un couffin/bébé, à la sauce Hallmark...

Mention spéciale à A Christmas Number One, une comédie anglaise musicale ; Menorah in the Middle, une version Hanoucca de la comédie romantique festive traditionnelle ; le Journal de Noël, un téléfilm Netflix s'inscrivant dans une certaine tradition mélodramatique et émotionnelle ; ou encore l'épisode spécial de Noël des Gardiens de la Galaxie, plutôt attachant.

Et puis il y a tous ces films notés 3.75/6, qui méritent le coup d'œil, même s'ils ne sont pas parfaits ou exceptionnels.

# Flop(s) du mois :

Là, contrairement au top 5, pas d'hésitation : les pires films de la saison sont facilement identifiables, à commencer par A Christmas... Present, le film de Noël religieux et prosélyte de Candace Cameron Bure. Et histoire de continuer sur la lancée, Christmas on Candy Cane Lane, une autre production GAF produite par CCB, et mettant en scène sa meilleure copine et collègue Andrea Barber.

Deux métrages aux défauts différents (le premier est imbuvable et niais, le second est fauché et bancal), auxquels se joint Christmas Bedtime Stories, un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries en mode larmoyant, façon "nos soldats sont formidables", et à la conclusion ne méritant qu'un facepalm.

À tout cela, on peut ajouter 12 Days of Christmas Eve, une énième relecture de ce type de récit, avec un Kelsey Grammer en surjeu ; et Noël en héritage, un téléfilm de la saison précédente, générique au possible, et alignant tous les clichés les plus éculés du genre.

# Petit écran :

Pas beaucoup de séries télévisées, cette année, contrairement à l'année précédente, et malheureusement, un Super Noël, la série qui a plus que déçu, à la fois approximatif, bordélique, dérivatif et bien trop proche, qualitativement parlant, du troisième volet des films Super Noël, pour être une suite satisfaisante.

Et puis n'oublions pas l'épisode spécial Noël de Murderville, amusant, mais finalement assez anecdotique.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Dès demain, retour à la normale sur le blog des Téléphages Anonymes pendant une petite semaine, avec des critiques cinématographiques quotidiennes, puis passage à un rythme plus décontracté jusqu'à fin janvier, avec une quinzaine série aux publications tous les deux jours, jusqu'au début de la quinzaine Saint Valentin, début février, où tout reviendra à la normale...

 

Dans l'intervalle, vous pouvez retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries passés en revue à cette occasion, en accédant aux pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 6 et 7

Publié le 15 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Fantastique, Horreur, Anthologie, Canada, Nickelodeon, Jeunesse

Saison 6 :

3 ans après l'annulation du show (et pour surfer sur la popularité de la série Chair De Poule, diffusée dans l'intervalle), une nouvelle saison est mise en chantier, avec de nouveaux scénaristes, de nouveaux producteurs, et un nouveau cast pour la Midnight Society, le seul restant étant le petit frère du fondateur, qui a grandi, mais qui reste toujours aussi moyen. À part lui, on a une Vanessa Lengies de 14 ans en garçon manqué, une Elisha Cuthbert de 17 ans en bimbo blonde riche, un black tough guy racaille, et un petit gros transparent. Rien de vraiment passionnant, en tout cas.

Restait l'espoir de briser la malédiction des saisons paires de la série... mais non, pas de bol, alors que les bonnes saisons de FMP jouaient sur les phobies et les insécurités de l'enfance et adolescence, le nouveau mot d'ordre semble être "la réalité virtuelle et les jeux en tous genres, c'est le mâââââl, et les mondes étranges où les ados sont déportés et retenus captifs par des entités maléfiques, ça fait peur". Sauf que pas du tout, en fait. Et c'est limite assez gonflant au bout du sixième épisode sur le même thème. En l'occurence :

01 - Un ado bourrin (récemment revu dans Little Mosque) se balade en forêt avec un pote et sa soeur (from Being Erica et Happy Town), et trouve un arbre dans lequel est emprisonné un gamin fantôme, qui lui propose une partie d'un jeu de plateau dont les deux autres enfants sont les pions IRL. S'engage alors un duel entre l'ado et le fantôme pour gagner le droit d'échapper à l'arbre. En gros, c'est Jumanji dans les bois, sans réels effets spéciaux à part le masque en caoutchouc d'un monstre, bref, c'est assez peu passionnant à regarder ou original, bien que bien interprété, et pas trop mal écrit.

02 - Un jeu de dés étrange dont les perdants sont capturés et miniaturisés, pour être ensuite envoyés à l'autre bout du monde et vendus par le proprio maléfique du jeu. Avec Jay Baruchel, again. Un bon gros bof, jusqu'aux dernières minutes, un peu meilleures.

03 - Une crosse de hockey maléfique qui rend son proprio talentueux, mais le rend caractériel, et le transforme petit à petit en serpent... un serpent alors capturé par le proprio originel de la crosse, qui les stocke dans le sol du lycée sans raison particulière. Ça se traîne mollement, ça n'explique rien, et ça reste toujours affreusement convenu et déjà vu. Ah, et le serpent en CGI foireux n'aide pas non plus (l'effet de la capuche du maychant était assez réussi, par contre).

04 - Eeeeeet encore une histoire de jeu maléfique, avec des tamagochis/sims qui sont en fait des créatures d'une autre dimension qui veulent conquérir la nôtre... en prenant la place de nos enfants, qui se retrouvent capturés et enfermés à leur tour dans l'univers virtuel des tamagosims. Les DAAAAAANGERS du cyberworld, écrit par quelqu'un qui n'a aucune idée du moindre terme technique crédible, et qui se contente de recourir aux clichés du genre "les jeux vidéos, ça transforme tous nos enfants en zombies décérébrés et exsangues, accrocs à leurs machines, et ne vivant plus uniquement que dans leur monde virtuel". Ça date de 1999, et pourtant on a l'impression que ça a été écrit en 1989. Erf.

05 - Un ado travaillant au restau chinois de ses parents ouvre un fortune cookie, et fait le voeu d'avoir une carrière florissante d'artiste de comic books au lieu d'une famille envahissante. Un what if assez peu convaincant, qui se conclut par un "l'argent et les comics, ça ne fait pas le bonheur, mais le dur labeur en famille, c'est mieux" assez convenu et bof. D'ailleurs moyennement bien joué (les jeunes sont bons, mais la mère en fait trois tonnes).

06 - Un épisode über caricatural, avec du surjeu grandguignolesque dans tous les sens, des costumes ridicules, de la musique de cartoon, une réal bancale, des dialogues forcés, et une histoire hypraconvenue de voisins étranges (des cannibales), et de gamins qui enquêtent. Insupportable.

07 - La Maxima de Smallville et la frangine de Laura Bertram dans une histoire de fille de chasseur transformée en loup par un ancien esprit indien, et chassée par sa famille. Parce que la chasse, c'est mââââââââl. Pas mauvais en soi, même si l'épisode consiste principalement en des allers-retours entre le lit de l'héroine terrifiée et sa fenêtre, et des leçons de morale sur la chasse (dans la première moitié) et dans la seconde, c'est un pauvre chien-loup apeuré qui est filmé en train de courir dans les bois. Bof, quoi. Et la chasse, c'est mââââââââââââââl.

08 - En parlant de chasse, un épisode un peu plus sympathique, sur un ado goth (l'interprête du fantôme du premier épisode de la saison) qui se prend pour un chasseur de vampires, et qui lorsqu'il emménage dans une nouvelle ville, est lui même pris pour un vampire. Et les choses se compliquent encore quand un vrai vampire se manifeste. Amusant, bien interprété, mais juste un peu prévisible.

09 - Et revoilà la bonne vieille obsession des mondes virtuels et des jeux vidéos ! Deux ados, un riche et un pauvre (revu dans Warehouse 13), sont dans un magasin de jeux vidéos, où ils sympathisent. Le riche en vole un à l'insu de son plein gré (il part furieux avec un jeu sous le bras sans s'en apercevoir), et les deux gamins s'inscrivent à un tournoi... où ils sont capturés, emmenés dans un univers virtuel, et doivent passer en jugement pour le vol du jeu. Une sorte de procès absurde à la Alice (manquait plus que le "coupez leur la tête"), avec des décors minimalistes, des acteurs à fond dedans, un budget étriqué, et encore une fois un jeu vidéo qui mène les enfants à leur perte. C'est le mââââââââââââââl !

