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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Halloween Oktorrorfest 2016 - 14 - Les Copains et la Légende du Chien Maudit (2011)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Disney

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Les Copains et la Légende du Chien Maudit (Spooky Buddies) :

Dans la ville de Fernfield, le jour d'Halloween, Warwick (Harland Williams) le sorcier maléfique est malencontreusement réveillé par une bande d'enfants accompagnés de leurs chiots, les Copains. Il n'a alors qu'une seule idée en tête : sacrifier les âmes de plusieurs chiots appartenant à la même portée, afin d'invoquer le Chien Maudit, et d'ouvrir la porte menant à l'Outre-Monde....

Honnêtement, quand je me mets devant une production Disney estampillée Halloween, je sais d'avance qu'il ne faut pas que je place la barre trop haut, ou que je juge un tel film familial avec les mêmes critères scénaristiques que j'appliquerais au travail d'un réalisateur réputé, à l'oeuvre sur un blockbuster à plusieurs centaines de millions de dollars de budget.

Généralement, je garde toujours à l'esprit que la cible première d'un tel DTV Disney, ce sont de jeunes enfants peu exigeants, d'autant plus lorsque le film en question met en scène des chiots qui parlent. Ici, avec cette énième déclinaison de la franchise des Copains (les Air Buddies, franchise elle-même déclinée du film Air Bud et de ses suites), je ne m'attendais qu'à une ou deux choses : un minimum d'ambiance automnale et "halloweenesque", des enfants qui ne jouent pas trop mal, quelques visages familiers, et des chiens sympathiques.

Et franchement, je n'ai pas été déçu sur ces points précis, et je dirais même plus que j'ai été très agréablement surpris par la direction artistique et le rendu visuel, globalement très réussis, et quasiment dignes d'une production cinéma pour enfants.

L'ambiance d'Halloween "à l'américaine" est omniprésente, envoûtante, elle dégouline de chaque image, le score est ample et orchestral, et le film aurait probablement récolté un 3/6 indulgent de ma part... s'il n'était pas un plagiat éhonté de Hocus Pocus : Les Trois Sorcières.

Parce que forcément, qui dit Halloween et Disney, dit forcément Hocus Pocus.

Et visiblement, c'est aussi ce que s'est dit le scénariste, puisque ce Spooky Buddies reprend toutes les grandes lignes du film de 1993, ainsi que bon nombre de ses scènes :

- on se retrouve ainsi dans une petite bourgade américaine de la côte Est, où une légende locale veut qu'un sorcier ait été vaincu par les villageois après qu'il ait pratiqué une série de sacrifices sur les chiots locaux ;

- ce même sorcier est ramené à la vie par de jeunes maladroits qui se sont introduits dans sa maison abandonnée, un soir d'Halloween, pendant la tournée du Trick Or Treat. Le sorcier a alors jusqu'à l'aube pour mettre la main sur son grimoire, dérobé par les enfants, et pour terminer le rituel interrompu, s'il ne veut pas retourner au néant.

- les héros sont accompagnés et aidés par l'esprit d'une des victimes sacrifiées par le sorcier, esprit qui prend l'apparence d'un animal domestique parlant ;

- ils sont un temps poursuivis par un semi-zombie obéissant au sorcier, et qui les chasse jusqu'à la salle des fêtes du village, où tous les parents sont réunis pour un bal costumé, tandis que sur scène, un groupe maquillé de manière sinistre reprend une chanson connue à la thématique appropriée (ici, ce n'est pas I Put A Spell on You, mais le Monster Mash) ;

- ces mêmes parents ne croient pas leurs enfants quand ceux-ci interrompent le bal pour les prévenir, et retournent à leur concours de costumes, appréciant notamment au passage la qualité du "costume" du zombie... avant de, plus tard, finir par être tous hypnotisés par le sorcier.

- le sorcier, justement, n'est pas très doué, est effrayé par les costumes des enfants qu'il croise dans la rue ("des démons !"), les imite en frappant à certaines portes, et prend les adultes déguisés qui lui répondent pour des forces surnaturelles.

- on a droit à un face à face dans un cimetière, forcément.

- et n'oublions pas deux autres enfants de la ville, les brutes de service, qui sont capturés par le sorcier, et finissent par aider certains des héros à s'échapper des griffes du malfaisant...

Autrement dit, vous prenez Hocus Pocus, vous remplacez les trois sorcières par un sorcier cabotin, ses victimes canines par des enfants, vous remplacez le chat parlant par un chien parlant, et le trio de protagonistes par une demi-douzaines d'enfants (chacun avec son chien attitré), et voilà, à un ou deux menus détails près, vous vous retrouvez avec ce Copains et la Légende du Chien Maudit.

Autant dire que, malgré ses qualités de production, ce DTV Disney est particulièrement frustrant, pour ne pas dire énervant... d'autant plus qu'il est assez décousu dans sa narration (probablement rythmée de manière à accommoder les coupures de pub de Disney Channel), et que le Chien Maudit du titre finit par être vaincu... par un pet.

3/6 - 1.5 de pénalité pour le plagiat = 1.5/6 pour la direction artistique et l'ambiance.

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Catch Review : Chikara King of Trios 2015 - Night 1

Publié le 29 Mai 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Chikara

Mieux vaut tard que jamais : avec plus de neuf mois de retard, et plus de 18 mois de sevrage de la Chikara suite à leur reboot assez agaçant, je m'attaque enfin au King of Trios 2015 de la compagnie, en commençant par la Night 1.

Chikara King of Trios 2015 - Night 1 :

- Brève promo backstage de la team UK/Attack !, avec Mandrews en tête d'affiche.

- Sean Waltman aux commentaires. Bonne ambiance dans la salle.

- Team United Nations (Juan Francisco de Coronado, The Proletariat Boar of Moldova & Mr. Azerbaijan) vs Team Attack ! (Mandrews, Pete Dunne, Morgan Webster). Hey, une mention de la TNA aux commentaires, c'est rare. Un peu de comédie, un peu de voltige, un peu de technique, un peu de triche... rien d'exceptionnel, mais ça se regardait tranquillement, en guise d'ouverture de show. Mandrews, par contre, montre là qu'il a toujours été honteusement sous-exploité à la TNA.

- Promo gueularde du BDK 2.0... 3.0 ? 4.0 ?

- Team BDK (Jakob Hammermeier, Nøkken and Soldier Ant) vs Team Fight Club Pro (Daniel Moloney, Trent Seven and Tyler Bate). Hammermeier s'est bien ramolli, et là encore, un match qui mèle un peu tous les genres, et n'est pas forcément très mémorable, mais rien de honteux néanmoins. La Team FCP, constituée de petits jeunes (Tyler Bate, 18 ans, la force d'Antonio Cesaro, le gabarit de Rusev, et la fluidité d'un vétéran), est assez prometteuse.

- Team Crown and Court (Los Ice Creams & Princess KimberLee) vs Team Arcane Horde (Batiri & Oleg the Usurper). Un match mixte original et intéressant, avec (forcément) beaucoup de comédie, mais aussi de l'action assez solide, notamment de la part de KimberLee. Un peu brouillon par moments.

- Team Blue World Order (Stevie Richards, The Blue Meanie, Simon Dean) dans une promo improvisée plutôt fun et décomplexée.

- Team bWo vs Devastation Corporation. Comme d'habitude, je me demande pourquoi la WWE n'a pas encore recruté un ou plusieurs membres de la Devastation Corp : ils sont gigantesques, agiles, et plutôt bien entraînés, et s'intègreraient sans problème, avec un changement de gimmick, au roster de la WWE. Malheureusement trop de meublage et de comédie dans ce match, et le bWO n'est plus aussi dynamique qu'avant, donc le match n'est pas très bon. M'enfin ils restent populaires.

- Team Battleborn (Kevin Condron, Lucas Calhoun & Missile Assault Man) vs Team Dasher's Dugout (Dasher Hatfield, Icarus & Mark Angelosetti). Comme d'habitude (bis), je me demande pourquoi la WWE ou la TNA n'a pas encore recruté Mark Angelosetti : il est athlétique, agile, très bien entraîné, il a un visage de jeune premier et s'intègrerait sans problème dans une équipe ou dans une division cruiserweight. Un match nettement plus sérieux, très orienté lutte et action, avec un Missile Assault Ant qui, sans son masque, ressemble à un Briscoe, et un Kevin Condron affreusement transparent, malgré les efforts des commentateurs, qui tentent de le faire passer pour un Raven ou un Jimmy Jacobs manipulateur.

- Team Bullet Club (Aj Styles & The Bucks) vs Team Battle Hive (Fire Ant, Worker Ant & Amasis Pharaoh Ant). Oh la vache, on passe tout de suite au niveau au-dessus, forcément, avec des pros dans le ring, de la voltige dans tous les sens, et un rythme effréné. Encore une fois, plusieurs mentions de la TNA aux commentaires en parlant d'AJ (alors que toutes les années précédentes, les commentateurs évitaient volontairement de citer la compagnie), et un match très réussi, malgré l'abus habituel des superkicks made in Young Bucks. À noter un moment amusant, quand AJ glisse en bondissant sur la troisième corde, et passe la fin du match à en vouloir à la corde, à lui jeter des regards assassins, et à aller jusqu'à demander un double superkick des Bucks sur la corde, pour le venger.

- Team Snake Pit (Eddie Kingston, Ophidian & Shynron) vs Team Nightmare Warriors (Frightmare, Hallowicked & Silver Ant). Là aussi, du lourd, entre cinq hommes qui se connaissent par coeur, et Shynron qui virevolte dans tous les sens. J'ai presque envie de faire comme pour Angelosetti et la Devastation Corp, et demander pourquoi Shynron n'est pas à la TNA, mais bon, la X-div est cause perdue, je crois... Un bon match spectaculaire, avec un Shynron superstar, qui place des trucs tellement improbables et incroyables qu'il éclipse tout le monde. (et bien sûr la TNA l'a fait jobber en trois minutes contre un Jeff Hardy boiteux qui a contré toutes ses attaques *soupir*)

- Team Gentleman's Club (Chuck Taylor, Drew Gulak & the Swamp Monster) vs Team Lucha Underground/AAA (Aero Star, Drago and Fénix). Une équipe lucha très aérienne et technique, contre une équipe pas très sérieuse, avec un Drew Gulak qui apporte une touche technique très intéressante, un Chuck Taylor qui crie et rale tout le temps, et un Swamp Monster qui fait n'importe quoi et se prend pour Low Ki. Un match solide, qui s'envole sur la toute fin.

 

Pas de grosse surprise pour cette première soirée du KOT 2015, plutôt bookée de manière cohérente et intelligente : les quatre premiers matches sont assez dispensables malgré les catcheurs invités, mais la carte monte ensuite en puissance de belle manière, et laisse augurer du meilleur pour les deux nuits suivantes.

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Un film, un jour (ou presque) #334 : X-Men - Apocalypse (2016)

Publié le 10 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Marvel, Science-Fiction, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

X-Men - Apocalypse :

Depuis l'aube de l'humanité, Apocalypse (Oscar Isaac), le premier mutant, est vénéré comme un dieu, et passe de corps en corps, accumulant les pouvoirs et les règnes au fil des générations. Toujours entouré de quatre autres mutants dont il décuple la puissance, Apocalypse a cependant été trahi, et enterré pendant des millénaires dans les ruines de sa pyramide. Mais alors que débutent les années 1980, et que l'existence des mutants devient connue de tous, Apocalypse sort enfin de son sommeil, bien décidé à reconquérir son trône. Pour arrêter Apocalypse et ses quatre Cavaliers - Psylocke (Olivia Munn), Tornade (Alexandra Shipp), Angel (Ben Hardy) et Magneto (Michael Fassbender) -, le professeur Xavier (James McAvoy) ne peut compter que sur Moira MacTaggert (Rose Byrne), sur Vif-Argent (Evan Peters), sur Mystique (Jennifer Lawrence), sur Fauve (Nicholas Hoult), et sur une équipe de jeunes recrues mutantes, maîtrisant à peine leurs pouvoirs - Cyclope (Tye Sheridan), Jean Grey (Sophie Turner) et Diablo (Kodi Smit-McPhee)...

Aucune surprise : comme je le mentionnais dans ma critique de la Rogue Cut de X-men : Days of Future Past, je continue d'avoir un rapport étrange aux films de Bryan Singer. Le premier visionnage est généralement très positif, puis ils vieillissent très mal dans mon esprit, et lorsque je les revois, je suis souvent agréablement surpris, et les points positifs prennent alors le pas sur les faiblesses indéniables et récurrentes des métrages de Singer.

Ici, ce sera probablement une nouvelle fois le cas avec cet X-men : Apocalypse... même si je soupçonne ce métrage de vieillir nettement plus mal que son prédécesseur, dont la Rogue Cut achevait de lui donner la forme initialement désirée. Car en vérité, cet X-men : Apocalypse ressemble un peu à une occasion partiellement manquée, et ce par la faute de certains des choix inhérents à la franchise X-men.

Mais commençons par le commencement : les années 80. Et là, première occasion manquée : le film n'exploite pas assez son époque. En fait, à une scène ou deux près, à une coiffure ou deux près, il aurait pu se passer aujourd'hui que ça ne changerait absolument rien au résultat final.

Et qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : j'adore le fait que Singer ait ouvertement décidé de placer chaque film dans une décennie temporelle différente ; en effet, ça pose des problèmes de continuité et de non-vieillissement des acteurs... mais honnêtement, je m'en moque royalement. Cyclope était dans les comics des années 60, il est toujours là dans les années 2010, personne ne se pose la question du pourquoi ou du comment, c'est simplement un concept comme un autre : des personnages intemporels qui vivent des aventures à toutes les époques, sans trop se soucier du réalisme et de la continuité.

Mais reste que le potentiel des années 80 est franchement sous-exploité dans ce film... autre potentiel sous-exploité : les X-men en eux-mêmes. On aurait pu croire que Singer veuille aller dans une direction originale, et éviter de retomber dans du déjà-vu... mais non. Visiblement, Singer veut régler ses comptes avec X-men 3, et se réapproprier certains personnages de la trilogie originale : résultat, on se retrouve une nouvelle fois avec Cyclope, Tornade, Diablo, Jean Grey/le Phénix (pas très convaincante, la Sophie Turner, d'ailleurs), au détriment de pas mal de seconds couteaux qu'on aurait voulu voir un peu plus (Jubilee, etc).

Au rayon recyclage envahissant, Magneto, encore et toujours traumatisé, Mystique (Jennifer Lawrence a l'air de s'ennuyer royalement, et ne sert pas à grand chose), Moïra (qui fait de la figuration), Wolverine... et la scène de Vif-Argent, qui fait redite avec le film précédent (mais qui est tellement drôle qu'elle en est peut-être même meilleure)...

Les nouveautés, maintenant : Psylocke est inexistante, Angel n'est pas bien plus présent, et Apocalypse... pauvre, pauvre Apocalypse. Il manque cruellement de carrure, de charisme et d'ampleur, tant physique que scénaristique, et Oscar Isaac a beau faire de son mieux, il n'arrive jamais vraiment à le rendre menaçant.

Autant dire qu'avec ce méchant décevant, tous ces personnages sous-développés, cette tendance à la redite, cette bande originale aux 2/3 oubliables (le dernier tiers étant toute l'introduction d'Apocalypse en Égypte, avec choeurs grandiloquents très réussis ; le thème habituel des X-men, plutôt bien réorchestré ; une brève reprise de Beethoven ; et un second thème mémorable... mais qui ressemble beaucoup trop à The Ecstasy of Gold de Morricone) et un abus de destruction numérique assez médiocre (de manière générale, les effets spéciaux - paysages et doublures numériques - manquent ici de rendu et de réalisme, et sont donc très frustrants), le film a de quoi décevoir, ce qui explique probablement les critiques très mitigées.

Et pourtant, malgré tous ces défauts, je n'ai pas vraiment vu le temps passer, et lorsque l'affrontement final est arrivé, avec son travail en équipe, son duel psychique, et l'apparition du Phénix, j'étais vraiment dedans.

En résumé, c'était donc une séance mitigée, frustrante, mais néanmoins légèrement positive.

Dernier problème : la scène post-générique qui, si elle commençait de manière amusante (les serpillières, l'aspirateur... je m'attendais presque à ce que les hommes en costume soient les agents d'assurance du Colonel Stryker venus évaluer les dégats), se finit de manière plate, en promettant quelque chose qui, pour être franc, ne m'inspire pas du tout.