10 - Encore une nouvelle fois Jay Baruchel au cast, pour une histoire banale de théâtre hanté par les fantômes des acteurs. Pas grand intérêt, même si Baruchel est plutôt bon.

11 - Le retour de la boutique de Sardo (c'est bien), qui vend un matériel de dessin et une gomme magique, qui envoie ce qu'elle gomme dans une dimension parallèle (c'est pas bien), le Néant. Au héros de s'effacer lui même pour aller sauver sa soeur de l'univers parallèle dans lequel il l'a envoyée. Amusant, et pas trop mal joué, malgré l'overdose absolue du gimmick des univers parallèles néfastes, qui devient absolument redondant.

12 - Une ado coincée et timide reçoit des messages d'amour de la part d'un inconnu... en fait le fantôme meurtrier d'un des anciens prétendants de sa mère. Assez banal dans sa forme (portes qui grincent, reflets dans le miroir, apparitions-qui-font-peur), cheap, surjoué par l'héroïne, et finalement plutôt oubliable.

13 - Après avoir été hantée par l'image de celle-ci, une ado fan de sports extrêmes part à la recherche de son amie disparue dans les bois (le snowboard hors piste, c'est mâââââââââl), et capturée/retenue dans un chalet de montagne par un fantôme allergique à la lumière, qui se nourrit de son énergie vitale. Avec un Hayden Christensen qui joue mieux que dans SW. Mais ça reste très moyen.

Bref, une saison franchement mauvaise en comparaison du reste, ce qui me donne peu d'espoir pour l'ultime saison encore en stock (et je ne peux m'empêcher de me demander si cette baisse qualitative - d'aucuns diraient cette tendance à recourir à de grosses ficelles moralisatrices - a à voir avec Chair de Poule, dont la réputation aurait pu orienter et définir cette nouvelle ligne directrice... )

Saison 7 :

Ultime saison de la série, qui a le bon goût de délaisser un peu le gimmick de "l'univers parallèle dans lequels les héros sont capturés" qui pourrissait la saison précédente. Et bizarrement, si le niveau général est toujours très moyen, on peut dire que cette saison redonne un peu de force à la malédiction des saisons paires qui touche la série, tant elle écrase la saison précédente niveau originalité et intérêt. Rien que le triple épisode d'ouverture de la saison est plus intéressant que les 3/4 de la s6. Ce qui ne veut pas pour autant dire qu'il est vraiment bon...

01/02/03 - Une tentative bizarre de three-parter (sans nul doute inspirée des nombreux two-parters de Chair de Poule) , qui mêle la Midnight Society à une aventure surnaturelle voyant le retour de Gary, le leader de la Midnight Society dans les premières saisons (et qui a pris un bon coup de vieux), et les aventures de la Midnight Society actuelle, qui tentent chacun de retrouver un membre de la MS de 1937 afin d'empêcher un esprit maléfique de conquérir le monde.

Bizarre, car le mélange n'est jamais probant (malgré le twist de fin cherchant à désamorcer tout ça), et parce que trois épisodes, c'est un peu redondant (la répétition de certaines scènes d'un épisode à l'autre n'aidant clairement pas) ; de plus, ça aurait été clairement plus intéressant en guise de season finale, d'autant que le reste de la saison est assez moyen.
À noter, dans le registre ridicule, le fight de l'ado contre les armures hantées, sur fond de remixe pop rock/dance du thème principal du show ; la tea party façon Alice du 02 est juste volontairement surjouée au possible ; Et le ralenti enfumé de la Midnight Society marchant dans une ruelle sur fond de guitare électrique shreddant le générique, laule ; le finish de cette trilogie est réussi, par contre.

04 - Un couple d'ado se sépare, le mec disparaît subitement, changé en pierre après avoir bu l'eau d'une fontaine, bordée par une statue récemment séparée de son équivalent masculin. La fille mène l'enquête. Ce n'est pas mauvais, notamment parce que la lead est plutôt bonne actrice, mais le tout est affreusement téléphoné, et le personnage du cinglé écolo/comique est justement assez peu drôle ou intéressant. Bof.

05 - Une muscle car d'occasion qui emmène ses nouveaux proprios dans un drive-in hanté au milieu de nulle part, à partir duquel ils sont poursuivis par un trucker fantôme. Une sorte de Duel au rabais, pas trop mal filmé, mais absolument pas captivant, et moyennement bien joué. Bof.

06 - Tara Lipinski en maychante alien arrivant dans un lycée, et draguant un des jumeaux Ashmore, pour l'amener à lui donner une bague trouvée dans la nature (en fait une pièce d'équipement sensée permettre l'éclosion de pleins de bébés aliens). Ashmore est amusant, comme d'hab, mais la lead est assez moyenne, la girlfriend jalouse agaçante, et le semi-twist mollement tenté par l'épisode quand l'alienne explique ses motivations ne convainc pas franchement. Bof.

07 - Jay Baruchel (encore, encore et encore lui, au secours !) achète une boîte à génie chez Sardo, et fait des voeux qui se retournent forcément contre lui. Rajouté à cela, un prologue cartoony assez naze, et on a un épisode (théoriquement) comique pas trop mal interprété, mais qui n'a pas grand chose à voir avec le concept de "Fais-moi peur" (rien d'effrayant, juste une génie impertinente qui en fait trois tonnes, et des voeux anecdotiques). Bof.

08 - Reanimator à la sauce Fais-moi peur, avec une actrice recyclée de la saison précédente. Pas mal, mais très convenu, et finalement gentillet, avec ce zombie cabotin allergique à la chaleur.

09 - Une histoire pas franchement passionnante de tableau hanté par l'esprit d'un photographe qui prend les gens qui regardent le tableau en photo... pour les capturer dans le tableau. Ça faisait longtemps, tiens.

10 - Laura Vandervoort (qui kicks ass au tae kwon do) et sa soeur "jumelle" (la Kate de Testees), en compétition constante, finissent dans un jeu de laser tag... un jeu qui s'avère être un centre de recrutement pour guerriers aliens. Ça rappelle fortement un (mauvais) double épisode de Sarah Jane Chronicles récent, c'est globalement surjoué, et malheureusement dans la lignée des épisodes "captifs dans un univers parallèle" de la saison précédente. Sans compter que ça part vraiment en vrille sur la fin... Bof.

11 - Remake inavoué du Fantôme de l'Opéra, avec Jennifer Finnigan... et c'est tout. C'est très bien interprété, cela dit.

12 - Remake inavoué d'un épisode préalable, celui avec la sorcière tenant une boutique de maquillage, et volant la beauté de ses employées. Ici, la boutique de maquillage est remplacée par un atelier de théâtre, où la maychante sorcière vole les visages de ses apprenties, qui se retrouvent toutes à son service, anonymes et défigurées derrière des masques. Ça aurait pu donner quelque chose de vraiment réussi, avec un maquillage réussi et glauque pour les visages défigurés, mais ça dévoile ses cartes beaucoup trop tôt pour rester efficace, et par conséquent la suite a un rythme trop inégal pour convaincre. Sans compter que l'actrice principale cabotine un peu trop.

13 - Deux frangines en visite chez leur grand-père, qui habite une maison hantée, dans laquelle une infirmière à domicile a mis fin aux jours de la gamine dont elle s'occupait. Plutôt réussi, avec une infirmière plutôt glauque, et un twist final sympa.

Ce dernier épisode excepté, le mot d'ordre pour cette saison est donc bien "Bof", ce qui est toujours mieux que le "Naze" de la saison précédente.

Bref, bilan général de la série : un show globalement sympatoche, surtout quand la fibre nostalgique joue, avec un casting généralement toujours plutôt solide (si ce n'est la Midnight Society nouvelle version, qui n'a que peu d'alchimie ; et sur tous les acteurs de la série, seule une poignée a connu une carrière florissante, ce qui est quand même assez triste...), et des histoires collant bien au format employé. Reste ce problème des saisons paires, globalement largement plus faibles que les impaires. Bizarre.

commentaires

Les bilans de Lurdo - Tween Wars III : Wizards & Suite

Publié le 22 Avril 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Fantastique, Disney, Tween

Episode III : Normal is Overrated

Loi n°1 de la Tweencom (rappel) : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°6 de la Tweencom : Toujours choisir des comédiens les plus jeunes possibles, sous peine de devoir arrêter la série à leur majorité.

 
Corollaire : Si les jeunes acteurs jouent très mal dans la première saison de ton show, pas de panique : ils vont s’améliorer avec le temps. Ou pas.

Corollaire #2 : Passée la puberté des acteurs, toujours faire évoluer la série en y ajoutant un gros élément shipping, quitte à ce que cela déséquilibre totalement le show : les jeunes spectatrices seront ravies.
 


Wizards of Waverly Place (2007-2011)
 

Nourriture, autorité, cerveau, caractère, stupidité… et couleurs criardes !

Koicé ?
Le quotidien d’une famille de sorciers, les Russo, qui tiennent un restaurant et cachent leurs pouvoirs aux mortels.

Aveckicé ?
Une distribution globalement assez bonne : les membres de la famille sont bien castés, et tous plus au moins au même niveau de jeu. Les parents (un DeLuise et une latino), incarnent bien leurs personnages (le père sorcier, gaffeur et grand gamin/la mère « moldu » qui tient les rènes de la famille) ; la lead, Selena Gomez, en plus d’être mimi comme tout, tient parfaitement son personnage d'ado fainéante et je-m'en-foutiste, un peu garçon manqué ; le frangin nerd, Justin, joué par David Henrie, est excellent en second rôle comique, et a un timing impeccable (par contre, à l’approche des 17/18 ans, il se met à prendre sérieusement du muscle, ce qui clashe un peu avec son perso, mais bon, les spectatrices de 15 ans doivent être ravies) ; l’autre frangin, plus jeune et teubé, frôle parfois la caricature, mais l’acteur parvient à faire du perso un Joey-bis assez attachant… par contre, la meilleure amie rondouillarde excentrique, si elle est interprétée conformément au texte, elle est surtout plus souvent à baffer qu’autre chose.

Koiçavo ?
Wizards, c’est un peu le dessus du panier des séries Disney : plus gros budget, cast plus expérimenté, scénaristes vétérans, etc… ce qui ne veut pas dire pour autant que c’est exceptionnel en tous points, tant la série varie en intérêt selon les saisons.
Déjà, gros avantage, en commençant la série avec une Alex (Selena Gomez) âgée de 15 ans, les scénaristes évitent la transition bâtarde qu'endurent beaucoup de shows Disney, entre tweencoms (avec romances innocentes) et teencoms (avec shipping déjà plus sexuellement chargé). Là, le ton est beaucoup cohérent sur la durée, et esquive (un temps seulement) le focus shipping qui donne habituellement envie de se pendre.

En saison 1, la série est ainsi assez fauchée et totalement anecdotique, se contentant d’aligner ses clichés de sitcom surnaturelle, piochés au choix dans Harry Potter, dans Ma Sorcière Bien Aimée, ou dans Sabrina. Au fil du temps, cependant, le show trouve son ton et son rythme, et commence à aligner des mini-arcs plus ou moins réussis.

Résultat : la s2 est déjà nettement plus solide et inspirée, et fait parfois même preuve de maturité. Puis arrive le téléfilm Wizards, pas franchement intéressant, et surtout une excuse pour la prod et le cast de quitter leur studio fauché pour aller passer deux semaines de vacances au soleil, à jouer à la carte au trésor. Passons.

En s3, ça shippe un peu plus, avec Alex qui fréquente un garou, pendant que son frère nerd sort avec une vampirette (toute ressemblance avec Twilight est volontaire, et gentiment parodiée). Les deux relations (avec ruptures, réconciliations, etc) servent de trame de fond aux persos pendant toute la saison, qui est donc assez inégale, alternant entre loners et épisodes shippers. Dommage, car Alex et Justin évoluent joliment pendant la saison.

En fin de saison, sorti de nulle part, un cliffhanger de taille : le gouvernement arrête les Russo, et les force à tout avouer sur le monde des sorciers. Intéressant, en théorie… sauf que le tout est résolu en un coup de baguette magique (c’est le cas de le dire) en début de s4, et que le cliff n’aura servi, en fin de compte, qu’à rebooter le status-quo entre les trois enfants de la famille.

La s4, ultime saison du show, est aussi celle de tous les changements : remix dance foireux et autotuné du générique (pourtant pas forcément désagréable dans le genre, à la base), relookage des décors, intégration d’un arc foireux sur les anges gardiens/démons, et transformation du jeune frère en une gamine de 11 ans (Bailee Madison, impeccable, et toujours adorable depuis Terabithia) pendant un arc de plusieurs épisodes, assez agaçant.

Pire : progressivement, la série fait sombrer ses personnages dans la caricature la plus extrème, de manière à rehausser d'autant celui d'Alex. On assiste donc à une lente dégradation de toute la famille Russo, pendant qu'Alex est de plus en plus mise sur un piédestal, et ramenée à un statut d'héroïne au grand coeur juste à temps pour conclure la série d'une manière très peu satisfaisante.

Perte de Santé mentale :
Relativement modérée, tous comptes faits. Ça dépend principalement de la période de la série que l’on regarde, voire de l’épisode, mais globalement, c’est assez bon enfant (ce n’est pas pire que Bewitched, en tout cas), et le personnage d’Alex, fainéant, menteur et glandeur, fait toujours plaisir à voir dans un show de ce genre... du moins jusqu'aux derniers épisodes.
 



The Suite Life with Zack & Cody (2005-2008)
 

Hooch, un Denis la Malice enrobé, un intello, un clone de Fez, une mère de famille dépassée, une réserve inépuisable de talent, un homme à tout faire, et Sharpay…

Koicé ?
Deux jumeaux, un intello et un bourrin décérébré, qui vivent avec leur mère, chanteuse, dans un hôtel luxueux, entourés de Moseby, le gérant râleur, d'une héritière teubé façon Paris Hilton, et d'une réceptionniste.

Aveckicé ?
Les jumeaux Sprouse, calamiteux dans la première saison (ils avaient 12 ans à peine à l’époque, mais en faisaient 10, physiquement), mais qui s’améliorent au fil du temps ; à noter qu’ils ont en plus un problème de taille, celui de se ressembler de moins en moins en grandissant, l’ « intello » prenant une demi-tête de plus que son frère, qui lui prend 10 kilos de plus… alors qu’il est sensé être le sportif/dragueur du duo. Ça le fait donc très moyen ; Phill "Hooch" Lewis, excellent en souffre-douleur/gérant légèrement maniéré ; un pseudo Wilmer Valderrama en garçon d’étage gaffeur ; Ashley Tisdale qui cabotine affreusement en réceptionniste sans le sou ; une illustre inconnue en mère de famille inexistante ; et last but not least, Brenda Song (vue depuis dans The Social Network) en London Tipton, une Paris Hilton-bis à la stupidité sans limites ; ah, et j'ai failli oublier le Djeezeus de Reefer Madness en père absent et rockeur des jumeaux.

Koiçavo ?
Ouhlà… TSLwZ&C, c’est écrit pour des spectateurs de l’âge des deux protagonistes. Ou plutôt : on prend une dose de Denis la Malice, une dose d’Arnold et Willy, et on saupoudre de séries old-schools pour enfants des 80s (les scénaristes de Suite Life sont des vétérans du business), on abêtit le tout, et zou, on a ce show. Ce qui pourrait passer, si les héros, ou encore les persos secondaires, jouaient juste. Seulement vu que tout le monde cabotine, c’est très rapidement insupportable.

Sans compter que ça enchaîne les caméos d’acteurs Disney venus promouvoir leur projet (tout le cast de High School Musical défile un à un), ça se permet des digressions fantastiques/sf peu inspirées (à base de vœux exaucés, de fantômes, etc) ; et il y a finalement quelque chose de glauque dans ces jumeaux semblant physiquement avoir 10-11 ans qui tentent de draguer toutes les adultes qui passent à proximité, et font des allusions salaces à ces dernières… un peu comme si les scénaristes tentaient désespérément d’accrocher un public un peu plus âgé que la tranche 10-12 ans.