3.5/6 (en espérant, sans trop y croire, l'équivalent d'une Rogue Cut qui permette de revoir le film à la hausse en en gommant certains défauts)

 

EDIT de Mars 2017 :

Après avoir revu le film, je ne peux m'empêcher de baisser sa note à un tout petit 3/6. En fait, ce qui se dégage vraiment de ce métrage, c'est une impression d'inabouti, de raté, un projet mis en chantier trop vite, à partir d'un premier jet de scénario pas assez travaillé, et au rendu visuel trop faible - que ce soit dans la direction artistique ou dans les effets spéciaux - pour compenser l'ampleur et les points faibles du script. Vraiment dommage, et une belle occasion manquée.

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Un film, un jour (ou presque) #938 : La Grande Aventure Lego 2 (2019)

Publié le 11 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Review, Fantastique, Action, Aventure, Jeunesse, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

La Grande Aventure Lego 2 (The Lego Movie 2 : The Second Part - 2019) :

Cinq ans après l'arrivée destructrice des Duplos à Bricksburg, le monde paisible des Legos est devenu un paysage post-apocalyptique où tout le monde doit se battre pour survivre. Seul Emmet (Christ Pratt) conserve son optimisme... jusqu'à ce qu'il ait une vision de l'Armamageddon, la fin du monde imminente qui menace les siens. Et lorsque le Général Sweet Mayhem (Stephanie Beatriz) de l'armée Duplo arrive en ville et enlève tout un groupe de héros - Batman (Will Arnett), Lucy (Elizabeth Banks), Benny (Charlie Day), MetalBeard (Nick Offerman), and Unikitty (Alison Brie)- pour les ramener à sa Reine, Watevra Wa'Nabi (Tiffany Haddish), Emmet décide de traverser les étendues spatiales pour les secourir, avec l'aide de Rex Dangervest, un héros mystérieux sorti de nulle part...

Étrange déception que ce Lego Movie 2, après un premier volet surprenant et inattendu : peut-être doit-on y voir les conséquences de l'absence, à la réalisation, de Lord & Miller, scénaristes et réalisateurs du premier volet (remplacés ici par un réalisateur mercenaire aux faits d'armes peu glorieux), ou bien celle, au scénario, de Dan & Kevin Hageman... mais même en prenant tout cela en compte, le film a toujours des problèmes d'écriture assez gênants, comme s'il avait été écrit à la va-vite, et qu'il manquait d'un jet ou deux pour paufiner tous ses soucis.

Le premier film avait pour force principale, outre son humour, un second degré de lecture assez touchant arrivant dans sa dernière partie, et recontextualisant les conflits du monde Lego (que l'on suivait depuis le début du film), lesquels devenaient le symbole des rapports conflictuels entre un garçon et son père, qui ne partageait pas sa passion avec lui, et qui préférait l'ordre stérile et figé de l'âge adulte à la fantaisie chaotique de l'enfance.

Cela fonctionnait très bien parce que c'était imprévisible, sincère, et que le mélange images de synthèse/prises de vue réelles (avec notamment Will Ferrell) rajoutait une dimension captivante au tout.

Le problème, avec ce second volet, c'est que ce qui était autrefois un second degré de lecture assez subtilement amené et présenté est devenu le sujet même du film, quelque chose de surligné et d'explicité tout au long du récit, mais aussi quelque chose qui fait un peu redite, par rapport au premier film.

Ici, en vrac, le film parle de l'adolescence, du changement, des conflits générationnels, de la rebellion, du refus de grandir et de changer, du refus du cynisme, etc, que ce soit au niveau des deux enfants, qu'à celui des figurines.

Mais là encore, un énorme manque de subtilité fait que le spectateur a constamment une demi-heure d'avance sur le métrage : les intentions et la nature réelle de la reine Duplo, l'identité (amusante et méta) de Rex, la nature de l'Armamageddon, etc - tout est évident, et perd d'autant plus en force et en impact lorsque le script tente de présenter ces informations comme des révélations.

À noter par ailleurs que le film est un peu plus décousu, et bien moins centré sur Emmet, qu'auparavant : ce second volet se partage entre Emmet et Lucy (faut-il y voir une réponse aux critiques adressées au premier volet, et à son personnage d'élu loser éclipsant le personnage féminin fort™®® de l'histoire ?), cette dernière occupant le devant de la scène dans ce métrage, et une place conséquente est réservée à la Reine interprétée par Tiffany Haddish, décidément bien à la mode ces temps-ci outre-atlantique.

Une Reine qui, univers féminin oblige (apparemment), a droit à plusieurs chansons, pas forcément très inspirées, et qui semblent faire office de remplissage, pour tenter de capturer à nouveau le succès de Everything is Awesome.

En vain : le film, dans son ensemble, reste agréable à suivre, toujours très réussi techniquement, et son humour fait toujours mouche, mais il faut bien avouer que la magie n'opère pas vraiment.

The Lego Movie 2 semble souvent en pilotage automatique, un peu laborieux (notamment au niveau de l'intégration, dans l'univers présenté, des gammes Lego pour petites filles), et trop occupé à tenter de retrouver studieusement le délicat équilibre du premier opus pour s'apercevoir qu'un peu plus de recul (et peut-être une main un peu plus leste et moins sage à la réalisation) suffit parfois pour faire des miracles.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2014 - 84 - Trilogie Donna VanLiere : Les Souliers de Noël, Le Miracle du Coeur & De l'Espoir pour Noël

Publié le 11 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Christmas, Noël, CBS, Lifetime, Drame, Romance

Noël est passé, les Rois sont arrivés, mais avant de tirer sa révérence, la Christmas Yulefest 2014 joue les prolongations sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un Bonus Round d'une semaine afin de boucler dignement ce marathon de cinéma festif de fin d'année...

Les Souliers de Noël (The Christmas Shoes) :

À l'approche de Noël, Maggie Andrews (Kimberly Williams-Paisley), professeur de musique au coeur défaillant, est contrainte de confier son poste à Kate Layton (Maria DelMar), l'épouse de Robert (Rob Lowe), un avocat carriériste dont le couple bat de l'aile.

Mais Robert n'apprécie guère cette idée, et entre les disputes et la mort de sa mère, l'avocat caractériel commence à perdre pied. Jusqu'au soir de Noël, lorsque, au bout du rouleau, il croise le chemin du fils de Maggie, désespéré par l'état critique de sa mère : Nathan (Max Morrow) tente d'acheter des chaussures pour faire plaisir à sa mère, mais il n'a pas l'argent nécessaire. Robert décide alors de l'aider...

Un téléfilm mélodramatique diffusé sur CBS en 2002, et qui, à l'origine, est adapté d'une chanson déprimante de NewSong, un groupe chrétien. Succès inattendu des fêtes 2000, la chanson est aussitôt adaptée en roman par Donna VanLiere, et en téléfilm par CBS : sans surprise, le tout est particulièrement larmoyant et déprimant, mais minimise les sous-entendus religieux un peu agaçants inhérents à la chanson (qui souffre de cet égocentrisme assez récurrent dans la religion made in America : "Dieu est là pour m'aider, Dieu est là pour m'envoyer un signe, parce que je crois plus en lui que les autres, et que j'ai une relation privilégiée avec lui, Dieu est grand, et s'il m'arrive de bonnes choses pendant que les autres souffrent, c'est que Dieu existe et qu'il a un oeil sur moi.").

Bref... ce téléfilm tire très fort (trop fort, en fait) sur les cordes sensibles, joue à fond la carte des caractérisations caricaturales, des traits forcés, et des clichés mélodramatiques (la mère qui meure, l'autre mère qui meure, l'enfant miséreux, l'opposition "famille pauvre mais heureuse, travailleuse et artistique/famille plus riche, mais carriériste, intellectuelle, et en crise"), et repose sur un postulat de départ tellement larmoyant et forcé qu'il en devient contre-productif.

Surtout quand arrive la chanson en question, illustrant une course au ralenti du gamin sous la neige, avec ses chaussures moches sous le bras...

2/6 (parce que c'est globalement tout de même compétent dans l'interprétation et la mise en images)

Le Miracle du Coeur (The Christmas Blessing) :

Désormais adulte après les évènements du film précédent, et devenu un médecin urgentiste las de sa carrière actuelle, Nathan Andrews (Neil Patrick Harris) rentre chez son père pour les vacances de Noël ; là, il tombe amoureux de Meghan (Rebecca Gayheart), une institutrice au foie défaillant, et s'attache à l'un de ses élèves, Charlie (Angus T. Jones), orphelin de mère et malade du coeur. Mais alors qu'approche Noël, la santé de Meghan et de Charlie se dégrade soudainement...

La suite "directe" du téléfilm précédent, à nouveau diffusée sur CBS, et bénéficiant à nouveau d'une adaptation de Donna VanLiere, ainsi que d'un accompagnement musical de NewSong.

La continuité relativement réussie (Rob Lowe, les chaussures, la casquette, certains personnages, les flashbacks) n'est pas désagréable, mais comme dans Les Souliers de Noël, le tout souffre d'un trait tellement forcé et caricatural que ça enlève beaucoup d'intérêt au récit.

Les clichés abondent en effet jusqu'à l'overdose : le père du gamin est veuf, dépressif, alcoolique, menteur et voleur ; le gamin est mourant et en surpoids ; la petite amie est malade et un peu autoritaire ; le héros est déprimé par sa carrière et son éducation, et préfèrerait retrouver une vie de mécano auprès de son père, dont il veut racheter la maison ; le père n'arrive plus à gérer sa vie sans sa femme, et veut tout plaquer... etc, etc, etc.

Et comme en plus le déroulement de l'intrigue est particulièrement téléphoné (on voit venir les dernières minutes très très loin en amont, que ce soit sur le front des maladies "croisées" et de leurs conséquences, que sur celui de l'avenir des personnages et des maisons...), voilà encore un métrage qui peine à convaincre, malgré des qualités équivalentes à celles du premier opus (interprétation, réalisation, etc), et un héros plus attachant que les personnages du film original.

Par contre, -0.25 d'office pour avoir NewSong et Blake Shelton qui se pointent en fin de film pour enchaîner deux chansons countrys insipides sur une scène devant les acteurs...

2/6

De l'Espoir pour Noël (The Christmas Hope) :

Patty Addison (Madeleine Stowe) a perdu son fils aux urgences où officie Nathan Andrews (Ian Ziering) ; depuis, elle se consacre à sa carrière de travailleuse sociale, préférant travailler plutôt que de faire face à sa vie de couple en perdition avec Mark (James Remar) qui, de son côté, tente d'aider le fils d'un ami. Un jour, cependant, à l'approche de Noël, Mark et Patty doivent accueillir une fillette orpheline : c'est là le déclic qui remet leur vie en place, et relie la destinée des divers personnages de la saga.

Troisième et dernier épisode de la série des Christmas Shoes, cette fois-ci diffusé sur Lifetime, et immédiatement, même si ça fonctionne sur le même principe global, on sent le changement d'orientation, Lifetime n'ayant pas les mêmes réserves que CBS sur tout ce qui touche à la religion.

Pour être franc, j'ai manqué de m'endormir devant cet épisode : la photographie est terne, le rythme anémique, les personnages ne sont jamais vraiment intéressants, et Ian Zering parvient à rendre insipide le personnage interprété par NPH dans le volet précédent.

Pire, le tout n'est que très faiblement relié aux deux autres épisodes (problème de droits, certainement), et donc n'a finalement pas grand intérêt, puisque, dépourvu de cette continuité, le récit n'est qu'une trame basique et générique, qui joue elle aussi beaucoup trop sur la corde sensible.

Bref, autant les deux précédents étaient médiocres, mais gardaient un niveau similaire, tant en intérêt qu'en qualité, autant là... zzzzz.

1/6

 

Voilà, c'en est fini de la Yulefest 2014, en espérant que vous aurez tous passé de bonnes fêtes, et vu plein de bons films. Les Téléphages Anonymes partent en vacances jusqu'à début février, mais ils reviendront avec leur rubrique habituelle : Un film, un jour... (ou presque) !

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Un film, un jour (ou presque) #872 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Le Retour de mon Ex (2018) & L'Amour Tombé du Ciel (2017)

Publié le 5 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, Fantastique, Religion, PixL, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Le Retour de mon Ex (The Sweetest Heart - 2018) :

Maddie (Julie Gonzalo), propriétaire d'une boutique de cupcakes, est prête à tout pour assurer son succès. Elle reçoit ainsi l'aide d'un séduisant investisseur (Victor Zinck Jr.), alors même que l'amour d'enfance de Maddie, Nate (Chris McNally), revient en ville, pour travailler dans l'hôpital local...

Bon gros bof que cette comédie romantique Hallmark diffusée au printemps 2018, et adaptée d'un roman. Le problème, en fait, c'est que ce métrage est à ranger parmi les productions les plus génériques et oubliables de la chaîne, celles dans lesquelles Hallmark investit le moins d'efforts possible.

Ce qui se ressent à tous les niveaux de la production : musique envahissante et insipide, maquillages et coiffures médiocres (Gonzalo brille et a l'air très fatiguée pendant la moitié du film, certains personnages masculins sont clairement passés chez le même coiffeur), seconds rôles transparents, casting approximatif (McNally n'est pas désagréable, mais bon, il fait un peu jeune pour être crédible en cardiologue, surtout vu son look ; Zinck est non-existant), rythme assez laborieux, récit cousu de fil blanc...

Bref, c'est loin d'être remarquable, et tout le monde a l'air de galérer occasionnellement avec le script, que ce soit par manque de dynamisme ou de matériel intéressant.

Ce n'est pas forcément particulièrement mauvais, en soi, mais entre les montages musicaux, les sous-intrigues inintéressantes, et le rebondissement habituel du dernier quart d'heure qui parvient presque à rendre l'héroïne antipathique ("je sais que ton métier de cardiologue sauve des vies, et que tu as une opportunité unique de toucher le plus grand nombre de personnes possible avec ce nouveau poste qu'on te propose à l'autre bout du pays, mais moi aussi je suis une opportunité unique, alors sacrifie ta carrière pour moi et mes cupcakes !"... euh...), c'est loin de se démarquer de la médiocrité habituelle du genre.

2.5/6

L'Amour Tombé du Ciel (Undercover Angel - 2017) :

Divorcée et mère de Sophie (Lilah Fitzgerald), une jeune adolescente, Robin (Katharine Isabelle) s'installe dans une demeure en piteux état, qui demande des rénovations conséquentes. Voyant sa mère dépassée par l'étendue du chantier, Sophie fait alors un souhait... exaucé par le Paradis, qui envoie aussitôt Henry (Shawn Roberts), un ange assez maladroit, sous les traits d'un ouvrier en bâtiment, afin d'aider Robin et sa fille.

Comédie romantico-fantastique PixL diffusée début décembre 2017 (et bien plus tôt chez nous), et qui donne vraiment l'impression d'un téléfilm un peu bricolé de toutes pièces, et pas particulièrement bien développé, à mi-chemin entre une romance classique et un épisode des Anges du Bonheur.

Cette histoire d'ange gardien maladroit et costaud, presque niais, qui vient aider une famille suite à un vœu, ça aurait pu passer avec un enrobage festif et un peu de neige : après tout, le prétexte de la magie de Noël fait passer bien des choses... mais là, débarrassée de toute justification festive et limitée à des visuels ternes et mal éclairés, cette intervention divine semble vraiment aléatoire et injustifiée.

D'autant que les personnages n'ont même pas l'excuse d'être dans le besoin, ou vraiment malheureux, puisque tout le téléfilm baigne dans une sorte d'enthousiasme et de légèreté forcés (la musique façon mickey-mousing n'aide pas), que ce soit au niveau des premiers rôles (Roberts joue son ange comme un grand gamin immature et benêt, mais heureusement, Isabelle apporte à son personnage un peu de mordant) que des seconds (Britt Irvin est - un peu trop - animée, et sa romance avec son collègue psycho-rigide à gros bras ne fonctionne pas vraiment).

Bref, dans l'absolu, ce n'est pas forcément mauvais, mais ce n'est pas pour autant très convaincant, tout ça (mais je l'avoue, j'ai toujours eu du mal avec Shawn Roberts en protagoniste de comédie romantique), et si le métrage conserve les bons points des productions PixL (des sous-intrigues multiples centrées sur Britt Irvin, sur Sophie, sur la voisine), ainsi qu'une distribution féminine attachante et compétente, le tout reste vraiment prévisible, générique et quelconque, à l'image de l'affiche ci-dessus, qui remplace un Roberts musculeux par un homme à tout faire maigrichon et anonyme.