Perte de Santé mentale :
Instantanée, et possiblement fatale si l’on a l’envie suicidaire de s’enchaîner les trois saisons dans leur intégralité. En ce qui me concerne, je n’ai même pas osé.
 



The Suite Life on Deck (2008-2011)
 

Les deux spécialistes en abattage comique du show, les deux comédiens en devenir, et la petite nouvelle...

Koicé ?
La suite directe de la série précédente : on prend les mêmes personnages, on se débarasse des adultes gênants (la mère, les employés de l’hôtel, Tisdale qui est trop chère, désormais), et on relocalise le tout sur un paquebot-école appartenant à Mr Tipton, l’occasion pour London et pour Moseby de reprendre leurs rôles à bord.

Aveckicé ?
Les Sprouse, donc, qui sont devenus ados, ont appris a jouer, et développent même un certain timing comique assez surprenant ; Brenda Song, toujours la MVP de la série, avec son abattage comique impressionnant ; Phill Lewis, idem ; Erin Cardillo, dans le rôle de la prof trentenaire vieille fille qui élève des chats ; un ado black, qui se tape l’incruste pendant une saison et demi ou deux, et ne sert strictement à rien ; un gros ados aux cheveux frisés, qui commence comme un faire-valoir cradingue, et qui lui aussi finit par développer son personnage d’assez belle manière ; une ado maigrichonne ultra-excitée dans un rôle récurrent ; et Debby Ryan, dans le rôle de Bailey, paysanne intello qui s’incruste sur la croisière, et finit par devenir la petite-amie du jumeau cultivé.

Koiçavo ?
En comparaison de la série-mère, c’est plutôt une bonne surprise. Jeunes acteurs comme scénaristes ont grandi et mûri, et le show finit par ressembler un peu à La Croisière Fol’Amour (et ses péripéties improbables), mais en réussi (toutes proportions gardées, hein, ça reste dans la moyenne des séries ados Disney).

Les personnages sont attachants, Debby Ryan est plus agréable à l’oeil que Tisdale (tant parce qu’elle a une bonne bouille que parce qu’elle tranche avec les ados maigrichonnes de mise à la tv US), le thème principal aux accents skas est assez ronge-crâne, et la série finit par trouver un ton qui fait qu’on s’attache finalement à tout ce petit monde, notamment lorsqu’ils se lancent dans des délires improbables beaucoup plus maîtrisés que dans la première série (je pense notamment à un épisode Star Trek meets Terminator, dans lequel toute la bande est envoyée dans le futur par un robot voyageur temporal, sur le vaisseau spatial USS Tipton – pyjamas et téléportation de rigueur – pour y résoudre une histoire de paradoxe temporel… le tout avec George Takei dans le rôle du petit fils de London Tipton. Du grand nawak, presque égalé par l’épisode Anchorman, avec une bonne prestation de Dylan Sprouse en clone ado de Will Ferrell.)

Les jumeaux, le fils caché de Penn Jillette, Debby Ryan, la maigrichonne ultra-excitée (en jaune)... et l'autre potiche inutile.

Après, reste un problème de taille : le shipping. Car forcément, avec des protagonistes devenus ados (dont un particulièrement dragueur), il fallait bien en passer par là. Et il est d’ailleurs assez bien mené pendant deux saisons : Zack le dragueur enchaîne les conquêtes tous les deux épisodes, pendant que Cody en pince pour Bailey pendant six mois, avant de finir avec elle pendant toute la s2. Malheureusement, la s3 est la saison de trop : séparation, jalousie, réconciliation, disputes, tous les clichés y passent, et le soufflé retombe d’autant plus que Zack se trouve lui aussi affublé d’une copine régulière, sur ordre direct de Disney Channel. Une fille qui n’est jamais vraiment développée, et qui ne sert qu’à faire un peu mûrir Zack. Mouais.

Quant au final du show… et bien il arrive après un téléfilm sans intérêt, si ce n’est de voir les acteurs sortir de leur studio pour tourner en décors réels, à terre (j'ai l'impression de me répêter, là), dans une histoire de savant fou et de télépathie ultra-bancale. L’ultime épisode, lui, ne conclut pas grand-chose, malgré sa scène de fin en forme d’adieux, et ressemble presque plus à une mise en pause de la série, dans l’attente d’une suite qui ne viendra pas avant un bon moment. Mouais (bis).

Perte de Santé mentale :
Acceptable sur les deux premières saisons, plus importante sur la troisième. Mais compte tenu du niveau de la série-mère, le show est assez honorable… bien que totalement dispensable. Reste que ça aurait pu être bien pire.

commentaires

Blog Update ! - Octobre 2018 : Halloween Oktorrorfest 2018 - Le bilan

Publié le 10 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Update

L'Halloween Oktorrorfest 2018 est enfin terminé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec plus de 110 films fantastiques et d'horreur (sans oublier les séries) passés en revue pendant un peu plus d'un mois...

01 - Le Bouffon de l'Horreur (1994) - ?/6

02 - Tremors 6 : A Cold Day In Hell (2018) - 2.25/6

03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005) - 3.75/6

04 - The Cloverfield Paradox (2018) - 2.5/6

05 - Daphne & Velma (2018) - 2.25/6

06 - Mom and Dad (2018) - 2.5/6

07 - Hammer Horror : The Warner Bros Years (2018) - 4/6

08 - Flatliners : L'Expérience Interdite (2017) - 1.25/6

09 - The Cleanse (2016) - 3.5/6

10 - Le Rituel (2018) - 3.25/6

11 - Happy Birthdead (2017) - 3/6

12 - Jeepers Creepers 3 (2017) - 2/6

13 - Zombillénium (2018) - 4.5/6

14 - Zombiology (2017) - 2.5/6

15 - Dead Shack (2017) - 2.25/6

16 - Mayhem (2017) - 3/6

17 - Happy Family (2017) - 2.75/6

18 - Thale (2012) - 3.75/6

19 - Le Petit Vampire 3D (2017) - 2.5/6

20 - Le Manoir (2017) - 2.25/6

21 - Bad Apples (2018) - 1/6

22 - Cold Skin (2017) - 3.5/6

23 - Goal of the Dead (2014) - 2.75/6

24 - Children of the Corn : Runaway (2018) - 2.5/6

25 - Hellraiser : Judgment (2018) - 1.75/6

26 - Cargo (2017) - 3.5/6

27 - A Little Bit Zombie (2012) - 3.25/6

28 - Annabelle 2 : La Création du Mal (2017) - 3.5/6

29 - Zombies (2018) - ?/6

30 - La Malédiction Winchester (2018) - 1.25/6

31 - Dummie la Momie et le Tombeau d'Achnetut (2017) - 2.75/6

32 - Propriété Interdite (2011) - 1/6

33 - Delirium (2018) - 1.25/6

34 - Wolfcop (2014) - 3/6

35 - Another Wolfcop (2017) - 2/6

36 - 10x10 (2018) - 2/6

37 - Sans un Bruit (2018) - 3/6

38 - Le Secret des Marrowbone (2017) - 2.5/6

39 - Darkness Rising (2017) - 2.25/6

40 - The Crucifixion (2017) - 1/6

41- Neverknock (2017) - 2.5/6

42 - Hostile (2017) - 2.5/6

43 - Insidious 4 : La Dernière Clé (2018) - 1.5/6

44 - The Nanny (2018) - 3/6

45 - Devil's Gate (2017) - 3.5/6

46 - Vampire Cleanup Department (2017) - 3/6

47 - Hôtel Transylvanie 3 : Des Vacances Monstrueuses (2018) - 3/6

48 - Dead Night (2018) - 2.75/6

49 - Monsterman (2014) - 4/6

50 - Patient Zero (2018) - 2.5/6

51 - Les Enfants des Ténèbres (1991) & Ticks (1993) - 3/6 & 3/6

52 - The Creature Below (2016) & They Remain (2018) - 2.25/6 & 1/6

53 - Petits Cauchemars Entre Amis (1997) & Campfire Stories (2001) - 1.75/6 & 0.5/6

54 - En Plein Cauchemar (1983) & Petits Cauchemars avant la Nuit (1993) - 2.75/6 & 3/6

55 - Cat's Eye (1985) & Darkside, les Contes de la Nuit Noire (1990) - 2.5/6 & 2/6

56 - Terror Tract (2000) & Ghost Stories (2017) - 3.5/6 & 2.25/6

57 - Telemaniacs (1992) & Stepmonster (1993) - 3/6 & 3/6

58 - Après Minuit (1989) & Grim Prairie Tales (1990) - 1.5/6 & 3./6

59 - Les Sorcières (1990) & Troll (1986) - 3.5/6 & 4.5/6

60 - La Famille Addams (1991), Les Valeurs de la Famille Addams (1993) & La Famille Addams - La Comédie Musicale (Chicago Preview - 2009) - 4.25/6 & 5/6

61 - Witchboard (1986) & Witchboard 2 (1993) - 1.5/6 & 1.5/6

62 - Pumpkinhead : Le Démon d'Halloween (1988) & Pumpkinhead II : Blood Wings (1993) - 3.5/6 & 1/6

63 - Otoshimono : Ghost Train (2006) & The Lodgers (2017) - 2.25/6 & 3/6

64 - Phoenix Forgotten (2017) & Aliens : Zone of Silence (2017) - 2.25/6 & 0.5/6

65 - Full Moon High (1981) & National Lampoon's Class Reunion (1982) - 1.75/6 & 1.75/6

66 - Pandemonium (1982) & Wildling (2018) - 3/6 & 2.75/6

67 - Butcher : La Légende de Victor Crowley (Hatchet - 2006) & Butcher 2 (2010) - 3.5/6 & 1.75/6

68 - Butcher 3 (2013) & Victor Crowley (2017) - 3.5/6 & 1.5/6

69 - To Hell and Back (2018) & Undead or Alive : A Zombedy (2007) - 4/6 & 2/6

70 - He's Out There (2018) & Elizabeth Harvest (2018) - 1.5/6 & 2.5/6

71 - La Malédiction de la Vallée des Rois (1980) & Vampire Clay (2017) - 2/6 & 1.75/6

72 - Office Uprising (2018) & The Monster Project (2017) - 3.5/6 & 2.5/6

73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018) - 3.5/6 & 1.5/6

74 - Pyewacket (2017) & Blood Fest (2018) - 2.25/6 & 2.25/6

75 - Mara (2018) & Unfriended 2 : Dark Web (2018) - 1.5/6 & 2.75/6

76 - Better Off Zed (2018) & La Nonne (2018) - 2.5/6 & 2/6

77 - Look Away (2018) & Stephanie (2017) - 3/6 & 3.5/6

78 - Slender Man (2018) & The Hollow Child (2017) - 1.5/6 & 2.75/6

79 - All Hallows' Eve (2013) & Terrifier (2017) - 3/6 & 2.75/6

80 - Hérédité (2018) & Le Bon Apôtre (2018) - ?/6 & 3.75/6

81 - Chair de Poule 2 (2018) & Errementari : Le Forgeron et le Diable (2017) - 3/6 & 4.25/6

# Grand écran :

Une saison assez moyenne pour l'Oktorrorfest (littéralement : moins de la moitié des films chroniqués cette saison atteint la moyenne - un chiffre en chute libre si l'on ne prend en compte que les films dépassant la moyenne, et n'étant pas des oeuvres nostalgiques), un résultat assez mitigé probablement inhérent au fait que j'ai passé en revue, cette année, une majorité de nouveautés (le terme étant tout relatif, puisqu'il englobe pour moi des films de ces deux ou trois dernières années), et une minorité d'oldies, que l'on évoque par ce terme des films sincèrement nostalgiques (les Addams, Troll...), ou des films tout simplement plus anciens - et assez mauvais (certaines anthologies ou séries de films des années 80).

Et force est de constater que l'horreur moderne est loin d'être très réussie, du moins en ce qui concerne les flots de production mainstream, façon Blumhouse et compagnie.

On me rétorquera probablement que c'est faux, qu'un film comme Hereditary montre que l'horreur indépendante se porte bien, et qu'elle sait imposer de nouveaux "classiques instantanés". Seulement voilà : les "classiques instantanés" de l'horreur indépendante, généralement très stylisés et "artistiques", ne se montrent jamais à la hauteur de leur hype et de leur buzz, symptôme d'un web caisse de résonance qui fait probablement plus de mal que de bien aux films en question.

Comment garder son objectivité (dans un sens comme dans l'autre) devant un tel film (ou devant ses homologues des années précédentes, puisque c'est un phénomène désormais récurrent et annuel), quand tout le monde, critiques et internautes inclus, clame depuis des mois que c'est un chef d’œuvre incontestable, une date dans l'histoire du cinéma d'horreur, et que si tu n'aimes pas, c'est que tu n'as pas compris le film et son génie pourtant évident... ?

---

# Les 3 films du mois :

Cette année, les meilleures notes de l'Oktorrorfest - hors documentaires et "classiques" nostalgiques - ont été décrochées par des métrages assez inattendus.

- Errementari : le Forgeron et le Diable, un conte populaire stylisé et maîtrisé, et une très bonne surprise.

- Zombillénium, film d'animation français, et preuve qu'on peut nous aussi adapter nos bandes-dessinées avec succès, et sans tomber dans les comédies racoleuses mettant en vedette tel ou tel comique.

- Mention spéciale (et égalité) à The League of Gentlemen's Apocalypse, Thale et Le Bon Apôtre (3.75/6), trois propositions totalement différentes d'un cinéma de genre, avec d'un côté de la comédie anglaise macabre, de l'autre, une vision nordique et minimaliste des habitants de la forêt, et enfin, de la brutalité sectaire.

---

# Les 3 flops du mois :

Alors là, on a l'embarras du choix.

- À commencer par le pire film de l'Oktorrorfest 2018, un beau 0.5/6, avec Aliens : Zone of Silence (à égalité avec une anthologie de 2001), un found footage calamiteux, mal joué, mal écrit, mal pensé, et à oublier très vite.

- Viennent alors (1/6) Bad Apples (slasher amateur et sans intérêt), Propriété Interdite (quand la France utilise un postulat de maison hantée pour se lancer dans un pamphlet bancal et maladroit sur l'immigration clandestine), The Crucifixion (film d'exorcisme ultra-générique et quelconque), et They Remain (un film poseur qui tente d'être profond et artistique, mais ne parvient qu'à être creux et agaçant).

- Et puis, bien sûr, un duo de films plus "mainstream", avec Flatliners, et Winchester : c'est vide, c'est peu inspiré, ça n'a pas grand intérêt, et ça mérite son 1.5/6...

---

# Petit écran :

Un certain nombre de séries passées en revue, cette année, et peu de véritables déceptions, hormis la saison 1 de The Terror, que j'attendais pourtant avec une certaine impatience. Des séries comme Amandine Malabul, Spooksville ou Tremors ne m'ont pas particulièrement convaincu, mais je n'en attendais pas forcément grand chose à la base... 

Du côté comédie, l'Angleterre assure toujours le spectacle (Inside No.9 1, 2, 3, 4, épisode Spécial Halloween ; Le Club des Gentlemen) et la Nouvelle-Zélande s'avère elle-aussi une escale sympathique (à défaut d'être très mémorable - Wellington Paranormal, sorte de Death Valley à la sauce kiwi) ; et puis il y a Ash et ses cadavéreux, une série forcément inégale, mais néanmoins agréable à suivre.

Enfin, des anthologies, pour les plus jeunes (Creeped Out), ou pour les plus engagés politiquement (Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters) : plus ou moins inégal, plus ou moins inspiré, plus ou moins intéressant.

Sans oublier le succès de cette saison, The Haunting of Hill House, ou comment Mike Flanagan, véritable artisan et valeur sûre du cinéma de genre depuis plusieurs années déjà (cf les bilans des Oktorrorfests précédentes) revisite à sa sauce (celle d'un drame familial pluri-générationnel) l'un des classiques du genre, avec ingéniosité et maîtrise.