3 - 0.5 pour la photographie assez terne et délavée = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #671b : SEMAINE ST-PATRICK - The Luck of The Irish (1948), St. Patrick : The Irish Legend (2000) & Patrick (2004)

Publié le 17 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, Télévision, USA, Fantastique, Religion, Drame, Biographie, Documentaire, Fox, Histoire, Comédie, Romance, Politique

C'est aujourd'hui la Saint Patrick, et à cette occasion, notre semaine spéciale dédiée à l'Irlande se conclue par un petit bonus très à propos... ​​ 

The Luck of the Irish (1948) :

De passage en Irlande, Fitz (Tyrone Power), un journaliste new-yorkais, croise le chemin d'un farfadet, Horace (Cecil Kellaway), avec lequel il sympathise lorsqu'il lui rend son chaudron d'or. De retour au pays, cependant, alors que Fitz retrouve sa fiancée (Jayne Meadows) et le père de celle-ci (Lee J. Cobb), aux ambitions politiques radicalement opposées aux convictions de Fitz, le farfadet réapparaît, et décide de devenir le majordome du reporter, afin d'améliorer sa vie, et de le pousser dans les bras de la jolie Nora (Anne Baxter), jeune irlandaise rencontrée durant son voyage...

Une comédie en noir et blanc de 1948, pas forcément désagréable, mais qui ne dépasse pas le stade de l'anecdotique. En effet, le métrage met malheureusement un certain temps à démarrer (toute la partie irlandaise - en studio - est bien trop longuette, et le film ne démarre réellement qu'à partir de 40 minutes, lorsque le leprechaun arrive en ville), et s'encombre d'une sous-intrigue politique qui aurait pu être traitée avec plus de subtilité ou d'originalité.

Ce n'est pas forcément mauvais, mais ce n'est pas non plus particulièrement mémorable.

3/6

St. Patrick - The Irish Legend (2000) :

Au quatrième siècle, en Angleterre, le jeune Patrick (Luke Griffin), fils de décurion, est enlevé par des envahisseurs irlandais, et ramené en Irlande en tant qu’esclave. Sur place, il trouve la Foi, et devient un émissaire de Dieu, jusqu'à son évasion. Des années plus tard, Patrick (Patrick Bergin) n'a plus qu'une intention : retourner en Irlande et convertir le pays à la Foi chrétienne, en dépit de conflits avec l'Église britannique, qui n'approuve pas ses méthodes radicales...

Un téléfilm Fox Family écrit et réalisé par un habitué de Saban et des Power Rangers, ce métrage ouvertement fantastique est très clair sur ce qu'il raconte : une légende, à la véracité historique très très ténue, et aux nombreux anachronismes.

Il ne faut donc pas se concentrer sur le script, assez bordélique, et prenant la forme d'une narration en flashbacks ; ni sur la plausibilité de ce qui nous est montré - on a droit à des pouvoirs magiques à gogo (Patrick est un véritable Jedi), du surnaturel, de la religion, des clichés à gogo ; ni sur l'interprétation (ce n'est pas désastreux, mais c'est inégal et peu remarquable, dans l'ensemble) ; ni sur les effets spéciaux et la direction artistique (globalement fauchés et laids, surtout lorsque l'on a droit à des montages d'images tout en surimpression et en transparence) ; ni sur la réalisation, très télévisuelle et bancale ; ni sur le prosélytisme du tout, inévitable.

Que reste-t-il, alors ? La bande originale d'Inon Zur (compositeur de jeux vidéo), assez réussie, bien qu'ayant trop d'ampleur compte tenu de ce qu'il y a à l'écran. Toute la partie "conversion de l'Irlande", qui n'est qu'un enchaînement de miracles visuellement immondes, au point que ça en devient amusant à suivre. Et l'histoire en elle-même, intéressante si l'on ne connaît rien du personnage de Saint Patrick.

Mais d'un autre côté, si l'on n'en connaît rien, peut-être vaut-il mieux tout simplement se tourner vers un documentaire, pour tenter d'en apprendre un peu plus sur la vérité historique, plutôt que ce gloubiboulga de métamorphoses, de lumière divine, de vierges sacrifiées, de visions divines, d'autochtones primitifs et de serpents qui s'enfuient...

2/6

(amusant de voir que l'immense majorité des critiques et des avis disponibles en ligne débordent de louanges... et proviennent de sites chrétiens et/ou de croyants)

Patrick (2004) :

Documentaire historique retraçant la vie de Saint Patrick, narré par Gabriel Byrne et Liam Neeson, et faisant le tri entre mythe et réalité entourant le personnage, et sa réputation démesurée.

Comme d'habitude pour ce genre de docu-drama, on a droit à des reconstitutions qui, pour être franc, sont probablement moins honteuses que le téléfilm avec Patrick Bergen, et sont tout aussi efficaces dans leur narration de la vie avérée du Saint.

Si cela fonctionne, c'est probablement parce que ça évite le prosélytisme niais et hollywoodien du téléfilm Fox, en rationalisant ou faisant l'impasse sur tout ce que ce dernier présentait comme divin et surnaturel ; et aussi parce que ça n'oublie pas de développer l'importance de Saint Patrick dans l'histoire de la chrétienté européenne, notamment dans les conséquences de son évangélisation du pays (les moines, les enluminures, etc).

Intéressant, et suffisamment bien mené et rythmé pour rester intéressant jusqu'à la fin.

4/6

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Pilotes - Saison 2014-2015 - Sitcoms

Publié le 13 Octobre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Sitcom, NBC, MTV, Fox

Passage en revue de quelques-uns des pilotes des nouvelles sitcoms de cette rentrée télévisée américaine 2014-2015 :

A to Z 1x01 :

Une nouvelle rom-sitcom made in NBC, narrée par Katey Segal (avec un accent bizarre par moments...), sur la relation de Zelda (interprétée par la Mère de HIMYM), avocate blasée et distante, et d'Andrew, un employé de site de rencontres, éternel romantique un peu maladroit. Avec en prime Lenora Crishlow dans un rôle secondaire, et un caméo de Lea Thompson pour la caution geek/Retour vers le Futur. Ça se regarde, sans plus... le cast est sympa, ce n'est pas désagréable, mais bon, c'est un peu toujours la même chose, ces rom-sitcoms un peu décalées, et ça ne dure jamais plus d'une saison, donc...

Selfie 1x01 :

Sitcom ABC qui refait My Fair Lady/Pygmalion, avec Karen Gillan en bimbo décérébrée pas très futée qui place la popularité sur les réseaux sociaux avant tout le reste, vit toute sa vie en web 2.0 (à grands coups de gifs, de tumblr, d'instagram et compagnie), et est contrainte de se tourner vers un coach/expert en marketing (John Cho) pour revamper son image et se réinventer en société.

Assez agaçant dans sa forme (Gillan fait de son mieux, mais son personnage est épuisant, à tout commenter en voix off avec un accent californien maniéré, et à parler à 200 à l'heure avec une duckface constante ; les morceaux utilisés - Bad Romance, Selfie, etc - datent déjà pas mal le show), et classique dans son fond, avec son sempiternel "les réseaux sociaux, ce n'est pas la vraie vie, et tes amis facebook ne sont pas des amis IRL", ce n'est donc pas très intéressant pour l'instant. Peut-être que ça trouvera un ton plus convaincant avant d'être annulé, mais je doute.

Manhattan Love Story 1x01 :

Une énième sit-rom-com new-yorkaise made in ABC, avec Jake McDorman et Analeigh Tipton dans les rôles principaux, ceux d'un tombeur sportif qui travaille dans l'entreprise familiale, et d'une pauvre éditrice débutante, maladroite, timide et provinciale (*soupir*). Et tout ce que l'on peut dire de positif sur ce show se résume à "les deux leads sont sympathiques, fonctionnent assez bien ensemble, et Kurt Fuller a un petit rôle secondaire (aka trois répliques par épisode)". Le problème, c'est tout le reste : c'est cliché, basique, limite sexiste (l'ouverture de l'épisode sur lui qui juge et reluque toutes les filles dans la rue, elle qui fait pareil, mais avec tous les sacs à main... huhuhu hilarité), les personnages secondaires sont eux aussi des clichés ambulants, et le pire dans tout ça, c'ets tout de même les voix offs narrant les pensées des personnages en temps réel. Pronostic : annulation en moins d'une saison, voire d'une demi-saison.

Bad Judge 1x01 :

À l'origine, Kate Walsh en juge alcoolique qui couche avec ses témoins, se bourre la gueule jusqu'à l'amnésie, est batteuse dans un groupe, et possède une mémoire de poisson rouge dans le cadre de son job, mais est obligée de cohabiter avec un petit black qu'elle supervise, le tout produit par Ferrell & McKay... Après intervention de NBC, l'arrivée d'une nouvelle showrunneuse, et les réécritures/reshoots/remontages du pilote, le tout se résume à "Kate Walsh est une juge rock et facile, mais elle a bon fond, et elle est super-compétente malgré ses défauts." Le gamin est évacué à la fin du pilote, et tout se finit bien pour tout le monde. C'est gentiment inoffensif, faussement provoc, le montage est bordélique (la continuité est désastreuse), et bien sûr, ce n'est pas particulièrement drôle : en fait, ça ressemble à Bad Teacher (dans les deux cas, Ryan Hansen inside), et vu que BT a été annulé en quelques semaines...

Happyland 1x01 :

Toujours au rayon "foutons notre pilote à la poubelle, et repensons-le depuis le début", MTV avait vu Adventureland, le film de 2009 avec K-Stew & Eisenberg, et avait décidé que ce serait fun d'en faire une adaptation officieuse en sitcom. Entre temps, cependant, MTV s'est aperçu que la nostalgie 80s, ça ne marchait pas vraiment sur son public (à moins de moderniser à la Teen Wolf), et donc ils ont fout le script à la poubelle, et ont pondu une idée "extraordinaire" : une jeune employée cynique qui travaille avec sa mère dans un parc d'attraction, mais veut prendre son envol, jusqu'à ce que les abdos d'un nouveau collègue lui fassent changer d'avis. Un collègue dont elle tombe amoureuse, qu'elle embrasse, et qui s'avère être... son demi-frère. *insert dramatic chipmunk* EDGY ! MTV !! YEAAAAAH !!

*soupir*

Mulaney 1x01 :

Sitcom Fox sur un comédien de stand-up (Mulaney) qui galère, et qui décroche un job backstage pour un animateur/producteur de jeux tv à très fort caractère (Martin Short).

Pas très intéressant, entre les passages de stand-up à la Seinfeld à chaque coupure pub, le lead assez maniéré, raide et robotique dans sa diction, ses deux colocataires - le sidekick black & la fille énergique, agressive et grande gueule -, leur pote rondouillard, le voisin un peu cinglé (et flamboyant)... rien n'est naturel, tout semble affreusement forcé et sent le déjà-vu, bref... une série avortée de plus, qui se fait joyeusement démonter par la critique.

Cristela 1x01 :

Une latina trentenaire, saoulante impertinente et un peu ronde, étudiante en droit, décroche un stage dans un cabinet d'avocats prestigieux, mais sa famille n'est pas contente. Une sitcom ABC qui n'a aucune autre ambition que d'être un Ugly Betty-like dans le milieu du droit, filmé en studios, et clairement (voire uniquement) à destination du public latino. Voilà voilà, circulez, pas grand chose à voir.

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 30 1/2 - Sunday Bonus : Full Eclipse (1993), Extraterrestrial (2014), Don't Blink (2014) & Wolves (2014)

Publié le 26 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Thriller, Jeunesse, Science-Fiction

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Full Eclipse :

Flic sans peur et sans reproches, Max Dire (Mario Van Peebles) voit sa vie s'effondrer au terme d'une mission catastrophique, qui coûte la vie à son partenaire, et voit son épouse le quitter ; lorsque son partenaire revient mystérieusement à la vie, avant de suicider pour de bon, Max est recruté par Adam Garou (Bruce Payne), pour rejoindre un groupe de vigilantes opérant en dehors des paramètres légaux, et s'injectant avec un sérum faisant d'eux des mi-hommes mi-bêtes...

Un thriller typiquement direct-to-video des 80s/90s, réalisé par Anthony Hicock, et qui cumule pas mal de tares assez rédhibitoires : c'est assez fauché, régulièrement mal joué, mal post-synchronisé, le rythme est plat et monotone, et la créature est d'un ridicule achevé, filmée en ultra-gros plans, histoire de cacher la misère du boss final.

Je ne retiens que Bruce Payne (qui cabotine), dont le personnage de maychant a pourtant des motivations intéressantes (c'est uniquement un flic fatigué de l'inefficacité de la police, et désireux de faire respecter la loi et l'ordre).

1/6

Extraterrestrial :

Une bande de jeunes en week-end dans un chalet forestier est confrontée à des aliens agressifs...

Un bon gros navet qui recycle tous (mais alors TOUS) les clichés hollywoodiens existant sur les extraterrestres (qu'ils proviennent de la tv ou du cinéma), et les applique à un groupe de jeunes particulièrement stupides, tout droit sortis d'un slasher lambda. Alors certes, visuellement, ça a une certaine prestance (surtout comparé aux Grave Encounters 1 & 2 des mêmes Vicious Brothers), mais malheureusement c'est tellement creux et balisé (sans même parler de l'écriture pataude à base d'intervenants extérieurs qui viennent expliquer le pourquoi du comment toutes les vingt minutes) qu'on finit par regarder le tout d'un oeil particulièrement distrait.

Et puis paradoxalement, en lieu et place d'une progression et d'une montée en puissance dans l'horreur et le suspense, la montée en puissance se fait dans le grotesque (mention spéciale à la scène supposément ultra-dramatique de la survivante en train de rappeler les aliens avec un feu d'artifice...), et culmine avec une sonde anale sanglante, une déclaration d'amour larmoyante au milieu de nulle part, et cette fausse happy end télégraphiée au possible, qui font rire plus qu'autre chose (déjà que l'illustration musicale pataude, et la Zimmer Horn of Doom à chaque manifestation alienne, ça donne envie de se facepalmer...)

1.25/6 pour la photographie et le rendu visuel.

Don't Blink :

Un groupe de dix amis arrive dans une station de ski déserte et, en panne d'essence, ils décident d'y passer la nuit... jusqu'à ce qu'ils commencent à disparaître un par un.

Un film fantastique au postulat initial qui rappelle Phantoms de Dean Koontz, et qui aligne une distribution de seconds couteaux sympathiques (Mena Suvari, Brian Austin Green, Joanne Kelly, Zack Ward, Robert Picardo, Fiona Gubelmann)... mais qui s'écroule rapidement sous le poids de son scénario insuffisant et de son interprétation inégale.

Le suspens est en effet quasiment absent, le mystère reste inexpliqué, les personnages basculent trop rapidement dans la surexcitation et la violence, bref, ça devient vite fatiguant.

Et l'on se surprend à se dire qu'un pitch pareil aurait très bien fonctionné à la télévision, en 30-45 minutes, alors que là... ça perd rapidement son intérêt.

2/6

Wolves :

Cayden Richards (Lucas till), un lycéen orphelin, a de plus en plus de mal à contrôler ses pulsions bestiales : loup-garou, il finit par agresser sa petite-amie, et tuer ses parents adoptifs. En fuite, et sur les conseils de Wild Joe (John Pyper-Ferguson), il se met en route pour la ville de Lupine Ridge, dirigée d'une main de fer par le menaçant Connor (Jason Momoa)... son père.

Un supernatural teen movie particulièrement basique, qui ressemble à un pilote de série tv plus qu'à autre chose, et qui est le fruit du travail du co-scénariste de X-men, X2, Watchmen et du Roi Scorpion.

Visuellement parlant, c'est assez quelconque, et avec beaucoup de gros plans tv ; les garous, eux, sont très proches de Beast, des X-men, ce qui fonctionne parfois (lors des affrontements mano à mano par exemple, même s'ils virent souvent au match de catch) mais à d'autres moments, est assez ridicule, et donne plus l'impression de  voir des hommes-chats ou des hommes-ours que des hommes-loups.

Le scénario, lui, est cousu de fil blanc, plombé par une narration un peu inutile, et donne vraiment l'impression de regarder des épisodes de True Blood ou de Teen Wolf consacrés à la meute, etc...

Bref, c'est assez bavard, pas toujours très bien joué, Momoa est une erreur de casting improbable (trop jeune, trop typé) malgré sa présence indéniable à l'écran, et pour un premier essai derrière la caméra, celui-ci est loin d'être transformé.

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 35 1/2 - Sunday Bonus : Mercy (2014), Kingdom Come (2014), The Door (2014) & Treehouse (2014)

Publié le 2 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Mercy :

Une mère célibataire (Frances O'Connor) et ses deux garçons s'installent chez leur grand-mère (Shirley Knight) qui s'avère possèder des pouvoirs mystiques étranges, obtenus lors d'un pacte avec une entité maléfique.

Une adaptation libre de la nouvelle lovecraftienne "Mémé" de Stephen King, sortie directement en vidéo à l'occasion d'Halloween.

Ce n'est pas très long (74 minutes), et ça se regarde assez tranquillement (c'est relativement bien joué, assez rythmé, visuellement assez réussi) mais malheureusement, ça fait le choix de certains changements dommageables au récit, comme ce happy ending particulièrement agaçant.

3/6

Kingdom Come :

Une dizaine d'individus issus de nombreux horizons différents se réveillent dans un hôpital psychiatrique sans savoir comment ils sont arrivés là. Progressivement, ils réalisent qu'ils sont tous liés les uns aux autres, et qu'une force surnaturelle et menaçante les retient prisonniers en ces lieux, prête à les dévorer...

Un film d'horreur tellement téléphoné et prévisible qu'il en devient agaçant : (attention spoilers) oui, les personnages sont tous les victimes du carambolage que l'on entend dans le générique de début, oui, ils sont tous coupables de quelque chose, oui, le seul mec qui ne se réveille pas avec les autres et qui est un peu louche est le Diable, oui, la gamine vêtue de blanc est l'émissaire de dieu, et accessoirement la fille avortée de la survivante, et oui, l'hôpital est un purgatoire où les personnages sont jugés...

Le moindre spectateur attentif et familier des conventions du genre aura tout deviné dès les premières minutes, et passera ainsi tout le reste du film à endurer un propos assez douteux et puant le prosélytisme religieux, à base de "le pardon est la plus grande des forces, et la clef de la survie de ton âme" ; parce que oui, si tu es victime d'un pédophile, tu dois le pardonner, sinon tu vas en enfer ; et si tu as avorté d'un enfant, tu dois être pardonné, sinon, direction l'enfer.

Tout ça va (très logiquement) de pair avec des personnages bien clichés et réacs, comme l'afroaméricain forcément racaille et violeur en série de femmes blanches, l'homme de ménage forcément pédophile, le musulman forcément raciste et violent (mais qui trouve le pardon en s'excusant in extremis d'avoir tué sa fille O_o)... bref, c'est particulièrement énervant, c'est inégal dans l'interprétation et le rythme, et ça n'a pas grand intérêt, malgré quelques moments qui fonctionnent, et des succubes/démones assez réussies visuellement.

1.5/6

The Door :

Après avoir sauvé la vie d'un businessman asiatique étrange dans la rue, Mike (Brian McDonald) décroche un job de nuit tout aussi bizarre : il doit surveiller, pendant douze heures d'affilée, une porte close. Une situation mystérieuse qui paie très bien mais qui, rapidement, va s'avérer bien plus compliquée que prévu...

Un film assez frustrant, au pitch initial intrigant et plein de potentiel, mais qui perd rapidement en intérêt dès lors que les personnages-boulets de la bande de potes du héros s'invitent, et commencent à semer la zizanie sous le regard impuissant de celui-ci.

Instantanément, le métrage devient horripilant et agaçant, vire au film de hantise basique à l'interprétation inégale, et l'on n'a qu'une envie : que tous les personnages y passent le plus vite possible, dans d'atroces souffrances, et qu'ils n'aient ainsi que ce qu'ils méritent.

Ça aurait clairement été plus pertinent en moyen-métrage, voire en court.

1.25/6

Treehouse :

En rentrant chez elle, la jeune Elizabeth (Dana Melanie) est le témoin de l'enlèvement de son jeune frère, et disparaît en tentant de poursuivre les kidnappeurs dans la forêt. Bientôt, les habitants de la ville commencent à sombrer dans la paranoïa, alors que rumeurs, cadavres animaliers et silhouettes étranges se multiplient dans les bois...

Un survival forestier centré sur Elizabeth, et sur l'un des deux frères qui la découvrent, capturée dans une cabane dans les arbres.

Et là repose tout le problème du métrage, qui pourtant parvient à poser son ambiance et sa tension dès les premières images : toute la première partie dans la cabane, après sa mise en place un peu pépère, laisse augurer du meilleur, avec des adversaires invisibles et menaçants dans les bois, tels des esprits ou des créatures mythiques, et un duo de personnages principaux un peu rednecks et décalés, qui utilisent des surnoms improbables (le duo "fille volontaire et autoritaire" + "jeune homme à la limite de l'autisme" est étrange, mais, bizarrement, fonctionne).

Et puis une fois que le couple s'échappe de la cabane, le film perd grandement de son intérêt, puisque les "adversaires" s'avèrent être trois rednecks génériques au possible, que des flashbacks viennent plomber un peu le tout, et que la toute fin du métrage mérite un bon facepalm.

D'autant plus dommage que l'ambiance était là, et qu'il y avait quelque chose de fascinant à faire avec l'imagerie de cette cabane, et de ces pendus. Dommage.

2/6  

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Les bilans de Lurdo : The Tick, saison 1 - première partie (2017)

Publié le 4 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Aventure, Fantastique, Amazon

Nouvelle adaptation/version de la bande dessinée/du dessin animé/de la série précédente The Tick, toujours par leur créateur, Ben Edlund, produite par David Fury et Barry Sonnenfeld, et avec Peter Serafinowicz dans le rôle-titre, cette nouvelle mouture de 12 épisodes d'une petite demi-heure a été produite pour Amazon, et diffusée en deux blocs, à commencer par une première fournée de six épisodes, proposée au public en août dernier.

The Tick 2017 - Saison 1 - première partie (1x01-06) :

Traumatisé par la mort de son père lorsqu'il était enfant, Arthur (Griffin Newman) ne s'est jamais remis de cet incident, et reste persuadé que la Terreur (Jackie Earle Haley), un super-criminel supposément décédé, est toujours en vie, caché dans l'ombre. Jusqu'au jour où la Tique (Peter Serafinowicz), un super-héros excentrique et surpuissant, débarque en ville, et décide de faire d'Arthur son partenaire dans son combat contre le crime...

Lorsque Amazon avait proposé le pilote original de cette version de The Tick, en août 2016, dans le cadre de ses saisons de pilotes Amazon Prime, j'étais resté un peu mitigé.

En effet, le reboot semblait se détacher de l'orientation sitcom pour partir dans quelque chose de plus sérialisé, de plus réaliste, sérieux et dramatique (avec piano solennel en illustration musicale de la déprime d'Arthur), voire même de plus dark & gritty (Arthur est dépressif, déséquilibré, possiblement suicidaire, a un passé torturé et un trauma d'enfance, notamment), ce qui, pour être franc, n'est pas forcément ce que j'attendais d'une adaptation de The Tick.

De plus, autant The Terror (Jackie Earle Haley reprend le rôle tenu par Armin Shimerman, avec en prime un costume nettement amélioré) est visuellement très réussi, et les effets numériques sont nettement plus compétents (beaucoup plus que dans un Powers, par exemple), autant j'avais nettement plus de mal avec Arthur, transparent au possible, et avec The Tick, dont le nouveau costume était loin de me convaincre, et manquait de carrure.

Bref, le bilan était assez mitigé sur la base du pilote : j'avais passé beaucoup plus de temps à m'interroger sur le pourquoi de telle ou telle décision narrative/créative (sous-entendre à de multiples reprises que The Tick n'est peut-être qu'une création hallucinatoire de l'esprit dérangé d'Arthur...) plutôt qu'à rire, ou même sourire, donc... mwé.

Dans sa version finale, intégrée au cinq autres épisodes, et avec un générique ska façon Saul Bass, le pilote reste globalement le même, et n'a subi que quelques coupes mineures, sans grand impact ; mais quid du reste du show ?

Les deux épisodes suivants ne font, malheureusement, que renforcer les impressions du pilote, avec un ton semi-sérieux - les intentions semblent clairement être de parodier le grim-dark des superhéros moderne, mais ça ne fonctionne pas vraiment, même au travers d'Overkill, le Punisher cybernétique qui massacre ses ennemis à tour de bras. Le tout manque vraiment d'humour, semble se chercher, et hésiter sur la direction à prendre : un bon exemple est le doute que la série laisse planer sur l'existence réelle de The Tick.

Un concept à la Tyler Durden qui aurait pu donner quelque chose d'intéressant si les scénaristes s'étaient pleinement engagés dedans, sur la durée, mais qui est ici désamorcé dans le deuxième épisode. Alors certes, la chute, sur fond de "Where's My Mind" des Pixies au kazoo, est amusante, mais au final, ce faux suspense introduit sur deux épisodes ne sert à rien de plus qu'à un gag facile et inabouti (c'est soit trop, soit pas assez), qui tranche radicalement avec le sérieux de cette mouture de The Tick.

Heureusement, à partir de l'épisode 4, la série retrouve son sens de l'humour, et décolle enfin. Arthur reste un protagoniste assez moyen, sur lequel toute la série est centrée, mais tous les personnages secondaires commencent alors à exister, à révéler leurs excentricités - Miss Lint et son ex-mari hipster, Overkill et sa relation de couple avec son bateau doublé par Alan Tudyk, la famille d'Arthur -, et l'univers se développe un peu (le chien qui parle, le Very Large Man, etc).

Le ton un peu trop sérieux et dramatique des premiers épisodes fait alors place à un équilibre action-humour plutôt agréable - on est loin de la pure comédie de la série de Warburton, mais dans l'ensemble, ça fonctionne tout de suite nettement mieux, et Serafinowicz, dans son nouveau costume, parvient à faire oublier, le temps de ces épisodes, les anciennes incarnations du personnage.

Malgré ses débuts inégaux, je suis désormais plutôt optimiste pour cette nouvelle version des aventures de la Tick : si Edlund parvient à conserver suffisamment du sens de l'humour de ses personnages, pour les mêler à l'action et au sérieux qu'il veut clairement intégrer ici, alors la série devrait s'avérer une adaptation tout à fait honorable de l'univers du super-héros bleu et naïf...

Reste à voir si la seconde moitié de la saison ne privilégiera pas trop le super-héroïsme et le pathos à la comédie, ce qui serait une erreur de taille dans un tel univers décalé.

 

À suivre...

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Catch Review : TNA Impact Wrestling (09/03/2016)

Publié le 11 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, TNA

Après des mois et des mois passés sans avoir regardé un seul show hebdomadaire complet, je cède aux sirènes du reboot made in Jeff Jarrett, en espérant quelque chose de... de quoi, d'ailleurs ? Je n'ai pas de grands espoirs, mais bon, restons optimistes.

Impact du 09/03/2016 :

- Grosse récap des nombreuses années d'existence de la compagnie, avec 95% de personnes mortes et/ou passées à la compétition, et pas de trace des Hardys. Oups.

- "It's time we Make Impact Great"... nouveau slogan de m*rde, qui a commencé comme un plagiat du slogan de Trump (Make Impact Great Again) sur les réseaux sociaux de la compagnie, avant qu'ils ne s'aperçoivent que Trump n'était pas des plus populaires, et qu'il valait peut-être mieux éviter de se mettre la moitié des USA à dos.

- Les Wolves se battent dans l'arène, avant d'être séparés. RAS.

- Apparemment, Josh Matthews et Jeremy Borash feudent ensemble à la table des commentateurs. Supaire. Et vas-y que ça s'insulte, vas-y que ça shoote, et vas-y que ça parle de la WWE...

- Cody Rhodes débarque, interrompt le débat, et demande à affronter Moose... qui n'est pas là.

- Le DCC (Storm, Bram & Eddie Kingston) fait son entrée (assez quelconque), suivis par Reno Scum (une tag team de punks en provenance de la GFW de Jarrett).

- DCC vs Reno Scum. Un tag match en avance rapide, avec une team DCC qui jobbe face à une team Reno Scum assez basique. Bof. Et puis les commentateurs qui refusent de la fermer avec leur dispute... arg. J'espère que les tensions au sein du DCC mèneront à une révolte de Kingston, il mérite mieux.

- Récap d'un mariage nawak qui a eu lieu il y a peu. Laurel Van Ness amusante en mariée alcoolique et dépressive.

- Sienna backstage qui est là pour expliquer le départ de Maria et boucher les trous de la narration, efficace. La demoiselle est douée, au micro.

- Marshe Rockett vs Zema Ion vs Braxton Sutter vs Caleb Konley. Moins de quatre minutes, un finish rendu évident par le fait que le gagnant est le seul à avoir eu une entrée, et un Caleb Konley qui a du potentiel. Laurel toujours amusante en post match.

- Bref teaser pour un segment naze des Hardys dans un zoo. Au secours.

- Sienna vs Rachel Ellering (fille de Paul Ellering, le manager des Road Warriors et des actuels Authors of Pain, à la NXT - on ne se demande pas pourquoi elle a été propulsée à la tv, celle-là, tiens). Pas mauvais, mais particulièrement oubliable, notamment parce que JB/Josh passent le plus clair de leur temps à s'insulter aux commentaires.

- Le retour de Bruce Pritchard qui, rappelons-le, a déféqué sur la compagnie et ses employés dès qu'il a été viré, la dernière fois. Il fait la promo de son podcast, il shoote sur la TNA, la déclare morte (maintenant, c'est officiellement "Impact Wrestling"), se passe de la brosse à reluire, namedroppe toutes les stars de la WWE, et décide de devenir le Paul Heyman de Bobby Lashley. Alberto El Patron fait son arrivée, avec un thème musical médiocre, veut un match de championnat, EC3 aussi, mais tout le monde l'ignore, et zou, title shot pour ADR, dès ce soir.

- Eddie Edwards vs Angelina Love s'affrontent au micro backstage.

- Cody Rhodes débarque à nouveau, et réclame Moose... qui n'est toujours pas là.

- Promo posée et backstage de Lashley.

- Dutch Mantell avec son scooter, se passe de la brosse à reluire, et nous refait la complainte du "hey, à l'époque, on avait plein de superstars qui sont toutes passées à l'ennemi, c'était bien, 'member that ? Maintenant, on est nazes." Mantell nous place un "We The People", forcément, en conclusion. Sans intérêt.

- Les Hardys qui se battent contre leur kangourou = *soupir* ; le Decay qui récupère les tag titles après une téléportation ratée = du rapiéçage foireux et bancal.

- ADR vs Lashley. Pas mauvais, jusqu'à ce que les arbitres commencent à voler bas, et la triche à commencer. Quant au résultat... mwé.

 

Un show-reboot qui se plante magistralement dans ce qu'il tente de faire : on a l'impression que Jarrett est persuadé que "sa" TNA d'avant-Hogan était parfaite, géniale, et mémorable, et qu'il suffit de faire comme si les années depuis son départ ne se sont pas produites (et comme si la NXT et la WWE n'avaient pas évolué depuis).

Résultat : l'action est plate, trop brève, le booking bordélique, les commentaires médiocres, et de vieilles gloires viennent parader en name-droppant des stars de la concurrence, histoire de bien souligner que la TNA, ce n'est plus ce que c'était. Pas sûr que ce soit la meilleure manière de relancer la compagnie, et de redonner de l'espoir aux ex-fans qui ont lâché le show.

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Un film, un jour (ou presque) #190 : Ant-Man (2015)

Publié le 7 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, Comédie, MCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ant-Man :

Dépossédé de sa propre compagnie par son ancien bras droit et protégé, Darren Cross (Corey Stoll), le Dr Hank Pym (Michael Douglas) recrute le cambrioleur Scott Lang (Paul Rudd) pour s'introduire dans les laboratoires Cross, saboter leurs archives, et empêcher qu'une technologie de pointe inspirée des travaux de Pym ne soit vendue à Hydra. Pour cela, Scott va devoir s'entendre avec Hope (Evangeline Lilly), la fille de Hank, apprendre à contrôler les fourmis, et à maîtriser les extraordinaires pouvoirs miniaturiseurs du costume d'Ant-man...

Ant-Man est le Marvel Movie qui illustre bien les limites et les problèmes de l'approche cinématographique de la Firme aux Idées.