---

# À venir :

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2018 cède sa place, sur le blog des Téléphages Anonymes, à la rubrique habituelle Un film, un jour... ou presque ! avec un retour à des critiques quotidiennes de films plus "normaux", allant de Venom à des films d'animation super-héroïques (Constantine : City of Demons, Les Indestructibles 2...), en passant par des comédies (Johnny English Contre-Attaque), et bien d'autres choses encore. Sans même mentionner les séries tv, dont l'intégrale de la série The Detour, et la saison 2 d'Iron Fist...

Un petit mois, cependant, puisque dès le 1er décembre, le blog passe en mode Noël, pour sa Christmas Yulefest annuelle. Une Yulefest désormais traditionnelle chez les Téléphages, car très populaire, et avec chaque jour deux films de Noël passés en revue sur le blog...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2016 - 133 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (1)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Religion, Thriller, Science-Fiction

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Sector 7 (2011) :

Le personnel d'une plate-forme pétrolière située au large de la Corée du Sud est confronté à une créature sous-marine agressive, qui les décime un à un après être monté à bord...

Un monster movie sud-coréen qui se contente de reprendre le pire du cinéma de genre dérivatif des années 80, en lui rajoutant une bonne dose d'effets numériques laids (mouvements de caméra, scaphandre, incrustations ratées, monstre informe et mal finalisé, fonds verts immondes - comme lors de la poursuite à moto), un jeu outrancier et caricatural, une bande originale totalement ratée et un script cousu de fil blanc, aux clichés innombrables, et aux personnages assez bêtes.

Pas la moindre tension, pas le moindre suspense, pour un métrage franchement laborieux.

1.5/6

Teketeke (2009) :

Après la mort mystérieuse de sa meilleure amie, coupée en deux dans la rue alors qu'elle rentrait chez elle, Kana (Yuko Oshima) découvre l'existence de Teke Teke, une légende urbaine japonaise selon laquelle le tronc fantômatique d'une femme coupée en deux hanterait les rues de la ville, et s'en prendrait aux passants attardés osant la regarder ou portant du rouge. Avec l'aide de sa cousine, Rie (Mami Yamasaki), l'adolescente va mener l'enquête ; mais les deux jeunes femmes n'ont pas de temps à perdre, car elles ont toutes deux croisé le chemin de l'esprit, et quiconque survit à une première rencontre avec Teke Teke n'a droit qu'à un sursis de trois jours...

Un film d'horreur signé Kôji Shiraishi (encore lui, cf Occult, Noroi, Shirome, Cult, etc), et qui met en scène deux idols dans les rôles principaux de ce métrage inspiré d'une légende urbaine japonaise.

L'intérêt du métrage s'arrête à peu près là, malheureusement, puisqu'une fois passée la scène d'intro plutôt efficace (dans laquelle la créature, en vue subjective, traque une victime à ras le sol, dans les rues, scène rythmée par les cliquetis de ses ongles sur le bitume), et le meurtre de la meilleure copine, on retombe aussitôt dans du film d'horreur pour ados qui tourne rapidement à vide, fonctionnant sur des bases très familières (on pense à The Ring pour toutes les règles entourant Teke Teke, et son compte à rebours), et possédant un énorme ventre mou, le temps que l'enquête des deux héroïnes suive son cours.

On se retrouve donc avec facilement 40-45 minutes de néant sans la moindre tension entre le début et la fin (sur moins de 65 minutes une fois la scène post-générique inutile et le générique de fin enlevés, ça fait beaucoup), ce qui est d'autant plus frustrant que les apparitions de Teke Teke fonctionnent bien : le gimmick sonore annonçant son arrivée est efficace, le visuel recroquevillé du fantôme aussi, et ses déplacements, s'ils frôlent parfois le cartoon (je pense notamment à la scène de la voiture, qui commence très bien - la forme étrange de TekeTeke qui apparaît floue, en arrière plan, loin des filles - et se finit par un encastrage du fantôme dans la portière de l'auto, façon Bip-Bip et le Coyote, assez risible), ont quelque chose d'étrange et de tellement peu naturel que ça met aussitôt mal à l'aise.

Mais le ratio positif/négatif est malheureusement trop en défaveur du film pour mériter la moyenne.

2.25/6

Teketeke 2 (2009) :

Studieuse, complexée et distante, Reiko (Miu Nakamura) n'a qu'une amie dans son lycée, Natsuki (Sayuri Iwata) ; bientôt, elle s'attire l'hostilité de la clique des lycéennes populaires de sa classe, alors même que la légende urbaine de Teke Teke gagne en ampleur dans leur ville... Et lorsque les "ennemies" de Reiko commencent à être tuées, les unes après les autres, les soupçons se portent sur la jeune étudiante, qui possède un nom lourd de sens.

On prend les mêmes, et on recommence, ou presque.

Tourné en parallèle du premier Teketeke, avec la même équipe, cette suite dure 73 minutes... enfin, 73 - 4 ou 5 minutes de générique de fin et pas loin de 6 min 30 s de résumé de l'épisode précédent, et de mise à mort expédié de l'héroïne du premier film... donc au final, on est plus proche d'un métrage de 60 minutes.

Et pourtant, ce moyen-métrage parvient à souffrir des mêmes défauts que son jumeau, à savoir un rythme tout simplement atroce, et un récit qui préfère, à nouveau, se concentrer sur l'enquête et la légende à l'origine de Teke Teke, plutôt que sur son ambiance et sa créature effrayante.

On se retrouve donc encore à subir des explications interminables et bancales, amenées sur fond d'easy listening imbitable, alors que le postulat même du film - la revanche de Reiko sur ses congénères, en utilisant Teke Teke - aurait pu donner quelque chose de très sympathique. On en devine même quelques bribes dans les dernières scènes du film, qui retrouvent un peu d'efficacité, y compris dans leur ultime rebondissement.

Mais c'est bien trop tard pour inciter à l'indulgence.

1.5/6

Abattoir (2016) :

Julia (Jessica Lowndes), journaliste traumatisée par une tragédie familiale, et passionnée par les affaires criminelles, mène l'enquête sur Jebediah Crone (Dayton Callie), un homme étrange qui se spécialise dans le rachat de sites de crimes sanglants, d'où il prélève des pièces entières, pour les transplanter dans sa propre maison...

Il faut vraiment que je cesse de redonner une chance à Darren Lynn Bousman.

Repo ! était imbitable, Mother's Day discutable, 11 un navet millénariste ridicule, The Devil's Carnival insupportable, The Barrens raté, et son segment de Tales of Halloween insipide.

Donc sans surprises, cet Abattoir est une bouse (sans mauvais jeu de mots) particulièrement agaçante.

En même temps, lorsque le réalisateur présente son oeuvre comme au croisement de Seven et de Dark City, et qu'en fait, on se retrouve avec un navet qui passe 75 minutes à esquiver son sujet (la maison patchwork) pour nous raconter une enquête insipide et ultra-bavarde, plombée par des dialogues médiocres, des personnages caricaturaux et une interprétation assez faible, le tout dans un univers stylistiquement creux et cliché au croisement des films noirs et d'un monde contemporain... forcément, ça agace.

Le métrage n'a donc tout simplement aucun intérêt pendant tout ce temps, et s'avère ultra-bavard (pour ne rien dire), jusqu'à ce que l'héroïne se réveille enfin dans la maison hantée ; et là, alors que l'on aurait pu croire que, pour ces dernières 20 minutes, le récit décolle enfin un peu, on continue dans le bavardage : Dayton Callie est bon dans son rôle, mais ce rôle se résume à être un hôte accueillant l'héroïne dans sa maison hantée, pour un tour de manège digne de la Maison Hantée de Disneyland - les effets ne sont pas particulièrement laids, mais le tout n'est guère plus qu'une promenade dans une maison emplie de fantômes inoffensifs et jamais effrayants, le tout rythmé par les monologues sinistres de Jebediah Crone.

Et quand la fin du métrage arrive... on ne se dit qu'une chose : tout ça pour ça ?

0.5/6 (ça vaut probablement un tout petit peu plus, mais ça m'a tellement énervé que... non.)