Petit rappel historique : en 2003, bien avant la Phase 1 du MCU et son Iron Man, Edgar Wright (réalisateur de Shaun of the Dead, Hot Fuzz, The World's End, Spaced, Scott Pilgrim, etc) co-écrit le script de Ant-Man, un projet qui lui tient à coeur. Avec le soutien de Marvel, puis sous son égide, Wright passe alors les dix années suivantes à travailler par intermittence sur le film, attendant patiemment que le MCU se mette en place, et allant jusqu'à tourner en 2012 quelques scènes visibles sur le web.

En 2013, la pré-production du film débute, avec un casting éclectique et intéressant, et malgré quelques réécritures, obligatoires pour que le film colle mieux à la Phase 3 du MCU.

Et puis, progressivement, le projet commence à prendre l'eau, à force d'intransigeances et de réécritures imposées par Marvel... jusqu'à ce que, en Mai 2014, Edgar Wright "mette les voiles" (= "se fasse plus ou moins virer"), à quelques mois à peine du début du tournage.

Aussitôt, de nouvelles réécritures ont lieu, un nouveau réalisateur (plus docile et avec nettement moins de personnalité à l'écran) arrive, et zou, voilà le film qui arrive en salles, en partie basé sur le travail de Wright, mais pas trop.

Et ça se ressent à l'écran : ici, pas beaucoup de folie, pas beaucoup d'originalité, pas d'impact visuel ou narratif. Comme la plupart des films du MCU, tout est calibré, terne, un peu pataud dans son écriture et ses dialogues (les acteurs semblent parfois avoir du mal à les faire sonner juste ; les ajouts pour intégrer Ant-Man au MCU sont forcés et pas très réussis), ça manque d'énergie et de fantaisie, la musique est transparente au possible (malgré un thème pas désagréable en écoute isolée)...

Pire encore, la platitude du script est telle qu'elle tire ses interprètes vers le bas : habituellement charismatique, drôle et attachant, Rudd est ici en retrait, presque transparent, et en pilotage automatique dès lors qu'il s'agit de débiter des termes techniques ; généralement charmante et pétillante, Lilly disparaît dans un personnage austère à la coupe de cheveux ratée... quant à Douglas, son rôle aurait pu être tenu par n'importe quel acteur, tant le réalisateur ne capitalise que rarement sur le talent et le charisme de son interprète.

Bref, Ant-Man s'avère une entrée très banale et clichée dans le catalogue du MCU...

...du moins dans son premier tiers.

À partir du moment où les effets spéciaux (et les bataillons de fourmis) entrent en jeu, en effet, le film décolle heureusement un peu. Rien d'exceptionnel, mais on sent là tout le travail de préparation fait en amont par Edgar Wright, dont les essais sont ici repris dans une version un peu moins efficace.

D'ailleurs, c'est le mot d'ordre de la dernière demi-heure du film : des effets spéciaux dans tous les sens, de bonnes idées, des traits d'humour qui font mouche... mais aussi une certaine incapacité à capitaliser sur les bons points du script. Et là où un script basique aurait facilement pu être dynamisé et transcendé par la réalisation inventive de Wright, ici... tout reste relativement basique dans son déroulement.

Ça ne décolle jamais totalement, et on ressort du métrage avec une impression d'occasion manquée, d'essai jamais totalement transformé, et de patchwork dont on voit un peu trop les coutures (l'une d'entre elles étant un constant recours aux changements d'échelle macro/micro durant les combats, afin de créer une rupture comique : ça fonctionne les trois ou quatre premières fois, mais ensuite, ça devient répétitif et facile).

En conclusion, un origin movie assez dispensable, qui réaffirme une nouvelle fois que la méthode Marvel est loin de n'avoir que du bon, qualitativement parlant.

Un minuscule 3/6

 

Mise à jour 01/2017 : 

Après revisionnage en VO, je m'aperçois qu'Ant-Man passe nettement mieux, maintenant que je sais à quoi m'attendre.

Si tout le premier tiers reste assez bancal et terne, avec une structure un peu laborieuse, ça décolle effectivement dès l'arrivée des effets spéciaux, même s'il reste toujours une étrange impression d'inabouti, çà et là, et un manque certain de folie.

On sent bien que la genèse du film a été compliquée, qu'il y a eu un changement de réalisateur à mi-parcours, mais finalement, la mayonnaise prend plus ou moins, et on se dit qu'après tout, maintenant que les bases ont été posées, peut-être que le second épisode sera plus décalé et original, tout en osant plus de choses visuellement parlant.

Un petit 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #883 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Petits Coups Montés (2018) & Ibiza (2018)

Publié le 10 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Netflix, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Petits Coups Montés (Set It Up - 2018) :

Épuisée par sa patronne autoritaire (Lucy Liu), Harper (Zoey Deutch) décide de faire équipe avec Charlie (Glen Powell), lui aussi assistant d'un patron insupportable et capricieux, Rick (Taye Diggs). Pas insensibles au charme l'un de l'autre, les deux vingtenaires mettent ainsi leurs talents en commun pour jouer les entremetteurs, et amener les deux cadres à se rencontrer, à tomber amoureux l'un de l'autre, et à enfin laisser un peu respirer leurs subordonnés...

Comédie romantique diffusée sur Netflix, fruit des efforts d'une réalisatrice de nombreuses sitcoms et autres séries tv comiques, et premier scénario de la productrice de films comme Hot Pursuit : En Cavale et Célibataire, Mode d'Emploi.

Pas grand chose d'original au programme, donc, puisque tous comptes faits, on aurait pu avoir exactement le même script (avec une distribution un peu moins mémorable) sur UpTV ou Hallmark.

La seule différence, ici, est donc ce cast plutôt sympathique et dynamique, entre Zoey Deutch et Glen Powell (déjà ensemble dans Everybody Wants Some !!, en 2016), Lucy Liu et Taye Diggs en patrons insupportables (Diggs en fait un peu trop, mais Liu rebascule avec grand plaisir en mode Ling d'Ally McBeal), et quelques seconds rôles sympatoches, parmi lesquels Pete Davidson en meilleur pote gay, et Titus Burgess en technicien étrange.

Sans cette distribution agréable à suivre, le film peinerait à atteindre la moyenne, dans le genre, d'autant que le métrage souffre (étrangement, compte tenu des antécédents de la réalisatrice) d'un manque de rythme assez paradoxal, et d'un bon quart d'heure de trop.

En l'état, c'est tout à fait regardable (les 20 dernières minutes sont même assez amusantes), mais le tout est honnêtement très peu mémorable.

3/6

Ibiza (2018) :

Envoyée par sa patronne à Barcelone pour y conclure une affaire, Harper (Gillian Jacobs), épuisée et au point mort dans sa vie privée, y est accompagnée par ses deux meilleures amies, Nikki (Vanessa Bayer) et Leah (Phoebe Robinson), bien décidées à profiter de l'occasion pour prendre des vacances festives entre copines. Mais à Barcelone, Harper a le coup de foudre pour Leo (Richard Madden), un DJ qui n'est pas insensible à son charme. Elle décide alors d'oublier la raison de sa présence en Espagne, pour se rendre à Ibiza et retrouver l'objet de son affection...

Initialement, je pensais que ce Ibiza (premier film de son réalisateur et de sa scénariste) était une énième girl comedy façon Mes Meilleures Amies et autres métrages du même genre avec humour trash et femmes qui font autant de conneries que les hommes (une certaine conception du féminisme, je suppose), d'autant que Will Ferrell et Adam McKay sont producteurs, et qu'une ex du Saturday Night Live (Vanessa Bayer) est à la distribution.

Mais en fin de compte, il s'avère que ce Ibiza est une comédie romantique entre Gillian Jacobs et Richard Madden, rom-com qui n'est que déguisée en party movie se voulant déglingué.

Le seul problème étant que le film ne fonctionne pas vraiment, que ce soit en tant que party movie (sur les 90+ minutes du métrage, il doit bien y avoir 25-30 minutes de remplissage creux avec des scènes de night-club, de foule qui danse, de DJs qui mixent, et d'EDM surmixé pour donner l'illusion d'un métrage dynamique), en tant que comédie trash de filles (les gags sont vraiment faiblards et assez timides), ou en tant que comédie romantique (puisque la romance, qui sert pourtant de fil conducteur, est finalement assez vite expédiée, et sans grand développement).

Ibiza finit par être plus proche d'un simple film de vacances, avec de beaux paysages, pas forcément mis en valeur par une photographie très saturée, et par une caméra constamment portée.

Dans l'ensemble, malgré sa distribution pas forcément désagréable (même si Watkins et Bayer surjouent gentiment, et que Robinson est transparente au possible), Ibiza est un film plat, sans réelle direction, et qui présente des personnages immatures et irresponsables, en espérant que le spectateur s'identifient à eux malgré leurs défauts.

Mouais.

1.75/6 (allergiques à la dance music s'abstenir)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 57 - Telemaniacs (1992) & Stepmonster (1993)

Publié le 31 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Telemaniacs (Stay Tuned - 1992) :

Représentant de commerce fainéant, Roy Knable (John Ritter) passe tout son temps devant la tv, et délaisse totalement son épouse Helen (Pam Dawber), ainsi que ses enfants Darryl (David Tom) et Diane (Heather McComb). Jusqu'au jour où Helen, furieuse, détruit la télévision : un appareil rapidement remplacé par un modèle flambant neuf et ultra-moderne relié à une parabole énorme placée dans le jardin, le tout offert par le mystérieux Mr. Spike (Jeffrey Jones). Mais Spike est un démon, et sans le savoir, Knable et sa femme sont tombés dans son piège : aspirés par l'antenne, les voilà transportés de programme en programme sous le regard incrédule de leurs enfants, avec moins de 24 heures pour trouver un moyen de regagner le monde moderne...

Pas nécessairement un film d'horreur au sens propre du terme, cette comédie fantastique de Peter Hyams met cependant en scène diables et démons à la sauce Eighties/Nineties, donc dans le cadre de cette Oktorrorfest, ça passe !

Mais quand je dis ça passe, c'est aussi dans le sens "c'est très passable" : en effet, tel que présenté ici sous l'oeil de Hyams, Stay Tuned n'est guère plus qu'une vague satire du monde de la télévision des années 80/90, une parodie superficielle et anecdotique qui se contente de survoler les genres (jeu télévisé, catch, drame enneigé, dessin animé, film noir, Wayne's World/SNL, révolition française, western spaghetti, Star Trek The Next Generation, MTV, hockey sur glace, film de cape et d'épée, Three's Company, et d'innombrables publicités et bandes-annonces détournées en tout genre) en les bourrant de jeux de mots et de gags éventés.

À vrai dire, par moments, on a presque l'impression d'assister à un brouillon de parodie façon Friedberg & Seltzer (Scary Movie et toutes leurs suites), blindé de détournements creux et autres références périmées.

Heureusement, le score énergique de Bruce Broughton assure un minimum d'intérêt, le film possède la bonne humeur et l'énergie des films des années 80/90, et la distribution semble s'amuser, mais au final, ce n'est guère plus ambitieux qu'un Cinéman, et ça n'a pas beaucoup plus de personnalité.

Un quasi-film à sketches regardable, mais manquant cruellement du mordant et du style nécessaires pour rester dans les mémoires.

(dire que ça a failli être réalisé par le Tim Burton de la grande époque...)

3/6

Stepmonster (1993) :

Passionné par les comic books d'horreur, Todd (Billy Corben) est horrifié lorsqu'il rencontre Denise Gore (Robin Riker), la nouvelle compagne de son père architecte et récemment veuf (Alan Thicke) : non seulement le jeune garçon n'est pas prêt à voir sa mère ainsi remplacée, mais en plus, Denise est littéralement un monstre dangereux, qui se dissimule sous une apparence humaine pour accomplir ses sombres desseins...

Un film à très petit budget (signé Roger Corman, Jeremy Stanford et Fred Olen Ray) qui ressemble fortement à une comédie Disney (ou à un épisode de Chair de Poule), mais en plus fauchée : la musique est envahissante et pataude, l'écriture basique au possible, la réalisation et le montage quelconques, et dans l'ensemble, on sent vraiment le film tourné à l'économie, entre ses cinq minutes de générique (alors que le métrage n'atteint même pas les 85 minutes), les décors de studio, et les effets très moyens.

La distribution, cependant, n'est pas désagréable (Thicke, donc, mais aussi George Gaynes, Ami Dolenz, Edie McClurg, John Astin, et Corey Feldman), et comme le film ne cherche jamais à faire peur ou à être trop sérieux, c'est sur les épaules de son cast qu'il se repose.

Ce qui fonctionne à peu près : Corben n'est pas agaçant, Dolenz est (comme toujours) charmante, Gaynes et Aston sont amusants, Feldman aussi, et dans l'ensemble, le métrage n'est pas calamiteux tant qu'il se centre sur ses protagonistes.

Dès qu'il tente de jouer la carte du suspense, des monstres et des effets spéciaux, c'est nettement moins convaincant, pour ne pas dire un peu ridicule.

Cela dit, les parallèles constants entre les EC Comics de Todd et la réalité sont intéressants, et si c'était passé à la télévision dans mon enfance, j'aurais probablement apprécié le tout.

3/6 (mais uniquement pour un public de moins de 10 ans)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 66 - Pandemonium (1982) & Wildling (2018)

Publié le 2 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Pandemonium (1982) :

En 1982, 20 ans après la mort tragique de cinq pom-pom girls aux mains d'un psychopathe, le camp d'entraînement de cheerleaders d'It Had To Be, Indiana, rouvre ses portes, sous la supervision de Bambi (Candice Azzara), seule survivante du massacre. Elle supervise ainsi Candy (Carol Kane), aux pouvoirs surnaturels ; Mandy (Teri Landrum), une reine de beauté naïve ; Sandy (Debralee Scott), exigeante et aux standards très élevés ;  Andy et Randy (Miles Chapin & Marc McClure), qui n'ont que le sexe en tête ; et Glenn Dandy (Judge Reinhold), à la famille excentrique. Mais un tueur rôde toujours, et les cheerleaders ne peuvent compter que sur l'enquête de Cooper, un mountie (Tom Smothers), sur son cheval et sur son adjoint (Paul Reubens) pour espérer survivre...

Sortie la même année que National Lampoon's Class Reunion, et peu de temps après Full Moon High, cette comédie parodique lorgne à nouveau sur un humour absurde à la ZAZ, façon Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?, arrivé en salle en 1980. Mais contrairement aux deux films chroniqués un peu plus tôt dans la journée, ici, ça fonctionne.

Principalement parce que le film est assez rythmé, et que ses personnages sont tous vraiment très excentriques : en poussant le curseur assez loin, les scénaristes (dont un scénariste de télévision) atteignent ce degré d'absurdité qui fait que même les gags les plus ratés (et il y en a beaucoup) parviennent tout de même à arracher un sourire au spectateur.

On regrettera que le tout soit néanmoins un peu trop décousu et brouillon, une impression encore renforcée par la sous-intrigue de Cooper et de Pee-Wee, qui ne fonctionne pas vraiment, et semble souvent rattachée à l'arrache au reste du métrage.

C'est dommage, parce qu'il y a dans ce slasher parodique un bon paquet de gags visuels et de répliques qui n'auraient pas été déplacées dans un ZAZ.

3/6

Wildling (2018) :

Lorsqu'elle est retrouvée par les autorités suite au suicide de son geôlier (Brad Dourif), Anna (Bel Powley) ne connaît rien à la vie, ayant été maintenue pendant toute son enfance dans une chambre isolée du reste du monde. Prise sous son aile par le shérif Cooper (Liv Tyler) et son frère (Collin Kelly-Sordelet), Anna réintègre alors la société moderne, mais rapidement, elle s'aperçoit que, privée des injections quotidiennes que lui faisait son "père", Anna commence à changer de manière inattendue...

Mouais. Encore un de ces films d'horreur (ce n'en est pas vraiment un, d'ailleurs, on est plus dans le fantastique adolescent frôlant par moment le genre young adult) auréolé d'une bonne réputation critique et festivalière, d'un buzz certain, et qui finissent malheureusement par vraiment décevoir.

Ici, sans être rédhibitoires, les problèmes sont multiples, et principalement au niveau de l'écriture : avec sa structure on ne peut plus basique, le film ne laisse aucune place au mystère ou au suspense. Il est clair dès le début qu'Anna est un garou, et on passe donc tout le film à attendre mollement que la métamorphose s'accomplisse ; si, à la limite, le scénariste/réalisateur faisait quelque chose d'intéressant avec ce postulat de départ, et son traitement, cette attente ne serait pas bien génante.

Mais non : les thématiques et la métaphore puberté/transformation garoue/perte de contrôle sur le corps ont déjà été bien traitées ailleurs, et Wildling ne leur apporte rien de bien probant ou d'original. Ce qui, ajouté à un déroulement prévisible au possible, donne un vrai sentiment de déjà vu et de film dérivatif.

On fermera aussi les yeux sur le dispositif improbable du récit, qui plonge cette pauvre Anna dans une vie normale et une existence lycéenne quelques jours/semaines après avoir été libérée de sa "cellule", sans le moindre soutien psychologique ou la moindre surveillance. Ou encore, on tentera de ne pas trop se braquer en voyant la direction que prend le récit dans son dernier tiers, quand Anna, en pleine mutation, s'enfuie dans les bois avec le frère du shérif, tombe enceinte de lui, et se venge de tous les chasseurs qui la traquent en les tuant un à un en mode ninja.

D'autant que, pour une raison ou une autre, le scénariste a eu les yeux plus gros que le ventre, sur la fin du film, avec des images de synthèse, un Dourif en mode Van Helsing, une Anna maquillée des pieds à la tête, etc : ça n'est pas forcément désastreux, mais ça ne fonctionne pas vraiment, et on passe plus de temps à lever les yeux au ciel qu'à prendre le tout au sérieux (l'ermite de la forêt, notamment, mérite un bon gros soupir).

Heureusement que le personnage d'Anna est interprété par une actrice attachante et expressive, Bel Powley (déjà vue dans Détour, entre autres), qui parvient à rendre son personnage sincère et crédible, même dans les moments les plus délicats (ou lorsqu'elle est couverte de maquillage et parle avec de fausses dents).

Dans l'ensemble, une petite déception, qui souffre vraiment d'être un premier film pas forcément maîtrisé, mais qui reste relativement bien filmé.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #873 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une Romance-photo (2014) & Je Vais Épouser un Prince ! (2018)

Publié le 5 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Drame, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Une Romance-photo (The Memory Book - 2014) :

Jeune photographe ne croyant plus vraiment à l'amour, Chloe Davenport (Meghan Ory), découvre un vieil album photo des années 70 dans une brocante. Inspirée et décidée à retrouver le couple amoureux et heureux qui y apparaît (Art Hindle & Adrienne Barbeau), elle s'associe alors à Gabe Sinclair (Luke Macfarlane), un séduisant barman, pour tenter de remonter la piste de ces deux inconnus, quitte à traverser le pays pour y parvenir...

Une comédie romantique Hallmark tout ce qu'il y a de plus classique, et que j'ai abordée sans à priori, ni négatif ni positif : j'apprécie généralement Luke Macfarlane, mais j'ai habituellement nettement plus de réserves envers Meghan Ory.

Ici, cependant, bonne surprise, puisque l'histoire change un peu du tout-venant façon "héroïne citadine redécouvre le bonheur de la vie à la campagne" : c'est un film Hallmark Movies & Mystery, ce qui signifie que c'est mieux écrit/produit/filmé que la moyenne du genre, et que c'est un peu plus sérieux et dramatique.

Sans oublier le couple principal, qui a une très bonne alchimie. Macfarlane et Ory semblent ainsi vraiment s'amuser, leurs échanges sont dynamiques et malicieux, et leur enquête s'avère assez agréable à suivre (arrivant même à se montrer touchante sur la toute fin grâce à Hindle et Barbeau).

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, c'est prévisible, et on se doute bien que les extérieurs tournés sans les acteurs à San Francisco ne sont que des stock-shots, mais dans l'absolu, c'est loin d'être désagréable dans le genre.

3.75/6

Je Vais Épouser un Prince ! (Royally Ever After - 2018) :

Sara (Fiona Gubelmann), une enseignante du New Jersey, découvre un beau jour que son fiancé, Daniel (Torrance Coombs), est en réalisé le prince héritier d'une petite île anglaise, St-Ives, et que si elle veut l'épouser, elle va devoir choisir entre sa vie tranquille, et une vie de princesse auprès d'une famille royale assez hostile...

Si ce résumé vous rappelle quelque chose... ce n'est pas surprenant. Royally Ever After, téléfilm Hallmark mis en chantier pour profiter au maximum du mariage princier de Harry & Meghan, est une énième resucée de la même histoire, traitée en long, en large et en travers par la chaîne, et d'ailleurs très similaire au My Christmas Prince (Lifetime) de Noël 2017.

Je vais donc juger cette nouvelle version à l'aune de ce dernier métrage, et tout de suite, quelque chose saute aux yeux : le ton. Contrairement à bon nombre d'autres téléfilms au même sujet, Royally Ever After opte pour un ton beaucoup plus léger et décontracté.

Malgré sa coiffure ridicule et son manque de charisme, le Prince a ainsi une bonne alchimie avec Fiona Gubelmann, et le couple possède par conséquent une jolie énergie.

Malheureusement, si Gubelmann fait tout son possible pour rendre crédible son personnage d'institutrice un peu gauche du New Jersey, l'écriture ne suit pas vraiment : rapidement, les traits sont grossis jusqu'à l'overdose, entre les mésaventures de Sara à la cour, les parents royaux froids et distants, la sœur du Prince manipulatrice... tous les clichés se succèdent, les dialogues paraissent artificiels, et dans un effort de compenser pour tout ça, l'interprétation finit par être forcée.

La situation ne s'améliore pas lorsque les parents de Sara (écrits comme des beaufs) débarquent au palais, et lentement mais surement, le film sombre dans la caricature, jusqu'à un final "émouvant" totalement surjoué tant l'écriture lui fait défaut.

Bref, un téléfilm cliché au possible, à l'écriture très faible, et qui n'a pour lui que son environnement naturel (tournage en Irlande), et son interprète principale, qui fait tout son possible pour donner de la vie à la caricature dont elle tient le rôle (le jeu de Gubelmann a fortement déplu, outre-Atlantique, mais franchement, elle n'y est pas pour grand chose dans le vide abyssal de Royally Ever After).

C'est faible, c'est redondant, c'est inutile, et ça a probablement été "écrit" en quelques jours sur un coin de table par un producteur fainéant.

2.75/6 si l'on n'a jamais vu aucune autre romance royale de la chaîne, 1.5/6 dans le cas contraire... disons 2/6 au final.

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Les bilans de Lurdo : Trial & Error, saison 1 (2017) et 2 (2018)

Publié le 16 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Policier, NBC, Documentaire, Les bilans de Lurdo

Sitcom de deux saisons de 23 épisodes (13 épisodes pour la s1, 10 épisodes pour la 2) diffusées sur NBC, Trial & Error surfe sur la vague du genre du true crime télévisuel, ces séries documentaires américaines qui suivent des affaires criminelles en temps réel, et qui, avec l'avènement du câble et de Netflix, ont connu un récent regain de popularité (cf The Jinx, Making a Murderer, etc).

Trial & Error, saison 1 (2017) :

Accusé d'avoir tué son épouse, Larry Henderson (John Lithgow), un professeur de poésie excentrique vivant dans le sud profond, est défendu par Josh Segal (Nicolas D'Agosto), jeune avocat new-yorkais dépassé par les événements, et par son équipe des plus incapables (Sherri Shepherd, Steven Boyer), contre les accusations d'un procureur ambitieux (Jayma Mays)...

Un mockumentaire (façon The Office ou Parks and Recreation) conçu et écrit par Jeff Astrof, scénariste d'Angie Tribeca, de Ground Floor, et de nombreuses autres sitcoms en tous genres, et qui se propose de retracer l'enquête et le procès de Larry Henderson (huhuhu le jeu de mots... et il a un frère jumeau appelé Harry ^^), pendant une saison.

En soi, pourquoi pas, mais je dois bien admettre que j'ai trouvé le tout souvent plat et décevant, ce qui m'a d'autant plus surpris que la série jouissait d'une réputation assez positive, sur le web.

Mais dans les faits, entre son protagoniste principal peu charismatique ou intéressant, son format déjà vu, ses personnages secondaires assez quelconques (outre Lithgow, toujours impeccable, seule Jayma Mays tire son épingle du jeu, les autres étant tous assez peu intéressants et/ou trop caricaturaux pour fonctionner - Krysta Rodriguez, notamment, ne sert vraiment pas à grand chose), son humour en demi-teinte (ça ne pousse pas le curseur suffisamment loin dans l'absurde, malgré une légère montée en puissance vers la fin de la saison) et son rythme assez tranquille, je n'ai pas particulièrement accroché à cette première année.

D'autant qu'il faut bien l'avouer, il y a eu nettement mieux en matière de série comique de tribunal, notamment du côté de chez David E. Kelley. Ici, le show souffre du syndrome de la saison 1, et il tâtonne, constamment à mi-chemin entre la parodie, la sitcom décalée façon Parks and Rec, et l'enquête policière plus sérieuse (à l'issue pourtant cousue de fil blanc), sans jamais vraiment réussir à conjuguer ces différentes approches de manière harmonieuse.

Rien de désastreux, et par moments, ça fonctionne, mais le tout m'a simplement déçu, et est loin de m'avoir convaincu.

Trial & Error, saison 2 : Lady, Killer (2018) :

Désormais installé à East Peck, Josh est engagé par Lavinia Peck-Foster (Kristin Chenoweth), grande dame de la ville, vénérée par tous ses habitants, et qui a été arrêtée alors qu'elle roulait, de nuit, avec le cadavre de son époux dans son coffre. Et pour compliquer un peu plus la tâche à l'avocat, voilà que Carol Ann Keane est enceinte... de lui ?

Exit John Lithgow, exit Krysta Rodriguez, et place à une Kristin Chenoweth qui en fait trois tonnes dans le rôle de la tueuse, pour une version plus ou moins gender-switched de The Jinx.

Et l'interprétation de Chenoweth est un peu à l'image du reste de cette saison : un trait plus forcé, et une série plus caricaturale, plus cartoonesque, avec une accusée qui cabotine, un juge inintelligible, une ville toujours plus folle et excentrique, un semblant de triangle amoureux entre Carol Ann Keane (enceinte jusqu'aux yeux), Josh et une podcasteuse new-yorkaise de passage en ville, une Anne aux maladies de plus en plus surnaturelles, un Dwayne de plus en plus redneck, etc...

Donc pour le coup, en comparaison de la saison 1, le show a clairement choisi une direction, et il s'y tient : celle de la folie, et d'un univers déjanté et très improbable (façon Angie Tribeca). Au point de parfois sembler forcer le trait jusqu'à aller presque trop loin dans le délire assumé : régulièrement, la série paraît ainsi perdre sa sincérité, et donne l'impression d'une grosse parodie très appuyée, où les scénaristes sont prêts à toutes les excentricités, pour le meilleur et pour le pire.

Ce qui amène des scories assez évidentes : le triangle amoureux et la romance impossible entre Keane et Josh ne fonctionnent jamais vraiment, et ressemblent un peu trop à du remplissage qui tranche radicalement avec le grand n'importe quoi ambiant (un peu comme dans le cas de Krysta Rodriguez en saison 1, le personnage de la podcasteuse, sous-développé, ne sert ici absolument à rien) ; et surtout, le vrai problème de cette saison est le caractère abrasif, antipathique et prétentieux de l'accusée, qui change la dynamique de la série, en privant celle-ci du capital-sympathie instantané de John Lithgow : sans ce quota sincérité, le programme peine à intéresser le spectateur à son enquête et à ses enjeux.

Par chance, à mi-parcours, le show change de direction, et fait de Kristin Chenoweth une antagoniste méprisante, ce qui, sur le papier, semble une solution parfaite au caractère agaçant de ce personnage. Mais ce revirement se fait au moment même où le show passe à la vitesse supérieure dans le n'importe quoi et le grotesque, avec des personnages toujours plus caricaturaux, des rebondissements invraisemblabes et une enquête (cette fois-ci à charge) tellement irréaliste qu'on finit par regarder ça en levant les yeux au ciel.

Mais attention : mon avis sur ces deux premières saisons a beau ne pas être très positif, c'est principalement une histoire de goût. Je n'accroche tout simplement pas à l'écriture de la série, un peu trop excentrique pour moi, mais j'admets que si l'on adhère à la proposition du programme, à son style, et que l'on se laisse porter par la folie ambiante, le show est amusant, bien mené et compétent.

Si l'on a des réserves sur la distribution, le ton, les personnages sous-développés ou l'écriture, par contre... c'est plus compliqué.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls, saison 6 (2005-2006)

Publié le 22 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Comédie, Romance, Gilmore Girls, Télévision, Critiques éclair, Review, WB

Gilmore Girls saison 6 - le début de la fin :

Après plusieurs années de réticences provoquées par les retours assez négatifs de personnes dignes de confiance, j'ai donc fini par découvrir cette avant-dernière saison du show, une saison assez inégale, durant laquelle on sent bien les tensions croissantes entre les Palladino et la CW.

C'est ainsi que la première moitié de saison est tout à fait honorable, et dans la directe continuité des saisons précédentes : certes, Rory est toujours agaçante d'égocentrisme naïf et de privilège, mais ça reste voulu, à défaut d'être totalement maîtrisé.

Et le retour de Jess, qui semble avoir remis de l'ordre dans sa vie, sert donc d'électrochoc logique à Rory, qui prend alors conscience des erreurs qu'elle a commises. On assiste donc à une résurrection de l'ancienne Rory à la mi-saison, et un retour de la dynamique originale des Gilmore Girls, ce qui fait éminemment plaisir (un plaisir qui n'aurait probablement pas été aussi prononcé sans la séparation prolongée des deux personnages).

À l'identique, Luke/Lorelai fonctionnent assez bien ensemble en début de saison, malgré leur incapacité chronique à communiquer ; l'addition de Paul Anka, le chien psychologiquement instable, est plutôt fun ; Rory/Logan deviennent presque intéressant lorsqu'ils travaillent de concert à la rédac ; et c'est avec un certain succès que la prod profite de la séparation des deux Gilmore pour se concentrer un peu plus sur les persos secondaires : Paris, Lane, etc...

Reste ensuite l'arrivée du personnage d'April, qui sent très fortement l'intervention du network, façon "Rory est trop âgée, maintenant, il faut une nouvelle ado pour toucher le coeur de cible de la chaîne. Et si vous inventiez une fille cachée à Luke ?". En temps normal, ce serait un joli saut de requin, pour toute série normalement constituée qui ne s'appelle pas Buffy. Cependant, là, dans GG, ça fonctionne assez bien, à ma grande surprise... principalement parce que j'ai eu l'impression que les Palladino avaient contourné le problème en faisant tout son développement hors-champ : il n'y a que peu d'épisodes durant lesquels April (d'ailleurs finalement assez sympathique) est vraiment présente, et son intrigue contribue à l'éloignement entre Lorelai et Luke.

Malheureusement, cette stratégie a ses limites, qui deviennent vite apparentes : le manque de communication entre L&L devient progressivement insupportable et too much pendant la seconde partie de la saison. Une seconde moitié de saison qui dégénère progressivement, avec pas mal d'épisodes qui font du surplace (l'anniversaire d'April était amusant, mais arrivait un peu trop tard : ce genre de scène entre Lorelai/April/Luke aurait dû arriver bien plus tôt), du placement produit flagrant network-imposed (le Sidekick), du meublage (l'épisode d'Emily à moitié aveugle, qui ne sert à rien à 90%), TJ/la soeur de Luke toujours aussi agaçants, une Rory parfois out-of-character (lorsqu'elle décide de tout savoir sur April et sa mère, et qu'elle part les espionner malgré l'interdiction de sa mère), et bien sûr le pétage de cable de Lorelai au mariage de Lane, logique, mais un peu overzetaupe dans la manière dont il est amené.

Et le final... hum... en soi, l'épisode est l'aboutissement logique des intrigues de la saison, avec une séparation L/L inévitable (à défaut d'être très réjouissante, ou bien amenée par l'écriture parfois chaotique de la saison), mais la forme du finale est gentiment agaçante, avec un défilé d'artistes indépendants (Mary-Lynn Rajskub !) dans les rues de Stars Hollow, pour trente secondes/une minute de chanson à chaque fois.