Tell Me How I Die (2016) :

Lors des vacances de Noël, un groupe de jeunes vingtenaires (Nathan Kress, Virginia Gardner, Kirby Bliss Blanton, Ryan Higa, Mark Furze, etc) accepte de prendre part à des tests cliniques supervisés par un spécialiste distant (William Mapother), pour un médicament mystérieux qui s'avère capable de stimuler de manière inouie la mémoire de ceux le prennent. Rapidement, les cobayes découvrent que le médicament leur permet de prévoir le futur immédiat... mais un tueur mystérieux semble doté des mêmes capacités, qu'il exploite pour les tuer un par un.

Un film d'horreur indépendant à petit budget, qui vaut principalement pour sa photographie et ses décors (que ce soit la clinique de test ou les extérieurs enneigés), plutôt réussis, ainsi que pour son idée de départ qui, à défaut dêtre totalement originale (on est au croisement de Destination Finale et d'un film comme Bloodwork, par exemple), reste bourrée de potentiel.

Ce potentiel, malheureusement, n'est pas très bien exploité, les effets de la molécule restant anecdotiques et contenus au tout dernier quart d'heure du film (on y assiste ainsi aux prémices d'un duel de précogs, mais l'idée tourne court), et le rythme du métrage étant assez faiblard, jusqu'à finir le film à bout de souffle et prématurément ; niveau interprétation, si le cast est assez  sympathique et compétent (amusant de retrouver là un Nathan Kress qui a pris du muscle depuis iCarly, ou encore Ryan Higa), il souffre un peu d'une trop grande uniformité (tout le monde est beau, sexy et athlétique), de personnages pas très malins (on leur donne des instructions très strictes, et tout le monde les enfreint immédiatement), et d'un bad guy évident (le spectateur avisé devine rapidement qui le tueur peut bien être, et pourquoi il agit ainsi), en plus d'être totalement sous-exploité.

En somme, un slasher assez décevant, car trop long, trop mou, et souffrant d'une fin faiblarde et précipitée, mais qui est (un peu) sauvé des abysses par son cast, et par son rendu visuel.

2/6

L'Ange des Ténèbres (The Unholy - 1988) :

Après une chute mortelle dont il sort miraculeusement indemne, le Père Michael (Ben Cross) devient le pasteur de l'Église St Agnès, fermée pendant plusieurs années après la mort mystérieuse de son prédécesseur. Là, il découvre qu'il est l'Élu, et que sa mission est de combattre un démon maléfique et tentateur, qui, sous l'apparence d'une femme à demi-nue (Nicole Fortier), corrompt et tue d'innocentes victimes...

Ouhlà. Franchement, l'horreur des années 80, je suis toujours partant, et ce même si les films de cette époque ont rarement bien vieilli (ici, c'est le cas de l'apparence de la succube, en nuisette transparente et cheveux bouffants soufflant dans le vent, so eighties)... mais là... ouhlà.

Pourtant, ça ne commençait pas trop mal : du sang, un peu de nudité, la Nouvelle-Orléans, une ambiance de film noir avec un prêtre en lieu et place d'un détective, tout ça, c'est plutôt sympathique, pour un début.

Et puis en fait, progressivement, le film s'embourbe, perd tout rythme, enchaîne les déblatérations pseudo-religieuses... et finit dans un grand n'importe quoi, à base de monstre raté en latex, de nains en costumes de gobelins, et de prêtre qui lévite en faisant involontairement le salut nazi.

Il ne reste en fin de compte de ce film que quelques images réussies et assez jolies, ce qui est clairement trop peu pour maintenir le spectateur éveillé.

1.5/6

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2016 - 136 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (4)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Japon, Jeunesse, Anthologie, Action

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Vamp (1986) :

Keith (Chris Makepeace) et AJ (Robert Rusler), deux étudiants, veulent entrer dans la meilleure fraternité du campus. Mais ils doivent trouver une strip-teaseuse pour les membres, et se rendent donc à l'"After Dark Club", un club de strip-tease dirigé par Katrina (Grace Jones)... une danseuse aux dents longues.

Une comédie horrifique des années 80, qui a assez mal vieilli, n'est jamais vraiment drôle ni totalement horrifique (malgré des effets et des maquillages qui sont loin d'être désagréables ou ridicules), mais qui, pourtant, est très intéressante, car il ne fait aucun doute à mes yeux que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez s'en sont fortement inspirés, 10 ans plus tard, au moment d'écrire et de tourner Une Nuit En Enfer.

Tout est déjà là : le duo soudé qui va passer une nuit dans un club de strip-tease mal famé, dirigé par une strip-teaseuse aux prestations hypnotiques ; le nom du club (After Dark, qui est aussi la fameuse chanson du strip-tease de Salma Hayek) ; le changement soudain de genre au bout de 30 minutes de film, lorsque l'on découvre que le club est un club de strip-teaseuses vampires ; le portier à grande gueule ; l'un des deux protagonistes qui est mordu par la strip-teaseuse en chef, et devient un vampire ; le déroulement du métrage, qui se finit face à la lumière du jour ; l'apparence des vampires, bestiaux et difformes ; etc.

On a souvent l'impression d'assister à un proto-Nuit en Enfer, un brouillon très daté, mal rythmé, racoleur, aux éclairages aux néons multicolores dignes de Joel Schumacher, et aux personnages antipathiques (même le personnage de DeeDee Pfeiffer est d'une bétise confondante)... mais un brouillon indubitable (bien que dispensable).

Et rien que pour ça, ma note remonte jusqu'à la moyenne.

3/6

Dans le Noir (Lights Out - 2016) :

Fille d'une mère dépressive (Maria Bello), Rebecca (Teresa Palmer) a quitté la maison familiale, traumatisée, et hantée par le souvenir d'une présence fantômatique et agressive, Diana, qui vivait dans la pénombre de sa demeure. Désormais, son petit frère (Gabriel Bateman) doit faire face à la même présence ; refusant de dormir, il finit par attirer l'attention des services sociaux, et Rebecca est alors contrainte de renouer avec sa mère, pour tenter de protéger le jeune garçon...

Une adaptation d'un court-métrage de quelques minutes à peine, ce film participe de cette tendance aux longs-métrages horrifiques très économiques, façon Blumhouse productions, et est ici produit par James Wan.

Au programme, une déclinaison du concept de l'ami(e) imaginaire et de la peur du noir, au script très générique et cousu de fil blanc, qui donne presque l'impression que l'on est revenu au début des années 2000, à l'époque des Nuits de terreur & compagnie.

La thématique de l'abandon est assez basique, la réalisation aussi, les personnages ont des arcs télégraphiés, on voit venir tous les jump scares, bref, on est en terrain archi-balisé, et il n'y a rien de vraiment mémorable dans le lot.

Heureusement, la distribution est plutôt sympathique, et le film ne fait que 80 minutes tout compris, ce qui aide à être indulgent.

2 + 0.5 pour le cast = 2.5/6 (vite vu, vite oublié)

Fender Bender (2016) :

Après un bref accrochage en voiture avec un homme étrange (Bill Sage), Hilary (Makenzie Vega), une adolescente de 17 ans, devient la proie de ce dernier, qui l'assiège chez elle, alors que ses parents l'y ont laissée seule...

Un slasher ultra-basique, à l'écriture, à la réalisation (de Mark Pavia, responsable des Ailes de la Nuit) et à l'interprétation assez médiocres, et dont toute l'ambiance repose sur la musique rétro-80s de Night Runner, et sur un désir de faire volontairement un slasher à l'ancienne.

Le problème étant que la limite entre "à l'ancienne" et "cliché au possible" est très mince, et que ce Fender Bender accumule les gros clichés du genre "le tueur est dans la maison !" sans rien apporter de neuf ou de particulièrement efficace.

Le plus agaçant, en fait, c'est qu'avec un postulat de ce type - une jeune femme devient la proie d'un conducteur fou après un accident de voiture - , on aurait pu avoir un film à la Boulevard de la Mort, avec des poursuites, une énergie non-stop, de la nervosité, etc.

Mais non : une pauvre fille, une maison, un tueur, trois autres ados qui servent de chair à canon, de la pseudo-tension qui se dégonfle systématiquement, un montage mollasson et des angles de caméra quelconques, des protagonistes assez stupides (tout le duel final est un festival de conneries et de décisions idiotes)... c'est tellement médiocre pendant le plus clair de son temps que je ne comprends vraiment pas les critiques indulgentes et positives qui fleurissent outre-Atlantique.