Ça sent le gros meublage inutile, et la scène finale est tout sauf enthousiasmante : Christopher, depuis le début du show, n'est qu'un prétexte scénaristique ressorti de son placard de manière ponctuelle, et si c'est relativement logique que Lorelai se tourne vers lui lorsqu'elle touche le fond, je n'ai pas particulièrement envie de voir plus que cela le personnage. Et malheureusement, sans avoir regardé la saison 7, je subodore que Christopher va y être omniprésent... :S

En d'autres termes, une saison dont la réputation controversée chez les fans ne me surprend pas du tout. Non seulement la prod a opté pour une approche Whedonienne à la "write what the fans need, not what the fans want", en séparant les Girls, et en rajoutant des obstacles constants à la progression de Luke/Lorelai, mais en plus, cette approche est parasitée par les désidératas du network, et par des tensions avec les Palladino.

Résultat : alors que le récit en lui-même aurait pu globalement fonctionner en temps normal, il apparaît là un peu brouillon, échappant parfois au contrôle de ses créateurs, et est par conséquent bien moins efficace et convaincant.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 2

Publié le 3 Septembre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Comédie, Hub

Saison 2 de cette série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

2x01-02 :
Emmené malgré lui à une beach party par son meilleur ami et la copine ultra-populaire de ce dernier, un geek cinéphile se retrouve dans un drive-in sorti de nulle part, et parvient à entrer dans l'un de ses films d'horreur préférés. Mais lorsque ses amis l'en arrachent, il commence à muter en homme-termite. Un double épisode pas très réussi, autrement que visuellement, et assez convenu, une ou deux références aux vieilles séries Z exceptées.

2x03 :
Un jeune adolescent martyrisé et passionné d'insectes découvre qu'il parvient à les télécommander par télépathie, et entreprend de se venger de ceux qui l'ennuient. Mais bien évidemment, il prend la grosse tête, et les insectes se retournent contre lui. Plein de gros plans sur des insectes, et un scénario très très classique pour ce genre de série... trop classique.

2x04 :
Épisode intéressant, sur un enfant qui prend l'avion seul, et se retrouve assis aux côtés d'un fantôme qui refuse de passer dans l'au-delà, au grand dam de la Faucheuse, assise trois sièges plus loin. Ça évite astucieusement le twist final "ils sont tous morts", et c'est en fin de compte assez réussi.

2x05 :
Young Shawn de Psych dans l'histoire de trois gamins qui cherchent une citrouille pour Halloween, et en volent plusieurs à un fermier voisin, fermier qui cultive les enfants kidnappés pour les transformer en hommes-citrouilles. Mouais. Quelques moments visuellement réussis mais ça s'arrête là.

2x06 :
Un adolescent rencontre son artiste de comics préféré ("Alan Miller", huhuhu) à la Comic-Con, et lorsque celui-ci part en courant, il laisse derrière lui ses pinceaux fétiches. Des pinceaux môôôôôôdits qui inspirent le garçon, et qui donnent corps à tout ce que peint ce dernier, à savoir un mystérieux stalker qui commence à se manifester. Pas désagréable, mais la conclusion est trop prévisible pour convaincre. Chanelle Peloso est intéressante, cela dit, dans un style Jena Malone-light.

2x07 :
Julia "Masters of Horror's Right to Die + SGU" Benson dans le rôle très bref de la mère de famille d'un enfant malade, laissé seul à la maison avec de la fièvre. Rapidement, le garçon s'aperçoit alors qu'il est enfermé avec une créature étrange, et que la maison est placée en quarantaine par le CDC... très très bof, notamment le double twist de fin, prévisible au possible, même si le jeune acteur (Garrett Ryan), sur lequel repose tout l'épisode, s'en sort très honorablement.

2x08 :
Un duo d'adolescents décident de remplacer la mascotte miteuse et muppetesque de leur lycée par un nouvel animal... mais personne n'a jamais vu le visage de la mascotte actuelle, qui décide de ne pas se laisser faire... Gentiment ridicule, à vrai dire.

2x09 :
Épisode à dominante asiatique, sur une histoire de Feng Shui qui tourne mal. Gros bof.

2x10 :
Un adolescent et sa frangine s'installent dans une nouvelle maison qui paraît bien vite hantée par une entité grondante, vivant dans un trou dans le jardin. Pas grand chose à retenir, à vrai dire, bien au contraire, puisque le tout n'est qu'une histoire banale de père-de-famille-fantôme agressif. Reste que ça fait plaisir de revoir Allison Hossack.

2x11 :
Bailee Madison, à nouveau, dans un épisode sur un épouvantail maléfique qui chasse les oiseaux, puis tous les animaux, puis tous les habitants d'une petite ville... assez mollasson au début, ça finit par dégager une atmosphère assez Kingienne pas désagréable du tout. À noter que l'épisode a eu droit à un Director's Cut à la fin un peu différente... qui ne change toutefois pas grand chose au schmilblick.

2x12 :
Une histoire de boogeyman à la Krueger, qui ressemble à un croisement entre une araignée et un Ghost of Mars, le tout dans un camp de vacances. Bof.

2x13-14 :
Double épisode médiéval-fantastique avec Jodelle Ferland, qui a bien grandi, dans l'histoire des deux jeunes apprentis d'un sorcier râleur et autoritaire (Michael Ironside), qui décident de trahir leur maître et de s'enfoncer dans la forêt maléfique locale pour aller trouver l'ennemie jurée du sorcier, la sorcière Griselda (Gina Holden). Sans réel intérêt ni inspiration, ça se déroule particulièrement mollement et de manière totalement convenue.

2x15 :
Britt McKillip (la petite soeur de Dead Like Me... qui a bien grandi (bis)), parmi l'atelier théâtre d'un lycée, qui tente de mettre en scène Hansel & Gretel, malgré une production infestée de problèmes en tous genres. Sans oublier la réalisatrice du spectacle, qui étrangement passe son temps à nourrir les chanteurs et danseurs de sucreries. Pas inintéressant dans l'idée, malgré un script affreusement prévisible, y compris au niveau du retournement final (avec la Morticia de The New Addams Family en maychante sorcière).

2x16 :
Zachary Gordon (Diary of a Wimpy Kid), dans une histoire de visite au musée, où une momie revient à la vie, pour hanter un jeune adolescent passionné d'égyptologie, et qui a une destinée mystérieuse. Mouais... assez peu convaincant.

2x17 :
Un remake de Dorian Gray, avec Ariel "Modern Family" Winter dans le rôle (pas forcément toujours crédible vue sa bouille encore rondouillarde) d'une serveuse qui devient une superstar de la mode adolescente après une rencontre fortuite avec une photographe démoniaque : le prix de sa célébrité, une photo numérique qui semble se corrompre en même temps qu'elle. Mouais.

2x18 :
Retour de la poupée maléfique du tout premier épisode de la saison 1. Malheureusement, l'actrice principale n'est pas aussi convaincante que Bailee Madison, et ça ne fait que redite inutile, au final.

Bilan de la saison 2 :
La série trouve ses marques, continue d'affirmer sa production léchée, et son visuel professionnel. Malheureusement, les scénarios sont toujours le point faible du show. Que ce soit par manque d'inspiration, par redondance, par manque de rythme, ou plus simplement par manque d'originalité, la plupart des scripts sont plats, et empêchent que The Haunting Hour ne convainque un public adulte. À réserver à un public plus jeune, pas encore rôdé aux ficelles narratives ici employées. Dommage (bis).

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Humour, sitcom et... 8 - Parks & Rec, The Office 2.0 ?

Publié le 20 Janvier 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, NBC, Romance

À l'origine, il y avait The Office UK, un bijou d'humour à la fois absurde et dépressif. Puis il y eut The Office US, un bijou d'humour de bureau, plus absurde et mainstream, mais tout aussi réussi... et puis, progressivement, The Office US s'est perdu en chemin, à mesure que le nombre de saisons augmentait, et que la distribution changeait. Et alors même que la série touche actuellement à sa fin, se traînant lamentablement jusqu'à sa ligne d'arrivée, l'heure est venue de se tourner vers la petite soeur de The Office, Parks & Recreation

P&R, qu'est-ce que c'est ? Et bien, de la même manière que The Office narrait le quotidien d'une entreprise de papeterie sous la direction de Michael Scott (Steve Carrell), un incapable un peu niais mais au bon fond, Parks & Rec narre le quotidien d'un département municipal (celui de l'aménagement public), sous la direction de Leslie Knope (Amy Poehler), une incapable un peu niaise mais au bon fond. 

Au sein de cette équipe, des personnages très familiers : outre Leslie, homologue évident de Michael Scott, on a droit à un assortiment d'archétypes très similaires aux protagonistes de The Office. La brave fille, normale et pleine de bons sentiments (Pam, devenue Ann dans P&R, et jouée par Rashida Jones, déjà dans The Office), embarquée dans une relation amoureuse sans avenir avec un grand con glandeur (Roy, qui devient Andy dans P&R, un Andy qui progressivement devient de plus en plus idiot, à la Kevin de The Office), et qui se rapproche du grand dadais du bureau (Jim, qui devient Mark dans P&R) ; le douchebag qui se croit séducteur branché, et qui enchaîne les remarques misogynes et ridicules (Ryan/Tom) ; l'afro-américaine rondouillarde au répondant affirmé, et à la vie sexuelle débridée (P&R's Donna, une fusion de Stanley et Meredith de The Office) ; le gros pas très doué et naïf (Jerry, une version moins stupide de Kevin de The Office) ; le libertaire excentrique, qui vit dans son monde sans se soucier des conventions de la société (Ron, qui est un peu le Dwight de P&R, en moins rural et en plus viril) ; et la fille sarcastique, April, qui n'a pas vraiment d'équivalent direct, mais joue bien souvent un rôle équivalent à celui de Dwight dans The Office, à savoir celui du personnage aux valeurs morales et aux réactions misanthropes en contraste avec ses semblables.

Bref, P&R, avec sa forme pseudo-documentaire, ses interviews face caméra, et sa distribution extrèmement balisée, c'est un show particulièrement familier et peu innovant, et il est difficile de ne pas penser à sa série soeur lorsque l'on regarde le show.

Du moins, dans sa première saison, très laborieuse.

Une première saison qui peine fortement à convaincre : à trois ou quatre reprises différentes, j'ai tenté de la dépasser, à plusieurs années d'intervalle, et à chaque fois, je suis resté à la porte de la série, sans grande envie de poursuivre en saison 2. Trop de ressemblances avec The Office, trop de personnages antipathiques, trop d'intrigues quelconques : la s1 de P&R, qui ne dure que six épisodes, est tout sauf un succès.

Et pourtant, dès la saison 2, le show trouve ses marques : les personnalités ont été recalibrées, les intrigues aussi, le ton se fait plus constant, et surtout, la série se trouve un coeur. Plus qu'une Michael Scott-bis, qui serait un peu idiote et incapable, Leslie Knope se mue en une indéboulonnable optimiste et idéaliste, dévouée à sa ville, et assez douée. Elle s'avère une mère poule pour ses collègues, et progressivement, se crée l'image d'une véritable famille : au sein des P&Rs, tout le monde s'apprécie à un degré ou un autre, et tout le monde a l'occasion de montrer son côté sensible, et les liens qui unissent tous les personnages.

Un coeur sincère et touchant, globalement absent de The Office, et qui fait ici toute la différence, au risque de parfois verser dans les bons sentiments. Mais ça fonctionne, notamment grâce à cet ours bourru de Ron Swanson, qui sous ses allures de misanthrope cache en fait un coeur gros comme ça, et tisse progressivement avec April et Andy des liens de père de substitution assez efficaces.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que tout est rose : la série est très orientée shipping, ce qui peut s'avérer assez agaçant, en particulier lorsque l'on n'apprécie pas forcément certains personnages ou acteurs. Et les scénaristes n'hésitent par à exploiter certains filons (la bétise d'Andy) jusqu'à la moelle, au risque de lasser. Mais dans l'ensemble, le show a su rectifier sa direction, et n'en est que meilleur.

En saison 3, exit Mark, qui fait place au duo d'Adam Scott (le nouveau love interest de Leslie) et Rob Lowe, en health-freak assez amusant. Les liens April/Ron continuent de se tisser, pour le meilleur, mais les relations amoureuses continuent d'être au centre des attentions des scénaristes, pour le pire : Adam Scott/Poehler n'ont aucune alchimie, April/Andy est forcé, Tom est insupportable... la série continue de fonctionner assez solidement, mais le shipping menace parfois d'engloutir le tout.

Puis, en saison 4, la série est phagocytée par la course à la mairie de Leslie, qui plombe un peu le tout, avec un Paul Rudd un peu trop caricatural et idiot pour le bien de la série. Pire, le couple Ann/Tom ne fonctionne pas du tout, et donne l'impression que les scénaristes ne savent pas quoi faire des personnages.

En bref : désormais en saison 5, le show a clairement évolué depuis ses débuts faiblards. Néanmoins, sa positivité intrinsèque n'a pas changé, et permet au show de se démarquer clairement de son modèle. Ce qui n'est pas un mal, vu le niveau actuel de ce dernier...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 2 (première partie)

Publié le 24 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

(Dans l'ordre de prod/ordre de diff) :

2x01 (2x02) - Initiations :

Oh, un Chakotay-centric, qui fait office de Kazon-centric par la même occasion... et oh, quelle surprise, Chakotay continue d'accumuler les clichés du natif-américain télévisuel, pendant que les Kazons continuent de ressembler à des Klingons au rabais. Heureusement qu'il y a Nog en Kazon, pour sauver un peu le tout... mais sinon, c'est bien joué, mais pas très passionnant, d'autant que le maquisard qui vante les mérites d'une Fédération/d'une Starfleet qu'il a pourtant rejetée, ça fait un peu tache.

2x02 (2x05) - Non Sequitur :

Pas forcément beaucoup plus réussi, ce Kim-centric (logique, me direz-vous ^^)... principalement parce que Wang est beaucoup trop terne et inexpressif dans ce récit, et pas aidé par la compagne de Harry, à peu près aussi motivée. Cela dit, ça fait illusion pendant les dix premières minutes malgré tout, notamment parce que c'est sympa de voir un peu la Terre, mais ça se délite ensuite rapidement, ça perd en intérêt, ça traîne, etc... jusqu'au reset final, attendu. Ça aurait été nettement mieux si le duo Paris/Kim avait été en place dès le premier tiers de l'épisode, et pas uniquement dans les cinq dernières minutes.

2x03 (2x07) - Parturition :

Paris et Neelix coincés dans une grotte avec un bébé alien en caoutchouc à leur charge. Ouép. Vlà le début de saison bien piteux, avec cette suite de trois épisodes (et les nouvelles coupes de cheveux de Janeway et B'elanna)... bon, je ne suis pas forcément objectif, puisque que Neelix jaloux/le triangle amoureux avec Paris/le "jeu" de J-Lien me donnent généralement des envies de meurtre, mais là, pff. Un peu comme le précédent, ça se regarde tranquillement pendant le premier tiers, et progressivement, ça commence à devenir longuet et cheesy. Ça aurait pu être pire, certes... m'enfin quand même, je commence à comprendre pourquoi j'ai effacé de ma mémoire les deux ou trois premières saisons du show.

2x04 (2x08) - Persistence of Vision :

Roh c't'intro avec Janeway énervée qui va embrasser le Lord machintruc de son holosimulation de romance gothique à la con... bon, heureusement, ensuite, ça devient plus intéressant, puisque l'holosim trouve sa justification dans le récit. Cela dit, les persos sont un peu lents à la détente, et galèrent à faire le lien entre les hallucinations de Janeway/des autres officiers et le vaisseau alien qui vient d'arriver. Ah, et B'elanna qui a un faible pour Chakotay, faible qui disparaîtra tout aussi vite qu'il est venu, laule. Mais bon, pas trop grave, tout ça.

2x05 (2x09) - Tattoo :

Je ne l'ai vraiment pas aimé, celui-là, et ce malgré le fait que l'épisode ne soit pas forcément mauvais en soi. Mais j'ai énormément de mal avec la spiritualité des Indiens vue par les scénaristes de Voyager : c'est naïf, c'est basique, assez peu inspiré, et à la limite de la caricature. Donc là, quant en plus on nous fait le coup de "les dieux de la tribu de Chakotay sont des aliens, sur lesquels le Voyager tombe par hasard", c'est beaucoup trop Ancient Aliens à mon goût, et je décroche totalement. Mais je dois bien avouer que le dilemne de Chakotay, entre Foi et modernité, est assez bien écrit, et le Doc avec la grippe (et la voix de Batman) est amusant.