On se contentera donc de retrouver Cassidy Freeman durant la scène d'intro, dans le rôle ingrat de "la fille qui rentre chez elle, prend un bain, et se fait tuer avant le carton-titre". C'est peu, m'enfin bon.

1.25/6

All Hallows' Eve (2016) :

Le jour de son 18ème anniversaire, Eve (Lexi Giovagnoli) apprend qu'elle est l'héritière d'une dynastie de sorcières, qui se transmettent une amulette magique de mère en fille. Mais alors qu'elle décide d'utiliser ces nouveaux pouvoirs pour invoquer l'esprit de sa mère décédée, elle finit par invoquer celui d'une ancètre cruelle et maléfique (Diane Salinger). Avec l'aide de sa meilleure amie (Ashley Argota) et de son nouveau famillier, Barnaby (Martin Klebba), Eve va alors tenter de corriger ses erreurs, et d'empêcher que le pire ne se produise...

Une comédie pour adolescents produite par MarVista, et par conséquent, ultra-fauchée et médiocre.

D'après ce que j'ai compris, ce métrage était initialement présenté, pendant son tournage, comme un futur téléfilm Disney, mais vu le budget et la qualité globale du tout, je doute que ça ait vraiment appartenu à Mickey, et ce malgré des visages familiers et assez sympathiques : Giovagnoli (qui jouait les étudiantes romantiques pour trentenaire dans La Promenade de Noël, en 2015, et ici joue les adolescentes à peine majeures), Argota (toujours attachante, et qui vole la vedette à l'héroïne), Klebba, DeLuca...

Malheureusement, le tout est laborieux, très mal rythmé, assez médiocrement réalisé et écrit (il y a une étrange gay vibe qui se dégage de tout le métrage... ce qui n'est pas forcément surprenant quand on réalise que le scénariste est ouvertement gay, et que son film le plus connu est une comédie romantique aux protagonistes déguisés en femmes), avec des effets numériques sans le moindre budget, et une interprétation en roue libre.

On est vraiment dans le fond de catalogue de MarVista, là... et le poster de ce téléfilm est probablement ce qu'il y a de plus réussi dans ce projet.

1.25/6

Patient Seven (2016) : 

Le Dr. Marcus (Michael Ironside), psychiatre expert faisant des recherches pour un nouvel ouvrage, décide de s'intéresser à six patients (Anna Rose Moore, Daniel Lench, Sirry Jons, Amanda Graeff, Grace Van Dien, William Mark McCullough) du Spring Valley Mental Hospital, tous particulièrement dangereux et déséquilibrés. Mais leurs témoignages sont tous empreints de surnaturel et d'improbable, et les apparences sont particulièrement trompeuses...

Une anthologie américaine qui joue un peu la carte de l'arnaque, puisqu'elle se contente de regrouper une poignée de courts-métrages internationaux sortis ces 10 dernières années, et de leur greffer un fil rouge assez bancal et capillotracté, et expliquant que ce sont les témoignages des patients interviewés par ce bon vieux Michael Ironside.

L'avantage évident, c'est que ça permet à la production de faire de grosses économies ; l'inconvénient, c'est que le fil rouge n'a généralement absolument rien à voir avec les segments, et, dans le pire des cas, les spoile grossièrement et maladroitement.

# Patient 1 - The Visitant (USA, 2014) : Une mère psychotique (Amy Smart) tente d'assassiner ses filles car elle est persuadée que celles-si sont attaquées par une créature démoniaque (Doug Jones boosté aux CGI médiocres) ; à part le clin d'oeil à Shining, et la présence de Smart, toujours sympathique, c'est trop court pour être marquant.

# Patient 2 - The Body (UK, 2013) : Le soir d'Halloween, un tueur à gages (Alfie Allen) tente de finir un contrat et de se débarrasser du corps, mais il finit par être interrompu par des fêtards persuadés qu'il est costumé pour faire la fête. Plutôt amusant et décalé, l'un des plus longs courts-métrages du lot.

# Patient 3 - Undying Love (Islande, 2011) : Dans un environnement post-apocalyptique, un survivant humain sauve une jeune femme de hordes zombies, et la ramène chez lui ; honorable, mais assez prévisible, dans l'absolu.

# Patient 4 - The Sleeping Plot (Nouvelle-Zélande, 2013) : Une fillette est prête à tout pour réunir un peu d'argent, et s'acheter une pelle... mais pourquoi ? ; un court plus léger et amusant, sans plus, d'autant qu'il est, là aussi, un peu prévisible. 

# Patient 5 - The Banishing (USA, 2013) : Après la mort de leur chien, de la main de sa petite soeur possédée par un fantôme, une adolescente décide de faire un rituel pour bannir ce mauvais esprit ; pas trop mauvais, mais l'esprit a une apparence risible, et le rebondissement final est affreusement téléphoné et dérivatif.  

# Patient 6 - Death Scenes (UK, 2012) : Accusé de nombreux meurtres sanglants, un homme est interrogé par un officier de police ; une histoire de vampires malheureusement ruinée par le fil rouge, qui en révèle la nature avant même le début du segment ; ce n'est donc pas forcément désagréable, mais tout effet de surprise est absent, et donc, ça perd beaucoup de son intérêt.

# Patient 7 - Evaded (Suède, 2013) : Perdus au milieu de nulle part, un garçon et sa mère trouvent une voiture abandonnée, et décide de la prendre pour fuir une apocalypse zombie ; encore une historie de zombies, reliée à l'arrache au fil rouge global, et qui fonctionne surtout pour son ambiance glaciale et sa nature suédoise enneigée. À part ça, c'est basique au possible, avec une post-synchro aléatoire.

# Fil rouge : une écriture et une interprétation manquant de subtilité, et un rebondissement final affreusement dérivatif et éventé, qui a le mérite de justifier, à posteriori, la structure bancale et le rapiéçage exercé pour tenter de relier le fil rouge aux courts-métrages. Mais ça ne va pas beaucoup plus loin, et on est vraiment dans le déjà vu sans grand intérêt.

En fin de compte, une anthologie assez médiocre et inégale, qui tente de manger à tous les râteliers de l'horreur, en mélangeant les courts-métrages, les genres, et le niveau de professionnalisme. Résultat : la mayonnaise ne prend pas vraiment, et on finit avec un 

2.5/6

Blood - The Last Vampire (2009) :

Sous ses allures d'éternelle écolière, Saya (Jun Ji-hyun) est en réalité un demi-vampire japonais vieux de plus de 400 ans et qui, sans relâche, combat les autres buveurs de sang en secret, afin de protéger l'humanité. Dans les années 70, elle est envoyée sur une base militaire américaine, afin d'y traquer la génitrice de tous les vampires du monde, Onigen (Koyuki). Et sur place, elle reçoit l'assistance inattendue d'Alice (Allison Miller), la fille du chef de la base...

Jamais vu/lu l'oeuvre d'origine ou ses suites, mais une chose est sûre, ce n'est pas après avoir vu ce succédané de Blade en jupette que je vais avoir envie de me plonger dans cette franchise.

Ce film réalisé par un frenchie est en effet des plus médiocres, entre sa photographie très laide, ses effets spéciaux numériques ayant déjà 15 ans de retard à sa sortie (le sang virtuel est tout simplement risible), son interprétation très très inégale (Miller et Jun Ji-hyun s'en sortent très honorablement, les autres nettement moins), son script dérivatif et cousu de fil blanc, son illustration musicale sans inspiration, et sa période temporelle jamais perceptible (c'est supposé se dérouler dans les années 70, mais tout est tellement filmé/éclairé/etc de manière moderne qu'on n'en a jamais l'impression).

Zéro subtilité, donc, et zéro intérêt, si ce n'est lorsque le film s'essaie au cinoche asiatique surnaturel façon chambara, durant ses flashbacks, où là, ça ressemble enfin un peu à quelque chose. Un peu. Mais l'on passe son temps à se demander si la seconde équipe n'y est pas pour quelque chose.

Énorme bof, donc.

1.5/6

commentaires
<< < 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 > >>