2x06 (2x10) - Cold Fire :

Le retour de l'intrigue du Caretaker via sa compagne, et un Kes-centric plutôt intéressant dans son genre, malgré une absence d'enjeux inévitable (of course le Voyager ne va pas rentrer à la maison à la fin de l'épisode, et of course l'Ocampa sinistre est iiiiiveul ^^), et une fin décevante à la Scanners du pauvre, agrémentée d'un reset des pouvoirs de Kes.

2x11 - Maneuvers :

Le retour des Kazons et de Seska, dans un épisode très sympathique, malgré quelques problèmes d'écriture parfois flagrants (les téléportations à gogo pendant la bataille finale, par exemple, ou encore la manière dont la grossesse de Seska est amenée à la fin).

2x12 - Resistance :

L'away-team est capturée par un gouvernement hostile, pendant que Janeway est sauvée par un autochtone un peu cinglé. Bien interprété, et pas forcément inintéressant... sauf que je n'ai pas du tout accroché à la relation entre Janeway et l'alien, à la folie du personnage, à son drame personnel, tout ça. Ni à Janeway qui se la joue séductrice pour distraire un garde. Bof, donc.

2x13 - Prototype :

Arf, celui-ci, je m'en souvenais, avec ses robots hostiles au design de cyberman des 60s et à l'apparence fauchée. Un épisode particulièrement quelconque et tout sauf mémorable, malgré Roxann Dawson qui porte l'épisode sur ses épaules.

2x14 - Alliances :

La suite des Kazons, avec le Voyager qui tente de conclure une alliance avec certaines des sectes, tandis que les tensions internes s'accroissent à bord. Pas désagréable du tout, bien qu'un peu basique et téléphoné.

(à suivre)

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Halloween Oktorrorfest 2013 - 13 - Evil Dead 2013 & Dark Touch

Publié le 29 Octobre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, France, Irlande

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

Evil Dead 2013 :

(mise à jour le 15/10/2016)

Réunis dans un chalet forestier pour tenter de sevrer l'une d'entre eux (Jane Levy), une bande de jeunes y découvre un vieux grimoire, le Necronomicon, et déchaîne sans le vouloir tous les démons de l'enfer...

Vu assez tardivement, et je suis resté plutôt indifférent. Non pas que ce soit une purge, mais je crois que tout ce qui me dérange dans ce métrage peut être synthétisé en une seule scène : l'ouverture du livre par le chevelu, qui combine connerie abyssale d'un personnage insipide, et "remise au goût du jour" de morceaux du film original sans aucune raison valable.

Autrefois, on avait le Necronomicon, un ouvrage écrit en lettres de sang sumériennes et relié de peau humaine, empli de dessins incompréhensibles et inexplicables, qui parlaient supposément de créatures indicibles et plus vieilles que tout... il y avait un certain mystère, une impression d'inconnu, entretenue par la voix sur le vieux magnétophone, qui récitait des incantations obscures...

Là, on se retrouve avec un livre sataniste standard, avec certes une écriture indéchiffrable, mais taggée et traduite en long, en large et en travers dans toutes les langues dont l'anglais, avec des pentagrammes inversés, des têtes de bouc et des gravures au style assez moderne sur toutes les pages... bref, niveau mystère, c'est le degré zéro, et ça ramène le bouquin à un grimoire de sorcellerie lambda, l'entité à un démon basique au possible, qui obéit à des règles (d'ailleurs, je ne suis pas vraiment certain de comment le scénario arrive à comptabiliser ses cinq âmes ingérées, mais bon, fermons les yeux sur la "logique" du métrage), qui suit des étapes bien illustrées sur le livre, histoire de pouvoir faire le parallèle à l'écran, etc.

En gros, ça donne l'impression d'avoir été bien recadré, recalibré, simplifié, et affadi et rendu beaucoup plus accessible pour un public moderne. Donc forcément, après, les deadites de ce remake qui ressemblent à de bêtes possédés sortis de l'Exorciste... ça ne surprend pas vraiment ; là aussi, ça facilite la compréhension et l'adhésion du spectateur de base, en lui rappelant les possédés qu'il a l'habitude de voir.

Et il en va de même pour tout le reste : quand ça remake, ça singe en moins intéressant ou inventif, et quand ça tente de s'écarter du remake pur et dur, ça s'écroule un peu sous le poids des clichés et du manque d'inspiration.

Sans compter que le sérieux confondant de l'entreprise fait que les moments repris des deux derniers opus de la trilogie manquent de leur recul et de leur second degré originels : par conséquent, on frôle régulièrement l'overdose d'effets forcés, de litres de sang gratuits, de rappels qui ne fonctionnent pas, parce que l'univers de cet Evil Dead est trop ancré dans le premier degré pour rendre crédible tout ce que traverse Jane Levy avant d'arriver au générique de fin (je pense notamment à l'auto-déchirage spontané de bras, vraiment too much).

Pour résumer : prégénérique totalement inutile et creux, maquillage des Deadites trop "Exorciste", personnages agaçants et en carton pâte, métaphore de l'addiction assez lourde, et impression de best-of pour les nuls de la trilogie originale, qui troque une montée en puissance potentielle pour du gore et du sanguinolent non-stop, quitte à anesthésier les sens du spectateur, et à perdre tout impact.

Quand à Jane Levy, elle est trop mignonne et en bonne santé pour paraître être une droguée ayant besoin d'un sevrage brutal... mais on ne peut pas nier qu'elle donne de sa personne !

3.25/6 (c'est regardable, c'est louable dans ses intentions de départ, mais ça s'arrête là)

Dark Touch :

Une fillette maltraitée se retrouve orpheline suite au massacre de sa famille par "les objets de sa maison". Puisque personne ne la croit, la voilà cependant placée chez ses voisins, sous la supervision d'une assistante sociale... mais les forces maléfiques l'ont suivie...

Supposément une perle méconnue du cinéma de genre, voilà un film d'horreur franco-irlandais qui louche très fortement sur une combo de Carrie (et de American Haunting pour la thématique), avec la fille de Ronan Keating dans le rôle principal.

Assez bien exécuté, techniquement parlant (même si certains seconds rôles sont assez moyens), le film souffre cependant d'une écriture particulièrement agaçante et pataude : non seulement le métrage aurait pas mal gagné à ne pas détailler l'avant-drame de manière pesante et surlignée (c'est bon, on a compris qu'il s'agissait d'inceste, pas besoin d'en rajouter des couches et des couches), mais ensuite, la partie "Carrie" dégénère très rapidement en quelque chose de too much, de cliché et d'assez fatiguant. Dommage.

2.5/6

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Catch Review : WWE Raw (21/10/2013) & Pronostics Hell in a Cell 2013

Publié le 22 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE, PPV

Hum... que retenir de ce Raw ? Pas grand chose, comme souvent.

C'était du show de pré-PPV en pilotage automatique, avec un accent mis sur "John Cena est une légende vivante, un super-héros, un dieu sur Terre, vénérez-le !"... Le show commençait mal, avec un Big Show viré qui pourtant parvient à interrompre le show en live via satellite. Ensuite, on a eu du bon meublage, avec plus de quinze minutes de Bryan/Ambrose (l'une des béquilles habituelles des bookers pour meubler les trois heures de show : mettre Bryan dans le ring, et le laisser faire son truc pendant plus d'un quart d'heure dans des matches sans conséquences), et du mauvais (une promo redondante et répétitive de Punk, un comedy match insipide avec Santino & compagnie en Elvis).

La seconde heure n'était guère plus passionnante : un bon gros ventre mou, avec un Ziggler/Orton en pilotage automatique, la vidéo "John Cena est surhumain", un match des Divas uniquement là pour téléphoner le PPV, et toujours la même routine de la Wyatt Family contre Miz (le feud le moins intéressant de toute la compagnie).

Enfin, la troisième heure : Punk et Big E contre Axel et Ryback. Hormis le fait que Ryback est tombé bien bas, incapable de s'occuper de Big E malgré l'assistance de Axe et Heyman, ce n'était pas désagréable ; les Real Americans ont squashé les Hungry Hippos, comme d'habitude (et Colter a sorti un fouet... hmm... c'est limite, tout ça, quand même) ; on a eu droit à une rétrospective glorieuse de la carrière de Cena (commençant par une humiliation en règle de Angle, forcément ^^), à un long match Usos contre le Shield (pas de réel intérêt, suspense ou enjeux, ni de finish), et une signature de contrat assez banale, avec un Bryan éclipsé par tout le monde, y compris par l'arrivée de Stone Cold Big Show (pourtant ruiné et viré) au volant d'un truck flambant neuf, à peine suivi par un coup de genou joyeusement raté par le réalisateur.
 

Pronostics Hell in a Cell 2013 :

Encore un show qui souffre de son build-up précipité et brouillon, effectué par la WWE en trois semaines, sans autre raison que de placer le plus de PPVs possibles en un minimum de temps... et donc une carte assez peu alléchante, surtout après deux PPVs médiocres, et une série de Raws faiblards. Mes pronostics seront donc peu motivés, et probablement assez peu exacts, puisque je ne vais pas me fatiguer à attendre Smackdown (il ne se passe, de toute façon, jamais rien d'important à SD), et que je n'ai tendance à suivre la progression des intrigues que d'un oeil endormi, ces temps-ci.

Kickoff Pre-show

- WWE Intercontinental Title  Match : Big E Langston vs. Curtis Axel.

Si la WWE était intéressante, elle profiterait du pré-show pour donner la ceinture à Big E. Il est impressionnant, il a été pushé à Raw & SD, c'est le début de son face-turn, et surtout... Axel est un échec total. Mais bon, Vince va probablement déclarer que c'est un peu trop tôt, et que le feud Axel/Big E doit durer. Je croise néanmoins les doigts pour Big E, sans trop y croire.

- WWE Divas Title Match : Brie Bella vs. AJ Lee.

Brie Bella n'est mise en avant que parce qu'elle est fiancée avec Bryan : à part cela, bien qu'elle fasse des efforts et des progrès dans le ring, elle n'a ni les faveurs du public, ni le niveau pour être championne. Donc AJ gagnante, sur intervention de Tamina.

- WWE Tag Team Title Match : The Usos vs. Seth Rollins and Roman Reigns vs. Cody Rhodes and Goldust. 

Ugh. Celui-là, je crois qu'il est clair et direct : la WWE a déjà fait un remix des thèmes de Goldust et Rhodes, qu'elle vient à peine de sortir du placard, donc je ne les vois pas perdre leur titre.

- Handicap Hell In a Cell Match : Ryback and Paul Heyman vs. CM Punk.

Le feud qui n'a que trop duré, et qui doit se terminer au plus vite : Punk radote dans ses promos depuis des mois, Axel et Ryback sont pitoyables d'inefficacité... donc intervention probable (Lesnar ? Quelqu'un d'autre ?), pour sérieusement blesser Punk et le mettre hors compétition pour un moment.

- World Heavyweight Title Match : John Cena vs. Alberto Del Rio.

Faisons bref : Cena gagne, ADR lui démolit le bras en post-match, et Sandow encaisse son MITB sur un Cena blessé. Mais comme c'est SuperCena, il y a des chances que Sandow échoue.

- Hell In a Cell for the WWE Title : Daniel Bryan vs. Randy Orton (w/ Special Ref Shawn Michaels).

Un match très certainement bordélique, avec un finish mettant en scène un Sweet Chin Music sur l'un des deux compétiteurs. Deux possibilités : soit Shawn manque Orton et touche Bryan par erreur (champion = Orton), soit Shawn assomme Orton, donne la victoire à Bryan, mais HHH renverse la décision à Raw. Je ne suis pas vraiment optimiste, je dois dire. Et n'oublions pas Big Show.

Ajoutons à ce PPV un Real Americans vs Los Matadores probable (victoire des matadors), et quelque chose opposant la Wyatt Family à Miz, voire même un Sandow/Kingston histoire de brouiller les pistes, et voilà... un PPV de transition supplémentaire qui meuble jusqu'à Survivor Series.

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Un film, un jour (ou presque) - PUNISHER WEEK - 01 - Punisher (1989) Workprint/Unrated

Publié le 20 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Marvel, Action, Thriller, Punisher

Toute la semaine, Les Téléphages Anonymes passent la carrière télévisuelle & cinématographique de Frank Castle en revue, pour le meilleur... et pour le pire.

The Punisher (1989) Workprint/Unrated :

En 5 ans, le mystérieux Punisher - Frank Castle (Dolph Lundgren), ancien flic décidé à se venger de ceux qui ont abattu sa famille et l'ont laissé pour mort - a décimé plus de 125 criminels de la pègre de New-York. Désormais affaiblie, celle-ci tente de s'unir sous la direction de Gianni Franco (Jeroen Krabbé), lorsque les Yakuzas de Lady Tanaka (Kim Miyori) kidnappent les enfants des mafieux, pour les forcer à leur céder la place. Pris entre deux feux, et traqué par son ancien partenaire (Louis Gossett Jr.), le Punisher doit alors choisir entre laisser les deux camps s'entre-tuer, ou intervenir pour protéger la vie des enfants kidnappés...

La première adaptation cinématographique du Punisher, signée Mark Goldblatt, est un actioner typiquement fin des années 80, et qui divise : de nombreux fans du personnage affirment que c'est là la meilleure adaptation de Castle sur grand écran, et d'autres, tout aussi nombreux, trouvent que ce métrage est une daube datée, et qui n'a même pas l'iconographie culte du t-shirt au crâne pour justifier son titre.

La vérité, comme souvent, se trouve quelque part à mi-chemin entre les deux (même si, personnellement, je penche plutôt pour l'option A). Comme je le disais plus haut, ce Punisher est un film d'action assez typique des années 80, tant dans sa forme que dans son exécution. Ça manque un peu d'ampleur, c'est un peu répétitif, le rythme pourrait être plus soutenu, mais c'est aussi solide et compétent de bout en bout, et tout à fait honorable dans son adaptation du personnage.

Alors certes, ce n'est pas exactement le Punisher revenu de l'armée, pris par accident dans une fusillade mafieuse, et arborant son célèbre crâne : le Punisher-Lundgren ressemble parfois plus un croisé illuminé, qui prie nu dans les égouts, tentant de parler à un Dieu dont il s'est fait le chevalier servant, et l'ange vengeur punissant les coupables. Avec son visage volontairement creusé (pour retrouver l'imagerie du crâne), Lundgren est crédible, et donne naissance à un Castle un peu différent de l'original, mais pas tant que ça.

On pourra aussi pinailler sur le fait que le glissement militaire -> policier adoucit un peu le personnage en le rangeant instinctivement du côté de la Loi, alors que le Castle militaire pouvait ainsi être plus ambigu (je reviendrai plus en détail sur ce point dans ma critique de la version 2004) ; ou encore que d'en faire la victime d'un assassinat mafieux délibéré change un peu la nature de la mission du Punisher, en supprimant le côté "victime collatérale d'une pègre omniprésente" ... mais bon, c'est inévitable, à un degré ou un autre (et c'est un problème qui revient constamment dans les adaptations du personnage, comme on le verra).

La violence et l'action sont ici aussi implacables - ça défouraille à tour de bras, les hommes de main tombent par poignées entières (Castle fait plus d'une centaine de victimes au cours du film), Castle est loin d'être invulnérable, et la fin du métrage parvient même à être très noire, sur le papier : Castle demande au fils du mafieux (qui a ramassé l'arme de son père et la pointe sur la tête de Castle) de l'abattre, s'il en a le courage, puis il le menace une dernière fois en lui intimant de se tenir à carreaux, et repart prier dans les égouts, à la recherche de coupables à punir. 

Vraiment impensable aujourd'hui, cette scène caractérise pourtant bien ce Punisher 1989, et compense un peu le fait que Castle-Lundgren ait tendance à avoir la punchline facile (un trait typique de l'époque) : c'est loin d'être parfait, il n'y a pas "le crâne", mais peut-être plus que toutes les autres adaptations cinématographiques, cette version 80 a su saisir l'essence du personnage, un certain jusqu'au-boutisme sombre et désespéré qui fait de Castle un anti-héros typique du genre.

Et puis le métrage nous offre cette réplique culte : 

"- What the fuck do you call 125 murders in 5 years?
 - Work in progress.
"

3.75/6

(par contre, l'introduction de 16-17 minutes, coupée de la version salles, et développant en longueur la relation de Frank et de son partenaire, ainsi que la vie de famille de Frank, et le drame qui l'a frappé, est totalement inutile : le tout est un peu fauché, les flashbacks de la version cinéma sont bien suffisants, et la caractérisation des personnages n'y gagne pas grand chose)

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